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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 09:38
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Oubliant que l’empire ottoman appartient à l’histoire de l’Europe depuis le XIV° siècle et que dès le début du XVI° siècle le roi de France François Ier n’avait pas hésité à s’allier avec l’empereur des turcs ottomans Soliman le Magnifique contre son ennemi chrétien comme lui l’empereur Charles Quint, le Président actuel de la France en ce début du XXI° siècle se pose comme un opposant résolu de la candidature très ancienne  de la  Turquie à l’Union Européenne.

Cette position  va pourtant à l’encontre de celle de ses deux alliés anglo-saxons de l’Otan, les Etats Unis et le Royaume Uni, tous deux fervents partisans d’une admission dans l’Union Européenne de leur fidèle allié turc de l’Otan depuis sa création.

L’argument tiré du caractère non-européen de la majeure partie du territoire actuel de la Turquie est assez grotesque dans la mesure où la République de Chypre a été admise dans l’Union alors que cette ile, selon tous les anciens atlas, doit être considérée comme relevant du continent asiatique et non européen alors qu’environ un  quart du territoire de la Turquie se situe bien sur le continent européen ou s’est déroulé l’essentiel de son histoire pendant un millénaire.

En réalité, le Président français comme beaucoup, craint hypocritement, pour des raisons essentiellement électorales, l’entrée dans l’Union de ce grand pays majoritairement musulman proposant à la Turquie une alternative inacceptable sous forme d’un « partenariat »  sans intérêt et humiliant pour ce vieil allié.

Il s’agit là d’une grave erreur historique !

En effet, ce refus d’admission  a fait disparaitre  très rapidement dans l’opinion turque le grand engouement que suscitait la candidature de son pays et qui était susceptible d’accélérer l’européanisation de la masse ; bien au contraire le peuple turc, heurté dans sa fierté  s’est beaucoup ré islamisé  ces dernières années et avec la puissance que lui donne aujourdhui le dynamisme de son économie se met à repenser aux époques glorieuses de l’empire ottoman comme alternative à son refus d’adhésion à l’Union

Indépendamment de l’aspect économique, qui est pourtant très important actuellement pour une Union Européenne et notamment la France qui va voir sa croissance s’affaiblir alors que la Turquie affiche elle et va sans doute continuer d’afficher encore longtemps la plus forte croissance de la zone et qui donc aurait bien besoin  du marché turc alors que celui-ci peut progressivement se passer en partie du marché européen, il est éminemment regrettable qu’ à un moment ou les Etats Unis manifestent leur intention de s’abstenir  d’intervenir dans le cadre de l’Otan pour tenter de régler des conflits dans ce qu’il considère, exception faite d’Israël, la zone d’influence de l’Europe, c'est-à-dire les rives de l’ Est et Sud de la Méditerranée, il n’est pas exclu de craindre une abstention progressive de la Turquie dans des opérations de l’Otan alors et pourtant que son armée est  la plus puissante de cette zone.

Quel que soit le partage des responsabilités, Il est lamentable que, comme la question palestinienne depuis 1948, la question chypriote ne soit toujours pas réglée depuis 1974 alors que l’Europe aurait du exiger que cette question soit réglée comme préalable à l’adhésion de la République Chypriote !

Aujourdhui cette question Chypriote ne va plus seulement constituer un obstacle à l’adhésion mais un facteur grave de tension  avec l’allié turc qui pourrait bien ne plus l’être rapidement notamment  s’ il parvient, comme alternative au refus d’adhésion, à reconstituer  une  zone d’influence dans ses anciennes provinces ottomanes des Proche et Moyen Orient  et d’Afrique du Nord  peuplés d’arabes dont « l’éveil à la démocratie » risque bien de se traduire surtout dans l’immédiat par « le réveil » de son  hostilité à Israël  dont les rapports se dégradent rapidement avec la République turque.

Alors qu’intégrée à l’Union, la Turquie aurait constitué un atout considérable tant sur les plans économique, militaire que diplomatique ,  celle-ci a compris que son avenir immédiat n’était plus avec l’Europe qui l’a stupidement rejetée mais avec les états turcophones d’Asie Centrale, et arabes des Proche et Moyen Orient et d’Afrique du Nord.

Et la France et à travers  elle  l’Union Européenne  vont en faire les frais.

Après la débâcle  de sa diplomatie de « salon mondain » en Egypte, et en Tunisie, la France risque bien de se rendre compte après les apparents succès récents de sa diplomatie de « salon intellectuel »  en Libye, qu’elle s’est battue pour le « Roi de Prusse ».

Car phénomène nouveau, les turcs sunnites qui détestaient  leurs anciens sujets arabes y compris sunnites qui les avaient trahis lors de la guerre 1914-18 en faisant alliance avec les chrétiens et ces arabes de Syrie, du Liban, d’Irak, de Palestine, d’une partie de l’Arabie, d’ Egypte, de Libye, de Tunisie, ou d’Algérie) qui ne semblaient pas vouloir se souvenir comme agréable de l’époque  où ils étaient sujets de l’empire ottoman, se rapprochent à pas de géant.

Qui peut sérieusement penser en France ou dans l’Union Européenne,        nonobstant les colonisations anglaise, française ou italienne ou en réaction à elles, que les pays arabes majoritairement musulmans des Proche et Moyen Orient et d’Afrique du Nord préféreront, en supposant même que l’Union soit capable de les aider massivement sur le plan économique- ce qui n’est pas le cas- le modèle démocratique occidental plutôt que l’actuel modèle laïc turc actuel  largement ré islamisé par rapport à celui imposé par Atatürk et les militaires mis de côté  à la grande satisfaction des grands démocrates mais un peu naïfs de l’Union Européenne ?

