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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 21:05

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Chapitre 3. DE LA RESTAURATION DE L’EMPIRE ROMAIN

                    D’OCCIDENT PAR CHARLEMAGNE  EN L’AN 800   A 

                    L’EMPIRE ROMAIN  GERMANIQUE EN L’AN  962

 

Ainsi donc bien après la chute de Rome en 476,  l’idée impériale romaine survit  en Europe Occidentale tandis que l’empire lui-même continue d’exister en Europe Orientale. L’idée romaine d’empire universel continue à hanter tous les grands hommes d’Etats Européens.

 

A.  De l’empire carolingien (an 800) au Partage de l’empire (an 843)

 

CAROLINGIENS

 

.CHARLEMAGNE / KARL  DER  GROSSE (742 à 814),                                     empereur / kaiser de 800 à 814

 

Fils de Pépin le Bref, duc des Francs, élu roi en 751 selon l’usage des Francs puis deux fois sacré dont une par le pape et fait patrice des Romains en 754.  A la mort de son père en 768, Charlemagne devient :

 

.Roi de Neustrie, Austrasie et Aquitaine occidentale

 puis à la mort de son frère Carloman en 771,

.Roi de Bourgogne, de Provence, de Septimanie et Aquitaine Orientale

Enfin en 774,

.Roi des Lombards et Patrice de Rome.

 

Alors qu’accusé d’adultère et de parjures, malmené le pape Léon III  a dû appeler au secours Charlemagne qui lui a imposé un humiliant  serment d’innocence, il prend en quelque sorte sa revanche en couronnant Charlemagne à Rome le 25 décembre 800 alors que le titre d’empereur d’Occident était considéré vacant depuis trois ans. En effet, il profite que Charlemagne est agenouillé devant l’hôtel pour le couronner alors qu’à Constantinople c’est selon la tradition romaine l’acclamation qui précède le couronnement et donne sa légitimité au futur empereur. Ainsi déjà, volontairement ou involontairement, il institue en Occident le principe que c’est le pape qui fait l’empereur et non l’empereur qui fait le pape c'est-à-dire celui de la suprématie de l’Eglise.

 

 

 

 

Après avoir restauré l’Empire d’Occident, Charlemagne cherche à faire reconnaître sa légitimité d’empereur d’Occident par l’empereur romain d’Orient de Constantinople.   En effet après avoir remplacé son titre de patrice de l’empire romain qui le place théoriquement comme Odoacre, Théodoric et Clovis avant lui sous l’autorité théorique de l’empereur romain d’orient par celui d’empereur d’occident  (il n’utilisera d’ailleurs jamais le titre d’empereur romain d’occident mais seulement d’empereur  d’occident) il cherche à en obtenir la reconnaissance par l’empereur romain de Constantinople sans laquelle ce titre reste dépourvu de toute valeur juridique. Plus encore, en 802, des ambassadeurs de Charlemagne et du pape se rendent à Constantinople offrir le mariage à l’impératrice Irène, mariage qui ne peut avoir lieu car celle-ci est détrônée.Son titre d’empereur ne lui est reconnu qu’en 812  après une longue période d’opposition par l’empereur romain d’orient Michel Ier. En effet Charlemagne ayant conquis les possessions d’Istrie et de Dalmatie de l’empereur romain d’orient, celui-ci accepte contre leur restitution  de lui reconnaitre officiellement sa qualité impériale en le faisant saluer basileus  par ses ambassadeurs à Aix la Chapelle (depuis 629, les empereurs romains d’orient ont remplacé leur titre d’imperator par celui de basileus). Dès lors il y a  deux empereurs en droit et non plus simplement en fait. Charlemagne n’est toutefois reconnu que comme empereur d’Occident et non comme empereur romain, titre réservé au seul empereur de Constantinople ; d’ailleurs Charlemagne évite toujours de se donner le titre d’empereur romain   car Michel Ier  continue de considérer qu’il est le seul empereur romain de tout le territoire autrefois occupé par l’empire, Charlemagne n’étant empereur que de la seule partie qui relevait autrefois de Rome. Alors que l’aigle bicéphale représentait les deux capitales de l’empire Rome et Constantinople, Charlemagne n’adopte sur ses drapeaux que le demi-aigle monocéphale, reconnaissant qu’il n’est qu’à la tête de l’empire romain d’Occident, partie d’un empire romain à la tête duquel se trouve toujours symboliquement l’empereur romain d’orient.

 

 

.LOUIS Ier LE PIEUX OU LE DEBONNAIRE / LUDWIG DER FROMME (778 à 840),  empereur / kaiser  de 814 à 840

 

Fils de Charlemagne, associé à l’empire en 813, il lui succède en 814.

Pour maintenir la cohésion de l’empire, il veut dès 817 éviter la division de l’empire en  réglant le problème de sa succession par l’ordinatio imperii : tout en accordant des royaumes à ses deux  fils cadets : à Pépin l’Aquitaine et les marches pyrénéennes, à Louis la Francie la Bavière.

 

Il les subordonne à l'ainé Lothaire qu'il associe à l'empire puis il obtient en 824 un droit de controle sur les élections pontificales qui renforce le pouvoir impérial.

Mais il se remarie ave Judith, fille de Guelfe de Bavière, qui lui donne un quatrième fils, le futur Charles le Chauve qu'il veut apanager ce qui l'oblige à revenir sur le premier partage.

 

En 829, par un édit impérial, il lui âttribue l'Alsace,l'Alémanie et la Rhétie ce qui suscite la révolte de ses trois premiers fils qui s'emparent de lui et le font déposer par l'archevêque de Reims en 833. Rétabli en 835 à Metz par Pépin et Louis, jaloux de leur frère Lothaire, il décède en 840 laissant l'empire divisé.

 

 

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B. Du partage de l’empire carolingien (an 843)

     à son premier démembrement en royaumes autonomes  (an 870)

 

.LOTHAIRE  Ier / LOTHAR  I  (795 à 855),                                                                    empereur/ kaiser de 840 à 855

 

Roi de Bavière en 815 puis roi d’Italie en 822, il est couronné empereur en 823

sous le règne de son père Louis le Pieux contre lequel, on l’a vu il se révolte en 830 avec ses frères Pépin et Louis lorsque son père veut apanager leur demi-frère Charles. Son frère Pépin décède en 838 ; Lothaire  succède à son père à sa mort en 840 mais voit ses deux frères Louis et Charles s’allier contre lui et lui infliger la défaite de Fontaine en 841 puis lui imposer le traité de Verdun d’aout 843. Ce traité va déterminer tout l’avenir des relations entre le futur Royaume de France/Frankreich  et l’Empire/Reich. L’empire franc carolingien est divisé en trois  entre les trois petits-fils de Charlemagne :

 

. Royaume de Francie Occidentale / Westfranken Koenig à l’ouest de la Meuse,  de la Saône et du Rhône est  attribué à  Charles le Chauve  (qui parvient à chasser son neveu Pépin II des possessions héritées de son père Pépin mais que son père Louis le Débonnaire lui a attribuées) détaché de fait de l’empire.

 

. Royaume de Francia media, la partie médiane comprise entre la limite de la Francie occidentale définie par l’Escaut,  la Meuse, la Saône et le Rhône à l’Ouest  et la limite de la Francie orientale à l’Est définie par le Rhin, l’Aar  et la Reuss(en Suisse), partie qui nous intéresse plus particulièrement, est attribuée à Lothaire qui a le titre impérial et sa résidence impériale d’Aix la Chapelle. Elle comprend tout ce qui deviendra : la Belgique, les Pays Bas et le Luxembourg, la Suisse Occidentale à  l’est  de l’Aar et de la Reuss. la Rive gauche allemande du Rhin avec Trèves, toutes les terres impériales intégrées

progressivement à la France telles la Flandre, l’Artois, le Cambrésis,  le Luxembourg français, la Lorraine, l’Alsace, la Franche Comté, la Dombes, la Bresse, le Bugey,  le Valromey, le Pays de Gex, le Forez, la Savoie, le Lyonnais, le Vivarais, le Dauphiné, le Viennois, le Valentinois, la Provence dont Avignon, Orange et Nice et le Royaume d’Italie/ Royaume des Lombards comprenant toute l’Italie du Nord   sauf  Venise.

 

 .Royaume de Francie Orientale / Ostfrankenreich attribué à Louis le Germanique avec ses 4 duchés historiques de Franconie  (berceau des Francs), de Souabe  comprenant l’Alsace), de Bavière et de Saxe

 

 

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Peu avant la mort en 855 de l’empereur Lothaire Ier, par le traité de Prum ses 3 fils se partagent son Royaume :

 

.le Royaume d’Italie est attribué à l’ainé Louis II qui lui succédera comme empereur

.Lothaire II a les 2 duchés entre la Meuse et le Rhin : le duché de Basse Lorraine qui comprend encore tout ce qui deviendra la  Belgique sans le comté de Flandre et les Pays Bas et une partie de la future rive gauche allemande du Rhin avec Aix la Chapelle et Cologne et le duché de Haute Lorraine qui comprend le Luxembourg, une partie de la future rive gauche du Rhin avec Trèves ainsi que ce qui restera de ce duché lorsqu’il sera incorporé à la France dont il devient roi. C’est son royaume qu’on appellera le Royaume de Lotharingie. Mais il n’a aucun fils de sa femme légitime mais seulement de sa concubine Walrade, dénommé Hugues qui est donc son seul héritier. Il épouse sa concubine ce qui provoque bien évidemment une crise majeure.

.le troisième Charles de Provence, beau-frère du roi Charles le Chauve a la partie de la Bourgogne comprenant le comté du Viennois, le comté de  Maurienne  et le duché de Lyon, et la  Provence.

 

Alors que Charlemagne récupérait les terres données à la mort du bénéficiaire, et pouvait donc ensuite les redistribuer, ses petit-fils Charles le Chauve, Lothaire et Louis le Germanique  les donnent à titre héréditaire ce qui les prive du moyen de s’attacher la fidélité des héritiers de leurs vassaux.  

