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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 14:35

 

 

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S’agissant de l’Ukraine, il convient de rappeler qu’à la différence de la quasi-totalité des Etats nations européens, elle n’a jamais constitué un royaume avec à sa tête des rois issus d’une longue dynastie mais seulement, vers le début du X° siècle,  une principauté  avec à sa tête des princes d’origine Varègue, à l’origine de la première dynastie qui allait régner sur le futur empire russe. L’année 911 marque en effet la véritable reconnaissance internationale d’un Etat kiévien slave sur lequel règne Oleg  le Sage par sa signature d’un traité avec l’empire romain d’Orient. Après sa mort, le territoire de l’Etat kiévien se fragmente rapidement. Kiev est saccagée par le prince de Vladimir 1169.  En 1238 les mongols brulent et pillent  Moscou  qui n'est encore qu'un avant-poste commercial négligeable dans la  principauté de Vladimir-Souzdal à la tête de laquelle se trouve Alexandre Nevsky  laquelle  conserve sa souveraineté ; en revanche Kiev est pillée par les Coumans puis par les Tatars en 1240 lesquels contraignent les autres principautés russes et ruthènes à  reconnaître leur souveraineté.

Durant cette période du XIII- XIV siècle,  chaque principauté ruthène mène sa propre politique; celles du Nord-Est (Tchernihiv, Pereïaslavl) se rapprochent des principautés russes telles Novgorod ou Moscou, tandis que celles du centre (Kiev et Tourov) cherchent l’alliance lituanienne.

Sur le territoire de l’Ukraine occidentale d’aujourd’hui, succède à l’Etat de Ruthénie la principauté de Galicie, la plus puissante des principautés ruthènes. C’est Daniel Ier, fils de Roman le Grand qui unit la Galicie et la Volhynie.  Il devient vite le plus puissant des princes ruthènes et étend son pouvoir en occupant Kiev. En  1245, il écrase les Polonais et les Hongrois à Jarosław, mais il est contraint de se plier devant des Mongols de la Horde d'or dont il essaie de se libérer. Il est couronné premier roi de Galicie-Volhynie en 1253. Pendant son règne, son royaume connaît un développement important. Il fonde les villes de Chełm, près de Lublin, et de Lviv. L'immigration contribue au développement économique du pays avec l'arrivée des commerçants juifs, arméniens et des artisans allemands. Des routes commerciales se développent, reliant la Mer Noire à la Pologne, au Saint-Empire et à la Mer Baltique. Daniel transfère sa capitale de Halych à Chelm. À son apogée, la principauté de Galicie-Volhynie englobe tout le sud-ouest de la Ruthénie, avec la Ruthénie rouge et la Ruthénie noire, et est suzeraine des voïvodats moldaves. Après sa mort, ses fils Chvarno et Léon (Lev) Ier lui succèdent. Léon transfère la capitale du pays à Lviv en 1272.

A cette même époque le premier souverain de la principauté de Moscou, Daniel Moskovski (1261-1303) est  le plus jeune fils d'Alexandre Nevsky. Daniel Ier  commence à élargir sa principauté en prenant Kolomna tout en s'assurant de la transmission héréditaire de  Pereslavl-Zalesski.  Daniel meurt en 1303.

Cette même année 1303, le roi de Galicie-Volhynie George Ier, fils de Léon,  obtient du patriarche de

Constantinople Athanase Ier la nomination d'un métropolite à Halytch. À sa mort, le pays est gouverné par ses fils André II et George II qui sont tués en 1323 en combattant les Mongols. Leur mort marque la fin du règne des héritiers de Roman le Grand en Galicie-Volhynie.

A cette même époque, Iouri III, fils de Daniel Moskovsky  contrôle alors l'ensemble du bassin de la rivière Moskva. Il forge  une alliance avec Özbeg de la  Horde d’or en épousant la sœur du khan, pour obtenir le droit de revendiquer le titre de Grand-duc de Vladimir-Souzdal, position qui lui permet de se confronter à la république des Novgorod. Son  successeur, Ivan Ier de Russie (1288-1340) conserve le titre de Grand-Duc, grâce à sa coopération étroite avec les Mongols. Cette relation lui permet aussi d'avoir l'ascendant sur le principal rival de Moscou à l'époque : la ville de Tver qui se révolte contre la Horde d’or en 1327, soulèvement qui est réprimé par les forces conjointes des Mongols et des Moscovites. Ivan Ier  utilise aussi sa richesse pour étendre et acquérir des terres et des principautés alentour. En 1327, le métropolite Pierre de Moscou  transfère sa résidence de Vladimir à Moscou, ce qui augmente le prestige de la principauté. En 1328, il se rend à la Horde d'or  pour y être investi et il rentre avec le titre de grand-prince de Moscou, de Vladimir et de toute la Russie, après la déposition d'Alexandre II Vladimirski de Tver.

Le dernier souverain de la principauté de Galicie-Volhynie est Boleslas, le neveu de Léon et le fils de Trojden Ier de Czersk qui  est empoisonné en 1340.  De 1349 à 1352, le roi de Pologne Casimir III le Grand et le grand-duc de Lituanie Gediminas s'affrontent pour s'emparer de la principauté de Galicie-Volhynie. En 1352, la Pologne et la Lituanie concluent un accord sur le partage de la Galicie-Volhynie. Casimir III le Grand obtient la Galicie, la Podolie et un morceau de la Volhynie. Le reste de la Volhynie et la Podlachie deviennent lituaniennes. Dans le même temps, les Polonais et les Lituaniens combattent les Mongols et finalement toute l’Ukraine septentrionale passe sous l’autorité de la Pologne et de la Lituanie, qui annexe Kiev en 1362.

De leur côté,  les successeurs d'Ivan Ier continuent à rassembler les terres russes et entrent rapidement en conflit d'intérêt avec le  Grand-duché de Lituanie. Le Grand-Duc de Lituanie, Olgierd s'allie par mariage avec  Tver et entreprend  trois expéditions contre Moscou en 1367, 1368, en 1370.

Dimitri IV de Russie a neuf ans quand ses parents décèdent et que le titre de Grand-Duc glisse entre les mains de son parent éloigné, Dimitri III Constantinovitch.  Dimitri IV se montre le champion de l'orthodoxie en réunissant les principautés de la Russie dans sa lutte contre la Horde d'or. Il défait l'autorité du khan et bat son commandant à  la bataille de Koulikovo en 1380, même si cependant  Moscou  est encore envahie quelques années plus tard.

À la suite de l’union entre la Pologne et la Lituanie, conclue en 1385, une intense politique de repeuplement a lieu en Ukraine occidentale: des Polonais, des Moldaves, des Allemands, des Arméniens et des Juifs immigrent dans le pays. La noblesse d’Ukraine occidentale est souvent « polonisée ».

En 1389, Dimitri IV de Russie  passe le trône à son fils Vassili Ier de Russie, sans se soucier d'obtenir l'accord du khan.

Vassili Ier (1371 - 1425) poursuit la politique de son père et  ne rend pas hommage au khan, mais il est contraint, après le raid d'Edigu en 1408, de mener une politique plus conciliante avec la Horde. Il est marié à la fille unique du Grand-Duc de Lituanie, Vytautas le Grand, ce qui lui permait d'éviter les conflits ouverts avec son puissant beau-père, malgré l'annexion, par celui-ci, de Smolensk. Ces années de paix sont marquées par l'expansion continue de la principauté, à l'est par l'annexion de la république de Nijni Novgorod et de la principauté de Souzdal en 1392 et au nord par l'annexion de Vologda, Veliki Oustioug et du bassin de la Vytchegda en 1398.

La législation polonaise est introduite en Ukraine occidentale en 1434. Si la Pologne mène une politique relativement tolérante vis-à-vis de l’orthodoxie, le catholicisme progresse dans les territoires sous sa domination. C’est durant cette domination lituano-polonaise, à partir du XV°  siècle, que se forment les Cosaques, des paysans  ruthènes orthodoxes qui refusent la servitude et l’assimilation aux Polonais catholiques. Le royaume de Pologne les tolère et les utilise contre les Tatars. Cette l’influence polonaise pénètre plus lentement dans les territoires relevant du grand-duché de Lituanie. L’orthodoxie y garde sa prédominance.

