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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 19:39
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La  mise en place d’un système de défense de l’Union Européenne  contre des attaques par des missiles intercontinentaux devient urgente à un moment ou un certain nombre de pays  vont devenir capable de produire des missiles à longue portée  c'est-à-dire  de l’ordre de 3000 kms pouvant atteindre depuis leur territoire tout ou partie de celui de l’Europe.

Or a mise en place  d’un tel bouclier anti-missile de l’Otan pose  d’énormes difficultés.

Au niveau de son efficacité, il est évident que les moyens de détection d’un tel système  anti-missiles doivent être  implantés  le plus près possible des pays susceptibles  de tirer de tels missiles tout en garantissant leur sécurité.

De ce point de vue trois  pays apparaissent comme étant les plus appropriés pour une telle implantation , la  Turquie membre de l’Otan d’une part et l’Ukraine et   la Russie d’autre part  contre lesquelles était dirigée l’Otan il n’y a pas encore longtemps et qui aurait donc dû disparaitre quand le pacte de Varsovie qui lui faisait face a disparu.

Face à ce qu’elle est légitimement en droit de considérer comme un système  pouvant être dirigé contre elle en raison d’une implantation d’une partie du système anti-missiles de l’Otan dans d’anciens états  alliés du pacte de Varsovie, à une époque où les Etats Unis veulent imposer leur loi et leur système  à l’ensemble du monde, la Russie a proposé aux Etats Unis d’implanter une partie du dispositif  de l’Otan sur le territoire russe.

Mieux encore la Russie a proposé  de créer deux centres OTAN-Russie de défense antimissileoù des officiers des pays de l'OTAN et de la Russie collaboreraient étroitement 24 heures sur 24. Le premier, le Centre OTAN-Russie de fusion des données sur la défense antimissile, qui collecterait les données en provenance des capteurs de l'OTAN et de la Russie pour livrer une image de la situation opérationnelle commune indiquant les éventuels tirs de missiles de pays tiers. Le deuxième, le Centre OTAN-Russie des plans et opérations de défense antimissile recevrait du premier cette image de la situation opérationnelle, établirait des plans d'interception répondant à divers scénarios de tirs de missiles dirigés contre les pays membres de l’Otan ou la Russie et s'occuperait également d'élaborer des concepts d'opération, des règles d'engagement et des réponses préplanifiées en vue d'opérations de défense antimissile coordonnées qui pourraient être menées si une attaque devait se produire.

L'OTAN et la Russie procéderaient à l'interception des missiles à l'aide de leurs propres systèmes de commandement et de contrôle. Mais il y aurait une coopération importante à chaque étape du processus, et l'efficacité des capacités combinées de défense antimissile de l’Otan et de la Russie s'en trouverait grandement accrue.

L’ Union Européenne qui est en première ligne en cas d’attaque de missiles et  dont une majorité des  membres sont membres de l’Otan semble  rester étrangement assez  passive face à ces propositions et abandonner  aux  Etats Unis la conduite  de négociations difficiles avec  la Russie qui est pourtant une alliée objective du monde occidental et le sera de plus en plus à l’évidence, sauf à tout faire pour le rejeter hors de ce monde comme le font certains par exemple à l’égard de la Turquie. Alors pourtant qu’en cas d’échec la Russie menace de déployer des missiles dans l’enclave russe de Kaliningrad

Or il y a urgence à ce qu’un tel système anti-missile protégeant l’Europe soit mis en place d’ici sept à huit ans maximum, et les pays membres à la fois de l’Union Européenne et de l’Otan se doivent donc à l’égard de leurs concitoyens d’adopter sans délai une position commune de nature à amener les Etats Unis à accueillir plus favorablement qu’ils ne l’ont fait ou prétendent le faire les propositions russes de mise en place d’un système commun.

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 13:02

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Il est pour le moins étonnant  pour un étranger de constater que pendant toute la campagne des élections présidentielles, une question cruciale n’a jamais été abordée par les différents candidats à savoir celle de savoir pourquoi, au-delà  de la controverse sur les agences de notations, des Etats disposant de la même monnaie l’euro et de la même notation par exemple AAA, n’empruntaient pas au même taux.

Et pourtant la réponse à cette question est d’une extrême simplicité parfaitement compréhensible pour n’importe quel citoyen électeur n’ayant aucune notion d’économie : c’est que non seulement le citoyen de cet Etat a moins confiance dans son  propre Etat que dans l’autre mais surtout  que le citoyen de l’Etat étranger qui accepte de prêter à cet Etat a moins confiance en lui qu’en son propre Etat et exige une prime de risque qui explique cet écart de taux ou « spread ». En un mot il croit moins (credo) dans le sérieux de cet Etat que dans le sien c'est-à-dire qu’il  croit qu’il a plus de risque de prêter à cet Etat qu’au sien.

C’est malheureusement une évidence qu’il convenait de rappeler !

Dès lors on est en droit de se demander ce que cet Etat doit faire pour obtenir de la part  du citoyen  étranger une crédibilité  aussi grande que celle qu’il a dans son propre Etat.

Or si les dirigeants de l’Etat perçu comme moins sérieux parvenaient à convaincre que ses citoyens ont la ferme volonté de se montrer désormais aussi sérieux que leurs concitoyens européens qui s’estiment plus sérieux qu’eux,  une partie du problème de l’endettement excessif de leur Etat se trouverait résolu.

En effet si la France pouvait emprunter aujourd’hui aux taux de l’Allemagne c'est-à-dire à environ  1% de moins, elle économiserait  entre 10 voire à terme 20 milliards d’euros chaque année sur une dette de plus de 2000 milliards  soit une bonne partie de ce que ne lui rapporte l’impôt sur le revenu. Et si la France avait le franc suisse pour monnaie et pouvait emprunter aux taux qu’emprunte la Confédération helvétique….près de 20 à 40  milliards.

