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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:19

Si l'on doit remercier les médias d'alerter les citoyens sur les dérives de leurs élus, on doit s'offusquer du moment choisi pour le faire quand l'on apprend qu'ils savaient depuis longtemps les faits qu'ils ont volontairement tardé à révéler..

On savait que les Français n’avaient pas beaucoup de mémoire ou du moins une mémoire très sélective.

Mais on reste effaré tout de même de constater leur étonnement en période électorale de découvrir que la plupart des élus de leur royaume républicain bénéficient de longue date de privilèges qu’ils s’octroient en parfaite légalité puisque ce sont eux qui font les lois.

On se rappellera simplement que Madame Royal a perçu en toute légalité pendant son concubinage avec l’actuel président un certain nombre d’allocations que la morale aurait dû la conduire à ne pas percevoir.

On se rappellera que pendant des années le roi républicain Mitterrand a mis aux frais des citoyens la protection et l’entretien de sa fille naturelle Mazarine.

On pensera ce que l’on veut de la précampagne aux frais de son ministère de Mr Macron alors qu’il était encore ministre.

On observera que malgré des règles contraignantes, le Parlement européen se voit refuser le remboursement pas Madame Le Pen de sommes indûment utilisées pour des dépenses sans rapport avec son activité de député européenne.

Etc……et cetera … et cetera ….

Dès lors, on parvient à comprendre que Mr Fillon et son épouse Pénélope estiment non seulement n’avoir rien fait d’illégal mais de ne pas non plus avoir été malhonnêtes en ayant bénéficié des possibilités du système.

On comprend mal d’ailleurs qu’ils essayent de prouver, en se contredisant au grand plaisir des médias érigés en Juge d’Instruction, que cela correspondrait à un travail effectif alors qu’il appartient à l’accusation, le Parquet, de prouver qu’il y aurait quelque chose d’illégal dans ce système de privilèges républicains.

Si le Quatrième Pouvoir, auquel appartient le Canard Enchainé, entend se substituer au Pouvoir Judiciaire en mettant en avant l’Immoralité de telles pratiques, il devrait se rappeler que la Justice est symbolisée par une Balance et rappeler en cette période électorale française tous les faits de même nature imputables aux hommes et aux femmes politiques françaises encore en vie.

Mais en faisant ainsi appel au Tribunal de l’Opinion Publique en se situant sur le plan de la Morale. ( Qu’est ce que la Morale à notre époque ? Est-il normal par exemple que des grands patrons gagnent en une année beaucoup plus qu’un de leur salarie dans toute sa vie et nettement plus que les Hommes politiques aux postes les plus élevés …), en ouvrant ainsi en pleine période électorale la boite de pandore en se prenant pour des nouveaux Saint Just, les médias ne sauveront pas la gauche, ils ne mettront pas au pouvoir le parti de Madame Le Pen, ils sèmeront les germes d’une nouvelle nuit du 4 Aout puis d’un 18 Brumaire.

Peut-être vaudrait-il mieux au contraire pour préserver réellement la démocratie d'interdire aux médias pendant la période dite de campagne électorale de diffuser tout sondage ou toute information sur un candidat déclaré relative à des faits antérieurs connus avant sa candidature ?

Si tel avait été le cas, nul doute que Mr Fillon n'aurait pas gagné la Primaire de la Droite et que le Canard Enchainé n'aurait guère trouvé d'intérêt à révéler ce type de pratiques. 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 09:09

 

On peut s’étonner qu’aucun des media français ne se pose ou pose la simple question suivante : un député ou un sénateur a-t-il absolument besoin d’un ou plusieurs attachés parlementaires, ou inversement dit, est-ce que ce ou ces attachés parlementaires effectuent-ils un travail indispensable ?

A cette question, la totalité des parlementaires répondraient oui !

Donc, ils devraient se dire que le parlementaire François Fillon avait lui aussi besoin d’un ou plusieurs attachés parlementaires.

S’ils n’en avaient pas d’autres que son épouse, c’est une évidence que ce travail d’attaché était effectué par elle. CQFD

En Suisse, pays au moins aussi démocratique que la France, (n'en déplaise à Monsieur Alain Minc qui ne semble pas être un chaud partisan de la Démocratie directe en disant qu'il faudrait limiter le droit à référendum et dans le cas de référendum relever à nettement plus qu'à la majorité plus une voix, le seuil pour le gagner) les membres du Parlement Fédéral perçoivent, sans aucun contrôle, d'importantes indemnités sans que jusqu'à présent aucun citoyen n'ait trouvé quoi que ce soit à redire.

La déficience intellectuelle de la quasi-totalité des journalistes français, déjà avérée à plusieurs reprises, a quelque chose d’inquiétant pour une France dont le système démocratique apparait de plus en plus bien mal en point.

Combien d'entre eux  sont en train de confondre moralité et droit ? Combien d'entre eux rappellent  que c'est le Parquet qui a la charge de rapporter la preuve de l'accusation et non au présumé innocent" de rapporter celle de son innocence.

Et le comble est de voir que le premier à dire en public que la candidature du candidat Fillon est compromise est un ancien Juge d'Instruction.

Et cerise sur le gâteau, sans aucun sens du ridicule, nombre d'entre eux s'enthousiasment devant l'idée de Revenu Universel consistant à payer des gens à ne rien faire et s'offusquent dans le même temps de la Rémunération délictueuse d'emplois fictifs.

Rien ne va vraiment plus dans ce royaume (républicain) de France !