Car il est culturellement plus facile pour ces pays arabes dont une fraction de la population aspirent, ignorant ses minorités chrétiennes, à réintroduire la charia dans leur constitution de trouver un semblant de compromis démocratique en adoptant des constitutions sur le modèle laïc turc assez peu respectueux actuellement de ses anciennes minorités chrétiennes  plutôt que des constitutions sur le modèle des démocraties occidentales de plus en plus honnies par la majorité des musulmans.

Pourtant l’Union Européenne aurait largement gagné en intégrant la Turquie à avoir dans sa zone  d’influence une diplomatie commune inspirée conjointement par l’Espagne, la France, l’Italie, le Royaume Uni et la Turquie.

Faute d’avoir été capable de faire pression sur la France mais aussi sur l’Allemagne, réticente et peu ouverte au projet français de l’Union pour la Méditerranée  actuellement dans les limbes, les autres membres de l’Union Européenne risquent  très vite de le voir enterré et remplacé par un projet « Ottoman » d’Union de la Méditerranée regroupant seulement outre la Turquie, la Syrie, le Liban, la Palestine, l’Egypte, la Libye, la Tunisie et l’Algérie écartant les pays de la rive nord de la « Mare Nostrum ».

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 17:55
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Aux  Etats qui se montrent toujours réservés pour voter l’admission comme membre à part entière de la Palestine à  l’ONU et qui diplomatiquement, pour ne pas dire hypocritement en grande partie pour de basses considérations électorales internes, repoussent cette perspective  notamment en soutenant que cela ne changera rien sur le terrain si des négociations ne sont pas reprises, il est simple de faire observer que sur le  plan de la morale et de l’égalité, ce ne serait que justice dans la mesure où il n’y a strictement aucune raison pour qu’il existe un Etat Juif depuis longtemps et pas encore un Etat palestinien.

Considérations  électorales sur lesquelles on peut  d’ailleurs s’interroger dans la mesure ou l’on peut espérer aujourdhui  qu’une majorité de citoyens américains ou européens de confession juive puissent  comprendre que leurs autres concitoyens américains ou européens estiment désormais qu’il y a un véritable déni de justice à l’égard des Palestiniens et voient disparaitre progressivement la sympathie qu’ils ont encore pour l’Etat d’Israël.

Donc si faute de pouvoir rendre davantage justice dans l’immédiat aux Palestiniens, ceux-c i se contentent d’une telle satisfaction morale, aucun argument valable ne peut leur être opposé.

Sans intérêt dès lors est la question de savoir si Israël  soutient qu’une telle reconnaissance n’apportera rien aux Palestiniens et estime que la reprise des négociations et un accord doit être préalable à cette reconnaissance tandis qu’il continue d’implanter ses colonies illégales dans les territoires occupées sans que les Etats Unis ne parviennent à en imposer le gel alors que celui-ci est considéré par les Palestiniens comme un préalable à la reprise des discussions.

Ce vote à l’ONU a au moins l’avantage de contraindre les membres de l’Union Européenne à rechercher enfin une position commune et on voit mal par quelles contorsions diplomatico-juridiques les trois pays membres du Conseil de Sécurité et alliés que sont la France, le Royaume Uni et les Etats Unis pourront  tenter de justifier un droit de veto sauf pour la France et le Royaume Uni a reperdre le petit capital de sympathie fragile qu’ils viennent de regagner dans le monde arabe avec la guerre menée en Libye (Il convient à ce sujet de bien avoir à l’esprit que le « Printemps arabe » n’a pas fait naitre que des idées démocratiques mais également renaitre le sentiment d’injustice à l’égard des Palestiniens).

Comme d’emblée les Etats Unis ont annoncé qu’ils opposeront leur veto, ils s’exposent sans profit aucun, à une confrontation qui ne fera que leur faire perdre le peu de capital de sympathie dont ils disposent encore dans le monde arabe et pourront difficilement  dans le futur  « paternaliser » de nouvelles négociations comme celles menées sans grands succès depuis des décennies.

Si les Etats Unis veulent prendre le risque d’un tel veto, il n’appartient à aucun membre de l’Union Européenne, sous prétexte de jouer les « bons offices » de leur permettre de fuir leur responsabilité historique en ménageant un « plan B » de nature à faire patienter encore les Palestiniens au moins jusqu’au-delà des élections qui se profilent aux Etats Unis ou en Europe car ce faisant ces Etats seront responsables une nouvelle fois  de l’absence d’unanimité des Etats membres de l’Union Européenne qui dans peu de domaine s’avère capable de parler d’une seule voix.

Il importe qu’au Conseil de Sécurité de l’ ONU  les Etats membres qui sont également membres de l’Union Européenne adoptent une position commune et si possible, si le Représentant de l’Autorité Palestinienne maintient sa demande d’adhésion pleine et entière,  de voter pour

Ensuite le rôle d’organisateur des négociations devra revenir normalement  à l’Europe c'est-à-dire à la Russie, à la Turquie et à l’Union Européenne dont Israël et la Palestine se trouvent dans la zone d’influence géo-politique dans laquelle manifestement les Etats Unis ont de moins en moins l‘envie et surtout les moyens d’intervenir.

Et le fait pour Israël de voir s’étioler l’influence de leur grand allié inconditionnel  les Etats Unis et augmenter celle de l’Union Européenne, plus neutre et  dont la diaspora juive semble plus compréhensive à l’égard des Palestiniens, ainsi que celle de la Russie et surtout de la Turquie  amènera obligatoirement l’opinion publique d’Israël à évoluer favorablement.

