Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 16:39

 

Contrairement à une idée largement répandue, l’Ecosse a plus de chance d’accéder à l’indépendance en cas de Brexit dur qui se traduirait par une impossibilité pour le Royaume Uni de conserver l’accès au Marché Unique faute d’accepter les trois autres piliers de l’Union Européenne et notamment la liberté de circulation.

En effet si le vote sur la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne a été largement majoritaire en Angleterre et largement minoritaire en Ecosse, il n’a pas sensiblement augmenté pour le moment la proportion d’Ecossais favorables à l’Indépendance.

Sans doute parce qu’un bon nombre d’Ecossais espère un Brexit mou qui préserverait l’accès au marché unique moyennant certaines concessions sur la liberté de circulation alors qu’en cas de Brexit dur, la proportion d’Ecossais favorables à l’indépendance devrait devenir largement majoritaire.

Or une fois le Royaume Uni sorti de l’Union Européenne et l’Ecosse devenue indépendante, le Royaume Uni réduit à l’Angleterre, au Pays de Galle et à l’Irlande du Nord ne disposera plus d’un droit de veto pour une adhésion pleine et entière à l’Union Européenne à la différence du Royaume d’Espagne qui, membre de l’Union, pourra opposer un droit de veto à l’adhésion d’une Catalogne qui aurait proclamé unilatéralement son indépendance.

On peut donc penser que c’est par une habile stratégie que la Première Ministre d’Ecosse Nicola Sturgeon demande à la Première Ministre du Royaume Uni Theresa May d’essayer de négocier pour la seule Ecosse, la possibilité comme la Norvège de faire partie de l’EEE ( Espace Economique Européen) alors que le Royaume Uni rejette pour lui cette possibilité de Brexit mou qui lui laisserait certes l’accès au Marché Unique mais le contraindrait à accepter l’intégralité de la législation européenne sans plus pouvoir participer à son élaboration ; et surtout qu’une telle solution est pratiquement impossible à mettre en place car elle obligerait à instaurer une frontière entre l’Ecosse et le reste du Royaume Uni du fait de l’instauration de droits et taxes inévitables entre l’Union Européenne et les parties du Royaume Uni (Angleterre, Pays de Galle et Irlande du Nord) non membres de cette EEE.

En effet en provoquant la réflexion sur le sujet, la Première Ministre d’Ecosse va pouvoir montrer à l’opinion publique écossaise qu’il va être quasi impossible pour le Royaume Uni -dont l’Ecosse qui ne peut obtenir un statut à part en continuant d’en faire partie- de préserver son accès au Marché Unique et qu’une fois le divorce consommé entre le Royaume Uni et l’Union Européenne, l’Ecosse n’aura pas d’autre alternative si elle veut conserver cet accès au Marché Unique que d’obtenir l’Indépendance et de demander purement et simplement son adhésion à l’Union Européenne

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 17:33

 

Alors que le Président de la République française vient de se rendre sur le porte-avion Charles de Gaulle pour clôturer les campagnes de l’Aéronavale française en Irak contre Daesh  du fait de l’immobilisation prochaine pour 18 mois de son unique porte-avion, on est légitimement en droit de se poser la question du bilan réel de ces deux campagnes par rapport à celui qui nous est présenté et surtout le bilan de ces derniers deux mois  passés aux larges des eaux territoriales syriennes si ce n’est à quai à Limassol à Chypres.

En effet alors que l’on nous présente un bilan global depuis aout 2014 des actions menées par les Rafales tant de l’Armée de l’Air depuis la Jordanie ou d’Abu Dhabi que de ceux embarqués  sur le Charles de Gaulle  au cours de son premier déplacement de deux mois début 2015  au large des eaux territoriales  syriennes poursuivi pour les raisons déjà exposées dans le Golfe Persique puis de ce nouveau dernier séjour de deux mois d’octobre à décembre 2016 en totalité cette fois au large des eaux territoriales syriennes, force est d’admettre que l’on nous présente aucun bilan chiffré précis des bombardements qui auraient été effectués dans le cadre du plan de reprise de Mossoul de cette dernière campagne du Charles de Gaulle.

Et pour cause !

Car comme lors de la première campagne de début 2015, faute par le gouvernement français d’admettre les Russes comme des alliés objectifs voire au moins comme les Américains de passer avec eux pour leurs interventions en soutien de l’armée irakienne et des kurdes des accords de « de-confliction », l’Aéronavale française était dans l’impossibilité quasi-absolue de bénéficier de sa position plus favorable au large de Chypre que celle dans le Golfe Persique pour pouvoir survoler l’espace aérien syrien entièrement contrôlé par les Russes pour pouvoir aller bombarder Daesh en Irak dans le cadre du plan de reconquête de Mossoul notamment.

A moins que comme vient de l’exposer assez benoitement le chef d’Etat-major de la Marine Nationale française, celle-ci se soit résignée elle-aussi à passer avec l’armée russe et notamment l’armée de l’Air  mais également l’escadre entourant le porte-avion Amiral Kouznetsov qui se trouve lui dans les eaux territoriales syriennes entre l’escadre française et les côtes de Syrie des accords de « déconfliction » pour éviter que les rafales de l’Aéronavale française soient abattus lors de leur survol du territoire Syrien.

