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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 10:48

 

En 1973, quand le Royaume-Uni est entré dans l'UE, 60% des documents de la Commission européenne étaient rédigés en français et 40% en allemand. Un demi-siècle plus tard, ils sont en anglais à 82%, et seulement à 3% en français, qui reste théoriquement  la deuxième langue source, selon des chiffres officiels.

Ce "quasi-monopole" a "entraîné une obligation de fonctionner en anglais, qui est acceptée et internalisée. Beaucoup de fonctionnaires utilisent plutôt l'anglais que leur langue alors qu’avec le Brexit guère plus de 1,5% des 450 millions environ de citoyens européens sont de langue  maternelle anglaise et que les 1700 fonctionnaires européens britanniques devraient être intégralement remplacés principalement par des fonctionnaires  majoritairement de langue allemande  ( langue maternelle de près de 95 millions d’entre eux ) de langue française ( 72 millions) de langue italienne ( 61 millions)  Espagnole voire polonaise …

Les nouvelles agences de l’Union telle Frontex, l’Agence du Médicament ne prennent même plus la peine de traduire bon nombre de documents.

Désormais les anglophones à commencer par les Anglais peuvent faire de très importantes économies  de traduction et d’enseignement des langues étrangères et il devient presque ridicule pour certains Etats de l’union de dépenser de l’argent pour enseigner une autre langue étrangère que l’anglais.

Alors que dans la Confédération Helvétique, les proportions des effectifs des fonctionnaires fédéraux  par langue  maternelle doivent être respectées, cela n’est plus le cas dans l’Union Européenne.

Alors que celle-ci prône en théorie le trilinguisme, dans la pratique, un très grand nombre de fonctionnaires européens sont incapables de s’exprimer correctement dans une autre langue étrangère  que l’anglais ne prenant même pas la peine d’apprendre le français bien que vivant dans une ville francophone

« Et ces gens-là » comme aurait dit Jacques Brel  se disent défenseurs de l’Identité Européenne alors qu’ils singent de plus en plus désormais non plus les Anglais mais les Américains.

L'anglais est promu comme panacée linguistique avec la complicité tacite de l’Allemagne qui depuis la deuxième guerre mondiale fait le complexe d’infériorité du vaincu par rapport aux Anglo-saxons (Le plus bel exemple étant donné par l’actuelle présidente de la Commission Madame Ursula von der Leyen qui pourtant comme issue de l’ancienne aristocratie allemande pourrait faire preuve de plus de fierté à l’égard de la langue de Goethe). Et les gouvernements français issus de «  l’Elite mondialisée » n’ont rien fait pour défendre de leur côté la langue de Voltaire.

Avec une grande dose de snobisme.  on décide  que vous devez parler anglais pour être pris au sérieux, ce que les fonctionnaires acceptent largement, tout en prenant le risque, faute de côtoyer beaucoup moins désormais de fonctionnaires européens de langue maternelle anglaise ( qui ne devraient plus représenter qu’environ 1,5% d’entre eux ) de  s’exprimer de plus en plus dans un  jargon euro-anglais, parfois incompréhensible pour des personnes de langue maternelle anglaise, de plus en plus proche de publicités commerciales  soi-disant en anglais qui fleurissent dans toute l’Europe.

Or, il y a seulement 20 ans  beaucoup de fonctionnaires de l’Union Européenne se plaignaient qu'il leur  était impossible de parler leur propre langue.

Pourtant  la Charte des droits fondamentaux de l'UE de l'an 2000 engage l'Union à respecter la diversité linguistique (article 22) et son article 21 interdit toute discrimination basée sur la langue. Les 24 langues officielles ont, en théorie, les mêmes droits.

Mais subrepticement, c'est notre pensée qui s'américanise ( et non plus s’anglicise)  à l’heure pourtant où les Etas Unis montrent à l’Europe un spectacle affligeant. Alors qu’on ne peut certainement pas prétendre qu’aujourdhui les Etats Unis soit un pays dont les Intellectuels rayonnent.

L’Union Européenne a été transformée en grand bazar commercial sans âme sur l’influence croissante des Anglais qui, après l’avoir minée de l’intérieur, ont décidé de la quitter au grand dam des Ecossais.

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 10:29

 

Il existe une citoyenneté européenne mais il semble difficile de définir l’identité européenne.

Et les Institutions de l’Union Européenne  font malheureusement tout pour contrarier  la construction d cette identité.

