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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 14:26
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Confronté aux multiples informations publiés depuis près d’un an au sujet de la restructuration de la dette publique grecque, les petits créanciers privés de l’Etat grec ont quelques raisons de se poser des questions au sujet du sort qui leur est réservé ; questions  qu’étonnamment  les médias ne semblent pas se poser et auxquelles les juristes sont bien en peine de  répondre à ce jour.

Certes pour leur grande majorité, ces petits créanciers privés sont des résidents grecs qui ont souscrit des emprunts de leur Etat à l’émission mais il existe aussi des petits créanciers privés résidents hors de Grèce qui détiennent de la dette souveraine grecque soit qu’ils aient souscrit des emprunts de l’Etat grec soit plutôt parce qu’ils aient acquis de la dette de cet Etat sur le marché secondaire  alimenté par les banques étrangères ayant souscrit à l’émission ses emprunts.

Ce qui est particulièrement étonnant c’est qu’encore aujourd’hui, aucune distinction nette ne soit pas  faite entre créanciers privés de l’Etat grec entre les institutionnels représentés essentiellement par les banques  et les petits créanciers privés.

Or il ne doit pourtant pas être difficile, après plusieurs mois de savoir qu’elle est la fraction de la dette publique grecque détenue par ces petits créanciers privés résidents ou non- résidents en Grèce.

Certes  l’essentiel de la dette souveraine grecque est détenue  par certains Fonds d’Investissement , Banques européennes ou Société d’assurance dont certaines sous contrôle de leur Etat, membre de l’Union Européenne ;  mais

-si on peut comprendre qu’un accord des Etats membres de l’Union Européenne puisse indirectement décider du sort des créances détenues par ces banques ou société d’assurance sous contrôle d’un Etat membre de l’Union Européenne,

-si on peut  comprendre également qu’un tel accord puisse indirectement contraindre  les Fonds d’Investissement, les Assureurs  et les Banques européennes dont les Etats ne détiennent pas  la majorité du capital mais qui ont dû solliciter l’aide de l’Etat ou  solliciter  des facilités auprès de la BCE  à signer elles-mêmes un accord avec l’Etat Grec ;

-si on peut un peu moins facilement comprendre qu’un tel accord puisse amener  la Banque Centrale Européenne qui est indépendante à renoncer  à récupérer une partie de ses créances sur l’Etat grecque qu’elle a dû acquérir pour soutenir la Grèce ;

On  peut en revanche difficilement comprendre  comment un tel accord pourrait engager les Banques non européennes d’une part  mais surtout les petits créanciers privés de l’Etat Grec d’autre part.

En effet en l’absence de procédure internationale de Faillite des Etats, on ne voit pas comment, sauf  vote d’une loi  rétroactive

.soit par l’Etat grec, qui imposerait à ces petits créanciers de se soumettre aux normes des accords négociés avec l’Etat grec  par les  Etats et les Banques, ce qui constituerait un défaut de paiement,

. soit par leur Etat de résidence dont on se demande comment elle pourrait être constitutionnelle,

le droit des petits créanciers  à récupérer l’intégralité de leur créance, au même titre que la BCE, nonobstant les accords signés par les créanciers publics ou institutionnels, ne saurait être remis en question.

La crise actuelle ayant rappelé- ce qui semblait oublié depuis les défauts de paiement du Mexique et de l’Argentine par exemple- qu’un  Etat,  quel qu’il soit pouvait  faire faillite, il serait grand temps que nos politiques, au lieu de « s’agiter » pour tenter d’échafauder des solutions bancales, ne se contentent plus de l’action de club informels tels le Club de Londres ou celui de Paris, ou autre instance « ad hoc »,  pour tenter de régler les problèmes de surendettement public des Etats et  mettent en place un véritable Tribunal  International pour la  Faillite des Etats  dont l’organisation  ne devrait pas être confiée à un organisme éminemment politique tel que le FMI  (qui aurait dû depuis longtemps  en initier le projet  depuis longtemps) mais à une juridiction  telle la Cour Internationale de Justice de La Haye.

Et sans attendre un accord international, l’Union Européenne serait bien avisée tant que les conditions ne sont pas réunies pour instaurer une solidarité  totale  entre les Etats membres, même restreinte aux seuls membres de la zone euro, de créer un Tribunal des Faillites des Etats membres confiés à la Cour Européenne de Justice.

 

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 18:46

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Au début du XX° siècle les Anglais fondent l'Anglo-Iranian Oil Company (l’actuelle British Petroleum) laquelle  conclut un accord avec l'état iranien pour partager les profits puis après la guerre 14-18 la monarchie d’Irak est crée par eux  sur les dépouilles de l’empire Ottoman turc de même ils contribuent largement à la mise sur le trône d’Iran de la dynastie des Pahlévi.

 

À partir de 1952, en Iran, le premier ministre nationaliste élu démocratiquement Mossadegh  entame une période de consolidation rapide du pouvoir, qui débouche sur le bref exil puis la reprise du pouvoir par  le Shah  Reza Pahlavi. Cette année  1952, Mossadegh nationalise l'Anglo-Iranian Oil Company (aujourdhui British Petroleum) soupçonnée de cacher ses résultats au gouvernement iranien. Les anglo-saxons montent alors une opération secrète d’aide à des manifestations afin de renverser Mossadegh et faire revenir le Shah en Iran. Après son retour d'un bref exil, le Shah se met à régner en monarque absolu. Ses liens étroits avec les USA et son ambition  provoquent vite  les conservateurs islamiques.

 

En novembre 1964, Khomeiny, après avoir violemment critiqué un décret accordant l’immunité juridique aux conseillers militaires américains et un emprunt de 200 millions de dollars pour l’achat de matériel militaire, est arrêté et contraint à l'exil, d'abord en Turquie, puis  en Irak.

 

En Irak, Saddam Hussein devient vice-président en 1968.

 

En 1975, Saddam Hussein se rend en Provence, où il rencontre Jacques Chirac, alors Premier ministre de Giscard d’Estaing qui lui fait visiter le centre de Cadarache. Et le 18 novembre 1975, un accord de coopération nucléaire franco-irakien est signé à Bagdad précisant qu'il s'agit d'une utilisation pacifique du nucléaire.

Cette même année 1975, alors que le Chah d’Iran est au pouvoir, les dissensions existantes  entre l'Iran et l'Irak au sujet de leurs frontières sont , en principe, réglées par un traité.

 

En Irak, l’activisme de Khomeiny  finit par indisposer  le pouvoir irakien et, en 1978, il part vers la France et s'installe à Neauphle-le-Château .En Irak et à Paris, il radicalise et systématise sa pensée autour d'une conviction profonde : la dictature du shah n'est pas le système adéquat pour l'Iran. Il prépare sa révolution, principalement sous la forme de cassettes audio diffusées et dupliquées largement dès leur arrivée en Iran.

En 1978, de plus en plus critiqué, le shah doit faire face à un soulèvement populaire qui s'accentue au fil des mois et d'où émergent les fondamentalistes chiites inspirés par l'ayatollah.

 

En avril 1978,un gouvernement communiste pro-soviétique s'installe en Afghanistan. 

 

En janvier 1979, après avoir perdu progressivement ses soutiens traditionnels et l'appui occidental, le Shah nomme en dernier recours l'opposant social-démocrate Chapour Bakhtiar au poste de premier ministre et quitte ensuite l'Iran. Le renversement du gouvernement Bakhtiar et la déclaration de neutralité de l'armée, quelques semaines plus tard, précipitent sa chute et contribuent à l'avènement de Khomeiny.

Ainsi le Shah est dépossédé du pouvoir une seconde fois et  le 16 janvier 1979,il doit partir en exil d’abord en Egypte, puis au Maroc, aux Bahamas et enfin aux USA. L’Ayatollah Khomeiny  lui en revient le 1er février 1979 et prend le pouvoir dès le 15 février. .Aussitôt il amorce une violente rhétorique contre les États-Unis.

Le 6 avril 1979, le Mossad,  agence de renseignement israélienne, détruit avec des bombes à charge creuse, lors d'une opération commando à l'intérieur de l'usine de Constructions navales et industrielles de la Méditerranée (CNIM), à La Seyne-sur-Mer, la cuve en acier du réacteur d'Osirak destiné à l’Irak. Cette même année 1979, le 16 juillet, Saddam Hussein devient Président de l’Irak.

Le président des Etats Unis Jimmy Carter  ne manifeste pas d'intérêt particulier à  voir revenir le Shah au pouvoir. Quand très malade d’un cancer, celui-ci  demande à pouvoir venir se faire soigner aux Etats Unis, il l’accepte de mauvaise grâce mais cette décision accentue le sentiment des Iraniens que l'ex-monarque n'était qu'un instrument des États-Unis.

