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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 14:30

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Si la Confédération Helvétique est une Europe en réduction dont les institutions fédérales devraient constituer un modèle pour l’Union Européenne, ce modèle, qui a permis aux Etats Suisses ( cantons)  de disposer d’une assez grande indépendance depuis plusieurs siècles en se constituant d’abord en Confédération en 1291 puis un peu plus d’un demi-millénaire plus tard en Fédération, ne permet plus à ces Etats fédérés de préserver  cette indépendance tant en matière de défense qu’en matière de monnaie alors que ces deux matières constituent deux  critères éléments essentiels  de la notion de souveraineté.

 

En effet alors que l’augmentation constante de ses Etats membres jusqu’en 1815 a permis à la Confédération Helvétique de conserver une taille critique lui permettant  de disposer d’une défense indépendante crédible et d’une monnaie unique stable depuis 150 ans , deux siècles plus tard elle n’a plus une taille lui permettant de disposer d’une défense répondant aux menaces auxquelles, en dépit de sa neutralité elle se trouve confrontée comme n’importe quel Etat ni d’une monnaie  répondant aux besoins de son économie.

Lorsque la Suisse n’avait qu’ à craindre que la seule menace pouvant  provenir de la part de ses voisins proches, le système de défense dont elle disposait jusqu’à présent pouvait apparaitre adapté ; mais aujourd’hui alors que la Suisse peut demain, comme n’importe quel autre Etat du monde occidental, en dépit de sa neutralité, faire l’objet d’un tir de missiles  ou d’attentats terrorismes contre ses citoyens ou ses biens  à l’extérieur du pays mais également à l’intérieur, l’armée suisse n’apparait pas plus en mesure de répondre seule, comme celle de ses grands voisins Allemagne, France, Italie, à de telles menaces.

Comment en effet, un petit pays comme la Suisse pourrait être plus capable que ses grands voisins de mettre sur pied seule un système  anti-missile ou assurer la protection de ses citoyens contre les menaces terroristes internationales ?

Croit-elle pouvoir assurer la défense de son espace aérien avec une aviation militaire comportant seulement les 22 avions que les chambres fédérales se sont décidées, après maintes hésitations à acheter, ou assurer la sécurité de ses citoyens avec une armée de milice réduite à 100 000 hommes et s’interdisant toute intervention extérieure ?

Aujourdhui aucun de ses grands voisins n’a même plus les moyens de se défendre seul. Hors l’Otan, en attendant une hypothétique défense européenne, l’Europe est quasiment désarmée et la Suisse pas mieux lotie avec un budget militaire soumis comme ailleurs à de graves contraintes budgétaires.

S’agissant de sa monnaie, la Suisse découvre qu’elle a  perdu également le contrôle en matière de gestion du franc suisse  dont la trop forte attractivité  lui pose problème alors et pourtant qu’elle avait déjà dû affronter ce genre de difficultés il y a maintenant 40 ans après la décision du Président Nixon de supprimer la convertibilité du dollar. Or  désormais depuis la création de l’Euro ayant fait disparaitre notamment le deutschemark  que pouvaient acheter les vendeurs des autres monnaies, les vendeurs d’euros ou de dollars n’ont pratiquement plus le choix actuellement  que de se reporter sur la monnaie dont  la masse en circulation ne peut, sans danger, augmenter sans  rapport avec la taille  de l’économie suisse.

Actuellement la Banque Nationale Suisse qui n’a pas eu d’autre alternative que de fixer à 1.20 franc le  cours plancher de l’ euro, se trouve contrainte pour le soutenir à un tel cours d’émettre chaque jour, 1,5 milliards de francs suisses, à tel point qu’actuellement son bilan totalise déjà près de 350  milliards de francs suisses, somme faramineuse correspondant aux 2/3 du PIB de la Suisse avec le risque si l’Euro ne remonte pas ( et on ne voit pas pourquoi il remonterait alors que ce n’est pas de l’intérêts de la très grand majorité des Etats de la Zone euro qu’il le fasse puisqu’au contraire ils ont besoin de retrouver une certaine compétitivité  et à tout le moins que l’euro « colle » au dollar).

Sans compter que il sera difficile à la BNS de résorber tous ces billets émis sans contrepartie et générateur d’inflation à terme alors qu’elle a pourtant pour seul  mandat de maintenir la valeur de  la monnaie suisse.

On comprend bien à travers les deux exemples de l’armée et de la monnaie que faute d’avoir su  continuer au cours des deux siècles passés de s’élargir en intégrant de nouvelles régions périphériques qui n’avaient  pas forcément vocation historique à rejoindre les Etats qui l’entourent ( Franche-Comté, Savoie, Voralberg………..) la Suisse n’a pas conservé la taille critique que chaque époque impose pour pouvoir conserver l’essentiel de sa souveraineté et donc une certaine indépendance.

Même des Etats désormais moyens comme la France et le Royaume Uni voient chaque jour les limites de leur souveraineté ne serait-ce qu’en matière de défense ou il est patent qu’hors l’Otan, ils  s’avèrent de plus en plus incapables d’assurer  leur défense. 

A défaut de pouvoir conserver l’essentiel de sa souveraineté, un Etat retrouve  au moins l’égalité, quelle que soit sa taille, en intégrant une Fédération d’Etats  ce qui lui redonne une certaine forme de pouvoir qu’il n’a pas sur le plan international.

En effet qui peut croire aujourd’hui que les petits Etats prétendument indépendants sont traités d’égal à égal dans les organisations internationales auxquelles ils ont adhéré ?  La réalité quotidienne montre qu’ils ne sont que les vassaux des grandes et moyennes puissances qui leurs dictent leur vote.

Il suffit de voir le, clivage dangereux qui existe de plus en plus dans les organisations internationales entre le groupe des BRICS et celui des Occidentaux et leurs affidés. L’exemple du Conseil de Sécurité de l’ONU est de plus en plus probant ou l’on voit apparaitre un fossé  de plus en plus profond entre le groupe constitué par les membres permanents  Etats Unis,  France, Royaume Uni et les Etats qui leurs sont redevables d’une part et le groupe constitué autour des deux autres membres permanents Chine et Russie.

