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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 17:55
Union Européenne--BCE-BNS-Initiative Suisse- Quantitative  Easings pour les gens (Monnaie Hélicoptère)- Monnaie Pleine ou souveraine-Etalon Or-Banques-Crédits-Dépôts

Après la crise de 2008, un grand nombre de mesures ont été prises pour assainir le secteur financier, notamment le renforcement du capital réglementaire exigé pour les banques systémiques, la mise en place de politiques macroprudentielles pour limiter les risques, le renforcement de la réglementation sur les marchés dérivés, l’octroi différé des bonus dans certains pays, etc. Alors que le continent européen est proche de la déflation en dépit des mesures prises (planche à billets) par la BCE pour faire revenir l’inflation aux alentours de 2% une nouvelle crise financière peut survenir qui risquerait fort de mettre à mal la monnaie unique l’Euro voire l’Union Européenne déjà largement secouée par la crise de l’émigration

La mise en place du système dit « monnaie pleine » monnaie 100%, reserve banking ou full reserve banking apparait à certain est un système préférable au système monétaire actuel de fractionnal reserve banking Ses partisans s’inspirent d’un ensemble de propositions qui avaient été formulées dans les années 1930 par un groupe d’éminents économistes comme notamment Irving Fisher et Henry Simons, propositions connues sous le nom de « plan de Chicago ».

Pour eux, la monnaie devrait être créée exclusivement par la banque centrale, qui la distribuerait directement aux agents économiques. Il s’agit là d’une réforme radicale, puisque les banques commerciales ne pourraient plus créer de monnaie en faisant des crédits comme c’est la pratique actuellement ; la banque centrale devrait transmettre directement la monnaie nouvellement créée aux agents non financiers sans passer par l’intermédiaire des banques. Autrement dit les banques ne pourraient prêter que de l’argent qu’elles ont, qui existe, et non de l’argent qu’elles n’ont pas ou qui n’existe pas. Dans la pratique actuelle, la monnaie est créée à l’initiative des banques commerciales et n’est couverte que partiellement par la monnaie centrale (émise par la banque centrale et détenue par les banques sous forme de réserves auprès de la banque centrale). En effet, lorsqu’une banque octroie un nouveau crédit, l’emprunteur reçoit un dépôt bancaire, qui vient augmenter la masse monétaire. La banque doit déposer une petite fraction de ce dépôt sous forme de réserves obligatoires à la banque centrale. Comme les réserves obligatoires sont faibles, et qu’il existe un marché interbancaire de la monnaie centrale, la banque peut octroyer des crédits sans attendre de disposer de réserves nécessaires auprès de la banque centrale. Ainsi, non seulement les banques gèrent les moyens de paiements de la population, mais elles décident également de leur volume. Dans le système monnaie pleine, la création monétaire devient le privilège exclusif de la banque centrale La création monétaire par les banques, bien qu’universelle, peut entrer en contradiction avec le fait que la monnaie est un bien public, crucial au fonctionnement de l’économie, utilisé comme moyen de paiement et réserve de valeur. Deux risques majeurs en résultent en théorie :

1. le premier est celui d’un rythme de création monétaire inadapté, excessif dans la phase haute du cycle financier et insuffisant pendant les crises, puisque la monnaie est créée sur décision d’un secteur privé davantage concerné par son profit plutôt que par le bien-être de la population

2. le deuxième tient au fait que les dépôts bancaires créés par le crédit ne sont pas couverts par un actif liquide, or les systèmes d’assurance des dépôts, mis en place à la suite de la crise des années 1930 pour éviter les « ruées », ne peuvent pas garantir l’intégralité des sommes déposées dans les banques en cas de faillite (par exemple en France, et dans le reste de la zone euro les dépôts sont assurés à hauteur de 100 000 euros). Le système de monnaie « pleine » ou « souveraine » a pour objectif de remédier à ces deux inconvénients, car les banques n’ont plus le pouvoir de création monétaire et doivent couvrir tout nouveau crédit par une réserve de 100 % à la banque centrale, garantissant donc tous leurs dépôts par la monnaie centrale.

