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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 18:13

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CH.  III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

K. Archevêché de Lyon / Comté de Lyon                                                                      terres impériales de 1032 à 1312 

 

Boson qui s’est fait proclamé  roi de Provence en 879, s’empare en 886 de Lyon et de Vienne en battant et tuant Bernard, comte d’Auvergne, duc d’Aquitaine et gouverneur du Lyonnais.  Le fils de Bernard, Guillaume duc d’Aquitaine reprend vers 905 le comté de Lyon dont il fait hommage au roi Charles le Simple.

Dès la mort de Guillaume d’Aquitaine en 918, Hugues d’Arles, gouverneur du royaume de Provence, s’empare de Lyon et y installe le dénommé Guillaume, premier comte de Lyon.

 

La suzeraineté sur le comté de Lyon passe d’Hugues d’Arles à Hugues le Noir  en 926 puis en 933 au roi de Bourgogne  Rodolphe II.Au Xe siècle, les comtes de Lyon sont les seigneurs suzerains de la ville de Lyon. Vers l’an 1000, l’archevêque Burchard, frère du roi Rodolphe III repousse  les limites de son  comté du Lyonnais vers Feurs et Roanne. En 1032, meurt le roi de Bourgogne-Provence Rodolphe III ; il lègue son royaume à son beau-frère Conrad le Salique, empereur romain germanique de sorte que les comtés de Lyonnais et de Forez intègrent le Saint Empire mais une de ses sœurs épouse du capétien Robert II le Pieux a eu de son premier mariage avec le comte de Blois, un fils Eudes qui s’estime l’héritier du comté du Lyonnais ; en 1035, il échoue contre les troupes impériales mais deux ans plus tard, il réussit à s’emparer de Lyon. Mais peu de temps après, il est tué en Lorraine. Le roi de France et l’empereur finissent par  s’entendre.  

Dès lors, Lyon est tiraillée par les luttes entre le comte de Forez, vassal du roi de France et l'archevêque, lié au Saint Empire. Néammoins « l'Eglise de Lyon » (archevêque et chapitre cathédral des chanoines de Saint Jean) se trouve, au XIe siècle, en état de revendiquer l'autorité sur le comté de Lyon, que lui disputait le comte de Forez.

 

 

 

 

Comtes de Lyon :

 

.Guillaume Ier de Lyon, comte de Lyon vers 902 à 926

 

.Guillaume II de Lyon, comte de Lyon vers 926 à 945

 

.Artaud Ier de Lyon, comte de Lyon de 945 à 960

Frère du précédent.

 

.Gérard Ier, comte de Lyon de  960 à 990

Fils du précédent.

 

.Artaud II de Lyon, comte de Lyon de  990 à 1011

Fils du précédent.

 

.Artaud III de Lyon, comte de Lyon de 1011 à 1014

Fils du précédent.

 

.Artaud IV, comte de Lyon de 1014 à 1017

Fils du précédent.

 

.Gérard II de Lyon, comte de Lyon de 1017 à 1050

Frère du précédent.

 

.Artaud V de Lyon, comte de Lyon de 1050 à 1079

Fils du précédent.

 

.Guillaume III de Lyon l'Ancien, comte dc Lyon de 1079 à 1097

Fils du précédent

 

.Guillaume IV de Lyon, comte de Lyon de 1097 à 1107

Fils du précédent.

 

 

Maison d'Albon

 

.Guigues Ier, comte de Lyon et de Forez de 1107 à 1138,

Fils de Guigues-Raymond de Forez (fils de Guigues II d'Albon) et de Ide-Raymonde  (fille d'Artaud, dernier comte de Lyon). Cousin du précédent. Marié à une fille Marie de Guichard III, sire de Beaujeu.

 

.Guigues II, comte de Lyon et de Forez de 1138 à 1226

Fils du précédent.

C'est avec lui que naissent  les litiges entre le comté de Forez et les sires de Beaujeu au sujet de leurs terres respectives.                                                 

 

.Guigues III, comte de Lyon et de Forez de 1226 à 1203

Fils ainé du précèdent.

Après lui, le titre de comte de Lyon appartient au chapitre de la cathédrale  St Jean de Lyon, les membres sont chanoines-comtes de Lyon.

 

 

 

Archevêques :

 

.Burchard II ( ?- 1031), comte- archevêque de Lyon  de 978 à 1033, Archichancelier du royaume  de Bourgogne-Provence.

