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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:51

Les termes de "coup d'Etat institutionnel" définissent parfaitement les manœuvres employées à l'encontre de François Fillon, pour tenter de l'empêcher, à tout prix, de concourir à l'élection présidentielle.

 

Le pouvoir a dévoyé le droit pénal et la procédure pénale pour tenter de détruire la réputation de son principal adversaire ; le but de cette vaste opération étant de favoriser l'élection d'un successeur déjà coopté, faux nez d'une candidature sociale-démocrate ou sociale-libérale qui était d'avance vouée à l'échec.

 

Le candidat de la droite et du centre était jugé dangereux car il avait déjà recueilli la confiance de plusieurs millions de ses compatriotes lors de primaires irréprochables.

 

Il fallait donc, pour tenter de le discréditer, lui imputer à délit des faits qui ne tombent manifestement pas sous le coup de la loi. L'allégation d'un "détournement de fonds publics" est contraire aux termes du code pénal et incompatible avec les principes constitutionnels.

 

Contraire aux termes du Code pénal d'abord : le texte qui définit ce délit, l'article 432-15, ne vise, comme auteurs possibles de celui-ci, qu'une "personne dépositaire de l'autorité publique" ou "chargée d'une mission de service public", qu'un "comptable public" ou un "dépositaire public", qualités que n'a évidemment pas un parlementaire.

 

Au surplus, il est plus que douteux que les sommes versées à un parlementaire pour organiser son travail de participation au pouvoir législatif et au contrôle du pouvoir exécutif puissent être qualifiés de fonds publics.

 

Contraire aux principes constitutionnels ensuite : à celui de la séparation des pouvoirs, seul garant du caractère démocratique des institutions et obstacle à la tyrannie. L'indépendance dont dispose le parlementaire, y compris dans la gestion de ses crédits destinés à rémunérer ses collaborateurs, n'est pas un simple caprice. C'est le préalable nécessaire à l'une de ses missions constitutionnelles qu'est le contrôle de l'exécutif. Pour préserver le principe de séparation des pouvoirs, les assemblées disposent, comme elles l'entendent, de leurs crédits de fonctionnement. Incriminer l'emploi discrétionnaire de ces dotations serait s'en prendre à l'exercice de la fonction d'un parlementaire, s'attaquer par là-même au principe constitutionnel de l'indépendance des assemblées parlementaires, corollaire de la séparation des pouvoirs. Pour l'exécutif, prétendre contrôler l'utilisation des dotations d'un parlementaire au moyen d'une procédure pénale enfreint donc ce principe.

 

Dans le cas de François Fillon, l'atteinte à la Constitution est d'autant plus grave que la procédure pénale est engagée illégalement. En admettant qu'il y ait eu violation du règlement d'une assemblée parlementaire, une enquête n'aurait pu être menée que par le bureau de l'assemblée en cause. C'est bien d'ailleurs la procédure qu'a retenue le Parlement européen pour sanctionner une candidate à l'élection présidentielle française.

 

A plus forte raison, le pouvoir ne pouvait-il laisser le parquet national financier (PNF) se saisir d'une telle enquête (ou l'y inciter) ? Il saute aux yeux que les faits allégués contre le candidat n'entrent pas dans les chefs de compétence énumérés par l'article 705 du code de procédure pénale (loi du 6 décembre 2013) de ce ministère public : non seulement ces faits ne répondent à la définition d'aucune des infractions mentionnées dans ces chefs de compétence, mais encore nul ne saurait prétendre sérieusement qu'ils présentent "une grande complexité", au sens dudit article.

 

C'est encore au prix d'une double erreur que le président de la République se retranche derrière l'indépendance de la justice. D'abord, les officiers du ministère public ne sont pas "la justice", la Cour européenne des droits de l'homme leur dénie l'appartenance à l'autorité judiciaire. Ensuite, ils ne sont pas statutairement indépendants du gouvernement, mais subordonnés au ministre de la Justice.

 

Il y a pire. Le bras armé du pouvoir, en l'espèce, est ce parquet national financier. Il est un organe d'exception au sens technique du terme, un organe à compétence dérogatoire au droit commun, limitativement définie. Faut-il rappeler sa genèse, à savoir le refus du pouvoir de se conformer au fonctionnement régulier du ministère public, faute d'avoir réussi à museler un procureur général de la Cour de Paris trop indocile à ses yeux (il est loin le temps où les tenants de ce pouvoir socialiste remettaient en cause le caractère exceptionnel de certaines juridictions, comme les cours d'assises spéciales en matière de terrorisme, sans parler de la Cour de sûreté de l'Etat) ?

 

Dès le début de l'enquête visant François Fillon, le parquet national financier s'est comme ingénié à justifier la suspicion légitimement née de cette origine : la précipitation avec laquelle l'enquête a été ouverte, sans même le respect d'un délai suffisant pour lire à tête reposée le Canard enchaîné laisse perplexe ; surtout, la publication dans Le Monde par deux "journalistes" familiers du président de la République, de son secrétaire général etc., des procès-verbaux de l'enquête à peine sont-ils clos, au mépris de secret de l'enquête, démontre irréfutablement une collusion entre les officiers du ministère public ou leurs délégataires et ces "investigateurs". Le même journal combat d'ailleurs les moyens de défense constitutionnels invoqués par la défense de François Fillon en faisant appel à un civiliste

 

Dans leur acharnement, ceux qui ont ourdi cette machination ont pourtant négligé ou sous-estimé un risque : celui d'une action engagée contre l'Etat, en application de l'article L.141-1 du Code de l'organisation judiciaire, en réparation du dommage causé par le fonctionnement défectueux du service public de la justice au cas de faute lourde. En effet, il ne se discute pas que la violation du secret de l'enquête ou de l'instruction en matière pénale constitue un fonctionnement défectueux du service public de la justice et que le rôle actif ou passif du parquet dans cette violation caractérise une faute lourde.

 

Il reste que la tentative de déstabilisation et de disqualification du candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle est sans précédent par sa violence et par l'implication ouverte de l'Etat.

 

Sans doute dans le passé d'autres candidats ont-ils été visés par des attaques venant pour la plupart des mêmes journaux : affaire Markovic, diamants de Bokassa, affaire Clearstream. Mais jamais le pouvoir en place n'avait orchestré la campagne avec une pareille impudence.

 

Au-delà du seul piétinement de la présomption d'innocence, principe dont s'enivrent constamment les zélateurs de l'actuel pouvoir, pour refuser d'endiguer la délinquance ordinaire, ce sont tous les principes essentiels d'un Etat démocratique qui sont bafoués.

 

Au-delà de la défense du candidat François Fillon, aucun juriste ne peut cautionner ce dévoiement voulu et partisan des institutions, préalable à un "coup d'Etat permanent". Ni la magistrature, ni la police n'ont vocation à servir de supplétifs à un pouvoir moribond.

