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31 janvier 2023 2 31 /01 /janvier /2023 10:12

 

L’Ukraine prétend qu’elle défend la démocratie et donc l’Occident ( encore que le fonctionnement de ses institutions depuis son indépendance et la corruption généralisée  permet de douter que l’Ukraine puisse se comparer à l’Occident et prétendre intégrer l’Union Européenne).

La Russie comme puissance nucléaire ne peut pas perdre la guerre ( rappelons-nous que si Hitler avait eu la bombe atomique , l’Allemagne d’Hitler il n’aurait pas capitulé  et les Usa n’ont pas hésité à larguer les deux premières bombes atomiques de l’histoire pour obtenir la capitulation du Japon). La Russie n’hésitera pas si besoin à utiliser son arme nucléaire tactique alors que ni les USA ni la France ne menaceront à ce stade la Russie d’une riposte nucléaire stratégique.

Donc si l’Ukraine commence à perdre la guerre, elle n’hésitera pas à entrainer l’Otan et l’Europe dans sa guerre.  Et nous aurons la troisième guerre mondiale avec, contrairement ce que prétend l’Otan, les armées occidentales allemandes, françaises, polonaises, britanniques… sont incapables actuellement de mener une guerre de haute intensité même avec l’appui du faible contingent américain stationné en Europe face à la masse de l’armée russe. 

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20 janvier 2023 5 20 /01 /janvier /2023 14:28

Ramstein – Ukraine -livraison -chars lourds- léopard- Leclerc -Allemagne -Russie-France

S’il serait très dangereux, en cas d’extension du conflit et de troisième guerre mondiale  pour la France de livrer à l’Ukraine des chars Leclerc alors qu’elle n’en dispose  plus que 200  car il est irréaliste de penser qu’elle pourrait garantir son sol par la dissuasion nucléaire , il serait encore plus dangereux pour l’Allemagne et  indirectement pour l’Union Européenne de livrer une partie de ses chars Léopard  même si elle en possède beaucoup plus car une telle décision de l’Allemagne serait très mal perçue par la majorité des Russes qui en dehors des villes de Moscou et de Saint Pétersbourg est très patriotique.

En effet cette décision favoriserait la propagande du gouvernement russe qui serait conforter dans sa thèse de la grande guerre patriotique menée contre l’Allemagne nazie.

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31 décembre 2022 6 31 /12 /décembre /2022 14:10

 

Le comté de Ferrette, créé sous les carolingiens, dépend ensuite du second royaume de Bourgogne, avant d'être réuni à l'Alsace, en 1032, après la mort de Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne. En 1033, le comté d'Elsgau/Ajoie comprend Ferrette et Montbéliard.

Le comté compte outre le village de Ferrette, Bettlach, Bisel, Bouxwiller. Durlingsdorf, Feldbach, Fislis, Grenzingen, Kiffis, Knoeringue, Koestlach, Linsdorf, Lucelle (la plus vieille abbaye cistercienne d'Allemagne), Luxdorf, Lutter, Muespach, Moernach, Mooslargue, Niederlarg, Oltingue, Pefetterhouse, Raedersforf, Riespach, Roppenswiller, Sondersdorf, Steinsoultz, Volkensberg, Waldighofen avec ses deux châteaux qui appartenaient aux familles d'Eptingen et de Ramstein, Werentzhouse, Winkel et Wolschwiller.

Les fiefs des comtes sont Bendorf, Biederthal et Bouxwiller, Durmenach, Leymen, Liebenswiller, Neuwiller, Niederhagenthal, Oberdorf et Oberhagenthal, Wenzwiller. Un autre fief est la Seigneurie de Morimont.

Vers le milieu du XI siècle, Henri III, fils de Conrad II, constitue au nord de la Bourgogne un état comprenant Montbéliard, Ferrette et Altkirch qu'il donne en 1045 à Louis de Mousson (mort en 1065), comte de Bar, gendre du duc de Lorraine par mariage avec Sophie de Lorraine.

 

Haus von Mousson / Maison de Mousson

. Ludwig I von Mousson (vers 1015-1073), Herr von Mousson, Altkirch, Pfirt / Louis de Mousson, seigneur d’Altkirch, de Ferrette, premier comte de Montbéliard de 1045 à 1073,

Fils de Mathilde d’Eguisheim et de Richwin, comte de Scarpone (aujourd’hui Dieulouard au Nord de Nancy). Par son mariage avec Sophie de Bar en 1033, il devient comte de Bar et seigneur de Mousson ; mariage voulu par l’oncle de Sophie, Conrad II le Salique, empereur du Saint-Empire romain germanique qui souhaitait renforcer son influence face aux signes d’agitation et de révolte dans cette partie occidentale de l’Empire nouvellement créé en 962.

Louis est un noble de langue romane originaire du château situé sur la Butte de Mousson en Lorraine.

. Dietrich I (?-1105), Herr von Mousson, Altkirch, Pfirt / Thierry Ier, comte de Montbéliard, de Bar (Thierry II), de Mousson (Thierry II), d'Altkirch, de Ferrette de 1073 à 1125 et comte de Verdun de 1100 à 1105

Fils du précédent et de Sophie de Bar. Il épouse en 1065 Ermentrude de Bourgogne, fille de Guillaume Ier de Bourgogne et d'Étiennette avec laquelle il a :

-Thierry II de Montbéliard, (108   1-1163), comte de Montbéliard,                                                 -Louis, qui part en croisade, revient en 1102 et est assassiné en 1103,                                          -Frédéric Ier,                                                                                                                                    -Renaud Ier de Bar (1090-1150), comte de Bar et seigneur de Mousson,                                      -Étienne de Bar (? -1162), évêque de Metz,                                                                                    -Guillaume, mort avant 1105,                                                                                                          -Hugues, cité en 1105, probablement religieux, car il ne bénéficie pas du partage des possessions de son père,                                                                                                                  -Gunthilde, (?-1331), abbesse de Biblisheim,                                                                                  -Agnès (1082/1087-1176), comtesse de Langenstein ou Langstein (Pierre-percée) et de Salm. 

Pendant les 7 dernières années de sa vie, il reçu le comté de Verdun à titre viager. À la mort de son père Louis, Thierry revendiqua la succession du duché de Lorraine. L’empereur Henri IV ne le souhaitant pas, il ravagea l’évêché de Metz en représailles. Il fut vaincu par Adalbéron III, évêque de Metz et Thierry II, duc de Lorraine.

A la mort de son beau-frère Ulrich d’Eguisheim, Thierry Ier hérite d’une partie de ses possessions, à savoir l’entrée de la vallée de la Thur jusqu’aux portes d’Ensisheim. Il constitue ainsi les seigneuries de Ferrette, d’Altkirch et de Thann, qui forment le noyau historique du comté de Ferrette. Il hérite également d'une partie du château de Haut-Eguisheim (château de Vaudémont) et des châteaux de Hohnack et de Wineck-Katzenthal.

. Friedrich I (?-1160), erste Graf von Pfirt / Frédéric Ier, premier comte de Ferrette et d’Altkirch de 1125 à 1160

Fils du précèdent. Frédéric épouse en premières noces en 1111, Petrissa ou Pierrette de Zähringen (?-1115), fille de Bertold II, duc de Zähringen et de Souabe, et d'Agnès de Rheinfelden, fille de Rodolphe de Rheinfelden, puis en secondes noces Étiennette ou Stéphanie de Vaudémont, (?-1160/88), fille de Gérard Ier, comte de Vaudémont, et d'Hedwige d'Eguisheim.