Fils bâtard de Conrad le Pacifique et d’Aldiud. Demi-frère de Rodolphe III de Bourgogne. Neveu de Burchard Ier, archevêque de Lyon, auquel il succède après le décès d'Amblard.

Son archidiocèse a pour suffragants  deux autres diocèses situés dans le royaume de Bourgogne, ceux de Chalon et de Macon qui comme lui sont à partir de l’intégration du  royaume de Bourgogne à l’empire à cheval sur la frontière entre ce dernier et le royaume de  France. La plupart de leurs évêques sont issus de maisons  nobles  bourguignonnes devenues vassales de l’empire.

 

.Burchard III, comte- archevêque de Lyon de 1033 à 1034

 

.Odolric, comte-archevêque de Lyon de 1041 à 1046                                                        

.Halinard (vers 990 - 1052), comte- archevêque de Lyon de 1046 à 1052

 

.Humbert I, comte- archevêque de Lyon de 1052 à 1056

 

.Geoffroy de Vergy, comte-archevêque de Lyon en 1063

 

Il appartient à la seconde maison de Vergy, importante maison noble de Bourgogne issue d'Eudes et Henri, fils naturels d'Eudes-Henri Ier, duc de Bourgogne.

 

.Humbert II, comte-archevêque de Lyon  de 1070 à 1076

 

En 1073,  Humbert veut établir son pouvoir temporel sur l’ensemble de son diocèse ce que n’apprécie pas Artaud III comte de Forez et de Lyon, allié d’Humbert II sire de Beaujeu. Cette rivalité se termine par la déposition de l’archevêque accusé de Simonie.

  

.Gébuin (dit Jubin, saint), comte-archevêque de Lyon de 1077 à 1082, premier primat des Gaules.

 

En 1079, il reçoit du Pape Grégoire VII, le titre de Primat des Gaules ce qui renforce son autorité.

 

.Hugues de Bourgogne ou de Romans, (vers 1040- 1106)  évêque de Die puis, de 1083 à 1106, comte- archevêque de Lyon, primat des Gaules

 

Pressenti pour devenir pape après la mort de Grégoire VII, il s'oppose à Didier, abbé du Mont-Cassin, qui est finalement élu sous le nom de Victor III.  Au concile de Bénévent en août 1087, ce dernier l'excommunie. Mais le pape Urbain II (1088-1099) le réhabilite et il retrouve ses pouvoirs de légat. Il va en particulier traiter de la question de l'adultère royal de Philippe Ier qui a enlevé Bertrade de Montfort.  En octobre 1094, c'est sous sa présidence que le concile d'Autun, réuni à sa demande, excommunie le roi de France, excommunication confirmée par le pape lui-même au concile de Clermont en 1095 ; l'interdit est jeté sur le royaume de 1096 à 1104. A partir de son règne, le titre de comte de Lyon et le pouvoir comtal appartient au Chapitre de la cathédrale Saint Jean dont les chanoines sont chanoines-comtes.

 

.Josserand, dit Gaucerand, comte-archevêque de Lyon de 1107 à 1118, primat des Gaules

 

.Humbaud, comte-archevêque de 1118 à 1125, primat des Gaules

 

En 1120, meurt Eustache, comte de Forez et de Lyon ; il a pour successeur Gui d’Albon de la famille qui domine le Dauphiné qui lui se heurte à Guichard de Beaujeu lequel dispose de nombreux vassaux au nord du comté de Forez et qui entame la conquête du comté du Lyonnais jusqu’à Chamelet. Guy qui ne reçoit pas de son suzerain l’empereur le soutien qu’il attend de lui se rapproche du roi de France Louis VII qui freine l’ardeur de son vassal Guichard. Mais Lyon devient une proie potentielle pour le royaume de France.

 

.Renaud de Semur, comte- archevêque de Lyon de 1125 à 1129, primat des Gaules

 

De la famille noble bourguignonne de Semur. Fils de Dalmace, seigneur de Semur et d’Aremberge de Vergy.

 

.Pierre I, évêque de Viviers puis comte-archevêque de Lyon de 1131 à 1139, primat des Gaules

 

.Foulque, comte-archevêque de Lyon de 1139 à 1141, primat des Gaules

 

.Amédée Ier, comte-archevêque  de Lyon de 1143 à 1147, primat des Gaules                                                         

 

.Humbert de Bugey, comte-archevêque de Lyon de 1148 à 1153, primat des Gaules

Fils d’Ulrich, seigneur de Bresse et de N.    , fille d’Amédée, comte de Savoie et de Maurienne.