 

 

C. du démembrement de l’empire (an 855) à sa disparition (an 924)                  

 

 

LOUIS II / LUDWIG II (822 à 875), 

empereur / kaiser de 855 à 875

 

Fils ainé de l’empereur Lothaire Ier, roi d’Italie en 844, associé à l’empire en 844,  succède à son père comme empereur en 855.  Il n’a qu’une sœur

Hermengarde qui épouse Boson.

 

Charles le Chauve ne se contente pas d’être roi de Francie Occidentale. Dès 861, il fait une tentative de s’emparer du royaume de Provence dont son neveu Charles de Provence est roi depuis six ans mais doit battre en retraite. A la mort de Charles de Provence en 863, c’est son frère Lothaire II, roi de Lorraine qui reçoit  la plus grande part de son héritage avec les régions de Lyon, de Vienne, Grenoble, Uzès et Arles. A la mort du roi Lothaire II en 869, ses possessions sont occupées par son oncle Charles le Chauve qui se fait alors couronner roi de Lotharingie à Metz le 9 septembre 869. Mais cette acquisition est contestée par Louis le Germanique, son autre oncle, et Louis II le Jeune, frère et héritier de Lothaire II. Ce dernier, occupé au sud de l'Italie à combattre les Sarrazins, ne peut faire valoir ses droits, et les deux oncles s'entendent en août 870 par le traité de Meersen pour partager la Lotharingie :

 

. Louis le Germanique qui règne sur la Francie Orientale reçoit la partie orientale de la Lotharingie avec la Frise, Aix la Chapelle, Stavelot, la Lorraine avec Metz et l’Alsace avec Strasbourg et Bâle. Il y reconnait de 872 à 875 la souveraineté nominale de l’empereur Louis II.

 

. Charles le Chauve qui règne sur la Francie Occidentale conserve la partie occidentale de la Lotharingie avec Liège, Visé et Maastricht ainsi que Verdun et Toul, Besançon, Lyon, Vienne et toute la rive droite du Rhône attribuée par l’empereur Lothaire Ier à son fils Lothaire II.

 


  

La Francie occidentale de Charles le Chauve (future France) et la Francie orientale de Louis le Germanique (future Allemagne) ont désormais une frontière commune qui suit à peu près les cours de la Moselle et de la Meuse.

 

Ce traité de 870 est la source des conflits futurs qui opposeront le royaume de France, héritier de celui de Francie occidentale et le royaume de Germanie, héritier de celui de Francie orientale pour s’arracher les dépouilles du royaume de Francie Médiane ou Lotharingie. L’empereur Louis II meurt à l’été 875 sans enfant pour lui succéder.


.CHARLES II   LE  CHAUVE / KARL   DER  KAHLE  (823 à 877), empereur / kaiser  de 875 à 877

 

A l’élection impériale  par les grands de l’empire de 875, Charles le Chauve bat son frère Louis le Germanique puis est sacré empereur à Rome le même jour que son grand père Charlemagne, 75 ans après lui le 25 décembre 875. Il se considère comme un empereur romain et franc à tel point que sur ses bulles est écrit « Renovatio imperii romani et Francorum ». Il lui est attribué comme empereur le nom de Charles II  (tous les empereurs prénommés Charles se verront  décomptés à partir de Charlemagne, Charles Ier).

 

Son frère Louis le Germanique décède un an plus tard en août ; ses possessions sont partagées entre ses trois fils : Louis le Jeune hérite alors de la partie orientale de la Lotharingie avec la Saxe, la Franconie, la Thuringe et la Frise.

 

Charles le Chauve s’empresse de pénétrer en Lorraine mais Louis III, son neveu, fils cadet du Germanique taille en pièce son armée impériale en octobre à Andernach et il doit battre en retraite.

Appelé au début de 877 par le pape pour défendre Rome contre les musulmans, Charles se rend en Italie à l’été de cette année. Mais ce n’est pas les musulmans qu’il doit combattre mais Carloman, son deuxième neveu, ainé de Louis le  Germanique qui est devenu roi d’Italie à la mort de son père. En fait Charles ne règne plus vraiment que sur son seul royaume de Francie occidentale. A son retour d’Italie, il meurt en Maurienne le 6 octobre 877.  La partie occidentale de la Lotharingie, passe alors à son fils Louis le Bègue, puis en 879  à ses fils Louis III et Carloman.

                                                             

 

 

 

1. Création du deuxième Royaume de Provence ou Bourgogne Cisjurane / Königreich  Provence  oder  Burgund Cisjuranien  en 879

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 17:48

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Chapitre 2       DE LA CHUTE  DE LA PARTIE OCCIDENTALE  DE

                         L’EMPIRE  EN 476  A  LA RESTAURATION  DE

                         L’EMPIRE  EN  L’AN 800

L’empereur Zénon, alarmé par la puissance grandissante d’Odoacre pousse  Théodoric, roi des Ostrogoths,  à se jeter sur l’Italie en 489 ( Théodoric a été élevé comme otage à Constantinople dès l’âge de 7 ans, il parle couramment le grec et le latin ; après avoir passé quinze ans  après la mort de son père à combattre Zénon, il a contribué à le rétablir sur le trône et celui-ci l’a récompensé en le nommant patrice , consul puis magister militum ). Odoacre, forcé à capituler après trois ans de siège devant Ravenne,  est assassiné par Théodoric en 494.


En 498, l’empereur Anastase qui a succédé à Zénon renvoie à Théodoric les emblèmes impériaux. Devenu maitre de l’Italie à laquelle il a joint la Rhétie, la Norique, la Pannonie et l’Illyrie, Théodoric se révèle comme le plus grand des chefs germains. Véritable préfiguration de Charlemagne, il entreprend une véritable renaissance de l’Empire romain d’Occident par l’harmonie des Goths et des Romains. S’entourant d’une cour toute impériale, il s’applique à faire revivre les anciens cadres de Rome, rétablit le Sénat, les fonctionnaires, le préfet du prétoire, et partage également les responsabilités entre germains et romains, n’hésitant pas à rappeler comme ministres et conseillers des grands lettrés de cette époque, Cassiodore,  Boèce, Symmaque. Sous son règne de 33 ans, l’Italie retrouve une prospérité oubliée depuis plus d’un siècle. Ravenne dont il fait sa capitale, se couvre de monuments d’inspiration byzantine.  Il tente même d’exercer son hégémonie sur les autres chefs germains en mariant ses filles à des princes wisigoths ou burgondes et épouse lui-même la sœur de Clovis, roi des Francs. Ce dernier  apparait dans l’histoire vers 481. Il est le fils de Childéric qui se veut général romain et en porte le costume. En se faisant baptisé, il s’attire la sympathie des évêques et surtout de l’empereur Anastase qui lui remet à Tour en 510 les titres de patrice et de consul de l’empire romain le plaçant théoriquement sous son autorité hiérarchique.


 

 

 

Chapitre 3. DE LA RESTAURATION DE L’EMPIRE ROMAIN

                    D’OCCIDENT PAR CHARLEMAGNE  EN L’AN 800   A 

                    L’EMPIRE ROMAIN  GERMANIQUE EN L’AN  962

 

 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 12:44

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                                                             H I S T O I R E

 

                                                                  DE   LA    

                   

                                                     F R A N C E  

                             

                                                                      DU  

                                             

                          S A I N T    E M P I R E   ROMAIN   GERMANIQUE

        

                                                                      OU

          

                                

     F R A N C I E   M E D I A N E -  L O T H A R I N G I E                                             

                                                                                       

(Histoire des relations entre les Allemagnes, l’Autriche  et  la France ou de l’Histoire souvent ignorée de la rivalité entre rois de France/Frankreich et empereurs du Saint Empire Romain Germanique/ Ier Reich)

 

AVERTISSEMENT

  

Le lecteur constatera dans le titre III que pour chaque ancien territoire du Saint  Empire, il est distingué chaque fois que possible les noms des titulaires du pouvoir temporel : princes, ducs, comtes  laïques, archevêques, évêques et abbés et villes libres impériales étant précisé que le développement des franchises octroyées à partir du XIII° par les nobles laïques ou religieux a permis l’essor  de Communes Bourgeoisiales plus ou moins autonomes qui ont joué de la rivalité entre ces derniers voire entre ces derniers et leur empereur pour accroitre leur pouvoir et acquérir le statut de Ville Libre Impériale autonome dépendant directement de lui avec rang à la Diète Impériale.

 

Ce dernier phénomène qui aurait pu se produire dans le Sud-est avec des Communes Bourgeoises importantes par exemple comme Lyon, Grenoble… ne s’est pas produit  du fait de leur sortie de l’Empire et leur entrée progressive dans le giron du Royaume de France qui, du fait du renforcement constant  du pouvoir royal, n’a pas permis l’émergence d’un statut de Ville Libre Royale à l’instar de celui de Ville Libre Impériale détenu par exemple par les villes de Strasbourg, Mulhouse, Colmar ou Besançon. En effet même la Commune Bourgeoise de Paris n’a jamais historiquement connu la forme d’autonomie accordée par l’Empire à ses Villes Libres Impériales.

 

Par ailleurs l’énumération sans autre précision et qui peut paraitre fastidieuse des noms des personnages ayant détenu le pouvoir temporel est cependant nécessaire pour comprendre, le plus souvent, simplement à partir de leur nom,  le lien de famille ou de sujétion de ceux-ci avec d’autres personnages de la noblesse du Saint Empire étant rappelé que jusqu’à la disparition des effets du contrat vassalique vers la fin du Moyen Age les nobles n’avaient  aucune  notion de patrie en l’absence de conscience de l’idée de nation que nous connaissons actuellement. Les rapports entre nobles ne reposaient alors que sur leurs obligations vassaliques dont ils chercheront de plus en plus à s’affranchir ave le développement des idées de la Renaissance.

 

Il permet de constater que pendant plusieurs siècles la noblesse impériale de l’Est et du Sud-Est de ce qui deviendra la France était peu liée, sauf au niveau de la Haute Noblesse ou en frontière de l’Empire et du Royaume de France, avec la noblesse de ce dernier.

