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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 14:23

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Force est de reconnaitre que profitant de la méconnaissance par les peuples de l’histoire européenne, les diplomates qui ont négocié au Congrès de Vienne après la chute de Napoléon Ier  et avec lui de son Empire Français  ou qui  ont négocié  le Traité de Versailles après la chute des Empires Allemand/ II° Reich  et Austro-Hongrois, ont pu purement et simplement violé les droits élémentaires de la majorité de leurs concitoyens et sont en grande partie responsables  des guerres  ou des conflits graves qui ont endeuillé l’Europe.

Si l’on prend par exemple le simple cas de la création de la République de Tchécoslovaquie née des cendres de la Première Guerre Mondiale sur les dépouilles de l’Empire Austro-hongrois, ces diplomates ont systématiquement ignoré que, si la Bohême ne faisait pas partie du deuxième Reich c'est-à-dire de l’Empire Allemand proclamé à  Versailles en 1871, elle avait fait partie du Premier Reich c’est à dire du Saint Empire Romain Germanique restauré en 962 par Othon le Grand avant même qu’elle soit érigée en Royaume en 1085 resté partie intégrante du Saint Empire jusqu’à son abolition sous la pression de Napoléon en 1806 et dont  les rois étaient Princes Electeurs des empereurs et  certains d’entre eux  empereurs dudit  Saint Empire tels Charles IV de Luxembourg, Sigismond et Venceslas, et faisait depuis partie intégrante de cet Empire Austro-Hongrois stupidement démembré.Pour cette raison naturellement toute une partie de ce Royaume de Bohême était peuplée depuis des siècles de populations germaniques qui vivaient au côté des populations slaves comme c’était le cas dans bien d’autres marches frontières du Saint Empire, de l’empire Austro-Hongrois ou de l’Empire allemand.Dès lors c’est bien en violation totale des droits des Allemands des Sudètes /Sudetendeutsche  et des Magyars que ces diplomates peu préoccupés à l’époque par les questions, aujourdhui à la mode des droits de l’homme,  ont accepté la création d’une République qui ne pouvait que brimer ensuite ses 3 millions de citoyens  germaniques les amenant fatalement à rechercher la protection du III° Reich qui devait les conduire à leur perte à savoir  l’expulsion dans des conditions lamentables.Non seulement cette République n’a jamais réussi à devenir une nation mixte germano-slave mais n’a pas davantage réussi à édifier une nation slave homogène avec deux peuples parlant des langues différentes et de niveau de développement différent ;  preuve en est de la scission intervenue en 1992 entre la Tchéquie  et la Slovaquie.

Si la République ne réussit pas durablement à  fondre les peuples dans  la notion abstraite de Nation, on ne peut pas dire que les monarchies y parviennent davantage.

Preuve en est du Royaume de Yougoslavie puis République Yougoslave en dépit  de l’origine slave de la très grande majorité des ex-yougoslaves.

Preuve en est également des Royaumes plus anciens que constituent le Royaume Uni ou le Royaume d’Espagne tous deux créés par la fusion pourtant déjà anciennes de divers royaumes. A fortiori du Royaume de Belgique dont la création est encore plus récente.

S’ils parlent pratiquement tous aujourdhui l’anglais, les Ecossais pas plus que les Gallois ou les Irlandais du Nord unis sous une même couronne depuis plusieurs siècles ne considèrent toujours pas constituer une Nation mais se considèrent seulement sujets britanniques de la Reine  invoquant de plus en plus leur différence ethnique, l’économie et l’histoire séparée qu’ils ont eues jusqu’à la création du Royaume Uni  pour  recouvrer leur indépendance au sein de l’Europe. Et dans cette perspective, un référendum sera organisé en 2014.

A fortiori, les Catalans et les Basques qui continuent de pratiquer largement une langue différente de l’Espagnol, dont les territoires ont appartenu, à la différence du reste de l’Espagne à l’empire Carolingien, puis s’agissant des premiers au comté de Barcelone dont les comtes sont devenues en même temps comtes de Provence à l’époque ou celle-ci faisait partie du Saint Empire Romain Germanique puis au Royaume d’Aragon et s’agissant des seconds au comté de Pampelune   puis  au Royaume de Navarre, deux régions dont l’économie est largement plus développée depuis un siècle que celle du reste de l’Espagne ne considèrent pas constituer  la Nation Espagnole mais se considèrent seulement sujets d’un même roi. Comme les Ecossais, les Catalans devraient prochainement organiser un référendum sur l’indépendance.

A fortiori encore les Flamands de langue flamande ne considèrent pas constituer une Nation Belge avec les  Flamands de langue française nonobstant là l’histoire pourtant commune qu’ils ont eue au Moyen Age  à une époque où le comté de Flandre  comprenait également   une bonne partie de la Belgique et du Nord de la France et était ethniquement homogène mais fondent aujourdhui leur volonté de scission sur des critères linguistiques et économiques.

Quelles qu’en soient les raisons multiples, l’éclatement des « Nations » européennes,  constructions abstraites, de guère plus de deux siècles est en marche. Et l’Union Européenne qui a admis l’Indépendance du Kosovo devra accepter en son sein les Etats sécessionnistes du Pays Basque, de Flandre, d’Ecosse, de Catalogne etc….

Et ce mouvement général  n’épargnera la « Grande Nation » c'est-à-dire le pays qui a connu pourtant sous ses rois le plus grand centralisme puis une unification à marche forcée sous la Révolution, les Premier Empire et Second Empire ainsi que sous la III°  République car viendra également le jour ou en raison de la crise généralisée qui va se poursuivre encore longtemps, une majorité d’Alsaciens, de Basques, de Bourguignons de Franche-Comté, de Bretons, de Catalans, de Corses, de Lorrains, etc…. suivront l’exemple des premiers sécessionnistes.

Or comme jusqu’à présent les traités européens  exigent l’unanimité des Etats Nations membres pour admettre un nouvel Etat National, et que l’on voit mal la Belgique, l’Espagne ou le Royaume Uni consentir à l’admission d’un Etat National Basque, Catalan, Ecossais ou Flamand, l’Union Européenne serait bien avisée, pour éviter une nouvelle crise de réfléchir d’urgence au statut de ces futurs Etats  au sein de l’Union au côté des Etats  Nationaux dont ils ont fait sécession.

En fait, comme il est évident que l’Etat « Nation » est appelé à disparaitre dans la mesure ou il sera dépouillé au sein  d’une future Fédération  Européenne de la plupart de ses attributs avec la monnaie unique, une armée Fédérale et un Ministre d’Etats aux Affaires Etrangères, c'est-à-dire dépouillé de sa souveraineté externe comme un Etat-canton suisse ou un Etat des Etats Unis d’Amérique, l’Union Européenne  doit d’urgence réfléchir  à une architecture constitutionnelle capable d’évoluer d’une Fédération d’Etats Nation provisoire à une Fédération d’Etats-Régions.

L’exemple de l’Etat- Canton du Jura admis dans la Confédération Helvétique (Fédération depuis 1848) à égalité avec les autres Etats-cantons crée par sécession de l’Etat- Canton de Berne devrait faire réfléchir quant aux difficultés à venir alors pourtant que les autres cantons à la différence des Etats Nationaux de l’Union ont accepté le nouveau venu qui venait pourtant sensiblement perturber les équilibres institutionnels instaurés depuis plus de 100 ans après l’ultime intégration des  Républiques et Cantons de Genève, Neuchâtel et Valais en 1815.