Les deux fils de Thierry Ier gouvernent ensemble l'héritage. En 1125, ils partagent leur domaine. Frédéric Ier prend le titre de comte de Ferrette et Thierry II celui de comte de Montbéliard. Le pays de Belfort se trouve dans le comté de Montbéliard et sert de frontières avec le domaine de Ferrette. Le domaine de Frédéric Ier de Ferrette comprend une grande partie de Sundgau. À sa mort, en 1160, le comté est un grand territoire bordé à l’est par la Hardt, au sud par les territoires de l’évêché de Bâle, à l’ouest par les Vosges et la Lorraine, au nord enfin par la vallée de la Thur et par une ligne allant de Cernay à la forêt de la Hardt, à hauteur de Wittenheim.

Après le décès de son beau-frère, Hugues Ier de Vaudémont, il hérite vers 1140 d'une partie des terres d'Eguisheim.

Frédéric participe activement au gouvernement de l'Empire.

. Ludwig I (vers 1161-ap.1191), Graf von Pfirt / Louis I, comte de Ferrette et d’une partie d’Eguisheim de 1160 à vers 1191

Fils du précédent. Epoux de Richenza von Habsburg. 

Il accompagne l’empereur Frédéric Barberousse à la troisième croisade au cours de laquelle il décède.

. Ulrich I (?-1197), Graf von Pfirt und Sogern / Ulrich Ier, comte de Ferrette et de Sogren de 1180 à 1197

Fils du précèdent.

. Ludwig II (?-1189), Graf von Pfirt   / Louis II, comte de Ferrette, de Sogren de 1180 à 1189

Frère d’Ulrich I. En épousant Agnès de Sogern, il étend le comté dans la vallée de la Birse, aux portes de Delémont, et lorgne du côté de l’abbaye de Moutier-Grandval, dont il est l’avoué pour quelques villages. Assassiné par le comte palatin Othon Ier de Bourgogne.

. Friedrich II (?- 1232) Graf von Pfirt und Sogren / Frédéric II, comte de Ferrette, de Sogren, seigneur de Florimont de 1197 à 1232

Fils de Ludwig II / Louis II et donc petit-fils de Frédéric Ier de Ferrette ; Il épouse il a deux fils Ulrich II et Louis. 

Friedrich agrandit encore notablement son comté. En 1218, il hérite d’une partie des biens des Zähringen sur la rive droite du Rhin (le Brisgau) et devient comte de Fribourg, titre et biens qu’il abandonne en 1222 au fils de sa belle-sœur, Eginon V d’Urach. Il délaisse le château de Ferrette pour celui d'Altkirch et fait construire celui de Rougemont. Cependant, il s’implante solidement dans l’Ajoie /Elsgau, où il devient suzerain de quelques seigneurs de la région de Porrentruy et dans le pays de Delle. Le comté est alors assez puissant pour inquiéter ses voisins et d’incessants conflits secouent la région.  Vers 1225-1226, il fait la guerre à son voisin, le comte de Montbéliard, pour la possession de la forteresse de Belfort. Le site était en effet la clé de l’Alsace et du comté de Bourgogne (Franche-Comté).

Le Traité de Grandvillars du 15 mai 1226, réconcilie les belligérants. Preuve de la paix retrouvée, Alix, fille du comte de Ferrette, épouse le futur comte de Montbéliard Thierry III (1205-1283) et donne naissance à Richard de Montfaucon. Ce traité fait la première mention connue du château de Belfort.

Le plus important conflit de son époque est celui de la succession des Eguisheim qui, entre 1227 et 1230, ravage toute la Haute-Alsace et se termine en bataille rangée à Blodelsheim.  Elle marque la fin de la puissante politique de la famille, qui abandonne ses prétentions sur l’Elsgau et les terres des Eguisheim en Moyenne-Alsace.

L’un des épisodes les plus retentissants de son règne est l’enlèvement de l’évêque de Bâle, Henri de Thoune et son emprisonnement à Altkirch. Peu de temps après le triomphe d’Henri de Thoune, Frédéric II est mystérieusement assassiné en 1232 dans son château de Ferrette. La rumeur publique s’empresse de désigner son fils aîné, Louis le Colérique ou le Furieux, comme l’auteur du crime. Il est aussitôt excommunié et banni.

. Ludwig III der Grimmel (?- 1236), Graf von Pfirt und Sogern / Louis III le Colérique, comte de Ferrette et de Sogren de 1232 à 1236

Fils du précédent.

. Ulrich II (?-1275), Graf von Pfirt und Sogren / Ulrich II, comte de Ferrette et de Sogren de 1234 à 1275, Landvogt d’Alsace

Frère du précédent. Il épouse en premières noces Élisabeth de Salins ou de Bourgogne, fille de Jean Ier de Chalon et de Mahaut de Bourgogne : le couple se sépare, et Élisabeth se remarie avec Henri de Vergy ; puis en secondes noces Agnès, dame de Bauffremont et de Morey, sœur dudit Henri de Vergy,

Du premier mariage il a :

.Friedrich /Frédéric, (? - vers 1267), seigneur de Rougemont-le-Château, il épouse Gille, fille d'Hugues de Vienne et d'Alix de Thoire et Villars,

.Ludwig / Louis, (? - 1268/81), sire de Florimont, il épouse Gertrud, (? - après 1281), fille d'Ulrich II de Rappolstein,

.Agnès, (? - avant 1249), épouse en 1243 de Guillaume de Vienne,

Du second mariage il a :

.Heidrich  / Henri,

.Théobald

.Adelheid, dame de Balm, épouse d'Ulrich Ier de Regensberg,

.Sophie, elle épouse Konrad IV de Horburg,

.Stéphanie, (? - 23 septembre/octobre 1273/76), épouse de Konrad Werner III de Hattstatt,

.Margareta.

Ulrich se voit confier en 1212 le Landvogt d'Alsace par le jeune empereur Frédéric II de Hohenstaufen. Ce titre le place presque à égalité du Landgraf car il ne dépend pas de lui.  Ces conflits obligent le comte Ulrich II, totalement ruiné, à vendre, en janvier 1271, avec l’accord de son fils Theobald, le comté à l’évêque de Bâle: "l'église, le château et la ville de Ferrette, le château de Sogren, Blochmont, Lœwenbourg, Mœrsperg, Liebstein, le château et la ville d'Altkirch, Ammertzwiler, Spechbach, Hohennach, Wineck, la courtine de Cernay et ses attenances tant au-dessus qu'au-dessous de la ville, avec ses juridictions et districts et tous les droits, de même que ses vassaux et ministériels, ainsi que les courtines de Dirlinsdorf, de Bouxwiller, de Riespach, d'Altkirch avec les mairies qui en dépendent; Spechbach, Ammertzwiler, Burnhaupt, Schweighausen, les villes de Thann et de Dannemarie, avec les hommes, les avoueries, les mairies, les vignes, les champs, les prés, les pâturages, les forêts, les eaux et cours d'eau, les moulins, les étangs, les lieux cultivés et incultes, les districts, honneurs, juridictions et toutes les dépendances quelconques et droits de propriétés appartenant au vendeur, de quelle nature qu'ils soient, excepté le château de Schœnenberg et la courtine d'Ilfurt, pour la somme de 850 marcs d'argent, et que lui et son fils Théobald reprennent aussitôt ces biens en fief de l'église de Bâle, lui promettant solennellement que ni lui ni ses successeurs n'aliéneraient ces domaines en sorte de préjudicier à l'église de Bâle, sous peine d'excommunication". Il devient ainsi le vassal de l’évêque de Bâle.