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

 

 

En disant il y a quelques années, à propos des conceptions fédéralistes de l’Allemagne pour l’Europe, « elle ne va pas nous refaire le Saint Empire Romain Germanique », l’ancien ministre de l’intérieur français monsieur Chevènement a rappelé aux Français l’existence de cet Etat dont ont fait partie pendant plusieurs siècles non seulement tous les cantons de la moitié occidentale de la Suisse mais également toute la partie est de la France, située à l’est de la Meuse, de la Saône et du Rhône c'est-à-dire la Flandre, le Hainaut, le Cambrésis, le Luxembourg, la Lorraine, l’Alsace, la Franche Comté, la Bresse, le Pays de Gex, le Bugey,   le Valromey, les Dombes, le Forez, le Lyonnais, la Savoie, le Dauphiné,  le Viennois, le Valentinois, le Vivarais, Nice et la Provence sans compter le comté du Charolais.

Ce rappel n’a pourtant pas du évoquer beaucoup de choses dans l’esprit des Français originaires de ces régions aujourd’hui françaises qui ignorent pour la plus grande partie d’entre eux, parce que on le leur a volontairement caché, que les territoires oû sont nés leurs ancêtres ont fait partie pendant plusieurs siècles du Saint Empire Romain Germanique et que les princes-évêques , les ducs, les comtes et les abbés qui y régnaient appartenaient à la noblesse de ce Saint Empire et donc avait pour suzerain les empereurs dont les rois de France ont été souvent les ennemis.

 

En effet le souci d’inventer une histoire nationale fait que l’on ne trouve qu’une brève évocation de ce Saint Empire Romain Germanique dans les manuels scolaires d’histoire de France laquelle a pour résultat de faire ignorer sciemment à une grande partie d’entre eux que le souverain de leurs ancêtres était par exemple l’empereur Charles Quint (arrière-petit fils du duc de Bourgogne Charles le Téméraire) et non le roi François Ier ( fils de Louise de Savoie) ou que ce souverain a été beaucoup plus longtemps un Habsbourg qu’un Capétien ou un Bourbon, et un « Bourbon » qui comme Louis XIV était à moitié Habsbourg par sa mère Anne d’Autriche. Or il n’est pourtant pas contestable par exemple que les Hohenstaufen et non les Capétiens ont régné pendant plusieurs siècles directement comme comtes de Bourgognes sur la Franche Comté et comme ducs de Souabe puis Landgrafs sur l’Alsace et indirectement comme rois de Germanie et de Bourgogne-Provence ainsi qu’empereurs sur ces territoires ni que les Habsbourg et non les Bourbon ont régné également directement plusieurs siècles comme comtes de Bourgogne sur la Franche Comté, comme Landgraf (comte) sur la Haute Alsace et comme ducs sur la Lorraine et indirectement comme rois de Bourgogne-Provence et de Germanie ainsi qu’empereurs sur ces mêmes territoires ; de même qu’il n’est pas contestable que comme rois de Bourgogne-Provence et empereurs les Ottoniens, les Saliens, les Hohenstaufen, les Habsbourg, les Luxembourg ont régné sur la Savoie dont la Bresse, le Bugey, le Valromey, le Pays de Gex , et sur le Lyonnais, le Dauphiné, le Valentinois, le Viennois et la Provence.

 

A quel étudiant de France fait-on observer par exemple que ? :

 

1. la numérotation des rois de France et des empereurs romains germaniques prénommés Charles se compte après les empereurs Charlemagne, Charles II le Chauve, Charles III le Gros de sorte qu’après ce dernier le premier roi de France à se prénommer Charles est Charles IV le Bel puis ensuite Charles V le Sage alors que le premier empereur est Charles IV de Luxembourg puis ensuite Charles V de Habsbourg dit Charles Quint ;

 

2. la Lorraine (Lothringen), la Bourgogne, la Savoie dénommaient des territoires beaucoup plus vastes appartenant à l’empire romain germanique que les seuls duchés de Lorraine, de Bourgogne et de Savoie qui ont été intégrés au Royaume de France ou au Second Empire napoléonien ?

 

Encore moins trouve-t-on dans ces manuels d’informations, d’explications sur les raisons de l’appartenance au Saint Empire Romain Germanique de ces régions qui en ont pourtant pour la plupart fait partie plus longtemps qu’elles n’ont appartenu au Royaume de France.

 

N’étant nullement historien de formation mais passionné, dans un sens politique,

d’histoire européenne, je me suis efforcé comme européen convaincu à reconstituer cette histoire pour la période antérieure à l’apparition de l’idée de nation  c'est-à-dire de l’origine d’une certaine identité régionale jusqu’à la fin du
XVIII ième siècle.

 

J’espère ainsi contribuer à la formation d’une vision plus objective des relations entre la France, l’Allemagne et l’Autriche.                                

 

 

 

 

 

TITRE  I     L’IDEE IMPERIALE ROMAINE

 

 

Chapitre 1   DE LA NAISSANCE DE  l’EMPIRE  ROMAIN EN  27  AP.JC A LA FIN DE L’EMPIRE D’OCCIDENT  EN 476

A.  L’empire de sa création en 27 av. JC jusqu’en 357  AP. JC

 

En 45 avant Jésus Christ, le général Jules César adopte Octave Auguste ayant pu juger de sa valeur lors de la campagne menée en Espagne contre le fils de Pompée. Il veille de près à l’éducation du jeune homme. En 27 avant J.C, le Sénat de Rome réunit entre ses mains les différents  « imperium ». C’est le premier empereur romain !

Un empire qui comptera dans sa plus grande expansion un territoire de 5000 kms de long sur 3000 kms de large, environ 60 millions de citoyens, avec une capitale Rome d’ 1 million d’habitants.

Par l’édit de l’année 212 AP. JC de l’empereur Caracalla, né à Lyon,  la citoyenneté romaine est accordée à tous les habitants de l’empire  confondant juridiquement Romains, Latins et Provinciaux.

En 330, l’empereur Constantin fonde Constantinople (Roma Nova) sur les ruines de l’ancienne cité grecque de Byzance.

 

B. Des premières invasions germaniques à la germanisation de la partie occidentale de l’empire et à la chute de cette partie occidentale en 476.

Les premiers assauts des tribus germaniques contre le monde romain remontent au début du deuxième siècle avant Jésus-Christ mais avaient toujours pu être repoussés.

Dès 241-242, les Francs divisés en Francs ripuaires et Francs saliens essayent de  pénétrer dans l’empire dans la région de Mayence mais ils sont repoussés par l’empereur Aurélien ; autre peuple germanique du groupe des Ostrogoths émigrent à partir de ce IIIème siècle vers le Main.                                                           

 

 En 358, l’empereur Julien, bien que vainqueur des Alamans, doit reconnaitre l’installation des Francs Saliens entre la Meuse et l’Escaut et leur accorde le statut de fédérés : c’est le début de la romanisation des Francs.

                                                           

Stilicon, né en 359, fils d’un officier vandale au service de l’empereur Valens devient général romain et épouse Seréna, nièce de l’empereur Théodose.

A la mort de ce dernier, Sitiricon devient tuteur de son fils Honorius, empereur

à Rome de la partie occidentale de l’empire  (Arcadius, frère d’Honorius est empereur à Constantinople de la partie orientale) puis il marie sa fille Marie à Honorius. Bien que de race germanique, Stiricon est sans doute à l’époque le seul homme d’état qui croit encore à l’empire qu’il défend à l’aide de troupes majoritairement issues de tribus germaniques tels que les Wisigoths et les Alains contre d’autres tribus germaniques telles que les Ostrogoths .

 

A l’est de l’empire, ces Ostrogoths qui font partie avec les Wisigoths  de la famille germanique des Goths, doivent affronter les Huns en 372, en deviennent les vassaux. En 376, les Wisigoths s’installent dans l’empire romain avec l’autorisation de l’empereur Valence ; deux ans plus tard à la bataille d’Andrinople, les Goths écrasent l’armée romaine. L’empereur Théodose les installe en Mésie et en Thrace en 382. Alaric prend le titre de roi des Wisigoths et envahit les Balkans et le Péloponnèse à la suite de quoi il devient Magister Militum per Illyricum.

 

Le partage de l’empire en deux parties occidentales et orientales en 395 par l’empereur Théodose ne met pas fin à l’unité de l’empire.

                                                               

L’année 406 est celle de la grande poussée germanique avec le franchissement du Rhin par de nombreuses tribus. Francs ripuaires, Burgondes, Vandales franchissent partout les frontières de l’empire.

 

Au début de ce Véme siècle les Burgondes, autre peuple germanique du groupe des Ostrogoths, constituent un royaume étendu sur la rive gauche du Rhin avec Worms pour capitale.

N’ayant pas pu notamment éviter l’invasion des Vandales en Gaule et l’armée

s’inquiétant de le voir recruter un nombre croissant de mercenaires germains,

l’empereur Honorius  laisse massacrer Stiricon en 408.

Trois mois après sa mort, les Ostrogoths d’Alaric sont aux portes de Rome.

Dès 413, les Francs Ripuaires s’installent sur la rive droite du Rhin dans la région de Cologne.

 

En 437, le royaume burgonde est détruit par les Huns. Les 80 000  Burgondes  envahissent alors la Belgique ou ils sont battus par Aetius, un germain, généralissime romain dans les Gaules, qui concède en 443 aux environs de 30 000 survivants un territoire comprenant approximativement celui de l’actuelle Bourgogne, de la Franche Comté, de la Bresse, de la Savoie et du Lyonnais et de la moitié occidentale de la Suisse.

 

En 451, Aetius,  avec l’aide des troupes fédérées franques, burgondes et wisigoths bat les Huns aux champs catalauniques ou Attila est tué. A la bataille de Nedao, trois ans plus tard, les Ostrogoths se défont du joug hun puis obtiennent de l’empire de s’installer en Pannonie (Hongrie) à condition d’accepter la défense de la partie orientale de l’empire.