 

C'est pourquoi les juristes signataires de cet appel entendent alerter leurs compatriotes sur cette forfaiture et ses dangers pour la démocratie. Ce n'est pas une poignée de substituts militants trop zélés qui feront obstacle aux millions de Français qui ont déjà choisi démocratiquement François Fillon comme candidat de la droite et du centre. Nous n'acceptons pas un coup d'Etat institutionnel, au profit de l'héritier désigné par le pouvoir.

 

Philippe FONTANA
> Avocat au barreau de Paris

 

André DECOCQ
> Professeur émérite à l'Université Panthéon-Assas

 

Geoffroy de VRIES
> Avocat au barreau de Paris

 

Yves MAYAUD
> Professeur émérite à l'Université Panthéon-Assas

 

Serge GUINCHARD
> Professeur émérite à l'Université Panthéon-Assas, ancien recteur

 

Pauline CORLAY
> Professeur agrégé des facultés de droit, avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation

 

Guillaume DRAGO
> Professeur à l'Université Panthéon-Assas Paris II

 

Guillaume MASSE
> Avocat au barreau de Paris

 

Jean-Luc ELHOUEISS
> Avocat au barreau de Paris, Maître de conférences

 

Georges BONET
> Professeur émérite à l'Université Panthéon-Assas

 

Raymonde VATINET
> Professeur émérite à l'Université Panthéon-Assas

 

Anne-Marie LE POURHIET
> Professeur de droit public à l'université Rennes-I

 

Bernard de FROMENT
> Avocat au barreau de Paris

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 18:13

 

Il y quelques chose d’assez étrange pour un juriste étranger à entendre les interprétations divergentes des médias français et de leurs « experts » sur la dernière « communication du parquet financier ».

En effet, pour un simple étudiant en droit- qui sait que la charge de la preuve incombe au Parquet- le fait qu’après une enquête préliminaire commencée il y a déjà trois semaines, le Parquet Financier déclare avec une formulation tout à fait habituelle et assez sinon contradictoire du moins très ambiguë :

«les nombreux éléments déjà recueillis ne permettent pas d’envisager, en l’état, un classement sans suite de la procédure».

Si cette formulation pourrait laisser entendre qu’il ne devrait pas y avoir de classement sans suite, elle n’exclue pas totalement avec la précision « en l’état » un tel classement sans suite.

En effet le Parquet aurait du plutôt dire qu'en l'état il ne disposait pas de suffisamment d'éléments pour faire citer Mr Fillon devant le Tribunal correctionnel.

Mais  alors un simple étudiant en droit se poserait la question de savoir ce que fera le Parquet s'il ne parvient pas à obtenir des éléments suffisants.

Il ne pourra que classer sans suite sauf à prendre le risque que le Tribunal Correctionnel relaxe purement et simplement Mr Fillon  !

Car de  deux chose l’une

  1. Ou bien il s’agit d’une affaire simple, auquel cas cela signifie que malgré la durée de l’enquête par son bras policier l’Office Central de Lutte contre la Corruption et les Infractions Financières et Fiscales OCLCIFF , le Parquet Financier n’a pas encore réussi à établir « malgré les nombreux éléments déjà recueillis » , suffisamment de preuve de faits lui permettant de faire citer le candidat directement devant le Tribunal correctionnel ou de demander que les Juges d’Instruction ouvrent une information et, même s’il n’est tenu par aucun délai, faute d'obtenir rapidement des éléments lui permettant de le faire, il sera bien obligé en  ridiculisant la Justice française de procéder à un tel classement. Et s’il tarde trop à le faire, il la ridiculisera de toute façon.

  2. Ou bien il s’agit d’une affaire complexe et alors on comprend mal pourquoi sur la base des « nombreux éléments déjà recueillis » l’affaire n’est pas déjà confiée aux Juges d’Instruction.

Sauf à croire qu’en fait le Parquet financier préférerait pouvoir citer directement le candidat Fillon devant le Tribunal Correctionnel avant la date de dépôt des candidatures plutôt que de confier l’affaire aux Juges d’Instruction qui ne seraient pas en mesure de mettre le candidat en examen avant la date fatidique.

Mais ceci apparait comme une manœuvre politique et passablement antidémocratique.

En effet si psychologiquement le fait de citer directement le candidat Fillon devant le Tribunal Correctionnel pourrait avoir un effet dévastateur pour celui-ci, il n’en resterait pas moins qu’il resterait présumé innocent jusqu’à une hypothétique relaxe ou condamnation à une audience très éloignée du Tribunal Correctionnel, de plus susceptible d’appel,  et n’ayant pas été « mis en examen » le candidat Fillon pourrait néanmoins maintenir sa candidature sans se déjuger.

En fait, on ne peut que s’étonner que les faits n’aient pas été révélés par le Canard Enchainé bien avant les Primaires de droite et que la « Justice Française » n’ait pas pu se saisir plutôt.

Vu de l’étranger, on ne peut que plaindre le pauvre citoyen français pris en otage par des politiciens , des médias et des magistrats assez médiocres à un moment où la France ne s’est jamais trouvée dans une situation aussi critique depuis près d’un demi-siècle

 

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 11:54

 

Après le Brexit, l’élection du président Donald Trump peu favorable à l’Union Européenne- le retour d’un possible Grexit- la sortie de l’Euro et de l’Union Européenne défendue par Madame Le Pen ou Geert Wilders- l’annonce du Président de la Commission Juncker qu’il ne se présentera pas à un nouveau mandat……..les menaces d’éclatement et même de disparition pure et simple de l’Europe s’accumulent.

Ce recul de l’idée européenne entrainera si les Européens convaincus ne se mobilisent pas le retour aux égoïsmes nationaux, à de graves désordres en Europe qui engendreront dans quelques années un risque de guerre que l’on croit naïvement définitivement disparu.

Aucune réaction ne viendra de nos élus nationaux.

Toute initiative de la société civile pour défendre cette idée européenne doit être saluée.

C’est le cas sans aucun doute du mouvement né en Allemagne « pulseofeurope » qui expose que :

1. L’Europe ne peut pas échouer

Si les partisans et amis de l’Europe et/ou tous ceux qui profitent de ce que sa construction nous offre ne se mobilisent pas et ne vont pas voter, l’Union Européenne risque de s’effondrer rapidement. Les prochaines élections aux Pays-Bas, en France et en Allemagne sont extrêmement importantes. L’enjeu est considérable pour l’Europe !

2. Le maintien de la paix

L’Union européenne était et reste, avant tout, une alliance visant au maintien de la paix. Quiconque aspire à la paix doit s’engager en faveur de l’Europe.

3. Notre responsabilité

Notre avenir dépend uniquement de nous, nous n’avons pas d’excuse. Se contenter d’espérer que tout ira pour le mieux ne suffit plus et nous met directement en danger. En restant les bras croisés, nous renforçons le mouvement eurosceptique. L’Europe a besoin de nous tous et maintenant. La société entière a le devoir de contrer ces tendances destructrices et conservatrices afin d’éviter une scission au sein de l’Europe.

