Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 09:47

 

La création d’une Garde Nationale en France est censée permettre de remplacer les 10 000 militaires de carrière affectés stupidement à l’opération Sentinelle.

Quand bien même ses effectifs provenant exclusivement des Réserves Opérationnelles de la police, de la gendarmerie ou de l’armée parviendraient à atteindre 85 000 hommes d’ici à 2018, contrairement aux annonces faites par le gouvernement français, le nombre de personnels dont cette garde nationale pourra disposer par  24 heures , sera seulement, compte tenu d’une mobilisation maximum de chaque membre de 1 mois par an à raison de 8 heures par jour , de :

85 000 : 12 : 3 =  2361 hommes     seulement 

Voire en admettant de les utiliser un maximum de 12 heures par jour de ;

85 000 : 12 : 2 = 3541 hommes.

On comprendra bien qu’à l’échelle d’un pays comme la France, cela est totalement insuffisant et ne permet absolument pas de libérer les 10 000 militaires de carrière affectés  à l’opération Sentinelle.

En effet ne serait-ce que pour permettre à la police, aux CRS, à la gendarmerie de dégager des personnels suffisants pour organiser la simple reconquête des zones de non droit, ces « réserves  opérationnelles » de la  « Garde Nationale » devraient au moins être triplées soit atteindre environ 250 000 hommes, objectif inatteignable !

Sans compter que dans le cas d’ insurrections concertées simultanées de 3  à 5 banlieues très sensibles, cela serait encore insuffisant et il serait nécessaire de faire appel à nouveau à l’armée dont les effectifs ont grandement besoin d’être eux-aussi augmentés et dont la plupart des militaires de carrière devraient être  à l’entrainement et prêts à participer à  des opérations  extérieures à un moment où l’environnement de la France et de l’Union Européenne devient de plus en plus dangereux.

Seul le rétablissement d’un Service Militaire de 3 mois dont 1 mois de « Classes » de 600 000 jeunes par an serait de nature à dégager un contingent permanent de 150 000 hommes pouvant être affectés à des gardes statiques ou à des patrouilles à raison de 12 heures soit 75 000 hommes par 24 heures permettant de libérer les forces de police, CRS, gendarmerie et militaires de carrières des missions qui leur sont actuellement affectées.

En effet à la différence des Réserves dites Opérationnelles, le Service Militaire peut procurer une ressource permanente renouvelable qui plus est peut alimenter une Réserve vraiment opérationnelle qui pourrait être plus aguerrie et affectée en  renfort des forces de maintien de l’ordre.

La Suède vient de prendre la décision de rétablir le Service Militaire.

Il n’y a strictement aucune raison valable pour la France de ne pas en faire de même.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 14:54

Alors que le porte-avion Charles de Gaulle a reçu à nouveau l’ordre du Président de la République Française de rejoindre pour 1 mois les côtes de la Syrie (avant de rentrer à Toulon pour 18 mois pour des opérations de grand carénage et révision générale) pour permettre à ses 18 rafales et 6 étendards d’effectuer des missions de reconnaissance et de combat contre Daech en Irak dans la perspective de la reconquête de Mossoul et accessoirement en Syrie, aucun des experts et spécialistes qui fleurissent régulièrement les plateaux des radios et télévisions hexagonales n’a fait observer que pour se rendre depuis le large de la Syrie en Irak, ils devaient survoler sans autorisation le territoire syrien dont l’espace aérien est contrôlé par la Russie et son allié le gouvernement syrien.

Or, si lorsque l’ordre d’appareiller a été donné par le Présidence Français, celui-ci pouvait espérer à nouveau , comme lors de la première mission avortée au large de Syrie du Charles de Gaulle qui a finalement poursuivi sa route vers le Golfe Persique, obtenir discrètement un accord tacite de survol de la Syrie des Russes qui avaient pris le soin alors d’avertir la Flotte, l’Aviation et l’Armée russe de l’arrivée sur Zone du porte-avion et qui a été finalement retiré, il est évident que la décision du Président Poutine de ne pas se rendre à Paris le 19 octobre ,en raison de ce qu’il est en droit de considérer comme un affront du Président Hollande, exclut le maintien de tout accord tacite d’un tel type.

Dès lors, en raison de l’inconséquence de la diplomatie française, et après sa présidence, de ses ministres des affaires étrangères, tous deux  anciens premiers ministres , il est exclu que les Rafales du Charles de Gaulle puissent prendre le risque d’être abattus au-dessus du territoire syrien et le Charles de Gaulle est désormais condamné avec son escorte à faire des ronds dans l’eau couteux pour le contribuable français tandis que l’intérêt, essentiellement médiatique, d’une telle opération, recherché par les conseillers politiques du président français dans le cadre de la préparation de l’annonce de sa candidature à un nouveau mandat va apparaître totalement contreproductive et surtout une fois encore ridiculisera d’une certaine manière l’action de la Marine Nationale et plus largement la crédibilité de la France sur le plan militaire.

D'ailleurs plutôt que de faire des ronds dans l'eau, il est préférable dans ces conditions que le Charles de Gaulle reste en "alerte" comme il le fait dans le port de Limassol à Chypre avant de rentrer avant très longtemps à Toulon.sauf à son ministre des affaires étrangères de renégocier à la hâte  "la queue basse" un nouvel accord de "non-confliction".

Car il n'est pas envisageable de quémander auprès du président turc Erdogan, aujourdhui réconcilié avec le président Poutine, l'autorisation de survoler son sol et qu'il n'est plus possible pour le Charles de Gaulle de se rendre dans le Golfe persique pour y remplir sa mission car il n'est plus possible de repousser encore longtemps ses opérations de carénage et de révision générale.

Et ensuite pendant 18 mois, la France sera privée, faute d'un deuxième porte-avion, de son principal moyen d'intervention extérieure dans un conflit dont il est exclu qu'elle puisse envoyer des troupes à terre autres que des forces spéciales déjà insuffisantes en nombre. ou quelques artilleurs.

