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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 08:40

Scan10001

 

 

 

 

 

CH.III      LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

 

3. Evêché de Belley / Seigneurie du Bugey,                                        

Humbert Ier de Savoie apparait, en 1003, pour une concession faite par son parent l'évêque de Belley. Il semble que l'on se serve de cet événement pour donner le titre de comte du Bugey à la Maison de Savoie, confirmé (?) lors de la signature du concile d'Anse en 1025. En 1077, le comte Amédée II de Savoie reçoit de l'empereur Henri IV du Saint-Empire la confirmation de ses droits sur la seigneurie du Bugey.

Vers 1086 apparaissent sur les bords de l’Ain, les seigneurs de Thoire qui étendent leurs fiefs sur une grande partie du Haut Bugey en s’opposant violemment aux prieurs de l’Abbaye de Nantua fondée au VII°.

L’évêché de Belley dépend alors de l’archevêché de Besançon (comme ceux  de Lausanne et de Bâle). Dans le Bas Bugey, les évêques de Belley possèdent maints territoires et villages. Au XIIe siècle, le peuplement du Bugey s'accélère et la densité de population devient forte. Constitué autour de l'évêché de Belley, le Bugey s'étend au fur et à mesure des conquêtes de la Maison de Savoie, à tous les pays situés entre le Rhône et l'Ain, y compris le Valromey, la Michaille.
Au 13e siècle les évêques de Belley et les abbés du voisinage possèdent la majeure partie du Bugey. Mais ils sont peu à peu contraints de passer sous la mouvance des comtes de Savoie.

 

.Aimon, comte-évêque de Belley vers 1034 à 1044

 

.Gauceran, comte-évêque de Belley vers 1070

En 1077, Amédée II de Savoie est investi de la seigneurie du Bugey par l’empereur Henri IV.

 

.Ponce I, comte-évêque de Belley de 1091 à 1116

 

.Amicon, comte-évêque de Belley de vers 1118 à 1121                                                 

 

.Ponce de Balmey, comte-évêque de Belley de vers 1124 à 1129

De la famille des seigneurs du Balmey dans le Bugey .

 

.Berlion de la Tour, comte-évêque de Belley vers 1134

De la famille de la Tour du Pin en Dauphiné.

 

.Bernard de Portes, comte-évêque de Belley de 1134 à 1140

 

.Guillaume I, comte-évêque de belley de 1141 à 1160

 

.Ponce de Thoire, comte-évêque de Belley vers 1162

De la famille de Thoire.

 

.Anthelme, comte-évêque de Belley, de 1163 à 1178, prince-évêque à partir de 1175

Né en 1107 au château de Chignin en Savoie.

Nommé évêque, il attend un ordre du pape Alexandre III contre lequel l’empereur a désigné comme anti-pape Victor IV pour accepter sa nomination.

Il doit défendre ses terres du Bugey  contre les prétentions du  comte de Savoie Humbert III. Mécontent de l’attitude de son vassal  le comte de Savoie Humbert III qui lui a refusé le passage par le col du Mont Cenis à son retour d’Italie et malgré le fait qu’Anthelme soutienne le pape Alexandre III, l’empereur  Frédéric Ier de Hohenstaufen le fait prince du Saint Empire en l’investissant de tous les pouvoirs temporels sur la ville et ses dépendances.

Il meurt en 1178.

 

.Renaud, prince-évêque de Belley de 1178 à 1184

 

.Arthaud, prince-évêque de Belley de 1188 à 1190

 

.Eudes II, prince-évêque de Belley en 1190

 

.Bernard II, prince-évêque de Belley de 1198 à 1207

Au 13e siècle les évêques de Belley et les abbés du voisinage possèdent la majeure partie du Bugey. Mais ils sont peu à peu contraints d'associer les comtes de Savoie.

.

 Benoit de Langres, prince-évêque de Belley vers 1208

 

.Bernard de Thoire-Villars, prince-évêque de Belley de 1211 à 1212

 

.Boniface de Thoire-Villars, prince-évêque de Belley vers 1213

 

.Jean de Rotoire, prince-évêque de Belley

 

.Pierre de Saint-Cassin, prince-évêque de Belley                                                         

 

.Boniface de Savoie ( ? -1270), prince-évêque de Belley de 1232 à 1240, archevêque de Canterbury et primat d’Angleterre en 1241, évêque de Durham,

Fils du comte de Savoie Thomas Ier.

 

.Bernard IV, prince-évêque de Belley en 1244

 

.Pierre II, prince-évêque de Belley de 1244 à 1248

 

.Thomas de Thorimbert, prince-évêque de Belley en 1250

 

.Jean de Plaisance, prince-évêque de Belley de 1255 à 1269

 

.Bernard V, prince-évêque de Belley vers 1272

 

.Berlion d'Amisin, prince-évêque de Belley  de vers 1280 à 1282

 

.Guillaume, prince-évêque de Belley de 1282 à 1287

 

.Pierre de La Baume, prince-évêque de Belley de 1287 à 1298

Il ne reste plus aucune trace aujourd’hui du château que l’on appelait de la Baume en Bugey. La Maison de Baume, seigneur de Ratte est originaire du Bugey et compte parmi les plus anciennes familles nobles de la province de Bresse.

 

.Jean de La Baume, prince-évêque de Belley

En 1300, le Bas-Bugey est le théâtre d’une guerre entre le Dauphin et le comte de Savoie ; le château d’Ambérieu est pris par le dauphin.

 

.Thomas II, prince-évêque de Belley en 1309

 

.Jacques de Saint-André, prince-évêque de Belley en 1325

 

.Amédée, prince-évêque de Belley en 1345

 

.Guillaume de Martel, prince-évêque de Belley de 1356 à 1368

 

. Edouard de Savoie-Achaïe, prince-évêque de Belley de 1370 à 1373 puis évêque de Sion avant de devenir archevêque de Tarentaise 1386 - 1395.

Fils du comte de Piémont Philippe Ier de Savoie.

 

.Nicolas de Bignes, prince-évêque de Belley de 1374 à 1394

 

.Rodolphe de Bonet, prince-évêque de Belley vers 1401 à 1413    

Le 29 janvier 1401, l'évêque de Belley, Rodolphe de Bonet, accepte de signer un acte d'alliance  avec le comte de Savoie (le pape sanctionne  en 1408 par une bulle la validité de cet accord).                                                        

 

.Guillaume Didier, prince-évêque de Belley de 1430 à 1437

 

.Perceval de La Baume, prince-évêque de Belley

 

.Aimeric Segaud, prince-évêque de Belley

 

.Pierre de Bolomier, prince-évêque de Belley vers 1458

De la famille des Fabius de Rome  ayant pris le nom de Bolomier avec le fils de Gérard, Guillaume de Bolomier, ambassadeur à Rome  du Duc de Savoie près du pape Martin V. 

 

.Guillaume de Varax, prince-évêque de Belley de vers 1461 à 1467

La seigneurie de Varax est dans la première moitié du XIIIe siècle, sous la suzeraineté des comtes de Savoie. Cette seigneurie passe ensuite à une famille qui en porte le nom et dont le représentant connu le plus ancien est Ulrich de Varax, chevalier et seigneur de Romans, vivant dans les années 1250-1272. Georges de Varax est conseiller et Chambellan du duc Louis Ier de Savoie (1461-1465)

 

.Jean de Varax, prince-évêque de Belley de 1467 à 1505

 

.Claude d’Estavayer, prince-évêque de Belley en 1507

 

.Philippe de la Chambre prince-évêque de Belley vers 1530

Il appartient à la Maison de la Chambre, importante famille de la Maurienne en Savoie.

 

.Antoine de La Chambre, prince-évêque de Belley de 1536 à 1575

 

.Jean-Godefroi Ginod, prince-évêque de Belley de 1576 à 1604

Sous son règne, les terres de l’évêché comme celles du Bugey appartenant à la maison de Savoie sont rattachées au Royaume de France.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 17:43

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H.Comté de Bresse / Evêché de Belley/ Comté du Bugey / Seigneurie de Valromey / Seigneurie de Gex                                                                                                                 terres impériales de 1032 à 1601

 

2. Seigneurie du Valromey

 

Pour le Valromey, l’homme fort au milieu du XI° siècle est  le comte de Genève Gérold qui compte parmi les domaines dont il a été investi par l’empereur Henri IV  avec le Val, le Colombier et la Michaille.  Le Valromey et la Michaille constituent la dot de Jeanne de Genève en  1077 lors de son mariage avec Amédée II comte de Maurienne et de Belley, petit-fils  d’Humbert Ier aux Blanche Mains fondateur de la Maison de Savoie,  cession qui ne peut être que confirmer par l’empereur Henri IV qui a épousé Berthe la sœur d’Amédée.

 

 

Maison de Beaujeu

 

.Humbert III "le Vieux" ( ?-1194), seigneur de Beaujeu

Fils de Guichard III ; beau-frère de Guigues Ier, comte de Forez. Vers les années 1140, Humbert III de Beaujeu dit « le Vieux » épouse Alise de Savoie, fille du comte de Savoie Amédée III.

 

Humbert est vassal du roi de France alors qu’Amédée III est vassal de l’empereur ; il ne reçoit le Valromey qu’en propriété-jouissance, Amédée conservant la suzeraineté sur ce fief. 

 

.Louis Ier de Forez ( ?-1295), prince des Dombes, comte de Forez, seigneur de Beaujeu, seigneur de Bugey et de Valromey  de  1272  à 1295

Fils de Renaud Ier, comte de Forez  et d’Isabelle de Beaujeu ; frère de Guigues VI.

 

En 1272, il est seigneur  du Valromey  mais par un traité de 1285, il échange ses possessions lointaines du Bugey-Valromey à son beau-frère Louis de Savoie, baron de Vaud, frère cadet  du comte  Amédée V contre deux seigneuries de Champléon en Forez et Lai en Beaujolais. Désormais les Beaujeu ne possèdent plus rien en Valromey devenu  possession  de la branche cadette de la maison de Savoie.

                                                          

 

Maison de Savoie-Vaud

 

.Louis Ier de Vaud-Savoie, seigneur de Valromey de 1295  à 1303, seigneur de Vaud de 1285 à 1303

Fils de Thomas, ancien comte de Flandre, et de Béatrice Fieschi, nièce du pape Innocent IV. Petit-fils de Thomas Ier, neveu de Pierre II.

Il se prépare dès 1282 à la succession de son oncle Philippe Ier, recueillant de nombreux hommages vassaliques en Pays de Vaud et s'assurant de l'appui de l’empereur Rodolphe Ier de Habsbourg, pourtant ennemi des Savoie.

En 1283, il épouse Jeanne de Montfort, veuve de Guigues VI, comte de Forez, seigneur de Bugey et de Valromey qui lui amène en dot ces deux dernières seigneuries. Il consolide la présence savoyarde dans l'ouest lémanique en fondant Morges en 1286, en écrasant les Cossonay-Prangins et en confisquant leurs châtellenies de Prangins et de Nyon. La rivalité qui éclate avec son frère le comte Amédée V  de Savoie  nécessite de nombreux arbitrages, qui lui accordent  le Pays de Vaud, le Bugey et le Valromey, il mène une politique personnelle en direction de la Franche-Comté et de l'Alémanie, se faisant prêter de nombreux hommages vassaliques et étant reçu bourgeois de Berne en 1297. Aspirant à une dignité princière, il porte à plusieurs reprises le titre de comte et frappe monnaie, en dépit des protestations des évêques de Genève et de Lausanne.

                                                       

.Louis II de Savoie, seigneur de Valromey de 1303 à 1350

Fils du précédent.

 

.Catherine de Savoie-Vaud, seigneur de Valromey de 1350 à 1359

Fille du précédent et sa seule héritière.

En 1350  elle vend par un acte signé à Morges le 30 janvier 1359 et ratifié par un acte passé le 9 juillet 1359 chez l’évêque de Belley, Guillaume de Martel  le Valromey au Comte de Savoie Amédée VI le comte vert.