4. Se réveiller et se rendre aux urnes

Faisons revivre l’idéal européen et votons pour les partis qui le défendent. Nous sommes convaincus que les europhiles sont bien plus nombreux que les eurosceptiques. Mais nous devons nous faire réellement entendre et imposer nos convictions. Nous voulons faire sortir la majorité silencieuse de son abattement et de son indifférence.

5. Les droits fondamentaux et l’État de droit sont intangibles

La liberté individuelle, la justice et la sécurité juridique doivent être préservées dans toute l’Europe. Il doit être fait application du droit en vigueur dans tous les domaines de la vie quotidienne. Les tribunaux indépendants doivent pouvoir continuer à exercer leur contrôle et l’Etat doit uniquement intervenir en vertu de lois promulguées en toute légitimité. Il convient, également, de s’opposer à une restriction de la liberté de la presse dans certaines régions d’Europe.

6. Les libertés fondamentales européennes ne sont pas négociables

Les libertés fondamentales européennes, à savoir la libre circulation des personnes, la libre circulation des marchandises, la liberté des transferts monétaires et la libre prestation de services, sont des acquis historiques constituant le fondement de la communauté née d’Etats-nations. Une restriction de ces libertés fondamentales, garantes de prospérité et de liberté individuelle, aurait des conséquences économiques et sociales dramatiques. C’est en préservant l’ensemble de ces libertés fondamentales que l’on peut maintenir un équilibre entre droits et obligations. Toute dérogation à ce principe conduirait à un effritement de la société.

7. Envisager des réformes

Une réforme de l’organisation européenne passe par sa préservation. L’idéal européen doit être accessible à tout citoyen et doit naître à cette échelle pour pouvoir se déployer. L’Europe doit être source de joie. Quiconque la quitte ne peut plus y prendre part.

8. Prendre la méfiance au sérieux

L’Union européenne n’est pas une fin en soi. Son rôle est d’apporter des réponses aux questions préoccupant les citoyens en faisant face aux principaux défis de notre époque. Il convient de raviver la flamme européenne en prenant en considération les réserves émises à l’encontre de l’Union européenne.

9. La diversité dans l’unité

La diversité au sein de l’Europe est un bien précieux. Les identités régionales et nationales doivent être préservées tout en tenant compte de nos valeurs communes. La diversité et la communauté ne sont pas contradictoires, nul n’est tenu de choisir entre une identité régionale, nationale et européenne.

10. Cette initiative est ouverte à tous

Pulse of Europe est une initiative de la société civile visant à préserver l’Europe. Elle est indépendante de toute idéologie politique et religieuse et s’adresse à tous ceux qui souhaitent s’engager pour défendre les valeurs européennes. Le pouls européen ne doit pas cesser de battre !

Elle organise, après de nombreuses et répétées manifestation en Allemagne et aux Pays Bas,  une première manifestation à PARIS le 26 Février 2017 de 15 à 16 h au 140 rue Rambuteau (entre le Jardin des Halles et l'Eglise Saint Eustache)

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:41

 

De V Gouyet :

Parce que j'ai été attachée parlementaire, beaucoup de ceux qui me
connaissent m'ont demandé comment faire le tri entre tous les éléments
qu'ils ont lus dans la presse ces derniers jours à propos du fonctionnement
de l'équipe qui entoure chaque député.

Je tiens à préciser tout de suite que si je soutiens François Fillon depuis
la défaite et le départ de Nicolas Sarkozy en mai 2012, les éléments que je
donne ci-dessous sont ma propre analyse et mon propre ressenti. Je laisse
chacun y puiser ce qu'il voudra.

Avant tout, le cabinet parlementaire constitue juridiquement une TPE. Le
député embauche et rémunère librement ses collaborateurs, sur la base de
contrats de travail de droit privé, qui prennent automatiquement fin en cas
d'interruption du mandat parlementaire.

Pour rémunérer ses collaborateurs, chaque député dispose d'une enveloppe
mensuelle de 9 561 € (lorsqu'il laisse l'Assemblée nationale gérer ces
contrats et payer les charges patronales), 14 341 € s'il décide de tout
gérer lui-même. Sur les 9 561 €, il doit donc encore acquitter les charges
salariales (précision technique pour les puristes).

Dans les faits, l'immense majorité des députés laisse l'Assemblée s'occuper
de tout.

Chaque député organise à sa guise le travail de son équipe, avec des
collaborateurs dont le travail peut être très divers : agenda, logistique,
courriers, dossiers législatifs, dossiers locaux, réunions, questions au
Gouvernement, amendements, relations presse, relations avec les élus,
relations avec la population, communication, rendez-vous, représentation,
conseil, etc. Ce travail répond en fait aux trois fonctions remplies par un
parlementaire : 1/ il représente le peuple ; 2/ il vote les lois ; 3/ il
contrôle l'action du Gouvernement et des administrations.

Bref, le travail est gigantesque, et la politique est bien souvent le lieu
où les militants viennent donner un coup de main bénévole (mise sous pli,
distribution de documents à la population, logistique des réunions
publiques, réseaux sociaux, etc.). Il y a plutôt trop de travail que pas
assez !

François Fillon est aujourd'hui attaqué non pas pour avoir rémunéré son
épouse et deux de ses enfants, mais parce que certains soupçonnent qu'il
s'agirait d'emplois fictifs, sans travail réalisé en contrepartie.

Comme je viens de le souligner, ce n'est pas le travail qui manque autour
d'un député. J'ai croisé des dizaines et des dizaines de parlementaires,
davantage encore de collaborateurs, et la plupart d'entre eux sont des
passionnés, qui ne comptent pas leurs heures. De même, il est inimaginable
qu'un élu fasse une carrière politique durant 35 ans (François Fillon a été
élu pour la première fois en 1981) sans que sa / son conjoint(e) ne lui
apporte au quotidien un soutien et une aide de tous les instants, surtout si
elle / il n'a pas une autre activité professionnelle à côté.

Quid du niveau de rémunération pour le conjoint non salarié du chef
d'entreprise ? Comme dans n'importe quelle TPE, il est fréquent que le
conjoint participe de fait à l'activité sans percevoir de salaire. Quand la
structure trouve l'espace d'une rémunération, il peut y avoir ensuite une
forme de rattrapage salarial, en contrepartie de toutes les années de
bénévolat.

S'agissant de Pénélope Fillon, elle n'a pas été rémunérée entre 1981 et
1997. Puis elle a bénéficié d'un salaire comme attachée parlementaire
jusqu'en 2013 (avec manifestement un rattrapage salarial). Elle a perçu 639
000 euros net sur cette période (les médias parlent en brut). Ramené à 35
années de travail aux côtés de son mari, nous arrivons à l'équivalent d'un
salaire net mensuel de 1521 €. Tous ceux qui se scandalisent du montant de
830 000 € brut devraient méditer sur la période concernée... Si j'avais
travaillé durant 35 ans aux côtés de François Fillon, sur la base du salaire
de 2600 € net que je touchais en 2007, j'aurais coûté bien plus de 830 000 €
brut (faites le calcul : 1,4 million d'euros brut - et par souci de
simplicité, je n'ai pas tenu compte du 13e mois...).

