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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 18:07

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

A.Archevêché de Besançon / Erzbistum  Bizanz

terre d’empire de 1032 à 1674

Ville Libre Impériale / Freie Reichstadt von Bizanz                                                    terre d’empire de 1307 à 1674

 

.Hugues Ier, archevêque de Besançon de 1031 à 1043, prince-archevêque de 1043 à 1066, archichancelier du royaume de Bourgogne,

C’est un descendant de la famille des sires de Salins, celle d’Humbert. Il a été chapelain du roi de Bourgogne Rodolphe III.

L’empereur Conrad II fait couronner son fils Henri, roi de Bourgogne, en 1038. Les grands, dont le comte Renaud et l’archevêque de Besançon Hugues, sont présents à cette cérémonie qui se tient à Soleure.

En janvier 1042, le roi de Francie orientale (Germanie) et de Bourgogne, Henri III vient à Besançon, sur l’initiative d’Hugues Ier, visiter son royaume de Bourgogne. À cette occasion, l’archevêque est nommé archichancelier du royaume de Bourgogne. Devenu empereur, Henri III revient en 1043 à Besançon pour se fiancer avec Agnès, nièce de Renaud. A cette occasion l’archevêque Hugues obtient les droits régaliens sur la ville échappant ainsi au contrôle comtal pour dépendre directement de l’empereur. 

Besançon devient ville impériale et l’archevêque prince et l’archevêque de Besançon devient prince d’Empire. Son diocèse coïncide pratiquement avec le comté de Bourgogne ou Franche-Comté y compris Montbéliard mais son pouvoir temporel s’arrête pratiquement aux limites de la ville de Besançon. Ce changement de statut de la ville s’explique certainement par la reconnaissance du roi vis à vis d’Hugues qui a soutenu la maison impériale lors de la guerre de 1032/1034.

.Hugues II de Montfaucon, prince-archevêque de Besançon de 1067 à 1085

Fils de Conon, qui a construit le château de Montfaucon près de Besançon,  seigneur de Montfaucon vassal de Renaud Ier de Bourgogne et grand bénéficier de l’église Saint Etienne de Besançon.

.Hugues III, prince-archevêque de Besançon de 1085 à 1101

Son père le comte Guillaume Ier de Bourgogne s’affirme alors comme le personnage le plus important du comté de Bourgogne et ne tarde pas à mettre la main sur l'archevêché de Besançon en le faisant ordonner  archevêque en 1085.

 

.Ponce, prince-archevêque de Besançon de 1102 à 1107

 

.Hugues IV, prince-archevêque de Besançon de 1108 à 1109                                                       

.Guillaume Ier d'Arguel, prince- archevêque de Besançon de 1109 à 1117

Le nom de la famille d'Arguel apparaît au XIème siècle en la personne de Guy d'Arguel (1040 ­- 1097) seigneur d’Arguel dont le château est situé à environ 6 kms de Besançon.

.Anseric, prince-archevêque de Besançon de 1117 à 1134                                                       

 

.Humbert de Scey, prince-archevêque de Besançon de 1134 à 1161

Depuis des temps très ancien la famille de Scey possédait le château (aujourd'hui château Saint-Denis en ruine) érigé sur un éperon rocheux réputé longtemps inaccessible dans le bailliage d'Ornans. Au  XII° siècle cette famille occupe un rang très important parmi les plus anciennes de la région de Besançon. Ellle posséde une grande partie des montagnes du bailliage d'Ornans.

 

.Gauthier II de Bourgogne, prince- archevêque de Besançon de 1162 à 1163

Fil d’Hugues II, duc de Bourgogne ; frère d’Eudes II de Bourgogne, duc de Bourgogne.

 

.Herbert (schismatique), prince- archevêque de Besançon de 1163 à 1170

 

.Eberard de Saint-Quentin, prince-archevêque de Besançon de 1171 à 1180

 

.Thierry II de Montfaucon, prince- archevêque de Besançon de 1180 à 1190

Fils de Richard de Montfaucon et Sophie/Agnès, comtesse de Montbéliard, fille de Thierry II de Montbéliard.

 

.Etienne de Vienne, prince-archevêque de Besançon de 1191 à 1193

Fils de Géraud Ier, comte de Macon et de Maurette de Salins.

 

.Amédée de Tramelay, prince-archevêque de Besançon  de 1193 à 1220

Famille noble de la région de Saint Claude dans le comté de Bourgogne ; de la même famille que Bernard de Tramelay ou Dramelay, ou Dramelet, château du même nom, aux environs d'Arinthod, quatrième maître de l'Ordre du Temple (1152 - 16 août 1153), []ancien commandeur de Dole.

 

.Gérard de Rougemont, prince-archevêque de Besançon de 1221 à 1225

Fils de Thibaud II de Rougemont, seigneur de Rougemont, vicomte de Besançon ;  maison des seigneurs de Rougemont  du nom de Rougemont-le-Château qui au début du Moyen Age fait partie intégrante de l'Alsace (passée en 829 du landgraviat de Haute-Alsace au comté du Sundgau, puis au début du XIIème siècle passe aux comtes de Ferrette). Cette famille  est investie depuis 1096 des charges de vicomte de Besançon.

 

.Jean Ier Halgrin (cardinal), prince-archevêque de Besançon de 1225 à 1227

 

.Nicolas de Flavigny, prince-archevêque de Besançon de 1229 à 1235

Au XIII siècle, les bourgeois bisontins tentent de constituer la commune de Besançon, et s'opposent ainsi à l'archevêque de Besançon, qui entend garder ses pleins droits de souveraineté sur les terres de Bregille, un quartier de Besançon. Un conflit éclate alors en 1232, quand les Bisontins interdisent aux Bregillots de s'approvisionner en bois dans la forêt de Chailluz.

Nicolas de Flavigny rappelle alors ses droits sur les bois de la ville auprès de l'évêque de Chalon qui ne tarde pas à lui donner raison, arrêtant ainsi le conflit pour un temps.

 

.Geoffroy, prince-archevêque de Besançon de 1236 à 1241

 

.Guillaume II de la Tour, prince archevêque de Besançon de 1245 à 1268

Sous son règne, les Bisontins reconstituent clandestinement leur commune, profitant de la vacance du siège impérial et des mésententes entre l'archevêque de Besançon et les comtes de Bourgogne.

 

.Eudes de Rougemont, prince-archevêque de Besançon de 1269 à 1301

De la même famille que  Gérard de Rougemont. Fils d’Humbert III de Rougemont, seigneur de Rougemont.

Sous son règne les Bisontins choisissent un gardien de leurs cités, qui refuse de considérer la ville comme vassale de l'empereur.

En 1290, Besançon est assiégée pendant quatre mois par les armées impériales, tenant le quartier de Bregille, alors que les troupes vassales leur faisant face occupent la Mouillère ainsi que les Prés-de-Vaux.  Othon IV, ne veut guère continuer cette lutte, décide de négocier pour finalement céder. À ce moment-là, les Bisontins profitent de la situation pour faire reconnaître officiellement leur commune par l'Empire. C'est alors le commencement d'une nouvelle bataille entre les Bourgeois et l'archevêque.

 

.Hugues V de Chalon, dit le Sourd, prince-évêque de Liège de 1296    à 1301  prince-archevêque de Besançon  de 1302 à 1311

Fils de Jean Ier de Chalon et de Laure de Commercy.                                                         

 

.Vital de Maignaut, prince-archevêque de Besançon de 1312 à 1313                                                

 

.Hugues VI de Vienne, prince-archevêque de Besançon de 1333 à 1355

 

.Jean II de Vienne, prince-archevêque de Besançon de 1355 à 1361, évêque de Metz de 1361 à 1365 puis évêque de Bâle de 1365 à 1382

Fils de Vauthier de Vienne ( ?-1344), seigneur de Mirebel.

En 1355, il succède à son oncle Hugues VI de Vienne comme archevêque de Besançon[] et l’année suivante, il devient gouverneur du duché de Bourgogne, Philippe Ier de Bourgogne étant alors âgé de dix ans.                                                    

Puis Il devient évêque de Metz en 1361.

 

.Louis de Montbéliard, prince-archevêque de Besançon de 1361 à 1362

Fils d’Henri de Montfaucon et d’Agnès de Montbéliard, fille aînée de Renaud de Bourgogne ; frère cadet d’Étienne de Montfaucon,  seigneur de Montfaucon et Comte de Montbéliard.

 

.Aymon de Villersexel, prince-archevêque de Besançon de 1363 à 1370

De la famille seigneur de la terre de Grammont dans le comté de Bourgogne.

 

.Guillaume II de Vergy (cardinal), prince-archevêque de Besançon de 1371 à 1391

Frère de Jean III de Vergy, seigneur de Fouvent, de Champlitte, de Port-sur-Saône, Autrey, sénéchal maréchal et gouverneur du comté de Bourgogne.

.                                        

.Gerard III d'Athies, prince-archevêque de Besançon de 1391 à 1404

 

.Thiébaud de Rougemont, archevêque de Vienne de 1397 à 1405, prince-archevêque de Besançon de 1405 à 1429

Issu d'une famille illustre du comté de Bourgogne.

 

.Jean III de La Rochetaillée, prince-archevêque de Besançon de 1429 à 1437, cardinal

Il participe en 1432 au concile de Bâle et y est nommé en 1434 vice-chancelier de la Sainte-Église et protecteur de l’Ordre des Chevaliers Teutoniques.

 

.François Ier Condomieri, prince-archevêque de Besançon de  1437  à  1438, cardinal                                                         

 

.Jean IV de Norry, prince-archevêque de Besançon  en 1438.

 Fils de Pierre de Norry et de Jeanne de Montboissier.

 

.Quentin Ménard, prince-archevêque de Besançon de 1439 à 1462.

Bénéficiant de l'appui du duc de Bourgogne Philippe le Bon, il est ensuite nommé à Besançon où son ministère est marqué par un très important conflit avec les citoyens de la ville, alors qu'il revendique ses fonctions temporelles. Il doit prendre la fuite à la suite de la destruction par la population de son château de Bregille, quartier de Besançon. Son autorité n’est rétablie qu'après une intervention du Pape.

 

.Charles de Neufchâtel, prince-archevêque de Besançon de 1462 à 1498.

Fils de Jean de Neufchâtel, seigneur de Montaigu, d'Amance et de Rigney, Chevalier de la Toison d'Or, lieutenant-général du duché et du comté de Bourgogne et de Marguerite de Castro. Charles de Neufchâtel est un parent du cardinal Jean de Neufchâtel.

Après la mort de Charles le Téméraire, les Français envahissent la Franche-Comté, et y font de grands ravages. Louis XI sait à la fois intimider et corrompre Charles de Neufchâtel. Le duc Maximilien de Habsbourg apprenant que Charles de Neufchâtel a basculé dans le parti de la France, le déclare en 1478 déchu de ses fonctions et l'oblige même à quitter son palais archiépiscopal. Charles quitte donc son diocèse et se réfugie en France à la cour du roi Louis XI.

 

.François II de Busleiden (cardinal secret) prince-archevêque de Besançon de  1498 à 1502.

Choisi par Maximilien de Habsbourg mais surtout par Marguerite d'York, veuve du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, comme précepteur du jeune Philippe le Beau, fonction qu'il remplit de 1485 à 1495. François de Busleyden est l'un des représentants de Maximilien d'Autriche au traité de Senlis du 23 mai 1493.  Il est conseiller de 1495 à 1502, maître des requêtes de l'hôtel en 1495, chef des finances à la suite de Philippe de Bourgogne-Beveren en 1497, premier maître des requêtes en 1498. Elu le 12 octobre 1498  par le Chapitre Métropolitain par recommandations de Philippe le Beau et Maximilien de Habsbourg.

Le pape Alexandre VI le nomme secrètement cardinal et  lui confère le droit de succession au siège de Cambrai.

Il participe activement au gouvernement en l'absence de Philippe le Beau, conseiller domestique en 1500 et enfin chef du conseil aulique en juillet 1502 suite au renvoi de Henri de Berghes durant le voyage en Espagne. Il remplit de nombreuses missions diplomatiques tant pour Maximilien d’Autriche que pour Philippe le Beau.    

 

.Antoine Ier de Vergy, prince-archevêque de Besançon 1502 à 1541

Il appartient à une très vieille et puissante famille du comté de Bourgogne. En 1199, la seigneurie de Vergy  est passée  aux ducs de Bourgogne par le mariage d'Alix de Vergy (1170-1252) avec  Eudes III de Bourgogne. Antoine appartient à l’une des branches cadettes issue de Guillaume de Vergy, frère d’Alix. Antoine est né du second mariage de Guillaume IV (seigneur de Vergy) avec Anne de Rochechouart de Mortemart.[ 

Sous son règne, en 1537, l’empereur Charles Quint  accorde  aux Bourgeois de Besançon le statut de Ville Impériale Libre et donne à la Ville de Besançon ses armoiries actuelles (distinctes de celle de l’évêque). 

 

A la Diète de Worms de 1521, le matricule d’empire la cite parmi les 83 villes libres impériales ; Besançon est alors imposée pour 180 florins alors que l’archevêché l’est pour 120 florins  (Strasbourg  l’est alors pour 550 florins).