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 14:18

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Alors  qu’avec la crise, les Européens se détournent de plus en plus de l’Idée Européenne pour se replier sur la Nation, il est aberrant plus de dix ans après l’introduction de l’Euro que les billets en circulation ne fassent aucune référence au passé commun des Européens et que les pièces principales conservent une face nationale.

La monnaie unique doit interpeller les Européens sur leur passé commun à l’origine de leur prospérité et qui seul peut donc  leur faire comprendre que leur avenir passe par la prise de conscience de leur citoyenneté européenne et de la solidarité nécessaire entre tous les citoyens européens selon l’Idée Impériale Européenne telle qu’ont essayé de la perpétuer tous les grands empereurs depuis la chute des empires romains d’Occident et d’Orient.  

Billets et pièces qui circulent quotidiennement entre les mains des citoyens européens doivent les amener à s’interroger sur ce passé commun, seul véritable fondement de l’Unité Européenne, sur ce que tous doivent à Athènes et à Rome.

Il est donc suggéré à la Banque Centrale Européenne de prévoir le remplacement progressif des billets actuels en circulation incapables de véhiculer un message clair   par l’émission de billets à valeur pédagogique :

.de 500 € à l’effigie de César Auguste

.de 200 € à l’effigie de Constantin

.de 100 € à l’effigie de Justinien

.de   50 € à l’effigie de Charlemagne

.de   20 € à l’effigie d’Otton le Grand

.de   10 € à l’effigie de Frédéric II de Hohenstaufen

.de     5 € à l’effigie de Charles Quint

 

Et de pièces :

.de    2€ à l’effigie de la déesse Athéna

.de    1€  représentant  Romulus et Remus allaité par la Louve

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 10:15

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Avec la crise, tout compte fait salutaire, nos gouvernants découvrent un peu naïvement que la solidarité au sein de l’Union Européenne ne peut être acceptée par les Etats  qui sont appelés à en faire preuve que si les Etats qui la réclament peuvent être contraints de respecter certaines règles et que ces règles doivent faire l’objet de traités.

Pour ce faire, le Président de la Commission Européenne, faisant preuve d’une audace inhabituelle, propose la signature par les Etats membres d’un nouveau traité - sans toutefois oser parler de traité constitutionnel -qui ferait de l’Union Européenne une Fédération d’Etats Nations.

Si l’idée de Fédération  traduit une avancée celle  d’Etat Nation parait d’ores et déjà largement obsolète !

En effet alors que les Etats Nations mènent un combat d’arrière-garde pour tenter de conserver ce qui leur reste de souveraineté « nationale » alors que depuis plus d’un demi-siècle ils s’avèrent incapables d’assumer leurs missions « nationales » et ont été contraints de transférer  la plus grande partie de leur souveraineté à l’Union Européenne ou aux  Régions qui les composent, l’idée de Fédération ne va pas manquer de susciter chez les tenants de l’Europe des Nations une crise de prurit de sorte  qu’il aurait été plus diplomate de la part du Président  de la Commission de se contenter de ne parler que de Confédération ce qui pour la majorité est déjà beaucoup trop.

En revanche quitte à parler d’emblée de Fédération, alors il est rétrograde de maintenir le concept d’une Europe des Etats Nationaux à l’heure prochaine ou ces Etats Nationaux sont voués à la désintégration. Ou alors il faut d’emblée que ce nouveau traité constitutionnel prévoit les cas futurs de plus en plus nombreux d’Etats Régionaux qui feront sécession de l’Etat National  tout en voulant continuer de faire partie de l’Union.

En effet si la question de la solidarité se pose entre Etats Nationaux membres de l’Union Européenne, elle se pose avec plus d’acuité encore au sein des actuels Etats Nationaux entre les divers Etats Régionaux qui les composent. Et il est évident que ces crises internes ne peuvent trouver de solution nationale en période de crise car on ne voit pas comment l’Etat National pourrait accepter de voir diminuer la solidarité des Etats  Régionaux riches au détriment des Etats Régionaux pauvres.

Il est évidemment plus facile d’accepter une augmentation de solidarité qu’une diminution de celle-ci !

Or, alors que ce traité constitutionnel européen proposé a pour objectif de permettre un accroissement de la solidarité entre les actuels Etats Nationaux riches de l’Union Européenne au profit des Etats Nationaux pauvres chargés d’assurer  ensuite une de plus en plus difficile répartition de cette solidarité entre les divers Etats Régionaux qui  les composent,  ces derniers en revanche veulent diminuer cette solidarité entre eux.

A quoi cela servirait-il donc  de prendre le risque de créer une fédération dont les règles institutionnelles ne permettraient pas de s’adapter à une évolution inéluctable ?

D’ores et déjà existe la possibilité, pour refus de solidarité nationale jugée excessive, d’une indépendance de la Catalogne,  de l’Ecosse, de la Flandre doit être envisagée. De même on ne peut exclure que dans un Etat Fédéral comme l’Allemagne certains Länder  comme la Bavière se rebellent contre une solidarité européenne à l’égard des Etats Nation acceptée par l’Etat Fédéral allemand et décide un jour aussi de faire sécession. Un telle hypothèse n’est pas à exclure dans la mesure ou après avoir déjà fait preuve d’une très grande solidarité nationale pendant des années à l’égard des Länder d’ex-Allemagne de l’Est, ses citoyens se refusent à faire encore pendant des années preuve de solidarité à l’égard des Etats Nationaux du Centre et du Sud de l’Europe.

Or dans cette Fédération d’Etats Nations proposée qu’elle sera le statut envisagé pour les Etats Régionaux dissidents de leur Etat National ? Seront-il admis eux-mêmes comme Etat National ou conserveront-ils un statut inférieur à l’Etat National dont ils  auront  cessé de faire partie.

Si donc l’idée d’une Fédération d’Etats Nations peut constituer momentanément un progrès parce qu’il faut bien « faire avec » selon l’expression française, le futur traité constitutionnel européen doit prévoir son évolution future  vers une Fédération d’Etats Régionaux  impliquant la disparition à long terme de l’Etat National construction artificielle qui a vécue.

Finalement l’architecture du futur Etat Fédéral de l’Union Européenne ressemblera plus à ce que serait devenue  naturellement le Saint Empire Romain Germanique si la France centralisatrice n’avait pas contrarié par l’ambition de ses rois,  et notamment du roi à moitié Habsbourg et monarque absolu Louis XIV,  l’évolution de cette quasi-confédération crée 329 avant  la  Confédération Helvétique devenue Fédération seulement en 1848 et dont l’histoire devrait bien inspirer également la Commission Européenne et nos dirigeants.

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 11:54
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Extraits de la déclaration du Ministre des Affaires Etrangères russe Lavrov devant les étudiants de l’Institut d’Etat des relations internationales de Moscou

 

"Lorsque nos partenaires disent que le gouvernement doit être le premier à arrêter (le combat) et à retirer toutes ses troupes et ses armes des villes -- et alors seulement appeler l'opposition à faire de même -- eh bien, cela c'est un schéma totalement irréalisable. Ou bien les gens sont naïfs ou bien il s'agit d'une sorte de provocation"

Selon M. Lavrov, une telle prétention équivaudrait à demander la "capitulation" du régime baassiste, demande que ni les Occidentaux ni les Arabes ne sont à son avis en droit de formuler.


"Peu importe votre opinion sur le régime syrien, il est complètement irréaliste dans la situation actuelle -- quand on se bat dans les villes -- de dire que la seule solution réside dans la capitulation unilatérale d'un des protagonistes…………………………..

