Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:19

Scan10001

 

CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

B.Comté de Bourgogne dit Franche-comté / Freigrafschaft Burgund

terre d’empire de 1032 jusqu’ à 1678

Maison de Valois-Bourgogne

.Marguerite Ire (1309- 1382), comtesse de Bourgogne et comtesse d'Artois de 1361 à 1382.

Fille cadette du roi Philippe V le Long et de la comtesse Jeanne II de Bourgogne et d'Artois. En 1320, elle épouse le comte Louis Ier de Flandre.

Marguerite hérite en 1361 du mari de sa petite fille, le duc Philippe Ier de Bourgogne,  les titres des comtés de Bourgogne et d'Artois. Le roi de France Jean II le Bon déclare que le duché lui revient à titre héréditaire et fait son entrée  dans la capitale du duché le 23 décembre 1361. Dans le comté (Franche-Comté), Marguerite se heurte à un prétendant au titre de comte palatin, il s’agit de Jean II de Chalon-Arlay, sire de Montaigu, arrière-petit-fils du comte Hugues de Chalon. Il s’empare d'Apremont, de Gray et de Jussey, mais il est battu et doit renoncer à ses prétentions.

Jean II de Chalon-Arlay meurt en 1362. Marguerite hérite d’une province qui vient d’être frappée par la peste ; à ces difficultés s’ajoute la convoitise du roi Jean II. En 1363, avant de retourner prisonnier en Angleterre, il concède en apanage le duché de Bourgogne à son quatrième fils, Philippe, le duc de Bourgogne Philippe II  surnommé le Hardi depuis la bataille de Poitiers, avec le titre de premier pair du royaume. Philippe lorgne sur le comté; il a l’appui de quelques nobles comtois, Henri et Jean de Vienne et Jean et Louis de Chalon-Auxerre.

Il enrôle « les Routiers », qui avaient été licenciés après le traité de Brétigny en 1360, regroupés en grandes compagnies qui sévissent dans son duché et les envoie ravager le comté. La comtesse fait appel aux nobles comtois qui sous la direction de Henri de Montfaucon, comte de Montbéliard, se liguent contre les Routiers. Hugues et Louis de Chalon-Arlay, Etienne et Jean de Montfaucon, Philippe de Vienne et Thiébaud VII de Neufchâtel apportent leur soutien au comte de Montbéliard. De fin décembre 1363 à février 1364, les combats sont nombreux à la limite des deux provinces.  Le 6 novembre 1364, le duc de Bourgogne Philippe II fait son entrée solennelle à Dijon, accompagné du duc d'Anjou son frère, de l’évêque d'Autun, et de toute la noblesse du duché de Bourgogne.

Cette même année 1364, Hugues II de Chalon-Arlay (1362-1388) obtient de l’empereur Charles IV, le titre de vicaire impérial pour le royaume de Bourgogne et les droits que l’empire possède sur Besançon. La puissance de la famille des Chalon est au maximum.

Début mars 1364, le duc quitte le Comté et emmène une grande partie des Routiers combattent le roi de Navarre qui s’est révolté contre le roi Charles V, frère de Philippe. Marguerite tente une médiation avec le roi, mais insatisfaite des termes du contrat, elle reprend le combat.

Henri de Montbéliard convoque à Arbois le 09 juin, une assemblée des nobles qui décide de reprendre la lutte. L’invasion du duché se prépare, mais de l’autre côté de la Saône, le seigneur de Sombernon, gouverneur de la Bourgogne, rassemble des hommes, bientôt rejoint par les troupes venant de Champagne sur l’ordre du roi. Les armées ducales sont plus nombreuses, Henri évite la bataille. Pendant ce temps, les négociations continuent à la cour de France, et le 25 juillet le traité de paix est signé. Il est accepté par les barons comtois au mois d’août et septembre. La guerre est terminée, Marguerite triomphe.

En 1366, le mot de «Franche-Comté» apparaît pour la première fois pour nommer le comté de Bourgogne. Cette année 1366, l’amiral Jean de Vienne bat près de Chambornay les Routiers qui ravagent la Franche-Comté et la Bourgogne. Tristan de Chalon-Auxerre, sire de Châtelbelin et de Rochefort, combat les Routiers qui se sont basés près de Chalon-sur-Saône. La victoire n’est pas décisive, il faut de l’argent pour les obliger à quitter la province ; c’est le connétable Bertrand du Guesclin qui négocie à Chagny la somme de 200 000 livres avec les mercenaires en les envoyant combattre en Espagne.

 

Maison de Valois-Bourgogne

 

.Louis de Flandre dit Louis de Mâle, (1330-1384), comte palatin de Bourgogne de 1382 à 1384, comte de Flandre, de Nevers et de Rethel de  1346 à1384, duc de Brabant (1356), comte d'Artois de  1382 à 1384

Fils du comte Louis Ier et de la comtesse de Bourgogne et d'Artois  Marguerite Ire. .

 

.Marguerite III de Flandre  (1350-1405), Comtesse palatine de Bourgogne de 1384 à 1405, duchesse de Bourgogne de 1357 à 1361

Petite-fille de Marguerite Ier,  appelée aussi Marguerite de Dampierre, héritière des comtés de Flandre, Nevers, Rethel, Brabant, Limbourg.

En 1357, à l'âge de sept ans, elle épouse en premières noces Philippe de Rouvres (1346-1361). Veuve en 1361, à l'âge de onze ans, Marguerite devient duchesse douairière de Bourgogne (1361-1369).

En juin 1369, à 19 ans, elle épouse en secondes noces  Philippe II de Bourgogne.

 

.Philippe IV (1342-1404), comte palatin de Bourgogne de 1383 à 1404, duc de Bourgogne (Philippe III le Hardi) de 1364 à 1404, comte d’Artois de 1383 à 1404

A la mort en 1384 de son père Louis II de Flandre, Marguerite de Dampierre hérite des deux titres de comtesse de Bourgogne et d'Artois. Son époux  devient  ainsi par son mariage : comte de Bourgogne (1384-1404) et comte d'Artois (1384-1404) et  donc vassal pour son comté de Bourgogne de l’empereur Charles IV de Luxembourg. Avec ses cinq comtés et le duché de Bourgogne, Philippe le Hardi devient le prince le plus puissant de la chrétienté.                                                   

Philippe rétablit l’atelier monétaire d'Auxonne, en terre d’empire, et frappe sa propre monnaie pour montrer son signe d’indépendance vis à vis du royaume de France. Philippe est tuteur du roi mineur Charles VI et régent de France ; il souhaite une alliance avec le duché de Bavière et lui fait épouser le 17 juillet 1385, Isabeau de Bavière, fille d’Etienne III, duc de Bavière et de Thadée Visconti, fille du duc de Milan.  

Cette même année 1385, Philippe marie à Cambrai son fils Jean de Nevers à Marguerite de Bavière; et sa fille Marguerite de Bourgogne à Guillaume de Bavière, les deux enfants d’Albert de Bavière. Philippe s’offre ainsi des perspectives d’expansion avec le mariage de ses deux enfants avec ceux de la famille des Wittelsbach de Bavière.

En 1386, une Chambre du conseil et des comptes est instaurée et réside à Lille. Philippe fixe le siège du Parlement comtois à Dôle, qui avec sa Chambre de justice, juge en appel, consacre le pouvoir de la bourgeoisie toute dévouée au duc comte. Le duc met également en place une Chambre du conseil et des comptes à Dijon pour la Bourgogne.

En 1390, Philippe le Hardi achète le comté de Charolais pour 60 000 écus d’or à Bernard VII d'Armagnac, avec l’argent de la dot de sa bru Marguerite de Bavière, l’expansion bourguignonne continue. C’est le retour, dans la Maison de Bourgogne, de ces terres qui faisaient parties du comté de Chalon-sur-Saône depuis le Xème siècle, mais avaient été intégrées dans le duché au XIIIème siècle. En 1392, Philippe continue sa politique d’alliance matrimoniale, en mariant sa fille Catherine avec le futur duc d’Autriche, Léopold IV de Habsbourg.  En 1398, l’empereur Wenceslas de Luxembourg accorde des privilèges aux Bisontins.

L’indépendance de la Commune de Besançon n’a jamais été aussi grande. En 1401, Philippe le Hardi marie sa fille Marie de Bourgogne avec le comte de Savoie Amédée VIII. L’année suivante, Philippe est en Flandre pour marier son fils Antoine, avec Jeanne de Luxembourg, la fille et héritière du comte de Ligny et de Saint-Pol, Waleran de Luxembourg. Le duc et la duchesse accordent le comté de Rethel à Antoine. En 1404, le duc de Bourgogne se rend en Flandre pour faire reconnaître son fils Antoine, comme l’héritier par sa mère, des duchés de Brabant et de Limbourg, au décès de la duchesse Jeanne de Brabant, tante de sa mère. À Bruxelles, il attrape la peste, qui l’emporte en quelques jours.

Marguerite décède en 1405, une année après son époux.                                                     

 

.Jean Ier dit Jean sans peur (1371-1419), comte palatin  de Bourgogne, duc de Bourgogne, comte d’Artois et de Flandre de 1405 à 1419,

Fils de Philippe II le Hardi ; il épouse Marguerite de Bavière, fille du duc de Bavière-Straubing, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, seigneur de Frise ce qui resserre considérablement ses liens avec l’empire.

 

Jean sans Peur prête hommage au roi Charles VI  le 23 mai 1404 pour son duché de Bourgogne et fait son entrée à Dijon le 17 juin 1404. Le 21 mars 1405, c'est sa mère qui meurt et, après l'hommage rendu le 26 août 1405, il prend possession des comtés de Flandre, d'Artois et de Bourgogne.

Jean se présente à Paris le 19 août, avec huit cents chevaliers ;  le duc d'Orléans s’enfuit avec la reine et le dauphin. Jean rattrape le dauphin et le ramène à Paris. Le duc d’Orléans réunit ses hommes et marche sur Paris, la guerre civile est imminente. Le 26 aout il rend hommage au roi pour son duché de Bourgogne ; Jean sans peur  s’allie aux Parisiens, mais sous la médiation de leur oncle, le duc de Berry, les deux princes se réconcilient. Pendant ce temps, les Anglais poursuivent l’occupation de la France, ils sont en Guyenne, en Artois et en Picardie. 

La folie du roi Charles VI entraîne la création d'un conseil de régence présidé par la reine Isabeau de Bavière et où s'opposent de façon irréductible le frère de Charles VI : Louis d'Orléans et  Jean sans Peur.

En Franche-Comté, la Commune de Besançon souhaite devenir la capitale du comté et offre au duc la régalie de la ville. Jean accepte cette proposition en octobre 1407.

Le 23 novembre 1407, il fait assassiner son cousin Louis pour, selon ses dires « soulager la France de ce tyran », ce qui lui vaut d’être exclu du Conseil de Régence et l’oblige à se réfugier dans ses terres de Flandre, où il fait rédiger un texte justifiant son acte.

En février 1408, l’empereur Wenceslas ratifie la décision de faire de Besançon la capitale du comté de Bourgogne.

Jean vient justifier devant le roi Charles VI l’assassinat de Louis d’Orléans, et en mars 1408, par décision royale son crime est absout.                                                 

Le 23 septembre 1408, Jean sans Peur écrase les Liégeois à la bataille d'Othée, obtient l'alliance des duchés de Luxembourg et de Lorraine. En novembre 1408, il fait une entrée triomphante dans Paris après sa victoire sur les bourgeois liégeois qui se sont soulevés contre son beau-frère l’évêque de Liège Jean de Bavière. La reine et les princes s’enfuient de la ville avec le roi.

 

Tout rentre dans l’ordre lors du traité de Chartres en 1409, où le roi de France et les enfants de Louis d'Orléans accordent le pardon au duc de Bourgogne, et celui-ci obtient le pouvoir total du gouvernement, mais le conflit entre la famille de Bourgogne et celle d'Orléans reste latent. 

Jean sans Peur a comme allié le duc Charles II de Lorraine qui est son représentant au Concile de Constance en 1414 ou celui-ci accompagne l’empereur Sigismond de Luxembourg. Allié à la reine Isabeau de Bavière, il s'empare de l'autorité royale et reçoit en novembre 1411 la mission de chasser les Armagnacs, mais la Paix d'Arras du 4 septembre 1414  l'écarte du gouvernement.

En 1416, profitant de la mort du duc Jean Ier de Berry, Jean sans peur s’empare du comté de Boulogne au détriment de la veuve, Jeanne d’Auvergne.  Le 29 avril 1417, à Constance, il fait alliance avec l’empereur Sigismond de Luxembourg.

Mais l’archevêque de Besançon, Thiébaud de Rougemont  ne se laisse pas déposséder de son droit. Il en appelle au pape et jette l’interdit sur la ville. Jean ne désire pas se heurter avec l’autorité ecclésiastique et en mai 1409 il revient en partie sur sa promesse en transférant à Besançon uniquement la chambre des comptes et du conseil, mais pas le Parlement et la chancellerie qui demeurent à Dôle.

En avril 1410, le fils de Louis d'Orléans, Charles, épouse Bonne, la fille du comte d'Armagnac Bernard VII, et la lutte s’engage entre Bourguignons et Armagnacs. Le parti Armagnac composé des ducs d'Orléans, de Berry, de Bourbon, de Bretagne et des comtes d'Armagnac, de Clermont et d'Alençon, prend les armes dans l’été, mais une nouvelle fois, un accord est trouvé et signé.                                                     

En janvier 1411, Jean sans Peur s’empare du comté de Tonnerre, possession de Louis de Chalon, qui s’est rallié aux Armagnacs. La guerre civile éclate dans l’été. Jean fait appel aux Lorrains, aux Brabançons, aux Allemands et aux Parisiens, et notamment à la corporation des Bouchers.

Un accord entre le duc et l’archevêque conduit ce dernier à lever l’interdit sur la ville en 1412.

Jean sans Peur s’empare de Paris, mais la ville est reprise en 1413 par le comte d’Armagnac. 

Au printemps 1414, le roi et les Armagnacs, forts d’une armée de deux cent-mille hommes, se mettent en route, et se lancent contre Jean, ce dernier s’enferme dans Arras, secondé notamment par Jean de la Trémoille et Jean de Neufchâtel. Ils soutiennent le siège. Après plus d’un mois de siège, et grâce la médiation du duc de Brabant et du dauphin, un traité est signé, qui interdit à Jean de revenir auprès du roi ou du dauphin sans leur accord express. En 1415, Henri V roi d'Angleterre réclame la couronne de France, la guerre s’accentue entre les deux pays. Henri V débarque avec vingt-six mille hommes. C’est la bataille d'Azincourt et la défaite des français.

En 1416, le dauphin meurt, il est remplacé par son jeune frère Charles.

Les Armagnacs considèrent la reine Isabeau de Bavière comme suspecte à leur cause et l'écartent du pouvoir. En 1417, Jean sans Peur libère la reine Isabelle de sa résidence de Tours et l’installe à Troyes. Pendant ce temps, un complot à Paris contre le connétable réussit avec le concours des partisans du duc de Bourgogne. Les massacres d'Armagnacs sont nombreux, presque trois mille personnes. Une épidémie survient et provoque la mort de cinquante mille personnes, dont le prince d'Orange Jean III de Chalon-Arlay, qui a accompagné en fidèle vassal le duc de Bourgogne. Jean et Isabelle font leur entrée dans Paris et rétablissent le calme.

Guillaume IV de Wittelsbach  héritier depuis 1404 de son père Albert Ier, duc de Bavière-Straubing, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande est  l’époux de Marguerite, la sœur de Jean sans Peur. Il intervient au côté des Bourguignons dans la guerre entre Armagnacs et Bourgignons. A son, en 1417, sa fille unique Jacqueline hérite à son tour des comtés flamands.

Pendant ce temps le roi d’Angleterre Henri V poursuit son avancée en France et en 1419, annexe la Normandie; il s’avance sur Paris. La Cour de France sous la conduite du duc part pour Troyes.                                                  

Des rapprochements ont lieu entre le dauphin Charles, le futur Charles VII, et Jean sans Peur, pour lutter contre les Anglais; mais l’assassinat du duc lors de sa rencontre avec le dauphin, en septembre 1419, sur le pont à Montereau sur Yonne fait échouer l’alliance franco-bourguignonne. Ce crime est la vengeance de la mort du duc d'Orléans intervenue douze ans plus tôt.   

.Philippe V de Bourgogne, comte palatin de Bourgogne, duc de Bourgogne   (Philippe le III le Bon), comte d'Artois de 1419 à 1467

Fils unique de Jean sans Peur.

Il succède à son père, et se rapproche d’Henri V d'Angleterre, tandis que le dauphin se retire au-delà de la Loire.

