Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 15:08
Scan10001

Alors que nos dirigeants occidentaux ont été prompts à se servir des résolutions de l’ONU interprétées dans le sens de ce qu’ils voulaient faire en Libye, ils  se lamentent aujourdhui de leur impuissance à intervenir en Syrie du fait du veto opposé  au Conseil de Sécurité  par la Russie et la Chine.

Mais aucun d’entre eux ne s’est jamais lamenté de l’absence de volonté  de l’ONU à régler le problème Chypriote qui dure depuis bientôt 40 ans et qui empoisonne pourtant les relations entre la  Turquie , la Grèce et l’Union Européenne pas plus qu’ils  ne sont jamais  véritablement offusqués du non- respect par Israël de certaines résolutions de l’ONU ni  n’ont véritablement cherché à imposer une solution  au conflit palestinien  pourtant cause d’un  conflit régional  permanent qui pourrait finir par devenir mondial.

Le pouvoir des médias impose en effet à des dirigeants falots de se préoccuper des facteurs émotionnels de leurs opinions publiques  qui veut  que dans une année un seul accident d’avion qui cause 100 morts  ou un accident de train qui en cause 300 soit plus grave que  10 000 accidents de voiture qui en causent 10 000. Théorie qui transposée à la guerre veut qu’il y ait plus de raisons de s’émotionner d’une guerre qui fait 10 000 morts dans une année  plutôt que  d’autres qui depuis un demi-siècle se prolongent dans la même région et ont fait dix fois plus de morts sans que l’on se préoccupe sérieusement d’y mettre un terme.

Nos éminents experts peuvent raconter tout ce qu’ils veulent, il n’est pas contestable  que nos dirigeants occidentaux tolèrent une situation en Palestine qui est pourtant devenue  non seulement intolérable mais qui fait courir un risque de guerre mondiale.

Monsieur de la Pallice -qui n’était pas diplomate mais militaire- aurait dit   que si le problème de la Palestine avait été réglé il n’y aurait pas eu de menaces proférées par le premier ministre iranien. Et l’on se serait beaucoup moins préoccupé de la prétendue menace que faisait peser  le président  d’Irak Saddam Hussein ou celle- qui n’est pas démontrée -que ferait poser l’Iran qui détiendrait la bombe nucléaire.

Parce que le problème n’est pas tant la détention de l’arme nucléaire que  l’usage que ceux qui la détiennent, offensif , défensif, destructif, dissuasif….

Pourquoi  les occidentaux n’interviennent-il pas préventivement contre la Corée du Nord  qui détient l’arme nucléaire et les missiles pour la projeter et qui menace la Corée du Sud ? La Corée du Sud compte-elle moins pour les Occidentaux  et notamment les Américains et les Français qu’Israël ?

Demain si le Pakistan musulman en cours de radicalisation depuis des années et qui détient lui aussi l’arme nucléaire et des missiles pour la projeter se met à proférer des menaces à l’encontre d’Israël, cet Etat et éventuellement  les Occidentaux  à leur côté décideront-ils d’intervenir militairement comme ils menacent de le faire contre l’Iran ?

Même si à la tête d’un Etat comme l’Iran on trouve des dirigeants qui se sentent investis d’une mission messianique, ils ne sont pas tous assez fous au point de ne pas savoir qu’une attaque nucléaire sur Israël ne se ferait pas sans une riposte nucléaire de cet Etat  ou de ses alliés occidentaux sur le leur. Et sauf  pour la majorité des Iraniens à avoir, de par leur religion, l’envie de devenir des martyrs pour remplir cette mission, on peut douter sérieusement de la réalité d’une telle menace et s’étonner que les militaires israéliens y croient sérieusement.

Mais pendant que la Presse s’intéresse à l’Iran, et qu’Israël prétend se préparer à une intervention préventive, elle parle moins  de la  Palestine.

Et pourtant si le triumvirat occidental du Conseil de Sécurité proposait d’imposer en Palestine un plan de Paix fondé sur les résolutions de l’ONU, nul doute que ni la Russie ni la Chine n’y opposeraient  leur droit de veto.

Alors pourquoi ne pas traiter le mal à la racine plutôt que de faire semblant  de vouloir éradiquer sur les branches  les parasites qui se sont développés ?

Tout simplement par pur électoralisme de la part de dirigeants  falots !

 

Qu’on en juge par l’activité déployée à l’ONU par la France en une année sur ce sujet selon le site officiel de l’Etat français :

Le 22 août 2012, le Conseil de sécurité a tenu sa réunion mensuelle sur la situation au Proche Orient en présence de M. Feltman, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques.

Le processus de paix était dans une impasse : Israël poursuivait ses activités de colonisation dans les territoires occupés tandis que les factions palestiniennes demeuraient divisées, au détriment de la population palestinienne, et aucun progrès significatifs dans les négociations israélo-palestiniennes n’avait été enregistré.

Cette situation était d’autant plus préoccupante qu’elle s’inscrivait dans un contexte régional extrêmement volatile, marqué par une militarisation croissante en Syrie et un risque de contagion de la crise syrienne au Liban. Lors de consultations privées, le représentant de la France a ainsi appelé la communauté internationale à apporter son soutien à la classe politique libanaise afin de préserver la stabilité de ce pays.

 Le 25 juillet 2012, le Conseil de sécurité a tenu son débat mensuel sur la situation au Moyen Orient en présence de M. Serry, Coordinateur spécial pour le Proche-Orient.

Le représentant de la France s’est fait l’écho des préoccupations exprimées par M. Serry sur l’impact régional de la crise syrienne, en particulier sur le Liban. La menace de l’usage par Damas de ses armes chimiques et biologiques contre ses voisins, la récente violation de l’accord de désengagement du plateau du Golan de 1974 ainsi que la violation de l’intégrité territoriale du Liban étaient intolérables.

Les conséquences régionales de la crise en Syrie risquaient par ailleurs de compliquer encore le processus de paix au Proche-Orient déjà au point mort. Les violations répétées par Israël du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité, notamment la poursuite des activités de colonisation, minaient la possibilité de paix. De même, la fragilisation de l’Autorité Palestinienne et l’absence d’unité palestinienne étaient autant d’obstacles à la paix. Face à l’impasse du processus de paix au Proche-Orient, la viabilité et la crédibilité politique de la solution des deux Etats devaient être garanties par la définition d’un nouveau cadre de négociations suivant des paramètres clairs, un calendrier réaliste et des garanties en cas de non-respect des décisions de la communauté internationale.

 Le 2 juillet 2012, Navi Pillay, la Haut-commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme, a présenté au Conseil de sécurité la situation dans les territoires palestiniens occupés. Elle a déclaré que le bouclage de la bande de Gaza était illégal et devait immédiatement être levé, tout en condamnant les tirs de roquettes en direction d’Israël, le représentant français a appelé au développement économique de la région.

 Le 27 juin 2012, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2052 renouvelant pour six mois le mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) au Golan.

 Le 21 juin 2012, le Conseil de sécurité a entendu le rapport de M. Mulet, sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, sur l’évolution de la mission de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) au Golan.

Le représentant de la France a déploré les violations de l’accord de désengagement et les restrictions accrues à la circulation des observateurs, en particulier du côté syrien de la zone de séparation. Il a fermement condamné les attaques syriennes ayant visé les observateurs et a appelé toutes les parties à pleinement coopérer avec la FNUOD, afin que le personnel puisse exercer son mandat en toute sécurité.

 Le 19 juin, le Conseil de sécurité s’est réuni en présence de M. Oscar Fernandez Taranco, sous-Secrétaire général aux Affaires politiques, pour examiner la situation au Moyen Orient. Lors du briefing, M. Taranco a relevé le caractère toujours fragile de la situation entre Israël et la Palestine. Il a rappelé que les installations israéliennes dans les territoires palestiniens occupés constituaient une violation du droit international et compromettaient grandement la possibilité de la solution de deux Etats.

Dans les consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France a déploré l’impasse politique dans la quelle set trouvait le processus de paix. Tout en condamnant la politique de colonisation israélienne persistante, il s’est interrogé sur l’efficacité du Quartet.

 Le 29 mai 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni lors de son débat mensuel sur la situation au Moyen-Orient.

S’exprimant sur le processus de paix entre Israël et la Palestine, M. Robert Serry, Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, a fait état de plusieurs signes encourageants. Les dirigeants palestinien et israélien avaient échangé plusieurs lettres et effectué des déclarations conjointes, ouvrant la perspective d’échanges entre les parties. Un accord avait par ailleurs été trouvé concernant la question des prisonniers palestiniens, mettant fin à leur grève de la faim. Les activités de colonisation israélienne se poursuivaient cependant et de nombreux Palestiniens avaient été blessés à la suite d’opération israéliennes en Cisjordanie.

En consultations privées, le représentant de la France s’est réjoui des avancées constatées, tout en soulignant l’absence de résultats enregistrés par le Quartet ou d’évolutions significatives sur le terrain, sans lesquelles ce processus ne pourrait se poursuivre.

 Le 23 avril 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni lors de son débat mensuel sur la situation au Moyen-Orient.

S’exprimant sur le processus de paix entre Israël et la Palestine, M. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, a fait état de progrès significatifs en matière sécuritaire grâce aux efforts des forces palestiniennes pour maintenir le calme en Cisjordanie. En dépit d’une situation fragile, les deux parties avaient réitéré leur souhait de négocier. Le Quartet était préoccupé par la violence des colons israéliens en Cisjordanie et par la poursuite des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza. Devant le risque d’une résurgence de la violence, le Quartet avait appelé les parties à la retenue et éviter toute action pouvant saper la confiance.