 

Le 4 novembre 1979 des militants étudiants iraniens envahissent l'ambassade des États-Unis à Téhéran avec le soutien de l'ayatollah Khomeiny. Cinquante-deux américains sont alors retenus en otages.

 

Pour soutenir le gouvernement afghan pro-soviétique, l’URSS envoie l’armée rouge en Afghanistan en décembre 1979 ;  la CIA américaine  dépensent alors 3,3 milliards de dollars  et l'Arabie saoudite presqu’autant pour alimenter la résistance antisoviétique et anticommuniste incarnée par, entre autres, les moudjahidines de Hekmatyar et de Oussama Ben Laden.

 

 Le 7 avril 1980 les États-Unis rompent toute relation diplomatique avec l'Iran et le 24 avril 1981 le gouvernement Suisse accepte depuis de représenter les intérêts des États-Unis à Téhéran ( les intérêts iraniens aux États-Unis sont représentés par la section des intérêts iraniens de l'Ambassade du Pakistan à Washington).

D’avril à juillet 1980, 30 000 irakiens chiites considérés d’origine iranienne sont chassés d’Irak.

Dans la nuit du 13 au 14 juin 1980, le Mossad égorge dans un hôtel parisien l'égyptien Yahya Al-Meshad, membre de la Commission atomique irakienne.

Le 27 juillet 1980 meurt le Shah d’Iran.  

Le 20 septembre 1980 commence la  guerre de l’Irak contre l’Iran  justifiée  par les revendications irakiennes sur le détroit d’Ormuz annexé par le Chah en 1971 et  sur les territoires du Chatt el Arab cédés en 1975.

L'offensive irakienne de 1980 est baptisée Kadisiyya, en référence à la conquête de l'Iran par les Arabes au VIIe siècle. Les contre-offensives iraniennes sont nommées Kerbela 1, 2, etc., évoquant le combat des premiers chiites contre le pouvoir sunnite.

Les Etats-Unis, l’URSS  et la France soutiennent alors Saddam Hussein dont le parti Baas évoluant vers la laïcité et un certain modernisme leur apparait comme un rempart contre le régime islamiste chiite d’Iran. Alors que l’Irak se voit fournir des armements notamment par l’URSS, la Chine, la France, l’Egypte, l’Iran en obtient d’Israël, de la Syrie et de Libye.

Cependant, malgré la puissance de l'armée irakienne, le conflit s'enlise rapidement.

Début 1981 l’armée iranienne contre-attaque. Le 7 juin 1981, le réacteur irakien Osirak est finalement détruit lors d'un bombardement mené par Israël qui craint que l'Irak n'accède à l'arme nucléaire. En juin de cette même année, l'Irak décrète un cessez-le-feu mais voit son territoire envahis.

En 1982 l’Iran parvient à libérer l'essentiel de son territoire.

Après deux ans de guerre, la position de l'Iran se radicalise : il s'agit désormais de réduire la puissance de l'Irak, de destituer Saddam Hussein et de le remplacer par un régime islamique.

En 1984 commencent les attaques systématiques d'installations pétrolières et de pétroliers par les deux camps.

La ligne de front se stabilise à la frontière commune, et malgré de nombreuses offensives de part et d'autre, il n'y a pas de percée majeure pendant plus de six ans.

Au mois de juillet 1987, l'Iran entreprend de contrôler la navigation maritime dans le golfe, plus de 500 navires de commerces étrangers sont attaqués par les deux belligérants. Les navires koweitiens sont alors placés sous pavillon des États-Unis.

Un an plus tard, le 3  juillet 1988, un croiseur américain abat un Airbus d'Iran Air au cours d'un vol commercial régulier dans l'espace aérien iranien alors qu'il survole le détroit d'Ormuz causant la mort de 290 civils de six nationalités différentes.

Finalement, en 1988, l'armée irakienne reprend le dessus et le 18 juillet 1988, l’Iran accepte le cessez-le-feu, qui prend effet le 22 du même mois. Le 25 juillet, les moudjahidines du peuple, (mouvement d'opposition armée au régime des ayatollahs) soutenus par Saddam Hussein, franchissent la frontière irako-iranienne pour tenter de renverser le régime iranien. La manœuvre échoue et entraîne une violente répression de Téhéran.

 

L'armée rouge abandonne l'Afghanistan le 15 février 1989. 

 

Dans une lettre datée du 14 aout 1990, Saddam Hussein accepte de revenir aux accords d’Alger de 1975 : il libère une partie des prisonniers de guerre et quitte les territoires occupés.

Cette première guerre qui a duré  8 ans a fait entre 500 000 et 1 200 000 victimes.

L’Irak en sort très affaibli avec d'énormes dettes par rapport à certains de ses voisins arabes, notamment du

Koweït, ancien protectorat anglais avec lequel il entretient de mauvaises relations depuis sa création en 1961 car il lui bouche la plus grande partie du golfe Persique. De plus, comme l'Irak le reproche souvent à l'OPEP avant l'invasion, la production élevée de pétrole koweïtien a pour effet la baisse du prix du pétrole, ce qui n'arrange absolument pas l'Irak. Saddam Hussein accuse également le Koweït de ne pas respecter ses quotas, contribuant ainsi à faire chuter le prix du pétrole, et de pomper dans un champ situé à cheval sur la frontière Irak-Koweït.

Le 25 juillet 1990, Saddam Hussein rencontre l'ambassadeur américain à Bagdad, qui lui laisse entendre que "les États-Unis n'ont pas d'opinion sur les conflits opposants deux pays arabes". Le 30 juillet, une réunion de médiation est organisée à Djeddah  mais échoue.

Le Jeudi 2 août 1990,  commence alors  l'invasion du Koweït par l'Irak, Saddam Hussein lance l'élite de son armée à l'assaut de l'émirat. La petite armée koweïtienne est balayée, l'émir et une partie de sa famille échappent de justesse aux commandos irakiens. En quatre heures l'opération est terminée.

Mais c’est alors Georges Bush qui est président des Etats Unis ; il est originaire du Texas  ou  après la deuxième guerre, il s’est lancé dans  l'industrie du pétrole en créant la Zapata Petroleum Company en 1953, avec un ancien agent de la CIA. Entre janvier 1976 et janvier 1977, il  a été Directeur du Renseignement Central. Georges H. W Bush téléphone personnellement à plus de soixante chefs d'État et de gouvernement en quelques jours, avec comme but de leur faire prendre une position commune, afin qu'en cas de confrontation, Saddam Hussein, ait en face de lui  une coalition d’Etats  et  pas seulement les États-Unis. Finalement 34 Etats rentrent dans cette coalition qui libère le Koweït.

On ne dispose d’aucun chiffre officiel sur les pertes civiles irakiennes, mais  on estime en général le bilan à 50 000 à 130 000 morts chez les civils, dont plus de 30 000 dans l'insurrection en Irak de 1991 après le cessez-le-feu. Le rapport d'une mission de l'ONU,  envoyée en mars 1991 pour évaluer les besoins humanitaires de l'Irak, décrit l'état du pays comme "quasi-apocalyptique" Un autre rapport de l'ONU, de 1999 souligne les effets à plus long terme de cette campagne de bombardements ayant anéanti la plupart des infrastructures nécessaires à la survie de la société.

L'ensemble des nations arabes  estime au total les pertes financières à 800 milliards de $. 

 

Kaboul tombe aux mains des talibans le 28 avril 1992. 

 

Le 20 janvier 2001, le fils de Georges Bush, Georges W.Bush est élu président des Etats Unis. Le 11 septembre de cette année  2001 a lieu aux Etats Unis l’attentat des islamistes contre le World Trade Center .Son administration qui a développé le concept de guerre préventive dans le cadre de la lutte  contre le terrorisme lance une offensive en Afghanistan, lieu où Ben Laden se serait réfugié, et suspectant des liens entre l'Irak et al-Qaida, élabore un plan d'attaque contre l'Irak. Puis  prenant prétexte de la prétendue détention d’armes de destruction massive par l’Irak, les anglo-saxons accompagnés des Etats qui ont bien voulu les croire, débutent le 20 mars 2003 leur  invasion.

Divers éléments autorisent pourtant à se poser  des questions sur les motivations réelles de cette intervention conduites par les Etats Unis, comme :

.les liens entre les néo-conservateurs au pouvoir à Washington et des entreprises d'exploitation pétrolière, notamment le Groupe Carlyle, Enron, Halliburton Energy Services (qu'a présidé Dick Cheney) et Unocal (dont Hamid Karzai fut l'un des conseillers) ;

.les liens entre les néo-conservateurs au pouvoir à Washington et des entreprises sous-traitantes de l'armée (dont Halliburton) ;

.la décision de l'Irak de ne plus faire valoir son pétrole contre des devises en dollars, mais en euros.