Au-delà de la question de la reconnaissance d’un Etat, celle de ses frontières doit l’être également ; or  le statut quo s’éternisant, l’Etat d’Israël  grignote progressivement depuis plus de soixante ans ce qui devrait être le territoire de l’Etat Palestinien qui, si les choses durent encore longtemps, ne conservera bientôt plus que des colonies arabes éparpillées dans le territoire d’un Grand Israël.

Or contrairement à ce que prétend le porte-parole de l’Etat d’Israël qui feint de ne voir aucun intérêt à la démarche des Palestiniens,  la reconnaissance comme membre à part entière ou même comme Etat-non membre avec le statut d’observateur comme l’a eu la Suisse avant son admission comme membre à part entière , présente au-delà de la simple symbolique, l’intérêt de poser la question de ses frontières, celle désormais de 1967, et celle de sa capitale Jérusalem. Et  à cette occasion celui du statut de la vieille ville de Jérusalem  qui est le patrimoine commun des  chrétiens, des juifs et des musulmans .

 

 

 

 

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 10:16

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Il est plutôt surprenant, et inquiétant à la fois, d’entendre aujourd’hui la Directrice du FMI  critiquer l’endettement excessif de beaucoup de pays alors que Ministre des Finances pendant longtemps d’un pays, la France, largement surendetté depuis quatre  décennies,  on ne se souvient pas qu’elle se soit « attaquée » à l’époque encore récente au problème de son propre pays.

Si les banques doivent être critiquées pour avoir placer de manière irresponsable des créances hypothécaires titrisées  dans de nombreux produits de placement , ce qui a abouti à la crise des Subprimes, leur responsabilité dans la crise financière actuelle qui  secoue actuellement  la zone euro,  et elles par voie de conséquence, est largement imputable aux Politiques qui ont cru aux USA comme en Europe Occidentale que l’endettement de leurs Etats pouvait continuer d’augmenter sans fin sans sanction finale. Certes les banques, indépendamment des agences de notation, auraient dû depuis longtemps se rendre compte que n’étaient plus garantis les emprunts émis par certains Etats surendettés et ne plus en souscrire. En effet comment par exemple, même un Etat comme la France dont la dette ajoutée, à celle de ses collectivités territoriales, dépassent 1 700 Milliards d’euros peut-il espérer  résorber  celle-ci en moins de temps qu’il l’a accumulée ? A fortiori encore moins la Grèce ou l’Italie !

Cela implique pas seulement que  le déficit de ses finances revienne à 3% comme prévu par le pacte de stabilité non respecté, ni  que ce déficit soit réduit à zéro mais que la France soit capable de dégager enfin un excédent annuel susceptible de ramener l’endettement au niveau de ce qu’il était  il y a environ 40 ans . En supposant que l’objectif soit seulement de ramener de moitié le niveau de l’endettement public de la France ce qui, au niveau des taux actuels très bas auxquels elle peut encore emprunter pour quelques temps avant que ces taux ne prennent l’ascenseur et ne la place dans un cercle vicieux prévisible, prendrait au moins deux générations.

Or aujourd’hui trois de ses principales banques  BNP, CREDIT AGRICOLE  et SOCIETE GENERALE  détiennent pour un total d’environ 50 milliards d’euros d’emprunts d’Etats grecs, irlandais, portugais, espagnols, italiens, belges  alors que rien ne permet d’exclure désormais que même l’Italie et l’Espagne n’éprouvent des difficultés à les rembourser.

Dans cette hypothèse ou ces banques devraient  précipitamment provisionner une partie du montant des emprunts des Etats qu’elles détiennent alors que leurs fonds propres sont insuffisants, elles devraient être recapitalisées en catastrophe.

Or  la nationalisation, solution miracle avancée en France pour rassurer les naïfs, serait totalement inefficace dans la mesure où l’on ne voit pas comment tout en réduisant son déficit, l’Etat français serait capable, à travers ou non de nationalisations de trouver  20 à 25 milliards.

En fait les Etats nationaux surendettés comme la France sont parfaitement incapables  de venir au secours pour la deuxième fois en trois ans de leurs banques alors pourtant  que, quelques soient encore les erreurs de celles-ci - qui  n’ont manifestement pas tiré  la leçon de la crise engendrée par la faillite de leur consœur Lehmann Brothers- aucun Etat européen, et pas seulement la France ne peut se permettre  que deux ou trois de ses principales banques  de la zone euro soient en grande difficultés ce qui constituerait un risque systémique pour toute l’Europe voire le monde .

Le pourraient-ils encore une nouvelle fois que cela ne serait pas souhaitable !

Si les propres actionnaires de ces banques  ou d’autres ne souscrivaient pas les augmentations de capital  nécessaires, c’est  alors par  une Banque de Prise de Participation Européenne,  cotée en bourse, à capital variable, dont  la souscription des actions seraient  ouvertes au Public, que ces recapitalisations devraient être faites, c'est-à-dire toujours par le Privé et non par le Public.

Si en effet, il  n’est pas  actuellement inadmissible d’émettre des « Eurobonds » tant  que la convergence des politiques budgétaires des Etats de l’euro zone n’est pas assurée et  dès lors il est normal que les aides entre Etats soient  apportées au travers d’un fonds abondé par eux, il n’est économiquement pas normal que les prêts consentis par ce fonds aux Etats servent à recapitaliser leurs banques.