Alors que le porte-avion russe Amiral Kouznetsov et sa nombreuse escorte vient de rejoindre les eaux syriennes.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 14:02

A la différence des médias français, qui ont toujours tendance à prendre leurs désirs pour des réalités, le reste de la presse francophone suisse et belge notamment est beaucoup moins certain que la candidate Clinton a véritablement marqué l’avantage sur le candidat Trump lors de leur premier débat télévisé ou du moins se demande si cela aura véritablement un impact pour redresser l’image de « l’apparatchik » Clinton.

Si la victoire de Trump, contrairement à ce que ces grands spécialistes, analystes et experts de tout poil n’est pas improbable, pas plus que n’était improbable le Brexit, contrairement à ce que croyait mordicus la grande majorité des « « Elites bobo parisiennes », le sort des primaires de la droite et du centre en France, s’en trouvera complétement bouleversé.

Car ces « Elites » commenceront à s’interroger sur les raisons qui auront pu faire qu’un candidat Républicain américain atypique a pu devenir président des USA et finiront par admettre qu’elles ne parviennent plus à influencer l’Opinion.

Alors leur viendra peut-être à l’idée que ce n’est pas sans raison que le parti de la Droite française dite républicaine s’est appelé les Républicains par imitation du Vieux Old Party américain et que pour éviter l’élection de Mme Le Pen, c’est, malheureusement, des 8 candidats au Primaire de la Droite et du Centre, celui qui aura le plus « trumpisé » sa campagne qui aura le plus de chance de remporter les Primaires et être élu président de la République française au lieu du candidat d’une France qu’il voudrait voir redevenir heureuse mais qui pour l’instant se sent profondément malheureuse et tout sauf apaisée.

Car ce que le Peuple, avec un certain bon sens, comprend, c’est que le déclin de la France a commencé il y a maintenant 100 ans à cause de l’incompétence des « apparatchiks » français dont peu s’avère capable de leur expliquer les causes et d’emporter leur conviction sur les mesures douloureuses de redressement qui devraient être prises.

Tous les candidats à la Primaire de la droite et du Centre lui font croire qu’ils sortiront le pays de la spirale de l’endettement dans laquelle se trouve également les USA en leur expliquant qu’ils feront de l’ordre de 100 milliards d’économies ce qui n’est envisageable qu’en diminuant considérablement le nombre des fonctionnaires de la fonction nationale et territoriale en se gardant bien de préciser lesquels.

Or dès lors qu’il est exclu de diminuer les effectifs de la Police, de la Gendarmerie, de l’Armée, de la Justice…alors que le service de la Dette va vite ré augmenter avec la remontée inéluctable des taux d’intérêt…il leur faudra bien finir par avouer que l’essentiel des diminutions des effectifs se fera sur le dos de l’Education Nationale dont les résultats sont de plus en plus catastrophiques. Et ce sera alors le début d’une autre forme de « Trumpisation » de la Campagne des Primaires si l’on considère que le candidat Trump a au moins cette qualité, à savoir celle d’appuyer où cela fait mal ce que semble apprécier au moins près de la moitié des Américains alors qu’en France cette moitié au moins de l’Electorat se trouve écartelée entre le FN et les Républicains .

Et ce alors qu’il est illusoire, quel que sera le plus ou moins grand succès du Front National, que sa présidente puisse devenir Présidente de la République et puisse ensuite obtenir seule sans alliance possible, une majorité gouvernementale pas plus qu’il ne parait envisageable qu’un futur élu président issu des Républicains puisse lui aussi l’obtenir sans le ralliement d’une bonne partie des électeurs du Front National.

Alors Messieurs les sondeurs, attendez le résultat des élections présidentielles américaines, avant de nous abreuver de vos sondages contradictoires et admettez le caractère peu fiable à ce stade de la compétition.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 12:53

Face à la volonté des Peuples, les uns de quitter l’Union Européenne les autres d’y rester, l’Union Européenne sera bien contrainte, un jour ou l’autre, et plus vite sans doute qu’elle ne le craint, d’admettre que la liberté des Peuples à disposer d’eux-mêmes prime le principe de l’intangibilité des frontières non seulement externes mais également internes des Etats de l’Union, de leur intégrité territoriale et donc le droit d’en faire sécession tout en restant membre de l’Union sans que les Etats membres actuels dont ils sont les citoyens puissent opposer leur veto.

Et ce d’autant moins dans l’hypothèse d’un Etat qui fait choix de sortir de l’Union quand une partie de cet Etat souhaite y rester comme dans le cas du Royaume Uni de Grande Bretagne dont l’Angleterre et le Pays de Galle ont voté le Brexit alors que l’Ecosse, l’Irlande du Nord et Gibraltar ont voté pour rester dans l’Union Européenne. Si en cas de vote sur l’indépendance de l’Ecosse voire de l’Irlande du Nord, un processus analogue à celui adopté par la Confédération Helvétique lors de la sécession du Jura du canton de Berne, pourra être adopté prévoyant une adhésion automatique instantanée du nouvel Etat indépendant à l’Union Européenne sans que le Royaume Uni puisse alors mettre son veto dès lors qu’il n’est plus membre de l’Union, en revanche le cas de la Catalogne voire du Pays Basque sera plus compliqué dès lors que théoriquement, en droit, le Royaume d’Espagne pourra mettre son veto à un tel processus. Théoriquement car si l’Ecosse peut obtenir une adhésion automatique instantanée à l’Union dès la sortie effective du Royaume Uni dont elle sera devenue indépendante, on voit mal comment l’Union Européenne pourrait ultérieurement refuser à la Catalogne le même processus et considérer que sa déclaration d’indépendance entrainerait en droit sa sortie de l’Union et le refus de son adhésion en raison du droit de veto du Royaume d’Espagne.