Par le traité de Troyes en 1420, Henri V se fait reconnaître l’héritier de Charles VI. Il fait son entrée dans Paris accompagné de Philippe le Bon et de Charles VI. Cette même année, les Armagnacs venus du Lyonnais reprennent le Mâconnais.

Le 14 juin 1421, Louis de Chalon-Arlay (1418-1463), prince d'Orange, obtient de l’empereur le titre de vicaire impérial pour tout l’ancien royaume de Bourgogne.

En 1422, le roi d’Angleterre Henri V meurt à Vincennes ; son fils Henri n’a que huit mois et c’est l’oncle de ce dernier, le duc de Bedford Jean, qui assure la tutelle en France. Charles VI meurt. Le duc de Bedford proclame son neveu Henri VI : roi de France et d’Angleterre. Le dauphin Charles est lui aussi proclamé roi de France par ses partisans à Poitiers, sous le nom de Charles VII.

La guerre est terrible entre les anglo-bourguignons et les fidèles de Charles VII. Les défaites en 1423/1424 de Cravant et Verneuil laissent Charles VII et ses armées au-delà de la Loire.

Entre 1421 et 1428, le duc de Bourgogne Philippe le Bon est occupé à lutter contre sa cousine germaine, la comtesse de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de Frise, Jacqueline de Bavière. Cette femme cruelle qui a épousé contre son gré son cousin, le duc de Brabant Jean, a fait assassiner les fidèles amis de son mari; en représailles celui-ci bannit les dames d’honneur de son épouse.                                                  Elle se réfugie en Angleterre, obtient le divorce et épouse le duc de Gloucester Humphrey, frère du duc de Bedford. Le pape casse ce mariage. Elle retourne dans ses terres, mais elle est faite prisonnière et remise aux mains du duc de Bourgogne. Elle est obligée de reconnaître son cousin Philippe comme l’héritier de ses quatre comtés.

En 1429, Philippe rachète pour 132 000 écus le comté de Namur à son dernier seigneur. 1429 est l’année d’arrivée de Jeanne d'Arc sur la scène de l’Histoire de France. 

En mai 1429, le duc Philippe III de Bourgogne se décide à mener une guerre totale contre le Dauphin. Il laisse son vassal, le prince d'Orange, Louis de Chalon-Arlay se lancer à la conquête du Dauphiné. Louis est intéressé à titre personnel, car il souhaite réunir ses terres de sa principauté avec ses domaines dans le comté de Bourgogne. Le 11 juin, les troupes de Louis se heurtent aux troupes dauphinoises à Anthon mais celle-ci mettent en pièce leur agresseur. La conquête du Dauphiné est abandonnée.

Le 17 juillet 1429, Charles VII est couronné dans la cathédrale de Reims, après que l’armée de Jeanne d’Arc eue traversé les villes de Gien, d'Auxerre, de Saint-Florentin et de Troyes sur son passage.

Les Bourguignons sont plus chanceux dans le conflit qui les oppose aux Lorrains. Philippe se mêle de la guerre de succession sur le duché de Lorraine en choisissant le parti dAntoine de Vaudémont contre celui de René d’Anjou.

À la mort de ses deux cousins Jean en 1427 et Philippe en 1430, les deux fils de son oncle Antoine, Philippe le Bon hérite des duchés de Brabant et de Limbourg.

Le 2 juillet 1431, les troupes bourguignonnes conduites par le maréchal Jean de Vergy battent celles du duc de Lorraine René d’Anjou et capturent celui-ci ainsi que de nombreux chevaliers. René est emmené en captivité à Dijon puis à Salins et reste six ans dans les geôles bourguignonnes avant de retrouver la liberté en contrepartie de la livraison de quatre châteaux à Philippe le Bon. En représailles de cette captivité, les troupes du duc Louis III d'Anjou, frère du duc René, envahissent la principauté d'Orange et y restent jusqu’à la libération du captif.                                                         

À partir de 1431, Philippe le Bon commence de s’éloigner de plus en plus des Anglais. La même année, Jeanne d'Arc est condamnée à mort et brûlée vive.

En 1432, un complot contre le duc de Bourgogne est découvert, parmi les conspirateurs Jean de la Trémoille, grand chambellan. Les traitres se réfugient à la cour de France, commanditaire de ces agissements.

Cette même année 1432, les Armagnacs s’emparent de nouveau de la forteresse de Solutré qui garde Mâcon. Une bande favorable à Charles VII s’empare d'Avallon en décembre. 

En 1433, le duc de Bedford épouse la fille du Comte de Saint-Pol, vassal de Philippe, sans lui demander son aval, ce qui provoque une distension encore plus grande entre Bourguignons et Anglais. Philippe vient libérer en octobre Avallon. Cette même année 1433, Philippe parvient à faire abdiquer sa cousine Jacqueline en sa faveur et récupère les comtés flamands.                                                         

En 1434, le duc de Bourbon, allié du roi de France, envahit la Bourgogne, Philippe se met en route avec son armée et attaque à son tour les états du duc de Bourbon. La médiation du duc de Savoie arrête le conflit. Dans l’acte signé par les deux parties, Philippe obtient la destruction totale de la forteresse de la Roche de Solutré.

En 1435, au congrès d'Arras, Philippe le Bon fait la paix avec le roi de France Charles VII, il obtient les comtés de Mâcon, d'Auxerre et les villes de la Somme, mais également l’exemption de toute vassalité sa vie durant avec dispense de lui prêter hommage pour le duché de Bourgogne se rendant donc totalement indépendant du roi de France. Philippe III se fait alors appeler grand-duc d’Occident.

En octobre 1442, Philippe le Bon rencontre l’empereur Frédéric III de Habsbourg à Besançon. Le duc, l’archevêque et la Commune en profitent pour faire confirmer leurs droits respectifs mais sans aucun changement sur leurs désaccords.

En 1443, la duchesse de Luxembourg  Élisabeth de Gorlitz, la tante de Philippe, puisqu’elle est la veuve d’Antoine de Brabant, vient trouver son neveu, car les troupes du duc de Saxe envahissent son duché.                                                    

Philippe accepte d’aider la duchesse et se fait remettre par un accord le duché, et en deux mois ses troupes récupèrent les terres luxembourgeoises.

En 1444, le reste des « Écorcheurs » revenant de Suisse où ils avaient été emmenés par le dauphin Louis, à la demande de l’empereur Frédéric III, ravage Lure, Luxeuil, Faucogney, Faverney et la campagne dijonnaise. Le 28 octobre 1444 est signé à Einsisheim entre les huit cantons, la ville de Bâle et  le Dauphin un  traité  qui stipule qu'il aura " Bonne et perpétuelle amitié entre la France et la Confédération suisse". 

Cette signature intervient après le drame de Saint Jacques sur la Birse. C'est le courage des suisses et leur supériorité en nombre qui forcent l'admiration du Dauphin et du Roi de France et les pousse à leur offrir malgré leur défaite la paix. Ils combattent dans une guerre territoriale contre le roi de France allié à  l'empereur.                                                     

L’année suivante les nobles comtois lèvent une armée qui sous le commandement du maréchal de Bourgogne, Thiébaud de Neufchâtel, extermine une moitié  des écorcheurs  à Altkirch. Mais ces bandits soutenus secrètement par le roi de France continuent leurs terribles méfaits. Une seconde armée et l’argent mettent fin à leur existence.

En 1456, le dauphin Louis le futur Louis XI, fâché avec son père, se réfugie chez le duc de Bourgogne qui l’installe dans le Brabant. Il reste là-bas jusqu’à la mort de son père.

C’est Philippe qui couronne Louis XI à Reims en août 1461 qui succède à son père Charles VII. La reconnaissance est un sentiment inconnu à Louis et il cherche à affaiblir le duc de Bourgogne. Il commence par brouiller le fils Charles le futur Téméraire, comte de Charolais, avec son père; Charles qui a été pendant cinq ans son ami et son compagnon de jeu ; et dans le même temps il parvient à détacher les Suisses du service bourguignon.

En 1463, Louis XI rachète à Philippe pour 400 000 écus les villes de la Somme (Amiens, Abbeville et Saint-Quentin). Charles se sent spolié et fait des reproches à son père. En 1465, Charles, comte de Charolais, annonce qu’il prend la tête de la ligue des princes français (les ducs de Berry, de Bourbon, de Bretagne, de Calabre, de Nemours et les comtes d'Armagnac, de Dunois, de Saint-Pol) contre le roi de France.                                                                                                       

.Charles le Téméraire  (1433-1477), comte palatin de  Bourgogne, duc de Bourgogne, comte d’ Artois  de 1467 à 1477,

Fils du précèdent.

 

.Marie de Bourgogne (1457-1482), comtesse palatine de Bourgogne de 1477 à 1482

 

Fille unique de Charles le Téméraire. Elle épouse Maximilien de Habsbourg. Marie meurt en 1482.

 

                                                         

 

 

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:13

Scan10001

 

 

 

CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

 

 

B.Comté de Bourgogne dit Franche-comté / Freigrafschaft Burgund

terre d’empire de 1032 jusqu’ à 1678

 

Maison capétienne de Bourgogne

.Jeanne III (1308-1347), comtesse de Bourgogne de 1330 à 1347

Fille aînée du roi Philippe V  et de Jeanne II de Bourgogne ; elle épouse en 1318 le duc Eudes IV de Bourgogne. Ce mariage permet à leurs descendants de refaire l’unité de la Bourgogne bien que le duché continue de relever du royaume de France et le comté de l’empire romain germanique.

Eudes fonde le Parlement de Dôle le 09 février 1332.

Le gouvernement dur d'Eudes, sa volonté de dominer le comté en imposant un bailli, en blessant dans leur orgueil les nobles, dressent ces derniers contre le duc-comte.

A l’investigation de Jean II de Chalon-Arlay (1322-1362)  à trois reprises (1335-1337, 1342-1343 et 1346-1348) des soulèvements seigneuriaux rompent la paix relative qui existe depuis le début du siècle. En avril 1336, Jean II de Chalon-Arlay, fort du soutien d’Henri de Montbéliard, de Thiébaud de Neufchâtel et des Bisontins, déclare la guerre. Ses troupes brûlent Salins et Pontarlier. Eudes IV rassemble les siennes et marche sur les ligueurs; la rencontre a lieu entre Besançon et Avanne, où mille bisontins périssent. La médiation de l’archevêque de Besançon, Hugues de Vienne arrête le conflit. Il reprend à l’hiver 1337, mais la médiation du roi de France met un terme au combat. Les chefs des révoltés sont emprisonnés. Jean II est emmené en prison à Montréal en Auxois, il y reste un an.   

En 1337, c’est le début de la guerre de Cent Ans entre les Anglais et les Français. Eudes rejoint le roi Philippe VI, qui le charge de défendre les environs de Saint-Omer ; il y bat les Anglais.

Le fils d’Eudes IV et de Jeanne II, Philippe épouse en 1338 la comtesse de Boulogne et d'Auvergne Jeanne Ière, l’Etat bourguignon s’amorce.

La guerre civile reprend en 1342, car Jean II, humilié par son emprisonnement, refuse de détruire sa forteresse de Salins, et Eudes IV n’oubliant pas l’incendie de Salins, les braises du conflit de 1336 ne sont pas éteintes. Les hommes du duc-comte s’emparent du château de Châtelguyon, appartenant au sire d'Arlay. Ce dernier se réfugie dans le Haut-Doubs pour poursuivre la lutte. Eudes s’en prend à Thiébaud de Neufchâtel, qui vaincu, implore la paix.

Par sa mère, Jean II de Chalon-Arlay, descend des Dauphins de Viennois. Il décide en 1344 de passer un accord avec son cousin Humbert II, en lui remettant les terres qu’il possède dans le Dauphiné.

En 1346, la défaite des Français à Crécy en août, prive Eudes du soutien du roi. Puis le malheur frappe la famille ducale, Philippe est tué au siège d'Aiguillon, en septembre, où il combat dans l’armée française. Jean II en profite pour former une nouvelle ligue. Il demande l’appui financier des Anglais et l’obtient en octobre. Les escarmouches sont nombreuses, mais aucune bataille n’est décisive. Eudes s’absente de la Comté pour aller prêter main forte au roi au siège de Calais. La guerre épuise matériellement les belligérants et sur l’arbitrage du roi un traité de paix est signé à l’automne 1347. Eudes doit restituer ses dernières conquêtes ;  Jean de Chalon rebâtit Châtelguyon ;  il ressort comme vainqueur de ce conflit. La mort d’Eudes en 1349 amène son petit-fils Philippe de Rouvres (1349-1361) enfant maladif à la succession de cet immense territoire.

Cette même année, Humbert II ruiné, vend le Dauphiné au roi de France. Jean de Chalon-Arlay se sent lésé et se considère l’héritier de cette principauté. Toutefois il donne son accord et signe cette transaction en renonçant à ses droits.

 

.Philippe de Rouvres (1349-1361), duc et comte de Bourgogne de 1349 à 1361

C’est sa mère Jeanne de Boulogne qui exerce la régence. En 1350, Jeanne de Boulogne se remarie avec Jean, fils du roi de France Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne, la sœur d’Eudes IV. Jean prend le titre de régent de Bourgogne.  

La même année, Jean devient Jean II roi de France, et gouverne le duché et le comté de Bourgogne. Jean II prévoit que Philippe de Rouvres mourra jeune et envisage de mettre la main sur ses domaines.

Mais en 1356, à Poitiers, le roi Jean II est fait prisonnier et emmené en Angleterre. Jeanne de Boulogne assure la régence du royaume. En 1357, le mariage de Philippe de Rouvres avec sa cousine Marguerite de Flandre, fille du comte de Flandre, de Nevers et de Rethel, Louis II de Mâle (1346-1382) est conclu. Philippe meurt en 1361. Avec lui s’éteint la dynastie des ducs de Bourgogne issus d’Hugues Capet. Sa disparition amène une séparation temporaire du duché et du comté.

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:05

 

 

 

Scan10001

 

 

CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

                                                   

B.Comté de Bourgogne dit Franche-comté / Freigrafschaft Burgund

terre d’empire de 1032 jusqu’ à 1678

 

 

Maison d’Andechs

.Béatrice de Bourgogne (1193-1231), comtesse de Bourgogne de 1205 à 1231 et  Othon II de Bourgogne (1180-1234), comte de Bourgogne de 1231 à 1234

Pour mettre fin aux agitations dans le comté, le roi de Germanie, Philippe de Hohenstaufen, frère d’Othon Ier, marie sa nièce Béatrice II en 1208 à Othon II (1208-1234), duc de Méranie (duché situé sur la côte dalmate), mais prince d’origine bavaroise, fils du duc d'Andechs et de Méranie Berthold IV von Diessen ; étranger au pays par son origine, sa langue et sa culture, il s’en  désintéresse. Cette même année 1208, l’empereur Philippe de Hohenstaufen est assassiné  par son rival l’empereur Otton IV.

Ce mariage déclenche un conflit entre Othon et le comte Étienne d'Auxonne, de 1208 à 1211. Étienne souhaitait en effet que son fils Jean épouse Béatrice pour que le comté revienne dans les mains de la famille des premiers comtes de Bourgogne.

Sous le règne de Béatrice, Jean de Chalon (1224-1268), fils d'Étienne de Chalon, soutient en 1224/1225  les Bisontins érigés en Commune dans le conflit qui les oppose à l’archevêque de Besançon Gérard (1220-1225). Un accord est conclu en 1225, entre Jean de Chalon et le nouvel archevêque Jean Halgrin (1225-1227), et les Bisontins font leur soumission. A partir de 1230, Jean de Chalon, surnommé le Sage ou l'Antique est comte de Chalon sur Saône et d'Auxonne, il a épousé Mahaut la fille du duc de Bourgogne Hugues III ; il est aussi l’arrière-petit-neveu maternel de l’empereur Frédéric Barberousse. 

.Othon III (1208-1248), comte de Bourgogne de 1234 à 1248

Fils du précédent.

Comme lui il se désintéresse du comté. Les forces locales conduites toujours par le comte Étienne d'Auxonne, s’abandonnent aux désirs d’autonomie, plus ou moins attisés par le roi de France et le duc de Bourgogne, seul l’archevêque de Besançon continue de soutenir le parti de l’empire.

En 1236, sa sœur Alix de Méranie épouse Hugues de Chalon, le fils de Jean de Chalon, qui réalise en 1237 un échange de terres avec le duc de Bourgogne Hugues IV en  lui cédant ses terres de Chalon sur Saône et d'Auxonne contre la baronnie de Salins et d’autres terres comtoises (Ornans, Val de Miège, Chaussin, …) possessions qui lui apportent une richesse plus  importante grâce notamment aux salines. Le château d'Arlay lui permet de tenir Lons le Saunier sous son autorité; mais sa résidence est celle de la forteresse de Nozeroy entre Pontarlier et Lons le Saunier.

En 1242 le duc de Bourgogne Hugues IV obtient d’Othon III en contrepartie d’un remboursement de dettes, la garde du comté de Bourgogne.