Et il est évident que ce raisonnement est encore plus pertinent  appliqué à l’Italie, à l’Espagne qui doivent emprunter à des taux supérieurs à 3 % à ceux auxquels emprunte l’Allemagne !

Malheureusement on en est loin lorsque des hommes politiques de gauche de cet Etat jugé moins sérieux proposent tout simplement que la Banque Centrale Européenne se mette à lui prêter directement  à 1%  c'est-à-dire  à un taux d’environ 1%  inférieur à celui auquel emprunte l’Etat allemand en faisant tout simplement marcher la « planche à billet » sur le modèle de la Réserve Fédérale américaine ou de la Banque d’Angleterre.

Politique  qui permettrait à la France de « s’affranchir »  de  la  contrainte  de  sérieux  qu’exigent les citoyens étrangers pour continuer de lui prêter.

Faisant semblant d’oublier au passage que ces citoyens  étrangers ont des représentants  qui sont majoritaires au conseil d’administration de la Banque
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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 14:04
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Alors que la Grèce a  créé les jeux olympiques,

alors qu’elle s’est endettée au-delà du raisonnable pour pouvoir les organiser à Athènes,

alors qu’aujourdhui  la plupart des installations couteuses  d’Athènes se trouvent à l’abandon,

alors que l’organisation des jeux olympiques coute de plus en plus cher pour les pays qui les accueillent sans qu’il soit démontré que globalement l’opération est rentable pour eux.

alors que l’Union Européenne doit soutenir à bout de bras la Grèce,

ne serait-il pas intelligent qu’un pays comme la France qui a vu naitre Pierre de Coubertin celui qui a relancé l’idée des jeux olympiques  propose à l’ensemble des Etats membres de l’Union Européenne  de demander  que les jeux olympiques d’été se tiennent désormais de manière définitive à  Athènes ?

Ce serait un geste de solidarité important  de la part des Etats de l’Union Européenne  qui serait  financièrement peu couteux  pour celle-ci et d’un intérêt financier non négligeable non seulement pour la Grèce mais indirectement pour l’Union Européenne !

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 18:51
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Alors que depuis le  funeste  jour du 15 aout 1971 ou les Etats Unis ont unilatéralement décidé de la fin de la convertibilité du dollar en or, et réussi à imposer progressivement  aux  autres  Banques Centrales de  se débarrasser de leur or pour ne plus gager leur propre monnaie que sur leur dollar pourtant désormais dépourvu de tout étalon, donc sans valeur réellement  mesurable ;

alors que le niveau de la dette des Etats Unis ne cesse d’augmenter  et  qu’elle est  « financée » à l’aide de la « planche à billet »  par des emprunts directs du Trésor des Etats Unis auprès de la Reserve Fédérale  qui ne pourront jamais être remboursés ;

alors que le Royaume Uni pratique de la même façon en faisant lui aussi marcher la « planche à billets »  et  que son  taux d’inflation  a déjà dépassé les 3.5% par an sans pour autant que la croissance censée permettre de rembourser les dettes ne soit au rendez-vous puis qu’il vient d’entrer en récession ;

alors que même un Etat comme la Confédération Helvétique  a cru pouvoir laisser  la Banque Nationale Suisse  réduire elle-aussi considérablement  son taux de couverture de sa monnaie en or ;

alors que Etats Unis et Royaume Uni  aimeraient bien  voir  la Banque Centrale Européenne  faire elle-aussi marcher davantage  sa « planche à billets » avec le soutien étrange de certaines forces politiques  de gauche qui verraient bien comme solution facile de financement de la dette des Etats  l’émission  d’ emprunts directs auprès  de cette Banque Centrale Européenne ;

Alors que cette politique de fuite en avant inspirée par Keynes aboutit à inonder le marché de papiers monnaie  rémunérés à des taux de plus en plus bas inférieurs au taux d’inflation, durablement installé même dans l’Union Européenne au-dessus de 2% ruinant, ruinant  progressivement non seulement  l’épargne individuelle des particuliers  mais également l’épargne collective  de leurs avoirs de prévoyance ;

Il ne semble pas pour autant que  non seulement les citoyens américains  mais même certains Etats des Etats Unis conservent un confiance inébranlable dans leur système monétaire et la valeur réelle de leur monnaie puisqu’après l’Utah qui a réintroduit l’année dernière des pièces d’or et d’argent comme monnaie légale, la Caroline du Sud, le Tennessee, la Géorgie, le Colorado, l’Iowa et le Minnesota  étudient la possibilité de légaliser la monnaie or sur leur territoire.

Dès lors, face à une telle défiance, le jour n’est peut-être pas loin ou comme le 5 avril 1933 l’avait fait le Président Roosevelt, l’actuel  Président des Etats Unis ou son successeur décidera à nouveau que la détention d’or par des citoyens est un délit pénal.

Et  on peut craindre cette fois que ses fidèles vassaux  ne lui emboitent le pas !

En commençant  comme aux Etats Unis, à rendre, hors l’achat de pièces frappées par les Banques Centrales, la détention et les transactions sur l’or de plus en plus difficiles.

 

 

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 09:53

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La campagne des élections françaises a pris  dans ses derniers jours une orientation inquiétante pour l’Union Européenne au travers  des  déclarations consternantes des différents candidats en ce qui concerne le rôle qu’ils voudraient voir jouer par la Banque Centrale Européenne.

Tous les candidats à l’exception d’un seul se sont mis à déclarer que le remboursement des dettes de l’Etat et des Collectivités publiques était impossible sans le retour à la croissance allant même pour certains à rejeter les plans d’austérité pourtant acceptés par  26 gouvernements et  à affirmer  que la Banque Centrale Européenne devait s’aligner sur la politique de la Reserve Fédérale des Etats Unis ou de la Banque d’Angleterre en prêtant directement aux Etats membres à des taux le plus bas possible.