 

Cette  invasion aboutit  à la défaite rapide de l'armée irakienne, à la capture de Saddam Hussein et à la mise en place d'un nouveau gouvernement. Le président George W. Bush déclare officiellement  l'achèvement des combats le 1er mai 2003. Toutefois, la violence contre les forces de la coalition conduit  rapidement à une guerre  impliquant plusieurs groupes d'insurgés, des milices, des membres d'Al-Qaida, l'armée américaine et les forces du nouveau gouvernement irakien.

On estime que 104 106 à 113 755 civils irakiens sont morts dans les violences, constituées essentiellement d'attentats et au moins 250 000 civils irakiens auraient été blessés.La guerre a provoqué l’exode d’au moins deux millions d’Irakiens, dont de nombreux chrétiens réfugiés à l’étranger depuis 2003 (principalement en Syrie et en Jordanie). L'organisation National Priorities Project estime à plus de 807 milliards de dollars le coût de la guerre.

En 2006, Saddam Hussein est pendu.

Le 6 décembre 2007, les Israéliens détruisent cette fois les installations nucléaires syriennes.

L’armée américaine doit finalement rester en Irak et ce n’est que le 18 décembre 2011 que le président Obama prétendant la mission accomplie, le dernier soldat américain est censé avoir quitté  le pays alors que de nombreuses milices privées restent et que l’ambassade des Etats Unis comptent encore 17 000 personnes.Le départ des troupes de l'Otan en Afghanistan est programmé alors que la situation ne fait qu'empirer de jour en jour.

Partant du principe un peu simpliste selon lequel les ennemis de mes ennemis sont mes amis, les Etats Unis   qui avaient soutenu les talibans dans le combat contre les Soviétiques en Afghanistan, ont refait la même erreur en croyant intelligent de soutenir les Chiites irakiens contre leurs coreligionnaires sunnites qui avaient très largement, avec les chrétiens également, soutenu Saddam Hussein.

Aujourdhui les interventions directes et indirectes des anglo-saxons en Irak depuis  près d’un siècle sont en partie responsables, après près de trente ans de guerre quasi permanente, de l’état de quasi guerre civile dans lequel est plongé le pays : les Chiites qui dominent le pouvoir, largement sympathisants de l’Iran, s’en prennent aux Sunnites ainsi qu’aux Chrétiens qui ne voient plus guère d’autre alternative que d’immigrer tandis que les Kurdes ont réussi à se rendre quasi-indépendants ce qui, bien que situation assez  légitime, ne va pas manquer d’être rapidement une source de conflit avec les Turcs majoritairement sunnites.

Dans le même temps, préfigurant une véritable guerre de religion entre musulmans sunnites et chiites, les monarchies sunnites du Golfe  conduit par un Qatar  pourtant guère démocratique et avec  la sympathie de la Turquie sunnite, se lancent dans une véritable offensive, contre la Syrie, alliée de l’Iran, dont la minorité Alaouite au pouvoir constitue un rameau du chiisme, soutenue  par les minorités chrétiennes.

Syrie et Iran  peuvent largement compter sur le soutien actif des Chiites libanais, principales composantes de la population du Liban et des Chiites irakiens mis au pouvoir par les Etats Unis et les Anglais.

Tout ceci sous le regard d’Israël, adepte des interventions préventives, lequel  a commencé à s’en prendre aux installations nucléaires et aux iraniens qui les dirigent.

Compte tenu de la volonté de plus en plus semble-t-il avérée de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire comme avant lui l’Irak et la Syrie ( arme nucléaire détenue  de longue date par Israël mais également par le Pakistan), les Etats Unis entrainent avec eux les Occidentaux dont la France dont une bonne partie de l’esprit critique a disparu avec la venue au pouvoir du Président Sarkozy (dont le moins que l’on puisse dire, la diplomatie est pourtant passablement confuse, ou à tout le moins changeante).

Aujourd’hui  le retrait dans des circonstances dramatiques d’Irak puis programmé d’Afghanistan  amènent les Etats Unis, soutien inconditionnel d’Israël, avec l’appui des monarchies sunnites  à tenter de renverser d’abord le gouvernement Syrien, soutien des milices chiites libanaises dangereuses pour Israel, pour s’en prendre ensuite à l’Iran dont les Occidentaux rêvent de voir renverser également le gouvernement.

 

Fort de la réussite de leur opération très hasardeuse et en définitive peu probante de Libye, sous prétexte de protection des droits de l’Homme, les Etats Unis, les monarchies sunnites conduites  par le petit Qatar, la Turquie, Israël et la France prennent , cette fois le risque d’une guerre civile généralisée au Proche et au Moyen Orient entre Sunnites et Chiites avec comme otages les minorités chrétiennes et spectateurs actifs pour leur cause personnelle les Kurdes de Syrie, de Turquie, d’Irak et d’Iran.

En réaction à ces tentatives de déstabilisation de ses alliés Chiites ou Alaouites et aux menaces de sanction brandies contre lui par les Occidentaux, avec la France qui veut encore une fois se mettre en avant, l’Iran ne peut sans réagir attendre que ses alliés soient pris dans cette guerre civile qui va se généraliser très vraisemblablement après l’Irak, en Syrie et au Liban.

Ses menaces de fermer le détroit d’Ormuz et celle plus précise de vouloir interdire dans le golfe persique le retour du porte-avion américain John C Stennis ne peuvent être  prise à la légère comme font semblant de le faire pour le moment les Etats Unis.

On se rappellera que le commandement de la V° Flotte américaine refondé en 1995 est basé à Bahreïn, Etat ou l’importante minorité chiite a été réprimée en février mars 2011 puis a du se calmer après l’entrée de troupes envoyées par le Conseil du Golfe composées de soldats d’Arabie Saoudite, du Qatar et des Emirats Arabes Unis sans que ni les Etats Unis  ni surtout la France n’aient émis une quelconque critique.

Sachant que 35% des exportations pétrolières mondiales transitent  chaque année par le détroit d’Ormuz, qui de l’Iran ou de l’Occident  serait le plus capable de supporter dans la situation économique actuelle un arrêt de ces exportations ?

On peut raisonnablement répondre : l’Iran !

Certes la privation de ses ressources pétrolières pour ce pays qui représentent environ 10 à 15 % de son PIB  serait  très douloureuse pour sa population. Mais la privation de recettes pour l’Irak, le Koweït, et les autres Etats du Golfe aurait des conséquences financières graves pour eux qui auraient une répercussion mondiale tandis que la hausse massive des cours du pétrole s’ajouterait pour aggraver encore une situation dans le monde occidental qui pourrait tourner à la catastrophe. La menace d'embargo proféré par le ministre des Affaires Etrangéres français  apparait donc plutot comme à "double tranchant".

 

Dans cette partie de poker, il y a lieu quelque raison donc de s’inquiéter de l’esprit un peu trop va en guerre de certains de nos dirigeants.  Sans compter que l’on peut douter que la Russie et la Chine prennent le risque de  laisser faire cette fois le triumvirat « Etats-Unis, Royaume Uni et France ».

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 14:09

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A partir de 1914,pour financer leurs besoins militaires tous les pays belligérants choisissent d'imprimer plus de monnaie qu'ils ne possèdent de contrepartie en or ; la Grande Bretagne  dont la Livre constitue alors la première monnaie mondiale est rapidement contrainte d'abandonner la convertibilité de ses billets en or. A la fin de la guerre, celle-ci se trouve de fait dans un système de monnaie fiduciaire c'est-à-dire basé sur la seule confiance, système qui génère une l'inflation importante. Comme de nombreux pays d'Europe, elle a financé l'effort de guerre en exportant ses réserves d'or vers les États-Unis et accumulé une montagne de dettes envers eux.

La présence ainsi aux États- Unis d'une réserve considérable de capitaux transférés d’Europe permet certes, de financer de nombreux  projets, mais génère l'apparition de bulles spéculatives. Les taux d'intérêt  bas résultant de cette abondance de capitaux permettent aux ménages américains de s'endetter à un rythme de plus en plus rapide. Les citoyens américains baignent dans un climat d'optimisme inébranlable. La bourse de Wall Street se met à dépasser celle de Londres dont la classe économique commence à regretter l’époque de l’étalon or.

Alors que l’Allemagne est ruinée, le traité de Versailles  lui impose le paiement  de dommages de guerre énormes, qui la contraignent à remettre aux Etats vainqueurs la plus grande partie de son or pour les payer et l’amène  à renoncer à émettre des Reichsmarks d’or et à opter  pour la monnaie de papier. A la suite de l’occupation de la Ruhr par la France et la Belgique, elle se voit imposer des conditions draconiennes pour payer sa dette de guerre. Le charbon est confisqué par les occupants et la république de Weimar est obligée d’en importer, et de payer ses mineurs grévistes dans le même temps. Ces dépenses énormes l’entraînent à faire marcher la planche à billets à toute allure. Le Mark se déprécie d’une manière affolante. Les Allemands payent, un jour, le kilo de pommes de terre un milliard et le lendemain la miche de pain 460 milliards de marks.