 

 

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 09:45

 

 

 

 

 

 

 

 

La Picardie (les villes de la Somme :  Saint-Quentin, Ham, Péronne, Bray-sur-Somme, Corbie, Amiens, Picquigny, Abbeville, Le Crotoy, Saint-Valery-sur-Somme; Roye, Montdidier, Doullens, Saint-Riquier, Rue, Montreuil-sur-Mer, Crèvecœur-sur-l'Escaut et Mortagne-du-Nord.

villes contestées d’empire de 1477 à 1529

Le territoire de la Picardie est attribué par le partage de Verdun de 843 à la Francie occidentale comme la plus grande partie de la Flandre et l’Artois. En 965, le roi Lothaire récupère le comté d'Amiens et le remet à Gautier Ier de Vexin, comte de Valois et de Vexin. Cette famille garde le comté d'Amiens jusqu'en 1077 sans parvenir à constituer une principauté territoriale. En 1077, Simon, comte de Valois, puis de Vexin et d'Amiens, se fait moine et ses possessions sont dispersées. Valois revient à son beau-frère Herbert IV de Vermandois, Amiens est réuni à la Couronne, et le Vexin est partagé entre le duc de Normandie et le roi de France. Aucun comte de Picardie n'ayant donc jamais existé, la Picardie n'avait pas au Moyen Âge comme d'autres provinces un blason propre. Les armes des comtes de Crécy, seigneur local le plus puissant du moment, ont toutefois occasionnellement été utilisées, et finalement l'or à trois bandes d'azur.

Au XIème siècle, naissent les puissantes familles nobiliaires de la région: Maison de Vermandois, Maison de Coucy, Maison de Ham, Maison de Mailly, Maison de Rambures, Maison de Soyécourt etc. auxquelles il convient d'ajouter les principautés ecclésiastiques: évêques-comtes de Beauvais, de Laon, de Noyon, abbés-comtes de Corbie etc. De 1117 à 1130, date de sa mort, Thomas de Marle, sire de Marle et de Coucy tient tête au roi de France Louis VI le Gros mais est finalement vaincu. C'est au XIIe siècle que la puissance féodale entame son déclin. Le pouvoir royal s’appuyant sur le mouvement communal tente d’affaiblir les grands féodaux comme par exemple le roi Philippe Auguste qui prend Chauny en 1180 à Philippe d'Alsace, comte de Flandre mais ce dernier parvient à reprendre la ville en 1182.

En 1418, lors de l'arrivée au pouvoir en France du parti bourguignon, les châtellenies de Péronne, Montdidier et Roye sont cédées au duc de Bourgogne Philippe le Bon comme garantie pour le paiement de la dot de Michelle de France qu'il avait épousée en 1409, fille du roi Charles VI.

Philippe le Bon devient duc de Bourgogne à la suite de l’assassinat de son père Jean sans Peur à Montereau.

Philippe Le Bon, le roi Charles VI de France (souffrant de grave folie) et le roi Henri V d'Angleterre forment une triple alliance contre le dauphin, dont ils mettent la légitimité en cause (il serait né d'une liaison de sa mère, Isabeau de Bavière, avec Louis d'Orléans, frère du roi de France Charles VI). Tous trois signent le traité de Troyes le 21 mai 1420, dans la cathédrale de Troyes qui confirment à ce même Philippe la possession des châtellenies de Péronne, Montdidier et Royes.

Le 2 juin suivant, conformément à ce traité et dans la même cathédrale, Henri V d'Angleterre épouse Catherine de Valois, fille légitime de Charles VI de France et d'Isabeau de Bavière. Il est convenu qu'après la mort de Charles VI de France, Henri V d'Angleterre devienne roi de France par son mariage avec la seule héritière légitime du trône de France; le roi d'Angleterre exerce les prérogatives de régent du royaume et se borne à confirmer à Philippe le Bon, comme signataire du traité, les villes de la Somme (notamment les châtellenies de Péronne, Roye et Montdidier) qui garantissent la dot de Michelle de France, alors épouse du duc. Dès le lendemain de ses noces, Henry V met le siège devant Sens, place forte tenue par les Armagnacs. Philippe le Bon est parmi les assiégeants. Sens tombe.

Puis Armagnacs et Bourguignons s'affrontent à la Bataille de Mons-en-Vimeu de 1421, la victoire des Bourguignons fait passer la Picardie sous leur domination.

Après la mort sans enfant encore vivant de son épouse Michelle de France en 1422, le duc de Bourgogne Philippe le Bon ne restitue pas les châtellenies de Péronne, Montdidier et Roye, et obtient, un an plus tard, confirmation de leur possession au nom de Henri VI d'Angleterre.

La conférence d'Arras en 1435 est la première conférence européenne. Outre la France, dont la délégation est menée par le duc de Bourbon, le maréchal de La Fayette et le connétable Arthur de Richemont, et la Bourgogne, conduite par le duc Philippe le Bon en personne, elle réunit l'empereur Sigismond de Luxembourg, le médiateur le comte Amédée VIII de Savoie, une délégation anglaise, les représentants des rois de Pologne, de Castille, d'Aragon.

Par le traité d'Arras, signé le 20 septembre 1435, qui met fin à la guerre entre Armagnacs et Bourguignons, le roi Charles VII, cède à titre de réparation pour l'assassinat de Montereau, les villes de Saint-Quentin, Corbie, Amiens, Doullens, Abbeville, Montreuil-sur-Mer, Rue, Saint-Valery, Le Crotoy, Saint-Riquier, Crèvecœur-en-Cambrésis et Mortagne, le comté de Mâcon et le comté d'Auxerre à Philippe le Bon. Surtout, il donne une indépendance de fait au duché de Bourgogne. Plus précisément, le duc de Bourgogne reste vassal du roi de France mais est dispensé de l'hommage. En échange, Charles VII n'obtient qu'une seule chose, suffisamment importante pour justifier tous ces sacrifices: la reconnaissance de son titre de roi de France. Le 11 décembre 1435, le roi Charles VII jure de respecter scrupuleusement toutes les clauses du traité d'Arras devant le duc de Bourgogne, représenté par Guy III de Pontailler, maréchal de Bourgogne. Néanmoins, le traité d’Arras comporte une clause de rachat possible de ces villes ainsi que de celles de Roye, Péronne et Montdidier par le roi de France.