Dans ce système, deux types de banques coexistent : des banques de dépôts qui possèdent à leur actif des réserves à la banque centrale du même montant que leurs dépôts ; des banques de crédit attribuant du crédit aux entreprises ou particuliers en se finançant de manière non monétaire c’est-à-dire en empruntant sur les marchés financiers (ce type d’institution bancaire n’a alors pas de dépôts au passif de son bilan mais des emprunts obligataires, en plus du capital). Si une banque exerce ces deux activités, les deux doivent être séparées par une muraille infranchissable. Parallèlement à l’encadrement de la création monétaire par les banques, cette réforme prévoit nouveau mode de distribution de la monnaie au public. Dans le système actuel, la banque centrale crée la monnaie centrale en octroyant des prêts aux banques. Les réserves des banques s’accroissent, ce qui leur permet théoriquement de distribuer davantage de crédits. Cependant, la relation entre réserves des banques et crédit distribué est lâche. Pendant les crises, les banques ont tendance à accumuler des réserves et se montrent réticentes à octroyer des crédits ; la création de monnaie centrale ne parvient pas à alimenter l’économie et la banque centrale se trouve impuissante à faire repartir l’économie. C’est ce qui se passe actuellement en Europe et au Japon depuis les années 1990. Dans le système de monnaie pleine, la monnaie créée par la banque centrale serait directement distribuée aux agents non financiers. Bien que les modalités ne soient pas précisées et que la monnaie puisse aussi bien être distribuée aux agents publics qu’aux particuliers, cette conception pourrait rejoindre celle du « QE pour les gens», dont les tenants préconisent de verser la monnaie centrale créée directement à la population dans l’espoir qu’ils s’en serviront pour consommer ce qui permettrait de lutter contre la déflation. En effet dépit des mesures prises par les banques centrales pour abaisser le taux des crédits et faciliter le refinancement des banques commerciales, celles-ci ne distribuent pas assez d crédit freinant ainsi la reprise de la consommation et de l’investissement Ce système de « monnaie pleine » pourrait en principe protéger l’épargne liquide des faillites bancaires ; en effet, en cas de faillite de la banque, les déposants pourraient recouvrir exactement le montant de leur créance en récupérant la monnaie centrale à l’actif de la banque ; la faillite bancaire devient aussi moins probable puisque le crédit et donc le risque de crédit seraient supprimés dans les banques de dépôt. Le système monnaie plein pourrait aussi contribuer à réduire la fréquence et l’impact des crises financières en annulant ce qui apparaît comme une des principales sources du cycle financier dans le système économique actuel – i. e. les variations du crédit. À l’inverse, la stricte séparation entre monnaie et crédit pourrait contraindre de manière excessive la transformation de maturité par les institutions financières en éliminant les synergies pouvant exister entre l’activité de crédit et la fourniture de dépôts, avec comme résultat un volume de crédit insuffisant et une croissance économique trop faible. En pratique, la mise en place du système dans un pays pourrait se heurter à des obstacles difficilement surmontables. Passer à une monnaie pleine exigerait une période de transition assez délicate. Les banques de dépôts devraient acquérir les réserves nécessaires auprès de la banque centrale, sans doute en lui transférant une partie de leurs crédits. La banque centrale n’ayant pas vocation à distribuer des prêts aux agents privés, il faudrait attendre que les prêts soient remboursés pour arriver à la situation finale, soit plusieurs années en fonction de la maturité des prêts. Pendant ce temps, le business model des banques serait transformé et leur rentabilité n’est pas assurée. À supposer que la période de transition soit achevée et que le système de « monnaie pleine » soit mis en place, trois obstacles semblent importants à considérer. Premièrement, il est difficile de croire que la création monétaire puisse être entièrement contrôlée par la banque centrale, même dans un système de monnaie pleine. Si l’on prend l’exemple d’un petit pays ouvert comme la Suisse, où le système monnaie pleine fait l’objet d’un intérêt croissant, la BNS gère une monnaie qui sert de refuge à l’ensemble des investisseurs mondiaux, Depuis la crise de 2008, elle doit lutter sans relâche pour tenter d’endiguer les afflux de capitaux extérieurs et l’appréciation de sa monnaie. Pour cela, il lui faut acheter continûment d’énormes quantités de devises, principalement de l’euro et du dollar, en moyenne 5,5 milliards de francs suisses par mois depuis 2008. Ces réserves en devises qui s’accumulent à l’actif de la banque centrale – atteignant 602 milliards de francs suisses fin 2015 contre 85 début 2008 – contribuent à augmenter d’autant la monnaie centrale. Ni la fixation d’un cours plafond à 1,2 franc suisse/euro en 2011 ni les taux d’intérêt négatifs en vigueur sur le marché interbancaire depuis la fin 2012 n’ont réussi à réduire la pression haussière sur le franc suisse les capitaux ont continué à affluer et le montant des interventions n’a pas diminué, au contraire. Le problème persiste encore malgré l’abandon du cours-plafond début 2015, les interventions de la Banque Nationale Suisse atteignant toujours 5 milliards de francs suisses par mois. Parallèlement, l’économie suisse a dû s’adapter à une appréciation massive de son taux de change, de plus de 46 % contre euro depuis le début de l’année 2007. Il semble impossible de laisser continuer cette appréciation sans sacrifier des pans entiers de l’économie. Ainsi, tant que la banque centrale doit continuer à intervenir pour empêcher le franc suisse de s’apprécier, elle n’a aucune marge de manœuvre pour décider de la création monétaire. Le système de monnaie pleine ne ferait qu’empirer la tendance à l’appréciation en renforçant le rôle de valeur refuge du franc suisse, puisque ce serait la seule monnaie dont les dépôts seraient entièrement garantis. Seule l’instauration de contrôles de capitaux drastiques pourrait endiguer les entrées de capitaux et rendre son autonomie à la banque centrale. Deuxièmement, toute contrainte sur l’activité bancaire génère habituellement des pratiques de contournement.. Une première manière abrupte de traiter la question est la délocalisation, dont les banques suisses ont déjà menacé en cas de votation favorable. Une autre façon pour les banques d’échapper à la contrainte des réserves à 100 % serait de poursuivre leurs activités de crédit en dollars ou en euros. Une autre méthode de contournement, qui avait d’ailleurs été redoutée par les protagonistes du plan de Chicago, serait de créer des substituts à la monnaie ; il s’agit d’actifs non monétaires mais liquides – par exemple des titres à court terme émis par une banque, qui serviraient de moyen de paiement. Comme cet actif échapperait à son contrôle, la banque centrale verrait son efficacité s’affaiblir. De même, l’émergence ou le développement de monnaies parallèles seraient un moyen de contourner un système de monnaie pleine en proposant aux agents des substituts à la monnaie légale. À cet égard la monnaie WIR émise par la banque du même nom qui est utilisée actuellement par plus de 50 000 PME suisses pourrait encore se développer. Troisièmement, dans ce système, ce seraient les autorités monétaires qui décideraient de la quantité de monnaie à mettre en circulation ; celle-ci n’est donc plus endogène à l’économie mais résulte d’un choix de planification publique. Or cette méthode n’est pas forcément le gage d’une bonne gestion car rien ne dit que la quantité de monnaie créée de cette manière correspondrait aux besoins des agents économiques. Des institutions de contrôle devraient donc être mises en place pour surveiller la pertinence des choix publics en la matière au vu des besoins de financement de l’économie. En proposant de distribuer la monnaie nouvellement créée directement au public sans passer par l’intermédiaire des banques, l’initiative « monnaie pleine », comme le mouvement de « QE pour les gens », a de quoi susciter l’adhésion des populations. Malheureusement ce système n’apparait guère meilleur que le système fractionnaire actuel car il renforcerait le pouvoir, irresponsable en raison de son indépendance de la banque centrale, avec le risque de perdre cette indépendance par le financement monétaire encore plus direct de la dette des Etats ; banque centrale qui elle n’aurait aucune obligation de couverture à 100 % par des dépôts. Alors que les banques commerciales prêtent en faisant une certaine analyse des risques en quoi la Banque Centrale aurait-elle à procéder à une telle analyse de risque. Il suffit de voir le niveau d’endettement sans cesse croissant des Etats-Unis ou de la France pour se dire qu’avec un tel système, la pression des Politiques serait telle que la Banque Centrale perdrait vite son indépendance et se trouverait contrainte de financer les Etats. D’une tentative de lutte contre la déflation on se retrouverait très vite en hyperinflation

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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 14:17
ROYAUME UNI-BREXIT-REFERENDUM-UNION EUROPEENNE- CEE- EEE- NORVEGE-ACCORDS BILATERAUX-SUISSE- AELE-ISLANDE-MARCHE UNIQUE-CAMERON-JOHNSON

Dans le débat actuel sur la sortie éventuelle du Royaume Uni de l’Union Européenne soumise à référendum le 23 juin 2016, on peut raisonnablement se demander comment le citoyen britannique lambda peut comprendre qu’elle sera la situation du Royaume Uni vis-à-vis de l’Union Européenne si majoritairement la sortie l’emporte malgré la recommandation contraire du Premier Ministre Cameron. A entendre le Maire de Londres, Boris Johnson, il serait possible alors de négocier en position de force un accord plus satisfaisant avec les autres Etats de l’Union Européenne que celui obtenu par le Premier Ministre Cameron.

