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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 17:59

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Fiers de la bonne gestion des finances de leur Confédération et de leurs cantons  (mais pas de leurs grandes banques)  les Suisses  se mettent très majoritairement à rejeter l’Union Européenne dont la majorité des Etats  se trouvent aujourd’hui  surendettés.

 

Plutôt que d’espérer un jour faire de l’Union Européenne un Etat  Fédéral sur le modèle du leur depuis 1848  et y jouer un rôle majeur, les Suisses, persuadés qu’ils échappent actuellement à la crise mondiale grâce à leurs vertus dont ce modèle serait l’incarnation , sont de plus en plus tentés par un repli sur eux-mêmes, repli qui pourrait fort bien plus vite que certains d’entre eux le croient, s’avérer suicidaire.

 

En effet contrairement à ce qu’ils souhaiteraient pour régler le problème de leur franc largement surévalué dont ils tirent une fierté qui risque fort de les égarer, l’Allemagne n’abandonnera pas l’euro  pour la bonne et simple raison que désormais les choses sont allées trop loin et qu’un tel abandon serait aussi catastrophique pour elle que pour le monde entier mais pas davantage l’Irlande, la Grèce, le Portugal, Chypre, ou l’Espagne et l’Italie ne l’abandonneront. En revanche l’Allemagne imposera  ses règles.

 

Que cela soit bon ou mauvais, non seulement les 17 Etats membres de la zone euro sont condamnés à la solidarité mais ni les USA, ni le Japon ni les puissances émergentes que sont la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie ou l’Afrique du Sud ou les Pays de la péninsule arabique  ne souhaitent, à la différence de la Suisse, que la Zone euro éclate .

 

La solution au problème du franc suisse surévalué ne viendra pas de l’euro  qui se réévaluerait  s’il ne restait, comme certains d’entre eux le souhaitent, que la monnaie de l’Allemagne, de l’Autriche, des Pays Bas et de la Finlande.

 

Qu’une solution  durable soit ou ne soit pas trouvée prochainement à la crise de surendettement qui touche une bonne partie des Etats membres de la zone euro, la Banque Centrale Européenne devra veiller comme la Banque Nationale Suisse  pour le franc suisse à ce que l’euro ne se réévalue pas par rapport à son niveau actuel  afin d’aider précisément ces Etats à  pouvoir obtenir une croissance minimum leur permettant de respecter les plans d’apurement de leurs dettes . Or actuellement l’euro continue de se réévaluer par rapport au dollar alors qu’il est tout à fait souhaitable qu’il suive cette monnaie dans sa chute.

 

Dans ces conditions la Banque Nationale Suisse se retrouve bien seule et dans une situation inédite  car non comparable à celles qu’elle a connues aux cours des crises qui se sont produites entre le 15 aout 1971 et l’introduction de l’euro.

 

Malheureusement pour elle, sa monnaie n’est plus  avec le Yen, que la seule monnaie de refuge avec l’or.

 

Or comme déjà indiqué dans un précédent article, ils ne semblent pas que beaucoup de personnes  aient encore pris conscience de l’importance des  masses monétaires en dollars et en euros qui pourraient étre vendues par rapport à la faible masse monétaire des francs suisses en circulation à acheter. 

 

 

Si des parts croissantes de ces masses monétaires en dollars et en euros se reportent sur le franc suisse, ce que l’on peut raisonnablement craindre, toutes les politiques que pourra mener la Banque Nationale Suisse pour tenter d’enrayer la hausse du franc risquent fort de s’avérer inopérantes.

 

Si tel est le cas, la situation relativement confortable de la Suisse risque de se retourner brutalement  et  elle risque de s’enfoncer brutalement dans la récession.La dépendance économique de celle-ci à l'égard de l'extérieur est telle que sa souveraineté en matière monétaire est devenue limitée notamment pour la fixation du taux de change de sa monnaie avec le dollar et l'euro.

 

Dans un  tel scénario catastrophe, les dirigeants suisses pourraient bien plus rapidement qu’ils ne le croient, regretter amèrement d’avoir tourné le dos à l’Union Européenne car alors leur salut ne viendra que d’une coopération renforcée de la Banque Nationale Suisse avec la Banque Centrale Européenne et d’une diminution considérable de sa souveraineté qu’elle croit pouvoir préserver par sa politique actuelle.

 

Contrairement à l’opinion largement partagée par la très grande majorité des Suisse, l’Union Européenne pourrait apparaitre alors comme un moindre mal.

 

Mais un tel revirement des hommes politiques suisses sera dur à avaler par les citoyens suisses qu’ils ne préparent nullement à une telle alternative.

 

La Suisse serait alors dans la plus mauvaise position pour négocier avec l’Union Européenne un tel accord de coopération entre la BCE et la BNS.

 

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 19:29
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Force est de constater aujourd’hui que la plupart des Etats Européens ont violé le pacte de stabilité qu’ils avaient pourtant signé. La plupart d’entre eux sont aujourd’hui en faillite.

Se pose désormais la question légitime de savoir si un Etat souverain en faillite a plus de droit qu’une entreprise de ne pas étre mis purement et simplement en liquidation et perdre sa souveraineté ou d’accepter un plan de continuation de son existence  sous la tutelle d’un administrateur.

La solidarité des autres états ne peut étre qu’à ce prix. Faute de l’accepter ces Etats doivent disparaitre  comme des Etats souverains sur les plans économique et monétaire ou renoncer à bénéficier de la monnaie unique pour reprendre leur propre monnaie.

S’ils ont besoin de la solidarité des autres états membres et estiment de leur intérêt de conserver l’euro, ils doivent accepter d’étre placés sous l’administration directe de l’Union Européenne jusqu’à parfaitement rétablissement de leurs finances  comme autrefois, avant la création de l’Union, ils auraient été placés sous la tutelle du Fonds Monétaire Internationale.

Rétablissement de leurs finances supposant qu’ils aient  retrouvé des excédents budgétaires suffisants pour pouvoir amortir leurs dettes sur moins de 25 à 30 ans.

Pour que l’Union Européenne puisse disposer des moyens permanents d’administration de ces Etats et de contrôle des autres, il est indispensable qu’au moins  les Etats membres  de la Zone Euro adoptent au plus vite non pas de nouveaux traités « bricolant » à la hâte des solutions non pérennes mais une Constitution faisant enfin de l’Union Européenne un Etat Fédéral.

Faute de quoi, la Zone Euro finira comme l’Union Latine entre la France, la Grèce, l’Italie et la Suisse, Union pourtant fondée à l’époque sur l’étalon or ; étalon or que la Banque Centrale Européenne doit avoir elle pour objectif de restaurer dès que possible. Ce qui le sera d’autant plus rapidement que le cours de l’or va continuer de grimper rapidement faute par les vendeurs inquiets de dollars et d’euros de ne pouvoir acheter à part lui, pratiquement que du Yen, monnaie d’un pays pourtant surendetté ou du Franc suisse, franc suisse qui ayant une  masse monétaire  très faible par rapport à celle du dollar et de l’euro ne pourra encore très longtemps monter sans poser des difficultés .

Et il incombe aujourd’hui à l’Allemagne, seule vraiment qualifiée actuellement pour le faire d’imposer un tel choix aux Etats de l’Union qui utilisent l’Euro surtout quand l’on observe l’attitude irresponsable des hommes politiques de certains pays comme la France.

En effet, alors que ce pays, deuxième en importance de la zone euro, n’a pas connu depuis 30 ans un seul budget en équilibre, la question de savoir quel bord politique est le plus responsable de l’endettement de la France devient grotesque alors qu’il se trouve au  bord  également de la faillite.

