Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 09:47

Scan10001

 

Les victimes de l'opposition armée ignorées
Silvia Cattori

 

 

Selon les médias traditionnels, seules les forces du gouvernement el-Assad sont coupables d’exactions. Leur principale source d’« information » étant l’« Observatoire syrien des droits de l’homme » (OSDH), une ONG partisane financée par les Frères musulmans et qui sert ouvertement la propagande de l’opposition armée, comment se fier à eux ?

 

Le point de vue de la population, contrainte à faire profil bas et, dans les quartiers sous son contrôle, forcée à « collaborer » avec cette soi-disant « Armée syrienne libre » dont elle subit les violences, n’est jamais pris en compte. Ce qui revient à nier les souffrances que cette « armée libre » inflige à tout un peuple. En vérité une « armée » d’hommes fanatisés -comportant des mercenaires étrangers- qui terrorisent et enferment la Syrie dans la peur.

Comble d’ironie ! Ceux qui proposent une interprétation plus équilibrée des choses et cherchent à savoir ce qu’en pense la grande majorité des Syriens et, au moins, à écouter parfois ce que dit le gouvernement, sont immédiatement disqualifiés et taxés de « pro-Assad ». Or, il faut le dire et le répéter, le rejet d’une intervention occidentale - prétendument « humanitaire » - n’a rien à voir avec un « soutien à Bachar el-Assad ». Elle est simplement le rejet de la politique d’ingérence de l’Occident qui viole en permanence le principe de la souveraineté des États sur lequel est fondé l’ordre international construit après la deuxième guerre mondiale, en vue, précisément, d’assurer la paix.

Si les combattants de l’ASL n’avaient pas été présentés par les organisations humanitaires et par certains journalistes et autres égarés, comme des combattants luttant pour la « démocratie » et « la liberté », ce qui est une vaste tromperie, - en Libye il y a moins de liberté et plus de terreur qu’avant l’intervention de l’OTAN - ils n’auraient pas tenu longtemps.

Cette vision manichéenne et totalement biaisée de la crise syrienne est irresponsable. Cette complicité médiatique avec le camp de la rebellion est criminelle. Comme on l’a déjà vu en Libye, ces groupes armés que le peuple n’a pas choisis, financés et armés par les puissances occidentales et les potentats arabes du Golfe, conduisent à porter au pouvoir des gens qui n’ont que faire de la démocratie, des droits humains, de l’État de droit et du droit international.

Le devoir de tout organe de presse est de rechercher la vérité et non pas de la dévoyer. Le devoir d’un journaliste est de se situer du côté du plus faible, en empathie avec lui, et de tenter d’éviter de mettre de l’huile sur le feu en répandant la propagande des grandes puissances. Or, depuis la première guerre du Golfe contre l’Irak en 1990-91, et plus encore depuis le 11 septembre 2001, nous constatons que les journalistes s’alignent toujours du côté des pouvoirs qui s’attaquent à plus faibles qu’eux. Et dont les guerres dévastatrices ont détruit de nombreux pays et ont laissé des millions de morts derrière elles.

Depuis le début des troubles en Syrie, nous assistons au même schéma. Les journalistes occidentaux se sont tout de suite rangés du côté des opposants violents, des prétendus « révolutionnaires ». La voix des victimes, de ceux qui demandent des solutions politiques et refusent le renversement du gouvernement syrien par la force, n’a jamais été prise en compte.

Ce sont des forces extérieures qui ont inventé l’ASL et qui arment ses combattants. Il n’y a pas, comme le Belge Pierre Piccinin tend maintenant à le faire croire, quitte à déformer la réalité, des bons sunnites face à des vilains alaouites ; un gouvernement cruel d’un côté et des gentils « révolutionnaires » de l’autre [1]. Comme le dit justement Gérard Chaliand, « la déstabilisation du gouvernement el-Assad a été programmée par une coalition extérieure dont les parrains sont la France et le Qatar (…) [tout cela devant pousser] sunnites contre chiites, l’Iran, adversaire numéro un…l’objectif pour frapper l’Iran devant passer par l’affaiblissement de Bachar el-Assad » [2].

Et pour y parvenir tout le monde y va de ses mensonges et de ses appels à l’intervention étrangère, à des frappes aériennes, à l’établissement de couloirs dits « humanitaires ». D’Amnesty International à la commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Navi Pillay, du quotidien Le Monde à Libération, tout le monde renchérit et multiplie les mensonges devant conduire la Syrie à sa destruction.

Les hommes et les femmes qui ont un reste d’humanité et de clairvoyance refusent ce manichéisme. Ils sont naturellement en quête d’informations sérieuses et souffrent, pas seulement en Syrie mais chez nous aussi, de savoir qu’on leur ment et que le peuple syrien paie ces mensonges de son sang et de ses larmes. Depuis des mois, malgré le découragement et la fatigue, nous nous efforçons de recueillir des témoignages de première main. Tout en sachant qu’avec la meilleure volonté du monde, face à l’hystérie anti-Bachar alimentée par les médias de l’establishment, les voix sincères et les remarquables écrits des nombreux journalistes honnêtes qui par le biais des nouveaux médias – et exceptionnellement, aussi dans la presse occidentale traditionnelle [3] - se répandent à travers le monde et touchent un large public, ne pourront pas sauver la Syrie, comme ils n’ont pas pu sauver la Libye, ni stopper aucun massacre israélien contre la population de Gaza.

Une fois lancée, la machinerie des ONG (Amnesty International et HRW en tête), de l’ONU, des médias traditionnels et des puissances occidentales dominantes au Conseil de sécurité, va généralement au bout de ses sinistres projets. La Russie et la Chine parviendront-elles cette fois à renverser la donne ?

Le 4 juillet, lassée d’entendre toutes les radios, toutes les télévisions répéter solennellement que « selon l’OSDH le régime… » était l’unique responsable de toutes les violences en Syrie, nous avons appelé un citoyen de Homs (*), pour entendre le point de vue d’une victime de cette coalition extérieure, « amie de la Syrie », qui soutient les bandes armées mettant ce pays à feu et à sang.

Nous lui avons encore une fois indiqué que ce que les médias occidentaux rapportent donne une image très différente de ce qu’il nous avait dit le 22 juin [4]. Nous lui avons demandé si c’était vrai par exemple que, le 27 juin, certains quartiers de Homs tenus par les rebelles ont été « pilonnés avec les hélicoptères et les chars du régime… » ; qu’il y aurait eu ce jour là « quatre bombardements par minute dans le quartier de Kousour » [5] ? Si c’était vrai que les habitants de Homs ne peuvent toujours pas sortir « à cause des bombardements de plus en plus intenses de l’armée régulière » ?

Voici ce qu’il nous a répondu :
« C’est très exagéré de parler de quatre explosions à la minute. Je n’ai pas vu d’hélicoptères intervenir à Homs. Cette semaine ça s’est un peu calmé. Mais la semaine passée les forces gouvernementales sont intervenues ; elles ont attaqué des positions rebelles. Le quartier Jourat al-Chayah a été en grande partie nettoyé [6] ; il leur reste encore à libérer les quartiers allant de l’extrémité de Bab Seeba, à Hamidiye, Bustan Diwan et Warché où il y a toujours de nombreuses familles retenues en otages. Les rebelles ont attaqué à plusieurs reprises les véhicules du Croissant rouge et du CICR les empêchant d’aller secourir les blessés et les malades.

Ces jours, il y a beaucoup d’hommes armés qui se rendent ; le gouvernement fait preuve de clémence [7]. Notre crainte est que ces hommes reprennent les armes une fois retournés chez eux. Ce sont des analphabètes. Durant les deux mois où ils m’ont tenu en otage dans leur appartement, je les entendais parler et se disputer. Une fois, un salafiste s’est même battu avec un autre homme car il refusait de prier derrière lui, le salafiste se considérant comme le chef et ne voulant pas prier derrière un non salafiste, ai-je compris. Imaginez leur niveau ! J’ai réussi à discuter avec les gardiens, en l’absence des chefs. Je leur ai demandé : « Est ce que c’est ça le Jihad (la conquête pour Dieu) ? » Certains m’ont dit qu’ils se sont trouvés obligés à s’enrôler car menacés de représailles sur leur familles, ou que c’est sous menace de mort qu’ils ont été contraints d’accepter ».