                                              

Maison de Savoie

 

.Amédée VI dit le comte vert, seigneur de Valromey en 1359, comte de Savoie, de Maurienne

Tous les vassaux du Valromey  reçoivent notification de leur nouveau suzerain direct qui entreprend une grande chevauchée dans ses nouvelles terres pour recevoir l’hommage qui se fait à Belley du 8 au 10 juillet 1369. A partir de cette date ce sont les comtes de Savoie puis ducs de Savoie qui possèdent la seigneurie du Valromey.

 

.Amédée VII dit le comte rouge, seigneur du Valromey en 1383, comte de Savoie

 

.Amédée VIII de Savoie (1383-1451), comte puis duc de Savoie en 1416

Au début du XV° siècle, la maison de Savoie possède donc la quasi-totalité de l’Ain actuel sauf une partie de la Dombes qui appartient au seigneur de Beaujeu. Elle le reste jusqu’en 1601.

Les terres de l'abbaye de Nantua et de l'évêque de Belley ne font alors pas partie juridiquement des États de Savoie mais en dépendent.

 

.Louis de Savoie (1413-1465) duc de Savoie de 1440 à 1465

Fils du précédent.  

 

.Philippe II de Savoie, dit Sans Terre, appelé aussi Philippe de Bresse, (1438-1497) comte de Bresse en 1460, puis duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne de 1496 à 1497.

Fils de Louis Ier, duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne, et d'Anne de Lusignan.

La seigneurie de Bagé est élevée au rang de comté en 1460.  Bourg  est  alors choisi par les ducs de Savoie comme capitale de la Bresse

Philippe commence par se révolter contre son père, mais est vaincu et Louis XI, sur la demande de son père, le retient prisonnier au château de Loches de 1464 à 1466. Libéré, il prend le parti du duc de Bourgogne Charles le Téméraire contre Louis XI. Il est un des principaux opposant aux ducs de Savoie et aux régentes. Il finit par devenir duc, à la mort de son petit-neveu Charles II, et meurt l'année suivante.

Il épouse Marguerite de Bourbon (1438 -1483), fille de Charles Ier, duc de Bourbon et d'Agnès de Bourgogne avec laquelle il  a :


-Louise (1476 -1531), marié en 1488 à Charles d’Orléans, comte d'Angoulême  dont le fils est le futur roi de France François Ier

-Jérôme.                                                                                                                                                          -Philibert, futur duc de Savoie Philibert II.

Veuf, il se remarie  en 1485 avec Claudine de Brosse avec laquelle il a  6 enfants dont :

-Charles futur duc de Savoie  Charles III.                                                                

-Philippe, futur comte de Genève, baron de Faucigny, duc de Nemours.

 

Le château de Pont-d'Ain, qui avait été restauré par le comte de Savoie Amédée V le Grand devient l'une des résidences favorites des princes : Louise de Savoie, mère de François Ier, y naît. 

 

.Philibert II le Beau (1480 -1504), comte de Bresse, duc de Savoie de 1496 à 1504

Fils du précédent. Marié en 1496 à Yolande de Savoie (1483-1499) puis en 1501 à Marguerite d'Autriche  (Habsbourg) (1480-1530).

 

Marguerite d’Autriche  (sœur de l’empereur Maximilien de Habsbourg et donc fille de Marie de Bourgogne, petite-fille de Charles le Téméraire et donc la tante de l’empereur Charles Quint) réside avec lui au château de Pont d’Ain. En 1504, à la mort de Philibert, elle reçoit les pays de l'Ain en douaire.

Si les liens entre la maison de Savoie et celle de Luxembourg ont été profitables à la première en la faisant accéder à la couronne ducale, cette union entre la maison de Savoie et celle de Habsbourg aurait peut-être pu permettre à la maison de Savoie d’obtenir la couronne du royaume de  Bourgogne revendiquée sans succès par Charles le Téméraire si la mort subite de Philibert n’était pas intervenue.

                                                                                                                   

A partir de 1506 en son souvenir de son cher époux, Marguerite fait édifier l’abbatiale de Brou  ou elle repose à ses côtés. (Un des vitraux de l’église abbatiale  représente  à gauche de l’écu de Marguerite l’aigle bicéphale du Saint Empire).

.                                                     

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 09:40

 

 

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

H.Comté de Bresse / Evêché de Belley/ Comté du Bugey / Seigneurie de Valromey / Seigneurie de Gex                                                                                                       terres impériales de 1032 à 1601

 

En 888, Bresse, Bugey avec Belley, Valromey, Pays de Gex et la Dombes appartiennent au Royaume de Bourgogne divisé en diocèses, comtés  administrés par des évêques et des comtes.

En 1032,  Bresse, Bugey, Belley Valromey, Pays de Gex et les Dombes  se trouvent avec le Royaume de Bourgogne-Provence incorporés au Saint Empire Romain Germanique.

 

1. Seigneurie de Bagé et de Bresse, de Thoire et Villars, de Coligny /Comté de Bresse

 

a. Seigneurie de Bagé et de Bresse

 

Maisons de Bagé

 

Sous  Louis le Débonnaire, quatre seigneuries  importantes dominent le territoire actuel de la Bresse dont celle de Bagé qui est la ville principale. La souche des Sires de Bâgé proviendrait d'un certain Hugues Ier  qui reçoit en 830 l'abbaye de St Laurent et la seigneurie de Bâgé des mains de Louis le Débonnaire.

  

.Rodolphe ( ?-1023)   seigneur de Bagé et de Bresse de 1015 à 1023

 

Il succède à Hugues IV en 1015  et est le premier à porter le titre de seigneur de Bagé et de Bresse, dominant aussi sur une partie de la Dombes.

 

.Renaud  Ier ou Raynald ( ?-1072 seigneur de Bagé et de Bresse de 1023  à 1072

 

Fils du Précédent.

Il envoie 2000 hommes au comte de Savoie et de Maurienne  pour l’aider dans sa lutte contre les Sarrasins en Provence. Il en rapporte un important butin et fait le vœu de le consacrer à la construction d’une église.

 

.Ulrich Ier ( ?- 1075)   seigneur de Bagé et de Bresse de 1072 à 1075

 

Fils du précédent.

Il concrétise  le vœu de son père Renaud Ier en construisant l'Eglise de St André de Bâgé.

 

.Josserand ( ?-1110) seigneur de Bagé et de Bresse de 1075  à 1110

 

Fils du précédent.

Il est un seigneur puissant dans la région.

 

.Ulrich II ( ?-  1125) seigneur de Bagé et de Bresse de 1110 à 1125

 

Fils du précédent.

 

.Renaud II ( ?-1153) seigneur de Bagé et de Bresse de 1125 à 1153.

 

Fils du précédent.

 

La seigneurie de Bagé et de Bresse  étend sa domination pratiquement sur toute la Bresse jusqu’à Bourg.

 

.Renaud III ( ?-1180)  seigneur de Bagé et de Bresse de 1153 à 1180

 

Fils du précédent.

 

.Ulrich III ( ?-1220)  seigneur de Bagé et de Bresse de 1180 à 1220

 

Fils du précédent.

Son fils Guy part à la croisade mais n’en revient pas ; sa fille Marguerite  épouse Humbert V de Beaujeu.

D’un second mariage, il a deux autres fils Renaud et Hugues.

                                                                                                                

.Renaud IV ( ?-1250) seigneur de Bagé et de Bresse de 1220 à 1250

 

Fils du précédent. Il épouse en 1229  Sybille de Beaujeu, sœur d’Humbert V de Beaujeu, qui lui apporte en dot Chatillon les Dombes.

Le domaine de la maison de Bagé est alors à son apogée et s’étend sur une centaine de communes de ce qui deviendra le département de l’Ain soit à peu près le quart du territoire.

Renaud IV meurt à la croisade. Il laisse un fils mineur Guy.

 

.Guy ( ?-1255)  seigneur de Bagé et de Bresse de 1250 à 1255

Il a pour tuteur Philippe de Savoie, futur comte de Savoie

C’est lui  qui en 1250 accorde les chartes de franchise à  Bagé, Bourg  et Pont de Vaux.

Ses frères meurent avant lui sans postérité ; Il meurt jeune laissant une fille Sybille qui hérite de la seigneurie.

 

.Sybille ( ?-1294)   seigneur de Bagé et de Bresse de 1255 à 1294

Elle a également pour tuteur Philippe de Savoie qui lui fait épouser en 1272 son neveu Amédée V de Savoie.

Par la suite la Maison de Savoie conserve les possessions de la maison de Bagé.

 

b.Seigneurie de Coligny

 

Coligny était situé partie en Bresse, partie en Franche-Comté. La partie dépendant du comté de Bourgogne était appelée Coligny-le-Vieil pour la distinguer de l'autre qu'on nommait Coligny-le-Neuf.

 

.Hugues de Coligny ( ?- 1205), seigneur de Coligny

Frère d‘Amédée, il épouse, en 1193, Béatrice d'Albon (1162-1228), déjà deux fois veuve qui est la fille de Béatrice de Montferrat et de Guigues V d'Albon, Dauphin du Viennois. De leur union naissent deux filles, Béatrice et Marie.

 

.Béatrice de Coligny, seigneur de Coligny  

Elle épouse en 1255 Albert III de La-Tour-du-Pin et lui apporte en dot une grande partie du domaine des Coligny (y compris Sainte-Julie) dont elle est l'héritière.

En 1259, à la mort d'Albert, son frère Humbert de La-Tour-du-Pin hérite de ses titres.

 

.Humbert, seigneur de Coligny de 1259 à 1285

Le 31 aout 1273, il épouse Anne de Bourgogne, sœur du Dauphin Jean Ier de Viennois. Suite au décès de Jean de Viennois, le 4 septembre 1282, Anne hérite des domaines de son frère, et transmet le titre de Dauphin à son époux, qui devient Humbert Ier de Viennois.

 

.Robert II de Bourgogne, duc de Bourgogne, seigneur de Coligny de 1285 à 1289

Profitant de la mort du dauphin Jean, le duc de Bourgogne Robert II, souhaitant accroître son territoire, entre en guerre avec Humbert de la Tour du Pin. Finalement un accord est passé en 1285.

 

Le duc laisse à Humbert le titre de dauphin, mais en échange celui-ci lui cède la région du Revermont. Le comte de Savoie se considérant lésé par ces arrangements, se met d'accord avec le duc pour faire un échange de possessions en 1289.

 

.Amédée V (1253 -1323)  seigneur de Bagé et de Bresse de 1272 à 1323                       comte de Savoie de  1285 à  1323,  seigneur de Coligny de 1289 à  1323                                                                      

Amédée V, comte de Savoie épouse en 1272 Sybille de Bagé.

En 1310, la transaction de 1289 est validée : Amédée V est investi de la seigneurie de Coligny par son empereur Henri VII  de Luxembourg devenant ainsi souverain de pratiquement toute la Bresse.

 

c.Seigneurie de Thoire et Villars

 

Villars-les-Dombes, s’appelait autrefois Villars en Bresse ce qui montrait  son appartenance à la Bresse.

 

Maison de Thoire-Villars

 

La seigneurie de Villars est attestée en archives dès 940 ; près de Matafelon, sur un rocher, un seigneur bâtit un château-fort vers 1050 ; ses descendants, les sires de Thoire deviennent ensuite de puissants seigneurs dans l’est du  Haut-Bugey ; à la même époque apparaissent les seigneurs de Villars qui possèdent la Dombes avec une partie du Lyonnais ; par mariage en 1186, ces deux familles s’unissent et fondent  la  seigneurie de Thoire et Villars.

 

.Humbert VI ( ?  ),  seigneur de Thoire et Villars de   ? à 1394

 

A la mort de son neveu Humbert VII, il hérite des terres du Haut Bugey ainsi que le comté de Genève  qu’il cède le 5 aout 1401 au comte de Savoie Amédée VIII pour 45 000 florins d’or et au duc de Bourgogne Louis II de Bourbon moyennant 30 000 francs or, les seigneuries en Dombes, de Trévoux, Ambérieu et du Châtelard.  

 

.Humbert VII ( ?- 1400), seigneur de Thoire et Villars de 1394  à 1400

Fils du précédent. Il épouse Marie de Genève, fille du comte Amédée III de Genève, petite-fille du comte de Savoie Amédée V. Il succède à son beau-père comme comte de Genève en 1394.