En effet alors que l’Union Européenne prône l’égalité des langues, et pour essayer de la respecter, le trilinguisme, elle privilégie paradoxalement depuis quelques années l’usage de l’anglais.

Or cet usage qui tend à devenir exclusif dans de nombreux domaines, va à l’encontre de ce prétendu objectif du trilinguisme dans la mesure où elle rend inutile pour les citoyens irlandais et maltais d’apprendre deux autres langues de leurs concitoyens de l’Union et pour ces derniers  d’apprendre une autre langue que l’anglais.

Pourtant si l’on examine attentivement ce qui se passe au Canada, en Belgique et même en Suisse, on constate que l’usage progressif de l’anglais entre les communautés linguistiques différentes nuit à la cohésion de ces  Etats.

L’absence de politique de  bilinguisme ou de trilinguisme dans ces trois pays crée un véritable mur entre leurs communautés linguistiques. Ce que les Suisses appellent  humoristiquement le «  Röstigraben »  s’accentue, votations après votations. Certes la Suisse reste exemplaire dans la mesure où un équilibre linguistique est recherché en permanence dans l’Administration Fédérale. En outre il reste impensable de faire en Suisse une carrière politique au niveau national sans être trilingue. Mais il n’en reste pas moins que de plus en plus, les différentes parties linguistiques du pays prennent comme en Belgique l’habitude de se parler en anglais ce qui diminue jour en jour leur sentiment de partager des valeurs communes. Si les Suisses francophones pensent de plus en plus comme les Français, les Alémaniques, qui ne veulent surtout pas passer pour des Allemands, se réfugient dans le développement d’un dialecte alémanique non écrit et donc un peu schizophrénique incompréhensible pour les Suisses francophones ou italophones qui font encore l’effort d’apprendre l’allemand accentuant la réaction des uns et des autres à communiquer dans un anglais souvent basique et approximatif. La Belgique meurt de ne pas avoir imposer le bilinguisme. La Suisse devra bien plus rapidement qu’on ne le pense, en venir au bilinguisme intégral dans les cantons bilingues ou situés de part et d’autres de la frontière linguistique et reléguer l’anglais en deuxième langue avec un coefficient inférieur à la première langue étrangère enseignée en évitant les erreurs du Canada qui ne parvient pas à imposer le bilinguisme,

En ce qui la concerne, l’Union Européenne doit rapidement réagir en imposant à tous ses fonctionnaires d’être parfaitement trilingues, ce qui n’est absolument pas le cas et contraire à l’esprit des traités. De même un Etat ne devrait plus pouvoir proposer de faire partie de la Commission Européenne un de ses citoyens qui ne soit pas parfaitement trilingue.

En outre.  toutes les Etats ou régions situées de part et d’autre d’une frontière linguistique devraient obligatoirement enseigner en première langue la langue de l’autre côté de cette frontière, comme l’a décidé la Sarre  ou comme cela s’est toujours passé au Luxembourg, deux Etats exemplaires sur ce point.

Et surtout pour tenter sérieusement  d’atteindre l’objectif affiché du trilinguisme, d’imposer le principe de l’enseignement de l’anglais exclusivement comme deuxième langue avec beaucoup moins d’heures d’enseignement sachant que de toute façon, compte tenu du bain culturel dans lequel baigne la jeunesse européenne et la facilité d’apprentissage de cette langue par rapport aux autres langues de l’Union, elle sera aussi bien maitrisée que la première langue étrangère enseignée.

L’Union Européenne ne doit pas devenir sur le plan culturel une colonie des Etas Unis et par l’uniformisation générale qu’elle génère, perdre la diversité culturelle qui fait la grandeur de sa civilisation.

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 16:42

Alors qu’après le départ du Royaume Uni, il n’y a plus qu’environ 1%  de Citoyens de l’Union dont la langue  est l’anglais (Irlande et Malte), il devient parfaitement incongrue de continuer d’en faire un usage privilégié sinon quasi exclusif quelle que soit l’importance indéniable que cette langue a pris depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

Il n’est surtout pas rationnel ni correcte que la Présidente de la Commission Madame Ursula Von der Layen  et la majorité des Commissaires viennent s’exprimer en anglais devant le Parlement Européen dont les membres de langue anglaise ne représentent qu’environ 2,5% de ses 705 députés. En effet si elle  s’exprimait dans sa propre langue l’allemand,  en français, ou  en italien comme sont capables de le faire pratiquement les 7 conseillers fédéraux de la Confédération Helvétique, 4 fois plus de députés au moins seraient capables de la comprendre sans être obligés  d’écouter dans leur langue une traduction de son anglais car  il ne peut sérieusement être soutenu qu’aujourdhui, les 687 députés du Parlement qui ne sont pas de langue anglaise maitrisent parfaitement cette langue. Et il ne serait démocratiquement pas acceptable de les contraindre de l’apprendre ou d'améliorer leur niveau.