Il nous a alors rappelé que, le 28 juin à Hosn (dans la périphérie de Homs, où se trouve le « Crak des chevaliers » [8]), Mme Ahlam Ilad, une professeure du génie pétrochimique, a été assassinée chez elle ainsi que ses parents et trois enfants, parce qu’elle avait refusé de collaborer avec les hommes armés.

Au passage, nous avons demandé à notre interlocuteur pourquoi il qualifie d’« hommes armés » ou de « rebelles » les auteurs d’assassinats, de kidnappings… et ne mentionne jamais l’« Armée syrienne libre ». Sa réponse : « Parce que chez nous, entre Syriens, ce terme n’est pas utilisé ; nous les qualifions de gangs, d’hommes armés. Ils constituent un ramassis de gens comprenant des salafistes, des jihadistes etc. »

Au sujet des vidéos postées sur Youtube par les opposants dont des extraits continuent d’être montrés par les médias, il maintient ce qu’il nous avait déjà dit : « La fumée noire ce sont toujours des pneus que les rebelles brûlent et non pas, comme ils le disent, le résultat de bombardements de l’armée gouvernementale. Les tirs des forces de sécurité donnent une fumée différente, plus claire et avec du feu ».

Ce sont ces gangs, - qualifiés d’« Armée syrienne libre » et de « révolutionnaires » par une presse occidentale qui en fait l’incessante promotion - que les journalistes encensent. Ce sont encore ces gangs qui font exploser des maisons [9] et des gazoducs et paralysent le pays, qui assiègent les habitants et empêchent les autorités locales, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge syrien d’entrer dans les quartiers pour évacuer des civils et notamment les blessés. Ce sont ces gangs que le peuple syrien en sa majorité tient en horreur que le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, fervent ami de Bernard-Henri Lévy et d’Israël, appuie aujourd’hui avec zèle.

Quand le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov, suggère que « les analyses par la propagande des uns ou des autres. La guerre est quelque chose de trop grave. Le mieux qu’un journaliste puisse faire est d’éclairer le public de manière équilibrée sur les réels dangers qu’encourt une nation, un peuple entier, et de tenter de les sauver du pire en dévoilant les objectifs cachés des puissances étrangères.

« Le départ d’Assad sera le prélude à la guerre mondiale » ! Cette mise en garde radicale a été formulée par un acteur important de la vie politique libanaise, Michel Aoun. Associé à la majorité pro-syrienne qui gouverne le pays du Cèdre depuis juin 2011, le général, président du Courant patriotique libre et allié chrétien du Hezbollah et d’autres formations chiites a accordé un entretien à la nouvelle chaîne d’informations continues arabe al-Mayadeeen (crée par des dissidents d’al-Jazeera), dans lequel il réaffirme sans ambiguité ses positions pro-syriennes et se permet même des mises en cause de puissances étrangères : « Les intérêts des pays du golfe persique et d’Israël sur la Syrie se convergent. Il s’agit d’éloigner l’Iran du jeu », dit-il. Mais Aoun n’oublie pas un autre important tireur de ficelles dans la région : « Washington cherche à s’approprier le pétrole dans la région ».
Michel Aoun prend aussi de la hauteur, rappelant que, d’un point de vue géostratégique : « La Syrie est un pont vers la Méditerranée pour l’Irak, l’Iran et la Chine ». Et c’est en partie à cause de cette dimension géographique et géopolitique, que l’homme politique libanais se montre serein quant à l’avenir de son voisin : « La Chine et la Russie ne permettront pas la chute du régime du président Bachar al-Assad« . « Même dans le cas d’un compromis (diplomatique), le régime syrien ne tombera pas » ajoute Aoun. Qui ne nie pas les problèmes politiques internes syriens, mais dit que ceux-ci ne peuvent être résolus que par le dialogue.
Des propos qui ne font que répéter ceux tenus dans une autre interview, donnée cette fois, le 26 juillet, au grand quotidien libanais L’Orient Le Jour, affilié à l’opposition anti-syrienne de Hariri et Geagea. D’abord interrogé sur ses éventuels regrets quant à ses choix politiques pro-Hezbollah et pro-Bachar, le général et député (78 ans) répond d’emblée qu’il ne regrette rien et que s’il perdait, « c’est tout le Liban qui perdrait avec moi« . Et quant à la Syrie, la chute de Bachar, cela signifierait la « chute de la démocratie« , remplacée par la charia qui « annule les libertés de croyance, les libertés politiques, le droit à la différence et la liberté d’un choix de mode de vie (s’habiller, boire, etc) ». Et cette chute éventuelle, à laquelle le général dit d’ailleurs ne pas croire, signifierait aussi beaucoup pour le reste de la région, et du monde : « Si cette chute a lieu, martèle Aoun, une guerre mondiale éclatera. Les intérêts des Américains sont beaucoup plus menacés dans la région que ceux des Russes et des Chinois ».

Michel Aoun réaffirmait aussi dans cet entretien à L’Orient-Le Jour son soutien au Hezbollah, coupant court aux interprétations qui avaient été faites de divergences intervenues sur des points mineurs de politique intérieure.
Beyrouth expulse vers Damas de faux réfugiés politiques syriens
Restons encore un peu au Liban pour dire que l’Union européenne s’est inquiétée samedi 4 août du renvoi vers la Syrie par les autorités de 14 ressortissants syriens anti-Bachar. L’affaire a suscité aussi des remous du côté de l’opposition libanaise (anti-syrienne), forçant la Sûreté générale libanaise à une mise au point, selon laquelle les Syriens avaient été expulsés pour « des crimes (..) commis sur le territoire libanais« . Et le communiqué de donner des précisions sur la nature de ces crimes : « Vol, falsification, tentatives de viol et agressions ». La Sûreté insiste sur le caractère de droit commun de ces actes et de leurs auteurs.
Et la Sûreté générale, pour faire taire ses détracteurs invoquant des considérations « humanitaires« rappelé qu’elle avait notamment « suspendu » l’expulsion vers Damas d’un ressortissant syrien « ayant tué dix de ses compatriotes« , justement parce que le « critère politique interférait dans son dossier » et que sa vie serait en danger en Syrie. Idem pour d’autres « réfugiés » syriens impliqués dans le trafic d’armes. Et si certains de ces individus ont finalement été renvoyés en Syrie, c’est après qu’ils ont signé, auprès d’une « organisation internationale », une déclaration où ils exprimaient le souhait de rentrer das leur pays.
L’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdel Karim Ali, a jugé « réconfortante » cette expulsion de Syrie, qui correspond à des accords signés entre les deux pays, et ne concerne que des délinquants et non des militants et activistes politiques. Et, naturellement, les formatons libanaises de la majorité gouvernementale, pro-syriennes, ont eu la même réaction. Le gouvernement libanais maintient donc le cap, sans se laisser intimider par les pressions et clameurs du camp Hariri à l’intérieur, et celles des puissances étrangères à l’extérieur.

 

Ce n’est pas à François Hollande ni à Amnesty International, ni à Bernard-Henri Lévy, ni à Hillary Clinton, de décider ce qui est bon ou pas pour le peuple syrien.