En conclusion, les citoyens européens face à la gravité de la crise, aimeraient  pour retrouver confiance  tout d’abord que  des  gouvernements d’Union Nationale se mettent très rapidement en place dans chaque Etat de la Zone Euro et que ces gouvernements puis leurs parlements , conscients et faisant prendre conscience à leur opinion publique qu’il n’y a plus d’autres solutions, acceptent enfin de perdre une grande part de leur souveraineté  nationale et de  confier à l’Union Européenne  des pouvoirs  exceptionnels lui permettant d’agir rapidement et efficacement ; ensuite qu’au niveau de l’ Union Européenne, il soit mis fin à la direction multicéphale  actuelle par la concentration de ces pouvoirs exceptionnels entre les mains  d’ une Présidence unique  capable d’œuvrer  rapidement dans l’intérêt général de tous les citoyens européens, de concert  avec la BCE  et s’exprimant au lieu et place des dirigeants nationaux actuels incapables de parler d’une seule voix par pur égoïsme national et démagogie électorale.

 

 

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24 août 2011 3 24 /08 /août /2011 20:08
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Alors que la France s’est opposée à la guerre en Irak, alors qu’elle a pris l’initiative d’ accueillir sur son sol  le « Guide » libyen Kadhafi et le Président Syrien Assad, tous deux subitement réhabilités sans pourtant qu’aucun progrès sensible en matière de démocratie  n’ait été exigé d’eux ni par elle ni davantage par les Etats Unis ou le Royaume Uni dont manifestement l’avènement de la démocratie en Libye et en Syrie n’était pas il y a peu une priorité, soudainement la France s’est révélée, après le fiasco de sa diplomatie en Egypte et en Tunisie, comme un parangon de vertu en matière de défense  de la démocratie.

 

Prenant prétexte d’un risque, par nature  jamais certain, de massacre à Benghazi par les troupes gouvernementales libyennes, la France s’est « embarquée » avec le Royaume Uni et « l’onction »  des Etats Unis  dans ce qu’il faut bien appeler la guerre de Libye.

 

Pourquoi ?  On est toujours en droit de continuer de se poser la question !

 

En effet, alors qu’il apparait évident aujourd’hui que le bilan de l’intervention militaire en Irak est globalement très négatif, et que la France a eu raison  de ne pas participer à cette intervention contre Saddam Hussein dont les actes contre son peuple étaient pourtant certainement  aussi graves que ceux que l’on voudrait reprocher à Kadhafi, on peut, sans grand risque de se tromper affirmer que quelle, que soit la suite des événements,  le bilan en Libye sera lui aussi  globalement très négatif .

Comment dès lors peut-on sérieusement, de la part d’un Ministre des Affaires Etrangères de la France, parler de « risque calculé » alors que comme en Irak la situation demain en Libye n’a pratiquement aucune chance à court et moyen terme d’étre meilleure qu’avant la guerre ?

 

Surtout les citoyens européens et américains sont en droit de s’interroger sur la manière de fixer l’ordre des priorités par leurs dirigeants !

 

Depuis l’alerte  remontant maintenant à plus de 3 ans,  la première de leurs  priorités  aurait du   étre d’assainir d’urgence la situation financière des économies occidentales alors que depuis le 15 aout 1971, ils n’ont strictement rien fait pour prévenir le risque de faillite généralisée actuel. Ensuite la deuxième de leur priorité aurait du étre de gagner la guerre en Afghanistan ou se joue la défense du  monde occidental en y mettant les moyens sans idée de limiter ces moyens dans le temps ce qu’ils n’ont pas fait .Bien au contraire, alors que la situation se dégrade tous les jours, les occidentaux s’apprêtent à évacuer le pays dans des conditions qui risquent bien de ressembler à celles dans lesquelles les Etats Unis ont du évacuer le Viêt-Nam.

 

Comme on peut considérer que les dirigeants des Etats Unis, du Royaume Uni et de la France sont des gens intelligents, doit-on craindre qu’ils aient une petite idée « derrière la tête » en prenant le grand risque ( manifestement mal calculé) de déstabiliser, après la Tunisie et l’Egypte, la Libye puis la Syrie ? Et avec elle demain sans doute le Liban ?  Et  avec tous les risques que cela fait courir à l’Etat d’Israël alors qu’est  programmée la demande de reconnaissance à l’ONU de l’Etat Palestinien et qu’ils n’ont rien fait de sérieux pour tenter d’imposer la Paix entre les deux Etats depuis 1967.

 

Après le printemps, l’été vient de passer, l’automne s’approche et « l’hiver arabe » risque d’étre dur !

 

Surprenant également le fait que les Occidentaux ne semblent plus considérer comme une priorité le risque de voir l’Iran dotée demain de l’arme nucléaire ? ? Inquiétant le fait de voir la Russie accueillir sur son sol le Président de la Corée du Nord !

Inquiétantes les critiques du Président des Etats Unis contre le lancement d’un porte-avion par la Chine qui se montre de plus en plus critique contre le laxisme économique et monétaire  des Etats Unis.

 

Faute de pouvoir espérer régler le probléme de l’endettement généralisé du au laxisme des quarante dernière années par l’inflation qui ruinerait les épargnants, faute de pouvoir espérer une croissance forte, face à un chômage qui risque d’augmenter fortement alors qu’il se maintient depuis de nombreuses années à des niveaux très élevés privant  une grande partie de la jeunesse d’avenir, alors une « bonne guerre » comme ironise souvent  les gens du peuple avec le bon sens qui est le sien, ne serait-il pas la solution ?

 

 La Solution Finale ? Certainement !

 

 Machiavélique ?

