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5 septembre 2018 3 05 /09 /septembre /2018 09:59

Situation Mondiale-Septembre 2018 –Nuages-Etat de crise aigu-Orages-Dettes –Guerres-

Alors que la situation économique mondiale semble s’être rétablie, ce début du mois de septembre n’a jamais paru aussi critique depuis la deuxième guerre mondiale.

Alors que certains nous croient sortis de la crise financière de 2008, la situation financière de certains Etats de l’Union Européenne, l’Italie avec 130 % du PIB de dettes, la France avec bientôt 100 % sans compter la Grèce avec ses 180 % est critique. La Turquie s’enfonce dans la crise et risque de ne pouvoir refinancer sa dette et donc de faire défaut.

Celle des USA avec ses 100% du PIB risque encore de fortement augmenter malgré la croissance avec les réductions massives d’impôts qu’a fait voter le Président Trump. Or il convient de se rappeler que les USA ont été mis en faillite  et ont déclaré défaut par le Président Roosevelt.

Si l'on ajoute aux dettes publiques  les  dettes des entreprises et des particuliers, on atteint le total faramineux de 182 000 milliards de dollars représentant 200% du PIB mondial. 

L’Amérique latine va également très mal. Le Venezuela est en faillite et l’Argentine est au bord de la cessation de paiement et le Brésil est en forte récession.

La Chine est elle-même surendettée.

Et malheureusement pour l’Afrique, hormis le pétrole, la plupart des cours des matières premières qui constituent quasi-exclusivement ses exportations, sont à la baisse.

A cela s’ajoute le fait que le Président Trump, hostile aux traités commerciaux multilatéraux  a déclaré une guerre commerciale mondiale dont on ne mesure pas encore les effets sur l’économie mondiale.

A ces crises financière et commerciale, s’ajoute la crise migratoire à laquelle est confronté tout le monde occidental, Etats Unis avec l’émigration d’Amérique centrale et du sud qui risquent de s’accroitre, l’Union Européenne avec l’afflux des migrants d’Afrique et d’Asie.

Dans le même temps, le combat  contre les Islamistes de tout poil à l’intérieur des Etas que ce sont en Europe, en Afrique et en Asie n’est pas gagné et met à mal les identités occidentales. Les Talibans regagnent du terrain en Afghanistan et il n’est pas à exclure que pour les Américains l’aventure se termine à Kaboul comme à Saigon en 1975. L’Irak est complétement déstabilisée.

Les affaires de Crimée, d’Ukraine, d’Ossétie du Sud ou d’Abkhazie accroissent la tension entre les Occidentaux et la Russie à un moment où on devrait rechercher son alliance ce qui l’amène à se tourner vers la Chine. Russie et Chine augmentent considérablement leurs forces armées. La Turquie, membre de l’Otan se rapproche de plus en plus de la Russie.

Les négociations avec la Corée du Nord ne progressent pas beaucoup. Le Président Trump a déchiré le traité de dénucléarisation de l’Iran  et essaye par la reprise des sanctions commerciales et financières de mettre à bas le gouvernement des Mollahs et risque tout simplement de provoquer l’arrivée au pouvoir du puissant général Quasem Soleimani

Dans une telle hypothèse, Israël  qui se sent appuyée  par le Président Trump   et compte sur une certaine neutralité du Président Poutine pourrait agir militairement préventivement contre l’Iran.

Or il est certain que la  Syrie va prochainement avec l’aide de la Russie partir à la reconquête.

En conclusions beaucoup  de nuages sur le monde en ce début de septembre qui pourrait bien amener un orage comme ceux que nous connaissons avec le réchauffement climatique

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 13:55

Russie-Maneuvres russes en Méditerranée-Exercices Vostok  2018 en Russie 2018-Union Européenne-Otan-USA- Syrie-Lignes Rouges

Alors que l'armée syrienne se prépare actuellement à lancer une opération dans la province d'Idlib, la seule région du pays encore contrôlée par des groupes armés illégaux, la marine russe met en place un « bouclier » pour la Syrie en Méditerranée. Plusieurs navires dotés de missiles de croisières  modernes et déployés dans la zone, suscitent la préoccupation de l'Otan. La Russie  déploie en Méditerranée son plus puissant groupe naval depuis le début de l'intervention avec  10 navires et d'autres en approche — transportant pour la plupart des missiles de croisière Kalibr, ainsi que deux sous-marins. Et du 1er septembre au 8 septembre des manœuvres navales réunissant plus de 25 navires venant des différentes flottes de Russie participeront à des manœuvres en Méditerranée orientale

Par ailleurs la Russie va procéder à ses plus grands manœuvres sur le théâtre europée depuis 40 ans avec environ 300 000 hommes dont la totalité des régiments aéroportés, un millier d’avions et deux escadres de la marine russe.

Face à un tel déploiement de forces, en raison l’absence fautive de moyens de défense suffisant de l’Union Européenne et en pleine période d’incertitude sur l’attitude des USA, la diplomatie Européenne ne pourra guère, si nécessaire,  qu’apporter une réponse plus que limitée pour ne pas dire de principe. L’époque n’est certainement pas à accroitre la tension avec la Russie sur les sujets européens de la Crimée, de l’Ukraine, de l’Ossétie du Sud ou de l’Abkhazie..

Dans de telles circonstances, on peut raisonnablement penser que la diplomatie risquée et  contreproductive des « lignes  rouges », notamment  de la diplomatie française, sera abandonnée même en cas prétendue nouvelle utilisation d’armes chimique dont on ne voit pas pourquoi au demeurant la Syrie aurait besoin de recourir et que les diplomates d’Europe Occidentale estimeront préférable de faire profil bas. Il suffira pour ne pas avoir à agiter ses petits poings de prétendre si d'aventure les islamistes de la région d'Idlib affirmaient avoir subi une attaque chimique qu'il faut attendre d'en avoir la preuve,

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29 août 2018 3 29 /08 /août /2018 17:01

Etats Unis- Union Européenne-Force de l’espace-Guerres des Etoiles-Missile hypersonique-Satellites militaires-Défense anti missile-Cyberdéfense-Arme nucléaire- chimique bactériologique-Siège- Reconquête des villes-Stalingrag-Leningrad-Grozny-Syrie-Villes-Bataillon mixte d’Infanterie et de Génie de Combat Urbain- Combat sous terre

Alors que les Etats Unis veulent créer une Force de l’Espace pour rattraper un certain retard pris par eux dans le contrôle militaire de l’espace sur les Russes et les Chinois qui développent des missiles hypersoniques pouvant aller à dix fois la vitesse du son et donc quasi indétectables par les moyens de surveillance actuels et la défense anti –missiles et alors que le développement d’une cyberdéfense apparait également urgente pour tenter d’éviter ou du moins de réduire la guerre ne se gagnera pas dans l’espace ni par l’informatique mais comme au Moyen Age sur le terrain des grandes villes dont le siège puis la reprise du contrôle  apparaitra de plus en plus difficile comme l’ont montré les sièges de Léningrad, de Stalingrad puis les conquêtes de Grozny et plus récemment en Syrie de ville comme Alep.