Silvia Cattori

 

 

Michel Aoun :« Le départ de Bachar déclenchera une guerre mondiale ! »
Louis Denghien

« Le départ d’Assad sera le prélude à la guerre mondiale » ! Cette mise en garde radicale a été formulée par un acteur important de la vie politique libanaise, Michel Aoun. Associé à la majorité pro-syrienne qui gouverne le pays du Cèdre depuis juin 2011, le général, président du Courant patriotique libre et allié chrétien du Hezbollah et d’autres formations chiites a accordé un entretien à la nouvelle chaîne d’informations continues arabe al-Mayadeeen (crée par des dissidents d’al-Jazeera), dans lequel il réaffirme sans ambiguité ses positions pro-syriennes et se permet même des mises en cause de puissances étrangères : « Les intérêts des pays du golfe persique et d’Israël sur la Syrie se convergent. Il s’agit d’éloigner l’Iran du jeu », dit-il. Mais Aoun n’oublie pas un autre important tireur de ficelles dans la région : « Washington cherche à s’approprier le pétrole dans la région ».
Michel Aoun prend aussi de la hauteur, rappelant que, d’un point de vue géostratégique : « La Syrie est un pont vers la Méditerranée pour l’Irak, l’Iran et la Chine ». Et c’est en partie à cause de cette dimension géographique et géopolitique, que l’homme politique libanais se montre serein quant à l’avenir de son voisin : « La Chine et la Russie ne permettront pas la chute du régime du président Bachar al-Assad« . « Même dans le cas d’un compromis (diplomatique), le régime syrien ne tombera pas » ajoute Aoun. Qui ne nie pas les problèmes politiques internes syriens, mais dit que ceux-ci ne peuvent être résolus que par le dialogue.
Des propos qui ne font que répéter ceux tenus dans une autre interview, donnée cette fois, le 26 juillet, au grand quotidien libanais L’Orient Le Jour, affilié à l’opposition anti-syrienne de Hariri et Geagea. D’abord interrogé sur ses éventuels regrets quant à ses choix politiques pro-Hezbollah et pro-Bachar, le général et député (78 ans) répond d’emblée qu’il ne regrette rien et que s’il perdait, « c’est tout le Liban qui perdrait avec moi« . Et quant à la Syrie, la chute de Bachar, cela signifierait la « chute de la démocratie« , remplacée par la charia qui « annule les libertés de croyance, les libertés politiques, le droit à la différence et la liberté d’un choix de mode de vie (s’habiller, boire, etc) ». Et cette chute éventuelle, à laquelle le général dit d’ailleurs ne pas croire, signifierait aussi beaucoup pour le reste de la région, et du monde : « Si cette chute a lieu, martèle Aoun, une guerre mondiale éclatera. Les intérêts des Américains sont beaucoup plus menacés dans la région que ceux des Russes et des Chinois ».

Michel Aoun réaffirmait aussi dans cet entretien à L’Orient-Le Jour son soutien au Hezbollah, coupant court aux interprétations qui avaient été faites de divergences intervenues sur des points mineurs de politique intérieure.
Beyrouth expulse vers Damas de faux réfugiés politiques syriens
Restons encore un peu au Liban pour dire que l’Union européenne s’est inquiétée samedi 4 août du renvoi vers la Syrie par les autorités de 14 ressortissants syriens anti-Bachar. L’affaire a suscité aussi des remous du côté de l’opposition libanaise (anti-syrienne), forçant la Sûreté générale libanaise à une mise au point, selon laquelle les Syriens avaient été expulsés pour « des crimes (..) commis sur le territoire libanais« . Et le communiqué de donner des précisions sur la nature de ces crimes : « Vol, falsification, tentatives de viol et agressions ». La Sûreté insiste sur le caractère de droit commun de ces actes et de leurs auteurs.
Et la Sûreté générale, pour faire taire ses détracteurs invoquant des considérations « humanitaires« rappelé qu’elle avait notamment « suspendu » l’expulsion vers Damas d’un ressortissant syrien « ayant tué dix de ses compatriotes« , justement parce que le « critère politique interférait dans son dossier » et que sa vie serait en danger en Syrie. Idem pour d’autres « réfugiés » syriens impliqués dans le trafic d’armes. Et si certains de ces individus ont finalement été renvoyés en Syrie, c’est après qu’ils ont signé, auprès d’une « organisation internationale », une déclaration où ils exprimaient le souhait de rentrer das leur pays.
L’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdel Karim Ali, a jugé « réconfortante » cette expulsion de Syrie, qui correspond à des accords signés entre les deux pays, et ne concerne que des délinquants et non des militants et activistes politiques. Et, naturellement, les formatons libanaises de la majorité gouvernementale, pro-syriennes, ont eu la même réaction. Le gouvernement libanais maintient donc le cap, sans se laisser intimider par les pressions et clameurs du camp Hariri à l’intérieur, et celles des puissances étrangères à l’extérieur.
Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 19:35
Scan10001

Il est assez curieux de lire sous la plume d’un ex-candidat à la présidence de la République Française et député souverainiste que l’euro serait l’une des principales causes de la crise actuelle et prôner comme solution à cette crise le retour aux monnaies nationales.

En effet celui-ci semble oublier que la monnaie n’est qu’un instrument au service des différents acteurs économiques et que ce n’est pas l’instrument qui est coupable mais ceux qui en ont fait un usage abusif sous des gouvernants politiques irresponsables depuis 40 ans.

La  monnaie n’a jamais été considérée d’ailleurs même par Jean Bodin comme un des attributs de la souveraineté.

Même si  l’euro n’avait pas été créé, et si les taux d’intérêt dans certains pays à monnaie faible étaient restés à des niveaux plus élevés, cela n’aurait empêché nullement ces acteurs économiques de s’endetter depuis 40 ans de manière excessive.

Les acteurs économiques  des Etats membres de l’Union Européenne non membres de l’Eurozone ne se trouvent pas sur ce plan de l’endettement dans une situation bien différente de celle de ceux qui ont adopté l’euro.

Sans parler des Etats Unis d’Amérique dont l’endettement atteint des niveaux historiques !

Or ce Monsieur Dupont-Aignant ne semble pas avoir examiné certaines statistiques des Etats Unis d’Amérique  dont les Etats membres ont depuis des années des compétitivités différentes, des démographies différentes, des taux d’inflation différents, des mentalités différentes   et  dont aucun pour autant n’envisagerait pour autant comme solution à la crise qui y sévit également de revenir à des monnaies différentes.

Pas davantage il ne semble avoir examiné certaines statistiques de la Confédération Suisse ou les différences entre certains cantons sont énormes sans que pour autant il ne viendrait l’idée à un Suisse raisonnable de mettre fin à la monnaie unique le Franc Suisse instauré il y a  160 ans environ à une époque déjà ou pourtant ces différences entre cantons étaient tout aussi énormes.

A suivre d’ailleurs le raisonnement de ce Monsieur, pourquoi ne devrait-on pas revenir en France à des monnaies régionales voire locales comme au Moyen Age pour tenir compte des importantes disparités qui y existent d’un bout à l’autre du pays et pourquoi pas régionaliser le SMIC, les allocations en fonction du cout de la vie    etc.. etc.. de même alors pour l’Italie, l’Espagne….. ?

Pas plus qu’aux Etats Unis, l’existence d’une  monnaie nationale  comme solution  à la crise est probante. Les Etats Unis et la Grande Bretagne ne s’en sortent actuellement pas mieux que les autres pays occidentaux.

Et qu’est-ce que la monnaie d’un Etat, qui jusqu’à présent s’en sort mieux comme la Confédération Suisse (mais pour combien de temps encore) dont la Banque Nationale Suisse doit, pour empêcher sa monnaie de s’évaluer, détenir aujourdhui  60 %  de ses réserves en euro à force d’en acheter pour soutenir le court et  maintenir un taux de change fixe avec lui en promettant d’émettre pour ce faire autant de monnaie qu’il faudra ? En supposant, ce qui est probable, que cette Banque Nationale Suisse doive encore et encore acheter des euros, que deviendra son indépendance si un jour en théorie elle venait à détenir la totalité de ses réserves en euro en contrepartie desquelles elle aurait émis et émettrait tous les nouveaux francs suisse ?

Pas plus que ne peut le faire actuellement la Banque Nationale Suisse, la Banque de France ne pourrait aujourdhui  manipuler comme elle pouvait le faire dans un passé révolu le  taux de change du franc français ressuscité !

L’interdépendance économique est-elle que les Etats ont perdu et ne retrouveront pas leur indépendance monétaire sauf à réformer le système monétaire international ce que les dirigeants politiques se sont abstenus de faire depuis la décision américaine  funeste du 15 aout 1971  qui a permis le niveau d’endettement accumulé par les acteurs économiques. Et cela ce n’est pas un Etat seul qui peut le décider.