 

 

 

 

 

 

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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 18:01
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Tous les jours qui passent, les éminents spécialistes qui prétendent sauver l’Euro et par delà l’Euro, l’Union Européenne elle-même, proposent de nouvelles mesures : création d’un  véritable Fonds Monétaire Européen, d’un Ministre des Finances européen, d’un Gouvernement Economique de l’Europe, émission d’Eurobonds, renforcement des pouvoirs du Président de l’Union qui deviendrait président de la zone euro   etc .. etc

 

Toutes ces mesures éparses proposées au fur et à mesure de l’évolution de la crise sous la pression des marchés ne constituent pas, telles qu’elles sont présentées à l’opinion publique par nos gouvernants, un tout cohérent susceptible de régler la crise.

 

Heureusement d’ailleurs que les défenseurs de l’Etat Nation s’avèrent bien incapables de proposer à l’opinion publique d’autres solutions plus crédibles de sorte que l’on peut penser qu’actuellement cette opinion publique  semble estimer majoritairement qu’il faille « plus d’Europe » et pas « moins d’Europe » pour sauver la situation et lui redonner confiance.

 

Alors pourquoi ne pas lui expliquer davantage que l’Euro et l’Union Européenne ne seront sauvés qu’à la condition que la solidarité entre pays membres soit renforcée mais qu’une telle augmentation de la solidarité implique par chaque état membre un abandon substantiel de sa souveraineté à un pouvoir de contrôle accru et de sanction d’une autorité supranationale défendant l’intérêt général de l’ensemble des citoyens de l’Union ?

 

Comme l’a bien exprimé le Président français, rejoignant sur ce plan les conceptions de la chancelière allemande, l’émission d’Eurobonds  qui institutionnaliserait la solidarité entre états membres de la zone Euro voire de l’Union Européenne implique préalablement la mise en place par la Zone Euro voire de l’Union d’une institution disposant d’un tel pouvoir de contrôle et de sanction, et non postérieurement, même si  l’on ne voit pas clairement actuellement ce qu’un futur « Gouvernement économique » pourrait avoir de pouvoirs en plus que l’actuel Ecofin.

 

Mais un tel abandon de souveraineté des états membres nécessaire pour rendre efficace la création d’un poste de Ministre Européen des Finances proposé par le directeur de la BCE, la mise en place d’un véritable Gouvernement Economique européen proposé par la Chancelière allemande et le président français qui aurait plus de pouvoirs que l’Ecofin actuel de même que l’existence  de l’actuelle  Haute Représentante des Affaires Etrangères  suppose la véritable création d’un Gouvernement fédéral européen  imposant de redéfinir les compétences et le rôle de la Commission européenne par rapport à un tel futur embryon de   gouvernement fédéral. De même que  la proposition d’attribution  de la Présidence de la Zone Euro à l’actuel Président Herman von Rompuy  élu pour deux ans et demi doit étre l’occasion de reconsidérer l’existence équivoque de la Présidence  tournante de six mois attribuée à tour de rôle à chaque Etat,  actuellement à la Pologne et bientôt à Chypre (à ce sujet, espérons qu’à l’issue du mandat de deux ans et demi du Président von Rompuy, les gouvernants de l’Union feront le choix judicieux, ne serait-ce que pour rallier l’opinion publique allemande à la cause de l’Euro et de l’Union, de désigner avec cette nouvelle compétence de Président de la Zone Euro l’actuelle chancelière allemande Angela Merkel).

 

En conclusion les institutions de Union Européenne doivent cesser d’étre le résultat d’une construction empirique de bric et de broc qui en font aujourd’hui une véritable ‘Usine à Gaz », faute par la France et les Pays-Bas d’avoir sagement ratifié le premier projet défunt de Constitution Européenne.

 

Nos gouvernants et notamment la chancelière allemande et le président français doivent avoir le courage de poser la vraie question, celle de savoir si les états qui réclament davantage de solidarité  sont prêts rapidement  à faire abandon de souveraineté et à adopter un nouveau projet de Constitution de l’Europe qui en fasse un véritable Etat Fédéral. L’actuelle crise constitue un moment favorable pour le faire !

 

Seule la création d’une telle Fédération Européenne avec parallèlement la mise en place d’une réforme réinstaurant progressivement un système monétaire international fondé sur l’étalon or est de nature à redonner confiance aux citoyens de l’Union sur son avenir et celui de sa monnaie.

 

Rappelons nous que vers les années 1780, les Etats américains avaient refusé de rembourser leurs  dettes de leur guerre d’Indépendance alors que ils ne  constituaient  entre eux qu’une vague Confédération analogue à l’ancienne Confédération Helvétique  et que Georges Washington a présidé la Convention de 1787 à l’origine de la Constitution ratifiée en 1789  qui , finalement à la suite d’un compromis historique, a  permis la prise en charge des dettes des états par cet Etat Fédéral.

 

Rappelons nous également que la monnaie unique suisse, le Franc a été une création de l’actuelle  Constitution Fédérale de la Suisse (même si toujours appelée Confédération) adoptée en 1848.

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 15:15
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Comme déjà dit, le système monétaire de l’étalon or qui  a existé de 1814 jusqu’après la  première guerre mondiale a assuré  aux pays développés de l’époque une croissance raisonnable sans inflation ni chômage massif avec une monnaie unique mondiale : l’Or !

 

Force est de constater depuis que toutes les politiques qui ont cru pouvoir augmenter artificiellement le taux de croissance naturel de l’économie pour résoudre le problème du chômage par un développement inconsidéré du crédit, ont échoué. Elles n’ont conduit qu’au surendettement généralisé des Collectivités publiques et des Particuliers, voire des Entreprises sans n’aucunement résoudre le problème du sous-emploi.