 

 

L’archevêché est suffragant des évêchés de Belley, de Bâle et de Lausanne. L’archevêque choisi par le chapitre, est confirmé par une bulle du pape et comme prince d’empire reçoit l’investiture impériale.

 

.Pierre de La Baume, prince-archevêque de Besançon de 1541 à 1543, cardinal

Issu d’une très importante famille de la noblesse du  Bugey. Il est l’oncle du cardinal Claude de la Baume qui lui succède.

 

.Claude II de La Baume, prince-archevêque de Besançon de 1545 à 1584, cardinal en 1578, vice-roi de Naples

Neveu du précédent. Nommé vice-roi de Naples par le roi d’Espagne Philippe II de Habsbourg.

 

.Antoine Perrenot de Granvelle (1517 -1586), prince-archevêque de Besançon de 1584 à 1586, premier  ministre des Pays-Bas espagnoles et vice-roi de Naples

Fils de  Nicolas Perrenot de Granvelle, proche conseiller de l'empereur Charles Quint, puis garde des sceaux du Saint-Empire romain germanique.

Evêque d'Arras, archevêque de Malines puis cardinal, diplomate, conseiller d'État de l'empereur germanique Charles Quint, puis de son fils, le roi Philippe II d'Espagne, dont il est le seul Comtois auquel celui-ci accorde sa confiance. Il est en outre conseiller de Marguerite de Parme, gouvernante des Pays-Bas espagnols (du Cercle de Bourgogne), vice-roi de Naples et président du conseil suprême d'Italie et de Castille.

En tant qu’archevêque, il assiste à plusieurs diètes d'Empire, ainsi qu'aux pourparlers préalables au Concile de Trente, qu'il convoque au nom de Charles Quint. Grâce à l'influence de son père, devenu garde des sceaux, il se voit confier plusieurs missions politiques aussi délicates qu'importantes.  Il prend part aux négociations de paix qui suivent la défaite de la Ligue de Smalkalde à la Bataille de Muehlberg en 1547. En 1550, il succède à son père en tant que secrétaire d'état ; à ce poste, il conseille Charles Quint au cours de la guerre contre Maurice de Saxe, il l'accompagne lors de la fuite d'Innsbruck, et il réussit à obtenir la paix de Passau en août 1552. L'année suivante, il arrange les détails du mariage de Marie Ière d'Angleterre et de Philippe II d'Espagne, à qui il offre ses services en 1555, l'année de l'abdication de l'empereur Charles Quint. Philippe II l'envoie en mission aux Pays-Bas espagnols. Là, en avril 1559, Granvelle est l'un des émissaires espagnols qui négocient les traités du Cateau-Cambrésis, et lorsque Philippe quitte les Pays-Bas cette même année, il est nommé premier ministre de Marguerite de Parme, la régente des Pays-Bas espagnols.  La politique répressive qu'il mène dans les provinces au cours de ses cinq années d'exercice lui assure des bénéfices tangibles : en 1560 il obtient l'archevêché de Malines, et en 1562, il est fait cardinal; mais l'hostilité croissante de la population interdit son maintien en poste ; aussi, en mars 1564, il se retire en Franche-Comté (Comté de Bourgogne).  

Sur le papier, cette retraite n'est que temporaire, mais dans les faits elle est définitive. Les six années qui suivent sont paisibles, interrompues seulement par une visite qu'il fait à Rome en 1565.

Mais en 1570, Granvelle, à la demande de Philippe II, revient aux affaires avec une mission diplomatique à Rome. Il négocie l'alliance entre les États pontificaux, la république de Venise et la couronne d'Espagne contre l'empire ottoman, alliance qui  se conclut par la victoire à la bataille de Lépante. La même année, il est nommé vice-roi de Naples, un poste difficile et dangereux, qu'il occupe cinq années durant avec habileté. Philippe II l'appelle en 1575 à Madrid comme président du conseil des affaires d'Italie. Parmi les plus délicates négociations de ces dernières années, celles assurées en 1580, qui sont conclues par l'union des couronnes d'Espagne et de Portugal, et celles de 1584, où la France est tenue en échec grâce au mariage de l'infante Catherine avec Charles-Emmanuel Ier de Savoie, occupent une place particulière. Ces succès lui valent cette même année l'archevêché de Besançon, mais il est frappé de paralysie ; il n’est jamais intronisé, et meurt à Madrid en 1586.

 

.Ferdinand de Longwy dit de Rye (1550-1636) prince-archevêque de Besançon de 1586 à 1636, gouverneur du comté de Bourgogne

Fils de Girard de Rye, chambellan de l’empereur Charles Quint, chevalier de la Toison d'or, et de Louise de Longwy.

Après la mort de Cléradius de Vergy, le roi d’Espagne  nomme  Ferdinand  de Rye gouverneur du Comté de Bourgogne. Celui-ci prend ainsi une part active à la résistance comtoise contre l'envahisseur français pendant la Guerre de Dix Ans en dirigeant la défense de Dôle pendant son siège de quatre-vingt jours par le prince de Condé.

 

.François III de Rye, prince-archevêque de Besançon de 1636 à 1637

Fils de Philibert de Rye, général d'artillerie aux Pays-Bas espagnols.

Après des études à Rome, il est envoyé à Bruxelles à la cour des archiducs d’Autriche Albert et Isabelle de Habsbourg, alors souverains des Pays-Bas espagnols. Il se fait rapidement apprécier du couple princier qui le nomme chef de sa chapelle personnelle puis Grand aumônier.

 

.Claude III d'Achey, prince-archevêque de Besançon de 1637 à 1654

Le château d’Achey a été construit par Philippe d'Achey qui, en 1137, prend possession de la terre dépendante des sires de Fouvent. Cette famille d'Achey, est une des plus illustres et anciennes du Comté de Bourgogne.                                                            

 

.Charles-Emmanuel de Gorrevod, prince-archevêque de Besançon de 1654 à 1659

Fils de Charles-Emmanuelle de Gorrevod, duc de Pont-de-Vaux (Ain), et d'Isabelle de Bourgogne-Fallais.

 

.Jean-Jacques Fauche de Domprel, prince-archevêque de Besançon de 1660 à 1662

Issu de la famille des seigneurs de Domprel dans le comté de Bourgogne.

 

.Antoine-Pierre de Grammont, prince-archevêque de Besançon de 1663 à 1698

Fils d’Antide de Grammont, baron de Mélisey, seigneur de Courbessaint, du Saucy, de Lantenot et de Saint-Germain, colonel d'infanterie, gouverneur de Dôle et  de Salins, chevalier d'honneur au Parlement de Dole.La famille Grammont détient la seigneurie de Grammont dans le comté de Bourgogne, qui a donné le nom à la commune de Grammont. Par lettres patentes du 10 mars 1657, la terre de Grammont est érigée en Comté. Après la prise de Besançon en 1674, Louis XIV fait démanteler les châteaux de Franche Comté, celui de Grammont  est rasé. Avec la conquête française qui aboutit au traité de Nimègue de 1678 qui détache la Franche-Comté et Besançon de l’empire et les incorpore au royaume de France, l'archevêque perd les prérogatives temporelles qu’il avait depuis le Moyen Age mais conserve seulement son titre de prince d'Empire. 

 

 

 

 


 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 18:02

 

 

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

En 879, Louis II le Bègue, successeur de Charles II le Chauve, nomme Boson de Provence tuteur de ses deux premiers fils cohéritiers Louis III et Carloman II. Tandis que Louis III le Jeune, roi  de Francie Orientale  s'apprête à faire la guerre à ses cousins les rois de Francie occidentale Louis III et Carloman II, Boson V de Provence , qui est le fils de Bivin de Vienne, comte d’Ardenne et de Metz, et lui-même duc de Lombardie, duc de Provence, comte d'Autun, de Berry, de Chalon, de Mâcon et de Troyes, ainsi qu’ abbé laïc de Saint-Maurice d'Agaune en profite pour se faire proclamer  roi de Provence  à Mantaille le 15 octobre 879, avec la présence de l’archevêque de Besançon. Ce royaume se constitue alors de la Provence, du Dauphiné, de la Savoie, du Lyonnais, de la Franche-Comté, des diocèses de Mâcon, de Chalon, de Viviers, d'Uzès, de Vienne, de Valence, d'Avignon et d’Arles soit  la Bourgogne Transjurane.  Boson exerce son pouvoir jusqu’en 880, année ou est signé le traité de Ribemont entre Louis III le Jeune, roi de Francie Orientale, et ses cousins, les frères carolingiens, Louis III et Carloman II. Par ce traité,  en échange de la neutralité de Louis le Jeune, les rois de Francie occidentale  lui concédent la partie de la Lotharingie qu'ils possédaient depuis le traité de Meerssen de  870 et peuvent ainsi mener la lutte contre Boson. Carloman II est soutenu par le propre frère de Boson, Richard  dit le Justicier. Le comte Richard reprend, en 880, la ville de Mâcon, puis, en 882, celles de Lyon et de Vienne. Cette guerre ne prend fin qu'en 887, avec la mort de Boson et le mariage de sa fille avec le roi Carloman II.  Richard reçoit, pour ses services, le comté d'Autun qui appartenait jusqu'alors à  son frère.  

En 888, Rodolphe, fils de Conrad II, duc de Bourgogne transjurane et d’Auxerre marié à Willa de Provence, fille de Boson V de Provence, est proclamé roi de Bourgogne à l’abbaye de Saint Maurice en présence de l’archevêque de Besançon  puis  couronné roi de Bourgogne et de Lotharingie à Toul par l'évêque Arnaud (Arnald). Sa sœur Adélaide épouse alors Richard le Justicier auquel elle apporte en dot le comté d’Auxerre.

En 890, Richard le Justicier acquiert le comté de Nevers et  en 894, il s'empare du comté de Troyes en profitant des troubles semés par la mort du comte Adalelme de Troyes. Enfin, il conquiert, l'année suivante, sur le roi Eudes Ier le comté de Sens. Il est alors suzerain des comtés suivants : comté de Chalon, comté de Charolais, comté de Macon, comté de Charolais, comté d’Autun, comté de Nevers, comté d'Avallon, comté de Sancerre, comté de Tonnerre, comté de Senlis, comté d'Auxerre, comté de Sens, comté de Troyes, comté d'Auxonne, comté de Bourgogne (future Franche Comté), comté de Montbéliard, comté de Bar..

 

Enfin en  898, le comte Richard est autorisé par ce même souverain à fusionner ses comtés et  prend alors le titre de marquis de Bourgogne, jusqu'en 918, puis celui de duc et est ainsi l’auteur de la partition pour 4 siécles de la Bourgogne entre duché de Bourgogne  rattaché au Royaume de France  et comté de Bourgogne partie du Second Royaume de Bourgogne puis du Saint Empire.

Les comtés de la Haute-Bourgogne sont englobés dans ce royaume de Bourgogne Transjurane qui s’étend sur les deux versants du Jura avec comme limite à l’ouest, les rives de la Saône.                           

Le roi Rodolphe Ier s’appuie sur l’évêque de Besançon Thierry, qu’il nomme archichancelier de son royaume. Au début de son règne, il a fort à faire avec les rois carolingiens : Arnulf, roi de Germanie, Zwentibold, roi de Lorraine et fils du précédent, et Louis, roi de Provence fils de Boson.

Zwentibold envahit en 894 le nord du nouveau royaume jusqu’au diocèse de Besançon et Louis intervient dans le sud de celui-ci. Zwentibold se maintient jusqu’en 900 sur la Haute Bourgogne, et Thierry s’est rallié au nouveau souverain. Les décès successifs d`Arnulf et de Zwentibold et l’intérêt pour l'Italie de Louis, laissent le champ libre à Rodolphe Ier qui agrandit et consolide son royaume.

Son fils Rodolphe II (912-937) lui succède en 912. C’est un souverain batailleur. Il doit dans un premier temps, défendre avec succès son royaume contre une tentative de conquête par le roi des Francs et de Lorraine, Charles III le Simple.

Vers 914, Hugues le Noir (914-952) est pourvu du comté de Varais. Hugues le Noir est le second fils du duc de Bourgogne Richard le Justicier, et le neveu maternel du roi de Bourgogne Transjurane Rodolphe Ier. Peu de temps après, il exerce son autorité sur le comté de Portois.

En 918,  Rodolphe II fait la guerre au duc de Souabe, Burchard, mais il est défait.  En 919, Hugues, à la mort du duc d'Aquitaine Guillaume le Pieux, hérite du Lyonnais, dans le royaume de Bourgogne Cisjurane de son cousin Louis. La paix s’obtient  par le mariage en 921 de Rodolphe II avec Berthe la fille du duc de Souabe. Dès 921, il est le comte prépondérant sur la Haute-Bourgogne.

L’année suivante, il est aux côtés de son frère Raoul et du duc Robert dans la lutte contre le roi des Francs, Charles le Simple. 

Puis en 922, Rodolphe II se voit proposer  par les nobles d’Italie du Nord la couronne de ce royaume dont le roi est Bérenger de Frioul. Rodolphe II traverse alors les Alpes.

En 926 Bérenger est assassiné mais les grands d’Italie ne veulent plus de Rodolphe comme roi lui préférant Hugues  qui le 9 juillet est élu roi d’Italie à Pavie.  Cette même année 926, le roi de Francie orientale Henri Ier intervient dans le royaume de Bourgogne et reconnait à son roi Rodolphe II l’investiture sur les terres situées  entre l’Aar en Suisse et le Rhin avec le comté de Bâle mais en contrepartie il se fait remettre la Sainte Lance, insigne de la monarchie bourguignonne ce qui ressemble à un acte de vassalité garantissant sa protection à l’égard des ambitions du roi des Francs Raoul.