Dire que  la principale cause  de la crise  est  l’euro, comme on pourrait alors tout aussi bien dire la même chose du  dollar, ou les monnaies nationales, c’est un peu comme dire que ce sont les armes qui sont responsables des guerres.

Ce que nous propose en fait ce monsieur c’est d’abord une guerre entre les monnaies qui avec le retour au nationalisme nous amènera ensuite à une nouvelle guerre mondiale tout court pour nos enfants !

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 19:12
Scan10001

 

Contrairement à ce qu’aimeraient vouloir faire croire certains médias occidentaux et les rebelles syriens, il n’est pas du tout évident de présenter  la bataille en cours à Alep comme décisive simplement parce que cette ville est la deuxième de Syrie, sa capitale économique et située près de la frontière de Turquie.

Le fait que le contrôle d’un territoire entre Alep et la frontière  de la Turquie  pourrait être présenté comme  stratégique  ne retire  rien au fait que les rebelles syriens  semblent bien avoir perdu la bataille de Damas qui constitue un revers très important qu’ils cherchent à faire oublier en présentant tout compte fait le sort d’Alep comme plus décisif.

Pourquoi alors ont-ils symboliquement commencé à essayer de prendre le contrôle de la capitale avant celui d’Alep ?

Tout simplement parce que stratégiquement  Damas se trouve très proche du Liban ou ils disposent de nombreux coreligionnaires sunnites alliés et d’une frontière perméable alors qu’au nord le contrôle de la frontière par l’armée turque  ne leur laisserait pas du tout la même liberté.

Alors que le contrôle de la zone entre Damas et le Liban leur aurait permis de recevoir très facilement toutes les armes qu’ils réclament de leurs soutiens du Golf, il est bien évident que la Turquie  ne leur permettra pas de se servir de son territoire comme d’une base logistique incontrôlée. Et ce d’autant moins que la Turquie prend rapidement conscience du danger à  laisser se créer à sa frontière sud des zones contrôlées progressivement par des arabes islamistes radicaux à l’Ouest ou des Kurdes indépendantistes à l’Est.

Bien que membre de l’Otan, on peut imaginer que rapidement le gouvernement turc décide dans l’intérêt de son pays d’adopter, au-delà de ses menaces qu’ils formulent actuellement, un comportement différent, davantage en retrait, que  celui actuel du triumvirat occidental de l’ONU.

En effet dès lors que pas davantage qu’à Damas, les rebelles syriens n’ont  réussi à Alep à susciter à l’occasion de  leur occupation de certains quartiers  un large soulèvement populaire y compris des populations sunnites, il n’est pas stupide de penser, que  la bataille d’Alep risque de tourner  en ce que les médias occidentaux, en cours de reconsidération progressive de leur analyse superficielle, en baroud d’honneur en dépit de certains succés purement médiatiques.

Bien évidemment la rébellion se radicalisera et les islamistes continueront sporadiquement en Syrie le combat comme ils le développent dans les territoires libérés de l’influence occidentale grâce aux actions  intempestives depuis de nombreux mois des Occidentaux  en Irak, en Afghanistan, en Libye…Mais il est de moins en moins avéré que le Président Assad soit contraint de partir et en tous cas, pour une fois plus prudent de la part du Ministre des Affaires Etrangères  français qu’il partira « tôt ou TARD ».

L’Union Européenne pourrait donc elle aussi être bien inspirée, pour préserver l’avenir, de ne pas s’aligner sur une diplomatie du triumvirat occidental de l’ONU qui manifestement a mal apprécié la situation.

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 08:56
Scan10001

 

Un peu trop  regonflés  par  leur coup  de poker en Libye, les Etats Unis, la France et le Royaume Uni  ont  peut-être une nouvelle fois manqué de prudence en  voulant imposer le départ du Président Syrien.

Il n’est pas à exclure qu’ils aient  vendu un peu vite la  peau de l’ours russe, son compréhensible allié, avant de l’avoir tué.

Toute diplomatie sérieuse qui se respecte  se doit  d’envisager toutes les hypothèses avant  de s’engager publiquement dans telle ou telle direction.

Comment la diplomatie de ces pays sauvera-t-elle la face si, ce qui n’est pas impossible, le président Syrien parvient à mater la rébellion armée ?

Pourront-ils une nouvelle fois sans complexe, après quelques années passées pour faire oublier leur faute à  l’opinion publique, renouer  le dialogue  avec un « intouchable » comme ils l’ont fait dans le passé avec le Président Syrien, invité par la France à  assister  comme  invité d’honneur au défilé du 14 juillet ou comme ils l’avaient  tous fait  également avec Kadhafi , lynché par leurs alliés d’un jour dans des conditions  que les Occidentaux se gardent bien de chercher à éclaircir ?

Cela parait normalement inenvisageable alors et pourtant qu’il est évident que la solution de beaucoup de problèmes au Proche Orient passe par un dialogue obligatoire avec un pays comme la Syrie comme avec son allié l’Iran.

Or si la Russie ne lâche pas son allié, c’est très certainement parce que ses services de renseignement sont les mieux placés pour apprécier la capacité du gouvernement Syrien à mater l’opposition sunnite armée par les monarchies du Golfe avec l’aide des Occidentaux.

En effet certains indices laissent à penser que la rébellion, pour des raisons médiatiques  joue son va-tout dans la bataille de Damas pour essayer de convaincre une opinion internationale de l’existence d’un soulèvement général qui s’étendrait désormais à la capitale alors qu’apparamment sur d’autres fronts la rébellion semble s’essouffler. Aussi meurtriers qu’ils soient, les attentats commis par les rebelles qui désormais les revendiquent, alors que jusqu’alors ils les imputaient au Services Secrets Syriens, ne décapitent pas le régime. Et si médiatiquement ils prouvent la capacité  des rebelles à les organiser, ils confortent la thèse gouvernementale  d’une implication très forte  des islamistes radicaux dans la rébellion armée mais pas au moins pour l’instant d’une sympathie générale des sunnites syriens à leur égard.

Aujourdhui les choses sont claires, la Syrie se trouve en situation de guerre civile et le gouvernement combat une rébellion armée. Mais cette fois à la différence de la Libye les Occidentaux prendraient de trop grands risques en l'appuyant ouvertement militairement.

Faire donc le pari d'un  départ comme celui des  présidents égyptien, syrien, tunisien voire  yéménite est donc risqué pour la diplomatie du triumvirat occidental du Conseil de Sécurité.

Si la rébellion perd la bataille de Damas qu’elle a voulu peut-être un peu imprudemment engager, il n’est pas impossible qu’elle donne l’occasion au Président Syrien El Assad  ou à son régime de se maintenir au pouvoir encore  longtemps.

Et les Occidentaux n’auront plus qu’à rabaisser  leurs prétentions vindicatives à l’égard de la Russie avec laquelle ils vont devoir, n’en déplaise surtout aux Américains, de plus en plus essayer de trouver des compromis.

Pour l’instant, il n’est pas impossible que l’affaire de Syrie soit un bon moyen pour le Président Poutine  de redonner à la Russie  dans le concert des nations la place qu’elle n’aurait pas dû perdre alors que certains chefs de la diplomatie occidentale ne semblent pas bien avoir compris que malgré  la fin du pacte de Varsovie et certains échecs pour reconstituer une alliance entre les ex-républiques de l’Union Soviétique, la Russie rétablit progressivement son ancienne puissance à un moment ou l’ Union Européenne va devenir de plus en plus un nain militaire, vassal des Etats Unis ( guère plus capable de contribuer à hauteur de 10% dans les opérations de l’Otan) sous un protectorat américain de moins en moins préoccupé par l’Europe.

Depuis un certain temps force est de constater que la diplomatie russe marque des points.