Villes de la Somme» est le nom alors donné, au XVe siècle, aux places fortes de Picardie défendant le cours de la Somme qui forment, de fait, la frontière nord du royaume de France depuis le traité d'Arras de 1435. Néanmoins, le traité d’Arras comporte, on l'a dit une clause de rachat possible des villes par le roi de France. En septembre 1463, Louis XI use de cette clause de rachat pour 400 000 écus d'or, à la grande fureur de Charles (futur duc de Bourgogne Charles le Téméraire), comte du Charolais : c'est le point de départ de la guerre du Bien public. Pour mettre fin à cette guerre, Louis XI rend les villes à la Bourgogne en 1465 par le traité de Conflans, et en 1468, Charles le Téméraire impose à Louis XI l'abandon définitif de ces villes lors de l'entrevue de Péronne. Louis XI reprend néanmoins Amiens en 1471, promet de rendre les villes de la Somme l'année suivante au traité du Crotoy qui reste sans effet, puis les recouvre enfin définitivement en 1477, après la mort de Charles le Téméraire. Mais en droit, Maximilien de Habsbourg, duc d’Autriche, époux de Marie de Bourgogne, héritière du Téméraire conteste. Cependant, ce n'est qu'en 1529, à la Paix des Dames, que Charles Quint, le petit-fils de Marie de Bourgogne et l'héritier de ce qui avait été l'État bourguignon, renonce officiellement aux villes de la Somme».

En 1557, après un siège commencé le 2 aout, le duc Emmanuel-Philibert de Savoie général des Armées impériales remporte à la tête de l’armée espagnole des Habsbourg d’Espagne de Philippe II, fils de Charles Quint la bataille de Saint Quentin, capitale du Vermandois, contre l’armée du roi de France Henri II ce qui les amène à conclure en 1559 la paix de Cateau-Cambrèsis.

Mais la guerre reprend sous le roi Henri IV et Amiens est prise par les Espagnols en 1597 et fait l’objet d’un siège de 7 mois par les troupes d’Henri IV.

«Réveillez-vous Picards» est l'hymne régional Picard. Il est issu de l'air chanté par les bandes de Picardie. Cet hymne évoque la période qui suit la mort du duc de Bourgogne Charles le Téméraire en 1477. En effet le roi de France Louis XI s'empare du duché de Bourgogne et de la Picardie, qui faisaient partie des Etats Bourguignons. Les soldats bourguignons et picards, qui ont servi Charles le Téméraire pendant des années contre les Français, supplient leur nouveau maître Maximilien d’ Autriche de les mener au combat pour reprendre le duché.

Il reste l'Hymne du Ier Régiment d'Infanterie stationné à Sarrebourg appartenant à la Brigade Franco Allemand.

 

            Réveillez vous Picards,

Picards et Bourguignons.

Apprenez la manière d'avoir de bons bâtons,

Car voici le printemps et aussi la saison

Pour aller à la guerre donner des horions.

 

Tel parle de la guerre

Mais ne sait pas que c'est :

Je vous jure mon âme que c'est un piteux faict

Et que maints hommes d'armes et gentils compagnons

Y ont perdu la vie, et robe et chaperon.

 

Où est ce duc d'Autriche?

Il est en Pays-Bas

Il est en Basse Flandre avec ses Picards

Qui nuit et jour le prient qu'il les veuille mener

En la Haute Bourgogne pour la lui contester.

 

Quand serons en Bourgogne,

Et en Franche-Comté,

Ce sera qui-qu'en-grogne le temps de festoyer

Bouteront le roy de France, dehors de ces costeaux

Et mettrons dans nos panses le vin de leurs tonneaux

 

Adieu, adieu, Salins,

Salins et Besançon

Et la ville de Beaulne là où les bons vins sont

Les Picards les ont bus, les flamands les paieront

Quatre pastards la pinte ou bien battus seront.

 

Nous lansquenets et reîtres

Et soudards si marchons

Sans finir de connaître où nous arriverons

Aidons Dame Fortune et destin que suivons

A prêter longue vie aux soldats Bourguignons.

 

Quand mourrons de malheur

La haquebutte au poing

Que Duc nostre Seigneur digne tombeau nous doint

Et que dedans la terre où tour nous en irons

Fasse le repos guère aux braves Bourguignons

 

Et quand viendra le temps

Où trompes sonneront

Au dernier Alahau, quand nos tambours batteront

Nous lèveront bannières au ducque Bourguignon

Pour aller à la guerre donner des horions.

 

 

 

Insigne Régimentaire du 1er Régiment d’Infanterie au couleur de la Bourgogne avec au centre l’Aigle impérial bicéphal de Maximilien de Habsbourg.

 

 

 

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:02

 

Le Brexit constituait déjà une véritable nouvelle chance pour l’Union Européenne dans la mesure où le Royaume Uni de Grande Bretagne s’est toujours opposé à toute création d’un véritable pilier européen de l’OTAN pouvant rééquilibrer l’influence trop grande au sein de l’Alliance Atlantique des USA qui assurent depuis la Deuxième Guerre Mondiale un véritable protectorat sur ses alliés européens.

L’élection du nouveau président des USA Trump , qui vient de déclarer que l’OTAN était obsolète et que les Européens ne remplissaient pas leur obligation de consacrer 2% de leur PIB à leur défense, constitue une chance supplémentaire de mettre sur pied une véritable défense européenne.

En effet si le Président Trump a parfaitement raison de déclarer l’OTAN obsolète dans la mesure où celle-ci aurait dû disparaitre avec la disparition du Pacte de Varsovie contre lequel elle était dirigée jusqu’à l’effondrement de l’Union Soviétique, en revanche la constitution d’un pilier européen de l’OTAN, voire d’une Force armée autonome européenne, en cas de dissolution de l’OTAN si les USA entendent remettre en cause l’article 4 du Traité fondateur de l’Alliance de l’Atlantique Nord qui obligent ses membres à porter secours à l’un quelconque de ses membres qui serait agressé, il n’en reste pas moins de plus en plus urgent, face à la remontée de la puissance militaire russe, de créer une Force européenne susceptible d’établir un équilibre avec celle-ci.