Comme la Suisse, comme l’Allemagne,  cette future constitution fédérale doit imposer aux futurs Etats membres  de l’Etat Fédéral européen, l’obligation de faire figurer dans leurs constitutions nationales l’interdiction de budget déficitaire.

 

Et Il est bien é vident désormais que cette constitution fédérale devra aller beaucoup plus loin dans la création d’une gouvernance économique de l’Union que la constitution refusée un peu légèrement par les peuples néerlandais et français.

 

Aujourd’hui les Etats doivent choisir :  soit essayer de conserver le maximum de souveraineté comme la Suisse et sortir de l’Union soit rester dans l’Union mais sans mettre en péril l’existence de celle-ci en acceptant de se soumettre au contrôle de leur budget par un Parlement Européen au pouvoir élargi et par un futur gouvernement fédéral.

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 11:04

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Pour essayer de comprendre la crise actuelle et en tirer les conséquences, il convient de rappeler une nouvelle fois que pendant un siècle de 1814 jusqu’à la première guerre civile européenne de 1914-1918, l’Europe a connu un système monétaire stable celui de l’étalon or qui ne permettait aux Banques centrales de n’émettre de la monnaie qu’en contrepartie seulement de l’or qu’elles détenaient dès lors que toute la monnaie émise était convertible en or.

Ce système a  permis pendant ce siècle de grand développement notamment de l’Europe Occidentale une croissance moyenne de l’ordre de 2% sans inflation c'est-à-dire avec un maintien du pouvoir d’achat de la monnaie  tout en assurant un quasi plein emploi.

Ce système n’a disparu qu’à cause du cout énorme pour les Etats Européens de la guerre civile 1914-1918 qui les a véritablement saignés et a fait perdre aux banques centrales européennes la quasi-totalité de leurs réserves en or .

Après quelques années d’hésitation tous les Etats ont du se résigner à renoncer à ce système trop contraignant en raison  de la grande dépression économique de l’entre-deux guerre.

 

A la fin de la deuxième guerre mondiale, nouvelle guerre civile européenne, seuls les USA étaient en mesure de maintenir la convertibilité de leur monnaie le dollar en or;  les accords de Brettons Wood décidèrent  alors qu’ils le feraient sur la base d’un cours fixe de l’or de 34 dollars l’once, les autres états  n’émettant leur monnaie qu’en contrepartie en partie de l’or détenu par elles et surtout des autres monnaies convertibles dont pour l’essentiel le dollar.

 

Ce système déjà beaucoup moins rigoureux économiquement que celui de l’étalon or, avait encore le mérite d’interdire aux USA d’émettre autant de dollars qu’ils le voulaient et indirectement d’empêcher les banques centrales des autres états d’émettre elles-aussi autant de monnaie qu’elles l’auraient voulu dès lors que, comme indiqué, il fallait qu’en contrepartie elles détiennent pour l’essentiel du dollar qui était «  comme de l’or » .

 

Faute pour les USA, en raison du cout énorme de la guerre du Vietnam, de détenir encore assez d’or pour émettre des dollars convertibles sur la base de 34 dollars l’once, le 15 aout 1971, le Président  Nixon décidait unilatéralement de mettre fin à la convertibilité du dollar.

 

Depuis la  valeur du dollar ne vaut pratiquement plus que celle qu’on veut bien lui accorder sur la base de la confiance c'est-à-dire du « crédit » qu’on accorde aux USA  étant rappelé que le mot crédit vient de « credo » en latin qui signifie en français « Je crois » et pour les Chrétiens qu’ils ont la Foi. Et indirectement il en est de même pour tous les autres Etats dont les Banques Centrales ont commencé à considérer l’Or comme un instrument de mesure dépassé et se sont mises à vendre l’essentiel de leurs réserves en or n’émettant plus leur monnaie qu’en contrepartie des autres monnaies détenues et pour l’essentiel le dollar qui depuis cette date ne constitue plus un étalon de mesure puisque lui-même n’a pas de valeur fixe calculée par rapport à cet autre étalon qu’était l’or

 

Or depuis ce dramatique 15 aout 1971, le monde vit sans véritable système monétaire international ; en effet si jusque vers les années 1981, les Etats estimaient nécessaires de fonder un nouveau système, peu à peu ceux-ci se sont habitués à l’absence de système qui leur donnait le pouvoir  de manière parfaitement irresponsable de permettre non seulement aux particuliers, aux entreprises mais également aux Etats, Régions, Villes   d’emprunter autant qu’elle le souhaitaient c'est-à-dire  de permettre à leurs banques centrales d’émettre pratiquement autant de monnaies qu’elles le voulaient (« faire marcher la planche à billets ») étant rappelé le principe de base selon lequel les «  Crédits font les Dépôts » ; en effet cette absence de système leur a permis démagogiquement de financer à crédit l’élévation du niveau de vie général de leurs administrés.Quarante ans aprés pratiquement jour pour jour, les USA sont quasiment en faillite de meme que le Royaume Uni, la France, l'Espagne ou l'Italie sans compter d'autres pays plus petits. Les USA ont atteint le plafond de la dette qui leur paraissait raisonnable, au montant pourtant énorme de 14 000 milliards de dollars.

 

Ce n’est donc que grâce à un endettement déraisonnable notamment des Etats, Régions, Communes et des Particuliers que leurs Etats ont pu artificiellement connaitre au cours de ces 30 années écoulées des taux de croissance annuels supérieurs aux 2 % qui auraient du étre seulement atteints dans un système d’étalon or.La faillite en 2008 de la banque Lehmann Brothers n'a été qu'un événement déclencheur de la crise de surendettement qui a commencé le 15 aout 1971 en révélant le niveau dangereux de distribution notamment des crédits hypothécaires aux USA .

  

Certes le développement massif du crédit et donc de monnaie n’a pas entrainé l’inflation qu’il aurait du normalement générer en raison  essentiellement de la mondialisation qui a exercé une pression considérable sur les prix ; en revanche ces taux de croissance artificiellement soutenus par un surendettement des Etats, Régions, Communes et des Particuliers n’ont jamais véritablement permis de limiter un chômage croissant dans  la majeure partie des états développés.

 

Aujourd’hui, tout le monde semble avoir compris, très récemment, que les pays développés ne pouvaient plus continuer dans cette voie suicidaire ; tout le monde est décidé à se désendetter.Pourtant en coyant pouvoir s'en sortir, les USA , la Grande Bretagne notamment pratiquent la "fuite en avant" en faisant marcher la "planche à billets" en espérant que l'injection de monnaie supplémentaire dans l'économie leur permettra de retrouver des taux de croissance élevés permettant ensuite de commencer à se désendetter. Sans résultat probant jusqu'à présent !  Beaucoup de nos dirigeants semblent ignorer ou le systéme trop ingénieux de John Law a mené la France, ce qui s'est passé sous sa Révolution avec le systéme des assignats ou enfin le sort qu'a connu le Reich Mark aprés 1914-1918 !

 

Au-delà de la crise du surendettement, nos dirigeants prennent le risque d'une grave crise monétaire résultant d'une défiance généralisée des citoyens contre la monnaie-papier aver un risque de panique les amenant à effectuer des retraits massifs de leur banque mettant celles-ci en situation de faillite.

Avant que ces citoyens ne se mettent à acheter massivement de l'or et de l'argent et que leur cout flambe, la Banque Centrale Européenne serait bien inspirée de progressivement et discrétement augmenter ses réserves d'or de façon à pouvoir les rassurer si besoin est le moment venu et à terme rétablir le systéme de l'étalon or.