A l’initiative de la Grande Bretagne, une conférence se tient à Gènes en 1922 réunissant tous les pays ayant participé à la guerre sauf les Etats Unis ;  les accords qui y sont signés fixent pour objectif le rétablissement de l’étalon or.

Le 1er décembre 1923, l’Allemagne elle crée une nouvelle monnaie  le Rentenmark,  au taux de 4 200 000 000 000 de marks par dollar. Celle-ci est échangée contre les marks mis en circulation à la période précédente au taux de 1 pfennig pour 10 milliards de marks.

En 1925, sous l’influence des milieux financiers britanniques plus forte que celle des industriels, la Grande Bretagne  revient à l'étalon-or  mais malgré l’inflation élevée  depuis 1914  se donne pour objectif de rétablir la parité or de 1914 pensant qu’il serait plus facile de rembourser les  créanciers américains avec une livre forte.

L’économiste  Keynes considère  que cette parité est impossible à retrouver et que la limitation de la quantité de monnaie qui en résulte risque de provoquer un effondrement de l'économie traitant  l'étalon-or de « relique barbare ».En effet pour attirer les réserves d’or vers la Grande Bretagne, celle-ci se lance dans une politique de taux d’intérêts élevés; ces taux d’intérêts  élevés et la surévaluation de la Livre entraine  une augmentation considérable du chômage dans l’industrie rendue non compétitive ; le déficit commercial augmente considérablement entrainant  un exode  de l'or anglais vers les États Unis contrairement à l’objectif recherché par la hausse des taux d’intérêts. La déflation se met à atteindre  toutes les parties de l'Empire britannique où la Livre est utilisée.

Plutôt que d’abaisser ses taux d’intérêt, la Grande Bretagne pense préférable de demander aux États Unis d'abaisser leurs propres  taux d'intérêt afin que les capitaux  reviennent vers  Londres. A partir de juillet 1927, la Fédérale Reserve injecte plusieurs millions de dollars dans l’économie et en aout  abaisse son taux d'intérêt. En France, l'étalon or est rétabli en 1928 mais après une dévaluation des quatre cinquièmes de la valeur du franc.

La politique de crédit facile des États-Unis en accord avec la Grande Bretagne  ne donne pas les résultats escomptés. La flambée du prix des actions à Wall Street est telle que, non seulement les Américains ne placent pas leur or dans les banques anglaises, mais de nombreux investisseurs anglais retirent leur argent des banques anglaises pour la placer à Wall Street.Une grande partie du crédit  sert au financement d’opérations spéculatives  à Wall Street ou la bourse se met à exploser. Au début de 1929 les membres de la Fédérale Reserve commencent à s'inquiéter. Le prix des actions n'a plus aucun rapport avec les dividendes versées aux actionnaires. Lorsque ceux-ci prennent conscience que ce prix des actions a atteint un sommet et commencent à vendre, un vent de panique se lève. En août 1929, la Réserve fédérale décide finalement de faire grimper son taux de base à 6%. Les marchés boursiers sont de plus en plus nerveux alors que la récession s'amorce. Le premier krach majeur a lieu le 24 octobre et le 28 octobre, le Dow Jones plonge de nouveau fortement. Le 29 octobre, la panique est totale et aucune intervention des banques ne peut enrayer la chute. Même en vendant au dixième du prix d'achat certains investisseurs ne trouvent pas d'acheteur.

La crise de 1929 rend la parité avec l'or intenable dans de nombreux pays. La Suède abandonne l’étalon or dès la fin de 1929, la  récession aux États Unis se fait sentir dès le début de l'été 1930. Les États Unis interdisent alors la détention d’or par les particuliers qui sont tenus de ne détenir que des billets de la Banque centrale.

Au printemps de 1931, l’'Allemagne et l'Autriche se trouvent en très mauvaise posture toujours à cause des réparations imposées par le traité de Versailles et connaissent une hausse du chômage avec une instabilité politique croissante. L'économie de la Grande Bretagne est en chute libre.  .Pour faire face à leurs propres problèmes de liquidités plusieurs pays d'Europe n'ont d'autre choix que de rapatrier en hâte les réserves d'or qu'elles ont placées aux États-Unis. La Réserve fédérale américaine tente d'enrayer ces sorties mais la contraction monétaire qui s'en suit plonge son économie d'avantage dans la dépression. La France aussi désire échanger ses réserves de livres anglaises contre de l'or mais malgré ses tentatives la Grande Bretagne, à bout de souffle, fait défaut. La Grande Bretagne abandonne l’étalon or 1931.

Des centaines, puis des milliers de banques font faillite entre 1930 et 1932. 

En 1932, les États-Unis comptent 25% de chômeurs. Sous la Présidence de Roosevelt, toute une série de mesures économiques désignées sous le nom de New-Deal" sont décidées à partir de  1933  telles que la réforme du système bancaire, l'abandon de l'étalon or, la dévaluation du dollar, la limitation volontaire de la production agricole et le lancement de grands travaux.  

Cette année 1933, la conférence de Londres signe la mort du système monétaire international. Mais tant  la Grande Bretagne que les États-Unis souhaitent un retour éventuel à l'étalon-or ; les délégations de France et d'Italie insistent elles pour un retour immédiat à un système d'étalon-or. Le désaccord porte avant tout sur la valeur de l'or dans un nouveau système Les Etats Unis veulent une reflation des prix avant tout retour à un étalon-or. La Grande Bretagne veut éviter l’austérité. 

Au pouvoir, Hitler nomme le docteur Schacht président de la Reichsbank, puis ministre de l'Économie en 1934. Celui-ci développe une politique de grands travaux financés par l'État  qui n'est pas très différente du New Deal de Roosevelt à la même époque. À partir de septembre 1934, Schacht lance son « Plan nouveau » consistant à organiser l'autarcie en restreignant les importations aux seules matières premières nécessaires au réarmement.Schacht crée le Mefo-Wechsel une « vraie-fausse » monnaie fondée sur des reconnaissances de dette échangées par les entreprises, émise par la MEFO. Les MEFO sont surtout utilisés pour payer les industries d'armement. Les banques et les municipalités sont obligées d’acheter les Bons MEFO, jusqu’à hauteur de 30 % de leur portefeuille pour les banques et de 90 % pour les municipalités et compagnies d’assurance. Ceci provoque une importante augmentation de la masse monétaire.

A partir de 1935 la politique économique  des Etats européens est conditionnée par l'idée qu'un conflit de grande ampleur est de plus en plus probable. Les dépenses militaires requiert un équilibre budgétaire qui devient impossible et donc celui du retour à l’étalon or.

Aux Etats Unis un deuxième « New Deal » est lancé largement inspiré par les thèses que Keynes reprend dans sa « Théorie Générale » publié  en 1936 : relance de l'économie par une politique expansionniste faite de création monétaire et de déficits publics finançant grands travaux et soutenant les dépenses de consommation, l'Etat faisant le pari d'un déficit temporaire de son budget, comblé ensuite par les rentrées d'impôts.

Alors qu'en Europe le chômage tombe rapidement, il est, aux États-Unis, encore à 17% en 1936 et près de 14.3% en 1937  soit près de quatre fois son niveau de 1928. Lorsque Roosevelt, alarmé par la croissance spectaculaire du déficit américain et l'impossibilité qu'il y a à maintenir cette croissance exponentielle, commence à limiter un peu plus les dépenses de l'état, à la fin de 1937 l'économie américaine replonge en récession et le taux de chômage atteint 19% l'année suivante.

Pendant la période 1939–1942, la Grande-Bretagne dépense une grande partie de son stock d'or pour acheter des armes et munitions et se range à l’idée  que le retour au système de l’étalon or sera difficile ; dans le même temps les théories de Keynes gagnent en influence et le 20 juillet 1944, les délégués de quarante-quatre pays signent à Bretton Woods (New Hampshire) les Accords qui créent le système de l'étalon de change-or et qui font du dollar américain la seule monnaie de réserve convertible en or. En effet ces accords établissent le Gold Exchange Standard qui place le dollar américain au cœur du système monétaire international, la convertibilité en or du dollar étant fixée au taux de 35 $ l'once.