Le représentant de la France a souligné l’impasse dans laquelle se trouvait le processus de paix, qui menaçait la possibilité d’une solution à deux Etats. La colonisation israélienne en territoires palestiniens occupés représentait particulièrement une menace pour le processus de paix. Si la rencontre d’une délégation palestinienne avec le Premier ministre israélien constituait un pas dans la bonne direction, des mesures de confiance significatives devaient être prises afin de recréer la confiance entre les parties.

 Le 27 mars 2012, le Conseil de sécurité a entendu M. Robert Serry, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient. M. Serry a constaté l’absence de progrès dans le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Le processus de réconciliation inter-palestinien était au point mort et les violences connaissaient une escalade. Le nombre de blessés en Cisjordanie du fait des opérations israéliennes avait triplé, et les activités de colonisation menant à la démolition de propriétés palestiniennes à Jérusalem-Est se poursuivaient. Le Sud d’Israël continuait de faire l’objet d’attaques à la roquette depuis la bande de Gaza. M. Serry a salué l’action de la Jordanie et de l’Egypte dans la promotion d’un accord négocié et de l’apaisement des tensions.

En consultations privées, le représentant de la France a encouragé l’adoption de mesures de confiance entre les deux parties, tout en s’inquiétant des divisions au sein de l’Autorité palestinienne.

 Le 28 février 2012, le Conseil de sécurité a entendu M. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, sur la situation au Moyen Orient. S’exprimant sur le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, M. Pascoe a souligné que les activités de colonisation israéliennes constituaient un obstacle à la paix, appelant les dirigeants à un retour des négociations. La situation humanitaire demeurait préoccupante, au vu des violences entre colons et palestiniens, M. Pascoe appelant par ailleurs à ce que soit mis fin au blocus de Gaza.

En consultations privées, le représentant de la France s’est dit préoccupé du manque de progrès sur le terrain, réitérant son appui aux efforts du Quartet et appelant à une réaction du Conseil de sécurité.

 Le 24 janvier 2012, M. Fernandez-Taranco, vice-Secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques, a présenté au Conseil de sécurité son rapport trimestriel sur la situation au Proche-Orient, notamment en Israël et les Territoires Occupés. Le Conseil de sécurité a aussi entendu les déclarations de l’Observateur permanent de Palestine ainsi que du Représentant permanent d’Israël.
Dans son intervention, le représentant permanent de la France a de nouveau exprimé sa profonde inquiétude devant l’accélération en 2011 de la colonisation israélienne dans les Territoires occupés, en violation du droit international et des résolutions du Conseil, et qui porte atteinte à la viabilité territoriale et économique du futur Etat palestinien. Il a enfin renouvelé le soutien de la France à l’Autorité palestinienne et à la construction d’institutions viables lui permettant de répondre aux aspirations légitimes de sa population.

 Le 18 janvier 2012, le Conseil de sécurité a entendu en consultations privées la Coordinatrice des Affaires Humanitaires (OCHA), Valerie Amos, sur la situation humanitaire dans les Territoires Occupés, notamment les effets de la colonisation sur les perspectives de règlement du conflit comme sur les populations directement affectées.

 Le 21 décembre 2011, le Conseil de sécurité a approuvé à l’unanimité la résolution 2028 renouvelant pour 6 mois le mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) sur le plateau du Golan.

 Le 20 décembre 2011, le Conseil de sécurité a entendu en consultations privées le rapport de M. Fernandez-Taranko, vice-Secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques sur la situation au Proche-Orient, notamment en Israel et les Territoires Occupés.
A l’issue des consultations, les représentants permanents de pays membres de l’Union européenne au Conseil de sécurité ont fait une déclaration conjointe à la presse.

Le 3 novembre 2011, le comité permanent sur les admissions du Conseil de sécurité s’est réuni au niveau des représentants permanents pour examiner son projet de rapport sur la demande d’admission de la Palestine à l’ONU comme membre de plein droit. Ce rapport, constatant une absence de consensus parmi les membres du Conseil sur la candidature palestinienne, a été formellement adopté le 11 novembre 2011 par le Comité permanent pour transmission au Conseil de sécurité.

Le 24 octobre 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni pour débattre de la situation au Proche-Orient après avoir entendu le rapport de M. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint pour les affaires politiques.

Dans sa déclaration, le représentant permanent de la France a réitéré la proposition du Président de la République de rehausser le statut de la Palestine à celui d’État observateur aux Nations Unies comme moyen pour sortir de l’impasse. Il a rappelé la proposition française de tenir une conférence internationale des donateurs pour soutenir le développement des institutions d’un État palestinien. Il a souligné que la poursuite de la colonisation, condamnée par la France, ruinait les efforts de paix. Gérard Araud a enfin salué l’accord ayant permis la libération de Gilad Shalit, comme un premier geste en faveur de la paix

.

 Le 18 octobre 2011, les représentants permanents des pays membres du Conseil de sécurité se sont réunis en consultations pour faire le point sur l’avancement des travaux du comité permanent sur les admissions sur la demande de la Palestine d’être admise comme Etat de plein droit.


 Le 28 septembre 2011, suite à la transmission de la demande d’adhésion à l’ONU de la Palestine comme Etat de plein droit par le Secrétaire général des Nations Unies au Conseil de sécurité, ses membres ont approuvé la proposition de la Présidence d’en saisir le comité permanent sur les admissions, ainsi que le prévoit l’article 59 du
Règlement intérieur provisoire.

 Le 27 septembre 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni pour écouter le rapport mensuel du secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques, M. Lynn Pascoe, en présence de M. Najib Mikati, Premier ministre libanais. Au cours de sa présentation, le secrétaire général adjoint a souligné l’urgence d’une reprise des négociations directes entre les deux parties. "Nous ne devons épargner aucun effort pour aider les parties à retourner à la table des négociations", a-t-il déclaré. Le conseil s’est par la suite réuni en consultations privées.

Le 23 septembre 2011, le président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, a remis au Secrétaire général des Nations Unies une demande d’admission de la Palestine comme Etat membre de plein droit de l’Organisation des Nations Unies. Le Secrétaire général a transmis cette demande au président du Conseil de sécurité.

.Le même jour, le Quartet pour le Proche-Orient a diffusé une déclaration appelant à la reprise des discussions avec l’objectif d’aboutir à un accord fin 2012 et proposant notamment la tenue d’une conférence de donateurs pour soutenir la construction des institutions étatiques palestiniennes. La France a salué, dans un communiqué, une déclaration qui allait dans le bon sens, correspondant à la volonté exprimée par le Président Sarkozy à New York. "La France se félicite que les débats de ces derniers jours aux Nations Unies aient conduit à une prise de conscience internationale quant à l’urgence de mettre fin au blocage du dossier israélo-palestinien".



 Le 21 septembre 2011, lors de son
allocution à l’ouverture de la 66ème session de l’Assemblée générale, M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, a proposé un statut d’Etat observateur pour la Palestine aux Nations Unies ainsi qu’une feuille de route relançant le processus de paix israélo-palestinien en trois temps :

— Un mois pour reprendre les discussions ;

— Six mois pour se mettre d’accord sur les frontières et sur la sécurité ;

— Un an pour parvenir à un accord définitif.

.Le 25 août 2011, le Conseil de sécurité a entendu le rapport du Secrétariat, présenté par Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, sur la situation au Proche-Orient. Les membres du Conseil de sécurité ont regretté la reprise des violences dans la région et ont appelé les parties à relancer le processus de paix.

 

On est en droit de penser que si le triumvirat occidental du Conseil de sécurité avait montré autant de détermination  sur la Palestine qu’il en a eue en Libye depuis 45 ans, la question palestinienne serait réglée et bon nombre dégâts collatéraux ne se serait jamais produit. Et la question d’une éventuelle détention de l’arme nucléaire par l’Iran ne se serait jamais véritablement posée !

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 14:36
Scan10001

 

Force est de reconnaitre que ces dernières années la politique des Occidentaux,  chrétiens pourtant majoritairement à la naissance, s’est faite à l’encontre des intérêts de leurs coreligionnaires les chrétiens orientaux. Il s’agit tout simplement là d’une véritable trahison des « Elites » qui,  n’ont fait jusqu’à présent par leur politique que favoriser la venue au pouvoir d’Islamistes radicaux qui  n’acceptent plus  d’avoir des compatriotes chrétiens et  accentuent les discriminations à leur égard. En fait à l’heure où les Eglises se vident en Occident tandis  que les mosquées se remplissent, la solidarité des Occidentaux- qui ne se reconnaissent plus guère chrétiens- à l’égard de leur coreligionnaires d’Orient n’est plus une priorité quand, sous le couvert hypocrite de défense des droits de l’homme vis-à-vis de leur opinion publique, leurs dirigeants ont pour première préoccupation d’assurer la sécurité d’Israël en tentant de garder  le contrôle des Etats sunnites  qui entourent cet Etat  en appuyant la politique des monarchies sunnites du Golfe contre les chiites avec l’espoir ainsi d’affaiblir ces derniers qui n’apparaissent plus que la véritable menace pour les Israéliens après celle considérée comme éteinte des Palestiniens. Alors pourtant qu’ils n’ignorent pas que ces monarchies du Golfe  sont tout sauf des démocraties et surtout qu’elles soutiennent financièrement et militairement depuis des années les mouvements islamistes radicaux qui s’en prennent ensuite aux chrétiens.