En effet la prise de  grandes villes modernes construites aujourdhui en béton armé et avec des sous-sols de plus en plus profond et denses  continuent même après d’importantes destructions de surface par les bombardements d’avoir des sous-sols permettant de nombreuses possibilités  de  caches et de progression, et disposent de capacités de stockage très importantes de sorte qu’il apparait de plus en plus difficile même en recourant à des techniques militaires proscrites par le droit de la guerre, d’en faire la reconquête.

La formation et l’équipement des unités d’infanterie des armées occidentales censée être formées au combat en zone urbaine est actuellement tout à fait insuffisante.

Il est tout à fait indispensable de pouvoir disposer d’un nombre très important de bataillon mixte d’infanterie et du génie capable d’organiser la résistance dans les grandes villes ou la reconquête de celles-ci.

De tels bataillons mixtes doivent  recevoir une formation à combattre non seulement en surface mais en sous-sol et disposer de cartes d’état major des sous-sols des villes, de moyens puissants d’écoute à travers le métal et le béton pour la détection de l’ennemi, d’unités cynophiles,  de moyens puissants de transmission cryptés pour la communication entre eux, de brouillage des communications ennemies, de sondage des sols pour détecter depuis la surface les possibilités de création de puits  d’accès à des cavités ou réseaux existants, de progression non seulement dans les différents réseaux et conduits divers même dans l’eau et de sous-sol à sous-sol d’immeubles, de création de tunnels , de combat adaptés en zones  confinées disposant de capacité de ventilation et de  masque protecteur et bouteille d’oxygène (gaz, bactériologique, chimique) et armement adapté pour la destruction de l’ennemi.

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4 juillet 2018 3 04 /07 /juillet /2018 17:51

 

A tous ceux de nos dirigeants européens qui ont cru  pendant longtemps pouvoir toucher les dividendes de la paix en acceptant de se placer sous le Protectorat des USA, il convient de rappeler la devise des Romains  Si vis pacem para Bellum.

En effet, on doit se souvenir que les USA ne sont intervenus qu’en 1917 dans le premier conflit mondial et en 1942 dans le second  et que nous n’avons aucune certitude avec un Président des Etats Unis comme l’actuel que soit respecté l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord à l’origine de l’Otant qui prévoit :

 « Les parties conviennent qu'une attaque armée contre l'une ou plusieurs d'entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d'elles [...] assistera la partie ou les parties ainsi attaquées [...] y compris [par] l'emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l'Atlantique nord ».

Le Président Trump n’a-t-il pas déclaré récemment  lors d’un meeting dans le Dakota du Nord « L’OTAN c’est pire que l’Aléna » ? et écrit « les Etats Unis continuent à payer pour la défense de l’Europe alors que l’économie du continent  se porte bien et que les défis sécuritaires abondent. Ce n’est plus supportable ! »

Rappelons que les USA ne stationnent plus que 35000 GI en Allemagne et que leur nombre pourrait encore prochainement rapidement diminuer.

Si donc en cas de conflit armé terrestre sur le théâtre européen de l’Union Européenne  avec la Russie dont la probabilité n’est pas totalement à exclure et en cas de non intervention des USA et du Royaume Uni au côté de l’Union, les armées polonaises, allemandes, françaises,  néerlandaises et belges qui devraient l’affronter sur l’axe Moscou Paris ne feraient pas  le poids. Et on peut sérieusement douter que la France prendrait le risque de brandir la menace nucléaire.

Dans l’état actuel de la situation on peut craindre que dans une guerre conventionnelle la Pologne, l’Allemagne, et la France  s’effondreraient en moins de trois mois. Pourtant à eux seuls Pologne, Allemagne, France ont une population supérieure à celle de la Russie et un produit intérieur brut encore bien supérieur.

Or quand bien même, les membres de l’Union Européenne augmenteraient sensiblement leur budget  dans les cinq prochaines années, la taille actuelle de leurs armées  quelle que soit l’augmentation considérable de la mobilité et de la puissance de feu de leurs unités comparativement  au deuxième conflit mondial,  ne permet pas d’assurer leur défense à l’échelle  du continent européen.

Non seulement les armées de terre de l’Union Européenne majoritairement professionnalisées sont d’un format trop réduit mais celle de la France a une partie ensablée dans les déserts d’Afrique et une autre embourbée dans une opération de sécurité intérieure dont elle ne pourra pas facilement se dégager en cas de menace de conflit.

La sécurité intérieure d’un pays comme la France n’était déjà plus assurée avec les seuls effectifs de police et de gendarmerie et ne l’est toujours pas avec les militaires de carrière qui lui sont affectés de sorte que l’on imagine ce qui se passerait en cas de risque d’invasion de la France après que les 7 à 8 brigades dont elle disposerait en cas de conflit auront été décimées en Allemagne envahie après que la Pologne ait été vaincue.

Comme l’a compris la Suéde, quelle que soit la valeur de militaires issus de la conscription, le retour de celle-ci est d’autant plus urgent que, plus la suppression du service militaire est ancien plus longue sera sa restauration. Il est relativement plus facile d’augmenter rapidement en cas de crise croissante les matériels que le personnel.

Alors qu’il faudrait désormais environ 1o ans pour obtenir par le retour de la conscription des effectifs militaires suffisants et formés, les gouvernements de l’Union Européenne se montrent parfaitement irresponsables de ne pas commencer dès maintenant la remontée en puissance de leurs armées et ne se dotent pas d’une nouvelle Défense Opérationnelle de leur Territoire.

Et en France, ce n’est certainement pas avec les effectifs de la gendarmerie mobile et ceux d’une Garde nationale de réservistes de 85 000 hommes à terme mobilisables dans des conditions de durée très limitée qu’une telle Défense Opérationnelle du Territoire pourra être assurée.

Sans compter le fait que les armées françaises ont de plus en plus de mal à faire face au recrutement de volontaires.