Ceci passe nécessairement par une meilleure intégration entre elles des armées des Etats Membres de l’Union Européenne qui ne peut plus se faire qu’autour des armées françaises seules susceptibles désormais, du fait de l’irréalisme qui consisterait à toujours pouvoir compter sur une alliance entre les deux seules moyennes puissances militaires de l’Europe, l’Angleterre et la France.

En effet tant que l’Armée allemande n’aura pas retrouvé un certain niveau opérationnel, les armées françaises pourtant soumises au régime sec, constituent le seul embryon de forces ayant conservé un certain niveau de compétence et notamment la puissance nucléaire nonobstant l’insuffisance de ses moyens humains et matériels.

Cette Force autonome Européenne devrait se faire non seulement par une montée en puissance du Corps Européen doté de 3 divisions (constituées de Forces mixtes des 6 membres fondateurs de l’Union Européenne, sur le modèle de la Brigade Franco-allemande qui lui sera de manière permanente directement subordonnée et élevée au niveau d’une Division Franco allemande, d’une Divison Franco-Italienne et d’une Division Belgo-Luxembourgeoise-Néerlandaise) dont les missions doivent être redéfinies mais également par la mise sous commandement commun des Forces navales et aériennes allemandes, belges, françaises, italiennes, néerlandaises c’est-à-dire des 6 membres fondateurs de l’Union Européenne seuls susceptibles d’accepter rapidement une évolution vers la création d’une Armée ,d’une Marine de Guerre et d’une Aviation Militaire fédérale à laquelle une fois constituée il sera proposé aux 25 autres Etats membres de participer .

Une telle Force autonome permettra enfin de donner une certaine unité et crédibilité à la politique Etrangère de l’Union qui peine à s’imposer sur la scène internationale.

 

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 16:39

 

Contrairement à une idée largement répandue, l’Ecosse a plus de chance d’accéder à l’indépendance en cas de Brexit dur qui se traduirait par une impossibilité pour le Royaume Uni de conserver l’accès au Marché Unique faute d’accepter les trois autres piliers de l’Union Européenne et notamment la liberté de circulation.

En effet si le vote sur la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne a été largement majoritaire en Angleterre et largement minoritaire en Ecosse, il n’a pas sensiblement augmenté pour le moment la proportion d’Ecossais favorables à l’Indépendance.

Sans doute parce qu’un bon nombre d’Ecossais espère un Brexit mou qui préserverait l’accès au marché unique moyennant certaines concessions sur la liberté de circulation alors qu’en cas de Brexit dur, la proportion d’Ecossais favorables à l’indépendance devrait devenir largement majoritaire.

Or une fois le Royaume Uni sorti de l’Union Européenne et l’Ecosse devenue indépendante, le Royaume Uni réduit à l’Angleterre, au Pays de Galle et à l’Irlande du Nord ne disposera plus d’un droit de veto pour une adhésion pleine et entière à l’Union Européenne à la différence du Royaume d’Espagne qui, membre de l’Union, pourra opposer un droit de veto à l’adhésion d’une Catalogne qui aurait proclamé unilatéralement son indépendance.

On peut donc penser que c’est par une habile stratégie que la Première Ministre d’Ecosse Nicola Sturgeon demande à la Première Ministre du Royaume Uni Theresa May d’essayer de négocier pour la seule Ecosse, la possibilité comme la Norvège de faire partie de l’EEE ( Espace Economique Européen) alors que le Royaume Uni rejette pour lui cette possibilité de Brexit mou qui lui laisserait certes l’accès au Marché Unique mais le contraindrait à accepter l’intégralité de la législation européenne sans plus pouvoir participer à son élaboration ; et surtout qu’une telle solution est pratiquement impossible à mettre en place car elle obligerait à instaurer une frontière entre l’Ecosse et le reste du Royaume Uni du fait de l’instauration de droits et taxes inévitables entre l’Union Européenne et les parties du Royaume Uni (Angleterre, Pays de Galle et Irlande du Nord) non membres de cette EEE.

En effet en provoquant la réflexion sur le sujet, la Première Ministre d’Ecosse va pouvoir montrer à l’opinion publique écossaise qu’il va être quasi impossible pour le Royaume Uni -dont l’Ecosse qui ne peut obtenir un statut à part en continuant d’en faire partie- de préserver son accès au Marché Unique et qu’une fois le divorce consommé entre le Royaume Uni et l’Union Européenne, l’Ecosse n’aura pas d’autre alternative si elle veut conserver cet accès au Marché Unique que d’obtenir l’Indépendance et de demander purement et simplement son adhésion à l’Union Européenne

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 17:33

 

Alors que le Président de la République française vient de se rendre sur le porte-avion Charles de Gaulle pour clôturer les campagnes de l’Aéronavale française en Irak contre Daesh  du fait de l’immobilisation prochaine pour 18 mois de son unique porte-avion, on est légitimement en droit de se poser la question du bilan réel de ces deux campagnes par rapport à celui qui nous est présenté et surtout le bilan de ces derniers deux mois  passés aux larges des eaux territoriales syriennes si ce n’est à quai à Limassol à Chypres.

En effet alors que l’on nous présente un bilan global depuis aout 2014 des actions menées par les Rafales tant de l’Armée de l’Air depuis la Jordanie ou d’Abu Dhabi que de ceux embarqués  sur le Charles de Gaulle  au cours de son premier déplacement de deux mois début 2015  au large des eaux territoriales  syriennes poursuivi pour les raisons déjà exposées dans le Golfe Persique puis de ce nouveau dernier séjour de deux mois d’octobre à décembre 2016 en totalité cette fois au large des eaux territoriales syriennes, force est d’admettre que l’on nous présente aucun bilan chiffré précis des bombardements qui auraient été effectués dans le cadre du plan de reprise de Mossoul de cette dernière campagne du Charles de Gaulle.

Et pour cause !

