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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:51

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

M. Comté / Duché de Savoie / Grafschaft / Herzogtum Savoyen

 

Terre d’empire de 1032 à 1806

 

 

 

 

 

 

 

.Louis Ier de Savoie (1413- 1465),  duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne de 1439 à 1465.

Fils d'Amédée VIII et de Marie de Bourgogne. Il épouse en 1433, Anne de Lusignan, (1419 -1462), fille de Janus, roi de Chypre et roi titulaire de Jérusalem, et de Charlotte de Bourbon. Le mariage est célébré par l'archevêque de Tarentaise et les réjouissances se déroulent au château de Chambéry.

Parmi les invités présents, ses meilleurs amis et proches parents, le duc Philippe III de Bourgogne, le duc René Ier de Bar, le comte de Nevers et le comte de Clèves, son père le duc Amédée VIII, sa sœur, Marguerite de Savoie, le prince d'Orange, l'ambassadeur du roi de France, Christophe d'Harcourt. 

Les douze provinces, possessions de la maison de Savoie sont représentées ainsi que le royaume de Chypre par des délégations, ainsi que les Ordres chevaleresques de la Toison d'or pour la Savoie, la Bourgogne et l'Autriche.

Après son veuvage, son père a abandonné ses fonctions ducales pour se tourner vers la religion. Dès 1434, Amédée IX administre les États de son père sous le titre de prince de Piémont. Il doit subir les intrigues de l’entourage chypriote de son épouse mais aussi les ambitions de ses voisins français et milanais. Il doit ainsi renoncer au Valentinois et ne peut s'emparer du duché de Milan à la mort du dernier Visconti.

Frédéric III de  Habsbourg succède à Sigismond comme empereur  en  1437.

Son père Amédée VIII est élu (anti)pape en 1439 et  abdique alors du duché en sa faveur.                                                                                                                      

.Amédée IX de Savoie (1435-1472), duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne de 1465 à 1472.

Fils de Louis Ier et d'Anne de Lusignan. Epoux de Yolande de France, fille du roi Charles VII et donc sœur du  roi Louis XI.

Épileptique, peu capable de régner, l'autorité est exercée par sa femme Yolande de France et par son frère Philippe, comte de Bresse.

 

.Yolande  (1434-1478)  duchesse de Savoie de 1465 à 1478

Elle soutient le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, qui projette de recueillir la couronne de  Bourgogne-Provence en vue pourquoi pas de recueillir la dignité  impériale  élective. Elle est son alliée malheureuse pendant les guerres de Bourgogne de 1475-1477. Ce soutien lui fait perdre en 1477 une partie du Vieux-Chablais en amont de Massongex-Saint Maurice que les Valaisans en profitent pour s’emparer.

                                                       

 

.Philibert II le Beau (1480 -1504) duc de Savoie de  1478  à 1504

 

Maximilien de Habsbourg succède comme empereur à son père en 1499.

Cette même année 1499, l’empereur remarie pour la troisième fois sa fille Marguerite d’Autriche avec Philibert  lequel meurt  brutalement à  24 ans en 1504 (et  en souvenir  duquel elle fait édifier le  Monastère  à Bourg en Bresse  ou  se trouvent leurs  gisants).

 

Après l’échec de la tentative de son grand-père Charles le Téméraire,  cette alliance entre  Habsbourg-Bourgogne et Savoie aurait peut-être pu permettre s’il  n’était pas mort aussi jeune au duc Philibert  d’obtenir  la couronne du Royaume de Bourgogne-Provence qui comprenait encore le comté de Bourgogne ( Franche-Comté avec le Pays de Vaud savoyard ),  le  Pays de Gex, le  Chablais, le Genevois, le Faucigny, la Bresse, le Bugey, le Valromey, la Savoie propre, la Maurienne et la Tarentaise .

 

 

 

Après sa mort, la Maison de Savoie prend vraisemblablement conscience qu’elle n’obtiendra jamais cette couronne royale de Bourgogne- Provence et reporte son ambition légitime vers l’Italie ou  à partir de ses possessions dans le Royaume d’Italie (du Nord)  elle dispose  de plus de chances de succès.

 

. Charles III dit le Bon (1504- 1553), duc de Savoie de 1504 à 1553 

 

Il succède à son frère Philibert comme  duc de Savoie. Il doit commencer son règne par s'imposer face aux exigences, de sa demi-sœur Louise de Savoie  qui veut hériter le duché, de son frère bâtard René qui demande des fiefs, et de son frère Philippe qui soutient Louise et René.

                                                         

Lorsque son neveu  François Ier, fils de Louise de Savoie, devient roi de France en 1515, il hésite à prendre partie entre lui et son empereur Maximilien et ne cherche pas comme les Confédérés suisses à s’opposer  au passage des troupes de François  Ier  vers l’Italie ou celui-ci veut s’emparer du Duché de Milan qu’il estime avoir hérité.      

 

François Ier  gagne la bataille de Marignan en 1515 contre les armées  de l’empereur  Maximilien de Habsbourg et celles du pape.  Mais en 1519, c’est Charles d’Espagne qui est élu empereur sous le nom de Charles Quint et non François.

Sans armée et sans grands moyens, le duc  Charles III  change  régulièrement d'alliance, entre  François Ier et Charles Quint.