Hugues étend son autorité pendant l’année 927 sur le comté de Mâcon, à la suite de la disparition de la famille des  comtes d’Auvergne. Il s’appuie sur ce comté sur le vicomte Aubri ou Albéric. Il est présent en 928, à l’assemblée de Lausanne tenue par son cousin le roi Rodolphe II. Celui-ci se fait céder le comté de Bourgogne par Louis III l’Aveugle, fils de Boson et réunit en 934 le royaume de Bourgogne-Cisjurane ou royaume de Provence  à son royaume de Bourgogne transjurane  lequel devient ainsi royaume de Bourgogne-Provence   (ou royaume d’Arles qui en est la capitale) lequel recouvre pratiquement l’ancien territoire du premier royaume burgonde à l’exception de la Basse Bourgogne devenue le duché de Bourgogne, du Lyonnais et du Viennois qui dépendent alors du royaume de Francie occidentale.

En 936, le duc de Bourgogne Raoul meurt subitement sans héritier direct. Hugues le Noir prend possession du duché de Bourgogne, mais ne réclame pas la succession sur le royaume des Francs. Louis IV qui vient d’être couronné se dirige vers la Bourgogne, pour faire reconnaître son autorité, Hugues le Noir refuse de prêter serment, et se retire dans ses terres Outre-Saône. Il gouverne sur les deux rives de la Saône. Il s’appuie sur ses fidèles vassaux que sont Gilbert, comte de Chalon et de Beaune, Aubri, vicomte de Mâcon, Liétaud fils d’Aubri et Robert, vicomte de Dijon.                                                   

Le roi de Bourgogne-Provence Rodolphe II meurt en 937 laissant 4 enfants mineurs. Conrad (937-993) n’a que douze ans. 

Hugues, roi d'Italie, souhaite profiter de la minorité du jeune roi, pour unir son royaume à celui d'Italie, et former un immense royaume. Il épouse Berthe, la veuve de Rodolphe, et prend sous sa protection sa fille Adélaïde, qui est fiancée à son fils Lothaire.

Mais Othon Ier roi de Francie orientale et futur restaurateur de l’empire intervient dans le royaume bourguignon et sous prétexte de servir de protecteur à Conrad, le conduit en Allemagne et le retient prisonnier dans son palais. Conrad est élevé à la cour germanique. Ceci donne prétexte en 937, à Hugues le Noir pour refuser de consentir l’hommage au roi de Bourgogne Conrad.

Sur la Haute Bourgogne, les comtes ont tendance à privilégier l’ouverture vers le royaume de Francie occidentale, notamment Hugues le Noir qui est à la fois duc de Bourgogne et archi-comte sur la Haute-Bourgogne. Conrad, comme son père et comme ses successeurs, est peu libre de ses mouvements, et se déplace uniquement sur son domaine propre : Aix les Bains, Lausanne, Vevey et est donc peu présent sur les autres terres de son royaume.

En 938, Hugues se soumet au roi des Francs Louis IV et reconnaît son autorité. Du coup, les terres de Haute-Bourgogne situées jusqu’à présent hors du royaume des Francie occidentale commencent à entrer dans une certaine mouvance  française. Louis IV devient donc souverain de la Haute-Bourgogne, du Lyonnais et du Viennois.

Vers 940, Conrad épouse Adélanie, qui lui donne deux enfants, dont un fils qui décède avant son père.

En 941, sous la pression du roi Othon de Germanie, il se voit contraint de ne plus nuire à Hugues le Grand et Herbert de Vermandois, ses adversaires sur la Bourgogne ducale. Othon libère Conrad en 942, qui prend enfin la succession de son père sur le royaume de Bourgogne-Provence. L’un de ses premiers actes est du 3 juillet 942 à Saint-Maurice d'Agaune où Conrad concède à Albéric Ier, vicomte de Mâcon, un certain nombre de terres et de biens dans la région de Salins, base de la seigneurie de Salins.                                                       

En 944, Conrad peut enfin réunir son premier plaid royal dans le Viennois en présence des ecclésiastiques : Guy, archevêque de Lyon, Sobon, archevêque de Vienne, Aymon , évêque de Genève, Béraud, évêque de Lausanne et des grands nobles, Hugues, archi comte de Haute Bourgogne, Charles-Constantin, comte de Vienne, Boson, comte d’Arles, Guillaume, comte d’Avignon, frère de Boson, Liétaud, comte de Macon, et Humbert, sire de Salins, frère de Liétaud.  Il se brouille de nouveau en 943, avec le roi Louis IV, et doit partager sur le duché son autorité avec Hugues le Grand.

Cette même année 943, Albéric, fils du vicomte de Narbonne Mayeul, qui a épousé Attala, l’héritière de la vicomté de Mâcon, étend son autorité sur des terres de Salins, de Pontarlier et de Besançon, avec la bienveillance de Hugues le Noir et du roi Conrad de Bourgogne. Albéric est enterré en 945, dans la première église Saint-Étienne de Besançon. Liétaud II (945-965) fils d’Albéric, succède à son père sur les comtés de Mâcon et de Besançon, tandis que son frère Humbert hérite des terres de Salins. Tous les deux rendent hommage à Hugues le Noir.

Dès 948, Conrad, appuyé par Othon, réussit à faire reconnaître sa suzeraineté sur l'ancien royaume de Provence. Conrad affirme son autorité en créant le marquisat de Provence et en nommant trois comtes et des vicomtes, étrangers au pays, dont un à Arles qui va rapidement supplanter tous les autres. Il s'agit du comte d'origine bourguignonne Boson II (parent éloigné du Boson  de la fin IXe siècle), à l'origine de la première lignée des comtes de Provence.

Hugues se réconcilie en 949, avec le roi de Francie occidentale Louis IV et redevient le premier personnage du duché.

Deux ans plus tard, le roi Louis accompagné de Liétaud vient à Besançon rencontrer Hugues le Noir.  Cette même année 951, Adélaïde, la veuve du roi d'Italie Lothaire, épouse en secondes noces Othon Ier roi de Francie orientale  qui devient ainsi roi d’Italie et donc beau-frère du roi de Bourgogne-Provence Conrad.  À la mort d’Hugues le Noir, en 952, c’est Gilbert de Chalon (son gendre) qui récupère les terres d’Hugues.

Albéric ou Aubri II (965-982) hérite à la mort de son père des mêmes territoires.  

De 956 à 1002, la partie de la Bourgogne devenue duché de Bourgogne passe aux mains des Robertiens ancêtres des capétiens ; elle est en effet occupée par le roi de France Robert le Pieux qui empêche Otte-Guillaume de la récupérer

En 958, le roi de Bourgogne-Provence Conrad épouse Mathilde, fille du roi de Francie occidentale Louis IV, mais surtout nièce d’Othon, la mère du futur Rodolphe III. Les relations avec la famille Ottonienne se renforcent. 

En 962, Othon Ier est sacré empereur.

Le roi de Bourgogne Conrad a trois filles, l’aînée Gisèle, de son premier mariage, épouse le duc de Bavière Henri; Berthe du second mariage, épouse le comte de Blois Eudes, et Gerberge, la cadette, épouse le duc de Souabe Hermann. Elles sont à l’origine de la guerre de succession après la mort de leur frère. Conrad a également deux enfants d’une concubine, Burchard et Conon-Conrad.

Sur la Provence, Conrad nomme le comte d'Arles, Guillaume, gouverneur de cette région. En 972, Guillaume rassemble avec son frère Rothbold (Roubaud), une armée de fidèles et ils chassent de toute la Provence, les groupes de pirates sarrasins qui ont infesté la région, depuis de nombreuses années. Pour cet acte auquel le roi Conrad n’a pas pris part, Guillaume obtient la suzeraineté sur la Provence.

À la mort d’Albéric II, un personnage se manifeste, c’est Otte-Guillaume (982-1026). Il est le fils du roi d’échu d'Italie Adalbert Ier, et de Gerberge de Chalon, fille du comte Lambert. Il est le beau-fils du duc de Bourgogne Eudes-Henri après le remariage de sa mère. Il épouse Ermentrude de Roucy veuve d’Albéric II, et gouverne les comtés de Mâcon et de Besançon, au nom de ses deux beaux-fils, Liétaud et Aubri.

En 984, Adélaïde, veuve de Othon Ier, demande à son frère le roi de Bourgogne Conrad III d’intervenir dans la succession de Germanie, en effet son petit-fils Othon III  est retenu prisonnier par Henri le duc de Bavière. Conrad III accompagné de seigneurs italiens et lorrains, se dirige vers le bavarois, celui-ci voyant la partie perdue, relâche Othon III. Ce dernier hérite de l’empire et devient roi des romains en 993 sous la régence de sa mére. Cette même année 993, Rodolphe III succède à son père Conrad III comme dernier  roi de Bourgogne Provence. 

Berthe la sœur de Rodolphe, veuve d’Eudes de Blois, épouse en 996 le roi des Francs Robert II. Ce mariage est rejeté par l'Église, pour lien de parenté entre les deux époux. Les deux grands-mères, paternelle de Robert et maternelle de Berthe, sont sœurs et filles du roi de Gemanie Henri Ier.

A la mort de Rodolphe III, en 1032, l’empereur Conrad II le Salique hérite du Royaume de Bourgogne-Provence encore appelée Royaume d’Arles car c’est cette ville qui en est la capitale.

 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 12:28

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CH.  III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

 

     images

 

                                       

L'histoire de ces régions ne peut se comprendre si on ne la rattache pas à celle du Royaume Burgonde et au Deuxième Royaume de Bourgogne qui en est l'héritier.

 

En  534, le roi franc Clovis bat les Burgondes et incorpore leur royaume à celui des Francs, il n’en reste pas moins que les Burgondes au nombre d’environ 80 000 ont pu représenter de 5 à 15 % des populations gallo-romaines des régions ou ils se sont établis avec lesquelles ils se sont fondus donnant à celles-ci un certain particularisme. Cinq comtés composent ce qui deviendra le comté de Franche comté : comté de Port, de Scoding, d’Amaous, de Warasch et la ville de Besançon.

Dans l’empire de Charlemagne, la Bourgogne reste un vaste comté regroupant pratiquement tous les territoires du premier royaume burgonde (Burgundy).

 

Après le démembrement de l’empire de Charlemagne au traité de Verdun de 843, les territoires relevant de ce premier royaume burgonde sont partagés en deux parties, l’une située à l’Ouest de la Saône relevant du Royaume de Francie Occidentale de Charles le Chauve, tandis que les autres à l’est de la Saône et du Rhône, appelées Bourgogne Transjurane et Bourgogne Cisjurane (dont dépend la Provence) dont le comté de Bourgogne s’étendant  jusqu’à l’Aar est incorporée au Royaume de Francie Médiane de son frère ainé l’empereur Lothaire (843-855).

 

À la mort de l’empereur Lothaire Ier en 855, son fils Lothaire II (855-869) récupère le nord du royaume de Lotharingie avec la Bourgogne Transjurane et fixe sa capitale à Metz.

Eudes, comte de Troyes est l’un des grands de Bourgogne qui se révoltent contre Charles le Chauve en 858, et qui font appel à Louis le Germanique. Mais quand l’année suivante, Charles le Chauve prend le dessus sur son frère, Eudes est châtié et perd son comté. Il trouve alors refuge l’autre côté de la Saône.                                                      

En 862, Lothaire II prend pour concubine Waltrade et souhaite l’épouser en répudiant son épouse Thieberge. Cet événement va perturber toute l’existence de ce roi. Le pape Nicolas Ier (858-867) refuse ce remariage et envoie ses légats à Metz où réside le roi, pour le contraindre à renoncer. 

En 863, Eudes rentre dans les faveurs de Charles le Chauve et obtient le comté de Mâcon s’installant ainsi sur les deux côtés de la Saône. Cette même année 863, à la mort de son frère Charles de Provence, le roi de Lotharingie Lothaire II reçoit le duché du Lyonnais.

En 865, sous la menace de ses oncles les rois Charles le Chauve et Louis le Germanique, et la pression toujours aussi forte du pape, Lothaire II doit renoncer à sa concubine et reprend son épouse légitime.

La montée en puissance d’Eudes s’accentue, en 867, Charles le Chauve lui accorde les comtés de Troyes et d’Autun. En 869, lors du passage du roi Lothaire II à Besançon, Eudes demande au roi de traiter le différend qui l’oppose à l’archevêque Arduic (843-871) sur des possessions de terres dans le Jura. Le roi donne raison à Eudes qui les conserve. 

À la mort du roi Lothaire II, Eudes participe à la découpe du royaume de Lotharingie entre les deux oncles du défunt Charles le Chauve et Louis le Germanique lors du traité du 8 août 870 à Meerseen. Charles le Chauve acquiert la région jusqu’à la Meuse et le tiers de la Frise sauf Utrecht, ainsi que les régions le long du Rhône et de la Saône. Louis II de Germanie  a les comtés de Warasch, d'Amaous et de Port issus du premier royaume burgonde sur l’actuel territoire de la France Comté.