Il n'est pas inutile de rappeler que sur désormais 440 millions de citoyens de l'Union européenne, plus de 90  millions parlent l'allemand,  environ 72 le français et 61 millions l'italien  soit  avec ces seules 3 langues à peu prés la moitiés alors que 5 millions seulement parlent l'anglais. 

 

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7 janvier 2021 4 07 /01 /janvier /2021 12:40

 

La mondialisation voulue par les « Elites économiques «   du Monde Occidental a permis certes de sortir de la pauvreté momentanément une partie de la population mondiale mais a essentiellement permis à la Chine de faire sortir en un quart de siècle son peuple de son sous-développement.

Alors que l’épidémie de Covid 19 semble bien être partie de la ville de Wuhan à l’automne 2019, la Chine multiplie les obstacles pour éviter une enquête internationale et un risque de mise en accusation d’irresponsabilité. Bien au contraire elle fanfaronne en prétendant-ce qui est sujet à caution- avoir parfaitement réussi à maitriser la pandémie dans cette même ville de Wuhan dont elle semble être partie. Qui plus est alors que des débats sans fin ont lieu en Occident à propos d la vaccination, aucune campagne massive ne semble être organisée en Chine

Ce qui n’est pas discutable en revanche, c’est que cette pandémie n’est pas maitrisée dans le Monde occidental qui va  payer un prix comparable à celui de la deuxième guerre mondial et  qui pour éviter son effondrement économique doit s’endetter dans des proportions comparables à une fin de guerre tout en laissant sombrer malgré tout une grande partie de sa population dans une extrême pauvreté.

Dans le même temps  la Chine ambitionne de devenir dès le  milieu de ce siècle la première puissance mondiale tant sur la plan économique que militaire.

L’ironie de l’Histoire est que c’est dans cette même ville de Wuhan qu’en 1967, 54 organisations de Gardes rouges se disputaient le pouvoir. Souvenons-nous avec in quiétude  que ces Gardes rouges étaient des groupes de garçons et de filles de douze à trente ans qui portaient un brassard  rouge et dont  la  mission était de propager les pensées de Mao Zedong regroupés dans le Petit Livre Rouge qui constituait leur Bible. Ces Gardes rouges  se regroupaient en deux factions. D'un côté les conservateurs avec le « million de héros », de l'autre les « trois aciers trempés » plutôt à gauche. Le chef local de l'Armée populaire de libération, Chen Zaidao, prit le parti de la faction conservatrice espérant ainsi maintenir l'ordre. Mao Zedong, accompagné de son premier ministre Zhou Enlai, de Xie Fuzhi et de Wang Li, fit une tournée d'inspection à Wuhan, tout en gardant confidentielle sa présence. Chen Zaidao fut critiqué et malmené par les Gardes rouges gauchistes, ce qui provoqua une vive réaction de l'armée de la région militaire de Wuhan. Ainsi Wang Li fut arrêté par l'armée, c'est Zhou Enlai qui réussit à le faire libérer après de difficiles négociations. Mao Zedong du t fuir la ville de Wuhan pour se mettre à l'abri. À la suite de cet incident Chen Zaidao fut relevé de son commandement. Des troupes militaires furent envoyées à Wuhan pour rétablir l'ordre maoïste. Peu après cet épisode Mao et Jiang Qing engagèrent le mouvement « armer la gauche » pour contrebalancer le pouvoir militaire provoquant de nouvelles flambées de violences. La situation de Wuhan futt loin d'être isolée, à Canton, à Nankin, dans le Sichuan ou le Hunan l'armée s'opposa violemment aux Gardes-rouges gauchistes. Mao Zedong  changea alors  de stratégie, après avoir détruit le « Parti de Liu Shaoqi » en utilisant les Gardes rouges, il se rapprocha du modéré Zhou Enlai et utilisa Lin Biao, chef des armées, pour établir un nouvel ordre.

Cet épisode de l’histoire de la Chine montre que le peuple chinois semble passablement dépourvu dans sa grande majorité d'un certain sens critique plus largement partagé par les peuples du monde occidental dans la mesure où les Chinois ne veulent jamais perdre la face ce qui peut les entrainer dans tous les excès.