Outre le fait que de tels accords de « déconfliction » ont dû imposer à la Marine Nationale française d’obtenir des Russes depuis les eaux territoriales syriennes des corridors aériens sécurisés entre Damas et Alep pour se rendre au-dessus du territoire irakien et en revenir avec ravitaillement en vol et donc présenter leurs plans de vols et indiquer les cibles visées, ce qui a quelque chose d’un peu humiliant vis-à-vis de soldats russes présentés comme les alliés de l’ennemi Assad (et sinon  ennemis  en tous cas pas alliés reconnus des Français ), on est en droit de s’étonner que les journalistes français ( à l’exception  évidemment de ceux du Figaro propriété de Mr Dassault constructeur des Rafales) ne se soient pas posés la question de savoir qui a autorisé de tels accords de déconfliction et qui les a signés si ce n’est le Président de la République française Hollande et son fidèle ministre de la Défense Le Drian. Et surtout également de se demander si le brillant ancien Premier Ministre et actuel Ministre des Affaires Etrangères Eyraud et son Premier Ministre Valls en étaient informés.

Si oui, l’opinion publique française et Internationale aurait de bonnes raisons de s’offusquer de l’hypocrisie d’un gouvernement français si prompt à fustiger sur le plan international le type d’action menée par la Russie contre Daesh en Syrie notamment à Alep en soutien du Président Assad  tout en concluant avec l’aval du Président Poutine des accords de déconfliction pour pouvoir se faire « mousser » au sujet de ses actions en Irak dans le cadre d’une coalition dont l’efficacité du soutien apporté à l’armée irakienne  pour la reprise de Mossoul n’a pas encore été démontrée .

Si non ce serait une nouvelle preuve des nombreux disfonctionnements de ce gouvernement français.

En toute hypothèse, même si de tels accords relèvent de la « Real Politik », on peut s’étonner surtout que la Commission de la Défense Nationale du Parlement français ne semble pas penser à interpeller le Ministre Le Drian sur la réalité de tels accords passés avec l’armée russe nécessairement avec l’aval du président Poutine.

Enfin on comprend très mal la critique formulée par la grande majorité des hommes politiques français et journalistes de tous bords contre la nécessité affichée par l’ancien Premier Ministre, Fillon, candidat désigné de la Droite pour la Présidentielle française, de discuter avec la Russie des moyens de vaincre Daesh et de rétablir la paix en Syrie et en Irak alors que l’évidence, que cela plaise ou non, démontre que c’est ce pays qui détient désormais les meilleures cartes alors que la diplomatie française s’est montrée parfaitement incapable d’analyser sérieusement la situation d’un pays que, compte tenu de son passé, elle devrait connaitre aussi bien sinon mieux que les Russes.

Mais tout cela ne relève-t-il pas d’un réel aveuglement de certains hommes politiques et médias français et étrangers y compris américains  depuis plus de 20 ans dans la manière de lutter contre l’Islamisme ?

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 14:45

 

Au moment où la Suède vient de rétablir le service militaire obligatoire alors qu’elle est certainement moins menacée sur son territoire que la France, il convient de se souvenir des raisons qui ont conduit le Président Chirac à le suspendre en France.

Tout d’abord d’une manière générale, depuis notamment la suppression des tribunaux militaire par le Président Giscard d’Estaing, l’Armée n’était plus en mesure de faire respecter toute une partie des règles militaires à une partie du contingent. Et l’incident particulier qui s’était produit sur le Porte avion Foch pendant la première guerre du Golfe sous le Président Mitterrand qui l’avait obligé à revenir à Toulon pour débarquer les marins du contingent qui n’étaient pas volontaires et réembarquer les seuls volontaires, avait amené le Président Chirac à considérer à raison qu’il n’était plus envisageable d’obliger des soldats du contingent à défendre leur pays en dehors du territoire national.

En outre, à juste titre, les militaires de carrière estimaient que la technicité croissante des armements imposait d’avoir recours à des soldats de carrière plus motivés et mieux entrainés pour faire face à un combat moderne.

Pour ces raisons, l’Armée actuelle est majoritairement opposée au rétablissement du Service Militaire Obligatoire dès lors qu’elle est amenée à conduire essentiellement des OPEX, des opérations extérieures et ne devrait pas, compte tenu de ses effectifs limités, les utiliser à des OPIN, opérations sur le territoire national telle que l’opération SENTINELLE.

D’autant que même à l’époque de la défunte DOT, Défense Opérationnelle du Territoire, jamais vraiment repensée depuis, son rôle était ou du moins aurait été extrêmement limité dans la mesure où, si le Corps de Bataille avait été amené à combattre en Allemagne dans un cadre conventionnel face aux Force du Pacte de Varsovie, il n’en serait pas resté grand-chose pour assurer en repli en cas d’invasion, la défense du territoire national.

A juste titre donc la Défense Opérationnelle du Territoire ne relève pas des missions prioritaires de l’Armée de Métier crée à partir de 1996 mais d’une Armée de Conscription encadrée par la Gendarmerie Mobile appelée si l’on veut Garde Nationale, dotée de moyens légers adaptés, lui permettant d’organiser un combat efficace notamment dans les grandes agglomérations, seules lieues où une résistance  peut désormais être encore efficacement organisée.