 

En  456, le chef des Burgondes, Gondioc est promu par l’empereur Magister Militum Gallarium c'est-à-dire chef de l’armée des Gaules exerçant l’imperium, pouvoirs civils et militaires sur toutes les provinces des Gaules à l’exception de celles occupées par les Wisigoths. Il s’installe alors à Lyon ou il gouverne en principe au nom de l’empereur et se crée un royaume qui va du Rhin à la Méditerranée occupant même Arles, préfecture des Gaules.

Hilpéric Ier, son frère, qui règne à Genève comme roi secondaire selon leur tradition, lui succède à sa mort comme roi unique des Burgondes.

 

 

 

                                                        images

 

 

 

 

 

 

A sa mort, ce sont ses deux neveux qui lui succède, Gondebaud, qui devient Magister Militum et roi principal à Lyon, tandis que son frère Godégisel règne comme roi secondaire à Genève. Or Gondebaud est le neveu de Ricimer, un autre germain de la tribu des Suèves, petit-fils par sa mère du roi wisigoth Walla, devenu général romain puis patrice et enfin consul en 459 qui règne tout puissant à Rome d’où il gouverne l’Italie. Gondebaud parle, lit et écrit le latin et comprend le grec. A vingt ans, il a commandé à Rome  la garde burgonde de son oncle, participe à la déposition de l’empereur Anthelmus et à la nomination du suivant Olybrius. Quand Ricimer meurt, l’empereur nomme Gondebaud patrice et meurt peu après. Gondebaud est maitre de l’empire, il nomme un nouvel empereur et rentre  dans son royaume.

 

Odoacre, né vers 433 à Ravenne de la tribu germanique des Skires, fils d’un dignitaire à la Cour d’Attila, entre lui-aussi  au service des romains  après la destruction de sa tribu par les Ostrogoths et devient  un des chefs de la garde germanique de l’empereur. Il participe à la révolution qui porte au pouvoir Oreste  et place sur le trône impérial en 475 le jeune fils de celui-ci Romulus Augustule. Mais ses soldats germains n’ayant pas obtenu les terres qui leur avaient été promises, il prend la tête d’une nouvelle révolte, bat Oreste dépose l’empereur Romulus Augustule et renvoie les emblèmes impériaux à l’empereur d’Orient Zénon qui le déclare Magister Militum per Italiam en 476. Loin donc d’attenter dans son esprit au pouvoir impérial, il veut au contraire, par ce geste, signifier le rétablissement de l’unité de l’empire sous l’autorité du seul empereur Zénon marquant ainsi la fin de l’empire romain d’occident crée en 395.                                                    

                                                       

 

                                                                                                                                                                            

Chapitre 2       DE LA CHUTE  DE LA PARTIE OCCIDENTALE  DE

                         L’EMPIRE  EN 476  A  LA RESTAURATION  DE

                         L’EMPIRE  EN  L’AN 800

 

 

 

 

 

                                                              

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 14:15

 

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Au moment où commence à se négocier la fusion des deux Bourgogne ( duché et comté de Bourgogne dit Franche Comté) celle des deux Normandie ( Basse et Haute) que la Bretagne peut encore espérer récupérer sa capitale Nantes, que la Lorraine semble accepter son union avec l’Alsace, que la Corse garde son statut, la Savoie risque  fort d’être, par la médiocrité de ses élus depuis deux cent ans, noyée dans une future Région Rhône-Alpes Auvergne de plus de 500 kms de largeur alors qu’elle se sent déjà bien mal à l’aise dans la Région Rhône Alpes actuelle.

Outre le fait que les élus régionaux Savoyards devront probablement se rendre à une assemblée régionale qui se tiendra alternativement à Lyon ou à Clermont Ferrand, la suppression des deux départements savoyards, l’augmentation de la taille des Intercommunalités  éloignera les savoyards des Centres de décision proches avec lesquels ils ont le sentiment de pouvoir discuter entre eux alors que rien dans la mentalité d’un savoyard ne le rapproche d’un Lyonnais.

Et  le combat d’arrière-garde des conseils généraux de Savoie et de Haute Savoie n’y changera rien en raison de la vassalité pour ne pas dire couardise de leurs élus.

Demain, faute de clairvoyance de ceux-ci, ce sont toutes ces administrations de proximité qui laissaient croire aux Savoyards qu’ils continuaient un peu à décider de leurs affaires qui vont disparaitre : l’Université de Savoie regroupée ou fusionnée avec ….., la Cour d’Appel de Chambéry supprimée et remplacée à terme par une seule Cour d’Appel régionale, les Conseils Généraux  mais aussi logiquement les Sous-préfectures, les Chambres de Commerce et bon nombre d’ autres Administration implantées dans les petites villes sous le prétexte d’économies évaluées à priori sans qu’aucune étude sérieuse chiffrées préalables ne soient produites.

Les Savoyards, depuis l’Annexion, se sont montrés, tout compte fait de trop bons français et ont été bien mal récompensés. Bon nombre d’autres Français ont été bien mieux traités tels par exemple les Limousins qui, mis à part l’Alsace, les Corses ou les Français d’Outre Mer ont eu droit à une Région, alors qu’ils sont moins nombreux que les habitants des deux départements savoyards et disposent d’un PIB bien inférieur.

Sauf à manifester sans délai leur refus dans la rue de la Réforme territoriale actuelle, comme le font les Bretons, les Indépendantistes ou simplement Autonomistes savoyards n’auront plus qu’à ranger définitivement leurs drapeaux dans leurs greniers et admettre qu’ils n’ont pas été capables de mener depuis 40 ans   un combat sérieux pour le maintien de l’identité savoyarde.

La Savoie aura définitivement cessé d’exister 1000 ans environ après la naissance de la Maison de Savoie !

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 14:55

 

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 15:15

 

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Alors que le projet de réforme territoriale française entre dans sa phase parlementaire, il convient de prendre la peine, au-delà de l’importance incontestable du facteur identitaire, d’examiner les critères d’importance de la population et de superficie des territoires  des Régions françaises avant de décider que le critère technocratique français selon lequel «  Big is Beautiful » est pertinent.

On relèvera tout d’abord qu’au sein de l’Union Européenne,  12  des 28 Etats membres ont  une population inférieure à celles des Régions  Iles des France et  Rhône-Alpes.

A savoir :

 

      Etats Membres                                         Population  

                                                                     ( chiffres arrondis)

      Danemark                                                     5.6                     

      Slovaquie                                                      5.5

      Irlande                                                           4.9

      Croatie                                                           4.5

      Slovaquie                                                       5.5

      Lituanie                                                         3.5

      Lettonie                                                         2.2

      Slovénie                                                        2

      Estonie                                                          1.25

      Chypre                                                          1.2

      Luxembourg                                                  0.5

      Malte                                                             0.4     

 

On relèvera également que ces deux régions françaises ont une population supérieure à 3 régions européennes qui aspirent à devenir indépendantes des Etats Membres auxquels elles appartiennent :

      

      

       Catalogne                                                     6

       Ecosse                                                   5      

       Flandre                                                         6.2               

 

 

        Régions françaises                                      Population                     Superficie

         (continentales)                                           ( en millions)                   ( en km2)

      

        Iles de France                                                12                                      12 000

        Rhône-Alpes                                                    6                                     43 000

        Provence-Côte d’Azur                                     5                                     31 000

        Nord-Pas de Calais                                          4                                     12 500

        Pays de la Loire                                               3,5                                   32 000

        Aquitaine                                                         3.2                                   41 000

         Midi-Pyrénées                                                  2.8                                  45 000  

        Languedoc-Roussillon                                     2.6                                   27 000

        Centre                                                               2.5                                  39 000

        Lorraine                                                            2.5                                  23 500

        Picardie                                                            1.9                                   19 000

        Alsace                                                              1.9                                     8 000

        Haute Normandie                                             1.8                                   12 000

        Poitou Charente                                                1.7                                   26 000

        Bourgogne                                                        1.6                                   31 500

        Basse Normandie                                             1.5                                   17 500

        Champagne Ardenne                                        1.3                                   25 500

        Auvergne                                                           1.3                                  26 000

        Franche Comté                                                  1.2                                  16 000

        Limousin                                                           0.75                                17 000

 

      

     

 

          Länder allemands

 

           Rhénanie du Nord- Westphalie                       18                                       34 000

           Bavière                                                             12.5                                   70 500

            Bade-Wurtemberg                                            11                                      36 000

            Basse-Saxe                                                        8                                       48 000

            Hesse                                                               6                                        21 000

            Saxe                                                                 4.2                                    18 500

            Rhénanie-Palatinat                                          4                                        20 000  

            Berlin, Ville-Etat                                             3.5                                          900

            Schleswig-Holstein                                         2.9                                     16 000

            Brandebourg                                                    2.5                                     29 500

            Saxe-Anhalt                                                     2.5                                     20 500

            Thuringe                                                          2.4                                      16 000

            Hambourg, Ville-Etat                                      1.8                                          750

            Mecklembourg-Poméranie Orient.                  1.7                                     23 000

            Sarre                                                                 1.1                                       2 500

            Brême, Bremerhaven                                       0.7                                          400

 

Alors que le gouvernement français prétend souvent vouloir « rattraper »  le modèle allemand en ce qui concerne la taille pertinente des régions, force est de constater que les Länder allemands sont de tailles très variées très proches de la variété que l’on retrouve dans la taille des Etats Membres eux-mêmes, seuls 4 sur 16 dépassant celle de Rhône-Alpes et 2 celle de l’Ile de France. De même les 17 Communautés espagnoles ont des populations qui varient entre près de 8 millions pour la plus peuplée l'Andalousie et moins de 0.5 millions pour la plus petite dont 4 avec moins de 1 million. De même également les 20 Régions italiennes après réforme comptent entre 9,5  millions d'habitants pour la plus grande la Lombardie et encore moins de 0.5 million pour la plus petite avec 5 régions de moins de 1 million.