 

Peu semblent avoir en effet encore compris, bien que cela soit évident, que pour se désendetter, il ne faut pas augmenter son encourt de crédits. Or sans maintien d'une politique de distribution massive de crédits comme dans le passé, il ne sera pas possible de retrouver des taux de croissance naturels supérieurs à 2 % qui  ne vont permettre qu’un désendettement lent sur une trentaine d’années et dans les conditions actuelles de fonctionnement de nos économies vont entrainer le maintien du chômage et notamment des jeunes à des niveaux élevés parfaitement insupportable.

 

En fait les  générations qui ont profité de la situation vont devoir faire rembourser leurs dettes  à leurs enfants qui verront leur niveau de vie stagner !

 

Les Etats développés sont entrés, par l’irresponsabilité généralisée de leurs dirigeants depuis 40 ans dans un véritable cercle vicieux dans la mesure ou, en supposant que l’on ait un moyen autre que la relance massif de l’endettement pour retrouver des taux de croissance supérieurs à 2%, cela n’est pas souhaitable en raison des risques d’épuisement des ressources de la planète quand dans le même temps plusieurs milliards d’habitants de notre planète aspirent à seulement un peu mieux vivre c'est-à-dire à atteindre pour la majorité le niveau acceptable que la majorité avait atteint dans les pays développés avant ce fameux 15  aout 1971. Abstraction faite des problémes de maitrise de la pollution qui risquent de couter de plus en plus cher.

 

Se pose donc pour les économies occidentales, la question d’un changement de modèle de développement !

 

Lequel ? Certainement pas celui de la décroissance qui ne permettrait pas d’assurer le remboursement des dettes et un niveau d’emploi supportable, pas plus que celui de la croissance zéro  à laquelle révait  pourtant en 1968 la génération responsable du fiasco actuel.

 

En revanche, il va falloir se contenter pour les 30 ans à venir, faute de pouvoir rouvrir les «  robinets » du crédit,  d’une croissance raisonnable moyenne de 2%  par an c'est-à-dire celle que l’on aurait eue si on avait rétabli l’étalon or comme le préconisait Jacques Rueff sous le gouvernement du général de Gaulle.

 

Plutôt que de vouloir  des règles imposant aux banques une augmentation considérable de leurs fonds propres pour limiter leur capacité à développer des crédits ce qui va nécessairement diminuer leur rentabilité dans une période ou elles font face à des risques accrus, plutôt que de vouloir des  règles à l’application difficile imposant aux Etats des limitations à leurs déficits budgétaires et à leur endettement ,pourquoi ne pas revenir plus simplement  à l’étalon or comme l’a préconisé un moment le directeur de la Banque mondiale ?

 

Tout simplement parce que nos dirigeants ne veulent pas d’une telle contrainte car il croit encore possible de maintenir le modèle économique actuel  par un retour à une croissante forte qui implique inévitablement un retour à l’endettement dès que les choses sembleront s’améliorer par un retour à une inflation plus forte qui permettra de rembourser les dettes actuelles en "monnaie de singe" en ruinant les épargnants i,dispensables pourtant au fonctionnement du systéme économique quel qu'il soit.

 

Sans pouvoir détailler dans cet article des pistes pour un nouveau modèle économique basé sur le taux de croissance permis par un système monétaire basé sur l’étalon or, il est évident que contrairement au système développé  par la mondialisation, il devra tendre à une réduction très importante des importations superflues ;  on peut déjà penser qu’une limitation drastique des transports inutiles des biens et des personnes est inévitable ; pour cela la tendance normale à la hausse du  cout du  pétrole est une bonne chose et ne doit surtout pas étre contrariée dans la mesure ou elle augmentera la part trop faible actuelle du cout des transports  dans la production des biens et incitera à la relocalisation  de leur production de même qu’elle  amènera progressivement  le cout des déplacements individuels des particuliers à un niveau insupportable qui les incitera à utiliser de plus en plus les transports publics et à limiter autrement leurs déplacements . Bien évidemment des incitations fiscales devront pouvoir étre fournies par les régions périphériques pour ne pas pénaliser  leurs productions et les transports publics devront étre rendus gratuits. Outre la diminution organisée des importations de pétrole, la diminution organisée des importations de matières premières par l’instauration de contingentements devra résulter de la mise en place d’un système contraignant de recyclage tendant rapidement à l’obtention de taux de 100%.

Bien évidemment  le modèle de société de consommation actuel ne pourra survivre et les jeunes devront accepter que leur niveau de vie progresse beaucoup moins vite que dans le passé récent ou les performances économiques ont été forcées. Mais en contrepartie des transferts importants de pouvoir d'achat devront étre opérés entre les personnes agées et les jeunes pour pouvoir maintenir un certain niveau de consommation . Dans le meme temps les politiques du logement devront favoriser le rapprochement de l'habitat des jeunes et et de leurs parents ; corrélativement  une politique trés volontariste de reconcentration de l'habitat par densification importante des zones déjà contruites et limitation de l'habitat individuel devra étre menée en meme temps qu'une incitation fiscale favorisant le rapprochement habitat-lieu de travail ; L’organisation de l’enseignement devra étre revue avec une entrée dans le monde du travail plus précoce dès l’âge de 15 ans et une formation continue jusqu’à la sortie du monde du travail . Le temps global de travail- formation de 42 heures par semaine  de 15 à 25 ans étant réduit progressivement par exemple  à 40 heures de 25 à 45 ans puis à 35 heures de 45 à 60 ans, et à 15 heures de 60 ans jusqu’à 75 ans . etc…..

 

Une véritable révolution économique et monétaire s’impose si le monde ne veut pas courir à la catastrophe, c'est-à-dire à terme une nouvelle guerre mondiale.

 

 

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 22:40

Scan10001L'attentat de ce jour à Oslo ,non revendiqué à cette heure et qui ne le sera peut-étre pas, ne serait-il pas un avertissement  de la Libye du colonel Kadaffhi pas seulement à l'égard d'un petit pays membre de l'Otan qui a décidé de faire partie de la coalition contre ce pays mais surtout des deux pays qui la conduisent, le Royaume Uni et la France ?

 

Si tel est le cas, ce serait là un rappel de la capacité de nuisance intacte de la Libye du Colonel Kadhaffi contre laquelle, par exemple, l'activation au plus haut niveau du plan Vigipirate français, risquerait de s'avérer assez inefficace.

Espérons que non !

 

Si tel n'est pas le cas ni le fait d'un groupe islamiste mais comme l'enquéte semble le révéler,celui d'un individu extrémiste isolé, nos sociétés se trouvent encore plus sans défense alors pourtant qu'un tel attentat a fait déjà en un jour plus de morts civils que la France n'a perdu  de militaires en Afghanistan depuis le début de son intervention.

 

Faute par les services de renseignement de pouvoir repérer ce type de menace, seul un meilleur controle assez illusoire des ventes d'armes  et l'interdiction quasi impossible de la diffusion sur internet de procédés de fabrication d'explosifs, les moyens de lutte contre ce type de menace terroriste sont  extrémemement limités.

 

En revanche ce n'est pas une raison pour les gouvernements occidentaux de ne  pas prendre suffisamment au sérieux la menace terroriste existant sur nos pays de la part de pays en guerre ouverte ou non avec nous et encore moins de renoncer à lutter directement sur place contre des candidats terroristes identifiés comme en Afghanistan.

 

La menace   terroriste constitue depuis des années  un des  principale menaces contre nos sociétés occidentales en paix contre  laquelle nos états ont le devoir d''intensifier  la lutte y compris par des moyens militaires .

 

Or il apparait évident que les moyens militaires mis en place tant pour protéger  par la dissuasion les civils dans nos pays ou par la mise hors de combat dans les pays ou ils résident est largement insuffisante sans que l'on puisse objecter de quelconques difficultés budgétaires.

 

La vie des citoyens compte plus que le maintien de leur niveau de vie !

