Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:10

Scan10001

 

CH.III    LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

                                                                                                               

I. Principauté de Dombes  (Trévoux)                                                                                           

 terre d’empire de 1032 à 1531

 

Attribuées au royaume de Lothaire en 843 ; en 888, les Dombes appartiennent au royaume de Bourgogne lequel est intégré à l’empire en 1032.

 

Maison de Beaujeu

 

Les Dombes sont acquises vers le Xième siècle par les seigneurs de Beaujeu, vassaux des rois de France pour le Beaujolais ; Les seigneurs de Beaujeu se retrouvent de ce fait vassaux de l’empereur  tout en restant vassaux du roi de France pour leurs terres du Beaujolais.

À la fin du XIIe siècle, les sires de Bagé et de Villars se partagent la région de la Dombes.

 

Le 15 juillet 1218, Marguerite, fille du sire de Baugé épouse Humbert V de Beaujeu auquel elle apporte la seigneurie de Miribel et des Dombes. Par la suite les seigneurs de Beaujeu acquièrent peu-à-peu  tout ce que  possédaient les sires de Baugé et une partie de ce que les sires de Thoire-Villars possédaient. Ils avaient d’abord leur conseil souverain à Villefranche en Beaujolais, où ils faisaient leur séjour ; mais ayant fait bâtir en Dombes la ville de Beauregard,  ils y transportent le siège de leur conseil souverain.

                                                                                                               

.Humbert Ier (Humbert V de Beaujeu), premier prince des Dombes de 1218 à 1250, seigneur de Beaujeu

Il engage de nombreux conflits armés contre les comtes de Forez. Guy IV met fin à ces guerres. Son fils Renaud épouse Isabeau, fille d’Humbert. A plusieurs reprises il porte secours aux armées du roi de France, Louis VIII. Au décès de ce dernier, il soutient, avec vigueur, le parti et les intérêts de Saint Louis (Louis IX). Ceci lui vaut d’être promu connétable de France. Il accompagne le roi lors de la croisade de 1248. Il meurt en Palestine, en 1250.                           

 

.Guichard Ier, prince des Dombes de 1250 à 1265, seigneur de Beaujeu

Fils d’Humbert Ier.

Il consacre sa vie au service du roi Saint Louis. Il se distingue sur tous les champs de batailles. Le roi de France le fait connétable de France. Il épouse Blanche de Châlon. Il décède sans descendant, en 1265.

 

.Renaud, prince des Dombes de 1265 à 1272          

Beau-frère de Guichard et époux d’Isabeau de Beaujeu.

Il hérite de toutes les terres de cette Maison. Il doit  lutter contre les comtes de Savoie qui accroissent leur puissance et se font redoutables à l’égard de leurs voisins.

 

Maison de Forez

 

.Louis Ier de Forez ( ?-1295), prince des Dombes, comte de Forez, seigneur de Beaujeu, seigneur de Bugey et de Valromey de 1272  à 1295

Fils de Renaud Ier, comte de Forez  et d’Isabelle de Beaujeu ; frère de Guigues VI.

Il connaît dès le début de sa souveraineté des conflits avec Henry de Varax.  Il doit demander l’aide de Philippe, comte de Savoie, pour avoir la paix.  Les archevêques de Lyon lui font également la guerre. Il fait appel à l’un de ses sujets, Guy Chabeu, de "Saint Trivier en Dombes", qui construit le château de Beauregard pour leur faire barrage. En 1286, Louis Ier, son épouse, Eléonor de Savoie et Amédée V, comte de Savoie, accompagné de son épouse, Sybille de Bagé, se réunissent au château de "Saint Trivier en Dombes". Là, ils transigent jusqu’à réduire les prétentions d’Eléonor sur les biens de Béatrix de Fièsque, sa mère, et de Boniface de Savoie, son frère. Louis Ier rend de nombreux services au royaume de France. En reconnaissance, le roi le fait Connétable de France. Il meurt à Beaujeu, en 1295, sans postérité.

