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18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 17:56

Les Forces armées françaises,

sont composées de quatre grandes forces totalisant environ 300 000 hommes

. l'Armée de terre ;

. la Marine nationale ;

. l'Armée de l'air. .

. la Gendarmerie nationale

En 2012, le nombre de militaires d'active dans l’Armée de terre est inférieur à 100 000 hommes, effectif historiquement le plus bas depuis la création d'une armée permanente en France. Elle ne compte plus que 20 régiments d’infanterie (ou bataillons de Chasseurs) répartis en 8 Brigades soit environ 25 000 fantassins. Le Livre blanc 2013 prévoit que l’Armée de Terre doit pourtant être capable de projeter à l'étranger 15 000 hommes en cas d’événement majeur et pour une durée limitée. Pour des crises plus régionales, plus proches de nous, un premier échelon national d’urgence prévoit une force interarmées de réaction rapide (FIRI) avec 5 000 hommes en alerte permanente, dont 2 300 projetables sous une semaine. Sur la durée, elle doit pouvoir engager l’équivalent d’une brigade terrestre en opérations extérieures, sur deux ou trois théâtres différents soit 6 000 à 7 000 hommes.

Si le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 qui est actuellement discuté au Parlement comporte quelques avancées – qui devront, du moins sur le plan budgétaire, se concrétiser, toutes les difficultés que rencontrent les forces armées sont loin d’être réglées. Notamment sur le plan des effectifs. Pour rappel, la LPM initiale prévoyait de supprimer 33.675 postes au sein du ministère de la Défense. Les attentats commis à Paris, en janvier, ont contraint le gouvernement à revoir sa copie et à renforcer le « contrat protection » des armées en décidant non pas d’augmenter leurs effectifs mais en allégeant le rythme des déflations de postes. Ce qui n’est pas la même chose, même si l’annonce d’un recrutement massif pour les besoins de l’armée de Terre en 2015 et en 2016 peut donner le sentiment le contraire. Même si le format de la Force opérationnelle terrestre (sera porté de 66.000 à 77.000 soldats, il n’en reste pas moins que le ministère de la Défense aura supprimé, sur la période 2014-2019, 14.925 postes. En réalité, les effectifs des armées seront stables en 2015 (7.500 postes crées et supprimés) et augmenteront en 2016 (avec 6.800 créations de postes mais 4.500 suppressions, soit un solde de +2.300) pour décroître à nouveau les années suivantes (-2.600 en 2017, -2.800 en 2018 et -3.818 en 2019). Et comme l’a souligné le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), « nous aurons en 2019 moins de militaires professionnels qu’en 1996 avant la professionnalisation ». Ainsi, pendant que des recrutements seront effectués pour le contrat « protection », ce que l’on appelle la « manoeuvre RH » continuera, ce qui risque de donner lieu à des tensions au sein de la Marine nationale, de l’armée de l’Air et des autres services. Et cela avec la poursuite du « dépyramidage », qui consiste à réduire le nombre d’officiers afin de réduire la masse salariale. « Ce que l’armée de Terre récupère en plus pose un problème d’équilibre par rapport aux autres composantes des forces armées. Les créations de postes dans l’armée de Terre sont forcément contrebalancées par des suppressions dans la Marine, l’armée de l’Air ou l’ensemble des services de soutien; la manœuvre fait donc l’objet d’âpres discussions internes », a ainsi expliqué Jean-Paul Bodin, le secrétaire général pour l’administration, lors de son passage devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale. Sur les 18.750 postes correspondant à cette déflation moindre des effectifs, 11.000 seront affectés à la FOT et 7.750 restants seront répartis dans les autres armées et services, en particulier pour renforcer la cyberdéfense, le renseignement et le soutien à l’exportation (SOUTEX), lequel va mobiliser 200 aviateurs – qui ne pourront pas être engagés en opération – pour les contrats Rafale en Égypte et au Qatar. Elle permettra également de renforcer les personnels affectés à la protection des bases aériennes et navales. Sur ce dernier point, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CMAA), le général Denis Mercier, a admis que la « réduction du nombre de commandos » est allée « trop loin pour pouvoir prêter main-forte à Sentinelle mais surtout pour assurer de manière optimale la protection de nos propres installations. » Et d’ajouter : « À la différence d’un régiment, une base aérienne comporte des installations prioritaires de défense extrêmement sensibles, que nous devons protéger efficacement ». Quoi qu’il en soit, les principales difficultés de cette manoeuvre RH restent d’actualité, notamment pour l’armée de l’Air et la Marine nationale. Pour cette dernière, le glissement dans les livraisons des frégates multimissions (FREMM), mises en oeuvre par des équipages réduits d’une centaine de marins, n’est évidemment pas une bonne nouvelle dans la mesure où elle devra maintenir en service des bâtiments anciens qui demandent une main d’oeuvre environ 2,5 fois supérieure. « Je dois veiller à ne pas aller au-delà de l’effort actuellement consenti, sous peine de mettre en péril les compétences rares et précieuses de la Marine » qui « s’appuie sur de nombreuses micro-filières de marins hautement qualifiés », a expliqué l’amiral Rogel aux députés de la commission « Défense ». « Le cadencement de ces déflations doit impérativement rester en phase avec le calendrier physique des retraits du service actif et d’entrée en service des nouveaux équipements, sinon, on cassera durablement l’outil, pour ne pas avoir attendu un ou deux ans », a-t-il encore ajouté, avant de faire part de sa préoccupation au sujet du « dépyramidage », lequel « ne correspondrait pas au nouveau modèle de la Marine » étant donné que la flotte de 2015 aura des effectifs resserés, « un niveau de technologie accru », ce qui aura pour conséquence un « taux d’encadrement embarqué plus élevé ». Il faut dire que la Marine et l’armée de l’Air sont des armées de techniciens. Ce qui suppose un taux d’encadrement élevé. La seconde compte ainsi 5.000 officiers, dont 1.500 le sont parce qu’ils font partie du personnel navigant. « Nous sommes parvenus à une copie de 1.400 effectifs en non-déflation. Cela ne nous est pas assuré. Depuis six ans, c’est-à-dire depuis la précédente LPM et l’année dernière où nous avons réduit plus de 2.000 effectifs en un an, l’armée de l’air a perdu 18.000 effectifs. Nous avons fermé douze bases sous la précédente programmation, et nous allons encore en fermer quatre et en restructurer cinq sur cette LPM », a, de son côté, expliqué le général Mercier. Un effort qui porte donc essentiellement sur les sous-officiers et les militaires du rang. « Le pourcentage d’officiers dans les effectifs ne peut être considéré de la même manière dans les trois armées. Le plan de l’armée de l’Air supprime 400 postes d’officiers, alors que l’on nous demandait 900. Nous discutons pour alléger la supprime en officiers, afin de préserver nos capacités opérationnelles », a poursuivi le CEMAA. Evoquant la question des effectifs, Jean-Paul Bodin a indiqué qui lui paraissait difficile de réaliser les déflations prévues en 2017, 2018 et 2019 « sans passer par des restructurations », lesquelles, a-t-il admis, sont « au bout d’un certain temps, de plus en plus difficiles à admettre ».

Les Forces Armées allemandes

En mai 2011, avec la fin de la conscription, le ministre de la Défense, Thomas de Maizière annonce une réduction de 35 000 personnes de l’armée la faisant passer de 220 000 à 185 000 soldats (dont 170 000 professionnels et 15 000 volontaires), les effectifs civils diminuant de 20 000 postes passant de 75 000 à 55 000 équivalents temps plein. Le tout associé à une réorganisation de la chaîne de commandement devrait permettre d’accroître le nombre de soldats pouvant être envoyés à l’étranger de 7 000 à 10 000

Selon le Ministère fédéral de la Défense allemand la Bundeswehr est composée en décembre 2012 de 191 818 militaires, en septembre 2014 leur nombre est de 181 099, dont:

.68 165 (2012), 61 449 (2014) dans la Heer (l'armée de terre)

.32 818 (2012), 29 968 (2014) dans la Luftwaffe

.15 618 (2012), 15 715 (2014) dans la Deutsche Marine

.19 680 (2012), 19 508 (2014) dans le Zentraler Sanitätsdienst (le service médical central)

.47 086 (2012), 42 905 (2014) dans le Streitkräftebasis (le service logistique et organisationnel)

Le manque de matériel de l’armée allemande est tel que lors d’un récent exercice commun avec des forces de l’OTAN, les soldats ont masqué l’absence de mitrailleuses sur leurs véhicules en en faisant de fausses en bois… Il ne s’agit pas d’une rumeur, mais de ce que révèle un reportage diffusé il y a quelques jours par la chaîne de télévision publique allemande ARD. Ce reportage a été diffusé le jour même de la prise de Debaltseve par les séparatistes pro-russes à l’est de l’Ukraine en violation totale des accords de Minsk de cessez-le-feu. Une défaite cuisante pour l’armée ukrainienne qui n’est clairement pas capable de s’opposer aux séparatistes équipés de matériel militaire russe et renforcé par des unités de l'armée russe. Il semble que personne en Europe aujourd'hui ne puisse au moins donner l’illusion de pouvoir éventuellement s’opposer à l’armée russe. Car le bataillon allemand armé de fausses mitrailleuses en bois appartient à une unité de déploiement rapide de l’OTAN qui pourrait être mobilisée en cas de crise explique le Washington Post. L’armée allemande s’est tellement affaiblie au cours des dernières années faute de moyens qu’elle ne semble plus en état de défendre son pays et encore moins ses alliés européens.

En 2013, l’Allemagne a seulement consacré 1,3% de son PIB au budget militaire un niveau très inférieur à celui des autres membres européens de l’OTAN. L’an dernier, le Commission de défense du Bundestag (le Parlement allemand) a été informée que sur les 89 chasseurs de l’armée allemande, seulement 38 étaient opérationnels, les autres étaient en panne…

La ministre de la défense, Ursula von der Leyen, a promis alors de faire réparer et moderniser les matériels. Rien n’a été fait. Selon un rapport confidentiel, l’unité allemande d’intervention rapide intégrée à l’OTAN serait tout simplement incapable de remplir ses missions. Plus de 40% des soldats n’ont pas le pistolet réglementaire P3 et la dotation en mitrailleuses MG3 est inférieure de 30% à ce qu’elle devrait être. Opérer de nuit serait également très compliqué puisqu’il manque 76% des appareils de vision nocturne. Et il n'est pas question dans le rapport du moral extrêmement bas de troupes laissées à l'abandon. « Dans de nombreux domaines, le point de rupture est atteint, dans de nombreux cas même dépassé », a-t-il ainsi estimé, au sujet de la situation au sein de la Bundeswehr. Cette dernière subit, depuis 2010, une vaste réforme impliquant la suspension du service militaire, une baisse drastique des effectifs (de 250.000 à 185.000) ainsi que des fermetures de sites afin d’augmenter ses capacités de projection sur des théatres extérieurs.

La ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen a rendu publics mardi les plans d'augmentation des effectifs de la Bundeswehr, une première depuis la fin de la guerre froide que les médias n’ont pas hésité à qualifier de "tournant radical". "La Bundeswehr a vécu une réduction de ses effectifs continue depuis 25 ans. Vu l'évolution de la situation en matière de sécurité et les exigences que celle-ci impose aux forces armées, nous devons revoir notre approche", a déclaré Mme von der Leyen. La ministre veut embaucher 7.000 soldats et porter le plafond à 192.000 militaires. C'est la première augmentation des effectifs de l'armée allemande depuis la Réunification.

En plus des 185.000 soldats, ce qui correspond au plafond prévu par la loi en vigueur, Ursula von der Leyen veut embaucher 7.000 recrues afin de porter les effectifs militaires à 192.000 d’ici 2023. Lors de la Réunification, les personnels des deux armées allemandes (RFA et RDA) totalisaient 585.000 soldats. Depuis, la Bundeswehr a subi plusieurs réformes incluant notamment la fin du service militaire. En janvier, la ministre avait annoncé un programme d’armement de 130 milliards d’euros sur les 15 prochaines années. Néanmoins, l'Allemagne est toujours critiquée par ses alliés, notamment par les Etats-Unis qui ne cessent de répéter que Washington a "besoin d’une Europe forte qui porte sa part du fardeau". Le budget allemand de la Défense ne représente effectivement que 1,2 % du PIB contre un objectif de 2 % prévu par l'Otan. L'armée allemande ne compte que 6 brigades.

Les Forces armées britanniques

englobent

.la Royal Navy,

.l'Armée de terre (la British Army)

.la Royal Air Force.

Les dépenses militaires britanniques ont été amputées d'environ 8% sur cinq ans de 2010 à 2015 et, entre 2010 et 2020, 31.000 postes doivent être supprimés, pour faire passer le contingent de 178.000 militaires à 147.000, dans le cadre de la politique de réduction draconienne des dépenses publiques lancée par le Premier ministre conservateur, David Cameron.

Au 1er octobre 2015, les forces britanniques emploient 141 390 militaires d'actives et 56 860 civils; A cette date, il est prévu en 2020 144 200 militaires d'actives et 41 000 civils (121 300 en 2000, 85 800 en 2010). Actuellement avec 80 000 hommes, la British Army compte moins de 30 000 fantassins répartis dans 11 brigades.

"Au vu des réductions assez substantielles en matière de défense au Royaume-Uni, nous constatons que le pays ne disposera plus d'une capacité opérationnelle globale et ne sera plus un partenaire à part entière comme c'était le cas dans le passé", a déclaré Robert Gates sur la BBC Radio 4. La capacité opérationnelle globale fait référence à la capacité de combattre sur terre, en mer et dans les airs.