Les partages de 843 à Verdun, 855 à Prüm, 870 à Meerssen sont ainsi à l'origine de la séparation des territoires en Bourgogne occidentale (duché) et orientale (comté): l'ouest de la Saône et du Rhône va à Charles le Chauve, l'est à Lothaire. Au IX° siècle, le territoire du premier royaume Burgonde va donc étre disputé entre les Caroligiens de Francie Occidentale et les futurs rois du deuxième Royaume de Bourgogne.

Eudes annexe Besançon (le reste du Varais passe à Louis), le Lyonnais, le Viennois, le Sermorens, le Vivarais, l’Uzège, c’est-à-dire la portion de la succession de Charles de Provence qui était échue à Lothaire II en 863. Il perd Aix-la-Chapelle et Metz, mais la possession de Besançon et de Grenoble lui ouvre la route de l’Italie. Louis le Germanique obtient les deux tiers de la Frise avec Utrecht et Maastricht, les pays de la rive droite de la Meuse, à l'est de l'Ourthe et de la Moselle avec Metz et le long du Rhin (Aix-la-Chapelle, Sarre, Alsace) et le nord du Jura.

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 08:31

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CH.II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                       terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

 

22. Comté de Montbeliard /Grafschaft Moempelgard,                                            terre d’empire de 962 à 1806.

 

Maison de Mousson

 

.Henri III (?) comte de Montbéliard

Vers le milieu du XI siècle, Henri III, fils de Conrad II, constitue au nord de la Bourgogne un état comprenant Montbéliard, Ferrette et Altkirch qu'il donne à Louis de Mousson (mort en 1065), comte de Bar, gendre du duc de Lorraine par mariage avec Sophie de Lorraine.

 

.Thierry Ier (?) comte de Montbéliard  

Fils du précédent, il hérite des domaines de Montbéliard-Ferrette ; il est comte de Montbéliard, d’Altkirch, de Ferrette et de Bar.

Il épouse en 1065 Ermandtrude, fille de Guillaume II, comte de Bourgogne.

 

.Frédéric Ier et Thierry II ( ?) comte de Montbéliard         

Fils de Thierry Ier, ils gouvernent  d’abord ensemble l'héritage. En 1125 ils partagent leur domaine  Frédéric Ier prend le titre de comte de Ferrette et Thierry II celui de comte de Montbéliard.

 

.Thierry II de Montbéliard(1080-1163), comte de Montbéliard de 1125  à 1163.

Il est l’époux de Gertrude de Habsbourg, fille de Werner II, comte de Habsbourg.

Il joue un rôle important auprès des empereurs ; il participe à l'entrevue de Worms. Il a marié sa fille Sophie, héritière de Montbéliard,  en 1128 à Richard II, comte de Montfaucon. C’est leur fils Amédée II de Montfaucon qui succède à son grand-père.                                         

 

Maison de Montfaucon

 

.Amédée II de Montfaucon, comte de Montbéliard et seigneur de Montfaucon de 1162 à 1195

 

Fils de Richard II de Montfaucon et de Sophie de Montbéliard ; il agrandit son comté de Montbéliard par l’acquisition de 4 seigneuries relevant du Comté de Bourgogne (Franche Comté) : Blamont, Clémont, Héricourt, Chatelot.

 

.Richard III de Montfaucon, comte de Montbéliard et seigneur de Montfaucon de 1195 à 1227

 

Frère du précédent. Il épouse  Agnès de Bourgogne, fille du comte Étienne Ier de Bourgogne.

 

.Thierry III dit Le Grand Baron, comte de Montbéliard de 1227 à 1283

 

Fils du précédent. Il épouse  Adélaïde de Ferrette, fille de Frédéric II, comte de Ferrette. En 1273, il est reconnu comme vassal direct de l’empereur Rodolphe Ier de Habsbourg.

 

.Renaud de Bourgogne ( ?  -1330) comte de Montbéliard de 1283 à 1330

Fils d’Hugues III de Chalon, sire de Salins, comte de Bourgogne par son mariage avec Alix de Méranie, fille d’Otton II, duc de Méranie, comte palatin de Bourgogne. Son frère ainé est Othon IV de Bourgogne. 

Par son mariage en 1282 avec Guillemette de Neufchâtel, seule héritière des biens de Thierry III, il devient comte de Montbéliard. Une de ses filles Jeanne  épouse Ulrich III, comte de Ferrette, puis au décès de celui-ci Rodolphe de Hesse, margrave de Bade, et en 3e noces, le comte Guillaume de Katzenellenbogen.

En mai 1283, Renaud accorde une charte d'affranchissement à la ville de Montbéliard. Renaud fonde également une administration urbaine qui perdurera jusqu'à la Révolution française. Ce partage du pouvoir entre le seigneur (car souvent absent) et la bourgeoisie constitue un élan vers une conception nouvelle de vie publique. Montbéliard devient ainsi une ville médiévale « moderne ». L'administration de la cité est confiée au Conseil des IX, composé de neuf francs-bourgeois (chacun d'eux est chef d'un des neuf « guets » ou quartiers formant la ville). Ils ont à leur tête deux maîtres-bourgeois et un maire. Ce dernier est le représentant auprès du comte. Tous sont élus annuellement par tirage au sort. L'ensemble forme le « Magistrat », ou Conseil de ville, organe d'administration et de juridiction de celle-ci ; la plupart sont des commerçants, des artisans. Ils se réunissent pour exercer la justice en un tribunal municipal, c’est-à-dire, qu'ils exercent la Basse Justice et jugent les causes ordinaires. Toutefois, le comte souverain reste le suprême arbitre

Le 1er septembre 1314, Renaud rédige un testament qui prévoit la succession de ses biens au profit de son épouse, mais elle décède quelques années plus tard.  En 1321, peu avant sa mort, il modifie son testament ; ses biens iront cette fois au profit de ses enfants. Par ailleurs, Othenin, handicapé mental, est mis sous tutelle en cas d'incapacité de celui-ci à lui succéder. Ce sera Hugues de Bourgogne, le plus jeune frère de Renaud, qui en sera le tuteur et devient pendant 5 ans le régent du comté. Car si cinq ans après le décès de Renaud, Othenin est toujours incapable de gérer les affaires du comté (ce qui fut le cas), alors, le patrimoine sera définitivement partagé entre les enfants, mais le comté de Montbéliard subviendra aux besoins de son fils jusqu'à la fin de ses jours. Othenin meurt 17 ans après son père.

(En 1324, Ulrich X de Wurtemberg achète les seigneuries de Horbourg et Riquewihr - terres d'Empire- qui appartiennent au comté de Wikisau tenu par deux frères Walter et BurcKaard, neveux d'Ulrich)

 

.Agnès ( ?-vers 1337) comtesse de Montbéliard de 1330 à vers 1337

Troisième fille de Renaud et mariée à Henri de Montfaucon hérite du comté de Montbéliard à la mort de son père.

Lors du partage définitif des biens de la Maison de Montbéliard par le traité de Granges de 1332, Jeanne, son ainée reçoit officiellement Belfort, Grandvillars, Héricourt, Rougemont. C’est le début du démembrement du comté de Montbéliard, car Belfort tombe d'abord dans l'escarcelle des comtes de Ferrette, puis, vers 1360, dans le domaine autrichien des Habsbourg.

Le comté de Montbéliard se trouve donc démembré en deux parties.

 

.Étienne de Montfaucon, comte de Montbéliard de  1367 à  1397

 

Fils des précédents, époux de Marguerite de Chalon-Arlay,  fille de Jean II de Chalon-Arlay, seigneur d'Arlay  est donc  Comte de Montbéliard et Seigneur de Montfaucon.

 

.Henriette de Montfaucon, comtesse de Montbéliard de  1397  à  1444

 

Son frère Henri meurt en croisade à Nicopolis en 1396. À la mort d'Étienne de Montfaucon, ses enfants ont tous disparu, mais peu avant son décès, il a nommé Henriette, (l'une de ses petites-filles) héritière de ses biens et l’a fiancée à Eberhard IV de Wurtemberg, fils d’Eberhard le  Wurtemberg dit le Débonnaire. Le mariage a lieu en 1407.

 

Henriette amène dans la corbeille de mariage :


-Le comté de Montbéliard terre d'Empire qui rend hommage à l'Empereur.
-Les seigneuries de Clerval, Passavant et la baronnie de Granges, terres pour lesquelles le comte de Montbéliard est vassal du comte de Bourgogne.
-Porrentruy en Suisse (racheté par l'évêque de Bâle en 1461).
-Les seigneuries d'Etobon (achat de 1358).                      .
-Les droits de souveraineté sur La Roche Saint-Hyppolyte.

  

Au décès de son beau-père en 1417, l’empereur Sigismond de Luxembourg confère aux terres d'Eberhardt le Jeune  le statut de fief d'Empire.

 

Elle règne seule à la mort de son époux  Eberhard le Jeune en 1419.

 

En 1424, Henriette achète  la seigneurie de Bélieu (près de Valentigney).

À sa mort, le comté de Montbéliard et les autres possessions de la famille de Montfaucon passent à leur fils Louis de Wurtemberg, et donc dans la Maison de Wurtemberg, créant la branche de Wurtemberg-Montbéliard.

 

Maison de Wurtemberg

 

.Louis IV de Wurtemberg, comte de Montbéliard et comte de Wurtemberg de 1444 à 1450

 

Il épouse Mathilde de Palatinat.

 

.Louis V de Wurtemberg, comte de Montbéliard et comte de Wurtemberg de 1450 à 1457

 

Fils des précédents.

 

.Eberhard V de Wurtemberg dit le Barbu, comte de Montbéliard et comte puis duc de Wurtemberg de 1457 à 1473 puis à nouveau comte de Montbéliard de 1482 à 1496, duc de Wurtemberg de 1495 à 1496

 

Frère du précédent ; il épouse Barbe de Gonzague, fille du marquis Louis III de Mantoue. Il est élevé le 21 juillet 1495 à la dignité de duc de Wurtemberg par l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, et par cette élévation il  prend le nom de duc Eberhard Ier de Wurtemberg.

Les terres wurtembergeoises situées en Souabe (Allemagne) sont réunies en un duché d'Empire. Le comté de Montbéliard, Horbourg et la seigneurie de Riquewihr en sont exclus.

 

.Henri de Wurtemberg, comte de Deux-Ponts / Zweibrücke - Comte de Montbéliard  de 1473 à 1482

 

Fils d’Ulrich V de Wurtemberg et d'Elisabeth de Bavière

Pris de folie, il est interné et Eberhard V redevient comte de Montbéliard.

 

.Eberhard VI de Wurtemberg, Comte de Montbéliard de 1496 à 1498

 

Frère du précédent ; il épouse Elisabeth de Hohenzollern, fille d'Albert de Brandebourg.

                                                        

.Ulrich VI de Wurtemberg, comte de Montbéliard et duc de Wurtemberg de 1503 à 1519 et de 1534 à1550

 

Fils d'Henri de Wurtemberg et d'Elisabeth fille du comte Simon de Wecker (premier mariage) - ép. Sabine de Wittelsbach, fille du duc Albert IV de Bavière.

Ulrich de Wurtemberg achète les droits des seigneuries de Blamont, d'Héricourt avec Clémont, Chatelot à Guillaume de Furstemnerg, un des gendres de Claude de Neuchatel. Seul Blamont entre dans la mouvance des Wurtemberg

 

En 1534, Ulrich vend le comté de Montbéliard  à François Ier mais celui-ci est forcé par Charles Quint  au bout de 8 mois de le revendre.

 

  .Georges Ier de Wurtemberg, comte de Montbéliard et duc de Wurtemberg de 1526 à 1534 puis de 1553 à 1558

 

Fils d'Henri de Wurtemberg et d'Elisabeth, fille de feu le comte Jean VII de Salm (second mariage) ; il  épouse Barbara de Hesse.


En mars 1561 les Comtois envahissent la ville d'Héricourt. Il s'en suit l'occupation militaire de Chatelot et Clémont, au nom de Frédéric Ier (1558-1608) de Wurtemberg enfant mineur par le gouvernement du comté Montbélard.
Les Wurtemberg reprennent Héricourt le 11 juin 1561.
Héricourt, Clémont et Chatelot sont intégrés au Comté de Montbéliard.

 

.Christophe de Wurtemberg, comte de Montbéliard et duc de Wurtemberg de 1550 à 1568

 

Fils d'Ulrich VI de Wurtemberg et de Sabine de Wittelsbach ; il  épouse  Anne-Marie de Hohenzollern. Il décède en 1568.

 

.Frédéric Ier de Wurtemberg, comte de Montbéliard de 1568 à 1608 et duc de Wurtemberg (à partir de 1593)

 

Fils de Georges Ier de Wurtemberg et de Barbara de Hesse ; il épouse Sybille d'Anhalt.


Il achète la seigneurie de Franquemont (Goumois), terre Franc-Comtoise  en 1595. En 1597, l’empereur Rodolphe II de Habsbourg érige le comté de Montbéliard en principauté d’empire.

                                                                                                                                                                                                                          

.Jean-Frédéric de Wurtemberg, comte de Montbéliard de 1608 à 1617

 

Fils des précédents. Il cède le comté à son frère puîné : Louis-Frédéric.