Pour essayer de comprendre, il faut partir du postulat que la très grande majorité des Britanniques, depuis qu’ils ont accepté de faire partie de l’Union Européenne en1993 , l’ont fait simplement pour permettre au Royaume Uni d’avoir accès au Grand Marché Unique Européen constitué par la Communauté Economique Européenne devenue Union Européenne après s’être rendu compte que cela était plus intéressant pour lui que l’AELE, la Zone de Libre Echange Economique constitué en 1960 avec le Danemark, la Norvège, la Suisse, le Portugal, la Suède , l’Islande, la Finlande puis le Liechtenstein en réaction à la signature du Traité de Rome de 1958 entre l’Allemagne Fédérale, la Belgique, la France, l’Italie, les Pays Bas et le Luxembourg). Or trois pays de cette AELE (l'Islande, le Liechtenstein, et la Norvège) et l'Union Européenne ont constitué l'EEE, l’Espace Economique Européen en 1994. (La Suisse était aussi partie à l'accord, mais la population et les cantons suisses ont refusé cette adhésion par référendum le 6 décembre 1992. La Suisse a alors cherché à régler ses rapports avec l'UE par des traités bilatéraux. De nos jours donc , seules l'Islande et la Norvège ont été également candidates à l'adhésion à l'Union européenne et y ont ensuite renoncé et restent donc membres de l’EEE qui leur donne accès au Grand Marché Européen mais les oblige à en subir les règles sans pouvoir aucunement les voter alors que la Suisse qui a refusé de faire partie de l’EEE a dû négocier environ 140 accords bilatéraux avec l’Union Européenne pour avoir accès partiellement à ce Grand Marché. Les citoyens britanniques qui décideront, comme leur conseille le Maire de Londres de quitter l’Union Européenne pensent-ils sérieusement obtenir, pour continuer d’avoir accès au Grand Marché Unique Européen, un meilleur statut que celui de la Norvège et de l’Islande ? Cela n’est tout simplement pas raisonnable et dans une telle situation, seul un référendum dans tous les autres Etats de l’Union pourrait accepter un tel statut qui mettrait définitivement en danger cette Union.

En cas de « Brexit » donc la seule chose que pourraient tolérer les Citoyens des autres Etats membres de l’Union Européenne, c’est que le Royaume Uni négocie son maintien dans l’EEE mais qui implique qu'il continue de se plier, sans plus aucun droit de vote comme la Norvège et l’Islande aux règles édictées par les Etats restés membres de l’Union , ce qui serait totalement inconséquent, ou retourne purement et simplement dans l’AELE au côté de la Suisse, de l'Islande et du Liechtenstein et négocie comme la Suisse des accords bilatéraux dont la mise en œuvre est de plus en plus critiquée à juste titre par l’Union Européenne comme sans avenir, et ce qui serait tout aussi inconséquent quand on sait que la Suisse se trouve empétrée dans ses rapports avec l'Union Européenne depuis que sa population a elle-aussi voter par référendum il y a 2 ans le principe de mise en place des restrictions importantes au Principe fondamental de la Libre Circulation des Personnes dont la mise en oeuvre met en péril les Accords Bilatéraux qu'elle a signés.

En conclusion, les Britanniques doivent comprendre qu’en sortant de l’Union Européenne et en refusant d’adhérer à l’EEE, ils renonceront au Grand Marché Unique Européen et devront économiquement lui trouver une alternative ailleurs dans le Monde.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 15:32
Désaccords de Munich-Syrie-Russie-Turquie-Kurdes PYD/FDS-Otan- Alliance Atlantique-Risque d’escalade-Guerre mondiale- pape – patriarche de Moscou- Groupe de Višegrad-Suède-Finlande

La réunion ce week-end des 13 et 14 février 2016 à Munich sur la situation en Syrie a confirmé le fossé stupide qui continue de se creuser entre la Russie d’une part et les Etats membres de l’Otan notamment les Pays du Groupe de Višegrad ( Pologne-Hongrie-Tchéquie-Slovaquie) mais aussi les neutres tels que la Suède, l’Autriche et la Finlande d’autre part à cause de la guerre de Syrie et de la position adoptée par la Turquie, membre de l’Alliance Atlantique.

La Turquie, tout en reprochant comme ses alliés de l’Otan à la Russie de ne bombarder que les rebelles syriens musulmans modérés plutôt que Daech bombarde les Kurdes de Syrie du PYD plutôt que Daech lalors que les Kurdes constituent pratiquement les seuls troupes fiable au sol sur lesquelles les Occidents peuvent compter pour vaincre Daech.

Si la véritable cible de la Turquie est le PYD ou le FSD « la Turquie fait une erreur monumentale. Une offensive contre le PYD aurait pour effet d’ouvrir la voie à Daech et serait perçue comme une agression par le régime syrien et ses alliés russes et iraniens qui ne manqueraient pas de riposter. La Turquie le paierait très cher » estime Unal Ceviköz, ancien ambassadeur de Turquie à Bagdad.

Or on peut douter qu’en dépit des injonctions des USA et de la France, le gouvernement turc cesse ses actions sur le territoire syrien contre les rebelles syriens kurdes car il estime qu’il détient un atout majeur vis-à-vis de l’Union Européenne qui a besoin de sa coopération pour éviter un nouvel afflux de réfugiés syriens vers la Grèce en provenance de son territoire.

En cas de réaction probable de la Russie contre la Turquie sur le territoire Syrien mais éventuellement même sur son propre territoire, celle-ci croit-elle alors sérieusement qu’elle pourra appeler à l’aide ses alliés d l’Alliance Atlantique sur la base de l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord.. Si oui, elle se trompe vivement car malgré la pression des Etats membres du Groupe de Visegrad, de la Suède, de l’Autriche ou de la Finlande, ni l’Allemagne, ni le Royaume Uni ni la France disposent actuellement des moyens militaires et d’armées entrainées dont ils disposaient il y a encore vingt-cinq ans pour pouvoir s’opposer à l’armée russe en cours rapide de reconstitution. En outre aucun citoyen européen ne veut mourrir pour la Syrie ni 'aucun citoyen américain alors que sans les Etats Unis, l'Unîon européenne est pratiquement est pratiquement sans défense vis à vis de la Russie.

Si le choix de la ville de Munich a quelque chose de tristement prémonitoire, c’est que, par les désaccords profonds qu’elle a révélés, elle annonce un risque d’escalade rapide pouvant mener à une troisième guerre mondiale.

On peut comprendre le sens de la réunion à Cuba du Pape François avec le Patriarche de Moscou qui soutient ostensiblement la politique de Vladimir Poutine comme défenseur non seulement des Chrétiens d’Orient mais plus généralement des valeurs occidentales.