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 11:16
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L’intervention de la France et du Royaume en Libye a clairement démontré que ces deux pays n’étaient pas capables de conduire des opérations militaires impliquant, en plus d’eux, d’autres membres de l’Union Européenne.           Très rapidement, ces deux Etats ont du confier la conduite des opérations à l’Otan ; or, dès que les Etats Unis ont décidé de limiter leur engagement, très vite il  est apparu que la France et le Royaume Uni  éprouvaient de réelles difficultés et que ces deux Etats  ne seraient pas en mesure de pallier  un retrait total des USA.

 

Or il est évident que les USA, après leurs retraits d’Irak et d’Afghanistan, s’impliqueront de moins en moins au travers de l’Otan dans des opérations militaires en Europe ou sur les marches frontières de celle-ci en Afrique du Nord et au Proche-Orient,  sauf pour la défense d’Israël. Il appartiendra de plus en plus à l’Union Européenne seule et pas à l’ONU ni à l’Otan, d’intervenir si besoin sur tout le pourtour du Bassin Méditerranéen. Il serait en effet  raisonnable de prévoir par exemple qu’en cas de nouvelle nécessité d’intervenir dans un Liban à nouveau déstabilisé, dans le cadre ou non d’un mandat élargi de l’ONU, c’est l’Union Européenne en tant que telle qui devra le faire. Mis à part pour sa  défense anti-missile, et encore, l’Europe risque de plus en plus de se retrouver seule dans la mesure ou les USA  commencent à s’inquiéter du développement de la puissance militaire chinoise et vont devoir réorienter la majeure partie de leur défense face à ce pays.

 

Contrairement aux espoirs que semble fonder la France dans une coopération renforcée avec le Royaume Uni en matière de défense, celui-ci ne conçoit nullement cette collaboration comme une avancée en direction de la mise en place d’une défense européenne mais simplement, depuis le retour de la France dans l’Otan, comme développement d’un pilier européen de l’Otan  sous commandement franco-britannique.

 

Preuve en est  que ce lundi, le Royaume Uni  a refusé catégoriquement le projet français de création d’un QG permanent  à Bruxelles  des forces mises à disposition de l’Union Européenne par ses membres présenté par la Haute Représentante Catherine Ashton alors qu’actuellement  le système de commandement  des opérations de l’Union Européenne repose sur cinq QG  nationaux  situés en Allemagne, en France, en Grèce, en Italie et au Royaume Uni

 

Là encore l’Union Européenne est en situation de blocage dans le développement de sa politique de Sécurité et de Défense. Elle doit tirer la leçon de ce refus britannique et constater qu’il n’y a plus grand-chose à attendre de l’Otan sauf évidemment le cas improbable actuellement d’une attaque directe contre le territoire de l’un de ses Etats membres et proposer un projet ambitieux, avec ou sans le Royaume Uni, de création d’une véritable force rapide fédérale d’intervention européenne  sous commandement  direct de l’Union avec un QG permanent à Bruxelles.

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 12:34
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Samedi 16 juillet 2011, j’ai eu le grand privilège de pouvoir assister dans la cathédrale de Vienne à la messe de requiem donnée pour les funérailles de Monsieur l’Archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine et de l’accompagner ensuite à travers les rues de Vienne jusqu’à sa dernière demeure l’Eglise des Capucins.

 

Ce  Grand Européen m’avait fait  l’insigne délicatesse et le grand honneur de m’écrire le 10 juin 2002 à propos de mon petit ouvrage « l’Empire Romain Européen » que nous étions sur « la même longueur d’onde ».

 

Rappelons pour les Français qui l’ignorent qu’il était descendant du duc de Bourgogne Charles le Téméraire par le mariage de la fille de celui-ci Marie de Bourgogne avec son ancêtre Maximilien de Habsbourg et  du duc François III de Lorraine par le mariage de celui-ci avec son ancêtre Marie-Thérèse de Habsbourg.

 

Rappelons également que les Habsbourg, du nom du château d’Habisburg dans l’actuel canton d’Argovie en Suisse, ont régné directement comme ducs ou comtes pendant plusieurs siècles sur l’Alsace, la Flandre, la Franche-Comté, et la Lorraine et indirectement comme empereur du Saint Empire Romain Germanique non seulement  sur ces régions mais aussi sur toutes les régions aujourd’hui françaises situées à l’Est de la Meuse, de la Saône et du Rhône.

 

L’idée que je partageais depuis longtemps avec lui sans le savoir était ce qu’il a appelé dans un livre « l’Idée Impériale » c'est-à-dire celle selon laquelle, résumé simplement l’Unité de l’Europe et son avenir passait par la restauration de l’Empire Romain dont Charlemagne ( un Franc donc un Germain et pas un gaulois celte) avait restauré  la partie occidentale avec son Empire d’Occident en l’an 800, puis Othon le Grand ( un Saxon donc un germain également)  en 962 avec le Saint Empire Romain Germanique que combattront tous les rois de France tout en cherchant à se faire élire sans succès à la Dignité Impériale, notamment François Ier et Louis XIV ; Saint Empire Romain Germanique  dont Napoléon Ier après s’étre fait couronner empereur en 1804 obtiendra la suppression en 1806 et essaiera sans succès d’assoir sa légitimité en épousant en 1810 une Habsbourg, Marie-Louise, devenant le gendre du dernier empereur du Saint Empire, François II, qu’il avait contraint d’abdiquer et à se contenter du titre d’empereur d’Autriche. Napoléon Ier qui donnera à son fils, donc à moitié Habsbourg par sa mère, le titre de « Roi de Rome » alors que le titre de « Roi des Romains » était décerné au futur Empereur du Saint Empire.

 

L’empereur Napoléon III n’aura pas plus tard l’intelligence de comprendre, face à la montée en puissance de la Prusse, rivale de l’Autriche-Hongrie, qu’il aurait du s’allier à cette dernière pour éviter qu’elle ne soit battue par la première en 1866 à la bataille de Sadowa ; Prusse qui moins de quatre ans plus tard se retournera contre le deuxième empire français et fera proclamer symboliquement dans la galerie des glaces du château de Versailles du roi Louis IX (à moitié Habsbourg par sa mère Anne d’Autriche), l’ empire allemand , c'est-à-dire le deuxième empire, après le Saint Empire

 

Ce deuxième  empire allemand prussien qui annexera l’Alsace et la Lorraine, anciens territoires du Saint Empire Romain Germanique, entrainera l’Empire d’Autriche-Hongrie dans la grande première guerre civile européenne de 1914-1918  au grand regret du vieil empereur François-Joseph et également de son fils Charles Ier, le père d’Otto (dont la béatification est en cours).

Otto, né juste avant cette guerre en 1912, a vu son père contraint d’abdiquer le 11 novembre 1918 et sous la pression de Clemenceau, le démembrement de l’Empire Austro-Hongrois qui constituait, comme empire, un facteur de stabilité en Europe Centrale en 7 républiques : Pologne, Tchécoslovaquie (éclatée depuis en deux états la Tchéquie et la Slovaquie) , Roumanie, Hongrie, Autriche, Italie, Yougoslavie (éclatée depuis en  Slovénie, Croatie et Bosnie-Herzégovine).

Hostile au projet d’Hitler d’édifier un troisième Reich après celui du Saint Empire Romain Germanique et l’empire allemand proclamé à Versailles en 1871,Otto de Habsbourg restait comme je le suis, convaincu que néanmoins «  l’Idée Impériale Romaine » dévoyée par Napoléon et Hitler, reste le seul fondement possible de l’Unité Européenne si ses citoyens ne se résignent pas au déclin dans lequel les entrainent inconsciemment leurs dirigeants « petit-bourgeois » dépourvus de toute vision d’avenir , non seulement pour l’Europe mais également pour leurs propres pays  qu’ils gèrent comme des boutiquiers en se croyant de grands hommes à la tête d’Etats qui, à l’échelle du monde, deviennent de plus en plus petits, y compris la France, qui, certes avec les Pays-Bas, trouvera rien de moins stupide, pour des raisons de basses politiques, de refuser la constitution européenne.