Othon III décède sans héritier. Son décès marque la fin de la lignée impériale masculine allemande directe des comtes palatins de Bourgogne de la Maison de Hohenstaufen et de la Maison d'Andechs et la restauration de la lignée des comtes palatins de Bourgogne de la maison d'Ivrée. Le comté de Bourgogne revient sous la suzeraineté du duché de Bourgogne.

 

.Alix/Adélaide  (1209-1279) comtesse de Bourgogne de 1248 à 1279

Avant de mourir, le comte Othon III  choisit  parmi ses quatre sœurs Alix ou Adélaide, l’épouse d’Hugues de Chalon, pour lui succéder.

En 1251, son beau-père Jean de Chalon rencontre lempereur Guillaume dOrange et lui demande dériger la seigneurie de Salins en terre dempire.  Il obtient également des droits impériaux sur Besançon et Lausanne. Jean II rachète les droits que possède Frédéric III de Hohenzollern sur le comté (ce dernier est le beau-frère d'Othon III). Jean possède alors plus de cinq cents fiefs dans le Comté de Bourgogne. 

En 1258, les Bisontins se révoltent de nouveau contre l’archevêque Guillaume (1245-1268), Jean et Hugues de Chalon les soutiennent, la querelle gagne tout le comté et de nombreux nobles rejoignent les révoltés. Le pape Alexandre IV (1254-1261) condamne en 1259 cette révolte et demande l’intervention du roi de France Louis IX, et du duc de Bourgogne Hugues IV.                                                   

En 1264, un traité de garde est alors passé entre le duc de Bourgogne Hugues IV et les citoyens de Besançon.

En 1267 le comte Hugues de Chalon meurt, suivi l’année suivante par son père Jean de Chalon. Ce dernier laisse à sa mort onze enfants issus de ses trois mariages, qui forment trois lignées rivales et qui vont se partager ses domaines.

Alix  se remarie en 1268, avec le comte de Savoie Philippe (1268-1285), mais aucun enfant ne naît de cette seconde union.

A partir de 1273, elle se retrouve  face à l'empereur Rodolphe Ier de Habsbourg qui veut restaurer la vassalité du comté de Bourgogne à l’égard du Saint Empire.

Le 8 mars 1279, elle meurt à Évian-les-Bains  à l'âge de 70 ans.

 

.Othon IV (avant 1248 -1303), comte palatin de Bourgogne de 1248 à 1303

Fils d’Alix ou Adélaide et d’Hugues de Chalon, il hérite en 1279 des terres de ses parents. En 1263, il épouse Philippa de Bar, fille du comte Thiébaut II de Bar.

Les rivalités entre Otton et son oncle Jean de Chalon-Arlay alimentent une période de troubles. Otton se jette éperdument dans l’alliance française, tandis que son jeune oncle se tourne lui vers l’empereur de Rodolphe Ier de Habsbourg.

Le conflit s’accentue par l’alliance entre le comte de Bourgogne et les Bisontins qui se sont érigés en Commune en 1277.

Vers 1280, Otton IV s’abandonne davantage au clan français. Il renonce au blason à l'aigle et en adopte un autre pour marquer son rapprochement avec la France.

 

 

 

Mais l’empereur Rodolphe Ier de Habsbourg profite du conflit entre l’évêque de Bâle et le comte de Montbéliard Renaud de Bourgogne, frère d’Otton IV, pour ramener à la soumission le comte de Bourgogne. L’armée de Rodolphe forte de vingt-milles hommes se met en marche en 1289, et après la prise de Montbéliard, se présente devant Besançon, où se sont réfugiés Otton et Renaud. Rodolphe ne peut s’emparer de la cité mais fait dévaster les abords  tandis que Jean Ier de Chalon-Arlay, son allié, bloque les murs.Otton IV se soumet à l’empereur, et conseille à la Commune de traiter avec l’empereur qui reconnaît aux Bisontins leur commune autonome. La ville de Besançon obtient son indépendance communale et se gouverne librement, tout en étant soumis comme tout le comté de Bourgogne à l’autorité de l’empereur.

Devenu veuf, Othon IV se remarie en 1291 avec la comtesse Mahaut d'Artois fille du comte d'Artois Robert II, petite-nièce du roi Louis IX avec laquelle il a trois enfants :

 

-Jeanne II de Bourgogne

-Blanche de Bourgogne.                                                                                                 -Robert de Bourgogne.

 

Désargenté, Othon IV signe un traité secret à Vincennes par lequel il vend son comté au roi de France Philippe IV en échange du mariage de ses deux filles avec les fils de Philippe.

En 1293, Jean de Chalon-Arlay acquiert par personne interposée, la mairie de Besançon. L’année suivante grâce au soutien de l’empereur, il obtient la vicomté de la ville. L’empereur le nomme ambassadeur impérial auprès du Saint-Siège. 

En 1295, Jeanne de Bourgogne épouse Philippe et sa sœur Blanche épouse Charles. La première devait selon les termes du contrat conserver le titre de comtesse de Bourgogne et la seconde est dédommagée avec une dot en argent.                                                

La plupart des nobles comtois refusent de rendre hommage au roi de France et se regroupent autour de Jean de Chalon-Arlay. Ce dernier prend la tête de la ligue des coalisés pour s’opposer à la prise de possession par le roi de France. Ils sont financés par les Anglais et l’empereur.

Après six ans de conflit, en 1301, les nobles comtois se soumettent à leur nouveau maître, Philippe le Bel. Jean de Chalon-Arlay reçoit en 1302 une pension royale.

C'est leur fille Jeanne II de Bourgogne (comtesse héritière des comtés d'Artois et de Bourgogne) qui, en devenant reine de France par mariage avec le roi Philippe V de France, amène les comtés de Bourgogne et d'Artois dans les possessions royales.

Le comte Othon IV  meurt au service de Philippe le Bel le 17 ou le 26 mars 1303. En 1306, Philippe le Bel  attribue le titre de «gouverneur du comté au nom du roi France» à Jean de Chalon-Arlay.

.Robert de Bourgogne (1300-1315), comte titulaire de Bourgogne de 1303 à 1315

En 1307, le mariage entre Jeanne Ier de Bourgogne (1307-1330) et Philippe de France, le futur Philippe V le Long, ne change pas la situation, Philippe le Bel gouverne la province.

Les Bisontins se soulèvent contre le nouveau gouverneur, mais ce dernier mate la rébellion en infligeant une sévère défaite aux troupes communales dans la combe de Gisey, près d'Arguel en août 1307.

En 1308, un traité de gardiennage est signé entre Jean de Chalon-Arlay et les Bisontins, à Montfaucon, valable soixante ans. Ainsi après vingt ans d’effort, il est enfin le maître de la ville, puisqu’il possède la mairie, la vicomté et qu’il en est le gardien. Les descendants de Jean de Chalon-Arlay seront à la tête de tous les mouvements de rébellion dans l’histoire du comté de Bourgogne. 

Ce n’est qu’à la mort en 1314 de Philippe le Bel que Jeanne II et Philippe V le long se mettent en possession du comté.

Philippe devenu roi de France en 1316, confie le comté à son épouse Jeanne.

.Jeanne II (vers 1291-1330), comtesse de Bourgogne de 1315 à 1330, reine de France de 1316 à 1322, comtesse d'Artois de 1329 à 1330,

Fille d'Othon IV et de Mathilde d'Artois, dite Mahaut d'Artois, comtesse d'Artois.

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 07:48

Scan10001

 

                                                                                                               

CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

 

B.Comté de Bourgogne dit Franche-comté / Freigrafschaft Burgund

terre d’empire de 1032 jusqu’ à 1678

 

 

Le Comté de Bourgogne s'est formé par la réunion des quatre pagi carolingiens (pagi du Royaume Burgonde) : l'Amous, (région de la Saône, de l'Ognon et du Doubs), l'Escuens, (région de Château-Chalon), le Portois, (région de Port-sur-Saône) et le Varais, (région enserrée dans le « M » que forme le tracé de la rivière le Doubs.  Au milieu du X° siècle, le comte de Mâcon Liétaud parvient à réunir dans sa main les pouvoirs dévolus aux comtes carolingiens dans chaque pagus. À sa mort, ses droits passent à son fils Aubry II et la veuve d'Aubry, héritière de ses droits les porte à son second mari, Otte-Guillaume de Bourgogne, petit-fils de Bérenger II, marquis /margrave  d’Ivrée/Ivréa,

Otte-Guillaume est considéré traditionnellement comme le premier comte de Bourgogne.  

 

Maison d’Ivrée

.Otte-Guillaume (962-1026), comte de Bourgogne de 982 à 1026 et duc de Bourgogne de 1002 à 1004

En 996,  Berthe, la sœur du roi Rodolphe III, veuve d’Eudes de Blois épouse le roi de Francie Occidentale Robert II qui succède à son père Hugues Capet.

En 1002, Otte-Guillaume est nommé par les nobles de Bourgogne, duc de Bourgogne, mais il se heurte au nouveau roi des Francs, Robert II qui revendique la succession de son oncle Henri duc de Bourgogne

Le roi Robert II doit se séparer de Berthe, et épouse en 1003, Constance d'Arles, la fille du comte de Provence Guillaume.

Otte-Guillaume renonce au duché de Bourgogne en 1004, et se consacre à assurer son autorité sur les terres bourguignonnes à l’est de la Saône, tout en conservant ses droits sur les comtés de la Bourgogne Franque (Beaumont, Fouvent et Oscheret) ; Les comtes de Bourgogne conserveront ainsi pendant longtemps de nombreuses terres ou suzerainetés situés dans le duché de Bourgogne.  Durant quarante-quatre ans, Otte-Guillaume est le maître souverain des comtés Outre-Saône avec ses fils, et soppose à lautorité du roi Rodolphe III de Bourgogne sur ces territoires.                                                            

En 1016, l’empereur Henri III force son cousin le roi Rodolphe III de Bourgogne, sans héritier à le prendre pour héritier. A la mort d’ Henri III en 1024, Rodolphe III est contraint par les nobles de son royaume à révoquer cette donation mais un an plus tard, Rodolphe se voit à nouveau contraint de renouveler son engagement à l’égard du nouveau roi de Francie orientale Conrad II, mari de sa nièce Giséle, fille de sa sœur Gerberge.

La reconnaissance des empereurs, Henri III, puis Conrad II comme  héritiers du roi de Bourgogne Rodolphe III, n’est pas du goût d’Otte-Guillaume qui entre en rébellion contre son roi.                                                                                                                      

Pendant dix ans, il est le principal opposant à l’empire. A la mort de Rodolphe III en 1032, le royaume de Bourgogne-Provence est néanmoins rattaché au puissant empire romain germanique dont le comté de Bourgogne,  exempt de tout impôt permanent d’où son futur nom de Franche-comté. L’histoire de cette Franche-Comté impériale commence donc avec Otte-Guillaume. À la mort de son fils aîné, Gui, Otte-Guillaume partage ses terres : Renaud, son second fils reçoit les comtés d'Amous, Varais et Portois tandis qu’Otton, son petit-fils reçoit le Mâconnais et l’Escuens.

 

.Renaud (1006-1057), premier comte palatin de Bourgogne                /             pfalzgraf Burgund de 1026 à 1057

Il poursuit la lutte engagée par son père. Il soutient Eudes, comte de Blois  qui est l’héritier le plus direct du roi Rodolphe III car il est le fils de sa seconde sœur  Berthe. Dès 1033 ils occupent les châteaux de Joux, de Neuchâtel et de Morat (alors dans le comté de Bourgogne).

L’empereur Conrad II pénètre dans le comté de Bourgogne par Bâle et le 2 février 1034, se fait couronner roi de Bourgogne-Provence à Payerne (alors dans le comté de Bourgogne et actuellement dans le canton de Vaud en Suisse) puis  le 1er aout se fait de nouveau couronner dans la cathédrale Saint Pierre de Genève ou sont réunis les plus grands nobles du royaume de Bourgogne-Provence.                                                                                                                                                                                                                                   

Le comte de Bourgogne Renaud est banni comme chef des révoltés  et doit se réfugier au-delà de la Saône dans le duché de Bourgogne ou l’accueille le duc de Bourgogne Robert le Vieux. Après la mort d’Eudes de Blois en 1037, lors de la bataille de Hanol entre Bar-le-Duc et Verdun, contre les troupes impériales, le roi de Bourgogne, l’empereur Conrad II décide de lever les sentences contre ses adversaires d’hier et envoie une ambassade au comte Renaud, réfugié à Dijon, qui lui annonce ses désirs de réconciliation.  Renaud devient, comte palatin (Pfalzgraf titre donné dans l’administration impériale, à ceux qui sont chargés d’administrer les terres et de rendre la justice au nom de l’empereur. Ses successeurs continueront à porter ce titre.                                                                          

.Guillaume (1020-1087), comte de Bourgogne de 1057 à 1087, comte de Macon

Il  succède à son père Renaud qui l’a déjà associé aux décisions comtales depuis quelques années et assure l’autorité sur le Comté de Bourgogne en l’absence de tout souverain.

Après la mort le 27 juillet 1066 de l’archevêque de Besançon Hugues de Salins (ou Besançon) puis celle en 1069 de son frère Guy, Guillaume devient le personnage le plus important du comté. Il reçoit son suzerain et neveu l’empereur Henri IV, le jour de Noël 1076 à Besançon. Henri IV, excommunié en début d’année par le pape Grégoire VII (1073-1085), se rend en Italie à Canossa afin de rencontrer le pape. Guillaume Ier, surnommé le Grand ou Tête Hardi, récupère en 1078, le comté de Mâcon, suite au retrait au monastère de Cluny de son cousin Gui de Mâcon. Avec son épouse Etiennette de Bourgogne, il a comme enfants :

-Octavien.                                                                                                                                  

 -Eudes.                                                                                          

 -Renaud II, comte de Bourgogne.

-Guillaume                                                                                                                 

 -Ermentrude  à Thierry Ier, comte de Montbéliard, d'Altkirch et de Ferrette.

 -Gui, administrateur de l'Archevêché de Besançon  puis élu  pape en 1119 sous le nom de Calixte II.                                                                                                                 

 -Étienne Ier, comte de Bourgogne.

-Sybille (aussi appelée Mahaut), épouse Eudes Ier, duc de Bourgogne.

-Raymond de Bourgogne  marié à Urraque Ire, reine de Castille et de Léon                        -Hugues.                                                                                                                   

 -Gisèle, mariée  à Humbert II, comte de Savoie, puis à Rénier de Montferrat.

 -Clémence mariée  à Robert II, comte de Flandre, puis  à Godefroid Ier, duc de Brabant.                                                                                                                                    -Étiennette                                                                                                                         

-Berthe, épouse d’Alphonse VI, roi de Castille et de Léon.

.Renaud II (1061-1097) comte de Bourgogne, de Mâcon, de Vienne et d'Oltingen de 1087 à 1097

Fils du comte Guillaume Ier de Bourgogne, frère aîné du comte Étienne Ier de Bourgogne et frère du pape Calixte II.  

En 1087, les deux frères Renaud et Etienne succèdent  à leur père Guillaume  et se partagent le pouvoir.

En 1092, la puissance de Renaud est énorme, ses terres s’étendent du Beaujolais aux rives de l’Aar, suite à son mariage Régine d'Oltingen, fille « héritière » du comte Conon d'Oltingen (région de Bâle) dont il hérite des titres et domaines par mariage et l’héritage laissé par son père.

La famille s’engage massivement dans la lutte en Terre Sainte et paie un lourd tribut lors de la première croisade vers l’an 1100, puisque Renaud, Étienne et Hugues meurent là-bas. La puissance de la famille se trouve alors fortement réduite dans la Comté.

 

.Guillaume II (1105-1125) dit lAllemand, comte de Bourgogne de 1097 à 1125

Fils du comte Guillaume Ier de Bourgogne et frère du comte Renaud II de Bourgogne devenu pape en février 1119 sous le nom de Calixte II

Elevé par son grand-père maternel Conon, il succède à son père Renaud II.   Il  épouse Agnès de Zaehringen  fille de  limportant duc dempire Berthold.  Il consacre son temps à réconcilier l’Église et l’empereur sur l’investiture des élections épiscopales. Il convoque en octobre un concile à Reims, et grâce à l’action médiatrice de Pons, abbé de Cluny, et de sa rencontre à Mouzon avec Henri V,  le concordat de Worms est conclu en septembre 1122.

En 1125, l’empereur Henri V décède sans héritier direct. Les électeurs réunis à Mayence font le choix entre Frédéric de Hohenstaufen, neveu d’Henri V et duc de Souabe, et Lothaire de Supplimbourg, duc de Saxe. C’est ce dernier qui est élu, malgré les dernières volontés d’Henri V en faveur de son neveu. Lothaire est soutenu par les princes ecclésiastiques et notamment l’archevêque de Mayence.