Alors que les musulmans seraient bien en peine de prétendre être persécutés dans les Etats  majoritairement chrétiens d’Occident, pratiquement tous les Etats majoritairement musulmans de la planète laissent persécuter les chrétiens sans que les Occidentaux ne manifestent autant pour leur défense qu’ils sont prompts à le faire pour la défense des musulmans quelle que soient la  valeur des causes que ces derniers prétendent défendre.

Le bilan de la politique occidentale  est tristement incontestable.  

Alors que les ancêtres  des  chrétiens orientaux peuplaient leurs pays respectifs avant leur colonisation par les arabes ou turcs musulmans, ils ont obligés en nombre de plus en plus croissant de le fuir.

Alors que les Occidentaux accueillent un nombre sans cesse croissant de musulmans ou de juifs  dans leur pays, et leur assurent une égalité de traitement,  les Etats du Sud et de l’Est de la Méditerranée  y compris Israël, bafouent les droits des minorités chrétiennes.

En un siècle,  la Turquie aujourdhui très majoritairement sunnite s’est vidée de ses chrétiens qui représentaient encore plus de   22%  de sa population au début du 19 siècle alors qu’Ils n’en représentent plus aujourdhui que 0.32%. Et malgré ce chiffre  les agressions et les meurtres de religieux chrétiens ou de membres issus des minorités chrétiennes du pays, s'accélèrent dangereusement.

Les chrétiens, qui représentaient  25 % de la population de la Palestine au 19 siècle et voici quelques années seulement encore  près de 15 % des Palestiniens des territoires occupés, n’en représentent plus, aujourd’hui, que de 2 à 3 %. En Israël également les chrétiens représentent une proportion de plus en plus réduite des Palestiniens détenant la citoyenneté israélienne. Au total, sur l’ensemble de la Palestine leur proportion dans la population est tombée de 25% à 1.5% soit à 150 000 environ.

En Irak, depuis la prise d'otages et le massacre de fidèles dans la cathédrale de Bagdad en octobre 2010, les chrétiens s’exilent en masse. Alors qu’ils représentaient  encore près d’1 million de fidèles il y a  25 ans ou près de 10% de la population avant la guerre ayant renversé Saddam Hussein, plus de la moitié ont quitté leur pays qui ne comptent plus qu’environ 350 000  chrétiens.

Soutiens actifs de la révolution, les coptes d'Egypte se trouvent aujourd'hui en butte à l'hostilité des islamistes. Depuis quelques années  les actes de violence à leur encontre se multiplient. Les Chrétiens  représentent encore 8 à 10 % de la population soit environ  6 à 8 millions, mais  800 000 ont quitté le pays dans les cinq dernières années.

Le Liban lui-même pourtant considéré pendant longtemps comme le modèle d’une certaine cohabitation entre les religions chrétiennes et musulmanes a vu  en 35 ans la part de la population chrétienne se réduire de près de 50 %  à aujourdhui 35 % à peine du fait de la forte émigration chrétienne et l’on a de bonne raisons de penser que les événements actuels de la Syrie proche  va entrainer de nouveau départ.

En Syrie ou pourtant comme au Liban, les chrétiens bénéficiaient jusqu’alors d’une certaine tranquilité, leur part dans la population qui était de près de 50%  du XX°  se réduit déjà à 4 à 5 %. Et tout permet de croire qu’ils « feront les frais  » là encore de la guerre civile qui a commencé.

Alors que l’on comprend que les Juifs d’Occident se préoccupent du sort de leurs coreligionnaires israéliens, ou de la démocratisation en terre d’Islam, on s’étonne que désormais les  Chrétiens d’Occident  n’estiment plus devoir faire preuve de solidarité à l’égard des Chrétiens orientaux dont le sort les indiffère.

En terre d’Islam, les chrétiens sont non seulement persécutés  voire tués mais leurs églises et leurs tombes sont détruites sans que nos dirigeants élèvent la moindre protestation à l’égard des Etats qui laissent faire voire encouragent ce type d’actes pour éradiquer toute présence chrétienne.

Comment pourtant nos dirigeants peuvent-ils prétendre qu’ils soutiennent les mouvements de démocratisation dans le monde musulman alors qu’ils ne défendent plus nulle part les représentants de  civilisation judéo-chrétienne qui  a développées  les droits de l’homme ?

L’Islam devient conquérant alors que la Chrétienté bat partout en retraite !

Sans revenir aux croisades pour s’opposer à la guerre sainte menée par les Islamistes, l’Occident a bien besoin d’un nouvel empereur pour rétablir l’équilibre 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 17:40

Scan10001

Le droit humanitaire  et son respect par tous les belligérants doit être "exigé" dès maintenant, a déclaré le nonce (ambassadeur) du Vatican en Syrie, Mgr Mario Zenari dans un appel sur Radio Vatican diffusé mardi et mercredi.

 

 

"En ce moment, il faut exiger de toutes les parties en conflit le respect rigoureux du droit humanitaire international, qui, comme nous le constatons, est tombé en morceaux, par la faute des uns et des autres, des deux belligérants.

La priorité actuelle est d'exiger le respect des limites qui sont déjà fixées par le droit humanitaire international"

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 14:48
Scan10001

Force est d’admettre que la diplomatie occidentale réduite à celle des Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères des Etats Unis, et  des Ministres des Affaires Etrangères de France et du Royaume Unie n’a pas brillé jusqu’à présent dans l’affaire  Syrienne dont on peut  raisonnablement se demander s’ils n’ont pas perdu le contrôle d’une opération dont on ne serait pas loin de penser pourtant qu’ils l’ont appelée de leur vœux si ce n’est suscitée.

Déjà de nombreuses semaines se sont écoulées depuis que ces brillants personnages nous ont assuré de la fin prochaine du régime en place.

S’étant lourdement trompés en pensant que la position de la Russie changerait après l’élection du Président Poutine, ils découvrent un peu naïvement aujourdhui qu’ils n’ont réussi qu’à reconstituer un front des Non-Alignés  (contre leur politique) autour des deux autres membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, la Chine et la Russie.

S’ils peuvent croire se rassurer en pensant que la Conférence organisée par l’Iran à Téhéran n’a réuni que 29 Etats, ils  devraient pourtant commencer à s’inquiéter sérieusement du fait que  sur un certain nombre de sujets les positions non seulement de la Russie et de la Chine se rapprochent mais qu’également un grand pays comme l’Inde  et son ennemi le Pakistan ne s’alignent pas sur leur politique.

En raison de la manière dont ils ont cru pouvoir régler l’affaire syrienne, ces « diplomates » occidentaux ne semblent pas avoir raisonnablement mesuré qu’ils poussaient  la Russie et la Chine et même l’Inde  à se rapprocher de l’Iran ce qui pourtant va leur rendre de plus en plus difficile de régler le cas de ce pays contre lequel ils espéraient aggraver encore les sanctions.

Bien plus, malgré le refus qu’ils ont opposé au Représentant de l’ONU Koffi Annan,  ils devront tôt ou tard « avaler  la pilule » d’une participation future pourtant assez cohérente de l’Iran à une conférence sur la Syrie.

Enfin il n’est pas exclu que la Turquie émette rapidement quelques points de vue  divergents  de celle des trois occidentaux en raison du risque de coordination des attaques dirigées contre elle par les mouvements kurdes du pays, de Syrie, d’Irak et d’Iran qui  retrouvent la chance historique de réobtenir l’ Etat National  qu’ils avaient réussi à obtenir après la première guerre mondiale.

A moins que ces trois occidentaux ne veuillent prendre le risque immense de tester la réaction de la Russie et de la Chine en cas d’opérations militaires importantes de la Turquie en territoire Syrien, Irakien ou Iranien pour lesquels Mme Clinton semblent leur avoir donné sa bénédiction ?

A force de jouer avec le feu, on sait comment cela se termine !

Or l’influence de la diplomatie occidentale dans les 10 ans à venir ira en diminuant  comme le poids économique  et la puissance militaire des trois membres occidentaux du Conseil de Sécurité qui avec leur crise d’endettement et  leur faible croissance économique sont contraints de revoir  leurs budgets militaires à la baisse et dont les populations ne sont pas préparées à supporter la perte de soldats quelle que soit la valeur de la cause pour laquelle ils   combattent.

Dans le même temps, les deux autres membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, la Russie et la Chine,  en cours de réarmement pour la première et dont l’Union Européenne s’est largement rendue tributaire sur le plan énergétique, et d’armement pour la seconde et dont  la puissance économique  est appelée à dépasser rapidement celle des Etats Unis, vont accroitre leur influence diplomatique à l’égard des Etats d’ Afrique, d’Amérique Centrale et du Sud.

Pour pouvoir jouer les « Gros Bras » encore faut-il avoir du muscle et pour jouer les « Va-t’en guerre » encore faut-il avoir les moyens militaires adaptés à ses ambitions !

Ce ne sera de moins en moins le cas de la France et du Royaume Uni.

En revanche, la Russie prévoit  de dépenser pour son armée 700 Milliards de dollars d ’ici à 2020 ce qui va lui permettre notamment d’acquérir 600 avions et un millier d’hélicoptères tandis qu’en 2012, la Chine a officiellement prévu 106 milliards de dollars pour son budget militaire( mais le Pentagone estime que les dépenses militaires réelles se situent entre 120 et 180 milliard).