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 09:23
Scan10001

 

Après avoir soutenu longtemps ceux qu’ils qualifient aujourdhui de dictateurs pour tenter de s’opposer à la montée généralisée de l’intégrisme musulman, les Occidentaux se sont décidés dans la hâte et la précipitation  à les abandonner en contribuant militairement à leur renversement dans l’espoir vain que les quelques « cyber-démocrates » de leurs pays respectifs seraient capables de former physiquement des mouvements de masse susceptibles de s’emparer du pouvoir.

On ne peut qu’être atterré par une telle naïveté caractéristique d’une certaine élite intellectuelle « droit de l’hommiste »  alors qu’il est évident que la démocratie en Occident  est relativement récente  et ne s’instaure pas en quelques jours à tel point que Mme Clinton a cru bon de rappeler aux Egyptiens qu’elle n’existait aux Etats Unis d’Amérique que depuis seulement 236 ans tout autant qu’il est évident que la grande majorité de la population d’un niveau général  très bas reste  très attachée au moins culturellement à l’Islam.

Dans ces conditions, il était fatal que les élections soient remportées dans ces pays très majoritairement par  des mouvements d’inspirations musulmanes  comportant une bonne part d’intégristes financés souvent par des Etats de la péninsule arabique majoritairement sunnites alliés des Occidentaux,  tout sauf démocratiques, qu’ils continuent par un paradoxe apparent de soutenir  alors  qu’en fait ils croient toujours  pouvoir   les utiliser comme  rempart contre les Etats  dominés par les Chiites et donc comme alliés objectifs d’Israël suivant le principe simpliste que les « ennemis de mes ennemis sont mes amis ».

Tout ceci les amène à prétendre très hypocritement, sans aucun sens du ridicule, pour tenter de sauver la face comme l’ont fait par exemple la Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères des Etats Unis  ou  l’ancien Ministre des Affaires Etrangères français que l’Egypte, la Libye, l’Irak  ou la Tunisie étaient désormais engagée sur la voie de la démocratie malgré l’arrivée au  pouvoir de partis  dont l’idéologie et les programmes politiques reposent  essentiellement  sur l’application  des principes de l’Islam  par  l’inscription de la Charia dans leur Constitution  si possible comme seule et unique source du droit quand ils ne veulent pas rétablir le Califat.

Les dirigeants occidentaux  européens (à la différence de ceux des Etats Unis qui eux font en permanence référence au Christianisme) ne prennent-ils pas nos concitoyens pour des imbéciles quand l’on se rappelle qu’ils avaient majoritairement rejeté toute référence au Christianisme dans  le projet avortée de Constitution Européenne et continuent de s’opposer  à une telle référence chaque fois que le sujet revient à l’ordre du jour.

 

Comment pourtant ces hommes politiques qualifieraient-ils un parti politique européen qui exigerait dans son programme  non seulement une telle référence à la civilisation judéo-chrétienne mais en outre, compte tenu du caractère  majoritairement chrétien au moins encore sur le plan culturel de la population, l’abrogation des codes civils, le retour à l’application  le droit canon et  à un droit de contrôle de la papauté  sur  le politique ? 

A titre d’exemples un parti  qui imposerait le droit chrétien qui obligerant à demander  le divorce  à Rome dans les seuls cas admis par le droit canon, qui punirait le concubinage et l’homosexualité, qui interdirait toute contraception ou tout avortement,  qui interdirait tout travail le dimanche comme les juifs orthodoxes le jour du Sabah ou demain comme dans certains pays musulmans le vendredi, qui prohiberait le prêt d’argent avec intérêt ou tout simplement qui obligerait  à manger du poisson le vendredi dans tous restaurants publiques  ou privés   …etc  etc   et d’une manière plus générale qui demanderait  non seulement que soit abrogée en France la loi de 1905 sur la Séparation de l’Eglise et de l’Etat mais encore le Code Civil crée en 1804 soit un retour en arrière de deux siècles c'est-à-dire pratiquement à l’époque ou Mme Clinton situe le début de la démocratie aux Etats Unis d’Amérique.

Un tel parti serait tout simplement qualifié en Europe, pour le moins d’ANTI-LIBERAL ou plus certainement suivant la terminologie  un peu trop galvaudée , de  « FACHISTE » alors qu’un  parti préconisant  la même idéologie dans les pays dits du « Printemps arabes »  bénéficierait   de leur part  du label « DEMOCRATIQUE »  au seul motif que selon nos dirigeants occidentaux  la majorité leur serait favorable.

Rappelons- nous  qu’il n’y a pas encore longtemps les Etats Européens de l’Est se qualifiaient de « Démocraties Populaires »  au seul motif que le prolétariat y était majoritaire et que majoritaire il avait le droit d’exercer  sa dictature à l’égard des minorités. Etant rappelé au passage que si les grecs ont inventé la démocratie, son contraire n’est pas la dictature inventée par les Romains  et dont Cincinnatus  est l’exemple de dictateur le plus connu mais le moins répandu, lui à qui  le Sénat romain remettait régulièrement à une très grande majorité les pleins pouvoirs.

L’histoire montre en effet que même mis au pouvoir par une majorité, bon nombre de dirigeants se comportent non comme des dictateurs à la Cincinnatus  mais tout simplement comme des « « Fascistes »  avec  la complicité de dirigeants  occidentaux qui se considèrent comme seules habilitées à  décider qui des gouvernements des Etats du monde sont démocratiques  selon un seul critère machiavélique celui de savoir si à un moment donné l’Etat qu’il dirige doit compter parmi leurs amis et donc alliés ou leurs ennemis.

En fait la question qui se pose est de savoir s’il peut y avoir démocratie sans séparation de l’Eglise et de l’Etat.

La réponse est certainement oui comme certain pays de l’Europe le prouve depuis longtemps en respectant les droits des minorités. Mais force est de constater que dans les pays musulmans même considérés jusqu’alors les plus laïques comme la Turquie et dans une moindre mesure la Tunisie, c’est de moins en moins le cas depuis que l’Occident a voué aux gémonies les dictateurs qui imposaient un minimum de laïcité derrière laquelle pouvaient s’abriter au moins ces minorités.

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 10:55
Scan10001

Après la chute de Rome en 476, la restauration d’un Empire d’Occident  en l’an 800 par Charlemagne, un Franc, un Germain romanisé, dès le regrettable Traité de Verdun de 843 par lequel ses petits-fils  se sont partagés l’empire, les rois de la partie qui deviendra la France n’ont eu cesse de combattre l’Idée Impériale romaine. Moins d’un siècle plus tard, cet empire avait disparu et c’est un descendant des Saxons non romanisés qu’il avait contraints de se baptiser, Othon le Grand, qui avait restauré en 962 cet Empire Romain sous la forme de ce qui s’appellera  peu à peu le Saint Empire Romain Germanique non pas simplement parce qu’il n’aurait comporté que des peuples germaniques- ce qui n’était pas le cas- mais parce qu’en revanche les peuples germaniques y étaient majoritaires et surtout les nobles qui en étaient majoritairement issus vouaient une grande admiration à l’égard de l’Empire Romain et avaient  la volonté de le perpétuer, ce qui n’étaient pas l’apanage des peuples devenus latins qui avaient oublié eux un peu vite ce qu’ils devaient à Rome.

Ce «Saint-Empire romain germanique», ne fut jamais une entité unifiée, centralisée  à la différence du Royaume de France/Frankreich  mais il fonctionnait relativement bien pour l’époque,  de son  début jusqu’à la fin du règne des puissants empereurs Hohenstaufen, soit pendant près de trois siècles.

Après un interrègne de moins d’un quart de siècle, les puissants Electeurs constitués alors de la Haute Noblesse de l’empire avait cru le maintenir dans un état de faiblesse en élisant en 1273 un comte relativement peu puissant à l’époque, Rodolphe de  Habsbourg, premier d’une longue lignée d’empereur à la tête de l’Empire dont les rois de France se considéreront les rivaux et affaibliront  jusqu’aux  Traités de Westphalie de 1648 mettant fin à une Guerre de Trente Ans à laquelle la France avait pris une part active, qui ont non seulement donné l’indépendance aux Pays Bas et à la Confédération Helvétique mais ont surtout permis à d’autres Etats membres du Saint Empire telle le duché de Savoie d’acquérir une quasi entière souveraineté marquant ainsi le recul de l’intégration des Etats européens qui n’avaient pas encore pris leur caractère national dans ce qui aurait dû évoluer en une sorte de Confédération puis Fédération sur le modèle de la Confédération Helvétique crée en 1291.