.Odon (1354-1414) seigneur de Thoire et Villars, comte de Genève de 1400 à 1401

Fils de Jean de Thoire-Villars, frère d’Humbert VI. Il épouse Alix des Baux. Damoiseau du comte de Savoie Amédée VI dit le comte vert, puis capitaine du pape Clément VII (Robert de Genève), frère de Marie de Genève, puis au service d’Amédée VIII de Savoie.                                                                                                                  

 

 

 

 

 

 


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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 09:35

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CH.  III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

G. Comté de Charolais                                                                                                terre d’empire de 1493 à  1684

 

Simple châtellenie possession en 1237 de  Jean, comte de Chalon, qui la cède  à Hugues IV, duc de Bourgogne. Elle passe ensuite à Jean de Bourgogne, second fils du duc, puis à Béatrix, qui en 1272 épouse  Robert de France, fils de Saint Louis. Le Charolais est alors érigé en comté, divisé en quatre baronnies, Mont-Saint-Vincent, Lugny, Digoine et Joncy, puis en cinq châtellenies, Artus, le Sauvement, Sanvigne, Mont-Saint-Vincent, Dondin et Charolles.

En 1327, le comté de Charolais passe par mariage dans la maison d'Armagnac qui en 1390 le vend au duc de Bourgogne Philippe le Hardi. Le duc Charles le Téméraire, est fait comte de Charolais par son père le duc de Bourgogne Philippe le Bon.

Marie de Bourgogne,  fille unique de Charles le Téméraire en hérite en 1477, année ou elle épouse Maximilien de Habsbourg, archiduc d’Autriche. Mais en 1477, le roi Louis XI décide de le conserver et de le réunir comme le duché de Bourgogne à la couronne de France. Faute d'avoir pu intenter un procès posthume au Téméraire pour lèse-majesté, et ainsi pouvoir recouvrer l'ensemble de ses fiefs mouvants de la couronne par voie juridique, Louis XI voit dans la mort de Marie de Bourgogne l'occasion de réaliser cet objectif par la force et la ruse.

 

S'appuyant sur les trois membres du comté de Flandre, il maintient une forte pression sur l'archiduc Maximilien tandis qu'il lance ses troupes à la conquête de l'Artois et de la Franche-Comté. Les opérations militaires piétinant des deux côtés, on doit se résoudre à traiter.

Par le traité d’Arras de 1482, Louis XI, en position de force, légalise son occupation en imposant le mariage de l'archiduchesse Marguerite, fille de Maximilien et de Marie de Bourgogne avec son propre fils, le dauphin Charles. La fiancée, en bas-âge, sera livrée à la France avec pour dot l'ensemble des terres bourguignonnes occupées par la France. Les comtés d'Artois, d'Auxerre de Bourgogne, de Charolais, de Mâcon, la châtellenie de Bar-sur-Seine et les seigneuries de Château-Chinon, de Chaussin, de Laperrière, de Noyers et de Salins sont donc appelés à rejoindre le domaine royal à l'avènement de Charles VIII. Le duché de Bourgogne et les villes de la Somme (Picardie) ne sont pas évoqués par le traité.  Le reste des Flandres, duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, comtés de Flandre, de Hainaut, de Namur, de Hollande et de Zélande, sont garantis à l'archiduc Philippe le Beau, à condition toutefois que ce dernier fasse hommage au roi de France pour le comté de Flandre, mouvant de la couronne. Le roi rappelle enfin son droit à racheter la Flandre gallicane (villes et châtellenies de Lille, Douai et Orchies, ainsi que le Tournaisis). Si toutefois le mariage devait être annulé par la France avant la majorité des époux, ou si le couple devait rester sans enfants, il est prévu que la dot de Marguerite ferait retour à son frère Philippe le Beau ou à ses descendants, sous réserve, encore une fois, de l'hommage au roi de France pour les terres mouvantes de la couronne.

En 1483, Marguerite quitte donc les Flandres pour être livrée au roi de France mais ces fiançailles seront finalement annulées, Charles VIII ayant préféré la main de la duchesse héritière de Bretagne. Le Traité de Senlis de 1493 restitue le comté de Charolais à l’archiduc Philippe le Beau  de Habsbourg.  Ensuite le comté de Charolais a une histoire commune avec la Franche-Comté.

 

.Maximilien 1459-1519), comte de Charolais de 1493 à 1499, empereur du Saint Empire de 1499 à 1519

 

.Philippe le Beau (1478- 1506), comte de Charolais de 1499 à 1506,  roi de Castille et de Léon  par mariage

Fils de Maximilien qui lui donne le comté en 1499 lorsqu’il devient empereur.

 

.Marguerite d'Autriche (1480-1530), comtesse de Charolais de 1506 à 1530, comtesse d'Artois, d'Auxerre, de Bourgogne, de Mâcon,  seigneur de Salins gouverneur  des Pays-Bas de 1507 à 1530

Sœur de Philippe le Beau, elle devient comtesse de Charolais à sa mort. Sous son règne, le roi de France lui confisque le comté de 1507 à 1509 puis de 1521 à 1526.

 

.Charles Quint (1500-1558), comte de Charolais de 1530 à1558, empereur du Saint Empire de 1519 à 1557, roi d’Espagne, roi de Sicile

Il est le neveu de Marguerite. Par le traité de Madrid de 1526, Il obtient la restitution du comté de sa tante. François Ier lui prend son comté en 1536 qu’il récupère à la paix de Crespy en Laonnois  en 1544 ; il perd à nouveau son comté en 1551.

 

.Philippe II d'Espagne (1527-1598), comte de Charolais, de 1559 à 1598, roi d’Espagne et du Portugal,

Fils de Charles Quint. Il récupère son comté à la suite de la bataille de Cambrai gagné par le duc de Savoie Emmanuel-Philibert, général des armées impériales et du traité de Cateau-Cambrésis signé les 2 et 3 avril 1559.

 

.Philippe III d'Espagne (1578-1621), comte de Charolais de 1598 à 1599, roi d’Espagne, du Portugal, des Pays-Bas,

Fils du précédent.

 

.Isabelle d’Espagne (1566-1633), comtesse de Charolais de 1599 à 1633,  comtesse de Bourgogne, gouverneur des Pays-Bas

Sœur du précédent.

 

.Philippe IV d'Espagne (1605 -1665), comte de Charolais de 1633 à 1665, roi d’Espagne, du Portugal, des Deux-Siciles et des Pays-Bas,

Fils de Philippe III d'Espagne. En fait son comté lui est confisqué par  le roi Louis XIII dès 1635.

  

.Charles II d'Espagne (1661-1700), comte de Charolais de 1665 à 1684, roi d’Espagne et  des Deux-Siciles,

Fils du précédent. Il récupère son comté de Charolais au traité des Pyrénées en 1659 mais le reperd  en 1674 jusqu’en 1679  ou il le récupère par les traité Nimègue de 1679 mettant fin à la guerre de Trente Ans  signé entre Louis XIV et l’empereur  Léopold Ier; mais à sa mort en 1684, pour des dettes contractées par Philippe IV d'Espagne envers le Grand Condé, le parlement de Paris prononce la saisie du comté au profit de ce dernier. Il devient au XVIIIe siècle l'apanage de Charles de Bourbon-Charolais, comte de Charolais.

En 1761, Louis XV annexe le comté de Charolais à la couronne, par un échange contre la terre de Palaiseau avec Louise-Anne nièce de  Charles de Bourbon-Charolais.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 09:26

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CH.  III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

F. Comté de Macon

terre partiellement dans la mouvance de l’empire de 1032 à 1239

 

 

En 936 Hugues le Noir prend possession du duché de Bourgogne, mais ne le réclame pas la succession sur le royaume des Francs. Louis IV qui vient d’être couronné se dirige vers la Bourgogne, pour faire reconnaître son autorité, Hugues le Noir refuse de prêter serment, et se retire dans ses terres Outre-Saône. Il gouverne sur les deux rives de la Saône. Il s’appuie sur ses fidèles vassaux que sont Gilbert, comte de Chalon et de Beaune, Aubri, vicomte de Mâcon, Liétaud fils d’Aubri et Robert, vicomte de Dijon.                                                   

Bien que le comté de Macon soit situé sur la rive occidentale de la Saône, le comté de Macon est un fief des comtes de Bourgognes vassaux de l’empire depuis l’intégration du Royaume de Bourgogne Provence à celui-ci en 1032 et il  ne reléve pas alors du  Duché de Bourgogne ni du comté de Bourgogne.

.Otte-Guillaume Ier de Bourgogne ou Otte-Guillaume de Mâcon(vers 962-1026), premier comte palatin de Bourgogne de 982 à 1026 et comte de Mâcon par mariage avec Ermentrude de Roucy (héritière du comté de Mâcon par son premier mariage avec le comte Aubry II de Mâcon décédé en  982.

Fils du roi Aubert Ier d'Italie et de Gerberge de Chalon, fille du comte Lambert de Chalon et d'Autun

Le comte de Bourgogne Otte-Guillaume donne le comté de Mâcon et celui d'Escuens à son fils aîné Gui Ier (995-1004). Celui-ci épouse une fille de Béatrix, fille d’Aubri II. À la mort de son fils aîné, Otte-Guillaume partage ses terres, Renaud (1006-1057), son second fils, reçoit les comtés d'Amous, du Varais et du Portois et Otton (1006-1049), fils de Gui, reçoit le Mâconnais et l’Escuens.  Otte-Guillaume conserve ses droits sur les comtés de la Bourgogne franque (Beaumont, Fouvent, Oscheret).                                                     

.Otton II de Mâcon ( ?- 1049), comte de Mâcon de 1004 à 1049

Fils du précédent. Il épouse Elisabeth de Vergy. Sous son règne, le pouvoir comtal  s’amenuise, les seigneurs de la région en profitent pour obtenir une indépendance. On voit entre 1020-1030, les seigneurs-châtelains de Beaujeu, Berzé, Bâgé, Brancion, la Bussière et Uxelles renforcer leurs châteaux et astreindre les hommes libres de leur district à leur apporter leur hommage, dû naguère au comte.

 

.Geoffroy de Mâcon ( ?- 1065), comte de Mâcon de 1049 à 1065,

Fils du précédent; Il épouse Béatrice.

 

.Guy II de Mâcon ( ?- 1109), comte de Mâcon de 1065 à 1078

Fils du précédent. En 1078, il se fait moine à l'Abbaye de Cluny et cède Mâcon à son cousin Guillaume Ier de Bourgogne.

 

.Guillaume Ier de Bourgogne ( ?- 1087), comte de Bourgogne et de Mâcon de 1078 à 1085

Cousin du précédent, fils de Renaud Ier de Bourgogne, petit-fils d'Otte-Guillaume.

 

.Renaud II (1085-1097),  Guillaume II (1075-1125)  fils du précédent,  Étienne Ier (1085-1102), frère de Renaud II, Renaud III ( ?-1148), fils ainé d’Etienne Ier,

.Guillaume III de Macon encore appelé Guillaume IV de Bourgogne (1088-1157), comte de Macon de 1102 à 1157, comte d’Auxonne de 1127 à 1157, comte de Vienne de 1148 à 1157

Deuxième fils d’Etienne Ier.

Il tente de spolier sa nièce Béatrice de Bourgogne, fille de Renaud III. L'empereur Frédéric Barberousse l'en empêche et épouse cette dernière en 1156.

                                                  

.Géraud Ier de Mâcon (1142- 1184), comte de Mâcon et de Vienne de 1157 à 1184, seigneur de Salins

Fils du précédent. Il épouse en 1152 Maurette de Salins fille du seigneur Gaucher III de Salins avec qui il a pour enfant :

 

-Alexandrine de Mâcon  qui épouse Ulric de Baugey, fils de Renaud sire de Baugey.

-Beatrix de Mâcon  épouse en 1177 le comte Humbert III de Savoie.                           -Etienne de Vienne, futur  archevêque de Besançon                                                             

 -Gaucher IV de Mâcon, Seigneur de Salins.