Le ministère britannique de la Défense a réagi : "Sur la décennie à venir, nous avons prévu de dépenser 160 milliards de livres (192 milliards d'euros) en équipements afin de nous assurer que nos forces armées conservent leur capacité à intervenir à travers le monde.

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 22:59

Le Commissaire Européen Moscovici aurait mieux fait de bien se documenter avant d'écrire ce qu'il a cru bon d'écrire dans la rubrique "Champs Libres" de l'édition du 12 mai du Figaro pour répondre aux critiques sur sa déclaration lors d l'émission BFM Politique du 18 mai:

" Je ne crois pas aux racines chrétiennes de l'Europe".

En effetl lors d’une conférence à Budapest consacrée à Josémaria Escrivá de Balaguer, fondateur de l'Opus Dei, l’Archiduc Otto de Habsbourg avait déclaré : « Comme je lui demandais comment sauver l’âme de l’Europe, le père Escrivá m’a dit que l’Europe avait besoin de valeurs catholiques. Otto de Habsbourg aurait alors proposé les douze étoiles comme « la couronne d’étoiles de la Vierge de Fatima ».

Deux au moins des " Pères Fondateurs" de l'Europe Robert Schumann et Alcide de Gasperi étaient des chrétiens convaincus. En 1913, Robert Schumann présidait la partie francophone du grand rassemblement laïc catholique, le Katholikentag de Metz et Alcide de Gasperi inspiré par l'encyclique Rerum Novarum du Pape Léon XIII. entre en 1905 à la rédaction du journal Voce Cattolica (« Voix catholique »), puis fonde après la deuxième guerre mondiale la Démocartie Chrétienne.

Le drapeau européen a été adopté définitivement en 1986 mais sa création était déjà vieille de trois décennies. Le Conseil de l'Europe avait choisi en 1955 le projet d'Arsène Heitz, parmi de nombreux autres, et ses douze étoiles dorées sur fond bleu. Ce motif est en fait l'attribut typique du culte de Marie. Les représentations de la mère de l'hypothétique JC la montrent toujours auréolée de douze étoiles, souvent sur un fond de ciel bleu (voir dans une autre fenêtre l'image de la vierge de Medjugorje). L'Apocalypse, chapitre 12, dit effectivement: "Un grand signe apparut dans le ciel, une femme vêtue de soleil avec la lune sous ses pieds et sur sa tête, une couronne de douze étoiles". Il suffit d'écouter le dessinateur Arsène Heitz déclarer lui-même qu'il avait conçu le drapeau sur le modèle de la médaille dite miraculeuse de la Chapelle de la rue du Bac, à Paris. Et il faut ajouter à cela que la date à laquelle a été décidée l'adoption du drapeau en 1955, le 8 décembre, coïncide avec celle choisie en 1854 par Pie IX pour célébrer le culte de l'Immaculée Conception de Marie. Le bleu se voulait officiellement une couleur dépassant les affinités nationales, les autres couleurs incarnant déjà, selon le Conseil Européen, les autres continents. Quant au nombre 12 les responsables y ont vu un symbole de perfection. Le seul intérêt du nombre 12 est la possibilité de pouvoir être facilement divisé: 2, 3, 4 et 6 sont ses diviseurs. Si cela constitue un avantage indéniable pour la mesure de diverses quantités comme le temps ou les angles, on en voit mal l'utilité dans le cas de la Communauté Européenne. La véritable justification est donnée sur divers sites internet de la Communauté Européenne, comme celui du Conseil de l'Europe: "c'est le chiffre 12 qui est retenu, chiffre qui constitue un signe de perfection et de plénitude, évoquant aussi bien les apôtres que les fils de Jacob, les tables du législateur romain ou les travaux d'Hercule, les heures du jour, les mois de l'année, les signes du zodiaque". L'inspiration chrétienne alliée à la "magie" du nombre 12 a donc été déterminante pour les caractéristiques du drapeau. En outre l'adoption définitive du drapeau en 1986 a bénéficié d'une confusion tendant à occulter son origine chrétienne. Les états membres étaient alors au nombre de douze et on a pu croire à une correspondance exacte avec le nombre d'étoiles, à la manière du drapeau des Etats Unis d'Amérique. Les références religieuses sont donc omniprésentes dans l'élaboration du drapeau européen. Comme ultime confirmation des affinités cléricales des promoteurs du drapeau, l'Europe a offert à la cathédrale de Strasbourg un vitrail signé Max Ingrand le 21 octobre 1956 en remplacement du vitrail d'abside détruit par les bombardements en 1944. Une nouvelle fois le culte marial est à l'honneur par la représentation de la Vierge de Helkenhein, la "protectrice" de la ville. Le site du Conseil de l'Europe n'hésite pas à présenter le vitrail comme une symbolisation du passage de l'Apocalypse déjà cité. Une Europe imbibée de légendes religieuses ne peut que constituer un terreau favorable à l'instauration d'une Europe vaticane dont l'étendard est sa création.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 13:13
Histoire du Comté de Flandre / Grafschaft Flandern terre d’empire de 1526 à 1659/1662/1668/1679 à 1699/ 1713

Le comté de Flandre a désigné autrefois un pagus carolingien. Le territoire de ce comté correspondait approximativement aux provinces belges actuelles de Flandre-Occidentale et de Flandre-Orientale, à l'ouest de la province de Hainaut (arrondissements de Tournai et Mouscron), plus la partie de la province d'Anvers située à l'ouest de l'Escaut, la Flandre zélandaise et la région historique de Flandre française (région de Lille, Dunkerque, Hazebrouck, Douai,…).

Au traité de Verdun de 843, l’ensemble de la Flandre est attribué au Royaume de Francie Occidentale de Charles le Chauve qui la donne en fief à son beau-frère Beaudoin Ier en 865.

Maison de Flandre

.Baudouin Ier de Flandre dit Bras de Fer (mort en 879), premier comte de Flandre de 865 à 879

Le fondateur de la lignée des comtes de Flandre est Baudouin Bras de Fer. Il s'agissait d'un comte fonctionnaire, représentant le roi de Francie occidentale, et son comté primitif correspondait sans doute aux doyennés de Bruges, d'Oudenburg et d'Aardenburg, alors que d'autres fonctionnaires royaux se partageaient la région qui devint plus tard le marquisat de Flandre. Baudouin obtint en outre, progressivement, plusieurs abbatiats dont celui de Saint-Pierre de Gand.

.Baudouin II de Flandre dit le Chauve (863-918), comte de Flandre de 879 à 918.

Fils du précédent. Véritable fondateur de la puissance flamande.

Pour lutter contre les ravages les Normands il hérisse le comté de forteresses (bourgs), refuges pour la population. Politiquement, il tente de capter l'héritage des Unrochides, éventuellement par le meurtre, et y parvient partiellement. Il utilise à son profit les dissensions qui affaiblissaient l'autorité royale pour agrandir son territoire. On le voit faire d'abord opposition à Eudes, puis le reconnaître, prendre le parti de Charles le Simple, enfin, se tournant avec son frère vers la Lotharingie, passer dans le camp de son roi Zwentibold, fils bâtard d'Arnulf de Carinthie.

.Arnoul Ier de Flandre dit Arnoul le Grand ou Arnoul le Vieux (888-964), comte de Flandre de 918 à 962

À la mort de Baudouin II, le comté est partagé entre ses héritiers : son fils puîné Adalolphe (Allou) reçut en apanage le Ternois et le Boulonnais tandis qu'Arnoul, l'aîné, eut la Flandre avec le titre de marquis, puis en 933, à la mort d'Adalolphe, l'héritage entier. Vieilli et miné par la maladie, Arnoul, dès qu'il put être secondé, cède le pouvoir à son fils Baudouin III. Mais Baudouin III est enlevé par la petite vérole le 1er janvier 962, et ne règne donc que trois ans, associé à son père.

.Baudouin III (940-962), comte de Flandre de 958 à 962

Fils d’Arnoul Ier.

De son union avec Mathilde de Saxe, Baudouin III ne laissait qu'un enfant en bas âge. Force fut au vieux comte de reprendre les rênes du gouvernement. En mourant, il désigne comme tuteur de son petit-fils l'un de ses parents, Baudouin Bauce.

.Arnoul II (961-987), comte de Flandre de 965 à 987

Fils de Baudouin III et de Mathilde de Saxe.

.Baudouin IV (980-1035), comte de Flandre de 987 à 1035,

Fils d’Arnoul II.

.Baudouin V de Flandre (1012-1067), comte de Flandre 1035 à 1067

Fils du précédent et d'Ogive de Luxembourg.

.Baudouin VI de Flandre (1030-1070), comte de Hainaut de 1051 à 1070 comte de Flandre de 1067 à 1070.

Fils du comte Baudouin V.

En 1045, il est investi momentanément par l'empereur Henri III de la marche d'Anvers. En 1051, il épouse Richilde de Hainaut, veuve du comte Herman de Hainaut, et entre en possession de ce territoire où il devient Baudouin Ier de Hainaut et donc également vassal de l’empire puisque le comté de Hainaut avait été affectée par le partage de Verdun de 843 au Royaume de Francie Médiane puis de Lotharingie intégré à l’empire restauré pat Otton le Grand en 962. Beaudoin VI acquiert en 1056 de nombreuses terres impériales de sorte que le comté de Flandre devient lui aussi une terre relevant de deux suzerains, le roi de France et l’empereur mais disposant d’une grande autonomie. Le territoire actuel de la Flandre est en effet au Moyen Âge divisé en plusieurs États féodaux : les principaux sont le comté de Flandre à l'ouest, le duché de Brabant au centre et le comté de Looz à l'est. Ce territoire est donc traversé par la frontière du Saint-Empire romain.

Le comté de Flandre est donc un fief direct de la couronne de France, alors que le reste de la Flandre actuelle fait partie du Saint-Empire.

.Arnoul III de Flandre (1055-1071), comte de Flandre de 1070 à 1071

Fils du comte Baudouin VI et de la comtesse Richilde de Hainaut.

La succession de la Flandre passe à son oncle Robert Ier, tandis que le Hainaut est dévolu à son frère cadet Baudouin II de Hainaut (1056-1098).

.Robert Ier de Flandre (1031-1093), comte de Flandre de 1071 à 1093.

Fils du comte Baudouin V et d'Adèle de France. Frère cadet de Baudouin VI.

Son mariage en 1063 avec Gertrude de Saxe, veuve de Florent Ier de Hollande, lui donne le gouvernement de ce territoire pendant la minorité de Thierry V de Hollande. En 1071, il dépossède de la Flandre son neveu Arnoul III de Flandre qui est tué à la bataille de Cassel.

.Robert II de Flandre (1065-1111), comte de Flandre de 1093 à 1111.

Fils du comte Robert Ier et de Gertrude de Saxe (vers 1034-1113).

.Baudouin VII de Flandre (vers 1093-1119), comte de Flandre de 1111 à 1119.

Fils du comte Robert II et de Clémence de Bourgogne.

Sans postérité connue de cette union.

Maison de Danemark

.Charles Ier de Flandre, né Charles de Danemark (1083-1127), comte de Flandre de 1119 à 1127

Petit-fils du comte Robert Ier et de Gertrude de Saxe, fils de la fille de Robert Ier le Frison, Adèle de Flandre et du roi de Danemark Knut IV, neveu du comte Robert II et cousin germain du comte Baudouin VII. Sans postérité connue de cette union.

Maison de Normandie

.Guillaume de Normandie (1101-1128), comte de Flandre de 1127 à 1128

Fils du duc de Normandie Robert II Courteheuse et de Mathilde de Flandre, elle-même fille du comte Baudouin V. Sans postérité connue de son unique mariage.

Maison d'Alsace

.Thierry d'Alsace (1100-1168) dit Thierry III de Lorraine, comte de Flandre de 1128 à 1168

Fils du duc de Lorraine Thierry II de Lorraine (vers 1055-1115) et de Gertrude de Flandre.

.Philippe d'Alsace 1143-1191) dit Philippe de Lorraine, comte de Flandre de 1168 à 1191

Fils du comte Thierry d'Alsace.

Par son premier mariage (sans postérité) en 1159 avec Élisabeth de Vermandois, sœur du comte Raoul II de Vermandois mort en 1167, il hérite du Vermandois et du Valois en Picardie, comtés qui sont réunis par Philippe-Auguste à la couronne de France en 1186-1191. Marié en secondes noces en 1183 avec Mathilde de Bourgogne, il meurt en 1191 devant Saint-Jean d'Acre, sans laisser d'héritier direct. Ses États passent à son beau-frère, Baudouin l, comte de Hainaut, qui avait épousé en 1169 sa sœur Marguerite d'Alsace.

.Marguerite d'Alsace (1145-1194), comtesse de Hainaut de 1171 à 1194, comtesse de Namur de 1188 à 1190, comtesse de Flandre de 1191 à 1194

Troisième fille du comte Thierry. Elle épouse en 1169 le comte de Hainaut Baudouin V de Hainaut (1150-1195).

Maison de Hainaut (Baudouinides de la branche aînée), puis Maison de Constantinople :

.Baudouin VIII de Flandre (1150-1195), comte de Flandre de 1191 à 1194 et comte de Hainaut de 1171 à 1195 (Baudouin V de Hainaut).

Dès 1191, les marges méridionales du comté (tous les territoires francophones à l'ouest de l'Aa) sont annexées par le roi de France. Beaudoin VIII ne conserve le titre de comte de Flandre que jusqu'à la mort de Marguerite d'Alsace, le 15 novembre 1194.

.Baudouin IX de Flandre (1171- 1205), comte de Flandre de 1194 à 1205 et comte de Hainaut sous le nom de Baudouin VI de Hainaut.