Or s’agissant d’un peuple très nationaliste,  sa situation actuelle tend à le persuader qu’il est le meilleur avec tout le danger que représente un  tel état d’esprit.

Alors que le monde occidental devrait exiger la mise sur pied urgente d’une enquête internationale à laquelle la Chine fait obstacle pour déterminer qui est  responsable d’une pandémie qui va lui couter le prix d’une guerre,  et si la preuve est établie que la Chine est bien à l’origine de celle-ci, pour lui réclamer de légitime dommages et intérêts, tout au contraire nos « Elites » continuent d’importer à tour de bras de Chine déclassant leur propre pays  en réduisant au chômage et à la misère une grande partie de leurs concitoyens  et favorisant le surclassant celle-ci.

Afin d’éviter que la Chine sorte paradoxalement victorieuse d’une telle crise,  Européens et Américains devraient alors boycotter systématiquement tous les produits chinois et ceux comportant une proportion sensible de produits chinois comme par exemple les véhicules hybrides ou électriques avec leurs batteries très majoritairement chinoises  si leurs gouvernants n’interdisent pas les importations tant que la Chine ne se sera pas engagée à  les indemniser.

Il est vital pour le monde Occidental (Russie comprise) qu’un équilibre général soit maintenu avec la Chine. Sinon faute de refreiner celle-ci dans ses ambitions hégémoniques, le Monde entier s’expose, sans avoir encore beaucoup de temps pour s’y préparer, à une confrontation militaire inéluctable avec ce pays qui rêve de revanche à l’égard d’un monde occidental qui l’a humilié dans le passé.

Le ministre gaulliste Alain Pierrefitte il y a un demi-siècle, «  Quand la Chine s’éveillera, le Monde tremblera. Aujourd'hui la Chine est complétement réveillée et le Monde Occidental doit se préparer à se confronter à elle, ce que les Etats Unis ont bien compris mais pas encore suffisamment l’Union Européenne qui ne doit pas nécessairement adopter la même stratégie.

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4 janvier 2021 1 04 /01 /janvier /2021 21:06

Le Président français pense que la France est ingouvernable.

Pourtant chaque fois, dans son histoire, que la France a connu des périodes très difficiles de son histoire, elle a accepté  d'être gouvernée   par des hommes autoritaires providentiels auxquels elle s'est avérée disposée à leur laisser l momentanément les pleins pouvoirs.

La France est dans une  telle période mais elle est désemparée par le fait qu'elle ne voit pas l'homme providentiel  auquel elle pourrait confier la lourde tache de mettre fin à son déclin centenaire .

Un tel Cincinnatus doit pourtant bien exister !

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1 décembre 2020 2 01 /12 /décembre /2020 13:50

Union Européenne- Otan- Russie- Turquie-Occident- Etats Unis – Chine-RCEP- TPP- Renaissance

La stratégie des Etats Unis consistant à concentrer  l’essentiel de leurs moyens militaires pour parer à la montée en puissance de l’armée chinoise se poursuivra dans les années à venir quel que soit le président des Etats-Unis de sorte que  les moyens prépositionnés sur le continent européen qu’ils affecteront à l’Alliance Atlantique pour la défense de leurs alliés européens continueront de se réduire alors qu’ils sont déjà largement insuffisants face à une Russie qui a reconstitué une grande partie de sa puissance militaire. Or, en supposant qu’ils trouvent intérêt à respecter l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord, cela ne pourrait se faire désormais qu’après de longs mois par un débarquement de moyens sur le continent européen qui s’avérerait aujourdhui beaucoup plus problématique qu’en 1944. Quant bien même leurs alliés européens augmenteraient sensiblement leurs moyens de défense dans les prochaines années, le faible contingent de troupes US restant stationnés en Europe susceptibles de se battre avec les faibles armées de l’Union ne feraient pas le poids en cas d’offensive éclair conventionnelle russe.

Les Etats Unis ne veulent plus être les gendarmes du Monde et imposer le modèle occidental. Et ils ont raison. Mais si l’Union Européenne ne doit, pas plus que les Etats Unis, continuer  de vouloir imposer son modèle occidental, elle doit se donner les moyens de sa survivance en Europe en établissant un modus vivendi entre tous les peuples du continent européen.

L‘Otan n’est pas seulement  en état de mort cérébral mais de décrépitude physique.