En ce   XV° siècle, , en dehors des territoires annexés par le royaume de Pologne ou le Grand-Duché de Lituanie, si plusieurs princes revendiquent encore leur autonomie ou leur indépendance, Ivan III de Russie (1440-1505) les contraint  à reconnaître son autorité militaire, judiciaire, et diplomatique. La principauté annexe la  république de Novgorod en 1478 et le Grand-Duché de  Tver en 1485 et par héritage Ivan III  acquiert la principauté de Riazan, alors que les princes de Rostov, Veliki et Iaroslav lui rendent hommage. La Grande-Principauté de Moscou a ainsi acquis la pleine souveraineté sur une partie significative des terres russes en 1480, lorsque la domination de la Horde d'or prend fin. Mais Ivan III  reste confronté au  Grand-duché de Lituanie, avec qui il a des conflits frontalier pour le contrôle du bassin du Dniepr et du Donets. Après une guerre longue conclue en 1503 contre la Lituanie, Ivan III étend sa principauté vers l'ouest, dans l'ouest de l'ancienne Rus de Kiev. `

Ivan IV Vassiliévitch  dit Ivan le Terrible,  grand-prince de Vladimir et Moscou devient  le premier tsar de Russie  en 1547.

En Ukraine occidentale les rapports de force au sein de l’État polono-lituanien tournent à l’avantage des Polonais. L’Union de  Lublin en janvier 1569 consacre le triomphe de la Pologne. La Lituanie perd la plus grande partie de ses possessions ukrainiennes (Podlachie, Volhynie, Podolie, région de Bratslav et de Kiev). La noblesse de ces régions se polonise et se convertit au catholicisme. Le haut-clergé orthodoxe est tenté par le rapprochement avec Rome.

Ivan IV de Russie meurt en 1584.

Au  XVI° siècle, plusieurs soulèvements cosaques ont lieu contre la noblesse polonaise dont le plus célèbre est mené par l`Hetman cosaque Severyn Nalyvaïko en 1594.

Le métropolite de Kiev et une partie du haut-clergé, en réaction contre les interventions réformatrices du patriarche de Constantinople, se rallie à Rome lors du concile de Brest-Litovsk en 1596. L'Union de l’Eglise de la Rus’ de Kiev avec Rome forme l'Eglise grecque-catholique ukrainienne uniate.

En 1648, l’hetman Bohdan Khmelnytskyi se soulève à son tour contre la Pologne. Le 16 mai allié aux Tatares de Crimée et aux Russes de Moscou, il bat les Polonais à Jovti Vody et le 26 mai à Korsoun. C’est  le début de la guerre de libération qui ébranle les fondations et la stabilité de l’union lituano-polonaise. Ce soulèvement  aboutit  à la naissance d’un territoire Cosaque autonome appelé « Ukraine » (« Confint  ou Marche », en ukrainien) dans le bassin du Dniepr, entre la Pologne et la Russie. L’Ukraine de la Rive Gauche est intégrée à la Russie en tant qu’Hetmanat cosaque par le traité de Pereïaslav en 1654 et la guerre russo-polonaise qui s’en est suivie.

En 1708, l’hetman Ivan Mazzepa  fait reconnaître l’indépendance par  le roi Charles XII de Suède mais dès 1709,  le tsar  Pierre Ier bat Ivan Mazeppa et les Suédois à  Poltava. Les Cosaques deviennent vassaux de la Russie, qui les utilise dans son expansion contre l’Empire Ottoman et la Pologne

Le 2 novembre 1721, Pierre prend le titre d'« Empereur de toutes les Russies », en plus du traditionnel titre de Tsar qui lui était jusque-là accordé. Catherine II de Russie (1762-1796), autocrate éclairée, achève la conquête des steppes situées au bord de la mer Noire après avoir défait l'empire ottoman et le khanat de Crimée et repousse vers l'ouest les frontières de l'empire russe grâce au partage de la Pologne. La Petite Russie (Ukraine) et la Russie blanche (Biélorussie) sont désormais entièrement en territoire russe.

Quant au sud de l’Ukraine, il reste sous le contrôle de l’empire Ottoman. En 1772, lors du 1er partage de la Pologne, la Galicie (Ukraine de l’ouest) devient  autrichienne. En  1793, lors du 2e partage, Catherine la Grande, impératrice de Russie, supprime l’autonomie des Cosaques, et étend l’Empire russe jusqu’à la mer Noire. Les trois quarts de l’actuelle Ukraine sont dès lors russes.Buccovine et Bessarabie sont encore moldaves, tandis que le comté de  Maramtie, l’actuelle Ruthénie transcarpatique est encore hongrois.

La Première Guerre mondiale et la Révolution russe détruisent les Empires russe et autrichien, les Ukrainiens déclarent leur indépendance. Le 20 novembre, la Rada centrale proclame la République populaire ukrainienne, reconnue par la France et la Grande-Bretagne en janvier 1918, et déclare son indépendance le 22 janvier 1918. Cependant, l’offensive des Bolchéviks contraint le gouvernement à quitter Kiev en février 1918. En mars 1918, par l’armistice de Brest-Litovsk, Lénine livre l’Ukraine aux occupants allemands, qui permettent le retour du gouvernement à Kiev. Mais une période de terribles troubles s’ensuit : corps francs allemands, troupes russes débandées, anarchistes de Nestor Makhno, différentes factions ukrainiennes (pro-alliées, pro-allemandes ou pro-bolchéviques) s’affrontent, pillant villes et villages. Le 29 avril, Mikhaïlo Hrouchevsky est réélu président, mais un coup d’État conservateur proclame Pavlo Skoropadsky hetman de l’État d'Ukraine. En même temps et à la suite de la chute de l’Empire austro-hongrois, la petite Ukraine transcarpatique, jadis hongroise et brièvement indépendante en novembre 1918, vote son rattachement à la Tchécoslovaquie et quant à la Bucovine, sa minorité ukrainienne se résigne à son rattachement à la Roumanie.  Un gouvernement ukrainien prend  le pouvoir en Galicie et proclame une République populaire d'Ukraine occidentale (ZUNR) 9 novembre à Lviv. Il en a été  de même  trois jours plus tôt, le 6 novembre 1918 dans le nord-ouest de la Bukovine et le 19 novembre 1918 en Transcarpathie, ainsi qu’autour de Lemko en Galicie occidentale. Mais les polonais de Galicie et les roumains de Bucovine proclament simultanément leurs ralliements respectivement à la Pologne renaissante et au royaume de Roumanie, de sorte que le gouvernement de la ZUNR doit s’établir à Ternopil ; les gouvernements ukrainiens de Lemko, de Bukovine et Trancarpathie ont des existences encore plus brèves, et l’année suivante, Polonais et Roumains sont admis à faire valoir leurs revendications à la Conférence de paix de Paris, alors que ce droit est refusé aux Ukrainiens. Pourtant, en dépit de la guerre polono-ukrainienne de Galicie, et de sa non-reconnaissance par les puissances occidentales, le gouvernement de la ZUNR réussit à maintenir son autorité autour de Ternopil, une région de Galicie où il n’y avait que très peu de Polonais. Le 1er décembre 1918, le secrétariat d’État de la République populaire d’Ukraine occidentale conclut un accord préliminaire avec le Directoire de la République populaire ukrainienne, portant sur l'union des deux états ukrainiens. L'accord est approuvé par la Rada de la ZUNR le 3 janvier 1919 et par le Directoire le 22 janvier 1919, date à laquelle l'union est officiellement proclamée. Dès lors, la ZUNR prend le nom de province de l'ouest de la République populaire ukrainienne. Mais l’union n’est pas pleinement établie : les organismes gouvernementaux de la ZUNR continuent de fonctionner séparément à Ternopil.