Or force est d’accepter de voir que le Pape est bien loin de condamner les propos du Patriarche.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 18:03
Union Européenne-France-Immigration-Sangatte- Jungle de  Calais-Grande Synthe- Chirac- Sarkozy- Hollande- Cazeneuve- Italie-Lampedusa- Grèce- Cos-Lesbos- Espagne-Ceuta-Melilla-Union Européenne- Frontières- Schengen- Souveraineté-Douaniers-Policiers- Fédéralisme- Commission Européenne-Gardes-Frontières-Garde-côtes-Accords de Réadmission.

Depuis 1995, de nombreux migrants ont fui leur pays pour aller en Grande-Bretagne, où les immigrés clandestins peuvent plus facilement trouver du travail, et où ils ont parfois de la famille ou des amis. Devant l'augmentation de leur nombre au fil des années, s’est posée peu à peu la question des conditions sanitaires et sécuritaires de l'hébergement de ces migrants. En 1999, est ouvert le centre d’accueil de Sangatte. Prévu pour 800 personnes au maximum, il en abrite rapidement 1800. Des bénévoles s'y succèdent pour aider les migrants clandestins. Il devient très rapidement saturé et ferme en 2002. La première jungle est alors construite dans la forêt aux alentours du port, peu après la fermeture du centre, et des émeutes ont lieu en 2001 et 2002. En novembre 2002, le ministre de l’Intérieur Sarkosy en ordonne le démantèlement. En trois ans, entre 60 000 et 70 000 personnes auraient transité par ce centre. La fermeture engendre une baisse du nombre de migrants : 400 sont recensés fin 2005. L'insécurité et les nuisances engendrées par certains migrants entraînent une réaction gouvernementale : en avril 2009, les campements sauvages sont rasés au bulldozer et les forces de l'ordre procèdent à l'arrestation de 190 migrants. Le flux de migrants ne tarit cependant pas : un nouveau camp est établi dès le mois de juin et compte environ 800 habitants. En septembre 2009, les autorités françaises évacuent un bidonville occupé par environ 700 migrants. 276 personnes, principalement des Afghans, sont placés en centre de rétention administrative. À partir du printemps 2014, une vague de migrants arrivant de Méditerranée par l'Italie et la Grèce atteint l'Europe : le nombre de migrants à Calais croît à nouveau. Bizarrement, il ne s’est jamais instauré des réseaux de passage clandestin de la Manche par bateau mais uniquement des tentatives de franchissements en camion soit par le tunnel soit par Ferry ?

En mai 2014, trois campements sauvages de 550 migrants sont démantelés à la suite d'une épidémie de gale. En juin, le nombre de migrants est estimé à 900 par le milieu associatif. En juillet, le camp principal est également démantelé. En août, des tensions et bagarres éclatent entre migrants soudanais et érythréens, faisant une cinquantaine de blessés. Le 2 septembre 2014, face à une nouvelle vague de migrants, le ministre de l’Intérieur Cazeneuve instaure un centre d'accueil de jour, nommé Jules Ferry, pour un coût 13 millions d'euros. Manuel Valls annonce en août la création de 1 500 places d'accueil pour un coût estimé à 18 millions d'euros. En septembre 2014, la maire de Calais menace de fermer temporairement le port de Calais, bien qu'il s'agisse d'une action illégale qui l'exposerait à des poursuites judiciaires, afin d'envoyer « un message fort » aux autorités britanniques. Le nombre de migrants est alors estimé à 1 300, principalement des ressortissants érythréens, somaliens et syriens. En octobre 2014, pendant trois journées consécutives, des rixes ont eu lieu à Calais entre migrants désireux de passer en Angleterre. Le ministre de l'Intérieur décide «de renforcer encore» les effectifs de maintien de l'ordre. Un contingent de 100 policiers et gendarmes supplémentaires vont ainsi y être déployés, «dont 70 en permanence 24h/24 pour sécuriser le port, et 30 autres pour sécuriser le centre-ville». Il rappelle que «350 policiers sont déjà mobilisés à Calais, avec les deux compagnies de CRS que j'y ai déjà affectées», ce qui fera un total «à partir d'aujourd'hui à Calais» de 450 policiers et gendarmes mobilisés, «ce qui est exceptionnel pour une circonscription de police de 75.000 habitants, mais totalement justifié compte tenu de la situation. Depuis c’est régulièrement que des heurts opposent les migrants aux forces de l’Ordre. Des affrontements ont lieu dans la nuit de dimanche 8 à lundi 9 novembre 2015, blessant légèrement 16 policiers et un migrant. Les heurts survenus dans la nuit suivante ont en outre fait 11 blessés légers. Malgré un dispositif policier réorganisé pour protéger les riverains du bidonville, des affrontements ont éclaté vers 22h30 et duré une heure environ. Les forces de sécurité, séparées des manifestants par une trentaine de mètres seulement, ont fait usage de grenades lacrymogènes pour tenter de disperser de petits groupes de migrants qui leur jetaient des projectiles et proféraient des insultes. Ces affrontements sont le résultat, selon la police, de tentatives inédites par des groupes de migrants de bloquer la circulation sur la rocade portuaire afin de monter dans les camions en route pour l'Angleterre. On estime désormais entre 5 500 et 6 000 migrants dans la zone Seveso, à la suite des vagues de migrants de la fin de l'été 2015 partis depuis la Turquie.

Force est donc de constater que, malgré l’importance des forces mobilisées (qui manquent par ailleurs pour les besoins des plans Vigipirate et Sentinelle face à la menace terroriste), les gouvernants français se sont avérés parfaitement incapables de régler la situation de sorte que l’on comprend que des citoyens français dont le général Piquemal soient allés sur place manifester leur solidarité vis à vis des habitants de Calais et leur Ras le Bol face à l’incapacité des gouvernants à traiter correctement le problème des migrants. Il arrive en effet un moment oû l’on ne peut, sous couvert d’un Etat d’Urgence instauré pour lutter contre le terrorisme, interdire à des citoyens de manifester contre l’incapacité de leurs dirigeants à garantir leur sécurité surtout quand des migrants en situation irrégulière se mettent à s’en prendre aux forces de police.

Force est également de constater que ni l’Italie, avec les émigrants en provenance de Libye depuis la guerre de 2011, ni Espagnols avec les franchissements réguliers des barrières de Ceuta et Melilla ou encore les Grecques avec les débarquements massifs sur les Iles de Cos et de Lesbos ne se sont avérés capables de régler la question sur le plan national. Et ce ne sont pas davantage les Etats membres qui subissent actuellement comme la Hongrie, la Slovénie, la Croatie, l’Autriche, le Danemark le transit massif des migrants vers l’Allemagne ou la Suède qui se montrent plus efficaces.