Ces accords durent moins de 30 ans c'est-à-dire pratiquement pendant la phase de reconstruction de l’Europe. En effet pendant les années 1960, les dépenses militaires américaines ainsi que la course à l'espace conduisent les Etats Unis  à multiplier les dépenses et à créer une immense liquidité internationale de dollars. Ce laxisme monétaire leur attire les remarques du général de Gaulle conseillé par Jacques Rueff  qui demande  le retour à l'étalon-or et commence  à exiger des paiements en or, en place de dollars. Mais c’est finalement l'Allemagne qui en 1971 provoque la fin des accords de Bretton Woods : agacée d'avoir à acheter des dollars au taux fixe supérieur au taux naturel du marché, ce qui revient à payer l'inflation des Etats-Unis à leur place, la banque centrale allemande cesse de les accepter. Avec les dépenses considérables engendrées par la guerre du Viêt-Nam, la compétitivité accrue des pays européens et celle du Japon, les Etats Unis réalisent en 1971, pour la première fois au XXe siècle, un déficit commercial. Cette année  1971, la masse de dollars dans le monde atteint alors 53 milliards de dollars, ce qui constitue plus de cinq fois les stocks d'or du Trésor américain de sorte que la convertibilité du dollar sur la base de 35 dollars l’once n’est plus possible. Le 15 août 1971, le président Nixon  en prend acte et proclame unilatéralement l’abolition de la convertibilité du dollar en or. Il annonce également un gel des salaires et des prix, ainsi que des réductions d'impôt et une surtaxe sur les produits importés. Cette décision stimule la consommation, mais s’avère insuffisante et  il doit quand même procéder à une dévaluation de 7,9% du dollar en décembre. Une deuxième dévaluation de 10% est également nécessaire en février 1973, ce qui affecte l'économie de manière globale. Le premier choc pétrolier est directement lié à ces dévaluations du dollar. 

Les  accords de la Jamaïque  de 1976 prennent acte du  système de changes flottants.Depuis l'ensemble des monnaies du monde sont des monnaies papiers sans référence à un étalon quelconque, dont la valeur varie au jour le jour au rythme des transactions sur le marché des changes. 

Désormais rien n’interdit à une Banque Centrale de faire marcher la planche à billet si ce n’est le risque de provoquer une inflation importante, de voir sa monnaie se dévaluer par rapport aux autres. 

Alors que l’Allemagne a fini seulement le 1er octobre 2010,près de 92 ans après la guerre mondiale, de payer les réparations qui lui avaient été imposées, les Etats Unis ont accumulé eux une dette record de près de 15 000 milliards de dollars alors que leur croissance économique stagne et le chômage atteint 9 %.

Bien  que ce ne soit réellement qu’à partir de 1940, grâce à la demande énorme en provenance de l'Europe pour alimenter l'industrie de guerre qui fit tomber le chômage ,que les Etats Unis ont commencé à voir la fin des effets de la crise de 1929, convaincus à tort que c’est grâce à l’application des théories de  Keynes qu’ils en sont sortis, aujourd’hui à nouveau  ils font le choix de faire marcher la planche à billets, comme d’ailleurs la Grande Bretagne, pour tenter sans grand succès jusqu’à présent de relancer la croissance. 

 L’Europe des 27, dont l’endettement public atteint lui 9 000 milliards de dollars, menée par l’Allemagne,  est hostile à cette politique même si la croissance dans l’Union Européenne est plus faible qu’aux Etats Unis voire proche de la récession.

Tout le conflit actuel entre les Etats Unis et la Grande Bretagne d’une part et l’Allemagne d’autre part dans la résolution de la crise monétaire actuelle dont l’origine remonte au 15 aout 1971 et a été déclenchée en 2008 par celle dite des Sub primes provient donc de la volonté des anglo-saxons d’imposer au monde occidental une politique keynésienne alors que l’Allemagne, forte de sa triste expérience de l’hyperinflation d’après la première guerre mondiale, y est viscéralement opposée. 

Alors que la Réserve Fédérale américaine  a comme la Banque Centrale Européenne pour mission d’assurer la stabilité de la valeur de la monnaie, elle a également comme mission d’assurer la croissance en utilisant précisément sa capacité illimitée à imprimer des billets pour la relancer même si cette seconde mission peut s’avérer contradictoire avec la première.

Cet engouement anglo-saxon pour Keynes est inquiétant pour les Allemands et désormais les Européens qui depuis  40 ans sont plutôt favorables aux thèses dites monétaristes de Milton Friedmann qui estime que l’inflation vient de la monnaie. L'école monétariste, représentée par Milton Friedman est soucieuse de limiter au minimum l'intervention de l'État et rejette les politiques fiscale et budgétaire keynésiennes en prônant l'usage de la politique monétaire.

Alors que la baisse des taux d'intérêt est recommandée dans la théorie keynésienne, les monétaristes sont totalement opposés à une telle idée. Ils estiment que les taux nominaux sont trop vagues et doivent être mis en relation avec le mouvement des prix faisant la distinction entre taux d'intérêt réel et taux d'intérêt nominal. Si les mouvements des prix sont liés à l'accroissement de la masse monétaire, les taux d'intérêt ne sont qu'une conséquence de ce mouvement.;

Sous un régime d’étalon-or, la véritable monnaie est l’or. Le papier-monnaie et les différentes formes de comptes bancaires, sont alors des substituts monétaires représentant une certaine quantité de monnaie métallique déposée auprès d’une institution financière et qui peut être exigée à tout moment.

Tout accroissement de la quantité de monnaie sous forme d’espèces, de dépôts ou d’autres comptes bancaires doit s’accompagner d’une augmentation comparable des réserves d’or déposées dans les banques. Tout retrait de l’or déposé dans une banque doit être suivi d’une réduction des espèces, des dépôts et des autres comptes bancaires pour un montant comparable. Sous un régime d’étalon-or, la banque centrale n’a aucun pouvoir ni aucune autorité pour « gérer » l’ordre monétaire. Dès lors que la Banque Centrale ne peut faire marcher la planche à billets, l’Etat ne peut pas monétiser sa dette pour couvrir le déficit de son budget. Ceux qui proposent des dépenses doivent ensuite expliquer qui recevra et qui paiera quoi ; ou bien ils doivent solliciter l’emprunt d’une partie de l’épargne de la population, mais au taux du marché, sans dissimuler le coût réel de leurs emprunts.

Milton Friedmann comme son adversaire Keynes reste d'abord un partisan de la monnaie fiduciaire et estime le sytème de l'étalon or comme gaspillage de ressources pour la société. Pourtant en 1986, dans un article intitulé « Le coût du papier-monnaie inconvertible », Friedmann estime que, vu les errements et les abus de la gestion monétaire par les gouvernements et les banques centrales, il est « clair comme le cristal » que l’extraction de l’or, son monnayage et son stockage, auraient moins coûté à la société » et dans un autre écrit la même année intitulé "Pourquoi l’Etat s’occuperait-il de la monnaie ? », il ne préconise certes  pas le retour à l’étalon-or, mais conclue que « soumettre la monnaie et la banque aux règles du marché aurait produit un résultat plus satisfaisant que ce qui a été obtenu par l’intervention de l’Etat »

Les risques politiques de manipulation monétaire par l’Etat plaident en faveur de l’étalon-or. Or c’est la manipulation de la monnaie, du crédit et du taux d’intérêt par la banque centrale qui déstabilise toute l’économie et déclenche périodiquement des à-coups dans la production et l’emploi .La création monétaire des banques centrales donne l’impression que l’épargne disponible dans l’économie est plus importante que ce qu’elle est en réalité. Il en résulte des taux d’intérêt faussés dans le système bancaire. Ces taux d’intérêt faussés entraînent des erreurs d’investissement pouvant aboutir à la création de « bulles » dont l’explosion entraine de graves perturbations pour l’ensemble de l’économie.

Dès lors que l’on rejette les politiques anglo-saxonnes inspirées de Keynes, plutôt que de vouloir inscrire d’illusoires « freins à l’endettement sonnes inspirées » ou autres « règles d’or » dans les constitutions des 17  Etats membres de l’Eurozone voire des 26 de l’Union Européenne, il serait certainement plus efficace de restaurer progressivement le système de l’étalon or puis à terme de dénationaliser la monnaie en supprimant les banques centrales qui sont incapables d’en respecter les règles.

Utopique ? 

Ce n’est apparemment pas ce que pense le Président de la Banque Mondiale Robert Zoellick qui a préconisé à la veille du sommet du G20 de faire jouer à l’or un rôle plus important comme valeur internationale pour stabiliser les changes même s’il n’a pas trouvé autour de lui beaucoup de partisans. Ainsi, le patron de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, qui présidait une réunion de banquiers centraux, a indiqué que le sujet n'avait même pas été évoqué. "Selon mes souvenirs, une telle idée a été évoquée il y a bien longtemps par James Baker, lorsqu'il était Secrétaire d'Etat au Trésor dans les années 1980. Je n'ai aucun commentaire particulier à faire", a-t-il ironisé.

Mais au rythme où vont les choses,  en cas de panique, ceux qui ironisent face à une telle proposition seront sans doute les premiers à se convertir ne serait-ce que pour pouvoir conserver leur pouvoir.

