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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:38

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

M. Comté / Duché de Savoie / Grafschaft / Herzogtum Savoyen

 

 Terre d’empire de 1032 à 1806

 

 

.Amédée V (1249-1323)    comte de Savoie de 1282 à 1323

 

Fils de Thomas II de Piémont.

 

En 1308, c’est un membre de la famille de Luxembourg, Henri VII  de Luxembourg qui devient empereur.

 

Trois ans plus tôt,  le comte Amedé V, son beau-frère, s’est rendu à Avignon demander au pape Clément V de reconnaitre Henri comme roi des romains  et  lui proposer de faire élire son neveu Louis II de Savoie, sire de Vaud comme sénateur  de  Rome (en souvenir des deux consuls de l’ancienne Rome on élisait deux sénateurs mais depuis 1192 on n’en élisait plus qu’un, lequel nommé pour

6 mois à 5 ans, avait pouvoir d’administrer Rome, de battre monnaie ; il habitait au capitole et s’il était reconnu intègre avait le droit d’ajouter à ses armoiries le sigle du Senat Romain S.P.Q.R) ; souverain de Rome, il était sous suzeraineté commune du pape et de l’empereur et venait immédiatement après eux en rang et  dignité).

 

Henri estdonc élu Roi des Romains en 1308 et de  retour d’un pèlerinage en 1309 à Saint Maurice d’Agaune sur la tombe de son ancêtre  Sigismond, il est accueilli au château d’Evian par son vassal le comte Amédée V de Savoie.

 

Louis II est  élu sénateur en 1310. Grâce à lui, Henri VII  peut le 23  juin, accompagné par son frère l’archevêque de Trèves, son beau-frère  Amédée V et Louis II de Vaud,  être couronné  empereur par le pape dans la basilique Saint Pierre.

Après la mort d’Henri VII, le pouvoir impérial se défait en Italie et à l’exception de celle que les empereurs continuent d’exercer sur leurs vassaux, le comte de Savoie, pour les terres dont il est investi dans le royaume d’Italie (du Nord) et le duc de Milan, les empereurs auront de plus en plus de difficultés à y exercer leur autorité.

En 1320, lassé de la  guerre d'usure entre la Maison de Savoie et celle du Dauphiné à propos de la Baronnie du Faucigny, Amédée V de Savoie veut frapper un grand coup pendant la minorité de Guigues VIII. Les années suivantes les échauffourées se multiplient. Mais  Amédée V meurt en 1323.

 

.Édouard de Savoie (1284- 1329)  comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne 1323 à 1329.

Fils aîné d’Amédée V et de Sibylle de Baugé. Epoux  de Blanche de Bourgogne (1288-1348), elle-même fille de Robert II, duc de Bourgogne

Reprenant la politique d’Amédée V, Édouard, allié à Guichard le Grand, sire de Beaujeu, décide le 7 aout 1325 d'investir le château de Varey, propriété du comte de Genève Amédée III, allié du Dauphin Guigues VIII.

 

Au côté de Guigues  se trouvent notamment :

 

.Hugues de La Tour, seigneur de Faucigny, oncle du jeune Guigues, mais aussi beau-frère d'Édouard de Savoie par son mariage avec Marie de Savoie.  

 .Amédée III de Genève, héritier des comtes de Genève et aussi neveu d'Édouard.

.Hugues de Genève, capitaine belliqueux de la ligue anti-savoyarde.                             

 .Hugues de Joinville, seigneur de Gex.

 .Aymar de Poitiers, comte de Valentinois et de Diois.

.Raymond IV de Baux, prince d'Orange, cousin par alliance de Guigues.

.Jean II de Chalon-Arlay, époux en seconde noces deMarie de Genève, fille d’Amédée III de Genève.

 

Du côté d’Edouard, se trouvent :

 

.Guichard IV le Grand, sire de Beaujeu, allié de longue date de la maison de   Savoie, et intéressé au premier chef par la prise du château de Varey.    

.Jean II de Châlon, comte d'Auxerre, dont la mère est une sœur d’Édouard.

.Robert de Bourgogne, comte de Tonnerre, frère du duc régnant Eudes IV de Bourgogne.                                                                                                                        

.des vassaux suisses.

 

Edouard perd la bataille mais parvient à s’échapper tandis que Robert de Bourgogne, Jean de Châlon  et Guichard de Beaujeu sont faits prisonniers et devront payer de fortes rançons.

Trois ans plus tard, Edouard se  distingue dans l'armée de Philippe VI de Valois à la bataille de Cassel, en 1328.

Sans fils, c’est son frère Aymon qui lui succède.

 

.Aymon de Savoie (1291- 1343),  comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1329 à 1343.