Le 22 janvier 1919, UNR et ZUNR s’unissent, mais en même temps, les Allemands se retirent, et dans le vide ainsi créé se déclenche une confuse guerre de harcèlement de type "chacun contre tous les autres" entre troupes russes blanches (dirigées par le général Dénikine et soutenues par les armées Alliées franco-britanniques), l’Armée rouge des Bolchéviks, l’armée nationaliste ukrainienne de Simon Petlioura et l’armée anarchiste. À part les deux dernières, principalement composées d’Ukrainiens, toutes ces troupes vivent sur le pays et affament les villageois ukrainiens à coups de réquisitions répétées. Au cours de cet affrontement généralisé, les Français et les Britanniques occupent Odessa, Sébastopol et d’autres ports, mais l’intervention tourne court à cause du manque de moyens engagés, des mutineries de la mer Noire et de l’hostilité de la population exaspérée par les réquisitions (mars-avril 1919). Vers la fin de 1919 et la première moitié de 1920, les Bolcheviks finissent par l’emporter sur les autres belligérants, et la partie ex-russe de l’Ukraine, avec Kiev pour capitale, est intégrée à l’URSS créée en 1922, tandis que la partie ex-autrichienne, avec Lviv pour ville principale, est intégrée la Pologne dès 1921. . 

Après l’invasion de la Pologne en septembre 1939 par les troupes allemandes puis soviétiques, l'Union soviétique annexe les régions polonaises à forte minorité ukrainienne ; les régions à minorité ukrainienne de Roumanie suivent en juin 1940. Tous ces gains territoriaux sont incorporés à la République socialiste soviétique d'Ukraine en août 1940.

L’Ukraine agrandit ainsi son territoire, mais le régime stalinien est si répressif, que lorsque l’Allemagne nazie envahit l’URSS en 1941, certains Ukrainiens (essentiellement dans l'ouest du pays) accueillent la Wehrmacht en libératrice. Un certain nombre d’Ukrainiens s’engagent notamment dans les forces de police, l’Armée de libération de l'Ukraine, les Hiwis, et la  14° division de la Waffen SS. Plusieurs milliers d’Ukrainiens rejoignent, eux, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), réseau de Résistance nationaliste. Le 22 juin 1941, l’organisation des nationalistes ukrainiens proclame l’indépendance de l’Ukraine à Lviv. L’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) continue  son combat contre l’armée rouge ( jusqu’à son anéantissement en 1954). En 1944, l’Armée rouge "libère" l’Ukraine. Les Ukrainiens qui avaient servi les Allemands, et également les membres de l’UPA, sont en 1945, pour la plupart internés au Goulag comme traîtres (la majorité d'entre eux vont être amnistiés et libérés par Khroutchev après la mort de Staline). À la fin de la guerre, les pertes ukrainiennes s’élèvent à 8 millions de personnes dont 1,377 million de militaires soviétiques de nationalité ukrainienne (15,9 % des pertes totales de l’armée rouge) En 1945, pour souligner son rôle dans la défaite des nazis, l’ONU fait de l’Ukraine, en même temps que de l’URSS et de la Biélorussie, l’un des membres fondateurs de cette organisation. L’URSS y disposera ainsi de 3 voix au lieu d’une.

En 1945, Staline enlève à la Tchécoslovaquie la Ruthénie transcarpatique jadis hongroise (jusqu’en 1918) et la rattache à la République socialiste soviétique d'Ukraine. Enfin, en 1954, son successeur Nikita Khrouchtchev, qui avait été élevé en Ukraine, pour marquer le 300e anniversaire du traité de Pereïaslav, transfère la Crimée à la RSS d’Ukraine, dont l’unité territoriale est ainsi parachevée

Ce n’est qu’en 1989 que la libéralisation du régime soviétique et la libération de tous les détenus politiques permet aux Ukrainiens de s’organiser pour défendre leurs droits. En 1989, le Mouvement populaire d'Ukraine est créé. Lors des élections de mars 1990, les partis ukrainiens du bloc démocratique obtiennent environ 25 % des sièges au Parlement. Sous l’influence des députés démocrates, le Parlement adopte, le 16 juillet 1990, la Déclaration sur la souveraineté politique de l’Ukraine et l’indépendance complète de l’Ukraine est proclamée le 24 août 1991. La semaine suivante, l’URSS cesse d’exister à la suite de la dissolution décidée lors de la réunion à Minsk des dirigeants russe, ukrainien et biélorusse.

 

En conclusion, force est de constater que l’on ne peut parler d’une nation ukrainienne mais de différents peuples ukrainiens qui ont rarement partagé une histoire commune et qui ne s’imaginent  pas de ce fait, au-delà des divisions linguistiques et religieuses, un avenir commun ; la partie occidentale  rêvé d’abord de l’Occident et du modèle américain à travers une demande d’association  et même d’intégration irréaliste à  l’Union Européenne tandis  que les parties orientales et sud continuent de concevoir leur avenir du côté de la Russie à travers la CEI et une Union Eurasienne.

Dans une telle situation soit l’Ukraine doit se doter d’une constitution fédérale prônée par la Russie avec le risque à terme de partition soit elle ne conservera son unité qu’au prix de son intégration dans l’Union Eurasienne mais à condition qu’un accord historique de partenariat soit conclu entre celle-ci et l’Union Européenne programmant à long terme une unification des deux zones pour un projet d’Europe de 2050 de  Brest (ou plutôt de Caherciven  en Irlande)   Vladivostok.


 [T1]

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 17:14

 

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Bien peu connaisseurs de la personnalité du Président Wladimir Poutine, les pseudo-spécialistes de nos médias occidentaux ont cru pouvoir analyser comme un camouflet pour la Russie la prise du pouvoir à Kiev par des Ukrainiens pro-européens après avoir été pendant les quelques années gâchées de leur période orange plus pro-américains qu’européens.

C’était oublier un peu vite que, depuis l’affaire de Libye que la Russie  a de bonnes raisons, comme la Chine, de considérer comme un coup tordu des Occidentaux, le Président Poutine, en bon joueur d’échec, a  repris la main et s’est bien décidé à avoir désormais toujours un coup d’avance.

Il suffit de voir comment il a habilement manœuvré depuis trois ans dans l’affaire de Syrie pour penser qu’il n’aurait pas analysé depuis très longtemps toutes les situations qui pourraient se produire entre la Russie et l’Ukraine auquel les Occidentaux très imprudemment ont laissé miroiter l’espoir d’intégrer l’Otan et d’être associée à l’Union Européenne oubliant que ce pays n’est absolument pas dans une situation historique, culturelle et économique comparable à la Pologne ni même aux Pays Baltes.

En effet, il sait depuis longtemps que la situation de l’Ukraine est instable en raison notamment de l’attraction que l’Union Européenne exerce surtout depuis l’intégration de la Pologne et des Pays Baltes sur la partie occidentale du pays pour des raisons historiques et le restera longtemps s’il n’agit pas, contrariant fortement ses projets de restauration de l’influence russe.

En outre il a pu étudier tous scénarii à l’échelle d’un pays plus petit comme la Géorgie qui, elle aussi, a eu la volonté provocatrice d’intégration de la part des membres de l’Alliance Atlantique et  d’association de celle de l’Union Européenne.

La crise avec l’Ukraine dure depuis sa sortie de l’Union Soviétique de sorte que le Président russe a forcément prévu comme possibles les événements qui viennent de se produire à Kiev pour ne pas dire qu’il ne les a habilement provoqués en bon ancien des Services Secrets de manière à trancher une fois pour toute le litige qui l’empêche de faire avancer ses projets de Communauté des Etats Indépendants.

Aujourdhui les Occidentaux n’ont aucun moyens sérieux d’aider les Ukrainiens à se sortir du mauvais pas dans lequel certains agitateurs irresponsables les ont placés.

Bien au contraire les Etats Unis et l’Union Européenne ont bien besoin de la Russie pour essayer de se sortir des guêpiers syrien, iranien et également afghan.