Le fils de Guillaume II, Guillaume III (1125-1127) encore enfant, disparaît en février 1127 assassiné avec des barons de sa suite dans l’enceinte de l’abbaye d’Hauterive à Payerne. Sa mort ouvre la succession sur le comté entre son oncle maternel Conrad de Zahringen et son cousin paternel Renaud de Mâcon.  

.Renaud III (1127-1148), comte palatin de Bourgogne de 1125 à 1148

Fils d'Étienne de Mâcon, il succède à son cousin au détriment du Zaehringen. Il refuse de rendre l’hommage au roi Lothaire II, sous prétexte que ce dernier n’a pas de droits sur le comté de Bourgogne. Il invoque que ses aïeuls rendaient l’hommage aux rois de Germanie car ils étaient issus de Conrad II et de Gisèle, or Lothaire n’a pas de lien familial avec eux. Il installe sa résidence à Dôle, qui devient la capitale du comté de Bourgogne.                                                           

En 1138, l’élection à l’empire de Conrad III de Hohenstaufen se fait au détriment des pouvoirs du comte. En effet Conrad a lui des liens familiaux avec les prédécesseurs de Lothaire ; par sa mère, il est le neveu d’Henri V.   L’empereur confisque les Etats de Renaud III et les donne à Conrad de Zaehringen, avec le titre de recteur de Bourgogne. Renaud III soutient la guerre contre le recteur, mais il est battu par ce dernier, fait prisonnier et amené devant l’empereur. Il doit alors abandonner les terres qui deviendront suisses à l’est du Jura, mais il conserve les terres à l’ouest du massif jurassien.                                                  

À la mort de Renaud III, son frère Guillaume IV de Mâcon, de retour de Terre sainte assure la régence en attendant la majorité de sa nièce Béatrice. Il tente de prendre le titre de comte de Bourgogne, en retenant prisonnière la jeune comtesse, mais l’empereur envoie Berthold IV de Zahringen la délivrer.

 

Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse vient dans le comté dès le 15 février 1153. Il séjourne à Besançon et à Baume les Dames montrant qu’il entend s’intéresser personnellement au royaume de Bourgogne. Il vient s’assurer de la fidélité de son vassal en rencontrant Guillaume IV de Bourgogne qui a succédé à son frère Renaud cinq auparavant en écartant sa nièce Béatrice. Guillaume meurt en 1155.

 

En 1155, Frédéric Ier de Hohenstaufen devient empereur. Il est duc de Souabe (duché dont fait alors partie l’Alsace). Il prend aussitôt le contrôle du comté de Bourgogne en faisant prisonnier le fils de l’héritier du comte Guillaume IV de Bourgogne et en épousant le 9 juin 1156 dans la cathédrale de Wurzbourg la comtesse héritière de Bourgogne, Béatrice Iière de Bourgogne ce qui le fait comte de Bourgogne.  

En octobre 1157, il préside une diète à Besançon et se rend dans le sud du comté notamment à Salins et à Arbois. Il revient en 1161 à Vesoul et à Besançon après que ses représentants ont rencontré ceux du roi de France Louis VII à Saint-Jean-de-Losne pour échanger sur le schisme religieux de l’époque. Frédéric soutient les antipapes Victor IV (1159-1164), Pascal III (1164-1168) et Calixte III (1168-1177), et Louis VII le pape Alexandre III (1159-1181) ;  ils se mettent d’accord sur une entrevue commune des souverains pontifes; mais celle-ci n’a pas lieu.            

Il passe de nouveau à Besançon et à Dôle en 1166 pour aller combattre en Italie du Nord, les villes lombardes qui soutiennent le pape, et repasse dans la Comté lors de son retour en 1168. Il est encore présent en 1173, 1176 et 1178 à Besançon et dans le comté; mais c’est Dôle qui a sa prédilection, il y construit un château, et il confirme cette ville comme capitale du comté.

Pendant quinze ans, Frédéric Barberousse s’épuise en vain à vouloir imposer son antipape. Il soutient les exactions de ses vassaux les comtes de Chalon sur Saône et de Mâcon contre les églises et notamment celle de Cluny, qui soutiennent le pape. Tout rentre dans l’ordre en 1177, par la paix de Venise et la fin du schisme. Après cette paix de Venise, Barberousse pénètre en Bourgogne, et le 30 juillet 1178, il se fait couronner roi de Bourgogne, par l’archevêque d’Arles.

L’empereur répond favorablement à l’appel à la croisade du pape. Barberousse décide de prendre le chemin par la Hongrie et l’empire romain d’Orient, mais il meurt en route le 10 juin 1190, en se noyant lors de la traversée du fleuve Cydnos, en Cilicie.                                                    

.Othon Ier (1170-1200), comte palatin de Bourgogne et comte de Luxembourg de 1190  à 1200

Quatrième fils de Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire de Bourgogne (Maison d'Ivrée).

Il hérite du comté. D’un tempérament brutal, il entre en conflit avec l’évêque de Strasbourg Conrad II de Hunebourg, et tue de ses propres mains, le comte Amédée de Montbéliard  en 1195; l’année suivante il cherche à s’emparer de force des terres de son frère Conrad, duc d'Alsace, et en 1197, c’est le comte de Ferrette Ulrich Ier, qu’il assassine. Sa rapide disparition favorise l’opposition des nobles locaux, et notamment du comte d'Auxonne Étienne III (1173-1237), fils d'Étienne II. À sa mort  en 1200, Othon laisse deux filles.

.Jeanne Ière de Bourgogne (1191-1205), comtesse de Bourgogne de 1200 à 1205

Jeanne fille ainée d’Othon hérite du comté, mais elle meurt rapidement et c’est sa sœur cadette Béatrice II qui hérite du comté de Bourgogne, et le gouverne avec sa mère, Marguerite de Blois.

                                                   

 

 


 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 18:07

Scan10001

 

CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

A.Archevêché de Besançon / Erzbistum  Bizanz

terre d’empire de 1032 à 1674

Ville Libre Impériale / Freie Reichstadt von Bizanz                                                    terre d’empire de 1307 à 1674

 

.Hugues Ier, archevêque de Besançon de 1031 à 1043, prince-archevêque de 1043 à 1066, archichancelier du royaume de Bourgogne,

C’est un descendant de la famille des sires de Salins, celle d’Humbert. Il a été chapelain du roi de Bourgogne Rodolphe III.

L’empereur Conrad II fait couronner son fils Henri, roi de Bourgogne, en 1038. Les grands, dont le comte Renaud et l’archevêque de Besançon Hugues, sont présents à cette cérémonie qui se tient à Soleure.

En janvier 1042, le roi de Francie orientale (Germanie) et de Bourgogne, Henri III vient à Besançon, sur l’initiative d’Hugues Ier, visiter son royaume de Bourgogne. À cette occasion, l’archevêque est nommé archichancelier du royaume de Bourgogne. Devenu empereur, Henri III revient en 1043 à Besançon pour se fiancer avec Agnès, nièce de Renaud. A cette occasion l’archevêque Hugues obtient les droits régaliens sur la ville échappant ainsi au contrôle comtal pour dépendre directement de l’empereur. 

Besançon devient ville impériale et l’archevêque prince et l’archevêque de Besançon devient prince d’Empire. Son diocèse coïncide pratiquement avec le comté de Bourgogne ou Franche-Comté y compris Montbéliard mais son pouvoir temporel s’arrête pratiquement aux limites de la ville de Besançon. Ce changement de statut de la ville s’explique certainement par la reconnaissance du roi vis à vis d’Hugues qui a soutenu la maison impériale lors de la guerre de 1032/1034.

.Hugues II de Montfaucon, prince-archevêque de Besançon de 1067 à 1085

Fils de Conon, qui a construit le château de Montfaucon près de Besançon,  seigneur de Montfaucon vassal de Renaud Ier de Bourgogne et grand bénéficier de l’église Saint Etienne de Besançon.

.Hugues III, prince-archevêque de Besançon de 1085 à 1101

Son père le comte Guillaume Ier de Bourgogne s’affirme alors comme le personnage le plus important du comté de Bourgogne et ne tarde pas à mettre la main sur l'archevêché de Besançon en le faisant ordonner  archevêque en 1085.

 

.Ponce, prince-archevêque de Besançon de 1102 à 1107

 

.Hugues IV, prince-archevêque de Besançon de 1108 à 1109                                                       

.Guillaume Ier d'Arguel, prince- archevêque de Besançon de 1109 à 1117

Le nom de la famille d'Arguel apparaît au XIème siècle en la personne de Guy d'Arguel (1040 ­- 1097) seigneur d’Arguel dont le château est situé à environ 6 kms de Besançon.

.Anseric, prince-archevêque de Besançon de 1117 à 1134                                                       

 

.Humbert de Scey, prince-archevêque de Besançon de 1134 à 1161

Depuis des temps très ancien la famille de Scey possédait le château (aujourd'hui château Saint-Denis en ruine) érigé sur un éperon rocheux réputé longtemps inaccessible dans le bailliage d'Ornans. Au  XII° siècle cette famille occupe un rang très important parmi les plus anciennes de la région de Besançon. Ellle posséde une grande partie des montagnes du bailliage d'Ornans.

 

.Gauthier II de Bourgogne, prince- archevêque de Besançon de 1162 à 1163

Fil d’Hugues II, duc de Bourgogne ; frère d’Eudes II de Bourgogne, duc de Bourgogne.

 

.Herbert (schismatique), prince- archevêque de Besançon de 1163 à 1170

 

.Eberard de Saint-Quentin, prince-archevêque de Besançon de 1171 à 1180

 

.Thierry II de Montfaucon, prince- archevêque de Besançon de 1180 à 1190

Fils de Richard de Montfaucon et Sophie/Agnès, comtesse de Montbéliard, fille de Thierry II de Montbéliard.

 

.Etienne de Vienne, prince-archevêque de Besançon de 1191 à 1193

Fils de Géraud Ier, comte de Macon et de Maurette de Salins.

 

.Amédée de Tramelay, prince-archevêque de Besançon  de 1193 à 1220

Famille noble de la région de Saint Claude dans le comté de Bourgogne ; de la même famille que Bernard de Tramelay ou Dramelay, ou Dramelet, château du même nom, aux environs d'Arinthod, quatrième maître de l'Ordre du Temple (1152 - 16 août 1153), []ancien commandeur de Dole.

 

.Gérard de Rougemont, prince-archevêque de Besançon de 1221 à 1225

Fils de Thibaud II de Rougemont, seigneur de Rougemont, vicomte de Besançon ;  maison des seigneurs de Rougemont  du nom de Rougemont-le-Château qui au début du Moyen Age fait partie intégrante de l'Alsace (passée en 829 du landgraviat de Haute-Alsace au comté du Sundgau, puis au début du XIIème siècle passe aux comtes de Ferrette). Cette famille  est investie depuis 1096 des charges de vicomte de Besançon.

 

.Jean Ier Halgrin (cardinal), prince-archevêque de Besançon de 1225 à 1227

 

.Nicolas de Flavigny, prince-archevêque de Besançon de 1229 à 1235

Au XIII siècle, les bourgeois bisontins tentent de constituer la commune de Besançon, et s'opposent ainsi à l'archevêque de Besançon, qui entend garder ses pleins droits de souveraineté sur les terres de Bregille, un quartier de Besançon. Un conflit éclate alors en 1232, quand les Bisontins interdisent aux Bregillots de s'approvisionner en bois dans la forêt de Chailluz.

Nicolas de Flavigny rappelle alors ses droits sur les bois de la ville auprès de l'évêque de Chalon qui ne tarde pas à lui donner raison, arrêtant ainsi le conflit pour un temps.

 

.Geoffroy, prince-archevêque de Besançon de 1236 à 1241

 

.Guillaume II de la Tour, prince archevêque de Besançon de 1245 à 1268

Sous son règne, les Bisontins reconstituent clandestinement leur commune, profitant de la vacance du siège impérial et des mésententes entre l'archevêque de Besançon et les comtes de Bourgogne.

 

.Eudes de Rougemont, prince-archevêque de Besançon de 1269 à 1301

De la même famille que  Gérard de Rougemont. Fils d’Humbert III de Rougemont, seigneur de Rougemont.

Sous son règne les Bisontins choisissent un gardien de leurs cités, qui refuse de considérer la ville comme vassale de l'empereur.

En 1290, Besançon est assiégée pendant quatre mois par les armées impériales, tenant le quartier de Bregille, alors que les troupes vassales leur faisant face occupent la Mouillère ainsi que les Prés-de-Vaux.  Othon IV, ne veut guère continuer cette lutte, décide de négocier pour finalement céder. À ce moment-là, les Bisontins profitent de la situation pour faire reconnaître officiellement leur commune par l'Empire. C'est alors le commencement d'une nouvelle bataille entre les Bourgeois et l'archevêque.

 

.Hugues V de Chalon, dit le Sourd, prince-évêque de Liège de 1296    à 1301  prince-archevêque de Besançon  de 1302 à 1311

Fils de Jean Ier de Chalon et de Laure de Commercy.                                                         

 

.Vital de Maignaut, prince-archevêque de Besançon de 1312 à 1313                                                

 

.Hugues VI de Vienne, prince-archevêque de Besançon de 1333 à 1355

 

.Jean II de Vienne, prince-archevêque de Besançon de 1355 à 1361, évêque de Metz de 1361 à 1365 puis évêque de Bâle de 1365 à 1382

Fils de Vauthier de Vienne ( ?-1344), seigneur de Mirebel.

En 1355, il succède à son oncle Hugues VI de Vienne comme archevêque de Besançon[] et l’année suivante, il devient gouverneur du duché de Bourgogne, Philippe Ier de Bourgogne étant alors âgé de dix ans.                                                    

Puis Il devient évêque de Metz en 1361.

 

.Louis de Montbéliard, prince-archevêque de Besançon de 1361 à 1362

Fils d’Henri de Montfaucon et d’Agnès de Montbéliard, fille aînée de Renaud de Bourgogne ; frère cadet d’Étienne de Montfaucon,  seigneur de Montfaucon et Comte de Montbéliard.

 

.Aymon de Villersexel, prince-archevêque de Besançon de 1363 à 1370

De la famille seigneur de la terre de Grammont dans le comté de Bourgogne.

 

.Guillaume II de Vergy (cardinal), prince-archevêque de Besançon de 1371 à 1391

Frère de Jean III de Vergy, seigneur de Fouvent, de Champlitte, de Port-sur-Saône, Autrey, sénéchal maréchal et gouverneur du comté de Bourgogne.

.                                        

.Gerard III d'Athies, prince-archevêque de Besançon de 1391 à 1404

 

.Thiébaud de Rougemont, archevêque de Vienne de 1397 à 1405, prince-archevêque de Besançon de 1405 à 1429

Issu d'une famille illustre du comté de Bourgogne.

 

.Jean III de La Rochetaillée, prince-archevêque de Besançon de 1429 à 1437, cardinal

Il participe en 1432 au concile de Bâle et y est nommé en 1434 vice-chancelier de la Sainte-Église et protecteur de l’Ordre des Chevaliers Teutoniques.

 

.François Ier Condomieri, prince-archevêque de Besançon de  1437  à  1438, cardinal                                                         

 

.Jean IV de Norry, prince-archevêque de Besançon  en 1438.

 Fils de Pierre de Norry et de Jeanne de Montboissier.

 

.Quentin Ménard, prince-archevêque de Besançon de 1439 à 1462.

Bénéficiant de l'appui du duc de Bourgogne Philippe le Bon, il est ensuite nommé à Besançon où son ministère est marqué par un très important conflit avec les citoyens de la ville, alors qu'il revendique ses fonctions temporelles. Il doit prendre la fuite à la suite de la destruction par la population de son château de Bregille, quartier de Besançon. Son autorité n’est rétablie qu'après une intervention du Pape.

 

.Charles de Neufchâtel, prince-archevêque de Besançon de 1462 à 1498.

Fils de Jean de Neufchâtel, seigneur de Montaigu, d'Amance et de Rigney, Chevalier de la Toison d'Or, lieutenant-général du duché et du comté de Bourgogne et de Marguerite de Castro. Charles de Neufchâtel est un parent du cardinal Jean de Neufchâtel.

Après la mort de Charles le Téméraire, les Français envahissent la Franche-Comté, et y font de grands ravages. Louis XI sait à la fois intimider et corrompre Charles de Neufchâtel. Le duc Maximilien de Habsbourg apprenant que Charles de Neufchâtel a basculé dans le parti de la France, le déclare en 1478 déchu de ses fonctions et l'oblige même à quitter son palais archiépiscopal. Charles quitte donc son diocèse et se réfugie en France à la cour du roi Louis XI.

 

.François II de Busleiden (cardinal secret) prince-archevêque de Besançon de  1498 à 1502.