Fils cadet d'Amédée V, Il épouse le 1er mai 1330, Yolande de Montferrat, fille de Théodore Ier Paléologue, marquis de Montferrat.

Aymon passe les premières années de son règne à combattre le dauphin Guigues VIII.  À la mort de ce dernier, il conclut avec le nouveau dauphin Humbert II, le traité de Chapareillan signé en 1334 dans lequel il reconnait le Rhône comme frontière entre la Savoie et le Dauphiné septentrional. 

Aymon désigne  Louis II  de Savoie  comme tuteur du jeune Amédée VI et c’est Louis II qui administre la Savoie de 1343 à 1348.

Un an avant sa mort en 1347, Charles IV de  Luxembourg, roi de Bohême, est élu empereur.

Dans cette première moitié du XIV° siècle, les tensions entre les vassaux des comtes de Savoie et les archevêques se multiplient. La ville de Moûtiers est prise en octobre-novembre 1335 et les fortifications sont démantelées[].

Durant la guerre de Cent Ans, il aide Philippe VI de Valois, roi de France, à combattre Édouard III, roi d'Angleterre et participe notamment à la guerre des Flandres.

 

.Amédée VI dit le comte vert (1334-1383), comte de Savoie, de Maurienne et d’Aoste de 1343 à 1383,  vicaire impérial pour le Royaume de Bourgogne-Provence de 1365 à 1367

 

Fils du précédent. Il épouse en 1355, Bonne de Bourbon, fille de Pierre Ier, duc de Bourbon et d'Isabelle de Valois.

 

La cession du Dauphiné, terre impériale en 1349 au fils du roi de France par le dernier dauphin, lui apparait dangereuse pour la Savoie car l’empereur Charles IV de Luxembourg  était susceptible de céder le vicariat sur le Dauphiné voire sur le Royaume de Bourgogne-Provence. Prince  avisé, Amédée VI dit le comte vert préfére la suzeraineté impériale éloignée à celle proche du roi de France sous laquelle à l’évidence le Dauphiné va passer, après le Vivarais, le Lyonnais et le Forez  40 ans plus tot. Pour lui, ce lien avec l’empire est une précieuse garantie d’indépendance vis-à-vis du royaume de France centralisateur ou le roi tend à devenir le souverain de tous  ses sujets et plus seulement comme l’empereur celui de ses vassaux directs.

                                                     

Sous son règne, les Etats de Savoie représentent une dizaine de Baillages :

 

. la Savoie propre ou Savoie ducale avec dix sept châtellenies.

. le Chablais avec le château de Chillon et ses treize châtellenies

. le Val de Suze avec Avigliana et ses trois châtellenies

. le Val d’Aoste avec Chatel-Argent-Villeneuve et ses cinq châtellenies

. le Bugey-Valromey avec Château de Rossillon-Saint Germain et ses sept châtellenies.

 .la Novalaise avec Voiron partagée en huit châtellenies.

 .la Bresse avec Bourg, les Dombes  comprenant dix châtellenies.

. la Baronnie de Gex, la Valbonne

. le Faucigny avec Chatillon/Cluses avec onze châtellenies

 

Et ce, sans compter les Etats de Vaud.

En 1361, fait historique peu connu et dont les conséquences sont difficiles à analyser, Amédée envoie un représentant auprès de l’empereur Charles IV de Luxembourg pour obtenir que ses possessions ne fassent plus partie du Royaume de Bourgogne- Provence (dont une bonne partie déjà du territoire a été annexé de fait par le royaume de France) mais soit rattachées directement à l’empire ce que l’empereur fait par un diplôme du 17 mai 1361. Pourtant Charles IV de Luxembourg, quatre ans plus tard, entend bien marquer qu’il est toujours en droit roi de Bourgognes-Provence et décide comme l’avait fait avant lui Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse de se faire couronner à Arles dans la cathédrale Saint Trophime de la couronne de Bourgogne-Provence. Amédée VI doit venir l’accueillir à Morat aux portes de ses Etats de Vaud le 4 mai 1365 ; ils sont à Chambéry le 11 mai et le 13 mai, l’empereur confère le vicariat d’empire sur le Royaume de Bourgogne-Provence à Amédée VI ; désormais, c’est lui qui recevra à la place de l’empereur l’hommage des évêques de Sion, de Tarentaise, de Maurienne, de Genève, Lausanne, Belley, Macon, Lyon, Grenoble, Ivrée, Aoste et Turin pour leur pouvoir temporel de comte. Puis Amédée VI accompagne son suzerain  jusqu’à Arles ou celui-ci se fait couronner le 4 juin.  A leur retour par Genève, ils entendent les vives protestations de l’évêque Alamand de Saint Jeoire qui proteste contre le vicariat  d’Amédée qui lui enlève son immédiateté impériale. Là comme l’avait fait avant lui son ancêtre l’empereur Henri VII, Charles IV demande à Amédée de l’accompagner à Saint Maurice sur la tombe de son ancêtre Saint Sigismond (roi des Burgondes) ou ils arrivent le 21 juin. Enfin Charles et Amédée se rendent au château de Romont ou ils se quittent. Dès son arrivée à Berne, Charles adresse une série de lettres patentes aux évêques et seigneurs qui dépendaient désormais de son nouveau vicaire ne tenant aucun compte des récriminations de certains. Mais en 1367, tenant compte de la véritable révolte que cette nomination suscite, l’empereur finit par révoquer le vicariat sur les princes ecclésiastiques ce qui n’entraine, à quelques exceptions près,  guère de changement car entretemps beaucoup s’était trouvé devant le fait accompli qui, comme chacun sait, prime le droit.