Fils de la comtesse Marguerite d'Alsace et du comte Baudouin VIII de Flandre. Parti pour la quatrième croisade en avril 1202, il devient empereur de Constantinople le 9 mai 1204 et meurt captif chez les Bulgares en 1205 ou 1206.

.Jeanne de Constantinople (1199/1200-1244), comtesse de Flandre de 1205 à 1244.

Fille aînée du comte Baudouin IX de Flandre (Baudouin VI de Hainaut). Orpheline très jeune, elle est confiée d'abord à la garde de l'évêque de Liège, puis à Philippe le Noble, comte de Namur, puis à celle du roi Philippe-Auguste. Elle épouse en 1212 Ferrand, fils du roi Sanche Ier de Portugal (mort le 29 juillet 1233), puis Thomas, fils de Thomas Ier de Savoie (mort avant 1263). Ce mariage déplait au fils aîné de Philippe-Auguste, le futur Louis VIII, qui les fait prisonniers en vue de récupérer le Vermandois.

Maison de Portugal

.Ferdinand de Portugal (1188-1233) dit Ferrand de Flandre, comte de Flandre de 1211 à 1233

Fils du roi de Portugal Sanche Ier (1154-1211). Époux de Jeanne de Constantinople. Ferdinand entre dans la coalition européenne dirigée par Jean Sans Terre et l’empereur Otton IV, contre le roi Philippe Auguste.

Après avoir brûlé Lille en 1213, Philippe Auguste gagne la bataille de Bouvines en 1214 contre le comte de Flandre et de Hainaut, Ferrand, et ses alliés, le roi d’Angleterre Jean sans Terre et l’empereur Otton IV de Brunswick. La Flandre n’est incorporée au domaine royal qu’en 1223 par le roi Louis VIII à son avènement. Ferrand meurt en 1233 ; Jeanne se remarie en 1237 à Thomas II de Savoie.

Maison de Savoie

.Thomas II de Savoie (1199-1259).comte de Flandre de 1237 à 1244, comte de Maurienne (1233-1259) et seigneur (1233) puis comte (1245-1259) de Piémont.

Fils du comte de Savoie Thomas Ier et de Béatrice Marguerite de Genève. Second époux de la comtesse Jeanne de Constantinople.

Maison de Constantinople

.Marguerite de Constantinople ou de Flandre ou Marguerite de Hainaut (1202-1279), comtesse de Flandre de 1244 à 1279

Fille cadette du comte Baudouin IX (Baudouin VI), elle hérite du comté de Flandre à la mort de sa sœur, la comtesse Jeanne de Constantinople. Elle épouse en juillet 1212 Bouchard d’Avesnes. Elle provoque, par sa partialité, les querelles intestines de succession déchaînées en Flandre et en Hainaut entre les enfants qu'elle avait eu de ses deux époux : Bouchard d'Avesnes et Guillaume de Dampierre. L'année même de sa mort en 1279, réconciliée avec tous ses descendants, Marguerite de Constantinople fait proclamer Jean II d'Avesnes, Comte de Hainaut et Gui de Dampierre, Comte de Flandre.

Maison de Dampierre

.Gui de Flandre (1225-1305), comte de Flandre de 1278 à 1305.

Fils de la comtesse Marguerite de Hainaut et de Guillaume II de Dampierre. Par son premier mariage en 1246 avec Mathilde de Béthune, il est seigneur de Béthune et de Termonde (1248-1264). En 1263, il a acheté le marquisat de Namur, terre d’empire ce qui le rend vassal de l’empereur. Henri V de Luxembourg avait conquis le fief de Namur, et Guy entreprend de le reconquérir. Finalement, un traité de paix réconcilie les deux ennemis : Guy épouse la fille d'Henri, à qui ce dernier cède tous ses droits sur Namur en 1297. Gui se heurte à la bourgeoisie des villes, qui se fait appuyer de façon de plus en plus directe par les rois de France Philippe III puis surtout Philippe le Bel. Celui-ci prend prétexte de la tentative de Gui de marier sa fille Philippine à Édouard d'Angleterre, fils du roi d'Angleterre, pour intervenir militairement (bataille de Furnes en 1297). Gui est emprisonné. Mais ses fils bénéficient de la réaction patriotique du peuple de Bruges acquis au Dampierre à la différence de la Bourgeoisie. Les "Klauwaert" brugeois se révoltent en 1302 au cours des Matines de Bruges, massacrant les partisans du roi puis taillent en pièce à Courtrai l'armée royale de retour en Flandre sous la conduite de Robert d'Artois, frère du roi, au cours de la bataille dite "des éperons d'or " le 11 juillet 1302. Croyant prendre sa revanche à la bataille de Mons en Pévèle en août 1304, au résultat indécis, Philippe le Bel négocie avec les Flamands, obtenant finalement les châtellenies de Lille, Douai par le traité d'Athies sur Orge du 23 juin 1305 en contrepartie de la libération de Robert de Béthune, fils de Gui de Dampierre.

Le comté de Flandre conserve son indépendance mais Philippe IV le Bel s’empare de Lille, de Douai et d’Orchies. Pour honorer une parole donnée, Gui se constitue prisonnier et meurt captif à Compiègne en juillet 1305. Mais les clauses financières du traité posent beaucoup de difficultés.

.Robert III de Flandre (1247-1322), ou Robert de Dampierre, dit Robert de Béthune (fief de sa mère Mathilde), comte de Nevers par mariage avec Yolande de Bourgogne de 1272 à 1280, comte de Flandre de 1305 à 1322.

Fils du précédent et de Mahaut de Béthune. Depuis la signature de la paix d’Athis sur Orge entre le roi Philippe le Bel et le comte de Flandre, le problème de l’exécution des clauses financières n’est pas résolu et à l’automne 1311, Robert et son fils Louis sont cités à comparaitre devant la Cour du roi. Fin décembre Louis se présente et il est arrêté mais il parvient à s’évader et à se réfugier dans la partie de son comté relevant de l’empire ou il demande l’aide de l’empereur Henri VII. Le roi Philippe le Bel est furieux et se retourne contre son père Robert qui doit se présenter devant lui en juillet 1312 à Pontoise. Philippe le Bel exige sa soumission mais accepte de renoncer à la rente impayée en contrepartie de l’abandon des châtellenies de Lille, Béthune et Douai, accord celé par le traité de Pontoise du 11 juillet 1312 et qui sera très longtemps une source de conflit. Le roi Philippe le Bel visite alors la Flandre, qu'il estime avoir fait retour à la France. Cette Flandre française occupe alors le tiers septentrional de ce qui deviendra le département du Nord. Lille est sa principale ville, mais elle compte d'autres villes importantes : Douai, Cassel, Dunkerque, Hazebrouck et Bailleul. Elle se compose de deux sous-régions : le Westhoek français et la Flandre romane. Le Westhoek français ou Flandre maritime est compris entre la Lys et la mer du Nord.

Ce territoire correspond à l'arrondissement de Dunkerque. Il peut être décomposé en trois régions naturelles : .Le Blootland (« pays nu ») ou Plaine maritime, avec les villes de Dunkerque, Bourbourg, Bergues, Hondschoot. .Le Houtland (« pays du bois »), avec les villes de Wormhout, Cassel, Hazebrouck, une partie de Bailleul. . .La plaine de la Lys avec Merville, Steenwerck. La Flandre romane ou Flandre lilloise (en néerlandais Rijsels-Vlaanderen), composée des pays de Weppes, Mélantois, Carembault, Ferrain et une partie du Pévèle, formant autrefois l'ancienne châtellenie de Lille est détachée momentanément du comté de Flandre en 1319.

.Louis Ier de Flandre (1304-1346) dit Louis de Nevers, comte de Flandre de 1322 à 1346.

Fils du comte Louis Ier de Nevers et de la comtesse Jeanne de Rethel. Il épouse en 1320 Marguerite de France (8 ans), fille de Philippe le Long. En 1322, à la mort de Robert de Béthune, il s'impose comte de Flandre, grâce à l'appui du roi de France, face à son oncle, Robert de Cassel. Préférant vivre à la Cour de France, il mécontente ses sujets livrés à des gouverneurs étrangers. Il hérite de sa mère, en 1325, du comté de Rethel. En 1328, le roi de France, Philippe VI de Valois (venu au secours du comte), bat les révoltés à Cassel. Il supprime leurs droits et confisque leurs biens au profit du comte Louis de Nevers. Le peuple et la bourgeoisie drapière menée par le Gantois, Jacques d'Artevelde, tiennent pour l'Angleterre, d'où vient la laine. Dès lors, le comte, soutenu par le roi et les villes de Flandre gallicane ou romane entre en lutte contre la Flandre flamingante et anglophile. Il est tué le 25 août 1346 à la bataille de Crécy.

.Louis II de Flandre né Louis de Dampierre (1330-1383) dit Louis de Male ou de Maele, comte de Flandre de 1346 à 1384, comte d’Artois, duc de Bourgogne et comte de Bourgogne de 1282 à 1284

Fils du comte Louis Ier et de la comtesse de Bourgogne Marguerite Ire (1310-1382). Il épouse en 1347 Marguerite de Brabant, fille de Jean III de Brabant. Louis II reprend possession de la Flandre gallicane (Lille, Douai, Orchies) en 1369, à l'occasion du mariage de sa fille, Marguerite de Flandre avec Philippe le Hardi, duc de Bourgogne réunifiant l’ensemble de la Flandre avec l’accord du roi Charles V pour obtenir l'alliance de la Flandre contre l'Angleterre. Il hérite à la mort de sa mère, le 9 mai 1382, du comté de Bourgogne (Franche Comté), du duché de Bourgogne et du comté d'Artois. Il meurt en 1384.

Maison capétienne de Bourgogne :

.Marguerite III de Flandre née Marguerite de Dampierre, dite Marguerite de Maele (1350-1405) duchesse de Bourgogne, puis comtesse de Flandre, d’Artois, de Bourgogne, Rethel et Nevers de 1384 à 1405.

Fille et héritière de Louis de Male et de Marguerite de Brabant. En 1357, à l'âge de sept ans, elle épouse en premières noces Philippe de Rouvres (1346-1361). Veuve en 1361, à l'âge de onze ans, Marguerite devient duchesse douairière de Bourgogne (1361-1369). En juin 1369, à 19 ans, elle épouse en secondes noces le duc Philippe II de Bourgogne, dit le Hardi.

.Philippe II de Bourgogne (1342-1404) dit Philippe le Hardi, duc de Bourgogne de 1364 à 1404, puis comte de Flandre, d’Artois, de Bourgogne, de Rethel et de Nevers de 1384 à 1404.

Fils du roi de France Jean II dit Jean le Bon. Duc de Bourgogne de 1364 à 1404 Par mariage avec Marguerite, il devient également de 1383 à 1404, comte de Bourgogne, comte d’Artois, comte de Flandre, comte de Nevers et comte de Rethel.

.Jean Ier de Bourgogne (1371-1419) dit Jean sans Peur, comte de Flandre de 1405 à 1419, duc de Bourgogne et comte de Bourgogne, comte d’Artois de 1404 à 1419

Fils des précédents.

.Philippe III de Bourgogne (1396-1467) dit Philippe le Bon, comte de Flandre, duc de Bourgogne et comte de Bourgogne, comte d’Artois de 1419 à 1467.

Fils du précédent.

A la suite de l'assassinat de son père, il s'engage dans l'alliance anglaise contre le roi Charles VII. Il se réconcilie avec le roi au traité d'Arras en 1435, en raison de la concurrence de la manufacture anglaise, et reçoit l'Auxerrois, le Boulonnais et des villes de la Somme (Péronne, Abbeville, Amiens, St Quentin), faisant de lui un souverain indépendant. Il pratique une politique de prestige (construction du Palais de Rihour à Lille), surveillant les agissements de Louis XI pour détruire l'œuvre du traité d'Arras.

.Charles II de Bourgogne (1433-1477) dit Charles le Téméraire, comte de Flandre de 1467 à 1477, duc de Bourgogne et comte de Bourgogne, comte d’Artois

Fils du précédent.

Le roi Louis XI suscite contre lui adversaire sur adversaire. Il meurt à Nancy en 1477.

.Marie de Bourgogne (1457-1482), comtesse de Flandre de 1477 à 1482, duchesse de Bourgogne et comtesse de Bourgogne, comtesse d’Artois

Fille unique de Charles le Téméraire. Epouse de Maximilien de Habsbourg, archiduc d’Autriche, fils de l’empereur Frédéric III de Habsbourg.

Marie apporte aux Habsbourg tout l’Etat Bourguignon à l’exception du Duché de Bourgogne que le roi Louis XI lui conteste; son époux Maximilien contrecarre les visées de l'ambitieux roi Louis XI qui s'est emparé de la Picardie, de l'Artois, du Hainaut et d'une partie de la France. Cédée à Louis XI par le traité d’Arras de 1482, la Flandre est restituée par le roi Charles VIII par la paix établie à Senlis en 1493 mais reste un fief royal.

Maison d'Habsbourg-Bourgogne

.Philippe IV le Beau (1478-1506), comte de Flandre de 1482 à 1506,

Fils de Maximilien Ier et de Marie de Bourgogne. Souverain des Etats Bourguignons, archiduc d'Autriche et par mariage avec Jeanne Ire de Castille dite Jeanne la Folle : roi de León et de Castille de 1504 à 1506.

.Charles III de Gand (1500-1558) Charles, comte de Flandre de 1519 à 1555, empereur en 1519 sous le nom de Charles Quint.