 

.Louis-Frédéric de Wurtemberg, duc de Wurtemberg - comte de Montbéliard de 1608 à 1631

 

Frère du précédent ; il épouse Elisabeth de Hesse, puis Anne de Nassau

Sous son règne débute la guerre de Trente Ans entre catholiques et catholiques réformés.

 

 .Léopold-Frédéric de Wurtemberg, duc de Wurtemberg et comte de Montbéliard de 1640 à 1662

 

Fils du premier lit de Louis-Frédéric ; il  épouse Sybille de Wurtemberg.

 

.George II de Wurtemberg, duc de Wurtemberg et comte de Montbéliard de 1662 à 1699

 

Demi-frère de Léopold-Frédéric (2e lit de Louis-Frédéric de Wurtemberg) - ép. Anne de Coligny, fille du comte Gaspard III de Coligny.

Sous son règne en 1676, Louis XIV occupe la principauté qui est démantelée. Le traité de Nimègue de 1679 entérine l’annexion de fait de la Franche-Comté par Louis XIV et les 4 seigneuries de Blamont, Clémont, Héricourt et Chatenot deviennent ses vassales ; il crée les Chambres de réunion et, commence par réunir à la couronne près de 80 villages dépendant du comté de Montbéliard, situés dans le comté de Bourgogne relevant  alors à la couronne d’Espagne et de l’empire. Mais le traité de Ryswick de 1697 restitue la principauté à Georges II qui doit toutefois prêter  hommage au roi Louis XIV pour ces 4 seigneuries.

 

.Léopold-Eberhard de Wurtemberg, duc de Wurtemberg et comte de Montbéliard de 1699 à 1723

 

Fils des précédents ; il épouse Anne-Sabine de Hedwiger puis Elisabeth Charlotte Curie.

 

 .Eberhard-Louis de Wurtemberg, comte de Montbéliard de 1723 à 1733

 

Il épouse Jeanne-Elisabeth, fille de Frédéric III, margrave de Bade-Durlach mais non pas d'héritiers.

                                                                                                                                                                         

.Charles-Alexandre de Wurtemberg, duc de Wurtemberg et comte de Montbéliard de 1733 à 1737

 

Fils de Frédéric-Eugène de Wurtemberg et d'Eléonore de Brandebourg - ép. Augusta.

 

.Charles II de Wurtemberg, duc de Wurtemberg et comte de Montbéliard de 1744 à 1793

 

Fils des précédents ; il épouse Élisabeth de Hohenzollern.

 

Le comté de Montbéliard est composé, à la veille de la Révolution, de deux parties distinctes: l'une groupée tout entière autour de Montbéliard, l'autre, moins importante, enclavée dans le bailliage de Vesoul et s'étendant de Couthenans à Magny-Danigon. Les droits du duc de Wurtemberg en France sont de natures diverses: les uns se réduisent à des droits seigneuriaux ordinaires sur un certain nombre de villages situés en Alsace, en Franche-Comté, en Bourgogne; les autres sont de souveraineté absolue. La convention du 21 mai 1786 ne laisse, pour ces derniers, aucun doute. L'article x porte: "Le roi cède et abandonne au duc de Wurtemberg la souveraineté, supériorité territoriale, droits et ressorts sur les villages de [suivent les noms], ainsi que les deux maisons appelées les Raillères, près d'Estobon"; et l'article v: "Le roi renouvelle les lettres patentes par lesquelles Sa Majesté a cédé et remis au duc de Wurtemberg tous les droits de souveraineté sur les sujets et les terres de sa province d'Alsace qui étaient enclavés dans les villages et territoires de Nommay, Brognard et Dampierre, outre les bois dépendant du comté de Montbéliard."                                                     

 

Ces deux articles sont importants car  ils ne laissent d'abord aucun doute sur les droits souverains du duc de Wurtemberg; les seules réserves à ce sujet (art. XXVI) portent que "les troupes de Sa Majesté et les convois militaires jouiront du passage libre"; ils nous montrent des limites frontières à établir, non sur des paroisses, mais sur des maisons, sur des bois imparfaitement décrits; ils apportent, enfin, une preuve aux confusions déjà signalées sur les confins exacts de l'Alsace.                                                         

 

Le duc de Wurtemberg confirme dans une lettre adressée au roi, le 5 mai 1790, ses prétentions sur les villages de Valentigney et de Villers-la-Boissière, alors que l'article VIII de la convention de 1786 portait: "Le duc de Wurtemberg cède au roi la souveraineté des villages de... Valentigney et Villers-la-Bodissière.

                                                        

La ville de Maudeure a, de son côté, longtemps été la capitale d’une contrée qui fut intégrée au Comté de Montbéliard mais sur son territoire, la justice appartenait à l'archevêque de Besançon, aux seigneurs Montaignons, au prince de Montbéliard.

Par l'article IX de la convention de 1786, le duc de Wurtemberg avait "cédé au roi la souveraineté sur les sujets et les terres qu'il possède à Mandeure"; mais cette cession prête, là encore, à de nombreuses contestations.  Mandeure, avec le village de Courcelles qui lui était uni, formait, en réalité, une principauté ecclésiastique dépendant de l'église de Besançon. "Ce petit village, écrit l'abbé Bouchey, traitant la période antérieure à 1790, a ses biens, ses lois, ses usages, sa constitution particulière... c'est une commune unique dans son genre... c'est un petit État qui se gouverne lui-même, sous la haute direction des archevêques, de leurs officiers et de ses curés." La mort de l'archevêque de Besançon, survenue à Soleure, le 19 mars 1792, cause dans la principauté les plus graves embarras. Les officiers de justice se trouvent ipso facto destitués. Dans un discours du curé de Mandeure, annonçant à ses fidèles la mort "de leur très illustre et gracieux souverain", on lit: "La principauté de Mandeure est incontestablement un État étranger." Les événements qui, à Mandeure, suivent cette mort, témoignent de l'ardeur des habitants à défendre leur indépendance

Ils nomment eux-mêmes les officiers de justice et se déclarent en république en prenant pour devise: L'aigle ne prend pas les mouches. Ils craignent, en effet, l'annexion à la France. Lorsque l'on reçoit, à Mandeure, l'ordre de donner garnison à un régiment français, les habitants se prétendent étrangers et considèrent cet acte comme une "violation du territoire". La principauté de Mandeure suit ensuite le sort du comté de Montbéliard.

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 15:57

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

   

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                               terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

 

21 .Landgraviat/comté du  Sundgau   (Thann, Belfort, Ferrette, Altkirch)

 

d.Seigneurie de Belfort

 

Maison de Montbéliard

 

Avec Héricourt, Belfort est partie intégrante du comté de Montbéliard tenu par les sires de Montfaucon.

Au décès de Thierry III, dit « le Grand Baron », le comté de Montbéliard, tombe dans l’escarcelle de Renaud de Bourgogne par son mariage en 1282  avec Guillemette de Neufchâtel, seule héritière des biens de Thierry III. Renaud est fils d’Hugues III, sire de Salins, comte de Bourgogne par son mariage avec Alix de Méranie, fille d’Otton II, duc de Méranie, comte palatin de Bourgogne.  Il est l’un des frères d’Othon IV comte palatin de Bourgogne.

Renaud de  Bourgogne et  Guillemette de Neufchâtel  ont un garçon et quatre filles :

 

-Othein, ou Othenin de Montbéliard, un garçon handicapé mental, décédé en 1339,                                                                                                                                                                             -Agnès -Agnès de Montbéliard, qui épouse Henri de Montfaucon

-Jeanne, qui épouse Ulrich III, comte de Ferrette, puis Rodolphe de Hesse, margrave de Bade, et en 3e noces, le comte Guillaume de Katzenellenbogen (elle décède en 1349.                                                                                                   

 -Marguerite, qui épouse Guillaume d'Antigny, sire de Sainte-Croix

 -Alix, qui épouse Jean II de Chalon-Auxerre.

 

Ayant toujours besoin d'argent pour mener sa guerre contre l'Empereur Rodolphe Ier, il affranchit la ville de Belfort en 1307, moyennant 1000 livres ''estèvenantes'', somme qu'il avait exigée 24 ans plus tôt des bourgeois de Montbéliard.

Le 1 septembre 1314, Renaud rédige un testament qui prévoit la succession de ses biens au profit de son épouse, mais elle décède quelques années plus tard.  En 1321, peu avant sa mort, il modifie son testament ; ses biens iront cette fois au profit de ses enfants. Par ailleurs, Othenin, handicapé mental, sera mis sous tutelle en cas d'incapacité de celui-ci à lui succéder. Ce sera Hugues de Bourgogne, le plus jeune frère de Renaud, qui en sera le tuteur et devient pendant 5 ans le régent du comté. Car si cinq ans après le décès de Renaud, Othenin est toujours incapable de gérer les affaires du comté (ce qui fut le cas), alors, le patrimoine sera définitivement partagé entre les enfants, mais le comté de Montbéliard subviendra aux besoins de son fils jusqu'à la fin de ses jours. Othenin meurt 17 ans après son père. Au décès d'Hugues de Bourgogne (vers 1330, Agnès, troisième fille de Renaud et mariée à Henri de Montfaucon hérite du comté de Montbéliard. Jeanne, l'aînée de l'hoirie, reçoit Belfort. C’est le début du démembrement du comté de Montbéliard, car Belfort tombe d'abord dans l'escarcelle des comtes de Ferrette, puis, vers 1360, dans le domaine autrichien des Habsbourg.

Renaut meurt en 1322, et toutes les dispositions testamentaires sont confirmées. Belfort doit échoir à Jeanne de Montbéliard, épouse du Comte de Ferrette Ulric III.

Lors d’un premier partage, Belfort revient donc de facto, à Jeanne de Montbéliard. Mais son époux Ulrich III décède en 1324, et le couple ne laisse que des filles, dont l’aînée, Jeannette, qui épouse presque aussitôt le duc Albert II d’Autriche. Ce mariage unit le comté de Ferrette aux domaines alsaciens des Habsbourg.

L’affaire se complique avec les remariages successifs de sa mère, Jeanne de Montbéliard, d’abord avec Rodolphe Hesse, margrave de Bade, puis avec Guillaume de Katzenellenbogen.

Lors du partage définitif des biens de la Maison de Montbéliard par le traité de Granges en 1332, Jeanne qui règne depuis le décès de son époux sur le comté de Ferrette détient officiellement Belfort, Grandvillars, Héricourt, Rougemont ; le comté de Montbéliard se trouve donc démembré en deux parties.

 

L’autre partie revient à Agnès, sa sœur cadette, la troisième fille de Renaud, qui a épousé Henri de Montfaucon (il deviendra comte de Mon en 1338 au décès de son beau-frère Othenin).

Jeanne, qu'on appelait « la Dame de Belfort » meurt en 1350, mais ses remariages ont donné lieu à de nombreux enfants qui ont des droits, et les affaires qui concernent la succession de ses biens font l’objet de nombreuses chicanes ; l’écheveau s’avèrer long et difficile à démêler.

Finalement, ce n’est que vers 1360 que Belfort se trouve intégré définitivement dans l’ensemble des possessions des Habsbourg.

 

Maison de Habsbourg

 

Les Habsbourg détiennent le titre de Landgraf/comte de Haute-Alsace, et possèdent les baillages de Landser et d'Ensisheim, ainsi que des biens à Hirsingue, Seppois et Lutterbach. Les terres d'Alsace de Haute Alsace ou Sundgau et  celles du Brisgau forment les Pays Antérieurs Autrichiens administrés depuis Ensisheim par le grand bailli ou Landvogt, assisté de conseillers choisis par les nobles locaux.

Le Sundgau regroupe alors quatre bailliages : Landser, Thann, Altkirch et Ferrette. Cependant 135 localités sur les 351 de l'Alsace autrichienne sont administrées directement par leurs seigneurs qui les tiennent en fief des Habsbourg. Ces seigneurs-engagistes constituent une sorte d'élite au sein des quelques dizaines de familles nobles possessionnées dans le Sundgau. Pour avoir prêté de l'argent au duc d'Autriche, ils obtiennent "en gage" les revenus de villes ou de baillages

Belfort est menacée par plusieurs invasions venues de France.  En janvier 1365, les villes d'Empire décident que 400 soldats seront placés à Belfort. Les grandes compagnies conduites par Arnaud de Cervole parcourent l'Alsace du nord au sud et se retirent par la porte de Bourgogne.  Quelques années plus tard, l'Alsace fait face aux menées d'Enguerran de Coucy qui cherche un territoire au détriment des ducs d'Autriche en alléguant des droits de succession. Les Habsbourg s'emparent d'Héricourt et se saisissent de la part de Belfort dévolue à la comtesse Adélaïde. En seconde noce, celle-ci a épousé le comte Walraf IV de Thierstein et s'attache à ses droits. Vers 1373, Belfort se trouve dans les mains d'Adélaïde et de Walraf qui se réclament de la suzeraineté lorraine.

 

En 1374, des concentrations des troupes de "Welsches" aux abords de la ville, portent à croire que ce sont des renforts de Walraf. Pour le duc Léopold III, ce danger exige une réplique : commandés par le comte Rodolphe de Habsbourg-Lauffenburg, un parent du duc d'Autriche, les vassaux d'Alsace et de Brisgau, et leurs alliés bâlois et strasbourgeois pénètrent dans la Porte de Bourgogne. Leurs objectifs sont Florimont, Belfort et Héricourt. Belfort est prise en 1374, le comte Rodolphe assure l'occupation avec ses propres troupes dont le commandement est donné au noble Guillaume de Roppe. La situation reste confuse. L'automne suivant, de Coucy et ses routiers anglais reprennent l'Alsace du sud, Léopold se réfugie à Brisach. Belfort est reprise.