Ainsi même un pays comme la Suisse ne peut plus, malgré son statut de neutralité aujourdhui pratiquement vidé de sens, s’autoriser dans certains domaines de voter de manière totalement indépendante.

On le verra d’ailleurs lorsque la Suisse devra voter à l’ONU sur la demande d’admission de la Palestine qui si elle disposait encore d’une politique étrangère véritablement indépendante  ne devrait pas lui provoquer d’états d’âme particuliers. Or Il y a fort à parier que la Suisse se réfugiera derrière la position européenne si les Etats membres de l’Union Européenne membres de l’ONU et surtout de son conseil de Sécurité parviennent à avoir une position commune.

En conclusion alors que la souveraineté ( défense, affaires étrangères, monnaie…) des Etats Moyens s’est considérablement réduite depuis  la deuxième guerre mondiale, celle des petits Etats, quel que soit leur statut et leur richesse relative , malgré  leur farouche volonté d’indépendance,  s’est réduite encore plus en raison de leur dépendance économique croissante à l’égard  de certains Etats ou Groupe d’Etats.

Aujourdhui l’isolement d’un pays  se traduit non seulement  par une perte de souveraineté mais également de l’égalité entre Etats alors que l’intégration à une Confédération, une Fédération voir simplement à une alliance permet à cet Etat de retrouver au moins une réelle égalité avec les autres Etats membres de cette Confédération, cette Fédération ou de cette Alliance.

Même si les Suisses, comme de plus en plus d’ailleurs d’autres Européens,  connaissent de plus en plus mal leur histoire, ils devraient néanmoins s’en souvenir !

 

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1 octobre 2011 6 01 /10 /octobre /2011 09:14
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Près de cinq ans après  la fin du système de Bretton Woods survenue le 15 aout 1971 avec la décision de suppression par le Président Nixon de la convertibilité du dollar en or, les membres du FMI  ont signé  les accords de la Jamaïque qui ont pris acte du flottement des monnaies.

Depuis la fonction principale du FMI de garantir la stabilité des taux de change dans une marge de 1 %, a donc disparu et son rôle consiste désormais  à soutenir les pays connaissant des difficultés financières en leur octroyant  des prêts  afin d’empêcher l’éclatement d’une crise financière semblable à celle qui frappa les États-Unis en 1929.

Les États-Unis restent le contributeur principal du FMI, et possèdent  16,5 % des droits de vote[][] alors que l’Union Européenne en possède 31%[]  mais répartis entre ses différents Etats Membres.

Or en tant que citoyen européen, l’on est en droit de s’étonner qu’à l’occasion de la réforme en cours sur la répartition des droits de vote au sein du FMI, non seulement l’Union Européenne ne prévoit pas d’être représentée par un représentant unique mais surtout qu’au moins les 17  Etats ayant adopté l’euro n’ayent pas encore décidé de regrouper leurs droits de vote entre les mains d’un tel représentant unique.

En effet si l’on peut encore admettre par exemple qu’un Etat comme le Royaume Uni -qui a conservé sa monnaie-   puisse voter séparément, on comprend mal que des Etats ayant la même monnaie puissent continuer d’exercer séparément leur droits de vote alors que deux d’entre eux la Grèce et le Portugal ont dû solliciter des prêts du FMI.

Alors que l’Union Européenne devrait parler chaque fois que possible d’une seule voix pour éviter l’impression de cacophonie générale qu’elle donne sur le plan international par l’expression divergente des représentants de ses Etats membres, on ne voit pas très bien au nom de quelle souveraineté ceux-ci cherchent à conserver une telle parcelle de pouvoir.

 

 

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 16:59
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Si l’on parle beaucoup aujourdhui et un peu tard des dettes excessives contractées par les Etats, on ne parle pas assez de celles toutes aussi excessives contractées par leurs régions ou  par leurs collectivités locales.

Or en proportion de leur budget par rapport à celui de l’Etat auquel elles appartiennent, l’endettement des régions par exemple est souvent plus élevé. Tel est le cas par exemple en Espagne, en France ou au Portugal.  S’agissant de la France dont la dette tourne entre 1600 et 1700 milliards, celle de ses régions s’établit entre 160 et 170 milliards pour autant que l’on puisse la calculer précisément.

En effet alors que l’essentiel voire la totalité de la dette souveraine a été empruntée par les Etats dans leur monnaie l’Euro, certaines collectivités régionales ou locales se sont crues plus malines en empruntant en devise notamment en franc suisse obtenant sur cette monnaie un taux à payer inférieur à celui de leur Etat sur ses emprunts en euro en pensant peut-être que le cours du change entre l’euro et le franc suisse allait rester stable.

Ces collectivités régionales et locales ont des dirigeants  manifestement incompétents sur le plan économique dans la mesure ou rien, bien au contraire, ne pouvait leur permettre de penser que le franc suisse par exemple, ne reprendrait pas son ascension à l’égard des autres monnaies à la première alerte comme il le fait depuis la deuxième guerre mondiale  et que ce risque se trouvait amplifié depuis le passage à l’euro par la raréfaction du nombre de monnaies sur lesquelles les vendeurs éventuels d’euros pouvaient se reporter.

Surtout en cas de baisse simultanée subie ou voulue du cours du change entre le dollar et l’euro, ils auraient dû tenir compte du fait que  ne restent  plus depuis 2001 que guère trois monnaies circulant en quantité significative : le Yen, la Livre et le Franc suisse.

Si, sans être un grand économiste, on pouvait raisonnablement penser que des vendeurs de dollars et d’euros n’auraient guère d’intérêt à acheter  du Yen et de la Livre, inévitablement alors ils devraient acheter du Franc suisse qui , avec l’or, finirait par apparaitre comme les deux seules « monnaies » refuge (même si stupidement on a démonétisé l’or).

Malheureusement la quantité de franc suisse émise par rapport à celle des dollars ou des euros étant dans une proportion de près de 1 pour 1000, les dirigeants de ces collectivités régionales et locales ne pouvaient pas raisonnablement exclure, en cas de crise possible et plus prévisible qu’ils ne l’admettent aujourdhui,  qu’ils faisaient ainsi encourir  un grand risque de change aux finances régionales ou locales pour un gain de taux assez  faible.