 

Si la Gaule romaine s’appelle aujourdhui la France et les Gaulois des Français c’est bien en souvenir de ces Germains dénommés Francs dont était issu cet empereur Charlemagne que ces Gaulois romanisés puis francisés s’«  approprient » un peu outrageusement dans la mesure notamment ou ils ne semblent pas partager majoritairement encore aujourdhui l’ambition qu’il a eue de vouloir restaurer l’empire romain d’occident ; bien au contraire leurs rois pourtant d’ascendance germanique, sauf à tenter de se faire élire empereur comme François Ier et Louis XIV, ont combattu pendant des siècles cet empire romain germanique qu’Othon le Grand, un Saxon a voulu perpétué, alors que leurs premiers rois descendaient pourtant d’un autre Saxon, Hugues Capet. Et ce jusqu’à son abolition en 1806 sous la contrainte de Napoléon qui lui sera le premier français à repenser à cette Idée Impériale romaine mais en instaurant sur l’Europe un Empire français centralisé.

 A l’occasion du 50° anniversaire des Accords franco-allemand, ils paraient bon que l’on rappelle aux Français si prompts à critiquer les Allemands  que les ravages des guerres nationales engagées par la France depuis son entrée dans la guerre de Trente Ans en 1635 jusqu’à la bataille de Waterloo en 1815 ont fait perdre à une Allemagne, qualifiée après 1870 de plus belliqueuse que la France,  plusieurs millions d’habitants.

Les Français s’abstiennent d’interpréter  étrangement le fait que symboliquement les Allemands aient fait choix de proclamer le Deuxième Reich prussien à Versailles dans le château construit par Louis XIV, à moitié  Habsbourg par sa mère, et qui avait annexé par la force l’Alsace et la Franche Comté  qui appartenaient légitimement aux Saint Empire. Deuxième Reich proclamé à la suite d’une guerre perdue par la France que  son empereur Napoléon III avait déclarée bien imprudemment après s’être abstenu  stupidement dix ans plus tôt d’intervenir en faveur  de l’empire  des Habsbourg  pour empêcher le désastre de Sadowa ou ils furent vaincus par la Prusse montée en puissance depuis des siècles avec l’aide indirecte de la France.Pourtant c’est tout aussi symboliquement que les Français ont fait signer à Versailles le traité mettant fin à la Première Guerre mondiale dépeçant l’empire des Habsbourg et mettant à la charge d’une Allemagne à genou, ayant mis fin au Deuxième Reich, des indemnités colossales à l’origine du climat ayant permis à un Autrichien dérangé d’ambitionner la création d’un III° Reich.

 

Par un singulier retour de l’histoire, comme en 1273, les grands chefs d’Etat de l’Union Européenne n’ont pas voulu élire  en  la personne de Monsieur  Hermann von Rompuy un trop puissant Président du Conseil Européen qui aurait pu se montrer trop ambitieux pour une Europe qu’ils croient toujours pouvoir rester une Europe des Nations à une époque où les états nationaux s’avèrent parfaitement incapables de remplir leur rôle à l’égard de leurs nationaux.

 

Pourtant n’en déplaise au  très jacobin Monsieur Chevènement, alors Ministre de l’Intérieur français, la réflexion qu’il avait faite il y a maintenant plus de dix ans au sujet du projet de constitution de Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères allemands de l’époque Joschka Fischer : «  Les Allemands ne vont pas nous refaire le coup du Saint Empire » apparait aujourd’hui particulièrement peu  visionnaire.

Le Nationalisme n’est plus dans nos démocraties occidentales incarné que par les slogans utopistes des partis d’Extrême droite ou d’Extrême gauche.

Force est d’admettre aujourdhui, y compris par Monsieur Chevènement, et par son collègue Monsieur Fabius, ancien Premier Ministre  français et actuel Ministre des Affaires Etrangères  qui s’est opposé au projet de Constitution Européenne élaboré ensuite pourtant  sous la direction de l’ancien Président français Monsieur Valérie Giscard d’Estaing, que le retour d’un  Nationalisme « franchouillard »  ne constitue pas une alternative à la crise actuelle qui exige non pas « moins d’Europe mais plus d’Europe » et qu’une telle crise né d’un endettement exagéré des Etats ne se serait certainement pas produite si les projets de création d’un Etat Fédéral Européen  ne s’était pas heurté à leur opposition consternante que l’on peut qualifier aujourdhui de coupable faute d’avoir été capable de proposer une alternative crédible aux besoins d’intégration européenne.

Force est de constater qu’un des aspects les plus remarquables du peuple allemand est son stupéfiant rétablissement et sa transformation sociale, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale alors et pourtant qu’elle a  dû payer pendant ces vingt dernières années l’Allemagne  le cout énorme de sa réunification tout en continuant de rembourser des indemnités de guerre de la Première et de la Deuxième Guerre.

Mais force est également de constater que de son côté la France n’a cessé de décliner, s’est considérablement désindustrialisée  depuis la Première Guerre mondiale, vit à crédit depuis 40 ans et malgré une crise qui la place dans une situation équivalente à celle d’une sortie de guerre  refuse d’affronter la réalité en évitant  même de qualifier de politique d’austérité et de rigueur, mais simplement d’efforts, la politique indispensable à son redressement pensant toujours de manière irréaliste qu’elle pourrait encore inventer un nouveau modèle français qui s’imposerait à l’Union Européenne au lieu et place du modèle allemand qui a fait ses preuves quand le sien prétendument social a lamentablement échoué quels qu’aient été les gouvernements de droite ou de gauche qui l’ont mis en œuvre. Et ce alors que ses sœurs latines l’Italie en tête, puis l’Espagne mais également le Portugal reconnaissent davantage le bien-fondé actuel du comportement de l’Allemagne.

Quel rôle l’Allemagne jouera-t-elle alors au 21ème siècle ? Verrons-nous une Allemagne « européanisée » s’impliquant dans la construction d’un continent uni, ou verrons-nous, une fois encore, une Allemagne essayant de dominer l’Europe ?

Rappelons-nous simplement que mis à part la parenthèse nationaliste nées  des  ambitions hitlériennes d’instaurer un III°  Reich centralisé qui a fait perdre à l’Allemagne une grande partie de sa population et plus d’un tiers de son territoire, et terni trop longtemps son image, les Allemands ont toujours été respectueux d’une certaine forme de démocratie incarnée par cette forme de fédéralisme du Saint Empire, de la Confédération du Rhin   et  de l’Empire Austro-Hongrois et sa constitution  fédérale actuelle plus respecteuse de l’identité des peuples que le modèle incarné par la royauté française ou la république jacobine actuelle.

Comment les médias français peuvent-ils encore qualifier de « Couple franco-allemand » le résultat d’Accords entre l’Allemagne et la France qui ne cessent, plus particuliérement cette derniére, de vouloir conserver  une pleine indépendance et continuent depuis 50 ans d’avoir des politiques divergentes se refusant à partager comme dans un couple un même projet.

La France et avec elle l’Europe  a bien besoin d’un nouveau Grand  Charles pour convaincre les Européens de la nécessité de restaurer l’empire romain non sous la forme d’un nouvel empire français ni  celle d’un empire romain germanique mais bien d’un Empire Romain Européen si elle ne veut pas que son déclin depuis le début du 20° siècle ne lui fasse  perdre toute influence dans le monde au cours de ce 21° siècle tandis que l’Allemagne dont la Chancelière bénéficie du soutien des deux tiers de ses  compatriotes aura retrouvé celle qu’elle avait sous le grand Habsbourg ,Charles Quint.