La fonction de Landvogt /Bailli en Alsace est créée en 1274 par Rudolf von Habsburg. Le Landvogtei est d’abord été divisée en deux pays. Konrad Werner von Hattstatt est le premier Landvogt pour le Nordgau et Kuno von Bergheim, le premier pays pour le Sungau. A partir de 1280, Nordgau et Sundgau sont réunis avec le Breisgau sous le Landvogt de Rudolf, Otto von Ochsenstein.

. Theobald (? 1310-1312), Landvogt im Elsass, Graf von Pfirt, / Thiébaut, Bailli d’Alsace, comte de Ferrette, seigneur de Florimont de 1275 à 1310-1312

Fils d’Ulrich II.

Esprit guerrier, Il connaît beaucoup de déboires. Il prend parti pour Adolphe de Nassau dans la guerre qui l'oppose à Rodolphe de Habsbourg pour l’obtention du trône impérial.

Malgré des choix politiques hasardeux, il parvient à agrandir encore le domaine comtal en acquérant des terres à Heimsbrunn, Delle, Boncourt.

Lui succède comme Landvogt von Elsass und Breigau, Joffrid ou Götfrit ( ?-1344), Graf zu Leiningen, époux d’Agnès von Ochsenstein.

. Ulrich III (?-1324), Graf von Pfirt / Ulrich III, comte de Ferrette et seigneur de Rougemont et de Belfort de 1315 à 1324

Fils de Theobald. Epoux de Jeanne de Montbéliard, fils du comte Renaud de Montbéliard.

Il reçoit en dot, de son épouse Jeanne de Montbéliard, les seigneuries de Montreux, Rougemont et de Belfort portant le comté à sa plus grande extension. De plus, il tente de s’approprier la vallée de Saint-Amarin en construisant notamment le château de Wildenstein, mais s’y heurte à la puissance des abbés de Murbach et doit finalement renoncer. C’est donc curieusement au moment où le comté atteint sa plus grande extension que la famille des comtes disparaît avec Jeanne de Ferrette.

En 1325, c’est Konrad II von Freiburg im Briesgau qui devient Landvogt d’Alsace.

 

Haus von Habsburg-Maison de Habsbourg

. Joanna (1301-1358), Gräfin von Pfirt / Jeanne, comtesse de Ferette de 1324 à 1358

Au décès du comte Ulrich III, sa fille Jeanne en hérite ; elle épouse en 1324 :

. Albrecht II von Osterreich, Graf von Pfirt / Albert II d’Autriche Antérieure (1298-1358), duc d’Autriche Antérieure, comte de Ferrette 

Petit-fils de l’empereur Rodolphe Ier de Habsbourg ; fils cadet d’Albert Ier de Habsbourg.

Par ce mariage, l’ensemble des biens de la famille de Ferrette passe ainsi aux Habsbourg pour former, avec leurs autres possessions alsaciennes (partie est du Sundgau, val de Villé…), l’Autriche Antérieure. Les Habsbourg assurent dès lors au Sundgau une paix et une prospérité durable, certes troublée par quelques sévères conflits, alors que le reste de l’Alsace continue ses luttes féodales et bientôt religieuses. Jeanne et Albert partent habiter à Vienne d’où ils gouvernent le Sundgau par l’intermédiaire du Landvogt Johann I. von Hallwyl, (?-1348).

. Rudolf IV von Osterreich (1339-1365), Graf von Pfirt / Rodolphe IV d’Autriche dit le Fondateur, duc d’Autriche Antérieure, Landgraf de Haute Alsace, comte de Ferette de 1358 à 1365

Fils des précédents. Il épouse en 1355, Catherine de Luxembourg, fille de l’empereur Charles IV de Luxembourg

. Albrecht III von Osterreich (1348-1395), Graf von Pfirt / Albert III d’Autriche, duc d’Autriche Antérieure, Landgraf de Haute Alsace de 1358 à 1365, comte de Ferette de 1365 à 1379,

Troisième fils d’Albert II de Habsbourg et de Jeanne de Ferette

. Leopold III von Osterreich (1351-1386), Graf von Pfirt / Léopold III d’Autriche, duc d’Autriche Antérieure, comte de Ferette de 1379 à 1386

Fils cadet d’Albert II de Habsbourg et de Jeanne de Ferette.

. Wilhelm von Osterreich- (vers 1370-1406), Graf von Pfirt / Guillaume d’Autriche, duc d’Autriche Antérieure, comte de Ferrette en 1386

Fils ainé de Léopold III.

. Leopold IV von Habsburg (1371-1411), Graf von Pfirt / Léopold IV de Habsbourg, duc d’Autriche Antérieure, comte de Ferette de 1386 à 1411

Second fils de Léopold III. Il épouse en 1392 Catherine de Bourgogne, comtesse de Bourgogne (Franche-comté) fille du duc Philippe Le Hardi, première union entre la maison de Bourgogne et celle de Habsbourg.

Son Landvogt d’Alsace est alors Friedrich III von Teck (?-1390) auquel succédent Martin Malterer tué en 1386 dans la bataille de Sempach puis Johann von Ochsenstein puis Walter von der Altenklingen, (?-1394/95). A la mort en 1411 de son époux Catherine hérite du Sundgau mais son beau-frère Frédéric s’empare alors des territoires ne lui laissant que les seigneuries de Belfort et de Rosemont jusqu'à sa mort en 1425. Son Landvogt est Smaßmann I. von Rappoltstein

. Friedrich IV (1382-1439), Graf von Pfirt   / Frédéric IV, duc d’Autriche Antérieure, comte de Ferette de 1411 à 1439

Fils cadet de Léopold III.

. Sigmund von Habsburg (1427-1496), Graf von Pfirt / Sigismond de Habsbourg, duc d’Autriche Antérieure puis Archiduc d’Autriche, comte de Ferette de 1439 à 1496

Fils du précèdent, cousin de l’empereur Frédéric III de Habsbourg.

En 1469, au traité de Saint-Omer il vend ou gage avec droit au rachat ses territoires en Alsace à Charles le Téméraire. Il demande ensuite à les racheter. Après le refus de Charles, il pactise avec Louis XI, qui le finance pour les récupérer par les armes.

Friedrich von Tierstein, est alors Landvogt du Sundgau.

De 1469 à sa mort en 1474, Peter von Hagenbac, chevalier d’une famille noble alsacienne et bourguignonne au service de Charles le Téméraire est Landvogt.

En 1477, l’empereur Frédéric III fait Sigmund, archiduc d’Autriche.

. Maximilian I von Habsburg (1459-1519), Graf von Pfirt / Maximilien Ier de Habsbourg, archiduc d’Autriche et Landgraf de Sundgau et comte de Ferrette de 1496 à 1499, roi de Francie Orientale (Germanie) de 1486 à 1519, empereur/kaiser de 1508 à 1519

Descendant de Jeanne de Ferrette, comté dont il porte le titre et qui reste porté par ses successeurs. Il nomme comme Landvogt (Bailli):

. Kaspar. Freiherr von Mörsperg und Belfort (?- 1512), 1488 Landvogt en Haute-Alsace de 1488 à 1512 et Capitaine suprême et de 1504-1512, Unterlandvogt en Basse-Alsace.