Or certains, « surfant » sur la vague actuelle de mécontentement général et souvent légitime à l’égard des banques, voudraient dégager purement et simplement leur responsabilité en invoquant la complexité, souvent réelle s’agissant de certaines clauses des prêts souscrits mais qui ne permet pas pour autant lorsqu’on décide d’emprunter dans une monnaie étrangère ou avec une indexation sur une telle monnaie d’invoquer devant la Justice le fait que la banque ne leur avait pas fait prendre conscience d’un risque évident et serait seule responsable pour non-respect par ladite banque de son obligation de renseignement et de conseil.

On peut douter que la Justice leur donne raison sur cette question de savoir s’ils ne doivent pas assumer l’entière responsabilité de leur choix d’avoir pris le risque de souscrire des emprunts  en monnaie étrangère ou indexés sur de telles monnaies.

Sauf à admettre que nos dirigeants acceptent de signer, après avoir « lu et approuvé », des contrats dont ils se déclarent aujourdhui incapables de comprendre les clauses .

Inquiétant, non  ?

Et si la Justice venait par extraordinaire à leur donner raison, les banques intermédiaires en question se retrouveraient en difficulté, devraient à nouveau être recapitalisées par l’Etat, c'est-à-dire par l’ensemble des contribuables, reportant le risque pris par ces dirigeants de collectivités régionales ou locales sur la collectivité nationale, sans aucune sanction pour leur incompétence économique avérée.

Et alors que leur Etat, dirigé  par des hommes  politiques pas plus raisonnables depuis des décennies, a déjà bien de la peine à amortir sa dette voire même à en payer les intérêts.

 

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 09:38
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Oubliant que l’empire ottoman appartient à l’histoire de l’Europe depuis le XIV° siècle et que dès le début du XVI° siècle le roi de France François Ier n’avait pas hésité à s’allier avec l’empereur des turcs ottomans Soliman le Magnifique contre son ennemi chrétien comme lui l’empereur Charles Quint, le Président actuel de la France en ce début du XXI° siècle se pose comme un opposant résolu de la candidature très ancienne  de la  Turquie à l’Union Européenne.

Cette position  va pourtant à l’encontre de celle de ses deux alliés anglo-saxons de l’Otan, les Etats Unis et le Royaume Uni, tous deux fervents partisans d’une admission dans l’Union Européenne de leur fidèle allié turc de l’Otan depuis sa création.

L’argument tiré du caractère non-européen de la majeure partie du territoire actuel de la Turquie est assez grotesque dans la mesure où la République de Chypre a été admise dans l’Union alors que cette ile, selon tous les anciens atlas, doit être considérée comme relevant du continent asiatique et non européen alors qu’environ un  quart du territoire de la Turquie se situe bien sur le continent européen ou s’est déroulé l’essentiel de son histoire pendant un millénaire.

En réalité, le Président français comme beaucoup, craint hypocritement, pour des raisons essentiellement électorales, l’entrée dans l’Union de ce grand pays majoritairement musulman proposant à la Turquie une alternative inacceptable sous forme d’un « partenariat »  sans intérêt et humiliant pour ce vieil allié.

Il s’agit là d’une grave erreur historique !

En effet, ce refus d’admission  a fait disparaitre  très rapidement dans l’opinion turque le grand engouement que suscitait la candidature de son pays et qui était susceptible d’accélérer l’européanisation de la masse ; bien au contraire le peuple turc, heurté dans sa fierté  s’est beaucoup ré islamisé  ces dernières années et avec la puissance que lui donne aujourdhui le dynamisme de son économie se met à repenser aux époques glorieuses de l’empire ottoman comme alternative à son refus d’adhésion à l’Union

Indépendamment de l’aspect économique, qui est pourtant très important actuellement pour une Union Européenne et notamment la France qui va voir sa croissance s’affaiblir alors que la Turquie affiche elle et va sans doute continuer d’afficher encore longtemps la plus forte croissance de la zone et qui donc aurait bien besoin  du marché turc alors que celui-ci peut progressivement se passer en partie du marché européen, il est éminemment regrettable qu’ à un moment ou les Etats Unis manifestent leur intention de s’abstenir  d’intervenir dans le cadre de l’Otan pour tenter de régler des conflits dans ce qu’il considère, exception faite d’Israël, la zone d’influence de l’Europe, c'est-à-dire les rives de l’ Est et Sud de la Méditerranée, il n’est pas exclu de craindre une abstention progressive de la Turquie dans des opérations de l’Otan alors et pourtant que son armée est  la plus puissante de cette zone.

Quel que soit le partage des responsabilités, Il est lamentable que, comme la question palestinienne depuis 1948, la question chypriote ne soit toujours pas réglée depuis 1974 alors que l’Europe aurait du exiger que cette question soit réglée comme préalable à l’adhésion de la République Chypriote !

Aujourdhui cette question Chypriote ne va plus seulement constituer un obstacle à l’adhésion mais un facteur grave de tension  avec l’allié turc qui pourrait bien ne plus l’être rapidement notamment  s’ il parvient, comme alternative au refus d’adhésion, à reconstituer  une  zone d’influence dans ses anciennes provinces ottomanes des Proche et Moyen Orient  et d’Afrique du Nord  peuplés d’arabes dont « l’éveil à la démocratie » risque bien de se traduire surtout dans l’immédiat par « le réveil » de son  hostilité à Israël  dont les rapports se dégradent rapidement avec la République turque.

Alors qu’intégrée à l’Union, la Turquie aurait constitué un atout considérable tant sur les plans économique, militaire que diplomatique ,  celle-ci a compris que son avenir immédiat n’était plus avec l’Europe qui l’a stupidement rejetée mais avec les états turcophones d’Asie Centrale, et arabes des Proche et Moyen Orient et d’Afrique du Nord.

Et la France et à travers  elle  l’Union Européenne  vont en faire les frais.

Après la débâcle  de sa diplomatie de « salon mondain » en Egypte, et en Tunisie, la France risque bien de se rendre compte après les apparents succès récents de sa diplomatie de « salon intellectuel »  en Libye, qu’elle s’est battue pour le « Roi de Prusse ».