Sous le règne de Charles Quint, marqué par les guerres contre François 1er et Henri II, les comtés d’Artois et de Flandre y compris la Flandre romane sont officiellement dégagés de la suzeraineté des rois de France et du Parlement de Paris au traité de Madrid en 1526, puis incorporés au "Cercle de Bourgogne » un des cercles du Saint Empire. La paix des Dames (traité de Cambrai du 3 aout 1529) brise définitivement la vassalité médiévale du comté de Flandre par rapport à la couronne de France. Le comté devient partie intégrante de l’empire.

.Philippe V (1527-1598), comte de Flandre de 1555 à 1598,

Avec le partage en 1555-1556 par Charles Quint entre son fils Philippe le Beau, roi d’Espagne et son frère Ferdinand qui lui succède comme empereur en 1558, la Flandre comme le comté de Bourgogne sont attribuées à Philippe et passent sous souveraineté des Habsbourg d’Espagne tout en restant dans l’Empire. Les traités du Cateau-Cambrésis signés les 2 et 3 avril 1559 mettent un terme au conflit entre la France d'un côté, l'Espagne et le Saint-Empire romain germanique de l'autre. La France doit encore libérer les places qu'elle avait occupées en Flandres. Philippe quitte définitivement la Flandre pour l'Espagne en 1559. Ses successeurs n'y séjournent plus. Après la paix d'Arras en 1579, les Pays-Bas du Sud, catholiques, plus l'Artois et le Hainaut forment les " Pays-Bas catholiques ou méridionaux " et restent aux Habsbourg d'Espagne tandis que les Pays Bas du Nord, protestants, deviennent souverains sous le nom de " Provinces unies " mais continuent tous à relever de l’Empire. Par le traité de Vervins du 2 mai1598 qui confirme ceux de Cateau-Cambrésis, la France renonce à la suzeraineté sur la Flandre., Philippe fait des Pays-Bas méridionaux une principauté autonome sous le sceptre de sa fille Isabelle mariée à l'Archiduc Albert d'Autriche.

.Archiduchesse-Infante Isabelle et Archiduc Albert (1598-1621)

Leur premier soin est de conclure une "trêve de 12 ans " en 1609 avec les Provinces unies. L'autonomie des Pays Bas méridionaux prend fin à la mort, sans descendance, d'Albert en 1621 puis d'Isabelle en 1633. Le pays est replacé sous le gouvernement direct des Habsbourg d’Espagne. Richelieu s'allie alors aux Provinces Unies et projette le partage des Pays Bas méridionaux. Dès lors ces Pays-Bas méridionaux sont pris dans le tourbillon des guerres continentales au Nord par les Provinces unies et au Sud par la France (guerre de 30 ans).

A partir de 1639, les rois de France Louis XIII puis Louis XIV envahissent les Pays-Bas méridionaux et la Flandre où ils rencontrent l'hostilité générale des Flamands du sud. L'armée française prend l'avantage : Prise d'Hesdinen 1639, d'Arras en 1640, d'Aire en 1641, d'Armentières en 1645 et enfin de Dunkerque en 1646.

Par les traités de Westphalie de 1648 qui mettent fin à la guerre de trente ans l’indépendance de l’Empire est proclamée pour les Provinces Unies. En revanche les Pays Bas méridionaux restent dans l’Empire sous suzeraineté des Habsbourg d’Espagne.

A la suite de la bataille des Dunes en 1658 gagnée par Turenne, suivie du Traité des Pyrénées en 1659, la France récupère l'Artois et acquiert Gravelines et la châtellenie de Bourbourg, les deux premières villes flamandes réintégrèes au royaume de France depuis 1529.

Trois ans plus tard, le roi d'Angleterre Charles II, à court d'argent, vend à la France Dunkerque et Mardyck le 27 octobre 1662.

Après la prise de Douai et de Lille en 1667 par Louis XIV et après la bataille de Cassel en 1677 gagnée par Philippe d'Orléans, le Traité d'Aix la Chapelle en 1668 laisse Bergues, Furnes, Armentières, Douai, Lille, Menin, Courtrai et Audenarde avec leur châtellenies et dépendances (dont Comines), ainsi que Tournai et le Tournaisis, tous cédés par l'Espagne.

En 1678 : par le traité de Nimègue, la France rend à l'Espagne Audenarde et Courtrai, mais elle acquiert Ypres, Wervicq, Warneton, Poperingue, Bailleul et Cassel avec leur châtellenies et dépendances, cédées par l'Espagne.

De 1679 à 1699, dans le cadre de la politique des Réunions, la France s'empare en dehors de tout traité de diverses villes et villages flamands appartenant aux Pays-Bas méridionaux espagnols qu'elle estime être des dépendances des places qui lui ont été cédées au traité de Nimègue. Parmi ces villes et villages flamands, dont certains sont enclavés dans les territoires déjà acquis par la France et d'autres sont enclavés en territoire espagnol, on trouve notamment Merville, La Motte-aux-Bois, Templemars, Vendeville, Roulers, Lo, Watervliet et Renaix. Puis en 1699, en application du traité de Ryswick la France et l'Espagne signent à Lille le 3 décembre 1699 un traité déterminant le sort des villes et villages occupés par la France dans le cadre de la politique des Réunions, occupations que l'Espagne conteste. Par ce traité, la France rend Renaix et Watervliet à l'Espagne mais l'Espagne accepte de reconnaître la souveraineté de la France sur Merville, La Motte-aux-Bois, Templemars, Vendeville, Roulers et Lo.

En 1713 : par les traités d'Utrecht , la France cède à l'Autriche, qui hérite des Pays-Bas espagnols, les villes de Furnes, Lo, Ypres, Poperingue, Roulers et Menin avec leur dépendances, ainsi que les parties des villes de Wervicq, Comines et Warneton situées sur la rive nord de la Lys. Ces territoires cédés à l'Autriche en 1713 sont appelés la Flandre rétrocédée ou West-Flandre. La France cède aussi à l'Autriche Tournai et le Tournaisis (sauf Saint-Amand, Mortagne et leurs dépendances).

En 1754, par un arrêt du Conseil du roi du 4 août 1754, Saint-Amand, Mortagne et leurs dépendances sont détachées de la Flandre française (généralité de Lille) et rattachées à la province du Hainaut français (généralité de Valenciennes).

Par le traité des Limites signé le 16 mai 1769 à Versailles, la France et l'Autriche s'échangent des enclaves dans leurs territoires respectifs et rectifient leur frontière en certains points. En ce qui concerne la Flandre, la France cède à l'Autriche Neuve-Église, Dranoutre, et quelques terres agricoles dépendant de la paroisse de Nieppe. La France acquiert Deûlémont, Lezennes, Wannehain, Bourghelles, Sailly-lez-Lannoy, ainsi que plusieurs autres petites enclaves autrichiennes en Flandre française.

Dix ans plus tard par le second traité des Limites signé le 18 novembre 1779 à Bruxelles, la France cède à l'Autriche Westoutre, une partie du territoire du village de Leers, partie qui formera la commune de Leers-Nord en Belgique, ainsi que quelques terres agricoles le long de la frontière. L'Autriche cède aussi à la France quelques terres agricoles le long de la frontière.

Enfin par un arrêt du Conseil du roi du 25 octobre 1782, afin de rectifier et simplifier la frontière entre la Flandre française et le Hainaut français, neuf villages et hameaux du pays d'Ostrevent sont transférés de la province du Hainaut français (généralité de Valenciennes) à la province de Flandre française (généralité de Lille) : Dechy, Erchin, Férin, Flesquières (dans l'actuelle commune de Cantin), Guesnain, Lallaing, Loffre, Masny et Roucourt ; tandis que 3 villages sont transférés de la Flandre française au Hainaut français : Abscon, Erre et Marquette-en-Ostrevant.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 12:30

L'ancien ministre giscardien, Michel Poniatowski, écrivait dans son livre-testament une conclusion dont on ne voit pas quelle ligne on pourrait changer 21 ans plus tard. "Son âme, la France est en train de la perdre, non seulement à cause de la mondialisation, mais aussi, et surtout, à cause de la société à la fois pluri-ethnique et pluri-culturelle que l'on s'acharne avec de fausses idées et de vrais mensonges, à lui imposer. Si cet essai a permis à quelques-uns de mesurer devant quels périls nous nous trouvons placés, il aura déjà atteint son but. (...) Ces pages peuvent apparaître cruelles. Mais elles correspondent à un sentiment très profond. Le moment est venu de traiter énergiquement le problème de l'immigration africaine et notamment musulmane. Si tel n'est pas le cas, la France aura deux visages : celui du «cher et vieux pays» et celui du campement avancé du tiers monde africain. Si nous désirons voir les choses dégénérer ainsi, il suffit de leur laisser suivre leur cours. Le campement africain toujours plus grand, plus vaste, plus illégal, grignotera d'abord, puis rongera, avant de faire disparaître tout entier le cher vieux pays, dont la défaite sera annoncée du haut des minarets de nos nombreuses mosquées. Nos temps sont assez graves pour ne pas faire appel à de médiocres facilités politiciennes. Nous allons vers des Saint-Barthélemy si l'immigration africaine n'est pas strictement contrôlée, limitée, réduite et expurgée de ses éléments négatifs et dangereux, si un effort d'intégration ne vient pas aussi compléter cette nécessaire répression. Les mesures à prendre sont sévères et il ne faudra pas que le vieux pays frémisse de réprobation chaque fois qu'un charter rapatriera des envahisseurs illégaux. Il faut donc ainsi que ce cher vieux pays restitue à l'état sa place normale. Les libéraux l'ont affaibli, les socialistes l'ont détruit. "Où sont les grandes tâches dévolues à l'État ? La Justice, l'Armée, l'Éducation nationale, la Sécurité, la Police, notre place en Europe ? En miettes. La France est à l'abandon, est en décomposition à travers le monde. Sa recomposition est dans un retour énergique à l'unité et à la cohérence, et de la Nation et de l'État." "Si la vérité vous choque, faites en sorte qu'elle devienne acceptable, mais ne bâillonnez pas celui qui en dénonce l'absurdité, l'injustice ou l'horreur."

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 17:25
Histoire de la Bourgogne de 1363 à 1558 / Etats Bourguignons / Philippe de Habsbourg (1478-1506), duc de Bourgogne (Philippe IV) et comte palatin de Bourgogne (Franche-Comté) (Philippe VI) de 1482 à 1506, roi d’Espagne (Philippe Ier) du 12 juillet 1506 au 25 septembre 1506

Philippe Ier, roi de Castille dit également Philippe de Habsbourg ou d'Autriche, et surnommé Philippe le Beau (né le 22 juin 1478 à Bruges et mort le 25 septembre 1506 à Burgos).

Fils de l'empereur du Saint-Empire romain Maximilien Ier et de Marie, duchesse de Bourgogne, fille de Charles le Téméraire.

En 1480 naît sa sœur Marguerite d'Autriche. Le 27 mars 1482, il a quatre ans quand sa mère meurt précocement à l'âge de 25 ans d'une chute de cheval pendant une partie de chasse. Il hérite nominalement des deux Bourgognes (le comté palatin et le duché), provinces venant de sa mère, Marie de Bourgogne, et qui étaient possédées par son grand-père, Charles le Téméraire. Cependant il ne peut profiter de cet héritage car le traité d'Arras en 1482 attribue le comté et le duché de Bourgogne au roi de France Louis XI. Au traité de Senlis, en 1493, le roi de France Charles VIII rétrocède à l'Empire le seul comté palatin de Bourgogne dit Franche-Comté, pour pouvoir conquérir le Royaume de Naples. Son père Maximilien Ier est régent en son nom.

En 1496, à 18 ans, il épouse Jeanne d'Aragon dite Jeanne la Folle, la fille du roi Ferdinand II d'Aragon et de la reine Isabelle Ire de Castille.

En 1500 nait son fils Charles futur Charles Quint.

Philippe le Beau décède en 1506.

En 1507, Charles Quint confie la régence des Pays-Bas espagnols (17 provinces : duché de Brabant et de Lothier ce qui comprenait les comtés de Louvain et de Bruxelles, les abbayes de Nivelles et de Gembloux ;duché de Limbourg qui comprenait les comtés de Dalhem et comté de Fauquemont et la seigneurie de Herzogenrath, ; duché de Luxembourg ;duché de Gueldre ; comté de Flandre qui comprenait la Flandre française, soit les châtellenies de Lille, Douai, Orchies, ainsi que nominalement la ville et pays de Tournai ; comté d'Artois ; comté de Hainaut ; comté de Hollande ; comté de Zélande ; comté de Namur ; comté de Zutphen ; marquisat du Saint-Empire (ou marquisat d'Anvers) ; seigneurie de Frise ; seigneurie de Malines ; ville et pays d'Utrecht ; L'Overijssel ; La ville et pays de Groningue) à sa tante Marguerite qui en reste gouverneur jusqu'à sa mort en 1430.

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 09:09
Histoire de la Bourgogne de 1363 à 1558 / Etats Bourguignons / Philippe III dit Philippe  le Bon (1396-1467) duc de Bourgogne  et comte palatin de Bourgogne (Franche-comté), souverain des Etats Bourguignons de 1419 à 1467, souverain des Etats Bourguignons

Fils unique du duc de Bourgogne Jean sans Peur et de Marguerite de Hainaut-Bavière, fille du duc Albert de Bavière, comte-régnant de Hainaut, de Hollande et de Zélande.

Philippe le Bon va réunir le plus grand nombre de principautés par une politique opportuniste tirant profit de la mort de ses cousins brabançons puis de la stérilité de sa double cousine germaine Jacqueline de Bavière. Emprisonnée, elle doit le nommer régent (traité de Delft du 3 juillet 1428) puis héritier de ses seigneuries ou comtés : Hainaut, Hollande, Zélande et Frise. Il avait déjà étendu ses possessions en achetant le comté de Namur en 1421.