N’en déplaise donc à leur fierté nationale, il est plus que temps pour les gouvernements des Etats membres de l’Union Européenne d’accepter le constat désagréable de leur échec et de renoncer à une partie de leur souveraineté en essayant enfin de tenter les solutions de nature fédérale qui n’ont jamais été proposées ou acceptées par un nationalisme coupable en mettant sur pied rapidement :

1. une politique unique de l’émigration et de l’asile, .

2 le renforcement des accords de Schengen par l’attribution à l’Union de la protection de ses frontières extérieures terrestres, maritimes et aéroportuaires et l’intégration pour cette mission dans un Corps Fédéral unique des Gardes-Frontières et Garde-Côtes de tous les douaniers, policiers et gardes-frontières des Etats membres de l’Union Européenne signataires des traités de Schengen et Dublin.

3. La mise en place d’Accords de réadmission systématiques vers la Turquie, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie des émigrants de ces pays et leur respect par la création d’une flotte de paquebots affrétés par l’agence Frontex.

4. L’obtention par l’Union Européenne d’un accord de l’ONU permettant aux marines nationales des Etats membres de l’Union d’intervenir dans les eaux territoriales de la Libye.

En revanche la proposition turco-allemande d'impliquer davantage l'OTAN dans la crise des migrants actuels est non seulement surprenante mais certainement pas de nature à se substituer à des solutions mises en œuvre uniquement par l’Union Européenne pour la protection de ses frontières extérieures quand bien même elles impliqueraient une collaboration avec la Turquie, certes membre de l’Otan mais dont tous les Etats membres à la fois de l’Union Européenne et de l’espace Schengen ne font pas tous partie.

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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 10:02
Union Européenne- Immigration-Communautarisme- Multiculturalisme- Assimilation- Intégration- Insertion

"Si une communauté n'est pas acceptée, c'est qu'elle ne donne pas de bons produits sinon elle est admise sans problémes.Si elle se plaint de racisme à son égard, c'est parce qu'elle est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien, tout le monde lui ouvre les bras. Mais il ne faut pas qu'elle vienne chez nous nous imposer ses moeurs..........

C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, et des Français bruns. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche. de culture grecque et latine et de religion chrétienne........................." Charles de Gaulle.

Faute de véritables frontières, la société multiculturelle explose, incapable de maîtriser les évènements migratoires qui devraient consacrer sa générosité, mais qui ne font que révéler sa décomposition. Seules les nations souveraines, à l’identité culturelle forte et à la volonté politique ambitieuse, sont capables de solidarité. Le communautarisme, attitude ou, plus généralement, le mode de vie d'une communauté minoritaire devant lesquels les idéaux républicains, égalitaires et laïcs devraient s'effacer au nom d'un droit à la différence revendiqué par ces mêmes minorités se développe avec l’assentiment de fractions nationales prétendument intellectuelle et peu responsables.

La crise migratoire, par son ampleur prévisible sa misère humaine et aussi sa violence, a mis au pied du « mur » les élites qui nous gouvernent, un peu à l’image de la Hongrie qui construit un mur, justement, haut de quatre mètres, sur sa frontière avec la Serbie dans le but d’empêcher le passage des immigrés clandestins. Il existe désormais un consensus sur l’échec du multiculturalisme aux Pays-Bas, en Belgique, au Royaume Uni, y compris dans des sociétés qui le valorisent avec une certaine habileté, mais aussi une certaine inconscience, comme le Canada ou l’Australie. Récemment encore, un article de la plus grande revue actuelle de sciences politiques, Foreign Affairs, utilisait exactement les mêmes mots dans son titre, « The failure of Multiculturalism », au sujet de la politique migratoire de l’Europe et de l’absence d’une robuste politique d’intégration. Dans son paragraphe de préambule, l’auteur de l’article, rappelait qu’« il y a une trentaine d’années, un grand nombre d’Européens considéraient le multiculturalisme — appeler de tous ses vœux une société diversifiée et inclusive — comme la réponse aux problèmes sociaux de l’Europe ».

Si les peuples, en particulier du Sud et de l’Est de l’Europe, l’ont récusé très tôt, parfois violemment, il est absolument extraordinaire que nos oligarchies continuent à persévérer dans cette politique désastreuse. C’est qu’il est difficile d’imaginer de vivre en commun sans une culture commune. Certes, certains sociologues ont proposé une paire de concepts à partir de la dichotomie espace public et espace privé : « L’une est celle d’une “culture partagée (shared culture) du domaine public” à laquelle tous les participants dans une société doivent se conformer » et « l’autre, celle du domaine privé, est l’espace des particularités communautaires qui doivent être respectées et même soutenues par les institutions étatiques ».

Le multiculturalisme prend le pari que la sagesse, l’éducation, l’engagement des hommes de bonne volonté marginaliseront les intégristes de toute obédience qui luttent pour l’inscription des valeurs divines dans les codes de la vie civile et politique. C’est un acte de foi dans le triomphe final de la laïcité que l’observation des sociétés contemporaines n’encourage pas à accomplir. Le multiculturalisme serait sans doute une bonne chose sans nos ennemis les arabo-turco-musulmans, qui sont en très largement en surnombre dans plusieurs Etats membres de l’Union Européenne. Cela fonctionne avec les autres immigrés, sauf avec eux. Avec les arabo-turco-musulmans, ce fameux « multiculturalisme » dont on nous rebat les oreilles ne fonctionne pas, ceux-ci étant sans-gêne, sectaires, racistes et méprisants à l’encontre du pays d’accueil. Dans un tel contexte, il est une arme dans les mains de nos envahisseurs contre nos démocraties.

Les trois termes Assimilation- Intégration-Insertion ne sont pas neutres et reposent sur des philosophies politiques très différentes. L’assimilation se définit comme la pleine adhésion par les immigrés aux normes de la société d’accueil, l’expression de leur identité et leurs spécificités socioculturelles d’origine étant cantonnée à la seule sphère privée.

Dans le processus d’assimilation, l’obtention de la nationalité, conçue comme un engagement "sans retour", revêt une importance capitale. L’intégration exprime davantage une dynamique d’échange, dans laquelle chacun accepte de se constituer partie d’un tout où l’adhésion aux règles de fonctionnement et aux valeurs de la société d’accueil, et le respect de ce qui fait l’unité et l’intégrité de la communauté n’interdisent pas le maintien des différences. Le processus d’insertion est le moins marqué. Tout en étant reconnu comme partie intégrante de la société d’accueil, l’étranger garde son identité d’origine, ses spécificités culturelles sont reconnues, celles-ci n’étant pas considérées comme un obstacle à son intégration dès lors qu’il respecte les règles et les valeurs de la société d’accueil. »

Seule une politique vigoureuse d’assimilation est de nature à combattre cette menace désormais plus culturelle que cultuelle. Cette assimilation doit d’abord se faire pour les moins de 20 ans par l’Ecole avec l’enseignement de la langue, de l’histoire, des religions, de la culture, des mœurs et d’instruction civique. Elle passe ensuite par le rétablissement d’un service militaire obligatoire de durée limitée. Et pour les adultes par l’obligation de suivre des cours quotidiens également de langue, d’histoire, de religion, de culture, des mœurs locales et d’instruction civique permettant l’obtention le passage d’un examen délivrant le certificat d’assimilation indispensable au dépôt d’une éventuelle demande de naturalisation, seule mode unique au niveau européen d’obtention, pour les immigrés dont aucun des parents n’a la citoyenneté de l’Union Européenne, de la nationalité d’un de ses Etats membres.