Le cas de Gibraltar s’avère tout aussi complexe que celui de la Catalogne dans la mesure où ses citoyens ont voté contre la sortie de l’Union mais ne veulent pas pour autant être rattachés au Royaume d’Espagne ni même semble-t-il être placés sous une double souveraineté britannique et espagnole comme s'est empressé de leur proposer le gouvernement espagnole. En effet, s’ils veulent rester dans l’Union,ils devront admettre qu'il ne leur est plus possible de rester sujets britanniques mais devraient penser à demander leur indépendance comme l’Ecosse, et bénéficier du même processus, mais si on peut penser que l’Ecosse comme peut-être l’Irlande du Nord verraient un intérêt à faire partie de la zone euro plutôt que de garder la livre sterling comme monnaie, on peut douter que Gibraltar y trouve le même intérêt. En supposant que le Royaume Uni accepte de leur laisser utiliser la livre s'ils obtenaient l'indépendance, on voit mal comment l’Union Européenne pourrait accepter comme membre à part entière un micro Etat constitué d’une ville de 30 000 habitants seulement qui continuerait d'utliser la monnaie d'un pays qui ne ferait plus partie de l'Union. ce qui supposerait, qu'elle conserve la livre ou adopte l'euro qu’elle puisse obtenir un nouveau statut spécial se substituant à l’actuel dont elle bénéfice comme partie du Royaume de Grande Bretagne membre de l’Union car on ne voit pas pourquoi elle pourrait le conserver alors que le Royaume Uni ne ferait plus lui partie de l’Union .

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 09:49

La récente réconciliation entre la Russie et la Turquie veut se faire sur le « dos » des Kurdes, principaux alliés des USA dans la lutte contre l’Etat islamique faute pour ces derniers d’avoir pu s’appuyer sur les rebelles modérés syriens ni pouvoir s'appuyer en Irak exclusivement sur l'armée irakienne.

Il a toujours été évident que les principaux ennemis de la Turquie sont les Kurdes de Syrie dont la volonté d’indépendance est intolérable pour les Turcs alors que les combats contre les Kurdes de Turquie ont repris et que les Kurdes d’Irak -qui disposent d’une très grande autonomie- envisagent un référendum sur l’indépendance.

Il est tout aussi évident que les présidents turc et russe ne sont pas disposés à une remise en cause du principe de l’intégrité territoriale des Etats. Or ils ont bien compris avec l’histoire du Kosovo que les USA ne sont pas toujours très à cheval sur les principes et devront « remercier » faute de pouvoir les trahir, leurs alliés kurdes.

Ceci explique le chantage pratiqué par le président turc vis-à-vis des USA en se réconciliant avec la Russie. Et il n’est pas à exclure qu’il se réconcilie avec Assad pour autant que celui-ci exclue l’indépendance des territoires kurdes de Syrie ce qui n’est pas cependant pas certain si ce dernier estime pouvoir s’en tirer autrement à bon compte.

Si la Russie intervient militairement en Syrie à la demande de son gouvernement, ce n’est pas le cas de la Turquie dont l’intervention désormais militaire se fait sans la demande du gouvernement syrien ni mandat de l’ONU en parfaite violation du droit international ce qu’en principe la Russie ne supporte pas (comme les USA l’ont fait en Serbie) même si elle ne se gêne comme les autres membres du Conseil de Sécurité (USA-France-Angleterre) de recourir de plus en plus massivement à des forces spéciales. On peut donc supposer que Poutine s’est mis d’accord avec Erdogan pour fermer les yeux et que les USA tolère une situation qui voit leur allié turc frapper leurs alliés kurdes.

Néanmoins cette situation devient très inconfortable pour les USA qui ne peuvent se passer de ces alliés kurdes ni en Syrie et encore moins en Irak où ils en auront obligatoirement besoin ne serait-ce que pour la reconquête de Mossoul.

Une chose est donc sure, c’est que la Turquie ne pourra poursuivre ses combats contre les Kurdes que jusqu’à ce que toléreront les USA et en Syrie que jusqu’à ce que toléreront les Russes sauf à prendre le risque de s’engager dans une très grave crise incontrolable.

Or il est bien évident que les Kurdes exigeront d’être récompensés pour le prix de leurs actions par l’obtention d’un Etat indépendant Kurde d’Irak et de Syrie qui leur avait été promis par le traité de Sèvres de 1920 à la suite de la guerre 14-18 et dont ils ont été frustrés par le traité de Lausanne trois ans plus tard.

Une fois Daech vaincu en Syrie et en Irak, un congrès devra se tenir et aboutir inéluctablement à la modification des frontières de l’ensemble de la région tracées de manière parfaitement artificielles ensuite des accords Sykes-Piccot sur les dépouilles de l’empire Ottoman disparu comme les autres empires allemand, austro-hongrois et russe à la suite de la Première Guerre mondiale.

Et il est bien sûr que cette fois encore la Turquie risque d’en payer le prix le plus fort. En effet si le président Assad a certainement pris conscience que l’intégrité territoriale de son pays ne pourra être préservée en raison de l'impossible réconciliation des Syriens après une telle guerre civile ( la Syrie n’est pas tout à fait comparable au Liban), si le gouvernement irakien chiite a plus ou moins intégré l’idée d’un Kurdistan irakien indépendant, le président Erdogan ne saurait admettre que la Turquie soit à nouveau amputée d’une partie de son territoire un siècle après le traité de Sèvres. Or même si un Kurdistan indépendant doit se faire uniquement sur les territoires de la Syrie et de l’Irak et quand bien même cet Etat serait neutralisé, sa présence en frontière du Kurdistan turc en guerre civile avec le gouvernement d’Ankara serait parfaitement intolérable et constituerait un véritable casus belli pour l’actuel sultan turc qui se rêvait en plus en nouveau calife des musulmans.

Pourtant même s’il a compris que Daech allait perdre et que les USA devraient d’une manière ou d’un autre remercier ses alliés kurdes, raison pour laquelle il fait un virage à 180 degré en se réconciliant rapidement avec le président Poutine et va jusqu’à laisser croire qu’il pourrait quitter l’Otan à la grande satisfaction de son nouvel ami, il est fort probable que les présidents des USA et de la Russie préfèreront s’entendre sur son dos.

Car ceux qui pensent un peu vite que la cause kurde est une nouvelle fois perdue, oublient que face à la reconquête russo-syrienne de la Syrie sur Daech et les rebelles qui leur sont inféodés et vraisembablement la reprise prochaine totale d'Alep, les Américains doivent impérativementent engager trés rapidement l'Irak à reprendre Mossoul laquelle ne pourra pas être reprise sans l'important concours des Kurdes.

La collaboration militaire des Russes et des Américains devient, que cela déplaise ou non fortement à ces derniers inévitables en dépit de leurs invectives au Conseil de Sécurité de l'ONU.