Or mis à part le fait qu’on ne peut pas dire que jusqu’à présent, la politique des deux banques centrales anglo-saxonnes de  création monétaire massive ( politique de la planche à billet) ait été probante en terme de croissance pour les Etats Unis et la Grande Bretagne, il apparait d’ores et déjà certain qu’elle commence à avoir des effets négatifs en Grande Bretagne ou le taux d’inflation atteint déjà 3.5 %.

Une telle politique préconisée par les candidats français est parfaitement irresponsable dans la mesure ou il est exclu que les autres Etats membres de la zone euro acceptent de modifier  les statuts de la BCE pour lui permettre de remplir un rôle en matière de croissance alors qu’elle a pour seule mission d’assurer la protection de la valeur de la monnaie. Elle est irresponsable parce qu’elle risque d’encourager tous les spéculateurs qui jouent la disparition de l’euro à un moment ou les difficultés de l’Espagne risquent de rouvrir une crise sans commune mesure avec celle de la Grèce et qui exigerait cette fois une aide trois fois plus importante que l’Union serait incapable de mobiliser entrainant par effet de domino l’Italie puis la France elle-même et la disparition de la monnaie unique .

Or d’ores et déjà la BCE  ne remplit pas correctement sa mission en laissant l’inflation dans la zone euro s’installer durablement au-dessus de 2% sans réaugmenter pour autant ses taux d’intérêt pour ne pas réduire encore la croissance de la zone  mais elle a largement outrepassé ses pouvoirs en prêtant massivement aux banques à un taux de 1%  pour leur permettre  de prêter aux Etats membres à des taux supérieurs et d’engranger ainsi, certes sur le dos des contribuables, des bénéfices leur permettant d’obtenir un ratio de fonds propres plus élevés qu’avant la crise et qui risque encore malgré tout de s’avérer insuffisant.

Certes il est déplaisant pour les contribuables de devoir payer les erreurs des banquiers mais faute d’une telle action de la BCE, on peut craindre que les actionnaires des banques n’auraient pas souscrit aux augmentations de capital massives rendues nécessaires par leurs pertes accumulées et malheureusement les Etats s’ils nationalisaient leurs banques seraient dans l’impossibilité financière de les recapitaliser.

Sauf à laisser s’effondrer l’ensemble du système financier ce qui aurait été catastrophique  pour l’ensemble des citoyens y compris les plus pauvres ni épargnants ni contribuables.  Avec à terme un chômage massif  et  une inflation galopante replaçant les Etats européens dans la situation de l’entre deux guerres dont on sait où elle a mené.

Contrairement à ce que  fait semblant de croire, l’un des candidats le plus à gauche qui, étrangement propose que la BCE s’aligne sur la politique keynésienne des banquiers centraux anglo-saxons libéraux en prêtant directement aux Etats  à 1%  plutôt qu’aux banques, ce n’est pas du tout économiquement la même chose car si les banques devront bien rembourser les prêts de la BCE  nul ne doute que les Etats n'en feraient pas de même, pacte de stabilité ou pas, continuant allégrement d’augmenter des dettes d’un niveau déjà insupportable , car le passé nous montre bien que ce n’est pas par l’endettement que l’on assure une croissance forte puisque depuis 30 ans, l’endettement massif des Etats et des Collectivités Locales n’a pas permis pour autant d’assurer une croissance suffisamment forte pour diminuer le chômage.

En revanche une telle politique obligerait très rapidement pour tenter de compenser l’inflation de réintroduire l’indexation des revenus sur le taux d’inflation avec les effets pernicieux que l’on connait.

Ce n’est donc certainement pas par une augmentation des dépenses comme le dit raisonnablement un seul des candidats que les Etats ,les Collectivités locales surendettés peuvent agir sur l’emploi mais par une limitation et une redistribution des dépense entre la part des  dépenses de fonctionnement et les dépenses d’investissement au profit des dernières corrélativement à un abaissement du niveau général de la dette dont la charge constitue le principal poste du budget alors qu’elle aurait du être consacrée à la formation, à la recherche et plus généralement à l’investissement productif.

Entre le rêve  et  la réalité, les européens n’ont pas le choix. Espérons que le bon sens des Français l’emporte !

 

 

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 18:25

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Institué par le traité de Lisbonne en 2009, le droit d’initiative citoyenne est enfin entré en vigueur au 1er avril 2012.

Ce droit d’initiative doit recueillir  1 million de signatures de citoyens de l’Union dans au moins un tiers des Etats membres soit actuellement 9 Etats avec un nombre significatif de citoyens signataires dans chacun de ces Etats dégressivement proportionnel » à la population de chacun.

Les initiatives peuvent porter sur tous les domaines dans lesquels l’UE est compétente et pour lesquels la Commission est habilitée à présenter une proposition d’acte juridique.

Le parti impérial européen attend depuis longtemps une telle démocratisation indispensable de l’Union Européenne.

Il demande à tous les européens qui se sentent vraiment citoyens européens et qui croient que seule qu’un Union Européenne forte peut sortir les Etats européens de la crise à laquelle tous sont confrontés qu’un référendum soit organisé au plus vite par la Commission sur la question simple :

 
" Voulez-vous à la tête de l'Europe un Président élu
pour une durée courte avec des pouvoirs limités ou un Empereur élu par un Sénat pour 20 ans avec des pouvoirs comparables à  celui du Président des Etats Unis ?"

 

En effet Il est urgent que l’Europe ait à sa tête une personnalité disposant d’un pouvoir équivalent à celui de l’Empereur-président des Etats Unis d’Amérique, au Président de la Russie  ou  à celui de la Chine ; or il n’est pas réaliste d’espérer voir conférer un tel pouvoir à un Président de l’Europe Unie lequel, inconnu du grand public hors de son pays d’origine, parlant une langue étrangère à beaucoup de citoyens européens, ayant une nationalité, aurait du mal à obtenir la confiance et la légitimité indispensable. Un tel Président de l’Union Européenne ne serait guère plus qu’un Président de la Confédération helvétique (Fédération) ou de l'Allemagne Fédérale.