Il épouse en 1430 Isabelle du Portugal. A cette occasion, il crée à Bruges l’ ordre de la Toison d’or, ordre de chevalerie

À la mort le 4 août 1430 de son cousin germain Philippe de Saint-Pol, duc de Brabant qui ne laisse pas d'héritier direct, Philippe peut régulièrement ajouter à la liste de ses titres ceux de duc de Lothier, de Brabant, de Limbourg et de marquis du Saint-Empire.

Pour achever d'augmenter son influence, Philippe fait élire ses frères naturels et ses propres bâtards aux évêchés de Cambrai et d'Utrecht. Philippe le Bon obtient en contrepartie de sa réconciliation avec le roi de France les villes de la Somme, les comtés de Ponthieu et de Boulogne, plusieurs des seigneuries en Champagne et surtout une dispense d'hommage au roi de France ce qui n’en fait plus un vassal alors qu’il reste vassal de l’empereur pour ses possessions relevant de l’empire.

Par héritage et mariage, il règne de la Picardie à l'Alsace et de la Suisse au nord des Pays-Bas...

En 1440, Frédéric V de Habsbourg est élu roi des Romains.

Le 10 janvier 1442, Philippe le Bon se fait reconnaître par sa tante Élisabeth de Goerlitz, duchesse de Luxembourg, comme son légataire universel et finit par prendre possession du duché en décembre 1443.

Frédéric V de Habsbourg devient empereur sous le nom de Frédéric III en 1452. Les prémisses des ambitions royales des ducs de Bourgogne apparaissent au milieu de son règne à l' initiative de Frédéric III. En effet en 1447, son chancelier Gaspar Schlik est délégué auprès de Philippe pour lui proposer d'ériger au choix deux de ses seigneuries en royaume. Ériger l'une de ses possessions en royaume ne satisfait guère le duc de Bourgogne : son souhait est qu'on rassemble sous une même couronne l'ensemble de ses pays de par-deçà situés dans la mouvance du Saint Empire afin de convertir la pluralité de pouvoirs locaux qu'il exerçait en une monarchie unifiée. Philippe décline donc l'offre. En 1460, Philippe délègue un de ses fidèles, Antoine Haneron, auprès de l'empereur pour lui rappeler qu'il exista jadis, entre le Rhin et le royaume de France, un royaume nommé Lotharingie, qui incluait les évêchés de Mayence, Trèves, Cologne, Metz, Toul, Verdun, Cambrai, Liège et Utrecht. Ni la Franche-Comté, terre relevant du Saint Empire mais trop éloignée, ni les terres du ressort de la couronne de France (Flandre, Artois, Bourgogne ducale) n'étaient concernées par ce projet. Cependant, le projet n'aboutit pas.

Le 17 février de cette année 1454, au cours d’un banquet, Philippe le Bon forme le vœu que, si le roi de France décide de prendre la croix, ou d’envoyer une armée commandée par un prince du royaume contre les Turcs, ou si un autre prince chrétien part avec une armée suffisante, et si les pays dont il a la charge ne sont pas menacés, alors il partira se battre. En avril de la même année, Philippe quitte son duché pour assister à la Diète impériale de Ratisbonne convoquée par Frédéric III, où le Reichstag doit élaborer un plan de croisade. Mais l’empereur n’assiste pas à la Diète, ce qui choque tous les participants, et une autre Diète est décidée pour l’automne, à Francfort. Cette fois, Philippe ne pouvant faire le déplacement, envoie des ambassadeurs. À Francfort, l’empereur est représenté par l’humaniste Enea Silvio Piccolomini, ardent défenseur d’une croisade contre les Ottomans, qui raconte que les princes du Saint-Empire se plaignaient constamment de l’empereur, du pape et de la Curie.

Le 15 juin 1467, Philippe le Bon s'éteint à Bruges à l'âge de 71 ans.

Son fils Charles le Téméraire hérite du duché de Bourgogne, comme de tous les autres titres et fiefs burgundo-flamands de son père, devenant ainsi le nouveau souverain de l'État bourguignon.

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 16:40
Histoire de la Bourgogne de 1363 à 1558 / Etats Bourguignons/ Jean sans Peur (1371 - 1419) duc de Bourgogne et comte palatin de Bourgogne (Franche-comté) de 1404 à 1419

Fils de Philippe II dit le Hardi. Jean Ier de Bourgogne, dit « Jean sans Peur », est duc de Bourgogne, comte de Flandre, d'Artois et de Charolais, comte palatin de Bourgogne, seigneur de Mâcon, Chalon et autres lieux.

Au sein du royaume de France, il ne bénéficie pas du rôle de premier plan que jouait son père au Conseil royal en tant qu'oncle du roi. Jean n’est que le cousin de Charles VI. Celui-ci connaissait depuis 1392 des crises de folie intermittentes et sa cour devint le lieu de toutes les intrigues entre les princes.

Le 21 mars 1405, sa mère Isabeau de Bavière meurt. Jean prend alors possession du comté de Flandre, du d'Artois et du comté de Bourgogne, devenant par là même aussi puissant que son père. Jean consolide les bases de ce qui deviendra l'État bourguignon, continuant ainsi la politique que son père avait initiée.

En 1407, Jean sans Peur fait assassiner le frère du roi Louis d’Orléans, son rival ; Jean avait besoin des finances royales pour développer sa principauté et ses intérêts se heurtaient à ceux du prince Louis. En commanditant le meurtre de son cousin, le duc de Bourgogne entraîne la France dans la guerre civile entre les factions bourguignonne et armagnac (celle-ci cherchant à venger Orléans), pendant laquelle elles se disputent la capitale et la régence. Ces troubles, conjugués avec ses tractations menées avec l’Angleterre d’Henri V, contribuent à relancer la guerre de Cent Ans.

En 1419, alors qu'il tente une énième réconciliation avec les Armagnacs pour tenter de parer l'offensive anglaise, Jean sans Peur est à son tour assassiné.

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 16:24
Histoire de la Bourgogne de 1363 à 1558 / Etats Bourguignons/ Philippe le Hardi (1342 - 1404) duc de Bourgogne  et comte palatin de Bourgogne (Franche-Comté) de 1363 à 1404 Philippe II de Bourgogne (1322-1404), dit « Philippe le Hardi »,

Philippe, est le quatrième et dernier fils du roi Jean II de France dit « Jean le Bon », et de Bonne (Guta) Bonne de Luxembourg, sœur ainée de l’empereur Charles IV de Luxembourg .

En 888, Rodolphe, comte d'Auxerre, de la famille des Welf, s'était fait proclamer roi d'un deuxième royaume de Bourgogne qui dès 1016 avait perdu , ¨par rapport au royaume burgonde crée en 443 et annexé par Clovis en 534, le territoire de ce qui allait devenir le duché de Bourgogne mais regagné en 934 celui de la Provence. En 1032, ce royaume de Bourgogne-Provence qui comprenait le comté palatin de Bourgogne dit Franche-Comté, était intégré à l'empire romain germanique restauré par Otton le Grand en 962.

Par un acte daté du 6 septembre 1363, le roi fait de son fils Philippe le duc de Bourgogne.

En 1369, Philippe le Hardi, épouse la comtesse Marguerite III de Flandre (fille unique et héritière du richissime et puissant comte de Flandre Louis de Male, en même temps que veuve, depuis l'âge de 11 ans, du duc Philippe Ier de Bourgogne. Le Comté de Flandre est alors une des régions les plus riches de l'Europe. Mais Marguerite apporte également l'Artois, limitrophe de la Flandre, Rethel et surtout les deux très vastes fiefs qui jouxtent le duché de son mari : le comté de Nevers et celui de Bourgogne (Franche-Comté). Elle est en outre la seule héritière de sa propre tante Jeanne de Brabant, duchesse de Brabant et de Limbourg. Philippe, premier pair de France et donc vassal du roi, devient en même temps vassal de l’empereur pour les fiefs d’empire qu’il détient avec son épouse. En 1370, il se pare des titres de « Duc de Bourgogne, comte de Flandre et d'Artois, comte palatin de Bourgogne, comte de Nevers, de Rethel, d'Étampes, de Gien, de Charolais, seigneur de Salins et de Malines ».

En 1378, l'empereur Charles IV de Luxembourg se fait couronner à Arles roi d'un royaume de Bourgogne-Provence qui, aprés le rattachement des comtés de Lyonnais, de Forez, du Vivarais, du Dauphiné et de la Provence, ne comporte plus que les comté de Bourgogne et de Savoie (encore qu'en 1362, ce comté de Savoie ait été rattaché directement à l'empire)

De son union avec Marguerite de Male, Philippe a dix enfants, dont quatre filles et trois garçons qui atteindront l'âge adulte. Un lien plus étroit avec l'Empire lui permettrait d'assurer sa position. En 1385, son premier fils Jean sans Peur se marie à Marguerite de Bavière, et sa fille Marguerite de Bourgogne épouse Guillaume IV de Hainaut, le premier fils d'Albert de Hainaut, régent des comtés de Hainaut, Hollande et Zélande.

En 1387, Philippe refuse de tenir sa promesse faite à son frère Charles V au moment de son mariage, de restituer les châtellenies de Lille, de Douai et d'Orchies en faisant valoir que son mariage, subordonné à ce don, a été conclu dans l'intérêt de la France. En 1390, avec la dot de Marguerite de Bavière, il fait l'acquisition, moyennant soixante mille francs d'or, du comté de Charolais appartenant à la maison d'Armagnac. Ce comté est par la suite attribué à son fils Jean sans Peur

Philippe entend également nouer alliance avec l'Autriche des Habsbourg. En 1392, il donne la main de sa fille Catherine de Bourgogne au futur duc d'Autriche Léopold IV de Habsbourg « Cette première union de la Maison de Habsbourg et de la maison de Bourgogne marque le point de départ d'une politique de pénétration bourguignonne » en terres d'Empire. Le duc tisse aussi des liens matrimoniaux avec la Maison de Savoie, vassale de l’empire : en 1401, Marie de Bourgogne se marie au comte de Savoie Amédée VIII qui sera fait duc en 1416 par l’empereur Sigismond de Luxembourg.

Enfin, en 1402, le duc s'assure également, de la même manière : par l'union matrimoniale, les terres du Luxembourg. Il unit son fils Antoine avec Jeanne de Luxembourg, fille du plus puissant seigneur de Picardie. Ces liens permettent à la principauté de Bourgogne de développer son influence en Picardie. Même en dehors de sa politique d'expansion matrimoniale, le duc Philippe agrandit le territoire de la principauté.

Au printemps 1404, Philippe se rend à Bruxelles pour y recevoir le gouvernement du duché de Brabant. Il tombe rapidement malade et décide de rejoindre la Flandre. Lors d'une halte à Hal, Philippe le Hardi meurt, le 27 avril 1404.

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 13:10
Histoire de la Bourgogne de 1363 à 1558 / Etats Bourguignons / duc de Bourgogne et comte palatin de Bourgogne ( Franche-comté)  Charles le Téméraire (1433-1477) / empereur Frédéric III de Habsbourg (1415-1493)

A la mort de son père en 1467, le duc de Bourgogne Philippe le Bon, Charles dit le Téméraire devient duc.

Charles se trouve à la tête d’une véritable principauté et rêve de restaurer pas tant un royaume de Bourgogne-Provence mais plus un royaume de Bourgogne-Lorraine comprenant pour l’essentiel le duché de Bourgogne, terre dépendant du royaume de France et les duché de Lorraine dans son ancienne plus grande extension, duché de Luxembourg et comté de Bourgogne , Besançon fief d’empire qui déborde sur la Suisse Occidentale région ou les ducs de Savoie possèdent les Etats de Vaud depuis 1250, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et une partie de l’Alsace.

Battu par ses vassaux confédérés suisses, le duc Sigismond de Habsbourg est contraint de signer la paix avec eux et accepte par le traité de Walshut de 1468 de leur verser une indemnité de guerre de 10 000 florins en donnant en garantie Walshut et la Forêt- Noire. Et pour trouver cette somme il s’adresse à Louis XI qui sournoisement alors refuse de lui prêter cette somme lui conseillant de s’adresser à « son cher cousin de Bourgogne », le duc Charles.

Par le traité de Saint Omer de 1469, Charles le Téméraire, sollicitédonc par Sigismond, accepte de lui prêter mais avec comme garantie non seulement les terres engagées au profit des Confédérés suisses mais en plus les villes de Laufenbourg, Rheinfelden, Seckingen et Brisach avec le landgraviat de Haute Alsace et le comté de Ferrette et une alliance contre les Confédérés.Pour Louis XI la signature du traité de Saint Omer est l’occasion rêvée de sonner l’alarme chez les Confédérés des huit cantons suisses qui s’empressent dès le 13 aout 1470 de signer avec lui un accord de neutralité prévoyant notamment que « les deux parties ne pourraient point donner comme l’ennemi des deux Etats aucune aide ni secours au préjudice de l’autre ».

En novembre 1471, Charles le Téméraire se déclare totalement affranchi de la suzeraineté du roi de France.alors que son père Philippe le Bon ne lui devait déjà plus l'hommage.

En juillet 1473, à la mort du duc Nicolas de Lorraine, le duc de Lorraine René II lui succède ; il a une réelle admiration pour Charles le Téméraire ; en outre il ne peut guère s’appuyer sur Louis XI qui a conclu une trêve avec le duc de Bourgogne et surtout occupé son duché de Bar pour mieux contrôler les liaisons entre la Bourgogne et les Flandres. Il conclut à Trèves avec Charles le Téméraire le 15 octobre 1473 un traité par lequel ils s’engagent à ne pas entrer dans une alliance avec Louis XI et à autoriser le passage de leurs troupes sur leurs territoires.