Car phénomène nouveau, les turcs sunnites qui détestaient  leurs anciens sujets arabes y compris sunnites qui les avaient trahis lors de la guerre 1914-18 en faisant alliance avec les chrétiens et ces arabes de Syrie, du Liban, d’Irak, de Palestine, d’une partie de l’Arabie, d’ Egypte, de Libye, de Tunisie, ou d’Algérie) qui ne semblaient pas vouloir se souvenir comme agréable de l’époque  où ils étaient sujets de l’empire ottoman, se rapprochent à pas de géant.

Qui peut sérieusement penser en France ou dans l’Union Européenne,        nonobstant les colonisations anglaise, française ou italienne ou en réaction à elles, que les pays arabes majoritairement musulmans des Proche et Moyen Orient et d’Afrique du Nord préféreront, en supposant même que l’Union soit capable de les aider massivement sur le plan économique- ce qui n’est pas le cas- le modèle démocratique occidental plutôt que l’actuel modèle laïc turc actuel  largement ré islamisé par rapport à celui imposé par Atatürk et les militaires mis de côté  à la grande satisfaction des grands démocrates mais un peu naïfs de l’Union Européenne ?

Car il est culturellement plus facile pour ces pays arabes dont une fraction de la population aspirent, ignorant ses minorités chrétiennes, à réintroduire la charia dans leur constitution de trouver un semblant de compromis démocratique en adoptant des constitutions sur le modèle laïc turc assez peu respectueux actuellement de ses anciennes minorités chrétiennes  plutôt que des constitutions sur le modèle des démocraties occidentales de plus en plus honnies par la majorité des musulmans.

Pourtant l’Union Européenne aurait largement gagné en intégrant la Turquie à avoir dans sa zone  d’influence une diplomatie commune inspirée conjointement par l’Espagne, la France, l’Italie, le Royaume Uni et la Turquie.

Faute d’avoir été capable de faire pression sur la France mais aussi sur l’Allemagne, réticente et peu ouverte au projet français de l’Union pour la Méditerranée  actuellement dans les limbes, les autres membres de l’Union Européenne risquent  très vite de le voir enterré et remplacé par un projet « Ottoman » d’Union de la Méditerranée regroupant seulement outre la Turquie, la Syrie, le Liban, la Palestine, l’Egypte, la Libye, la Tunisie et l’Algérie écartant les pays de la rive nord de la « Mare Nostrum ».

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:55
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Aux  Etats qui se montrent toujours réservés pour voter l’admission comme membre à part entière de la Palestine à  l’ONU et qui diplomatiquement, pour ne pas dire hypocritement en grande partie pour de basses considérations électorales internes, repoussent cette perspective  notamment en soutenant que cela ne changera rien sur le terrain si des négociations ne sont pas reprises, il est simple de faire observer que sur le  plan de la morale et de l’égalité, ce ne serait que justice dans la mesure où il n’y a strictement aucune raison pour qu’il existe un Etat Juif depuis longtemps et pas encore un Etat palestinien.

Considérations  électorales sur lesquelles on peut  d’ailleurs s’interroger dans la mesure ou l’on peut espérer aujourdhui  qu’une majorité de citoyens américains ou européens de confession juive puissent  comprendre que leurs autres concitoyens américains ou européens estiment désormais qu’il y a un véritable déni de justice à l’égard des Palestiniens et voient disparaitre progressivement la sympathie qu’ils ont encore pour l’Etat d’Israël.

Donc si faute de pouvoir rendre davantage justice dans l’immédiat aux Palestiniens, ceux-c i se contentent d’une telle satisfaction morale, aucun argument valable ne peut leur être opposé.

Sans intérêt dès lors est la question de savoir si Israël  soutient qu’une telle reconnaissance n’apportera rien aux Palestiniens et estime que la reprise des négociations et un accord doit être préalable à cette reconnaissance tandis qu’il continue d’implanter ses colonies illégales dans les territoires occupées sans que les Etats Unis ne parviennent à en imposer le gel alors que celui-ci est considéré par les Palestiniens comme un préalable à la reprise des discussions.

Ce vote à l’ONU a au moins l’avantage de contraindre les membres de l’Union Européenne à rechercher enfin une position commune et on voit mal par quelles contorsions diplomatico-juridiques les trois pays membres du Conseil de Sécurité et alliés que sont la France, le Royaume Uni et les Etats Unis pourront  tenter de justifier un droit de veto sauf pour la France et le Royaume Uni a reperdre le petit capital de sympathie fragile qu’ils viennent de regagner dans le monde arabe avec la guerre menée en Libye (Il convient à ce sujet de bien avoir à l’esprit que le « Printemps arabe » n’a pas fait naitre que des idées démocratiques mais également renaitre le sentiment d’injustice à l’égard des Palestiniens).

Comme d’emblée les Etats Unis ont annoncé qu’ils opposeront leur veto, ils s’exposent sans profit aucun, à une confrontation qui ne fera que leur faire perdre le peu de capital de sympathie dont ils disposent encore dans le monde arabe et pourront difficilement  dans le futur  « paternaliser » de nouvelles négociations comme celles menées sans grands succès depuis des décennies.

Si les Etats Unis veulent prendre le risque d’un tel veto, il n’appartient à aucun membre de l’Union Européenne, sous prétexte de jouer les « bons offices » de leur permettre de fuir leur responsabilité historique en ménageant un « plan B » de nature à faire patienter encore les Palestiniens au moins jusqu’au-delà des élections qui se profilent aux Etats Unis ou en Europe car ce faisant ces Etats seront responsables une nouvelle fois  de l’absence d’unanimité des Etats membres de l’Union Européenne qui dans peu de domaine s’avère capable de parler d’une seule voix.

Il importe qu’au Conseil de Sécurité de l’ ONU  les Etats membres qui sont également membres de l’Union Européenne adoptent une position commune et si possible, si le Représentant de l’Autorité Palestinienne maintient sa demande d’adhésion pleine et entière,  de voter pour

Ensuite le rôle d’organisateur des négociations devra revenir normalement  à l’Europe c'est-à-dire à la Russie, à la Turquie et à l’Union Européenne dont Israël et la Palestine se trouvent dans la zone d’influence géo-politique dans laquelle manifestement les Etats Unis ont de moins en moins l‘envie et surtout les moyens d’intervenir.