 

 

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 09:32

 

Au premier chapitre de  son livre intitulé « L’Idée impériale »  l’archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine  écrit ;

« Lorsqu’on prononce le nom d’empire, il est fréquent de se trouver en butte aux malentendus et aux attaques partisanes. Trop de gens, en effet, fondent leurs réflexions sur un usage impropre et abusif des concepts. C’est ainsi qu’en dépit de leur dénomination ni l’édifice politique de Bismarck, ni la République de Weimar, ni même le régime de terreur instauré par Hitler ne furent des empires mais tout au contraire des Etats nationaux. Dans notre tradition, l’empire n’a pas de souveraineté nationale, pas plus qu’il ne peut se réduire à une seule et unique nation ; car sa mission consiste précisément à faire le lien entre différents peuples et Etats. Il se fonde donc sur un droit supranational alors que les Etats territoriaux modernes se fondent sur un droit national »

Depuis que Charlemagne, un Germain de la race des Francs largement romanisés, a restauré l’empire (romain) d’occident, l’idée impériale romaine a été poursuivie par  un autre Germain mais de la race des Saxons qui n’avaient pas été romanisés, Otton Ier le Grand, avec le Saint empire romain germanique.

Pourquoi l’adjonction du qualificatif germanique ?

L’archiduc Otto de Habsbourg poursuit :

« ..Les Germains furent fascinés par la puissance de Rome qui s’étendait alors sur la totalité du monde connu de ces barbares, par des Césars au passé militaire prestigieux, par son génie organisateur et par la grandeur  de son édifice juridique. L’apport des Germains, lui, consista en la transmission d’un patrimoine culturel dont l’influence se fait aujourdhui encore sentir dans le fédéralisme et le personnalisme.

Convertir son empire au christianisme et, pour finir, se convertir soi-même ne permit pas à Constantin 1er le Grand d’empêcher la décadence romaine ; grâce à lui, toutefois, cent à deux cents ans plus tard, l’Eglise et le pape purent recueillir l’héritage romain. Si le véritable gardien de la tradition impériale romaine fut le royaume des Francs (Frankreich), tandis que la Rome d’Orient, ou Byzance pour les Occidentaux, ainsi que les Etats germaniques adeptes d’un christianisme arien virent leur importance diminuer, cela tient à la fois à l’opiniâtreté  de sa politique autoritaire et au choix fait par l’évêque de Rome ; en effet, le roi mérovingien Clovis, qui, à la fin du Vème siècle, fit l’unité des Francs entre la Somme et la Loire, ne se convertit pas à l’arianisme comme il était alors de mode, mais au catholicisme. Ce faisant il cristallisa autour de sa personne  tous les espoirs des sujets catholiques qu’opprimaient des princes germaniques convertis à l’arianisme……………………

Ainsi en adoptant une position supranationale, le souverain mérovingien attira sans son royaume de nouvelles énergies. Théodoric le Grand, son rival ostrogoth pourtant bien plus doué que lui, échoua dans sa tentative précoce de rénovation de l’Empire romain…………

Le royaume des Francs devint alors non seulement la « fille ainée de l’Eglise » mais aussi, sous les Carolingiens qui succédèrent aux Mérovingiens, le gardien définitif de l’idée impériale remodelée par le christianisme………………………………………….

On commettrait une grave erreur en excluant que l’idée impériale puisse recevoir un autre fondement que chrétien……………………………………………………………..

Depuis Pépin le Bref, le père de Charlemagne, le souverain ne descend plus des dieux mais il est dit de « droit divin » ; le droit héréditaire a fait place à un lien purement transcendantal. Contrairement à ce qu’on entend souvent dire, la grâce divine n’implique pas que celui qui en bénéficie soit meilleur homme que les autres ou qu’il soit au-dessus des lois ; simplement, le pouvoir qu’il détient lui a été conféré par Dieu ce qui l’oblige à se soumettre à la loi divine. Cette loi n’émane pas de lui, il  n’est en effet que l’arbiter, une sorte de juge suprême qui est comptable de ses actes devant le Créateur. Cette fonction d’administrateur de l’empire, il l’a reçue par voie de succession ou par une élection placée sous l’invocation du Saint-Esprit, ou encore d’une autre manière. Et elle reçoit sa consécration suprême par le Couronnement et l’Onction.

L’Empire qui, depuis Charlemagne, est redevenu impérial, représente donc plutôt une valeur sacrée et il n’a de sens comme puissance rapportée à un territoire que lorsqu’il est associé à une, ou plutôt, à plusieurs couronnes royales…………………………………………..

Comme son père et son frère, Charlemagne reçut le titre de Patricius Romanorum…...  couronné empereur en 800 à Rome et mort en 814 à Aix la Chapelle, il apparait comme l’ancêtre de tous les souverains européens, le premier grand empereur d’Occident, le restaurateur de l’Empire romain. Il imposa une tradition impériale qui devait se maintenir jusqu’en 1806.

Malheureusement par le traité de Verdun de 843, les trois petits-fils de Charlemagne, Lothaire, Charles et Louis partagèrent son empire en trois royaumes, la Francie Occidentale, future France, à l’Ouest à Charles dit le chauve, la Francia médiane au centre avec le royaume des Lombards ( et les territoires devenus français du Cambrésis, du Barrois, du Luxembourg, de la Lorraine, de l’Alsace, de la Franche-Comté, de l’Ain, du Forez, du Lyonnais, de la Savoie, du Dauphiné, du Valentinois, du Vivarais et de la Provence) à l’ainé Lothaire Ier, empereur, et la Francia Orientale, future Germanie, à Louis dit le germanique. En effet avant même l’extinction de la dynastie des Carolingiens en 924, la Francie Occidentale chercha à s’affranchir rapidement de la tutelle impériale. En effet si Othon le Grand, roi de Francie Orientale parvint à intégrer dans celui-ci tout la partie Nord du royaume de Francie Médiane-Lotharingie, à se faire couronner roi des Lombards (Italie du Nord) comme avant lui Charlemagne, puis à se faire couronner empereur à Rome en 962,  il ne parvint pas à réintégrer le royaume de Francie  Occidentale dans l’Empire. En revanche, dès 1032, ses successeurs réussirent à y intégrer le royaume de Bourgogne-Provence issu de la partie sud  du royaume de Francie médiane-Lotharingie puis à adjoindre dès 1085 un quatrième royaume avec le royaume de Bohême.

En outre les rois de Francie Occidentale puis France n’eurent de cesse de grignoter dès l’absence d’empereur pendant le Grand Interrègne sans empereur  de 1256 à 1273, après le grand règne de Frédéric II de Hohenstaufen, au profit de leur royaume  les territoires au Sud issus de la partie Sud de l’ancien Royaume de Francie Médiane-Lotharingie relevant du royaume de Bourgogne Provence puis ceux intégrés au royaume de Germanie, issus de la partie nord du royaume  de la Francie-Médiane-Lotharingie tout en tentant ensuite à plusieurs reprises de se faire élire empereur.

