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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:32

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

M. Comté / Duché de Savoie / Grafschaft / Herzogtum Savoyen

Terre d’empire de 1032 à 1806

 

 

.Humbert III (1136-1189)   comte de Savoie de 1149 à 1189

 

Comme son père Amédée III, il doit lutter contre le dauphin Guigues V d’Albon encore à Montmélian en 1153 et participe à la troisième croisade.

Il soutient le pape Alexandre III contre son empereur Frédéric Barberousse qu’il laisse cependant passer par le Mont Cenis en 1168 quand celui-ci est chassé par les Ligues Lombardes. Humbert croit pouvoir profiter de l’absence de son empereur  pour s’émanciper ; mal lui en prend car en 1174, Frédéric le met au ban de l’empire, fait bruler Suze et déclare vassaux immédiats les évêques de Moutiers (origine des armoiries de Moutiers pratiquement identiques à celles de Genève) et de Belley avant d’aller se rendre à Arles en 1176 pour se faire couronner roi de Bourgogne-Provence en présence de ses principaux vassaux du Royaume.

 

En 1184, Frédéric Ier convoque une Diète très importante à Mayence en présence de plus de 40 000 seigneurs de tout l’empire au cours de laquelle il adoube ses fils Henri et Frédéric  les futurs Henri VI et Frédéric II.

 

Le conflit ouvert entre le comte de Savoie et l’empereur Frédéric se poursuit sous le règne de l’empereur Henri VI et aboutit à la mise au ban de l’empire du comte de Savoie en 1187.

 

Sous le règne des Hohenstaufen, le lien de vassalité entre l’empereur et ses vassaux s’applique dans toute sa rigueur de sorte que les comtes comme le comte de Savoie n’exercent un semblant de souveraineté qu’en raison du seul éloignement géographique de leur empereur qui peut les traduire devant sa cour de justice, leur confisquer leur fief (son comté) et les mettre au ban s’il ne remplissent pas leurs obligations à son égard.

 

.Thomas Ier (1178 -1233) comte de Savoie de  1189  à 1233, vicaire en Lombardie

 

Fils du précédent ; il commence à régner sous le règne de l’empereur Henri VI de Hohenstaufen et réussit à rentrer en grâce auprès de l’empereur grâce à l’intervention de son tuteur le marquis de Montferrat qui avait soutenu l’empereur contre son père. Il récupère le Piémont et est nommé par l’empereur vicaire en Lombardie.

 

A la mort d’Henri VI  en 1187, ce n’est pas son frère Frédéric qui lui succède immédiatement  mais c’est Othon IV Welf de Brunswick, qui  est élu.

 

Mais le roi de France Philippe Auguste  (le terme Auguste qui lui est donné est la marque des légistes français qui développent l’idée que si le roi reconnait toujours à l’extérieur de son royaume la primauté d’honneur de l’empereur, il « est empereur en son royaume » soutient Frédéric contre Othon.

 

Thomas soutient lui aussi Fréderic et fait le bon choix car Othon est battu à Bouvines en 1214 par Philippe Auguste  et c’est Frédéric II de Hohenstaufen, roi de Sicile qui devient empereur en 1211 en même temps donc que roi de Germanie, d’Italie (du Nord : ancien Royaume des Lombards) et roi de Bourgogne-Provence dont font partie les terres dont se trouvent investie la Maison de Savoie.

 

L’empereur organise le royaume d’Italie en huit vicariats et celui de Bourgogne-Provence en un  qu’il confie au Duc de Zaerhingen, famille de Souabe ce qui place celui-ci au-dessus des comtes de Savoie, de Dauphiné, de Provence  et des princes-évêques. 

En effet, le vicaire a la faculté de juger les causes en première instance, d’exercer le droit de grâce, de prescrire des règles de droit  supplantant les statuts communaux, d’imposer des taxes nouvelles. Le vicaire a également le droit de paix et de guerre. Il peut ajouter l’Aigle Imperial sur ses armoiries.