 

.Guichard II le Grand, prince des Dombes de 1295  à 1316

Frère de Louis 1er, homme d’armes valeureux.

A la bataille de Mont-Cassel, Guichard combat Guigues V, dauphin du Viennois. Il joint ses troupes, lors de la bataille de Varey, en Bugey, à celles du comte de Savoie. Ce dernier est défait. Le Sire de Beaujeu est fait prisonnier. Pour sa libération, il cède ses seigneuries de Miribel et les châteaux et les seigneuries de Meximieux et de Bourg Saint Christophe, ainsi que des droits concernant Villars, Loyes. Malheureusement, des services rendus aux comtes de Savoie, il n’a jamais été récompensé.

 

.Edouard Ier, prince des Dombes de 1316 à 1351, seigneur de Beaujeu

Il s’attache au service du roi de France et reçoit le bâton de maréchal de France, des mains de Philippe de Valois, après la bataille de Crécy. Les démêlés, entre Amédée V de Savoie et lui, se terminent par un traité. Edouard exécute, en 1337, celui signé par son père Guichard le Grand et le comte de Savoie. Ainsi, il entre en possession de Coligny, de Buenc en Bresse. Edouard est tué lors d’une bataille contre les Anglais.  

 

.Antoine, prince des Dombes, seigneur de Beaujeu de 1351 à 1374,

Fils d’Edouard Ier. 

Le comte de Savoie Amédée VI dit le comte Vert le fait chevalier de l’Ordre de Savoie. A la bataille de Cocherel, il est avec Bertrand du Guesclin contre les "Anglois et les Navarrois". Ces derniers sont défaits. Antoine meurt à Montpellier, en 1374, à son retour d’Espagne où il avait participé à la conquête de la Castille pour Louis le Bâtard. De son union avec Jeanne de Chalons, il n’a pas d‘enfant.

 

.Edouard II, prince des Dombes, seigneur de Beaujeu de 1374 à 1402,

Cousin germain d’Antoine.

Sous son règne, le comte de Savoie cherche à annexer  la Dombes. Edouard doit demander l’aide du roi Charles VI, des ducs de Bourgogne et de Bourbon.

A la mort du comte de Savoie, Edouard et la Dombes retrouvent la paix Le sire de Beaujeu  s’éprend alors de la fille d’un bourgeois de Villefranche et l’enlève. Le père, pour récupérer sa fille, envoie un huissier. Edouard accueille l’auxiliaire de justice en son château de Perreux. Pris d’une folle colère, Edouard oblige l’huissier à mâcher les documents officiels et à avaler les sceaux et le défenestre. A la suite de quoi,  Il est conduit dans les geôles parisiennes. Il fait intervenir le duc de Bourbon qui obtient sa libération. En récompense, Edouard fait donation de ses biens à Louis II de Bourbon. En 1401 Odon de Thoire-Villars vend  à Humbert VII ses terres du Haut Bugey ainsi que le comté de Genève ;  et au duc de Bourgogne Louis II de Bourbon moyennant 30 000 francs or, les seigneuries en Dombes, de Trévoux, Ambérieu et du Châtelard (il avait obtenu le Beaujolais du dernier sir de Beaujeu en 1400 et pouvaient ainsi agrandir ses terres vers l'est) La seigneurie des Dombes est alors érigée par les Bourbons  en principauté ; Louis de Bourbon deuxième du nom, prince de Dombes, transfère son conseil à Moulins

Comme, par ailleurs, en 1402, Humbert VII de Thoire-Villars, sans descendance, vend ses châtellenies dombistes au duc de Bourbon, la Principauté de Dombes occupe alors son territoire définitif, sous la férule des Bourbon, princes souverains de Dombes.