. Johann Jakob von Mörsperg, (?- 1534) M. zu Mörsperg et Beffort, 1512-1528/30 (sous-) Landvogt en Basse-Alsace, d’abord sous Maximilien Ier, puis sous l’empereur Charles V et l’archiduc Ferdinand jusqu’en 1530.

. Karl von Habsburg (1500-1558), Graf von Pfirt / Charles de Habsbourg, archiduc d’Autriche, Landgraf de Sundgau et comte de Ferrette de 1499 à 1520, roi de Francie Orientale (Charles IV) de 1519 à 1556, empereur/kaiser Charles Quint/ Karl V de 1519 à 1556

. Ferdinand I von Habsburg (1503-1564), Graf von Pfirt / Ferdinand Ier de Habsbourg, archiduc d'Autriche Antérieure, Landgraf de Sundgau et comte de Ferrette de 1520 à 1564, roi de Francie Orientale de 1556 à 1564, empereur/kaiser du 14 mars 1556 à 1564

. Maximilien II de Habsbourg, archiduc d’Autriche, empereur de 1564 à 1576

. Ferdinand II von Tirol (1529-1595), Graf von Pfirt / Ferdinand de Tyrol de Habsbourg, archiduc d’Autriche Antérieure, Landgraf de Sundgau, comte de Ferrette de 1564 à 1595

Fils cadet de l’empereur Ferdinand Ier.

. Rudolf II von Habsburg (1552-1612), Graf von Pfirt / Rodolphe II de Habsbourg, archiduc d’Autriche Antérieure de 1576 à 1608, comte de Ferrette, Landgraf de Sundgau, de 1595 à 1605, empereur de 1576 à 1611

. Maximilian III von Habsburg (1558-1618), Graf von Pfirt / Maximilien III de Habsbourg, archiduc d’Autriche Antérieure, comte de Ferrette, Landgraf de Sundgau, de 1605 à 1618

Maximilien III est le 6ème fils de l'empereur Maximilien I de Habsbourg et le frère cadet des empereurs Rodolphe II et Mathias Ier.

. Mathias (1555-1619), Graf von Pfirt / Mathieu, comte de Ferrette, archiduc d’Autriche Antérieure, roi de Germanie, empereur de 1612 à 1619

. Ferdinand II de Habsbourg, roi de Germanie, empereur de 1619 à 1637

. Leopold V von Osterreich-Tirol (1586-1632), Graf von Pfirt / Léopold V d’Autriche-Tyrol comte de Ferrette, évêque laïc de Strasbourg de 1606 à 1626, archiduc d’Autriche Antérieure de 1619 à 1632, Landgraf de Sundgau, de 1620 à 1632

Fils de l'archiduc Charles II d’Autriche-Styrie, frère puîné de l'empereur Ferdinand d’Autriche.

. Ferdinand III de Habsbourg, roi de Germanie, empereur de 1637 à 1657

Par les traités de Westphalie de 1648, dont celui de Munster, Ferdinand III doit céder au roi Louis XIV la plus grande partie de l’Alsace dont le comté de Ferrette Selon le traité de Munster, le roi de France acquiert les droits de Landgraf de Haute et Basse-Alsace et ceux de Landvogt de Hagenau, mais il n’a qu’un pouvoir de préfet.

-Article 87 : le roi doit respecter l’immédiateté des Villes de la Décapole vis à vis de l’Empire. Les Villes ont le droit de députer aux Diètes impériales & rhénanes et ne dépendent que de l’Empereur et de la Diète.

 -Articles 64 & 65 : les princes allemands conservent la supériorité territoriale (Landeshoheit).

Seules les possessions autrichiennes du Sundgau comprenant :

. le comté de Ferrette;

. les seigneuries dites médiatisées: seigneuries.des Reinach (Montjoie et Hattstatt), des Ribeaupierre (Ri-bauvillé, Zellenberg, Guémar, Wihr-au-Val, Orbey, la moitié de Sainte-Marie-aux-Mines et Heiteren), de Bollwiller et d'Issenheim ;

.les terres dites engagées : la seigneurie de Hohandsberg, des Schendi ; de Hokœnigsbourg et le val de Villé sont annexées à la France.

. Ferdinand-Karl von Osterreich (1628-1662) / Ferdinand-Charles d'Autriche, archiduc d’Autriche Antérieur de 1646 à 1662, Landgraf de Sundgau de 1646 à 1648

Fils de Léopold V d’Autriche Tyrol.

Après 1648, Il gaspille une somme exorbitante qu’il reçoit lorsque le royaume de France paye pour la cession des fiefs de l’Autriche Antérieure des Habsbourg-Tyrol à l'Ouest du Rhin (Alsace, Sundgau).

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30 décembre 2022 5 30 /12 /décembre /2022 14:17

                                                                                   

Sundgau, terre d'empire de 962 à 1648 :

Le terme de Sundgau apparait vers l’an 750 avec la création du duché d’Alsace.

Lorsque le roi Pépin le Bref disgracie les membres des Etichonides, l’Alsace se trouve divisée en deux comtés, le Nordgau et le Sundgau : Luitfrid II est investi de ce dernier vers 788. Il est le fils de Luitfrid Ier d'Alsace (700-767), duc d'Alsace, et d’Hiltrudis.

Contrairement à la Basse-Alsace, où la fonction s’estompe et se confond avec la prééminence honorifique de l’évêque de Strasbourg – qui préside à ce titre les réunions des Landstände, au XVIe et au XVIIe siècle, les Habsbourg entretiennent la fiction du landgraviat jusqu’à la conquête française. Au XVe siècle, ils considèrent que celui-ci procède d’un hypothétique royaume de Bourgogne dont témoignent les couronnes des armoiries de Haute-Alsace, attestées depuis le XVe siècle. Cette interprétation est partagée par la Bourgogne pendant les cinq ans où la « vicomté d’Aulsays » lui est engagée (1469-1474). Limité au nord par l’Eckenbach, le ressort du landgericht correspond à la partie alsacienne du diocèse de Bâle, de la crête des Vosges au Rhin, incluant le comté de Ferrette stricto sensu (bien que la titulature des Habsbourg associe les deux titres : ceux de landgrave et de comte de Ferrette, sous la forme Landgraf zu Elsass (und Graf zu Phirt), attestée en 1373, mais n’inclut pas Belfort (et sa région), dont la duchesse douairière Catherine de Bourgogne confirme l’indépendance vers 1415. Le chef-lieu du « comté de Belfort » cité au XVIIe siècle dispose d’une « haute justice de prince » attestée par son « urbaire » de 1472.  Plusieurs villes, comme Masevaux sont exemptées de sa juridiction par des diplômes de l’empereur Wenceslas à la fin du XIVe siècle. En revanche, les villes de la Décapole et les seigneuries immédiates de sa circonscription, le Haut-Mundat, Murbach, les terres wurtembergeoises de Riquewihr et Horbourg, en relèvent. En 1448, un conflit concernant Mulhouse et Hermann d’Eptingen est porté par ce dernier devant le duc d’Autriche « unsern landfürsten, in das land und landgrofschafft ir und ich bede sit gesessen, gelegen und gehören sint » (Cartulaire de Muhouse, II, p. 235 n°726). À cette date, la confusion entre les territoires des Habsbourg et la juridiction du landgraviat est déjà bien avancée : le hofgericht d’Ensisheim tend à se substituer au landgericht, bien que l’institution ne soit pas officiellement abolie. En 1637, le chancelier autrichien Isaac Volmar la qualifie de Fürsten Landgericht, qui justifie la tutelle de l’archiduc sur toute la Haute-Alsace : un argument développé sous Louis XIV pour procéder à la réunion des territoires immédiats situés dans « le landgraviat de l’une et l’autre Alsace » dont il est le maître en vertu de l’article 74 du Traité de Munster.