Mais quel travail a donc bien pu réaliser Pénélope Fillon ? Sans doute un
travail de petite main pour un grand nombre de courriers reçus au domicile
(François Fillon n'avait pas de permanence parlementaire en
circonscription). Un soutien logistique également. Un travail de conseil,
relecture (c'est ce qui semble ressortir de la bouche de l'avocat de
François Fillon). Un travail de représentation, aussi, accompagnant son
mari, ou se substituant à lui quand il n'était pas disponible.

Pénélope Fillon n'aurait-elle pas pu remplir toutes ces tâches sans être
rémunérée ? Si, sans doute. Mais en France, la loi autorise les
parlementaires à salarier leurs proches. De très, très nombreux élus le
font, ponctuellement ou de façon pérenne. C'est fréquemment le cas pour les
enfants étudiants des députés ou sénateurs, dont les parents mettent ainsi
le pied à l'étrier professionnel.

Mais alors, pourquoi cette brusque poussée de fièvre concernant François
Fillon ? Qui ne voit pas l'opération de destabilisation à quelques semaines
de la présidentielle ? "Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque
chose", proclame Francis Bacon dans son Essai sur l'athéisme.

Interrogeons-nous maintenant sur le niveau de rémunération des enfants de
parlementaires : n'est-il pas excessif ? On peut parfaitement le penser dans
certains cas. Mais 1/ ce montant reste à la discrétion du parlementaire et
2/ on sort du débat sur le caractère fictif de l'emploi. Les enfants de
Fillon avaient fait des études de droit, l'un d'eux a d'ailleurs obtenu son
diplôme d'avocat l'année suivante. Ils avaient donc des compétences utiles
pour aider leur père dans ses missions parlementaires. Il ne s'agit pas
d'emplois fictifs. Or, c'est là-dessus que Fillon est attaqué.

Certains s'étonnent aussi que Pénélope Fillon n'avait pas de badge pour
accéder à l'Assemblée, ni d'adresse e-mail personnalisée. J'ai travaillé
durant 5 ans à l'Assemblée (entre 2002 et 2007), j'avais un badge pour
accéder à mon lieu de travail, mais ce n'était pas le cas de tous mes
collègues de circonscription. Je n'ai par ailleurs jamais eu d'adresse
e-mail professionnelle à mon nom : j'ai toujours utilisé l'adresse des
parlementaires pour lesquels j'ai travaillé.

Autres questions légitimes que se posent beaucoup de gens : pourquoi
Pénélope Filllon a-t-elle été rémunérée par le suppléant de François Fillon
? A quel travail est-ce que cela correspond ? Pourquoi un salaire si élevé ?
Lorsqu'un parlementaire devient ministre, il conserve un lien avec le
territoire d'où il est originaire. Les collaborateurs du suppléant devenu
député font souvent le lien et la navette entre la circonscription et le
ministère. Et Pénélope Fillon a pu être d'autant plus sollicitée dans ce
cadre que l'agenda de son mari le rendait beaucoup moins disponible. Le
suppléant de François Fillon était par ailleurs peut-être davantage présent
en circonscription qu'à Paris, n'ayant pas forcément les mêmes ambitions et
appétences pour le travail législatif que son précédecesseur.

Enfin, un élément important : jusqu'en 2012, les députés pouvaient conserver
le reliquat du crédit collaborateurs qui leur était attribué. Cet argent ne
serait donc pas resté dans les caisses de l'Assemblée. Ceux qui demandent à
Pénélope Fillon de "rendre l'argent" ignorent manifestement qu'il s'agirait
de le rendre... à François Fillon lui-même.

Mais alors, pourquoi Pénélope Filllon a-t-elle dit qu'elle ne travaillait
pas et ne s'était jamais mêlée de politique ? Peut-être simplement parce
qu'elle ne considérait pas son action comme un travail, mais comme un
engagement aux côtés de son mari. Il n'empêche que si elle n'avait pas été
là, toutes les tâches qu'elle a accomplies auraient dû l'être par quelqu'un
d'autre. En outre, un attaché parlementaire ne fait pas de politique : il
travaille dans le domaine politique, mais c'est le parlementaire qui fait de
la politique. Pas ses collaborateurs.

Posons-nous maintenant la question de l'orchestration de cette affaire
politico-médiatique :
- le mercredi 25 janvier, le Canard Enchaîné publie un article
- le jeudi 26 janvier, le Parquet national financier ouvre une enquête
judiciaire
- le vendredi 27 janvier, ce même parquet auditionne plusieurs témoins

Une vitesse absolument stupéfiante !

Pour rappel, le parquet national financier a été créé par Christiane Taubira
en 2014, qui y a placé ses amis : le procureur du PNF, Eliane Houlette,
était commissaire du gouvernement auprès du Conseil des ventes volontaires.
Elle doit son incroyable et fulgurante promotion au Garde des Sceaux de
l'époque, laquelle a également constitué une équipe de procureurs adjoints
et vice-procureurs parmi ses très proches (Michel Pelegry, Ulrika
Delaunay-Weiss, Patrice Amar, Monica d'Onofrio...).

Rappelons aussi qu'en France, le parquet (a fortiori le parquet national
financier) n'est pas indépendant du pouvoir exécutif : les procureurs
dépendent directement du ministre de la Justice, ce qui est d'ailleurs
pointé du doigt par la Cour Européenne des Droits de l'Homme.

La vitesse avec laquelle le parquet s'est jeté sur François Fillon ne
manquera pas d'interpeller tous ceux qui déplorent les lenteurs habituelles
de la Justice. La perquisition de l'Assemblée nationale qui a eu lieu hier
après-midi relève là encore de l'exceptionnel.

Parallèlement, quand des journalistes publient dans le livre "Nos très chers
émirs" des accusations nominatives de corruption envers un ministre du
Gouvernement, le même parquet reste curieusement muet. Pourquoi une telle
différence de traitement ?

Face à cette situation, je suis persuadé de l'impossibilité pour Pénélope
Fillon de ne pas avoir participé au travail parlementaire de son mari. Son
travail n'a pas été fictif, et il dure depuis 35 ans.

Je suis aussi persuadé que cette opération de destabilisation a été
sciemment préparée et orchestrée. Je n'ai pas voulu croire à une machination
envers DSK en 2011, ses propres turpitudes étant suffisantes pour provoquer
la chute d'un candidat annoncé par tous comme le prochain président
français. La similitude de l'acharnement qu'il a subi alors, avec
l'acharnement subi aujourd'hui par François Fillon, fait naître le doute.
Les mêmes officines semblent à l'oeuvre. D'ailleurs, ce sont les mêmes qui
en furent et en seraient les grands bénéficiaires : François Hollande et ses
proches, du PS à Macron.