De la même façon  qu’en 1273, après l’Interrègne qui avait suivi le règne des puissants empereurs Hohenstaufen, les grands nobles avaient  désigné un simple comte du Sundgau alsacien, Rodolphe de Habsbourg, en espérant qu’il ne soit trop puissant, ces « grands dirigeants » ont élu comme premier Président de l’Union une personnalité effacée le belge Hermann von Rompuy.

Espérons que celui-ci parviendra à  s’imposer à eux.

Ils auraient toutefois été bien mieux inspirés de  désigner l’ancien député du Parlement Européen et Président de l’Union Paneuropéenne qu’a été Otto de Habsbourg.

 

La symbolique du geste aurait  été très forte !

 

Aujourd’hui on peut craindre malheureusement que les funérailles d’Otto de  Habsbourg n’annoncent  celles d’une Union Européenne qui connait ces jours-ci la plus grave crise de sa courte existence. Car on a de bonnes raisons de douter de la capacité de nos dirigeants, eux qui souvent ignorent les leçons de l’histoire, à vaincre les égoïsmes nationaux  et  à faire prévaloir l’intérêt général de tous les citoyens européens chez lesquels ils continuent d’entretenir depuis la deuxième guerre civile mondiale si funeste un nationalisme non seulement rétrograde mais suicidaire.

 

Prions pour Monsieur l’Archiduc Othon de Habsbourg-Lorraine/ Otto von Habsburg-Lothringen ,

Prions pour l’Europe !

 

Thierry Boudios

 

 

 

 

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 09:41

Les tribus afghanes, en dépit de guerres perpétuelles, trouvèrent une bonne raison avec un envahisseur perse de s'allier mais elles furent défaites et se soumirent à Nadir Shah. Mais quand finalement ce dernier fut tué, elles étaient libérées de la domination perse, indienne ou ouzbèque.

En 1747, elles trouvèrent en Ahmad Khan, un jeune commandant de Nadir Shah, le leader dont elles avaient besoin et qui prit le nom d’Ahmad Shah. Celui-ci  passa sa vie à combattre les autres tribus et sous-tribus et étendit son empire du Khorasan perse jusqu'à Lahore. Après sa mort, le pays plongea dans le chaos pour plus de 150 ans, chaos ponctué par les guerres anglo-afghanes.

C'est seulement au début du XX° siècle que les Britanniques, soucieux de protéger la frontière occidentale de leur Empire des Indes contre les poussées russes parviennent à imposer un protectorat sur l’Afghanistan. Après la première Guerre mondiale, ils reconnaissent l'indépendance de l'Afghanistan, qui devient une monarchie.  Un coup d'État renverse le roi Mohammed Zahir Shah en 1973, et le nouveau pouvoir est à son tour renversé en 1978, cédant alors la place à un régime communiste soutenu par l'URSS, qui d'ailleurs envahira l'année suivante l'Afghanistan . Il s'ensuivra une guerre avec les mouvements de résistance afghans qui contraint les troupes russes à décider leur retrait à partir de 1986, laissant le pays en proie à une guerre civile, dont le régime islamiste des Talibans sortira vainqueur à la fin des années 1990.

Ceux-ci s’installeront alors pour cinq ans de 1996 à 2001 au pouvoir à Kaboul.

 

Les attentats du 11 septembre 2001 décideront les États-Unis, soutenus par la communauté internationale, à attaquer l'Afghanistan et à y renverser le régime des Talibans, accusés de soutenir les terroristes dont ils ont été victimes.

 

Les Pachtounes d'hier régnaient sur l'Afghanistan. Ceux d'aujourd'hui constituent la plus grande partie des talibans et sont également majoritaires au sein du gouvernement afghan. La guerre en Afghanistan, bien que contenant un élément religieux pour les locaux, n'est pas limitée à cette dimension. Pour les Pachtounes, il s'agit d'une guerre ethnique, d'une guerre de revanche; contre les tribus rivales et l'invasion étrangère. Aujourd’hui les talibans sont une réponse aux tentatives occidentales de favoriser les groupes ethniques écartés du pouvoir par les Pachtounes.

L’enjeu n’est plus tant la lutte contre Al-Qaïda mais l’équilibre ethnique dans le gouvernement du pays. La mort  d’Omar Ben ne constitue nullement le début de la fin des talibans comme voudraient le faire croire nos dirigeants.


Les problèmes tribaux complexes en Afghanistan  demeureront encore très longtemps un obstacle à l’unité du pays ; il n’y a pas de nation afghane. Il est évident que les diverses ethnies sont incapables de trouver un accord de partage du pouvoir. En effet les Pachtounes entretiennent un sentiment de suspicion à l’égard des autres ethnies qui collaborent avec les forces étrangères afin de les détruire. Les Pachtounes représentent l'ethnie principale en Afghanistan, soit environ 42 % de la population. Ils  estiment qu'il leur revient de gouverner le pays pour étre majoritaires  et avoir gouverné le pays depuis sa fondation. Le gouvernement actuel est d’ailleurs dominé par les pachtounes mais, même les groupes pachtounes rivaux luttent pour le pouvoir, chacun d'eux voulant diriger le pays. Alors que la quasi-majorité des insurgés talibans sont de l'ethnie pachtoune, les officiers de l'armée afghane sont principalement de l'ethnie tadjik.

L'insurrection implique presque exclusivement des membres de l'ethnie pachtoune, est plus vigoureuse dans les régions pachtounes du sud et du sud-est du pays. Sous le régime islamique des talibans majoritairement pachtounes, il n'y avait pas de séparation entre la religion et le gouvernement, ce qui peut indiquer comment les pachtounes perçoivent l'importation de la démocratie. «Les talibans qualifient la démocratie de religion occidentale»
 

La gouvernance à l'occidental cadre mal avec la loi pachtoune. D'un point de vue occidental, les régions pachtounes sont anarchiques, mais cela ne tient pas compte du code d'honneur enraciné dans une culture vieille de milliers d'années.
Dans une culture où l'honneur d'un homme détermine sa place dans la société, respecter le code d'honneur est d'une importance primordiale. Ainsi, le besoin d'appliquer le badal a entraîné les Pachtounes dans des cycles de conflits récurrents à travers l'histoire. Les Pachtounes sont divisés en plusieurs tribus et clans, et le gouvernement adopte la forme des jirgas, les conseils tribaux qui requièrent le consensus afin de prendre une décision.

Alors qu’il aurait fallu dès le début envoyer plus du triple des troupes actuelles pour atteindre le ratio de 1% par rapport à la population, ne pas engager ces troupes sous le commandement de l’Otan afin de pouvoir obtenir l’implication armée également de la Russie qui dispose d’une expertise incontestée et proclamer que l’on resterait un quart de siècles dans le pays s’il le fallait après avoir clairement expliqué aux populations occidentales les enjeux de cette guerre, l’Occident n’a jamais rempli aucune des conditions d’une victoire possible.

Après dix ans de guerre ayant couté aux USA plus de 1300 Milliards de dollars et aux occidentaux de nombreuses vies de soldats, le pays n’est nullement en voie de pacification.

Les talibans sont capables de faire des attentats en plein Kaboul, d’assassiner le demi-frére du président et de s’en prendre quotidiennement aux troupes occidentales.