Et le fait pour Israël de voir s’étioler l’influence de leur grand allié inconditionnel  les Etats Unis et augmenter celle de l’Union Européenne, plus neutre et  dont la diaspora juive semble plus compréhensive à l’égard des Palestiniens, ainsi que celle de la Russie et surtout de la Turquie  amènera obligatoirement l’opinion publique d’Israël à évoluer favorablement.

Au-delà de la question de la reconnaissance d’un Etat, celle de ses frontières doit l’être également ; or  le statut quo s’éternisant, l’Etat d’Israël  grignote progressivement depuis plus de soixante ans ce qui devrait être le territoire de l’Etat Palestinien qui, si les choses durent encore longtemps, ne conservera bientôt plus que des colonies arabes éparpillées dans le territoire d’un Grand Israël.

Or contrairement à ce que prétend le porte-parole de l’Etat d’Israël qui feint de ne voir aucun intérêt à la démarche des Palestiniens,  la reconnaissance comme membre à part entière ou même comme Etat-non membre avec le statut d’observateur comme l’a eu la Suisse avant son admission comme membre à part entière , présente au-delà de la simple symbolique, l’intérêt de poser la question de ses frontières, celle désormais de 1967, et celle de sa capitale Jérusalem. Et  à cette occasion celui du statut de la vieille ville de Jérusalem  qui est le patrimoine commun des  chrétiens, des juifs et des musulmans .

 

 

 

 

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 10:16

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Il est plutôt surprenant, et inquiétant à la fois, d’entendre aujourd’hui la Directrice du FMI  critiquer l’endettement excessif de beaucoup de pays alors que Ministre des Finances pendant longtemps d’un pays, la France, largement surendetté depuis quatre  décennies,  on ne se souvient pas qu’elle se soit « attaquée » à l’époque encore récente au problème de son propre pays.

Si les banques doivent être critiquées pour avoir placer de manière irresponsable des créances hypothécaires titrisées  dans de nombreux produits de placement , ce qui a abouti à la crise des Subprimes, leur responsabilité dans la crise financière actuelle qui  secoue actuellement  la zone euro,  et elles par voie de conséquence, est largement imputable aux Politiques qui ont cru aux USA comme en Europe Occidentale que l’endettement de leurs Etats pouvait continuer d’augmenter sans fin sans sanction finale. Certes les banques, indépendamment des agences de notation, auraient dû depuis longtemps se rendre compte que n’étaient plus garantis les emprunts émis par certains Etats surendettés et ne plus en souscrire. En effet comment par exemple, même un Etat comme la France dont la dette ajoutée, à celle de ses collectivités territoriales, dépassent 1 700 Milliards d’euros peut-il espérer  résorber  celle-ci en moins de temps qu’il l’a accumulée ? A fortiori encore moins la Grèce ou l’Italie !

Cela implique pas seulement que  le déficit de ses finances revienne à 3% comme prévu par le pacte de stabilité non respecté, ni  que ce déficit soit réduit à zéro mais que la France soit capable de dégager enfin un excédent annuel susceptible de ramener l’endettement au niveau de ce qu’il était  il y a environ 40 ans . En supposant que l’objectif soit seulement de ramener de moitié le niveau de l’endettement public de la France ce qui, au niveau des taux actuels très bas auxquels elle peut encore emprunter pour quelques temps avant que ces taux ne prennent l’ascenseur et ne la place dans un cercle vicieux prévisible, prendrait au moins deux générations.

Or aujourd’hui trois de ses principales banques  BNP, CREDIT AGRICOLE  et SOCIETE GENERALE  détiennent pour un total d’environ 50 milliards d’euros d’emprunts d’Etats grecs, irlandais, portugais, espagnols, italiens, belges  alors que rien ne permet d’exclure désormais que même l’Italie et l’Espagne n’éprouvent des difficultés à les rembourser.

Dans cette hypothèse ou ces banques devraient  précipitamment provisionner une partie du montant des emprunts des Etats qu’elles détiennent alors que leurs fonds propres sont insuffisants, elles devraient être recapitalisées en catastrophe.

Or  la nationalisation, solution miracle avancée en France pour rassurer les naïfs, serait totalement inefficace dans la mesure où l’on ne voit pas comment tout en réduisant son déficit, l’Etat français serait capable, à travers ou non de nationalisations de trouver  20 à 25 milliards.

En fait les Etats nationaux surendettés comme la France sont parfaitement incapables  de venir au secours pour la deuxième fois en trois ans de leurs banques alors pourtant  que, quelques soient encore les erreurs de celles-ci - qui  n’ont manifestement pas tiré  la leçon de la crise engendrée par la faillite de leur consœur Lehmann Brothers- aucun Etat européen, et pas seulement la France ne peut se permettre  que deux ou trois de ses principales banques  de la zone euro soient en grande difficultés ce qui constituerait un risque systémique pour toute l’Europe voire le monde .

Le pourraient-ils encore une nouvelle fois que cela ne serait pas souhaitable !

Si les propres actionnaires de ces banques  ou d’autres ne souscrivaient pas les augmentations de capital  nécessaires, c’est  alors par  une Banque de Prise de Participation Européenne,  cotée en bourse, à capital variable, dont  la souscription des actions seraient  ouvertes au Public, que ces recapitalisations devraient être faites, c'est-à-dire toujours par le Privé et non par le Public.

Si en effet, il  n’est pas  actuellement inadmissible d’émettre des « Eurobonds » tant  que la convergence des politiques budgétaires des Etats de l’euro zone n’est pas assurée et  dès lors il est normal que les aides entre Etats soient  apportées au travers d’un fonds abondé par eux, il n’est économiquement pas normal que les prêts consentis par ce fonds aux Etats servent à recapitaliser leurs banques.