Et toute cette agitation éloigne les citoyens de ce qui devrait nous
préoccuper à titre principal : la situation de la France, qui compte un
nombre record de chômeurs, dont la Dette n'a jamais été aussi élevée, et qui
n'offre aux jeunes générations que le choix entre le déclassement ou
l'émigration.

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:19

Si l'on doit remercier les médias d'alerter les citoyens sur les dérives de leurs élus, on doit s'offusquer du moment choisi pour le faire quand l'on apprend qu'ils savaient depuis longtemps les faits qu'ils ont volontairement tardé à révéler..

On savait que les Français n’avaient pas beaucoup de mémoire ou du moins une mémoire très sélective.

Mais on reste effaré tout de même de constater leur étonnement en période électorale de découvrir que la plupart des élus de leur royaume républicain bénéficient de longue date de privilèges qu’ils s’octroient en parfaite légalité puisque ce sont eux qui font les lois.

On se rappellera simplement que Madame Royal a perçu en toute légalité pendant son concubinage avec l’actuel président un certain nombre d’allocations que la morale aurait dû la conduire à ne pas percevoir.

On se rappellera que pendant des années le roi républicain Mitterrand a mis aux frais des citoyens la protection et l’entretien de sa fille naturelle Mazarine.

On pensera ce que l’on veut de la précampagne aux frais de son ministère de Mr Macron alors qu’il était encore ministre.

On observera que malgré des règles contraignantes, le Parlement européen se voit refuser le remboursement pas Madame Le Pen de sommes indûment utilisées pour des dépenses sans rapport avec son activité de député européenne.

Etc……et cetera … et cetera ….

Dès lors, on parvient à comprendre que Mr Fillon et son épouse Pénélope estiment non seulement n’avoir rien fait d’illégal mais de ne pas non plus avoir été malhonnêtes en ayant bénéficié des possibilités du système.

On comprend mal d’ailleurs qu’ils essayent de prouver, en se contredisant au grand plaisir des médias érigés en Juge d’Instruction, que cela correspondrait à un travail effectif alors qu’il appartient à l’accusation, le Parquet, de prouver qu’il y aurait quelque chose d’illégal dans ce système de privilèges républicains.

Si le Quatrième Pouvoir, auquel appartient le Canard Enchainé, entend se substituer au Pouvoir Judiciaire en mettant en avant l’Immoralité de telles pratiques, il devrait se rappeler que la Justice est symbolisée par une Balance et rappeler en cette période électorale française tous les faits de même nature imputables aux hommes et aux femmes politiques françaises encore en vie.

Mais en faisant ainsi appel au Tribunal de l’Opinion Publique en se situant sur le plan de la Morale. ( Qu’est ce que la Morale à notre époque ? Est-il normal par exemple que des grands patrons gagnent en une année beaucoup plus qu’un de leur salarie dans toute sa vie et nettement plus que les Hommes politiques aux postes les plus élevés …), en ouvrant ainsi en pleine période électorale la boite de pandore en se prenant pour des nouveaux Saint Just, les médias ne sauveront pas la gauche, ils ne mettront pas au pouvoir le parti de Madame Le Pen, ils sèmeront les germes d’une nouvelle nuit du 4 Aout puis d’un 18 Brumaire.

Peut-être vaudrait-il mieux au contraire pour préserver réellement la démocratie d'interdire aux médias pendant la période dite de campagne électorale de diffuser tout sondage ou toute information sur un candidat déclaré relative à des faits antérieurs connus avant sa candidature ?

Si tel avait été le cas, nul doute que Mr Fillon n'aurait pas gagné la Primaire de la Droite et que le Canard Enchainé n'aurait guère trouvé d'intérêt à révéler ce type de pratiques. 

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 09:09

 

On peut s’étonner qu’aucun des media français ne se pose ou pose la simple question suivante : un député ou un sénateur a-t-il absolument besoin d’un ou plusieurs attachés parlementaires, ou inversement dit, est-ce que ce ou ces attachés parlementaires effectuent-ils un travail indispensable ?

A cette question, la totalité des parlementaires répondraient oui !

Donc, ils devraient se dire que le parlementaire François Fillon avait lui aussi besoin d’un ou plusieurs attachés parlementaires.

S’ils n’en avaient pas d’autres que son épouse, c’est une évidence que ce travail d’attaché était effectué par elle. CQFD

En Suisse, pays au moins aussi démocratique que la France, (n'en déplaise à Monsieur Alain Minc qui ne semble pas être un chaud partisan de la Démocratie directe en disant qu'il faudrait limiter le droit à référendum et dans le cas de référendum relever à nettement plus qu'à la majorité plus une voix, le seuil pour le gagner) les membres du Parlement Fédéral perçoivent, sans aucun contrôle, d'importantes indemnités sans que jusqu'à présent aucun citoyen n'ait trouvé quoi que ce soit à redire.

La déficience intellectuelle de la quasi-totalité des journalistes français, déjà avérée à plusieurs reprises, a quelque chose d’inquiétant pour une France dont le système démocratique apparait de plus en plus bien mal en point.

Combien d'entre eux  sont en train de confondre moralité et droit ? Combien d'entre eux rappellent  que c'est le Parquet qui a la charge de rapporter la preuve de l'accusation et non au présumé innocent" de rapporter celle de son innocence.

Et le comble est de voir que le premier à dire en public que la candidature du candidat Fillon est compromise est un ancien Juge d'Instruction.

Et cerise sur le gâteau, sans aucun sens du ridicule, nombre d'entre eux s'enthousiasment devant l'idée de Revenu Universel consistant à payer des gens à ne rien faire et s'offusquent dans le même temps de la Rémunération délictueuse d'emplois fictifs.

Rien ne va vraiment plus dans ce royaume (républicain) de France !

 

 

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 09:45

 

 

 

 

 

 

 

 

La Picardie (les villes de la Somme :  Saint-Quentin, Ham, Péronne, Bray-sur-Somme, Corbie, Amiens, Picquigny, Abbeville, Le Crotoy, Saint-Valery-sur-Somme; Roye, Montdidier, Doullens, Saint-Riquier, Rue, Montreuil-sur-Mer, Crèvecœur-sur-l'Escaut et Mortagne-du-Nord.

villes contestées d’empire de 1477 à 1529

Le territoire de la Picardie est attribué par le partage de Verdun de 843 à la Francie occidentale comme la plus grande partie de la Flandre et l’Artois. En 965, le roi Lothaire récupère le comté d'Amiens et le remet à Gautier Ier de Vexin, comte de Valois et de Vexin. Cette famille garde le comté d'Amiens jusqu'en 1077 sans parvenir à constituer une principauté territoriale. En 1077, Simon, comte de Valois, puis de Vexin et d'Amiens, se fait moine et ses possessions sont dispersées. Valois revient à son beau-frère Herbert IV de Vermandois, Amiens est réuni à la Couronne, et le Vexin est partagé entre le duc de Normandie et le roi de France. Aucun comte de Picardie n'ayant donc jamais existé, la Picardie n'avait pas au Moyen Âge comme d'autres provinces un blason propre. Les armes des comtes de Crécy, seigneur local le plus puissant du moment, ont toutefois occasionnellement été utilisées, et finalement l'or à trois bandes d'azur.