Le retrait du pays  des troupes de la coalition plongera le pays dans une guerre civile laissant derrière un gouvernement pseudo-démocratique centralisé et corrompu, comparable à celui qui se trouvait à Saigon quand les USA ont évacué le Viêt-Nam.

 

Dès lors que les gouvernements civils ont décidé de sonner la retraite, il faut considérer que l’Afghanistan est  actuellement moins viable comme Etat que ne l’était la Yougoslavie après la mort de son dictateur Tito.

 

L’Union Européenne doit donc d’urgence proposer un plan d’éclatement de ce pays sur des bases ethniques avec la création de quatre républiques :

Une république Pachtoune, une République Hazara, une République Baloutche, une République Tadjik et le rattachement  des territoires de peuplement  ouzbéque à l’Ouzbékistan, turkmène au Turkménistan, Kirghize au Kirghizstan , Sindhîs et Pandjabis au Pakistan. Et ce sans envisager même de créer une fédération des quatre républiques ethniques pachtoune, baloutche, hazâras et tadjik.


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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 10:44

Au début du XX°, l'Irak, divisé en trois vilayets (Mossoul, Bagdad et Bassora), est une portion plutôt pauvre et marginale de l'empire ottoman néanmoins  les britanniques  s’y intéressent pour deux raisons essentielles : le pétrole et la sécurité de la route des Indes. L'Allemagne, elle aussi, tente d'y étendre son influence par le chemin de fer Berlin-Bagdad .

Lors de la Première Guerre mondiale, l'Empire ottoman se range aux côtés de l'Allemagne et de l'Empire autrichien. En réaction, dès le 22 novembre 1914, les troupes britannico-indiennes entrent à Bassora. Les Britanniques favorisent en parallèle la révolte des Arabes en 1916, en leur promettant l'indépendance à la fin de la guerre. Le 16 novembre 1916 se signent en secret les accords Sykes-Picot par lesquels la France s'attribue la tutelle de la Syrie et du vilayet de Mossoul excepté Kirkouk et le Royaume-Uni le reste de l'Irak. Le 11 mars 1917, les troupes britanniques entrent dans Bagdad. À la fin de la guerre, l'Irak ne passe pas sous administration directe du Royaume-Uni en raison des pressions américaines et de l'hostilité des populations. Les Britanniques passent par la Société des Nations pour obtenir le 25 avril 1920 un mandat pour administrer la zone. Le 10 août, la Turquie, nouvellement créée sur les ruines de l'Empire Ottoman, signe le traité de Sèvres qui l'oblige à reconnaître la perte de ses possessions arabes. Un Kurdistan autonome est également créé entre l'Est de l'Anatolie et le vilayet de Mossoul. La résistance de Mustapha Kemal empêche l'application du traité de Sèvres. Le traité de Lausanne accorde à la Turquie des frontières élargies vers l'Anatolie.

En août 1921, les Britanniques font monter Fayçal ibn Hussein, un fils de Hussein ibn Ali, chérif de La Mecque, sur le trône d'Irak sous le nom de Fayçal Ier. En 1925, le vilayet de Mossoul est rattaché à l'Irak mettant fin au Kurdistan. Une constitution monarchique héréditaire est adoptée la même année. Mais dès 1920, le premier soulèvement anti-mandat est réprimé par des bombardements.

Le 15 octobre 1927 un énorme gisement de pétrole est découvert près de Kirkouk. Les occidentaux fondent une compagnie, l'Iraq Petroleum Company (IPC) en remplacement de la Turkish Petroleum Company fondée en 1911 par les Britanniques, laquelle, après des négociations avec le roi Fayçal Ier, obtient une concession sur pratiquement tout le territoire du pays. De ce fait, l'IPC devient quasiment le seul partenaire international du jeune État.

Le Royaume-Uni disposant ainsi d'un contrôle suffisant sur l'Irak, l'accord anglo-irakien du 30 juin 1930 remplace le haut-commissaire britannique par un ambassadeur. L'Irak devient alors officiellement indépendant même si la tutelle britannique est encore forte. Le nationalisme arabe commence dès cette époque à se développer en particulier dans l'armée et débouche sur une tentative de coup d'État en 1936.

Le 8 juillet 1937, la Turquie, l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan signent le traité de Sa’dabad. Il prévoit entre autres une coordination de la lutte contre la « subversion » kurde.

Le 1er avril 1941, le coup d'État anti-britannique de Rachid Ali al Gaylani, met en place un régime républicain. Les soldats de Rachid Ali sont soutenus par l'Allemagne. Le Haut-commissaire et commandant en chef au Levant qui dépend de Vichy, le général Dentz, reçoit instruction en application des accords de Paris non encore signés de l'amiral Darlan, de livrer des armes sous contrôle de la commission d'armistice italienne. Ces armes seront livrées sabotées et ne pourront être utilisés contre les Britanniques.

Le 1er juin 1941, à la suite de leur intervention, les Britanniques reprennent le contrôle de Bagdad et rendent la régence à Nouri Saïd - leur éminence grise.

En 1948, l'Irak participe à la Guerre israélo-arabe de 1948-1949.

Dans le contexte de la guerre froide, Nouri Saïd signe le pacte de Bagdad en février 1955 et se trouve ainsi lié au Royaume-Uni. Dans le même temps, l'Égypte du colonel Nasser qui a renversé la monarchie en 1952 choisit de rejoindre la sphère de l'Union soviétique. Le nationalisme arabe continue de grandir dans l'armée irakienne.

Le 14 février 1958, en réaction à la création de la République arabe unie regroupant l'Égypte et la Syrie, l'Irak et la Jordanie se fédèrent en « Union arabe de Jordanie et d’Irak ».

Le 14 juillet 1958, le général Abdul al-Karim Qasim renverse le roi Fayçal II et le régent Abdul Illah. La famille royale est assassinée dans le palais et le Premier ministre Nouri Saïd tente de s'échapper mais est abattu. Le nouvel État ne tarde pas à être bousculé par un conflit entre les partisans de Nasser (dont le général Kassem) et le parti Baas. Dès 1959, ce dernier tente un coup d'État dans lequel participe Saddam Hussein. L'Union arabe de Jordanie et d’Irak est dénoncée et l'Irak se rapproche de la République arabe unie. En mars 1959, l'Irak se retire du pacte de Bagdad.

En septembre 1961, Mustafa al Barzani lance une rébellion dans le nord de l’Irak avec pour slogan « autonomie pour le Kurdistan, démocratie pour l’Irak ».

Le 9 février 1963, Abdul Karim Qasim est assassiné lors d'un nouveau coup d'État. Le parti Baas prend le pouvoir. Le 18 novembre, Abdulasalam Arif prend le pouvoir en réprimant un nouveau soulèvement Baas. Saddam Hussein est emprisonné jusqu'à son évasion en 1966.

Le 29 juin 1966, un accord est passé avec le leader kurde Mustafa al Barzani et ouvre une perspective d'autonomie pour les Kurdes dans la future constitution.

Le 17 juillet 1968, les baasistes du général Ahmad Hasan al-Bakr encerclent le palais présidentiel et prennent le pouvoir le 30 juillet. Les Kurdes sont associés au pouvoir. Saddam Hussein est alors le numéro deux du régime et se charge d'organiser les milices baasistes qui vont réprimer les opposants nassériens et communistes.

En mars 1970, le parti Baas entérine la création d’une région kurde autonome et leur accorde certains droits. La langue kurde devient la seconde langue du pays, mais les Kurdes trouvent l'autonomie insuffisante.

En 1974, Mustafa al Barzani relance la révolte kurde soutenue par l'Iran et les États-Unis malgré la promulgation de la loi d'autonomie pour le Kurdistan le 11 mars.