En conclusion, les citoyens européens face à la gravité de la crise, aimeraient  pour retrouver confiance  tout d’abord que  des  gouvernements d’Union Nationale se mettent très rapidement en place dans chaque Etat de la Zone Euro et que ces gouvernements puis leurs parlements , conscients et faisant prendre conscience à leur opinion publique qu’il n’y a plus d’autres solutions, acceptent enfin de perdre une grande part de leur souveraineté  nationale et de  confier à l’Union Européenne  des pouvoirs  exceptionnels lui permettant d’agir rapidement et efficacement ; ensuite qu’au niveau de l’ Union Européenne, il soit mis fin à la direction multicéphale  actuelle par la concentration de ces pouvoirs exceptionnels entre les mains  d’ une Présidence unique  capable d’œuvrer  rapidement dans l’intérêt général de tous les citoyens européens, de concert  avec la BCE  et s’exprimant au lieu et place des dirigeants nationaux actuels incapables de parler d’une seule voix par pur égoïsme national et démagogie électorale.

 

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 20:08
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Alors que la France s’est opposée à la guerre en Irak, alors qu’elle a pris l’initiative d’ accueillir sur son sol  le « Guide » libyen Kadhafi et le Président Syrien Assad, tous deux subitement réhabilités sans pourtant qu’aucun progrès sensible en matière de démocratie  n’ait été exigé d’eux ni par elle ni davantage par les Etats Unis ou le Royaume Uni dont manifestement l’avènement de la démocratie en Libye et en Syrie n’était pas il y a peu une priorité, soudainement la France s’est révélée, après le fiasco de sa diplomatie en Egypte et en Tunisie, comme un parangon de vertu en matière de défense  de la démocratie.

 

Prenant prétexte d’un risque, par nature  jamais certain, de massacre à Benghazi par les troupes gouvernementales libyennes, la France s’est « embarquée » avec le Royaume Uni et « l’onction »  des Etats Unis  dans ce qu’il faut bien appeler la guerre de Libye.

 

Pourquoi ?  On est toujours en droit de continuer de se poser la question !

 

En effet, alors qu’il apparait évident aujourd’hui que le bilan de l’intervention militaire en Irak est globalement très négatif, et que la France a eu raison  de ne pas participer à cette intervention contre Saddam Hussein dont les actes contre son peuple étaient pourtant certainement  aussi graves que ceux que l’on voudrait reprocher à Kadhafi, on peut, sans grand risque de se tromper affirmer que quelle, que soit la suite des événements,  le bilan en Libye sera lui aussi  globalement très négatif .

Comment dès lors peut-on sérieusement, de la part d’un Ministre des Affaires Etrangères de la France, parler de « risque calculé » alors que comme en Irak la situation demain en Libye n’a pratiquement aucune chance à court et moyen terme d’étre meilleure qu’avant la guerre ?

 

Surtout les citoyens européens et américains sont en droit de s’interroger sur la manière de fixer l’ordre des priorités par leurs dirigeants !

 

Depuis l’alerte  remontant maintenant à plus de 3 ans,  la première de leurs  priorités  aurait du   étre d’assainir d’urgence la situation financière des économies occidentales alors que depuis le 15 aout 1971, ils n’ont strictement rien fait pour prévenir le risque de faillite généralisée actuel. Ensuite la deuxième de leur priorité aurait du étre de gagner la guerre en Afghanistan ou se joue la défense du  monde occidental en y mettant les moyens sans idée de limiter ces moyens dans le temps ce qu’ils n’ont pas fait .Bien au contraire, alors que la situation se dégrade tous les jours, les occidentaux s’apprêtent à évacuer le pays dans des conditions qui risquent bien de ressembler à celles dans lesquelles les Etats Unis ont du évacuer le Viêt-Nam.

 

Comme on peut considérer que les dirigeants des Etats Unis, du Royaume Uni et de la France sont des gens intelligents, doit-on craindre qu’ils aient une petite idée « derrière la tête » en prenant le grand risque ( manifestement mal calculé) de déstabiliser, après la Tunisie et l’Egypte, la Libye puis la Syrie ? Et avec elle demain sans doute le Liban ?  Et  avec tous les risques que cela fait courir à l’Etat d’Israël alors qu’est  programmée la demande de reconnaissance à l’ONU de l’Etat Palestinien et qu’ils n’ont rien fait de sérieux pour tenter d’imposer la Paix entre les deux Etats depuis 1967.

 

Après le printemps, l’été vient de passer, l’automne s’approche et « l’hiver arabe » risque d’étre dur !

 

Surprenant également le fait que les Occidentaux ne semblent plus considérer comme une priorité le risque de voir l’Iran dotée demain de l’arme nucléaire ? ? Inquiétant le fait de voir la Russie accueillir sur son sol le Président de la Corée du Nord !

Inquiétantes les critiques du Président des Etats Unis contre le lancement d’un porte-avion par la Chine qui se montre de plus en plus critique contre le laxisme économique et monétaire  des Etats Unis.

 

Faute de pouvoir espérer régler le probléme de l’endettement généralisé du au laxisme des quarante dernière années par l’inflation qui ruinerait les épargnants, faute de pouvoir espérer une croissance forte, face à un chômage qui risque d’augmenter fortement alors qu’il se maintient depuis de nombreuses années à des niveaux très élevés privant  une grande partie de la jeunesse d’avenir, alors une « bonne guerre » comme ironise souvent  les gens du peuple avec le bon sens qui est le sien, ne serait-il pas la solution ?

 

 La Solution Finale ? Certainement !

 

 Machiavélique ?

 

 

 

 

 

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 18:01
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Tous les jours qui passent, les éminents spécialistes qui prétendent sauver l’Euro et par delà l’Euro, l’Union Européenne elle-même, proposent de nouvelles mesures : création d’un  véritable Fonds Monétaire Européen, d’un Ministre des Finances européen, d’un Gouvernement Economique de l’Europe, émission d’Eurobonds, renforcement des pouvoirs du Président de l’Union qui deviendrait président de la zone euro   etc .. etc

 

Toutes ces mesures éparses proposées au fur et à mesure de l’évolution de la crise sous la pression des marchés ne constituent pas, telles qu’elles sont présentées à l’opinion publique par nos gouvernants, un tout cohérent susceptible de régler la crise.

 

Heureusement d’ailleurs que les défenseurs de l’Etat Nation s’avèrent bien incapables de proposer à l’opinion publique d’autres solutions plus crédibles de sorte que l’on peut penser qu’actuellement cette opinion publique  semble estimer majoritairement qu’il faille « plus d’Europe » et pas « moins d’Europe » pour sauver la situation et lui redonner confiance.