En outre il convient de tenir compte que l’Europe est constituée tout à la fois de Républiques et de Monarchies. Or il serait parfaitement irréaliste de vouloir considérer les Etats Unis d’Europe comme une République Fédérale d’Etats Nations ( ou d’Etats régionaux) dont certains sont des Royaumes, des Principautés, des Grands-Duchés et des Républiques qui aurait à sa tête un Président.

Un Empereur élu parmi des candidats issus des dynasties régnant ou ayant régné en Europe n’aurait pas un tel handicap ; en effet, il n’y a pas plus européen par mariage que les membres des dynasties européennes dont certains règnent dans des états dont ils ne sont même pas originaires sans que leurs populations n’aient jamais été choquées en dépit de leur nationalisme parfois farouche ; les espagnols semblent satisfaits d’avoir un roi de la dynastie des Bourbon  après en avoir eu de celle des Habsbourg; les sujets de sa gracieuse majesté britannique ne sont pas choqués que la famille régnante soit d’origine allemande; qui peut dire que les Habsbourg sont allemands ou que les Savoie sont italiens ?

Rappelons n’en déplaise à l’ancien Ministre de l’Intérieur français  Monsieur Chevènement qui avait déclaré il y a une dizaine d’années au sujet du projet d’organisation fédérale de l’Europe du Ministre des Affaires Etrangères de l’Union Européenne Monsieur Joschka Fischer :

 

«  les Allemands ne vont pas nous refaire le coup du Saint Empire » ,

 

l’Union Européenne connait et connaitra  bien à certains égards  l’évolution de ce Saint Empire Romain Germanique de 1273, date d’élection à la dignité impériale de Rodolphe Ier de Habsbourg à

1558, date d’abdication de l’empereur Charles Quint de Habsbourg.

 

En effet, après un Interrègne de quelques années suivant l’extinction de la lignée des puissants empereurs Hohenstaufen, c’est un petit comte, Rodolphe de Habsbourg, et non l’un d’entre eux ,qui avait été élu par les Ducs et Princes de l’empire tout comme les grands chefs d’Etat de l’Union Européenne ont désigné comme Premier Président de l’Union Européenne, Hermann van Rompuy , personnalité relativement effacée d’un petit Etat de l’Union en pensant comme eux qu’ainsi il ne pourrait guère leur faire d’ombrage.

 

L’histoire a montré  la puissance qu’avait réussi  à acquérir le premier empereur de la Maison de Habsbourg.

 

De  même  les Etats  Nations  qui se sont constitués il y a environ deux siècles à partir d’anciens Etats du Saint empire qui avaient acquis progressivement leur quasi-indépendance à partir du Traité de Westphalie de 1648, vont progressivement subir l’évolution naturelle inverse dans la mesure ou la crise actuelle va contraindre à abandonner l’idée d’une Europe des Etats Nations pour en faire une Europe Fédérale non pas d’Etats Nations mais d’Etats Régions.

 

Comment par exemple en effet peut-on espérer qu’une monnaie unique puisse durer avec des politiques fiscales et budgétaires nationales ? Alors que les principales entreprises européennes sont multinationales et réalisent leur activité sur un plan mondial, comment les Etats Nations peuvent-ils espérer régler les problèmes auxquelles elles sont confrontées……….par des solutions nationales ?

 

Il apparait évident que le transfert nécessaire sans cesse croissant  de souveraineté des actuels Etats Nations  vers l’Etat Fédéral d’une part et vers les  Etats Régions d’autre part  va à terme vider totalement de substance l’Etat National qui ne deviendra plus qu’une espèce de coquille vide qui ne survivra quelques années que comme circonscription administrative de sorte que l’on puisse se demander  s’il  serait  opportun comme dans tout Etat Fédéral de créer demain un système bicaméral comportant en plus de l’actuel Parlement Européen une Chambre des Etats ( Senat) qui soit constituée des actuels Etats Nations plutôt que des Etats Régions et des Villes-Etats qui les composent actuellement. Villes-Etats au coté d’Etats Régionaux car il apparait que le mouvement d’émancipation obtenue de la part de leur seigneur des Bourgeois des Villes importantes  à partir de la fin du XIII° leur ayant permis pour certaines d’accéder au rang de villes libres impériales au milieu de comtés ou de du duchés est tout proportion gardée comparable au mouvement qui devrait se produire aujourdhui de distanciation progressive des Villes d’ Europe d’une certaine taille de l’Etat Régional dont elles sont le centre et dont les problèmes sont souvent différents et entravent d’une certaine manière le développement. Il apparait qu’aujourdhui, comme les villes impériales d’autrefois, les villes agglomérations de l’ordre de un million d’habitants ont la puissance économique de petits Etats Nations ou Régions.

 

Les frontières nationales ayant disparu, Il n’est  pas farfelu d’imaginer demain qu’il y ait alors comme à partir des empereurs Maximilien et Charles Quint, des Diètes de Cercle regroupant de l’ordre de cinq millions d’habitants composés d’un certain nombre d’Etats Régionaux et Villes-Etats soit  environ aux termes de l’agrandissement prévisible de l’Union Européenne environ 200  « sénateurs » ayant tous une voix égale, au coté d’un Parlement élu sur la base de circonscriptions électorales de 1 millions d’habitants soit 1000 « députés » ayant tous aussi une voix égale.

 

L’Organisation de l’Europe reposerait alors sur quatre niveaux de gouvernement : le niveau local  avec la commune, le niveau  régional ou de grande ville, le niveau interrégional et le niveau fédéral.