Puis Charles le Téméraire se met à négocier avec l’empereur Frédéric III de Habsbourg la couronne de Bourgogne-Provence en vue pourquoi pas de recueillir la dignité impériale élective. Dans cette perspective, il promet à l’empereur Frédéric III de Habsbourg de marier son fils Maximilien de Habsbourg à sa fille unique Marie de Bourgogne. Charles devant succéder à Frédéric et Maximilien son futur gendre à Charles. Charles est à la tête de l'État bourguignon composé du duché et du comté de Bourgogne (Franche Comté) du comté de Flandre, du Boulonnais, du duché de Brabant, du comté de Limbourg, de celui de Namur, de celui de Hainaut, de Hollande, de Zélande et de la Frise, de la Picardie, des duchés de Luxembourg et de Gueldre. L'empereur accepte de faire entrer dans la souveraineté de ce royaume de Bourgogne le duché de Lorraine, le duché de Savoie (qui inclue alors le Piémont, la Bresse, le Bugey, l'ouest de l'actuelle Suisse, avec Genève et Lausanne), le duché de Clèves, les évêchés d'Utrecht, Liège, Toul et Verdun, les ducs de Savoie, de Lorraine, ducs de Clèves et les quatre évêques devenant les vassaux du roi de Bourgogne. Charles exige également la souveraineté de la Bourgogne sur les cantons suisses. Charles renonce à être nommé roi des romains et donc à succéder à Frédéric III dans la dignité impériale mais doit être nommé à la tête d’un royaume à créer ou recréer (la couronne du royaume de Bourgogne-Provence est déjà pratiquement tombée en désuétude).

Mais l'empereur rompt les pourparlers la veille même du couronnement et s'enfuit nuitamment à cheval puis en barque sur la Moselle avec son fils Maximilien qui, dans le cadre de l'accord, doit épouser Marie de Bourgogne. Charles furieux décide de défier l’empereur Frédéric III en réinstallant le Prince-évêque de Cologne, un des grands électeurs, chassé de sa ville par son peuple ; puis le 16 décembre 1473, il fait une entrée fracassante à Nancy à côté du duc de Lorraine René II.

Et en janvier 1474, de retour à Dijon, Charles informe une assemblée de nobles et de prélats de son intention de restaurer le royaume de Bourgogne en s’exprimant comme suit, faisant référence au royaume burgonde de Gondebaud et au deuxième royaume de Bourgogne-Provence des Rodolphiens : « L’ancien royaume de Bourgogne que ceux de France ont longtemps usurpé et d’icelui fait un duché, ce que tous les sujets doivent bien avoir à regret ».

Le 10 janvier 1474 à Paris, le traité de 1470 entre le roi de France et les Confédérés se transforme en véritable traité d’alliance offensive contre Charles. Pour que la plus grande tragédie du XVème siècle dont Louis XI, le roi le plus retors de France, est à l’origine, il ne reste plus qu’à concilier les inconciliables en établissant la paix entre le duc d’Autriche Sigismond et ses vassaux confédérés. Dès le 21 janvier 1474, la Diète suisse assemblée à Lucerne apprend que les offres de médiation de Louis XI sont favorablement accueillies par Sigismond. En Alsace, le bailli de Charles Téméraire, Pierre de Hagenbach, instaure plusieurs mesures commerciales et économiques qui inquiètent les villes rhénanes. En effet, Hagenbach interdit le commerce de grains avec elles, ce qui force Bâle et Strasbourg à solliciter l’aide de Berne, qui possède alors une grande puissance militaire. Berne est alliée à Mulhouse, qui endure elle aussi des troubles de la part du bailli bourguignon. Une ligue appelée « Ligue Alémanique » se forme entre les quatre villes suivantes : Berne, Bâle, Strasbourg, et Mulhouse. Cependant, Sigismond, insatisfait du Téméraire (son allié), car il refuse de déclarer pour son compte la guerre à ses vassaux Confédérés se résigne donc à négocier la paix avec ces derniers, le 30 mars 1474 à Constance. Habilement manœuvrées par Louis XI, grâce aux bons offices de son autre conseiller Nicolas de Diesbach, avoyer de Berne, les villes de Basse Union d’Alsace, Strasbourg, Bâle, et leurs évêques ainsi que Colmar et Sélestat signent donc le 31 mars le « traité de Basse Union avec Soleure et les Confédérés suisses des huit cantons. Les Confédérés libérés de tous soucis à l’Est vont pouvoir se retourner contre le puissant duc Charles dont ils convoitent la Franche-Comté dispensant Louis XI de mettre fin par les armes à l’indépendance de son vassal (pour le duché de Bourgogne). En même temps que le « traité de Basse-Union », Sigismond, les villes alsaciennes ainsi que les Confédérés, préparent durant les mois de mars et avril 1474 un projet de « Paix perpétuelle ». C’est ainsi qu’une ligue se met en place, menée par Lucerne, Bâle, Strasbourg et Berne, et prépare la guerre contre Charles le Téméraire. Le duc d’Autriche Sigismond de Habsbourg signe ce traité de Basse-Union à Constance le 6 avril 1474 : les villes avancent 76 000 florins au duc, que celui-ci doit rembourser à Charles lui permettant d’exiger la restitution des villes et territoires de la Haute-Alsace, hypothéquées au profit du duc de Bourgogne et Sigismond accepte de mettre un terme à la vassalité de la Confédération par rapport à son duché d’Autriche (mais elle reste toutefois partie de l’empire avec l’immédiateté). Charles ne restituant pas à Sigismond ses villes et territoires, les villes de la Basse Union d’Alsace lui déclarent la guerre. Sans qu'il y ait de rapport de cause à effet, le 11 avril 1474, Pierre de Hagenbach est arrêté à Brisach et exécuté le 9 mai par les alliés des Confédérés (les alliés rhénans), à la suite de révoltes parmi ses troupes. Cet événement marque le début des guerres dites de Bourgognes qui vont embraser pendant trois ans les territoires de l’empire relevant non seulement du Royaume de Bourgogne-Provence ( Franche-Comté et toute la Suisse Occidentale avec les territoires relevant de la Savoie, Genève, Vaud mais aussi le Valais, Fribourg, Neuchâtel, Berne, Soleure, Bâle ….) mais également ceux relevant de l’ancien Royaume de Lotharingie avec l’Alsace, la Lorraine, le Luxembourg, le Palatinat… le duc de Bourgogne Charles le Téméraire et son allié la duchesse de Savoie Yolande aux Confédérés suisses, aux Valaisans, et leurs alliés les villes de la Basse Union d’Alsace, puis au duc de Lorraine René II, et également à l’empereur Frédéric III, au duc d’Autriche Sigismond et au roi Louis XI. Charles le Téméraire de son côté ne décide pas aussitôt de mater les villes de Basse Alsace mais engage le 31 juillet 1474 le siège de Neuss dans l’optique de conquérir Cologne avec l’aide pour moitié de troupes que lui a fournies le duc de Milan Galazeo-Maria Sforza , et son autre alliée la duchesse Yolande de Savoie (pourtant sœur de Louis XI) qui parient sur Charles plutôt que sur Louis ( un commerce intense s’est développé entre le Nord de l’Italie et les Flandres et les banquiers Lombards se sont installés dans toutes les villes commerçantes situées entre ces deux régions).

A la mi-novembre 1474, les Confédérés suisses, qui ont envahi la Franche-Comté, infligent à Héricourt une défaite sévère au comte de Savoie-Romont et au Maréchal de Bourgogne. En fin d’année, l’empereur Frédéric III est attaqué en Rhénanie par Charles le Téméraire mais la pluie et la maladie décime les troupes bourguignonnes. Berne qui veut empêcher Charles de recevoir des renforts du duc de Milan dans les Etats de Vaud savoyards passe une alliance avec le prince-évêque du Valais Walter Superxaso. Le roi de France Louis XI voit avec joie son rival s'enliser dans l'imbroglio allemand ; il signe un traité d'alliance avec le duc René de Lorraine et les Suisses qui, les uns et les autres, se sentent menacés ; il ne ménage ni son or, ni sa peine. Les trêves entre la France et la Bourgogne expirent le ler mai 1475 ; début mai 1475, le roi Louis XI envahit le duché de Bourgogne, la Picardie, le comté de Nevers et les confédérés suisses retraversent le Jura pour envahir le comté de Bourgogne (Franche-Comté). Le duc de Lorraine René II change de camp et attaque le Luxembourg.

Charles le Téméraire qui s'obstine au siège de Neuss, envoie à ses officiers, affolés, le comte Nicolas de Montforte, comte de Campobasso, seigneur de Commercy, son condottière italien. A la mi-juin les troupes anglaises débarquent à Calais ce qui oblige Louis XI à maintenir d’importantes troupes dans le nord de la Normandie. Et déshonorant sa promesse d’envoyer une armée de 20 000 hommes en Rhénanie, il préfère contre-attaquer plutôt en Picardie et en Artois. Simultanément, il exhorte le duc d’Autriche Sigismond, la ville de Strasbourg et les cantons suisses à faire la paix entre eux. Le duc Sigismond, avec l’aide des Suisses reprend par la force le comté de Ferrette au sud de l’Alsace qu’il avait dû donner en gage à Charles le Téméraire. Celui-ci, après un an de siège infructueux finit par lever le 27 juin 1475 le siège de Neuss pour faire face en Picardie aux Français après s’être résigné à signer une trêve avec l’empereur Frédéric.

Charles le Téméraire signe ensuite avec son beau-frère le roi Edouard IV d’Angleterre, qui maintient ses prétentions sur la couronne de France, un traité le 25 juillet 1475 par lequel Charles le reconnait roi de France sans le duché de Bourgogne, la Picardie et la Flandre. En pleine campagne contre les Anglais, Louis XI cherche à négocier avec Edouard IV un traité dès la mi-août 1475 ce qui rend furieux Charles venu le rejoindre à son camp. Malgré les insultes de Charles, Edouard signe avec Louis à Picquigny le 29 aout 1475 un traité au terme duquel il achète à prix d’or le départ des Anglais qui, dès le 4 septembre repassent la Manche. Puis Louis XI persuade les Suisses qu’ils ne peuvent éviter le conflit avec Charles. Au terme d’un nouveau traité du 26 octobre 1475 il s’engage à leur régler une pension annuelle de 2000 écus s’ils déclarent la guerre à Charles sans s’engager lui à intervenir sauf extrême nécessité. Les Suisses déclarent immédiatement la guerre. En octobre 1475, les Bernois envahissent les Etats de Vaud savoyards tandis que le prince-évêque du Valais Walter Supersaxo avec ses troupes des Sept dizains du Haut Valais pénètrent elles-aussi sur le territoire de Conthey près de Sion qui appartient également à la Savoie. Yolande, la régente de Savoie pendant la minorité du petit duc Philibert, appelle à l’aide le duc de Milan et le prince-évêque de Genève Louis de Savoie accoure avec des troupes et se réfugie dans le château de Conthey. Pierre de Gingins lève ses vassaux et Jean de Gingins, nommé par Yolande, capitaine général de Savoie marche à leur secours. Il chasse devant lui 4 000 Haut Valaisans qui tentent de défendre Martigny puis met le siège devant Sion. Mais 3 à 4 000 Bernois et Soleurois débouchent à l’improviste par le col du Sanetch le prennent à revers et le défont le 13 novembre 1475 et repoussent ses hommes jusqu’au défilé de Saint Maurice. 142 Ce même 13 Novembre 1475, les confédérés battent les troupes bourguignonnes venues au secours d’Héricourt que les confédérés sont venus assiéger. Charles a rejoint pendant ce temps son armée dans le Luxembourg et depuis là envahit la Lorraine dont la capitale Nancy est prise le 24 novembre 1475. Charles s’y fait proclamer duc de Lorraine. Dès le 4 janvier, Charles quitte Nancy pour aller s’opposer aux Confédérés ; il arrive à Besançon le 22 janvier 1476 tandis que Berne et les Confédérés s’occupent de rassembler en hâte de nouvelles troupes. Le 12 février 1476, Charles franchit le Jura et établit son quartier général à Orbe dans les Etats de Vaud savoyards et trois jours plus tard il prend le château de Grandson, dont il fait exécuter la garnison, puis il poursuit son avance face aux Confédérés suisses mais ceux-ci par une manœuvre de surprise mettent en déroute les troupes bourguignonnes qui fuient en direction de Genève ou du Jura. Charles reprend le chemin de la Franche Comté. Louis XI se met aussitôt en route avec ses troupes pour Lyon, alors porte de la Savoie et adresse aussitôt ses félicitations à l’avoyer de Berne qui ne s’en contente pas et réclame à Louis de prendre part à leur lutte. Celui-ci leur répond que n’ayant pas réussi à pousser plus avant en territoire savoyard (Etats de Vaud), il n’a pas eu la capacité d’envoyer ses troupes les rejoindre mais promet de le faire s’ils poursuivent leur lutte et de verser à leurs chefs des pensions. Dans le même temps la duchesse de Savoie Yolande, le duc de Milan Galazzeo-Maria Sforza, et le duc de Lorraine René, troublés par la victoire des Suisses, reprennent contact avec Louis XI. René consent rapidement à rompre ses liens avec le Téméraire en échange d’une généreuse pension. Onze jours après sa défaite, Charles repasse le Jura pour établir son camp à Lausanne en territoire savoyard ; le 27 mai, il quitte Lausanne en direction de la place forte bernoise de Morat et le 18 juin il parvient à ouvrir une brèche dans les fortifications du château. Mais les confédérés alliés désormais au duc de Lorraine René II arrivent et remportent une nouvelle victoire le 20 juin 1476 forçant Charles à se retirer sur Morge puis à Gex. Deux jours plus tard, Louis XI dépêche des troupes sur la frontière de Savoie pour montrer à sa sœur la duchesse de Savoie Yolande qu’il est prêt à la défendre si besoin contre les appétits des Bernois pour le cas où ils viendraient à envahir ses états de Vaud. 1 43 Charles, craignant que la duchesse de Savoie le lâche, prend en garantie son fils Philibert, le petit duc de Savoie, qui parvient à s’échapper ; Yolande est alors mise en résidence surveillée avec ses autres enfants. Le duc de Milan lâche lui aussi Charles ce que Louis s’empresse de faire savoir. Désormais l’empereur Frédéric III et ses vassaux les Confédérés suisses, les Alsaciens de Basse Union, apportent leur soutien militaire au duc René II de Lorraine et le 1er février 1477 marchent sur Nancy défendue par une armée découragée. Charles le Téméraire meurt dans la bataille le 5 janvier 1477. Il laisse en héritage à sa fille unique Marie toutes les possessions accumulées par les ducs de Bourgogne depuis Philippe le Hardi. Mais Louis XI n’entend pas laisser Marie conserver tout cet héritage. Quelques temps avant sa mort, Charles le Téméraire, a renouvelé sa promesse de marier sa fille unique et seule héritière Marie de Bourgogne à Maximilien de Habsbourg, fils de l’empereur Frédéric III, ce qu’elle fait, (devenant la grand-mère du futur empereur Charles Quint) Cette année 1477 voit donc commencer la Guerre de Succession de Bourgogne qui va durer jusqu’en 1482. Louis XI, enfin débarrassé de son puissant rival, entreprend aussitôt de travailler au démantèlement et à la récupération de la plus grande partie possible des États bourguignons. À cette fin, il lance ses troupes à la conquête des deux Bourgogne (duché et comté) et des Pays-Bas bourguignons. Il argue simultanément de la masculinité du titre et de la préservation des droits de la duchesse dont il est le parrain. Au nom du roi, Charles d’Amboise entre le 12 janvier à Dijon et publie les lettres du roi datées du 5, rappelant aux habitants qu’ils étaient du royaume de France. Marie de Bourgogne réplique en écrivant aux habitants du duché le 23 janvier 1477 qu’elle n’a pas besoin de protection et que le duché n’est pas un apanage, le duché ayant été par deux fois donné à un fils de France par les rois Robert II puis Jean II. Marie rappelle également que les acquisitions de ses prédécesseurs, l’Auxerrois, le Charolais, le Mâconnais, n’avaient pas été à charge de succession masculine. Les Bourguignons, cependant satisfaits des annonces du roi qui proclamait une amnistie et l’abolition des impôts créés par le Téméraire, se déclarent fidèles sujets du roi. Le roi a la grande habileté d’ajouter à ce qu’il avait promis en créant le 18 mars 1477 un parlement de Bourgogne. Il y eut une révolte en 1477 mais elle fut écrasée brutalement Le roi s’empare également par la conquête de la Franche-Comté bien que celle-ci fut terre d'empire et non du royaume : les résistances y furent plus vives mais elles furent vaincues et cessèrent en 1481.