 

Alors pourquoi ne pas lui expliquer davantage que l’Euro et l’Union Européenne ne seront sauvés qu’à la condition que la solidarité entre pays membres soit renforcée mais qu’une telle augmentation de la solidarité implique par chaque état membre un abandon substantiel de sa souveraineté à un pouvoir de contrôle accru et de sanction d’une autorité supranationale défendant l’intérêt général de l’ensemble des citoyens de l’Union ?

 

Comme l’a bien exprimé le Président français, rejoignant sur ce plan les conceptions de la chancelière allemande, l’émission d’Eurobonds  qui institutionnaliserait la solidarité entre états membres de la zone Euro voire de l’Union Européenne implique préalablement la mise en place par la Zone Euro voire de l’Union d’une institution disposant d’un tel pouvoir de contrôle et de sanction, et non postérieurement, même si  l’on ne voit pas clairement actuellement ce qu’un futur « Gouvernement économique » pourrait avoir de pouvoirs en plus que l’actuel Ecofin.

 

Mais un tel abandon de souveraineté des états membres nécessaire pour rendre efficace la création d’un poste de Ministre Européen des Finances proposé par le directeur de la BCE, la mise en place d’un véritable Gouvernement Economique européen proposé par la Chancelière allemande et le président français qui aurait plus de pouvoirs que l’Ecofin actuel de même que l’existence  de l’actuelle  Haute Représentante des Affaires Etrangères  suppose la véritable création d’un Gouvernement fédéral européen  imposant de redéfinir les compétences et le rôle de la Commission européenne par rapport à un tel futur embryon de   gouvernement fédéral. De même que  la proposition d’attribution  de la Présidence de la Zone Euro à l’actuel Président Herman von Rompuy  élu pour deux ans et demi doit étre l’occasion de reconsidérer l’existence équivoque de la Présidence  tournante de six mois attribuée à tour de rôle à chaque Etat,  actuellement à la Pologne et bientôt à Chypre (à ce sujet, espérons qu’à l’issue du mandat de deux ans et demi du Président von Rompuy, les gouvernants de l’Union feront le choix judicieux, ne serait-ce que pour rallier l’opinion publique allemande à la cause de l’Euro et de l’Union, de désigner avec cette nouvelle compétence de Président de la Zone Euro l’actuelle chancelière allemande Angela Merkel).

 

En conclusion les institutions de Union Européenne doivent cesser d’étre le résultat d’une construction empirique de bric et de broc qui en font aujourd’hui une véritable ‘Usine à Gaz », faute par la France et les Pays-Bas d’avoir sagement ratifié le premier projet défunt de Constitution Européenne.

 

Nos gouvernants et notamment la chancelière allemande et le président français doivent avoir le courage de poser la vraie question, celle de savoir si les états qui réclament davantage de solidarité  sont prêts rapidement  à faire abandon de souveraineté et à adopter un nouveau projet de Constitution de l’Europe qui en fasse un véritable Etat Fédéral. L’actuelle crise constitue un moment favorable pour le faire !

 

Seule la création d’une telle Fédération Européenne avec parallèlement la mise en place d’une réforme réinstaurant progressivement un système monétaire international fondé sur l’étalon or est de nature à redonner confiance aux citoyens de l’Union sur son avenir et celui de sa monnaie.

 

Rappelons nous que vers les années 1780, les Etats américains avaient refusé de rembourser leurs  dettes de leur guerre d’Indépendance alors que ils ne  constituaient  entre eux qu’une vague Confédération analogue à l’ancienne Confédération Helvétique  et que Georges Washington a présidé la Convention de 1787 à l’origine de la Constitution ratifiée en 1789  qui , finalement à la suite d’un compromis historique, a  permis la prise en charge des dettes des états par cet Etat Fédéral.

 

Rappelons nous également que la monnaie unique suisse, le Franc a été une création de l’actuelle  Constitution Fédérale de la Suisse (même si toujours appelée Confédération) adoptée en 1848.

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 15:15
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Comme déjà dit, le système monétaire de l’étalon or qui  a existé de 1814 jusqu’après la  première guerre mondiale a assuré  aux pays développés de l’époque une croissance raisonnable sans inflation ni chômage massif avec une monnaie unique mondiale : l’Or !

 

Force est de constater depuis que toutes les politiques qui ont cru pouvoir augmenter artificiellement le taux de croissance naturel de l’économie pour résoudre le problème du chômage par un développement inconsidéré du crédit, ont échoué. Elles n’ont conduit qu’au surendettement généralisé des Collectivités publiques et des Particuliers, voire des Entreprises sans n’aucunement résoudre le problème du sous-emploi.

 

Personne ne peut plus sérieusement contester aujourd’hui que la crise monétaire actuelle est le résultat d’un excès  de développement du crédit qui n’aurait pas pu étre tel  sous le système de l’étalon or. Et le fait de vouloir imposer aux Banques d’augmenter leurs fonds propres ou aux Collectivités publiques de limiter leurs déficits ressemble à une médecine qui consisterait à vouloir guérir un malade du cancer en lui donnant de l’aspirine.

 

Nos gouvernants semblent avoir compris  enfin  que les politiques consistant « momentanément » à relancer une croissance anémique en faisant marcher la « planche à billets » constituent de véritables fuites en avant qui  n’aboutissent qu’à une chose : augmenter à terme  l’inflation qui ruine les épargnants en permettant à leurs débiteurs de les rembourser en « Monnaie de Singe » mais pas, comme ils ont essayé longtemps, de manière parfaitement démagogique, de le faire croire à leurs électeurs, d’augmenter  la croissance et d’abaisser le chômage de manière durable.

 

Les épargnants-citoyens, en commençant par ceux de l’Union Européenne,  doivent  réclamer non seulement  l’interdiction constitutionnelle  pour les Collectivités Publiques de faire du déficit mais surtout que leurs gouvernements s’attèlent enfin sérieusement à la réforme du système monétaire international qui aurait du étre entreprise dès les jours suivant le 15 aout 1971 soit il y a déjà 40 ans.