Dans ces conditions, l’Ukraine ne peut éviter sa partition qu’en passant par certaines conditions russes avec l’encouragement des Occidentaux qui n’ont aucun intérêt à jouer les gros bras, à savoir :

  1. en renonçant à tout espoir d’intégration dans l’Otan et de partenariat bilatéral avec l’Union Européenne ;

  2. en acceptant d’intégrer la Communauté des Etats Indépendants autour de la Russie en contrepartie de l’engagement de l’Union Européenne (qui serait bien inspirée de demander aux Etats Unis de la laisser régler cette crise)  de négocier avec cette CEI seulement un grand accord de partenariat réglant sur tous les plans les rapports entre la partie Occidentale et Centrale de l’Europe avec sa partie Orientale dans la sphère naturelle d’influence depuis des siècles de la Russie dont on ne peut plus espérer la dépouiller.

A ce prix seulement, l’Ukraine pourra retrouver la seule forme de réelle souveraineté qu’elle a eue aux meilleurs moments de son histoire.

 

 

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 09:46

 

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La Ministre Présidente de Sarre vient de prendre une initiative intelligente et pragmatique en  matière d’apprentissage des langues dans l’Union Européenne en décidant de proposer que son Länder devienne bilingue allemand-français.

Intelligente tout simplement parce que le simple  bon sens veut que pour favoriser la circulation des travailleurs dans les régions frontières à l’intérieur de l’Union, il vaut mieux inciter les jeunes à commencer à apprendre la langue du voisin avant l’anglais sauf s’il est la langue de l’Etat le plus proche.

En effet, s’il est légitime que les parents fondent beaucoup d’espoir de voir leur progéniture poursuivre des études après leur scolarité obligatoire, la majorité de leurs enfants n’en poursuivra pas et ne poursuivra  pas une carrière obligeant à posséder la connaissance de l’anglais qui peut d’ailleurs fort bien être appris en seconde langue de sorte que sauf apprentissage d’un métier nécessitant l’étude de cette langue, la maitrise de la langue de l’Etat voisin leur offre de bien meilleures perspectives de travail.

La Sarre rejoint ainsi le Luxembourg qui a compris depuis longtemps l’intérêt du bilinguisme allemand-français.

Le projet  Sarrois entend au préalable se baser sur «une large participation» de la population, dont «la volonté d'apprendre la langue du voisin» mais également «l'exploitation des chances lorsqu'il s'agit de créer un espace plurilingue par les entreprises, les chambres de commerce et d'industrie et les universités» est importante. Ce n'est donc qu'à la condition d'un soutien de la population et d'un développement à grande échelle de la «compétence française» que la Sarre entend devenir le premier Land plurilingue en Allemagne, conclut la Ministre Présidente.

Pour l'heure, plus de 18.000 travailleurs frontaliers lorrains se rendent en Sarre. L'économie sarroise est principalement axée sur la production et le commerce avec les entreprises de l'autre côté de la frontière. Le Land présente déjà le taux le plus élevé d'apprenants de français dans les écoles.

On reste en  droit  d’être étonné que ce bon sens ne soit pas toujours pas partagé par les Lander de Rhénanie Palatinat et du Wurtemberg. Mais plus encore que les Régions Lorraine, Alsace et Franche Comté, compte tenu de leur niveau de  chômage  et de celui de l’emploi dans la Rhénanie Palatinat, le Bade-Wurtemberg ou à Bâle, n’aient pas pris avant la Sarre un telle initiative en faveur de l’enseignement de l’allemand comme Ière langue étrangère.

Rappelons qu’avant la Sarre, le Bade Wurtemberg avait envisagé déjà de faire enseigner le français comme  Ière langue mais qu’un recours judiciaire favorable à l’anglais l’avait amené à y renoncer.

En Suisse, face à une attitude qui se croit moderne et dynamique des cantons de Zurich et alentours  en faveur du tout anglais, certains autres cantons situés carrément sur la frontière linguistique allemand-français tels que les cantons du Jura, de Bâle, de Neuchâtel, de Berne avec notamment la ville bilingue de Biel/Bienne, de Fribourg et du Valais commencent seulement à se rendre compte de l’intérêt du bilinguisme allemand-français alors que vu de l’étranger on peut raisonnablement être surpris  que de tels cantons dont certains ont des minorités linguistiques de langue française ou allemande n’aient pas depuis longtemps développé un tel bilinguisme.

Espérons que le  combat, en faveur des langues du voisin, soit  sérieusement repris d'un côté comme de l'autre du Rhin et puisse servir d’exemple à l’échelle de l’Union Européenne.

En attendant cette initiative doit être saluée avec enthousiasme et reconnaissance. Elle tient compte des réalités géographiques et politiques de la vallée du Rhin supérieur au XXI ième siècle.

 

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20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 14:56

 

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Imaginer une marmite chauffée. Le feu est allumé sous la marmite. Si on monte la température très doucement, la grenouille ne s’aperçoit de rien. L’eau  est bientôt tiède et la grenouille trouve cela plutôt agréable et continue de nager. L’eau est maintenant chaude. C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille. Cela la fatigue un peu mais elle ne s’affole pas pour autant. L’eau devient désormais très chaude et la grenouille commence à trouver cela désagréable mais elle s’est affaiblie alors  elle supporte et ne fait rien. La température continue de monter jusqu’au moment ou la grenouille va tout simplement finir par mourir. Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50 degré, elle aurait immédiatement donné le coup de pattes adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite.

Cette expérience montre que lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une dérive à laquelle nous nous habituons. Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans ont été peu à peu banalisées et nous dérangent mollement aujourd’hui ou laissent indifférents la plupart des gens. Au nom du progrès et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité, à l’intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s’effectuent lentement et inexorablement avec la complicité  croissante des victimes ignorantes ou démunies. Les noirs tableaux annoncés pour l’avenir, au lieu de susciter des réactions, des mesures préventives ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes voire dramatiques. Le gavage permanent d’informations « politiquement corrects » de la part des médias sature les cerveaux qui n’arrivent plus à faire la part des choses.

C’est ce que dénonçait déjà Saint Augustin :

« A force de tout voir, on finit par tout supporter

   A force de tout supporter, on finit par tout tolérer

   A force de tout tolérer, on finit par tout accepter

   A force de tout accepter, on finit par tout approuve ! »

 

Texte diffusé sur internet d’Olivier CLERC, écrivain et philosophe

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 18:43

 

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L’Histoire est l’hérédité des peuples. L’Union Européenne ne saurait oublier que les territoires des 6 membres fondateurs (Allemagne Fédérale, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays Bas) avaient tous appartenu à l’Empire de Charlemagne qui, en tant qu’Empire d’Occident,  se voulait la restauration de l’Empire Romain d’Occident face à l’Empire Romain d’Orient   depuis la création de Constantinople par l’empereur Constantin  et son érection comme deuxième capitale de l’Empire à égale de Rome avec le partage de l’Empire Romain en 385 par l’empereur Théodose..

L’Union Européenne ne saurait oublier non plus que son extension s’est faite essentiellement ensuite à des territoires de l’ancien Empire Romain Germanique ou liés à lui par une dynastie commune tels l’Espagne ou le Portugal sous l’empereur Charles Quint de Habsbourg.

Ainsi l’Union Européenne  s’est progressivement formée depuis  50  ans à partir des territoires, exception faite de la Grèce et de Chypre, qui ont toujours composée l’Europe Occidentale et Centrale lesquels sont les héritiers de l’Empire Romain d’Occident  disparu en 476 avec le dernier empereur romain d’Occident Romulus Augustule, restauré en l’an 800 par Charlemagne, puis à nouveau en 962 par Othon le Grand, aboli en 1806 du fait du couronnement de l’empereur Napoléon Ier deux ans auparavant, véritable nouvel empereur d’Occident.

En revanche, la séparation de la chrétienté en 1054 entre catholiques et orthodoxes a constaté le fossé croissant séparant l’Empire Romain d’Occident incarné d’un côté par l’Empire Romain Germanique et Rome et de l’autre côté par l’Empire Romain d’Orient dit Byzantin et Constantinople.