 

Le 15 mars 1232, Thomas Ier achète au seigneur de Berlion la ville de Chambéry.

 

.Amédée IV (1197-1253) comte de Savoie de 1233 à 1253, vicaire général  de l’empereur pour le royaume d’Italie en 1248

 

Fils du précédent.

 

En juillet 1245, il va présenter ses hommages à Turin à l’empereur Frédéric II et se fait promettre par l’empereur la restitution de Rivoli.

Pendant les années suivantes, les liens qui unissent le comte à l’empereur ne cessent de se resserrer ; il obtient de l’empereur les titres de comte d’Aoste et du Chablais.                                                                                                     

 

En 1247, Amédée étant devenu un chaud partisan de l’Empereur, il est convenu que Manfred, le fils de Frédéric et de Bianca Lancia, épousera Béatrice, fille du comte de Savoie : Manfred recevra immédiatement de l’empereur toute la terre qui s’étend de Pavie aux Alpes. Ce mariage est célébré l’année suivante.

 

Par voie de conquête, Amédée IV  augmente ses possessions dans le Viennois, le Lyonnais, en Piémont, en Ligurie et dans le Pays de Vaud avec le château de Moudon.

Amédée et son frère, Thomas de Savoie, comte de Flandre se trouve à la tête d’une assemblée de vassaux  qui rencontre à l’été 1248 à Verceil leur empereur

Frédéric II.

 

Thomas est alors nommé vicaire général de l’empire pour l’Italie du Nord, depuis Pavie jusqu’aux Alpes, et reçoit en outre de nombreux fiefs, parmi lesquels les villes d’Ivrée et de Turin, ainsi que plusieurs châteaux ; en outre, Thomas et Amédée sont mandatés par  Frédéric pou entamer une nouvelle négociation avec le Pape. Thomas obtient le marquisat d’Ivrée en 1248 mais ne réussit pas à prendre Turin.

Malgré néanmoins ses convictions gibelines, Amédée IV permet au pape Innocent IV en fuite de traverser ses terres.

 

L’empereur Fréderic II meurt en 1250 et sa mort  marque  la fin d’une certaine idée impériale qui avec l’affaiblissement progressif du lien vassalique va permettre aux ducs, comtes, princes-évêques, républiques  constituant  l’empire d’augmenter progressivement leur pouvoir et d’acquérir un début de souveraineté.

                                                                                                                 

  .Boniface  (1244- 1263) comte de Savoie de 1253 à 1263

Fils d’Amédée IV et de Cécile des Baux, il règne sous la tutelle de sa mère et de son oncle Thomas II, seigneur de Piémont, comte de Maurienne et comte de Flandres, qui meurt en 1259.

En 1258, sa grand-mère, Marguerite de Genève, comtesse de Flandres, en grande détresse par les divisions de ses fils, Pierre et Philippe de Savoie, demande du secours au roi Louis IX  qui envoie en Flandres, une armée sous le commandement de son frère, le comte Charles Ier d'Anjou (1227-1285).

Le comte Thomas II de Piémont et le jeune comte Boniface de Savoie se joignent à lui à Compiègne avec un corps de troupes savoyardes. La comtesse est rétablie sur son trône.

En 1263, Boniface de Savoie se décide de venger son oncle Thomas II de Piémont, tué par le parti des Guelfes triomphant à Turin. Vassal de l'Empereur, Boniface à la tête d'une armée savoyarde et de ses vassaux, dont le marquis de Saluces et Jean de Bourgogne, bat au Piémont les troupes  de Charles Ier d'Anjou à la bataille de Rivoli et met en place le siège de Turin. Mais, après quelques jours, arrivent au secours des assiégés, les troupes des Montferrains et des Astésans. Le combat est désespéré et Boniface est blessé et fait prisonnier, avec le marquis de Saluces. Il meurt cette même année en captivité, sans descendance.