"Nous ne nous rangeons pas du côté d'un régime ou de personnes en Syrie", a-t-il insisté, "nous fondons simplement notre position sur ce qui est réaliste".

A bon entendeur !

 

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 15:08
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Alors que nos dirigeants occidentaux ont été prompts à se servir des résolutions de l’ONU interprétées dans le sens de ce qu’ils voulaient faire en Libye, ils  se lamentent aujourdhui de leur impuissance à intervenir en Syrie du fait du veto opposé  au Conseil de Sécurité  par la Russie et la Chine.

Mais aucun d’entre eux ne s’est jamais lamenté de l’absence de volonté  de l’ONU à régler le problème Chypriote qui dure depuis bientôt 40 ans et qui empoisonne pourtant les relations entre la  Turquie , la Grèce et l’Union Européenne pas plus qu’ils  ne sont jamais  véritablement offusqués du non- respect par Israël de certaines résolutions de l’ONU ni  n’ont véritablement cherché à imposer une solution  au conflit palestinien  pourtant cause d’un  conflit régional  permanent qui pourrait finir par devenir mondial.

Le pouvoir des médias impose en effet à des dirigeants falots de se préoccuper des facteurs émotionnels de leurs opinions publiques  qui veut  que dans une année un seul accident d’avion qui cause 100 morts  ou un accident de train qui en cause 300 soit plus grave que  10 000 accidents de voiture qui en causent 10 000. Théorie qui transposée à la guerre veut qu’il y ait plus de raisons de s’émotionner d’une guerre qui fait 10 000 morts dans une année  plutôt que  d’autres qui depuis un demi-siècle se prolongent dans la même région et ont fait dix fois plus de morts sans que l’on se préoccupe sérieusement d’y mettre un terme.

Nos éminents experts peuvent raconter tout ce qu’ils veulent, il n’est pas contestable  que nos dirigeants occidentaux tolèrent une situation en Palestine qui est pourtant devenue  non seulement intolérable mais qui fait courir un risque de guerre mondiale.

Monsieur de la Pallice -qui n’était pas diplomate mais militaire- aurait dit   que si le problème de la Palestine avait été réglé il n’y aurait pas eu de menaces proférées par le premier ministre iranien. Et l’on se serait beaucoup moins préoccupé de la prétendue menace que faisait peser  le président  d’Irak Saddam Hussein ou celle- qui n’est pas démontrée -que ferait poser l’Iran qui détiendrait la bombe nucléaire.

Parce que le problème n’est pas tant la détention de l’arme nucléaire que  l’usage que ceux qui la détiennent, offensif , défensif, destructif, dissuasif….

Pourquoi  les occidentaux n’interviennent-il pas préventivement contre la Corée du Nord  qui détient l’arme nucléaire et les missiles pour la projeter et qui menace la Corée du Sud ? La Corée du Sud compte-elle moins pour les Occidentaux  et notamment les Américains et les Français qu’Israël ?

Demain si le Pakistan musulman en cours de radicalisation depuis des années et qui détient lui aussi l’arme nucléaire et des missiles pour la projeter se met à proférer des menaces à l’encontre d’Israël, cet Etat et éventuellement  les Occidentaux  à leur côté décideront-ils d’intervenir militairement comme ils menacent de le faire contre l’Iran ?

Même si à la tête d’un Etat comme l’Iran on trouve des dirigeants qui se sentent investis d’une mission messianique, ils ne sont pas tous assez fous au point de ne pas savoir qu’une attaque nucléaire sur Israël ne se ferait pas sans une riposte nucléaire de cet Etat  ou de ses alliés occidentaux sur le leur. Et sauf  pour la majorité des Iraniens à avoir, de par leur religion, l’envie de devenir des martyrs pour remplir cette mission, on peut douter sérieusement de la réalité d’une telle menace et s’étonner que les militaires israéliens y croient sérieusement.

Mais pendant que la Presse s’intéresse à l’Iran, et qu’Israël prétend se préparer à une intervention préventive, elle parle moins  de la  Palestine.

Et pourtant si le triumvirat occidental du Conseil de Sécurité proposait d’imposer en Palestine un plan de Paix fondé sur les résolutions de l’ONU, nul doute que ni la Russie ni la Chine n’y opposeraient  leur droit de veto.

Alors pourquoi ne pas traiter le mal à la racine plutôt que de faire semblant  de vouloir éradiquer sur les branches  les parasites qui se sont développés ?

Tout simplement par pur électoralisme de la part de dirigeants  falots !

 

Qu’on en juge par l’activité déployée à l’ONU par la France en une année sur ce sujet selon le site officiel de l’Etat français :

Le 22 août 2012, le Conseil de sécurité a tenu sa réunion mensuelle sur la situation au Proche Orient en présence de M. Feltman, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques.

Le processus de paix était dans une impasse : Israël poursuivait ses activités de colonisation dans les territoires occupés tandis que les factions palestiniennes demeuraient divisées, au détriment de la population palestinienne, et aucun progrès significatifs dans les négociations israélo-palestiniennes n’avait été enregistré.

Cette situation était d’autant plus préoccupante qu’elle s’inscrivait dans un contexte régional extrêmement volatile, marqué par une militarisation croissante en Syrie et un risque de contagion de la crise syrienne au Liban. Lors de consultations privées, le représentant de la France a ainsi appelé la communauté internationale à apporter son soutien à la classe politique libanaise afin de préserver la stabilité de ce pays.

 Le 25 juillet 2012, le Conseil de sécurité a tenu son débat mensuel sur la situation au Moyen Orient en présence de M. Serry, Coordinateur spécial pour le Proche-Orient.

Le représentant de la France s’est fait l’écho des préoccupations exprimées par M. Serry sur l’impact régional de la crise syrienne, en particulier sur le Liban. La menace de l’usage par Damas de ses armes chimiques et biologiques contre ses voisins, la récente violation de l’accord de désengagement du plateau du Golan de 1974 ainsi que la violation de l’intégrité territoriale du Liban étaient intolérables.

Les conséquences régionales de la crise en Syrie risquaient par ailleurs de compliquer encore le processus de paix au Proche-Orient déjà au point mort. Les violations répétées par Israël du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité, notamment la poursuite des activités de colonisation, minaient la possibilité de paix. De même, la fragilisation de l’Autorité Palestinienne et l’absence d’unité palestinienne étaient autant d’obstacles à la paix. Face à l’impasse du processus de paix au Proche-Orient, la viabilité et la crédibilité politique de la solution des deux Etats devaient être garanties par la définition d’un nouveau cadre de négociations suivant des paramètres clairs, un calendrier réaliste et des garanties en cas de non-respect des décisions de la communauté internationale.

 Le 2 juillet 2012, Navi Pillay, la Haut-commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme, a présenté au Conseil de sécurité la situation dans les territoires palestiniens occupés. Elle a déclaré que le bouclage de la bande de Gaza était illégal et devait immédiatement être levé, tout en condamnant les tirs de roquettes en direction d’Israël, le représentant français a appelé au développement économique de la région.

 Le 27 juin 2012, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité la résolution 2052 renouvelant pour six mois le mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) au Golan.

 Le 21 juin 2012, le Conseil de sécurité a entendu le rapport de M. Mulet, sous-secrétaire général aux opérations de maintien de la paix, sur l’évolution de la mission de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) au Golan.