 

.Héraclius de Montboissier, prince- archevêque de Lyon de 1153 à 1163, primat des Gaules 

Fils du comte Maurice de la maison de Monboissier et d’Auvergne.

 

A Arbois, le 19 octobre 1157, par une bulle d’or, l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse confère à Héraclius de Montboissier,  archevêque de Lyon l’investiture temporelle sur le comté et la ville de Lyon, la vice-royauté du royaume de Bourgogne-Provence et le titre de prince d’empire.

 

Héraclius entend bien exercer son pouvoir et allié avec Gérard, comte de Macon, Humbert III,  sire de Beaujeu, met le siège devant Izeron.  Mais ils sont surpris et battus par une coalition menée par le comte Gui II de Forez et comprenant le dauphin du Viennois, les sires de Bourbon, de Bagé (Bresse)  et de Coligny ; malgré tout, l’archevêque  obtient une partie de la seigneurie d’Izeron ;

 

En 1162, Guy II qui n’a pas accepté la main mise de l’archevêque sur le comté de Lyon, s’empare de Lyon qu’il saccage.

Heraclius meurt en 1163.

 

.Guichard de Pontigny ( ?-1181), prince-archevêque de Lyon de 1165 à 1181, primat des Gaules

Le roi de France Louis VII et le pape Alexandre III l'impose comme archevêque de Lyon en 1165 contre Dreux de Beauvoir, après deux années de lutte.

 

Par un traité en 1167, le pouvoir temporel est partagé entre Guigues II de Forez et de Lyon et l'archevêque de Lyon Guichard de Pontigny. Les péages, qu’ils soient terrestres ou fluviaux sont levés en commun. Mais très vite ce mode de gouvernance s'avère difficile à maintenir.

Par la suite, les papes accroissent leur pouvoir par rapport aux empereurs et c’est le pape qui en 1173 résout autoritairement le conflit au profit de son archevêque qui obtient définitivement le comté de Lyon, le Jarez, les Terres au-delà du Rhône et de la Saône ainsi qu’une partie du Roannais.

 

.Jean Bellesmains (vers 1120-1204 ?), prince-archevêque de Lyon de 1181 à 1193, primat des Gaules

 

Elu archevêque de Lyon, et confirmé par le pape Lucius III. Rapidement, pour se garantir contre les opposants à son pouvoir, il se rend auprès de l’empereur  Frédéric Barberousse pour qu'il lui confirme ses droits. L'empereur lui octroie cette confirmation dans la "bulle d'Or"de 1184 en tous points identique à celle de 1157. Cela réveille l'opposition entre lui et la dynastie des comtes de Forez. Pour se protéger, il édifie une enceinte autour du cloître de la cathédrale Saint-Jean.

 

.Renaud de Forez ( ?-1226), prince-archevêque de Lyon de 1193 à 1226, primat des Gaules

Fils de Guigues II, comte de Lyon et du Forez, frère de Guigues III. Il est le premier archevêque issu d'une grande famille féodale. Il conserve des liens très forts avec celle-ci, n'hésitant pas à lui porter assistance militaire et soutien financier. Vers 1193, il décide pour des raisons administratives de partager le comté en trente deux menses réparties entre les membres du chapitre cathédral, déjà titrés chanoines-comtes depuis 1184 ce qui entraine ipso facto que la justice archiépiscopale est doublée désormais par une justice capitulaire.

Dès 1195, apparaissent les premiers conflits entre lui et les bourgeois de Lyon qui entreprennent la construction d’une enceinte  pour isoler la presqu’ile et ils bloquent le pont sur le Rhône. Le Prince-Archevêque  rétablit brutalement la situation mais le pape Innocent III le lui reproche et les bourgeois obtiennent de larges franchises communales.

 

Les tensions avec les bourgeois de Lyon s'accroissent, notamment pour des raisons fiscales, et éclatent en 1208 en conflit armé. Ce dernier n'est résolu que grâce à la médiation d'Eudes III de Bourgogne, qui restaure les droits de l'archevêque.