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 17:47
Union Européenne-Citoyenneté-France-Nationalité-Bi-Nationalité- Déchéance-Acquisition-Droit du Sang-Droit du sol-Naturalisation

Non seulement il est indispensable que les Etats de l’Union Européenne appliquent les mêmes règles en matière d’immigration, mais il est impératif qu’ils pratiquent les mêmes règles en matière d’acquisition de leur nationalité de leur Etat dans la mesure où elles permettent d’acquérir automatiquement la citoyenneté européenne.

Imaginerait-on qu’un Etat de la Confédération Helvétique comme le canton de Genève puisse donner, comme il l’entendrait, sa nationalité à une personne lui conférant directement la citoyenneté suisse sans que cette Confédération ou les autres Etats n’aient leur mot à dire ? Cela est tout simplement impensable !

Encore moins imaginerait-on que chaque Länder allemand puisse édicter ses propres règles pour donner à une personne la nationalité allemande sans que l’Etat Fédéral Allemand ou les autres Länder ne puissent s’y opposer et qu’ainsi un Länder puisse décider seul qui obtiendrait la citoyenneté européenne sans que l’Union Européenne et ses Etats membres ne puissent s’y opposer.

Et pourtant dans l’Union Européenne chaque Etat membre continue de décider seul comment il peut donner sa nationalité à un étranger et partant en faire, sans possibilité de contestation des autres Etats membres et de l’Union Européenne, un de ses citoyens.

Il est parfaitement inadmissible que des Etats comme Malte ou le Portugal puissent décider de vendre à des étrangers riches leur nationalité et de leur vendre ainsi la citoyenneté européenne.

La nationalité d’un Etat membre de l’Union Européenne et partant la Citoyenneté Européenne ne doit être obtenue automatiquement qu’en vertu du droit du sang. Seule une naturalisation facilitée devrait permettre en vertu du droit du sol aux personnes nées dans un Etat membre d’obtenir la nationalité de cet Etat que sous condition d’y avoir résidé 5 ans continus après l’obtention de sa majorité et en l’absence de toute condamnation inscrite sur son casier judiciaire avec possibilité de retrait en cas de condamnation à une peine de prison ferme. Cette naturalisation facilitée ne serait étendue qu’au conjoint d’une personne de la nationalité d’un Etat membre par le sang à condition que le couple ait eu préalablement un enfant né sur le sol de cet Etat.

Toute personne désirant obtenir la nationalité d’un Etat membre et donc la citoyenneté européenne devra faire une demande normale de nationalité de l’Etat où il réside depuis au moins 5 ans, parrainée par un minimum de 50 nationaux de cet Etat et n’avoir jamais été condamné à une peine de prison ferme dans aucun des Etats composant l’Union Européenne.

Si la bi-nationalité devrait devenir la règle pour les couples originaires exclusivement de deux Etats membres de l’Union Européenne et pour leurs enfants, ces derniers en cas de mariage avec une personne détenant la nationalité d’un troisième Etat membre ne devraient plus rester binationaux et encore moins devenir trinationaux ni encore moins national de l’Etat où ils seraient nés mais perdraient toute nationalité pour n’être plus que des citoyens européens ainsi que leurs enfants créant ainsi progressivement la base d’une citoyenneté européenne exclusive .

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 09:20

Alors que la classe politique française est largement divisée sur la question de l’inégalité de traitement que créerait l’instauration d’une peine de déchéance de nationalité appliquée au seul bi-nationaux et la violation du droit international que créerait un tel retrait étendu au personne née en France ne disposant que de la nationalité française qui deviendraient ainsi apatrides, le peuple plébiscite très majoritairement la déchéance de nationalité à tous les terroristes criminels de guerre.

Nul doute que ce même peuple, consulté par référendum, plébisciterait encore plus largement le rétablissement de la peine de mort pour les terroristes criminels de guerre et que ceux-ci préféreraient mourir plutôt que d’être condamnés à la prison à vie tout autant, sinon plus inhumaine.

Et dans ce cas, les discussions actuelles de la classe politique française perdraient tout intèrêt.

Le peuple ne se pose pas les questions morales et juridiques de ses Elus et considère avec un certain bon sens que lorsqu’on est en guerre, il y a toujours des morts et à priori que les combattants ont accepté un tel risque. Or la démocratie veut que le peuple souverain et non ses « élites » ait toujours raison !

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 17:33
10 pensées de l'empereur Marc Aurèle

“Tout ce qui paraît au-dessus de tes forces n'est pas forcément impossible ; mais tout ce qui est possible à l'homme ne peut être au-dessus de tes forces.

“Chacun vaut ce que valent les objectifs de son effort.”

“Développe en toi l'indépendance à tout moment, avec bienveillance, simplicité et modestie.”

“Ne te laisse pas distraire par les événements extérieurs ! Prend le temps d'apprendre quelque chose de bon et cesse de papillonner !”

“La meilleure façon de se défendre est de ne pas imiter l'offenseur.”

“La perfection du caractère consiste à passer chaque journée comme si c'était la dernière, à éviter l'agitation, la torpeur et l'hypocrisie.”

“L'homme ordinaire est exigeant avec les autres. L'homme exceptionnel est exigeant avec lui-même.”

“Celui qui aime la gloire met son propre bonheur dans les émotions d'un autre. Celui qui aime le plaisir met son bonheur dans ses propres penchants. Mais l'homme intelligent le place dans sa propre conduite.”

“On n'est pas moins injuste en en faisant pas ce qu'on doit faire qu'en faisant ce qu'on ne doit pas faire.”

“Il ne s'agit plus de discourir sur ce que doit être l'homme de bien mais de devenir un homme de bien.”

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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 09:01

D’abord partie du comté de Flandre sous la maison comtale de Baudouin Ier de Flandre, gendre de Charles le Chauve. Au IXème siècle, Arras devient la résidence privilégiée des comtes de Flandre qui y établissent une châtellenie héréditaire.