Le représentant de la France a déploré les violations de l’accord de désengagement et les restrictions accrues à la circulation des observateurs, en particulier du côté syrien de la zone de séparation. Il a fermement condamné les attaques syriennes ayant visé les observateurs et a appelé toutes les parties à pleinement coopérer avec la FNUOD, afin que le personnel puisse exercer son mandat en toute sécurité.

 Le 19 juin, le Conseil de sécurité s’est réuni en présence de M. Oscar Fernandez Taranco, sous-Secrétaire général aux Affaires politiques, pour examiner la situation au Moyen Orient. Lors du briefing, M. Taranco a relevé le caractère toujours fragile de la situation entre Israël et la Palestine. Il a rappelé que les installations israéliennes dans les territoires palestiniens occupés constituaient une violation du droit international et compromettaient grandement la possibilité de la solution de deux Etats.

Dans les consultations privées qui ont suivi, le représentant de la France a déploré l’impasse politique dans la quelle set trouvait le processus de paix. Tout en condamnant la politique de colonisation israélienne persistante, il s’est interrogé sur l’efficacité du Quartet.

 Le 29 mai 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni lors de son débat mensuel sur la situation au Moyen-Orient.

S’exprimant sur le processus de paix entre Israël et la Palestine, M. Robert Serry, Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, a fait état de plusieurs signes encourageants. Les dirigeants palestinien et israélien avaient échangé plusieurs lettres et effectué des déclarations conjointes, ouvrant la perspective d’échanges entre les parties. Un accord avait par ailleurs été trouvé concernant la question des prisonniers palestiniens, mettant fin à leur grève de la faim. Les activités de colonisation israélienne se poursuivaient cependant et de nombreux Palestiniens avaient été blessés à la suite d’opération israéliennes en Cisjordanie.

En consultations privées, le représentant de la France s’est réjoui des avancées constatées, tout en soulignant l’absence de résultats enregistrés par le Quartet ou d’évolutions significatives sur le terrain, sans lesquelles ce processus ne pourrait se poursuivre.

 Le 23 avril 2012, le Conseil de sécurité s’est réuni lors de son débat mensuel sur la situation au Moyen-Orient.

S’exprimant sur le processus de paix entre Israël et la Palestine, M. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, a fait état de progrès significatifs en matière sécuritaire grâce aux efforts des forces palestiniennes pour maintenir le calme en Cisjordanie. En dépit d’une situation fragile, les deux parties avaient réitéré leur souhait de négocier. Le Quartet était préoccupé par la violence des colons israéliens en Cisjordanie et par la poursuite des tirs de roquettes depuis la bande de Gaza. Devant le risque d’une résurgence de la violence, le Quartet avait appelé les parties à la retenue et éviter toute action pouvant saper la confiance.

Le représentant de la France a souligné l’impasse dans laquelle se trouvait le processus de paix, qui menaçait la possibilité d’une solution à deux Etats. La colonisation israélienne en territoires palestiniens occupés représentait particulièrement une menace pour le processus de paix. Si la rencontre d’une délégation palestinienne avec le Premier ministre israélien constituait un pas dans la bonne direction, des mesures de confiance significatives devaient être prises afin de recréer la confiance entre les parties.

 Le 27 mars 2012, le Conseil de sécurité a entendu M. Robert Serry, Coordonnateur spécial des Nations Unies pour le processus de paix au Moyen-Orient. M. Serry a constaté l’absence de progrès dans le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens. Le processus de réconciliation inter-palestinien était au point mort et les violences connaissaient une escalade. Le nombre de blessés en Cisjordanie du fait des opérations israéliennes avait triplé, et les activités de colonisation menant à la démolition de propriétés palestiniennes à Jérusalem-Est se poursuivaient. Le Sud d’Israël continuait de faire l’objet d’attaques à la roquette depuis la bande de Gaza. M. Serry a salué l’action de la Jordanie et de l’Egypte dans la promotion d’un accord négocié et de l’apaisement des tensions.

En consultations privées, le représentant de la France a encouragé l’adoption de mesures de confiance entre les deux parties, tout en s’inquiétant des divisions au sein de l’Autorité palestinienne.

 Le 28 février 2012, le Conseil de sécurité a entendu M. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, sur la situation au Moyen Orient. S’exprimant sur le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, M. Pascoe a souligné que les activités de colonisation israéliennes constituaient un obstacle à la paix, appelant les dirigeants à un retour des négociations. La situation humanitaire demeurait préoccupante, au vu des violences entre colons et palestiniens, M. Pascoe appelant par ailleurs à ce que soit mis fin au blocus de Gaza.

En consultations privées, le représentant de la France s’est dit préoccupé du manque de progrès sur le terrain, réitérant son appui aux efforts du Quartet et appelant à une réaction du Conseil de sécurité.

 Le 24 janvier 2012, M. Fernandez-Taranco, vice-Secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques, a présenté au Conseil de sécurité son rapport trimestriel sur la situation au Proche-Orient, notamment en Israël et les Territoires Occupés. Le Conseil de sécurité a aussi entendu les déclarations de l’Observateur permanent de Palestine ainsi que du Représentant permanent d’Israël.
Dans son intervention, le représentant permanent de la France a de nouveau exprimé sa profonde inquiétude devant l’accélération en 2011 de la colonisation israélienne dans les Territoires occupés, en violation du droit international et des résolutions du Conseil, et qui porte atteinte à la viabilité territoriale et économique du futur Etat palestinien. Il a enfin renouvelé le soutien de la France à l’Autorité palestinienne et à la construction d’institutions viables lui permettant de répondre aux aspirations légitimes de sa population.

 Le 18 janvier 2012, le Conseil de sécurité a entendu en consultations privées la Coordinatrice des Affaires Humanitaires (OCHA), Valerie Amos, sur la situation humanitaire dans les Territoires Occupés, notamment les effets de la colonisation sur les perspectives de règlement du conflit comme sur les populations directement affectées.

 Le 21 décembre 2011, le Conseil de sécurité a approuvé à l’unanimité la résolution 2028 renouvelant pour 6 mois le mandat de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (FNUOD) sur le plateau du Golan.

 Le 20 décembre 2011, le Conseil de sécurité a entendu en consultations privées le rapport de M. Fernandez-Taranko, vice-Secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques sur la situation au Proche-Orient, notamment en Israel et les Territoires Occupés.
A l’issue des consultations, les représentants permanents de pays membres de l’Union européenne au Conseil de sécurité ont fait une déclaration conjointe à la presse.

Le 3 novembre 2011, le comité permanent sur les admissions du Conseil de sécurité s’est réuni au niveau des représentants permanents pour examiner son projet de rapport sur la demande d’admission de la Palestine à l’ONU comme membre de plein droit. Ce rapport, constatant une absence de consensus parmi les membres du Conseil sur la candidature palestinienne, a été formellement adopté le 11 novembre 2011 par le Comité permanent pour transmission au Conseil de sécurité.

Le 24 octobre 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni pour débattre de la situation au Proche-Orient après avoir entendu le rapport de M. Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint pour les affaires politiques.

Dans sa déclaration, le représentant permanent de la France a réitéré la proposition du Président de la République de rehausser le statut de la Palestine à celui d’État observateur aux Nations Unies comme moyen pour sortir de l’impasse. Il a rappelé la proposition française de tenir une conférence internationale des donateurs pour soutenir le développement des institutions d’un État palestinien. Il a souligné que la poursuite de la colonisation, condamnée par la France, ruinait les efforts de paix. Gérard Araud a enfin salué l’accord ayant permis la libération de Gilad Shalit, comme un premier geste en faveur de la paix

.