Or la prise de cette dernière par les Turcs ottomans en 1453 a amené les empereurs russes à se considérer  comme les héritiers des empereurs romains d’Orient et à reprendre le titre de César/Tsar à l’instar de ce qu’avaient fait avant eux les empereurs romains germaniques en se faisant appeler Kaiser/César. Puis à ce titre les empereurs russes se sont sentis investis de la protection des chrétiens orientaux majoritairement orthodoxes et soumis à la domination ottomane stoppée à Vienne par les armées du Saint Empire Romain Germanique.

Ainsi à bon droit, ont-ils considéré  que Moscou était devenue la troisième Rome, en raison du maintien de l’occupation de Constantinople par les Ottomans, et comme elle capitale de l’Empire Romain d’Orient.

A ce titre, Moscou peut légitimement estimer que l’Europe Orientale orthodoxe grec ou slave ressort de sa zone séculaire d’influence.

Ainsi si la deuxième guerre mondiale a permis  à l’Union Soviétique  vainqueur d’étendre son influence à certains territoires d’Europe Occidentale telle la Pologne, certes slave mais catholique  dans l’orbite de Rome ou à la Tchécoslovaquie slave mais protestante, ou à la Hongrie magyare, voire aux Etats baltes, une telle influence ne pouvait se maintenir après la chute de l’Union Soviétique et du Pacte de Varsovie, pendant oriental du pacte d’alliance militaire occidentale de l’Alliance Atlantique lui faisant militairement face.

En revanche, si la Grèce, Chypre, la Yougoslavie avaient pu échapper à sa zone d’influence, cela s’explique en contrepartie  en raison des prétentions mal fondées de l’Union Soviétique à vouloir imposer sa zone d’influence sur les territoires ci-dessus historiquement liés à l’Europe Occidentale.

En revanche, il n’est pas contestable que l’Ukraine, la Biélorussie, la Géorgie, voire même la Bulgarie et voire même encore la Serbie, et également la Grèce et Chypre appartiennent tous au monde helléno-slave orthodoxe qui partagent entre eux beaucoup plus de valeurs qu’avec les autres territoires de l’Europe Occidentale.

Si du fait de l’influence historique de l’empire Austro-Hongrois et de la Pologne, l’Ukraine se trouve tiraillée entre l’Europe Occidentale et la Russie, il n’en reste pas moins qu’il parait difficilement contestable qu’elle constitue avec Kiev le berceau historique de la Russie et que  les liens séculaires qu’elle entretient avec elle la rende à tout point de vue plus proche de cette dernière que de l’Union Européenne ce dont cette dernière doit tenir raisonnablement compte.

Et si l’Union Européenne a pu jusqu’à présent considérer que l’Alliance Atlantique pouvait s’étendre à des Etats qui avaient fait partie du Pacte de Varsovie jusqu’à seulement 20 ans en arrière, tels la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, non seulement il ne présente guère d’intérêt militaire à vouloir l’étendre  à l’Ukraine ou à la Géorgie  mais en revanche a l’inconvénient  majeur de créer un motif de tension inutile avec la Russie et de compromettre la politique de partenariat avec elle.

De même la proposition de l’Union Européenne de partenariat avec l’Ukraine apparait tout aussi peu pertinente au moment ou la Russie cherche à affermir avec elle la Communauté des Etats Indépendants qui ne peut absolument pas apparaitre comme un projet d’avenir complémentaire mais concurrent obligeant les Ukrainiens à faire un choix cornélien entre l’Union Européenne et la Russie.

Or les Ukrainiens doivent savoir que la signature d’un  partenariat avec l’Union Européenne ne fera pas avant très longtemps de l’Ukraine un candidat à l’adhésion et que malheureusement les difficultés financières de la plupart des Etats membres ne permettront pas avant longtemps à l’Union de lui fournir l’aide financière massive dont elle a urgemment besoin et que seule la Russie est actuellement capable de lui offrir sans autant de conditions que l’Union Européenne serait obligée de lui imposer si elle était en mesure de se substituer à l’offre de sa « cousine ».

En conclusion, l’Union Européenne ne peut s’offrir le luxe d’une tension permanente avec la Russie comme elle le fait avec la Turquie les amenant à se poser la question de leur « européanitée » et à rechercher  un  avenir alternatif hors d’Europe, mais laisser la CDI s’affirmer puis engager globalement avec cette CDI et non bilatéralement avec chacun de ses membres actuels ou potentiels un accord de partenariat préparant l’adhésion à terme de celle-ci à l’Union et l’Unification du continent non seulement de l’Atlantique  à l’Oural selon l’expression du général de Gaulle mais de l’Atlantique au Pacifique.

 


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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 13:07

 

 

Français encore un petit effort de tolérance moutonnière et vous pourrez avoir dans peu d’années comme successeur du Président normal Hollande, un avatar de Berlusconi et pourquoi pas dans quelques années DSK lui-même  dont, après tout, la vie privée ne regarde que lui.

Sauf qu’on s’attendrait en Europe à ce que les Français se préoccupent davantage de l’autorité pas seulement morale qu’un président de la République Française peut conserver non seulement à leur égard mais surtout à l’égard des autres Européens  dont la Presse fait une présentation pour le moins ironique de la Normalité  française quand un éditorialiste d’un hebdomadaire d’une Suisse dont la réputation de neutralité n’est plus à faire se permet de qualifier tout simplement le président français de Plouc !

Certes le président Hollande n’est pas le président Berlusconi mais les Français et les Européens doivent souhaiter que de capitaine de pédalo  il ne se mette pas à ressembler au général Boulanger ou moins romantiquement  au président Félix Faure.

 

En fait les présidents de la République française, surtout depuis Giscard d'Estaing se comporteraient de plus en plus non seulement pour leur train de vie "au frais de la princesse" mais également pour leur vie familiale comme les ci-devants capétiens tout en passant  désormais pour des "ploucs" sinon aux yeux de leurs concitoyens du moins des autres européens.

 

Au pays de la culture, du luxe .........cela manque pour le moins de classe !

 



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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 17:50

 

 

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Le Premier Ministre du Royaume Uni Monsieur Cameron a fait récemment sinon la déclaration la plus stupide du moins la plus europhobe que l’on pouvait entendre de la bouche d’un des principaux dirigeants politiques européens.

En effet il n’a rien trouvé de mieux que de déclarer que les étudiants anglais avaient beaucoup plus intérêt à apprendre le Chinois que le Français ou l’Allemand.

Celui-ci n’ignore pourtant pas  que sur 500 millions de citoyens, l’Allemand est la langue maternelle d’environ 100 millions et le Français d’environ 70 millions soit plus d’un tiers alors  que l’Anglais n’est celle que de 65 millions.

Certes le Premier Ministre anglais considère que si les étudiants du Royaume Uni n’apprennent plus que le Chinois, les Allemands, les Français  mais aussi les Italiens, les Espagnols, les Polonais, les Néerlandais  n’ont qu’à ne plus apprendre que l’Anglais (ce qui est bientôt le cas) comme seule langue étrangère et ainsi le problème peut  paraitre résolu.

Sauf que demain par exemple, Madame Merkel  serait encore plus fondée  ( l’Allemagne étant le pays d’Europe qui a le plus gros commerce extérieur avec la Chine)  à suivre le raisonnement de Monsieur Cameron, et donc à conseiller elle-aussi aux étudiants de langue maternelle allemande à apprendre le chinois plutôt que l’Anglais voire demain  Monsieur Hollande  ou tout autre Premier Ministre d’un Etat européen au motif que le chinois est la langue parlée par le plus grand nombre et qu’il convient d’augmenter le commerce de leur pays respectif avec la Chine.

Ainsi demain, dans une génération, ce n’est plus l’Anglais qui sera la principale langue de travail de l’Europe mais le Chinois !

Mais alors que  l’expression française  «  c’est du chinois !» ou du charabia est utilisée en France péjorativement par une personne qui ne comprend pas une autre personne qui maitrise mal la langue dans laquelle elle s’exprime  ( ce qui devient de plus en plus le cas non seulement dans certaine organisation internationale mais également dans certaines administrations de l’Union Européenne elle-même)  demain tous les européens diront sans plus aucune idée péjorative que leurs  dirigeants politiques européens s’expriment en chinois mais  sans être encore moins surs  qu’ils maitriseront cette langue chinoise mieux que l’Anglais.