En fait la question peut se résumer à celle de savoir si le citoyen peut faire confiance aux Banques Centrales pour croire à la monnaie fiduciaire. L’histoire depuis maintenant presqu’un siècle permet de répondre catégoriquement non ! En revanche l’histoire du siécle précédent de 1814 à 1914 a prouvé que seul  l’étalon « barbare »  procure la sécurité indispensable à la stabilité et au  développement harmonieux de tout système économique.

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 18:40
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Alors que depuis des mois la Reserve Fédérale américaine et la Banque d’Angleterre ont fait le choix éminemment critiquable de faire marcher leur planche à billets  pour tenter  de maintenir une croissance censée être seule capable par un surcroit de recettes, faute de volonté de diminuer drastiquement leurs dépenses,  de leur permettre de résorber les importants déficits budgétaires de leurs Etats et, en attendant de retrouver la confiance des épargnants étrangers et nationaux échaudés, de  souscrire leurs nouvelles émissions d’emprunts , l’Allemagne se  bat, pratiquement seule contre tous pour que la Banque Centrale Européenne ne se mette pas à pratiquer comme ses homologues anglo-saxonnes cette politique de fuite en avant.

L’Allemagne ayant  clairement fait savoir qu’il était hors de question de demander à la BCE de se lancer dans une politique aussi dangereuse  au demeurant contraire à ses statuts et ayant réussi à rallier la France et l’Italie, les Anglo-saxons, via leurs agences de notation tout sauf indépendantes, accroissent chaque jour leur pression sur les Etats de l’Eurozone pour tenter de les amener  avant la réunion du 9 décembre  à infléchir cette position en perturbant  à nouveau des marchés financiers en voie récente de stabilisation.

Cette façon d’agir des agences de notations  telle Standard and Poor's, Moody’s…. qui ont fait preuve pendant très longtemps d’aveuglement à l’égard des USA et encore aujourdhui  d’une complaisance suspecte doit conduire tout citoyen européen lucide à se poser la question :

Goldmann Sachs qui a employé bon nombre des personnages très influents sur  la politique actuelle des USA et ceux des  agences de notation américaines ne sont-ils pas en train de monter un véritable complot contre l’Euro et l’Europe qui, si elle parvient à sortir de la crise en appliquant les règles de sagesse préconisées par l’Allemagne, risque de reléguer demain les Etats Unis et la Grande Bretagne au rang de pays condamnés définitivement au déclin ?

 

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 18:21
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Aux anglo-saxons et  aux grands économistes et hommes politiques européens qui continuent de croire en leurs théories économiques qui nous ont conduit à la faillite généralisée actuelle du monde occidentale, le simple bon sens  conduit à rappeler que toute dette doit être financée par l’emprunt  et tout emprunt par l’épargne et que le rôle exclusif d’une banque centrale est de garantir la valeur de cette épargne c'est-à-dire de la monnaie et non d’assurer artificiellement la croissance.

S’il n’est déjà pas dans la mission normale d’une banque centrale de soutenir sur le marché secondaire la valeur des emprunts déjà souscrits par les épargnants, c’est encore moins sa mission d’être « préteur en dernier ressort »  faute d’épargnants en nombre suffisant acceptant de souscrire les nouvelles émissions d’emprunt d’Etat.

Si la Reserve Fédérale, la Banque d’Angleterre,  essayent de faire croire aux naïfs que pour  sauver le monde de la faillite, il suffit qu’elles, puis la Banque Centrale  Européenne aprés elles souscrivent à la place des épargnants- qui les rejettent- les nouveaux  emprunts que les Etats doivent émettre, ne serait-ce que pour rembourser ceux qui viennent à échéance, les citoyens européens censés doivent refuser ce type de prétendue solution miracle.

En effet ce que nous proposent comme ultime «  martingale » ces messieurs est  purement et simplement de faire marcher la « planche à billet » c'est-à-dire d’imprimer des billets, de créer de la monnaie sans aucune valeur, ex-nihilo, destinée à permettre aux Banques centrales de « souscrire » tout à fait fictivement  à des emprunts d’Etats.

On comprendra aisément que les descendants des Saxons  d’Allemagne qui après avoir été battus et christianisés par Charlemagne puis romanisés par le restaurateur de l’empire Othon  Ier le Grand de Saxe et leurs  descendants ne puissent plus aujourdhui   partager les idées de leurs lointains cousins Anglo-saxons qui, bien longtemps après avoir chassé les romains d’Angleterre s’en sont allés créer un empire en Amérique du Nord dont on peut raisonnablement penser qu’il ne durera pas aussi longtemps que le Saint Empire Romain Germanique et meme l'Union Européenne.

Toute dette d’Etat doit être remboursée si l’on veut maintenir la confiance de l’épargnant pilier du système économique.

Tout Etat qui se veut souverain ne doit pas avoir besoin de l’aide des autres Etats ; et s’il s’est mis dans la situation d’avoir besoin des autres, cet  Etat trop endetté a  perdu une bonne part de sa souveraineté et doit, en contrepartie  de la solidarité des autres Etats moins dispendieux, accepter de se soumettre à leur contrôle.

La fierté nationale qui se traduit  par  des critiques de domination des Etats appelés à l’aide apparait alors parfaitement injuste, déplacée et méprisable ! La germanophobie naissante d’une partie des populations de ces Etats qui ont vécu à crédit depuis près de 40 ans est parfaitement irresponsable et  traduit le manque de maturité de certaines « démocraties ».

 Les Etats de la Zone euro, dont l’ Allemagne, qui ont enfreint les règles de prudence  du Traité de Maastricht qu’ils avaient acceptées, et notamment celle consistant à s’interdire un endettement supérieur à 60% de leur PIB, doivent être contraints par des règles stricts d’amortir le surcroit de dette au-delà de ces 60 % sur une durée de 25 ans et de ne plus franchir ce seuil qui devrait même être abaissé dans 25 ans.

Pour ce faire, comme pour les mauvaises créances des banques qui sont transférées à des « Bads Banks », toute la partie des dettes des Etats de la Zone Euro excédant ces 60% de leur PIB doit être transférée à une Caisse Européenne d’Amortissement des Dettes Souveraines des Etats de la Zone Euro qui bénéficierait de la solidarité des Etats de la Zone pour emprunter aux meilleurs conditions du marché  pour gérer l’amortissement de ces emprunts . En revanche dans la limite de ce plafond actuel de 60%  de leur PIB, les Etats de la Zone euro continueraient de se refinancer sans aucune solidarité  des autres Etats de la zone euro.

A titre d’exemple la France ou l’Italie devront transférer à cette Caisse des mauvais emprunts d’Etats de la Zone Euro de l’ordre de  500 milliards pour la première et de 900 milliards pour la deuxième et l’ensemble des 17 membres un total de 2000 milliards  soit un amortissement sur 25 ans de  80 milliards dont  20 milliards pour la France et d’environ 35 milliards pour l’Italie, sommes considérables, et ce après avoir supprimé leurs déficits budgétaires.

Mais ce n’est que par la création d’une telle Caisse d’amortissement européenne qui pourrait émettre  alors des « eurobonds/ euro-obligations » à 25 ans lesquelles pourraient être souscrits /tes  par les Caisses de Pension ou les Compagnies d’Assurance Vie à un taux  de l’ordre de 2.75% si l’inflation restait contenue à moins de 2% par an que l’Euro et l’Europe avec lui peuvent encore être sauvés .  

Ce qui implique pour l’Allemagne et ses alliés de ne pas céder aux « Sirènes » anglo-saxonnes qui ne feront que nous entrainer plus ou moins vite dans une inflation galopante et un naufrage généralisé !

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 14:42

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La grande majorité des hommes politiques des pays développés, de droite comme de gauche  ne semblent avoir encore bien pris conscience que la crise actuelle ne remonte pas aux évènements d’il y a 3 ans - qui n’ont eu qu’un effet révélateur déclenchant-  mais que  la croissance, pourtant insuffisante pour résorber le chômage et notamment celui des jeunes, a été obtenue artificiellement depuis bientôt 40 ans par des gouvernements de droite comme de gauche, par endettement croissant des Etats, des Collectivités publiques, des Systèmes sociaux et des Particuliers.

Espérons que les électeurs citoyens européens  prennent conscience cette fois qu’il ne s’agit plus, sauf simple satisfaction morale, de remplacer les gouvernements de droite par des gouvernements de gauche ou vice-versa pour pouvoir surmonter cette crise généralisée du modèle de développement depuis 40 ans.

L’alternance n’équivaut pas à changement fondamental de politique dès lors que les gouvernements modérés européens de gauche comme de droite  n’ont plus, compte tenu de        l’endettement de leurs Etats et de leur incapacité à emprunter - ne serait-ce que pour payer les intérêts de leurs dettes  et espérer en amortir une faible partie- d’autre alternative que d’appliquer des politiques d’une extrême  rigueur pour tenter de retrouver la confiance désormais très ébranlée des épargnants souscripteurs des emprunts qu’ils émettent directement ou au travers de leurs banques.