 Le 18 octobre 2011, les représentants permanents des pays membres du Conseil de sécurité se sont réunis en consultations pour faire le point sur l’avancement des travaux du comité permanent sur les admissions sur la demande de la Palestine d’être admise comme Etat de plein droit.


 Le 28 septembre 2011, suite à la transmission de la demande d’adhésion à l’ONU de la Palestine comme Etat de plein droit par le Secrétaire général des Nations Unies au Conseil de sécurité, ses membres ont approuvé la proposition de la Présidence d’en saisir le comité permanent sur les admissions, ainsi que le prévoit l’article 59 du
Règlement intérieur provisoire.

 Le 27 septembre 2011, le Conseil de sécurité s’est réuni pour écouter le rapport mensuel du secrétaire général adjoint pour les Affaires politiques, M. Lynn Pascoe, en présence de M. Najib Mikati, Premier ministre libanais. Au cours de sa présentation, le secrétaire général adjoint a souligné l’urgence d’une reprise des négociations directes entre les deux parties. "Nous ne devons épargner aucun effort pour aider les parties à retourner à la table des négociations", a-t-il déclaré. Le conseil s’est par la suite réuni en consultations privées.

Le 23 septembre 2011, le président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas, a remis au Secrétaire général des Nations Unies une demande d’admission de la Palestine comme Etat membre de plein droit de l’Organisation des Nations Unies. Le Secrétaire général a transmis cette demande au président du Conseil de sécurité.

.Le même jour, le Quartet pour le Proche-Orient a diffusé une déclaration appelant à la reprise des discussions avec l’objectif d’aboutir à un accord fin 2012 et proposant notamment la tenue d’une conférence de donateurs pour soutenir la construction des institutions étatiques palestiniennes. La France a salué, dans un communiqué, une déclaration qui allait dans le bon sens, correspondant à la volonté exprimée par le Président Sarkozy à New York. "La France se félicite que les débats de ces derniers jours aux Nations Unies aient conduit à une prise de conscience internationale quant à l’urgence de mettre fin au blocage du dossier israélo-palestinien".



 Le 21 septembre 2011, lors de son
allocution à l’ouverture de la 66ème session de l’Assemblée générale, M. Nicolas Sarkozy, Président de la République, a proposé un statut d’Etat observateur pour la Palestine aux Nations Unies ainsi qu’une feuille de route relançant le processus de paix israélo-palestinien en trois temps :

— Un mois pour reprendre les discussions ;

— Six mois pour se mettre d’accord sur les frontières et sur la sécurité ;

— Un an pour parvenir à un accord définitif.

.Le 25 août 2011, le Conseil de sécurité a entendu le rapport du Secrétariat, présenté par Lynn Pascoe, Secrétaire général adjoint aux Affaires politiques, sur la situation au Proche-Orient. Les membres du Conseil de sécurité ont regretté la reprise des violences dans la région et ont appelé les parties à relancer le processus de paix.

 

On est en droit de penser que si le triumvirat occidental du Conseil de sécurité avait montré autant de détermination  sur la Palestine qu’il en a eue en Libye depuis 45 ans, la question palestinienne serait réglée et bon nombre dégâts collatéraux ne se serait jamais produit. Et la question d’une éventuelle détention de l’arme nucléaire par l’Iran ne se serait jamais véritablement posée !

 

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 14:36
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Force est de reconnaitre que ces dernières années la politique des Occidentaux,  chrétiens pourtant majoritairement à la naissance, s’est faite à l’encontre des intérêts de leurs coreligionnaires les chrétiens orientaux. Il s’agit tout simplement là d’une véritable trahison des « Elites » qui,  n’ont fait jusqu’à présent par leur politique que favoriser la venue au pouvoir d’Islamistes radicaux qui  n’acceptent plus  d’avoir des compatriotes chrétiens et  accentuent les discriminations à leur égard. En fait à l’heure où les Eglises se vident en Occident tandis  que les mosquées se remplissent, la solidarité des Occidentaux- qui ne se reconnaissent plus guère chrétiens- à l’égard de leur coreligionnaires d’Orient n’est plus une priorité quand, sous le couvert hypocrite de défense des droits de l’homme vis-à-vis de leur opinion publique, leurs dirigeants ont pour première préoccupation d’assurer la sécurité d’Israël en tentant de garder  le contrôle des Etats sunnites  qui entourent cet Etat  en appuyant la politique des monarchies sunnites du Golfe contre les chiites avec l’espoir ainsi d’affaiblir ces derniers qui n’apparaissent plus que la véritable menace pour les Israéliens après celle considérée comme éteinte des Palestiniens. Alors pourtant qu’ils n’ignorent pas que ces monarchies du Golfe  sont tout sauf des démocraties et surtout qu’elles soutiennent financièrement et militairement depuis des années les mouvements islamistes radicaux qui s’en prennent ensuite aux chrétiens.

Alors que les musulmans seraient bien en peine de prétendre être persécutés dans les Etats  majoritairement chrétiens d’Occident, pratiquement tous les Etats majoritairement musulmans de la planète laissent persécuter les chrétiens sans que les Occidentaux ne manifestent autant pour leur défense qu’ils sont prompts à le faire pour la défense des musulmans quelle que soient la  valeur des causes que ces derniers prétendent défendre.

Le bilan de la politique occidentale  est tristement incontestable.  

Alors que les ancêtres  des  chrétiens orientaux peuplaient leurs pays respectifs avant leur colonisation par les arabes ou turcs musulmans, ils ont obligés en nombre de plus en plus croissant de le fuir.

Alors que les Occidentaux accueillent un nombre sans cesse croissant de musulmans ou de juifs  dans leur pays, et leur assurent une égalité de traitement,  les Etats du Sud et de l’Est de la Méditerranée  y compris Israël, bafouent les droits des minorités chrétiennes.

En un siècle,  la Turquie aujourdhui très majoritairement sunnite s’est vidée de ses chrétiens qui représentaient encore plus de   22%  de sa population au début du 19 siècle alors qu’Ils n’en représentent plus aujourdhui que 0.32%. Et malgré ce chiffre  les agressions et les meurtres de religieux chrétiens ou de membres issus des minorités chrétiennes du pays, s'accélèrent dangereusement.

Les chrétiens, qui représentaient  25 % de la population de la Palestine au 19 siècle et voici quelques années seulement encore  près de 15 % des Palestiniens des territoires occupés, n’en représentent plus, aujourd’hui, que de 2 à 3 %. En Israël également les chrétiens représentent une proportion de plus en plus réduite des Palestiniens détenant la citoyenneté israélienne. Au total, sur l’ensemble de la Palestine leur proportion dans la population est tombée de 25% à 1.5% soit à 150 000 environ.

En Irak, depuis la prise d'otages et le massacre de fidèles dans la cathédrale de Bagdad en octobre 2010, les chrétiens s’exilent en masse. Alors qu’ils représentaient  encore près d’1 million de fidèles il y a  25 ans ou près de 10% de la population avant la guerre ayant renversé Saddam Hussein, plus de la moitié ont quitté leur pays qui ne comptent plus qu’environ 350 000  chrétiens.

Soutiens actifs de la révolution, les coptes d'Egypte se trouvent aujourd'hui en butte à l'hostilité des islamistes. Depuis quelques années  les actes de violence à leur encontre se multiplient. Les Chrétiens  représentent encore 8 à 10 % de la population soit environ  6 à 8 millions, mais  800 000 ont quitté le pays dans les cinq dernières années.