Or ce n’est pas avec des « Réserves prétendument Opérationnelles » et en nombre insuffisant quand bien même l’effectif de 85 000 soldats serait atteint dans les 3 ans, que l’on peut espérer valablement refonder une véritable Défense Opérationnelles du Territoire mais avec des soldats du contingent  ayant effectué sans aucune permission une formation militaire de base de 45 jours ensuite affectés pour 45 autres jours sans permission à leur mission de défense du territoire national que l’on peut espérer organiser sérieusement une telle défense dans la mesure où un seul tel contingent de l’ordre de 600 000 soldats par an serait à peine suffisant.

En effet force est de reconnaitre en cette fin d’année 2016 que malgré la prétendue importante montée en puissance de la Réserve Opérationnelle, 13 000 militaires de carrière restent stupidement affectés à l’opération Sentinelle au détriment de la formation qu’il était en droit de recevoir quand ils se sont engagés pour effectuer de véritables opérations militaires et de leur affectation à celles-ci.

A raison tous les débuts de trimestre d’une incorporation de 150 000 appelés et de leur versement pour 5 ans dans la réserve véritablement opérationnelle, la « Garde Nationale » devrait pouvoir disposer  d’un effectif nettement plus conséquent compte tenu de contraintes beaucoup plus faibles d’utilisation d’un tel contingent et de la Réserve véritablement opérationnelle que la Réserve Opérationnelle actuelle qui ne permettra au mieux de mobiliser chaque jour 24 h sur 24 qu’un grand maximum de 3000 gardes et jamais, si besoin, de remplacer les 13 000 militaires de carrières actuellement encore mobilisés pour la défense du territoire.

Il faut donc arrêter de  tromper la population et faire comme la Suède qui vient de rétablir le Service Militaire Obligatoire pour 2018 qu’elle avait supprimé en 2010 ou comme la Suisse, pays neutre comme elle et qui, bien que n’ayant pas connu la guerre depuis plus d’un siècle a  maintenu une Armée de Milice.

 

 

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 18:15
Le groupe de navires russes comprenant le porte-avions Amiral Kouznetsov, le croiseur Pierre le Grand, les navires anti-sous-marins Vice-amiral Koulakov et Severomorsk, ainsi que des bateaux de maintenance, prépare une frappe contre les terroristes dans la province d'Alep dans les prochaines 24 heures, a confirmé à Gazeta.ru une source au sein du ministère russe de la Défense.
 
La frappe sera réalisée à l'aide des missiles de croisière Kalibr et de l'aviation du porte-avion et aura pour cible les abords lointains de la ville et non les zones résidentielles, a souligné la source. La ville même ne sera pas prise pour cible car les terroristes qui s'y trouvent se servent des civils comme d'un bouclier humain.  « La tâche principale de ce groupe est d'effectuer des frappes aériennes sur les abords d'Alep où les groupes armés de djihadistes s'efforcent de faire une percée dans la ville, ceci en coopération avec les navires de la flotte de la mer Noire de la Fédération de Russie, avec l'aviation stratégique et de longue portée et avec les avions de la base militaire de Hmeimim. »
 
 « Si lors des précédents tirs de missiles réalisés depuis la Caspienne le nombre de cibles détruites a été estimé à des dizaines, cette fois des centaines d'objectifs des terroristes qui se préparent à une percée seront éliminés aux abords de la ville dans les deux-trois prochains jours », a signalé la source. Actuellement, on s'emploie à déterminer les régions où se massent les groupes radicaux, les trajets de leurs déplacements et l'emplacement de leurs positions
 
.A ces fins, le nombre de moyens de reconnaissance russes a été considérablement augmenté, notamment en terme de drones et de radars. Des unités orbitales spatiales sont également activement engagées dans la collecte de données de renseignement.

 
Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 12:06

 

Alors que, faute de pouvoir pénétrer dans les eaux syriennes ni survoler le territoire syrien, en l’absence d’accord tacite désormais impossible avec la Russie et son allié syrien ,et que le porte-avion français Charles de Gaulle est « en alerte » à quai dans le port chypriote de Limassol, on apprend que sa « mission »  va être prolongée jusqu’à la mi-décembre, date ultime où il devra être rentré à Toulon pour sa mise en grand carénage et sa révision générale pour 18 mois qui ne peut être davantage reportée.

On est en droit de se demander qu’elle peut être désormais la mission de ses 18 rafales dont on conçoit mal qu’ils puissent, depuis la méditerranée orientale, prendre le risque de survoler la Syrie, pour aller effectuer en Irak dans le cadre de  l’opération Chammal des reconnaissances ou des bombardements et encore moins en Syrie (on peut d’ailleurs se demander si cela n’aurait pas été plus simple, si un tel survol avait été autorisé par les Russes et les Syriens en coordination avec leur action contre l’ennemi commun Daesh, de demander à nos alliés anglais de pouvoir utiliser leur base aérienne de Chypre qui constitue en soi le meilleur des porte-avions).