D’ailleurs le Général de Gaulle ne croyait déjà plus en 1966   à l’intérêt pour la France de faire partie de l’Otan

« La France considère que les changements accomplis ou en voie de l’être, depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l’évolution de sa propre situation et de ses propres forces ne justifient plus, pour ce qui la concerne, les dispositions d’ordre militaire prises après la conclusion de l’Alliance. »

se souvenant sans doute que les Etats Unis n’étaient intervenus seulement qu’en 1917 et en 1942.

Faute de pouvoir imaginer de mettre sur pied une défense européenne intégrée dans un avenir raisonnable, l’Union Européenne, à défaut la France seule, ferait mieux de revenir à une Real Politik en cessant de vouloir donner des leçons  à la Russie dont la très grande majorité des Russes,  très patriotes,  se moquent comme d’une guigne et chercher à signer un grand traité avec la Russie. Et dans cette perspective quitter une Otan qui compte désormais parmi ses membres un de ses ennemis déclarés la Turquie qui collabore avec la Russie mais dont la collaboration ne manquera de rencontrer rapidement  de graves difficultés qui en refera les ennemis séculaires  qu’ils ont toujours été. Or comme une alliance avec la Chine dont les intérêts s’opposeront de plus en plus aux siens ne durera pas,  la Russie ne manquera pas de saisir l’opportunité d’un tel retrait de la France de l’OTAN pour refonder avec elle l’alliance qui existait jusqu’en 1917  et de facto au cours de la deuxième guerre mondiale.

Comme les Etats Unis, l’Union Européenne doit mettre un terme à la mondialisation qui a ruiné ses classes moyennes et cesser  de négocier des traités de Libre Echange tout azimut. On observera que face à la volonté des Etats Unis de constituer un front uni dans le cadre du Quad (Quadrilateral Security Dialogue) entre eux, le Japon, l’Australie et l’Inde, la Chine répond à sa manière par la signature du RCEP, grand traité commercial avec tous les pays de l’ASEAN (Indonésie, Thailande, Singapour, Malaisie, Philippines, Vietnam, Birmanie, Cambodge, Laos et Brunei). Il n’apparait plus guère envisageable désormais pour les Etats Unis de faire revenir à la surface le TPP  entre 12 Etats ayant une façade sur le Pacifique (Etats Unis, Canada, Mexique, Chili, Pérou, Japon, Malaisie, Vietnam, Singapour, Australie et Nouvelle-Zélande ) qu’ils ont torpillé sous le président Trump.

Par ailleurs les Etats Unis  continueront de se trouver sinon confrontés à la question l’autonomie de Hong-Kong mais surtout à celle de l’indépendance de Taiwan sans compter celle de l’occupation illicite au regard du droit international et à la militarisation de nombreux ilots de la mer de Chine que la Chine tend à considérer comme une mer intérieure. Cette rivalité Etats Unis avec une Chine qui ambitionne de prendre la première puissance mondiale ne peut que déboucher sur un conflit dans lequel il serait actuellement impossible pour l’Union Européenne de ne pas être à ses côtés.

Comme l’avait très bien vu le Général de Gaulle, l’avenir de la France et de l’Union Européenne est celui de l’Europe de Brest à Vladivostok.

Il est donc impératif de réintégrer la Russie dans le concert des nations européennes plutôt que de la voir faire alliance avec une Chine de sorte que si un conflit venait à se déclarer entre les Etats Unis et la Chine, l’Union Européenne, alliée de la Russie, se trouveraient dans le même camp  et pourraient décider s’ils ont intérêt à intervenir au côté des Etats Unis et de leurs alliés asiatiques..

Sur le plan économique des accords d’exclusivité réciproques devront être conclus entre l’Union Européenne et ses 450 millions de citoyens et les 160 millions de Russes, Biélorusses…

L’Union Européenne doit comprendre rapidement que sa position de vassale des Etats Unis ne lui garantit plus sa sécurité militaire et économique et Il est de la responsabilité de la France, désormais seule puissance nucléaire de l’Union Européenne de l’amener dans la voie d’un traité global avec la Russie.