Le Liban lui-même pourtant considéré pendant longtemps comme le modèle d’une certaine cohabitation entre les religions chrétiennes et musulmanes a vu  en 35 ans la part de la population chrétienne se réduire de près de 50 %  à aujourdhui 35 % à peine du fait de la forte émigration chrétienne et l’on a de bonne raisons de penser que les événements actuels de la Syrie proche  va entrainer de nouveau départ.

En Syrie ou pourtant comme au Liban, les chrétiens bénéficiaient jusqu’alors d’une certaine tranquilité, leur part dans la population qui était de près de 50%  du XX°  se réduit déjà à 4 à 5 %. Et tout permet de croire qu’ils « feront les frais  » là encore de la guerre civile qui a commencé.

Alors que l’on comprend que les Juifs d’Occident se préoccupent du sort de leurs coreligionnaires israéliens, ou de la démocratisation en terre d’Islam, on s’étonne que désormais les  Chrétiens d’Occident  n’estiment plus devoir faire preuve de solidarité à l’égard des Chrétiens orientaux dont le sort les indiffère.

En terre d’Islam, les chrétiens sont non seulement persécutés  voire tués mais leurs églises et leurs tombes sont détruites sans que nos dirigeants élèvent la moindre protestation à l’égard des Etats qui laissent faire voire encouragent ce type d’actes pour éradiquer toute présence chrétienne.

Comment pourtant nos dirigeants peuvent-ils prétendre qu’ils soutiennent les mouvements de démocratisation dans le monde musulman alors qu’ils ne défendent plus nulle part les représentants de  civilisation judéo-chrétienne qui  a développées  les droits de l’homme ?

L’Islam devient conquérant alors que la Chrétienté bat partout en retraite !

Sans revenir aux croisades pour s’opposer à la guerre sainte menée par les Islamistes, l’Occident a bien besoin d’un nouvel empereur pour rétablir l’équilibre 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 17:40

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Le droit humanitaire  et son respect par tous les belligérants doit être "exigé" dès maintenant, a déclaré le nonce (ambassadeur) du Vatican en Syrie, Mgr Mario Zenari dans un appel sur Radio Vatican diffusé mardi et mercredi.

 

 

"En ce moment, il faut exiger de toutes les parties en conflit le respect rigoureux du droit humanitaire international, qui, comme nous le constatons, est tombé en morceaux, par la faute des uns et des autres, des deux belligérants.

La priorité actuelle est d'exiger le respect des limites qui sont déjà fixées par le droit humanitaire international"

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 14:48
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Force est d’admettre que la diplomatie occidentale réduite à celle des Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères des Etats Unis, et  des Ministres des Affaires Etrangères de France et du Royaume Unie n’a pas brillé jusqu’à présent dans l’affaire  Syrienne dont on peut  raisonnablement se demander s’ils n’ont pas perdu le contrôle d’une opération dont on ne serait pas loin de penser pourtant qu’ils l’ont appelée de leur vœux si ce n’est suscitée.

Déjà de nombreuses semaines se sont écoulées depuis que ces brillants personnages nous ont assuré de la fin prochaine du régime en place.

S’étant lourdement trompés en pensant que la position de la Russie changerait après l’élection du Président Poutine, ils découvrent un peu naïvement aujourdhui qu’ils n’ont réussi qu’à reconstituer un front des Non-Alignés  (contre leur politique) autour des deux autres membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, la Chine et la Russie.

S’ils peuvent croire se rassurer en pensant que la Conférence organisée par l’Iran à Téhéran n’a réuni que 29 Etats, ils  devraient pourtant commencer à s’inquiéter sérieusement du fait que  sur un certain nombre de sujets les positions non seulement de la Russie et de la Chine se rapprochent mais qu’également un grand pays comme l’Inde  et son ennemi le Pakistan ne s’alignent pas sur leur politique.

En raison de la manière dont ils ont cru pouvoir régler l’affaire syrienne, ces « diplomates » occidentaux ne semblent pas avoir raisonnablement mesuré qu’ils poussaient  la Russie et la Chine et même l’Inde  à se rapprocher de l’Iran ce qui pourtant va leur rendre de plus en plus difficile de régler le cas de ce pays contre lequel ils espéraient aggraver encore les sanctions.

Bien plus, malgré le refus qu’ils ont opposé au Représentant de l’ONU Koffi Annan,  ils devront tôt ou tard « avaler  la pilule » d’une participation future pourtant assez cohérente de l’Iran à une conférence sur la Syrie.

Enfin il n’est pas exclu que la Turquie émette rapidement quelques points de vue  divergents  de celle des trois occidentaux en raison du risque de coordination des attaques dirigées contre elle par les mouvements kurdes du pays, de Syrie, d’Irak et d’Iran qui  retrouvent la chance historique de réobtenir l’ Etat National  qu’ils avaient réussi à obtenir après la première guerre mondiale.

A moins que ces trois occidentaux ne veuillent prendre le risque immense de tester la réaction de la Russie et de la Chine en cas d’opérations militaires importantes de la Turquie en territoire Syrien, Irakien ou Iranien pour lesquels Mme Clinton semblent leur avoir donné sa bénédiction ?

A force de jouer avec le feu, on sait comment cela se termine !

Or l’influence de la diplomatie occidentale dans les 10 ans à venir ira en diminuant  comme le poids économique  et la puissance militaire des trois membres occidentaux du Conseil de Sécurité qui avec leur crise d’endettement et  leur faible croissance économique sont contraints de revoir  leurs budgets militaires à la baisse et dont les populations ne sont pas préparées à supporter la perte de soldats quelle que soit la valeur de la cause pour laquelle ils   combattent.

Dans le même temps, les deux autres membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, la Russie et la Chine,  en cours de réarmement pour la première et dont l’Union Européenne s’est largement rendue tributaire sur le plan énergétique, et d’armement pour la seconde et dont  la puissance économique  est appelée à dépasser rapidement celle des Etats Unis, vont accroitre leur influence diplomatique à l’égard des Etats d’ Afrique, d’Amérique Centrale et du Sud.

Pour pouvoir jouer les « Gros Bras » encore faut-il avoir du muscle et pour jouer les « Va-t’en guerre » encore faut-il avoir les moyens militaires adaptés à ses ambitions !

Ce ne sera de moins en moins le cas de la France et du Royaume Uni.

En revanche, la Russie prévoit  de dépenser pour son armée 700 Milliards de dollars d ’ici à 2020 ce qui va lui permettre notamment d’acquérir 600 avions et un millier d’hélicoptères tandis qu’en 2012, la Chine a officiellement prévu 106 milliards de dollars pour son budget militaire( mais le Pentagone estime que les dépenses militaires réelles se situent entre 120 et 180 milliard).

La Chine dispose de 50 à 75 missiles balistiques nucléaires intercontinentaux (ICBM) d'une portée supérieure à 5500 km et de 5 à 20 missiles balistiques à portée intermédiaire (3000 à 5500 km de portée).Elle déploie entre 1000 et 1200 missiles de portée inférieure à 1000 km au sein d'unités faisant face à Taïwan et entre 200 et 500 missiles de croisière sol-sol d'une portée de plus de 1500 km. Elle dispose également de 75 à 100 missiles balistiques d'une portée allant jusqu'à 3000 km et met au point un nouveau missile anti-navire à longue portée, destinée notamment à contrer la menace des porte-avions américains.