En 1975, suite à une médiation algérienne, l'Irak et l'Iran signent les accords d'Alger qui mettent fin au soutien iranien à la révolte kurde. Celle-ci est alors réprimée dans le sang.

Vice-président du Conseil de commandement de la Révolution depuis 1969, Saddam Hussein remplace Ahmad Hasan al-Bakr en 1979 à la tête de l'État lorsque celui-ci se retire pour "raisons de santé".

Suite à la révolution islamique iranienne de 1979, l'Irak redoute une révolte des chiites du Sud du pays. Ces derniers ont toujours été dominés par la bourgeoisie sunnite même sous l'Empire ottoman. 30 000 chiites sont déportés. Le 22 septembre 1980 la guerre est déclarée à l'Iran officiellement au sujet de la frontière du Chatt-el-Arab (delta du Tigre et de l'Euphrate). C'est la guerre Iran-Irak ou première guerre du Golfe. Cette guerre sans résultat s'achève en 1988.

En 1983, la dictature bombarde à l'arme chimique plusieurs villages kurdes du nord de l'Irak et renouvelle l'opération en 1988 sur la ville kurde de Halabjah. Près de 6 000 personnes décèdent et 100 000 Kurdes fuient vers la Turquie.

Malgré les ressources pétrolières, la guerre Iran-Irak a laissé l'économie irakienne en piètre état. À l'été 1990 l'Irak envahit le Koweït sans penser que les États-Unis réagiront. La réaction internationale provoque la seconde guerre du Golfe.

Le 28 février 1991, l'Irak accepte toutes les résolutions de l'ONU sans conditions. Dans la foulée, George Bush, président des États-Unis ordonne le cessez-le-feu sans chercher à poursuivre la guerre jusqu'à Bagdad. Les accords de cessez-le-feu sont signés le 3 mars 1991.

Dès le 5 mars 1991, les Kurdes au Nord et les chiites au Sud se soulèvent contre le régime largement incités à le faire par les alliés. Saddam Hussein réprime violemment ces soulèvements et reprend le contrôle des zones kurdes avant la fin du mois mettant fin au « Kurdistan libre » proclamé quinze jours plus tôt. Le 5 avril, l'ONU exige la fin de la répression contre les Kurdes et demande à Bagdad de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire . À partir du 5 mai, les alliés commencent à protéger les Kurdes et la communauté internationale impose une zone interdite au survol créant ainsi de fait un embryon d'État kurde.

À partir du 28 septembre, Saddam Hussein accepte finalement que les experts mandatés par l'ONU inspectent les installations de l'Irak pour détruire les armements non conventionnels et l'artillerie lourde. Dès le mois d'octobre, les premiers armements lourds sont détruits. Les inspecteurs de l'ONU resteront en Irak jusqu'en 1998.

Le 9 octobre, un accord est conclu entre les dirigeants kurdes et le gouvernement irakien après d'âpres combats dans la région de Kifri. Pendant douze ans, l'Irak subit un embargo aux conséquences catastrophiques (1,5 million de morts selon certaines sources) malgré le programme de l'ONU « Pétrole contre nourriture ».

Le 19 mai 1992, des élections sont organisées dans la région autonome Kurde, mais la région reste coupée en deux : une zone Nord sous contrôle du PDK (Parti démocratique du Kurdistan) et une zone Sud sous contrôle de l'UPK (Union patriotique du Kurdistan).

En avril 1993, des troupes iraniennes envahissent une partie de la région autonome et plusieurs milliers de paysans kurdes fuient. De même, les turcs envahissent la zone dite « de protection » en mars 1995 avec 35 000 hommes. Les ingérences turques se poursuivront plusieurs années.

Après de violentes confrontations avec l’UPK, le PDK demande en septembre 1996 l’aide des troupes irakiennes. L'UPK se trouve alors chassée d’Erbil, la capitale du Kurdistan d’Irak.

En septembre 1998, le PDK et l’UPK s'accordent sur la formation d’un gouvernement et d’un Parlement intérimaire au Kurdistan irakien .

Les États-Unis adoptent en octobre 1998 l’Iraq Liberation Act qui prévoit un soutien de 97 millions de dollars à l’opposition irakienne, dont les partis kurdes, en vue de renverser Saddam Hussein.

Le 8 septembre 2002 : le PDK et de l’UPK signent un accord de paix et relancent le « Parlement unifié » alors que Washington se prépare à envahir l'Irak.

Le 11 septembre 2001, les États-Unis subissent une vague d'attentats terroristes.

Le gouvernement américain tente, fin 2002, de convaincre la communauté internationale qu'un lien existe entre les extrémistes islamistes d'Al-Qaida et le gouvernement irakien. Devant le doute, il présente des éléments présentés comme des preuves indiquant que l'Irak a reconstitué un potentiel d'armes de destruction massive. Cependant, ces "preuves" sont rapidement contestées et aujourd'hui, il apparait clair que ce n'étaient que des faux.

Devant le risque de veto de la France ou de la Russie au Conseil de sécurité des Nations unies, une coalition réduite se forme pour envahir l'Irak et passe à l'action le 20 mars 2003. Cette Guerre d'Irak est officiellement achevée le 1er mai. En fait, si la résistance de l'armée régulière a été fort brève, la coalition est vite confrontée à une violence multiforme de factions et de groupes clandestins incontrôlables. Les attentats anti-américains, mais aussi anti-chiites, les actions des milices chiites et kurdes, le "maintien de l'ordre" exercé de façon brutale par les troupes américaines et par des unités de mercenaires, donnent l'impression d'un enlisement sans issue. Cependant, malgré l'échec électoral des Républicains américains en 2006, la volonté du président G. W. Bush de continuer le combat jusqu'au bout n'en est pas moins entamée.

Suite à la guerre, le pays est occupé par la coalition. Depuis lors, des actions de la guérilla ne cessent d'avoir lieu à Bagdad et dans "le triangle sunnite" formé par les provinces au Nord de la capitale.

Le 28 juin 2004, le pouvoir a été remis entre les mains d'un gouvernement intérimaire. Fin 2004, l'essentiel du pays est déclaré pacifié :

En 2005, les attentats se multiplient, certaines villes sont parfois reprises par la résistance irakienne . Des journalistes et diplomates étrangers (y compris arabes) sont enlevés et exécutés par des membres déclarés du réseau Al-Qaida, un membre du parlement est même assassiné.

Depuis 2005, la plupart des membres de la coalition ont retiré leurs contingents et les Etats Unis vont retirer le reste des leurs alors que le pays n’est pourtant nullement pacifié.

Tout ce long rappelle historique a pour intérêt de montrer, que les Etats d’ Afghanistan, de  Libye, la création de l’Etat irakien est une construction artificielle des britanniques.

Force est d’admette qu’il n’existe aucune nation irakienne pas plus qu’il n’existe une nation afghane ou libyenne.

Force est également de constater qu’il n’existe pas vraiment de volonté de coopérer entre les différentes fractions ethniques ou confessionnelles de la population de l’Etat irakien meme dans le cadre d’un gouvernement fédéral aux pouvoirs restreints.

Dans de telles conditions, l’état de guerre civile, en l’absence d’un pouvoir dictatorial, ne peut que perdurer.

D’autant qu’aujourd’hui, la fraction chiite au pouvoir  développe ses liens avec l’Iran  .

Il faut donc que la communauté internationale admette l’évidence selon laquelle, certaines populations ont besoin de passer par la phase de l’Etat National avant d’étre capable d’intégrer un Etat Fédéral.

L’Union Européenne doit préconiser la partition de l’Irak en trois Etats indépendants :

La République Kurde au Nord

La  République arabe de Bagdad

La  République arabe de Bassora   !