En janvier, février 1376, les bandes anglaises refluent après avoir été défaites par les Confédérés suisses. La région de Belfort est totalement aux mains de la maison d'Autriche.

Après la défaite habsbourgeoise  à Sempach qui, le 13 juillet 1386, qui décime la noblesse sundgauvienne, les Suisses constituent une menace terrible aux portes du Sundgau.

A la fin du XIVe siècle, le Sundgau est administré avec efficacité par Catherine de Bourgogne, fille du Duc de Bourgogne Philippe le Hardi, sœur de Jean sans Peur, née  à Dijon en 1379 et épouse du duc Léopold III de Habsbourg, duc d’Autriche dont elle hérite à sa mort en 1406 ; son beau-frère Frédéric s’empare alors des territoires qu’elle a hérités de son mari ne lui laissant que les seigneuries de Belfort et de Rosemont jusqu'à sa mort en 1426.                                                     

Alors que jusque-là le siège du gouvernement habsbourg du Sundgau se trouvait à Engisheim, elle s’installe à Belfort en 1415 et y reste jusqu’en 1423, date à partir de laquelle, en vertu d’un accord passé avec son beau-frère Frédéric, elle gouverne sous sa tutelle  tout le Sundgau. Elle meurt à Gray en 1426. En 1427, Belfort fait face aux attaques du comte Thibaut VIII de Neufchâtel inspiré par le duc de Bourgogne Philippe le Bon.

Depuis 1430, l'Autriche s'est alliée au roi de France contre  le duc de Bourgogne Philippe le Bon; avant d'avoir pu entrer en campagne, les vassaux de Fréderic IV sont assaillis par l'armée d'Antoine de Vergy.

 

Antoine de Vergy, fils de Jean III de Vergy et de Jeanne de Chalon, est passé du service du roi de France à celui du duc de Bourgogne qui le fait chevalier de la Toison d’or en 1430, et le nomme gouverneur de Bourgogne, de Champagne et de la Brie. En 1431 les Bourguignons parviennent à s'emparer de Belfort, mettant la ville à feu et à sang.

En 1444 les "Armagnacs" ou "Ecorcheurs", menés par le dauphin, le futur Louis XI, battent les Confédérés suisses près de Bâle. Puis c'est au tour des Soleurois, bientôt appuyés par les Bâlois d'envahir le Sundgau de 1445 à 1446. En 1446 éclate la guerre des Six deniers. Les Suisses viennent soutenir leur alliée la ville de Mulhouse contre les Habsbourg.  

Le conflit s'achève en août 1468, mais l'année suivante, le duc d’Autriche, Sigismond de Habsbourg, à court d'argent, engage ses terres d'Alsace au duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. Le grand bailli de celui-ci, Pierre de Hagenbach, rend paix et sécurité au pays, mais il se heurte aux villes et aux nobles. Aussi en 1474, lorsque le duc Sigismond d'Autriche rachète les terres engagées, Pierre de Hagenbach est pris et après un procès sommaire, décapité à Brisach. Son frère Etienne le venger en dévastant quelques villages de la Largue avec des troupes bourguignonnes. C’est le début des guerres de Bourgogne qui se termine certes par la mort de Charles Téméraire mais aussi par le mariage la même année de sa fille unique Marie de Bourgogne au duc d’Autriche et futur empereur Maximilien de Habsbourg. Possessionnés  jusqu’alors dans le Sundgau alsacien, les Habsbourg  possédent désormais en plus le comté de Bourgogne ou Franche-Comté et estiment avoir hérité également du Duché de Bourgogne.

                                                            

Après la guerre de Souabe en 1499, l'hostilité entre Sundgauviens, loyaux sujets des Habsbourg  et Suisses fait place à une certaine indifférence.

Le Sundgau, malgré la proximité de Mulhouse et de Bâle, n'est pas touché par la Réforme et reste fidèle à la religion catholique de ses maîtres, les Habsbourg.

Ferdinand I de Habsbourg, seigneur direct de Belfort, qui a succèdé à son frère Charles-Quint comme empereur, décède en 1564. C'est son fils, Ferdinand, qui lui succède en Alsace. La peste sévissant à Ensisheim, il se fixe à Belfort.

 

Bien que tant le Sundgau que le comté de Bourgogne soient des terres d’empire leur partage par Charles Quint, va leur donner des sorts momentanément différents ; en effet, le comté de Bourgogne ou Franche Comté est attribué au fils de Charles Quint, le roi d’Espagne Philippe II  tandis que le Sundgau est attribué à son oncle Ferdinand Ier, frère de Charles Quint.

En 1578,  l'archiduc Ferdinand II décide de renforcer ce qu'il désigne comme la "frontière vers la Bourgogne". Il fait livrer des armes et des munitions au bailli de la ville. Ce n'est qu'en 1590 que le château dispose en permanence d'une garnison.

Les préparatifs politiques commencent dans les années 1600.  L'accession de Léopold V à l'évêché de Strasbourg annonce une sorte d'hégémonie habsbourgeoise sur  toute l'Alsace.

Lorsque son frère Ferdinand II succède à l'empereur Mathias en 1619, la réaction catholique entre dans la phase active.                                                         

Les autorités autrichiennes se trouvent démunies face à l'irruption de Mansfed qui commande une armée pour le compte de l'Electeur de Brandebourg, chef des protestants. En 1622, grâce à des troupes locales, Belfort demeure en deuxième ligne, mais ses habitants participent à l'effort militaire. La ville est commandée par Ulric-Guillaume de Landenberg, qui remplace le baron Georges de Welsberg, bailli depuis 1605.

En 1625, le baron de Tilly, qui commande une armée de Croates pour le compte de l'empereur, arrive à Belfort. Il se loge au château et répartit son armée dans les villages de la seigneurie, où règne bientôt la disette. Puis une grave épidémie de peste se propage dans la région, qui fait en 1628 de nombreuses victimes.

En 1630, la Suède rentre en guerre aux côtés de la ligue protestante. En quelques mois l'armée du roi de Suède Gustave-Adophe occupe le nord de l'Allemagne le 17 septembre 1631 à Breitenfeld. L’armée impériale est écrasée. Gustave Adolphe poursuit son avancée vers le sud, combattant à plusieurs reprises l’armée impériale reconstituée. Les pays sillonnés sont dévastés, les Suédois atteignant la Franconie, l’Alsace, la Lorraine et en particulier les Trois-Évêchés. En automne 1632, elle réduit les unes après les autres les places fortes autrichiennes. Belfort reçoit une garnison de 300 cavaliers ainsi que deux compagnies de fantassins. 

 

Le siège s'engage le 3 janvier 1633, mais la ville capitule deux jours plus tard, dans la confusion générale. Le Rhingrave la confie au colonel Loyen. Les habitants des campagnes, réduits à une extrême misère, à peu près nus et sans pain au coeur de l'hiver, font à l'envahisseur une guerre de partisans qui leur vaut d'atroces représailles.

Pour des raisons politiques la ville est cédée au duc de Wurtenberg, une garnison montbéliardaise vient épauler les Suédois.

Le duc de Féria qui commandait les Espagnols, au cours du siège du 29 octobre 1633 les déloge.

Les Suédois reprennent la ville en mars 1634.  En septembre 1634, Pierre Oriel, chef de partisans, sachant que Belfort est mal défendue, s'empare du gouverneur suédois de la ville et en tire rançon. La domination habsbourg est apparemment rétablie, mais elle est assurée par les Lorrains.

En 1635, l'attaque ordonnée par le duc de Rohan, commandant l'armée française échoue, par manque d'artillerie. La garnison lorraine continue à tenir Belfort qui défie Richelieu. Belfort a acquis une valeur symbolique en restant un bastion autrichien.  Après la tentative du duc de Rohan, en mai 1635, la Suède cède toute la seigneurie de Belfort au comte de Montbéliard, en remboursement d'un prêt d'argent. Mais la cession ne peut avoir d’effet, car Belfort est réoccupée peu après par les Impériaux.

Louis XIII en fait alors don à l'un de ses généraux, le comte Louis de la Suze avec mission de la reprendre. Le comte Louis de La Suze s’établit à Montbéliard, où il est le gouverneur. Il attend le moment favorable pour s'emparer de Belfort.  Le 25 juin 1636, après plusieurs assauts le château capitule. Le lendemain, le comte de La Suze entre à Belfort à la tête de ses troupes. Belfort devient française de facto. Le comte de La Suze est le premier seigneur français de Belfort ; il meurt le 25 septembre 1636. Son fils aîné, Gaspard de Champagne, comte de la Suze et marquis de Normanville, prend le titre de seigneur de Belfort et de Delle. Au cours de l'année 1637, les Impériaux parviennent encore à se maintenir dans la plaine d'Alsace. En 1638, Bernard de Saxe Weimar, allié de la France, occupe Brisach. Il meurt en 1639, laissant l'Alsace au français.  En 1645, le comte de la Suze épouse Henriette de Coligny, fille du maréchal de Châtillon, qu'il installe à Belfort. Sa soeur Anne épouse le prince Georges de Montbéliard.

 

 

Les traités de Westphalie de 1648 accordent à la France les possessions alsaciennes (moins Strasbourg) de la Maison d'Autriche. Les Habsbourg reçoivent en contrepartie une indemnité payée par la monarchie française qui, de ce fait, substituait ses droits aux leurs.  

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 15:50

 

 

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                          terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

21 .Landgraviat/comté du  Sundgau   (Thann, Belfort, Ferrette, Altkirch)

 

 

b.seigneurie du Rosemont

 

Au XI°  siècle a lieu la constitution de la seigneurie par Louis de Mousson, comte de Montbéliard. La seigneurie comporte les villages de Chaux, Giromagny, Grosmagny, Lachapelle-sous-Chaux, Lepuix-Gy, Rougegoutte, Sermamagny, Vescemont, Éloie, Essert, Évette-Salbert, Argiésans  Banvillars et Urcerey. En 1333,  la seigneurie passe au comté de Ferrette.

 

c. Ensisheim

 

Entourée de murailles, la petite agglomération d'Ensisheim est citée comme ville « pour la première fois en 1277 au moment où le roi Rodolphe de Habsbourg accorde le droit de fief aux bourgeois d'Ensisheim                                                

Devenus landgrafs de Haute-Alsace, les Habsbourg installent un bailli (Landvogt) dans la région et Ensisheim devient, avec le temps, un véritable centre administratif.

En 1273, à la fin du grand interrègne, le landgraf Rodolphe de Habsbourg fait ériger une forteresse, le Kœnigsbourg, aujourd'hui disparue. Ensisheim se développe, notamment après le rattachement du comté de Ferrette  aux possessions habsbourgeoises. En 1406 et 1415, Ensisheim reçoit  la visite de Catherine d'Autriche, fille du duc Philippe de Bourgogne et se voit octroyer divers privilèges.

 

À partir de 1431, le tribunal du langraviat est installé à Ensisheim qui devient le siège de tous les pays aux mains des Habsbourg, de Porrentruy en Suisse à Feldkirch dans le Tyrol, en passant par le Sundgau ferrettois, la seigneurie de Belfort, la seigneurie de Landser, le Brisgau et les Waldstädte, voire le Val de Villé.                                                                            

Engagé au duc de Bourgogne entre 1469 et 1474, Ensisheim reçoit la visite de Charles le Téméraire et devient, lors de son retour à l'Autriche, ville libre d'empire.

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 15:38

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                      terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

21 .Landgraviat/comté du  Sundgau   (Thann, Belfort, Ferrette, Altkirch)

 

a.Comté de  Ferette/  Grafschaft  Pfirt 

(Seigneurie de Ferrette, seigneurie de Belfort

(Rosemont-Giromagny, Delle, Florimont, Montreux, Grand-villars, Rougemont), de Morimont, Seigneurie d'Altkirch, Baronnie de Brunstatt, Seigneurie de Thann (

bailliages de Burnhaupt. et Trauhach), Seigneurie d'Issenheim, Seigneurie de Delle).

 

Le comté de Ferrette crée sous les carolingiens, dépend ensuite du second royaume de Bourgogne, avant d'être réuni à l'Alsace, en 1032, après la mort de Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne. Le comté de Ferrette est une partie du Sundgau.

 

Maison de Mousson

 

Vers le milieu du XI siècle, Henri III, fils de Conrad II, constitue au nord de la Bourgogne un état comprenant Montbéliard, Ferrette et Altkirch qu'il donne à Louis de Mousson (mort en 1065), comte de Bar, gendre du duc de Lorraine par mariage avec Sophie de Lorraine.

 

.Louis de Mousson ( ?- 1065)

 

.Thierry Ier (1045 - 1105), comte de Montbéliard, de Bar, de Mousson, d'Altkirch et du comté de Ferrette.

Fils du précédent.