La Chine dispose de 50 à 75 missiles balistiques nucléaires intercontinentaux (ICBM) d'une portée supérieure à 5500 km et de 5 à 20 missiles balistiques à portée intermédiaire (3000 à 5500 km de portée).Elle déploie entre 1000 et 1200 missiles de portée inférieure à 1000 km au sein d'unités faisant face à Taïwan et entre 200 et 500 missiles de croisière sol-sol d'une portée de plus de 1500 km. Elle dispose également de 75 à 100 missiles balistiques d'une portée allant jusqu'à 3000 km et met au point un nouveau missile anti-navire à longue portée, destinée notamment à contrer la menace des porte-avions américains.

Sa marine dispose de deux sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de classe Jin, de cinq sous-marins nucléaires d'attaque et de 48 sous-marins diesel. Son premier porte-avions devrait entrer en service cette année et servir à des tâches d'entraînement. Elle dispose par ailleurs de 79 navires de combat (26 contre-torpilleurs et 53 frégates), de 51 navires de transport amphibies et de 86 patrouilleurs lance-missiles. Son inventaire de mines navales dépasse les 50 000 unités.

L'armée de l'Air dispose de 1570 chasseurs et de 550 bombardiers et avions d'attaque. 490 de ces appareils peuvent atteindre Taïwan sans ravitaillement en vol. Elle poursuit la mise au point de son premier chasseur furtif, le J-20.Elle  peut également compter sur 300 avions de transport et «plus de 100» appareils de reconnaissance et de surveillance aérienne.

La Chine dispose enfin d'une puissante défense anti-aérienne, «l'une des plus importantes du monde», notamment grâce à l'acquisition de nombreux missiles anti-aériens russes S-300.

L'armée de Terre comprend 1 250 000 hommes et compte  7000 chars et 8000 pièces d'artillerie et un nouvel hélicoptère de combat produit en Chine, le Z-10..

Alors que l’Union Européenne aurait tout intérêt à renforcer ses liens avec la Russie, son alignement irréfléchi sur les Etats Unis qui pourtant vont devoir se dégager militairement de la zone  Europe-Méditerranée pour reporter leurs efforts de défense sur la Zone pacifique, ont poussé la Russie à renforcer sa coopération militaire avec la Chine.

Dans les dix ans à venir qui vont se révéler très dangereux, l’Union Européenne, vassale docile des Etats Unis depuis la deuxième guerre mondiale va se retrouver sans défense.

Et ce n’est même plus les armées et flottes navales françaises et britanniques, réduites à leur plus simple expression qui lui permettront de faire encore de la figuration si elles devaient servir d’embryon à une future armée et marine fédérale.

 

 

 

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 12:43
Scan10001

« Les  preuves de l’instrumentalisation par l’Occident du terrorisme islamique à des fins géopolitiques, notamment dans les conflits libyen et syrien, s’amoncellent, et pourtant l’opinion publique occidentale continue à soutenir l’idée que nos dirigeants défendent la démocratie contre la tyrannie dans ces régions du monde. L’Occident peut ainsi s’allier ouvertement avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, principaux pourvoyeurs de fonds aux mouvements terroristes islamistes dans le monde, leur fournir des armes, un appui logistique, des images satellites, des informations stratégiques et un soutien diplomatique sans faille, les opinions publiques refusent de voir la réalité en face et préfèrent penser que ces actions sont motivées par les valeurs démocratiques qui fondent nos sociétés.

Pour ces opinions publiques, mettre en avant le jeu pervers des Occidentaux en Orient ce n’est pas dire la vérité, c’est soutenir Assad ou Kadhafi et faire le jeu des dictatures. Ce n’est pas expliquer le monde tel qu’il fonctionne devant nos yeux avec ses complexités et ses manipulations, ses enjeux géopolitiques et les calculs cyniques de ses principaux acteurs, c’est prendre parti contre des mouvements démocratiques.

Quand les démocraties occidentales soutiennent et répandent la guerre et la terreur, comme en Libye ou en Syrie, avec les pires alliés que l’on puisse imaginer pour aller planter le drapeau de la démocratie en terres étrangères, ne faut-il pas être du côté de la paix et lutter contre les dérives de la démocratie occidentale au nom même des valeurs qu’elle est censée représenter ? La paix n’est-elle pas un bien commun tout aussi important que cet autre bien commun qu’est la démocratie ? Quand la démocratie n’est qu’un prétexte pour des appétits prédateurs sans limite (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie), appétits qui se traduisent par des massacres de masse de populations civiles innocentes, quand la démocratie sert d’appât pour attraper un peuple à la gorge et le jeter dans un cycle de violences dont ne sortiront que la misère, le chaos et l’asservissement généralisés, ne faut-il pas prendre la défense de la paix contre la démocratie, quoiqu’il en coûte pour sa propre réputation ?

Car il ne s’agit évidemment pas de défendre des dictateurs (comme d’habiles rhéteurs aiment à le répéter), nos dirigeants le font très bien à notre place, aussi longtemps d’ailleurs que ces dictateurs financent leurs actions ou hochent de la tête au pillage des ressources naturelles de leur pays. Il s’agit de répondre au bourgeois cultivé (celui qui lit Le Monde, le Guardian ou le New York Times et croit y trouver une description de la réalité) vivant dans les beaux quartiers de Paris, de Londres ou de New York, qui ne comprend pas que l’on puisse s’horrifier des stratégies employées pour faire tomber un dictateur. Il n’a jamais eu à se battre pour la démocratie, il l’a reçue en héritage et on l’a gavé depuis sa plus jeune enfance avec des valeurs démocratiques qui sont pour lui plus une jouissance qu’un devoir ou une obligation. Pour se sentir un citoyen méritant il n’a qu’à se soumettre avec nonchalance à la société de consommation et du spectacle et à aller voter de temps à autre pour le bonimenteur le plus présentable. Il n’y a pas de mal à cela ; c’est ainsi que vont les choses en démocratie et nous ne revendiquons pas d’autre régime politique pour gouverner le troupeau de consommateurs que nous sommes.

Ce que nous souhaitons simplement souligner, c’est que les rentiers de la démocratie (dont nous faisons partie) n’ont aucun mérite particulier dans l’essor ni dans l’existence de la démocratie occidentale et de ses valeurs. Alors, quand sans aucune nuance, tel ou tel d’entre eux approuve des guerres qui apportent la ruine, la terreur et le chaos dans des pays non démocratiques, on a envie de lui dire, “va là-bas, va t’engager aux côtés des rebelles salafistes et va admirer les massacres, les haines ethno-religieuses s’élever sur le cadavre de la laïcité, va contempler les enfants se faire trancher la tête et dis-moi s’il faut nécessairement en passer par là pour mériter la démocratie” ? Car, apparemment, pour ces rentiers, pour ces enfants gâtés de la démocratie, il s’agit juste de la mériter, pas de l’avoir, ni d’en profiter.

Si seulement cette démocratie était la promesse du sang versé et des souffrances endurées, on pourrait, en effet, comprendre l’envie du bourgeois cultivé de clouer le bec aux diseurs de mauvaise fortune et autres trouble-fête ou rabat-joie qui prennent la démocratie trop au sérieux pour jouer avec elle. Mais elle n’est, comme on l’a dit, que le prétexte d’un jeu géopolitique où l’Occident s’est allié avec des islamistes radicaux financés par l’Arabie Saoudite et le Qatar pour détruire des États-nations laïques sur des bases ethno-religieuses afin, notamment, de contrer l’influence chinoise et russe et de s’assurer l’accès à un certain nombre de ressources naturelles. On ne bâtit pas la démocratie sur le sectarisme religieux, sur le démembrement des États-nations, en envahissant un pays, en ruinant son infrastructure, en y apportant le libéralisme le plus pur (comme en Irak et en Libye), en donnant le pouvoir aux légions wahhabites qui défendent un islam intolérant et moyenâgeux. C’est mensonger et criminel de le prétendre ou de feindre de l’ignorer. À la place de la démocratie nous avons installé des fosses communes dans lesquelles nous avons jeté pêle-mêle des civils innocents et le cadavre de la paix.

Créer des guerres civiles dans des pays en paix : voila en un mot la responsabilité morale du bourgeois cultivé, rentier de la démocratie qui, dans le confort de ses certitudes sans conséquences pour lui, soutient l’impérialisme humanitaire de nos grands commis. Il y a beaucoup d’irresponsabilité et de morgue dans cette attitude qui consiste à soutenir la terreur wahhabite au nom des valeurs des Lumières et à faire de la démocratie occidentale un instrument de jouissance pour soi et de malheur pour les autres.

Comment expliquer l’aveuglement volontaire des bourgeois cultivés qui forment la masse inerte de nos opinions publiques, celle dont l’élite se joue pour fabriquer le consentement général ?