L’Occident européen, actuellement en plein déclin doit à nouveau être incarné par une Vielle Europe  héritière d’Athènes et de Rome,  régénérée par ses peuples de l’Est,  avant que comme elle ils ne soient complétement  abrutis  par  une américanisation  délétère sur fond de déliquescence sociétale et redevenir avec ses plus de 750 millions d’Européens la première puissance mondiale militaire et économique, loin devant les Etats Unis et sa rivale la Chine

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28 octobre 2020 3 28 /10 /octobre /2020 11:04

 

Si l’on peut penser que le port du masque, la distanciation sociale, le gel hydroalcoolique.. le confinement partiel ou total constituent des mesures efficaces de lutte contre la propagation du virus, on ne peut être qu’étonné que l'OMS et la plupart des épidémiologistes  ne se préoccupent pas de lutter contre un des facteurs probables, malgré les affirmations contraires non étayées ,de propagation de tous les microbes et virus à savoir les pièces de monnaie qui passent de main en main à longueur de journée dans les bureaux de tabac-journaux,  bars, cafés, boulangeries, marchés  et tous autres commerces pour les achats de faible montant.

Il en effet illusoire de se désinfecter les mains pour un commerçant et un client de se désinfecter les mains chaque fois qu'il vient de toucher des pièces qui elles ne sont jamais désinfectées.

Ne leur en déplaise si la Suède ne s'en sort pas trop mal, on peut raisonnablement se demander si ce n'est pas en partie parce que pratiquement plus aucun paiement se fait avec des espèces voire des billets.

De toute façon, on comprend mal  pourquoi les gouvernements  n'ont jamais préconisé de mesures dans ce domaine se retranchant de manière irréaliste derrière l'efficacité du gel hydroalcoolique.

Dès lors les gouvernements devraient imposer, pour une durée à déterminer  aux commerçants concernés d’accepter le paiement sans contact par carte dès le premier euro d’achat et aux banques et postes de mettre à leur disposition sans frais les terminaux  nécessaires

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 17:48

Depuis l’arrivée de l’Allemande Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, le monolinguisme est de mise. Sous la Commission précédente, dirigée par le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, un certain équilibre s’était fait. Aujourd’hui, le balancier est reparti en arrière. La très grande majorité des documents soumis à la Commission européenne ne le sont qu’en anglais. Ce que reflète la communication de l’exécutif européen, en contravention avec toutes les règles et usages européens qui veulent qu’au minimum trois langues de travail (français, anglais, allemand) soient utilisées.

 

Paris – Bruxelles, le 23 septembre 2020

Madame Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne

Copie : Charles Michel, président du Conseil européen

Clément Beaune, Secrétaire d’État chargé des Affaires européennes

Madame la présidente,

Nous tenons à vous adresser nos plus vives remarques concernant la présentation ce mercredi du pacte pour les migrations et l’asile. Les documents (communiqué, mémo, communication, propositions législatives) n’ont été présentés à la presse – et au public – que dans une seule langue (en anglais). Aucune version dans une autre langue de travail (français ou allemand) n’était disponible, plus de deux heures après la communication officielle. En fin de journée, seul le communiqué de presse de deux pages était disponible en français. Ce qui est hors de proportion avec les contraintes de rapidité du métier de journaliste.

Cela nous semble d’autant plus inacceptable qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé, mais d’une pratique répétée, quasi systématique désormais, en particulier depuis votre arrivée à la tête de la Commission européenne. Nous le regrettons. Faut-il rappeler que l’usage de plusieurs langues est non seulement une obligation juridique des Traités, mais a aussi une portée politique et pratique précieuse.

Tout d’abord, le traité de l’UE a fixé comme règle une communication officielle dans toutes les langues parlées en Europe. Et la pratique a consacré l’usage simultané et égalitaire de trois langues de travail. Ces traductions ne sont pas une faculté pour les institutions européennes, mais une obligation. Obligation qui, si elle venait à ne pas être respectée, se traduirait par l’annulation des décisions prises. La jurisprudence de la Cour en matière de recrutement en témoigne.

Ensuite, les institutions européennes ne peuvent valablement continuer à vouloir lutter contre la désinformation si elles s’obstinent, de façon persistante, à ne communiquer que dans une seule langue. Le premier rôle d’un politique c’est de donner une meilleure information au public. Et comment le faire sans passer par le filtre linguistique ? Faut-il rappeler que des pays comme la Russie, la Chine ou les États-Unis mettent régulièrement la plupart de leurs décisions à disposition dans d’autres langues que leur langue officielle, notamment en français, en espagnol ou en allemand. Se priver de cet outil revient, de fait, pour l’UE à donner une prime à la désinformation.