En fait l’on constate dans l'Union Européenne à partir de ces statistiques que quel que soit son statut actuel, l’Etat Membre, la Région-Länder,, Ville-Etat,  type moyen se situe entre  2 millions  à  3 millions d’habitants ce qui correspondrait en France au regroupement de 3 à 6  départements et non à la constitution d’Hyper régions telle que par exemple Rhône-Alpes +Auvergne regroupant     12 départements  et totalisant  7.3 millions d’habitants sans atteindre pour autant l’objectif affiché de la Bavière ou du Bade-Wurtemberg qui constituent  2 des 4  Etats de taille exceptionnelle sur les 16 que  comptent l’Allemagne Fédérale.

Si l’objectif de regrouper Basse et Haute Normandie, Bourgogne et Franche Comté (ex-comté de Bourgogne) Picardie avec Nord-Pas de Calais, Loire Atlantique avec la Bretagne peut donc paraitre pertinent, tout le reste apparait comme une nouvelle réforme de technocrates jacobins qui se moquent comme toujours de préserver aux régions françaises leur identité régionale lesquelles  ont pourtant une grande importance sur le plan économique, à l’heure pourtant ou ces mêmes technocrates crient contre les atteintes que l’Europe ferait courir aux identités nationales.

Au nom de la préservation de ces identités importantes donc  non seulement sur un plan démocratique mais également économique, peut-on refuser aux départements basques, savoyards de ne pas avoir le droit d’être des régions à part entière comme la Corse au seul motif qu’ils ne sont pas sur une Ile comme celle-ci ou les départements d’Outremer et s’agissant des Savoyards, après les avoir fondus contre le gré de la grande majorité silencieuse dans une Région Rhône Alpes, et les noyer dans une Hyper Région Rhône Alpes Auvergne ?

A tout vouloir leur faire accepter, ils finiront par penser qu’il serait un moindre mal  d’être intégrés à une région Savoie-Dauphiné-Valentinois-Nice-Provence !

Une France à 16 régions comme l’Allemagne entre 1.5 millions la plus petite et 12 comme l’Ile de France doit être un objectif plus acceptable dans le sens de la conciliation dont ont particulièrement besoin aujourd’hui les Français qui restent attachés beaucoup plus encore aujourd’hui à leur région qu’à leur département. ( On est breton avant d’être finistérien, bourguignon avant d’être côte d’orien, alsacien et pas bas-rhinois   ……). Plutôt que de demander aux Régions actuelles de fusionner, il aurait certainement été plus intelligents de demander aux départements de décider quelle nouvelle Région ils estimaient interessant de constituer entre eux.

 

 

 

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 14:42

 

 

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Les prochaines élections européennes vont sans doute être l’occasion de constater d’une part que les Etats Nationaux sont de plus en plus hostiles à l’Union Européenne qu’ils accusent de tous les maux alors que d'autre part les Régions de ces Etats qui aspirent à devenir indépendantes voteront majoritairement pour l’Union Européenne.

Ainsi alors qu’il faille s’attendre à ce que l’Angleterre marque son profond rejet de l’Union Européenne on peut raisonnablement s’attendre à ce que l’Ecosse qui aspire à l’indépendance du Royaume Uni vote majoritairement pour l’Union.

De même, on est en droit de penser qu’il en sera de même de la Catalogne qui veut se séparer de l’Espagne. Alors que les Espagnols attribuent bien à tort leurs difficultés à l’Union, les Catalans majoritairement marqueront vraisemblablement leur attachement à l’Europe.

Et on peut même penser qu’il en sera de même pour la Flandre.

Dès lors l’Union Européenne devra se poser la question des raisons de cet attachement plus grand des régions européennes qui aspirent à se détacher des Etats Nations que de ces derniers.

Et surtout l’Union Européenne devra bien finir par accepter de remettre en cause la règle de l’unanimité qui obligerait un Etat Régional sécessionniste à devoir quitter contre son gré l’Union Européenne et ne pouvoir la réintégrer sans l’accord de l’Etat National dont elle a fait sécession pourtant lui de plus en plus hostile à l’Union.

Cela implique que juridiquement l’Union Européenne finisse par accepter à la majorité des Etats Nations qui la composent, et non à l’unanimité, un statut des Etats Régionaux sécessionnistes différent de celui des Etats Nations tant que ceux-ci n’auront pas purement et simplement disparu par éclatement général comme l’a fait par exemple la Yougoslavie.

Si on peut difficilement admettre un processus identique à celui dont a bénéficié le Canton-Etat du Jura en Suisse qui, après sécession acceptée du Canton-Etat de Berne, a accédé directement au statut de Canton-Etat à part entière à l’égal de Berne au sein de la Confédération helvétique, car on ne voit pas l’Espagne accepter, même contre une majorité qualifiée des Etats Membres de l’Union, que la Catalogne ou le Pays Basque non seulement fassent sécession mais deviennent à ses côtés des Etats membres à part entière de l’Union, en revanche l’Union doit pouvoir admettre l’existence momentanée pour une durée de transition assez longue à déterminer un statut de l’Etat Région différent de celui de l’Etat Nation même s’il peut paraitre anormal que des Etats beaucoup plus petits que la Catalogne ou l’Ecosse comme par exemple  le Luxembourg bénéficient du statut d’Etat Nation comme l’un des membres fondateurs de l’Union.

Il serait en toute hypothése inconséquent de la part de l'Union Européenne de vouloir soumettre les Etats régions secessionistes d'un Etat nation membre qui applique de ce fait toutes ses régles au statut de candidat comme n'importe quel nouvel Etat nation qui cherche à en devenir membre.

Les Etats Régionaux qui aspirent à faire sécession des Etats Nations tout en voulant faire partie de l’Union doivent considérer que c’est le prix à payer pour leur indépendance car ils ne peuvent raisonnablement espérer le type de  divorce à l’amiable comme celui de l’ex-Tchécoslovaquie entre la Tchéquie et la Slovaquie qui leur a permis à toutes deux d’être membres à part entière de l’Union Européenne.

Car que cela plaise ou non, l’avenir de l’Union Européenne ne sera pas celui d’une Fédération d’Etats Nations mais celui d’une Fédérations d’Etats Régionaux pour la bonne et simple raison que l’Union a besoin pour survivre d’un gouvernement central fort que ne sont pas prêts d’accepter les Etats Nations au nom d’un maintien illusoire de leur prétendue souveraineté à l’heure de la mondialisation ce que seront prêts en revanche à accepter des Etats Régions plus petits.

Ainsi l’avenir de l’Union ressemblera à ce qu’était le Saint Empire Romain Germanique sans son défaut à savoir l’absence du pouvoir central fort qui l’a conduit à sa perte.

 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 10:19

 

 

 

        

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L’Etat Français, en mal d’économies, lance à nouveau l’idée d’une réforme territoriale censée mettre fin au « millefeuilles » qui fait que l’Administration du pays, sans pouvoir prétendre et de loin qu’il est le mieux administré des pays européens comparables, est sans conteste la plus couteuse de ceux-ci.

L’idée assez simpliste est que le regroupement de régions d’une part et la suppression d’autre part des départements qui les composent devraient générer automatiquement des économies sans qu’aucune étude chiffrée ne vienne pour autant le démontrer.

Pourtant si on se fie à ce que l’on peut appeler l’échec des intercommunalités, force est de constater que les budgets des Communautés de Communes se sont développés sans que ceux des Communes qui les composent aient enregistré une quelconque diminution.

En principe la suppression pure et simple du département devrait bien en tout logique être une source d’économies incontestables même si elle n’a pas été chiffrée sans pour autant véritablement faire disparaitre totalement ce qui avait présidé à sa conception il y a deux siècles notamment l’implantation des Préfectures et des Sous-préfectures c’est-à-dire des services de l’Etat à une journée à cheval pour chaque citoyen si  les Services de la Région et ceux de l’Etat restent  distants d’un aller-retour d’une demi-journée en train ou en voiture pour le citoyen ce qui parait essentiel.

En revanche l’augmentation de la taille des régions par fusion regroupement  ne devrait pas être une source importante d’économies ( le  chiffre de 25 milliards  évalué à la « louche » par le secrétaire d’Etat en charge de la réforme apparait irréaliste) et n’apparait réellement motivée que sur la base d’une idée fausse selon laquelle les Régions devraient avoir une certaine taille pour peser sur le plan économique.

Idée  fausse qu’il est facile de prouver à partir d’exemples simples.

En effet est-ce que le Luxembourg avec ses 400 000 habitants estime avoir besoin de fusionner avec qui que ce soit ?

Est-ce que les grands réformateurs de la dernière heure parisiens  oseraient prétendre que le quart des  28  Etats de l’Union n’auraient pas la taille vitale :

Outre le Luxembourg, les 3 pays baltes, Malte, Chypre, Slovénie ?

Et puisque la référence à l’Allemagne fédérale est à la mode qu’un Länder comme la Ville-Etat d’Hambourg avec ses 1.8 millions d'habitants ne l’aurait pas non plus.

Ou encore, en dehors mais au milieu de l’Union Européenne, que la Suisse Romande avec ses moins de 2  millions d’habitants ne serait pas économiquement viable alors qu’elle prouve depuis des années le contraire et ne représente guère plus que l’ensemble de la Savoie à laquelle on conteste depuis longtemps la prétendue absence de taille critique.

En réalité la réforme que repousse depuis plus de 30 ans la France est le projet toujours raisonnable de faire des régions de  taille non pas uniforme suivant les particularités non seulement économiques et géographiques mais aussi historiques pour leur redonner une forte identité économique de 3 à 6 départements maximum, région séparée des Villes-Etats regroupant à elle seule une population de plus de 1 millions d’habitants.

Ainsi alors que la Ville-Etat de Lyon au limite pratiquement du département du Rhône appelé logiquement à disparaitre se verra progressivement atteindre le statut d’un Länder tel que celui d’Hambourg, la région Rhône-Alpes dont elle ne devrait plus logiquement être la capitale éclaterait alors en 3 régions :

1 Région Savoie-Bugey-Valromey-Gex qui pourrait regrouper les territoires des  deux départements savoyards avec tout l’Ain sans la Bresse

2.Région Dauphiné-Valentinois-Vivarais

3.Région Bresse- Forez-Beaujolais-Roannais à laquelle seraient rattachées quelques communes  du département du Rhône supprimé,  non intégrées à la Ville-Etat de Lyon.