Choisi par Maximilien de Habsbourg mais surtout par Marguerite d'York, veuve du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, comme précepteur du jeune Philippe le Beau, fonction qu'il remplit de 1485 à 1495. François de Busleyden est l'un des représentants de Maximilien d'Autriche au traité de Senlis du 23 mai 1493.  Il est conseiller de 1495 à 1502, maître des requêtes de l'hôtel en 1495, chef des finances à la suite de Philippe de Bourgogne-Beveren en 1497, premier maître des requêtes en 1498. Elu le 12 octobre 1498  par le Chapitre Métropolitain par recommandations de Philippe le Beau et Maximilien de Habsbourg.

Le pape Alexandre VI le nomme secrètement cardinal et  lui confère le droit de succession au siège de Cambrai.

Il participe activement au gouvernement en l'absence de Philippe le Beau, conseiller domestique en 1500 et enfin chef du conseil aulique en juillet 1502 suite au renvoi de Henri de Berghes durant le voyage en Espagne. Il remplit de nombreuses missions diplomatiques tant pour Maximilien d’Autriche que pour Philippe le Beau.    

 

.Antoine Ier de Vergy, prince-archevêque de Besançon 1502 à 1541

Il appartient à une très vieille et puissante famille du comté de Bourgogne. En 1199, la seigneurie de Vergy  est passée  aux ducs de Bourgogne par le mariage d'Alix de Vergy (1170-1252) avec  Eudes III de Bourgogne. Antoine appartient à l’une des branches cadettes issue de Guillaume de Vergy, frère d’Alix. Antoine est né du second mariage de Guillaume IV (seigneur de Vergy) avec Anne de Rochechouart de Mortemart.[ 

Sous son règne, en 1537, l’empereur Charles Quint  accorde  aux Bourgeois de Besançon le statut de Ville Impériale Libre et donne à la Ville de Besançon ses armoiries actuelles (distinctes de celle de l’évêque). 

 

A la Diète de Worms de 1521, le matricule d’empire la cite parmi les 83 villes libres impériales ; Besançon est alors imposée pour 180 florins alors que l’archevêché l’est pour 120 florins  (Strasbourg  l’est alors pour 550 florins).

 

 

L’archevêché est suffragant des évêchés de Belley, de Bâle et de Lausanne. L’archevêque choisi par le chapitre, est confirmé par une bulle du pape et comme prince d’empire reçoit l’investiture impériale.

 

.Pierre de La Baume, prince-archevêque de Besançon de 1541 à 1543, cardinal

Issu d’une très importante famille de la noblesse du  Bugey. Il est l’oncle du cardinal Claude de la Baume qui lui succède.

 

.Claude II de La Baume, prince-archevêque de Besançon de 1545 à 1584, cardinal en 1578, vice-roi de Naples

Neveu du précédent. Nommé vice-roi de Naples par le roi d’Espagne Philippe II de Habsbourg.

 

.Antoine Perrenot de Granvelle (1517 -1586), prince-archevêque de Besançon de 1584 à 1586, premier  ministre des Pays-Bas espagnoles et vice-roi de Naples

Fils de  Nicolas Perrenot de Granvelle, proche conseiller de l'empereur Charles Quint, puis garde des sceaux du Saint-Empire romain germanique.

Evêque d'Arras, archevêque de Malines puis cardinal, diplomate, conseiller d'État de l'empereur germanique Charles Quint, puis de son fils, le roi Philippe II d'Espagne, dont il est le seul Comtois auquel celui-ci accorde sa confiance. Il est en outre conseiller de Marguerite de Parme, gouvernante des Pays-Bas espagnols (du Cercle de Bourgogne), vice-roi de Naples et président du conseil suprême d'Italie et de Castille.

En tant qu’archevêque, il assiste à plusieurs diètes d'Empire, ainsi qu'aux pourparlers préalables au Concile de Trente, qu'il convoque au nom de Charles Quint. Grâce à l'influence de son père, devenu garde des sceaux, il se voit confier plusieurs missions politiques aussi délicates qu'importantes.  Il prend part aux négociations de paix qui suivent la défaite de la Ligue de Smalkalde à la Bataille de Muehlberg en 1547. En 1550, il succède à son père en tant que secrétaire d'état ; à ce poste, il conseille Charles Quint au cours de la guerre contre Maurice de Saxe, il l'accompagne lors de la fuite d'Innsbruck, et il réussit à obtenir la paix de Passau en août 1552. L'année suivante, il arrange les détails du mariage de Marie Ière d'Angleterre et de Philippe II d'Espagne, à qui il offre ses services en 1555, l'année de l'abdication de l'empereur Charles Quint. Philippe II l'envoie en mission aux Pays-Bas espagnols. Là, en avril 1559, Granvelle est l'un des émissaires espagnols qui négocient les traités du Cateau-Cambrésis, et lorsque Philippe quitte les Pays-Bas cette même année, il est nommé premier ministre de Marguerite de Parme, la régente des Pays-Bas espagnols.  La politique répressive qu'il mène dans les provinces au cours de ses cinq années d'exercice lui assure des bénéfices tangibles : en 1560 il obtient l'archevêché de Malines, et en 1562, il est fait cardinal; mais l'hostilité croissante de la population interdit son maintien en poste ; aussi, en mars 1564, il se retire en Franche-Comté (Comté de Bourgogne).  

Sur le papier, cette retraite n'est que temporaire, mais dans les faits elle est définitive. Les six années qui suivent sont paisibles, interrompues seulement par une visite qu'il fait à Rome en 1565.

Mais en 1570, Granvelle, à la demande de Philippe II, revient aux affaires avec une mission diplomatique à Rome. Il négocie l'alliance entre les États pontificaux, la république de Venise et la couronne d'Espagne contre l'empire ottoman, alliance qui  se conclut par la victoire à la bataille de Lépante. La même année, il est nommé vice-roi de Naples, un poste difficile et dangereux, qu'il occupe cinq années durant avec habileté. Philippe II l'appelle en 1575 à Madrid comme président du conseil des affaires d'Italie. Parmi les plus délicates négociations de ces dernières années, celles assurées en 1580, qui sont conclues par l'union des couronnes d'Espagne et de Portugal, et celles de 1584, où la France est tenue en échec grâce au mariage de l'infante Catherine avec Charles-Emmanuel Ier de Savoie, occupent une place particulière. Ces succès lui valent cette même année l'archevêché de Besançon, mais il est frappé de paralysie ; il n’est jamais intronisé, et meurt à Madrid en 1586.

 

.Ferdinand de Longwy dit de Rye (1550-1636) prince-archevêque de Besançon de 1586 à 1636, gouverneur du comté de Bourgogne

Fils de Girard de Rye, chambellan de l’empereur Charles Quint, chevalier de la Toison d'or, et de Louise de Longwy.

Après la mort de Cléradius de Vergy, le roi d’Espagne  nomme  Ferdinand  de Rye gouverneur du Comté de Bourgogne. Celui-ci prend ainsi une part active à la résistance comtoise contre l'envahisseur français pendant la Guerre de Dix Ans en dirigeant la défense de Dôle pendant son siège de quatre-vingt jours par le prince de Condé.

 

.François III de Rye, prince-archevêque de Besançon de 1636 à 1637

Fils de Philibert de Rye, général d'artillerie aux Pays-Bas espagnols.

Après des études à Rome, il est envoyé à Bruxelles à la cour des archiducs d’Autriche Albert et Isabelle de Habsbourg, alors souverains des Pays-Bas espagnols. Il se fait rapidement apprécier du couple princier qui le nomme chef de sa chapelle personnelle puis Grand aumônier.

 

.Claude III d'Achey, prince-archevêque de Besançon de 1637 à 1654

Le château d’Achey a été construit par Philippe d'Achey qui, en 1137, prend possession de la terre dépendante des sires de Fouvent. Cette famille d'Achey, est une des plus illustres et anciennes du Comté de Bourgogne.                                                            

 

.Charles-Emmanuel de Gorrevod, prince-archevêque de Besançon de 1654 à 1659

Fils de Charles-Emmanuelle de Gorrevod, duc de Pont-de-Vaux (Ain), et d'Isabelle de Bourgogne-Fallais.

 

.Jean-Jacques Fauche de Domprel, prince-archevêque de Besançon de 1660 à 1662

Issu de la famille des seigneurs de Domprel dans le comté de Bourgogne.

 

.Antoine-Pierre de Grammont, prince-archevêque de Besançon de 1663 à 1698

Fils d’Antide de Grammont, baron de Mélisey, seigneur de Courbessaint, du Saucy, de Lantenot et de Saint-Germain, colonel d'infanterie, gouverneur de Dôle et  de Salins, chevalier d'honneur au Parlement de Dole.La famille Grammont détient la seigneurie de Grammont dans le comté de Bourgogne, qui a donné le nom à la commune de Grammont. Par lettres patentes du 10 mars 1657, la terre de Grammont est érigée en Comté. Après la prise de Besançon en 1674, Louis XIV fait démanteler les châteaux de Franche Comté, celui de Grammont  est rasé. Avec la conquête française qui aboutit au traité de Nimègue de 1678 qui détache la Franche-Comté et Besançon de l’empire et les incorpore au royaume de France, l'archevêque perd les prérogatives temporelles qu’il avait depuis le Moyen Age mais conserve seulement son titre de prince d'Empire. 

 

 

 

 


 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 18:02

 

 

Scan10001

                                                                                                              

CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

En 879, Louis II le Bègue, successeur de Charles II le Chauve, nomme Boson de Provence tuteur de ses deux premiers fils cohéritiers Louis III et Carloman II. Tandis que Louis III le Jeune, roi  de Francie Orientale  s'apprête à faire la guerre à ses cousins les rois de Francie occidentale Louis III et Carloman II, Boson V de Provence , qui est le fils de Bivin de Vienne, comte d’Ardenne et de Metz, et lui-même duc de Lombardie, duc de Provence, comte d'Autun, de Berry, de Chalon, de Mâcon et de Troyes, ainsi qu’ abbé laïc de Saint-Maurice d'Agaune en profite pour se faire proclamer  roi de Provence  à Mantaille le 15 octobre 879, avec la présence de l’archevêque de Besançon. Ce royaume se constitue alors de la Provence, du Dauphiné, de la Savoie, du Lyonnais, de la Franche-Comté, des diocèses de Mâcon, de Chalon, de Viviers, d'Uzès, de Vienne, de Valence, d'Avignon et d’Arles soit  la Bourgogne Transjurane.  Boson exerce son pouvoir jusqu’en 880, année ou est signé le traité de Ribemont entre Louis III le Jeune, roi de Francie Orientale, et ses cousins, les frères carolingiens, Louis III et Carloman II. Par ce traité,  en échange de la neutralité de Louis le Jeune, les rois de Francie occidentale  lui concédent la partie de la Lotharingie qu'ils possédaient depuis le traité de Meerssen de  870 et peuvent ainsi mener la lutte contre Boson. Carloman II est soutenu par le propre frère de Boson, Richard  dit le Justicier. Le comte Richard reprend, en 880, la ville de Mâcon, puis, en 882, celles de Lyon et de Vienne. Cette guerre ne prend fin qu'en 887, avec la mort de Boson et le mariage de sa fille avec le roi Carloman II.  Richard reçoit, pour ses services, le comté d'Autun qui appartenait jusqu'alors à  son frère.  

En 888, Rodolphe, fils de Conrad II, duc de Bourgogne transjurane et d’Auxerre marié à Willa de Provence, fille de Boson V de Provence, est proclamé roi de Bourgogne à l’abbaye de Saint Maurice en présence de l’archevêque de Besançon  puis  couronné roi de Bourgogne et de Lotharingie à Toul par l'évêque Arnaud (Arnald). Sa sœur Adélaide épouse alors Richard le Justicier auquel elle apporte en dot le comté d’Auxerre.

En 890, Richard le Justicier acquiert le comté de Nevers et  en 894, il s'empare du comté de Troyes en profitant des troubles semés par la mort du comte Adalelme de Troyes. Enfin, il conquiert, l'année suivante, sur le roi Eudes Ier le comté de Sens. Il est alors suzerain des comtés suivants : comté de Chalon, comté de Charolais, comté de Macon, comté de Charolais, comté d’Autun, comté de Nevers, comté d'Avallon, comté de Sancerre, comté de Tonnerre, comté de Senlis, comté d'Auxerre, comté de Sens, comté de Troyes, comté d'Auxonne, comté de Bourgogne (future Franche Comté), comté de Montbéliard, comté de Bar..

 

Enfin en  898, le comte Richard est autorisé par ce même souverain à fusionner ses comtés et  prend alors le titre de marquis de Bourgogne, jusqu'en 918, puis celui de duc et est ainsi l’auteur de la partition pour 4 siécles de la Bourgogne entre duché de Bourgogne  rattaché au Royaume de France  et comté de Bourgogne partie du Second Royaume de Bourgogne puis du Saint Empire.

Les comtés de la Haute-Bourgogne sont englobés dans ce royaume de Bourgogne Transjurane qui s’étend sur les deux versants du Jura avec comme limite à l’ouest, les rives de la Saône.                           

Le roi Rodolphe Ier s’appuie sur l’évêque de Besançon Thierry, qu’il nomme archichancelier de son royaume. Au début de son règne, il a fort à faire avec les rois carolingiens : Arnulf, roi de Germanie, Zwentibold, roi de Lorraine et fils du précédent, et Louis, roi de Provence fils de Boson.

Zwentibold envahit en 894 le nord du nouveau royaume jusqu’au diocèse de Besançon et Louis intervient dans le sud de celui-ci. Zwentibold se maintient jusqu’en 900 sur la Haute Bourgogne, et Thierry s’est rallié au nouveau souverain. Les décès successifs d`Arnulf et de Zwentibold et l’intérêt pour l'Italie de Louis, laissent le champ libre à Rodolphe Ier qui agrandit et consolide son royaume.

Son fils Rodolphe II (912-937) lui succède en 912. C’est un souverain batailleur. Il doit dans un premier temps, défendre avec succès son royaume contre une tentative de conquête par le roi des Francs et de Lorraine, Charles III le Simple.

Vers 914, Hugues le Noir (914-952) est pourvu du comté de Varais. Hugues le Noir est le second fils du duc de Bourgogne Richard le Justicier, et le neveu maternel du roi de Bourgogne Transjurane Rodolphe Ier. Peu de temps après, il exerce son autorité sur le comté de Portois.

En 918,  Rodolphe II fait la guerre au duc de Souabe, Burchard, mais il est défait.  En 919, Hugues, à la mort du duc d'Aquitaine Guillaume le Pieux, hérite du Lyonnais, dans le royaume de Bourgogne Cisjurane de son cousin Louis. La paix s’obtient  par le mariage en 921 de Rodolphe II avec Berthe la fille du duc de Souabe. Dès 921, il est le comte prépondérant sur la Haute-Bourgogne.

L’année suivante, il est aux côtés de son frère Raoul et du duc Robert dans la lutte contre le roi des Francs, Charles le Simple. 

Puis en 922, Rodolphe II se voit proposer  par les nobles d’Italie du Nord la couronne de ce royaume dont le roi est Bérenger de Frioul. Rodolphe II traverse alors les Alpes.

En 926 Bérenger est assassiné mais les grands d’Italie ne veulent plus de Rodolphe comme roi lui préférant Hugues  qui le 9 juillet est élu roi d’Italie à Pavie.  Cette même année 926, le roi de Francie orientale Henri Ier intervient dans le royaume de Bourgogne et reconnait à son roi Rodolphe II l’investiture sur les terres situées  entre l’Aar en Suisse et le Rhin avec le comté de Bâle mais en contrepartie il se fait remettre la Sainte Lance, insigne de la monarchie bourguignonne ce qui ressemble à un acte de vassalité garantissant sa protection à l’égard des ambitions du roi des Francs Raoul.

Hugues étend son autorité pendant l’année 927 sur le comté de Mâcon, à la suite de la disparition de la famille des  comtes d’Auvergne. Il s’appuie sur ce comté sur le vicomte Aubri ou Albéric. Il est présent en 928, à l’assemblée de Lausanne tenue par son cousin le roi Rodolphe II. Celui-ci se fait céder le comté de Bourgogne par Louis III l’Aveugle, fils de Boson et réunit en 934 le royaume de Bourgogne-Cisjurane ou royaume de Provence  à son royaume de Bourgogne transjurane  lequel devient ainsi royaume de Bourgogne-Provence   (ou royaume d’Arles qui en est la capitale) lequel recouvre pratiquement l’ancien territoire du premier royaume burgonde à l’exception de la Basse Bourgogne devenue le duché de Bourgogne, du Lyonnais et du Viennois qui dépendent alors du royaume de Francie occidentale.