-Guillaume IV de Mâcon.                                                                               

 -Géraud de Mâcon , Seigneur de Vadans.                                                                         -Ide de Vienne, épouse le seigneur Humbert de Coligny, fils de Guerric de Coligny ; puis en seconde noce, en 1190, Simon II duc de Lorraine.                         

 -Renaud de Mâcon (1168-1213).

 

.Guillaume IV  de Macon ou Guillaume V de Bourgogne  (1155- 1224), comte de Mâcon, d'Auxonne et de Vienne de 1184 à 1224,

Fils aîné du précédent, marié à Poncia de Beaujeu, puis à Scholastique, fille d'Henri Ier de Champagne avec laquelle il a :

 

-le futur Géraud II qui épouse Guigonne de Forez.

-Guillaume, chanoine à Mâcon, puis époux successif d'Agnès, fille d'Ulrich II de Ferrette, et d’Isabelle de Lorraine.

-Henry, seigneur de Montmorot, d'abord fiancé à Marguerite de Beaujeu, puis marié à Elisabeth de Salins, fille de Jean le Sage, comte de Chalon.                                                

 -Béatrice, épouse en 1219 Hugues d'Antigny, sans postérité.

                                                       

.Géraud II de Mâcon ( ?- 1224), comte de Mâcon et de Vienne en 1124

Fils du précédent et de Scolastique de Champagne, marié à Alix Guigonne, fille de Guigues III de Forez avec laquelle il a une fille Alix.

 

$.Alix de Mâcon ( ?-1260), comtesse de Mâcon et de Vienne de 1224 à 1239,

Fille du précédent, marié à Jean de Dreux décédé en 1239. En 1239, à la mort de son mari, la comtesse Alix de Mâcon vend le comté de Vienne et le comté de Mâcon à la Couronne de France.

 

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:54

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E.Marquisat de Marnay  

 

Le château de Marnay est une place forte ayant connu diverses phases de construction, renforcée au XIIIe et jusqu'au XVIIe siècle, située à l'origine en terres du saint Empire romain germanique. En 1044, Marnay et tous les territoires entre l’Ognon et la Saône sont inféodés à l’archevêque de Besançon par l’empereur du saint Empire romain germanique et roi de Bourgogne,   à Heinrich III dit Henri le Noir.

En 1109, Marnay est acheté par  le comte Etienne de Bourgogne et devient l’un des fiefs des Chalon, branche cadette des comtes de Bourgogne, avec pour suzerain Etienne II lorsque ce dernier, comte d’Auxonne, devient également comte de Chalon par son épouse vers 1180.

Le château constitue la dot et la résidence de Béatrice d'Auxonne  (fille d’Etienne II et sœur de Jean Ier de Chalon), qui prend alors le titre de dame de Marnay. Béatrice d'Auxonne épouse en 1215 Simon de Joinville qui meurt de retour de croisade en 1233, laissant pour héritier son fils Jean de Joinville, le sire de Joinville, alors âgé de sept à huit ans. Béatrice revient dans son château de Marnay et le remet à son fils cadet Simon II de Joinville, avec l’accord de Geoffroy de Joinville, son frère aîné. Simon II de Joinville prête hommage au régent de la Comté de Bourgogne Jean Ier de Chalon et déclare  tenir de lui en fief le château de Marnay.

 

Les Joinville, descendants de Béatrice d'Auxonne, restent les seigneurs du château de Marnay jusqu’au dernier descendant Hugues qui épouse en 1339 Jeanne de Montbéliard, fille d’Henri de Montfaucon et d’Agnès de Montbéliard.

En 1477, Marnay est dévasté par les troupes de Louis XI, qui envahissent la Comté.  Le château reste dans cette famille jusqu’à ce qu’en 1512, Laurent de Gorrovod, comte de Pont-de-Vaux, gentilhomme proche de Marguerite d'Autriche, duchesse de Savoie, en acquiert la terre et seigneurie et reconstruit en 1520 le château. Laurent de Gorrovod est le dernier seigneur à rendre hommage de la seigneurie de Marnay à un empereur du Saint Empire à savoir Charles Quint. Marnay est érigé en Marquisat pour Charles-Emmanuel de Gorrovod vers 1600 ou 1602 par lettres patentes de l’Archiduc Albert de Habsbourg, comte de Bourgogne (Franche-Comté). Le château résiste en 1636, lors de la première tentative de conquête de la Franche-Comté du saint Empire germanique par le roi de France Louis XIV, mais il est occupé en 1674 par les armées du maréchal français, pair de France, Philippe de Montaut-Bénac de Navailles, passant ainsi définitivement sous la domination française.

En mai 1674, le roi de France Louis XIV y réside, quand il vient assister au siège de Besançon puis il ordonne le démantèlement de ses défenses du château de Marnay ; L'édifice compte alors seize tourelles et passe  pour l'un des plus beaux châteaux de la province. Le roi de France le fait détruire comme une bonne partie des châteaux conquis en Franche-Comté afin d'éviter toute tentative de retour à l'indépendance comtoise.

Le rattachement  de Marnay à la France est finalement constaté par le Traité de Nimègue qui rattache définitivement la Franche-Comté  à la France en 1678.

Une des branches de la maison de Bauffremont prend  possession du château devenu français et l'afferme au XVIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:46

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

D.Comté d’Auxonne                                                                                  

  terre d’empire de 1032 à 1237

 

Depuis le partage du traité de Verdun de 843, qui plaça le comté  d’Amous dans le lot de Lothaire et malgré les partages compliqués qui suivirent, ce comté, en terre d'Empire, relevait de la mouvance du comté de Bourgogne. Au Moyen Age, la Saône marque la frontière entre le Royaume de France et le Saint Empire. Le comté d’Auxonne  issu du comté d’Amous est composé de tout le pays d’Outre-Saône, c'est-à-dire, des villes d’Auxonne, Seurre, Louhans, Cuiseaux, Saint-Laurent, Verdun, Cuisery, Pontailler, Bellevesvres et Chaussin  est donc une terre d’empire.

Les comtes d’Auxonne issus de la famille des comtes des Bourgogne sont des vassaux de l’empereur du fait de l’intégration du Royaume de Bourgogne-Provence à l’empire en 1032.

 

.Étienne Ier de Bourgogne (1036-1102) comte de Bourgogne, comte de Mâcon et de Vienne,

Fils de Guillaume Ier de Bourgogne et d’Etiennette comtesse de Vienne ; frère cadet du comte Renaud II de Bourgogne à qui il succède, et frère du pape Calixte II. Il se marie avec Béatrice de Lorraine, fille du duc Gérard Ier de Lorraine, dont il a quatre enfants :

 

Branche aînée de Bourgogne-Comté :


-Renaud III de Bourgogne, comte de Bourgogne en 1127, après les règnes de Guillaume l'Allemand, assassiné en 1125, fils de Renaud II, et de Guillaume l'Enfant fils de Guillaume l'Allemand, assassiné lui aussi en 1126. Renaud III continue la branche aînée de Bourgogne-Comté, mais à sa mort il ne laisse qu'une fille mineure, Béatrice mariée à l'empereur Frédéric Barberousse en 1156 auquel elle apporte le titre de comte de Bourgogne.

 

Branche cadette de Bourgogne-Comté :

 

-Guillaume III de Mâcon, comte de Mâcon en 1102, et comte de Vienne en 1127.

-Agnès de Bourgogne épouse le comte Richard III de Montfaucon comte de Montbéliard et seigneur Montfaucon.                                                                                                 

 -Isabelle de Bourgogne qui épouse en 1110 le comte Hugues Ier de Champagne.

 

.Guillaume III de Mâcon ( ?- 1157) comte de Mâcon et de Vienne, comte d'Auxonne 

Second fils d'Étienne Ier de Bourgogne.

 

.Etienne Ier d’Auxonne ( ?-1173) comte d’Auxonne de 1156 à 1173

Fils de Guillaume III de Macon.

En 1172, Auxonne a pris de l’importance : le comte Étienne Ier s’y  installe.

 

.Guillaume IV de Mâcon (1184 - 1224), comte de Mâcon et de Vienne, comte d'Auxonne de 1173 à 1224

Fils de Géraud Ier, comte de Macon et de Maurette de Salins.

 

.Etienne II d’Auxonne, ( ?- 1241),  comte d’Auxonne de 1224 à 1241

Fils d'Etienne Ier et de Judith de Lorraine ; petit-fils de Guillaume III de Macon. Marié à Béatrice de Chalon.

 

.Jean Ier de Chalon (1190-1267) dit Jean de Bourgogne, comte de Chalon  de 1228 à 1267, comte d’Auxonne, seigneur de Charolais, seigneur de Salins et régent du comté de Bourgogne

Fils du comte Étienne II d'Auxonne et de la comtesse Béatrice de Chalon.

Il est régent du comté de Bourgogne pour son fils Hugues de Chalon, sa belle-fille la comtesse Adélaïde Ire de Bourgogne et son petit-fils Othon IV de Bourgogne jusqu’à sa mort.

Le 5 juin 1237, il échange avec le duc Hugues IV de Bourgogne les comté de Chalon et comté d’Auxonne hérités de ses parents contre plusieurs seigneuries : Salins (qui est alors la deuxième cité du Comté de Bourgogne), Belvoir, Vuillafans, Ornans, Montfaucon, Arlay, le château des Clées au pays de Vaud, Chaussin et Orgelet. Il devient ainsi l’un des plus puissants seigneurs du Comté de Bourgogne. Le duc Hugues IV de Bourgogne réunit ainsi  le comté d’Auxonne au duché de Bourgogne, dont il suit ensuite l’histoire.

 

De 1384 à 1477, duché et comté de Bourgogne sont  réunifiés.  Mais le 23 mai 1493, le traité de Senlis signé entre le roi Charles VIII et l’empereur  Maximilien, sépare à nouveau les deux Bourgognes. Auxonne redevient tête de pont française sur la rive Impériale et ses remparts doivent protéger le royaume de France des tentatives des Habsbourg de régler par la force la « question de Bourgogne ». Les tensions du côté de l’Empire ne tardent pas. Dès 1494, les guerres d'Italie les rallument. À nouveau les remparts sont consolidés et la construction de la porte de Comté réalisée en 1503. Le 14 janvier 1526, le traité de Madrid signé après la défaite de Pavie, entre le roi François Ier et l’empereur Charles Quint, le roi de France est contraint d’abandonner, entre autres territoires, la Bourgogne, et le comté d’Auxonne. Les États de Bourgogne, réunis le 8 juin 1526 refusent de se séparer de la couronne de France. En riposte, l’empereur veut conquérir le comté d’Auxonne. Mais devant les murs de la cité, Lannoy, commandant des armées impériales, trouve une résistance si vive de la part de tous les habitants qu’il doit renoncer.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:41

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CH.  III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

C. Comté de Chalon,

terre partiellement d’empire de 1032 à  1237                                                                                  

 

Situé de part et d’autre  de la Saône, c'est-à-dire de la frontière crée en 843 par le traité de Verdun entre la Francie Occidentale et la Francie Médiane (Lotharingie),

En 936, le duc de Bourgogne Raoul meurt subitement sans héritier direct. Hugues le Noir prend possession du duché de Bourgogne, mais ne réclame pas la succession sur le royaume des Francs. Louis IV qui vient d’être couronné se dirige vers la Bourgogne, pour faire reconnaître son autorité, Hugues le Noir refuse de prêter serment, et se retire dans ses terres Outre-Saône. Il gouverne sur les deux rives de la Saône. Il s’appuie sur ses fidèles vassaux que sont Gilbert, comte de Chalon et de Beaune, Aubri, vicomte de Mâcon, Liétaud fils d’Aubri et Robert, vicomte de Dijon.                                                   

Le roi de Bourgogne-Provence Rodolphe II meurt en 937 laissant 4 enfants mineurs dont Conrad (937-993) qui n’a que douze ans.

La partie Est du comté de Chalon appartient donc au royaume de Bourgogne et  par suite du rattachement du Royaume de Bourgogne-Provence en 1032 devient pour partie une terre d’empire. Au Moyen Age, la ville de  Chalon se développe autour de la cathédrale Saint-Vincent, de son évêché et du Châtelet, palais fortifié construit au milieu du VIe.