Au passage, précisons en privilégiant une seule langue, vous donnez un avantage compétitif notable à la presse anglophone qui n’a pas besoin de traduire et peut reprendre des extraits d’un simple couper-coller. La presse francophone, et les autres, sont tenus de traduire, voire d’interpréter tous les propos ainsi que les termes techniques. Il y a là une nette distorsion de concurrence, contraire aux traités européens.

Enfin, comment vouloir « rebâtir la confiance » avec les citoyens, objectif fixé par vous-même, sans s’exprimer (a minima) dans les trois langues de travail. Ce qui permet à chacun d’avoir une langue de proximité.

En souhaitant que des inflexions décisives soient données rapidement pour retrouver un minimum d’équilibre linguistiques, nous vous prions, madame la Présidente, d’accepter l’expression de nos plus sincères salutations. Nous restons bien entendu à votre disposition pour évoquer cette question de façon plus détaillée.

Pour le Bureau de l’AJE France

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 07:47

 

Quelle que puisse être la légitimité des mouvements qui, grâce aux réseaux sociaux et à l’amplificateur des médias, parviennent à faire entendre la voix de la démocratie, il semble bien que leurs actions restera désormais sans grand effet dans la mesure où le modèle démocratique occidental est en plein déclin et l’invocation même en Europe du respect de la convention européenne des droits de l’homme est de plus en plus contestée au nom de la souveraineté des Etats et de la supériorité de leur droit interne.

De plus en plus de citoyens européens estiment que les interprétations jurisprudentielles des Cours suprêmes, Conseils constitutionnels  et Cour européenne des droits de l’Homme ne sont que l’expression d’idéologies élaborées par des minorités dites intellectuelles issues d’Elites citadines déviantes souvent inspirées des Etats-Unis d’Amérique.

Or dans ce pays, les choses sont en train de changer car, que le Président Trump soit ou pas réélu, bientôt 6 juges sur 9 de la Cour Suprême des Etats Unis seront des Conservateurs qui auront une appréciation différente des articles  d’une constitution écrite en 1776.  Un retour à un certain puritanisme est évident qui finira par toucher la Vieille Europe.

De même que la mondialisation, le libéralisme économique sont de plus en plus contestée sur le plan, le principe de l’universalité  des droits de l’Homme et du Citoyen est remis en question.

Surtout ces mouvements ne peuvent compter désormais sur l’appui des Etats Unis d’Amérique si ce n’est en parole ou par des actions souterraines mais certainement plus armées et encore mois de l’Union Européenne.

Et à l’inverse de ce qui se passait autrefois, ces mouvements ne peuvent guère compter sur la solidarité sinon passive des populations de nos démocraties dont les préoccupations sont désormais tout autres.

Contrairement à ce qu’ils croient, ces mouvements ne vont plus dans le sens de l’Histoire  mais à contrecourant. Ils ont trop tardé à réagir.

Un demi-siècle après 1968, l’ère du libéralisme des mœurs et de l’économie s’achève.  Le grand balancier de l’Histoire va  repartir  brutalement en sens inverse.

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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 10:07

 

Le désengagement progressif des Etats Unis en Europe, marqué par une diminution très importante de ses troupes basées en Allemagne, nullement compensée par l’augmentation de celles transférées en Pologne alors que les risques de conflit augmentent, pose un grave problème à la France.

 

En effet si les Opex permettent d’entrainer ses personnels  dans des combats de basse intensité  au niveau de petites unités, elles empêchent notamment les armées de terre et de l’air de procéder depuis des années à des exercices de grande ampleur au niveau divisionnaire les entrainant à  un combat de haute intensité sur le théâtre européen  de moins en moins improbable et risquant  de survenir plus vite qu’on pourrait le craindre jusqu’à présent et usent prématurément ses matériels

 

L’équilibre qui existait à l’époque de la guerre froide a disparu. Et celle des remontrances  de l’Union Européenne à la Russie devient totalement irréaliste. Malgré ses tentatives la France n’arrive pas à convaincre ses partenaires de l’Union, notamment ceux qui ont été sous la tutelle de l’Empire russe ou de l’Union soviétique, d’engager celle-ci dans un dialogue réaliste avec la Russie.

 

On peut comprendre que ces Etats aient plus confiance dans l’Otan  que dans une défense européenne qui sans les USA ne reposerait que sur un armée française sous-dimensionnée et qui au surplus ne s’entraine plus depuis longtemps à la guerre conventionnelle sur le théâtre européen quand la Russie organise des exercices réunissant 300 000 hommes à quelques centaines de kilomètres de la frontière de l’Union.