Car comme lors de la première campagne de début 2015, faute par le gouvernement français d’admettre les Russes comme des alliés objectifs voire au moins comme les Américains de passer avec eux pour leurs interventions en soutien de l’armée irakienne et des kurdes des accords de « de-confliction », l’Aéronavale française était dans l’impossibilité quasi-absolue de bénéficier de sa position plus favorable au large de Chypre que celle dans le Golfe Persique pour pouvoir survoler l’espace aérien syrien entièrement contrôlé par les Russes pour pouvoir aller bombarder Daesh en Irak dans le cadre du plan de reconquête de Mossoul notamment.

A moins que comme vient de l’exposer assez benoitement le chef d’Etat-major de la Marine Nationale française, celle-ci se soit résignée elle-aussi à passer avec l’armée russe et notamment l’armée de l’Air  mais également l’escadre entourant le porte-avion Amiral Kouznetsov qui se trouve lui dans les eaux territoriales syriennes entre l’escadre française et les côtes de Syrie des accords de « déconfliction » pour éviter que les rafales de l’Aéronavale française soient abattus lors de leur survol du territoire Syrien.

Outre le fait que de tels accords de « déconfliction » ont dû imposer à la Marine Nationale française d’obtenir des Russes depuis les eaux territoriales syriennes des corridors aériens sécurisés entre Damas et Alep pour se rendre au-dessus du territoire irakien et en revenir avec ravitaillement en vol et donc présenter leurs plans de vols et indiquer les cibles visées, ce qui a quelque chose d’un peu humiliant vis-à-vis de soldats russes présentés comme les alliés de l’ennemi Assad (et sinon  ennemis  en tous cas pas alliés reconnus des Français ), on est en droit de s’étonner que les journalistes français ( à l’exception  évidemment de ceux du Figaro propriété de Mr Dassault constructeur des Rafales) ne se soient pas posés la question de savoir qui a autorisé de tels accords de déconfliction et qui les a signés si ce n’est le Président de la République française Hollande et son fidèle ministre de la Défense Le Drian. Et surtout également de se demander si le brillant ancien Premier Ministre et actuel Ministre des Affaires Etrangères Eyraud et son Premier Ministre Valls en étaient informés.

Si oui, l’opinion publique française et Internationale aurait de bonnes raisons de s’offusquer de l’hypocrisie d’un gouvernement français si prompt à fustiger sur le plan international le type d’action menée par la Russie contre Daesh en Syrie notamment à Alep en soutien du Président Assad  tout en concluant avec l’aval du Président Poutine des accords de déconfliction pour pouvoir se faire « mousser » au sujet de ses actions en Irak dans le cadre d’une coalition dont l’efficacité du soutien apporté à l’armée irakienne  pour la reprise de Mossoul n’a pas encore été démontrée .

Si non ce serait une nouvelle preuve des nombreux disfonctionnements de ce gouvernement français.

En toute hypothèse, même si de tels accords relèvent de la « Real Politik », on peut s’étonner surtout que la Commission de la Défense Nationale du Parlement français ne semble pas penser à interpeller le Ministre Le Drian sur la réalité de tels accords passés avec l’armée russe nécessairement avec l’aval du président Poutine.

Enfin on comprend très mal la critique formulée par la grande majorité des hommes politiques français et journalistes de tous bords contre la nécessité affichée par l’ancien Premier Ministre, Fillon, candidat désigné de la Droite pour la Présidentielle française, de discuter avec la Russie des moyens de vaincre Daesh et de rétablir la paix en Syrie et en Irak alors que l’évidence, que cela plaise ou non, démontre que c’est ce pays qui détient désormais les meilleures cartes alors que la diplomatie française s’est montrée parfaitement incapable d’analyser sérieusement la situation d’un pays que, compte tenu de son passé, elle devrait connaitre aussi bien sinon mieux que les Russes.

Mais tout cela ne relève-t-il pas d’un réel aveuglement de certains hommes politiques et médias français et étrangers y compris américains  depuis plus de 20 ans dans la manière de lutter contre l’Islamisme ?

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 14:45

 

Au moment où la Suède vient de rétablir le service militaire obligatoire alors qu’elle est certainement moins menacée sur son territoire que la France, il convient de se souvenir des raisons qui ont conduit le Président Chirac à le suspendre en France.

Tout d’abord d’une manière générale, depuis notamment la suppression des tribunaux militaire par le Président Giscard d’Estaing, l’Armée n’était plus en mesure de faire respecter toute une partie des règles militaires à une partie du contingent. Et l’incident particulier qui s’était produit sur le Porte avion Foch pendant la première guerre du Golfe sous le Président Mitterrand qui l’avait obligé à revenir à Toulon pour débarquer les marins du contingent qui n’étaient pas volontaires et réembarquer les seuls volontaires, avait amené le Président Chirac à considérer à raison qu’il n’était plus envisageable d’obliger des soldats du contingent à défendre leur pays en dehors du territoire national.

En outre, à juste titre, les militaires de carrière estimaient que la technicité croissante des armements imposait d’avoir recours à des soldats de carrière plus motivés et mieux entrainés pour faire face à un combat moderne.

Pour ces raisons, l’Armée actuelle est majoritairement opposée au rétablissement du Service Militaire Obligatoire dès lors qu’elle est amenée à conduire essentiellement des OPEX, des opérations extérieures et ne devrait pas, compte tenu de ses effectifs limités, les utiliser à des OPIN, opérations sur le territoire national telle que l’opération SENTINELLE.

D’autant que même à l’époque de la défunte DOT, Défense Opérationnelle du Territoire, jamais vraiment repensée depuis, son rôle était ou du moins aurait été extrêmement limité dans la mesure où, si le Corps de Bataille avait été amené à combattre en Allemagne dans un cadre conventionnel face aux Force du Pacte de Varsovie, il n’en serait pas resté grand-chose pour assurer en repli en cas d’invasion, la défense du territoire national.