Toujours dans son livre l’idée impériale, Otto de Habsbourg écrit .

Au temps de Charlemagne, l’unification européenne était encore une vision d’avenir qui dépassait les possibilités de l’époque. Pourtant, il en existait alors un premier modèle  et depuis, on ne peut plus faire abstraction  de la présence dans notre histoire, d’une nostalgie supranationale.

D’Othon le Gand qui, à partir de 936, redressa l’Empire, jusqu’à notre siècle, l’idée impériale est restée pour l’Europe, et singulièrement l’Europe Centrale, une source essentielle de dynamisme. …………………….

Charlemagne (Charles Ier), Charles IV de Luxembourg  et Charles V  de Habsbourg (Charles Quint) sont probablement les aïeux des plus grands de l’Europe de demain. Charlemagne est le lien obligé entre d’une part, les Français qui, après les Carolingiens, se singularisèrent en empruntant la voie nationale, et d’autre part l’idée impériale d’une communauté supranationale. Charles IV de Luxembourg, roi de Bohême, ne se contenta pas de renouveler le sacrum imperium, il établit également un pont entre son Empire  et l’Orient surtout en direction des Slaves. Quant à Charles Quint, il a soutenu l’idée d’un Orbis Europaeus Christianus qui n’eut pas de succès à son époque, mais depuis s’est imposée à tous les peuples d’Europe. Charles Quint était le point de rencontre de courants intellectuels multiples, allemands, italiens,franco-bourguignons, flamingo-bourguignons, ibériques ; de ce fait, lui et ses grands prédécesseurs sont bien plus modernes que les défenseurs des petits Etats nationalistes du XIXe et du XXe siècles.

Outre l’idèe de supranationalité, l’Empire, aujourdhui à terre, laisse un autre message au XXIe siècle, l’idée essentielle, du primat de la fonction judiciaire sur les pouvoirs exécutifs et législatifs. Car, indépendamment de la forme de notre Etat, nous qui vivons dans une société de masse manipulée par des technocrates, nous avons précisément  besoin d’institutions indépendantes qui puissent protéger la substance de l’Etat et les hommes contre l’égoïsme de groupe ou contre l’arbitraire, qu’il soit politique ou privé.

 

Une objection des détracteurs de l’idée impériale est que celle-ci n’a aucun caractère européen du fait qu’elle n’a pénétré  qu’une partie des peuples occidentaux ; outre les Slaves, les Français en particulier sont souvent restés à l’écart de l’ensemble impérial. De fait, la séparation de la Francia occidentalis et de la Francia orientalis entraina de graves conséquences comme l’affrontement des deux nations qui revendiquaient chacune, en vertu du droit d’aînesse, la qualité de peuple impérial. Plus tard, lorsqu’Albrecht Dürer représenta Charlemagne en figure modèle d’empereur, il peignit au-dessus de sa tête  le lys français à côté de l’aigle impérial. Quand, au Xe siècle, les Français se rendirent temporairement maîtres d’Aix la Chapelle, ils firent pivoter l’aigle surmontant la tombe de Charlemagne de manière à ce qu’il regardât vers l’Ouest au lieu de l’Est. Mais dès qu’il eut chassé les troupes françaises de la ville du couronnement des rois allemands, l’empereur Othon II  fit reprendre à l’aigle sa position initiale, c’est-à-dire la tête tournée vers l’Est. Cette lutte fratricide entre les deux Francia se traduisit également par la vaine prétention des Valois, puis des Bourbons à diriger l’Empire. Il en résulta des combats séculaires entre les maisons de France et d’Autriche qui, sans rapporter la couronne impériale aux Français, portèrent des coups mortels au Saint Empire et entravèrent pendant longtemps la réalisation de sa mission la plus importante, la lutte contre les conquérants étrangers à l’Europe.

Déjà Philippe le Bel, un. Capétien qui régna en France jusqu’en 1314, avait tenté de s’imposer comme « empereur » dans le royaume de France, c’est-à-dire d’accéder, dans un cadre national, à une dignité supranationale.

C’est de ce genre de tentative qu’est né le conflit opposant l’empereur Charles V à François Ier au XVIe siècle. Charles V vivait encore de l’universalité qu’il prêtait à la fonction d’’empereur et à l’Empire ; progressivement il étendit le concept d’empire à l’orbis christianus tout entier, à la totalité du monde chrétien. Comme celui-ci se compose de différentes nations et de différents peuples, l’Empire ne peut remplir sa mission universelle qu’en refusant fermement tout compromis avec les thèses étriquées du nationalisme. Cette entreprise fut la source des grandes difficultés auxquelles Charles V, par exemple, se trouva confronté.  Son accession au trône coïncida  précisément  avec une époque marquée par l’esprit de la Renaissance qui coupa l’héritage classique de la tradition chrétienne. La nouvelle pensée païenne détruisit graduellement le contenu transcendantal de la conscience occidentale. La Renaissance laisse en effet paraitre les signes avant-coureurs du matérialisme dont le nationalisme et l’anarchie sont la conséquence logique. Avec le matérialisme, la force prime le droit, les différentes sortes de communauté humaines ne sont plus reconnues comme des phénomènes naturels et tout doit être centralisé ou unifié, ce qui justifie un Etat tout-puissant.

Si François Ier, roi très français de la maison de Valois, professe encore sa foi chrétienne, on relève déjà dans ses attitudes l’influence des nouveaux principes païens de la Renaissance. Nourri de la culture héritée des siècles passés, il est en même temps l’un des artisans de sa ruine. La Renaissance, le schisme, dont les confessions  catholique et protestante portent la responsabilité, et enfin le surgissement d’antagonismes nationaux minèrent de l’intérieur l’ordre supranational en Occident. Il n’est pas étonnant dès lors que Bodin, le juriste philosophe des grands rois Bourbon, ait placé le principe de monarchie absolue sous le patronage des rois païens de Rome. Lorsque de surcroit, la Révolution française proclama le caractère absolu de la souveraineté nationale, un germe de totalitarisme  fut introduit dans l’Etat, qui allait le ronger tel une tumeur cancéreuse, pour finalement détruire toute sa structure juridique. Car il n’y a qu’un pas de la proclamation du pouvoir absolu du souverain ou du peuple à la loi rétroactive…..

L’ Empire, pour les Français, ce fut un Etat autoritaire et centralisé, plus proche de l’Empire romain, au domaine de souveraineté bien délimité, que du sacrum imperium du Moyen Age, qui voulait être tout autre chose.