Si donc pour pouvoir à nouveau emprunter et dans des conditions acceptables, tous les gouvernements européens de gauche comme de droite devront se résoudre à appliquer la même politique de rigueur répartie plus ou moins équitablement par la gauche que par la droite , ils seraient éminemment plus souhaitable de voir s’installer dans chaque pays développés et notamment dans l’Union Européenne des gouvernements d’Union Nationale qui s’engageraient, une fois la confiance restaurée, sur un Pacte de changement radical du modèle de développement en vigueur depuis 40 ans .

Mais si aujourd’hui, malheureusement, on n’a pas réussi à trouver, depuis la faillite du communisme, une alternative au capitalisme nonobstant l’existence de petits partis anti-capitalistes dont les théories économiques restent confuses, ni  même d’ « Indignés »qui  ne semblent pas réellement le remettre en cause, il ne suffit pas de s’entendre sur une plus grande régulation  pour  changer fondamentalement  le modèle actuel.

Et il n’apparait plus utile d’expliquer que la mise en place de gouvernements nationalistes qui proposent comme alternative le repli national  ne ferait qu’amplifier la crise actuelle et mener chacun de leur  Etat vers l’abime.

Et malheureusement  le mouvement écologique  ne propose  qu’un  modèle alternatif encore assez peu convaincant.

Il faut  donc véritablement  retrouver un autre modèle de développement pour les Pays développés  qui  ne prône pas la fin du capitalisme, ne se contente pas de vouloir le réguler, ou de limiter les aspects choquants du libéralisme des anglo-saxons autrefois triomphants pris comme modèle à suivre par la quasi-totalité des économies de la planète, aujourd’hui rejetés par les citoyens européens de la Zone euro.  

En effet, à  la question qui serait posée aux citoyens européens de savoir si ce qu’ils souhaitent profondément dans leur vie est davantage de stabilité que d’augmentation de leur niveau de vie si une meilleure répartition de la richesse existait, la réponse très largement majoritaire serait qu’il aspire à un avenir, notamment les jeunes, leur offrant emploi et stabilité professionnelle et familiale.

Ce  modèle nouveau ou disons plutôt l’adaptation au monde du XXI° du système capitalisme ayant fonctionné au XIX° doit  tout d’abord ne pas faire reposer comme l’actuel,  la croissance sur  l’endettement inconsidéré et sur l’espérance de taux de croissance pour l’avenir de ces Pays développés de plus de 2% par an pour assurer le plein emploi pratiquement sans inflation  afin de permettre aux autres pays qui aspirent légitimement atteindre   progressivement  le niveau de vie des pays développés sans  épuisement des sources d’énergie non renouvelables et des matières premières et donc de fortes tensions sur leur prix.

Un tel modèle qui apparait utopique  à beaucoup comme récessioniste  a pourtant existé sous le régime de l’étalon or pendant un siècle de la fin des guerres napoléoniennes à la première guerre mondiale !

Est-il transposable à l’échelle du monde ? Rien ne prouve le contraire pour autant que la « mondialisation »  ne soit plus synonyme de libéralisme sauvage ?

Le retour  à l’étalon d’or  imposera  la mise en place par les Pays développés non pas de taux de change entre leurs monnaies et celles des pays  en développement mais  à leurs frontières extérieures de droits compensateurs  négociés dans le cadre de l’OMC calculés en tenant compte  de salaires minimaux , de niveaux de protection sociale minima définis par le BIT, de normes identiques en termes de contrôles vétérinaires et sanitaires, définis par l’OMS et de protection de l’environnement ; en outre les délocalisations et les importations de produits notamment alimentaires se trouveront limités par l’augmentation importante du cout des transports   dans leur prix  par le jeu de taxes accrues sur le pétrole  qui auront pour effet par ailleurs d’augmenter très sensiblement les recettes des Etats tout en incitant fortement  les particuliers à utiliser les transports publics ; un effort de redistribution important devra étre opéré entre les revenus des rentiers et ceux des jeunes actifs pour partie  par une augmentation pour les rentiers du cout de l'assurance maladie revenu…..etc   etc

En conclusion, ce n’est pas seulement par davantage de régulations des marchés financiers, de contrôle de l’activité bancaire, de contrôle des budgets publics …..comme semblent le penser certains économistes écoutés aujourd’hui béatement par une classe politique qui s’est révélée incapable de voir arriver la crise actuelle et incompétente pour y remédier mais par une profonde adaptation du modèle de développement du capitalisme au service d’individus qui aspirent à une plus grande stabilité de leur vie mais par changement du modèle actuel que l’on sortira de la crise devenue quasi permanente du Monde développé. 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 18:14
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Le déficit budgétaire de la France  sera de l'ordre de 95 millions en 2011 ce qui fait que sa dette augmentera encore en 2012 avec des taux d'emprunt sans doute à la hausse.

Une nouvelle fois  ne serait-il pas plus raisonnable et irréaliste pour un Etat comme la France de rentrer dès le début 2012 dans un cercle vertueux lui permettant  pas seulement de conserver sa notation AAA mais surtout de  voir son Trésor Public pouvoir émettre ses OAT à 10 ans à 2% de moins qu'actuellement c'est à dire au taux d'emprunt du Bund allemand  en stabilisant immédiatement le montant de sa dette et donc à faire l’économie tant qu’elle n’aura pas commencé de pouvoir l’amortir  de l’ordre de 6 milliards par année ?

Est-il si irréaliste de lever un impôt exceptionnel pour chacun des  3 ans à venir de nature à « couper l’herbe sous le pied » des marchés de l’ordre de 50 milliards d’euros réparti par exemple comme suit :

1.      10 Milliards à la charge des 200 000  foyers les plus riches en revenus ou capital soit une moyenne de 50  000 euros chacun ;

2.      10 Milliards à la charge des 2 000 000 de foyers un peu moins riches en revenus ou en capital soit une moyenne de 10 000 euros chacun ;

3.      10 Milliards à la charge des 5 000 000 de foyers encore un peu moins riches en revenu ou en capital soit une moyenne de 2000 euros chacun ;

4.      10 Milliards à la charge des 10 000 000 de foyers encore un peu moins riche en revenu ou en capital soit une moyenne de 1000 euros chacun

5.      10 Milliards à la charge des 5 000 000 de foyers les moins riches soit

Soit une moyenne de 200 euros chacun        ……????

 

 

 

Et un tel exemple ne  serait-il pas  transposable à l’Italie ?

 

 

 

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 17:40
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C’est un secret de polichinelle qu’Israël détient déjà depuis de longue date la bombe atomique sans  aucun  des grands Etats qui la possèdent également  ne s’en soient jamais véritablement offusqués.

Certes Israël se sent un Etat assiégé et peut estimer avoir besoin de disposer d’un armement nucléaire comme ultime recours.

Mais Israël est considéré comme  l’Ennemi par excellence par  les populations des Etats musulmans qui l’entourent  du fait de ce qu’ils considèrent comme une injustice qui a trop duré la situation  des Palestiniens.

Dès lors, certains de ces pays estiment avoir droit également de se doter d’un armement nucléaire alors pourtant qu’ils ne peuvent craindre leur destruction par Israël dont ils prônent eux celle-ci

Or si jusqu’à présent, il a été possible de détruire préventivement certaines installations nucléaires en Irak du temps de Saddam Hussein puis plus récemment en Syrie, il serait aujourd’hui très périlleux pour la paix mondiale de tenter de telles actions préventives contre les installations nucléaires iraniennes.

Plutôt que de préparer  peu à peu l’opinion publique à de telles interventions par Israël avec la bénédiction des Etats Unis et l’abstention positive de la France et du Royaume Uni, ne serait-il pas plus raisonnable enfin  pour ces trois Etats membres permanents du Conseil de Sécurité d’imposer en accord avec les deux autres Etats membres permanents la Chine et la Russie, un plan de paix immédiat assorti de leur garantie à Israël et à la Palestine ?

Une paix même imposée ne serait pas une moins bonne solution que la situation actuelle.

Mais on peut se demander si réellement les Etats Unis, la France et le Royaume Uni dont les situations économiques sont catastrophiques ne cherchent pas de plus en plus à préparer leurs opinions publiques à une guerre « salvatrice »  eux  qui subitement se prennent de velléités guerrières sous prétexte de défense des droits de l’homme qu’ils laissent pourtant bien malmenés  dans beaucoup de pays sans intervenir et  non réglé depuis plus d’un demi-siècle le sort des Palestiniens.

Alors qu’après l’Irak, les Occidentaux vont évacuer l’Afghanistan dans les pires conditions, veulent-ils en plein désastre économique du monde occidental, voir une guerre enflammer  Iran, Irak, Afghanistan, Syrie, Liban sans devoir intervenir militairement alors qu’ils ont divers engagements  pas seulement moraux à l’égard  d’Israël , du Liban  ou  de certaines populations des Proches et Moyen Orient qui croient pouvoir  compter sur leur protection ?