Du fait de son éloignement, le landgrave ne préside plus le landgericht depuis qu’il est duc d’Autriche, mais en confie la présidence à un landrichter issu de la noblesse libre, et non de la ministérialité (Ulrich de Ribeaupierre et Burcard de Stammheim par anticipation dès 1276, Burcard de Horbourg en 1304, Burcard de Bollwiller en 1423, etc.). Le tribunal est composé de chevaliers, rejoints, à partir de 1431 par d’autres assesseurs. Un appariteur, landbuttel, leur est adjoint, probablement pour convoquer les justiciables.

Liste des souverains du Sundgau

.Radbot, Graf von Klettgau

Fils de Lanzelin, comte d'Altenbourg et de Liutgarde de Nellenbourg. Il est le jeune frère ou le neveu de Werner de Habsbourg, évêque de Strasbourg de 1001 à 1028. Il épouse en 1010, Ida ou Ita, une fille de Frédéric, duc de Lorraine.

Fondateur de la dynastie des Habsbourg. Les Habsbourg vont détenir le titre de Landgraf de Haute-Alsace. Ils vont posséder les baillages de Landser et d'Ensisheim, ainsi que des biens à Hirsingue, Seppois et Lutterbach.

Le Sundgau va regrouper quatre bailliages : Landser, Thann, Altkirch et Ferrette. Cependant 135 localités sur les 351 de l'Alsace « autrichienne » sont administrées directement par leurs seigneurs qui les tiennent en fief des Habsbourg. Ces seigneurs-engagistes constituent une sorte d'élite au sein des quelques dizaines de familles nobles possessionnées dans le Sundgau.

. Werner I ou II (1010-1096), comte de Habsburg et comte de Klettgau

Fils du précèdent.

. Otto von Habsburg (1057-1111), Landgraf von Sundgau de 1096 à 1111

Fils de Werner Ier de Habsbourg.

. Werner II ou III (1100-1167), Landgraf von Sundgau de 1111 à 1167

Fils d’Otto-Otton II, comte de Habsburg-Habsbourg et d’Ida de Pfirt-Ferrette

. Albrecht III (1138-1199), Graf von Habsburg, Landgraf von Sundgau de 1167 à 1199 / Albert III Le Riche, comte de Habsbourg, Landgrave de Sundgau de 1167 à 1199

Fils de Werner II ou III, Graf von Habsburg / comte de Habsbourg.

Comme son père, il est dans le camp des Gibelins c’est-à-dire des empereurs . Son fidèle soutien à la famille Hohenstaufen lui vaut de conserver de l’empereur Frédéric Barberousse en 1186 le Landgraviat de Haute-Alsace. Il participe aux côtés de ce dernier à la troisième croisade de 1188-1191.

. Rudolf II der Altere (1168-1232), Graf von Habsburg, Landgraf von Sundgau de 1199 à 1232, Herr von Lauffenburg   / Rodolphe II l’Ancien, comte de Habsbourg, Landgraf de Sundgau de 1199 à 1232,

Fils du précédent.

Il nomme en 1227 Landvogt / Grand Bailli de Sundgau, Ulrich II von Pfirt Ferrette, Graf von Pfirt / comte de Ferrette (1216-1275)

. Albrecht IV (1188-1239), Graf von Habsburg, Landgraf von Sundgau de 1232 à 1239/ Albert IV le Sage, Landgraf de Sundgau de 1232 à 1239

Fils du précédent et d’Agnés de Staufen. Epoux d’Agnés de Kybourg.

. Rudolf I von Habsburg / Rodolphe Ier de Habsbourg (1218-1291), roi de Francie Orientale de 1273 à 1291, empereur Rudolf I /Rodolphe Ier de 1273 à 1291

. Albrecht V von Habsburg, Graf von Habsbourg, Landgraf von Sundgau de 1239 à 1291/ Albert V de Habsbourg, comte de Klettgau 1240-15/07/1291, comte de Kyburg 1260-15/07/1291, comte de Habsburg, Landgraf de Sundgau de 1239 à 1291

Frère du précédent.

. Albrecht VI (1255-1308), Herzog von Osterreich, Landgraf von Sundgau   avec son frère Rudolf II /Rodolphe II (1270-1290)   jusqu’en 1283 puis avec son fils Rudolf III jusqu’en 1307/ Rodolphe III (vers 1281-1307) de 1298 à 1307, Landgraf de Sundgau entre 1291 et 1307, empereur Albrecht/Albert Ier

Fils ainé de Rodolphe Ier de Habsbourg, il épouse Elisabeth de Goritz-Tyrol.

. Friedrich-Frédéric le Bel (1289-1330), duc d’Autriche avec son frère cadet Leopold (?-1326)  Landgraf de Sundgau  de 1308 à 1330

Fils de l'empereur Albert Ier et d'Élisabeth de Tyrol, il devient, après la mort de son aîné Rodolphe Ier de Bohême et l'assassinat de son père en 1308, duc d'Autriche, dont il partage l'administration avec son frère cadet Léopold.

. Albrecht VII von Osterreich (1298-1358), Herzog von Osterreich (Albrecht II) / Albert VII duc d’Autriche (Albert II dit le Sage) de 1330 à 1358, Landgraf von Sundgau de 1330 à 1358

Fils d'Albert Ier et d'Élisabeth de Tyrol ; Frère donc des précédents. Il épouse en 1324 Jeanne de Ferrette, héritière du comté de Ferrette.

La région devient ainsi les « Pays antérieurs autrichiens (Autriche antérieure) », désignant alors les possessions territoriales des Habsbourg en Bade, Souabe, Sundgau et Vorarlberg administrés depuis Ensisheim par un grand bailli, et divisés en quatre bailliages (Landser, Thann, Altkirch et Ferrette).

. Rudolf IV von Osterreich (1339-1365), duc d’Autriche, de Styrie, de Carinthie, Landgraf von Sundgau de 1358 à 1365

Deuxième fils d’Albert II.

. Albrecht VIII von Osterreich (1349-1395), Herzog von Osterreich (Albrecht III), Landgraf von Sundgau de 1365 à 1379/ Albert VIII d’Autriche, duc d’Autriche de 1365 à 1395, Landgrave de Sundgau (Albrecht VII) de 1365 à 1379

Troisième fils d'Albert II.

Albert hérite du patrimoine des Habsbourg conjointement avec son frère Léopold III après la mort de leur frère aîné Rodolphe IV. Le 9 septembre 1379, les deux frères se partagent leurs possessions au traité de Neuberg : Albert conserve l'Archiduché d'Autriche et Léopold est désormais maître de l'Autriche intérieure (duchés de Styrie, Carniole et de Carinthie) et de l'ensemble des propriétés de la famille au Tyrol ainsi que de l’Autriche antérieure /Vorderösterreich ou Vorlande (possessions territoriales des Habsbourg en Bade, Souabe, Vorarlberg et Alsace avec le Sundgau.