 

.Pierre (1203-1268) seigneur de Vaud de 1233 à 1268, comte de Savoie,  d’Aoste et de Maurienne de 1263 à 1268                                                                                                                 

Initialement chanoine de la cathédrale de Valence et prévôt de la cathédrale d'Aoste, mais ne se sentant aucune vocation pour cet état, il demande un apanage à son frère Amédée IV et reçoit les terres, châteaux et mandements de Lompnes et de Saint-Rambert-en-Bugey, puis le château de Seyllon, celui de Coutey et toutes les terres que la maison de Savoie possède en Chablais, et dans le Pays de Vaud.

Son séjour en Angleterre auprès du roi Henri III lui permet de s’enrichir considérablement. Le 2 décembre 1241, il épouse  Agnès de Faucigny, qui lui apporte en dot, les baronnies de Faucigny, de Beaufort et plusieurs autres terres. Enfin il hérite en 1242,  de son frère Aymon, comte de Chablais. En 1250, il  oblige le comte de Genève à lui livrer tous ses châteaux depuis le Fort l'Écluse jusqu'à l’Aar. Il  oblige aussi l'évêque de Lausanne à lui remettre d'importantes seigneuries du Pays de Vaud.

En 1253, Pierre II marie sa fille Béatrix (ou Béatrice) au Dauphin Guigues VII et lui offre le Faucigny en dot.

Bien que Boniface ait des sœurs, que Thomas, son frère aîné déjà décédé ait des fils, la coutume savoyarde le fait hériter en tant que plus proche parent, la loi de primogéniture au second degré n'étant pas encore établie, il devient alors en 1263 le douzième comte de Savoie.

 

.Philippe Ier (1207-1285) , évêque de Valence de 1241 à 1267, prince-archevêque de Lyon de 1246 à 1267, puis comte de Bourgogne de 1267 à 1279 et 13e comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1268 à 1285.

Philippe épouse le 11 juillet 1267, la comtesse Alix de Bourgogne  ou Adélaïde, fille du comte Othon II de Bourgogne et de Béatrice II de Bourgogne. Par ce mariage sans enfants, il devient comte de Bourgogne, mais à la mort d'Alix, c’est Othon IV de Bourgogne (ou Othelin), né d'un premier mariage d'Adélaïde avec le comte Hugues de Bourgogne qui prend possession de la Bourgogne.

Devenu, comte de Savoie, à la mort de son frère Pierre II, il reçoit l'hommage  de Berne, de Nyon et de Morat.

 

En revanche, malgré le traité que la ville de Genève avait conclu avec le comte Thomas Ier, le chapitre de la ville et l'évêque décident de s'allier secrètement au comte de Genevois.

Philippe Ier veut récupérer le Faucigny qui est devenu une enclave dans ses états. C'est l'origine du conflit entre le Dauphiné et la Savoie qui va durer cent ans.

Après un Interrègne de 17 ans, les grands nobles se décident à élire plutôt qu’un duc puissant de Lorraine, de Souabe, de Franconie, de Saxe, de Bavière voire le roi de Bohème, un petit comte  moins puissant en pensant ainsi ne pas à devoir subir trop fortement l’autorité impériale comme sous les Hohenstaufen.         

C’est ainsi qu’ils élisent en 1273, Rodolphe  Ier de Habsbourg,  né en 1218 dans le château de Habsbourg  (dans l’actuel canton d’Argovie en Suisse) et dont l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen  est le  parrain.

Et le 24 octobre  à Aix la Chapelle, Rodolphe est couronné roi des Romains conformément à la tradition qui veut depuis Charlemagne que le futur empereur soit roi des Romains et se voit remettre par l’archevêque de Cologne les emblèmes impériaux.

 

Philippe Ier s’oppose à l’empereur Rodolphe, en Suisse et au Piémont, et parvient à conquérir Turin.

Sans enfant, Philippe Ier choisit lui-même son successeur parmi ses nombreux neveux et obtient de l'empereur Henri VII, un décret  par lequel celui-ci  investit de la souveraineté de Savoie, Amédée le futur Amédée V, fils de Thomas II de Piémont, comte de Flandre.

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Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
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