                                                       

 

Maison de Bourbon

 

Les ducs de Bourbon  se retrouvent avec le même statut que les seigneurs de Beaujeu, c'est-à-dire propriétaires de terres relevant du royaume de France et de terres relevant de l’empire. A la différence des seigneurs de Beaujeu qui se comporteront pratiquement exclusivement comme vassaux du roi de France, cela est moins vrai pour tous les ducs de Bourbon.

 

.Louis II, prince des Dombes de 1402 à 1410, duc de Bourbon

Fils de Pierre Ier de Bourbon, petit-fils de Robert de Clermont et arrière-petit-fils de saint Louis.

A la conclusion du traité de Brétigny, en 1360, signé par le roi de France, Jean et le roi d’Angleterre, Edouard III, Louis sert d’otage. Pendant la minorité du roi, il est nommé tuteur de Charles VI, son neveu.                                                           

 

.Jean Ier, prince des Dombes, duc de Bourbon, comte de Forez  de 1410 à 1433

Fils de Louis II.

Il s’attache à servir le roi de France. Il participe avec Charles VI au siège de Compiègne et d’Arras. A la bataille d’Azincourt, il est fait prisonnier et conduit en Angleterre. Il y reste 19 ans et y meurt.

 

.Charles Ier, prince des Dombes, duc de Bourbon, comte de Forez  de 1433 à 1456

Fils de Jean.

Il participe à la bataille de Baugé en Anjou et défait les Anglais. Il fait face aux assauts guerriers du duc de Bourgogne. Il défend ses droits de souveraineté et de monnayage devant les plaintes formulées par le duc de Savoie. Des assemblées se tiennent à "Saint-Trivier-en-Dombes" et Mâcon. Il engage le royal dauphin à quitter la Cour qui devient incertaine pour sa sécurité et l’emmène sur ses terres de Bourbonnais. Il meurt en son château de Moulins.   

 

.Jean II, prince des Dombes  de 1456 à 1482

Fils de Charles.

En 1450, lors de la bataille de Fourmigny, en Normandie, il taille en pièces l’armée anglaise de 5. 000 hommes et fait 1. 400 prisonniers. Après ce glorieux fait d’armes, il est fait chevalier. En 1453, il participe à la prise Caen et de Cherbourg. En Guyenne, à deux reprises, il chasse les Anglais. Son prestige se ternit lorsqu’il jette les fondements de la Ligue du Bien Public contre le roi, avec le duc de Bourgogne. Cependant, habile, il rend de nombreux services à Louis XI, et le roi lui donne le gouvernement du Languedoc. Et Charles VIII le fait Connétable de France. Jean doit faire face à plusieurs différends avec les ducs de Savoie. Vers  l’an 1460, une guerre éclate entre le duc de Savoie  Amédée VIII et  Jean II, duc de Bourbon souverain des Dombes ; les soldats du duc de Savoie dévastent  les communes de  Lent, Dompierre, Chalamont ; les garnisons de Bourg, Bagé, Pont de Veyle  et Pont de Vaux  se répandent dans les Dombes jusqu’à Trévoux. Le roi de France Charles VII s’interpose et la paix est conclue après huit à dix ans d’hostilités.

Il meurt en 1482 sans  descendant.

 

.Pierre II, prince des Dombes de 1482 à 1503

Frère de Jean II, il épouse en 1473 Anne de Beaujeu, fille de Louis XI.             

Le contrat de mariage stipule qu’en cas de décès de Pierre, sans postérité, ses biens reviendraient à la couronne de France. Les limites de la Bresse et de la Dombes sont contestées par le duc de Savoie. En 1489,  un accord est signé. Se sentant mourir, Louis XI nomme Pierre régent du royaume, durant la minorité du futur Charles VIII. Ce dernier, une fois sur le trône, accorde pleine confiance à Pierre. La clause de retour à la Couronne de France des possessions du souverain de Dombes, en cas de décès sans postérité, est abrogée. Pierre, durant le règne de Charles VIII, lorsque ce dernier part à la conquête du royaume de Naples, est nommé représentant de la personne du roi, dans tout le royaume. Pierre meurt dans son château de Moulins. L’épouse du souverain de Dombes, Anne de France, de Bourbon, de Beaujeu a élevé Charles VIII son frère, en même temps que sa cousine Louise de Savoie et Charles de Bourbon, son futur gendre.