Aux Russes l'essentiel de la reconquête de la Syrie en appui de l'armée Syrienne, aux Américains celle de l'Irak en appui essentiellement des Kurdes en raison de l'hostilité entre les militaires irakiens Chiites et les Sunnites des territoires à reconquérir.

Les Kurdes ne devraient pas "se faire avoir" et manquer la chance historique de pouvoir "monnayer" leur concours indispensable.

Les accords Sykes-Picot entre le Royaume Uni et la France, vont être remplacés par le projet d’accords entre la Russie et les USA présenté par le président Poutine au vice-président des USA qui d’une manière générale aboutira une nouvelle fois à une remise en cause du principe de l’intangibilité des frontières devenu malheureusement obsolète et à la partition des actuels Etats d’Irak et de Syrie.

Sans un nouveau Congrès de Vienne, deux siècles après la fin de l’empire Napoléonien, il y a fort à craindre qu’un siècle après le Traité de Versailles, une nouvelle vaste confrontation militaire puisse avoir lieu si la Turquie s’estime sacrifiée. Mais à l’issue d’une telle confrontation au terme de laquelle la Turquie serait vaincue, il est probable que le Kurdistan turc devienne lui aussi indépendant, les frontières est de la Turquie se trouvant ramenées au mur d’Hadrien.

Ce qui ne serait pas en soi un mal pour l’Union Européenne car son intégration se trouverait grandement facilitée.

Ceci étant il vaudrait mieux un grand accord mais toute la question est de savoir quelle importante contrepartie donner à la Turquie pour qu’elle accepte alors une fois pour toute de se débarrasser de la question kurde ?

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:56

1° Ouvrir les yeux et admettre une bonne fois pour toutes que les islamistes ont déclaré la guerre à l'occident, avec la France en première ligne. Se persuader que cette guerre ne se fera pas sans mort, sans prise d'otages, d’autres attentats, qu'elle se fera aussi chez nous et donc qu'il faudra nous montrer plus vigilant et moins vulnérable y compris émotionnellement. Savoir que notre ennemi trouvera parmi nous des sympathisants et des complices dans tous les milieux et en plus grand nombre que ce ne fut le cas pour le FLN.

2° Cesser de reculer devant les exigences toujours plus grandes de ces extrémistes et de leurs complices, qui, en affaiblissant notre culture et en imposant la leur, cherchent surtout à tester et à saper notre esprit de résistance.

3° Agir en portant le fer là où apparaît un furoncle : une immigration débridée qui rend insolubles les problèmes du logement, du chômage, de la dépense publique, ça se contrôle. des barbus, des imams ou des rappeurs qui appellent à la guerre sainte, à la haine et au crime, ça se sanctionne. - des quartiers qui caillassent les représentants de l'État, qui rackettent les artisans, ça se neutralise. de discrètes écoles coraniques qui forment les djihadistes de demain, ça se ferme. - des clandestins, ça s'expulse, surtout les délinquants. - des subventions à toutes ces associations qui font leur beurre dans l'anti-France, ça se supprime, et .....on revoit nos programmes d'histoire, on jette la repentance aux orties, on laisse la transparence aux vitriers ........etc. etc.

Et ne me dites pas qu'il s'agit là de racisme, de fascisme ou d'extrême droite! Il s'agit de légitime défense et de résistance dans le respect de la loi, ni plus, ni moins ! Vous pensez sans doute que ce n'est pas demain la veille ?......

Je crois néanmoins que, sans un sursaut, le pays de la douceur de vivre, le plus beau pays du monde, risque fort de disparaître dans d'atroces soubresauts ou dans une coupable et morne résignation, pour être remplacé par une autre que certains, et pas des moindres, semblent appeler de leurs vœux, on se demande pourquoi, et qui commence à faire peur..

Mais je me trompe peut-être... J'aimerais tellement avoir tort...

Enfin, réfléchissez, ne soyez ni sourds, ni aveugles, ni muets.

Général Antoine Roch Albaladéjo Légion Étrangère

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 14:24

Alors qu’il devrait pourtant être évident pour la classe politique qu’il est contreproductif de recourir à des engagés volontaires de l’Armée de Terre, de l’Air ou de la Marine pour assurer des missions de police dans une opération Sentinelle où de surcroit leur capacité d’action est plus que limitée alors et pourtant que le Pouvoir politique soutient, à juste titre, que la France se trouve en état de guerre.Que si pour le Commandement cette participation aberrante à Sentinelle améliore l’image de l’Armée française aux yeux de la Nation, elle a l’inconvénient majeure de limiter considérablement sa capacité militaire à intervenir contre l’ennemi extérieur et de démotiver beaucoup d’engagés qui, avant tout se sont engagés, pour se battre dans des Opérations Extérieures ou sur le Théâtre Européen, et voient leur entrainement sacrifié.

Alors que par ailleurs l’Armée de Terre ne doit plus se contenter d’être organisée comme un simple Corps Expéditionnaire mais doit rapidement reconstituer un Corps Blindés et Mécanisés, il devient urgent de remettre sur pied une véritable Défense Opérationnelle du Territoire autour de la Gendarmerie Mobile, partie intégrante de l’Armée qui devrait pouvoir disposer de manière permanente pour assurer la défense des points sensibles, les patrouilles et les gardes fixes indispensables, d’un effectif complémentaire de 150000 hommes ( en fait moins de 75 000 hommes en permanence en tenant compte des temps de repos) qui ne peut être atteint que par le rétablissement du Service Militaire sous une forme courte de 3 mois en 4 contingents annuels après élimination des seuls inaptes physiquement ou mentalement suivant des « classes » de 6 semaines continues suivies d’une affectation de 6 semaines continues en escadron sans permissions pendant tout le temps de leur Service Militaire.

Il faut arrêter de faire croire aux Français que la défense du territoire national peut être suffisamment assurée par les effectifs actuels de Police et de Gendarmerie simplement renforcés par une Réserve prétendument « Opérationnelle » théoriquement de 180 000 hommes maximum sur le papier dont seulement 28 000 dans les armées même portée à 30000 hommes qui, mobilisés au grand maximum 30 jours / 1 mois par an (dont une dizaine de jours maximum de formation militaire pour les volontaires non retraités des Armées ou de la Police) ne peut fournir qu’un effectif permanent de 30000 : 12 mois soit 2500 hommes sur 24 heures soit en tenant compte d’un temps de repos obligatoire guère plus de 1000 hommes en permanence par jour affectée à des patrouilles ou à des gardes statiques.