 

Personne ne peut plus sérieusement contester aujourd’hui que la crise monétaire actuelle est le résultat d’un excès  de développement du crédit qui n’aurait pas pu étre tel  sous le système de l’étalon or. Et le fait de vouloir imposer aux Banques d’augmenter leurs fonds propres ou aux Collectivités publiques de limiter leurs déficits ressemble à une médecine qui consisterait à vouloir guérir un malade du cancer en lui donnant de l’aspirine.

 

Nos gouvernants semblent avoir compris  enfin  que les politiques consistant « momentanément » à relancer une croissance anémique en faisant marcher la « planche à billets » constituent de véritables fuites en avant qui  n’aboutissent qu’à une chose : augmenter à terme  l’inflation qui ruine les épargnants en permettant à leurs débiteurs de les rembourser en « Monnaie de Singe » mais pas, comme ils ont essayé longtemps, de manière parfaitement démagogique, de le faire croire à leurs électeurs, d’augmenter  la croissance et d’abaisser le chômage de manière durable.

 

Les épargnants-citoyens, en commençant par ceux de l’Union Européenne,  doivent  réclamer non seulement  l’interdiction constitutionnelle  pour les Collectivités Publiques de faire du déficit mais surtout que leurs gouvernements s’attèlent enfin sérieusement à la réforme du système monétaire international qui aurait du étre entreprise dès les jours suivant le 15 aout 1971 soit il y a déjà 40 ans.

Et  il leur appartient  de faire comprendre à leurs gouvernants que leur confiance dans la monnaie que leurs banques centrales émettent de manière excessive ne peut désormais étre rétablie que si  elles planifient toutes ensembles et au même rythme  l’augmentation progressive de leur couverture en or. A défaut, ils doivent sérieusement craindre de se retrouver détenteurs  de billets qui ne seraient plus que du papier sans aucune valeur.

 

Dès lors que de cette manière, la confiance dans la monnaie sera rétablie, les conditions de règlement des problèmes de surendettement qui perturbent dangereusement les marchés financiers  pourront étre négociées dans un climat beaucoup plus serein.

 

Ce n’est certainement pas en ruinant les épargnants qui sont  tout à la fois les fournisseurs de l’oxygène et du carburant qui font tourner le moteur de l’économie capitaliste qu’ils peuvent espérer continuer  de le faire tourner en brulant au lieu et place de ce carburant de la monnaie papier sans valeur !

 

 

 

 

Quels sont ceux de nos gouvernants qui se préoccupent par exemple aujourd’hui du fait parfaitement anormal que les échanges internationaux de biens et de services  n’absorbent par année qu’environ 10 jours seulement du volume annuel d’activités sur les marchés des changes de monnaie ou autrement dit que 355 jours environ sur 365 par an les échanges de monnaie ne correspondent qu’à des activités de couverture ( pour se garantir de la variation des taux de changes entre monnaie)  et surtout de spéculations ? Alors pourtant que, rappelons le, la fonction de la monnaie est essentiellement  celle de faciliter l’échange de biens et de services.

 

Et à supposer que certains s’en préoccupent un peu, quelle explication trouvent-ils à un tel phénomène et comment comptent-ils  supprimer ce genre d’ anomalie ?

 

Depuis le fatal 15 aout 1971, de nombreux économistes ont tenté vainement sous le nom de monétarisme de fonder une nouvelle orthodoxie. Mais ils se sont lourdement trompés en  faisant de la quantité de monnaie en circulation le déterminant principal de sa valeur  c'est-à-dire de son pouvoir d’    achat. Or  l’expérience de ses quarante dernières années montre qu’avec le monétarisme la souplesse disparait et il devient très difficile pour les banques centrales de contrôler l’inflation future car la quantité de monnaie en circulation devient quasiment incontrôlable.

 

Or, contrairement à ce que certains espèrent et voudraient faire croire un retour de l’inflation, alors que les Banques Centrales ont ou devraient avoir pour fonction unique de garantir le pouvoir d’achat de la monnaie, serait un remède d’apprentis-sorciers pire que le mal  car si  elle permettrait aux surendettés  que sont les Collectivités publique et les Particuliers de rembourser plus facilement aux épargnants leurs dettes en « Monnaie de Signe »,  elle aurait pour contrepartie de réduire l’épargne globale dont une économie capitaliste a vitalement besoin, entrainant une augmentation considérable des taux d’intérêt, une réduction de la croissance déjà anémique et donc une nouvelle augmentation du chômage…etc   etc

 

Le  cercle vicieux !

 

 

 

 

 

 

 

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 11:13
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Comme déjà écrit, le système monétaire de l’étalon or qui  a existé de 1814 jusqu’après la  première guerre mondiale a assuré  aux pays développés de l’époque une croissance raisonnable sans inflation ni chômage massif avec une monnaie unique mondiale : l’Or !

 

Force est de constater depuis que toutes les politiques qui ont cru pouvoir augmenter artificiellement le taux de croissance naturel de l’économie pour résoudre le problème du chômage par un développement inconsidéré du crédit ont dramatiquement échoué.

Elles n’ont conduit qu’au surendettement généralisé des Collectivités publiques et des Particuliers sans n’aucunement résoudre le problème du sous-emploi.