 

Alors que l’Otan aurait dû disparaitre en même temps que le Pacte de Varsovie, son maintien, l’extension de son champs d’intervention couplé avec une intégration d’anciens Etats membres du Pacte de Varsovie constitue une véritable provocation à l’égard de la Russie.

 

Or que le Président Poutine soit encore longtemps au pouvoir ou non, le patriotisme russe est tel qu’il est exclu que la Russie, qui a gagné la Deuxième guerre mondiale se résigne, nonobstant, la chute de l’Union soviétique à  subir  le sort de l’empire Austro-hongrois ou de l’empire ottoman. On constate d’ailleurs que même vaincu de la Première guerre mondiale, le président turc  rêve de reconstituer une forme d’empire ottoman.

 

Or actuellement la diplomatie de l’Union européenne, faute de défense européenne, est fort démunie pour contenir toute déstabilisation sur les marches frontières entre l’Union Européenne et la Russie. Faute d’un nouveau Congrès  de Vienne qui permettrait de remettre à plat certaines situations contestables imposées après le deux guerres civiles européennes du XXème siècle, les tensions en Europe ne feront que s’accroitre, surtout si la crise économique conséquence de celle la crise sanitaire importée de Chine, engendre de fortes tensions sociales en Europe et amène la victoire des mouvements populistes nationalistes et l’éclatement de l’Union Européenne. Les conditions d’un dialogue constructif avec la Russie ne peuvent exister que s’il existe un certain équilibre des forces armées entre l’Union Européenne et la Russie. Et l’alliance, contre nature, de fait actuelle entre la Turquie  et la Russie et entre cette dernière et la Chine constitue une grave menace pour l’Union Européenne

 

Face à une telle situation de déséquilibre, la France n’a pas d’autre choix pour appuyer sa diplomatie  en direction de la Russie que d’améliorer ses capacités de défense en Europe.

 

Désormais, la France ne peut pas faire l’impasse sur le risque de conflit conventionnel en Europe et doit considérer que si elle a des intérêts évidents à intervenir en Afrique malgré le ressentiment croissant des populations locales ses intérêts vitaux sont avant tout en Europe. Et comme les Etats Unis considèrent à juste titre qu’ils n’ont pas à garantir seuls la stabilité du continent européen, la France reste seule pour faire un certain contre poids à l’Armée russe. Car en cas de guerre conventionnelle, il sera exclu de recourir à la  dissuasion nucléaire.

Or aujourd'hui ,  la France  dispose  de 9 brigades  réparties en 2 divisions  mais serait bien en peine  de mener un combat conventionnel en Europe avec guerre plus qu'une grosse brigade  avec moins de 200 chars lourds qui serait "consommée"  dans les 15 premiers jours de combat sans guère de possibilité de relève .

 

Dès lors que faute d’une telle défense européenne crédible, pas un Européen n’accepterait de prendre le risque d’une guerre non seulement pour la Crimée, pas  davantage pour l’Ukraine,  encore moins pour  la Biélorussie et même pour les Etats Baltes pour lesquels on peut sérieusement douter du respect par les Etats Unis de l’article V du traité de l’Atlantique Nord, le risque s’accroit que ne saurait contrer de simples sanctions économique totalement contreproductives.

 

Si donc les Etats Africains d’abord et les Etats de l’Union Européenne ne prennent pas rapidement le relais de la France, quelle que soit la menace évidente que représente non seulement pour elle mais pour l’Union Européenne le risque de déstabilisation des Etats Africains (dont elle est en grande partie responsable par la guerre de Libye), elle devra rapidement mettre fin  à ses Opex Barkhane et Chammal (qui au surplus usent prématurément ses matériels) ainsi qu’à l’opération Sentinelle qui ne devrait plus être assurée que par des réservistes de la gendarmerie. Et elle devra rétablir au plus vite augmenter ses effectifs et matériels, rétablir la conscription comme la Suède car il sera de plus en plus difficile de trouver des Sous-officiers et  Officiers pour encadrer progressivement un contingent de près de 800 000 hommes et femmes alors que les Armées vont devoir concentrer tous leurs efforts pour s’entrainer à un combat de Haute Intensité de grande ampleur dans un exercice impliquant rapidement au moins dans son intégralité  la 3èmedivision de sa Force Scorpion afin de tester  en vrai grandeur ses capacités à combattre en Europe et idéalement, avec l’accord de l’Allemagne sur le territoire de celle-ci  avec l’armée allemande comme plastron.

 

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