Au XIème siècle, naissent les puissantes familles nobiliaires de la région: Maison de Vermandois, Maison de Coucy, Maison de Ham, Maison de Mailly, Maison de Rambures, Maison de Soyécourt etc. auxquelles il convient d'ajouter les principautés ecclésiastiques: évêques-comtes de Beauvais, de Laon, de Noyon, abbés-comtes de Corbie etc. De 1117 à 1130, date de sa mort, Thomas de Marle, sire de Marle et de Coucy tient tête au roi de France Louis VI le Gros mais est finalement vaincu. C'est au XIIe siècle que la puissance féodale entame son déclin. Le pouvoir royal s’appuyant sur le mouvement communal tente d’affaiblir les grands féodaux comme par exemple le roi Philippe Auguste qui prend Chauny en 1180 à Philippe d'Alsace, comte de Flandre mais ce dernier parvient à reprendre la ville en 1182.

En 1418, lors de l'arrivée au pouvoir en France du parti bourguignon, les châtellenies de Péronne, Montdidier et Roye sont cédées au duc de Bourgogne Philippe le Bon comme garantie pour le paiement de la dot de Michelle de France qu'il avait épousée en 1409, fille du roi Charles VI.

Philippe le Bon devient duc de Bourgogne à la suite de l’assassinat de son père Jean sans Peur à Montereau.

Philippe Le Bon, le roi Charles VI de France (souffrant de grave folie) et le roi Henri V d'Angleterre forment une triple alliance contre le dauphin, dont ils mettent la légitimité en cause (il serait né d'une liaison de sa mère, Isabeau de Bavière, avec Louis d'Orléans, frère du roi de France Charles VI). Tous trois signent le traité de Troyes le 21 mai 1420, dans la cathédrale de Troyes qui confirment à ce même Philippe la possession des châtellenies de Péronne, Montdidier et Royes.

Le 2 juin suivant, conformément à ce traité et dans la même cathédrale, Henri V d'Angleterre épouse Catherine de Valois, fille légitime de Charles VI de France et d'Isabeau de Bavière. Il est convenu qu'après la mort de Charles VI de France, Henri V d'Angleterre devienne roi de France par son mariage avec la seule héritière légitime du trône de France; le roi d'Angleterre exerce les prérogatives de régent du royaume et se borne à confirmer à Philippe le Bon, comme signataire du traité, les villes de la Somme (notamment les châtellenies de Péronne, Roye et Montdidier) qui garantissent la dot de Michelle de France, alors épouse du duc. Dès le lendemain de ses noces, Henry V met le siège devant Sens, place forte tenue par les Armagnacs. Philippe le Bon est parmi les assiégeants. Sens tombe.

Puis Armagnacs et Bourguignons s'affrontent à la Bataille de Mons-en-Vimeu de 1421, la victoire des Bourguignons fait passer la Picardie sous leur domination.

Après la mort sans enfant encore vivant de son épouse Michelle de France en 1422, le duc de Bourgogne Philippe le Bon ne restitue pas les châtellenies de Péronne, Montdidier et Roye, et obtient, un an plus tard, confirmation de leur possession au nom de Henri VI d'Angleterre.

La conférence d'Arras en 1435 est la première conférence européenne. Outre la France, dont la délégation est menée par le duc de Bourbon, le maréchal de La Fayette et le connétable Arthur de Richemont, et la Bourgogne, conduite par le duc Philippe le Bon en personne, elle réunit l'empereur Sigismond de Luxembourg, le médiateur le comte Amédée VIII de Savoie, une délégation anglaise, les représentants des rois de Pologne, de Castille, d'Aragon.

Par le traité d'Arras, signé le 20 septembre 1435, qui met fin à la guerre entre Armagnacs et Bourguignons, le roi Charles VII, cède à titre de réparation pour l'assassinat de Montereau, les villes de Saint-Quentin, Corbie, Amiens, Doullens, Abbeville, Montreuil-sur-Mer, Rue, Saint-Valery, Le Crotoy, Saint-Riquier, Crèvecœur-en-Cambrésis et Mortagne, le comté de Mâcon et le comté d'Auxerre à Philippe le Bon. Surtout, il donne une indépendance de fait au duché de Bourgogne. Plus précisément, le duc de Bourgogne reste vassal du roi de France mais est dispensé de l'hommage. En échange, Charles VII n'obtient qu'une seule chose, suffisamment importante pour justifier tous ces sacrifices: la reconnaissance de son titre de roi de France. Le 11 décembre 1435, le roi Charles VII jure de respecter scrupuleusement toutes les clauses du traité d'Arras devant le duc de Bourgogne, représenté par Guy III de Pontailler, maréchal de Bourgogne. Néanmoins, le traité d’Arras comporte une clause de rachat possible de ces villes ainsi que de celles de Roye, Péronne et Montdidier par le roi de France.

Villes de la Somme» est le nom alors donné, au XVe siècle, aux places fortes de Picardie défendant le cours de la Somme qui forment, de fait, la frontière nord du royaume de France depuis le traité d'Arras de 1435. Néanmoins, le traité d’Arras comporte, on l'a dit une clause de rachat possible des villes par le roi de France. En septembre 1463, Louis XI use de cette clause de rachat pour 400 000 écus d'or, à la grande fureur de Charles (futur duc de Bourgogne Charles le Téméraire), comte du Charolais : c'est le point de départ de la guerre du Bien public. Pour mettre fin à cette guerre, Louis XI rend les villes à la Bourgogne en 1465 par le traité de Conflans, et en 1468, Charles le Téméraire impose à Louis XI l'abandon définitif de ces villes lors de l'entrevue de Péronne. Louis XI reprend néanmoins Amiens en 1471, promet de rendre les villes de la Somme l'année suivante au traité du Crotoy qui reste sans effet, puis les recouvre enfin définitivement en 1477, après la mort de Charles le Téméraire. Mais en droit, Maximilien de Habsbourg, duc d’Autriche, époux de Marie de Bourgogne, héritière du Téméraire conteste. Cependant, ce n'est qu'en 1529, à la Paix des Dames, que Charles Quint, le petit-fils de Marie de Bourgogne et l'héritier de ce qui avait été l'État bourguignon, renonce officiellement aux villes de la Somme».

En 1557, après un siège commencé le 2 aout, le duc Emmanuel-Philibert de Savoie général des Armées impériales remporte à la tête de l’armée espagnole des Habsbourg d’Espagne de Philippe II, fils de Charles Quint la bataille de Saint Quentin, capitale du Vermandois, contre l’armée du roi de France Henri II ce qui les amène à conclure en 1559 la paix de Cateau-Cambrèsis.

Mais la guerre reprend sous le roi Henri IV et Amiens est prise par les Espagnols en 1597 et fait l’objet d’un siège de 7 mois par les troupes d’Henri IV.