Il est évident que ces 1000 réservistes militaires permanents possibles actuels par jour même augmentés à 2500 voire 3000 d'ici plusieurs mois vont obliger les gouvernements à maintenir encore longtemps dans l'opération Sentinelle 3000 militaires professionnels engagés qui devraient l'être dans des Opérations Extérieures de plus en plus imminentes.

Une telle "Garde Nationale" sans recours au rétablissement du Service mmilitaire ne peut que permettre le seul remplacement des 3000 militaires volontâires qui devaient, avant les événements du 14 juillet, être retirés de l'Opération Sentinelle.

Il y a donc une extréme urgence à rétablir une véritable Défense Operationnelle du Territoire qui n'est possible que par le rétablissement d'un Service Militaire court de 3 mois assuré dans le cadre de la Gendarmerie Mobile. Les Armées de Terre, d'Air et la Marine Nationale professionnelles n'ayant pas vocation sauf cas extrème à assurer ces missions de DOT.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 09:47
Europe-Armées-France-Plan Au Contact- Iere Division-Force Scorpion-Russie-Conflit classique-Divisions-Retour-Chars de Combat-Hélicoptère de combat-Corps d’Armée blindée mécanisée

Après la chute du mur de Berlin et la disparition de la menace d’un conflit classique, les principales armées européennes ont mis fin à la conscription réduisant considérablement leur taille pour se transformer en espèce de Corps Expéditionnaire pour des Opérations extérieures au théâtre Européen avec abandon des formations en Divisions réduites au niveau de Brigades peu dotées de chars lourds notamment faute de terrains de combat appropriés et surtout de capacité aérotransportable.

Le retour possible d’une confrontation sur le théâtre européen implique, non pas de se passer d’un Corps Expéditionnaire pour les Opex mais de reconstituer des Corps Blindés Mécanisés composés de Divisions Blindées et Mécanisées.

Si actuellement la composante européenne de l’Otan totalise environ sur le papier 2000 chars de combat de modèles divers dont une bonne partie n’est pas en état, l’armée russe prévoit d’être dotée de 2300 nouveaux chars de combat T14 Armata à 2020. En outre les unités intégrés à l’Otan et notamment celles de l’Armée française souffrent d’un sous-entrainement alors que celui de l’Armée russe est en amélioration constante.

Actuellement l’Armée française compte environ 250 chars lourds avec une disponibilité de 60.% répartis en 4 régiments. Les Divisions supprimées en 1999 vont être reconstituées et la Ière et la 3ème Divisions succèderont aux actuelles 1ere brigade mécanisée (Châlons-en-Champagne) dont la dissolution a été annoncée à l'automne dernier et à la 3ème brigade légère blindée (Clermont-Ferrand). Leurs régiments seront répartis entre les six brigades restantes, à savoir la 2ème BB, la 6ème BLB, la 7ème BB, la 9ème BIMa, la 11ème BP et la 27ème BIM. On trouvera donc 2 brigades lourdes (2 et 7), 2 médianes (6 et 9) et 2 légères (11 et 27). Chacune des deux divisions devraient intégrer une brigade de chaque type.

Dans le cadre du Plan "Au Contact" une grosse division la Ière Division forte de 25 000 hommes baptisée Force Scorpion va être reconstituée avec 4 des brigades actuelles et 2 régiments d'appuis divisionnaires

1er régiment d'artillerie 1er RA Belfort

19e régiment du génie 19e RG Besançon

7e brigade blindée de Besançon

35e RI Belfort

152e RI Colmar

1er RTIR Épinal

1er RCH Thierville-sur-Meuse

5e RD Mailly le camp

68e RAA camp de la Valbonne

3e RG Charleville-Mézières

9e Brigade d'infanterie de marine de Poitiers

1re RIMA Angoulême

2e RIMA Champagné

3e RIMA Vannes

126e RI Brive-la-Gaillarde

RICM Poitiers

11e RAMA Saint-Aubin-du-Cormier

6e RG Angers

27e brigade d'infanterie de montagne de Varces

7e BCA Varces

13e BCA Barby

27e BCA Cran-Gevrier

4e RC Gap

93e RAM Varces

2e REG Saint-Christol

Brigade franco-allemande de Müllheim

1er RI Sarrebourg

3e RH Metz

10 RC Bataillon de commandement et de soutien de la brigade franco-allemande BCS BFA Müllheim (Allemagne)

Cette nouvelle division reconstituée aligne 2 régiments de chars Leclerc soit seulement environ une centaine de chars opérationnels.

Mais malgré le retour en grâce du char de combat, on est loin d’un retour aux besoins évalués à 650 chars Leclerc au seuil des années 2000 (avec 17 régiments). Non seulement le nombre de ces chars Leclerc a besoin d’être sensiblement augmenté ( les Allemands prévoient d’emblée de porter le nombre de leurs Léopard 2 de 225 à 328) mais les existants ont besoin d’être remis à niveau alors que l’usine de production a cessé son activité.

Mais cette nécessité ne doit pas faire oublier que l’avenir est surtout aussi à l’accroissement du nombre de Régiments d’Hélicoptère de Combat regroupés dans une 4ème Division aéromobile supprimée en 2010 à reconstituer (Si le total des Armées européennes de l’Otan atteint environ 250 hélicoptères de combat, l’armée russe possède 300 MI 28 N). Certes la 4ème Brigade de Combat Aéromobile va également reconstituée avec les 1er, 3 et 5 RHC totalisant 150 hélicoptéres mais avec seulement environ 75 hélicoptères de combat.

Enfin, il serait opportun symboliquement qu’au moins la brigade franco-allemande soit recomposée avec 2 régiments blindés, 1 allemand et 1 français, ce dernier positionné à nouveau en RFA.