 

Si Monsieur Chevènement a cru devoir critiquer le Saint Empire, ce ne peut être qu’en raison de l’impuissance de ce dernier après que par le Traité de Westphalie de 1648 ayant permis le développement de la souveraineté des Etats et Villes qui le composaient  ait abouti à la création critiquable des Etats Nations au détriment des Empires  qui constituaient de grandes zones de stabilité de l’Europe.

 

Le Saint Empire Romain Germanique mérite donc que les Européens s’attachent davantage à en connaitre l’histoire car si deux siècles avant l’empire ottoman , le saint empire était devenu lui-aussi en quelque sorte « l’homme malade » de l’Europe c’est bien faute par les grands empereurs Maximilien et Charles Quint de Habsbourg d’avoir réussi à mettre en place un gouvernement fort avec un impôt d’empire et une armée impériale suffisante pour pouvoir s’opposer à la montée en puissance des Etats Nations sur le modèle de la France, Etats nations qui sont responsables du déclin de l’Europe dans le monde et un frein à la restauration de sa puissance.

Le candidat à l’élection impériale pourrait devoir réunir les conditions suivantes et l’élection se passer comme suit :

1.Etre quadrilingue, âgé pour être éligible de 40 ans minimum et de 60 ans maximum, élu pour 20 ans  maximum par le Sénat, avec une réélection, possible de 5 ans, il sera tenu d’abdiquer à 75 ans mais bénéficiera du privilège de recommandation à l’élection de son successeur.

2 .L’élection comporterait  3 tours .

Seuls pourraient être éligibles au premier tour à la majorité absolue des voix du Sénat, les chefs de dynasties grands-ducales, princières, royales ou impériales régnant ou ayant régné sur une partie du territoire de l’empire.

Au deuxième tour seraient éligibles à la majorité absolue, les anciens présidents ou chefs d’état des Républiques fondatrices de l’Union Européenne : l’Allemagne , la France et l’Italie.

Au troisième tour, n’importe quel citoyen pourrait se présenter et être élu à la majorité simple.

L’Empereur ne pourrait  être contraint de renoncer à la dignité impériale que par la majorité des 2/3 du Sénat.

 

   

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7 avril 2012 6 07 /04 /avril /2012 19:23
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Il convient de rappeler que le concept du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes a connu une première formulation politique par le président des États-Unis d'Amérique Wilson dans ses quatorze points, à la fin de la Première Guerre mondiale. Ces quatorze points ont servi  de base au traité de Versailles pour la définition des frontières de l'Europe centrale. L'application du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes a pourtant été  refusée aux peuples vaincus (Allemands d'Autriche, Hongrois…) ou non-représentés dans les instances internationales (Ukrainiens, Irlandais…). Bien plus, les peuples colonisés n'en bénéficièrent pas. En effet l'article 22 du Pacte de la Société des Nations  a repris  le principe d'une "mission sacrée de colonisation". Sur cette base a été introduit le système du mandat qui a permis de soumettre des peuples, communautés et territoires à la tutelle des "nations civilisées".

Les mandats sur les dépouilles de l’empire ottoman au Proche Orient et du deuxième empire allemand en Afrique furent attribués à des puissances mandataires  qui assuraient l'administration des territoires. À l'exception des mandats  utilisés pour des "communautés" déjà dotées d'une constitution (mandat de la France sur la Syrie et le Liban, mandat du  Royaume Uni sur la Palestine, Irak, Transjordanie) et appelées à accéder rapidement à l'indépendance, le système des mandats s'opposait donc radicalement au droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, tant en principe qu'en fait, les mandats étant très difficilement révocables. L'idéalisme wilsonien ne visait en aucun cas à mettre en place la décolonisation.

Ce n’est qu’à  la fin de la Seconde guerre mondiale  que le concept a été  introduit dans les règles du droit international et de la diplomatie par les signataires de la charte des Nations unies, en 1945 qui réaffirme le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cependant,  malgré ces déclarations d'intention de la communauté internationale, nombre de pays et de peuples restaient  sous la sujétion coloniale. Il faut attendre le vote le 14 décembre 1960 de la résolution 1514 de l’Assemblée Générale de l’ONU dite « Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples coloniaux » Bien que dénuée de valeur obligatoire, celle-ci réaffirme avec vigueur le droit à l'autodétermination. Mais en même temps cette résolution pose deux principes qui limitent ce droit des peuples à disposer d’eux-mêmes :

1. Le principe de l’intégrité territoriale et de l’intangibilité des frontières qui interdit toute tentative visant à détruire partiellement ou totalement l'unité nationale et l'intégrité territoriale d'un pays.

2. Le principe de non-ingérence qui interdit aux Nations Unies toute intervention  dans les affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État.  Seules deux exceptions ont par la suite permis de contourner cette règle ; dans le cas de menace contre la paix  ou de non-respect des droits de l’homme, le droit international autorise de façon partielle et contrôlée l'intervention internationale dans les affaires d'un État souverain, c’est « l’ingérence humanitaire »  mais cette aide extérieure est  exclue pour un peuple tentant  d'accéder à l'indépendance ou tenter de renverser le gouvernement en place.

Suite à la « guerre des sables » entre le Maroc et l'Algérie, l'Organisation de l'unité africaine a décidé en 1964 que le principe de l'intangibilité des frontières coloniales serait appliqué à travers toute l'Afrique.

Bien que le cas français illustre également parfaitement la réticence des Etats-Nations à reconnaître le statut de "peuple" à des minorités régionales ( une décision  du 9 mai 1991 de son  Conseil constitutionnel a jugé que la mention faite par le législateur du « peuple corse, composante du peuple français » était contraire à la Constitution, laquelle ne reconnaît que le peuple français, composé de tous les citoyens français sans distinction d'origine, de race ou de religion), c’est très contradictoirement que la France, s’est faite l’avocate des entorse récentes au premier principe de l’intégrité et de l’intangibilité des frontières en mettant en avant l’exception au deuxième principe de non-ingérence à savoir le droit d’ingérence humanitaire mais en  le détournant sciemment pour accorder l’indépendance à une région en Europe puis renverser un gouvernement en Afrique.