En fait il suffit de voir à quelles actions symboliques,   un peu ridicules et finalement contre-productives les Européens en sont réduits (refus de l’Espagne de permettre à l’escadre russe encadrant le porte-avion Kouznetsov avec le croiseur Pierre le Grand à Ceuta et de Malte à Malte) pour comprendre que la France, en dépit de ses moyens militaires supérieurs, en est réduite à faire une certaine figuration tant dans la crise syrienne qu’irakienne si seules peuvent intervenir quelques forces spéciales, ses rafales basés en Jordanie ou à Abu Dhabi, et ses 15 artilleurs des  4 batteries César positionnées près de Mossoul.

Car  ce ne sont certainement pas les gouvernements grec (même si la Grèce est membre de l’OTAN) et Chypriote qui refuseraient, si le Président Poutine leur demande, que l’escadre russe qui se rend à priori en Syrie, puisse relâcher et se ravitailler dans un de leurs ports si elle en a le besoin.

On peut penser alors que la marine nationale française -qui communique assez peu depuis un certain temps- ait reçu l’ordre de faire quitter le port de Limassol  au porte-avion Charles de Gaulle et son escorte avant qu’il ne vienne l’idée au Président Poutine de donner l’ordre au porte-avion Kouznetsov de relâcher lui-même à Limassol, après pourquoi pas, s’être arrêté dans le port du Pirée.

En fait la France et ses alliés prennent le risque de devoir quitter la zone de méditerranée orientale et de croiser l’escadre russe qui entend bien y prendre sa place. Mais pour se positionner où d’ici à la mi-décembre ? Certainement pas pour rejoindre comme la fois précédente le Golfe Persique !

Car la volonté du président russe semble bien de vouloir prévenir toute action non concertée  avec la Russie de l’escadre française et ses alliés en Syrie  laquelle a devancé l’escadre russe sur zone et non l’inverse et  les occidentaux peuvent effectivement désormais craindre, après lui avoir fourni  le prétexte à son incursion en Méditerranée Orientale, qu’elle serve à appuyer la reprise totale d’Alep avant celle de Mossoul.

Sans doute une partie de l’escadre est destinée ensuite  à rejoindre le port russe de Sébastopol en Crimée.

En attendant on peut légitimement craindre que, une fois les élections américaines passées, les choses dérapent.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:25

 

Avant de se permettre de commenter la reconquête des villes d’Alep en Syrie ou de Mossoul en Irak occupées par les Islamistes de Daech, bon nombre de journalistes et d’experts autoproclamés, feraient bien de se souvenir de certains faits historiques qui aident à comprendre les différents modes d’action militaire de  reconquête d’une ville ou d’un quartier d’une grande ville occupée ou en situation insurrectionnelle.

Par exemple, il y a 75 ans , du 8 septembre 1941 jusqu’au 27 janvier 1944,  Leningrad a subi un siège  de près de 900 jours par la Wehrmacht au cours duquel a été mis en œuvre un plan famine pour exterminer sa population ,comparable à la tactique militaire des siégés longtemps appliquée au cours des siècles pour prendre un château ou une ville fortifiée.

Stalingrad  surtout, a fait l’objet d’une conquête par l’armée allemande qui a duré du 17 juillet 1942 au 2 février 1943 constituant la première bataille urbaine de l'histoire et la première aussi à se dérouler principalement dans des sites industriels. Dans cet environnement, l’armée allemande perdait  une partie de son avantage en termes de mobilité et de puissance de feu. L'usage de l'artillerie et de l'aviation se trouvait compliqué par la proximité et l'imbrication des lignes de front. Les multiples obstacles de l’environnement urbain ne laissaient que des lignes de vue très courtes, ce qui obligeait à engager les chars à proximité immédiate de leurs objectifs et les rendait très vulnérables aux armes antichars adverses, même les plus légères, camouflées dans les ruines ou utilisées depuis les toits. Cette  bataille s’est déroulée aussi à la verticale, dans les étages et les sous-sols. Les caves restaient les seuls endroits non  détruits par les bombardements massifs et répétés ; elles offraient un abri relatif où se reposer. Les égouts étaient le seul lieu où on pouvait se déplacer à l’abri des bombardements. Les Russes, qui en avaient la carte contrairement aux Allemands s’en servaient pour quitter les positions menacées ou mener des coups de main sur les arrières ennemis. Les Allemands appelaient cette guerre urbaine invisible Rattenkrieg (« guerre de rats ») Les défenseurs exploitaient au maximum les possibilités de l'environnement en reliant entre eux des centaines d'immeubles, murant leurs principaux accès et les transformant en forteresses avec mines, barbelés, meurtrières au ras du sol, postes d’observation d'artillerie dans les étages, canons et chars camouflés dans les ruines.

Staline ayant refusé de les laisser quitter la ville, 600 000 civils étaient  encore présents à Stalingrad, et en une semaine 40 000 d'entre eux furent tués par les bombardements. Durant toute la bataille, la Luftwaffe  a joué  un rôle de premier plan totalisant  1 600 sorties et 1 000 t de bombes dans la seule journée du 23 aout 1942. Cette bataille de Stalingrad fut un défi logistique pour les deux adversaires tant pour le ravitaillement en munitions qu’en carburant sans compter le ravitaillement des troupes. La bataille de Stalingrad fut l'une des plus sanglantes et des plus coûteuses en vies humaines de toute l'histoire militaire. La Wehrmacht  perdit  380 000 hommes, tués, blessés et prisonniers. Les Soviétiques eurent 487 000 tués et 629 000 blessés.