 

Quelque temps avant sa mort en 1378, Charles IV, comme l’avait sans doute appréhendé dès 1361 Amédée VI,  constitue son neveu le dauphin Charles (futur roi de France Charles VI) pour son vicaire et lieutenant dans le royaume de

de Bourgogne-Provence.

 

.Amédée VII de Savoie, dit le comte Rouge, (1360-1391), comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1383 à 1391.

Fils d'Amédée VI ; il épouse Bonne de Berry, fille de Jean de France, duc de Berry et duc d'Auvergne, et de Jeanne d'Armagnac qui était petite-fille du roi de France Jean II le Bon.                                                       

 

.Amédée VIII  ( 1391-1439) , comte de Savoie (1391-1416) duc de Savoie        ( 1416-1439)  comte de Genève ( 1424- 1439)  pape sous le nom de Félix V      ( 1439-1449)  évêque de Genève  (1449-1451)

 

Fils du précédent ; il épouse Marguerite de Bourgogne, fille du duc de Bourgogne Philippe le Hardi.

Il n’a que huit ans quand il devient comte  et a pour tutrice  sa mére  Bonne de Berry. Une lutte pour la régence intervient entre celle-ci et sa grand-mère Bonne de Bourbon. Les Bourbons l'emportent et la grand-mère d'Amédée reste régente jusqu'en 1393. La régence du comté de Savoie passe alors au duc Philippe II de Bourgogne, qui fiance immédiatement sa fille Marie au jeune Amédée.  Ce n'est qu'en 1398 que cette période de régence prend fin. Mais même après avoir quitté la régence, sa grand-mère et son beau-père conservent une influence importante sur lui. Longtemps après la mort de Philippe II, quand Philippe III devient duc de Bourgogne, Amédée fait passer huit cent de ses soldats (sous le commandement du sire de Salenove) au service de la Bourgogne, et il saisit toutes les occasions de réconcilier le duc de Bourgogne avec le roi de France.

En 1402, l'enclave du Genevois (avec Genève, puis Annecy) tombe sous sa souveraineté, suite à la mort du dernier comte.

En 1410, il envisage un pèlerinage à Jérusalem mais y renonce finalement.  En effet, des émeutes agitent alors Paris, suite à l'opposition entre les partis ennemis, Armagnacs (auquel appartient le duc de Berry, oncle maternel d'Amédée) et Bourguignons (dirigés par le duc de Bourgogne, beau-frère d'Amédée).

 

Le comte de Savoie préfère se rendre avec ses soldats dans son hôtel de Gentilly, au sud de Paris, et participe à la signature du traité de Bicêtre, qui ramène temporairement le calme dans la ville et en France.

Ses armées contrôlent le val d'Ossola, en 1411, permettant le contrôle du Simplon (perte du territoire en 1417). Et en 1413, Il obtient l'apanage définitif du marquisat de Saluces.

C’est l’empereur,  Sigismond  de Luxembourg  qui élève à Chambéry en 1416  Amédée VIII  à la couronne ducale ce qui  consacre le développement de la puissance des comtes de Savoie et l’accroissement de leur souveraineté.

 

 

 

En 1435, alors que le duc Philippe III de Bourgogne cherche à prendre ses distances avec ses alliés anglais, Amédée, son oncle, sert de médiateur entre Français, Anglais et Bourguignons, dans une conférence à laquelle participent quasiment tous les royaumes concernés par la guerre de cent ans (France et Angleterre, mais aussi Aragon, Castille, Portugal, Écosse, et même des pays d'Europe centrale et orientale, comme le saint empire romain germanique et la Pologne). Le Traité d'Arras est signé suite à cette conférence.

 


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Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
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