Pour assurer un équilibre entre la vieille Europe et les Etats Unis d’Amérique, la Russie ou la Chine aux visions impérialistes chaque jour accentuées, il est du devoir des Allemands et des Français d’aller au terme de leur réconciliation historique en promouvant l’idée impériale.

Il faut que l’Europe devienne un empire………

« On  a dit à juste titre que tout empire s’est constitué comme organe d’une mission plus élevée. Il faut que l'Europe devienne un empire, sous quel nom que ce soit, car l’élargissement de marché qu’elle apporte ne saurait lui garantir à lui seul la durée. Si on cherche cette idée, on la trouvera dans l’histoire de l’Europe ; l’Europe fut grande chaque fois qu’elle fut un empire, mais elle commença à décliner dès que l’empire prit fin.

Notre intention n’est cependant pas de proposer ici un concept clos, elle est, au contraire d’offrir des éléments pour ce renouveau impérial de l’Europe dont nous avons tant besoin. L’esprit est seul en mesure de régénérer notre société ; pour préparer l’avenir, nous ne pouvons-nous contenter de politique partisane ou de technologie. Toutes deux ont leur importance, mais qui n’est pas décisive. Nous ne réaliserons des progrès qu’en nous fixant un grand but  et en nous dévouant à lui avec optimisme et courage. »

Otto de Habsbourg-Lorraine  (L’idée Impériale  1989)

 

ET POURQUOI CET  EMPIRE NE SE DENOMMERAIT-IL PAS ?

EMPIRE ROMAIN EUROPEEN

ET NE POURRIONS PAS ALORS  DIRE ?

CIVIS EUROPAEUS SUM

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 15:38

 

Au premier chapitre de  son livre intitulé « L’Idée impériale »  l’archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine  écrit ;

« Lorsqu’on prononce le nom d’empire, il est fréquent de se trouver en butte aux malentendus et aux attaques partisanes. Trop de gens, en effet, fondent leurs réflexions sur un usage impropre et abusif des concepts. C’est ainsi qu’en dépit de leur dénomination ni l’édifice politique de Bismarck, ni la République de Weimar, ni même le régime de terreur instauré par Hitler ne furent des empires mais tout au contraire des Etats nationaux. Dans notre tradition, l’empire n’a pas de souveraineté nationale, pas plus qu’il ne peut se réduire à une seule et unique nation ; car sa mission consiste précisément à faire le lien entre différents peuples et Etats. Il se fonde donc sur un droit supranational alors que les Etats territoriaux modernes se fondent sur un droit national »

Depuis que Charlemagne, un Germain de la race des Francs largement romanisés, a restauré l’empire (romain) d’occident, l’idée impériale romaine a été poursuivie par  un autre Germain mais de la race des Saxons qui n’avaient pas été romanisés, Otton Ier le Grand, avec le Saint empire romain germanique.

Pourquoi l’adjonction du qualificatif germanique ?

L’archiduc Otto de Habsbourg poursuit :

« ..Les Germains furent fascinés par la puissance de Rome qui s’étendait alors sur la totalité du monde connu de ces barbares, par des Césars au passé militaire prestigieux, par son génie organisateur et par la grandeur  de son édifice juridique. L’apport des Germains, lui, consista en la transmission d’un patrimoine culturel dont l’influence se fait aujourdhui encore sentir dans le fédéralisme et le personnalisme.

Convertir son empire au christianisme et, pour finir, se convertir soi-même ne permit pas à Constantin 1er le Grand d’empêcher la décadence romaine ; grâce à lui, toutefois, cent à deux cents ans plus tard, l’Eglise et le pape purent recueillir l’héritage romain. Si le véritable gardien de la tradition impériale romaine fut le royaume des Francs (Frankreich), tandis que la Rome d’Orient, ou Byzance pour les Occidentaux, ainsi que les Etats germaniques adeptes d’un christianisme arien virent leur importance diminuer, cela tient à la fois à l’opiniâtreté  de sa politique autoritaire et au choix fait par l’évêque de Rome ; en effet, le roi mérovingien Clovis, qui, à la fin du Vème siècle, fit l’unité des Francs entre la Somme et la Loire, ne se convertit pas à l’arianisme comme il était alors de mode, mais au catholicisme. Ce faisant il cristallisa autour de sa personne  tous les espoirs des sujets catholiques qu’opprimaient des princes germaniques convertis à l’arianisme……………………

Ainsi en adoptant une position supranationale, le souverain mérovingien attira sans son royaume de nouvelles énergies. Théodoric le Grand, son rival ostrogoth pourtant bien plus doué que lui, échoua dans sa tentative précoce de rénovation de l’Empire romain…………

Le royaume des Francs devint alors non seulement la « fille ainée de l’Eglise » mais aussi, sous les Carolingiens qui succédèrent aux Mérovingiens, le gardien définitif de l’idée impériale remodelée par le christianisme………………………………………….

On commettrait une grave erreur en excluant que l’idée impériale puisse recevoir un autre fondement que chrétien……………………………………………………………..

Depuis Pépin le Bref, le père de Charlemagne, le souverain ne descend plus des dieux mais il est dit de « droit divin » ; le droit héréditaire a fait place à un lien purement transcendantal. Contrairement à ce qu’on entend souvent dire, la grâce divine n’implique pas que celui qui en bénéficie soit meilleur homme que les autres ou qu’il soit au-dessus des lois ; simplement, le pouvoir qu’il détient lui a été conféré par Dieu ce qui l’oblige à se soumettre à la loi divine. Cette loi n’émane pas de lui, il  n’est en effet que l’arbiter, une sorte de juge suprême qui est comptable de ses actes devant le Créateur. Cette fonction d’administrateur de l’empire, il l’a reçue par voie de succession ou par une élection placée sous l’invocation du Saint-Esprit, ou encore d’une autre manière. Et elle reçoit sa consécration suprême par le Couronnement et l’Onction.

L’Empire qui, depuis Charlemagne, est redevenu impérial, représente donc plutôt une valeur sacrée et il n’a de sens comme puissance rapportée à un territoire que lorsqu’il est associé à une, ou plutôt, à plusieurs couronnes royales…………………………………………..

Comme son père et son frère, Charlemagne reçut le titre de Patricius Romanorum…...  couronné empereur en 800 à Rome et mort en 814 à Aix la Chapelle, il apparait comme l’ancêtre de tous les souverains européens, le premier grand empereur d’Occident, le restaurateur de l’Empire romain. Il imposa une tradition impériale qui devait se maintenir jusqu’en 1806.