 

Personne ne peut plus sérieusement contester aujourd’hui que la crise monétaire actuelle est le résultat d’un excès  de développement du crédit qui n’aurait pas pu étre tel  sous le système de l’étalon or. Et le fait de vouloir imposer aux banques d’augmenter leurs fonds propres ou aux Collectivités publiques de limiter leurs déficits ressemble à une médecine qui consisterait à vouloir guérir un malade du cancer en lui donnant de l’aspirine.

 

Nos gouvernants semblent avoir compris  enfin  que les politiques consistant « momentanément » à relancer une croissance anémique en faisant marcher la « planche à billets » constituent de véritables fuites en avant qui  n’aboutissent qu’à une chose : augmenter à terme  l’inflation qui ruine les épargnants en permettant à leurs débiteurs de les rembourser en « Monnaie de Singe » mais pas, comme ils ont essayé longtemps de manière parfaitement démagogique de le faire croire à leurs électeurs, d’augmenter  la croissance et d’abaisser le chômage de manière durable.

 

Les épargnants-citoyens , en commençant par ceux de l’Union Européenne,  doivent  réclamer non seulement  l’interdiction constitutionnelle  pour les Collectivités Publiques de faire du déficit mais surtout que leurs gouvernements s’attèlent enfin sérieusement à la réforme du système monétaire international qui aurait du étre entreprise dès les jours suivant le 15 aout 1971 soit il y a déjà 40 ans.

Et  il leur appartient  de faire comprendre à leurs gouvernants que leur confiance dans la monnaie que leurs banques centrales émettent de manière excessive ne peut désormais étre rétablie que si  elles planifient toutes ensembles et au même rythme  l’augmentation progressive de leur couverture en or. A défaut, ils doivent sérieusement craindre de se retrouver détenteurs  de billets qui ne seraient plus que du papier sans aucune valeur.

 

Dès lors que de cette manière, la confiance dans la monnaie sera rétablie, les conditions de règlement des problèmes de surendettement qui perturbent dangereusement les marchés financiers  pourront étre négociées dans un climat beaucoup plus serein.

 

Ce n’est certainement pas en ruinant les épargnants qui sont  tout à la fois les fournisseurs de l’oxygène et du carburant qui font tourner le moteur de l’économie capitaliste qu’ils peuvent espérer continuer  de le faire tourner en brulant au lieu et place de ce carburant de la monnaie papier sans valeur !

 

 

 

 

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5 août 2011 5 05 /08 /août /2011 08:45
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Une faute  s'est glissée en ligne 32 de cet article.

Bien évidemment comme certains l'ont fait justement remarquer , c'est le roi  Louis XIV   et non  Louis IX  qui était le fils d'Anne d'Autriche (de Habsbourg) et donc à moitié Habsbourg par sa mére.

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 17:59

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Fiers de la bonne gestion des finances de leur Confédération et de leurs cantons  (mais pas de leurs grandes banques)  les Suisses  se mettent très majoritairement à rejeter l’Union Européenne dont la majorité des Etats  se trouvent aujourd’hui  surendettés.

 

Plutôt que d’espérer un jour faire de l’Union Européenne un Etat  Fédéral sur le modèle du leur depuis 1848  et y jouer un rôle majeur, les Suisses, persuadés qu’ils échappent actuellement à la crise mondiale grâce à leurs vertus dont ce modèle serait l’incarnation , sont de plus en plus tentés par un repli sur eux-mêmes, repli qui pourrait fort bien plus vite que certains d’entre eux le croient, s’avérer suicidaire.

 

En effet contrairement à ce qu’ils souhaiteraient pour régler le problème de leur franc largement surévalué dont ils tirent une fierté qui risque fort de les égarer, l’Allemagne n’abandonnera pas l’euro  pour la bonne et simple raison que désormais les choses sont allées trop loin et qu’un tel abandon serait aussi catastrophique pour elle que pour le monde entier mais pas davantage l’Irlande, la Grèce, le Portugal, Chypre, ou l’Espagne et l’Italie ne l’abandonneront. En revanche l’Allemagne imposera  ses règles.

 

Que cela soit bon ou mauvais, non seulement les 17 Etats membres de la zone euro sont condamnés à la solidarité mais ni les USA, ni le Japon ni les puissances émergentes que sont la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie ou l’Afrique du Sud ou les Pays de la péninsule arabique  ne souhaitent, à la différence de la Suisse, que la Zone euro éclate .

 

La solution au problème du franc suisse surévalué ne viendra pas de l’euro  qui se réévaluerait  s’il ne restait, comme certains d’entre eux le souhaitent, que la monnaie de l’Allemagne, de l’Autriche, des Pays Bas et de la Finlande.

 

Qu’une solution  durable soit ou ne soit pas trouvée prochainement à la crise de surendettement qui touche une bonne partie des Etats membres de la zone euro, la Banque Centrale Européenne devra veiller comme la Banque Nationale Suisse  pour le franc suisse à ce que l’euro ne se réévalue pas par rapport à son niveau actuel  afin d’aider précisément ces Etats à  pouvoir obtenir une croissance minimum leur permettant de respecter les plans d’apurement de leurs dettes . Or actuellement l’euro continue de se réévaluer par rapport au dollar alors qu’il est tout à fait souhaitable qu’il suive cette monnaie dans sa chute.

 

Dans ces conditions la Banque Nationale Suisse se retrouve bien seule et dans une situation inédite  car non comparable à celles qu’elle a connues aux cours des crises qui se sont produites entre le 15 aout 1971 et l’introduction de l’euro.

 

Malheureusement pour elle, sa monnaie n’est plus  avec le Yen, que la seule monnaie de refuge avec l’or.