La reconquête de la ville par les Soviétiques jusqu'à la capitulation des troupes du  maréchal Paulus, commandant de l'armée allemande, avec  95 000 soldats  dura un peu plus de 2 mois (2 février 1943.)

Alors qu’il n’avait fallu que six semaines au Reich pour vaincre la France, l’armée  allemande a pataugé à Stalingrad pendant neuf semaines sans réussir à emporter la décision.

C'est à Stalingrad qu'on a vu  apparaître un nouveau type de combattant, le tireur embusqué (snipper) tireur d’élite qui vise discrètement ses victimes à grande distance et les tue ou les blesse assez gravement pour que ses camarades tentent de le secourir et donc s'exposent

La Seconde guerre de Tchétchénie qui opposa 80 000 soldats de l’armée russe  aux indépendantistes d’octobre 1999 au 1er février 2000, jour de la prise de Grozny   lui  a permis 56 ans plus tard de mettre à profit les enseignements tirés à Stalingrad. Après une stratégie de bombardements intensifs et d'envoi de petits groupes d'infanteries spécialisés en combat urbain  précédant les blindés, la capitale tchétchène tomba après un siège qui dura du 25 décembre 1999   au 6 février 2000. Transformée en forteresse, les séparatistes tchétchènes s'étant préparés à l'assaut russe, le siège et les combats ont dévasté la capitale tchétchène comme aucune autre ville européenne depuis la Seconde Guerre Mondiale  

L’armée russe  a donc acquis une grande expérience dans le combat urbain qu’elle a érigé en véritable doctrine qu’elle applique aujourdhui à Alep. En revanche l’Otan n’a jamais eu aucune doctrine militaire en matière de combat urbain susceptible d’être mise en œuvre pour la reprise de Mossoul par les Kurdes et les Irakiens qu’ils conseillent et encadrent. Semble-t-il, pour la bonne raison, qu’il n’y a pas d’autres moyens de défense ou de conquête d’une ville que ceux  utilisés à Stalingrad mais aujourd’hui avec des moyens encore beaucoup plus puissants compte tenu de la multiplication désormais des constructions en béton armé ce qui nécessairement entraine des pertes civiles en proportion encore beaucoup plus importantes.

Ainsi à défaut d’utiliser les modes d’actions russes à Alep trop vite critiqués par les médias occidentaux, les américains n’auront guère le choix à Mossoul que de négocier en secret l’évacuation des combattants djihadistes.

Lors d'un combat urbain, il est important de défendre les points stratégiques d'une ville, voire de les détruire (destruction de pont  pour ralentir l'avancée des véhicules, destruction de réserves de carburant  ...). Il est important d'avancer bâtiment par bâtiment, car sortir dehors, c'est le risque de se faire abattre par des tireurs embusqués. Les chars  ayant en général moins de mobilité, il faut employer des véhicules plus légers. L'utilisation de l’artillerie lourde  lourde utilisant des munitions non-guidées est pratiquement impossible pour le soutien rapproché des troupes, au risque de faire feu sur ses propres unités (difficulté à suivre la progression des troupes dans une ville en ruine...), ce qui a conduit depuis les années 1990 à la mise en service de munitions intelligentes d'un haut degré de précision et d'explosifs ayant un rayon d'action limité comme le DIME  emporté par la bombe GBU-39 d'une masse totale de 113 kg contenant 17 kg d'explosif possédant un grand pouvoir létal mais dont l’effet  se dissipe au-delà de 10 mètres composé de deux éléments principaux, le vecteur (roquette ou missile à guidage GPS ou laser ) et l’explosif très puissant. Les bombes de ce type créent des dommages très importants sur la matière vivante et les tissus mous (derme, muscles et os, constitués essentiellement d’eau) dans un rayon inférieur à 10 mètres, et peu ou pas au-delà. Les blessures provoquées sont quasiment incurables et conduisent généralement à l’amputation. Effet connexe, la contamination de l’organisme par ces métaux lourds favorise l’apparition de cancer chez les survivants.

Compte tenu des caractéristiques suivantes des combats en zone urbaine :

  1. Ligne de défense anti-char: permettant de limiter l'avancée de véhicules lourds ou de transports de gros effectif. Cette ligne est importante pour éviter la perte par le sol de positions stratégiques
  2. Défense anti-aérienne : la surveillance de l'espace aérien permet de limiter la prise d'informations et la couverture des unités d'infanterie ennemies. Les hélicoptères, dangers certains pour les infanteries, compte parmi les véhicules aériens privilégiés car faciles à poser et aptes au surplace (pour la prise et la surveillance aérienne de positions).
  3. Tireurs embusqués: les tireurs isolés ont une double vocation. La prise d'informations (éclaireurs) et la couverture d'unités limitées en effectif (tirs de couverture, tirs-leurres, etc.). Rarement en équipe de plus de trois hommes, ces unités sont les unités les moins équipées mais aussi les plus difficiles à atteindre car officiant sur de longues distances. Des unités dangereuses souvent éliminées par bombardements et pilonnages.
  4. Mines: des armes défensives vicieuses et traîtresses. Les mines permettent de limiter l'avancée de l'infanterie adverse et, sous certaines conditions, peuvent contenir les véhicules légers. Les équipes de déminage étant rares en temps de bataille urbaine, ce sont de vrais points noirs pour les unités de chaque camp.
  5. Pièges: ces dispositifs incluent les pièges "classiques" (mines, pièges à loup, C4, etc.) et les dispositifs non-conventionnels (engins explosifs improvisés, molotov, dispositifs incendiaires, flash, leurres, etc.). Ces engins ont pour vocation de déstabiliser les formations ennemies et participent à la première phase de guerre psychologique (la deuxième étant la prise de prisonniers de guerre, le vol et la destruction de matériel ennemi, etc.)