 

.Hugues Ier de Chalon (v 972 - 1039), comte de Chalon, évêque d'Auxerre (999),

Fils de Lambert de Chalon et d'Adélaïde de Bourgogne.

 

.Thibaud de Chalon, comte de Chalon de 1039 à 1065

Fils de Goeffroy Ier de Semur-en-Brionnais et de Mathilde, fille de Lambert, neveu et successeur d’Hugues Ier de Chalon.

 

.Hugues II de Chalon (v 1022 - 1080), comte de Chalon de 1065 à 1080

Fils de Thibaut de Chalon et d'Ermentrude d'Autun. Il se marié vers 1072 avec Constance de Bourgogne (v 1046 - 1093), sans postérité.

 

.Guy de Thiers (1050-1113), comte de Chalon de 1080 à 1085,

Un des quatre fils de Guillaume III de Thiers et d'Adélaïde de Chalon,  elle-même fille de Thibaud de Chalon et d’Ermentrude d’Autun. Il n'hérite de sa mère que d'une partie du comté. L'héritage du frère d'Adelaide, Hugues II de Chalon ayant été divisé en deux. Geoffroy de Donzy, héritier de la deuxième part d'Hugues II de Chalon, revend sa part à Savaric de Vergy, son oncle qui lui-même en 1096 revend  la moitié à l’évêque Gautier de sorte que les évêques de Chalon deviennent propriétaires d'un quart du comté. En 1100, Hugues II, duc de Bourgogne, achète le châtelet de Chalon.

 

.Guillaume Ier de Chalon (v 1080 - 1166), comte de Chalon de ?  à ?

Fils de Guy de Thiers.

 

.Guillaume II de Chalon (v 1120 - 1202), comte de Chalon de ? à ?

Fils de Guillaume Ier de Chalon/Thiers et de mère non identifiée. Marié vers 1173 avec Béatrice de Hohenstaufen, fille de Frédéric Barberousse et de Béatrice Ire de Bourgogne.

 

.Béatrice de Chalon (1174 - 1227), comtesse de Chalon  de ?  à ?

Fille de Guillaume II de Chalon/Thiers et de Béatrice de Hohenstaufen - Mariée vers 1186 (annulation en 1200) avec Étienne II de Bourgogne (vers 1172 - 1241), comte d'Auxonne (1173 - 1237).

 

.Étienne II d'Auxonne, dit Étienne III de Bourgogne (v 1172 - 1247), comte d'Auxonne (1173 - 1237) et comte de Chalon par mariage

Fils d'Étienne Ier d'Auxonne, comte d'Auxonne  et de Judith de Lorraine, père de Jean Ier de Chalon et de Béatrice d'Auxonne, dame de Marnay

Les troubles survenus en Allemagne après la mort de l’empereur Henri VI  le 28 septembre 1197, privant le comte palatin d’appuis venus d’Allemagne, donne l’occasion à Étienne III de mettre ses prétentions en avant.

 

Étienne tient fortement les bords de Saône, par ses châteaux d’Oiselay, de Scey, de Traves, de Frotey qui lui viennent d’une aïeule. Fort des appuis des grands barons comtois, Gaucher de Salins, Richard de Montfaucon, comte de Montbéliard, il engage la guerre contre le comte palatin Othon Ier. Il cherche l’alliance du duc de Bourgogne Eudes III. C’est ainsi qu’ayant reçu l’approbation du prieur de Saint-Vivant de Vergy dont il tenait la cité en fief, Étienne prend en 1197, le titre de comte d’Auxonne, se déclare vassal du duc de Bourgogne et inféode Auxonne, faisant rentrer la ville et son château dans la zone d’influence du duché de Bourgogne préparant la réunion qu'il souhaitait, du comté d'Auxonne, l’ancien comté d’Amous, un des quatre pagi constitutifs de la Bourgogne d’Outre-Saône  au duché.

Etienne sous la surveillance de l’empereur Philippe de Souabe s’était provisoirement réconcilié avec la branche palatine. Le 14 janvier 1201, Othon Ier décède. Il laisse  une fille mineure Béatrice sous la tutelle de sa veuve. Le 21 juin 1208, Béatrice épouse  le duc de Méranie qui devient Othon II. Le soir même l’empereur Philippe est assassiné. Étienne, rassuré du côté de l’Empire, par la proclamation  comme empereur d’Othon IV dont il suit le parti, prend le titre comtal et n’hésite pas à recourir aux pires extrémités pour reconquérir ce qu’il appelait son patrimoine légitime. Étienne accable son suzerain. Une lutte féroce s’engage. Finalement, sous la médiation du duc Eudes III, un traité est signé le 18 octobre 1211 à Dijon à l’avantage du comte Étienne. Aux termes de cette paix, entre autres clauses en sa faveur, Othon de Méranie reconnait à Étienne III le droit de porter le titre de comte vassal de Bourgogne, dont il avait été dépouillé depuis Othon Ier. Mais la bonne fortune du comte Étienne ne dure pas. En 1210, Othon IV  est excommunié. Le couronnement de Frédéric II de Hohenstaufen le 25 juillet 1213, vient contrarier sa situation.

Frédéric II, lié par des liens familiaux et par reconnaissance, apporte son soutien au comte Othon. Étienne resserre alors les liens avec le duc de Bourgogne en mariant son fils Jean à Mahaut, sœur du duc. Une paix précaire règne sur le comté de Bourgogne. Par un refus d’hommage d’Étienne pour Oiselay et Rochefort, en décembre 1225, la guerre se rallume et met le feu au  Comté de Bourgogne. Le comte palatin de Bourgogne fait appel au duc  de Lorraine, puis aux forces de Thibaut IV, comte de Champagne.  Étienne III connait la défaite. Ses forteresses du bord du Doubs sont renversées. La paix est rétablie par le traité de Bèze en juillet.

 

Othon II regagne l’Allemagne et laisse Thibaut IV, comte de Champagne assurer la régence en Comté.

^

.Jean Ier de Chalon (1190 - 1267)  dernier comte de Chalon et d'Auxonne, puis seigneur de Salins et d’Arlay

Fils du précédent.

Le 5 juin 1237, il échange à Saint-Jean-de-Losne avec le duc Hugues IV de Bourgogne le comté de Chalon et le comté d'Auxonne contre plusieurs seigneuries : Salins, Belvoir, Vuillafans, Ornans, Montfaucon, Arlay,  Chaussin et Orgelet. Ces deux comtés  sont donc intégrés au duché de Bourgogne et vont en suivre le destin.

 

Son fils Jean Ier de Chalon-Arlay (1258-1315), seigneur d’Arlay et vicomte de Besançon devient  l'un des plus puissants seigneurs du comté de Bourgogne et le fondateur de la Maison de Chalon-Arlay. C’est lui qui le 27 décembre 1283 accorde les franchises aux bourgeois de Chalon.

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:26

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

Maison de Habsbourg-Bourgogne

 

.Maximilien Ier de Habsbourg  (1459-1519), comte palatin de Bourgogne et duc de Bourgogne de 1477 à 1482 avec son épouse, comte d’Artois, de Flandre, de Hainaut archiduc d’Autriche de 1493 à 1519, empereur de 1493   à 1519

 

.Philippe VI (1478-1506) dit Philippe le Beau, comte palatin de Bourgogne, duc de Bourgogne    (Philippe IV), comte d’Artois, de Flandre et de Hainaut de 1482 à 1506, duc de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, de Gueldre, comte de Hollande, de Zélande, de Zutphen, roi de Castille et de Léon en 1506

 

Fils de Maximilien et de Marie de Bourgogne. Frère de Marguerite.

 

Au cours des années 1479-1480, le roi Louis XI  fait dévaster le comté par ses armées. Le 23 décembre 1482, Maximilien de Habsbourg doit signer le Traité d’Arras par lequel il doit marier Marguerite au roi Louis XI et lui apporter en dot le comté d’Artois et le comté de Bourgogne.  Le mariage est célébré à Amboise le 23 juin 1483 mais deux mois plus tard, Louis XI meurt et Marguerite devient reine de France. Elle reste à Amboise pendant huit ans sous la tutelle d’Anne de Beaujeu ; mais le roi Charles VIII décide en définitive de la répudier pour épouser  le 6 décembre 1491 la duchesse Anne de Bretagne.

 

Par le traité de Senlis du 23 mai 1493, l’Artois et le comté de Bourgogne sont restitués à Maximilien ainsi que sa fille qu’il marie cette fois le 3 avril 1497 à Burgos  à Don Juan, prince de Castille lequel meurt six mois après.

 

L’empereur Frédéric III meurt le 19 aout 1493, son fils Maximilien devient empereur et nomme son fils Philippe le Beau  comte de Bourgogne.

 

Philippe le Beau épouse Jeanne la Folle, fille du roi de Castille, le 22 octobre 1496. De cette union nait le 24 février 1500, Charles le futur empereur Charles Quint.Son père Maximilien fait alors épouser en troisièmes noces à sa sœur Marguerite (1480-1530) le duc de Savoie Philibert ; le mariage par procuration a lieu à Salins ou son mari est représenté par René le bâtard de Savoie et c’est au prieuré de Romainmotier qu’il est célébré cette fois en présence de son mari le 2 décembre 1501.  Malheureusement moins de trois ans plus tard le 10 septembre 1504, Philibert décède au château de Pont d’Ain  et en son souvenir Marguerite fait édifier l’église et le monastère de Brou, alors en terre savoyarde et donc d’empire. Marguerite est donc duchesse de Savoie et gouvernante  du cercle de Bourgogne. Maximilien décide de lui confier  le 29 octobre 1506 la régence des Pays-Bas pendant la minorité de Charles, son neveu, le futur Charles Quint devenu comte de Bourgogne cette même année.  C’est donc elle qui règne sur le comté de Bourgogne. Elle le fait depuis Bruxelles ou se trouve les grands conseils ( conseils d’état, conseil privé, conseil des finances ) mais c’est à Malines que se trouve la Cour Suprême de Justice, et à Lille la Cour des Comptes transférée de Dôle) ; seul réside dans le comté le lieutenant-gouverneur (militaire) dont la charge est assurée par Jean de Chalon ( 1477-1502) puis par Philibert de Chalon  ( 1502-1530).

 

En 1511 l’empereur Maximilien  conclut un traité avec la confédération suisse (indépendante de fait depuis 1499  mais qui de droit fait toujours partie de l’empire)  dirigé contre le roi Louix XI. 

 

A la diète de Cologne en 1512, Maximilien obtient la division de l’empire administrativement en dix cercles dont celui de Bourgogne qui comprend les Pays Bas  (actuels Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) et le comté de Bourgogne. 

 

En 1513, l’armée impériale et les suisses des 12 cantons  Zurich, Berne, Lucerne, Fribourg, Schwitz, Unterwald, Uri, Zoug, Schaffhouse, Soleure, Appenzell et Bâle qui comptent 50 000 hommes traversent le comté en passant par Besançon pour aller envahir le duché de Bourgogne et assiéger Dijon.

Avec à leur tête une nombreuse cavalerie d’allemands et de lansquenets se trouvent le comte de Sorne et d’autres comtes notamment celui de Wurtemberg-Montbéliard sous le commandement du Maréchal de Bourgogne, lieutenant de l’empereur et général en chef.

  

.Charles II (1500-1558)  comte palatin de Bourgogne, comte d’Artois, de Flandre, de Hainaut de 1506 à 1556, duc de Bourgogne de 1515 à 1555, roi d’Espagne  (Charles Ier) de 1516  à 1556, roi de Naples et de Sicile de 1516 à 1556, empereur du Saint Empire romain germanique  (Charles V dit Charles Quint) de 1519 à 1556

Fils du roi Philippe Ier de Castille dit le Beau et de Jeanne la Folle, Charles est par sa mère le petit-fils de Ferdinand V de Castille et d’Isabelle Ire la Catholique, et par son père, le petit-fils de l’empereur Maximilien Ier de Habsbourg et donc on l’oublie trop souvent l’arrière-petit-fils de Charles le Téméraire (duc de Bourgogne sous le nom de Charles I)

Charles est émancipé à 15 ans donc en 1515. Il ne vient pas dans son comté de Bourgogne. En 1519, Il devient empereur sous le nom de Charles Quint (cinquième du nom en comptant Charlemagne comme Charles Ier) ; en 1522, il cède à son frère puiné Ferdinand ses Etats héréditaires autrichiens ce qui provoque la division de la Maison de Habsbourg en Habsbourg d’Autriche et Habsbourg d’Espagne et des Pays Bas, qui se poursuit avec Philippe II  le fils de Charles Quint. Le comté relève donc ensuite  de la souveraineté de la branche espagnole des Habsbourg  tout en continuant de faire partie de l’empire à la différence de l’Espagne qui n’y est pas intégrée.