Baudouin V (1150 -1195) est comte de Hainaut de 1171 à 1195, comte de Namur (Baudouin Ier) de 1184 à 1195 et comte de Flandre (Baudouin VIII) de 1191 à 1195. Marié en 1169 à Marguerite, fille de Thierry d'Alsace, comte de Flandre. Il se rapproche de son beau-frère Philippe d'Alsace par un traité d'alliance (1177) qui le désigne comme héritier putatif de la Flandre. Philippe l'incite à donner sa fille Isabelle en mariage au roi de France Philippe Auguste, dotée somptueusement de l'Artois (1180). Isabelle de Flandre et de Hainaut, épouse donc du roi de France Philippe Auguste, le laisse en héritage à sa mort en 1190 à leur fils Louis VIII lequel l’incorpore à son royaume de France en 1223. Le comté est ensuite donné en apanage par le roi Louis IX à son frère Robert II en 1237. Robert II est tué à Courtrai en 1302. Le comté est alors disputé entre son petit-fils Robert III et sa fille Mahaut, et la Cour des pairs finit par trancher en faveur de la comtesse Mahaut. Mahaut épouse Othon IV de la Franche-Comté de Bourgogne. Elle meurt en 1329, laissant une fille Jeanne, qui, dès 1315, avait tenu le comté de Bourgogne comme héritage de son frère (Robert l'Enfant) et qui, en Artois, succéde à sa mère, à laquelle elle ne survit que de quelques mois puisqu’elle meurt en 1330. Jeanne, mariée au roi Philippe V, en a eu une fille du même nom qui, en 1318, a épousé Eudes IV, duc de Bourgogne, auquel en 1330, à la mort de sa mère, elle fait passer l'Artois et la Franche-Comté. Eudes IV meurt en 1350. Son petit-fils, Philippe de Rouvre est uni, en 1357, à Marguerite de Male, encore enfant à cette époque et qui se trouve veuve dès 1361. Huit ans plus tard, Marguerite se remarie avec Philippe le Hardi que son père, le roi Jean II, venait d'investir 6 septembre 1363) du duché de Bourgogne, vacant par le décès de Philippe de Rouvre.

En 1382, c’est Louis de Male, fils de Louis Ier de Flandre dit Louis de Dampierre et de Marguerite de France qui hérite de l'Artois qui fait ainsi retour à la maison de Flandre.

À la mort de Louis de Male en 1384, l'Artois échoit à Marguerite de Male et à son époux Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

Maison de Bourgogne

.Philippe II de Bourgogne dit Philippe le Hardi, comte d'Artois, comte de Flandre, comte de Bourgogne de 1383 à 1404, comte de Nevers, comte de Rethel.

.Jean Ier de Bourgogne dit Jean sans Peur, duc de Bourgogne (1404-1419), comte de Bourgogne (1405-1419), comte d'Artois de 1405 à 1419, comte de Flandre

Fils du précédent.

.Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon, comte d’Artois, comte de Flandre, comte de Hainaut (Philippe Ier) duc de Bourgogne, comte de Bourgogne de 1419 à 1467, comte de Hainaut (Philippe Ier) de 1433 à 1467

Fils du précédent.

En août 1463, Louis XI rachète les villes de la Somme dont Arras, de son oncle Philippe III de Bourgogne, mais selon le Traité de Conflans de 1465 puis celui de Péronne de 1468, il doit les rendre à Charles le Téméraire,

.Charles II de Bourgogne dit Charles le Téméraire, comte d’Artois, comte de Flandre, comte de Hainaut (Charles Ier) duc de Bourgogne, comte de Bourgogne de 1467 à 1477.

Fils du précédent.

.Marie de Bourgogne, comtesse d’Artois, comtesse de Flandre, duchesse de Bourgogne, comtesse de Bourgogne de 1477 à 1482

Fille du précédent,

Maison de Hasbourg-Bourgogne

.Maximilien Ier, archiduc d'Autriche, comte d’Artois, duc de Bourgogne, comte de Bourgogne de 1477 à 1482, empereur du Saint-Empire en 1479

Époux de la précédente.

A la mort en 1477 de Charles le Téméraire, l’Artois devient avec la Flandre possession de sa fille Marie épouse de Maximilien de Habsbourg. Louis, furieux de ce mariage, décide ne plus miser que sur la guerre et il envoye son armée conquérir le Hainaut. Parallèlement, il décide alors de mettre le droit de son côté en entamant une procédure pour lèse-majesté qui conduisait à la confiscation, sanction de la félonie. Parmi les crimes du défunt duc, on retient en premier la violation par le duc de Bourgogne du sauf-conduit qu’il avait donné à Louis XI avant l’entrevue de Péronne. Le Parlement de Paris déclare Charles félon et comme tel déchu de ses fiefs.Louis interrompt sa campagne de Hainaut et prend le commandement d’une armée destinée à soumettre la Flandre. Cependant, le 8 septembre 1477, il conclue une trêve avec Maximilien. À l’expiration de la trêve conclue pour un an avec Maximilien en juillet 1479, Louis XI de la renouveler et la guerre reprend en Artois. Maximilien assiége Thérouanne et la bataille de Guinegatte, le 7 août 1479 est une victoire pour ce dernier même s’il ne peut l’exploiter : il a perdu autant sinon plus d’hommes que le vaincu et ne peut occuper Arras ou Thérouanne. Louis XI entreprend alors un blocus contre les Pays-Bas qui a des conséquences économiques désastreuses pour les États de Marie. Maximilien et la duchesse douairière espérent le soutien militaire et économique du roi d’Angleterre, Édouard IV, mais celui-ci n’est pas en mesure de l’apporter et l'argent français ainsi que l'espoir de marier sa fille au dauphin le dissuadent de rien entreprendre contre Louis XI. Celui-ci fait alors des ouvertures et projete de marier le dauphin à la fille de Marie et Maximilien, Marguerite de Bourgogne, née 10 janvier 1480. Le 21 août 1480, une nouvelle trêve est conclue. Celle-ci dure jusqu’en juin 1482. Des négociations s’engagent à Arras. Marie de Bourgogne meurt d’une chute de cheval le 27 mars 1482. Affaibli politiquement et affectivement par cette mort, Maximilien qui n'a pas de légitimité propre dans les Pays-Bas est sommé en avril par les États de Flandre, Hainaut, Brabant et Hollande de négocier. Les États de Flandre sont soucieux de réduire l’autorité de Maximilien et prêts à abandonner l’Artois au roi. Le 28 juillet 1482, à la suite de la chute d’Aire, le roi de France s’empare à nouveau de la totalité de l’Artois. Maximilien accepte finalement que le duché de Bourgogne, le comté de Boulogne et les villes de la Somme (la Picardie) ne soient pas mentionnés dans le traité. Il accepte également que l’accord ne mentionne pas le droit des femmes. Le traité d'Arras est signé le 23 décembre 1482 et juré par le roi en janvier 1483 au Plessis. Louis et Maximilien se partagent l’héritage de Marie de Bourgogne. Le printemps de 1483 consacre la victoire de Louis XI. Le dauphin épouserait Marguerite et celle-ci serait élevée en France. Elle apporte une dot qui dépasse de loin les usages et qui correspond à l'ensemble des terres bourguignonnes occupées par la France. Passent ainsi officiellement et immédiatement sous administration française : le comté d'Artois ; le comté d'Auxerre ; le comté de Charolais ; le comté de Mâcon ; la châtellenie de châtellenie de Bar-sur-Seine ; les seigneuries de Château-Chinon, de Chaussin, de Laperrière, de Noyers et de Salins. Le reste des Flandres, duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, comtés de Flandre, de Hainaut, de Namur, de Hollande et de Zélande, sont garantis à l'archiduc Philippe, à condition toutefois que ce dernier fasse hommage au roi de France pour le comté de Flandre, mouvant de la couronne. Le roi rappelle enfin son droit à racheter la Flandre gallicante (villes et châtellenies de Lille, Douai et Orchies, ainsi que le Tournaisis), en vertu d'actes contestables datant du mariage de Philippe le Hardi. Si toutefois le mariage devait être annulé avant la majorité des époux par la France, ou si le couple devait rester sans enfants, il est prévu que la dot de Marguerite ferait retour à son frère Philippe ou à ses descendants, sous réserve, encore une fois, de l'hommage au roi de France pour les terres mouvantes de la couronne. Inversement, si le frère de Marguerite, Philippe le Beau mourrait, l'ensemble des Pays-Bas passeraient à la souveraineté française. Apprenant que Maximilien d'Autriche a l'intention d'épouser Anne de Bretagne, une manœuvre politique dirigée directement contre lui, le roi Charles VIII le devance et renvoie son ancienne fiancée Marguerite d'Autriche, remise à la cour de France alors qu'elle avait deux ans. Selon le traité d'Arras, Maximilien devait recouvrer, au nom de son fils l'archiduc Philippe, encore mineur, l'ensemble de la dot de Marguerite. Le traité de Senlis est conclu le 23 mai 1493 pour tirer les conséquences du renvoi de Marguerite. Celle-ci est renvoyée à son père mais avec une dot amputée mais elle conserve l'Artois.