Malheureusement par le traité de Verdun de 843, les trois petits-fils de Charlemagne, Lothaire, Charles et Louis partagèrent son empire en trois royaumes, la Francie Occidentale, future France, à l’Ouest à Charles dit le chauve, la Francia médiane au centre avec le royaume des Lombards ( et les territoires devenus français du Cambrésis, du Barrois, du Luxembourg, de la Lorraine, de l’Alsace, de la Franche-Comté, de l’Ain, du Forez, du Lyonnais, de la Savoie, du Dauphiné, du Valentinois, du Vivarais et de la Provence) à l’ainé Lothaire Ier, empereur, et la Francia Orientale, future Germanie, à Louis dit le germanique. En effet avant même l’extinction de la dynastie des Carolingiens en 924, la Francie Occidentale chercha à s’affranchir rapidement de la tutelle impériale. En effet si Othon le Grand, roi de Francie Orientale parvint à intégrer dans celui-ci tout la partie Nord du royaume de Francie Médiane-Lotharingie, à se faire couronner roi des Lombards (Italie du Nord) comme avant lui Charlemagne, puis à se faire couronner empereur à Rome en 962,  il ne parvint pas à réintégrer le royaume de Francie  Occidentale dans l’Empire. En revanche, dès 1032, ses successeurs réussirent à y intégrer le royaume de Bourgogne-Provence issu de la partie sud  du royaume de Francie médiane-Lotharingie puis à adjoindre dès 1085 un quatrième royaume avec le royaume de Bohême.

En outre les rois de Francie Occidentale puis France n’eurent de cesse de grignoter dès l’absence d’empereur pendant le Grand Interrègne sans empereur  de 1256 à 1273, après le grand règne de Frédéric II de Hohenstaufen, au profit de leur royaume  les territoires au Sud issus de la partie Sud de l’ancien Royaume de Francie Médiane-Lotharingie relevant du royaume de Bourgogne Provence puis ceux intégrés au royaume de Germanie, issus de la partie nord du royaume  de la Francie-Médiane-Lotharingie tout en tentant ensuite à plusieurs reprises de se faire élire empereur.

Toujours dans son livre l’idée impériale, Otto de Habsbourg écrit .

Au temps de Charlemagne, l’unification européenne était encore une vision d’avenir qui dépassait les possibilités de l’époque. Pourtant, il en existait alors un premier modèle  et depuis, on ne peut plus faire abstraction  de la présence dans notre histoire, d’une nostalgie supranationale.

D’Othon le Gand qui, à partir de 936, redressa l’Empire, jusqu’à notre siècle, l’idée impériale est restée pour l’Europe, et singulièrement l’Europe Centrale, une source essentielle de dynamisme. …………………….

Charlemagne (Charles Ier), Charles IV de Luxembourg  et Charles V  de Habsbourg (Charles Quint) sont probablement les aïeux des plus grands de l’Europe de demain. Charlemagne est le lien obligé entre d’une part, les Français qui, après les Carolingiens, se singularisèrent en empruntant la voie nationale, et d’autre part l’idée impériale d’une communauté supranationale. Charles IV de Luxembourg, roi de Bohême, ne se contenta pas de renouveler le sacrum imperium, il établit également un pont entre son Empire  et l’Orient surtout en direction des Slaves. Quant à Charles Quint, il a soutenu l’idée d’un Orbis Europaeus Christianus qui n’eut pas de succès à son époque, mais depuis s’est imposée à tous les peuples d’Europe. Charles Quint était le point de rencontre de courants intellectuels multiples, allemands, italiens,franco-bourguignons, flamingo-bourguignons, ibériques ; de ce fait, lui et ses grands prédécesseurs sont bien plus modernes que les défenseurs des petits Etats nationalistes du XIXe et du XXe siècles.

Outre l’idèe de supranationalité, l’Empire, aujourdhui à terre, laisse un autre message au XXIe siècle, l’idée essentielle, du primat de la fonction judiciaire sur les pouvoirs exécutifs et législatifs. Car, indépendamment de la forme de notre Etat, nous qui vivons dans une société de masse manipulée par des technocrates, nous avons précisément  besoin d’institutions indépendantes qui puissent protéger la substance de l’Etat et les hommes contre l’égoïsme de groupe ou contre l’arbitraire, qu’il soit politique ou privé. 

Une objection des détracteurs de l’idée impériale est que celle-ci n’a aucun caractère européen du fait qu’elle n’a pénétré  qu’une partie des peuples occidentaux ; outre les Slaves, les Français en particulier sont souvent restés à l’écart de l’ensemble impérial. De fait, la séparation de la Francia occidentalis et de la Francia orientalis entraina de graves conséquences comme l’affrontement des deux nations qui revendiquaient chacune, en vertu du droit d’aînesse, la qualité de peuple impérial. Plus tard, lorsqu’Albrecht Dürer représenta Charlemagne en figure modèle d’empereur, il peignit au-dessus de sa tête  le lys français à côté de l’aigle impérial. Quand, au Xe siècle, les Français se rendirent temporairement maîtres d’Aix la Chapelle, ils firent pivoter l’aigle surmontant la tombe de Charlemagne de manière à ce qu’il regardât vers l’Ouest au lieu de l’Est. Mais dès qu’il eut chassé les troupes françaises de la ville du couronnement des rois allemands, l’empereur Othon II  fit reprendre à l’aigle sa position initiale, c’est-à-dire la tête tournée vers l’Est. Cette lutte fratricide entre les deux Francia se traduisit également par la vaine prétention des Valois, puis des Bourbons à diriger l’Empire. Il en résulta des combats séculaires entre les maisons de France et d’Autriche qui, sans rapporter la couronne impériale aux Français, portèrent des coups mortels au Saint Empire et entravèrent pendant longtemps la réalisation de sa mission la plus importante, la lutte contre les conquérants étrangers à l’Europe.

Déjà Philippe le Bel, un. Capétien qui régna en France jusqu’en 1314, avait tenté de s’imposer comme « empereur » dans le royaume de France, c’est-à-dire d’accéder, dans un cadre national, à une dignité supranationale.

