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27 avril 2022 3 27 /04 /avril /2022 14:07

Alors que l'armée française ne dispose que de 76 canons Caesar,  le gouvernement français en a donné 18 à l'Ukraine.

Or l'usine Nexter qui les fabrique a une capacité limitée de fabrication  actuelle d'environ  200  par an alors qu'en juin environ 418 pièces (109 pour l'armée Française, 309 à l'export) ont été commandées par les armées françaises, saoudiennes, belges, danoises, indonésiennes, marocaines, tchèques, thaïlandaises, ukrainiennes. soit  deux ans de production.

Et les engagements pris par Nexter vis à vis des armées étrangères qui l'ont commandé, font que l'armée française  ne retrouvera  la totalité de ses 18  canons que dans plusieurs mois et ce alors qu'il était urgent qu'elle puisse équiper plusieurs nouveaux  régiment d'artillerie doté du Caesar quand on voit l'importance de l'artillerie dans le conflit actuel et notamment le  besoin crucial de pouvoir organiser des tirs de contrebatterie en masse.

Comme les autres armées européennes qui font tous de la surenchére sur la livraison d'armes à l'armée ukrainienne, poussées en cela par les USA, l'armée française accepte de se démunir alors qu'on est face à un risque de Troisième guerre Mondiale.

Plus raisonnablement jusqu'à présent, l'Armée allemande a fait savoir qu'elle ne pouvait se démunir. Et si le chancelier allemand, sous la pression, a indiqué que l'Allemagne allait livrer de l'armement lourd , ce ne serait qu'en autorisant l'Ukraine à en commander auprès de l'industrie allemande qui a la capacité de lui en lvrer, ce qui n'est pas le cas de l'industrie française qui, chaque fois qu'on lui commande des matériels militaires lourds, demande à l'armée de livrer une partie de se matériels en attendant qu'elle puisse honorer les commandes passées par les armées étrangères.

Et si à contrecoeur, l'armée française le fait, ce n'est que sur l'ordre d'un gouvernement  qui agi sous la pression d' autres Etats plus portés par l'émotion que par le réalisme.

 

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14 avril 2022 4 14 /04 /avril /2022 15:10

 

Alors que le Président de la République est Chef des Armées et que la préoccupation première des Français serait le pouvoir d’achat, le conflit entre l’Ukraine et la Russie a eu le mérite que soit affleurée la question de l’insuffisance notoire de la capacité de l’armée française a soutenir un conflit conventionnel de haute intensité sur le continent européen plus de 15 jours non seulement pour un problème d’insuffisance de matériel et de munitions mais également d’effectifs.

Si on peut toujours rêver d’un consensus sur une augmentation du budget de la défense, cette augmentation ne saurait atteindre les 100 milliards récemment votés par l’Allemagne compte tenu de l’endettement de la France et des engagements multiples d’augmentations des enseignants, des personnels de la santé, de l’augmentation générale du pouvoir d’achat  

En revanche comme l’Allemagne ou le Royaume Uni, une augmentation des budgets ne réglera pas le problème si on ne règle pas celui des effectifs.

Or ce problème ne peut plus être réglé par l’appel à des volontaires pour une armée de métiers qui peine de plus en plus à recruter 10 000 hommes par année pour un format de Corps Expéditionnaire dont 1500 démissionnent avant fin de contrat alors qu’il faudrait en recruter le double pour disposer d’un Corps de Bataille  de 75 000 hommes.

Car certain redécouvre ingéument que la masse reste encore un facteur décisif.

Il faudra donc bien décider comme la Suéde de revenir sans tarder, à côté de l’armée de métier à la conscription seule capable de procurer un effectif suffisant pour disposer d’une Garde Nationale de 800 000 soldats pour assurer la Défense Opérationnelle du Territoire ce qui suppose de disposer dans la réserve opérationnelle d’un Corps d’Officiers et de Sous-officiers de 80 000 hommes qui ne peuvent être trouvé dans l’encadrement de l’Armée de métiers ce qui demandera plusieurs années dès lors que les officiers et les sous-officiers issus de la conscription supprimée ont plus de 50 ans.