Échaudé, Renaud II fait construire le château de Pierre Scize, et s'y installe. Agissant en seigneur féodal, il entreprend de construire tout autour de Lyon des points fortifiés, à Irigny, Dardilly, Francheville, Condrieu, Anse. Par ailleurs, en lien avec un conflit entre dynastie du Forez et des Beaujeu, il prend possession des fiefs que ces derniers possédaient en terre lyonnaise.                                                           

Il est également le tuteur de son neveu Guigues IV de Forez de 1203 à 1218 suite à la mort de son frère Guigues III de Forez, comte de Forez.

Durant le XIIIe siècle, le pouvoir temporel de l'Eglise de Lyon s'exerce sur tout le Lyonnais. Les seigneuries ecclésiastiques établies notamment dans les chapitres Saint-Jean, Saint-Just et Saint-Paul, possèdent des territoires dans la Dombes, le Bas-Dauphiné et le Forez, ainsi que d'importants revenus issus de prélèvements et taxes. Les chanoines prennent leurs rôles très au sérieux et circulent dans tout le pays lyonnais.

 

.Robert d'Auvergne, prince-archevêque de Lyon de 1227 à 1232, primat des Gaules

Fils de Robert IV ou V, comte d’Auvergne et de Mathilde de Bourgogne.

Le dauphin du Viennois lui fait hommage en 1230 pour les fiefs d’Annonay et d’Argental.                                                      

 

.Raoul I de La Roche-Aymon, prince-archevêque de Lyon de 1235 à 1236, primat des Gaules

Fils d’Eustorge de la Roche-Aymon.

 

.Aimery, ou Aimeric "de Rives", prince-archevêque de Lyon de 1236 à 1245, primat des Gaules

En 1245, il ouvre dans l’église Saint Jean de Lyon, le concile de Lyon en présence du pape Innocent IV, de cardinaux et de 140  archevêques et évêques d’Italie, d’Espagne, de France et des Iles Britanniques, abbés, de Bérenger, comte de Provence, de Raymond, comte de Toulouse, et des légats de l’empereur Frédéric II qui aboutit à l’excommunication de ce dernier.

 

.Philippe Ier de Savoie(1207-1285),  évêque de Valence de 1241 à 1267, prince-archevêque de Lyon de 1246 à 1267, primat des Gaules, puis comte de Bourgogne de 1267 à 1279 et 13e comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1268 à 1285.

8e fils de Thomas Ier, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et Marguerite (ou Béatrice) de Genève.

Destiné de par son rang à l'état ecclésiastique, sans avoir été ordonné prêtre, il renonce à ses charges religieuses et se dépouille de tous ses titres en 1267, à l'approche de la fin de son frère Pierre II de Savoie, pour pouvoir lui succéder comme comte de Savoie.                                                          

Il épouse le 11 juillet 1267, la comtesse Alix de Bourgogne (1208-1277, ou Adélaïde), fille du comte Othon II de Bourgogne et de Béatrice II de Bourgogne.

Sans enfant, Philippe Ier, choisit lui-même son successeur parmi ses nombreux neveux et obtint de l'empereur Henri VII, un décret (« fief oblat ») par lequel l’empereur  investit de la souveraineté sur la Savoie, Amédée, fils de Thomas II de Piémont, comte de Flandre.

 

.Guy II de la Tour,  prince-archevêque de Lyon de 1267 à 1268, primat des Gaules

 

Dès 1267, les bourgeois se rebellent contre l'autorité ecclésiastique et parviennent même, pour un temps, à mettre en place un conseil politique constitué de cinquante magistrats.  

Lors d’une vacance archiépiscopale en 1269, se déclenche une révolte contre le chapitre et en mai les milices bourgeoises alliées du Vieux-Bourg et du Bourg-Neuf montent à l’assaut de la cité : les chanoines-comtes  doivent se réfugier au cloitre fortifié de Saint Just.  Le Conseil de la Commune bourgeoise insurrectionnelle s’adresse au roi Louis IX qui envoie un délégué de même que le légat du pape Rodolphe en désigne un ; leur sentence rendue en février 1270 rétablit le calme.