Et qui sait si une telle guerre ne se transformerait pas en troisième guerre mondiale à l’issue de laquelle les occidentaux auront perdu beaucoup plus que ce qu’ils vont perdre avec la crise économique actuelle ?

Alors avant d’envisager de prévoir de détruire militairement les installations nucléaires iraniennes, le moment est venu pour l’ONU d’imposer la paix en Israël !

 

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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 14:50
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l’Union Européenne a multiplié, par une influence  beaucoup trop forte des diplomates par rapport aux politiques, les formules de rapprochement entre ce qui aurait dû être son noyau dur constitué au départ des 6  Etats membres signataires du Traité de Rome et les Etats ayant vocation à intégrer l’Union en cherchant à faire du « sur mesure ».

Ainsi pour les anciens Etats membres de l’AELE, concurrente de la Communauté Européenne suscitée  par le Royaume Uni et abandonnée  par lui et l’Autriche, le Danemark, le  Portugal, la Suède quand ils ont rallié l’Union, celle-ci a créé l’Espace Economique Européen dont la Suisse a refusé de faire partie obtenant de régler ses rapports avec l’Union par pas moins de 130 accords bilatéraux sans compter les dérogations au statut général d’Etat membre obtenu par le Royaume Uni, le Danemark……. ou les différents modèles de « partenariat » proposés aux anciens Etats membres de l’Union soviétique ou à la Turquie créant une Europe à plusieurs vitesses ralentissant sans cesse la vitesse de progression des Etats fondateurs vers une Confédération puis une Fédération pour finalement aboutir à la panne actuelle qui risque de lui être fatale.

Pour relancer la dynamique de l’Union, il est impératif d’urgence de créer avec les Etats qui veulent conserver l’euro un véritable Etat supranational européen sous forme d’une Fédération sur le modèle actuel de la Confédération Helvétique  disposant d’institutions dans lesquelles les autres Etats membres de l’Union ne disposeraient que de voix consultatives  et  les candidats membres  du Conseil de l’Europe du statut  de simples observateurs ; cette Confédération parlant ensuite  d’une seule voix face aux autres Etats  dans le cadre des institutions actuelles de l’Europe à l’image peu ou prou de la Confédération Helvétique membre du Saint Empire Romain Germanique de sa constitution en 1291 jusqu’à son indépendance de droit en 1648. 

Et cette Constitution de l’Union Européenne devra, contrairement à la possibilité qui existait dans la défunte constitution rejetée par la France et les Pays Bas reprise par le traité de Lisbonne, exclure la possibilité de  sécession d’une part ou de statut dérogatoire  d’autre part  pour les Etats d’accords d’entrer dans cette Confédération.

En conclusion, tous les citoyens de l’Union Européenne qui partagent l’euro doivent exiger qu’un référendum soit organisé dès 2012 dans chacun des 17 états membres sur la question simple de savoir s’ils acceptent la création d’une telle  Confédération européenne ou s’ils renoncent à sa monnaie l’euro.

Ensuite un an plus tard, un nouveau projet de Constitution de cette Confédération devra être  proposé aux seuls votes des Chambres des Etats concernés lesquelles en cas de  rejet ne pourront conserver l’euro.

Si National d’un des 17 Etats membres de l’Union Européenne qui ont l’euro en commun, vous êtes un citoyen européen convaincu, soutenez  ce projet de referendum prévu par le Traité de Lisbonne en en parlant autour de vous. Merci !

 

 

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13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 17:59
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Alors qu’il devrait au moins paraitre évident au plus grand nombre des Européens que tous les Etats membres du Conseil de l’Europe ont vocation à devenir un jour membre de l’Union Européenne dont ils ont en commun le même drapeau et siègent dans la même enceinte à Strasbourg,, certains dirigeants d’Etats membres de l’Union Européenne croient pouvoir contester  la légitimité de la candidature de certains Etats tel la Turquie en se fondant, sans l’avouer  franchement, sur un critère d’exclusion religieux qui n’a  jamais constitué un critère d’adhésion au Conseil de l’Europe.

A terme beaucoup plus lointain, il devrait paraitre tout aussi évident à une majorité de citoyens que cette Union Européenne devrait s’étendre à tous les Etats riverains de la Méditerrané  quelle que soit la composition confessionnelle de leurs populations en une sorte de reconstitution de l’empire romain dont la puissance par la population totale pourra faire taille égale avec celle des pays qui se seront largement développés comme la Chine et l’Inde.

Ainsi avant la fin de ce XXI° siècle et pas avant, l’Union Européenne aura fixé ses frontières et s’y tiendra pour longtemps comme la Confédération Helvétique a, par sa constitution de 1848 qui l’a transformée en Fédération,  arrêté ses frontières après son dernier élargissement de 1815 avec l’annexion des cantons de Genève, de Neuchâtel et du Valais, 657 ans après sa constitution.

En attendant l’Union Européenne dont on aurait pu espérer qu’elle évolue , à partir de ses 6 membres fondateurs Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, et Pays-Bas  vers une Confédération comparable à la Confédération Helvétique comme une reconstitution sur le plan géographique de l’Europe Carolingienne,  s’est fourvoyée.

En effet oubliant de se souvenir  qu’en l’an 800 , Charlemagne s’était fait couronner empereur d’Occident c'est-à-dire de l’ancienne partie occidentale de l’empire romain disparu en 476, puis avait voulu et obtenu en 812 de se faire reconnaitre comme tel par celui qu’il considérait comme le seul empereur romain, celui de Constantinople dont l’empire durera jusqu’en 1453, elle n’est pas encore capable 1200 plus tard de définir ce qui pourrait être ses frontières définitives d’ici à la fin de ce siècle et donc de proposer un objectif clair à d’immenses populations en quête d’espoir.

Et pourtant la question des limites de l’élargissement  de l’Union Européenne n’est pas cruciale mais plutôt celle de  son évolution institutionnelle pour être capable d’intégrer les Etats qui ont vocation à en devenir membre.

Or sur ce point, l’Union Européenne a multiplié, par une influence  beaucoup trop forte des diplomates par rapport aux politiques, les formules de rapprochement entre ce qui aurait du être son noyau dur constitué au départ des 6  Etats membres signataires du Traité de Rome et les Etats ayant vocation à intégrer l’Union en cherchant à faire du « sur mesure ».

Ainsi pour les anciens Etats membres de l’AELE, concurrente de la Communauté Européenne suscitée  par le Royaume Uni et abandonnée  par lui et l’Autriche, le Danemark, le  Portugal, la Suède quand ils ont rallié l’Union, celle-ci a créé l’Espace Economique Européen dont la Suisse a refusé de faire partie obtenant de régler ses rapports avec l’Union par pas moins de 130 accords bilatéraux sans compter les dérogations au statut général d’Etat membre obtenu par le Royaume Uni, le Danemark……. ou les différents modèles de « partenariat » proposés aux anciens Etats membres de l’Union soviétique ou à la Turquie créant une Europe à plusieurs vitesses ralentissant sans cesse la vitesse de progression des Etats fondateurs vers une Confédération puis une Fédération pour finalement aboutir à la panne actuelle qui risque de lui être fatale.

Pour relancer la dynamique de l’Union, il est impératif d’urgence de créer avec les Etats qui veulent conserver l’euro un véritable Etat supranational européen sous forme d’une Fédération sur le modèle actuel de la Confédération Helvétique  disposant d’institutions dans lesquelles les autres Etats membres de l’Union ne disposeraient que de voix consultatives  et  les candidats membres  du Conseil de l’Europe du statut  de simples observateurs. Cette Confédération parlant ensuite comme d’une seule voix face aux autres Etats  dans le cadre des institutions actuelles de l’Europe à l’image peu ou prou de la Confédération Helvétique membre du Saint Empire Romain Germanique de sa constitution en 1291 jusqu’à son indépendance de droit en 1648.  

Et cette Constitution de l’Union Européenne devra, contrairement à la possibilité qui existait dans la défunte constitution rejetée par la France et les Pays Bas reprise par le traité de Lisbonne, exclure la possibilité de  sécession d’une part ou de statut dérogatoire  d’autre part  pour les Etats d’accords d’entrer dans cette Confédération.

En conclusion, tous les citoyens de l’Union Européenne qui partagent l’euro doivent exiger qu’un référendum soit organisé dès 2012 dans chacun des 17 états membres sur la question simple de savoir s’ils acceptent la création d’une telle  Confédération européenne ou s’ils renoncent à sa monnaie l’euro.

Ensuite un an plus tard, un nouveau projet de Constitution de cette Confédération devra être  proposé aux seuls votes des Chambres des Etats concernés lesquelles en cas de  rejet ne pourront conserver l’euro.

 

 

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