C’est de ce genre de tentative qu’est né le conflit opposant l’empereur Charles V à François Ier au XVIe siècle. Charles V vivait encore de l’universalité qu’il prêtait à la fonction d’’empereur et à l’Empire ; progressivement il étendit le concept d’empire à l’orbis christianus tout entier, à la totalité du monde chrétien. Comme celui-ci se compose de différentes nations et de différents peuples, l’Empire ne peut remplir sa mission universelle qu’en refusant fermement tout compromis avec les thèses étriquées du nationalisme. Cette entreprise fut la source des grandes difficultés auxquelles Charles V, par exemple, se trouva confronté.  Son accession au trône coïncida  précisément  avec une époque marquée par l’esprit de la Renaissance qui coupa l’héritage classique de la tradition chrétienne. La nouvelle pensée païenne détruisit graduellement le contenu transcendantal de la conscience occidentale. La Renaissance laisse en effet paraitre les signes avant-coureurs du matérialisme dont le nationalisme et l’anarchie sont la conséquence logique. Avec le matérialisme, la force prime le droit, les différentes sortes de communauté humaines ne sont plus reconnues comme des phénomènes naturels et tout doit être centralisé ou unifié, ce qui justifie un Etat tout-puissant.

Si François Ier, roi très français de la maison de Valois, professe encore sa foi chrétienne, on relève déjà dans ses attitudes l’influence des nouveaux principes païens de la Renaissance. Nourri de la culture héritée des siècles passés, il est en même temps l’un des artisans de sa ruine. La Renaissance, le schisme, dont les confessions  catholique et protestante portent la responsabilité, et enfin le surgissement d’antagonismes nationaux minèrent de l’intérieur l’ordre supranational en Occident. Il n’est pas étonnant dès lors que Bodin, le juriste philosophe des grands rois Bourbon, ait placé le principe de monarchie absolue sous le patronage des rois païens de Rome. Lorsque de surcroit, la Révolution française proclama le caractère absolu de la souveraineté nationale, un germe de totalitarisme  fut introduit dans l’Etat, qui allait le ronger tel une tumeur cancéreuse, pour finalement détruire toute sa structure juridique. Car il n’y a qu’un pas de la proclamation du pouvoir absolu du souverain ou du peuple à la loi rétroactive…..

L’ Empire, pour les Français, ce fut un Etat autoritaire et centralisé, plus proche de l’Empire romain, au domaine de souveraineté bien délimité, que du sacrum imperium du Moyen Age, qui voulait être tout autre chose.

Pour assurer un équilibre entre la vieille Europe et les Etats Unis d’Amérique, la Russie ou la Chine aux visions impérialistes chaque jour accentuées, il est du devoir des Allemands et des Français d’aller au terme de leur réconciliation historique en promouvant l’idée impériale.

Il faut que l’Europe devienne un empire………

« On  a dit à juste titre que tout empire s’est constitué comme organe d’une mission plus élevée. Il faut que l'Europe devienne un empire, sous quel nom que ce soit, car l’élargissement de marché qu’elle apporte ne saurait lui garantir à lui seul la durée. Si on cherche cette idée, on la trouvera dans l’histoire de l’Europe ; l’Europe fut grande chaque fois qu’elle fut un empire, mais elle commença à décliner dès que l’empire prit fin.

Notre intention n’est cependant pas de proposer ici un concept clos, elle est, au contraire d’offrir des éléments pour ce renouveau impérial de l’Europe dont nous avons tant besoin. L’esprit est seul en mesure de régénérer notre société ; pour préparer l’avenir, nous ne pouvons-nous contenter de politique partisane ou de technologie. Toutes deux ont leur importance, mais qui n’est pas décisive. Nous ne réaliserons des progrès qu’en nous fixant un grand but  et en nous dévouant à lui avec optimisme et courage. »

Otto de Habsbourg-Lorraine  (L’idée Impériale  1989)

 

ET POURQUOI CET  EMPIRE NE SE DENOMMERAIT-IL PAS ?

EMPIRE ROMAIN EUROPEEN

ET NE POURRIONS PAS DIRE ?

CIVIS EUROPAEUS SUM

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 17:31

 

Les épargnants contribuables aisés  des Etats très endettés qui ont néanmoins accepté de leur prêter pour financer leur déficit devraient se poser une question simple :

Aurait-il mieux valu que leurs Etats respectifs leurs prennent davantage d’impôts pour financer des politiques sociales qu’ils n’ont pas réussi à empêcher plutôt que de s’exposer  à n’être jamais remboursés par ces  Etats virtuellement en faillite ?

 

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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 17:16

 

Le président français Emmanuel Macron a affirmé que  les frappes occidentales en Syrie, étaient «légitimes» au motif qu’il détiendrait les preuves de l’utilisation d’armes chimiques.

Si tel est le cas pourquoi ne pas les présenter publiquement ?

 

Faute de le faire, comme l’a dit le Conseiller Fédéral suisse Guy Parmelin, la moindre des choses auraient d’attendre le résultat de l’enquête que vient de commencer à partir d’aujourd'hui l’OIAC.

 

Et le président  français aura du mal à faire croire que si l’OIAC ne trouve rien, ce sera parce que les Russes auront eu le temps de faire disparaitre les traces. Si les Occidentaux ont déjà ces preuves cela sera grotesque de le prétendre d’autant que les experts  savent très bien qu’il n’est pas si facile de faire disparaitre les traces  de chlore ou de gaz sarin. 

 

Après le coup monté de l’Irak, les citoyens occidentaux  seront en droit de se demander qui ils peuvent continuer de croire entre leurs dirigeants et ceux de la Russie.

 

Les démocraties occidentales qui invoquent le respect du droit international se doivent d’être exemplaires. Sinon  autant aller bombarder le moindre pays qui en dérange un autre sur de simples présomptions en affirmant que cela est légitime.

 

Pourtant la décision des USA de la France et du Royaume Uni de bombarder a été prise avant l’arrivée des experts de l’OIAC, après  avoir rejeté la veille des frappes une résolution du Conseil de sécurité de l'Onu présentée par la Russie, demandant l'envoi immédiat d'une équipe d'enquêteurs de l'OIAC sur place, sous protection russe, afin que ceux-ci puissent faire leur travail.

 

Selon la Charte de l'Onu les deux seuls moyens légaux de recours à la force dans les relations internationales sont soit à la demande du gouvernement du pays dans lequel l'intervention a lieu, ce qui n'est pas le cas, soit sur résolution du Conseil de sécurité de l'Onu, ce qui n'est pas le cas non plus.

Alors quel droit le président français défend-il ?  Celui que l'Occident s’est réservé depuis 1999 en  ordonnant aux forces de l’Otan de bombarder sans aucun mandat de l’ONU  la Serbie ?

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 09:56

Syrie-Russie-Armes Chimiques-OIAC-Intervention-USA-France-Royaume Uni-Poutine

 

Il y a quelque chose d’un peu dérangeant dans le comportement actuel des gouvernements occidentaux  et de la plus grande partie de leurs médias à l’égard de la Russie.