En 1525  Charles Quint  bat avec ses armées impériales François Ier à Pavie  et l’emmène prisonnier à Madrid ou ils signent en 1526 le traité de Madrid : pour sa libération François Ier doit payer une colossale rançon réunie par sa mère Louise de Savoie, renonce au Duché de Milan et accepte que Charles Quint reçoivent le Duché de Bourgogne.

Mais rentré en France, François renie sa signature et  en 1536, Il engage la 9 iéme guerre d’Italie pour reconquérir le duché de Milan et décide avec ses alliés de fait, Berne, Fribourg et Valais, l’occupation des territoires savoyards sans rencontrer aucune résistance,  (cantons qui se  considèrent toujours pourtant en droit comme sujets de l’empereur). Dans le pays de Vaud et le Genevois, l'autorité du duc est mise à mal. La cité de Genève se révolte et Charles III lui impose un blocus; pour s'en dégager, la cité fait appel aux Bernois, qui après quelques tergiversations passent à l'attaque, et conquièrent le Pays de Vaud. Charles III, incapable de réagir, brandit la menace de faire intervenir  Charles-Quint dont il est le vassal, mais ce dernier est bloqué à Naples.


Profitant de la situation,  François Ier  réclame l'héritage de sa mère, Louise de Savoie, sur la Bresse et le Faucigny. Il franchit la frontière ouest et ses troupes prennent les capitales, Chambéry, puis Turin.

Charles III se trouve privé  de la plupart de ses États, ne conservant que le comté de Nice et la Vallée d'Aoste et finit par se réfugier à Verceil/Vercelli.

                                                         

Pendant  cette occupation de la Savoie, le roi François Ier, par un édit royal du 6 janvier 1539, crée un Parlement de Savoie ce qui constitue un acte de souveraineté dans la mesure ou il devient la juridiction de dernier recours dans les possessions de la  Maison de Savoie  ( ce qui ne signifie pas pour autant que les ducs de Savoie dans leur litige avec d’autres maisons possessionnées de l’empire  ou vis-à-vis de l’empire ne continuent pas de relever eux de la justice impériale à la différence des litiges par exemple entre les 13 cantons de la Confédération suisse).

 

Charles Quint, trop occupé en Italie,  n’a pu aider militairement Charles III mais a néanmoins, à la Diète de Spire de 1545,  enjoint sans succès aux Bernois, aux Fribourgeois confédérés, qui restent ses sujets, de même qu’à l’évêque de Sion, de lui restituer ses territoires.

 

Charles III reste réfugié à Vercelli jusqu’à sa mort en 1553.

                                                             

.Emmanuel-Philibert (1528- 1580), duc de Savoie de 1553 à 1580, gouverneur des Pays-Bas de 1555 à 1580

A dix-sept ans, en mai 1545, il part rejoindre l'empereur qui s'apprête à combattre la ligue de Smalkalde. C'est le début d'une longue aventure militaire. Charles Quint lui donne sa chance et, à la bataille de Muhlberg, le 13 avril 1547, Emmanuel-Philibert commande l'arrière-garde de l'armée impériale. En 1553, Charles Quint le nomme, à vingt-cinq ans, capitaine général de l'armée des Pays-Bas. Après la mort de son père, survenue le 16 septembre 1553, il est officiellement investi du duché de Savoie par Charles Quint le 15 juillet 1554. Le 27 octobre 1555, Philippe II le nomme gouverneur des Pays-Bas.

Ferdinand Ier de Habsbourg, ainé de Charles Quint lui succède après l’abdication de ce dernier en 1556. Charles Quint partage alors ses possessions entre son frère Ferdinand et son fils Philippe II qui devient roi d’Espagne mais reçoit également l’héritage bourguignon qui continue de relever de l’empire.

 

L’année suivante le 10 aout 1557, Emmanuel-Philibert, Général des armées impériales au service du neveu de l’empereur Ferdinand, le roi d’Espagne Philippe  II, bat à Saint Quentin les troupes du roi de France Henri II qui a succédé à  François Ier.

 

Par le Traité de Cateau-Cambrésis de 1559, la France doit évacuer la partie des territoires savoyards qu’elle occupe depuis 1536. Par le Traité de Lausanne de 1564 avec les Bernois, ceux-ci  restituent  Pays de Gex, partie du Genevois et du Chablais qu’ils occupent depuis 1536 mais conservent les Etats de Vaud que, sans doute pour les raisons sus-exposées ou par crainte de  la puissante grandissante de Berne alliée à Genève passée à la Réforme, Emmanuel-Philibert ne se bat  pas pour conserver alors pourtant qu’ils avaient servi de base de développement depuis trois siècles à la Maison de Savoie  (depuis le château de Chillon).

 

Enfin cinq ans plus tard, par le Traité de Thonon  de 1569, la Savoie  récupère le reste du Chablais sauf la partie qui deviendra Bernoise puis Vaudoise  (au nord du Rhône de Chillon à Saint Maurice) et celle qui sera conservée par le Valais (au sud du Rhône de Saint  Gingolph – Chatel à Saint-Maurice).

 

 

Profondément attaché à l’appartenance de la Savoie à l’Empire romain germanique, mais ne croyant plus à la pérennité de son Royaume de Bourgogne-Provence (dont l’empereur Charles Quint avait pourtant tenu à se faire couronner à Aix en Provence en 1536)  qui subit ces nouvelles amputations au profit des Confédérés,  Emmanuel- Philibert décide de transférer  sa capitale de Chambéry à Turin. Sous son règne on assiste au début de la centralisation sur cette ville de l’administration des Etats savoyards.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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