Sa marine dispose de deux sous-marins nucléaires lanceurs d'engins (SNLE) de classe Jin, de cinq sous-marins nucléaires d'attaque et de 48 sous-marins diesel. Son premier porte-avions devrait entrer en service cette année et servir à des tâches d'entraînement. Elle dispose par ailleurs de 79 navires de combat (26 contre-torpilleurs et 53 frégates), de 51 navires de transport amphibies et de 86 patrouilleurs lance-missiles. Son inventaire de mines navales dépasse les 50 000 unités.

L'armée de l'Air dispose de 1570 chasseurs et de 550 bombardiers et avions d'attaque. 490 de ces appareils peuvent atteindre Taïwan sans ravitaillement en vol. Elle poursuit la mise au point de son premier chasseur furtif, le J-20.Elle  peut également compter sur 300 avions de transport et «plus de 100» appareils de reconnaissance et de surveillance aérienne.

La Chine dispose enfin d'une puissante défense anti-aérienne, «l'une des plus importantes du monde», notamment grâce à l'acquisition de nombreux missiles anti-aériens russes S-300.

L'armée de Terre comprend 1 250 000 hommes et compte  7000 chars et 8000 pièces d'artillerie et un nouvel hélicoptère de combat produit en Chine, le Z-10..

Alors que l’Union Européenne aurait tout intérêt à renforcer ses liens avec la Russie, son alignement irréfléchi sur les Etats Unis qui pourtant vont devoir se dégager militairement de la zone  Europe-Méditerranée pour reporter leurs efforts de défense sur la Zone pacifique, ont poussé la Russie à renforcer sa coopération militaire avec la Chine.

Dans les dix ans à venir qui vont se révéler très dangereux, l’Union Européenne, vassale docile des Etats Unis depuis la deuxième guerre mondiale va se retrouver sans défense.

Et ce n’est même plus les armées et flottes navales françaises et britanniques, réduites à leur plus simple expression qui lui permettront de faire encore de la figuration si elles devaient servir d’embryon à une future armée et marine fédérale.

 

 

 

 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 12:43
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« Les  preuves de l’instrumentalisation par l’Occident du terrorisme islamique à des fins géopolitiques, notamment dans les conflits libyen et syrien, s’amoncellent, et pourtant l’opinion publique occidentale continue à soutenir l’idée que nos dirigeants défendent la démocratie contre la tyrannie dans ces régions du monde. L’Occident peut ainsi s’allier ouvertement avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, principaux pourvoyeurs de fonds aux mouvements terroristes islamistes dans le monde, leur fournir des armes, un appui logistique, des images satellites, des informations stratégiques et un soutien diplomatique sans faille, les opinions publiques refusent de voir la réalité en face et préfèrent penser que ces actions sont motivées par les valeurs démocratiques qui fondent nos sociétés.

Pour ces opinions publiques, mettre en avant le jeu pervers des Occidentaux en Orient ce n’est pas dire la vérité, c’est soutenir Assad ou Kadhafi et faire le jeu des dictatures. Ce n’est pas expliquer le monde tel qu’il fonctionne devant nos yeux avec ses complexités et ses manipulations, ses enjeux géopolitiques et les calculs cyniques de ses principaux acteurs, c’est prendre parti contre des mouvements démocratiques.

Quand les démocraties occidentales soutiennent et répandent la guerre et la terreur, comme en Libye ou en Syrie, avec les pires alliés que l’on puisse imaginer pour aller planter le drapeau de la démocratie en terres étrangères, ne faut-il pas être du côté de la paix et lutter contre les dérives de la démocratie occidentale au nom même des valeurs qu’elle est censée représenter ? La paix n’est-elle pas un bien commun tout aussi important que cet autre bien commun qu’est la démocratie ? Quand la démocratie n’est qu’un prétexte pour des appétits prédateurs sans limite (Irak, Afghanistan, Libye, Syrie), appétits qui se traduisent par des massacres de masse de populations civiles innocentes, quand la démocratie sert d’appât pour attraper un peuple à la gorge et le jeter dans un cycle de violences dont ne sortiront que la misère, le chaos et l’asservissement généralisés, ne faut-il pas prendre la défense de la paix contre la démocratie, quoiqu’il en coûte pour sa propre réputation ?

Car il ne s’agit évidemment pas de défendre des dictateurs (comme d’habiles rhéteurs aiment à le répéter), nos dirigeants le font très bien à notre place, aussi longtemps d’ailleurs que ces dictateurs financent leurs actions ou hochent de la tête au pillage des ressources naturelles de leur pays. Il s’agit de répondre au bourgeois cultivé (celui qui lit Le Monde, le Guardian ou le New York Times et croit y trouver une description de la réalité) vivant dans les beaux quartiers de Paris, de Londres ou de New York, qui ne comprend pas que l’on puisse s’horrifier des stratégies employées pour faire tomber un dictateur. Il n’a jamais eu à se battre pour la démocratie, il l’a reçue en héritage et on l’a gavé depuis sa plus jeune enfance avec des valeurs démocratiques qui sont pour lui plus une jouissance qu’un devoir ou une obligation. Pour se sentir un citoyen méritant il n’a qu’à se soumettre avec nonchalance à la société de consommation et du spectacle et à aller voter de temps à autre pour le bonimenteur le plus présentable. Il n’y a pas de mal à cela ; c’est ainsi que vont les choses en démocratie et nous ne revendiquons pas d’autre régime politique pour gouverner le troupeau de consommateurs que nous sommes.

Ce que nous souhaitons simplement souligner, c’est que les rentiers de la démocratie (dont nous faisons partie) n’ont aucun mérite particulier dans l’essor ni dans l’existence de la démocratie occidentale et de ses valeurs. Alors, quand sans aucune nuance, tel ou tel d’entre eux approuve des guerres qui apportent la ruine, la terreur et le chaos dans des pays non démocratiques, on a envie de lui dire, “va là-bas, va t’engager aux côtés des rebelles salafistes et va admirer les massacres, les haines ethno-religieuses s’élever sur le cadavre de la laïcité, va contempler les enfants se faire trancher la tête et dis-moi s’il faut nécessairement en passer par là pour mériter la démocratie” ? Car, apparemment, pour ces rentiers, pour ces enfants gâtés de la démocratie, il s’agit juste de la mériter, pas de l’avoir, ni d’en profiter.

Si seulement cette démocratie était la promesse du sang versé et des souffrances endurées, on pourrait, en effet, comprendre l’envie du bourgeois cultivé de clouer le bec aux diseurs de mauvaise fortune et autres trouble-fête ou rabat-joie qui prennent la démocratie trop au sérieux pour jouer avec elle. Mais elle n’est, comme on l’a dit, que le prétexte d’un jeu géopolitique où l’Occident s’est allié avec des islamistes radicaux financés par l’Arabie Saoudite et le Qatar pour détruire des États-nations laïques sur des bases ethno-religieuses afin, notamment, de contrer l’influence chinoise et russe et de s’assurer l’accès à un certain nombre de ressources naturelles. On ne bâtit pas la démocratie sur le sectarisme religieux, sur le démembrement des États-nations, en envahissant un pays, en ruinant son infrastructure, en y apportant le libéralisme le plus pur (comme en Irak et en Libye), en donnant le pouvoir aux légions wahhabites qui défendent un islam intolérant et moyenâgeux. C’est mensonger et criminel de le prétendre ou de feindre de l’ignorer. À la place de la démocratie nous avons installé des fosses communes dans lesquelles nous avons jeté pêle-mêle des civils innocents et le cadavre de la paix.