Peut-être que l’explication se trouve dans ce que nous appelons “l’ambiguïté démocratique” ou le “paradoxe démocratique” : la démocratie est à la fois le meilleur régime et celui qui permet le mieux de faire la guerre au nom de la paix, de tuer au nom des droits de l’homme, de persécuter au nom de la liberté individuelle, de conquérir des pays au nom des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il semble qu’il y ait un caractère orwellien inhérent à la démocratie, en raison de l’image de vertu qui lui colle à la peau et qui permet, sans forcer les gens, de leur faire accepter l’inacceptable. La domination d’une élite y est discrète, invisible, sans violence excessive. On peut limiter la répression à quelques individus, torturer essentiellement ceux qui n’ont pas la qualité de citoyens (10 000 Musulmans étrangers torturés pour un Bradley Manning). L’élite démocratique ne dépend pas d’un tyran identifiable dont il suffirait de couper la tête pour remettre en cause l’ordre établi. En démocratie, la domination d’une minorité semble être le résultat d’un consentement général que l’on appelle souveraineté du peuple. L’oligarchie parvient à vendre à l’opinion publique son credo libéral, la financiarisation de son économie qui tue ses emplois, des guerres d’agression qui ne profitent qu’à une minorité, des explications du monde qui ne résistent pas à l’examen critique (11-Septembre, guerre contre le terrorisme), etc. La démocratie semble ainsi être, entre les mains de nos élites, l’instrument le plus efficace qui leur permet de se maintenir au pouvoir et d’accomplir des politiques contraires à l’intérêt général au nom même de cet intérêt général. Comme nous l’exposons dans La Démocratie ambiguë (1) : le sentiment commun est que la démocratie est infaillible, que les dirigeants ne nous trompent pas, que les médias ne nous manipulent pas. Nous évacuons toute pensée contraire comme ‘théorie du complot’, absurde paranoïa d’illuminés du Web. Le simple questionnement de la version officielle est synonyme de folie.

Il est quasiment impossible de démontrer aux citoyens d’un régime démocratique que leur pays peut, dans telle ou telle situation, incarner le mal. Les citoyens vivant en démocratie ne parviennent pas à être soupçonneux de leurs dirigeants ; ils sont de candides consommateurs qui ne peuvent pas admettre que la démocratie puissent faire le mal, car, si elle le faisait, ils ne vivraient plus dans cette démocratie immaculée qu’on leur vend, ils devraient, par conséquent, douter de la nature du régime dans lequel ils vivent, et cela, ils en sont psychologiquement et moralement incapables. À force de leur répéter qu’ils vivent en démocratie on leur a ôté l’appareil critique qui leur permettrait de voir les limites de cette affirmation.

L’esprit critique semble impuissant à renverser cette image trop flatteuse que nous avons de nos propres démocraties. Il faut avoir un esprit dissident, et pas seulement critique, pour ne pas se satisfaire de l’apparence démocratique et pour exiger que la chose corresponde au mot.

Ainsi, pour revenir sur le cas syrien, il est difficile pour la Russie ou la Chine de soutenir Bachar el-Assad car on assimile leur soutien à celui d’un régime dictatorial qui commet des crimes contre l’humanité. En revanche, et c’est là que le paradoxe apparaît, il semble naturel et moral pour les États-Unis et leurs alliés occidentaux de soutenir les légions wahhabites (qui commettent également des crimes contre l’humanité - 2), car étant des démocraties, les États-Unis et leurs alliés ne pourraient pas vouloir le mal. Qu’importe que l’Occident utilise la guerre comme moyen de domination (en Afrique et au Moyen-orient par exemple) et que la Russie et la Chine aient principalement recours au développement économique, la morale semble toujours du côté de la ‘démocratie’.

Souligner la complexité d’une situation et expliquer l’instrumentalisation de l’idéal démocratique par les élites occidentales, plutôt que de proposer une vision monolithique d’un conflit, c’est faire honneur aux valeurs démocratiques de discussions et de libre réflexion. Que ceux qui se posent des questions se fassent insulter et traiter d’auxiliaires des dictateurs par les bourgeois cultivés est certainement triste, mais ne doit pas les décourager de continuer à faire des efforts de compréhension et d’explication et à défendre la paix contre les fausses promesses des apprentis sorciers de la démocratie qui promeuvent, sur le mode orwellien, la paix éternelle par des guerres perpétuelles et les vertus démocratiques par des crimes de masse »

Reproduction d’un article de Monsieur Guillaume de Rouville du  27  juin 2012




 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 12:17
Scan10001

 

Comme déjà pendant les guerres du Golfe ( Koweït-Irak)  au cours desquelles  les journalistes se «  faisaient promener »  par les porte- paroles des armées et ne disposaient et n’ont jamais disposé d’aucune information fiable directe sur les combats et donc  n’ont été jamais capables d’apprécier réellement l’évolution de la  situation militaire, aujourd’hui encore en  Irak, en Libye, en Afghanistan  ou  en Syrie, la presse occidentale ne dispose pas davantage, à défaut de correspondants de guerre indépendants en première ligne au côté des combattants, de sources fiables mais seulement de quelques correspondants  soi-disant « sur place » installés à plusieurs kilomètres des combats mais qui font pourtant semblant d’être capables de commenter depuis là la situation militaire ou qui se contentent de recueillir des prétendues informations auprès de sources peu fiables elle-même souvent éloignées des combats ou de prétendus experts.

Ce type de comportement de la presse occidentale et particulièrement française  constitue une violation flagrante des règles élémentaires de déontologie  chez des professionnels qui  « font » l’opinion.

Plutôt que d’avoir l’humilité de reconnaitre qu’en réalité, ils ne savent strictement rien de l’évolution de combats armés, ils passent en boucle des informations incontrôlées en s’abstenant  le plus souvent  de les formuler avec le style et les réserves d’usage.

Cette malhonnêteté intellectuelle des médias qui veulent toujours au nom du sacro-saint  « audimat » avoir toujours l’air d’être les mieux informés alors qu’ils obtiennent  tous leurs informations plus ou moins vite de la même source finit par ressembler dans nos prétendues démocraties purement et simplement à de la propagande en faveur de ceux pour lesquels  ils éprouvent de la sympathie alors que le respect de leur métier leur impose  de fournir de l’information en toute objectivité ce qu’ils font de moins en moins bien.

De plus en plus « l’information »  sous forme de matraquage intellectuel  tourne à l’intoxication et au sentiment en définitive de ne plus être informé.

Pourtant dans des villes de la taille de Damas et d’Alep en Syrie, il devrait être parfaitement possible avec les moyens actuels de connaitre la réalité de la situation  ne serait-ce par exemple que dans le Centre de ces villes.

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 09:47

Scan10001

 

Les victimes de l'opposition armée ignorées
Silvia Cattori

 

 

Selon les médias traditionnels, seules les forces du gouvernement el-Assad sont coupables d’exactions. Leur principale source d’« information » étant l’« Observatoire syrien des droits de l’homme » (OSDH), une ONG partisane financée par les Frères musulmans et qui sert ouvertement la propagande de l’opposition armée, comment se fier à eux ?

 

Le point de vue de la population, contrainte à faire profil bas et, dans les quartiers sous son contrôle, forcée à « collaborer » avec cette soi-disant « Armée syrienne libre » dont elle subit les violences, n’est jamais pris en compte. Ce qui revient à nier les souffrances que cette « armée libre » inflige à tout un peuple. En vérité une « armée » d’hommes fanatisés -comportant des mercenaires étrangers- qui terrorisent et enferment la Syrie dans la peur.

Comble d’ironie ! Ceux qui proposent une interprétation plus équilibrée des choses et cherchent à savoir ce qu’en pense la grande majorité des Syriens et, au moins, à écouter parfois ce que dit le gouvernement, sont immédiatement disqualifiés et taxés de « pro-Assad ». Or, il faut le dire et le répéter, le rejet d’une intervention occidentale - prétendument « humanitaire » - n’a rien à voir avec un « soutien à Bachar el-Assad ». Elle est simplement le rejet de la politique d’ingérence de l’Occident qui viole en permanence le principe de la souveraineté des États sur lequel est fondé l’ordre international construit après la deuxième guerre mondiale, en vue, précisément, d’assurer la paix.

Si les combattants de l’ASL n’avaient pas été présentés par les organisations humanitaires et par certains journalistes et autres égarés, comme des combattants luttant pour la « démocratie » et « la liberté », ce qui est une vaste tromperie, - en Libye il y a moins de liberté et plus de terreur qu’avant l’intervention de l’OTAN - ils n’auraient pas tenu longtemps.

Cette vision manichéenne et totalement biaisée de la crise syrienne est irresponsable. Cette complicité médiatique avec le camp de la rebellion est criminelle. Comme on l’a déjà vu en Libye, ces groupes armés que le peuple n’a pas choisis, financés et armés par les puissances occidentales et les potentats arabes du Golfe, conduisent à porter au pouvoir des gens qui n’ont que faire de la démocratie, des droits humains, de l’État de droit et du droit international.

Le devoir de tout organe de presse est de rechercher la vérité et non pas de la dévoyer. Le devoir d’un journaliste est de se situer du côté du plus faible, en empathie avec lui, et de tenter d’éviter de mettre de l’huile sur le feu en répandant la propagande des grandes puissances. Or, depuis la première guerre du Golfe contre l’Irak en 1990-91, et plus encore depuis le 11 septembre 2001, nous constatons que les journalistes s’alignent toujours du côté des pouvoirs qui s’attaquent à plus faibles qu’eux. Et dont les guerres dévastatrices ont détruit de nombreux pays et ont laissé des millions de morts derrière elles.

Depuis le début des troubles en Syrie, nous assistons au même schéma. Les journalistes occidentaux se sont tout de suite rangés du côté des opposants violents, des prétendus « révolutionnaires ». La voix des victimes, de ceux qui demandent des solutions politiques et refusent le renversement du gouvernement syrien par la force, n’a jamais été prise en compte.