 

Et par exemple dans la région Savoie Bugey Valromey Gex, les services de l’Etat ne seraient plus présents que dans  6 préfectures  Albertville, Annecy, Annemasse, Chambéry, Nantua et Saint Jean de Maurienne.

Sans un peu de bon sens, toute réforme territoriale en outre ne tendant pas vers la fédéralisation de la France tout en prétendant vouloir s’inspirer du modèle fédéral allemand est vouée à l’échec.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 18:23

 

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Il semble que les dirigeants des pays occidentaux notamment américains mais aussi français et anglais ne connaissent plus la géographie, n’ont plus aucune connaissance militaire ou ne reçoivent plus de conseils de leurs conseillers militaires ou ne les écoutent pas quand on constate dans quelle situation ils décident d’interventions militaires importantes dans des pays qui ne sont bordés par aucune mer sans se soucier des capacités logistiques de leurs armées.

Il est bien fini le temps où ils suffisaient d’envoyer quelques parachutistes équipés d’armes légères pour régler une situation. Aujourd’hui toute intervention sérieuse nécessite l’envoi de  matériels lourds qui posent d’énormes problèmes logistiques dans des pays enclavés surtout si ces interventions doivent être réalisées dans des délais courts ou si  la voie terrestre est impossible.

Si les armées occidentales disposent d’une capacité aérienne de transports de personnels si besoin en réquisitionnant des avions civils, elles ne disposent pas, à la différence de l’armée russe, d’avions militaires  gros porteurs capables d’acheminer notamment les véhicules blindés  dont ces personnels ont besoin.

Il serait bon de leur rappeler qu’un régiment d’infanterie moyen français comme le 92 ième RI compte de l’ordre  1100  à 1200 hommes  est doté  de :

  • 64 VBCI (Véhicule Blindé de Combat de l'Infanterie).
  • 4 VAB, dont 2 VAB SAN : véhicule de l'avant blindé équipés de tout le matériel nécessaire à l'évacuation des blessés de tout type.
  • 8 VPC : Véhicule Poste de Commandement (VBCI dont la tourelle de tir a été remplacée par un mitrailleuse de 12,7 ).
  • 29 VBL (véhicule blindé léger)
  • 34 poids lourds (2,4 et 10 tonnes)
  • 25 P4 (véhicule léger tout terrain)

Le VBCI est également conçu pour être aérotransportable par un Airbus A400M, avec une masse à vide de moins de 18 tonnes (la masse au combat est de 28 tonnes) pour la version d'origine et étant porté à 32 tonnes après un retrofit durant la seconde moitié des années 2010.

L’A400M peut emporter 37 tonnes par exemple :

  • deux camions de 5 tonnes et deux canons de 105 mm ;
  • ou trois véhicules blindés de transport de troupes du type VAB ;
  • ou un véhicule blindé de combat d’infanterie VBCI ;
  • ou un véhicule de lancement de missiles sol-air Patriot avec ses missiles ;
  • ou un hélicoptère de transport de type NH90 ;
  • ou deux hélicoptères d'attaque de type Tigre, tête-bêche  à 4500 kms à la vitesse de 760 kms/h .

Par comparaison l'Antonov An 124-100 russe  est l'un des plus gros avions du monde. Sa masse maximale au décollage est de 390 tonnes. Sa soute est de 1000 m3 avec 'une capacité d'emport de 130 tonnes. Il peut transporter 120 tonnes à 4800 kms à la vitesse de 850 kms/Heure.

Le transport par voie aérienne d’un seul régiment de ce type  à 4500 kms au complet en une  seule fois supposerait de posséder une flotte en état de l’ordre de 80 à 100 exemplaires d’un tel A 400. Or actuellement la France ne dispose  que 2 A 400  sur une commande totale de 36 à recevoir d’ici à 2019 et l’A 400 n’est pour l'instant commandé qu’à à 174 exemplaires par huit pays différents : Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Turquie, Belgique, Luxembourg membres de l’OTAN.

Certes le 10 novembre 2008, les ministres de la Défense de l'Union européenneont décidé  la création d'une Flotte européenne de transport aérien (FETA) (regroupant 12 pays sur 27 sous l'autorité de l'Agence européenne de défense) ainsi que d'une unité multinationale de 118 A400M (regroupant l'Allemagne, la Belgique, la France et le Luxembourg) mais pour le moment seuls moins de 5  exemplaires leurs ont été livrés

A travers son agence dénommée Namsa, l’OTAN a donc du conclure  en toute confidentialité un contrat dénommé SALIS (Strategic Air Lift Interim Solution) avec la société russe, Ruslan Salis Gmbh, basée à Leipzig en Allemagne. Cette société travaille avec les avions de deux compagnies, l'ukrainienne Antonov Design Bureau (ADP) de Kiev et la russe Volga Dniepr Airlines (VDA) d'Oulianovsk. Ruslan Salis Gmbh met deux Antonov An-124 à la disposition des pays participants, ce chiffre pouvant monter jusqu'à six avec un délai de 6 ou 9 jours. Sans l’aide des Russes, l’OTAN serait cloué au sol faute de moyens financiers. Pour comparaison, le gros porteur américain Boeing C-17, coûte 30 fois plus cher que l’Antonov. Voilà ce qui explique que 18 pays de l’Otan dont la France ont dû louer des avions russes aujourd’hui. . Le contrat Salis est géré par la Strategic Air Lift Coordination Cell, implantée sur la base aérienne d'Eindhoven, aux Pays-Bas.  

Pour procéder à l’évacuation anticipée de ses troupes mais surtout de leur matériel de combat d’Afghanistan,  la France a dû recourir une telle  location d’Antonov 124 avions gros-porteurs Ainsi rien qu’au  premier trimestre 2012, une quarantaine de vols d’avions An-124 ont eu lieu  pour rapatrier environ 300 véhicules et conteneurs en France.

Pour rejoindre le Mali ou la République Centrafrique sans accès comme l’Afghanistan à la mer l’armée française doit débarquer se matériels lourds dans le port camerounais de Douala et les acheminer par la route car incapable en cas d’urgence de les transporter par voie aérienne.

Et si la France peut militairement prendre le temps d’acheminer ses matériels par la route sur une telle distance  ce n’est pas toujours le cas à tel point que  le 20 mars 2014, quatre nouveaux porteurs polyvalents logistiques ( les PPLOG permettent d’assurer les missions suivantes : ravitaillements logistiques sur les théâtres d'opération, transport ou évacuation de personnel en condition opérationnelle, maintenance et évacuation de véhicules immobilisés, transport de matériaux pour l’appui à la mobilité, à la contre-mobilité et à l’aide au déploiement d’urgence. Ces camions blindés sont dotés d’un système autonome de chargement. Ils permettent l’emport jusqu’à 16 tonnes en capacité maximale. Ils sont équipés d'un dispositif de protection comprenant une cabine blindée contre les mines et les tirs d'armes de calibre 7,62 mm, il peut également recevoir un poste radio de 4e génération et le système informatisé SITTEL, ainsi qu'un GPS.  Six PPLOG ont déjà été déployés sur le théâtre en octobre 2013) ont dû être débarqués par Antonov sur l’aéroport de Bamako-Ségou au Mali.

 

Le public non seulement français mais européen ignore  que ce n’est pas seulement la France ni ses alliés européens de l’Otan mais même les Etats Unis d’Amérique qui se sont rendus tributaires des Russes. En effet  sans l’aide de la Russie, des marines américains auraient mille fois plus de difficultés en Afghanistan. Ce pays n’a pas d’accès à la mer et a pour frontière la Communauté des Etats Indépendants, la Chine, le Pakistan, l’Iran. Les Américains, ne se sentant pas en sécurité au Pakistan qui a pu cacher Ben Laden pendant 10 ans, ont préféré passer par la Russie pour arriver en Afghanistan. En 2012, par exemple, c’est par un communiqué que le Pentagone a rendu officiel le nombre de soldats américains qui ont transité par la Russie depuis le début du conflit : 379 000 soldats américains et 45 000 tonnes de fret.

Voilà brièvement résumée un des aspects des carences logistiques dont souffrent aujourd’hui les armées occidentales sans compter les nombreuses carences tactiques que nos gouvernants ignorent ou feignent d’ignorer pour réduire drastiquement les budgets des armées alors pourtant que la situation s’aggrave continuellement en Afrique du Nord et Centrale,  aux Proche et Moyen Orient et désormais en Europe Orientale.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 14:35

 

 

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S’agissant de l’Ukraine, il convient de rappeler qu’à la différence de la quasi-totalité des Etats nations européens, elle n’a jamais constitué un royaume avec à sa tête des rois issus d’une longue dynastie mais seulement, vers le début du X° siècle,  une principauté  avec à sa tête des princes d’origine Varègue, à l’origine de la première dynastie qui allait régner sur le futur empire russe. L’année 911 marque en effet la véritable reconnaissance internationale d’un Etat kiévien slave sur lequel règne Oleg  le Sage par sa signature d’un traité avec l’empire romain d’Orient. Après sa mort, le territoire de l’Etat kiévien se fragmente rapidement. Kiev est saccagée par le prince de Vladimir 1169.  En 1238 les mongols brulent et pillent  Moscou  qui n'est encore qu'un avant-poste commercial négligeable dans la  principauté de Vladimir-Souzdal à la tête de laquelle se trouve Alexandre Nevsky  laquelle  conserve sa souveraineté ; en revanche Kiev est pillée par les Coumans puis par les Tatars en 1240 lesquels contraignent les autres principautés russes et ruthènes à  reconnaître leur souveraineté.