Créer des guerres civiles dans des pays en paix : voila en un mot la responsabilité morale du bourgeois cultivé, rentier de la démocratie qui, dans le confort de ses certitudes sans conséquences pour lui, soutient l’impérialisme humanitaire de nos grands commis. Il y a beaucoup d’irresponsabilité et de morgue dans cette attitude qui consiste à soutenir la terreur wahhabite au nom des valeurs des Lumières et à faire de la démocratie occidentale un instrument de jouissance pour soi et de malheur pour les autres.

Comment expliquer l’aveuglement volontaire des bourgeois cultivés qui forment la masse inerte de nos opinions publiques, celle dont l’élite se joue pour fabriquer le consentement général ?

Peut-être que l’explication se trouve dans ce que nous appelons “l’ambiguïté démocratique” ou le “paradoxe démocratique” : la démocratie est à la fois le meilleur régime et celui qui permet le mieux de faire la guerre au nom de la paix, de tuer au nom des droits de l’homme, de persécuter au nom de la liberté individuelle, de conquérir des pays au nom des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il semble qu’il y ait un caractère orwellien inhérent à la démocratie, en raison de l’image de vertu qui lui colle à la peau et qui permet, sans forcer les gens, de leur faire accepter l’inacceptable. La domination d’une élite y est discrète, invisible, sans violence excessive. On peut limiter la répression à quelques individus, torturer essentiellement ceux qui n’ont pas la qualité de citoyens (10 000 Musulmans étrangers torturés pour un Bradley Manning). L’élite démocratique ne dépend pas d’un tyran identifiable dont il suffirait de couper la tête pour remettre en cause l’ordre établi. En démocratie, la domination d’une minorité semble être le résultat d’un consentement général que l’on appelle souveraineté du peuple. L’oligarchie parvient à vendre à l’opinion publique son credo libéral, la financiarisation de son économie qui tue ses emplois, des guerres d’agression qui ne profitent qu’à une minorité, des explications du monde qui ne résistent pas à l’examen critique (11-Septembre, guerre contre le terrorisme), etc. La démocratie semble ainsi être, entre les mains de nos élites, l’instrument le plus efficace qui leur permet de se maintenir au pouvoir et d’accomplir des politiques contraires à l’intérêt général au nom même de cet intérêt général. Comme nous l’exposons dans La Démocratie ambiguë (1) : le sentiment commun est que la démocratie est infaillible, que les dirigeants ne nous trompent pas, que les médias ne nous manipulent pas. Nous évacuons toute pensée contraire comme ‘théorie du complot’, absurde paranoïa d’illuminés du Web. Le simple questionnement de la version officielle est synonyme de folie.

Il est quasiment impossible de démontrer aux citoyens d’un régime démocratique que leur pays peut, dans telle ou telle situation, incarner le mal. Les citoyens vivant en démocratie ne parviennent pas à être soupçonneux de leurs dirigeants ; ils sont de candides consommateurs qui ne peuvent pas admettre que la démocratie puissent faire le mal, car, si elle le faisait, ils ne vivraient plus dans cette démocratie immaculée qu’on leur vend, ils devraient, par conséquent, douter de la nature du régime dans lequel ils vivent, et cela, ils en sont psychologiquement et moralement incapables. À force de leur répéter qu’ils vivent en démocratie on leur a ôté l’appareil critique qui leur permettrait de voir les limites de cette affirmation.

L’esprit critique semble impuissant à renverser cette image trop flatteuse que nous avons de nos propres démocraties. Il faut avoir un esprit dissident, et pas seulement critique, pour ne pas se satisfaire de l’apparence démocratique et pour exiger que la chose corresponde au mot.

Ainsi, pour revenir sur le cas syrien, il est difficile pour la Russie ou la Chine de soutenir Bachar el-Assad car on assimile leur soutien à celui d’un régime dictatorial qui commet des crimes contre l’humanité. En revanche, et c’est là que le paradoxe apparaît, il semble naturel et moral pour les États-Unis et leurs alliés occidentaux de soutenir les légions wahhabites (qui commettent également des crimes contre l’humanité - 2), car étant des démocraties, les États-Unis et leurs alliés ne pourraient pas vouloir le mal. Qu’importe que l’Occident utilise la guerre comme moyen de domination (en Afrique et au Moyen-orient par exemple) et que la Russie et la Chine aient principalement recours au développement économique, la morale semble toujours du côté de la ‘démocratie’.

Souligner la complexité d’une situation et expliquer l’instrumentalisation de l’idéal démocratique par les élites occidentales, plutôt que de proposer une vision monolithique d’un conflit, c’est faire honneur aux valeurs démocratiques de discussions et de libre réflexion. Que ceux qui se posent des questions se fassent insulter et traiter d’auxiliaires des dictateurs par les bourgeois cultivés est certainement triste, mais ne doit pas les décourager de continuer à faire des efforts de compréhension et d’explication et à défendre la paix contre les fausses promesses des apprentis sorciers de la démocratie qui promeuvent, sur le mode orwellien, la paix éternelle par des guerres perpétuelles et les vertus démocratiques par des crimes de masse »

Reproduction d’un article de Monsieur Guillaume de Rouville du  27  juin 2012




 

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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 12:17
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Comme déjà pendant les guerres du Golfe ( Koweït-Irak)  au cours desquelles  les journalistes se «  faisaient promener »  par les porte- paroles des armées et ne disposaient et n’ont jamais disposé d’aucune information fiable directe sur les combats et donc  n’ont été jamais capables d’apprécier réellement l’évolution de la  situation militaire, aujourd’hui encore en  Irak, en Libye, en Afghanistan  ou  en Syrie, la presse occidentale ne dispose pas davantage, à défaut de correspondants de guerre indépendants en première ligne au côté des combattants, de sources fiables mais seulement de quelques correspondants  soi-disant « sur place » installés à plusieurs kilomètres des combats mais qui font pourtant semblant d’être capables de commenter depuis là la situation militaire ou qui se contentent de recueillir des prétendues informations auprès de sources peu fiables elle-même souvent éloignées des combats ou de prétendus experts.

Ce type de comportement de la presse occidentale et particulièrement française  constitue une violation flagrante des règles élémentaires de déontologie  chez des professionnels qui  « font » l’opinion.

Plutôt que d’avoir l’humilité de reconnaitre qu’en réalité, ils ne savent strictement rien de l’évolution de combats armés, ils passent en boucle des informations incontrôlées en s’abstenant  le plus souvent  de les formuler avec le style et les réserves d’usage.

Cette malhonnêteté intellectuelle des médias qui veulent toujours au nom du sacro-saint  « audimat » avoir toujours l’air d’être les mieux informés alors qu’ils obtiennent  tous leurs informations plus ou moins vite de la même source finit par ressembler dans nos prétendues démocraties purement et simplement à de la propagande en faveur de ceux pour lesquels  ils éprouvent de la sympathie alors que le respect de leur métier leur impose  de fournir de l’information en toute objectivité ce qu’ils font de moins en moins bien.

De plus en plus « l’information »  sous forme de matraquage intellectuel  tourne à l’intoxication et au sentiment en définitive de ne plus être informé.

Pourtant dans des villes de la taille de Damas et d’Alep en Syrie, il devrait être parfaitement possible avec les moyens actuels de connaitre la réalité de la situation  ne serait-ce par exemple que dans le Centre de ces villes.

 

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