.Philippe IV de Habsbourg dit Philippe le Beau, comte d’Artois de 1482 à 1506

Fils du précèdent et de Marie de Bourgogne. Il épouse Jeanne Ière de Castille, fille du roi Ferdinand II d’Aragon et d’Isabelle Ière de Castille.

.Charles II de Habsbourg dit Charles Quint, comte d’Artois de 1506 à 1556, empereur en 1519

Fils des précédents. Il épouse Isabelle du Portugal.

Le traité de Madrid de 1526 avec François Ier établit la suzeraineté de l'empereur sur l'Artois ; dès cette date l'administration impériale marque son empreinte sur la structure provinciale. L'Artois devient une province des Pays-Bas bourguignons .

-Les États d'Artois sont reconnus ; ils sont composés de représentants du clergé, de la noblesse et des villes ; ils siègent a Arras et assurent l'administration de la Province.

-Un Conseil d'Artois est créé (1530); il exerce les fonctions de " Cour d'Appel " de toutes les juridictions.

-Un nouveau système fiscal est mis en place (1536).

En 1537, François 1er envahit à nouveau l'Artois. La conquête est facile et les villes et châteaux d'Hesdin, de Saint-Pol, de Saint-Venant tombent en peu de jours au pouvoir du Roi de France. Ses troupes se répandent par tout le pays qu'elles ravagent. Les habitants des villages ravagés adressent à leurs gouvernants des suppliques où ils leur exposent leur misère et l'impossibilité d'acquitter leur impôt. Henri II, successeur de François 1er continue la guerre contre Charles Quint. En fait il faut attendre 1559 et le Traité du Cateau-Cambrésis pour que cessent les guerres ravageuses (1553 : Destruction de Thérouanne et Hesdin).

.Philippe II d’Espagne (Habsbourg), comte d’Artois de 1556 à 1598, roi d’Espagne de 1556 à 1598

Fils de Charles Quint et d’Isabelle du Portugal. Il épouse en quatrième noce Anne d’Autriche (Habsbourg) fille de l’empereur Maximilien II.

Le traité de Vervins de 1598 confirme la domination des Habsbourg d’Espagne en Artois.

.Philippe III d’Espagne (Habsbourg), roi d’Espagne, comte d’Artois de 1598 à 1621,

Fils de Philippe II et d’Anne d’Autriche. Il épouse sa cousine Marguerite d’Autriche-Styrie (Habsbourg) sœur de l’empereur Ferdinand II.

.Philippe IV d’Espagne (Habsbourg), roi d’Espagne, comte d’Artois de 1621 à 1665

Sous son règne, ce n'est qu'en 1645, que les Français se rendent maîtres de Béthune, Lens, Lillers et Saint-Venant. En 1648, le prince de Condé remporte sur les Espagnols dans les plaines entre Lens et Grenay une victoire qui conduit au traité de Westphalie. Puis, à la suite de la bataille des Dunes en 1658 gagnée par Turenne, suivie du Traité des Pyrénées en 1659, l’Artois retourne au royaume de France sauf Aire-sur-la-Lys et Saint Omer (l’Artois réservé) qui ne lui revient qu’en 1678.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 14:14
Islamistes-Civilisation Occidentale- Guerres de religion-Moyen Age-Musulmans-Citoyens Européens Renaissance-Siècle des Lumières

Il y a maintenant 14 ans qu’ont eu lieu les attentats du Trade World Center à New-York !

Chaque année depuis des attentats sont commis au nom de l’Islam.

Il faut que la majorité des hommes politiques européens commencent enfin par se rendre à l’évidence que la très grande majorité silencieuse de leurs Concitoyens Européens ne peut être convaincue que notre Civilisation Occidentale, qui a connu la Renaissance et le Siècle des Lumières, peut encore s’enrichir des apports d’ un Islam défendu par des Islamistes qui en sont encore à l’époque des Guerres de religion que l’Europe a connue il y a 500 ans (Sunnites contre Chiites) et rêvent de revenir 1000 ans en arrière au Moyen Age avec le soutien silencieux d’une grande partie de leurs Coreligionnaires Musulmans qui considèrent, le plus souvent par dépit et par esprit de revanche contre les Chrétiens et les Juifs, comme décadente cette civilisation occidentale dont ils apprécient pourtant contradictoirement chaque jour bons nombres de ses apports puisqu’ils préfèrent en fin de compte se réfugier et vivre en Occident et non en terre d’Islam.

Sinon ils seront responsables de la montée du racisme et de la xénophobie en Europe.

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