Durant cette période du XIII- XIV siècle,  chaque principauté ruthène mène sa propre politique; celles du Nord-Est (Tchernihiv, Pereïaslavl) se rapprochent des principautés russes telles Novgorod ou Moscou, tandis que celles du centre (Kiev et Tourov) cherchent l’alliance lituanienne.

Sur le territoire de l’Ukraine occidentale d’aujourd’hui, succède à l’Etat de Ruthénie la principauté de Galicie, la plus puissante des principautés ruthènes. C’est Daniel Ier, fils de Roman le Grand qui unit la Galicie et la Volhynie.  Il devient vite le plus puissant des princes ruthènes et étend son pouvoir en occupant Kiev. En  1245, il écrase les Polonais et les Hongrois à Jarosław, mais il est contraint de se plier devant des Mongols de la Horde d'or dont il essaie de se libérer. Il est couronné premier roi de Galicie-Volhynie en 1253. Pendant son règne, son royaume connaît un développement important. Il fonde les villes de Chełm, près de Lublin, et de Lviv. L'immigration contribue au développement économique du pays avec l'arrivée des commerçants juifs, arméniens et des artisans allemands. Des routes commerciales se développent, reliant la Mer Noire à la Pologne, au Saint-Empire et à la Mer Baltique. Daniel transfère sa capitale de Halych à Chelm. À son apogée, la principauté de Galicie-Volhynie englobe tout le sud-ouest de la Ruthénie, avec la Ruthénie rouge et la Ruthénie noire, et est suzeraine des voïvodats moldaves. Après sa mort, ses fils Chvarno et Léon (Lev) Ier lui succèdent. Léon transfère la capitale du pays à Lviv en 1272.

A cette même époque le premier souverain de la principauté de Moscou, Daniel Moskovski (1261-1303) est  le plus jeune fils d'Alexandre Nevsky. Daniel Ier  commence à élargir sa principauté en prenant Kolomna tout en s'assurant de la transmission héréditaire de  Pereslavl-Zalesski.  Daniel meurt en 1303.

Cette même année 1303, le roi de Galicie-Volhynie George Ier, fils de Léon,  obtient du patriarche de

Constantinople Athanase Ier la nomination d'un métropolite à Halytch. À sa mort, le pays est gouverné par ses fils André II et George II qui sont tués en 1323 en combattant les Mongols. Leur mort marque la fin du règne des héritiers de Roman le Grand en Galicie-Volhynie.

A cette même époque, Iouri III, fils de Daniel Moskovsky  contrôle alors l'ensemble du bassin de la rivière Moskva. Il forge  une alliance avec Özbeg de la  Horde d’or en épousant la sœur du khan, pour obtenir le droit de revendiquer le titre de Grand-duc de Vladimir-Souzdal, position qui lui permet de se confronter à la république des Novgorod. Son  successeur, Ivan Ier de Russie (1288-1340) conserve le titre de Grand-Duc, grâce à sa coopération étroite avec les Mongols. Cette relation lui permet aussi d'avoir l'ascendant sur le principal rival de Moscou à l'époque : la ville de Tver qui se révolte contre la Horde d’or en 1327, soulèvement qui est réprimé par les forces conjointes des Mongols et des Moscovites. Ivan Ier  utilise aussi sa richesse pour étendre et acquérir des terres et des principautés alentour. En 1327, le métropolite Pierre de Moscou  transfère sa résidence de Vladimir à Moscou, ce qui augmente le prestige de la principauté. En 1328, il se rend à la Horde d'or  pour y être investi et il rentre avec le titre de grand-prince de Moscou, de Vladimir et de toute la Russie, après la déposition d'Alexandre II Vladimirski de Tver.

Le dernier souverain de la principauté de Galicie-Volhynie est Boleslas, le neveu de Léon et le fils de Trojden Ier de Czersk qui  est empoisonné en 1340.  De 1349 à 1352, le roi de Pologne Casimir III le Grand et le grand-duc de Lituanie Gediminas s'affrontent pour s'emparer de la principauté de Galicie-Volhynie. En 1352, la Pologne et la Lituanie concluent un accord sur le partage de la Galicie-Volhynie. Casimir III le Grand obtient la Galicie, la Podolie et un morceau de la Volhynie. Le reste de la Volhynie et la Podlachie deviennent lituaniennes. Dans le même temps, les Polonais et les Lituaniens combattent les Mongols et finalement toute l’Ukraine septentrionale passe sous l’autorité de la Pologne et de la Lituanie, qui annexe Kiev en 1362.

De leur côté,  les successeurs d'Ivan Ier continuent à rassembler les terres russes et entrent rapidement en conflit d'intérêt avec le  Grand-duché de Lituanie. Le Grand-Duc de Lituanie, Olgierd s'allie par mariage avec  Tver et entreprend  trois expéditions contre Moscou en 1367, 1368, en 1370.

Dimitri IV de Russie a neuf ans quand ses parents décèdent et que le titre de Grand-Duc glisse entre les mains de son parent éloigné, Dimitri III Constantinovitch.  Dimitri IV se montre le champion de l'orthodoxie en réunissant les principautés de la Russie dans sa lutte contre la Horde d'or. Il défait l'autorité du khan et bat son commandant à  la bataille de Koulikovo en 1380, même si cependant  Moscou  est encore envahie quelques années plus tard.

À la suite de l’union entre la Pologne et la Lituanie, conclue en 1385, une intense politique de repeuplement a lieu en Ukraine occidentale: des Polonais, des Moldaves, des Allemands, des Arméniens et des Juifs immigrent dans le pays. La noblesse d’Ukraine occidentale est souvent « polonisée ».

En 1389, Dimitri IV de Russie  passe le trône à son fils Vassili Ier de Russie, sans se soucier d'obtenir l'accord du khan.

Vassili Ier (1371 - 1425) poursuit la politique de son père et  ne rend pas hommage au khan, mais il est contraint, après le raid d'Edigu en 1408, de mener une politique plus conciliante avec la Horde. Il est marié à la fille unique du Grand-Duc de Lituanie, Vytautas le Grand, ce qui lui permait d'éviter les conflits ouverts avec son puissant beau-père, malgré l'annexion, par celui-ci, de Smolensk. Ces années de paix sont marquées par l'expansion continue de la principauté, à l'est par l'annexion de la république de Nijni Novgorod et de la principauté de Souzdal en 1392 et au nord par l'annexion de Vologda, Veliki Oustioug et du bassin de la Vytchegda en 1398.

La législation polonaise est introduite en Ukraine occidentale en 1434. Si la Pologne mène une politique relativement tolérante vis-à-vis de l’orthodoxie, le catholicisme progresse dans les territoires sous sa domination. C’est durant cette domination lituano-polonaise, à partir du XV°  siècle, que se forment les Cosaques, des paysans  ruthènes orthodoxes qui refusent la servitude et l’assimilation aux Polonais catholiques. Le royaume de Pologne les tolère et les utilise contre les Tatars. Cette l’influence polonaise pénètre plus lentement dans les territoires relevant du grand-duché de Lituanie. L’orthodoxie y garde sa prédominance.

En ce   XV° siècle, , en dehors des territoires annexés par le royaume de Pologne ou le Grand-Duché de Lituanie, si plusieurs princes revendiquent encore leur autonomie ou leur indépendance, Ivan III de Russie (1440-1505) les contraint  à reconnaître son autorité militaire, judiciaire, et diplomatique. La principauté annexe la  république de Novgorod en 1478 et le Grand-Duché de  Tver en 1485 et par héritage Ivan III  acquiert la principauté de Riazan, alors que les princes de Rostov, Veliki et Iaroslav lui rendent hommage. La Grande-Principauté de Moscou a ainsi acquis la pleine souveraineté sur une partie significative des terres russes en 1480, lorsque la domination de la Horde d'or prend fin. Mais Ivan III  reste confronté au  Grand-duché de Lituanie, avec qui il a des conflits frontalier pour le contrôle du bassin du Dniepr et du Donets. Après une guerre longue conclue en 1503 contre la Lituanie, Ivan III étend sa principauté vers l'ouest, dans l'ouest de l'ancienne Rus de Kiev. `

Ivan IV Vassiliévitch  dit Ivan le Terrible,  grand-prince de Vladimir et Moscou devient  le premier tsar de Russie  en 1547.

En Ukraine occidentale les rapports de force au sein de l’État polono-lituanien tournent à l’avantage des Polonais. L’Union de  Lublin en janvier 1569 consacre le triomphe de la Pologne. La Lituanie perd la plus grande partie de ses possessions ukrainiennes (Podlachie, Volhynie, Podolie, région de Bratslav et de Kiev). La noblesse de ces régions se polonise et se convertit au catholicisme. Le haut-clergé orthodoxe est tenté par le rapprochement avec Rome.

Ivan IV de Russie meurt en 1584.

Au  XVI° siècle, plusieurs soulèvements cosaques ont lieu contre la noblesse polonaise dont le plus célèbre est mené par l`Hetman cosaque Severyn Nalyvaïko en 1594.

Le métropolite de Kiev et une partie du haut-clergé, en réaction contre les interventions réformatrices du patriarche de Constantinople, se rallie à Rome lors du concile de Brest-Litovsk en 1596. L'Union de l’Eglise de la Rus’ de Kiev avec Rome forme l'Eglise grecque-catholique ukrainienne uniate.

En 1648, l’hetman Bohdan Khmelnytskyi se soulève à son tour contre la Pologne. Le 16 mai allié aux Tatares de Crimée et aux Russes de Moscou, il bat les Polonais à Jovti Vody et le 26 mai à Korsoun. C’est  le début de la guerre de libération qui ébranle les fondations et la stabilité de l’union lituano-polonaise. Ce soulèvement  aboutit  à la naissance d’un territoire Cosaque autonome appelé « Ukraine » (« Confint  ou Marche », en ukrainien) dans le bassin du Dniepr, entre la Pologne et la Russie. L’Ukraine de la Rive Gauche est intégrée à la Russie en tant qu’Hetmanat cosaque par le traité de Pereïaslav en 1654 et la guerre russo-polonaise qui s’en est suivie.