A juste titre donc la Défense Opérationnelle du Territoire ne relève pas des missions prioritaires de l’Armée de Métier crée à partir de 1996 mais d’une Armée de Conscription encadrée par la Gendarmerie Mobile appelée si l’on veut Garde Nationale, dotée de moyens légers adaptés, lui permettant d’organiser un combat efficace notamment dans les grandes agglomérations, seules lieues où une résistance  peut désormais être encore efficacement organisée.

Or ce n’est pas avec des « Réserves prétendument Opérationnelles » et en nombre insuffisant quand bien même l’effectif de 85 000 soldats serait atteint dans les 3 ans, que l’on peut espérer valablement refonder une véritable Défense Opérationnelles du Territoire mais avec des soldats du contingent  ayant effectué sans aucune permission une formation militaire de base de 45 jours ensuite affectés pour 45 autres jours sans permission à leur mission de défense du territoire national que l’on peut espérer organiser sérieusement une telle défense dans la mesure où un seul tel contingent de l’ordre de 600 000 soldats par an serait à peine suffisant.

En effet force est de reconnaitre en cette fin d’année 2016 que malgré la prétendue importante montée en puissance de la Réserve Opérationnelle, 13 000 militaires de carrière restent stupidement affectés à l’opération Sentinelle au détriment de la formation qu’il était en droit de recevoir quand ils se sont engagés pour effectuer de véritables opérations militaires et de leur affectation à celles-ci.

A raison tous les débuts de trimestre d’une incorporation de 150 000 appelés et de leur versement pour 5 ans dans la réserve véritablement opérationnelle, la « Garde Nationale » devrait pouvoir disposer  d’un effectif nettement plus conséquent compte tenu de contraintes beaucoup plus faibles d’utilisation d’un tel contingent et de la Réserve véritablement opérationnelle que la Réserve Opérationnelle actuelle qui ne permettra au mieux de mobiliser chaque jour 24 h sur 24 qu’un grand maximum de 3000 gardes et jamais, si besoin, de remplacer les 13 000 militaires de carrières actuellement encore mobilisés pour la défense du territoire.

Il faut donc arrêter de  tromper la population et faire comme la Suède qui vient de rétablir le Service Militaire Obligatoire pour 2018 qu’elle avait supprimé en 2010 ou comme la Suisse, pays neutre comme elle et qui, bien que n’ayant pas connu la guerre depuis plus d’un siècle a  maintenu une Armée de Milice.

 

 

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 18:15
Le groupe de navires russes comprenant le porte-avions Amiral Kouznetsov, le croiseur Pierre le Grand, les navires anti-sous-marins Vice-amiral Koulakov et Severomorsk, ainsi que des bateaux de maintenance, prépare une frappe contre les terroristes dans la province d'Alep dans les prochaines 24 heures, a confirmé à Gazeta.ru une source au sein du ministère russe de la Défense.
 
La frappe sera réalisée à l'aide des missiles de croisière Kalibr et de l'aviation du porte-avion et aura pour cible les abords lointains de la ville et non les zones résidentielles, a souligné la source. La ville même ne sera pas prise pour cible car les terroristes qui s'y trouvent se servent des civils comme d'un bouclier humain.  « La tâche principale de ce groupe est d'effectuer des frappes aériennes sur les abords d'Alep où les groupes armés de djihadistes s'efforcent de faire une percée dans la ville, ceci en coopération avec les navires de la flotte de la mer Noire de la Fédération de Russie, avec l'aviation stratégique et de longue portée et avec les avions de la base militaire de Hmeimim. »
 
 « Si lors des précédents tirs de missiles réalisés depuis la Caspienne le nombre de cibles détruites a été estimé à des dizaines, cette fois des centaines d'objectifs des terroristes qui se préparent à une percée seront éliminés aux abords de la ville dans les deux-trois prochains jours », a signalé la source. Actuellement, on s'emploie à déterminer les régions où se massent les groupes radicaux, les trajets de leurs déplacements et l'emplacement de leurs positions
 
.A ces fins, le nombre de moyens de reconnaissance russes a été considérablement augmenté, notamment en terme de drones et de radars. Des unités orbitales spatiales sont également activement engagées dans la collecte de données de renseignement.

 
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 12:06

 

Alors que, faute de pouvoir pénétrer dans les eaux syriennes ni survoler le territoire syrien, en l’absence d’accord tacite désormais impossible avec la Russie et son allié syrien ,et que le porte-avion français Charles de Gaulle est « en alerte » à quai dans le port chypriote de Limassol, on apprend que sa « mission »  va être prolongée jusqu’à la mi-décembre, date ultime où il devra être rentré à Toulon pour sa mise en grand carénage et sa révision générale pour 18 mois qui ne peut être davantage reportée.

On est en droit de se demander qu’elle peut être désormais la mission de ses 18 rafales dont on conçoit mal qu’ils puissent, depuis la méditerranée orientale, prendre le risque de survoler la Syrie, pour aller effectuer en Irak dans le cadre de  l’opération Chammal des reconnaissances ou des bombardements et encore moins en Syrie (on peut d’ailleurs se demander si cela n’aurait pas été plus simple, si un tel survol avait été autorisé par les Russes et les Syriens en coordination avec leur action contre l’ennemi commun Daesh, de demander à nos alliés anglais de pouvoir utiliser leur base aérienne de Chypre qui constitue en soi le meilleur des porte-avions).

En fait il suffit de voir à quelles actions symboliques,   un peu ridicules et finalement contre-productives les Européens en sont réduits (refus de l’Espagne de permettre à l’escadre russe encadrant le porte-avion Kouznetsov avec le croiseur Pierre le Grand à Ceuta et de Malte à Malte) pour comprendre que la France, en dépit de ses moyens militaires supérieurs, en est réduite à faire une certaine figuration tant dans la crise syrienne qu’irakienne si seules peuvent intervenir quelques forces spéciales, ses rafales basés en Jordanie ou à Abu Dhabi, et ses 15 artilleurs des  4 batteries César positionnées près de Mossoul.