Ce sont des forces extérieures qui ont inventé l’ASL et qui arment ses combattants. Il n’y a pas, comme le Belge Pierre Piccinin tend maintenant à le faire croire, quitte à déformer la réalité, des bons sunnites face à des vilains alaouites ; un gouvernement cruel d’un côté et des gentils « révolutionnaires » de l’autre [1]. Comme le dit justement Gérard Chaliand, « la déstabilisation du gouvernement el-Assad a été programmée par une coalition extérieure dont les parrains sont la France et le Qatar (…) [tout cela devant pousser] sunnites contre chiites, l’Iran, adversaire numéro un…l’objectif pour frapper l’Iran devant passer par l’affaiblissement de Bachar el-Assad » [2].

Et pour y parvenir tout le monde y va de ses mensonges et de ses appels à l’intervention étrangère, à des frappes aériennes, à l’établissement de couloirs dits « humanitaires ». D’Amnesty International à la commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Navi Pillay, du quotidien Le Monde à Libération, tout le monde renchérit et multiplie les mensonges devant conduire la Syrie à sa destruction.

Les hommes et les femmes qui ont un reste d’humanité et de clairvoyance refusent ce manichéisme. Ils sont naturellement en quête d’informations sérieuses et souffrent, pas seulement en Syrie mais chez nous aussi, de savoir qu’on leur ment et que le peuple syrien paie ces mensonges de son sang et de ses larmes. Depuis des mois, malgré le découragement et la fatigue, nous nous efforçons de recueillir des témoignages de première main. Tout en sachant qu’avec la meilleure volonté du monde, face à l’hystérie anti-Bachar alimentée par les médias de l’establishment, les voix sincères et les remarquables écrits des nombreux journalistes honnêtes qui par le biais des nouveaux médias – et exceptionnellement, aussi dans la presse occidentale traditionnelle [3] - se répandent à travers le monde et touchent un large public, ne pourront pas sauver la Syrie, comme ils n’ont pas pu sauver la Libye, ni stopper aucun massacre israélien contre la population de Gaza.

Une fois lancée, la machinerie des ONG (Amnesty International et HRW en tête), de l’ONU, des médias traditionnels et des puissances occidentales dominantes au Conseil de sécurité, va généralement au bout de ses sinistres projets. La Russie et la Chine parviendront-elles cette fois à renverser la donne ?

Le 4 juillet, lassée d’entendre toutes les radios, toutes les télévisions répéter solennellement que « selon l’OSDH le régime… » était l’unique responsable de toutes les violences en Syrie, nous avons appelé un citoyen de Homs (*), pour entendre le point de vue d’une victime de cette coalition extérieure, « amie de la Syrie », qui soutient les bandes armées mettant ce pays à feu et à sang.

Nous lui avons encore une fois indiqué que ce que les médias occidentaux rapportent donne une image très différente de ce qu’il nous avait dit le 22 juin [4]. Nous lui avons demandé si c’était vrai par exemple que, le 27 juin, certains quartiers de Homs tenus par les rebelles ont été « pilonnés avec les hélicoptères et les chars du régime… » ; qu’il y aurait eu ce jour là « quatre bombardements par minute dans le quartier de Kousour » [5] ? Si c’était vrai que les habitants de Homs ne peuvent toujours pas sortir « à cause des bombardements de plus en plus intenses de l’armée régulière » ?

Voici ce qu’il nous a répondu :
« C’est très exagéré de parler de quatre explosions à la minute. Je n’ai pas vu d’hélicoptères intervenir à Homs. Cette semaine ça s’est un peu calmé. Mais la semaine passée les forces gouvernementales sont intervenues ; elles ont attaqué des positions rebelles. Le quartier Jourat al-Chayah a été en grande partie nettoyé [6] ; il leur reste encore à libérer les quartiers allant de l’extrémité de Bab Seeba, à Hamidiye, Bustan Diwan et Warché où il y a toujours de nombreuses familles retenues en otages. Les rebelles ont attaqué à plusieurs reprises les véhicules du Croissant rouge et du CICR les empêchant d’aller secourir les blessés et les malades.

Ces jours, il y a beaucoup d’hommes armés qui se rendent ; le gouvernement fait preuve de clémence [7]. Notre crainte est que ces hommes reprennent les armes une fois retournés chez eux. Ce sont des analphabètes. Durant les deux mois où ils m’ont tenu en otage dans leur appartement, je les entendais parler et se disputer. Une fois, un salafiste s’est même battu avec un autre homme car il refusait de prier derrière lui, le salafiste se considérant comme le chef et ne voulant pas prier derrière un non salafiste, ai-je compris. Imaginez leur niveau ! J’ai réussi à discuter avec les gardiens, en l’absence des chefs. Je leur ai demandé : « Est ce que c’est ça le Jihad (la conquête pour Dieu) ? » Certains m’ont dit qu’ils se sont trouvés obligés à s’enrôler car menacés de représailles sur leur familles, ou que c’est sous menace de mort qu’ils ont été contraints d’accepter ».

Il nous a alors rappelé que, le 28 juin à Hosn (dans la périphérie de Homs, où se trouve le « Crak des chevaliers » [8]), Mme Ahlam Ilad, une professeure du génie pétrochimique, a été assassinée chez elle ainsi que ses parents et trois enfants, parce qu’elle avait refusé de collaborer avec les hommes armés.

Au passage, nous avons demandé à notre interlocuteur pourquoi il qualifie d’« hommes armés » ou de « rebelles » les auteurs d’assassinats, de kidnappings… et ne mentionne jamais l’« Armée syrienne libre ». Sa réponse : « Parce que chez nous, entre Syriens, ce terme n’est pas utilisé ; nous les qualifions de gangs, d’hommes armés. Ils constituent un ramassis de gens comprenant des salafistes, des jihadistes etc. »

Au sujet des vidéos postées sur Youtube par les opposants dont des extraits continuent d’être montrés par les médias, il maintient ce qu’il nous avait déjà dit : « La fumée noire ce sont toujours des pneus que les rebelles brûlent et non pas, comme ils le disent, le résultat de bombardements de l’armée gouvernementale. Les tirs des forces de sécurité donnent une fumée différente, plus claire et avec du feu ».

Ce sont ces gangs, - qualifiés d’« Armée syrienne libre » et de « révolutionnaires » par une presse occidentale qui en fait l’incessante promotion - que les journalistes encensent. Ce sont encore ces gangs qui font exploser des maisons [9] et des gazoducs et paralysent le pays, qui assiègent les habitants et empêchent les autorités locales, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge syrien d’entrer dans les quartiers pour évacuer des civils et notamment les blessés. Ce sont ces gangs que le peuple syrien en sa majorité tient en horreur que le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, fervent ami de Bernard-Henri Lévy et d’Israël, appuie aujourd’hui avec zèle.

Quand le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov, suggère que « les analyses par la propagande des uns ou des autres. La guerre est quelque chose de trop grave. Le mieux qu’un journaliste puisse faire est d’éclairer le public de manière équilibrée sur les réels dangers qu’encourt une nation, un peuple entier, et de tenter de les sauver du pire en dévoilant les objectifs cachés des puissances étrangères.

« Le départ d’Assad sera le prélude à la guerre mondiale » ! Cette mise en garde radicale a été formulée par un acteur important de la vie politique libanaise, Michel Aoun. Associé à la majorité pro-syrienne qui gouverne le pays du Cèdre depuis juin 2011, le général, président du Courant patriotique libre et allié chrétien du Hezbollah et d’autres formations chiites a accordé un entretien à la nouvelle chaîne d’informations continues arabe al-Mayadeeen (crée par des dissidents d’al-Jazeera), dans lequel il réaffirme sans ambiguité ses positions pro-syriennes et se permet même des mises en cause de puissances étrangères : « Les intérêts des pays du golfe persique et d’Israël sur la Syrie se convergent. Il s’agit d’éloigner l’Iran du jeu », dit-il. Mais Aoun n’oublie pas un autre important tireur de ficelles dans la région : « Washington cherche à s’approprier le pétrole dans la région ».
Michel Aoun prend aussi de la hauteur, rappelant que, d’un point de vue géostratégique : « La Syrie est un pont vers la Méditerranée pour l’Irak, l’Iran et la Chine ». Et c’est en partie à cause de cette dimension géographique et géopolitique, que l’homme politique libanais se montre serein quant à l’avenir de son voisin : « La Chine et la Russie ne permettront pas la chute du régime du président Bachar al-Assad« . « Même dans le cas d’un compromis (diplomatique), le régime syrien ne tombera pas » ajoute Aoun. Qui ne nie pas les problèmes politiques internes syriens, mais dit que ceux-ci ne peuvent être résolus que par le dialogue.
Des propos qui ne font que répéter ceux tenus dans une autre interview, donnée cette fois, le 26 juillet, au grand quotidien libanais L’Orient Le Jour, affilié à l’opposition anti-syrienne de Hariri et Geagea. D’abord interrogé sur ses éventuels regrets quant à ses choix politiques pro-Hezbollah et pro-Bachar, le général et député (78 ans) répond d’emblée qu’il ne regrette rien et que s’il perdait, « c’est tout le Liban qui perdrait avec moi« . Et quant à la Syrie, la chute de Bachar, cela signifierait la « chute de la démocratie« , remplacée par la charia qui « annule les libertés de croyance, les libertés politiques, le droit à la différence et la liberté d’un choix de mode de vie (s’habiller, boire, etc) ». Et cette chute éventuelle, à laquelle le général dit d’ailleurs ne pas croire, signifierait aussi beaucoup pour le reste de la région, et du monde : « Si cette chute a lieu, martèle Aoun, une guerre mondiale éclatera. Les intérêts des Américains sont beaucoup plus menacés dans la région que ceux des Russes et des Chinois ».