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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 12:17
Histoire de la Bourgogne de 1363 à 1558 / Etats Bourguignons / duchesse de Bourgogne et comtesse palatine de Bourgogne (Franche-comté)  Marie (1457- 1482) / empereur Maximilien Ier de Habsbourg (1459- 1519) / princesse de Bourgogne et archiduchesse d'Autriche Marguerite de Habsbourg (1480-1530)     )

Maximilien de Habsbourg, archiduc d’Autriche, fils de l’empereur Frédéric III, épouse en 1477 Marie de Bourgogne, fille unique du Duc de Bourgogne, Charles le Téméraire.

Par ce mariage, Maximilien règne dès 1477 directement, sur les Pays-Bas bourguignons donc sur les territoires qui deviendront un jour français : la comté de Bourgogne (Franche-Comté), la partie du Luxembourg français, la Picardie, l’Artois et la Flandre, le Vermandois (occupés jusqu’au traité de Senlis par la France) et le Sundgau alsacien ainsi qu’indirectement comme empereur à partir de 1493 sur les duchés de Lorraine et de Savoie (dont la Bresse, le Bugey, le Valromey et le Pays de Gex), les évêchés de Cambrai, Toul, Metz, Verdun, Strasbourg et Besançon.

Par ce mariage, également, les Habsbourg reprennent l'Ordre de Chevalerie de la Toison d'Or crée par le duc de Bourgogne Philippe le Bon.