En 1708, l’hetman Ivan Mazzepa  fait reconnaître l’indépendance par  le roi Charles XII de Suède mais dès 1709,  le tsar  Pierre Ier bat Ivan Mazeppa et les Suédois à  Poltava. Les Cosaques deviennent vassaux de la Russie, qui les utilise dans son expansion contre l’Empire Ottoman et la Pologne

Le 2 novembre 1721, Pierre prend le titre d'« Empereur de toutes les Russies », en plus du traditionnel titre de Tsar qui lui était jusque-là accordé. Catherine II de Russie (1762-1796), autocrate éclairée, achève la conquête des steppes situées au bord de la mer Noire après avoir défait l'empire ottoman et le khanat de Crimée et repousse vers l'ouest les frontières de l'empire russe grâce au partage de la Pologne. La Petite Russie (Ukraine) et la Russie blanche (Biélorussie) sont désormais entièrement en territoire russe.

Quant au sud de l’Ukraine, il reste sous le contrôle de l’empire Ottoman. En 1772, lors du 1er partage de la Pologne, la Galicie (Ukraine de l’ouest) devient  autrichienne. En  1793, lors du 2e partage, Catherine la Grande, impératrice de Russie, supprime l’autonomie des Cosaques, et étend l’Empire russe jusqu’à la mer Noire. Les trois quarts de l’actuelle Ukraine sont dès lors russes.Buccovine et Bessarabie sont encore moldaves, tandis que le comté de  Maramtie, l’actuelle Ruthénie transcarpatique est encore hongrois.

La Première Guerre mondiale et la Révolution russe détruisent les Empires russe et autrichien, les Ukrainiens déclarent leur indépendance. Le 20 novembre, la Rada centrale proclame la République populaire ukrainienne, reconnue par la France et la Grande-Bretagne en janvier 1918, et déclare son indépendance le 22 janvier 1918. Cependant, l’offensive des Bolchéviks contraint le gouvernement à quitter Kiev en février 1918. En mars 1918, par l’armistice de Brest-Litovsk, Lénine livre l’Ukraine aux occupants allemands, qui permettent le retour du gouvernement à Kiev. Mais une période de terribles troubles s’ensuit : corps francs allemands, troupes russes débandées, anarchistes de Nestor Makhno, différentes factions ukrainiennes (pro-alliées, pro-allemandes ou pro-bolchéviques) s’affrontent, pillant villes et villages. Le 29 avril, Mikhaïlo Hrouchevsky est réélu président, mais un coup d’État conservateur proclame Pavlo Skoropadsky hetman de l’État d'Ukraine. En même temps et à la suite de la chute de l’Empire austro-hongrois, la petite Ukraine transcarpatique, jadis hongroise et brièvement indépendante en novembre 1918, vote son rattachement à la Tchécoslovaquie et quant à la Bucovine, sa minorité ukrainienne se résigne à son rattachement à la Roumanie.  Un gouvernement ukrainien prend  le pouvoir en Galicie et proclame une République populaire d'Ukraine occidentale (ZUNR) 9 novembre à Lviv. Il en a été  de même  trois jours plus tôt, le 6 novembre 1918 dans le nord-ouest de la Bukovine et le 19 novembre 1918 en Transcarpathie, ainsi qu’autour de Lemko en Galicie occidentale. Mais les polonais de Galicie et les roumains de Bucovine proclament simultanément leurs ralliements respectivement à la Pologne renaissante et au royaume de Roumanie, de sorte que le gouvernement de la ZUNR doit s’établir à Ternopil ; les gouvernements ukrainiens de Lemko, de Bukovine et Trancarpathie ont des existences encore plus brèves, et l’année suivante, Polonais et Roumains sont admis à faire valoir leurs revendications à la Conférence de paix de Paris, alors que ce droit est refusé aux Ukrainiens. Pourtant, en dépit de la guerre polono-ukrainienne de Galicie, et de sa non-reconnaissance par les puissances occidentales, le gouvernement de la ZUNR réussit à maintenir son autorité autour de Ternopil, une région de Galicie où il n’y avait que très peu de Polonais. Le 1er décembre 1918, le secrétariat d’État de la République populaire d’Ukraine occidentale conclut un accord préliminaire avec le Directoire de la République populaire ukrainienne, portant sur l'union des deux états ukrainiens. L'accord est approuvé par la Rada de la ZUNR le 3 janvier 1919 et par le Directoire le 22 janvier 1919, date à laquelle l'union est officiellement proclamée. Dès lors, la ZUNR prend le nom de province de l'ouest de la République populaire ukrainienne. Mais l’union n’est pas pleinement établie : les organismes gouvernementaux de la ZUNR continuent de fonctionner séparément à Ternopil.

Le 22 janvier 1919, UNR et ZUNR s’unissent, mais en même temps, les Allemands se retirent, et dans le vide ainsi créé se déclenche une confuse guerre de harcèlement de type "chacun contre tous les autres" entre troupes russes blanches (dirigées par le général Dénikine et soutenues par les armées Alliées franco-britanniques), l’Armée rouge des Bolchéviks, l’armée nationaliste ukrainienne de Simon Petlioura et l’armée anarchiste. À part les deux dernières, principalement composées d’Ukrainiens, toutes ces troupes vivent sur le pays et affament les villageois ukrainiens à coups de réquisitions répétées. Au cours de cet affrontement généralisé, les Français et les Britanniques occupent Odessa, Sébastopol et d’autres ports, mais l’intervention tourne court à cause du manque de moyens engagés, des mutineries de la mer Noire et de l’hostilité de la population exaspérée par les réquisitions (mars-avril 1919). Vers la fin de 1919 et la première moitié de 1920, les Bolcheviks finissent par l’emporter sur les autres belligérants, et la partie ex-russe de l’Ukraine, avec Kiev pour capitale, est intégrée à l’URSS créée en 1922, tandis que la partie ex-autrichienne, avec Lviv pour ville principale, est intégrée la Pologne dès 1921. . 

Après l’invasion de la Pologne en septembre 1939 par les troupes allemandes puis soviétiques, l'Union soviétique annexe les régions polonaises à forte minorité ukrainienne ; les régions à minorité ukrainienne de Roumanie suivent en juin 1940. Tous ces gains territoriaux sont incorporés à la République socialiste soviétique d'Ukraine en août 1940.

L’Ukraine agrandit ainsi son territoire, mais le régime stalinien est si répressif, que lorsque l’Allemagne nazie envahit l’URSS en 1941, certains Ukrainiens (essentiellement dans l'ouest du pays) accueillent la Wehrmacht en libératrice. Un certain nombre d’Ukrainiens s’engagent notamment dans les forces de police, l’Armée de libération de l'Ukraine, les Hiwis, et la  14° division de la Waffen SS. Plusieurs milliers d’Ukrainiens rejoignent, eux, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), réseau de Résistance nationaliste. Le 22 juin 1941, l’organisation des nationalistes ukrainiens proclame l’indépendance de l’Ukraine à Lviv. L’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) continue  son combat contre l’armée rouge ( jusqu’à son anéantissement en 1954). En 1944, l’Armée rouge "libère" l’Ukraine. Les Ukrainiens qui avaient servi les Allemands, et également les membres de l’UPA, sont en 1945, pour la plupart internés au Goulag comme traîtres (la majorité d'entre eux vont être amnistiés et libérés par Khroutchev après la mort de Staline). À la fin de la guerre, les pertes ukrainiennes s’élèvent à 8 millions de personnes dont 1,377 million de militaires soviétiques de nationalité ukrainienne (15,9 % des pertes totales de l’armée rouge) En 1945, pour souligner son rôle dans la défaite des nazis, l’ONU fait de l’Ukraine, en même temps que de l’URSS et de la Biélorussie, l’un des membres fondateurs de cette organisation. L’URSS y disposera ainsi de 3 voix au lieu d’une.

En 1945, Staline enlève à la Tchécoslovaquie la Ruthénie transcarpatique jadis hongroise (jusqu’en 1918) et la rattache à la République socialiste soviétique d'Ukraine. Enfin, en 1954, son successeur Nikita Khrouchtchev, qui avait été élevé en Ukraine, pour marquer le 300e anniversaire du traité de Pereïaslav, transfère la Crimée à la RSS d’Ukraine, dont l’unité territoriale est ainsi parachevée

Ce n’est qu’en 1989 que la libéralisation du régime soviétique et la libération de tous les détenus politiques permet aux Ukrainiens de s’organiser pour défendre leurs droits. En 1989, le Mouvement populaire d'Ukraine est créé. Lors des élections de mars 1990, les partis ukrainiens du bloc démocratique obtiennent environ 25 % des sièges au Parlement. Sous l’influence des députés démocrates, le Parlement adopte, le 16 juillet 1990, la Déclaration sur la souveraineté politique de l’Ukraine et l’indépendance complète de l’Ukraine est proclamée le 24 août 1991. La semaine suivante, l’URSS cesse d’exister à la suite de la dissolution décidée lors de la réunion à Minsk des dirigeants russe, ukrainien et biélorusse.

 

En conclusion, force est de constater que l’on ne peut parler d’une nation ukrainienne mais de différents peuples ukrainiens qui ont rarement partagé une histoire commune et qui ne s’imaginent  pas de ce fait, au-delà des divisions linguistiques et religieuses, un avenir commun ; la partie occidentale  rêvé d’abord de l’Occident et du modèle américain à travers une demande d’association  et même d’intégration irréaliste à  l’Union Européenne tandis  que les parties orientales et sud continuent de concevoir leur avenir du côté de la Russie à travers la CEI et une Union Eurasienne.

Dans une telle situation soit l’Ukraine doit se doter d’une constitution fédérale prônée par la Russie avec le risque à terme de partition soit elle ne conservera son unité qu’au prix de son intégration dans l’Union Eurasienne mais à condition qu’un accord historique de partenariat soit conclu entre celle-ci et l’Union Européenne programmant à long terme une unification des deux zones pour un projet d’Europe de 2050 de  Brest (ou plutôt de Caherciven  en Irlande)   Vladivostok.


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