En effet alors que le principe de l’intégrité territoriale et de l’intangibilité des frontières devait  être appliqué aux nouveaux états indépendants des anciennes Union soviétique et Yougoslavie, la France a défendu l’indépendance du Kosovo alors pourtant que bon nombre d’autres Etats membres de l’Union Européenne y étaient et y restent opposés et surtout qu’un membre permanent européen du Conseil de Sécurité de l’ONU, la Russie y était farouchement opposé.

Seconde entorse cette fois en Afrique au principe de l’intégrité et de l’intangibilité des frontières avec la reconnaissance de l’indépendance de l’Erythrée après une guerre civile terminée en 1991 par la victoire des troupes érythréennes  alors pourtant qu’en 1952, les Nations Unies avaient décidé  de former une fédération entre l’Ethiopie  et l'Érythrée.

Plus récemment en 2011, utilisant le même stratagème que pour le Kosovo, et profitant cette fois de l’abstention de la Russie et de la Chine, la France emmenant avec elle ses deux alliés anglo-saxons membres également permanents du Conseil  les a amenés à outrepasser le mandat donné en aidant militairement une partie du peuple libyen contre une autre pour renverser un gouvernement en place jusqu’alors reconnu par elle au surplus sans pouvoir aucunement d’ailleurs s’assurer préalablement que la partie aidée était majoritaire et prenant la responsabilité d’une probable guerre civile dont les conséquences se font sentir aujourdhui.

Nouvelle entorse à nouveau en Afrique, à la suite d’un référendum d'autodétermination organisé du 9 au 15 janvier 2011, le Soudan du Sud a voté la sécession et avant même son indépendance officielle proclamée le 9 juillet 2011, le nouvel État a été reconnu dès le 8 juillet 2011 par l' Allemagne et une semaine après son indépendance, l’ancien conseiller fédéral Suisse Joseph Deiss, président de l'Assemblée des Nations Unies a déclaré, après un vote par acclamation, la République du Soudan du Sud  officiellement le 193e État membre de l’ONU.

On rappellera d’ailleurs qu’une autre conseillère fédérale de la Confédération Suisse qui revendique pourtant toujours sa neutralité, Madame Calmi-Rey, s’était félicitée que son pays soit un des tous premiers à reconnaitre l’indépendance du Kosovo.

On ne sera donc pas  dès lors surpris que très récemment cette année pour tenter de régler le problème de la partition de fait de Chypre depuis 1974 que non seulement l’ONU  mais l’Union Européenne (dont cet Etat est membre depuis  2004  et qui prendra la présidence de l’Union au 1er juillet 2012) se sont montrés parfaitement incapables de résoudre, le ministre turc des affaires européennes, M. Egemen Bagis, vienne d'évoquer comme  option possible  la  partition de droit de cet Etat  avec une éventuelle  annexion par la Turquie et pourquoi pas par la Grèce ( projet à l’origine de la partition de fait).

On ne peut davantage s’étonner qu’encore plus récemment ce 6 avril 2012, l’Azawad ait proclamé son indépendance du Mali.

Peut-on sérieusement, après le mauvais exemple donné en Europe notamment par une ancienne puissance coloniale, membre permanent du Conseil de Sécurité,  la France, en appuyant la volonté d’indépendance du Kosovo, puis après avoir reconnu l’indépendance de l’Erythrée puis celle du Soudan, proclamer haut et fort encore le principe de l’intangibilité des frontières pour s’opposer à la déclaration d’indépendance de l’Azawad ?

Le  principe de l’intangibilité des frontières a vécu tant en Europe qu’en Afrique voire sur le plan mondial !

Tant en Europe qu’en Afrique, les obstacles au développement du séparatisme et à l’irrédentisme se trouvent  levés par une certaine incohérence de la diplomatie notamment de certains membres occidentaux du Conseil de Sécurité ; cela n’est pas forcément un mal !

En revanche l’Union Européenne serait bien avisée de réfléchir rapidement à la manière de résoudre le problème des frontières nationales souvent  arbitraires  imposées depuis près d’ un siècle ou plus  en Europe et depuis un demi-siècle en Afrique en convoquant préventivement un nouveau « Congrès de Vienne » pour l’Europe et un  Congrès Europe-Afrique pour l’Afrique avant que ne s’imposent violemment de nouvelles frontières.

 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 14:24

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Face au danger que l’Iran représente à leurs yeux d’abord pour Israël  plus que  pour l’Occident, les membres du Triumvirat occidental des Etats Unis, de la France et du Royaume Uni, après avoir  pris en compte  leurs erreurs d’analyse  notamment  en Egypte et en Tunisie, ont une nouvelle fois décidé de changer de « fusils d’épaule »  en choisissant de soutenir, sous le couvert d’une  nécessaire démocratisation, les sunnites d’Irak  puis de Syrie contre les chiites d’Irak, de Syrie, du Liban, de Bahreïn……

On se souviendra pourtant par exemple qu’après la Première Guerre mondiale, les Français, qui avaient reçu le mandat sur la Syrie, avaient créé un Territoire des Alaouites. En effet se défiant du nationalisme arabe des sunnites, ils avaient encouragé pendant l'entre-deux-guerres un particularisme alaouite proche du chiisme voulant faire des Alaouites  un peuple à part entière, n'ayant rien à voir avec les Arabes et dont l'histoire remonterait aux Phéniciens. Alaouites dont le livre est le Coran mais qui rejettent la Charia et les obligations cultuelles de l’Islam comme les Alévis.

 

On se souviendra également que pendant très longtemps la France a soutenu le régime baasiste sunnite irakien de Saddam Hussein qui sera abattu sous un prétexte fallacieux par son allié américain .