Michel Aoun réaffirmait aussi dans cet entretien à L’Orient-Le Jour son soutien au Hezbollah, coupant court aux interprétations qui avaient été faites de divergences intervenues sur des points mineurs de politique intérieure.
Beyrouth expulse vers Damas de faux réfugiés politiques syriens
Restons encore un peu au Liban pour dire que l’Union européenne s’est inquiétée samedi 4 août du renvoi vers la Syrie par les autorités de 14 ressortissants syriens anti-Bachar. L’affaire a suscité aussi des remous du côté de l’opposition libanaise (anti-syrienne), forçant la Sûreté générale libanaise à une mise au point, selon laquelle les Syriens avaient été expulsés pour « des crimes (..) commis sur le territoire libanais« . Et le communiqué de donner des précisions sur la nature de ces crimes : « Vol, falsification, tentatives de viol et agressions ». La Sûreté insiste sur le caractère de droit commun de ces actes et de leurs auteurs.
Et la Sûreté générale, pour faire taire ses détracteurs invoquant des considérations « humanitaires« rappelé qu’elle avait notamment « suspendu » l’expulsion vers Damas d’un ressortissant syrien « ayant tué dix de ses compatriotes« , justement parce que le « critère politique interférait dans son dossier » et que sa vie serait en danger en Syrie. Idem pour d’autres « réfugiés » syriens impliqués dans le trafic d’armes. Et si certains de ces individus ont finalement été renvoyés en Syrie, c’est après qu’ils ont signé, auprès d’une « organisation internationale », une déclaration où ils exprimaient le souhait de rentrer das leur pays.
L’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdel Karim Ali, a jugé « réconfortante » cette expulsion de Syrie, qui correspond à des accords signés entre les deux pays, et ne concerne que des délinquants et non des militants et activistes politiques. Et, naturellement, les formatons libanaises de la majorité gouvernementale, pro-syriennes, ont eu la même réaction. Le gouvernement libanais maintient donc le cap, sans se laisser intimider par les pressions et clameurs du camp Hariri à l’intérieur, et celles des puissances étrangères à l’extérieur.

 

Ce n’est pas à François Hollande ni à Amnesty International, ni à Bernard-Henri Lévy, ni à Hillary Clinton, de décider ce qui est bon ou pas pour le peuple syrien.

Silvia Cattori

 

 

Michel Aoun :« Le départ de Bachar déclenchera une guerre mondiale ! »
Louis Denghien

« Le départ d’Assad sera le prélude à la guerre mondiale » ! Cette mise en garde radicale a été formulée par un acteur important de la vie politique libanaise, Michel Aoun. Associé à la majorité pro-syrienne qui gouverne le pays du Cèdre depuis juin 2011, le général, président du Courant patriotique libre et allié chrétien du Hezbollah et d’autres formations chiites a accordé un entretien à la nouvelle chaîne d’informations continues arabe al-Mayadeeen (crée par des dissidents d’al-Jazeera), dans lequel il réaffirme sans ambiguité ses positions pro-syriennes et se permet même des mises en cause de puissances étrangères : « Les intérêts des pays du golfe persique et d’Israël sur la Syrie se convergent. Il s’agit d’éloigner l’Iran du jeu », dit-il. Mais Aoun n’oublie pas un autre important tireur de ficelles dans la région : « Washington cherche à s’approprier le pétrole dans la région ».
Michel Aoun prend aussi de la hauteur, rappelant que, d’un point de vue géostratégique : « La Syrie est un pont vers la Méditerranée pour l’Irak, l’Iran et la Chine ». Et c’est en partie à cause de cette dimension géographique et géopolitique, que l’homme politique libanais se montre serein quant à l’avenir de son voisin : « La Chine et la Russie ne permettront pas la chute du régime du président Bachar al-Assad« . « Même dans le cas d’un compromis (diplomatique), le régime syrien ne tombera pas » ajoute Aoun. Qui ne nie pas les problèmes politiques internes syriens, mais dit que ceux-ci ne peuvent être résolus que par le dialogue.
Des propos qui ne font que répéter ceux tenus dans une autre interview, donnée cette fois, le 26 juillet, au grand quotidien libanais L’Orient Le Jour, affilié à l’opposition anti-syrienne de Hariri et Geagea. D’abord interrogé sur ses éventuels regrets quant à ses choix politiques pro-Hezbollah et pro-Bachar, le général et député (78 ans) répond d’emblée qu’il ne regrette rien et que s’il perdait, « c’est tout le Liban qui perdrait avec moi« . Et quant à la Syrie, la chute de Bachar, cela signifierait la « chute de la démocratie« , remplacée par la charia qui « annule les libertés de croyance, les libertés politiques, le droit à la différence et la liberté d’un choix de mode de vie (s’habiller, boire, etc) ». Et cette chute éventuelle, à laquelle le général dit d’ailleurs ne pas croire, signifierait aussi beaucoup pour le reste de la région, et du monde : « Si cette chute a lieu, martèle Aoun, une guerre mondiale éclatera. Les intérêts des Américains sont beaucoup plus menacés dans la région que ceux des Russes et des Chinois ».

Michel Aoun réaffirmait aussi dans cet entretien à L’Orient-Le Jour son soutien au Hezbollah, coupant court aux interprétations qui avaient été faites de divergences intervenues sur des points mineurs de politique intérieure.
Beyrouth expulse vers Damas de faux réfugiés politiques syriens
Restons encore un peu au Liban pour dire que l’Union européenne s’est inquiétée samedi 4 août du renvoi vers la Syrie par les autorités de 14 ressortissants syriens anti-Bachar. L’affaire a suscité aussi des remous du côté de l’opposition libanaise (anti-syrienne), forçant la Sûreté générale libanaise à une mise au point, selon laquelle les Syriens avaient été expulsés pour « des crimes (..) commis sur le territoire libanais« . Et le communiqué de donner des précisions sur la nature de ces crimes : « Vol, falsification, tentatives de viol et agressions ». La Sûreté insiste sur le caractère de droit commun de ces actes et de leurs auteurs.
Et la Sûreté générale, pour faire taire ses détracteurs invoquant des considérations « humanitaires« rappelé qu’elle avait notamment « suspendu » l’expulsion vers Damas d’un ressortissant syrien « ayant tué dix de ses compatriotes« , justement parce que le « critère politique interférait dans son dossier » et que sa vie serait en danger en Syrie. Idem pour d’autres « réfugiés » syriens impliqués dans le trafic d’armes. Et si certains de ces individus ont finalement été renvoyés en Syrie, c’est après qu’ils ont signé, auprès d’une « organisation internationale », une déclaration où ils exprimaient le souhait de rentrer das leur pays.
L’ambassadeur de Syrie à Beyrouth, Ali Abdel Karim Ali, a jugé « réconfortante » cette expulsion de Syrie, qui correspond à des accords signés entre les deux pays, et ne concerne que des délinquants et non des militants et activistes politiques. Et, naturellement, les formatons libanaises de la majorité gouvernementale, pro-syriennes, ont eu la même réaction. Le gouvernement libanais maintient donc le cap, sans se laisser intimider par les pressions et clameurs du camp Hariri à l’intérieur, et celles des puissances étrangères à l’extérieur.
Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 19:35
Scan10001

Il est assez curieux de lire sous la plume d’un ex-candidat à la présidence de la République Française et député souverainiste que l’euro serait l’une des principales causes de la crise actuelle et prôner comme solution à cette crise le retour aux monnaies nationales.

En effet celui-ci semble oublier que la monnaie n’est qu’un instrument au service des différents acteurs économiques et que ce n’est pas l’instrument qui est coupable mais ceux qui en ont fait un usage abusif sous des gouvernants politiques irresponsables depuis 40 ans.

La  monnaie n’a jamais été considérée d’ailleurs même par Jean Bodin comme un des attributs de la souveraineté.

Même si  l’euro n’avait pas été créé, et si les taux d’intérêt dans certains pays à monnaie faible étaient restés à des niveaux plus élevés, cela n’aurait empêché nullement ces acteurs économiques de s’endetter depuis 40 ans de manière excessive.

Les acteurs économiques  des Etats membres de l’Union Européenne non membres de l’Eurozone ne se trouvent pas sur ce plan de l’endettement dans une situation bien différente de celle de ceux qui ont adopté l’euro.

Sans parler des Etats Unis d’Amérique dont l’endettement atteint des niveaux historiques !

Or ce Monsieur Dupont-Aignant ne semble pas avoir examiné certaines statistiques des Etats Unis d’Amérique  dont les Etats membres ont depuis des années des compétitivités différentes, des démographies différentes, des taux d’inflation différents, des mentalités différentes   et  dont aucun pour autant n’envisagerait pour autant comme solution à la crise qui y sévit également de revenir à des monnaies différentes.

Pas davantage il ne semble avoir examiné certaines statistiques de la Confédération Suisse ou les différences entre certains cantons sont énormes sans que pour autant il ne viendrait l’idée à un Suisse raisonnable de mettre fin à la monnaie unique le Franc Suisse instauré il y a  160 ans environ à une époque déjà ou pourtant ces différences entre cantons étaient tout aussi énormes.

A suivre d’ailleurs le raisonnement de ce Monsieur, pourquoi ne devrait-on pas revenir en France à des monnaies régionales voire locales comme au Moyen Age pour tenir compte des importantes disparités qui y existent d’un bout à l’autre du pays et pourquoi pas régionaliser le SMIC, les allocations en fonction du cout de la vie    etc.. etc.. de même alors pour l’Italie, l’Espagne….. ?