Mais soyons un peu sérieux.

Outre le fait que les jeunes anglais estiment de moins en moins devoir se soucier d’apprendre non seulement une autre langue de l’Union Européenne, il est peu probable qu’ils se mettent tous à suivre la recommandation de leur Premier Ministre considérant qu’après tout, les Chinois n’ont qu’à apprendre une seule langue étrangère l’Anglais et le problème est résolu.

Sauf que de plus en plus de Chinois, considérant que l’Allemagne est la principale puissance économique de l’Europe, se mettent à apprendre l’Allemand comme d’ailleurs bon nombre des étudiants d’Europe de l’Est aujourd’hui.

Notons en passant que les pays de l’Union Européenne seraient particulièrement bien fondés  à réclamer cette fois au Royaume Uni comme il a toujours su bien le faire à l’Union Européenne depuis Madame Tchatcher une indemnisation au titre des sommes gigantesques   ( et souvent pour des résultats plus que médiocres) pour ce que leur coute  l’apprentissage de l’Anglais par leurs étudiants alors que les étudiants anglais apprennent de moins en moins les langues européennes et n’y sont  pas incités par leur Premier Ministre. Il y a bien là en effet d’un certain point de vue un avantage induit, une distorsion de concurrence à laquelle devrait s’intéresser le Commissaire compétent de la Commission européenne et le Conseil Européen.

Plus raisonnablement, il est évident que dans un avenir encore proche, peu d’étudiants européens seront amenés à utiliser le Chinois plutôt que l’Allemand, le Français, l’Anglais l’Italien, l’Espagnol, le Polonais, le Portugais …….

Tout simplement parce que, même aujourd’hui, un pourcentage tout compte fait assez restreint  d’Européens non anglophones par exemple  utilisent couramment l’Anglais (encore moins de 5% et   pour la plus grande part d’entre eux  ayant fait des études supérieures).

Alors que pour le plus grand nombre des jeunes qui ne poursuivent pas des Etudes supérieures il serait beaucoup plus rationnel, sur le plan de l’amélioration de la Libre Circulation européenne, d’une meilleure osmose dans les zones frontalières, du traitement du chômage, de leur enseigner en première langue étrangère la langue du pays voisin.

On n’arriverait par exemple pas à l’aberration actuelle de l’Alsace Lorraine autrefois germanophone dont les jeunes sans projet d’Etudes Supérieures apprennent l’Anglais alors qu’ils pourraient trouver des emplois en Allemagne voisine, emplois que viennent chercher des ouvriers ou des employés espagnols contraints pour ce faire de suivre des cours d’Allemand.

Car il faudrait quand même que nos élites européennes comprennent que ce n’est sans doute pas encore demain  qu’un simple ouvrier ou un simple employé d’un pays européen venu travailler dans un autre pays européen  pourra s’adresser en anglais à un autre simple ouvrier ou employé voire contremaitre ou petit cadre de ce pays !

 

 

 

 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 18:39

 

 

  

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Il y a encore quelques années, on avait l’habitude de désigner l’Allemagne comme « l’Homme Malade » de l’Europe.Force est d’admettre que c’est aujourd’hui la France qui est désormais « l’Homme Malade » de l’Europe.

Alors que l’Allemagne a réussi en  60 ans à retrouver une prospérité inégalée en Europe si ce n’est de la part de la Suisse qui ne fait pas partie de l’Union Européenne, la France n’a cessé de décliner depuis maintenant près de 100 ans et ce déclin n’a fait que s’accentuer depuis 30 ans.

Il ne sert à rien de la part des Français de rechercher la cause de ce déclin continu dans son appartenance à l’Union Européenne et dans la création de l’Euro. En effet l’Allemagne est à l’origine  comme la France de l’Union Européenne et de l’Euro alors que la Suisse n’en fait pas partie et a conservé sa monnaie.

Bien avant cette création de l’Euro, le Franc français n’avait jamais cessé de dévaluer par rapport au Deutschemark et par rapport au Franc suisse (Rappelons que vers les années 60, Franc français et Franc Suisse étaient à la parité).

Pourtant alors que la France peinait déjà, malgré les dévaluations successives, à équilibrer sa balance commerciale, l’Allemagne et la Suisse n’ont pas cessé d’améliorer la leur.

Aujourdhui tous les économistes s’accordent à dire que la compétitivité de l’Economie Française n’a cessé de se dégrader par rapport à celle de ces deux pays.

Or il ne sert à rien de dire que l’Allemagne et la Suisse comptent beaucoup de pauvres. Une chose n’est en effet pas contestable c’est qu’ils ne trainent pas le boulet du chômage depuis 30 ans alors que, sans succès, les hommes politiques français de droite comme de gauche n’ont pas cessé de promettre la décrue et il suffit de traverser l’Allemagne et la Suisse pour constater que la pauvreté y est en tous cas, malgré toutes les allocations diverse versées en France à la différence de ces deux pays, beaucoup moins visible que chez elle.

Il n’est donc pas inutile de se demander si la différence ne tient pas au système de gouvernement français qui s’avère incapable de créer les conditions cadres favorables au développement des entreprises privées.

Or force est de constater que la compétence et la clairvoyance des dirigeants politiques français depuis la mort du Général de Gaulle n’a pas été à la mesure de l’intelligence qu’on leur attribue.

Il suffit d’en juger par la montée constante de l’endettement public depuis 40 ans qui n’a jamais inquiété outre mesure ces dirigeants jusqu’au jour où a éclaté la crise des subprimes.

Il est quand même assez renversant pour un observateur étranger de constater que Madame Lagarde aujourdhui Présidente du FMI ne s’en était guère inquiétée lorsqu’elle était ministre des finances de la France même quand le premier ministre Fillon ,le plus clairvoyant, vite sommé de se taire par le Président Sarkozy, avait dit que la France était en faillite.

Force est malheureusement de constater que la France est devenue un des pays d’Europe qui compte le plus de conservateurs de droite comme de gauche , parfaitement incapable de se réformer tant qu’elle ne se trouve pas au bord du gouffre et en attente perpétuelle de l’Homme providentielle qui va l’empêcher de sombrer : Jeanne d’Arc,   Napoléon Premier, Napoléon III , le général Boulanger, le général Mac Mahon, le général Pétain , le général de Gaulle…… en fait toujours un militaire dans un pays qui se veut assez anti-militariste.

Mais aujourdhui il n’existe plus de militaire disposant d’un prestige pouvant amener la grande majorité à se regrouper derrière lui pour accepter les réformes nécessaires et  pas davantage de civils disposant encore d’un charisme suffisant pour y parvenir.

Car il faut bien le voir, il est parfaitement exclu d’attendre des dirigeants politiques actuels dont les Français doivent se rappeler une fois pour toute qu’ils sont tous responsables par leur incompétence de la situation actuelle de la France.

Il ne servirait donc strictement à rien de remplacer ces dirigeants actuels par ceux qui étaient avant.

La France est nue, raison pour laquelle elle est déprimée.

Il lui faut donc renouveler l’ensemble de ses dirigeants politiques mais elle ne voit poindre pour l’instant l’éventuel sauveur qu’elle attend  tous  les 25 à 50 ans.

Espérons vivement qu’elle trouve rapidement un tel  Homme providentiel en souhaitant qu’il ne fasse par l’erreur d’attribuer  à l’Union Européenne, à l’Allemagne et à l’Euro la responsabilité des difficultés de la France mais au contraire reconnaisse les qualités des modèles allemand et suisse et s’en inspirent sans complexe.

Surtout espérons que cet homme providentiel relance la main dans la main avec l’Allemagne  la construction européenne en prenant l’initiative de relancer l’adoption d’une constitution européenne faisant de l’Union Européenne une  véritable Fédération qui seule permet de réclamer la solidarité des autres Etats qui la compose.