 

Or comme déjà indiqué dans un précédent article, ils ne semblent pas que beaucoup de personnes  aient encore pris conscience de l’importance des  masses monétaires en dollars et en euros qui pourraient étre vendues par rapport à la faible masse monétaire des francs suisses en circulation à acheter. 

 

 

Si des parts croissantes de ces masses monétaires en dollars et en euros se reportent sur le franc suisse, ce que l’on peut raisonnablement craindre, toutes les politiques que pourra mener la Banque Nationale Suisse pour tenter d’enrayer la hausse du franc risquent fort de s’avérer inopérantes.

 

Si tel est le cas, la situation relativement confortable de la Suisse risque de se retourner brutalement  et  elle risque de s’enfoncer brutalement dans la récession.La dépendance économique de celle-ci à l'égard de l'extérieur est telle que sa souveraineté en matière monétaire est devenue limitée notamment pour la fixation du taux de change de sa monnaie avec le dollar et l'euro.

 

Dans un  tel scénario catastrophe, les dirigeants suisses pourraient bien plus rapidement qu’ils ne le croient, regretter amèrement d’avoir tourné le dos à l’Union Européenne car alors leur salut ne viendra que d’une coopération renforcée de la Banque Nationale Suisse avec la Banque Centrale Européenne et d’une diminution considérable de sa souveraineté qu’elle croit pouvoir préserver par sa politique actuelle.

 

Contrairement à l’opinion largement partagée par la très grande majorité des Suisse, l’Union Européenne pourrait apparaitre alors comme un moindre mal.

 

Mais un tel revirement des hommes politiques suisses sera dur à avaler par les citoyens suisses qu’ils ne préparent nullement à une telle alternative.

 

La Suisse serait alors dans la plus mauvaise position pour négocier avec l’Union Européenne un tel accord de coopération entre la BCE et la BNS.

 

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 19:29
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Force est de constater aujourd’hui que la plupart des Etats Européens ont violé le pacte de stabilité qu’ils avaient pourtant signé. La plupart d’entre eux sont aujourd’hui en faillite.

Se pose désormais la question légitime de savoir si un Etat souverain en faillite a plus de droit qu’une entreprise de ne pas étre mis purement et simplement en liquidation et perdre sa souveraineté ou d’accepter un plan de continuation de son existence  sous la tutelle d’un administrateur.

La solidarité des autres états ne peut étre qu’à ce prix. Faute de l’accepter ces Etats doivent disparaitre  comme des Etats souverains sur les plans économique et monétaire ou renoncer à bénéficier de la monnaie unique pour reprendre leur propre monnaie.

S’ils ont besoin de la solidarité des autres états membres et estiment de leur intérêt de conserver l’euro, ils doivent accepter d’étre placés sous l’administration directe de l’Union Européenne jusqu’à parfaitement rétablissement de leurs finances  comme autrefois, avant la création de l’Union, ils auraient été placés sous la tutelle du Fonds Monétaire Internationale.

Rétablissement de leurs finances supposant qu’ils aient  retrouvé des excédents budgétaires suffisants pour pouvoir amortir leurs dettes sur moins de 25 à 30 ans.

Pour que l’Union Européenne puisse disposer des moyens permanents d’administration de ces Etats et de contrôle des autres, il est indispensable qu’au moins  les Etats membres  de la Zone Euro adoptent au plus vite non pas de nouveaux traités « bricolant » à la hâte des solutions non pérennes mais une Constitution faisant enfin de l’Union Européenne un Etat Fédéral.

Faute de quoi, la Zone Euro finira comme l’Union Latine entre la France, la Grèce, l’Italie et la Suisse, Union pourtant fondée à l’époque sur l’étalon or ; étalon or que la Banque Centrale Européenne doit avoir elle pour objectif de restaurer dès que possible. Ce qui le sera d’autant plus rapidement que le cours de l’or va continuer de grimper rapidement faute par les vendeurs inquiets de dollars et d’euros de ne pouvoir acheter à part lui, pratiquement que du Yen, monnaie d’un pays pourtant surendetté ou du Franc suisse, franc suisse qui ayant une  masse monétaire  très faible par rapport à celle du dollar et de l’euro ne pourra encore très longtemps monter sans poser des difficultés .

Et il incombe aujourd’hui à l’Allemagne, seule vraiment qualifiée actuellement pour le faire d’imposer un tel choix aux Etats de l’Union qui utilisent l’Euro surtout quand l’on observe l’attitude irresponsable des hommes politiques de certains pays comme la France.

En effet, alors que ce pays, deuxième en importance de la zone euro, n’a pas connu depuis 30 ans un seul budget en équilibre, la question de savoir quel bord politique est le plus responsable de l’endettement de la France devient grotesque alors qu’il se trouve au  bord  également de la faillite.

Comme la Suisse, comme l’Allemagne,  cette future constitution fédérale doit imposer aux futurs Etats membres  de l’Etat Fédéral européen, l’obligation de faire figurer dans leurs constitutions nationales l’interdiction de budget déficitaire.

 

Et Il est bien é vident désormais que cette constitution fédérale devra aller beaucoup plus loin dans la création d’une gouvernance économique de l’Union que la constitution refusée un peu légèrement par les peuples néerlandais et français.

 

Aujourd’hui les Etats doivent choisir :  soit essayer de conserver le maximum de souveraineté comme la Suisse et sortir de l’Union soit rester dans l’Union mais sans mettre en péril l’existence de celle-ci en acceptant de se soumettre au contrôle de leur budget par un Parlement Européen au pouvoir élargi et par un futur gouvernement fédéral.

 

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