 

.Suzanne, princesse  des Dombes de 1503 à 1521

Fille de Pierre II.

Elle est soutenue par sa mère Anne de Beaujeu qui l’épaule et la conseille. Elle épouse  en 1505 Charles III de Bourbon-Montpensier. Elle donne naissance à un garçon qui ne vit que deux ans et à deux jumeaux, morts peu après la naissance. Elle ne se remet pas de ses couches et décède en 1521.

Maison de Bourbon-Montpensier

 

.Charles III de Bourbon (1490-1557)  comte de Montpensier, de Clermont et dauphin d’Auvergne de 1501 à 1523  puis duc de Bourbon, comte de Forez, de la Marche et sire de Beaujeu de 1505 à 1521.Connétable  de 1515 à 1521

Pierre II décédé, sa veuve Anne, fille du roi  Louis XI et ancienne  Régente de France pendant la minorité de son frère Charles VIII, espérait que le duché échapperait par le mariage de leur fille avec Charles de Bourbon aux menées de Louise de Savoie, mère de François Ier, qui voulait mettre la main sur les riches terres des Bourbon.

Suzanne de Bourbon à peine enterrée, Louise de Savoie se lance dans les chicanes judiciaires afin de s'approprier son héritage. Elle réclame que les biens que la défunte tenait de son père, Pierre de Beaujeu, duc de Bourbon, dont elle était la nièce. En janvier 1522, elle cite l'époux de Suzanne, le connétable Charles de Bourbon devant le Parlement de Paris. Celui-ci pense avoir le droit pour lui. Sa filiation, son contrat de mariage et le testament de sa femme, rédigé en sa faveur à Montluçon, en 1519, devraient lui permettre de conserver l'immense fortune des Bourbons. Certes, mais la demanderesse est la mère du roi. De son côté, François 1er revendique au nom de la Couronne les terres apanagées de l'héritage. Le Parlement, plutôt embarrassé, prend son temps. François 1er ne semble guère se préoccuper de ce dossier qui l'oppose à son connétable. Ce qui ne fait pas l'affaire de Louise de Savoie, pressée de conclure et de gagner.

Les affronts envers le connétable se multiplient, si bien que sa position devient rapidement intenable. Le connétable engage des négociations avec Charles Quint.

Risquant  par ce mauvais procès d'être dépouillé de l'héritage de sa femme par François 1er et sa mère, Charles, dont une partie des possessions avaient dépendu de l’empire et dont la principauté des Dombes en dépendait encore, décide de demander le soutien et la protection de Charles Quint, parvient à s’enfuir, signe avec lui le 18 juillet 1523, un pacte d'alliance s'engageant à prendre les armes contre la France comme lieutenant général des armées impériales. Les biens de Charles, soit le dernier grand fief médiéval, couvrant tout le nord du Massif Central, sont confisqués pour trahison.

Lors de la bataille de Pavie en 1525, il fait prisonnier François Ier.