Thierry épouse en 1065 Ermentrude de Bourgogne, fille de Guillaume Ier de Bourgogne et d'Étiennette de qui il a :

 

-Thierry II de Montbéliard, (1081 - 1163), comte de Montbéliard

-Louis, qui part en croisade, revient en 1102 et est assassiné en 1103

-Frédéric Ier                                                                                     

-Renaud Ier de Bar (1090 - 1150), comte de Bar et seigneur de Mousson

-Étienne de Bar (? - 1162), évêque de Metz

-Guillaume, mort avant 1105

-Hugues, cité en 1105, probablement religieux, car il ne bénéficie pas du partage des possessions de son père,                                                                                   

 -Gunthilde, (? - 1331), abbesse de Biblisheim,                                                                      -Agnès (1082/1087- 1176), comtesse de Langenstein ou Langstein (Pierre-percée) et de Salm.                                                       

 

.Frédéric Ier ( ?-1160), comte de Ferrette et d’Altkirch de 1125 à 1160

Les deux fils de Thierry Ier gouvernent ensemble l'héritage. En 1125 ils partagent leur domaine. Frédéric Ier prend le titre de comte de Ferrette et Thierry II celui de comte de Montbéliard. Le pays de Belfort se trouve dans le comté de Montbéliard et sert de frontières avec le domaine de Ferrette.

Le domaine de Frédéric Ier de Ferrette comprend une grande partie de Sundgau,

Il épouse en premières noces en 1111 Petrissa ou Pierrette de Zähringen (? - 1115), fille de Bertold II, duc de Zähringen et de Souabe, et d'Agnès de Rheinfelden, fille de Rodolphe de Rheinfelden, puis en secondes noces Étiennette ou Stéphanie de Vaudémont, (? - 1160/88), fille de Gérard Ier, comte de Vaudémont, et d'Hedwige d'Eguisheim.  Après le décès de son beau-frère, Hugues Ier de Vaudémont, il hérite d'une partie des terres d'Eguisheim.

Il participe activement au gouvernement de l'Empire.

 

.Louis ( ?-1190), comte de Ferrette et d’une partie d’Eguisheim de 1160 à 1190

Fils du précédent.

Il accompagne  l’empereur Frédéric Barberousse à la troisième croisade  au cour de laquelle il décéde.

 

.Ulrich 1er, comte de Ferrette et de Sogren de 1190 à 1197 

 Assassiné par le comte palatin Othon de Bourgogne.

 

.Frédéric II, comte de Ferrette et de Sogren  de 1197 à 1233

Fils de Louis et donc petit-fils de Frédéric Ier de Ferrette ; il a  deux fils Ulrich et Louis.                                                         

 

.Ulrich II, comte de Ferrette et de  Sogren de 1233 à 1275, Landvogt d’Alsace

Fils du précédent.

Ulrich se voit confier le Landvogt ou bailliage d'Alsace par le jeune empereur Frédéric II. Ce titre le place presque à égalité du Landgraf car il ne dépend pas de lui. Des tensions s'élèvent en ce XIII° siècle entre les comtes de Montbéliard et ceux de Ferrette pourtant parents. La cause en est la mauvaise délimitation des deux territoires du côté de Belfort où le comte de Montbéliard fait élever un château à Delle, en réponse à celui de Ferrette. Il faut l'intervention du cardinal Conrad d'Urach, beau-frère de Frédéric II, pour aplanir les difficultés et convenir d'un traité d'alliance le 15 mai 1226 symbolisé par le mariage de Thierry III de Montbéliard avec Adélaïde de Ferrette. Les deux parties décident aussi que Frédéric abandonne au comte de Montbéliard le château de Montfort (bâti sur la colline de la Miotte à Belfort) et l'avouerie de Delle. Cette querelle à peine réglée une autre s'élève avec l'évêque de Strasbourg, Berthold Ier de Teck, parent lui aussi des comtes de Ferrette par la maison de Zähringen. Ce prélat veut reprendre ses biens dans la maison de Dabsbourg et se heurte aux refus de la maison de Lignange ; aussi il met le siège devant Eguisheim s'attirant par la-même la colère des comtes de Ferrette qui ont des biens dans cette ville. Alors que la guerre fait rage l'évêque s'avance jusqu'à Vieux-Brisach. Le comte de Ferrette est mis en déroute.

Le 15 janvier 1271 le comte Ulrich, avec l'accord de son fils Théobald vend à l'évêque de Bâle  : "l'église, le château et la ville de Ferrette, le château de Sogren, Blochmont, Lœwenbourg, Mœrsperg, Liebstein, le château et la ville d'Altkirch, Ammertzwiler, Spechbach, Hohennach, Wineck, la courtine de Cernay et ses attenances tant au-dessus qu'au-dessous de la ville, avec ses juridictions et districts 

et tous les droits, de même que ses vassaux et ministériels, ainsi que les courtines de Dirlinsdorf, de Bouxwiller, de Riespach, d'Altkirch avec les mairies qui en dépendent ; Spechbach, Ammertzwiler, Burnhaupt, Schweighausen, les villes de Thann et de Dannemarie, avec les hommes, les avoueries, les mairies, les vignes, les champs, les prés, les pâturages, les forêts, les eaux et cours d'eau, les moulins, les étangs, les lieux cultivés et incultes, les districts, honneurs, juridictions et toutes les dépendances quelconques et droits de propriétés appartenant au vendeur, de quelle nature qu'ils soient, excepté le château de Schœnenberg et la courtine d'Ilfurt, pour la somme de 850 marcs d'argent, et que lui et son fils Théobald reprennent aussitôt ces biens en fief de l'église de Bâle, lui promettant solennellement que ni lui ni ses successeurs n'aliéneraient ces domaines en sorte de prejudicier à l'église de Bâle, sous peine d'excommunication".

Il devient ainsi le vassal de l’évêque de Bâle.          

 

.Thiébaut/Theobald, comte de Ferrette de  1275 à 1315

Fils du précédent.

Esprit guerrier, Il connaît beaucoup de déboires. Il prend parti pour Adolphe de Nassau dans la guerre qui l'oppose à Rodolphe de Habsbourg pour l’obtention  du trône impérial.

 

.Ulrich III ( ?- 1324) comte de Ferrette et seigneur de Rougemont et de Belfort de  1315 à 1324

Il reçoit en dot, de son épouse Jeanne de Montbéliard, les seigneuries de Rougemont et de Belfort.

A défaut d'héritier mâle, c'est sa fille Jeanne qui lui succède à la tête du comté en 1324 ;  c'est la fin des comtes de Ferrette et l'entrée du Sundgau dans les possessions autrichiennes.

 

Maison de Habsbourg

 

.Jeanne  (1301-1351) comtesse de Ferette de 1324 à 1351

Au décès du comte Ulrich III, sa fille Jeannette en hérite ; elle épouse  Albert II  d'Autriche, petit-fils de l’empereur Rodolphe de Habsbourg ; ils partent habiter à Vienne d’où il gouverne le comté.                                                   

 

.Maximilien de Habsbourg qui épouse en 1477  Marie de Bourgogne, fille  de Charles le Téméraire, est descendant de Jeanne de Ferrette, comté dont il porte le titre et qui reste porté par ses successeurs.

Par le traité de Westphalie de 1648, les Habsbourg cède au roi Louis XIV le comté de Ferrette que le roi donne à son ministre le cardinal Mazarin en 1659.

 

 

 


 

 

 

 

 

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 09:33

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                            terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

 

 

21 .Landgraviat/comté du  Sundgau   (Thann, Belfort, Ferrette, Altkirch)

 

alsace-1648.jpg

 

 

Landgraf de Sundgau :

 

.Adalbert ou Albert III Le Riche (1138-1199)  comte de Habsbourg, landgraf/comte de Sundgau de 1186   à 1199.

Fils de Werner III comte de Habsbourg.

Comme son père, il est dans le camp des gibelins. Son fidèle soutien à la famille Hohenstaufen lui vaut de recevoir de Frédéric Barberousse en 1186 le Landgraviat de Haute-Alsace. Il participe aux côtés de ce dernier à la troisième croisade de 1188-1191.

 

.Rodolphe I ou II L'Ancien ou Le Paisible,  comte de Habsbourg, landgraf/comte de Sundgau, seigneur de Lauffenbourg, de 1199  à 1232.

Fils du précédent.

 

.Albert IV Le Sage (1188-1240), comte de Habsbourg, landgraf/comte de Sundgau de 1232  à 1240.

Fils du précédent.

 

.Rodolphe III (1218- 1291), comte de Habsbourg, landgraf/comte de Sundgau, comte de Klettgau 1240-15/07/1291, comte de Kybourg 1260-15/07/1291, empereur  Rodolphe Ier en 1273

Frère  du précédent.

 

.Albert II (1255-1308), duc d’Autriche et de Styrie, landgraf/comte de Sundgau, empereur (Albert Ier) en 1298

Fils du précédent.

 

.Albert III d’Autriche  (Habsbourg)  dit le Sage (1298-1358) duc d’Autriche   de 1330 à 1358, landgraf / comte de Sundgau de 1324 à 1358

Fils d'Albert Ier et d'Élisabeth de Tyrol; Il épouse en 1324 Jeanne de Ferrette, héritière du comté de Ferrette.

Il hérite du patrimoine familial après la mort de son frère aîné Frédéric, en 1330. Il règne d'abord conjointement avec son frère cadet Othon, qui meurt en 1339.

 

.Rodolphe IV (1339-1365), duc d’Autriche, de Styrie, de Carinthie, landgraf /comte de Sundgau    de 1358  à  1365

Fils du précédent.

 

.Albert III (1349-1395), duc d’Autriche  de 1365 à 1395, landgraf / comte de Sundgau de  1365 à 1379

Troisième fils d'Albert II, il hérite du patrimoine des Habsbourg conjointement avec son frère Léopold III après la mort de leur frère aîné Rodolphe IV. Le 9 septembre 1379, les deux frères se partagent leurs possessions au traité de Neuberg : Albert conserve l'Archiduché d'Autriche  tandis que Léopold est désormais maître de l'Autriche intérieure (duchés de Styrie, Carniole et de Carinthie)  et de l'ensemble des propriétés de la famille au Tyrol ainsi que de l’Autriche antérieure /Vorderösterreich ou Vorlande ( possessions territoriales des Habsbourg en Bade, Souabe,  Vorarlberg et Alsace avec le Sundgau et notamment Ensisheim qui est la capitale de l'Autriche antérieure).

 

.Léopold III  (1351-1386)  duc d'Autriche de 1365 à 1379, duc de Styrie et de Carinthie de 1365 à 1386, landgraf /comte de Sundgau de 1379 à 1386

Fils du précédent.

                                                       

.Léopold IV (1371-1411), duc d’Autriche Antérieure, comte de Tyrol, landgraf/comte de Sundgau de 1386 à 1406

 

Fils du précédent.

 

.Catherine de Bourgogne (1378-1425),

Fille du duc de Bourgogne Philippe le Hardi et de Marguerite III de Dampierre, comtesse de Flandre, de Bourgogne, de Nevers et de de Rethel.

Son père Philippe, qui entend, renouer l'alliance avec l'Autriche conclut,  dès septembre 1387, un traité de mariage entre Léopold IV  de Habsbourg et sa fille Catherine de Bourgogne, mariage qui ne survient cependant que le 15 août 1392. Cette deuxième union de la Maison de Habsbourg et de la Maison de Bourgogne marque le point de départ d'une politique d’alliance entre ces deux Maisons. Catherine administre le Sundgau jusqu’à sa mort en 1425. Le couple meurt sans enfant.

 

.Frédéric IV (1382-1439) duc d'Autriche antérieure,  landgraf /comte de Sundgau de 1402 à 1439, comte de Tyrol de 1406 à 1439

Dernier fils de Léopold III et de Viridis Visconti, fille du duc de Milan, Barnabé Visconti. En 1406, il épouse en premières noces Élisabeth de Bavière-Palatinat, fille du roi des Romains Robert III. Veuf, il se remarie en 1410 avec Anne de Brunswick, fille du duc Frédéric Ier de Brunswick-Lunebourg.

Au concile de Constance, il soutient l'antipape Jean XXIII et est en conséquence mis au ban de l'Empire par l'empereur Sigismond de Luxembourg.

Le Landgericht de Sundgau s’installe à Ensisheim en 1429.[

 

.Sigismond d'Autriche (1427 -1496)  duc puis archiduc d'Autriche Antérieure,  landgraf /comte de Sundgau de 1439 à 1496, régent du Tyrol de 1446 à 1490.

Fils de Frédéric IV et Anna de Braunschweig ; Il est de ce fait un cousin de l’empereur Frédéric III

En 1468, Sigismond de Habsbourg, duc d’Autriche est contraint de signer le traité de paix de Waldshut suite à la débâcle qu'il subit face aux Mulhousiens et à leurs alliés confédérés suisses. En 1469, au traité de Saint-Omer, il vend avec droit au rachat ses territoires sur le Rhin et en Alsace à Charles le Téméraire. Les sources ne sont pas claies, quant à savoir s'il les vendit à cause des dettes accumulées par son style de vie luxueux, ou s'il les a seulement gagés, parce qu'il voulait qu'ils fussent mieux protégés contre l'expansion de la confédération helvétique. En tout état de cause, il demande à les racheter. La gestion de ces territoires de la part du représentant du duc de Bourgogne, le bailli Pierre de Hagenbach, les conséquences économiques et la perte des privilèges qui en résultèrent pour les villes alsaciennes et les villes alliés suisses, mettent en révolte les territoires du Haut-Rhin.