Coutumiers désormais des changements d’alliance, les Etats Unis qui avaient soutenu les talibans contre le régime prosoviétique en Afghanistan et ont placé à la tête de l’Irak les Chiites après avoir renversé le régime sunnite de Saddam Hussein, se mettent désormais à soutenir les sunnites de ce pays et ceux de Syrie.

 

En Afghanistan, après que les Etats Unis aient aidé donc les extrémistes sunnites talibans à venir au pouvoir puis après les en avoir chassés, ce  triumvirat s’apprête, tout en prétendant lutter à l’intérieur de leur pays respectifs contre les extrémistes musulmans ( très majoritairement sunnites en Europe), à laisser revenir au pouvoir ces talibans.

 

En Irak, après  avoir renversé le régime baasiste sunnite le plus laïc qui existait dans les pays arabes du Proche Orient avec celui baasiste chiite (alaouite) de Syrie, les Etats  Unis, sous couvert de vouloir instaurer la démocratie, ont mis en place un régime chiite proche de celui qui dirige l’Iran, lequel régime exige aujourd’hui l’extradition du Qatar ou il se trouve réfugié, de son vice-président  Tarek al-Hachémi  contre lequel le gouvernement du Premier ministre Nouri al-Maliki, un chiite, a délivré un mandat d’arrêt en l’accusant de terrorisme.

Emirat du Qatar  qui s’avère être depuis quelques années ou plusieurs mois le refuge et le soutien de bon nombre d’extrémistes sunnites   rentrés à l’ occasion  du « printemps arabe » en Tunisie, en Lybie, en Egypte, en Syrie.

Royaume d’Arabie Saoudite qui forme et finance depuis des années bon nombre d’imans intégristes envoyés y compris en Europe prêcher un islam rigoureux que ne connaissaient pas jusqu’alors les musulmans sunnites d’Afrique du Nord.

Les Etats Unis avec leurs fidèles vassaux anglais, et désormais français, font ainsi le choix  d’apaiser les inquiétudes légitimes d’Israël et de ces  monarchies sunnites du Golf qui se retrouvent  confrontées à la menace commune interne et externe des chiites, faisant oublier à ces dernières que leur ennemi principal était, il n’y a pas encore longtemps l’Etat Hébreu et non pas leurs concitoyens chiites musulmans.

Le triumvirat occidental  prend  ainsi le risque avec la Turquie sunnite, en cours de réislamisation, et qui rêve de revenir  à l’époque ottomane ou le calife des sunnites se trouvait à Istanbul,  de sacrifier comme ce pays l’a fait,  l’ensemble des minorités  chrétiennes, druzes, alaouite, alévis  de l’ensemble du Proche Orient.

En effet en favorisant le développement d’un front sunnite contre un front chiite qui mènera inéluctablement à une sorte de guerre de religion entre ces deux grandes fractions de l’Islam qui,  peu ou prou, se trouvent à un stade ou l’Europe se trouvait lors des guerres de religion entre catholiques et protestants, le triumvirat  ouvre une voie triomphale aux extrémistes musulmans  sunnites  largement encouragés par les monarchies du Golfe qui sont loin d’être des parangons de vertu en matière de démocratie et en tous cas très peu respectueuses des droits des minorités chrétiennes tout en revendiquant pourtant sans complexe l’égalité de traitement dans nos démocraties occidentales.

 

Nul ne peut douter sérieusement désormais que, charia ou pas dans leur constitution, les nouveaux régimes ne seront pas des états laïcs mais instaureront l’Islam (sunnite) comme religion d’Etat avec à la clé le statut de dhimmi pour les chrétiens et les juifs. Car même dans la Turquie  pourtant laïque voulue par Atatürk, force est de reconnaitre que la très grande majorité des  chrétiens et des juifs ont dû s’exiler et que ceux qui restent, ultra minoritaires par rapport aux Sunnites, sont loin de voir encore aujourdhui leurs droits respectés.

Le Triumvirat, en outre, est largement responsable,  depuis l’intervention  de Lybie,  de la montée en puissance dans le Sahara  de ces mouvements extrémistes sunnites salafistes  qui détiennent désormais l’armement lourd  que très imprudemment il leur a livré avec le Qatar notamment pour lutter contre Kadhafi. Mouvements qui vont jusqu’à prôner dans leur programme la restauration du califat  comme les Frères Musulmans présentés à l’opinion occidentale comme modérés.

 

Califat que, après son abolition en 1924 par Atatürk, le  chérif de la Mecque Hussein Al-Rachid (aïeul de la dynastie régnant actuellement en Jordanie), allié des Britanniques durant la Première Guerre mondiale avait échoué dans sa tentative  de restaurer  à son profit, contré par la montée en puissance d'Abbdel Aziz ibn Saoud fondateur  en 1932 du royaume d'Arabie saoudite après une accession   au pouvoir  qui a fait environ 500 000 morts entre 1901 et 1932

 

Face à la progression constante de l’extrémisme non seulement à ses portes mais à l’intérieur de ses frontières , l’Union Européenne  fait preuve d’une abstention coupable  à l’égard de la politique  souvent incohérente du Triumvirat dont  pourtant ses citoyens subissent et subiront chaque jour davantage les effets ainsi que les minorités chrétiennes  ou musulmanes occidentalisées qui vivent  dans les pays ou l’extrémisme musulman  s’est développé avec le soutien actif des monarchies du Golfe.

 

Or le devoir des gouvernants occidentaux est, avant de vouloir développer dans certains pays la démocratie à laquelle la majorité des habitants est réfractaire, d’abord et avant tout de  garantir cette démocratie  à  l’intérieur de leur pays à leurs citoyens et  dans les pays minés par l’extrémisme musulman à leurs minorités religieuses  en luttant contre le  développement du fanatisme  religieux ce qu’ils ne font certainement pas en pactisant,   pour des raisons économiques  ou  politico-religieuses à l’égard  d’Israël,  avec des Etats  qui se refusent à accorder aux chrétiens et aux juifs une égalité qu’ils exigent et obtiennent dans les pays démocratiques majoritairement chrétiens.