Charles Quint, refusant de sacrifier la paix aux ambitions de son encombrant général, le déçoit également. Le connétable exigeait en effet, en plus de la restitution de ses biens et de ceux de sa femme, une dispense d'hommage vis-à-vis du roi de France, l'érection de la Provence en principauté souveraine et un mariage avec l'une des sœurs de l'empereur. Dépité, il retourne en Italie avec peut-être l'espoir de s'y tailler une principauté. Incapable de tenir l'armée impériale qui n'était plus payée depuis des mois, malgré la mise en gage de sa vaisselle et de ses bijoux, il met le siège devant Rome, mais il meurt pendant l'assaut en 1527. Quatre ans plus tard, l’ensemble de ses biens, sauf la principauté des Dombes, est rattaché directement au domaine royal.                                                 

 

.François Ier  gouverne de 1531 à 1547

Il laisse à la Principauté de Dombes tous les droits et privilèges dont elle jouissait du temps des souverains précédents. Le Grand Conseil des ducs de Bourbon-Montpensier siégeant à Moulins est transformé en Parlement. Son siège devient Trévoux. Aucun édifice, en cette ville n’est digne de recevoir le monde de Justice. Les séances se tiennent en l’hôtel de Roanne, à Lyon, en territoire d’emprunt. Les décisions prises seront lues à Trévoux, dans la salle du bailliage de Dombes. Les parlementaires ont obligation de demeurer en la capitale de la principauté et de siéger à chaque séance. Ils font construire des hôtels résidentiels dignes de leur rang.

 

.Henri II, gouverne de 1547 à 1559

 

.François II, gouverne  de 1559 à 1560     

  

.Louis II, prince des Dombes de 1560 à 1582

Il restitue la Principauté de Dombes à Louis II de Bourbon-Montpensier, successeur et héritier du Connétable, Charles III.

Louis prend part à de nombreuses guerres contre Charles Quint. Il combat au siège de St Quentin et est fait prisonnier. Les guerres de religion révèlent son caractère opportuniste. Il est, dans un premier temps, favorable aux protestants puis il change d’alliance pour servir ses intérêts et ses ambitions. Après le décès de son épouse Jacqueline, il se marie, en 1570, avec Catherine de Lorraine, sœur d’Henri le Balafré, duc de Guise et de Charles II, duc de Mayenne. Il approuve le massacre de la Saint Barthélemy.                                                   

 

.François II  gouverne de 1582 à 1592

Il participe à de nombreuses batailles et commande les armées royales au décès de Charles IX. Lorsqu’en Flandres il accompagne le duc d’Anjou, son attitude lors de la reddition d’Anvers, est telle que lui et ses troupes ne sont l’objet d’aucune insulte. Il est envoyé en Angleterre pour arrêter les conventions de mariage entre le duc d’Anjou et la reine Elisabeth. Il combat avec force et détermination la Ligue formée par le duc de Guise. Il est le premier à reconnaître la légitimité successorale d’Henri IV au trône de France. Il meurt à Lisieux.

 

.Henri, prince des Dombes de 1592 à 1608

Il se distingue, très tôt, aux yeux du roi. En 1588, il est nommé gouverneur du Dauphiné. Il remet, dans l’obéissance du roi Henri IV, la Bretagne, après s’être rendu maître de grandes villes de ce pays et s’être assuré de la fidélité des autres. Le roi lui donne le gouvernement de Normandie. Avant la mort de son père François, il combat les Ligueurs et particulièrement le duc de Mercoeur. Henri est nommé gouverneur de Normandie et entreprend de reconquérir cette province pour le roi. En 1593, il est grièvement blessé au siège de Dreux.

Il est très pieux. Il en donne des marques en rétablissant le service divin dans plusieurs églises de ses terres où les troubles l’avaient fait cesser. Il fonde les Minimes de Montmerle et leur donne son château pour établir leur monastère.