Les armées occidentales ne peuvent qu’adopter la doctrine unique de siège et de prise d’une ville et  prévoir la création de Bataillons d’Infanterie de Combat Urbain de 500 hommes environ pour chaque quartier de ville occupés par 50 combattants résolus.

Ces bataillons spécialement entrainés au combat en zone très urbanisée devraient disposer de :

.très importants moyens d’écoute pour localiser l’adversaire ainsi que  de transmission, des plans des réseaux électriques, eaux usées, eaux potables, des plans d’immeuble du quartier, de moyens d’inondation des caves et sous-sols par l’eau ou par les gaz lourds de manière à retrouver la maitrise des sous-sols et y empêcher la circulation ennemie.

.de moyens du génie pour effectuer des forages, des démolitions, des déblaiements etc…des déminages, des poses de mines et d’explosifs

.d’hélicoptères, à la fois pour l’observation, la dépose de soldats sur les terrasses d’immeubles, la destruction des positions ennemies, protéger la progression au sol de l’infanterie amie

.de fantassins spécialistes de l’escalade et de la plongée dotés de mortiers, lance-flammes, lance-roquette, de grenades de tous types  (explosive, incendiaire, gaz divers dont innervant et asphyxiant) ave équipement contre les gaz, les armes chimiques et bactériologique et disposant d’un nombre important d’armes automatiques pour le tir  de précision, ainsi que de mitrailleuses légères.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 09:47

 

La création d’une Garde Nationale en France est censée permettre de remplacer les 10 000 militaires de carrière affectés stupidement à l’opération Sentinelle.

Quand bien même ses effectifs provenant exclusivement des Réserves Opérationnelles de la police, de la gendarmerie ou de l’armée parviendraient à atteindre 85 000 hommes d’ici à 2018, contrairement aux annonces faites par le gouvernement français, le nombre de personnels dont cette garde nationale pourra disposer par  24 heures , sera seulement, compte tenu d’une mobilisation maximum de chaque membre de 1 mois par an à raison de 8 heures par jour , de :

85 000 : 12 : 3 =  2361 hommes     seulement 

Voire en admettant de les utiliser un maximum de 12 heures par jour de ;

85 000 : 12 : 2 = 3541 hommes.

On comprendra bien qu’à l’échelle d’un pays comme la France, cela est totalement insuffisant et ne permet absolument pas de libérer les 10 000 militaires de carrière affectés  à l’opération Sentinelle.

En effet ne serait-ce que pour permettre à la police, aux CRS, à la gendarmerie de dégager des personnels suffisants pour organiser la simple reconquête des zones de non droit, ces « réserves  opérationnelles » de la  « Garde Nationale » devraient au moins être triplées soit atteindre environ 250 000 hommes, objectif inatteignable !

Sans compter que dans le cas d’ insurrections concertées simultanées de 3  à 5 banlieues très sensibles, cela serait encore insuffisant et il serait nécessaire de faire appel à nouveau à l’armée dont les effectifs ont grandement besoin d’être eux-aussi augmentés et dont la plupart des militaires de carrière devraient être  à l’entrainement et prêts à participer à  des opérations  extérieures à un moment où l’environnement de la France et de l’Union Européenne devient de plus en plus dangereux.

Seul le rétablissement d’un Service Militaire de 3 mois dont 1 mois de « Classes » de 600 000 jeunes par an serait de nature à dégager un contingent permanent de 150 000 hommes pouvant être affectés à des gardes statiques ou à des patrouilles à raison de 12 heures soit 75 000 hommes par 24 heures permettant de libérer les forces de police, CRS, gendarmerie et militaires de carrières des missions qui leur sont actuellement affectées.

En effet à la différence des Réserves dites Opérationnelles, le Service Militaire peut procurer une ressource permanente renouvelable qui plus est peut alimenter une Réserve vraiment opérationnelle qui pourrait être plus aguerrie et affectée en  renfort des forces de maintien de l’ordre.

La Suède vient de prendre la décision de rétablir le Service Militaire.

Il n’y a strictement aucune raison valable pour la France de ne pas en faire de même.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 14:54

Alors que le porte-avion Charles de Gaulle a reçu à nouveau l’ordre du Président de la République Française de rejoindre pour 1 mois les côtes de la Syrie (avant de rentrer à Toulon pour 18 mois pour des opérations de grand carénage et révision générale) pour permettre à ses 18 rafales et 6 étendards d’effectuer des missions de reconnaissance et de combat contre Daech en Irak dans la perspective de la reconquête de Mossoul et accessoirement en Syrie, aucun des experts et spécialistes qui fleurissent régulièrement les plateaux des radios et télévisions hexagonales n’a fait observer que pour se rendre depuis le large de la Syrie en Irak, ils devaient survoler sans autorisation le territoire syrien dont l’espace aérien est contrôlé par la Russie et son allié le gouvernement syrien.