Après le refus de Charles de lui rendre d’Alsace, il pactise avec Louis XI, qui le finance pour les récupérer par les armes.

En 1477, l’empereur Frédéric III le fait archiduc.

 

.Maximilien d’Autriche (1459-1519) archiduc d’Autriche antérieure et landgraf de Sungau de 1496 à 1499, empereur de 1508 à 1519

Fils de Frédéric III et d'Aliénor du Portugal, Maximilien épouse en 1477 la duchesse Marie de Bourgogne, seule enfant et héritière de Charles le Téméraire, de ses titres et possessions.

Par ce mariage, Maximilien devient maitre des Pays-Bas bourguignons et du comté de Bourgogne (Franche-Comté), tandis que la France s'empare du duché de Bourgogne, de la Picardie et du comté de Boulogne, lesquels sont détachés de l'héritage du Téméraire. Maximilien Ier renforce le pouvoir des Habsbourg dans le Landgraviat de Sundgau  en installant à Ensisheim un Grand-Bailli en 1510. Au  XVI° siècle le Sundgau est moins morcelé que le Nordgau  à cause de  l’héritage des Ferrette passé aux mains des Habsbourg, la Haute Alsace est partagée entre quelques grands seigneurs et de puissants dignitaires ecclésiastiques :

-La maison des Habsbourg possède le Sundgau (seigneuries de Ferrette, Altkirch, Thann, Rougemont, Belfort, Ensisheim, Cernay, Bollwiller) jusqu'au portes de Colmar, la seigneurie de Hohlandsbourg (acquise en 1563 par le baron Lazare de Schwendi), Kientzheim et le Val de Villé. Mais beaucoup de ces seigneuries sont engagées à différents nobles. Le pays est administré par un Landvogt, auquel est adjoint en 1523 une régence civile et judiciaire installée à Ensisheim, et en 1570 une chambre des finances.                                                        

-Les seigneurs de Ribeaupierre dont le domaine s'étend de Sainte Marie à la Vallée de Munster.

-Les seigneuries ecclésiastiques sont celles de l'abbé de Murbach (Vallée de Guebwiller et de Saint Amarin), celles de l'abbé de Munster et celles de l'évêque de Strasbourg (Mundat supérieur avec Rouffach).

-les comtes de Wurtemberg régissent le pays de Montbéliard et la région de Riquewihr et Horbourg.

 

.Charles de Habsbourg (1500-1558) archiduc d’Autriche antérieure et landgraf /comte de Sundgau de 1499 à  1520,  empereur Charles Quint de 1519 à 1556

Petit-fils du précédent ; fils de Phlippe le Beau et de Jeanne dite la Folle reine de Castille.

 

.Ferdinand Ier de Habsbourg, (1503 -1564),  archiduc d'Autriche et terres adjacentes, landgraf /comte de Sundgau  en 1520, roi de Hongrie et de Bohême en 1526, roi des Romains en 1531), puis nommé par son frère Charles Quint, après son abdication (16 janvier 1556), empereur le 14  mars 1556

Frère de Charles Quint.

 

.Rodolphe II de Habsbourg (1552 - 1612), archiduc d’Autriche, landgraf de Sundgau, de 1576 à 1596, roi de Bohême et roi de Hongrie, empereur de 1576 à 1611

Fils de l’empereur Maximilien II et de Marie d'Espagne, fille de  l’empereur Charles Quint.

 

.Ferdinand de Tyrol

 

.Mathias (1555-1619) Archiduc d’Autriche Antérieure et landgraf de Sundgau de 1595 à 1612, empereur de 1612 à 1619

En 1595,  l'archiduc Ferdinand de Tyrol meurt sans héritier mâle légitime. La loi salique veut que ce soit Rodolphe, fils aîné du frère aîné de Ferdinand, qui prenne sa succession; mais Rodolphe devenu l’empereur Rodolphe II en 1576 permet que ce soit son frère Matthias, époux de la seule fille légitime de Ferdinand, qui monte sur le trône d’Autriche antérieure /Vorderösterreich qui inclut le duché de Tyrol, la principauté de Vorarlberg en Autriche, le Sundgau en Alsace, les margraviats de Burgau et Brisgau en Allemagne, l’Aargau (berceau des Habsbourg en Suisse), etc.

 

.Maximilien III d’Autriche ou de Habsbourg (1558-1618) Archiduc d’Autriche Intérieure de 1593 à 1595 et d’Autriche  Antérieure,  landgraf/ comte de Sundgau de 1612  à 1618, Gouverneur du Tyrol de 1602 à 1618, Grand-Maître de l’Ordre Teutonique de 1590 à 1618

Fils de l'empereur Maximilien II de Habsbourg et de Marie d'Espagne et frère des empereurs Rodolphe II et Matthias Ier.

En 1612, Maximilien renonce à sa candidature comme roi et empereur contre son frère aîné Matthias, et en 1617, contre son neveu Ferdinand III.

 

.Léopold V d'Autriche-Tyrol (1586- 1632) Archiduc d’Autriche antérieure, landgraf / comte de Sungau, gouverneur du  Tyrol  de 1619 à 1632, évêque laïc des diocèses de Passau en Bavière et de Strasbourg  jusqu'en 1625.

Fils de l'archiduc Charles II d'Autriche-Styrie et de son épouse Marie-Anne de Bavière, fille du duc Albert V de Bavière ;  frère puîné de l'empereur  Ferdinand II.

En 1619, à la mort de Maximilien III, il en hérite et devient archiduc d’Autriche antérieure.

 

.Ferdinand-Charles d'Autriche (1628 -1662)  archiduc d'Autriche antérieure, landgraf / comte de Sundgau  de 1646 à 1648,  comte de Tyrol de 1646 à 1662.

Fils du précédent.

 

En 1648,  l’empereur Ferdinand  III doit signer les traités de Westphalie et Münster avec la France par lesquels les Habsbourg renoncent à la partie de l’Autriche Antérieure constituée par leurs possessions d’Alsace donc du Sundgau.

 

 

 

 

 

 

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 09:21

 

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                      terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

20.    Mulhouse/ Mulhausen,                                                                                           ville d’empire  de 962  à  1792

 

Le territoire de Mulhouse est enclavé dans le Landgraviat du Sundgau.

                                                             

Au XI° siècle, l’évêque de Strasbourg obtient l’administration d’une grande partie de ce territoire détenu jusqu’alors par des abbayes de la région. Au siècle suivant, le territoire de Mulhouse passe aux mains de l’empereur Frédéric Ier Barberousse.

 

Vers 1222-1224, Mulhouse est dotée de privilèges et élevée au rang de ville. En 1261, les bourgeois se révoltent contre la domination de l’évêque de Strasbourg qui avaient repris la ville entre-temps et se placent sous l’autorité de Rodolphe de Habsbourg. En 1308, Mulhouse est élevée au rang de ville impériale ; elle est administrée par un prévôt impérial et un conseil de 12 membres dont 4 nobles et 8 patriciens.

Les artisans de Mulhouse se soulèvent dès 1340 et à nouveau en 1350 et 1354 contre le conseil aristocratique. Après avoir conclu une série d’alliances avec d’autres villes, Mulhouse adhère à la Décapole en 1354.

 

En 1446 éclate la guerre des Six deniers. Les Suisses viennent soutenir leur alliée la ville de Mulhouse contre les Habsbourg. Le conflit s'achève en août 1468. Et ce n’est qu’en 1449 que les bourgeois des corporations parviennent enfin à expulser les nobles et les patriciens qui avaient fait cause commune avec les Habsbourg lesquels avaient fait assiéger la ville par les Ecorcheurs. Le conseil de la ville se compose désormais de 12 magistrats élus : Mulhouse s’est transformée en une république bourgeoise.

 

Mais attaquée de toute part par les partisans des Habsbourg et notamment par les nobles qui gardent la rancune de leur expulsion, Mulhouse doit conclure en 1466 une alliance avec Berne et Soleure pour obtenir des renforts de troupe.   Cette alliance s’étend en 1515 aux 13 cantons formant alors la Confédération Helvétique.

 

Le Traité de Westphalie de 1648 qui met un terme à la guerre de Trente Ans donne l’Alsace à la France mais Mulhouse reste ville indépendante alliée aux cantons suisses.

 

L'évêque de Lydda écrit, le 17 novembre 1790, à l'Assemblée nationale:

 

"La ville de Mulhouse, état souverain de la Confédération helvétique enclavé au centre du Sundgau, territoire de France, demande que son commerce continue à être traité à l'instar de celui du royaume."    Mulhouse est alors annexée à la France.

 

 

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 19:26

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                      terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

 

19. Abbaye impériale  d’Andlau / Reich Abtei von Andlau                                             

 terre d’empire de 962 à 1648

L'abbaye d’Andlau est  fondée en 880 par l'impératrice Richarde épouse de Charles III le Gros, béatifiée par le pape Léon IX en 1049.

À Andlau, l’Abbesse est une religieuse nommée par l’empereur  bénéficiant du  titre de princesse d’empire à partir de 1288 avec droit de vote aux Diètes du Saint Empire germanique. L’abbesse dispose  d’une cour composée d’officiers et de divers employés.

La ville formée autour de l'abbaye, est donnée en fief par l'abbesse à une puissante famille d'Alsace, les" Andlau", qui y édifient un château.
Plus tard, les "Andlau" héritent du château de Spesbourg. De nombreux membres de cette famille deviennent abbé ou abbesse de Murbach ou d’Andlau.

 

.Madeleine Ire, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 958 à  973 

 

.Othique, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 973 à 1024 

 

.Brigitte de Bavière, princesse-abbesse / Reichäbstessin de  1024 à 1056 

Sœur de l'empereur  Henri II le Saint.

 

.Mathilde Ire de Carinthie, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1056 à 1064 

Sœur de l'empereur  Conrad II le Salique.

 

.Judith, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1064  à  1158 

 

.Mathilde II, princesse-abbesse /Reichäbstessin de 1158 à  1170 

 

.Haïska, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1170 à 1179 

 

.Hedwige I, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1179  à 1214 

 

.Adélaïde II, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1214 à 1234 

 

.Hedwige II, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1263 à  1292 

C'est à son époque que Henri de Stahleck-Dicka, chanoine de Mayence puis de Strasbourg, inféode son frère Alexandre du droit d'avouerie sur l'abbaye d'Andlau (La famille de Dicka n'est pas originaire d'Alsace. Depuis le XIIème siècle, elle fournit des dignitaires aux églises cathédrales dans la haute et moyenne vallée du Rhin).

 

.Agnès, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1263 à 1292 

 

.Cunégonde I, princesse-abbesse / Reichäbstessin de  1292 à 1309

 

.Mathilde III, princesse-abbesse / Reichäbstessin de  1309 à  1333 

 

.Cunégonde II de Wangen de Grand-Geroldseck, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1333 à 1335 

 

.Sophie Ire de Ribeaupierre, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1335-à 1342 

 

.Catherine d’Andlau, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1342 à  1360 

En 1353, l'empereur Charles IV adjoint à Gauthier de Dicka, avoué héréditaire de l'abbaye d’Andlau, le vidame Rodolphe d'Andlau ainsi que Pierre et Henri d'Andlau en stipulant que Gauthier est autorisé à transmettre ses droits et fiefs aux d'Andlau s'il meurt sans progéniture mâle.                                                       

 

.Adélaïde III de Wangen de Grand-Geroldseck, princesse-abbesse/ Reichäbstessin de 1360 à 1368 

 

.Elisabeth Ire de Ribeaupierre, princesse-abbesse /Reichäbstessin de 1368 à 1377 

 

. Elisabeth II de Wangen de Grand-Geroldseck  princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1377 à 1386 

En 1383, Gauthier  de Dicka institue les sires d'Andlau comme ses successeurs de la seigneurie de Spesbourg. En 1386, Gauthier meurt en Suisse à la bataille de Sempach s.an héritier mâle. Le château  de Spesbourg sert alors de résidence à des membres de la famille d'Andlau.

 

.Anne de Malberg de Fénétrange, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1386 à 1395 

 

.Elisabeth III dOberkirch princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1395 à1444 

En 1418, la maison d’Andlau prend possession de la seigneurie de Hombourg et prend le nom de maison d’Andlau-Hombourg.

 

.Sophie II d’Andlau-Hombourg, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1444 à 1479 

 

.Suzanne d’Eptingen, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1479 à 1493 

 

.Barbe de Knobloch, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1493 à 1494 

 

.Adèle de Muhlhoffen, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1494 à 1537 

 

.Cunégonde III de Reinach, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1537 à 1572 

  

.Cordule de Krotzingen, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1572 à  1609 

 

.Madeleine II de Rebstock, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1609 à 1638

 

.Marie-Ursule Reich de Reichenstein, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1638 à 1656 

 

.Jeanne-Sabine d’Offenbourg, princesse-abbesse / Reichäbstessin de 1656 à 1666 

L’indépendance de l’abbesse est une réalité qui se vérifie à plusieurs reprises, et notamment lorsque l’Alsace devient possession  du roi de France Louis XIV : celui-ci  doit reconnaitre  aux chanoinesses le droit d’élire une des leurs, et même si cette dernière devenait princesse d’empire.

 Les grandes heures de l'abbaye prennent fin en 1789.                          

 

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