«Réveillez-vous Picards» est l'hymne régional Picard. Il est issu de l'air chanté par les bandes de Picardie. Cet hymne évoque la période qui suit la mort du duc de Bourgogne Charles le Téméraire en 1477. En effet le roi de France Louis XI s'empare du duché de Bourgogne et de la Picardie, qui faisaient partie des Etats Bourguignons. Les soldats bourguignons et picards, qui ont servi Charles le Téméraire pendant des années contre les Français, supplient leur nouveau maître Maximilien d’ Autriche de les mener au combat pour reprendre le duché.

Il reste l'Hymne du Ier Régiment d'Infanterie stationné à Sarrebourg appartenant à la Brigade Franco Allemand.

 

            Réveillez vous Picards,

Picards et Bourguignons.

Apprenez la manière d'avoir de bons bâtons,

Car voici le printemps et aussi la saison

Pour aller à la guerre donner des horions.

 

Tel parle de la guerre

Mais ne sait pas que c'est :

Je vous jure mon âme que c'est un piteux faict

Et que maints hommes d'armes et gentils compagnons

Y ont perdu la vie, et robe et chaperon.

 

Où est ce duc d'Autriche?

Il est en Pays-Bas

Il est en Basse Flandre avec ses Picards

Qui nuit et jour le prient qu'il les veuille mener

En la Haute Bourgogne pour la lui contester.

 

Quand serons en Bourgogne,

Et en Franche-Comté,

Ce sera qui-qu'en-grogne le temps de festoyer

Bouteront le roy de France, dehors de ces costeaux

Et mettrons dans nos panses le vin de leurs tonneaux

 

Adieu, adieu, Salins,

Salins et Besançon

Et la ville de Beaulne là où les bons vins sont

Les Picards les ont bus, les flamands les paieront

Quatre pastards la pinte ou bien battus seront.

 

Nous lansquenets et reîtres

Et soudards si marchons

Sans finir de connaître où nous arriverons

Aidons Dame Fortune et destin que suivons

A prêter longue vie aux soldats Bourguignons.

 

Quand mourrons de malheur

La haquebutte au poing

Que Duc nostre Seigneur digne tombeau nous doint

Et que dedans la terre où tour nous en irons

Fasse le repos guère aux braves Bourguignons

 

Et quand viendra le temps

Où trompes sonneront

Au dernier Alahau, quand nos tambours batteront

Nous lèveront bannières au ducque Bourguignon

Pour aller à la guerre donner des horions.

 

 

 

Insigne Régimentaire du 1er Régiment d’Infanterie au couleur de la Bourgogne avec au centre l’Aigle impérial bicéphal de Maximilien de Habsbourg.

 

 

 

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:02

 

Le Brexit constituait déjà une véritable nouvelle chance pour l’Union Européenne dans la mesure où le Royaume Uni de Grande Bretagne s’est toujours opposé à toute création d’un véritable pilier européen de l’OTAN pouvant rééquilibrer l’influence trop grande au sein de l’Alliance Atlantique des USA qui assurent depuis la Deuxième Guerre Mondiale un véritable protectorat sur ses alliés européens.

L’élection du nouveau président des USA Trump , qui vient de déclarer que l’OTAN était obsolète et que les Européens ne remplissaient pas leur obligation de consacrer 2% de leur PIB à leur défense, constitue une chance supplémentaire de mettre sur pied une véritable défense européenne.

En effet si le Président Trump a parfaitement raison de déclarer l’OTAN obsolète dans la mesure où celle-ci aurait dû disparaitre avec la disparition du Pacte de Varsovie contre lequel elle était dirigée jusqu’à l’effondrement de l’Union Soviétique, en revanche la constitution d’un pilier européen de l’OTAN, voire d’une Force armée autonome européenne, en cas de dissolution de l’OTAN si les USA entendent remettre en cause l’article 4 du Traité fondateur de l’Alliance de l’Atlantique Nord qui obligent ses membres à porter secours à l’un quelconque de ses membres qui serait agressé, il n’en reste pas moins de plus en plus urgent, face à la remontée de la puissance militaire russe, de créer une Force européenne susceptible d’établir un équilibre avec celle-ci.

Ceci passe nécessairement par une meilleure intégration entre elles des armées des Etats Membres de l’Union Européenne qui ne peut plus se faire qu’autour des armées françaises seules susceptibles désormais, du fait de l’irréalisme qui consisterait à toujours pouvoir compter sur une alliance entre les deux seules moyennes puissances militaires de l’Europe, l’Angleterre et la France.

En effet tant que l’Armée allemande n’aura pas retrouvé un certain niveau opérationnel, les armées françaises pourtant soumises au régime sec, constituent le seul embryon de forces ayant conservé un certain niveau de compétence et notamment la puissance nucléaire nonobstant l’insuffisance de ses moyens humains et matériels.

Cette Force autonome Européenne devrait se faire non seulement par une montée en puissance du Corps Européen doté de 3 divisions (constituées de Forces mixtes des 6 membres fondateurs de l’Union Européenne, sur le modèle de la Brigade Franco-allemande qui lui sera de manière permanente directement subordonnée et élevée au niveau d’une Division Franco allemande, d’une Divison Franco-Italienne et d’une Division Belgo-Luxembourgeoise-Néerlandaise) dont les missions doivent être redéfinies mais également par la mise sous commandement commun des Forces navales et aériennes allemandes, belges, françaises, italiennes, néerlandaises c’est-à-dire des 6 membres fondateurs de l’Union Européenne seuls susceptibles d’accepter rapidement une évolution vers la création d’une Armée ,d’une Marine de Guerre et d’une Aviation Militaire fédérale à laquelle une fois constituée il sera proposé aux 25 autres Etats membres de participer .

Une telle Force autonome permettra enfin de donner une certaine unité et crédibilité à la politique Etrangère de l’Union qui peine à s’imposer sur la scène internationale.

 

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 16:39

 

Contrairement à une idée largement répandue, l’Ecosse a plus de chance d’accéder à l’indépendance en cas de Brexit dur qui se traduirait par une impossibilité pour le Royaume Uni de conserver l’accès au Marché Unique faute d’accepter les trois autres piliers de l’Union Européenne et notamment la liberté de circulation.

En effet si le vote sur la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne a été largement majoritaire en Angleterre et largement minoritaire en Ecosse, il n’a pas sensiblement augmenté pour le moment la proportion d’Ecossais favorables à l’Indépendance.

Sans doute parce qu’un bon nombre d’Ecossais espère un Brexit mou qui préserverait l’accès au marché unique moyennant certaines concessions sur la liberté de circulation alors qu’en cas de Brexit dur, la proportion d’Ecossais favorables à l’indépendance devrait devenir largement majoritaire.

Or une fois le Royaume Uni sorti de l’Union Européenne et l’Ecosse devenue indépendante, le Royaume Uni réduit à l’Angleterre, au Pays de Galle et à l’Irlande du Nord ne disposera plus d’un droit de veto pour une adhésion pleine et entière à l’Union Européenne à la différence du Royaume d’Espagne qui, membre de l’Union, pourra opposer un droit de veto à l’adhésion d’une Catalogne qui aurait proclamé unilatéralement son indépendance.