Au printemps de 1271, Philippe le Hardi  passe à Lyon, ramenant avec lui les  restes de son père mort à la croisade, les bourgeois, toujours en lutte avec le chapitre primatial, se déclarent ouvertement soumis à la juridiction du roi de France et le sollicitent de les prendre sous sa garde spéciale. Philippe accueille cette demande par un acte du 1er mai 1271 ; en échange de sa protection et de sa suzeraineté, les Lyonnais s’obligent à lui payer annuellement un impôt qui, levé par eux, devait être versé entre les mains du bailli de Macon. En vain les partisans du chapitre protestent ; l’amende qu’un arrêt du Parlement inflige, le 8 novembre 1271, à ceux d’entre eux qui ont osé maltraiter les sergents royaux, apprend  à tous combien il en coûte d’insulter le pouvoir nouveau.                                                       

.Pierre II de Tarentaise, prince-archevêque de Lyon de 1272 à 1273, primat des Gaules, pape Innocent V en 1276

Le roi de France Philippe le Hardi ne pousse pas jusqu’au bout ces premiers avantages : quand, en 1272, après une longue vacance, Pierre de Tarentaise est élu archevêque, une certaine détente s’instaure entre l’Eglise de Lyon et les bourgeois, Mais un résultat important est acquis ; pour la première fois la royauté française a pris en main la cause des bourgeois de Lyon : Philippe le Hardi, en faisant cette démarche, devant laquelle son père avait toujours reculé, prépare l’annexion  du roi Philippe le Bel. Le 21 janvier 1276, après la mort de Grégoire X, il est élu pape et prend le nom d'Innocent V.

Il meurt cinq mois plus tard. Pendant son court pontificat, il a eu le temps d'apaiser la querelle entre guelfes et gibelins en Italie. Il adopte une politique de fermeté à l'égard de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, qui ne tient pas ses promesses faites à Grégoire X de partir en croisade et de ne pas s'approprier les possessions de l'Eglise romaine en Italie. Innocent V exige le respect de ses engagements avant tout couronnement impérial à Rome.

 

.Adhémar ou Aymar de Roussillon, prince-archevêque de Lyon de 1273 à 1283, primat des Gaules

Fils d’Artaud IV, seigneur de Roussillon et parent des comtes de Savoie.

A Lyon, sous le règne de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, l’action de la royauté française ne cesse point de se faire sentir bien que confrontée à de nombreux obstacles : tout en témoignant parfois une certaine bienveillance à l’Église, les agents du roi de France saisissent toutes les occasions d’exercer la juridiction au nom de leur maître.  Dès le dernier tiers du XIIIe siècle, le roi est maître, de fait, du Lyonnais. Il règle à sa fantaisie tout ce qui concerne ce pays, sans s’inquiéter, pour ainsi dire, de ses maîtres légitimes.

 

.Raoul de la Tourette ou  Rodoplhe, ( ?-1288), prince-archevêque de Lyon de 1283 à 1289, primat des Gaules

Raoul de la Tourette est à l’origine de la signature d’un nouveau traité sur sa juridiction et sa souveraineté,  contre le gré des bourgeois de Lyon. Il tient un concile à Mâcon pour la réformation des mœurs.

De 1288 à 1289, si complet est l’assujettissement des Lyonnais à la royauté française que le chapitre de la primatiale, se résigne à recevoir dans son sein les candidats qui lui sont recommandés par le roi de France.

                                                         

.Béraud de Goth, prince-archevêque de Lyon de 1289 à 1294, primat des Gaules

 

Fils de Béraud, seigneur de Villandrault ; frère de Bertrand, pape sous le nom de Clément V.

 

Forts de la protection du roi de France Philippe le Bel, les bourgeois  se soulèvent à nouveau en 1292 ; le roi s’empresse alors de prononcer la mise sous garde royale de la ville.  Encouragés, les bourgeois de Lyon exagèrent à tel point que l’archevêque Béraud de Goth lance l’interdit sur Lyon en 1293. L’année suivante, les deux premiers conseillers de la Commune sont nommés gardiateurs des libertés de la ville ainsi que des intérêts royaux du roi Philippe IV le Bel.

 

.Henri Ier de Villars, prince-archevêque de Lyon de 1296  à 1301, primat des Gaules

Fils d’Étienne II, sire de Thoire et de Villars-en-Bresse, et de Béatrix de Faucigny.

Sous son règne, le roi Philippe IV le Bel, sur la demande des habitants de Lyon, ordonne à son bailly de Mâcon de protéger les bourgeois de Lyon. Le bailli de Mâcon établit alors les officiers du roi au palais de Roanne. L’église de Lyon voit alors décroître son autorité. Elle doit lutter non-seulement contre les habitants de Lyon, mais encore contre ses puissants voisins, le comte de Forez, le sire de Beaujeu et le comte de Savoie, qui empiètent chaque jour sur ses domaines.