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1 avril 2022 5 01 /04 /avril /2022 10:33

 

Le gazoduc Nord Stream 2 n’ayant pas été mis en fonction, un tiers du gaz qui arrive de Russie en Union Européenne transite par le gazoduc Nord Stream 1 qui passe par l’Ukraine et fournit encore aujourdhui à 12 millions d’ukrainiens leur gaz   (seuls 300 000 abonnés à l’est du Dniepr ont eu leur compteur fermé pour des raisons de sécurité ).

En refusant l’injonction à l’Union Européenne du président Poutine de payer à compter de ce jour 1er avril à Gazprom le gaz en rouble  -ce qui ferait automatiquement remonter le rouble qui a commencé  dès hier à remonter-  la France et l’Allemagne sous la pression des Etats Unis prennent le risque de ne plus recevoir de gaz russe les empêchant de reconstituer leur stock imposant aux  Français  et aux Allemands  de fortes privations de gaz et d’électricité dès maintenant et surtout l’hiver prochain alors que les Ukrainiens continueront d’en recevoir.

Il y a quelque chose qui sera vite inadmissible pour les Français et les Allemands  ce sera d' être sanctionnés non seulement en subissant des coupures mais en payant leur gaz et leur électricité mais également  leur essence  beaucoup plus cher que les Russes en conséquence de sanctions contre ceux-ci au nom d’une solidarité vis-à-vis des Ukrainiens.

Et il va être trés difficile aux gouvernants français et allemands de faire comprendre à leurs concitoyens que ce n'est pas la Russie qui refuse de nous vendre du gaz mais la France et l'Allemagne qui refusent de lui payer dans sa monnaie le rouble au motif juridique certes valable que les contrats prévoient un paiement en euros, mais qui leur passe largement au-dessus de la tête.

Et on peut douter que les Polonais, les Lituaniens, pourtant très proches des Ukrainiens acceptent longtemps de s’autosanctionner et quasi certains que la Suisse ne s’aligneront pas cette fois sur l’Union Européenne.

Si la Banque Centrale Européenne peut, et  on peut se demander si elle en a le droit, refuser d'acheter des roubles pour alimenter dans cette devise les banques européennes  par lesquelles se font les paiements à Gazprobank banque de Gazprom qui n'a pas été débranchée du systéme swift, et leur interdire d'ouvrir des comptes en rouble chez Gazprobank (ce qui les obligerait à acheter du rouble contre des euros) en revanche la Banque Centrale polonaise comme la Banque Nationale Suisse par exemple restent parfaitement libres  de fournir leurs banques en roubles en  en achetant contre leur monnaie  et surtout les banques dont beaucoup de traders en pétrole se trouvent à Genève sont clients, d'ouvrir des comptes en rouble chez Gazprobank en  les approvisionnant  par conversion de leurs euros soit par cette dernière  soit par leurs propres banques en suisse  qui s'approvionneraient auprès de la BNS, contraignant celle-ci à acheter du rouble. Ce qu'elles semblent bien avoir commencé de faire.

Le Président Poutine est peut-être fou selon les affirmations un peu irresponsables de certains de nos dirigeants,  il s'avére être plus intelligent que la moyenne d'entre eux.

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30 mars 2022 3 30 /03 /mars /2022 17:08

 

Le conflit Ukraine Russie a enfin fait prendre conscience aux Français qu’ils ne pourraient être défendus en cas de conflit de haute intensité avec leur armée actuelle qui ne tiendrait moins de 15 jours faute de matériels, d’effectifs engagés et de munitions suffisants.

L’armée de terre actuelle est organisée comme un corps expéditionnaire  qui même sur le théâtre européen proche serait incapable d’aligner un corps de bataille de plus de 50 000 hommes correspondant au total des effectifs de ses actuelles divisions  I   et  III sans aucune capacité de recomplétement  réel par une réserve « opérationnelle » qui serait  fixée sur le territoire national.

Or s’il est admis qu’il lui faudrait disposer d’une troisième division de 25 000 hommes, le gros problème serait le recrutement d’un tiers d’engagés en plus alors que l’armée peine déjà à recruter les volumes actuels dont elle a besoin et perd chaque année environ 1500 engagés qui mettent fin à leur contrat par anticipation.