Marguerite d’Autriche, fille de Maximilien et de Marie nait à Bruxelles le 10 janvier 1480, peu avant René d’Anjou. Le roi Louis XI, fils du roi Charles VII et de Marie d’Anjou estime être l’héritier des droits de la Maison d'Anjou sur Naples et la Sicile à la mort de René d’Anjou, duc d’Anjou (fief royal), duc de Bar, duc de Lorraine, comte de Provence (fiefs d’empire) et roi de Naples (fief papal). Faute d'avoir pu intenter un procès posthume au Téméraire pour lèse-majesté, et ainsi pouvoir recouvrer l'ensemble de ses fiefs mouvants de la couronne par voie juridique, Louis XI voit dans la mort de Marie de Bourgogne l'occasion de réaliser cet objectif par la force et la ruse. Au mépris des droits de Marie de Bourgogne, seule héritière du duc et sa propre filleule, Louis XI, quoique battu à Guinegatte (1479), s’empare de la Picardie, du Boulonnais, du duché de Bourgogne, de l’Artois et de la Franche-Comté. En position de force, il légalise par le traité d’Arras du 23 décembre 1482 son occupation en imposant le mariage de l'archiduchesse Marguerite, fille de Maximilien et de Marie de Bourgogne avec son propre fils, le dauphin Charles. La fiancée, en bas-âge, sera livrée à la France avec pour dot l'ensemble des terres bourguignonnes occupées par la France. Les comtés d'Artois, d'Auxerre de Bourgogne, de Charolais, de Mâcon, la châtellenie de Bar-sur-Seine et les seigneuries de Château-Chinon, de Chaussin, de Laperrière, de Noyers et de Salins sont donc appelés à rejoindre le domaine royal à l'avènement de Charles VIII. Le duché de Bourgogne et les villes de la Somme (Picardie) ne sont pas évoqués par le traité. Le reste des Flandres, duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, comtés de Flandre, de Hainaut, de Namur, de Hollande et de Zélande, sont garantis à l'archiduc Philippe le Beau, à condition toutefois que ce dernier fasse hommage au roi de France pour le comté de Flandre, comté mouvant de la couronne. Le roi rappelle enfin son droit à racheter la Flandre gallicante (villes et châtellenies de Lille, Douai et Orchies), ainsi que le Tournaisis. Si toutefois le mariage devait être annulé avant la majorité des époux par la France, ou si le couple devait rester sans enfants, il est prévu que la dot de Marguerite ferait retour à son frère Philippe le Beau ou à ses descendants, sous réserve, encore une fois, de l'hommage au roi de France pour les terres mouvantes de la couronne. En 1483, Marguerite quitte donc les Flandres pour être livrée au roi de France. Le mariage est célébrée à Amboise le 23 juin 1483 mais deux mois plus tard Louis XI meurt de sorte qu’épouse de Charles VIII Marguerite se retrouve reine de France sous la tutelle d’Anne de Beaujeu. Mais le roi la répudie pour épouser Anne de Bretagne et Marguerite meurtrie, gagne alors les Pays Bas ou l’attend Marguerite d’York la veuve de son grand-père Charles le Téméraire. Son père Maximilien négocie alors deux mariages, celui de son fils Philippe avec Jeanne de Castille et celui de Marguerite avec Jean de Castille, héritier des royaumes de Castille et d’Aragon. En 1484, le nouveau roi de France Charles VIII se contente d’abord de ne signer avec la Confédération Suisse des Huit cantons qu’un simple traité d’amitié. Mais l’empereur Frédéric III de Habsbourg se voit contraint de leur faire des concessions ; en 1487, les confédérés suisses obtiennent de lui par négociation qu’il garantisse leur indépendance, leurs droits et privilèges par un traité de « Politique Perpétuelle » signé à Constance. De leur côté, les Confédérés suisses s’engagent à « agir en tout comme sujets du roi des Romains et du Saint Empire romain germanique ». Chacun des huit cantons de la Confédération a alors un parti pro roi de France et un parti pro-Habsbourg ; ceux du centre sont plutôt partisans du roi de France, ceux de Berne et de Zurich, les plus puissants restent pour les Habsbourg. Le roi Charles VIII se lance dans d'importantes recherches dans les archives pour prouver le bien-fondé des prétentions depuis son père à succéder à la Maison d’Anjou notamment sur le Royaume de Naples qu’elle a perdu depuis 1442. Mais en 1486, certains barons du royaume de Naples, restés fidèles aux Angevins, se révoltent. Vaincus ils se réfugient en France. Le 23 mai 1493, le traité de Senlis règle la succession de Charles le Téméraire, entre le royaume de France et la maison de Habsbourg, héritière des ducs Valois de Bourgogne par le mariage de Maximilien d'Autriche avec Marie de Bourgogne, fille unique du Téméraire. Ce traité est une conséquence des clauses d'annulation du traité d'Arras signé en 1482. Sachant que Maximilien d'Autriche avait l'intention d'épouser Anne de Bretagne, Charles VIII le devance et renvoie son ancienne fiancée Marguerite d'Autriche, enlevée alors qu'elle avait deux ans, à son père. Selon le précédent traité d’Arras, Maximilien devait recouvrer, au nom de son fils l'archiduc Philippe, encore mineur, l'ensemble de la dot de Marguerite. Conformément à ce nouveau traité de Senlis, Marguerite est renvoyée à son père avec une dot amputée : elle ne conserve que l'Artois, le comté de Bourgogne (Franche-Comté), le Charolais et une partie des seigneuries annexes du duché de Bourgogne (Noyers, Château-Chinon, Chaussin et Laperrière). Ces terres devaient être rétrocédées à son frère, sous réserve de l'hommage au roi de France pour les fiefs mouvants de couronne. Les comtés d'Auxerre et de Mâcon, ainsi que la seigneurie de Bar-sur-Seine restent temporairement à la France dans l'attente d'un arbitrage ultérieur, qui les attribuera au domaine royal. En 1493, la frontière orientale du royaume est donc révisée et déportée pour la première fois depuis le traité de Verdun de la Saône : l'ensemble du duché de Bourgogne est désormais compris dans le royaume, jusqu'à la frontière du comté de Bourgogne. Le particularisme du comté d'Auxonne (partie du duché de Bourgogne sise dans l'Empire) est donc supprimé. En 1494, le roi Charles VIII tente de reprendre à la Maison d’Aragon le royaume de Naples. C’est le début de la première guerre d’Italie. Il renouvelle avec les confédérés suisses une alliance comparable à celle signée avec eux par Louis XI en 1474-1475. Il franchit avec une armée de 40 000 hommes dont 8 000 suisses en septembre 1494 le col du Mont Cenis avec l’accord du duc de Savoie Charles Ier et occupe Rome ou le pape, qui refuse de l’investir du royaume de Naples, doit se réfugier au château Saint Ange puis il se rend à Naples recevoir l’hommage de ce qu’il considère ses sujets. L’empereur Maximilien ne prend d’abord pas partie car le royaume de Naples ne dépend pas de lui mais du pape. A la mi-février 1495, le roi de Naples Alphonse II d’Aragon abdique et Ferdinand II lui succède. Ce dernier doit fuir devant l’arrivée des troupes françaises le 22 février 1495. L’arrogance des Français provoque vite l’hostilité de la population de Naples. Une alliance se forme alors contre le roi de France : la ligue de Venise que Maximilien rejoint dès mars 1495 et qui réunit le pape Alexandre Borgia, le duc de Milan Ludovic Sforza, le roi d’Espagne (les Royaumes d’Aragon et d’Espagne se sont unis en 1492) et la République de Florence. Charles VIII décide de quitter Naples le 20 mai 1495 avec le gros de son armée. Gilbert de Montpensier, devenu vice-roi, y demeure à la tête d’une garnison française. Cette même année 1495, Maximilien entreprend la réforme d'Empire promulguée lors de la Diète de Worms le 7 août laquelle marque une évolution majeure de la constitution de l’Empire car elle met en place la Paix perpétuelle qui interdit toutes les guerres privées que pouvaient alors mener les nobles et essaie d'imposer la puissance de l'État. Tout conflit armé et toute justice privée sont considérés comme anticonstitutionnels. Ce sont les tribunaux des territoires ou plutôt de l'Empire quand il s'agit des états impériaux qui doivent régler les litiges. Toute personne rompant la paix perpétuelle s'expose à de lourdes sentences comme des amendes très élevées ou la mise au ban de l'Empire. Le retour vers la France de Charles VIII s’effectue dans des conditions difficiles. Le 6 juillet 1495 se déroule la bataille de Fornoue où les Français, malgré leur infériorité numérique, remportent une relative victoire leur permettant de poursuivre leur retraite. L’armée de Charles VIII arrive à Asti dans un état de délabrement certain tandis que son cousin Louis d’Orléans et 2000 confédérés sont encerclés dans Novare par le Duc de Milan Ludovic Sforza dit le More. Le roi de France demande des renforts à la Diète suisse et très rapidement 20 000 confédérés arrivent à Vercelli. Le duc de Milan Ludovic Sforza s’empresse alors de s’entendre avec le roi et la paix est conclue le 10 octobre 1495 au grand désappointement des suisses qui exigent le versement de leurs soldes pour rentrer chez eux. A Naples les Français sont restés combattre pour en conserver la possession. Ferdinand II débarque en Calabre et les assiège dans Naples. Montpensier s'enferme dans les châteaux en attendant les secours de France. Charles VIII est à court d’argent. Gilbert de Montpensier, en désespoir de cause, embarque avec la quasi-totalité de sa garnison et se rend à Salerne. L’armée du comte, composée en grande partie de mercenaires allemands et italiens, manquant souvent de vivres et n’ayant pas reçu sa solde depuis fort longtemps, se laisse enfermer par Ferdinand II dans la petite ville d’Atella. Une partie des mercenaires allemands fait défection, poussant les Français à la capitulation. Marguerite, fille de l’empereur Maximilien de Habsbourg et de Marie de Bourgogne part elle pour l’Espagne pour y épouser le roi Jean d’Espagne. Ce mariage ne dure malheureusement que 6 mois car Jean, de santé fragile, décède dès le 4 octobre 1497. A la même époque, les Confédérés suisses opposés à la réforme de l’empire intercèdent à plusieurs reprises auprès du Reichstag et de Maximilien, la dernière fois en 1497 à Innsbruck. Mais aucun point d'entente ne peut être trouvé, les Confédérés se refusant à reconnaître la souveraineté du tribunal impérial. Marguerite qui attend un enfant de Jean accouche le 8 décembre 1497 d’une fille mort-née. En 1498, le roi de France Charles VIII meurt. Louis d’Orléans, devenu Louis XII, hérite des droits des Valois sur le royaume de Naples et estime en avoir également sur le duché de Milan, par sa grand-mère issue de la famille Visconti, ducs de Milan. Maximilien fait une irruption du côté de la Bourgogne persistant toujours à réclamer pour son fils Philippe le Beau toute la succession de Marie de Bourgogne. Louis XII finit par lui rendre plusieurs places contre hommage lige au chancelier de France dans Arras, pour le Charolais, l’Artois, et la Flandre ; et l’on convient de part et d’autre qu’on se rapportera, pour le duché de Bourgogne, à la décision du Parlement de Paris. En février 1499, des escarmouches entre l'armée des Habsbourg et les milices confédérées suisses dégénèrent entre Bâle et Maienfeld. En l'espace de quelques mois, les chevaliers de la ligue de Souabe, puis l'armée conduite par Maximilien lui-même subissent une série de défaites presque ininterrompues. Maximilien, qui doit reprendre la lutte contre la France dans le Piémont et le Milanais, est contraint de signer le traité de Bâle, qui exempte de fait les cantons suisse confédérés de l'impôt de guerre impérial et leur reconnaît une large souveraineté. Au même moment, Louis XII prépare minutieusement sa campagne en Italie. Il se rapproche du pape Alexandre VI et également de la République de Venise avec laquelle il signe le traité de Blois le 2 février 1499. Le 16 mars 1499 est signé le traité de Lucerne entre la France et les Cantons suisses. Enfin, Maximilien conclut des accords avec le roi Henri VII d'Angleterre et le futur roi de Castille, Philippe le Beau. Le duc de Milan Ludovic Sforza dit le More se trouve ainsi totalement isolé. Les Français et les Vénitiens attaquent son duché de Milan en juillet 1499. C’est le début de la deuxième guerre d’Italie. Ludovic le More, sans soutien de l'Empereur bien que le duché de Milan soit un fief de l’empire relevant du royaume d’Italie et attaqué sur deux fronts, se réfugie au Tyrol. Milan est prise le 2 septembre 1499. Gênes, également fief d’empire, tombe également aux mains du roi de France. Louis XII repart en France, laissant la protection du duché à son général. Ludovic Sforza reconstitue une armée et reprend Milan en mars 1500. Louis XII envoie ses hommes reconquérir le duché. Ludovic le More n’ayant pas soldé ses mercenaires, ces derniers refusent de combattre les Français et leur livrent même leur chef le 10 avril 1500. Louis XII nomme alors Charles II d'Amboise de Chaumont gouverneur de Milan. Puis Louis XII se tourne vers le royaume de Naples. Une fois encore, il obtient l’appui du pape Alexandre VI. Le 11 novembre 1500, Louis XII signe le traité de Grenade avec Ferdinand II d'Aragon régissant le partage du royaume de Naples : les Pouilles et la Calabre pour l’Aragon, Naples, le Labour et les Abruzzes pour la France. C’est la cause de la troisième guerre d’Italie. En 1501, Naples doit faire face à la double offensive franco-espagnole si bien que son roi doit capituler le 26 septembre 1501. Il se réfugie auprès de Louis XII France, qui lui attribue le titre de duc d'Anjou en contrepartie de son renoncement au royaume de Naples. Marguerite d’Autriche, veuve de Jean d’Espagne, qui n’a que 21 ans, se remarie en 1501 avec le duc de Savoie Philibert II dit Philibert le Beau (1480-1504) qui lui laisse volontiers géré les affaires de son duché. Dans le royaume de Naples, l’occupation par les Français de certains territoires contestés entraîne un conflit avec Ferdinand II d'Aragon dès 1502. Alexandre VI meurt en août 1503. Son successeur, Pie III, ne règne que quelques mois, et un adversaire farouche des Borgia, Jules II, devient pape. Les défaites françaises de Seminara, de Cérignole et du Garigliano contre Gonzalve de Cordoue, entraînent la perte de Naples et, le 1er janvier 1504, la capitulation de Gaëte. En février 1504 est signé l’armistice de Lyon par lequel Louis XII renonce au royaume de Naples au profit de Ferdinand II d'Aragon. Malheureusement pour Marguerite d’Autriche, son bonheur prend fin le 10 septembre 1504 avec la mort brutale de son époux âgé seulement de 24 ans. Elle décide de rester à Bourg en Bresse et d’y faire édifier un monument à la à sa mémoire: le royal monastère de Brou dont la construction commence en 1506 mais dont elle ne voit pas l’achèvement car la mort le 25 septembre 1506 de son frère Philippe le Beau la rappelle aux Pays Bas dont elle devient officiellement gérante pour le compte de son neveu mineur Charles, âgé seulement de 6 ans, qu’elle élève avec soin ainsi que ses nièces Eléonore, Marie et Isabelle. En 1508, le traité de Cambrai, débouche sur la quatrième guerre d’Italie. La ligue de Cambrai est dirigée contre Venise et regroupe la Papauté, qui veut récupérer quelques places de Romagne que Venise a occupées en 1504, la France, qui veut récupérer quelques places vénitiennes en Lombardie et le Saint-Empire, qui veut récupérer quelques places dans le Frioul. En 1506, Jules II s’était déjà emparé seul de Pérouse et de Bologne. Prétextant de son couronnement comme empereur pour son voyage à Rome, Maximilien s'enfonce en territoire vénitien en février 1508 à la tête d'une imposante armée et marche sur Vicence, mais il est défait par l'armée vénitienne. Les Vénitiens refusent de céder à l’ultimatum papal et la guerre éclate en mai 1509. Les troupes françaises, commandées par Louis XII en personne franchissent la frontière lombarde le 9 mai 1509 et battent les Vénitiens de Bartolomeo d’Alviano à la bataille d'Agnadel le 14 mai. Louis XII s’empare immédiatement des villes lombardes qui lui reviennent, Maximilien fait de même avec les siennes et Jules II occupe la Romagne. Les troupes vénitiennes se ressaisissent toutefois et, le 15 juillet, les Vénitiens reprennent Padoue. L’empereur vient mettre le siège devant la ville le 15 septembre, mais doit le lever 17 jours plus tard. Inquiet des progrès de Louis XII, le pape Jules II manifeste sa volonté de chasser les Français d’Italie. Le 24 février 1510, il lève l’excommunication de Venise et les troupes papales et vénitiennes vont combattre ensemble pour chasser les Français d’Italie, les Vénitiens reprenant progressivement leurs territoires sur la Terre Ferme. En mai 1511, Louis XII prend Bologne. Le 5 octobre 1511, le pape forme la Sainte Ligue avec l’Espagne et Venise, puis l’Angleterre et les cantons suisses, contre la France. Le pape Jules II fait cardinal en 1511 l’évêque de Sion, Mathias Schiner, ennemi juré des Français, et le met à la tête de ses armées. Les troupes françaises parviennent toutefois à vaincre les troupes de la Ligue qui doivent lever le siège de Bologne, évacuer Brescia qu’elles avaient reprise et vainquent les troupes de la Ligue le 11 avril 1512 lors de la bataille de Ravenne. Au lieu de marcher sur Rome, les troupes françaises perdent du temps à piller Ravenne. Les troupes espagnoles et pontificales ont le temps de se ressaisir et les 18 000 soldats suisses arrivent en Lombardie. En juin 1512, les Français ont complètement évacué la Lombardie et Maximilien Sforza, fils de Ludocic, est placé par l’empereur sur le trône ducal à Milan. Jules II meurt le 20 février 1513. Il laisse à son successeur Léon X une papauté très forte. Les Français lancent une nouvelle offensive et reprennent la plupart des villes du duché, dont Milan. Cette offensive est pourtant mise en échec à son tour, le 6 juin 1513, à la bataille de Novare, perdue contre les Suisses. Les troupes françaises évacuent une nouvelle fois le Milanais et repassent en France pour faire face à un nouveau danger. En effet, au nord, les Anglais lancent l’offensive à partir de Calais en Picardie, tandis que les Suisses lancent l’offensive en Bourgogne. La cavalerie française est battue à la bataille de Guinegatte le 16 août 1513 face aux Anglais d’Henri VIII. Ce dernier occupe ensuite Thérouanne. Les Suisses mettent le siège devant Dijon. Au sud, le duc d’Albe, commandant les Aragonais, lance l’offensive contre la Navarre. Il conquiert tout le pays au sud des Pyrénées, contraignant Jean d'Albret à faire retraite. Le 14 septembre, Louis II de la Trémoille signe le traité de Dijon par lequel il achète le départ des Suisses et abandonne ses prétentions sur l’Italie au nom du roi Louis XII. A la demande de son grand-père paternel Maximilien, Charles (futur Charles Quint) est émancipé dans le palais des ducs de Brabant le 5 janvier 1515, trente huis ans jour pour jour après la mort de Charles le Téméraire et se met à régner sur les Pays-Bas (1515-1555) ; Il règne ainsi notamment sur le comté de Bourgogne ou Franche-Comté, sur le Sundgau alsacien, le Luxembourg français, l’Artois, la Picardie, la Flandre, le Hainaut français. Cette même année 1515, afin de réduire les pressions grandissantes sur l'Empire résultant des traités signés entre les gouvernements de la France, Pologne, Hongrie, Bohême et Russie, ainsi que de sécuriser la Bohême et la Hongrie pour les Habsbourg, Maximilien rencontre les rois de la dynastie Vladislas II Jagellon, roi de Hongrie et de Bohême et Sigismond Ier, roi de Pologne à Vienne. Les mariages arrangés à cette occasion amènent la Hongrie et la Bohême sous le contrôle des Habsbourg une décennie plus tard. Toujours cette année 1515 en France, François Ier devient roi ; il rassemble aussitôt de l’argent pour une nouvelle expédition en vue de reprendre le duché de Milan. Il est le petit-fils de Valentine Visconti dont il se considère héritier et veut sans tarder réoccuper Milan. Il signe des traités avec le roi d’Angleterre Henri VIII, le prince des Pays-Bas bourguignons Charles et la République de Venise. C’est la cinquième guerre d’Italie. Les Suisses tiennent le duché, au nom de son jeune duc Maximilien Sforza. Ils obtiennent le soutien, le 7 février 1515, de l’empereur Maximilien Ier et de Ferdinand II d'Aragon pour la protection du duché de Milan. Le pape Léon X n’adhère à l’accord que le 15 juillet. En réalité seuls les Suisses sont prêts à défendre le duc de Milan, l’empereur fermant les yeux sur l’engagement par François Ier de plus de 15 000 lansquenets allemands. Les Suisses installent des garnisons dans le Piémont, aux débouchés traditionnels des armées françaises, Suse et Pignerol, par le col du Montcenis et du Montgenèvre mais les Français prennent une voie nouvelle pour venir en Italie, le col de Larche, et forcent ainsi les Suisses à faire retraite pour défendre la Lombardie. Au cours de l’été, le roi de France promet aux Confédérés d’énormes sommes d’argent en échange de l’abandon du duché de Milan. Les Suisses hésitent, puis refusent. Suisses et Français s’affrontent alors les 13 et 14 septembre 1515 lors de la bataille de Marignan. Les Français sont vainqueurs et peuvent rapidement prendre le contrôle de l’ensemble de la Lombardie. En 1516, à la mort de son grand-père maternel, le roi Ferdinand d’Aragon, Charles est proclamé sous le nom de Charles Ier (1516-1556), roi d’Aragon, de Castille, de Naples, de Sicile et des Indes Occidentales (territoires d’Amérique). Le 13 août 1516, il reconnaît à la France la possession du Milanais, contre l’abandon de toute prétention française sur Naples : c’est la paix de Noyon qui signe la fin de la cinquième guerre d’Italie. Bien que devenu roi d’Espagne, Charles Ier futur Charles Quint reste aux Pays Bas jusqu’au 8 septembre 1517 et s’embarque pour les Asturies laissant la régence de ses Etats des Flandres à sa tante Marguerite, duchesse de Savoie. Cette année 1517, Martin Luther publie ses 95 thèses. Maximilien meurt le 12 janvier 1519.

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