Or, si lorsque l’ordre d’appareiller a été donné par le Présidence Français, celui-ci pouvait espérer à nouveau , comme lors de la première mission avortée au large de Syrie du Charles de Gaulle qui a finalement poursuivi sa route vers le Golfe Persique, obtenir discrètement un accord tacite de survol de la Syrie des Russes qui avaient pris le soin alors d’avertir la Flotte, l’Aviation et l’Armée russe de l’arrivée sur Zone du porte-avion et qui a été finalement retiré, il est évident que la décision du Président Poutine de ne pas se rendre à Paris le 19 octobre ,en raison de ce qu’il est en droit de considérer comme un affront du Président Hollande, exclut le maintien de tout accord tacite d’un tel type.

Dès lors, en raison de l’inconséquence de la diplomatie française, et après sa présidence, de ses ministres des affaires étrangères, tous deux  anciens premiers ministres , il est exclu que les Rafales du Charles de Gaulle puissent prendre le risque d’être abattus au-dessus du territoire syrien et le Charles de Gaulle est désormais condamné avec son escorte à faire des ronds dans l’eau couteux pour le contribuable français tandis que l’intérêt, essentiellement médiatique, d’une telle opération, recherché par les conseillers politiques du président français dans le cadre de la préparation de l’annonce de sa candidature à un nouveau mandat va apparaître totalement contreproductive et surtout une fois encore ridiculisera d’une certaine manière l’action de la Marine Nationale et plus largement la crédibilité de la France sur le plan militaire.

D'ailleurs plutôt que de faire des ronds dans l'eau, il est préférable dans ces conditions que le Charles de Gaulle reste en "alerte" comme il le fait dans le port de Limassol à Chypre avant de rentrer avant très longtemps à Toulon.sauf à son ministre des affaires étrangères de renégocier à la hâte  "la queue basse" un nouvel accord de "non-confliction".

Car il n'est pas envisageable de quémander auprès du président turc Erdogan, aujourdhui réconcilié avec le président Poutine, l'autorisation de survoler son sol et qu'il n'est plus possible pour le Charles de Gaulle de se rendre dans le Golfe persique pour y remplir sa mission car il n'est plus possible de repousser encore longtemps ses opérations de carénage et de révision générale.

Et ensuite pendant 18 mois, la France sera privée, faute d'un deuxième porte-avion, de son principal moyen d'intervention extérieure dans un conflit dont il est exclu qu'elle puisse envoyer des troupes à terre autres que des forces spéciales déjà insuffisantes en nombre. ou quelques artilleurs.

Alors que le porte-avion russe Amiral Kouznetsov et sa nombreuse escorte vient de rejoindre les eaux syriennes.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 14:02

A la différence des médias français, qui ont toujours tendance à prendre leurs désirs pour des réalités, le reste de la presse francophone suisse et belge notamment est beaucoup moins certain que la candidate Clinton a véritablement marqué l’avantage sur le candidat Trump lors de leur premier débat télévisé ou du moins se demande si cela aura véritablement un impact pour redresser l’image de « l’apparatchik » Clinton.

Si la victoire de Trump, contrairement à ce que ces grands spécialistes, analystes et experts de tout poil n’est pas improbable, pas plus que n’était improbable le Brexit, contrairement à ce que croyait mordicus la grande majorité des « « Elites bobo parisiennes », le sort des primaires de la droite et du centre en France, s’en trouvera complétement bouleversé.

Car ces « Elites » commenceront à s’interroger sur les raisons qui auront pu faire qu’un candidat Républicain américain atypique a pu devenir président des USA et finiront par admettre qu’elles ne parviennent plus à influencer l’Opinion.

Alors leur viendra peut-être à l’idée que ce n’est pas sans raison que le parti de la Droite française dite républicaine s’est appelé les Républicains par imitation du Vieux Old Party américain et que pour éviter l’élection de Mme Le Pen, c’est, malheureusement, des 8 candidats au Primaire de la Droite et du Centre, celui qui aura le plus « trumpisé » sa campagne qui aura le plus de chance de remporter les Primaires et être élu président de la République française au lieu du candidat d’une France qu’il voudrait voir redevenir heureuse mais qui pour l’instant se sent profondément malheureuse et tout sauf apaisée.

Car ce que le Peuple, avec un certain bon sens, comprend, c’est que le déclin de la France a commencé il y a maintenant 100 ans à cause de l’incompétence des « apparatchiks » français dont peu s’avère capable de leur expliquer les causes et d’emporter leur conviction sur les mesures douloureuses de redressement qui devraient être prises.

Tous les candidats à la Primaire de la droite et du Centre lui font croire qu’ils sortiront le pays de la spirale de l’endettement dans laquelle se trouve également les USA en leur expliquant qu’ils feront de l’ordre de 100 milliards d’économies ce qui n’est envisageable qu’en diminuant considérablement le nombre des fonctionnaires de la fonction nationale et territoriale en se gardant bien de préciser lesquels.