Reste surtout que cette Ière Division puisse avoir les moyens, en attendant la reconstitution d'un vrai Corps de Bataille, de s'entrainer au combat classique sur le théatre européen auquel les militaires ont cessé de s'entrainer depuis de trop nombreuses années.

Même si la Russie ne constitue pas une menace, il convient que les armées occidentales retrouvent rapidement un niveau de combativité potentielle classique sur le continent européen ne serait-ce que pour appuyer dans les années prochaines l’action diplomatique quand ne manquera pas de se poser pour l’ensemble du continent la question de la tenue d’un nouveau Congrès de Vienne (après celui de 1814-1815) pour redessiner les frontières de l’Europe qui deviennent obsolètes, nonobstant le principe de leur intégrité, face à celui de la liberté des Peuples à disposer d’eux-mêmes qui va s’imposer.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 23:05

L’histoire est l’hérédité des peuples. Malheureusement les peuples ne connaissent plus leur Histoire ; les Français notamment qui devraient pourtant se rappeler que :

1.depuis Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, devenu roi d’Angleterre en 1066 jusqu’à la mort en 1399 de Richard II, les rois d’Angleterre, originaires de France, en possédaient plus ou moins comme vassaux du roi de France après le mariage d’Aliénor d’Aquitaine, ex-épouse du roi de France Louis VII le Jeune , avec le roi d’Angleterre Henri II Plantagenêt en 1180 plus de la moitié ouest du territoire ( duché de Normandie, duché de Bretagne, comté d’Anjou, comté du Maine, comté de Touraine, duché d’Aquitaine avec les comt6és de la Marche, du Poitou, comté du Périgord, vicomté de Limoges, comté d’Auvergne, et Gascogne) et que les Royaumes de France et d’Angleterre auraient pu être unis si une partie des Français n’avaient pas opposé, de manière contestable sur le plan juridique une prétendue « loi salique » des Francs Saliens plutôt machiste, pour empêcher Edouard III Plantagenêt, sixième roi Plantagenêt d’Angleterre, duc d’Aquitaine et de Guyenne, fils d’Edouard II et d’Isabelle de France, fille unique survivante du roi de France Philippe IV le Bel, de devenir également héritier à la mort sans héritier du roi Charles IV le Bel en 1328, origine de la guerre de Cent Ans qui opposera la dynastie des Plantagenêt à celle des Valois jusqu’en 1453.

2.depuis le partage de Verdun de 843, un bon tiers de la France de l’Est a appartenu au Royaume de Francie Médiane puis de Lotharingie incorporé à l’empire romain germanique pour la partie Nord Est ( dès 962 avec le comté puis duché de Cambrais, les duchés de Bar et de Lorraine, l’Alsace , le comté puis duché de Montbéliard et 1493 pour la Flandre, l’Artois et la Picardie) et (dès 1032 pour la partie Est et Sud-Est avec Franche Comté, Bresse, Bugey Valromey, Pays de Gex, la Dombes, les comté de Lyon et du Forez, le comté puis duché de Savoie, le Dauphiné, le Valentinois, le Vivarais et la Provence) empire romain germanique qui a eu pour empereur des Hohenstaufen puis des Habsbourg qui possédaient en propre l’Alsace et la Franche-Comté (comté de Bourgogne) et en ont fait partie jusqu’au début et milieu des années 1300 pour la majeure partie du Sud-est, le milieu et la fin des années 1600 pour la majeure partie du Nord Est et de l’Est et seulement en 1860 pour le duché de Savoie.

3.que l’idée de Nation n’a guère plus que deux siècles et tend à perdre de son sens avec l’abandon inéluctable des notions de souveraineté et d’indépendance élaborées à partir de la fin des années 1500 alors que les peuples d’Europe ont toujours existé et existeront encore longtemps t tiennent à la préservation de leur identité.

Les Nations républicaines et les Royaumes Unis ne sont pas l’avenir. Demain, certains peuples les composant obtiendront leur indépendance en commençant par l’Ecosse puis la Catalogne.

L’Union Européenne doit devenir l’Europe des Peuples et non celle des Nations construites souvent contre leur volonté.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article
18 mai 2016 3 18 /05 /mai /2016 17:56

Les Forces armées françaises,

sont composées de quatre grandes forces totalisant environ 300 000 hommes

. l'Armée de terre ;

. la Marine nationale ;

. l'Armée de l'air. .

. la Gendarmerie nationale

En 2012, le nombre de militaires d'active dans l’Armée de terre est inférieur à 100 000 hommes, effectif historiquement le plus bas depuis la création d'une armée permanente en France. Elle ne compte plus que 20 régiments d’infanterie (ou bataillons de Chasseurs) répartis en 8 Brigades soit environ 25 000 fantassins. Le Livre blanc 2013 prévoit que l’Armée de Terre doit pourtant être capable de projeter à l'étranger 15 000 hommes en cas d’événement majeur et pour une durée limitée. Pour des crises plus régionales, plus proches de nous, un premier échelon national d’urgence prévoit une force interarmées de réaction rapide (FIRI) avec 5 000 hommes en alerte permanente, dont 2 300 projetables sous une semaine. Sur la durée, elle doit pouvoir engager l’équivalent d’une brigade terrestre en opérations extérieures, sur deux ou trois théâtres différents soit 6 000 à 7 000 hommes.