Henri de Villars se montre encore plus intolérant que ses prédécesseurs ; prenant parti pour le pape Boniface VIII contre Philippe-le-Bel, il défend aux Lyonnais les appels au baillage de Macon, et sur leur refus d’obéir, jette un interdit sur la ville; mais ne se croyant pas en sûreté à Lyon, il se retire à Rome auprès du pape, où il meurt en 1301.

 

.Louis de Villars, prince-archevêque de Lyon de 1301 à 1308, primat des Gaules

Fils de Humbert IV, sire de Thoire et de Villars, et de Béatrix de Bourgogne.

Louis de Villars succède à son grand-oncle Henri Ier de Villars comme prince-évêque de Lyon en 1301. Il obtient du roi Philippe IV  le Bel, la confirmation du comté de Lyon aux archevêques et au chapitre.

Dévoué à Boniface VIII, il se fait l'approbateur de la fameuse bulle du pontife, Ausculta fili, adressée à Philippe le Bel. Ce dernier fait élire alors comme pape le frère de l'archevêque Bérard de Got, Bertrand, qui est couronné Clément V à Lyon en 1305.Alors que l'église de Lyon  se reconnaissait vassale de l'empereur pour le comté de Lyon, Clément V intervient pour amener le roi de France  et l'archevêque de Lyon à un traité, qui a lieu en 1307.

Philippe le Bel donne ses deux édits connus sous le nom de Philippines. Par le premier, il érige en comté-baronnie toutes les terres que possèdent l'archevêque et le chapitre. Il abandonne toute prétention temporelle sur ledit comté-baronnie.

 

Par le second édit, le roi se réserve le droit d'appel en justice, celui de suzeraineté, ainsi que la faculté d'établir ses officiers de justice à Lyon. Ce second édit laisse subsister un grief contre lequel les citoyens de Lyon s'élèvent depuis longtemps et qu'ils doivent à l'archevêque Renaud II de Forez. Celui-ci avait établi deux justices différentes, l'une pour le chapitre, l'autre pour l'archevêque. Ils réclament donc contre l'édit de Philippe le Bel. Ce traité comporte surtout  une clause bien masquée qui reconnait la suzeraineté du roi au lieu et place de l’empereur (alors que les bourgeois ne veulent plus aucune souveraineté).                                                                                                                                 

 

.Pierre de Savoie, prince-archevêque de Lyon de 1308 à 1332, primat des Gaules

Fils de Thomas III de Piémont, neveu du comte Amédée V de Savoie,

Il se considère comme toute la famille de Savoie comme un vassal de l’empereur et entre en conflit avec le chapitre et les bourgeois de Lyon, qui bénéficient du soutien du roi Philippe IV le Bel lequel envoie son fils Louis le Hutin avec une armée à Lyon. La guerre se termine grâce à l’intervention de son oncle le comte Amédée V de Savoie. Un traité est signé le 10 avril 1312 aux termes duquel Pierre perd la justice de Lyon au profit de la justice royale et doit consentir le rattachement de Lyon au royaume de France. Le roi Philippe le Bel fait chasser l’archevêque de Saint Just car celui-ci refuse de lui prêter serment ; il fait détruire les forteresses épiscopales et emprisonner l’archevêque. L’archevêque est finalement contraint d’admettre l’intégration du Lyonnais au domaine royal par un acte signé à Vienne le 10 avril 1312. Le roi, en absorbant Lyon et le comté dans le royaume,  reconnait à l'Eglise de Lyon, et notamment aux chanoines, le titre de comte. En 1320, Philippe le Bel revient en force en reprenant la complète autorité sur la ville. Cependant, à la demande de Pierre de Savoie et devant le mécontentement des Lyonnais, un traité définitif avec le nouveau roi Philippe le Long du 4 avril 1320 redonne à l'archevêque la juridiction de la ville. Néanmoins par une charte du 21 juin 1320, signée par l’archevêque et les chanoines, ceux-ci reconnaissent  les droits des Bourgeois placés sous la protection du roi de France.Les habitants de Lyon reçoivent plusieurs franchises, comme le droit d'établir de taxes pour le service de la ville.

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