En 936, le duc de Bourgogne Raoul meurt subitement sans héritier direct. Hugues le Noir prend possession du duché de Bourgogne, mais ne réclame pas la succession sur le royaume des Francs. Louis IV qui vient d’être couronné se dirige vers la Bourgogne, pour faire reconnaître son autorité, Hugues le Noir refuse de prêter serment, et se retire dans ses terres Outre-Saône. Il gouverne sur les deux rives de la Saône. Il s’appuie sur ses fidèles vassaux que sont Gilbert, comte de Chalon et de Beaune, Aubri, vicomte de Mâcon, Liétaud fils d’Aubri et Robert, vicomte de Dijon.                                                   

Le roi de Bourgogne-Provence Rodolphe II meurt en 937 laissant 4 enfants mineurs. Conrad (937-993) n’a que douze ans. 

Hugues, roi d'Italie, souhaite profiter de la minorité du jeune roi, pour unir son royaume à celui d'Italie, et former un immense royaume. Il épouse Berthe, la veuve de Rodolphe, et prend sous sa protection sa fille Adélaïde, qui est fiancée à son fils Lothaire.

Mais Othon Ier roi de Francie orientale et futur restaurateur de l’empire intervient dans le royaume bourguignon et sous prétexte de servir de protecteur à Conrad, le conduit en Allemagne et le retient prisonnier dans son palais. Conrad est élevé à la cour germanique. Ceci donne prétexte en 937, à Hugues le Noir pour refuser de consentir l’hommage au roi de Bourgogne Conrad.

Sur la Haute Bourgogne, les comtes ont tendance à privilégier l’ouverture vers le royaume de Francie occidentale, notamment Hugues le Noir qui est à la fois duc de Bourgogne et archi-comte sur la Haute-Bourgogne. Conrad, comme son père et comme ses successeurs, est peu libre de ses mouvements, et se déplace uniquement sur son domaine propre : Aix les Bains, Lausanne, Vevey et est donc peu présent sur les autres terres de son royaume.

En 938, Hugues se soumet au roi des Francs Louis IV et reconnaît son autorité. Du coup, les terres de Haute-Bourgogne situées jusqu’à présent hors du royaume des Francie occidentale commencent à entrer dans une certaine mouvance  française. Louis IV devient donc souverain de la Haute-Bourgogne, du Lyonnais et du Viennois.

Vers 940, Conrad épouse Adélanie, qui lui donne deux enfants, dont un fils qui décède avant son père.

En 941, sous la pression du roi Othon de Germanie, il se voit contraint de ne plus nuire à Hugues le Grand et Herbert de Vermandois, ses adversaires sur la Bourgogne ducale. Othon libère Conrad en 942, qui prend enfin la succession de son père sur le royaume de Bourgogne-Provence. L’un de ses premiers actes est du 3 juillet 942 à Saint-Maurice d'Agaune où Conrad concède à Albéric Ier, vicomte de Mâcon, un certain nombre de terres et de biens dans la région de Salins, base de la seigneurie de Salins.                                                       

En 944, Conrad peut enfin réunir son premier plaid royal dans le Viennois en présence des ecclésiastiques : Guy, archevêque de Lyon, Sobon, archevêque de Vienne, Aymon , évêque de Genève, Béraud, évêque de Lausanne et des grands nobles, Hugues, archi comte de Haute Bourgogne, Charles-Constantin, comte de Vienne, Boson, comte d’Arles, Guillaume, comte d’Avignon, frère de Boson, Liétaud, comte de Macon, et Humbert, sire de Salins, frère de Liétaud.  Il se brouille de nouveau en 943, avec le roi Louis IV, et doit partager sur le duché son autorité avec Hugues le Grand.

Cette même année 943, Albéric, fils du vicomte de Narbonne Mayeul, qui a épousé Attala, l’héritière de la vicomté de Mâcon, étend son autorité sur des terres de Salins, de Pontarlier et de Besançon, avec la bienveillance de Hugues le Noir et du roi Conrad de Bourgogne. Albéric est enterré en 945, dans la première église Saint-Étienne de Besançon. Liétaud II (945-965) fils d’Albéric, succède à son père sur les comtés de Mâcon et de Besançon, tandis que son frère Humbert hérite des terres de Salins. Tous les deux rendent hommage à Hugues le Noir.

Dès 948, Conrad, appuyé par Othon, réussit à faire reconnaître sa suzeraineté sur l'ancien royaume de Provence. Conrad affirme son autorité en créant le marquisat de Provence et en nommant trois comtes et des vicomtes, étrangers au pays, dont un à Arles qui va rapidement supplanter tous les autres. Il s'agit du comte d'origine bourguignonne Boson II (parent éloigné du Boson  de la fin IXe siècle), à l'origine de la première lignée des comtes de Provence.

Hugues se réconcilie en 949, avec le roi de Francie occidentale Louis IV et redevient le premier personnage du duché.

Deux ans plus tard, le roi Louis accompagné de Liétaud vient à Besançon rencontrer Hugues le Noir.  Cette même année 951, Adélaïde, la veuve du roi d'Italie Lothaire, épouse en secondes noces Othon Ier roi de Francie orientale  qui devient ainsi roi d’Italie et donc beau-frère du roi de Bourgogne-Provence Conrad.  À la mort d’Hugues le Noir, en 952, c’est Gilbert de Chalon (son gendre) qui récupère les terres d’Hugues.

Albéric ou Aubri II (965-982) hérite à la mort de son père des mêmes territoires.  

De 956 à 1002, la partie de la Bourgogne devenue duché de Bourgogne passe aux mains des Robertiens ancêtres des capétiens ; elle est en effet occupée par le roi de France Robert le Pieux qui empêche Otte-Guillaume de la récupérer

En 958, le roi de Bourgogne-Provence Conrad épouse Mathilde, fille du roi de Francie occidentale Louis IV, mais surtout nièce d’Othon, la mère du futur Rodolphe III. Les relations avec la famille Ottonienne se renforcent. 

En 962, Othon Ier est sacré empereur.

Le roi de Bourgogne Conrad a trois filles, l’aînée Gisèle, de son premier mariage, épouse le duc de Bavière Henri; Berthe du second mariage, épouse le comte de Blois Eudes, et Gerberge, la cadette, épouse le duc de Souabe Hermann. Elles sont à l’origine de la guerre de succession après la mort de leur frère. Conrad a également deux enfants d’une concubine, Burchard et Conon-Conrad.

Sur la Provence, Conrad nomme le comte d'Arles, Guillaume, gouverneur de cette région. En 972, Guillaume rassemble avec son frère Rothbold (Roubaud), une armée de fidèles et ils chassent de toute la Provence, les groupes de pirates sarrasins qui ont infesté la région, depuis de nombreuses années. Pour cet acte auquel le roi Conrad n’a pas pris part, Guillaume obtient la suzeraineté sur la Provence.

À la mort d’Albéric II, un personnage se manifeste, c’est Otte-Guillaume (982-1026). Il est le fils du roi d’échu d'Italie Adalbert Ier, et de Gerberge de Chalon, fille du comte Lambert. Il est le beau-fils du duc de Bourgogne Eudes-Henri après le remariage de sa mère. Il épouse Ermentrude de Roucy veuve d’Albéric II, et gouverne les comtés de Mâcon et de Besançon, au nom de ses deux beaux-fils, Liétaud et Aubri.

En 984, Adélaïde, veuve de Othon Ier, demande à son frère le roi de Bourgogne Conrad III d’intervenir dans la succession de Germanie, en effet son petit-fils Othon III  est retenu prisonnier par Henri le duc de Bavière. Conrad III accompagné de seigneurs italiens et lorrains, se dirige vers le bavarois, celui-ci voyant la partie perdue, relâche Othon III. Ce dernier hérite de l’empire et devient roi des romains en 993 sous la régence de sa mére. Cette même année 993, Rodolphe III succède à son père Conrad III comme dernier  roi de Bourgogne Provence. 

Berthe la sœur de Rodolphe, veuve d’Eudes de Blois, épouse en 996 le roi des Francs Robert II. Ce mariage est rejeté par l'Église, pour lien de parenté entre les deux époux. Les deux grands-mères, paternelle de Robert et maternelle de Berthe, sont sœurs et filles du roi de Gemanie Henri Ier.

A la mort de Rodolphe III, en 1032, l’empereur Conrad II le Salique hérite du Royaume de Bourgogne-Provence encore appelée Royaume d’Arles car c’est cette ville qui en est la capitale.

 

330px-Karte Hoch und Niederburgund

 

 

 

 

 

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 12:28

    Scan10001

 

 

CH.  III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

 

     images

 

                                       

L'histoire de ces régions ne peut se comprendre si on ne la rattache pas à celle du Royaume Burgonde et au Deuxième Royaume de Bourgogne qui en est l'héritier.

 

En  534, le roi franc Clovis bat les Burgondes et incorpore leur royaume à celui des Francs, il n’en reste pas moins que les Burgondes au nombre d’environ 80 000 ont pu représenter de 5 à 15 % des populations gallo-romaines des régions ou ils se sont établis avec lesquelles ils se sont fondus donnant à celles-ci un certain particularisme. Cinq comtés composent ce qui deviendra le comté de Franche comté : comté de Port, de Scoding, d’Amaous, de Warasch et la ville de Besançon.

Dans l’empire de Charlemagne, la Bourgogne reste un vaste comté regroupant pratiquement tous les territoires du premier royaume burgonde (Burgundy).

 

Après le démembrement de l’empire de Charlemagne au traité de Verdun de 843, les territoires relevant de ce premier royaume burgonde sont partagés en deux parties, l’une située à l’Ouest de la Saône relevant du Royaume de Francie Occidentale de Charles le Chauve, tandis que les autres à l’est de la Saône et du Rhône, appelées Bourgogne Transjurane et Bourgogne Cisjurane (dont dépend la Provence) dont le comté de Bourgogne s’étendant  jusqu’à l’Aar est incorporée au Royaume de Francie Médiane de son frère ainé l’empereur Lothaire (843-855).

 

À la mort de l’empereur Lothaire Ier en 855, son fils Lothaire II (855-869) récupère le nord du royaume de Lotharingie avec la Bourgogne Transjurane et fixe sa capitale à Metz.

Eudes, comte de Troyes est l’un des grands de Bourgogne qui se révoltent contre Charles le Chauve en 858, et qui font appel à Louis le Germanique. Mais quand l’année suivante, Charles le Chauve prend le dessus sur son frère, Eudes est châtié et perd son comté. Il trouve alors refuge l’autre côté de la Saône.                                                      

En 862, Lothaire II prend pour concubine Waltrade et souhaite l’épouser en répudiant son épouse Thieberge. Cet événement va perturber toute l’existence de ce roi. Le pape Nicolas Ier (858-867) refuse ce remariage et envoie ses légats à Metz où réside le roi, pour le contraindre à renoncer. 

En 863, Eudes rentre dans les faveurs de Charles le Chauve et obtient le comté de Mâcon s’installant ainsi sur les deux côtés de la Saône. Cette même année 863, à la mort de son frère Charles de Provence, le roi de Lotharingie Lothaire II reçoit le duché du Lyonnais.

En 865, sous la menace de ses oncles les rois Charles le Chauve et Louis le Germanique, et la pression toujours aussi forte du pape, Lothaire II doit renoncer à sa concubine et reprend son épouse légitime.

La montée en puissance d’Eudes s’accentue, en 867, Charles le Chauve lui accorde les comtés de Troyes et d’Autun. En 869, lors du passage du roi Lothaire II à Besançon, Eudes demande au roi de traiter le différend qui l’oppose à l’archevêque Arduic (843-871) sur des possessions de terres dans le Jura. Le roi donne raison à Eudes qui les conserve. 

À la mort du roi Lothaire II, Eudes participe à la découpe du royaume de Lotharingie entre les deux oncles du défunt Charles le Chauve et Louis le Germanique lors du traité du 8 août 870 à Meerseen. Charles le Chauve acquiert la région jusqu’à la Meuse et le tiers de la Frise sauf Utrecht, ainsi que les régions le long du Rhône et de la Saône. Louis II de Germanie  a les comtés de Warasch, d'Amaous et de Port issus du premier royaume burgonde sur l’actuel territoire de la France Comté.

Les partages de 843 à Verdun, 855 à Prüm, 870 à Meerssen sont ainsi à l'origine de la séparation des territoires en Bourgogne occidentale (duché) et orientale (comté): l'ouest de la Saône et du Rhône va à Charles le Chauve, l'est à Lothaire. Au IX° siècle, le territoire du premier royaume Burgonde va donc étre disputé entre les Caroligiens de Francie Occidentale et les futurs rois du deuxième Royaume de Bourgogne.

Eudes annexe Besançon (le reste du Varais passe à Louis), le Lyonnais, le Viennois, le Sermorens, le Vivarais, l’Uzège, c’est-à-dire la portion de la succession de Charles de Provence qui était échue à Lothaire II en 863. Il perd Aix-la-Chapelle et Metz, mais la possession de Besançon et de Grenoble lui ouvre la route de l’Italie. Louis le Germanique obtient les deux tiers de la Frise avec Utrecht et Maastricht, les pays de la rive droite de la Meuse, à l'est de l'Ourthe et de la Moselle avec Metz et le long du Rhin (Aix-la-Chapelle, Sarre, Alsace) et le nord du Jura.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 08:31

Scan10001

 

 

CH.II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                       terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

 

22. Comté de Montbeliard /Grafschaft Moempelgard,                                            terre d’empire de 962 à 1806.

 

Maison de Mousson

 

.Henri III (?) comte de Montbéliard

Vers le milieu du XI siècle, Henri III, fils de Conrad II, constitue au nord de la Bourgogne un état comprenant Montbéliard, Ferrette et Altkirch qu'il donne à Louis de Mousson (mort en 1065), comte de Bar, gendre du duc de Lorraine par mariage avec Sophie de Lorraine.

 

.Thierry Ier (?) comte de Montbéliard  

Fils du précédent, il hérite des domaines de Montbéliard-Ferrette ; il est comte de Montbéliard, d’Altkirch, de Ferrette et de Bar.

Il épouse en 1065 Ermandtrude, fille de Guillaume II, comte de Bourgogne.

 

.Frédéric Ier et Thierry II ( ?) comte de Montbéliard         

Fils de Thierry Ier, ils gouvernent  d’abord ensemble l'héritage. En 1125 ils partagent leur domaine  Frédéric Ier prend le titre de comte de Ferrette et Thierry II celui de comte de Montbéliard.

 

.Thierry II de Montbéliard(1080-1163), comte de Montbéliard de 1125  à 1163.

Il est l’époux de Gertrude de Habsbourg, fille de Werner II, comte de Habsbourg.

Il joue un rôle important auprès des empereurs ; il participe à l'entrevue de Worms. Il a marié sa fille Sophie, héritière de Montbéliard,  en 1128 à Richard II, comte de Montfaucon. C’est leur fils Amédée II de Montfaucon qui succède à son grand-père.                                         

 

Maison de Montfaucon

 

.Amédée II de Montfaucon, comte de Montbéliard et seigneur de Montfaucon de 1162 à 1195

 

Fils de Richard II de Montfaucon et de Sophie de Montbéliard ; il agrandit son comté de Montbéliard par l’acquisition de 4 seigneuries relevant du Comté de Bourgogne (Franche Comté) : Blamont, Clémont, Héricourt, Chatelot.

 

.Richard III de Montfaucon, comte de Montbéliard et seigneur de Montfaucon de 1195 à 1227

 

Frère du précédent. Il épouse  Agnès de Bourgogne, fille du comte Étienne Ier de Bourgogne.

 

.Thierry III dit Le Grand Baron, comte de Montbéliard de 1227 à 1283

 

Fils du précédent. Il épouse  Adélaïde de Ferrette, fille de Frédéric II, comte de Ferrette. En 1273, il est reconnu comme vassal direct de l’empereur Rodolphe Ier de Habsbourg.

 

.Renaud de Bourgogne ( ?  -1330) comte de Montbéliard de 1283 à 1330

Fils d’Hugues III de Chalon, sire de Salins, comte de Bourgogne par son mariage avec Alix de Méranie, fille d’Otton II, duc de Méranie, comte palatin de Bourgogne. Son frère ainé est Othon IV de Bourgogne. 

Par son mariage en 1282 avec Guillemette de Neufchâtel, seule héritière des biens de Thierry III, il devient comte de Montbéliard. Une de ses filles Jeanne  épouse Ulrich III, comte de Ferrette, puis au décès de celui-ci Rodolphe de Hesse, margrave de Bade, et en 3e noces, le comte Guillaume de Katzenellenbogen.