Si le projet d’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 qui est actuellement discuté au Parlement comporte quelques avancées – qui devront, du moins sur le plan budgétaire, se concrétiser, toutes les difficultés que rencontrent les forces armées sont loin d’être réglées. Notamment sur le plan des effectifs. Pour rappel, la LPM initiale prévoyait de supprimer 33.675 postes au sein du ministère de la Défense. Les attentats commis à Paris, en janvier, ont contraint le gouvernement à revoir sa copie et à renforcer le « contrat protection » des armées en décidant non pas d’augmenter leurs effectifs mais en allégeant le rythme des déflations de postes. Ce qui n’est pas la même chose, même si l’annonce d’un recrutement massif pour les besoins de l’armée de Terre en 2015 et en 2016 peut donner le sentiment le contraire. Même si le format de la Force opérationnelle terrestre (sera porté de 66.000 à 77.000 soldats, il n’en reste pas moins que le ministère de la Défense aura supprimé, sur la période 2014-2019, 14.925 postes. En réalité, les effectifs des armées seront stables en 2015 (7.500 postes crées et supprimés) et augmenteront en 2016 (avec 6.800 créations de postes mais 4.500 suppressions, soit un solde de +2.300) pour décroître à nouveau les années suivantes (-2.600 en 2017, -2.800 en 2018 et -3.818 en 2019). Et comme l’a souligné le général Pierre de Villiers, le chef d’état-major des armées (CEMA), « nous aurons en 2019 moins de militaires professionnels qu’en 1996 avant la professionnalisation ». Ainsi, pendant que des recrutements seront effectués pour le contrat « protection », ce que l’on appelle la « manoeuvre RH » continuera, ce qui risque de donner lieu à des tensions au sein de la Marine nationale, de l’armée de l’Air et des autres services. Et cela avec la poursuite du « dépyramidage », qui consiste à réduire le nombre d’officiers afin de réduire la masse salariale. « Ce que l’armée de Terre récupère en plus pose un problème d’équilibre par rapport aux autres composantes des forces armées. Les créations de postes dans l’armée de Terre sont forcément contrebalancées par des suppressions dans la Marine, l’armée de l’Air ou l’ensemble des services de soutien; la manœuvre fait donc l’objet d’âpres discussions internes », a ainsi expliqué Jean-Paul Bodin, le secrétaire général pour l’administration, lors de son passage devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale. Sur les 18.750 postes correspondant à cette déflation moindre des effectifs, 11.000 seront affectés à la FOT et 7.750 restants seront répartis dans les autres armées et services, en particulier pour renforcer la cyberdéfense, le renseignement et le soutien à l’exportation (SOUTEX), lequel va mobiliser 200 aviateurs – qui ne pourront pas être engagés en opération – pour les contrats Rafale en Égypte et au Qatar. Elle permettra également de renforcer les personnels affectés à la protection des bases aériennes et navales. Sur ce dernier point, le chef d’état-major de l’armée de l’Air (CMAA), le général Denis Mercier, a admis que la « réduction du nombre de commandos » est allée « trop loin pour pouvoir prêter main-forte à Sentinelle mais surtout pour assurer de manière optimale la protection de nos propres installations. » Et d’ajouter : « À la différence d’un régiment, une base aérienne comporte des installations prioritaires de défense extrêmement sensibles, que nous devons protéger efficacement ». Quoi qu’il en soit, les principales difficultés de cette manoeuvre RH restent d’actualité, notamment pour l’armée de l’Air et la Marine nationale. Pour cette dernière, le glissement dans les livraisons des frégates multimissions (FREMM), mises en oeuvre par des équipages réduits d’une centaine de marins, n’est évidemment pas une bonne nouvelle dans la mesure où elle devra maintenir en service des bâtiments anciens qui demandent une main d’oeuvre environ 2,5 fois supérieure. « Je dois veiller à ne pas aller au-delà de l’effort actuellement consenti, sous peine de mettre en péril les compétences rares et précieuses de la Marine » qui « s’appuie sur de nombreuses micro-filières de marins hautement qualifiés », a expliqué l’amiral Rogel aux députés de la commission « Défense ». « Le cadencement de ces déflations doit impérativement rester en phase avec le calendrier physique des retraits du service actif et d’entrée en service des nouveaux équipements, sinon, on cassera durablement l’outil, pour ne pas avoir attendu un ou deux ans », a-t-il encore ajouté, avant de faire part de sa préoccupation au sujet du « dépyramidage », lequel « ne correspondrait pas au nouveau modèle de la Marine » étant donné que la flotte de 2015 aura des effectifs resserés, « un niveau de technologie accru », ce qui aura pour conséquence un « taux d’encadrement embarqué plus élevé ». Il faut dire que la Marine et l’armée de l’Air sont des armées de techniciens. Ce qui suppose un taux d’encadrement élevé. La seconde compte ainsi 5.000 officiers, dont 1.500 le sont parce qu’ils font partie du personnel navigant. « Nous sommes parvenus à une copie de 1.400 effectifs en non-déflation. Cela ne nous est pas assuré. Depuis six ans, c’est-à-dire depuis la précédente LPM et l’année dernière où nous avons réduit plus de 2.000 effectifs en un an, l’armée de l’air a perdu 18.000 effectifs. Nous avons fermé douze bases sous la précédente programmation, et nous allons encore en fermer quatre et en restructurer cinq sur cette LPM », a, de son côté, expliqué le général Mercier. Un effort qui porte donc essentiellement sur les sous-officiers et les militaires du rang. « Le pourcentage d’officiers dans les effectifs ne peut être considéré de la même manière dans les trois armées. Le plan de l’armée de l’Air supprime 400 postes d’officiers, alors que l’on nous demandait 900. Nous discutons pour alléger la supprime en officiers, afin de préserver nos capacités opérationnelles », a poursuivi le CEMAA. Evoquant la question des effectifs, Jean-Paul Bodin a indiqué qui lui paraissait difficile de réaliser les déflations prévues en 2017, 2018 et 2019 « sans passer par des restructurations », lesquelles, a-t-il admis, sont « au bout d’un certain temps, de plus en plus difficiles à admettre ».

Les Forces Armées allemandes

En mai 2011, avec la fin de la conscription, le ministre de la Défense, Thomas de Maizière annonce une réduction de 35 000 personnes de l’armée la faisant passer de 220 000 à 185 000 soldats (dont 170 000 professionnels et 15 000 volontaires), les effectifs civils diminuant de 20 000 postes passant de 75 000 à 55 000 équivalents temps plein. Le tout associé à une réorganisation de la chaîne de commandement devrait permettre d’accroître le nombre de soldats pouvant être envoyés à l’étranger de 7 000 à 10 000

Selon le Ministère fédéral de la Défense allemand la Bundeswehr est composée en décembre 2012 de 191 818 militaires, en septembre 2014 leur nombre est de 181 099, dont:

.68 165 (2012), 61 449 (2014) dans la Heer (l'armée de terre)

.32 818 (2012), 29 968 (2014) dans la Luftwaffe

.15 618 (2012), 15 715 (2014) dans la Deutsche Marine

.19 680 (2012), 19 508 (2014) dans le Zentraler Sanitätsdienst (le service médical central)