Et  il leur appartient  de faire comprendre à leurs gouvernants que leur confiance dans la monnaie que leurs banques centrales émettent de manière excessive ne peut désormais étre rétablie que si  elles planifient toutes ensembles et au même rythme  l’augmentation progressive de leur couverture en or. A défaut, ils doivent sérieusement craindre de se retrouver détenteurs  de billets qui ne seraient plus que du papier sans aucune valeur.

 

Dès lors que de cette manière, la confiance dans la monnaie sera rétablie, les conditions de règlement des problèmes de surendettement qui perturbent dangereusement les marchés financiers  pourront étre négociées dans un climat beaucoup plus serein.

 

Ce n’est certainement pas en ruinant les épargnants qui sont  tout à la fois les fournisseurs de l’oxygène et du carburant qui font tourner le moteur de l’économie capitaliste qu’ils peuvent espérer continuer  de le faire tourner en brulant au lieu et place de ce carburant de la monnaie papier sans valeur !

 

 

 

 

Quels sont ceux de nos gouvernants qui se préoccupent par exemple aujourd’hui du fait parfaitement anormal que les échanges internationaux de biens et de services  n’absorbent par année qu’environ 10 jours seulement du volume annuel d’activités sur les marchés des changes de monnaie ou autrement dit que 355 jours environ sur 365 par an les échanges de monnaie ne correspondent qu’à des activités de couverture ( pour se garantir de la variation des taux de changes entre monnaie)  et surtout de spéculations ? Alors pourtant que, rappelons le, la fonction de la monnaie est essentiellement  celle de faciliter l’échange de biens et de services.

 

Et à supposer que certains s’en préoccupent un peu, quelle explication trouvent-ils à un tel phénomène et comment comptent-ils  supprimer ce genre d’ anomalie ?

 

Depuis le fatal 15 aout 1971, de nombreux économistes ont tenté vainement sous le nom de monétarisme de fonder une nouvelle orthodoxie. Mais ils se sont lourdement trompés en  faisant de la quantité de monnaie en circulation le déterminant principal de sa valeur  c'est-à-dire de son pouvoir d’    achat. Or  l’expérience de ses quarante dernières années montre qu’avec le monétarisme la souplesse disparait et il devient très difficile pour les banques centrales de contrôler l’inflation future car la quantité de monnaie en circulation devient quasiment incontrôlable.

 

Or, contrairement à ce que certains espèrent et voudraient faire croire un retour de l’inflation, alors que les Banques Centrales ont ou devraient avoir pour fonction unique de garantir le pouvoir d’achat de la monnaie, serait un remède d’apprentis-sorciers pire que le mal  car si  elle permettrait aux surendettés  que sont les Collectivités publique et les Particuliers de rembourser plus facilement aux épargnants leurs dettes en « Monnaie de Signe »,  elle aurait pour contrepartie de réduire l’épargne globale dont une économie capitaliste a vitalement besoin, entrainant une augmentation considérable des taux d’intérêt, une réduction de la croissance déjà anémique et donc une nouvelle augmentation du chômage…etc   etc

 

Le  cercle vicieux !

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 11:13
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Comme déjà écrit, le système monétaire de l’étalon or qui  a existé de 1814 jusqu’après la  première guerre mondiale a assuré  aux pays développés de l’époque une croissance raisonnable sans inflation ni chômage massif avec une monnaie unique mondiale : l’Or !

 

Force est de constater depuis que toutes les politiques qui ont cru pouvoir augmenter artificiellement le taux de croissance naturel de l’économie pour résoudre le problème du chômage par un développement inconsidéré du crédit ont dramatiquement échoué.

Elles n’ont conduit qu’au surendettement généralisé des Collectivités publiques et des Particuliers sans n’aucunement résoudre le problème du sous-emploi.

 

Personne ne peut plus sérieusement contester aujourd’hui que la crise monétaire actuelle est le résultat d’un excès  de développement du crédit qui n’aurait pas pu étre tel  sous le système de l’étalon or. Et le fait de vouloir imposer aux banques d’augmenter leurs fonds propres ou aux Collectivités publiques de limiter leurs déficits ressemble à une médecine qui consisterait à vouloir guérir un malade du cancer en lui donnant de l’aspirine.

 

Nos gouvernants semblent avoir compris  enfin  que les politiques consistant « momentanément » à relancer une croissance anémique en faisant marcher la « planche à billets » constituent de véritables fuites en avant qui  n’aboutissent qu’à une chose : augmenter à terme  l’inflation qui ruine les épargnants en permettant à leurs débiteurs de les rembourser en « Monnaie de Singe » mais pas, comme ils ont essayé longtemps de manière parfaitement démagogique de le faire croire à leurs électeurs, d’augmenter  la croissance et d’abaisser le chômage de manière durable.

 

Les épargnants-citoyens , en commençant par ceux de l’Union Européenne,  doivent  réclamer non seulement  l’interdiction constitutionnelle  pour les Collectivités Publiques de faire du déficit mais surtout que leurs gouvernements s’attèlent enfin sérieusement à la réforme du système monétaire international qui aurait du étre entreprise dès les jours suivant le 15 aout 1971 soit il y a déjà 40 ans.

Et  il leur appartient  de faire comprendre à leurs gouvernants que leur confiance dans la monnaie que leurs banques centrales émettent de manière excessive ne peut désormais étre rétablie que si  elles planifient toutes ensembles et au même rythme  l’augmentation progressive de leur couverture en or. A défaut, ils doivent sérieusement craindre de se retrouver détenteurs  de billets qui ne seraient plus que du papier sans aucune valeur.

 

Dès lors que de cette manière, la confiance dans la monnaie sera rétablie, les conditions de règlement des problèmes de surendettement qui perturbent dangereusement les marchés financiers  pourront étre négociées dans un climat beaucoup plus serein.

 

Ce n’est certainement pas en ruinant les épargnants qui sont  tout à la fois les fournisseurs de l’oxygène et du carburant qui font tourner le moteur de l’économie capitaliste qu’ils peuvent espérer continuer  de le faire tourner en brulant au lieu et place de ce carburant de la monnaie papier sans valeur !

 

 

 

 

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