En mai 1283, Renaud accorde une charte d'affranchissement à la ville de Montbéliard. Renaud fonde également une administration urbaine qui perdurera jusqu'à la Révolution française. Ce partage du pouvoir entre le seigneur (car souvent absent) et la bourgeoisie constitue un élan vers une conception nouvelle de vie publique. Montbéliard devient ainsi une ville médiévale « moderne ». L'administration de la cité est confiée au Conseil des IX, composé de neuf francs-bourgeois (chacun d'eux est chef d'un des neuf « guets » ou quartiers formant la ville). Ils ont à leur tête deux maîtres-bourgeois et un maire. Ce dernier est le représentant auprès du comte. Tous sont élus annuellement par tirage au sort. L'ensemble forme le « Magistrat », ou Conseil de ville, organe d'administration et de juridiction de celle-ci ; la plupart sont des commerçants, des artisans. Ils se réunissent pour exercer la justice en un tribunal municipal, c’est-à-dire, qu'ils exercent la Basse Justice et jugent les causes ordinaires. Toutefois, le comte souverain reste le suprême arbitre

Le 1er septembre 1314, Renaud rédige un testament qui prévoit la succession de ses biens au profit de son épouse, mais elle décède quelques années plus tard.  En 1321, peu avant sa mort, il modifie son testament ; ses biens iront cette fois au profit de ses enfants. Par ailleurs, Othenin, handicapé mental, est mis sous tutelle en cas d'incapacité de celui-ci à lui succéder. Ce sera Hugues de Bourgogne, le plus jeune frère de Renaud, qui en sera le tuteur et devient pendant 5 ans le régent du comté. Car si cinq ans après le décès de Renaud, Othenin est toujours incapable de gérer les affaires du comté (ce qui fut le cas), alors, le patrimoine sera définitivement partagé entre les enfants, mais le comté de Montbéliard subviendra aux besoins de son fils jusqu'à la fin de ses jours. Othenin meurt 17 ans après son père.

(En 1324, Ulrich X de Wurtemberg achète les seigneuries de Horbourg et Riquewihr - terres d'Empire- qui appartiennent au comté de Wikisau tenu par deux frères Walter et BurcKaard, neveux d'Ulrich)

 

.Agnès ( ?-vers 1337) comtesse de Montbéliard de 1330 à vers 1337

Troisième fille de Renaud et mariée à Henri de Montfaucon hérite du comté de Montbéliard à la mort de son père.

Lors du partage définitif des biens de la Maison de Montbéliard par le traité de Granges de 1332, Jeanne, son ainée reçoit officiellement Belfort, Grandvillars, Héricourt, Rougemont. C’est le début du démembrement du comté de Montbéliard, car Belfort tombe d'abord dans l'escarcelle des comtes de Ferrette, puis, vers 1360, dans le domaine autrichien des Habsbourg.

Le comté de Montbéliard se trouve donc démembré en deux parties.

 

.Étienne de Montfaucon, comte de Montbéliard de  1367 à  1397

 

Fils des précédents, époux de Marguerite de Chalon-Arlay,  fille de Jean II de Chalon-Arlay, seigneur d'Arlay  est donc  Comte de Montbéliard et Seigneur de Montfaucon.

 

.Henriette de Montfaucon, comtesse de Montbéliard de  1397  à  1444

 

Son frère Henri meurt en croisade à Nicopolis en 1396. À la mort d'Étienne de Montfaucon, ses enfants ont tous disparu, mais peu avant son décès, il a nommé Henriette, (l'une de ses petites-filles) héritière de ses biens et l’a fiancée à Eberhard IV de Wurtemberg, fils d’Eberhard le  Wurtemberg dit le Débonnaire. Le mariage a lieu en 1407.

 

Henriette amène dans la corbeille de mariage :


-Le comté de Montbéliard terre d'Empire qui rend hommage à l'Empereur.
-Les seigneuries de Clerval, Passavant et la baronnie de Granges, terres pour lesquelles le comte de Montbéliard est vassal du comte de Bourgogne.
-Porrentruy en Suisse (racheté par l'évêque de Bâle en 1461).
-Les seigneuries d'Etobon (achat de 1358).                      .
-Les droits de souveraineté sur La Roche Saint-Hyppolyte.

  

Au décès de son beau-père en 1417, l’empereur Sigismond de Luxembourg confère aux terres d'Eberhardt le Jeune  le statut de fief d'Empire.

 

Elle règne seule à la mort de son époux  Eberhard le Jeune en 1419.

 

En 1424, Henriette achète  la seigneurie de Bélieu (près de Valentigney).

À sa mort, le comté de Montbéliard et les autres possessions de la famille de Montfaucon passent à leur fils Louis de Wurtemberg, et donc dans la Maison de Wurtemberg, créant la branche de Wurtemberg-Montbéliard.

 

Maison de Wurtemberg

 

.Louis IV de Wurtemberg, comte de Montbéliard et comte de Wurtemberg de 1444 à 1450

 

Il épouse Mathilde de Palatinat.

 

.Louis V de Wurtemberg, comte de Montbéliard et comte de Wurtemberg de 1450 à 1457

 

Fils des précédents.

 

.Eberhard V de Wurtemberg dit le Barbu, comte de Montbéliard et comte puis duc de Wurtemberg de 1457 à 1473 puis à nouveau comte de Montbéliard de 1482 à 1496, duc de Wurtemberg de 1495 à 1496

 

Frère du précédent ; il épouse Barbe de Gonzague, fille du marquis Louis III de Mantoue. Il est élevé le 21 juillet 1495 à la dignité de duc de Wurtemberg par l'empereur Maximilien Ier de Habsbourg, et par cette élévation il  prend le nom de duc Eberhard Ier de Wurtemberg.

Les terres wurtembergeoises situées en Souabe (Allemagne) sont réunies en un duché d'Empire. Le comté de Montbéliard, Horbourg et la seigneurie de Riquewihr en sont exclus.

 

.Henri de Wurtemberg, comte de Deux-Ponts / Zweibrücke - Comte de Montbéliard  de 1473 à 1482

 

Fils d’Ulrich V de Wurtemberg et d'Elisabeth de Bavière

Pris de folie, il est interné et Eberhard V redevient comte de Montbéliard.

 

.Eberhard VI de Wurtemberg, Comte de Montbéliard de 1496 à 1498

 

Frère du précédent ; il épouse Elisabeth de Hohenzollern, fille d'Albert de Brandebourg.

                                                        

.Ulrich VI de Wurtemberg, comte de Montbéliard et duc de Wurtemberg de 1503 à 1519 et de 1534 à1550

 

Fils d'Henri de Wurtemberg et d'Elisabeth fille du comte Simon de Wecker (premier mariage) - ép. Sabine de Wittelsbach, fille du duc Albert IV de Bavière.

Ulrich de Wurtemberg achète les droits des seigneuries de Blamont, d'Héricourt avec Clémont, Chatelot à Guillaume de Furstemnerg, un des gendres de Claude de Neuchatel. Seul Blamont entre dans la mouvance des Wurtemberg

 

En 1534, Ulrich vend le comté de Montbéliard  à François Ier mais celui-ci est forcé par Charles Quint  au bout de 8 mois de le revendre.

 

  .Georges Ier de Wurtemberg, comte de Montbéliard et duc de Wurtemberg de 1526 à 1534 puis de 1553 à 1558

 

Fils d'Henri de Wurtemberg et d'Elisabeth, fille de feu le comte Jean VII de Salm (second mariage) ; il  épouse Barbara de Hesse.


En mars 1561 les Comtois envahissent la ville d'Héricourt. Il s'en suit l'occupation militaire de Chatelot et Clémont, au nom de Frédéric Ier (1558-1608) de Wurtemberg enfant mineur par le gouvernement du comté Montbélard.
Les Wurtemberg reprennent Héricourt le 11 juin 1561.
Héricourt, Clémont et Chatelot sont intégrés au Comté de Montbéliard.

 

.Christophe de Wurtemberg, comte de Montbéliard et duc de Wurtemberg de 1550 à 1568

 

Fils d'Ulrich VI de Wurtemberg et de Sabine de Wittelsbach ; il  épouse  Anne-Marie de Hohenzollern. Il décède en 1568.

 

.Frédéric Ier de Wurtemberg, comte de Montbéliard de 1568 à 1608 et duc de Wurtemberg (à partir de 1593)

 

Fils de Georges Ier de Wurtemberg et de Barbara de Hesse ; il épouse Sybille d'Anhalt.


Il achète la seigneurie de Franquemont (Goumois), terre Franc-Comtoise  en 1595. En 1597, l’empereur Rodolphe II de Habsbourg érige le comté de Montbéliard en principauté d’empire.

                                                                                                                                                                                                                          

.Jean-Frédéric de Wurtemberg, comte de Montbéliard de 1608 à 1617

 

Fils des précédents. Il cède le comté à son frère puîné : Louis-Frédéric.

 

.Louis-Frédéric de Wurtemberg, duc de Wurtemberg - comte de Montbéliard de 1608 à 1631

 

Frère du précédent ; il épouse Elisabeth de Hesse, puis Anne de Nassau

Sous son règne débute la guerre de Trente Ans entre catholiques et catholiques réformés.

 

 .Léopold-Frédéric de Wurtemberg, duc de Wurtemberg et comte de Montbéliard de 1640 à 1662

 

Fils du premier lit de Louis-Frédéric ; il  épouse Sybille de Wurtemberg.

 

.George II de Wurtemberg, duc de Wurtemberg et comte de Montbéliard de 1662 à 1699

 

Demi-frère de Léopold-Frédéric (2e lit de Louis-Frédéric de Wurtemberg) - ép. Anne de Coligny, fille du comte Gaspard III de Coligny.

Sous son règne en 1676, Louis XIV occupe la principauté qui est démantelée. Le traité de Nimègue de 1679 entérine l’annexion de fait de la Franche-Comté par Louis XIV et les 4 seigneuries de Blamont, Clémont, Héricourt et Chatenot deviennent ses vassales ; il crée les Chambres de réunion et, commence par réunir à la couronne près de 80 villages dépendant du comté de Montbéliard, situés dans le comté de Bourgogne relevant  alors à la couronne d’Espagne et de l’empire. Mais le traité de Ryswick de 1697 restitue la principauté à Georges II qui doit toutefois prêter  hommage au roi Louis XIV pour ces 4 seigneuries.

 

.Léopold-Eberhard de Wurtemberg, duc de Wurtemberg et comte de Montbéliard de 1699 à 1723

 

Fils des précédents ; il épouse Anne-Sabine de Hedwiger puis Elisabeth Charlotte Curie.

 

 .Eberhard-Louis de Wurtemberg, comte de Montbéliard de 1723 à 1733

 

Il épouse Jeanne-Elisabeth, fille de Frédéric III, margrave de Bade-Durlach mais non pas d'héritiers.

                                                                                                                                                                         

.Charles-Alexandre de Wurtemberg, duc de Wurtemberg et comte de Montbéliard de 1733 à 1737

 

Fils de Frédéric-Eugène de Wurtemberg et d'Eléonore de Brandebourg - ép. Augusta.

 

.Charles II de Wurtemberg, duc de Wurtemberg et comte de Montbéliard de 1744 à 1793

 

Fils des précédents ; il épouse Élisabeth de Hohenzollern.

 

Le comté de Montbéliard est composé, à la veille de la Révolution, de deux parties distinctes: l'une groupée tout entière autour de Montbéliard, l'autre, moins importante, enclavée dans le bailliage de Vesoul et s'étendant de Couthenans à Magny-Danigon. Les droits du duc de Wurtemberg en France sont de natures diverses: les uns se réduisent à des droits seigneuriaux ordinaires sur un certain nombre de villages situés en Alsace, en Franche-Comté, en Bourgogne; les autres sont de souveraineté absolue. La convention du 21 mai 1786 ne laisse, pour ces derniers, aucun doute. L'article x porte: "Le roi cède et abandonne au duc de Wurtemberg la souveraineté, supériorité territoriale, droits et ressorts sur les villages de [suivent les noms], ainsi que les deux maisons appelées les Raillères, près d'Estobon"; et l'article v: "Le roi renouvelle les lettres patentes par lesquelles Sa Majesté a cédé et remis au duc de Wurtemberg tous les droits de souveraineté sur les sujets et les terres de sa province d'Alsace qui étaient enclavés dans les villages et territoires de Nommay, Brognard et Dampierre, outre les bois dépendant du comté de Montbéliard."                                                     

 

Ces deux articles sont importants car  ils ne laissent d'abord aucun doute sur les droits souverains du duc de Wurtemberg; les seules réserves à ce sujet (art. XXVI) portent que "les troupes de Sa Majesté et les convois militaires jouiront du passage libre"; ils nous montrent des limites frontières à établir, non sur des paroisses, mais sur des maisons, sur des bois imparfaitement décrits; ils apportent, enfin, une preuve aux confusions déjà signalées sur les confins exacts de l'Alsace.                                                         

 

Le duc de Wurtemberg confirme dans une lettre adressée au roi, le 5 mai 1790, ses prétentions sur les villages de Valentigney et de Villers-la-Boissière, alors que l'article VIII de la convention de 1786 portait: "Le duc de Wurtemberg cède au roi la souveraineté des villages de... Valentigney et Villers-la-Bodissière.

                                                        

La ville de Maudeure a, de son côté, longtemps été la capitale d’une contrée qui fut intégrée au Comté de Montbéliard mais sur son territoire, la justice appartenait à l'archevêque de Besançon, aux seigneurs Montaignons, au prince de Montbéliard.

Par l'article IX de la convention de 1786, le duc de Wurtemberg avait "cédé au roi la souveraineté sur les sujets et les terres qu'il possède à Mandeure"; mais cette cession prête, là encore, à de nombreuses contestations.  Mandeure, avec le village de Courcelles qui lui était uni, formait, en réalité, une principauté ecclésiastique dépendant de l'église de Besançon. "Ce petit village, écrit l'abbé Bouchey, traitant la période antérieure à 1790, a ses biens, ses lois, ses usages, sa constitution particulière... c'est une commune unique dans son genre... c'est un petit État qui se gouverne lui-même, sous la haute direction des archevêques, de leurs officiers et de ses curés." La mort de l'archevêque de Besançon, survenue à Soleure, le 19 mars 1792, cause dans la principauté les plus graves embarras. Les officiers de justice se trouvent ipso facto destitués. Dans un discours du curé de Mandeure, annonçant à ses fidèles la mort "de leur très illustre et gracieux souverain", on lit: "La principauté de Mandeure est incontestablement un État étranger." Les événements qui, à Mandeure, suivent cette mort, témoignent de l'ardeur des habitants à défendre leur indépendance

Ils nomment eux-mêmes les officiers de justice et se déclarent en république en prenant pour devise: L'aigle ne prend pas les mouches. Ils craignent, en effet, l'annexion à la France. Lorsque l'on reçoit, à Mandeure, l'ordre de donner garnison à un régiment français, les habitants se prétendent étrangers et considèrent cet acte comme une "violation du territoire". La principauté de Mandeure suit ensuite le sort du comté de Montbéliard.

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 15:57

Scan10001 

 

 

 

 

 

CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

   

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                               terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

 

21 .Landgraviat/comté du  Sundgau   (Thann, Belfort, Ferrette, Altkirch)

 

d.Seigneurie de Belfort

 

Maison de Montbéliard

 

Avec Héricourt, Belfort est partie intégrante du comté de Montbéliard tenu par les sires de Montfaucon.

Au décès de Thierry III, dit « le Grand Baron », le comté de Montbéliard, tombe dans l’escarcelle de Renaud de Bourgogne par son mariage en 1282  avec Guillemette de Neufchâtel, seule héritière des biens de Thierry III. Renaud est fils d’Hugues III, sire de Salins, comte de Bourgogne par son mariage avec Alix de Méranie, fille d’Otton II, duc de Méranie, comte palatin de Bourgogne.  Il est l’un des frères d’Othon IV comte palatin de Bourgogne.

Renaud de  Bourgogne et  Guillemette de Neufchâtel  ont un garçon et quatre filles :

 

-Othein, ou Othenin de Montbéliard, un garçon handicapé mental, décédé en 1339,                                                                                                                                                                             -Agnès -Agnès de Montbéliard, qui épouse Henri de Montfaucon

-Jeanne, qui épouse Ulrich III, comte de Ferrette, puis Rodolphe de Hesse, margrave de Bade, et en 3e noces, le comte Guillaume de Katzenellenbogen (elle décède en 1349.                                                                                                   

 -Marguerite, qui épouse Guillaume d'Antigny, sire de Sainte-Croix

 -Alix, qui épouse Jean II de Chalon-Auxerre.

 

Ayant toujours besoin d'argent pour mener sa guerre contre l'Empereur Rodolphe Ier, il affranchit la ville de Belfort en 1307, moyennant 1000 livres ''estèvenantes'', somme qu'il avait exigée 24 ans plus tôt des bourgeois de Montbéliard.