. Leopold III (1351-1386), duc d'Autriche de 1365 à 1379, duc de Styrie et de Carinthie de 1365 à 1386, Landgraf von Sundgau de 1379 à 1386

Fils du précédent.

Il subit une importante défaite à Sempach le juillet 1386 contre les 8 Confédérés suisses au cours de laquelle il trouve la mort. Après cette défaite qui décime la noblesse sundgauvienne, les Suisses constituent une menace terrible aux portes du Sundgau dont le Landvogt est alors Johann von Ochsenstein (1331-1386). La seigneurie des Ochstenstein est située à l'origine près de Saverne, dans le Bas-Rhin, aux alentours du château d'Ochsenstein, initialement partie des territoires de l'abbaye de Marmoutier. Elle en fut séparée par la principauté épiscopale de Metz qui la donna à une famille noble proche des Geroldseck. Cette famille prendra par la suite le nom d'Ochsenstein.

. Leopold IV (1371-1411), duc d’Autriche Antérieure, comte de Tyrol, Landgraf von Sundgau de 1386 à 1406

Deuxième fils de Léopold III. Epoux de Catherine de Bourgogne, fille du duc de Bourgogne Philippe le Hardi.

Philippe le Hardi, qui entend, renouer l'alliance avec l'Autriche conclut, dès septembre 1387, un traité de mariage entre Léopold IV de Habsbourg et sa fille Catherine de Bourgogne, mariage qui ne survient cependant que le 15 août 1392. Cette première union de la Maison de Habsbourg et de la Maison de Bourgogne marque le point de départ d'une politique d’alliance entre ces deux Maisons.

Catherine hérite du Sundgau à la mort de son époux en 1411 ; mais son beau-frère Frédéric s’empare alors des territoires qu’elle a hérités de son mari ne lui laissant que les seigneuries de Belfort et de Rosemont jusqu'à sa mort en 1425.

. Catherine de Bourgogne (1378-1425), Landgräfin de Sundgau de 1411 à 1425

Fille de Philippe II de Bourgogne. Sœur de Jean sans Peur. Épouse de Léopold IV de Habsbourg.

Catherine administre le Sundgau jusqu’à sa mort en 1425. Mais la Haute-Alsace connaît une période troublée en ce début du XVème siècle, en partie en raison de ce mariage car Catherine de Bourgogne, reçoit non seulement la Haute-Alsace en douaire mais Léopold lui confère également le gouvernement de la province, fait mal accepté par la noblesse. Le couple n’a pas d’enfant.

. Friedrich IV (1382-1439), duc d'Autriche Antérieure, Landgraf von Sundgau de 1406 à 1439, comte de Tyrol, de 1406 à 1439

Dernier fils de Léopold III et de Viridis Visconti, fille du duc de Milan, Barnabé Visconti.  En 1406, il épouse en premières noces Élisabeth de Bavière-Palatinat, fille du roi des Romains Robert III. Veuf, il se remarie en 1410 avec Anne de Brunswick, fille du duc Frédéric Ier de Brunswick-Lunebourg.

Le Landgericht de Sundgau s’installe à Ensisheim en 1429. En 1431, Ensisheim devient la capitale de l’Autriche Antérieure.

Frédéric IV conduit une politique hostile à la Bourgogne. Depuis 1430, l'Autriche s'est alliée au roi de France contre le duc de Bourgogne Philippe le Bon ; avant d'avoir pu entrer en campagne, les vassaux de Fréderic IV sont assaillis par l'armée d'Antoine de Vergy, gouverneur de Bourgogne.

Au concile de Constance, il soutient l'antipape Jean XXIII et est en conséquence mis au ban de l'Empire par l'empereur Sigismond de Luxembourg.

. Sigmund von Osterreich (1427-1496), duc d'Autriche Antérieure, Landgraf von Sundgau de 1439 à 1496, régent du Tyrol de 1446 à 1490.

Fils de Frédéric IV et Anna de Braunschweig ; Il est de ce fait un cousin de l’empereur Frédéric III.

En 1468, Sigismond est contraint de signer le traité de paix de Waldshut suite à la débâcle qu'il subit face aux Mulhousiens et à leurs alliés confédérés suisses. En 1469, au traité de Saint-Omer, il vend avec droit au rachat ses territoires sur le Rhin et en Alsace au duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Les sources ne sont pas claires, quant à savoir s'il les vend à cause des dettes accumulées ou s'il les a seulement gagés, parce qu'il voulait qu'ils fussent mieux protégés contre l'expansion de la Confédération Helvétique. En tout état de cause, il demande à les racheter. La gestion de ces territoires de la part du représentant du duc de Bourgogne, le bailli Pierre de Hagenbach, les conséquences économiques et la perte des privilèges qui en résultent pour les villes alsaciennes et les villes alliés suisses, mettent en révolte les territoires du Haut-Rhin. Après le refus de Charles le Téméraire de lui rendre l’Alsace, il pactise avec le roi de France Louis XI, qui le finance pour la récupérer par les armes. En 1477, l’empereur Frédéric III le fait archiduc. Il n’a aucun enfant de ses deux mariages.

. Maximilian von Osterreich (1459-1519), archiduc d’Autriche Antérieure et Landgraf von Sundgau de 1496 à 1499, roi de Francie Orientale de 1486 à 1519, empereur de 1508 à 1519

Fils de Frédéric III et d'Aliénor du Portugal, Maximilien épouse en 1477 la duchesse Marie de Bourgogne, seule enfant et héritière de Charles le Téméraire, de ses titres et possessions.

Par ce mariage, Maximilien devient maitre des Pays-Bas bourguignons et du comté de Bourgogne (Franche-Comté), tandis que la France s'empare du duché de Bourgogne, de la Picardie et du comté de Boulogne, lesquels sont détachés de l'héritage du Téméraire. Maximilien Ier renforce le pouvoir des Habsbourg dans le Landgraviat de Sundgau en installant à Ensisheim un Grand-Bailli en 1510. Le Sundgau est alors moins morcelé que le Nordgau à cause de l’héritage des Ferrette passé aux mains des Habsbourg ; il n'est partagé qu'entre quelques grands seigneurs et de puissants dignitaires ecclésiastiques :

-La maison des Habsbourg possède le Sundgau (seigneuries de Ferrette, Altkirch, Thann, Rougemont, Belfort, Ensisheim, Cernay, Bollwiller) jusqu'aux portes de Colmar, la seigneurie de Hohlandsbourg (acquise en 1563 par le baron Lazare de Schwendi), Kientzheim et le Val de Villé. Mais beaucoup de ces seigneuries sont engagées à différents nobles. Le pays est administré par un Landvogt, auquel est adjoint en 1523 une régence civile et judiciaire installée à Ensisheim, et en 1570 une chambre des finances.

-Les seigneurs de Ribeaupierre/Rapolstein dont le domaine s'étend de Sainte Marie à la Vallée de Munster.

-Les seigneuries ecclésiastiques sont celle de l'abbé de Murbach (Vallée de Guebwiller et de Saint Amarin), celle de l'abbé de Munster et celle de l'évêque de Strasbourg (Mundat supérieur avec Rouffach).

-les Graf/comtes von/de Wurtemberg règnent sur le pays de Montbéliard et la région de Riquewihr et Horbourg.         