Sa tante Marguerite d’Autriche, veuve du duc Philibert le Beau de Savoie,  duchesse de Savoie,  continue d’être  la gouvernante du Cercle de Bourgogne donc du comté de Bourgogne jusqu’à sa mort en 1530 ; lui succède  comme gouvernante Marie de Hongrie (1505-1558) la sœur de Charles Quint. Marie de Hongrie reste gouvernante des Pays-Bas-Comté de Bourgogne jusqu’en 1555.            

 

.Philippe VII (1527-1598) comte palatin de Bourgogne, duc de Bourgogne, comte d’Artois, de Flandre, de Hainaut, de Luxembourg de 1555 à 1598, roi d’Espagne de 1556 à 1598 (Philippe II), roi de Portugal (Philippe Ier)  1580 à 1598

Fils de Charles Quint  et d’Isabelle de Portugal.

L’année 1555, Philippe II, le fils de Charles Quint, devient souverain des Pays Bas avec la Franche Comté puis roi d’Espagne quand Charles abdique en 1556. Il souligne l’attachement et la fidélité des comtois. 

C’est alors au duc Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580) qu’est confiée la gouvernance des Pays- Bas et donc du comté de Bourgogne en 1556.  Son règne  constitue l’âge d’or du comté de Bourgogne (Franche Comté).  Les nobles de Franche Comté font partie intégrante de l’élite de l’armée impériale.

Emmanuel-Philibert, dépouillé de son duché par François Ier en 1544,  devenu général des armées impériales, remporte contre les français la bataille de Saint Quentin  en 1557.

Charles Quint  meurt en  1558.

Le duc de Savoie Emmanuel-Philibert gouverne les Pays-Bas en son nom et donc le comté jusqu’en 1559, année de signature de la paix de Cateau-Cambrésis à la suite de laquelle il épouse Marguerite de France la sœur de François Ier et obtient du roi Henri II la restitution de la Bresse, du Bugey, et du Valromey occupées  par laq France.

Après le traité du Cateau-Cambrésis en 1559, Philippe II quitte les Pays-Bas pour ne jamais y revenir. Marguerite de Parme, fille naturelle de Charles Quint lui succède au gouvernorat des Pays-Bas et du comté  puis son fils Alexandre Farnese.

Philippe II a été élevé en Espagne, il connaît le français et les réalités de l'héritage Bourguignon  mais culturellement il ne comprend pas ses sujets des Pays-Bas.Une fronde apparaît en 1566 et 1567 et la violence avec laquelle Philippe II la soumet met un terme à l'amitié que les Pays-Bas lui portaient. Il s'ensuit une guerre terrible (la guerre de Quatre-Vingts Ans) à la fin de laquelle la partie nord, protestante, proclame son indépendance en 1581 sous le nom de Provinces-Unies.

En 1595, le roi Henri IV déclare la guerre à Philippe II. Philippe II nomme Albert de Habsbourg d’Autriche, gouverneur des Pays-Bas (Albert est le cinquième fils de l'empereur Maximilien II envoyé à l'âge de 11 ans à la cour de Madrid où son oncle le roi Philippe II  a veillé  sur son éducation). Le souverain dirige d’abord Albert vers une carrière ecclésiastique et en 1577, le jeune homme est nommé cardinal, dignité ecclésiastique qui, à l'époque, n'oblige pas à entrer dans les Ordres; Albert ne sera jamais prêtre ni évêque.

 

Le roi envisage de faire d'Albert le primat d'Espagne en le nommant à l'archevêché de Tolède mais la longévité du titulaire amène le roi à tempérer ses ambitions pour son neveu. Il nomme celui-ci vice-roi et grand inquisiteur du Portugal et de son empire.

Bien que le traité de neutralité lui interdise d’attaquer ouvertement le comté de Bourgogne,  le roi Henri IV le fait envahir par ses mercenaires d’Haussonville et Tremblecourt. Les campagnes sont ravagées mais la plupart des villes résistent : Dôle, Gray, Salins, Poligny, Arbois, Besançon tiennent bon. Philippe décide de secourir le comté mais Henri IV contre attaque.  Les villes comtoises tombent. L’arrivée de l’armée du roi d’Espagne  Philippe II   force les troupes d’Henri à repasser la Saône. Le conflit prend fin avec la paix de Vervins signée le 2 mai 1598.  Le  traité de Vervins confirme notamment les clauses précédemment signées lors du traité de Cateau-Cambrésis entre le même Philippe II et le roi Henri II, en y ajoutant diverses clauses nouvelles. Aux termes de ce traité, l'Espagne restitue à la France le Vermandois, une partie de la Picardie, la ville de Calais et Le Blavet, tandis que la France rend à l'Espagne le Charolais et renonce à la suzeraineté sur la Flandre et l'Artois.

En 1599, Albert épouse sa cousine, l'infante Isabelle d'Espagne, fille ainée de Philippe II d'Espagne, qui lui apporte en dot les Pays-Bas, dont ils deviennent les souverains. Ce sont eux qui règnent donc sur le comté de Bourgogne dont le titre de comte est porté par le demi-frère d’Isabelle, Philippe, comte palatin de Bourgogne et futur roi Philippe III.

 

.Albert de Habsbourg d’Autriche (1559 -1621)  et Isabelle d’Habsbourg d’Espagne (1566-1633), Gouverneur des Pays Bas de 1595 à 1598, Archiduc souverain des Pays Bas  de 1599 à 1621, Archiduchesse souveraine des Pays  Bas de 1599 à 1633

De 1598 à 1621, le jeune couple archiducal tente d'abord de consolider par la force l'autorité habsbourgeoise (siège d'Ostende) sur les Pays-Bas car le pays est déchiré par une guerre civile.

 

La paix établie, le couple, profondément catholique, va réformer la justice, développer l'économie, en suscitant des travaux d'intérêt public tels que l'assèchement des marécages à la frontière de l'actuelle Flandre orientale et de la France. Ils installent leur cour à Bruxelles.

 

La mort d’Albert en 1621 met fin à cette période d’essor et de calme ; faute d’héritier, la souveraineté sur les Pays-Bas revient à l'Espagne, l'infante Isabelle étant désignée comme gouvernante générale.

 

.Philippe VIII (1578-1621), comte palatin de Bourgogne et duc de Bourgogne sous le nom de Philippe de 1598 à 1621,duc de Lothier, de Brabant, de Gueldre, de Limbourg et de Luxembourg, comte de Flandre et d’Artois, de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Namur , de Zutphen, seigneur de Malines, de Frise et de Salin, roi d’Espagne  (Philippe III) de 1598 à 1621,

Fils du roi  Philippe II d'Espagne et de sa quatrième épouse et nièce Anne d'Autriche, fille de l'empereur Maximilien II et de Marie d'Espagne.

Il meurt la même année qu’Albert, archiduc des Pays-Bas son beau-frère.                                                                  

.Philippe IX (1605-1665)  comte et  duc de Bourgogne  de 1621 à 1665, comte d’Artois, roi d’Espagne (Philippe IV)

Fils de Philippe III

Sous son règne, en 1636, Richelieu décide d’attaquer Dôle. Le Prince de Condé mène les troupes royales. Mais les 4000 défenseurs résistent aux 15 000 hommes de l’armée française. Finalement devant l’avancée d’une armée de secours, les français doivent se retirer après un siège de trois mois. Engagés par le roi de France, des mercenaires envahissent le comté par tous les côtés. Seuls Dôle, Gray, Salins et Besançon peuvent résister. Pillages, incendies, massacres se multiplient.

Après une dernière invasion française en 1644, des négociations s’ouvrent et aboutissent au traité de Westphalie en 1648 puis à la paix des Pyrénées en 1659 confirmant la suzeraineté des Habsbourg d’Espagne sur le comté.

Plus de 200 000 personnes soit environ la moitié de la population ont péri durant cette guerre.

Le roi d'Espagne Philippe IV de Habsbourg meurt en 1665.

 

.Charles III (1661-1700), comte de Bourgogne  et duc de Bourgogne de  1665 à 1678, roi d’Espagne (Charles II)

Fils du précédent.

Dès la mort de son père, Louis XIV, (à moitié Habsbourg  par sa mère Anne d’Autriche (Habsbourg d’Autriche) revendique la Flandre et la Franche-Comté, au nom de son épouse Marie-Thérèse, fille du prince défunt. En 1667, il fait la conquête de la Flandre, puis durant l'hiver, il lance sur la Franche-Comté, sous la présidence du grand Condé, 1900 fantassins et 3000 cavaliers.                                                       

Le 2 mai, la paix est signée à Aix la Chapelle; la Flandre est cédée à la France, mais l'Espagne garde la Franche-Comté. Malgré ce traité, Louis XIV poursuit son idée de s’emparer de la Franche-Comté. En 1673, il rouvre les hostilités en lançant 24 000 hommes sur ses frontières. Comme en 1668, le roi d’Espagne  n’est pas en mesure de résister. La guerre est déclarée le 12 octobre. Une résistance populaire s’organise. Les armées royales franchissent la Saône le 12 février 1674. Gray se rend le 28. Vers le milieu de mars, c’est Lons le Saulnier qui doit se rendre à son tour. Le peuple résiste vaillamment. Néanmoins, Besançon est prise le 23, Pontarlier le 2 juin, Salins et Dôle le 22 juin.

Jusqu’à la révolution, le peuple comtois gardera  un attachement inébranlable aux Habsbourg. Un certain nombre parmi les résistants les plus déterminés s’exilèrent.

Louis XIV place à la tête du comté de Bourgogne  un intendant et transfère le parlement de Dôle à Besançon tout en lui enlevant ses pouvoirs politiques. Il entreprend une politique de séduction des nobles comtois en les attirant à sa Cour de Versailles.

Par le traité de Nimègue de 1678 qui signe la paix entre Charles II d’Espagne (Habsbourg) et Louis XIV  (également Habsbourg par sa mère Anne d’Autriche), le comté de Bourgogne ou Franche-Comté est rattaché définitivement au royaume de France. Besançon devient la capitale du comté à la place de Dôle et est doté d’un parlement.

Il n’en reste pas moins que jusqu’à la révolution, les Francs comtois comme les  Lorrains  mais  également  à un moindre degré les Alsaciens sont profondément restés attachés à la dynastie des Habsbourg.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:19

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

B.Comté de Bourgogne dit Franche-comté / Freigrafschaft Burgund

terre d’empire de 1032 jusqu’ à 1678

Maison de Valois-Bourgogne

.Marguerite Ire (1309- 1382), comtesse de Bourgogne et comtesse d'Artois de 1361 à 1382.

Fille cadette du roi Philippe V le Long et de la comtesse Jeanne II de Bourgogne et d'Artois. En 1320, elle épouse le comte Louis Ier de Flandre.

Marguerite hérite en 1361 du mari de sa petite fille, le duc Philippe Ier de Bourgogne,  les titres des comtés de Bourgogne et d'Artois. Le roi de France Jean II le Bon déclare que le duché lui revient à titre héréditaire et fait son entrée  dans la capitale du duché le 23 décembre 1361. Dans le comté (Franche-Comté), Marguerite se heurte à un prétendant au titre de comte palatin, il s’agit de Jean II de Chalon-Arlay, sire de Montaigu, arrière-petit-fils du comte Hugues de Chalon. Il s’empare d'Apremont, de Gray et de Jussey, mais il est battu et doit renoncer à ses prétentions.