 

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23 novembre 2013 6 23 /11 /novembre /2013 18:21

 

 

 

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Alors que les Etats Unis d’Amérique se replient de plus en plus sur eux-mêmes en cessant de vouloir jouer le rôle de gendarme du monde qu’ils assument depuis plus d’un demi-siècle en raison non seulement des échecs cuisants qu’ils ont subi au Viet-Nam et en Irak notamment mais également d’un coût financier qu’ils ne sont plus en mesure de supporter, l’Europe est manifestement incapable d’assurer la relève sur ses propres marches frontières en Europe, au Proche et Moyen Orient et en Afrique.

Il est évident que les Etats Unis qui reprochent, à juste titre aux Européens, de n’avoir jamais contribué à l’effort de défense qui leur incombait  dans une défense commune de l’Occident vont devoir redéployer des moyens militaires nécessairement réduits vers la zone pacifique en raison notamment de la montée en puissance de l’armée chinoise qu’il convient rapidement de contrebalancer.

Pourtant non seulement les Européens, notamment les Anglais et les Français voient leur gouvernement réduire de façon drastique et irresponsable les capacités de leurs armées qui se trouvent dans l’incapacité totale de remplir l’ensemble des missions qu’ils leurs assignent au motif de contraintes budgétaires qui les amènent à faire le choix irresponsable de la facilité en faisant sur leur défense les économies qu’ils n’ont pas le courage de faire ailleurs  notamment sur leur budget d’instruction dont la gestion demanderait à être sérieusement auditée tandis que dans le même temps l’Allemagne notamment, pourtant en meilleure santé financière , se refuse, pour des raisons historiques, à assumer un rôle croissant dans cette défense des marches de l’Europe.

Alors que la France se sent obligée de jouer les va-t-en guerre sans en avoir encore les moyens et que les Anglais se montrent de plus en plus prudents, l’Allemagne fait preuve d’une extrême circonspection.

Certes on peut comprendre qu’elle ne veuille pas apparaitre comme une puissante militaire montante face à ses deux partenaires français et anglais affaiblis et qu’elle se soit bien gardée, à raison, de s’engager dans des opérations hasardeuses telles qu’en Libye ou en Syrie évitant dans ce dernier cas à la France de se fourvoyer dans une intervention vouée au désastre, en revanche, on comprend moins qu’elle ne s’implique pas davantage dans la lutte menée en Afrique contre l’Islamisme radical comme pourtant elle a accepté de manière plus constante que la France de le faire en Afghanistan.

Pourtant l’Allemagne et la France ont créé ensemble il y a maintenant plus de vingt ans la brigade franco-allemande -Deutsch-Französische Brigade, qui fait partie du Corps Européen, une unité militaire interarmes binationale dont l’ état-major est stationné à Müllheim (Land de Bade-Wurtemberg) et  constituée de garnisons placées à Donaueschingen, Villingen, Metz, Illkirch-Graffenstaden et Immendingen.

Créée le 2 octobre 1989 dans l’esprit du traité de l’Elysée signé en 1963 entre le président de Gaulle et le chancelier Adenauer, dont on célèbre cette année le cinquantième anniversaire répond à ses quatre principes fondateurs : réconciliation, solidarité, amitié et coopération.

Dans le cadre de la réduction des effectifs des armées françaises, décidée par Nicolas Sarkozy, Paris avait envisagé de rapatrier ou de dissoudre les deux régiments français de la BFA, le 3e régiment de Hussards de Immendingen et le 110e régiment d'infanterie de Donaueschingen. En juillet 2008, Mme Merkel avait toutefois jugé qu'il serait "très dommage" de dissoudre la BFA, "noyau d'une politique de sécurité et de défense européenne". Le Premier ministre François Fillon avait jugé pour sa part "tout à fait intéressante et symbolique" l'hypothèse d'une implantation en France d'unités allemandes.

Finalement  la France a décidé de rapatrier en France les hussards d’Immendingen mais de maintenir à Donaueschingen le 110 RI. Bien plus, dans le même esprit  la France et l’Allemagne ont signé depuis un accord présenté dans les termes suivants par le  général Christian Baptiste, porte-parole adjoint du ministère de la Défense :


"Les deux parties se sont mises d'accord sur le principe de l'installation d'un bataillon allemand dans l'est de la France, dans le cadre de la Brigade franco-allemande", une première depuis 1945…Les conversations se poursuivent pour définir le point d'implantation de ce bataillon", a ajouté le général Baptiste, affirmant "ignorer si cette question sera à l'ordre du jour" d'une rencontre prévue samedi entre le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel.

Et depuis juillet 2010,  le 291eJägerbataillon (bataillon d'infanterie et de reconnaissance allemand) est  stationné à Illkirch-Graffenstaden, au sud de Strasbourg où il a succédé au 1er Régiment du Génie, alors dissous en échange du maintien, en Allemagne, du 110e RI,

Cette  brigade franco-allemande contribue directement au renforcement du lien politique et culturel binational. Elle apparaît comme le noyau clé d’une future défense européenne.

Elle  a fait ses preuves lors d’engagements communs dans le cadre de la SFOR, de l’ISAF ou encore de la KFOR. La brigade a projetté des hommes sur tous les théâtres où la France et l’Allemagne sont engagées, et en particulier en Afghanistan et au Kosovo. Elle est la seule force binationale permanente au monde. Un atout majeur qui favorise les échanges et la coopération. Elle est subordonnée au commandement des forces terrestres (CFT) de Lille, au Heeresführungskommando (HFüKdo) de Coblence, ainsi qu’au corps de réaction rapide européen (CRR-E) de Strasbourg dans le cadre particulier de certaines missions.


Détaillée le 3 octobre 2013, la Loi de programmation militaire française (LPM), qui comprend une nouvelle réforme des armées, prévoit la suppression de 23 500 postes entre 2014 et 2019, et la fermeture de plusieurs bases. Etrangement la Brigade franco-allemande (BFA),  n’a pas été mentionnée dans le dernier Livre blanc sur la Défense et la sécurité nationale (LBDSN).

Dernier régiment exclusivement français stationné en Allemagne, à Donaueshingen (Bade-Wurtemberg), le 110e régiment d'infanterie qui cohabite avec un régiment de chasseurs de la Bundeswehr (le Jägerbataillon 292)  sera donc dissous en 2014 dans le cadre des mesures d'économies prévues par le ministère de la Défense.

 

Sa disparition, jugent plusieurs officiers généraux, jette  une ombre sérieuse sur l'avenir de la BFA, initiative emblématique de la relation entre la France et l'Allemagne mise sur pied par François Mitterrand et Helmut Kohl entre 1987 et 1989. «La dissolution du 110e RI reviendrait à dissoudre la BFA», affirme un officier général du cadre de réserve très impliqué dans le lancement de l'unité binationale, en qualifiant cette décision d'«aberration tactique et politique». La disparition du 110e RI tournerait en tout cas la page d'une présence militaire héritée des forces françaises en Allemagne, qui ont compté jusqu'à 80 000 hommes.

 

Que vont devenir les manœuvres en commun avec un régiment situé en Lorraine et un autre en Allemagne ? On le voit déjà avec le 3ème régiment de hussards rentré en France qui ne pratique plus d’exercices binationaux.

Bien vite oubliés les beaux discours des différentes cérémonies commémorant le cinquantenaire du Traité de l’Élysée tout au long de l’année 2013, enfin, avant le mois d’août car comme toujours, les mots prononcés avant l’été sont bien vite oubliés dès la rentrée…

Ainsi, la dissolution éventuelle du 110e RI mettra un terme à la présence militaire française en Allemagne, continue depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Mais surtout, elle crée  un déséquilibre au sein de la BFA, qui a vu le jour  il y a un peu plus de 20 ans grâce à la volonté du président François Mitterrand et du chancelier Helmut Kohl. Dans ces conditions, la question du maintien de cette brigade va finir par se poser à Berlin.

Pourtant selon les gouvernants français- dont on apprécie  la constance dans leur rapport avec l’Allemane,  il n’est pas question de remettre en cause le “principe d’un stationnement croisé des troupes françaises et allemandes : la France conservera un niveau d’effectif stationné en Allemagne équivalent à celui des forces allemandes stationnées en France (environ 500 hommes)”. Pour rappel, le Jägerbataillon 291 est implanté à Illkirch, près de Strasbourg alors qu’il resterait en Allemagne les personnels  de l’état-major binational installé à Müllheim est avec  un bataillon de commandement et de soutien français.