  

Il ne suffit pas, comme poudre aux yeux  électorale, par exemple à un gouvernement français, d’obtenir de son allié le Qatar d’empêcher  le  prédicateur Youssef al-Quaradawi de venir en France, mais il incombe aux membres de l’Union Européenne dans leur ensemble de cesser de s’abstenir pour les raisons que l’on sait d’imposer à leurs « alliés » musulmans le respect  de certaines règles qu’ils prétendent  vouloir instaurer dans  des pays guère plus dictatoriaux qu’eux dans lesquels les minorités notamment chrétiennes bénéficiaient jusqu’à présent d’un statut certainement meilleur que celui qu’elles ont dans ces pays « alliés » et qu’elles auront demain dans les pays « délivrés de leur tyran »  dotées de constitutions  qui ne risquent pas d’avoir comme préambule notre charte européenne des droits de l’homme !

 

En conclusion il est inadmissible  que l’Europe laisse certains de ses membres avoir une politique étrangère et de défense qui, sous couvert prétendu de vouloir développer notre modèle démocratique dans certains pays sans pour autant l’exiger de certains de leurs « alliés »  crée un véritable chaos qui  va inéluctablement  aboutir à restreindre encore les droits des minorités dans ces pays et ceux qu’ils prétendent vouloir « libérer »  ainsi qu’à perturber  le fonctionnement  de nos démocraties. 

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24 mars 2012 6 24 /03 /mars /2012 13:37

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La  Confédération Helvétique qui  estime à juste titre pouvoir constituer un bon   modèle  d’avenir pour l’ Union Européenne  a quelques bonnes raisons d’être un peu  surprise que le nouvel ambassadeur de l’Union Européenne à Berne soit un citoyen britannique qui ne parle aucune des langues officielles de la Suisse.

En effet l’Union Européenne qui, a déjà  à la tête de sa diplomatie une  citoyenne britannique Madame Catherine Ahston qui ne brille pas particulièrement, fait là encore la démonstration du manque total de savoir-faire, de tac de  sa diplomatie en nommant à un tel poste un Gallois, Richard Jones, à l’accent assez prononcé et incapable de s’exprimer en français. Et ce en remplacement de Michael Reiterer qui, autrichien, maitrisait parfaitement deux des langues nationales de la Confédération, sa langue maternelle et le français.

Quand l’on sait qu’un tiers des postes de la diplomatie européenne doit être réservé au  corps des diplomates des Etats nationaux, cela ne peut laisser que le sentiment que ce ne sont pas les meilleurs qui demandent à intégrer la diplomatie européenne ! ( Quel peut être en effet à notre époque le niveau de gens qui ne maitrisent aucune autre langue étrangère européenne ?)

On est en droit pas seulement de s’étonner mais de s’inquiéter que l’Union Européenne n’exige pas de ses diplomates la connaissance d’au moins deux langues pratiquées dans l’Union et puisse « sélectionner »  de tels « diplomates » alors que l’on peut raisonnablement penser qu’il doit exister suffisamment de diplomates  des pays membres de l’Union Européenne qui maitrisent parfaitement le Français ou l’Allemand ou l’Italien en sus de l’Anglais.

Cela augure assez mal de l’évolution de l’Union Européenne qui s’avère incapable de se démarquer d’une  suprématie des anglo-saxons qui sont pourtant grandement responsables de la situation actuelle du monde.

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 14:50
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Sans vouloir polémiquer, il est évident que les Services de Renseignements et la Police ne sont pas en mesure actuellement de défendre les citoyens contre les menaces terroristes.

La situation de la France vient de le révéler non seulement aux citoyens français mais à l’ensemble des citoyens européens qui ne devraient pas croire naïvement que les services de renseignements et la police de leur pays seraient plus à même de garantir efficacement leur sécurité.

En effet comment peut-on prétendre que certains individus potentiellement dangereux feraient l’objet d’une surveillance qualifiée de « serrée » quand on constate qu’ils détenaient divers armes prohibées et ont  pu quelques jours après avoir assassiné froidement des militaires assassiner encore des civils ?

Tel est bien à l’évidence le cas de Mohamed  Merah qui, faisant pourtant l’objet d’une surveillance particulière, a pu acheter et détenir en toute impunité des armes, puis après avoir effectué un premier assassinat a pu en effectuer un deuxième .

Et ce ne ne sont pas des plans Vigipirate ou autres, aux effectifs souvent ridicules, qui doivent rassurer les citoyens par leur caractère très insuffisamment dissuasif !

Or les positions adoptées par l’Union Européenne et plus particulièrement de la France à l’égard des situations qui règnent au sud et à l’est de la Méditerranée ne font qu’augmenter la menace terroriste contre les citoyens alors que force est d’admettre que face à une telle menace qui peut s’aggraver en quelques jours  les Services de Renseignement et la Police ne sont pas à la hauteur.

Faute  donc de pouvoir garantir à leurs citoyens la sécurité à laquelle ils ont droit, nos gouvernants seraient bien avisés dans leur choix de politique étrangère et de défense de prendre la juste mesure des risques qu’ils leurs font prendre.

C’est en effet un peu trop facile de prétendre, sans que le citoyen puisse le vérifier, que grâce à l’action des services de renseignement et de police bon nombre d’actions terroristes ont pu être déjouées et qu’il n’y a pas de risque zéro.

Le citoyen est en droit d’exiger de ses gouvernants qu’ils ne se montrent pas responsables  non seulement par des actions intempestives ou au contraire par une abstention coupable   de l’accroissement de la menace terroriste.

Car une troisième question se pose dans le cas récent qui vient de toucher la France : celui du moment choisi par Mohamed Merah.

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