 

Il confirme les privilèges de la Principauté. Il obtient du roi Henri IV plusieurs déclarations en faveur des droits et exemptions applicables en Dombes. En 1598, il crée une charge de conseiller-clerc dans son Parlement. Il unit cette charge et l’affecte à la dignité de doyen de la Collégiale de Trévoux. En Artois, il combat les Espagnols avec le roi. En 1600, il participe à la campagne de Savoie. Il meurt à Paris.                                                     

 

.Marie,  princesse des Dombes de 1608 à 1627

Elle vient d’avoir trois ans et la voilà fiancée au duc d’Orléans, second fils d’Henri IV, encore plus jeune. Un contrat de mariage est rédigé qui stipule que Marie fait donation de tous ses biens à son enfant, son héritier ou à son époux, en cas de décès sans postérité. Durant sa minorité, elle est placée sous la tutelle de sa mère, puis sous celle du cardinal de Joyeuse, son grand-oncle. Le mariage a lieu. Le jeune duc meurt peu après. Le 6 août 1626, elle épouse Gaston d’Orléans, troisième fils d’Henri IV. Le 4 juin 1627, elle met au monde une fille, Anne-Marie-Louise.

 

.Anne-Marie-Louise, princesse des Dombes de 1627 à 1693

Dans un premier temps, Gaston assure la souveraineté, en tant qu’usufruitier, de 1627 à 1650. Anne-Marie-Louise est la fille de Marie de Bourbon-Montpensier et de Gaston d’Orléans, frère du roi Louis XIII. Ainsi, elle est cousine germaine de Louis XIV. L’immensité de sa fortune lui vaut d’être, des cours d’Europe, le plus beau parti. Chacun de ses parents a régné sur La Dombes. Avec son père, elle participe à la Fronde. De la Bastille, elle fait tonner les canons contre les troupes de son royal cousin, commandées par le Grand Condé. Cela lui vaut une disgrâce. Avec elle, s’éteint la lignée de cette Maison. En effet, par un chantage organisé par Mme de Montespan, favorite de Louis XIV, Anne- Marie-Louise, cède la Dombes à Louis-Auguste, duc du Maine. La princesse souveraine de Dombes accède à cette demande pour faire libérer des geôles de Pignerol son futur mari, le Duc de Lauzun. Un testament dûment rédigé et enregistré authentifie la décision prise. Elle meurt le 5 avril 1693.

 

Maison de Bourbon-Orléans

 

.Louis-Auguste Ier, prince des Dombes  1693 à 1736

Premier fils légitimé,  du roi de France et de madame de Montespan, Louis Auguste duc du Maine, premier de ce nom.

Il permet à la Principauté de rayonner, dans le monde. Il met fin au siège, en territoire d’emprunt, du Parlement de Dombes. En effet, la Justice dombiste est rendue à Lyon dans un hôtel situé à l’emplacement de la Cour d’Appel (hôtel de Roanne), sur les quais de la Saône.                                                                                                                 

 

.Louis-Auguste II, prince des Dombes de 1736 à 1755

Second fils du duc du Maine.

Il sert dans l’armée du Prince Eugène de Savoie Carignan, contre les Turcs. Il prend part à la Guerre de Succession de Pologne et à celle d’Autriche. Il accède au grade de colonel général des Cent-Suisses et Grisons, en reconnaissance envers son père, puis à titre personnel. En 1751, sa mère, Anne-Louise, Bénédicte de Bourbon-Condé lui fait donation de la principauté d’Anet et du comté de Dreux. Louis-Auguste est mû par deux préoccupations. La première est de ne pas se faire remarquer par le roi. Ceci explique qu’il ne fréquente que très peu la Cour et qu’aucun fait marquant, concernant la Principauté de Dombes, ne survienne. La seconde consiste en l’accroissement de ses possessions. En 1755, lors d’un duel en forêt de Fontainebleau, il perd la vie.

 

.Louis Charles, prince  de 1755 à 1762

Benjamin des fils du duc du Maine, il hérite de tous les biens de son frère, Louis-Auguste. Il ne se marie pas et n’a pas de postérité. Il est Grand maître de l’artillerie, puis Colonel Général des Suisses et Grisons. En 1762, il cède sa Principauté au roi de France.

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : empireromaineuropeen
  • : Parti supranational pour un empire romain europeen alternative à l'empire américain
  • Contact

Recherche

Liens