Car  ce ne sont certainement pas les gouvernements grec (même si la Grèce est membre de l’OTAN) et Chypriote qui refuseraient, si le Président Poutine leur demande, que l’escadre russe qui se rend à priori en Syrie, puisse relâcher et se ravitailler dans un de leurs ports si elle en a le besoin.

On peut penser alors que la marine nationale française -qui communique assez peu depuis un certain temps- ait reçu l’ordre de faire quitter le port de Limassol  au porte-avion Charles de Gaulle et son escorte avant qu’il ne vienne l’idée au Président Poutine de donner l’ordre au porte-avion Kouznetsov de relâcher lui-même à Limassol, après pourquoi pas, s’être arrêté dans le port du Pirée.

En fait la France et ses alliés prennent le risque de devoir quitter la zone de méditerranée orientale et de croiser l’escadre russe qui entend bien y prendre sa place. Mais pour se positionner où d’ici à la mi-décembre ? Certainement pas pour rejoindre comme la fois précédente le Golfe Persique !

Car la volonté du président russe semble bien de vouloir prévenir toute action non concertée  avec la Russie de l’escadre française et ses alliés en Syrie  laquelle a devancé l’escadre russe sur zone et non l’inverse et  les occidentaux peuvent effectivement désormais craindre, après lui avoir fourni  le prétexte à son incursion en Méditerranée Orientale, qu’elle serve à appuyer la reprise totale d’Alep avant celle de Mossoul.

Sans doute une partie de l’escadre est destinée ensuite  à rejoindre le port russe de Sébastopol en Crimée.

En attendant on peut légitimement craindre que, une fois les élections américaines passées, les choses dérapent.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:25

 

Avant de se permettre de commenter la reconquête des villes d’Alep en Syrie ou de Mossoul en Irak occupées par les Islamistes de Daech, bon nombre de journalistes et d’experts autoproclamés, feraient bien de se souvenir de certains faits historiques qui aident à comprendre les différents modes d’action militaire de  reconquête d’une ville ou d’un quartier d’une grande ville occupée ou en situation insurrectionnelle.

Par exemple, il y a 75 ans , du 8 septembre 1941 jusqu’au 27 janvier 1944,  Leningrad a subi un siège  de près de 900 jours par la Wehrmacht au cours duquel a été mis en œuvre un plan famine pour exterminer sa population ,comparable à la tactique militaire des siégés longtemps appliquée au cours des siècles pour prendre un château ou une ville fortifiée.

Stalingrad  surtout, a fait l’objet d’une conquête par l’armée allemande qui a duré du 17 juillet 1942 au 2 février 1943 constituant la première bataille urbaine de l'histoire et la première aussi à se dérouler principalement dans des sites industriels. Dans cet environnement, l’armée allemande perdait  une partie de son avantage en termes de mobilité et de puissance de feu. L'usage de l'artillerie et de l'aviation se trouvait compliqué par la proximité et l'imbrication des lignes de front. Les multiples obstacles de l’environnement urbain ne laissaient que des lignes de vue très courtes, ce qui obligeait à engager les chars à proximité immédiate de leurs objectifs et les rendait très vulnérables aux armes antichars adverses, même les plus légères, camouflées dans les ruines ou utilisées depuis les toits. Cette  bataille s’est déroulée aussi à la verticale, dans les étages et les sous-sols. Les caves restaient les seuls endroits non  détruits par les bombardements massifs et répétés ; elles offraient un abri relatif où se reposer. Les égouts étaient le seul lieu où on pouvait se déplacer à l’abri des bombardements. Les Russes, qui en avaient la carte contrairement aux Allemands s’en servaient pour quitter les positions menacées ou mener des coups de main sur les arrières ennemis. Les Allemands appelaient cette guerre urbaine invisible Rattenkrieg (« guerre de rats ») Les défenseurs exploitaient au maximum les possibilités de l'environnement en reliant entre eux des centaines d'immeubles, murant leurs principaux accès et les transformant en forteresses avec mines, barbelés, meurtrières au ras du sol, postes d’observation d'artillerie dans les étages, canons et chars camouflés dans les ruines.

Staline ayant refusé de les laisser quitter la ville, 600 000 civils étaient  encore présents à Stalingrad, et en une semaine 40 000 d'entre eux furent tués par les bombardements. Durant toute la bataille, la Luftwaffe  a joué  un rôle de premier plan totalisant  1 600 sorties et 1 000 t de bombes dans la seule journée du 23 aout 1942. Cette bataille de Stalingrad fut un défi logistique pour les deux adversaires tant pour le ravitaillement en munitions qu’en carburant sans compter le ravitaillement des troupes. La bataille de Stalingrad fut l'une des plus sanglantes et des plus coûteuses en vies humaines de toute l'histoire militaire. La Wehrmacht  perdit  380 000 hommes, tués, blessés et prisonniers. Les Soviétiques eurent 487 000 tués et 629 000 blessés.

La reconquête de la ville par les Soviétiques jusqu'à la capitulation des troupes du  maréchal Paulus, commandant de l'armée allemande, avec  95 000 soldats  dura un peu plus de 2 mois (2 février 1943.)

Alors qu’il n’avait fallu que six semaines au Reich pour vaincre la France, l’armée  allemande a pataugé à Stalingrad pendant neuf semaines sans réussir à emporter la décision.