. Karl von Habsburg (1500-1558), Landgraf von Sundgau de 1499 à 1520/ Charles de Habsbourg, Landgrave de Sundgau de 1499 à 1520, roi de Francie Orientale (Charles IV) de 1519 à 1556, empereur/kaiser Charles Quint/ Karl V de 1519 à 1556

Arrière petit-fils de Charles le Téméraire. Petit-fils de Maximilien et de Marie de Bourgogne. Fils de Philippe le Beau, comte de Bourgogne, roi d’Espagne

. Ferdinand I von Habsburg (1503-1564), Landgraf von Sundgau de 1520 à 1564/ Ferdinand Ier de Habsbourg Landgrave de Sundgau de 1520 à 1564, archiduc d'Autriche et des terres adjacentes, roi de Francie Orientale, empereur du 14 mars 1556 à 1564

Frère du prècédent.

. Ferdinand II von Tyrol (1529-1595), Landgraf von Sundgau de 1564 à 1595 / Ferdinand II von Tyrol, Landgrave de Sundgau, archiduc d’Autriche antérieure, comte de Tyrol de 1564 à 1595

Fils cadet du précèdent,

. Rudolf II von Habsburg (1552-1612) / Rodolphe II de Habsbourg, archiduc d’Autriche, L, empereur de 1576 à 1611

. Mathias (1555-1619), Landgraf von Sundgau de 1605 à 1612/ Mathieu, archiduc d’Autriche Antérieure, Landgrave de Sundgau de 1595 à 1612, empereur de 1612 à 1619

En 1595, l'archiduc Ferdinand de Tyrol meurt sans héritier mâle légitime. La loi salique veut que ce soit Rodolphe, fils aîné du frère aîné de Ferdinand, qui prenne sa succession; mais Rodolphe devenu l’empereur Rodolphe II en 1576 permet que ce soit son frère Matthias, époux de la seule fille légitime de Ferdinand, qui monte sur le trône d’Autriche Antérieure /Vorderösterreich qui inclut le duché de Tyrol, la principauté de Vorarlberg en Autriche, le Sundgau en Alsace, les margraviats de Burgau et Briesgau en Allemagne, l’Aargau (berceau des Habsbourg en Suisse), etc.

. Maximilian III von Osterreich-von Habsburg (1558-1618), Landgraf von Sundgau de 1605 à 1618 / Maximilien III d’Autriche de Habsbourg, Landgrave de Sundgau de 1605 à 1618, archiduc d’Autriche Intérieure de 1593 à 1595 et d’Autriche Antérieure, Gouverneur du Tyrol de 1602 à 1618, Grand-Maître de l’Ordre Teutonique de 1590 à 1618

Fils de l'empereur Maximilien II de Habsbourg et de Marie d'Espagne et frère des empereurs Rodolphe II et Matthias Ier.

En 1612, Maximilien renonce à sa candidature comme roi et empereur contre son frère aîné Matthias, et en 1617, contre son neveu Ferdinand III.

. Leopold V von Osterreich (1586-1632), Landgraf von Sundgau de 1619 à 1632/ Léopold V d'Autriche-Tyrol Landgrave de Sundgau de 1619 à 1632, archiduc d’Autriche antérieure, gouverneur du Tyrol, évêque laïc des diocèses de Passau en Bavière et de Strasbourg jusqu'en 1625.

Fils de l'archiduc Charles II d'Autriche-Styrie et de son épouse Marie-Anne de Bavière, fille du duc Albert V de Bavière ; frère puîné de l'empereur Ferdinand II. En 1619, à la mort de Maximilien III, Léopold en hérite et devient archiduc d’Autriche antérieure.

. Ferdinand Karl von Osterreich (1628-1662), Landgraf von Sundgau de 1646 à 1648 / Ferdinand-Charles d'Autriche (1628-1662), archiduc d'Autriche antérieure, Landgrave de Sundgau de 1632 à 1646 sous la régence de sa mère Claude de Médicis puis de 1646 à 1648, comte de Tyrol de 1646 à 1662.

Fils du précédent.

En 1648, l’empereur Ferdinand III doit signer les traités de Westphalie et Münster avec la France par lesquels les Habsbourg renoncent à la partie de l’Autriche Antérieure constituée par leurs possessions d’Alsace donc du Sundgau.

 

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22 décembre 2022 4 22 /12 /décembre /2022 18:32

 

Le feu couve dans les Balkans. Une guerre prochaine est à craindre dans les Balkans entre la Serbie et le Kosovo dont elle ne reconnait pas l’indépendance. Cette guerre ne manquera pas de s’étendre entre l’entité serbe de Bosnie et la Bosnie.

Elle créerait un deuxième front très ennuyeux pour l’Union Européenne et l’Otan qui n’aurait aucun moyen cette fois d’attaquer la Serbie alors que l’ouverture de ce deuxième front serait très favorable à la Russie.

Contrairement à l’idée cachée par nos médias, la situation économique de l’Ukraine est catastrophique et la situation militaire guère meilleure,

En effet quelque soit l’augmentation des moyens militaires fournis par les pays de l’Otan, de l’Union Européenne, l’Ukraine va être confrontée, face à des pertes de militaires équivalentes à celles de la Russie, à un problème d’effectifs beaucoup plus importants que cette dernière qui dispose d’un potentiel trois fois plus important.

Or nos médias et leurs « experts » semblent oublier que pour servir des matériels il faut des hommes et dans la guerre longue qui s’annonce la Russie a nettement l’avantage.

Les USA ont voulu affaiblir la Russie alors que l’Ukraine va sortir ruinée de cette guerre et l’Otan affaiblie par ses livraisons de matériel et de munitions à un moment qui pourrait s’avérer favorable à la Chine pour attaquer Taiwan.

Alors que dans une telle hypothèse, la logique militaire aurait voulu que la Russie soit l’alliée de l’Otan et de l’Europe Occidentale pour créer un deuxième front au nord de la Chine.

 

 

 

 

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 09:34

Guerre Russie Ukraine -fournitures d’armement et d’armes par les alliés de l’OTAN- USA -Royaume Uni- France-diminution des stocks- Epuisement

Les USA ont exprimé la volonté d’affaiblir la Russie de façon à ce que cette alliée de la Chine ne soit pas en mesure d’aider cette dernière dans le cas ou elle déciderait de récupérer Taiwan par la force.

Force est d’admettre qu’aujourdhui personne ne peut affirmer que les stocks d’armements et de munitions de l’armée russe sont en voie d’épuisement ( même si certains sont anciens, ils existent en quantité  considérable).

En revanche, force est de constater que ceux des Etats Unis, de la Grande Bretagne et surtout de la France ont  considérablement diminué alors que l’on sait pour cette dernière qu’ils étaient déjà extrêmement limités pour faire face à une guerre de haute intensité qui n’a pas été assez envisagée.

Or si la guerre devait s’étendre à l’ensemble du continent européen, les pays européens de l’Otan se trouveraient considérablement affaiblis et peut être davantage que la Russie.

En réalité la guerre entre la Russie et l’Ukraine s’arrêtera faute de combattants ukrainiens ou d’effondrement de l’économie.