Le 1 septembre 1314, Renaud rédige un testament qui prévoit la succession de ses biens au profit de son épouse, mais elle décède quelques années plus tard.  En 1321, peu avant sa mort, il modifie son testament ; ses biens iront cette fois au profit de ses enfants. Par ailleurs, Othenin, handicapé mental, sera mis sous tutelle en cas d'incapacité de celui-ci à lui succéder. Ce sera Hugues de Bourgogne, le plus jeune frère de Renaud, qui en sera le tuteur et devient pendant 5 ans le régent du comté. Car si cinq ans après le décès de Renaud, Othenin est toujours incapable de gérer les affaires du comté (ce qui fut le cas), alors, le patrimoine sera définitivement partagé entre les enfants, mais le comté de Montbéliard subviendra aux besoins de son fils jusqu'à la fin de ses jours. Othenin meurt 17 ans après son père. Au décès d'Hugues de Bourgogne (vers 1330, Agnès, troisième fille de Renaud et mariée à Henri de Montfaucon hérite du comté de Montbéliard. Jeanne, l'aînée de l'hoirie, reçoit Belfort. C’est le début du démembrement du comté de Montbéliard, car Belfort tombe d'abord dans l'escarcelle des comtes de Ferrette, puis, vers 1360, dans le domaine autrichien des Habsbourg.

Renaut meurt en 1322, et toutes les dispositions testamentaires sont confirmées. Belfort doit échoir à Jeanne de Montbéliard, épouse du Comte de Ferrette Ulric III.

Lors d’un premier partage, Belfort revient donc de facto, à Jeanne de Montbéliard. Mais son époux Ulrich III décède en 1324, et le couple ne laisse que des filles, dont l’aînée, Jeannette, qui épouse presque aussitôt le duc Albert II d’Autriche. Ce mariage unit le comté de Ferrette aux domaines alsaciens des Habsbourg.

L’affaire se complique avec les remariages successifs de sa mère, Jeanne de Montbéliard, d’abord avec Rodolphe Hesse, margrave de Bade, puis avec Guillaume de Katzenellenbogen.

Lors du partage définitif des biens de la Maison de Montbéliard par le traité de Granges en 1332, Jeanne qui règne depuis le décès de son époux sur le comté de Ferrette détient officiellement Belfort, Grandvillars, Héricourt, Rougemont ; le comté de Montbéliard se trouve donc démembré en deux parties.

 

L’autre partie revient à Agnès, sa sœur cadette, la troisième fille de Renaud, qui a épousé Henri de Montfaucon (il deviendra comte de Mon en 1338 au décès de son beau-frère Othenin).

Jeanne, qu'on appelait « la Dame de Belfort » meurt en 1350, mais ses remariages ont donné lieu à de nombreux enfants qui ont des droits, et les affaires qui concernent la succession de ses biens font l’objet de nombreuses chicanes ; l’écheveau s’avèrer long et difficile à démêler.

Finalement, ce n’est que vers 1360 que Belfort se trouve intégré définitivement dans l’ensemble des possessions des Habsbourg.

 

Maison de Habsbourg

 

Les Habsbourg détiennent le titre de Landgraf/comte de Haute-Alsace, et possèdent les baillages de Landser et d'Ensisheim, ainsi que des biens à Hirsingue, Seppois et Lutterbach. Les terres d'Alsace de Haute Alsace ou Sundgau et  celles du Brisgau forment les Pays Antérieurs Autrichiens administrés depuis Ensisheim par le grand bailli ou Landvogt, assisté de conseillers choisis par les nobles locaux.

Le Sundgau regroupe alors quatre bailliages : Landser, Thann, Altkirch et Ferrette. Cependant 135 localités sur les 351 de l'Alsace autrichienne sont administrées directement par leurs seigneurs qui les tiennent en fief des Habsbourg. Ces seigneurs-engagistes constituent une sorte d'élite au sein des quelques dizaines de familles nobles possessionnées dans le Sundgau. Pour avoir prêté de l'argent au duc d'Autriche, ils obtiennent "en gage" les revenus de villes ou de baillages

Belfort est menacée par plusieurs invasions venues de France.  En janvier 1365, les villes d'Empire décident que 400 soldats seront placés à Belfort. Les grandes compagnies conduites par Arnaud de Cervole parcourent l'Alsace du nord au sud et se retirent par la porte de Bourgogne.  Quelques années plus tard, l'Alsace fait face aux menées d'Enguerran de Coucy qui cherche un territoire au détriment des ducs d'Autriche en alléguant des droits de succession. Les Habsbourg s'emparent d'Héricourt et se saisissent de la part de Belfort dévolue à la comtesse Adélaïde. En seconde noce, celle-ci a épousé le comte Walraf IV de Thierstein et s'attache à ses droits. Vers 1373, Belfort se trouve dans les mains d'Adélaïde et de Walraf qui se réclament de la suzeraineté lorraine.

 

En 1374, des concentrations des troupes de "Welsches" aux abords de la ville, portent à croire que ce sont des renforts de Walraf. Pour le duc Léopold III, ce danger exige une réplique : commandés par le comte Rodolphe de Habsbourg-Lauffenburg, un parent du duc d'Autriche, les vassaux d'Alsace et de Brisgau, et leurs alliés bâlois et strasbourgeois pénètrent dans la Porte de Bourgogne. Leurs objectifs sont Florimont, Belfort et Héricourt. Belfort est prise en 1374, le comte Rodolphe assure l'occupation avec ses propres troupes dont le commandement est donné au noble Guillaume de Roppe. La situation reste confuse. L'automne suivant, de Coucy et ses routiers anglais reprennent l'Alsace du sud, Léopold se réfugie à Brisach. Belfort est reprise.

En janvier, février 1376, les bandes anglaises refluent après avoir été défaites par les Confédérés suisses. La région de Belfort est totalement aux mains de la maison d'Autriche.

Après la défaite habsbourgeoise  à Sempach qui, le 13 juillet 1386, qui décime la noblesse sundgauvienne, les Suisses constituent une menace terrible aux portes du Sundgau.

A la fin du XIVe siècle, le Sundgau est administré avec efficacité par Catherine de Bourgogne, fille du Duc de Bourgogne Philippe le Hardi, sœur de Jean sans Peur, née  à Dijon en 1379 et épouse du duc Léopold III de Habsbourg, duc d’Autriche dont elle hérite à sa mort en 1406 ; son beau-frère Frédéric s’empare alors des territoires qu’elle a hérités de son mari ne lui laissant que les seigneuries de Belfort et de Rosemont jusqu'à sa mort en 1426.                                                     

Alors que jusque-là le siège du gouvernement habsbourg du Sundgau se trouvait à Engisheim, elle s’installe à Belfort en 1415 et y reste jusqu’en 1423, date à partir de laquelle, en vertu d’un accord passé avec son beau-frère Frédéric, elle gouverne sous sa tutelle  tout le Sundgau. Elle meurt à Gray en 1426. En 1427, Belfort fait face aux attaques du comte Thibaut VIII de Neufchâtel inspiré par le duc de Bourgogne Philippe le Bon.

Depuis 1430, l'Autriche s'est alliée au roi de France contre  le duc de Bourgogne Philippe le Bon; avant d'avoir pu entrer en campagne, les vassaux de Fréderic IV sont assaillis par l'armée d'Antoine de Vergy.

 

Antoine de Vergy, fils de Jean III de Vergy et de Jeanne de Chalon, est passé du service du roi de France à celui du duc de Bourgogne qui le fait chevalier de la Toison d’or en 1430, et le nomme gouverneur de Bourgogne, de Champagne et de la Brie. En 1431 les Bourguignons parviennent à s'emparer de Belfort, mettant la ville à feu et à sang.

En 1444 les "Armagnacs" ou "Ecorcheurs", menés par le dauphin, le futur Louis XI, battent les Confédérés suisses près de Bâle. Puis c'est au tour des Soleurois, bientôt appuyés par les Bâlois d'envahir le Sundgau de 1445 à 1446. En 1446 éclate la guerre des Six deniers. Les Suisses viennent soutenir leur alliée la ville de Mulhouse contre les Habsbourg.  

Le conflit s'achève en août 1468, mais l'année suivante, le duc d’Autriche, Sigismond de Habsbourg, à court d'argent, engage ses terres d'Alsace au duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. Le grand bailli de celui-ci, Pierre de Hagenbach, rend paix et sécurité au pays, mais il se heurte aux villes et aux nobles. Aussi en 1474, lorsque le duc Sigismond d'Autriche rachète les terres engagées, Pierre de Hagenbach est pris et après un procès sommaire, décapité à Brisach. Son frère Etienne le venger en dévastant quelques villages de la Largue avec des troupes bourguignonnes. C’est le début des guerres de Bourgogne qui se termine certes par la mort de Charles Téméraire mais aussi par le mariage la même année de sa fille unique Marie de Bourgogne au duc d’Autriche et futur empereur Maximilien de Habsbourg. Possessionnés  jusqu’alors dans le Sundgau alsacien, les Habsbourg  possédent désormais en plus le comté de Bourgogne ou Franche-Comté et estiment avoir hérité également du Duché de Bourgogne.

                                                            

Après la guerre de Souabe en 1499, l'hostilité entre Sundgauviens, loyaux sujets des Habsbourg  et Suisses fait place à une certaine indifférence.

Le Sundgau, malgré la proximité de Mulhouse et de Bâle, n'est pas touché par la Réforme et reste fidèle à la religion catholique de ses maîtres, les Habsbourg.

Ferdinand I de Habsbourg, seigneur direct de Belfort, qui a succèdé à son frère Charles-Quint comme empereur, décède en 1564. C'est son fils, Ferdinand, qui lui succède en Alsace. La peste sévissant à Ensisheim, il se fixe à Belfort.

 

Bien que tant le Sundgau que le comté de Bourgogne soient des terres d’empire leur partage par Charles Quint, va leur donner des sorts momentanément différents ; en effet, le comté de Bourgogne ou Franche Comté est attribué au fils de Charles Quint, le roi d’Espagne Philippe II  tandis que le Sundgau est attribué à son oncle Ferdinand Ier, frère de Charles Quint.

En 1578,  l'archiduc Ferdinand II décide de renforcer ce qu'il désigne comme la "frontière vers la Bourgogne". Il fait livrer des armes et des munitions au bailli de la ville. Ce n'est qu'en 1590 que le château dispose en permanence d'une garnison.

Les préparatifs politiques commencent dans les années 1600.  L'accession de Léopold V à l'évêché de Strasbourg annonce une sorte d'hégémonie habsbourgeoise sur  toute l'Alsace.

Lorsque son frère Ferdinand II succède à l'empereur Mathias en 1619, la réaction catholique entre dans la phase active.                                                         

Les autorités autrichiennes se trouvent démunies face à l'irruption de Mansfed qui commande une armée pour le compte de l'Electeur de Brandebourg, chef des protestants. En 1622, grâce à des troupes locales, Belfort demeure en deuxième ligne, mais ses habitants participent à l'effort militaire. La ville est commandée par Ulric-Guillaume de Landenberg, qui remplace le baron Georges de Welsberg, bailli depuis 1605.

En 1625, le baron de Tilly, qui commande une armée de Croates pour le compte de l'empereur, arrive à Belfort. Il se loge au château et répartit son armée dans les villages de la seigneurie, où règne bientôt la disette. Puis une grave épidémie de peste se propage dans la région, qui fait en 1628 de nombreuses victimes.

En 1630, la Suède rentre en guerre aux côtés de la ligue protestante. En quelques mois l'armée du roi de Suède Gustave-Adophe occupe le nord de l'Allemagne le 17 septembre 1631 à Breitenfeld. L’armée impériale est écrasée. Gustave Adolphe poursuit son avancée vers le sud, combattant à plusieurs reprises l’armée impériale reconstituée. Les pays sillonnés sont dévastés, les Suédois atteignant la Franconie, l’Alsace, la Lorraine et en particulier les Trois-Évêchés. En automne 1632, elle réduit les unes après les autres les places fortes autrichiennes. Belfort reçoit une garnison de 300 cavaliers ainsi que deux compagnies de fantassins. 

 

Le siège s'engage le 3 janvier 1633, mais la ville capitule deux jours plus tard, dans la confusion générale. Le Rhingrave la confie au colonel Loyen. Les habitants des campagnes, réduits à une extrême misère, à peu près nus et sans pain au coeur de l'hiver, font à l'envahisseur une guerre de partisans qui leur vaut d'atroces représailles.

Pour des raisons politiques la ville est cédée au duc de Wurtenberg, une garnison montbéliardaise vient épauler les Suédois.

Le duc de Féria qui commandait les Espagnols, au cours du siège du 29 octobre 1633 les déloge.

Les Suédois reprennent la ville en mars 1634.  En septembre 1634, Pierre Oriel, chef de partisans, sachant que Belfort est mal défendue, s'empare du gouverneur suédois de la ville et en tire rançon. La domination habsbourg est apparemment rétablie, mais elle est assurée par les Lorrains.

En 1635, l'attaque ordonnée par le duc de Rohan, commandant l'armée française échoue, par manque d'artillerie. La garnison lorraine continue à tenir Belfort qui défie Richelieu. Belfort a acquis une valeur symbolique en restant un bastion autrichien.  Après la tentative du duc de Rohan, en mai 1635, la Suède cède toute la seigneurie de Belfort au comte de Montbéliard, en remboursement d'un prêt d'argent. Mais la cession ne peut avoir d’effet, car Belfort est réoccupée peu après par les Impériaux.

Louis XIII en fait alors don à l'un de ses généraux, le comte Louis de la Suze avec mission de la reprendre. Le comte Louis de La Suze s’établit à Montbéliard, où il est le gouverneur. Il attend le moment favorable pour s'emparer de Belfort.  Le 25 juin 1636, après plusieurs assauts le château capitule. Le lendemain, le comte de La Suze entre à Belfort à la tête de ses troupes. Belfort devient française de facto. Le comte de La Suze est le premier seigneur français de Belfort ; il meurt le 25 septembre 1636. Son fils aîné, Gaspard de Champagne, comte de la Suze et marquis de Normanville, prend le titre de seigneur de Belfort et de Delle. Au cours de l'année 1637, les Impériaux parviennent encore à se maintenir dans la plaine d'Alsace. En 1638, Bernard de Saxe Weimar, allié de la France, occupe Brisach. Il meurt en 1639, laissant l'Alsace au français.  En 1645, le comte de la Suze épouse Henriette de Coligny, fille du maréchal de Châtillon, qu'il installe à Belfort. Sa soeur Anne épouse le prince Georges de Montbéliard.

 

 

Les traités de Westphalie de 1648 accordent à la France les possessions alsaciennes (moins Strasbourg) de la Maison d'Autriche. Les Habsbourg reçoivent en contrepartie une indemnité payée par la monarchie française qui, de ce fait, substituait ses droits aux leurs.  

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

 

 


Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article
21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 15:50

 

 

Scan10001 

CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                          terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

21 .Landgraviat/comté du  Sundgau   (Thann, Belfort, Ferrette, Altkirch)

 

 

b.seigneurie du Rosemont

 

Au XI°  siècle a lieu la constitution de la seigneurie par Louis de Mousson, comte de Montbéliard. La seigneurie comporte les villages de Chaux, Giromagny, Grosmagny, Lachapelle-sous-Chaux, Lepuix-Gy, Rougegoutte, Sermamagny, Vescemont, Éloie, Essert, Évette-Salbert, Argiésans  Banvillars et Urcerey. En 1333,  la seigneurie passe au comté de Ferrette.

 

c. Ensisheim

 

Entourée de murailles, la petite agglomération d'Ensisheim est citée comme ville « pour la première fois en 1277 au moment où le roi Rodolphe de Habsbourg accorde le droit de fief aux bourgeois d'Ensisheim                                                

Devenus landgrafs de Haute-Alsace, les Habsbourg installent un bailli (Landvogt) dans la région et Ensisheim devient, avec le temps, un véritable centre administratif.

En 1273, à la fin du grand interrègne, le landgraf Rodolphe de Habsbourg fait ériger une forteresse, le Kœnigsbourg, aujourd'hui disparue. Ensisheim se développe, notamment après le rattachement du comté de Ferrette  aux possessions habsbourgeoises. En 1406 et 1415, Ensisheim reçoit  la visite de Catherine d'Autriche, fille du duc Philippe de Bourgogne et se voit octroyer divers privilèges.

 

À partir de 1431, le tribunal du langraviat est installé à Ensisheim qui devient le siège de tous les pays aux mains des Habsbourg, de Porrentruy en Suisse à Feldkirch dans le Tyrol, en passant par le Sundgau ferrettois, la seigneurie de Belfort, la seigneurie de Landser, le Brisgau et les Waldstädte, voire le Val de Villé.                                                                            

Engagé au duc de Bourgogne entre 1469 et 1474, Ensisheim reçoit la visite de Charles le Téméraire et devient, lors de son retour à l'Autriche, ville libre d'empire.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
commenter cet article

Présentation

  • : empireromaineuropeen
  • : Parti supranational pour un empire romain europeen alternative à l'empire américain
  • Contact

Recherche

Liens