 

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 10:40

Scan10001

 

 

Pour tenter sans succès évident à ce jour de relancer la croissance, les Etats Unis obtiennent de leur banque centrale la Réserve Fédérale de faire marcher « la planche à billet » en lui faisant souscrire les emprunts émis par le Trésor des Etats Unis et  de racheter sur le marché secondaire les obligations émises pour soutenir leur cours et empêcher la hausse des  taux d’intérêts.

La Banque d’Angleterre s’aligne sur la Réserve Fédérale sans davantage de succès.

De son côté, la Banque Nationale Suisse  dont les dirigeants ont habituellement un comportement  plus proche de celui des Allemands que des Anglo-Saxons se voit contrainte elle-aussi de faire marcher la planche à billet pour racheter sans limitation essentiellement des Dollars, des Euros et des Livres Sterling pour tenter avec un succès qui n’est pas sûr de durer d’empêcher le Franc Suisse de crever le cours plancher de 1.20 CHF pour 1 Euro qu’elle s’est fixé. Pour soutenir la croissance de la Suisse.

La Banque Centrale Européenne qui est pressée par les Anglo-Saxons de s’aligner sur la politique de leurs Banques Centrales a cru trouver une parade astucieuse en ne prêtant pas  aux Etats de la Zone Euro mais en prêtant à guichets quasiment ouverts aux banques de l’Union Européenne mises en difficulté notamment en raison des pertes engrangées sur différents actifs irrécouvrables (Emprunts d’Etats ou des Collectivités Locales, Prêts  Immobiliers…..)

Toutes ces politiques se traduisent   par un gonflement historique  des bilans des banques centrales qui détiennent des actifs  ( prises en pension de créances ou devises ) d’un montant record de 14 356 milliards d'euros soit 30% du PIB mondial,susceptibles de perdre une grande partie de leur valeur et d’engendrer pour ces banques centrales des pertes historiques qui pourraient les amener à se retrouver avec un capital négatif qui obligerait leurs Etats actionnaires  à devoir les recapitaliser ce que ces Etats surendettés  ne pourraient pas faire sauf à accroitre encore leur endettement ou à considérer dangereusement qu’une banque centrale  ne peut pas, comme son Etat actionnaire, faire faillite et fonctionner avec un capital négatif.

A titre d’exemple il n’est pas exagéré de considérer comme  dangereux le fait que la BCE ait accepté récemment pour aider les banques espagnoles de prendre en pension des crédits hypothécaires  dont  l’évaluation récente de la valeur de ces créances par des cabinets privés est sujette à caution quand on sait  que pour écouler dans un délai souhaitable  de 2 à 3 ans  près de 2 millions de logements invendus dans un marché comptant 25 % de chômeurs, il faudrait sans doute que  le prix de ceux-ci soit pratiquement réduit de moitié ce qui contraindrait  les  banques  espagnoles à provisionner non pas seulement  65 milliards  ni même 100 milliards  mais certainement près de 150 milliards  et donc  l’Etat espagnol, du fait de la défaillance des actionnaires,   à les recapitaliser.

Si la nationalisation des banques dites systémiques peut un temps rassurer ses clients, cela ne suffit pas à leurs permettre de remplir leur fonction essentielle qui est le financement de l’économie de sorte que ces banques doivent être impérativement recapitalisées. Or comment un Etat déjà endetté peut-il souscrire à une telle augmentation de capital s’il ne dispose pas de capitaux pouvant être dégagé d’un budget  déjà trop déficitaire et financé par l’emprunt ?  Réponse de nos brillants gouvernants : en empruntant encore !

Mais non pas  pour en détenir ensuite une partie du capital mais plus discrètement  pour le grand public  en empruntant  encore plus qu’ils ne doivent le faire pour  pouvoir apporter leur contribution au  Fonds Européen de Stabilité  Financiere appelé à devenir le  Mécanisme Européen de Stabilité, sorte de futur Fonds Monétaire Européen  destiné  seulement à prêter aux Etats en concours avec le Fonds Monétaire International  mais dont ils voudraient  qu’il puisse  désormais également prêter aux banques pour les aider à se recapitaliser.

Après les Banques Centrales qui feraient marcher  à tour de bras la planche à billet, on transformerait  le futur Fonds Monétaire Européen en  une espèce de banque dont le capital serait souscrit par les Etats membres  à l’aide d’emprunt et qui lui-même pourrait  emprunter à guichet ouvert comme n’importe quelle autre banque après de la  BCE.

Et pourquoi pas lorsqu’on en est arrivé à ce genre de « cavalerie » ne pas purement  permettre  au FMI de devenir une espèce de Banque qui pourrait après avoir lui-aussi avoir augmenté son capital par souscription  pour les Etats endettés par de nouveaux emprunts emprunter à guichet ouvert auprès des banques centrales pour prêter encore et encore aux Etats ou aux Banques en difficulté ?

Alors que  pour espérer relancer  une croissance que  le fonctionnement de la planche à billet ne réussit pas à relancer, on veut augmenter la capital de banque  telle que la Banque Européenne d’Investissement, en attendant que l’on n’en trouve d’autres, pour lui permettre de financer davantage de projets d’investissement ; augmentation de capital qui ne pourra là encore pour les Etats déjà trop endettés qu’être financée par de nouveaux emprunts augmentant encore une fois un endettement qu’il faudrait au contraire diminuer.

Et ceci dans le vain espoir  d’une croissance suffisante  permettant enfin d’amortir la dette accumulée depuis plus de 30 ans alors que la croissance que l’on n’a  connue  pendant ces 30 années écoulées n’a précisément été possible que par cet endettement excessif.

Donc très hypocritement nos dirigeants savent pertinemment qu’ils ne peuvent plus arrêter le système d’un endettement croissant et pratiquent la fuite en avant qui nous fait tomber dans le cercle vicieux  qui va conduire le monde occidental et avec lui l’ensemble du monde vers un effondrement généralisé du système monétaire international.

Ainsi on peut mieux comprendre l’attitude des Allemands qui ont connu sur le plan national un tel effondrement après la première guerre mondiale dont on sait où il nous a menés et dans une moindre mesure leurs craintes doivent être certainement partagées rétrospectivement par les Argentins qui en ont connu un également qui s’est traduit par une diminution considérable de leur niveau de vie.

Et ce n’est pas l’application  dans le temps des recommandations du FMI  dirigé aujourdhui par une ancienne ministre des finances françaises qui n’a pas fait beaucoup preuve de lucidité et de clairvoyance  quand elle était à son poste  précédent qui  va nous rassurer quant  à la mise en œuvre de la réforme différée par laxisme depuis 40 ans !

En fait depuis le 15 aout 1971 nos brillants dirigeants politiques et banquiers dont on peut se demander les brillantes études économiques  qu’ils ont faites n’ont pas vu la nécessité de reconstruire un système monétaire international mis à genou par la disparition de tout étalon de mesure de la valeur du dollar qui sert de contrepartie depuis à l’émission de toutes les monnaies du monde et  a permis cette situation généralisée de surendettement .

Faute d’avoir vraiment agi dans  l’urgence dès les premiers symptômes de 2007 sont en train de nous construire une véritable « Usine à Gaz » qui ne va fabriquer  que de la misère  généralisée pour  ceux qui leur ont fait aveuglément confiance.

Nul doute que le jour  n’est pas loin où ils devront leur rendre des comptes à moins qu’ils ne leur trouvent un dérivatif  la guerre qui apparait toujours pour certains le seul moyen de relancer une certaine croissance !

 

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 10:42
Scan10001

 

Le résultat des dernières élections françaises confirment un  ancrage  très majoritairement à droite  notamment de régions comme l’Alsace, la Bresse, la Franche Comté, la Lorraine  et la Savoie.

Peut-être nos politologues devraient-ils  observer que les citoyens de ces régions votent  majoritairement à droite parce qu’ils considèrent à tort ou à raison que les gouvernements de droite seraient moins laxistes dans certaines domaines que ceux de gauche, plus particulièrement dans celui de la rigueur budgétaire et du contrôle de l’immigration clandestine ?