Certes il serait envisageable facilement d’augmenter les effectifs de la Légion Etrangère en l’organisant en une petite division de 10  000 hommes sauf qu’en cas de conflit sur le théatre européen le risque serait grand de voir partir une partie de ses effectifs vers leur pays d’origine.

Donc on est bien obligé de conclure que la défense de la France passe par une augmentation considérable de la masse des troupes composant la future armée française qui passe par un retour inévitable de la conscription pour reconstituer une défense du territoire national sous la forme d’une garde nationale libérant totalement la réserve opérationnelle pour l’affecter en réserve opérationnelle du seul Corps de bataille.

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29 mars 2022 2 29 /03 /mars /2022 09:08

 

Il se confirme depuis le début du conflit, comme je l’ai écrit,  que le Président Poutine ne s’intéresse qu’à la partie « récupérable »  sociologiquement de l’Ukraine c’est-à-dire celle située à l’Est du Dniepr et au bord des mers Noire et d’Azov majoritairement slavophone et moins « américanisée » pour ne pas dire moins dégénérée selon les critères russes que celles de l’Ouest.

L’Etat-major russe sait pertinemment  qu’il est très difficile de prendre des grandes villes et pratique la technique de siège pour fixer une partie des troupes ukrainiennes tout en bombardant sporadiquement les villes pour forcer le maximum d’habitants surtout femme et enfant à les quitter et s’éviter trop de critiques.

Après avoir fait l’effort pour envahir la côte de la mer d’Azov, il est logique qu’il fasse remonter ses troupes le long du Dniepr peu franchissable pour des renforts ukrainiens à venir de l’Ouest pour tenter une manœuvre d’encerclement des troupes ukrainiennes faisant face au Donbass  à celles des Républiques séparatistes.

Cette manœuvre devrait prendre encore un mois avant qu’un cessez le feu soit envisageable par une demande d’armistice de l’Ukraine pour que le président Poutine puisse fêter  sa victoire lors de la fête du 9 mai grande fête traditionnelle de la Victoire sur l’Allemagne.

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23 mars 2022 3 23 /03 /mars /2022 12:07

 

On peut très raisonnablement penser que la  partie de l’Ukraine située à l’Ouest du Dniepr et qui n’en fait partie que depuis peu, n’intéresse pas le Président Poutine qui doit considérer qu’elle n’est pas peuplée de Russes mais majoritairement d’ex-Polonais, Lituaniens, Austro-Hongrois et dont la jeunesse, née après la chute de l’Union Soviétique, est largement européanisée sinon américanisée et irrécupérable.

On peut donc également penser que si le conflit semble trainer, c’est parce que le Président Poutine veut pousser à l’émigration vers l’Union Européenne de toute ces populations de l’Est du Dniepr indésirables soit non russophones soit non russophiles afin de parvenir à une homogénéisation de sa population.

Or ceci passe non seulement  par une rerussification intégrale de l’Est du Dniepr mais également par une homogénéisation sur le plan religieux.

Or il existe actuellement 4 églises ukrainiennes de rite orientale byzantin.

.l’Eglise orthodoxe du Patriarcat de Moscou (EOU-PM), avec 50  diocèses majoritairement à l’est du Dniepr

.l’Eglise orthodoxe du Patriarcat de Kiev (Kyïv) (EOU-PK), constituée en 1992 avec l’indépendance.

.l’Eglise orthodoxe d’Ukraine autocéphale fondée en 2018 à la demande du président ukrainien, Petro Porochenko, et de la Rada.

.l’Eglise gréco-catholique (EGCU).

Mise à part cette dernière peu présente à l’Est du Dniepr  rattachée à Rome pour des raisons historiques remontant au rattachement de la partie à l’Ouest du Dniepr à la Pologne et à la Lituanie, l’Est compte depuis 2018, trois églises orthodoxes rivales.