C'est à Stalingrad qu'on a vu  apparaître un nouveau type de combattant, le tireur embusqué (snipper) tireur d’élite qui vise discrètement ses victimes à grande distance et les tue ou les blesse assez gravement pour que ses camarades tentent de le secourir et donc s'exposent

La Seconde guerre de Tchétchénie qui opposa 80 000 soldats de l’armée russe  aux indépendantistes d’octobre 1999 au 1er février 2000, jour de la prise de Grozny   lui  a permis 56 ans plus tard de mettre à profit les enseignements tirés à Stalingrad. Après une stratégie de bombardements intensifs et d'envoi de petits groupes d'infanteries spécialisés en combat urbain  précédant les blindés, la capitale tchétchène tomba après un siège qui dura du 25 décembre 1999   au 6 février 2000. Transformée en forteresse, les séparatistes tchétchènes s'étant préparés à l'assaut russe, le siège et les combats ont dévasté la capitale tchétchène comme aucune autre ville européenne depuis la Seconde Guerre Mondiale  

L’armée russe  a donc acquis une grande expérience dans le combat urbain qu’elle a érigé en véritable doctrine qu’elle applique aujourdhui à Alep. En revanche l’Otan n’a jamais eu aucune doctrine militaire en matière de combat urbain susceptible d’être mise en œuvre pour la reprise de Mossoul par les Kurdes et les Irakiens qu’ils conseillent et encadrent. Semble-t-il, pour la bonne raison, qu’il n’y a pas d’autres moyens de défense ou de conquête d’une ville que ceux  utilisés à Stalingrad mais aujourd’hui avec des moyens encore beaucoup plus puissants compte tenu de la multiplication désormais des constructions en béton armé ce qui nécessairement entraine des pertes civiles en proportion encore beaucoup plus importantes.

Ainsi à défaut d’utiliser les modes d’actions russes à Alep trop vite critiqués par les médias occidentaux, les américains n’auront guère le choix à Mossoul que de négocier en secret l’évacuation des combattants djihadistes.

Lors d'un combat urbain, il est important de défendre les points stratégiques d'une ville, voire de les détruire (destruction de pont  pour ralentir l'avancée des véhicules, destruction de réserves de carburant  ...). Il est important d'avancer bâtiment par bâtiment, car sortir dehors, c'est le risque de se faire abattre par des tireurs embusqués. Les chars  ayant en général moins de mobilité, il faut employer des véhicules plus légers. L'utilisation de l’artillerie lourde  lourde utilisant des munitions non-guidées est pratiquement impossible pour le soutien rapproché des troupes, au risque de faire feu sur ses propres unités (difficulté à suivre la progression des troupes dans une ville en ruine...), ce qui a conduit depuis les années 1990 à la mise en service de munitions intelligentes d'un haut degré de précision et d'explosifs ayant un rayon d'action limité comme le DIME  emporté par la bombe GBU-39 d'une masse totale de 113 kg contenant 17 kg d'explosif possédant un grand pouvoir létal mais dont l’effet  se dissipe au-delà de 10 mètres composé de deux éléments principaux, le vecteur (roquette ou missile à guidage GPS ou laser ) et l’explosif très puissant. Les bombes de ce type créent des dommages très importants sur la matière vivante et les tissus mous (derme, muscles et os, constitués essentiellement d’eau) dans un rayon inférieur à 10 mètres, et peu ou pas au-delà. Les blessures provoquées sont quasiment incurables et conduisent généralement à l’amputation. Effet connexe, la contamination de l’organisme par ces métaux lourds favorise l’apparition de cancer chez les survivants.

Compte tenu des caractéristiques suivantes des combats en zone urbaine :

  1. Ligne de défense anti-char: permettant de limiter l'avancée de véhicules lourds ou de transports de gros effectif. Cette ligne est importante pour éviter la perte par le sol de positions stratégiques
  2. Défense anti-aérienne : la surveillance de l'espace aérien permet de limiter la prise d'informations et la couverture des unités d'infanterie ennemies. Les hélicoptères, dangers certains pour les infanteries, compte parmi les véhicules aériens privilégiés car faciles à poser et aptes au surplace (pour la prise et la surveillance aérienne de positions).
  3. Tireurs embusqués: les tireurs isolés ont une double vocation. La prise d'informations (éclaireurs) et la couverture d'unités limitées en effectif (tirs de couverture, tirs-leurres, etc.). Rarement en équipe de plus de trois hommes, ces unités sont les unités les moins équipées mais aussi les plus difficiles à atteindre car officiant sur de longues distances. Des unités dangereuses souvent éliminées par bombardements et pilonnages.
  4. Mines: des armes défensives vicieuses et traîtresses. Les mines permettent de limiter l'avancée de l'infanterie adverse et, sous certaines conditions, peuvent contenir les véhicules légers. Les équipes de déminage étant rares en temps de bataille urbaine, ce sont de vrais points noirs pour les unités de chaque camp.
  5. Pièges: ces dispositifs incluent les pièges "classiques" (mines, pièges à loup, C4, etc.) et les dispositifs non-conventionnels (engins explosifs improvisés, molotov, dispositifs incendiaires, flash, leurres, etc.). Ces engins ont pour vocation de déstabiliser les formations ennemies et participent à la première phase de guerre psychologique (la deuxième étant la prise de prisonniers de guerre, le vol et la destruction de matériel ennemi, etc.)

Les armées occidentales ne peuvent qu’adopter la doctrine unique de siège et de prise d’une ville et  prévoir la création de Bataillons d’Infanterie de Combat Urbain de 500 hommes environ pour chaque quartier de ville occupés par 50 combattants résolus.

Ces bataillons spécialement entrainés au combat en zone très urbanisée devraient disposer de :

.très importants moyens d’écoute pour localiser l’adversaire ainsi que  de transmission, des plans des réseaux électriques, eaux usées, eaux potables, des plans d’immeuble du quartier, de moyens d’inondation des caves et sous-sols par l’eau ou par les gaz lourds de manière à retrouver la maitrise des sous-sols et y empêcher la circulation ennemie.

.de moyens du génie pour effectuer des forages, des démolitions, des déblaiements etc…des déminages, des poses de mines et d’explosifs

.d’hélicoptères, à la fois pour l’observation, la dépose de soldats sur les terrasses d’immeubles, la destruction des positions ennemies, protéger la progression au sol de l’infanterie amie

.de fantassins spécialistes de l’escalade et de la plongée dotés de mortiers, lance-flammes, lance-roquette, de grenades de tous types  (explosive, incendiaire, gaz divers dont innervant et asphyxiant) ave équipement contre les gaz, les armes chimiques et bactériologique et disposant d’un nombre important d’armes automatiques pour le tir  de précision, ainsi que de mitrailleuses légères.

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