Jean II de Chalon-Arlay meurt en 1362. Marguerite hérite d’une province qui vient d’être frappée par la peste ; à ces difficultés s’ajoute la convoitise du roi Jean II. En 1363, avant de retourner prisonnier en Angleterre, il concède en apanage le duché de Bourgogne à son quatrième fils, Philippe, le duc de Bourgogne Philippe II  surnommé le Hardi depuis la bataille de Poitiers, avec le titre de premier pair du royaume. Philippe lorgne sur le comté; il a l’appui de quelques nobles comtois, Henri et Jean de Vienne et Jean et Louis de Chalon-Auxerre.

Il enrôle « les Routiers », qui avaient été licenciés après le traité de Brétigny en 1360, regroupés en grandes compagnies qui sévissent dans son duché et les envoie ravager le comté. La comtesse fait appel aux nobles comtois qui sous la direction de Henri de Montfaucon, comte de Montbéliard, se liguent contre les Routiers. Hugues et Louis de Chalon-Arlay, Etienne et Jean de Montfaucon, Philippe de Vienne et Thiébaud VII de Neufchâtel apportent leur soutien au comte de Montbéliard. De fin décembre 1363 à février 1364, les combats sont nombreux à la limite des deux provinces.  Le 6 novembre 1364, le duc de Bourgogne Philippe II fait son entrée solennelle à Dijon, accompagné du duc d'Anjou son frère, de l’évêque d'Autun, et de toute la noblesse du duché de Bourgogne.

Cette même année 1364, Hugues II de Chalon-Arlay (1362-1388) obtient de l’empereur Charles IV, le titre de vicaire impérial pour le royaume de Bourgogne et les droits que l’empire possède sur Besançon. La puissance de la famille des Chalon est au maximum.

Début mars 1364, le duc quitte le Comté et emmène une grande partie des Routiers combattent le roi de Navarre qui s’est révolté contre le roi Charles V, frère de Philippe. Marguerite tente une médiation avec le roi, mais insatisfaite des termes du contrat, elle reprend le combat.

Henri de Montbéliard convoque à Arbois le 09 juin, une assemblée des nobles qui décide de reprendre la lutte. L’invasion du duché se prépare, mais de l’autre côté de la Saône, le seigneur de Sombernon, gouverneur de la Bourgogne, rassemble des hommes, bientôt rejoint par les troupes venant de Champagne sur l’ordre du roi. Les armées ducales sont plus nombreuses, Henri évite la bataille. Pendant ce temps, les négociations continuent à la cour de France, et le 25 juillet le traité de paix est signé. Il est accepté par les barons comtois au mois d’août et septembre. La guerre est terminée, Marguerite triomphe.

En 1366, le mot de «Franche-Comté» apparaît pour la première fois pour nommer le comté de Bourgogne. Cette année 1366, l’amiral Jean de Vienne bat près de Chambornay les Routiers qui ravagent la Franche-Comté et la Bourgogne. Tristan de Chalon-Auxerre, sire de Châtelbelin et de Rochefort, combat les Routiers qui se sont basés près de Chalon-sur-Saône. La victoire n’est pas décisive, il faut de l’argent pour les obliger à quitter la province ; c’est le connétable Bertrand du Guesclin qui négocie à Chagny la somme de 200 000 livres avec les mercenaires en les envoyant combattre en Espagne.

 

Maison de Valois-Bourgogne

 

.Louis de Flandre dit Louis de Mâle, (1330-1384), comte palatin de Bourgogne de 1382 à 1384, comte de Flandre, de Nevers et de Rethel de  1346 à1384, duc de Brabant (1356), comte d'Artois de  1382 à 1384

Fils du comte Louis Ier et de la comtesse de Bourgogne et d'Artois  Marguerite Ire. .

 

.Marguerite III de Flandre  (1350-1405), Comtesse palatine de Bourgogne de 1384 à 1405, duchesse de Bourgogne de 1357 à 1361

Petite-fille de Marguerite Ier,  appelée aussi Marguerite de Dampierre, héritière des comtés de Flandre, Nevers, Rethel, Brabant, Limbourg.

En 1357, à l'âge de sept ans, elle épouse en premières noces Philippe de Rouvres (1346-1361). Veuve en 1361, à l'âge de onze ans, Marguerite devient duchesse douairière de Bourgogne (1361-1369).

En juin 1369, à 19 ans, elle épouse en secondes noces  Philippe II de Bourgogne.

 

.Philippe IV (1342-1404), comte palatin de Bourgogne de 1383 à 1404, duc de Bourgogne (Philippe III le Hardi) de 1364 à 1404, comte d’Artois de 1383 à 1404

A la mort en 1384 de son père Louis II de Flandre, Marguerite de Dampierre hérite des deux titres de comtesse de Bourgogne et d'Artois. Son époux  devient  ainsi par son mariage : comte de Bourgogne (1384-1404) et comte d'Artois (1384-1404) et  donc vassal pour son comté de Bourgogne de l’empereur Charles IV de Luxembourg. Avec ses cinq comtés et le duché de Bourgogne, Philippe le Hardi devient le prince le plus puissant de la chrétienté.                                                   

Philippe rétablit l’atelier monétaire d'Auxonne, en terre d’empire, et frappe sa propre monnaie pour montrer son signe d’indépendance vis à vis du royaume de France. Philippe est tuteur du roi mineur Charles VI et régent de France ; il souhaite une alliance avec le duché de Bavière et lui fait épouser le 17 juillet 1385, Isabeau de Bavière, fille d’Etienne III, duc de Bavière et de Thadée Visconti, fille du duc de Milan.  

Cette même année 1385, Philippe marie à Cambrai son fils Jean de Nevers à Marguerite de Bavière; et sa fille Marguerite de Bourgogne à Guillaume de Bavière, les deux enfants d’Albert de Bavière. Philippe s’offre ainsi des perspectives d’expansion avec le mariage de ses deux enfants avec ceux de la famille des Wittelsbach de Bavière.

En 1386, une Chambre du conseil et des comptes est instaurée et réside à Lille. Philippe fixe le siège du Parlement comtois à Dôle, qui avec sa Chambre de justice, juge en appel, consacre le pouvoir de la bourgeoisie toute dévouée au duc comte. Le duc met également en place une Chambre du conseil et des comptes à Dijon pour la Bourgogne.

En 1390, Philippe le Hardi achète le comté de Charolais pour 60 000 écus d’or à Bernard VII d'Armagnac, avec l’argent de la dot de sa bru Marguerite de Bavière, l’expansion bourguignonne continue. C’est le retour, dans la Maison de Bourgogne, de ces terres qui faisaient parties du comté de Chalon-sur-Saône depuis le Xème siècle, mais avaient été intégrées dans le duché au XIIIème siècle. En 1392, Philippe continue sa politique d’alliance matrimoniale, en mariant sa fille Catherine avec le futur duc d’Autriche, Léopold IV de Habsbourg.  En 1398, l’empereur Wenceslas de Luxembourg accorde des privilèges aux Bisontins.

L’indépendance de la Commune de Besançon n’a jamais été aussi grande. En 1401, Philippe le Hardi marie sa fille Marie de Bourgogne avec le comte de Savoie Amédée VIII. L’année suivante, Philippe est en Flandre pour marier son fils Antoine, avec Jeanne de Luxembourg, la fille et héritière du comte de Ligny et de Saint-Pol, Waleran de Luxembourg. Le duc et la duchesse accordent le comté de Rethel à Antoine. En 1404, le duc de Bourgogne se rend en Flandre pour faire reconnaître son fils Antoine, comme l’héritier par sa mère, des duchés de Brabant et de Limbourg, au décès de la duchesse Jeanne de Brabant, tante de sa mère. À Bruxelles, il attrape la peste, qui l’emporte en quelques jours.

Marguerite décède en 1405, une année après son époux.                                                     

 

.Jean Ier dit Jean sans peur (1371-1419), comte palatin  de Bourgogne, duc de Bourgogne, comte d’Artois et de Flandre de 1405 à 1419,

Fils de Philippe II le Hardi ; il épouse Marguerite de Bavière, fille du duc de Bavière-Straubing, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande, seigneur de Frise ce qui resserre considérablement ses liens avec l’empire.

 

Jean sans Peur prête hommage au roi Charles VI  le 23 mai 1404 pour son duché de Bourgogne et fait son entrée à Dijon le 17 juin 1404. Le 21 mars 1405, c'est sa mère qui meurt et, après l'hommage rendu le 26 août 1405, il prend possession des comtés de Flandre, d'Artois et de Bourgogne.

Jean se présente à Paris le 19 août, avec huit cents chevaliers ;  le duc d'Orléans s’enfuit avec la reine et le dauphin. Jean rattrape le dauphin et le ramène à Paris. Le duc d’Orléans réunit ses hommes et marche sur Paris, la guerre civile est imminente. Le 26 aout il rend hommage au roi pour son duché de Bourgogne ; Jean sans peur  s’allie aux Parisiens, mais sous la médiation de leur oncle, le duc de Berry, les deux princes se réconcilient. Pendant ce temps, les Anglais poursuivent l’occupation de la France, ils sont en Guyenne, en Artois et en Picardie. 

La folie du roi Charles VI entraîne la création d'un conseil de régence présidé par la reine Isabeau de Bavière et où s'opposent de façon irréductible le frère de Charles VI : Louis d'Orléans et  Jean sans Peur.

En Franche-Comté, la Commune de Besançon souhaite devenir la capitale du comté et offre au duc la régalie de la ville. Jean accepte cette proposition en octobre 1407.

Le 23 novembre 1407, il fait assassiner son cousin Louis pour, selon ses dires « soulager la France de ce tyran », ce qui lui vaut d’être exclu du Conseil de Régence et l’oblige à se réfugier dans ses terres de Flandre, où il fait rédiger un texte justifiant son acte.

En février 1408, l’empereur Wenceslas ratifie la décision de faire de Besançon la capitale du comté de Bourgogne.

Jean vient justifier devant le roi Charles VI l’assassinat de Louis d’Orléans, et en mars 1408, par décision royale son crime est absout.                                                 

Le 23 septembre 1408, Jean sans Peur écrase les Liégeois à la bataille d'Othée, obtient l'alliance des duchés de Luxembourg et de Lorraine. En novembre 1408, il fait une entrée triomphante dans Paris après sa victoire sur les bourgeois liégeois qui se sont soulevés contre son beau-frère l’évêque de Liège Jean de Bavière. La reine et les princes s’enfuient de la ville avec le roi.

 

Tout rentre dans l’ordre lors du traité de Chartres en 1409, où le roi de France et les enfants de Louis d'Orléans accordent le pardon au duc de Bourgogne, et celui-ci obtient le pouvoir total du gouvernement, mais le conflit entre la famille de Bourgogne et celle d'Orléans reste latent. 

Jean sans Peur a comme allié le duc Charles II de Lorraine qui est son représentant au Concile de Constance en 1414 ou celui-ci accompagne l’empereur Sigismond de Luxembourg. Allié à la reine Isabeau de Bavière, il s'empare de l'autorité royale et reçoit en novembre 1411 la mission de chasser les Armagnacs, mais la Paix d'Arras du 4 septembre 1414  l'écarte du gouvernement.

En 1416, profitant de la mort du duc Jean Ier de Berry, Jean sans peur s’empare du comté de Boulogne au détriment de la veuve, Jeanne d’Auvergne.  Le 29 avril 1417, à Constance, il fait alliance avec l’empereur Sigismond de Luxembourg.

Mais l’archevêque de Besançon, Thiébaud de Rougemont  ne se laisse pas déposséder de son droit. Il en appelle au pape et jette l’interdit sur la ville. Jean ne désire pas se heurter avec l’autorité ecclésiastique et en mai 1409 il revient en partie sur sa promesse en transférant à Besançon uniquement la chambre des comptes et du conseil, mais pas le Parlement et la chancellerie qui demeurent à Dôle.

En avril 1410, le fils de Louis d'Orléans, Charles, épouse Bonne, la fille du comte d'Armagnac Bernard VII, et la lutte s’engage entre Bourguignons et Armagnacs. Le parti Armagnac composé des ducs d'Orléans, de Berry, de Bourbon, de Bretagne et des comtes d'Armagnac, de Clermont et d'Alençon, prend les armes dans l’été, mais une nouvelle fois, un accord est trouvé et signé.                                                     

En janvier 1411, Jean sans Peur s’empare du comté de Tonnerre, possession de Louis de Chalon, qui s’est rallié aux Armagnacs. La guerre civile éclate dans l’été. Jean fait appel aux Lorrains, aux Brabançons, aux Allemands et aux Parisiens, et notamment à la corporation des Bouchers.