.47 086 (2012), 42 905 (2014) dans le Streitkräftebasis (le service logistique et organisationnel)

Le manque de matériel de l’armée allemande est tel que lors d’un récent exercice commun avec des forces de l’OTAN, les soldats ont masqué l’absence de mitrailleuses sur leurs véhicules en en faisant de fausses en bois… Il ne s’agit pas d’une rumeur, mais de ce que révèle un reportage diffusé il y a quelques jours par la chaîne de télévision publique allemande ARD. Ce reportage a été diffusé le jour même de la prise de Debaltseve par les séparatistes pro-russes à l’est de l’Ukraine en violation totale des accords de Minsk de cessez-le-feu. Une défaite cuisante pour l’armée ukrainienne qui n’est clairement pas capable de s’opposer aux séparatistes équipés de matériel militaire russe et renforcé par des unités de l'armée russe. Il semble que personne en Europe aujourd'hui ne puisse au moins donner l’illusion de pouvoir éventuellement s’opposer à l’armée russe. Car le bataillon allemand armé de fausses mitrailleuses en bois appartient à une unité de déploiement rapide de l’OTAN qui pourrait être mobilisée en cas de crise explique le Washington Post. L’armée allemande s’est tellement affaiblie au cours des dernières années faute de moyens qu’elle ne semble plus en état de défendre son pays et encore moins ses alliés européens.

En 2013, l’Allemagne a seulement consacré 1,3% de son PIB au budget militaire un niveau très inférieur à celui des autres membres européens de l’OTAN. L’an dernier, le Commission de défense du Bundestag (le Parlement allemand) a été informée que sur les 89 chasseurs de l’armée allemande, seulement 38 étaient opérationnels, les autres étaient en panne…

La ministre de la défense, Ursula von der Leyen, a promis alors de faire réparer et moderniser les matériels. Rien n’a été fait. Selon un rapport confidentiel, l’unité allemande d’intervention rapide intégrée à l’OTAN serait tout simplement incapable de remplir ses missions. Plus de 40% des soldats n’ont pas le pistolet réglementaire P3 et la dotation en mitrailleuses MG3 est inférieure de 30% à ce qu’elle devrait être. Opérer de nuit serait également très compliqué puisqu’il manque 76% des appareils de vision nocturne. Et il n'est pas question dans le rapport du moral extrêmement bas de troupes laissées à l'abandon. « Dans de nombreux domaines, le point de rupture est atteint, dans de nombreux cas même dépassé », a-t-il ainsi estimé, au sujet de la situation au sein de la Bundeswehr. Cette dernière subit, depuis 2010, une vaste réforme impliquant la suspension du service militaire, une baisse drastique des effectifs (de 250.000 à 185.000) ainsi que des fermetures de sites afin d’augmenter ses capacités de projection sur des théatres extérieurs.

La ministre allemande de la Défense Ursula von der Leyen a rendu publics mardi les plans d'augmentation des effectifs de la Bundeswehr, une première depuis la fin de la guerre froide que les médias n’ont pas hésité à qualifier de "tournant radical". "La Bundeswehr a vécu une réduction de ses effectifs continue depuis 25 ans. Vu l'évolution de la situation en matière de sécurité et les exigences que celle-ci impose aux forces armées, nous devons revoir notre approche", a déclaré Mme von der Leyen. La ministre veut embaucher 7.000 soldats et porter le plafond à 192.000 militaires. C'est la première augmentation des effectifs de l'armée allemande depuis la Réunification.

En plus des 185.000 soldats, ce qui correspond au plafond prévu par la loi en vigueur, Ursula von der Leyen veut embaucher 7.000 recrues afin de porter les effectifs militaires à 192.000 d’ici 2023. Lors de la Réunification, les personnels des deux armées allemandes (RFA et RDA) totalisaient 585.000 soldats. Depuis, la Bundeswehr a subi plusieurs réformes incluant notamment la fin du service militaire. En janvier, la ministre avait annoncé un programme d’armement de 130 milliards d’euros sur les 15 prochaines années. Néanmoins, l'Allemagne est toujours critiquée par ses alliés, notamment par les Etats-Unis qui ne cessent de répéter que Washington a "besoin d’une Europe forte qui porte sa part du fardeau". Le budget allemand de la Défense ne représente effectivement que 1,2 % du PIB contre un objectif de 2 % prévu par l'Otan. L'armée allemande ne compte que 6 brigades.

Les Forces armées britanniques

englobent

.la Royal Navy,

.l'Armée de terre (la British Army)

.la Royal Air Force.

Les dépenses militaires britanniques ont été amputées d'environ 8% sur cinq ans de 2010 à 2015 et, entre 2010 et 2020, 31.000 postes doivent être supprimés, pour faire passer le contingent de 178.000 militaires à 147.000, dans le cadre de la politique de réduction draconienne des dépenses publiques lancée par le Premier ministre conservateur, David Cameron.

Au 1er octobre 2015, les forces britanniques emploient 141 390 militaires d'actives et 56 860 civils; A cette date, il est prévu en 2020 144 200 militaires d'actives et 41 000 civils (121 300 en 2000, 85 800 en 2010). Actuellement avec 80 000 hommes, la British Army compte moins de 30 000 fantassins répartis dans 11 brigades.

"Au vu des réductions assez substantielles en matière de défense au Royaume-Uni, nous constatons que le pays ne disposera plus d'une capacité opérationnelle globale et ne sera plus un partenaire à part entière comme c'était le cas dans le passé", a déclaré Robert Gates sur la BBC Radio 4. La capacité opérationnelle globale fait référence à la capacité de combattre sur terre, en mer et dans les airs.

Le ministère britannique de la Défense a réagi : "Sur la décennie à venir, nous avons prévu de dépenser 160 milliards de livres (192 milliards d'euros) en équipements afin de nous assurer que nos forces armées conservent leur capacité à intervenir à travers le monde.

Repost 0
Published by Parti imperial romain europeen
commenter cet article

Présentation

  • : empireromaineuropeen
  • : Parti supranational pour un empire romain europeen alternative à l'empire américain
  • Contact

Recherche

Liens