Lors d’une audition devant la commission sénatoriale des Affaires étrangères et de la Défense, le chef d’état-major des armées (CEMA), l’amiral Edouard Guillaud, avait indiqué qu’une réflexion était en cours concernant l’évolution de la BFA. “L’idée est bien d’utiliser cette brigade. Nous travaillons avec les Allemands pour déterminer sous quelle forme et dans quelles conditions politiques, diplomatiques, géographiques. Ensuite viendra le temps de la décision politique”, avait-il expliqué.

Pour un éditorialiste du Frankfurter Allgemeine Zeitung, la BFA “n’aurait de sens que si elle devenait l’instrument militaire d’une politique étrangère commune. Ce dont il ne saurait être question, comme l’ont prouvé ces derniers temps la Libye, le Mali ou la Syrie”. Et d’ajouter : “La France se considère encore comme une puissance capable d’intervenir sur la scène géopolitique mondiale, dans le cadre de ses moyens. L’Allemagne, elle, s’est imposée une “culture de retenue militaire” qui frise l’incapacité à participer à l’Alliance. La fin de la brigade franco-allemande serait donc certes regrettable, mais logique d’un point de vue politique.” C'est le principe même d'une Europe unie et puissante qui est fragilisée.
En une quinzaine d'années, l'idéal européen s'est épuisé.

L'euroscepticisme a gagné du terrain, et avec lui, les populismes et les égoïsmes nationaux.
La crise financière et économique a accentué les divisions et les suspicions entre nos nations.
Comment bâtir une politique de sécurité et de défense commune digne de ce nom, si le rêve d'une Europe solidaire et forte n'est plus au cœur de notre ambition ?
Tant que nous n'aurons pas retrouvé les motifs de croire à l'idéal européen, tant que nous n'aurons pas fait naître dans les opinions le sentiment que l'Union européenne est notre chance d'avenir et notre protection, alors le projet d'une défense collective sera toujours hésitant.
C'est ici le rôle des responsables politiques qui doivent avoir le courage de convaincre leurs peuples que l'Europe est une nécessité vitale dans la mondialisation.

L'Europe n'est pas seulement un marché. Elle n'est pas seulement une monnaie.Elle a vocation à être une puissance internationale, capable de défendre son indépendance et ses intérêt propres.

 Une chose apparait sûre : pour quelques ridicules économies qu’elle aurait pu faire tout autant en supprimant un régiment comparable stationné sur son territoire la France se renie et se prive d’un très important symbole à un moment oû elle devrait tout  faire au contraire pour amener l’Allemagne à s’intéresser davantage à la défense commune des marches de l’Europe  en poursuivant  la construction d’une véritable armée fédérale européenne.

 

 

 

 

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 12:19

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Après la prise de position très claire du pape François contre une intervention militaire des Etats Unis et de la France contre la Syrie, on est en droit de s’étonner que les catholiques français mais également tous les chrétiens de France, si souvent prompts à manifester pour des causes moins graves, n’organisent pas de grandes manifestations  pour dénoncer les décisions des Chefs d’Etat français et américain prises peu démocratiquement contre la volonté largement majoritaire de leurs concitoyens.

D’autant que la France avec  la Russie  s’est toujours présentée depuis plus de 150 ans comme une des protectrices des Chrétiens Orientaux .

Or aujourdhui, il est difficilement contestable que la très grande majorité des Chrétiens de Syrie et leurs représentants religieux  soutiennent le régime en place qu’ils considèrent,  et ils sont certainement les mieux placés pour en juger,  comme le moindre mal face à des radicaux islamistes qui manifestent partout au Proche et Moyen Orient, en Egypte, Libye, Tunisie leur haine des « mécréants » chrétiens dans la mesure ou comme en Irak avant  les régimes Baas  les dictateurs  Saddam Hussein  ou Assad père et fils leur ont assuré une réelle protection.

Agissant comme elle le fait, la France laisse à la Russie seule, le rôle de puissance protectrice traditionnelle des Chrétiens Orientaux  pour s’aligner, par intérêt mal compris, sur la politique agressive des potentats du  Qatar et de l’Arabie  Saoudite  de soutien aux sunnites radicaux  contre les chiites qu’ils ont quelques bonnes  raisons de craindre.

Cette politique gribouille consistant à  faire passer certains intérêts économiques et financiers avant l’intérêt supérieur de la France aboutit  à soutenir une véritable guerre de religion  entre Sunnites et Chiites rappelant celle ayant eu lieu il y a 500 ans en Europe Occidentale entre Catholiques et Protestants  alors qu’elle était agressée par les musulmans turcs sunnites avec le paradoxe qu’aujourdhui  les Chrétiens catholiques et orthodoxes majoritaires de Syrie  Europe se retrouvent les alliés de fait des Chiites tandis que les Chefs d’Etat des Etats Unis et de la France , Etats majoritairement Chrétiens  vont soutenir,  bien qu’ils s’en défendent,   des rebelles composés à 80 % selon les services de renseignements d’islamistes radicaux.

Et face à cela, l’Union Européenne  très majoritairement  chrétienne se sent obligée sous la pression du gouvernement français  à le soutenir « moralement »  pour lui permettre  de sauver la face au risque de  devoir rapidement « rétropédaler » pour  maintenir aux yeux du Monde un minimum de cohésion entre ses Etats membres.
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Syrie : quelques réalités que les (autres) médias ne sont pas autorisés à vous montrer

 

2 septembre 2013

Rappel : Le 14 février 2003, le ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin déclarait au Conseil de sécurité des Nations Unies que « participer à la guerre en Irak sans avoir la preuve absolue de la présence d’armes de destruction massive et sans l’accord des Nations Unies n’était pas envisageable pour la France ». 10 ans plus tard, la France est le seul pays d’Europe à soutenir une frappe contre la Syrie… alors que la Russie a plusieurs fois indiqué que personne n’a présenté aucune preuve du fait que des armes chimiques ont été utilisées par le gouvernement syrien.

Rappel : on lit un peu partout, ici et , que « les rebelles syriens ont fait eux-mêmes exploser, par mauvaises manipulations, des bombes chimiques que leur avait fourni l’Arabie saoudite », ou encore que « les rebelles syriens assument la responsabilité des attaques chimiques ».

Soyons sérieux un instant : les rebelles – et personne ne sait à ce stade s’ils ont ou pas déclenché cette attaque chimique ci, même s’il est maintenant établie qu’ils ont déclenché l’attaque chimique du mois de mai dernier – avoueraient avoir déclenché des attaques chimiques, anéantissant ainsi leurs chances de voir les Etats Unis attaquer Assad ? Il faut, avec le monde arabe, ses médias et ses mensonges, à coté desquels les manipulateurs médiatiques occidentaux sont des débutants, toujours raison garder. A l’inverse, d’ailleurs, il est pertinent de se demander pourquoi Assad aurait été assez imprudent pour attirer l’attention des diplomates avec une attaque chimique, alors que le monde lui a démontré depuis deux ans qu’il peut tranquillement tuer sa population.

Par contre, voici quelques images que les médias traditionnels seront gênés de vous montrer :

John Kerry/ Assad, diner en ville à Damas en 2009

Kerry dinant en couple avec Assad, en 2009, dans un restaurant de Damas, juste avant le déclenchement de la guerre civile aux 100 000 morts dont le monde entier se lave les mains – jusqu’à ce que la ligue arabe soudainement demande aux occidentaux de « prendre leurs responsabilités » et d’attaquer Assad. La ligue arabe, dont la détestation de l’Occident égale le nombre de puits de pétrole, n’envisage pas un seul instant de « prendre ses responsabilités » dans le conflit sunnite/ chiite qui ensanglante la Syrie, mais elle exige de l’Occident – qui n’y comprend rien – qu’il fasse la sale besogne. John Kerry, secrétaire d’Etat de la première puissance mondiale qui a traité cette semaine al Assad de voyou, souhaite que vous ne diffusiez pas cette photo.

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