Un accord entre le duc et l’archevêque conduit ce dernier à lever l’interdit sur la ville en 1412.

Jean sans Peur s’empare de Paris, mais la ville est reprise en 1413 par le comte d’Armagnac. 

Au printemps 1414, le roi et les Armagnacs, forts d’une armée de deux cent-mille hommes, se mettent en route, et se lancent contre Jean, ce dernier s’enferme dans Arras, secondé notamment par Jean de la Trémoille et Jean de Neufchâtel. Ils soutiennent le siège. Après plus d’un mois de siège, et grâce la médiation du duc de Brabant et du dauphin, un traité est signé, qui interdit à Jean de revenir auprès du roi ou du dauphin sans leur accord express. En 1415, Henri V roi d'Angleterre réclame la couronne de France, la guerre s’accentue entre les deux pays. Henri V débarque avec vingt-six mille hommes. C’est la bataille d'Azincourt et la défaite des français.

En 1416, le dauphin meurt, il est remplacé par son jeune frère Charles.

Les Armagnacs considèrent la reine Isabeau de Bavière comme suspecte à leur cause et l'écartent du pouvoir. En 1417, Jean sans Peur libère la reine Isabelle de sa résidence de Tours et l’installe à Troyes. Pendant ce temps, un complot à Paris contre le connétable réussit avec le concours des partisans du duc de Bourgogne. Les massacres d'Armagnacs sont nombreux, presque trois mille personnes. Une épidémie survient et provoque la mort de cinquante mille personnes, dont le prince d'Orange Jean III de Chalon-Arlay, qui a accompagné en fidèle vassal le duc de Bourgogne. Jean et Isabelle font leur entrée dans Paris et rétablissent le calme.

Guillaume IV de Wittelsbach  héritier depuis 1404 de son père Albert Ier, duc de Bavière-Straubing, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande est  l’époux de Marguerite, la sœur de Jean sans Peur. Il intervient au côté des Bourguignons dans la guerre entre Armagnacs et Bourgignons. A son, en 1417, sa fille unique Jacqueline hérite à son tour des comtés flamands.

Pendant ce temps le roi d’Angleterre Henri V poursuit son avancée en France et en 1419, annexe la Normandie; il s’avance sur Paris. La Cour de France sous la conduite du duc part pour Troyes.                                                  

Des rapprochements ont lieu entre le dauphin Charles, le futur Charles VII, et Jean sans Peur, pour lutter contre les Anglais; mais l’assassinat du duc lors de sa rencontre avec le dauphin, en septembre 1419, sur le pont à Montereau sur Yonne fait échouer l’alliance franco-bourguignonne. Ce crime est la vengeance de la mort du duc d'Orléans intervenue douze ans plus tôt.   

.Philippe V de Bourgogne, comte palatin de Bourgogne, duc de Bourgogne   (Philippe le III le Bon), comte d'Artois de 1419 à 1467

Fils unique de Jean sans Peur.

Il succède à son père, et se rapproche d’Henri V d'Angleterre, tandis que le dauphin se retire au-delà de la Loire.

Par le traité de Troyes en 1420, Henri V se fait reconnaître l’héritier de Charles VI. Il fait son entrée dans Paris accompagné de Philippe le Bon et de Charles VI. Cette même année, les Armagnacs venus du Lyonnais reprennent le Mâconnais.

Le 14 juin 1421, Louis de Chalon-Arlay (1418-1463), prince d'Orange, obtient de l’empereur le titre de vicaire impérial pour tout l’ancien royaume de Bourgogne.

En 1422, le roi d’Angleterre Henri V meurt à Vincennes ; son fils Henri n’a que huit mois et c’est l’oncle de ce dernier, le duc de Bedford Jean, qui assure la tutelle en France. Charles VI meurt. Le duc de Bedford proclame son neveu Henri VI : roi de France et d’Angleterre. Le dauphin Charles est lui aussi proclamé roi de France par ses partisans à Poitiers, sous le nom de Charles VII.

La guerre est terrible entre les anglo-bourguignons et les fidèles de Charles VII. Les défaites en 1423/1424 de Cravant et Verneuil laissent Charles VII et ses armées au-delà de la Loire.

Entre 1421 et 1428, le duc de Bourgogne Philippe le Bon est occupé à lutter contre sa cousine germaine, la comtesse de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de Frise, Jacqueline de Bavière. Cette femme cruelle qui a épousé contre son gré son cousin, le duc de Brabant Jean, a fait assassiner les fidèles amis de son mari; en représailles celui-ci bannit les dames d’honneur de son épouse.                                                  Elle se réfugie en Angleterre, obtient le divorce et épouse le duc de Gloucester Humphrey, frère du duc de Bedford. Le pape casse ce mariage. Elle retourne dans ses terres, mais elle est faite prisonnière et remise aux mains du duc de Bourgogne. Elle est obligée de reconnaître son cousin Philippe comme l’héritier de ses quatre comtés.

En 1429, Philippe rachète pour 132 000 écus le comté de Namur à son dernier seigneur. 1429 est l’année d’arrivée de Jeanne d'Arc sur la scène de l’Histoire de France. 

En mai 1429, le duc Philippe III de Bourgogne se décide à mener une guerre totale contre le Dauphin. Il laisse son vassal, le prince d'Orange, Louis de Chalon-Arlay se lancer à la conquête du Dauphiné. Louis est intéressé à titre personnel, car il souhaite réunir ses terres de sa principauté avec ses domaines dans le comté de Bourgogne. Le 11 juin, les troupes de Louis se heurtent aux troupes dauphinoises à Anthon mais celle-ci mettent en pièce leur agresseur. La conquête du Dauphiné est abandonnée.

Le 17 juillet 1429, Charles VII est couronné dans la cathédrale de Reims, après que l’armée de Jeanne d’Arc eue traversé les villes de Gien, d'Auxerre, de Saint-Florentin et de Troyes sur son passage.

Les Bourguignons sont plus chanceux dans le conflit qui les oppose aux Lorrains. Philippe se mêle de la guerre de succession sur le duché de Lorraine en choisissant le parti dAntoine de Vaudémont contre celui de René d’Anjou.

À la mort de ses deux cousins Jean en 1427 et Philippe en 1430, les deux fils de son oncle Antoine, Philippe le Bon hérite des duchés de Brabant et de Limbourg.

Le 2 juillet 1431, les troupes bourguignonnes conduites par le maréchal Jean de Vergy battent celles du duc de Lorraine René d’Anjou et capturent celui-ci ainsi que de nombreux chevaliers. René est emmené en captivité à Dijon puis à Salins et reste six ans dans les geôles bourguignonnes avant de retrouver la liberté en contrepartie de la livraison de quatre châteaux à Philippe le Bon. En représailles de cette captivité, les troupes du duc Louis III d'Anjou, frère du duc René, envahissent la principauté d'Orange et y restent jusqu’à la libération du captif.                                                         

À partir de 1431, Philippe le Bon commence de s’éloigner de plus en plus des Anglais. La même année, Jeanne d'Arc est condamnée à mort et brûlée vive.

En 1432, un complot contre le duc de Bourgogne est découvert, parmi les conspirateurs Jean de la Trémoille, grand chambellan. Les traitres se réfugient à la cour de France, commanditaire de ces agissements.

Cette même année 1432, les Armagnacs s’emparent de nouveau de la forteresse de Solutré qui garde Mâcon. Une bande favorable à Charles VII s’empare d'Avallon en décembre. 

En 1433, le duc de Bedford épouse la fille du Comte de Saint-Pol, vassal de Philippe, sans lui demander son aval, ce qui provoque une distension encore plus grande entre Bourguignons et Anglais. Philippe vient libérer en octobre Avallon. Cette même année 1433, Philippe parvient à faire abdiquer sa cousine Jacqueline en sa faveur et récupère les comtés flamands.                                                         

En 1434, le duc de Bourbon, allié du roi de France, envahit la Bourgogne, Philippe se met en route avec son armée et attaque à son tour les états du duc de Bourbon. La médiation du duc de Savoie arrête le conflit. Dans l’acte signé par les deux parties, Philippe obtient la destruction totale de la forteresse de la Roche de Solutré.

En 1435, au congrès d'Arras, Philippe le Bon fait la paix avec le roi de France Charles VII, il obtient les comtés de Mâcon, d'Auxerre et les villes de la Somme, mais également l’exemption de toute vassalité sa vie durant avec dispense de lui prêter hommage pour le duché de Bourgogne se rendant donc totalement indépendant du roi de France. Philippe III se fait alors appeler grand-duc d’Occident.

En octobre 1442, Philippe le Bon rencontre l’empereur Frédéric III de Habsbourg à Besançon. Le duc, l’archevêque et la Commune en profitent pour faire confirmer leurs droits respectifs mais sans aucun changement sur leurs désaccords.

En 1443, la duchesse de Luxembourg  Élisabeth de Gorlitz, la tante de Philippe, puisqu’elle est la veuve d’Antoine de Brabant, vient trouver son neveu, car les troupes du duc de Saxe envahissent son duché.                                                    

Philippe accepte d’aider la duchesse et se fait remettre par un accord le duché, et en deux mois ses troupes récupèrent les terres luxembourgeoises.

En 1444, le reste des « Écorcheurs » revenant de Suisse où ils avaient été emmenés par le dauphin Louis, à la demande de l’empereur Frédéric III, ravage Lure, Luxeuil, Faucogney, Faverney et la campagne dijonnaise. Le 28 octobre 1444 est signé à Einsisheim entre les huit cantons, la ville de Bâle et  le Dauphin un  traité  qui stipule qu'il aura " Bonne et perpétuelle amitié entre la France et la Confédération suisse". 

Cette signature intervient après le drame de Saint Jacques sur la Birse. C'est le courage des suisses et leur supériorité en nombre qui forcent l'admiration du Dauphin et du Roi de France et les pousse à leur offrir malgré leur défaite la paix. Ils combattent dans une guerre territoriale contre le roi de France allié à  l'empereur.                                                     

L’année suivante les nobles comtois lèvent une armée qui sous le commandement du maréchal de Bourgogne, Thiébaud de Neufchâtel, extermine une moitié  des écorcheurs  à Altkirch. Mais ces bandits soutenus secrètement par le roi de France continuent leurs terribles méfaits. Une seconde armée et l’argent mettent fin à leur existence.

En 1456, le dauphin Louis le futur Louis XI, fâché avec son père, se réfugie chez le duc de Bourgogne qui l’installe dans le Brabant. Il reste là-bas jusqu’à la mort de son père.

C’est Philippe qui couronne Louis XI à Reims en août 1461 qui succède à son père Charles VII. La reconnaissance est un sentiment inconnu à Louis et il cherche à affaiblir le duc de Bourgogne. Il commence par brouiller le fils Charles le futur Téméraire, comte de Charolais, avec son père; Charles qui a été pendant cinq ans son ami et son compagnon de jeu ; et dans le même temps il parvient à détacher les Suisses du service bourguignon.

En 1463, Louis XI rachète à Philippe pour 400 000 écus les villes de la Somme (Amiens, Abbeville et Saint-Quentin). Charles se sent spolié et fait des reproches à son père. En 1465, Charles, comte de Charolais, annonce qu’il prend la tête de la ligue des princes français (les ducs de Berry, de Bourbon, de Bretagne, de Calabre, de Nemours et les comtes d'Armagnac, de Dunois, de Saint-Pol) contre le roi de France.                                                                                                       

.Charles le Téméraire  (1433-1477), comte palatin de  Bourgogne, duc de Bourgogne, comte d’ Artois  de 1467 à 1477,

Fils du précèdent.

 

.Marie de Bourgogne (1457-1482), comtesse palatine de Bourgogne de 1477 à 1482

 

Fille unique de Charles le Téméraire. Elle épouse Maximilien de Habsbourg. Marie meurt en 1482.

 

                                                         

 

 

 

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