En effet si le nombre de militaires blessés et  morts  s’équilibre, l’avantage restera à la Russie dont la population mobilisable est plus de trois fois plus importante que celle de l’Ukraine qui a pratiquement mobilisé la quasi-totalité de ses effectifs mobilisables. Surtout l’effondrement économique de l’Ukraine est en cours alors que les sanctions contre la Russie n’entraineront certainement pas son effondrement.

Et même si l’Ukraine obtiendra une aide économique de l’Europe occidentale et des Etats Unis, sa situation économique mettra plusieurs décennies à se rétablir, celle de la Russie aura beaucoup  moins souffert.

Et sauf une capitulation de la Russie parfaitement improbable, personne ne pourra la contraindre à verser un jour des indemnités de guerre à l’Ukraine.

C’est donc essentiellement l’Union Européenne qui supportera le coût de cette guerre alors que les USA eux en auront tiré profit  ( comme d’ailleurs ils ont profité économiquement des deux guerres mondiales).

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1 novembre 2022 2 01 /11 /novembre /2022 10:14

Un scandale au cœur de l’Union Européenne dont les médias ont très peu parlé.

L’affaire suscite un vif tollé en Italie où elle a été largement relayée par les médias ces derniers jours. En effet, l’affaire en question est liée à un possible conflit d’intérêt dans lequel Von Der Leyen, présidente de la Commission Européenne, est directement impliquée. C’est du moins ce que nous apprennent nos sources.

En effet, d’après le média italien, El Corriere Del  Veneto.it, le centre de thérapie génique de l’université de Padoue, en Italie, a reçu un financement de 320 millions d’euros de la part de l’Union Européenne pour le développement de la technologie ARN Messenger. Jusqu’ici tout va bien. Mais, il y a un problème. Et le problème est que le mari de Von Der Leyen, Heiko Von Der Leyen, est membre du conseil de surveillance dudit centre, ce qui laisse penser qu’il y a bien un conflit d’intérêts.

D’après la même source, c’est le chercheur Rosario Rizzuto, professeur et ancien recteur qui a révélé l’information. “Les institutions publiques et privées qui participent à ce projet ont choisi leurs représentants au Conseil d’administration de la fondation (centre) et le laboratoire Orgenesis (dirigé par Heiko Von Der Leyen,) nous a proposé Heiko Von Der Leyen”, a-t-il déclaré.

Et Rizzuto d’ajouter : “il (Heiko Von Der Leyen) a été nommé au Conseil de surveillance qui vérifie régulièrement la conduite ainsi que le travail du Conseil d’administration, responsable de la gestion du centre de recherche et des décisions opérationnelles que je dirige”.

En Italie, l’information a été relayée par d’autres sources fiables. Révélée il y a une semaine, l’affaire a déclenché une vive polémique sur les réseaux sociaux où les réactions ont été nombreuses.

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26 octobre 2022 3 26 /10 /octobre /2022 09:14

Les armes nucléaires tactiques sont destinées à être utilisées dans des batailles en première ligne et à une dizaine de kilomètres au-delà de cette dernière. Ils sont beaucoup plus petits que les missiles stratégiques, mais restent l'un des systèmes militaires les plus meurtriers jamais créés.

Dee telles armes n'ont encore jamais été utilisées dans une situation de combat, car les retombées radioactives et la contamination de la région environnante mettraient tout simplement fin à l'assaut en tuant l'ensemble de vos troupes avec l'ennemi.

A un moment où le président Poutine n’hésite pas à menacer d’utiliser l’arme nucléaire tactique, on prend consciences de l’erreur fatale commise par le président Chirac de supprimer l’artillerie nucléaire tactique de l’armée française en estimant que la dissuasion devait reposer sur la seule arme ultime de la force nucléaire stratégique reposant essentiellement sur les missiles balistiques des sous-marins nucléaires et des rafales qu’on ne devrait jamais utiliser.

Or l'Hadès était un missile nucléaire d'une puissance de 80 kt et d'une portée de 480 km.

En 1993, la force Hadès comportait cinq régiments, dont trois de réserve, un escadron de circulation et une batterie anti-aérienne :

le 15e régiment d'artillerie de Suippes ;

le 53e régiment de transmissions, de Lunéville ;

le 37e régiment d'infanterie de Monswiller, régiment de réserve ;

le 79e régiment d'infanterie de Saint-Avold, régiment de réserve ;

le 149e régiment d'infanterie d'Épinal, régiment de réserve ;

l'escadron de circulation routière de Toul, rattaché au 516e régiment du train ;

la batterie Mistral de Bitche, rattachée au 57e régiment d'artillerie.

Le 15e régiment d'artillerie disposait de quinze plates-formes de lancement, il était le seul régiment d'artillerie nucléaire à avoir reçu l'Hadès. Le 53e régiment de transmissions était responsable des transmissions et du réseau informatique entre les autorités gouvernementales et les lanceurs. Les trois régiments d'infanterie de réserve étaient chargés de la protection de la force Hadès.

En septembre 1993, la force Hadès proposa de faire évoluer sa mission. Selon elle, le missile Hadès représentait toujours une capacité de dissuasion et constituait une occasion de partenariat de défense européenne

Le 22 février 1996, le Président Jacques Chirac annonça l'abandon de la composante sol de la force de dissuasion nucléaire française. Les missiles S3 du plateau d'Albion et le système Hadès allaient être démantelés.

Le 30 mars 1996 marqua la fin de la posture de veille technique et opérationnelle de la force Hadès. Le dernier missile est démantelé le 23 juin 1997 et la force Hadès est dissoute le 30 juin 1997.

Comme je l’ai écrit sans succès au président Macron, bien avant que n’éclate le conflit entre la Russie et l’Ukraine, il était indispensable de redoter un corps de bataille constitué des 1ère et 3ème  Division d’un régiment de missile Hadès rénovés dès lors que la Russie conservait ce type de régiment nucléaire tactique.

Et on peut espérer que les missiles Hadès ont été mis sous cocon plutôt que détruits.

La parole de la France apparaitrait beaucoup plus crédible que lorsque son ministre des affaires étrangères croit utile de rappeler à la Russie que la France aussi dispose d’une force nucléaire si elle disposait encore d’une force nucléaire de terrain qu’elle pourrait positionner chez nos alliés au lieu et place de quelques chars et de chasseurs alpins,

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21 octobre 2022 5 21 /10 /octobre /2022 18:12

 

Si l’anglais progresse au détriment du français surtout en Europe, malgré le Brexit , et le fait qu’il n’est plus la langue maternelle que de 1 % des citoyens de l’Union Européenne, le français résiste voire se développe dans les vieilles élites, les personnes dites bien nées, les personnes cultivées qui considèrent de plus en plus l’anglais comme une langue certes nécessaire, mais de plus en plus primaire et vulgaire, une langue de boutiquiers important dans la Vieille Europe  le mode de vie assez grossier de l’Amérique profonde et qui ne leur permet plus de se distinguer du Vulgum pecus .

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2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 17:38

 

Depuis l’annexion par la Russie des 4 oblast ukrainiens conquis par elle et l’engagement du Président Poutine de défendre par tous les  moyens  les nouvelles frontières de la Russie avec l’Ukraine, on peut se demander si le retrait de l’armée russe en bonne ordre de Lyman et sa reprise relativement facile par l’armée ukrainienne ne constitue pas un piège de l’armée russe qui pourrait y trouver un site relativement favorable pour effectuer un tir nucléaire tactique comme l’a demandé le président Tchéchène Khadirov  susceptible de constituer la preuve de la détermination de la Russie.

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