On peut donc penser que c’est par une habile stratégie que la Première Ministre d’Ecosse Nicola Sturgeon demande à la Première Ministre du Royaume Uni Theresa May d’essayer de négocier pour la seule Ecosse, la possibilité comme la Norvège de faire partie de l’EEE ( Espace Economique Européen) alors que le Royaume Uni rejette pour lui cette possibilité de Brexit mou qui lui laisserait certes l’accès au Marché Unique mais le contraindrait à accepter l’intégralité de la législation européenne sans plus pouvoir participer à son élaboration ; et surtout qu’une telle solution est pratiquement impossible à mettre en place car elle obligerait à instaurer une frontière entre l’Ecosse et le reste du Royaume Uni du fait de l’instauration de droits et taxes inévitables entre l’Union Européenne et les parties du Royaume Uni (Angleterre, Pays de Galle et Irlande du Nord) non membres de cette EEE.

En effet en provoquant la réflexion sur le sujet, la Première Ministre d’Ecosse va pouvoir montrer à l’opinion publique écossaise qu’il va être quasi impossible pour le Royaume Uni -dont l’Ecosse qui ne peut obtenir un statut à part en continuant d’en faire partie- de préserver son accès au Marché Unique et qu’une fois le divorce consommé entre le Royaume Uni et l’Union Européenne, l’Ecosse n’aura pas d’autre alternative si elle veut conserver cet accès au Marché Unique que d’obtenir l’Indépendance et de demander purement et simplement son adhésion à l’Union Européenne

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 17:33

 

Alors que le Président de la République française vient de se rendre sur le porte-avion Charles de Gaulle pour clôturer les campagnes de l’Aéronavale française en Irak contre Daesh  du fait de l’immobilisation prochaine pour 18 mois de son unique porte-avion, on est légitimement en droit de se poser la question du bilan réel de ces deux campagnes par rapport à celui qui nous est présenté et surtout le bilan de ces derniers deux mois  passés aux larges des eaux territoriales syriennes si ce n’est à quai à Limassol à Chypres.

En effet alors que l’on nous présente un bilan global depuis aout 2014 des actions menées par les Rafales tant de l’Armée de l’Air depuis la Jordanie ou d’Abu Dhabi que de ceux embarqués  sur le Charles de Gaulle  au cours de son premier déplacement de deux mois début 2015  au large des eaux territoriales  syriennes poursuivi pour les raisons déjà exposées dans le Golfe Persique puis de ce nouveau dernier séjour de deux mois d’octobre à décembre 2016 en totalité cette fois au large des eaux territoriales syriennes, force est d’admettre que l’on nous présente aucun bilan chiffré précis des bombardements qui auraient été effectués dans le cadre du plan de reprise de Mossoul de cette dernière campagne du Charles de Gaulle.

Et pour cause !

Car comme lors de la première campagne de début 2015, faute par le gouvernement français d’admettre les Russes comme des alliés objectifs voire au moins comme les Américains de passer avec eux pour leurs interventions en soutien de l’armée irakienne et des kurdes des accords de « de-confliction », l’Aéronavale française était dans l’impossibilité quasi-absolue de bénéficier de sa position plus favorable au large de Chypre que celle dans le Golfe Persique pour pouvoir survoler l’espace aérien syrien entièrement contrôlé par les Russes pour pouvoir aller bombarder Daesh en Irak dans le cadre du plan de reconquête de Mossoul notamment.

A moins que comme vient de l’exposer assez benoitement le chef d’Etat-major de la Marine Nationale française, celle-ci se soit résignée elle-aussi à passer avec l’armée russe et notamment l’armée de l’Air  mais également l’escadre entourant le porte-avion Amiral Kouznetsov qui se trouve lui dans les eaux territoriales syriennes entre l’escadre française et les côtes de Syrie des accords de « déconfliction » pour éviter que les rafales de l’Aéronavale française soient abattus lors de leur survol du territoire Syrien.

Outre le fait que de tels accords de « déconfliction » ont dû imposer à la Marine Nationale française d’obtenir des Russes depuis les eaux territoriales syriennes des corridors aériens sécurisés entre Damas et Alep pour se rendre au-dessus du territoire irakien et en revenir avec ravitaillement en vol et donc présenter leurs plans de vols et indiquer les cibles visées, ce qui a quelque chose d’un peu humiliant vis-à-vis de soldats russes présentés comme les alliés de l’ennemi Assad (et sinon  ennemis  en tous cas pas alliés reconnus des Français ), on est en droit de s’étonner que les journalistes français ( à l’exception  évidemment de ceux du Figaro propriété de Mr Dassault constructeur des Rafales) ne se soient pas posés la question de savoir qui a autorisé de tels accords de déconfliction et qui les a signés si ce n’est le Président de la République française Hollande et son fidèle ministre de la Défense Le Drian. Et surtout également de se demander si le brillant ancien Premier Ministre et actuel Ministre des Affaires Etrangères Eyraud et son Premier Ministre Valls en étaient informés.

Si oui, l’opinion publique française et Internationale aurait de bonnes raisons de s’offusquer de l’hypocrisie d’un gouvernement français si prompt à fustiger sur le plan international le type d’action menée par la Russie contre Daesh en Syrie notamment à Alep en soutien du Président Assad  tout en concluant avec l’aval du Président Poutine des accords de déconfliction pour pouvoir se faire « mousser » au sujet de ses actions en Irak dans le cadre d’une coalition dont l’efficacité du soutien apporté à l’armée irakienne  pour la reprise de Mossoul n’a pas encore été démontrée .

Si non ce serait une nouvelle preuve des nombreux disfonctionnements de ce gouvernement français.

En toute hypothèse, même si de tels accords relèvent de la « Real Politik », on peut s’étonner surtout que la Commission de la Défense Nationale du Parlement français ne semble pas penser à interpeller le Ministre Le Drian sur la réalité de tels accords passés avec l’armée russe nécessairement avec l’aval du président Poutine.

Enfin on comprend très mal la critique formulée par la grande majorité des hommes politiques français et journalistes de tous bords contre la nécessité affichée par l’ancien Premier Ministre, Fillon, candidat désigné de la Droite pour la Présidentielle française, de discuter avec la Russie des moyens de vaincre Daesh et de rétablir la paix en Syrie et en Irak alors que l’évidence, que cela plaise ou non, démontre que c’est ce pays qui détient désormais les meilleures cartes alors que la diplomatie française s’est montrée parfaitement incapable d’analyser sérieusement la situation d’un pays que, compte tenu de son passé, elle devrait connaitre aussi bien sinon mieux que les Russes.

Mais tout cela ne relève-t-il pas d’un réel aveuglement de certains hommes politiques et médias français et étrangers y compris américains  depuis plus de 20 ans dans la manière de lutter contre l’Islamisme ?

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