En effet on est en droit de s’interroger sur les raisons qui amèneraient un gouvernement russe à vouloir empoisonner des citoyens russes domiciliés au Royaume Uni qui ne constituent plus de sources de nuisance pour lui et à un gouvernement du Royaume Uni de refuser de communiquer au présumé auteur les résultats des analyses conduites par son laboratoire officiel (lequel au surplus reconnait ne pas pouvoir affirmer l’origine du poison utilisé).

De même on est en droit de s’interroger sur l’utilité pour le  gouvernement syrien de Mr Assad à se mettre à utiliser des armes chimiques à la fin d’une guerre qu’il est en train de gagner plutôt qu’à continuer d’utiliser la stratégie  qui lui a réussi avec des moyens militaires classiques et le gouvernement russe avoir intérêt à le laisser faire et ce , qui plus est dans une zone où se trouvent stationnés des soldats russes (alors que la surface d’action de ce type d’armes est quasi impossible à circonscrire)  alors que la Russie a pris la responsabilité de contrôler l’élimination par le régime syrien de toutes ses armes chimiques.

Et là encore, alors qu’il existe une Organisation l’OIAC qui a mission d’enquêter sur un  tel sujet, pour quelle raison, Mr Poutine prendrait de manière parfaitement irrationnelle  un tel risque de demander que cette organisation mène son enquête ?

En fait on croit comprendre que les gouvernements occidentaux USA, France et Royaume Uni qui reconnaissent implicitement s’être trompés sur l’affaire syrienne et que la guerre est en train d’être gagnée par la Syrie avec ses alliés russe et iranien, espèrent, non plus tenter un ultime coup pour abattre le gouvernement syrien (pour comme en Irak ou en Lybie le remplacer par quoi d’ailleurs ?) ni contraindre le gouvernement syrien à respecter la ligne rouge fixée, mais marquer une ligne rouge aux actions en général de Monsieur Poutine et en particulier s’inviter dans le règlement de l’affaire syrienne qui risque bien de se faire sans eux avec une partition du pays.

Pourtant à la différence de la Russie et de l’Iran qui sont intervenus et interviennent en Syrie à la demande du gouvernement légitime syrien, les Occidentaux, comme le fait la Turquie actuellement , s’apprêteraient à y intervenir militairement officiellement (les forces spéciales n’étant officiellement pas présentes), sans aucun vote d’autorisation de l’ONU à la différence de l’Irak où ils avaient été autorisés d’intervenir pour un motif qui s’est avéré crée de toute pièce par les USA ni comme en Lybie où ils avaient également obtenu l’autorisation mais pour un mandat qu’ils se sont permis d’élargir en violation du droit international au renversement du gouvernement du colonel Kadhafi.

Les citoyens des USA, de France ou du Royaume Uni ont eu le moyen de se rendre compte que le président Poutine est tout sauf stupide et impulsif et n’avait rien à gagner à des opérations tordues d’un tel type 

En outre et surtout ils savent que dans nos pays, un principe constant est que le doute profite à l’accusé d’une part et que les gouvernements, qui se prétendent vouloir faire respecter le droit, se doivent de donner l’exemple et de respecter le droit international d’autre part.

Le président Poutine et son gouvernement, même si les médias occidentaux lui sont majoritairement hostiles, aura beau jeu de démontrer à l’opinion internationale que les pays occidentaux revendique l’application du droit international quand cela les arrange et s’empresse de le violer quand cela contrarie leurs plans.

Après s’être rendu compte que les sanctions internationales contre la Russie étaient assez inefficaces et préjudiciables pour eux, que les expulsions de « diplomates » n’impressionnaient guère ce pays, ils en viennent à  menacer militairement indirectement la Russie par le biais de l’affaire syrienne plutôt que d’engager une négociation générale avec elle au risque de déclencher un conflit international.

Et à un moment où la France, si les choses tournaient mal, dispose d’une armée réduite à sa plus simple expression et pourrait se voir lâcher par une Amérique, plutôt assez inconstante, qui il y a quelques jours encore s’apprêtait à vouloir retirer toutes ses troupes de Syrie comme elle l’avait déjà annoncé autrefois pour l’Irak et pour l’Afghanistan.

Si le président de la France, un peu imprudemment comme ses prédécesseurs Obama et Hollande,  a cru devoir réaffirmer le principe d’une ligne rouge à Mr Assad et ne peut comme eux désormais reculer sous peine de perdre sa crédibilité nationale et internationale, il doit prendre en compte le fait que désormais la défense de cette ligne rouge se fait contre la Russie et prendre garde que toute intervention ne constitue pas un événement comparable à l’attentat de Sarajevo.

 

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 14:19

 

Alors que la menace terroriste continue de planer sur la France, que les grèves augmentent avec leurs  risques inévitables de dérapage, et que l’on s’apprête à commémorer le cinquantenaire de Mai 1968, le gouvernement français doit affecter 2500 gendarmes mobiles contre environ 250 Zadistes de Notre Dame des Landes (soit un rapport de l’ordre de 10 contre 1) pour faire évacuer une zone en rase campagne de quelques kilomètres carrés.

Le simple fait que la France ne compte que 13 000 gendarmes mobiles et un peu plus de CRS pour assurer le maintien de l’Ordre en cas de manifestations dures, et doive continuer en sus de ces forces de l’ordre, pour parer avec la police nationale à la menace terroriste, à recourir de manière permanente  à entre 7500 et 10 000 militaires de carrière des Armées de Terre, de Mer et de l’Air devrait inquiéter les Français.

Avec un tel rapport de Force pour éviter tout dérapage critique ( mort ou blessure grave de manifestant) les Forces de maintien de l'Ordre actuelles qui totalisent moins de 30 000 hommes ne pourraient faire face et seulement sur une courte période (de l'ordre d'1 semaine maximum)  qu'à environ  3000 manifestants prêts à en découdre avec elles, soit mener seulement 10 opérations du type de celle actuelle menée à Notre Dame des Landes  !

En effet les Français devraient se rappeler, ou on devrait leur rappeler, qu’en 1968, le général de Gaulle avait envisagé de faire venir des militaires appelés depuis les Forces Françaises en Allemagne pour mettre fin à la « Chienlit ».

Or aujourdhui, la France ne disposerait, en cas de multiplication de manifestations dures, voire de situations insurrectionnelles,  alors qu’elle reste sous la menace terroriste qui absorbe de l'ordre de 7500 soldats pour l'opération Sentinelle, d’aucune réserve suffisante de Forces de l’Ordre et ne pourrait certainement pas recourir rapidement pour rétablir l’ordre à plus de renforts de militaires de carrière des Armées de Terre, de Mer et de l’Air qu’actuellement en raison de leur emploi dans de nombreuses missions notamment éloignées des zones conflictuelles probables.

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