 

 

 

 

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 15:24

 

 

Les moyens militaires de défense de plus en plus limités de l’Occident ne doivent pas étre engagés simplement parce que les droits de l’Homme ne sont pas respectés dans certains pays qui n’en partagent pas les valeurs démocratiques mais seulement si ces pays constituent une menace directe pour les nôtres.

Actuellement cette menace est le fait essentiellement d’intégristes islamiques  qui bénéficient dans certains pays du soutien du gouvernement et/ou de populations croissantes qui ne reconnaissent plus  notre modèle de développement occidental  et jugent  bon nombre de ses valeurs comme décadentes ; islamistes intégristes qui entendent imposer  certaines  valeurs  selon eux de l’Islam  par la force non seulement dans ces pays mais également dans les nôtres.

 

Si à cet égard la guerre d’Irak a été une véritable stupidité en créant dans ce pays une situation pour l’Occident pire qu’elle n’était sous la dictature de Saddam Hussein, s’il y a de très bonne raisons de penser également que la guerre engagée en Libye est toute aussi stupide car elle risque elle aussi d’ y engendrer une situation là aussi pire que celle que l’on commençait à connaitre  sous le régime du Colonel-guide Kadhafi, en revanche la guerre d’Afghanistan est parfaitement justifiée dans la mesure ou elle se fixait pour but d’empêcher les talibans de reprendre le pouvoir dont ils s’étaient emparés après le départ des soviétiques avec l’aide inconsidérée, pour ne pas dire  plus, des américains car personne ne peut sérieusement contester la menace que représente pour l’Occident ces islamistes qui lui sont violemment hostiles et qui bénéficient déjà d’une large base arrière dans les zones tribales du Pakistan.

 

Or aujourd’hui ce n’est que dans l’incapacité financière de poursuivre une guerre qui lui a déjà couté 1300 milliards de dollars en dix ans que les USA négocient la retraite de leurs troupes et le retour des talibans à Kaboul.

La décision précipitée de la France de lui emboiter le pas alors qu’elle se voudrait exemplaire en matière d’exigence de respect des droits de l’homme est donc parfaitement critiquable même si bien évidemment, incapable déjà de mener seule  le combat en Libye, elle n’a encore moins les moyens militaires de se substituer aux USA en prenant la tête, avec l’Angleterre comme en Libye et encore moins en Syrie d’une coalition de membres de l’Union Européenne qui, s’ils avaient accepté au départ de suivre l’Amérique, se hâtent de retirer eux-mêmes leurs troupes d’Afghanistan sans pour autant accepter de s’engager ou très mollement en Libye.

Malheureusement pour son Président, la France, endettée comme les USA, n’a pas les moyens de sa politique étrangère en entretenant avec une armée réduite à la portion congrue deux fronts en Afghanistan et en Libye alors que ce dernier front lui coute, sans succès évidents, 1 million d’euros par jour de plus que ses dépenses militaires normales.

 

Alors qu’il eut été beaucoup plus justifié que la France accepte de s’engager davantage au coté des alliés occidentaux en Afghanistan comme lui avaient demandé avec insistance les USA, elle gaspille actuellement ses faibles capacités militaires dans une opération qui ne constituait certainement pas  une priorité en matière de défense des citoyens des pays occidentaux.

 

Bien au contraire, on peut légitimement craindre, si cela n’est pas déjà fait, que les armes fournies aux rebelles libyens ne se retrouvent  en définitive entre les mains d’islamistes radicaux de sorte que la France prend un risque comparable à celui qu’avaient cru pouvoir prendre les USA en aidant les talibans contre le pouvoir communiste de Kaboul.

 

Surtout, si demain, ce qui n’est pas improbable, de graves difficultés devaient  apparaitre au Liban, suscitée ou non par la Syrie, avec l’aide de l’Iran et de ses alliés libanais chiites, la France ne disposera plus d’aucuns moyens aéronavales dès que son seul et unique porte-avion Charles de Gaulle sera contraint de s’immobiliser plusieurs mois pour révision.

 

Et pendant ce temps, plus personnes ne parle d’une autre menace, celle de l’Iran qui développe ses missiles à portées de plus en plus longues capables d’emporter les bombes atomiques que l’on la soupçonne fortement depuis longtemps de mettre au point.

 

On est en droit de s’interroger sérieusement soit sur la valeur des conseillers militaires de nos dirigeants soit sur la capacité de ceux-ci à les écouter quand  on pense qu’après les expériences militaires menées depuis la deuxième guerre mondiale, aucun pays n’a jamais pu gagner une guerre hors du monde occidental sans disposer de nombreux combattants au sol  ( la guerre de Serbie n’étant donc pas un exemple) ; or, alors que la guerre d’Afghanistan nécessitait  1 ratio de 1 soldat occidental pour 100 habitants minimum, pour contrôler le pays à aucun moment les troupes alliées n’ont atteint un tel effectif.

 

Aujourd’hui,  même les USA  ne disposaient donc  pas d’effectifs suffisants pour entretenir à la fois une guerre en Irak et une en Afghanistan ; mais dès lors que la guerre contre Saddam Hussein était une stupidité, tous les effectifs américains d’Irak auraient du étre transférés en renfort de ceux combattant en Afghanistan et non pas rapatriés pour des raisons démagogiques. Et de leurs cotés, les alliés des USA n’auraient jamais du « chipoter » leurs aides en effectifs en  essayant de convaincre leurs concitoyens, avec des arguments qui auraient pu paraitre moins faciles que ceux de la défense des droits de l’homme, que la guerre menée en Afghanistan était une guerre de défense de l’Occident sur ses frontières orientales comparable historiquement à celles que les légionnaires romains ont tenu pendant des siècles sur ses frontières du Rhin, du Danube, des murs d’Hadrien en Ecosse ou en Asie Mineure (Turquie) face aux « barbares ».

 

On ne s’engage pas dans des guerres sans se donner les moyens de les gagner !

 

Plutôt que d’en arriver, comme la coalition en Afghanistan, à laisser les talibans reprendre le pouvoir,  c'est-à-dire à avoir sacrifié pour rien nos militaires, il faut mettre le « paquet » , partager le pays entre les différentes ethnies et installer à Kaboul un gouvernement fédéral aux pouvoirs limités sous la tutelle de l’ONU en  nous engageant à maintenir des troupes aussi longtemps qu’il le faudra car une retraite de l’Occident dans ce pays apparaitrait comme une nouvel victoire contre lui pour les intégristes musulmans. Et en Libye, pour éviter si cela est encore possible de « perdre la face » pour le Président français qui  est déjà allé trop loin en prenant avec les anglais le risque d’engager au-dessus du sol libyen des militaires notamment en hélicoptère qui risquent d’étre abattus ou des forces spéciales ,d’étre faites prisonnières ; d’accepter l’offre italienne de tester les offres de compromis du clan Kadhafi en renonçant même  à exiger le départ du Colonel-Guide , puisqu’aujourd’hui on croit possible, après des années pendant lesquelles  nos dirigeants nous ont convaincus du contraire, d’accepter  le retour des talibans.

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 14:13

Citoyens européens, un grand européen est mort le 4 juillet 2011 :

 

L’archiduc Otto/Othon de Habsbourg-Lorraine/Habsburg-Lothringen.

 

Premier de la maison de Hasbourg à avoir été prénommé par ses parents du meme prénom qu'Othon le Grand qui avait restauré l'empire romain en 962 sous ce qui sera appelé l'Empire Romain Germanique, 

Il aurait bien mérité d’étre élu  à la dignité impériale sous le nom d’Othon V,

empereur d’un Empire Romain Européen restaurant le Saint Empire Romain Germanique disparu  le 8 aout 1806 avec l’abdication de son ancêtre l’empereur François II.

 

Vive l’Europe !

Vive « L’Idée Impériale » !

 

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