Et ce parce qu’ils peuvent comparer avec trois pays voisins auxquels ils ont toujours été historiquement liés en dépit des efforts d’un pouvoir français « Jacobin » pour les empêcher de resserrer  ces liens avec eux,  nonobstant  pour les deux premiers d’entre eux leur appartenance à  l’Union Européenne censée le leur permettre.

Ces trois pays sont d’abord l’Allemagne et le Luxembourg et ensuite la Suisse.

Car ces habitants de ces régions françaises sont plus informés que leurs compatriotes de la façon dont ces trois pays sont mieux gérés que la France par les médias qu’ils consultent régulièrement et surtout par le fait essentiel que la France ayant été incapable depuis de leur fournir un emploi c’est en nombre croissant qu’ils traversent les frontières pour travailler.

Si l’on ajoute les Français travaillant en Belgique ces travailleurs frontaliers ont atteint le chiffre  record en 2012 d’environ  350 000  personnes représentant dans des départements comme la Haute Savoie et le Haut Rhin plus de 10 % des  personnes salariées.

Or  ces frontaliers dont les régions ont fait partie de la Lotharingie puis de l’Empire Romain Germanique se sentent de plus en plus au moins sinon plus germains que latins, en ce qu’ils se reconnaissent comme leurs voisins des qualités telles que le respect de l’autorité, le gout du travail bien fait, le sens de l’économie  ………qualités qui ne sont plus l’apanage des Latins à la différence de nos ancêtres les Romains pour lesquels les Germains ont eu une telle admiration qu’ils ont perpétué l’idée de l’empire pendant  1530 ans.

Et  ils se souviennent avec un regret croissant que ce n’est pas de leur plein gré qu’ils font partie de cette  République Française déclinante depuis un siècle, ayant été annexés par la France sans consultation après de nombreuse guerres ( Bresse en 1601, Lorraine en 1766) de force  ( Alsace 1648 ,Franche Comté en 1678) ou dans des conditions douteuses ( Savoie 1860)  en dépit du droit aujourdhui reconnu des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Mais l’échec prévisible d’un Etat national qui se replie sur lui-même et refuse la rigueur qu'il qualifit d'austérité  après pourtant 40 années de laxisme en cherchant l’alliance des autres Latins pour tenter d’obtenir une solidarité des Germains sans aucun abandon de souveraineté   leur permet au moins d’espérer que ces derniers réussiront à obtenir  que cet Etat réfractaire au Fédéralisme à l’intérieur soit contraint d’accepter enfin cette Europe Fédérale dont elle a toujours rejeté le projet et  ne pouvait mieux  montrer symboliquement à l’Allemagne qu’elle « persistait et signait »  en  nommant  comme ministre des Affaires Etrangères, Monsieur Fabius, principal responsable de l’échec de la Constitution Européenne qui, si elle avait été adoptée, aurait  en grande partie évité la situation actuelle de l’ Union Européenne.

 

 

 

 

               

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 18:06
Scan10001

 

Alors que la situation de l’Union Européenne et de ses Etats Membres est  Anormale dans le sens où elle est Catastrophique, certains de leurs dirigeants recherchent la sympathie du Peuple soit en faisant du Populisme qui est le ferment du Nationalisme, véritable cancer potentiel de l’Union Européenne, soit en se  targuant de vouloir être  Normaux en pensant sans doute ainsi  s’attacher la classe moyenne embourgeoisée qui représente  les 3 /4 de l’électorat.

Or quand une  situation est catastrophique, ce n’est pas de gens « normaux » dont les peuples ont besoin mais de personnes exemplaires capables de leur inspirer le respect, la confiance et d’accepter leur autorité face aux choix difficiles qui s’imposent.

Et peut-on être à la fois normal  comme le citoyen lambda et en même temps exemplaire comme doivent  l’être les chefs ? Qu’est-ce qui distingue un citoyen normal d’un citoyen ordinaire ? Pas grand-chose !

En fait nos dirigeants européens semblent avoir oublié les vertus de nos ancêtres les romains et la première d’entre elle la Dignité qui ne va pas sans l’Exemplarité.

Ce qui importe avant tout vis-à-vis des peuples qu’on veut diriger ce n’est pas d’être « Normal » mais d’être Digne en toute circonstance ce qui n’est assurément pas le propre de l’homme normal !

 

 

Les Romains avaient unanimement le souci de la « dignitas » c’est à dire de l’estime que l’on a de soi et de la réputation dont on jouit aux yeux des autres. En toutes circonstances, il s’agissait de ne pas faillir.

 

Les citoyens européens doivent donc chercher qui parmi leurs  dirigeants a le plus souci de cette « dignitas » au sens romains afin que l’Union Européenne  née à Rome il n’y a guère plus d’un demi-siècle puisse durer aussi longtemps que l’Empire Romain. Car seule la dignité est susceptible de conférer le charisme dont celui ou celle qui sera à la tête  de  l’Europe Fédérale a besoin.

 

Rappelons-nous qu’en 52 avant J.C, Cicéron quitte Rome désabusé ; il vient d’achever son « De Republica » dans lequel il appelle de ses vœux le meilleur des citoyens qui rétablira la prospérité et l’ordre. Sa conviction est faite, ses illusions sont envolées, la République est morte. En 45 avant J.C, Jules César fait de Caius Octavus son héritier et l’adopte, ayant pu juger de sa valeur lors de la campagne menée en Espagne contre le fils de Pompée. Il veille de près à l’éducation du jeune homme. En 27 avant J.C, le Sénat de Rome réunit entre ses mains les différents « imperium ».

Ce sera le premier Empereur romain !

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 14:52
Scan10001

Si les banques sont en grande partie responsables de la crise actuelle, il n’en reste pas moins que beaucoup de Présidents, Maires de Collectivités locales…et leurs Conseils  ont eux-aussi une bonne part de responsabilité dans les difficultés financières auxquelles ils se trouvent confrontés.

En effet  le  simple bon  sens aurait dû les conduire à ne pas emprunter dans d’autres monnaies que l’euro ou avec une indexation sur une autre monnaie   dans  le seul intérêt d’emprunter à des taux légèrement inférieurs mais avec un risque certain.

Si l’on peut comprendre que  des particuliers peu avisés aient pu le faire ,il est tout à fait critiquable que des collectivités locales qui ne sont pas des emprunteurs profanes aient pu prendre le risque d’emprunter dans des monnaies autres que l’euro alors que par nature, à la différence d’entreprises voire de quelques particuliers elles ne disposent pas de ressources autres qu’en euros prenant volontairement un risque de change en cas d’augmentation de la monnaie de référence pour le remboursement des emprunts contractés.

Il n’est pas sérieux comme moyen de défense de leur part de prétendre qu’ils pensaient par exemple qu’il n’y avait aucun risque à voir le franc suisse monter par rapport à l’euro alors que la Suisse non seulement ne fait pas partie de l’Eurozone, ni même de l’Union Européenne et n’est pas liée monétairement à l’euro.Or depuis plus d’un demi-siècle le franc suisse n’a pas cessé d’augmenter sa valeur par rapport à l’ensemble des monnaies européennes.

Si effectivement les banques n’auraient pas dû leur consentir de tels préts que ces Présidents et Maires  qualifient pour les besoins de leur cause de « toxiques », ils n’auraient pas dû recourir à de tels emprunts.

L’on peut dès lors raisonnablement penser que les Tribunaux renverront Banques et Collectivités locales dos à dos.

Et alors les Présidents, Maires  …. etc  n’auront plus qu’à prendre acte de leur incompétence financière vis-à-vis de leurs électeurs et à démissionner !

Car ceux-ci devraient finir par comprendre que ceux qui prétendent les diriger doivent avoir des compétences financières.

S’ils l’avaient compris plutôt, ils auraient évité la crise actuelle dont ils vont être les seuls à faire les frais par les augmentations d’impôts que les Présidents et Maires élus en remplacement des incapables devront faire voter.

Et il est peu probable qu’ils aient la satisfaction morale de voir leurs anciens dirigeants sanctionner  

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article

Présentation

  • : empireromaineuropeen
  • : Parti supranational pour un empire romain europeen alternative à l'empire américain
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Liens