Pas plus qu’aux Etats Unis, l’existence d’une  monnaie nationale  comme solution  à la crise est probante. Les Etats Unis et la Grande Bretagne ne s’en sortent actuellement pas mieux que les autres pays occidentaux.

Et qu’est-ce que la monnaie d’un Etat, qui jusqu’à présent s’en sort mieux comme la Confédération Suisse (mais pour combien de temps encore) dont la Banque Nationale Suisse doit, pour empêcher sa monnaie de s’évaluer, détenir aujourdhui  60 %  de ses réserves en euro à force d’en acheter pour soutenir le court et  maintenir un taux de change fixe avec lui en promettant d’émettre pour ce faire autant de monnaie qu’il faudra ? En supposant, ce qui est probable, que cette Banque Nationale Suisse doive encore et encore acheter des euros, que deviendra son indépendance si un jour en théorie elle venait à détenir la totalité de ses réserves en euro en contrepartie desquelles elle aurait émis et émettrait tous les nouveaux francs suisse ?

Pas plus que ne peut le faire actuellement la Banque Nationale Suisse, la Banque de France ne pourrait aujourdhui  manipuler comme elle pouvait le faire dans un passé révolu le  taux de change du franc français ressuscité !

L’interdépendance économique est-elle que les Etats ont perdu et ne retrouveront pas leur indépendance monétaire sauf à réformer le système monétaire international ce que les dirigeants politiques se sont abstenus de faire depuis la décision américaine  funeste du 15 aout 1971  qui a permis le niveau d’endettement accumulé par les acteurs économiques. Et cela ce n’est pas un Etat seul qui peut le décider.

Dire que  la principale cause  de la crise  est  l’euro, comme on pourrait alors tout aussi bien dire la même chose du  dollar, ou les monnaies nationales, c’est un peu comme dire que ce sont les armes qui sont responsables des guerres.

Ce que nous propose en fait ce monsieur c’est d’abord une guerre entre les monnaies qui avec le retour au nationalisme nous amènera ensuite à une nouvelle guerre mondiale tout court pour nos enfants !

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 19:12
Scan10001

 

Contrairement à ce qu’aimeraient vouloir faire croire certains médias occidentaux et les rebelles syriens, il n’est pas du tout évident de présenter  la bataille en cours à Alep comme décisive simplement parce que cette ville est la deuxième de Syrie, sa capitale économique et située près de la frontière de Turquie.

Le fait que le contrôle d’un territoire entre Alep et la frontière  de la Turquie  pourrait être présenté comme  stratégique  ne retire  rien au fait que les rebelles syriens  semblent bien avoir perdu la bataille de Damas qui constitue un revers très important qu’ils cherchent à faire oublier en présentant tout compte fait le sort d’Alep comme plus décisif.

Pourquoi alors ont-ils symboliquement commencé à essayer de prendre le contrôle de la capitale avant celui d’Alep ?

Tout simplement parce que stratégiquement  Damas se trouve très proche du Liban ou ils disposent de nombreux coreligionnaires sunnites alliés et d’une frontière perméable alors qu’au nord le contrôle de la frontière par l’armée turque  ne leur laisserait pas du tout la même liberté.

Alors que le contrôle de la zone entre Damas et le Liban leur aurait permis de recevoir très facilement toutes les armes qu’ils réclament de leurs soutiens du Golf, il est bien évident que la Turquie  ne leur permettra pas de se servir de son territoire comme d’une base logistique incontrôlée. Et ce d’autant moins que la Turquie prend rapidement conscience du danger à  laisser se créer à sa frontière sud des zones contrôlées progressivement par des arabes islamistes radicaux à l’Ouest ou des Kurdes indépendantistes à l’Est.

Bien que membre de l’Otan, on peut imaginer que rapidement le gouvernement turc décide dans l’intérêt de son pays d’adopter, au-delà de ses menaces qu’ils formulent actuellement, un comportement différent, davantage en retrait, que  celui actuel du triumvirat occidental de l’ONU.

En effet dès lors que pas davantage qu’à Damas, les rebelles syriens n’ont  réussi à Alep à susciter à l’occasion de  leur occupation de certains quartiers  un large soulèvement populaire y compris des populations sunnites, il n’est pas stupide de penser, que  la bataille d’Alep risque de tourner  en ce que les médias occidentaux, en cours de reconsidération progressive de leur analyse superficielle, en baroud d’honneur en dépit de certains succés purement médiatiques.

Bien évidemment la rébellion se radicalisera et les islamistes continueront sporadiquement en Syrie le combat comme ils le développent dans les territoires libérés de l’influence occidentale grâce aux actions  intempestives depuis de nombreux mois des Occidentaux  en Irak, en Afghanistan, en Libye…Mais il est de moins en moins avéré que le Président Assad soit contraint de partir et en tous cas, pour une fois plus prudent de la part du Ministre des Affaires Etrangères  français qu’il partira « tôt ou TARD ».

L’Union Européenne pourrait donc elle aussi être bien inspirée, pour préserver l’avenir, de ne pas s’aligner sur une diplomatie du triumvirat occidental de l’ONU qui manifestement a mal apprécié la situation.

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 08:56
Scan10001

 

Un peu trop  regonflés  par  leur coup  de poker en Libye, les Etats Unis, la France et le Royaume Uni  ont  peut-être une nouvelle fois manqué de prudence en  voulant imposer le départ du Président Syrien.

Il n’est pas à exclure qu’ils aient  vendu un peu vite la  peau de l’ours russe, son compréhensible allié, avant de l’avoir tué.

Toute diplomatie sérieuse qui se respecte  se doit  d’envisager toutes les hypothèses avant  de s’engager publiquement dans telle ou telle direction.

Comment la diplomatie de ces pays sauvera-t-elle la face si, ce qui n’est pas impossible, le président Syrien parvient à mater la rébellion armée ?

Pourront-ils une nouvelle fois sans complexe, après quelques années passées pour faire oublier leur faute à  l’opinion publique, renouer  le dialogue  avec un « intouchable » comme ils l’ont fait dans le passé avec le Président Syrien, invité par la France à  assister  comme  invité d’honneur au défilé du 14 juillet ou comme ils l’avaient  tous fait  également avec Kadhafi , lynché par leurs alliés d’un jour dans des conditions  que les Occidentaux se gardent bien de chercher à éclaircir ?

Cela parait normalement inenvisageable alors et pourtant qu’il est évident que la solution de beaucoup de problèmes au Proche Orient passe par un dialogue obligatoire avec un pays comme la Syrie comme avec son allié l’Iran.

Or si la Russie ne lâche pas son allié, c’est très certainement parce que ses services de renseignement sont les mieux placés pour apprécier la capacité du gouvernement Syrien à mater l’opposition sunnite armée par les monarchies du Golfe avec l’aide des Occidentaux.

En effet certains indices laissent à penser que la rébellion, pour des raisons médiatiques  joue son va-tout dans la bataille de Damas pour essayer de convaincre une opinion internationale de l’existence d’un soulèvement général qui s’étendrait désormais à la capitale alors qu’apparamment sur d’autres fronts la rébellion semble s’essouffler. Aussi meurtriers qu’ils soient, les attentats commis par les rebelles qui désormais les revendiquent, alors que jusqu’alors ils les imputaient au Services Secrets Syriens, ne décapitent pas le régime. Et si médiatiquement ils prouvent la capacité  des rebelles à les organiser, ils confortent la thèse gouvernementale  d’une implication très forte  des islamistes radicaux dans la rébellion armée mais pas au moins pour l’instant d’une sympathie générale des sunnites syriens à leur égard.

Aujourdhui les choses sont claires, la Syrie se trouve en situation de guerre civile et le gouvernement combat une rébellion armée. Mais cette fois à la différence de la Libye les Occidentaux prendraient de trop grands risques en l'appuyant ouvertement militairement.

Faire donc le pari d'un  départ comme celui des  présidents égyptien, syrien, tunisien voire  yéménite est donc risqué pour la diplomatie du triumvirat occidental du Conseil de Sécurité.

Si la rébellion perd la bataille de Damas qu’elle a voulu peut-être un peu imprudemment engager, il n’est pas impossible qu’elle donne l’occasion au Président Syrien El Assad  ou à son régime de se maintenir au pouvoir encore  longtemps.

Et les Occidentaux n’auront plus qu’à rabaisser  leurs prétentions vindicatives à l’égard de la Russie avec laquelle ils vont devoir, n’en déplaise surtout aux Américains, de plus en plus essayer de trouver des compromis.

Pour l’instant, il n’est pas impossible que l’affaire de Syrie soit un bon moyen pour le Président Poutine  de redonner à la Russie  dans le concert des nations la place qu’elle n’aurait pas dû perdre alors que certains chefs de la diplomatie occidentale ne semblent pas bien avoir compris que malgré  la fin du pacte de Varsovie et certains échecs pour reconstituer une alliance entre les ex-républiques de l’Union Soviétique, la Russie rétablit progressivement son ancienne puissance à un moment ou l’ Union Européenne va devenir de plus en plus un nain militaire, vassal des Etats Unis ( guère plus capable de contribuer à hauteur de 10% dans les opérations de l’Otan) sous un protectorat américain de moins en moins préoccupé par l’Europe.

Depuis un certain temps force est de constater que la diplomatie russe marque des points.

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article

Présentation

  • : empireromaineuropeen
  • : Parti supranational pour un empire romain europeen alternative à l'empire américain
  • Contact

Recherche

Articles Récents

Liens