Or dès lors qu’il est exclu de diminuer les effectifs de la Police, de la Gendarmerie, de l’Armée, de la Justice…alors que le service de la Dette va vite ré augmenter avec la remontée inéluctable des taux d’intérêt…il leur faudra bien finir par avouer que l’essentiel des diminutions des effectifs se fera sur le dos de l’Education Nationale dont les résultats sont de plus en plus catastrophiques. Et ce sera alors le début d’une autre forme de « Trumpisation » de la Campagne des Primaires si l’on considère que le candidat Trump a au moins cette qualité, à savoir celle d’appuyer où cela fait mal ce que semble apprécier au moins près de la moitié des Américains alors qu’en France cette moitié au moins de l’Electorat se trouve écartelée entre le FN et les Républicains .

Et ce alors qu’il est illusoire, quel que sera le plus ou moins grand succès du Front National, que sa présidente puisse devenir Présidente de la République et puisse ensuite obtenir seule sans alliance possible, une majorité gouvernementale pas plus qu’il ne parait envisageable qu’un futur élu président issu des Républicains puisse lui aussi l’obtenir sans le ralliement d’une bonne partie des électeurs du Front National.

Alors Messieurs les sondeurs, attendez le résultat des élections présidentielles américaines, avant de nous abreuver de vos sondages contradictoires et admettez le caractère peu fiable à ce stade de la compétition.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 12:53

Face à la volonté des Peuples, les uns de quitter l’Union Européenne les autres d’y rester, l’Union Européenne sera bien contrainte, un jour ou l’autre, et plus vite sans doute qu’elle ne le craint, d’admettre que la liberté des Peuples à disposer d’eux-mêmes prime le principe de l’intangibilité des frontières non seulement externes mais également internes des Etats de l’Union, de leur intégrité territoriale et donc le droit d’en faire sécession tout en restant membre de l’Union sans que les Etats membres actuels dont ils sont les citoyens puissent opposer leur veto.

Et ce d’autant moins dans l’hypothèse d’un Etat qui fait choix de sortir de l’Union quand une partie de cet Etat souhaite y rester comme dans le cas du Royaume Uni de Grande Bretagne dont l’Angleterre et le Pays de Galle ont voté le Brexit alors que l’Ecosse, l’Irlande du Nord et Gibraltar ont voté pour rester dans l’Union Européenne. Si en cas de vote sur l’indépendance de l’Ecosse voire de l’Irlande du Nord, un processus analogue à celui adopté par la Confédération Helvétique lors de la sécession du Jura du canton de Berne, pourra être adopté prévoyant une adhésion automatique instantanée du nouvel Etat indépendant à l’Union Européenne sans que le Royaume Uni puisse alors mettre son veto dès lors qu’il n’est plus membre de l’Union, en revanche le cas de la Catalogne voire du Pays Basque sera plus compliqué dès lors que théoriquement, en droit, le Royaume d’Espagne pourra mettre son veto à un tel processus. Théoriquement car si l’Ecosse peut obtenir une adhésion automatique instantanée à l’Union dès la sortie effective du Royaume Uni dont elle sera devenue indépendante, on voit mal comment l’Union Européenne pourrait ultérieurement refuser à la Catalogne le même processus et considérer que sa déclaration d’indépendance entrainerait en droit sa sortie de l’Union et le refus de son adhésion en raison du droit de veto du Royaume d’Espagne.

Le cas de Gibraltar s’avère tout aussi complexe que celui de la Catalogne dans la mesure où ses citoyens ont voté contre la sortie de l’Union mais ne veulent pas pour autant être rattachés au Royaume d’Espagne ni même semble-t-il être placés sous une double souveraineté britannique et espagnole comme s'est empressé de leur proposer le gouvernement espagnole. En effet, s’ils veulent rester dans l’Union,ils devront admettre qu'il ne leur est plus possible de rester sujets britanniques mais devraient penser à demander leur indépendance comme l’Ecosse, et bénéficier du même processus, mais si on peut penser que l’Ecosse comme peut-être l’Irlande du Nord verraient un intérêt à faire partie de la zone euro plutôt que de garder la livre sterling comme monnaie, on peut douter que Gibraltar y trouve le même intérêt. En supposant que le Royaume Uni accepte de leur laisser utiliser la livre s'ils obtenaient l'indépendance, on voit mal comment l’Union Européenne pourrait accepter comme membre à part entière un micro Etat constitué d’une ville de 30 000 habitants seulement qui continuerait d'utliser la monnaie d'un pays qui ne ferait plus partie de l'Union. ce qui supposerait, qu'elle conserve la livre ou adopte l'euro qu’elle puisse obtenir un nouveau statut spécial se substituant à l’actuel dont elle bénéfice comme partie du Royaume de Grande Bretagne membre de l’Union car on ne voit pas pourquoi elle pourrait le conserver alors que le Royaume Uni ne ferait plus lui partie de l’Union .

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article

Présentation

  • : empireromaineuropeen
  • : Parti supranational pour un empire romain europeen alternative à l'empire américain
  • Contact

Recherche

Liens