En effet en octobre 2018, le patriarcat œcuménique de Constantinople a décidé d'affirmer sa juridiction sur l'Ukraine Le 11 octobre 2018, le patriarcat œcuménique de Constantinople a reconnu  l'autocéphalie de l’ Église orthodoxe d’ Ukraine  sous sa juridiction  provoquant un schisme avec  le patriarcat de Moscou. Et en décembre 2018, l'Église orthodoxe ukrainienne (patriarcat de Kiev) s’est  fondue avec l'Église orthodoxe autocéphale d'Ukraine lors d'un concile d'unification.  À la suite de cette décision du Patriarcat œcuménique de Constantinople du 11 octobre 2018 d'accorder l'autocéphalie aux orthodoxes d'Ukraine, les différentes églises orthodoxes du pays — surtout celles qui n'étaient jusque-là reconnues par aucune église autocéphale — se sont réunies dans la cathédrale Sainte-Sophie de Kiev pour un concile de réunification.

Mais  le 20 juin 2019, un « synode local » a décrèté l'annulation de cette fusion et proclame l'indépendance de l'EOU-PK3.

L'Église orthodoxe ukrainienne (Patriarcat de Moscou)  a rejeté  quant à elle le concile et a interdit à son clergé d'y participer. Deux de ses évêques et quelques autres de ses représentants ont passé  outre cette interdiction.

Jusqu’au conflit en cours beaucoup d’orthodoxes de l’est de l'Ukraine sont restés fidèles au Patriarcat de Moscou. Mais depuis le 24 février  certains ont beaucoup de mal à admettre le soutien de Cyril à Poutine. La colère a gagné 17 ou 18 de leurs évêques  sur 50 qui ont donné ordre de ne plus mentionner Kirill dans la célébration de la messe. « On ne lui a pas demandé de venir à notre secours, nous n’étions pas en danger c'est lui qui nous met en péril. » Et parmi ces évêques deux sont de rang supérieur : Onuphre métropolite de Kiev et Philarète métropolite de Lviv.

Lorsque le président russe dénonce « l’instrumentalisation du drame du schisme religieux », à quoi fait il référence ? Il existe en Ukraine quatre Églises qui ont l’ambition légitime d’incarner la nation et la tradition religieuse nationale : l’Église orthodoxe ukrainienne du patriarcat de Moscou (EOU-PM), présente majoritairement à l’est du pays, l’Église orthodoxe ukrainienne du patriarcat de Kiev (EOU-PK) ainsi que l’Église orthodoxe autocéphale, présentes surtout à l’ouest, et l’Église gréco-catholique (EGCU). Laquelle représente le mieux la seule et vraie « Église nationale d’Ukraine » ? La première correspond à l’Église russe, née à Kiev au Xe siècle mais développée ensuite à Moscou, érigée en patriarcat indépendant vis-à-vis de Constantinople au XVIe siècle, et dont l’Ukraine dépendait depuis le XVIIe siècle. Les trois autres assurent la continuité, au moins historique et géographique. Elles se sont créées par schisme vis-à-vis du patriarcat de Moscou, soit pour rejoindre Rome, soit récemment pour viser l’autocéphalie à leur tour.

Alors que le Kremlin et le patriarcat de Moscou continuent de se soutenir mutuellement et d’affirmer leur pouvoir, l’Église autocéphale d’Ukraine pourrait se fragiliser. Elle rencontre encore un problème de légitimation sur la scène locale et sur la scène internationale. Elle est affaiblie par des dissensions internes depuis le retrait du patriarche Philarète de l’union des orthodoxes d’Ukraine en juin 2019. Celui-ci a fait marche arrière pour conserver son patriarcat de Kiev. L’Église autocéphale d’Ukraine souffre également de l’absence de reconnaissance unanime des autres Églises orthodoxes autocéphales (seulement trois sur 14). Il y a de plus une différence entre les institutions d’État et les préférences confessionnelles locales qui dépendent davantage des traditions ou de la personnalité du prêtre que du rattachement juridictionnel. Ce sont plutôt des populations ciblées qui en font un enjeu important, comme les anciens combattants et les nationalistes. En réalité, avant 2018, sur 19.000 paroisses en Ukraine, 13.000 revenaient au patriarcat de Moscou et 6000 aux Églises autonomes. À la fin de l’année 2018, seulement 600 paroisses ont rejoint l’Église d’Ukraine, et encore parfois sous la contrainte.

Mais cette nouvelle Église a surtout perdu son soutien politique depuis l’élection de Volodymyr Zelensky en avril 2019. Le nouveau président ukrainien se moque bien de cette Église nationale que son prédécesseur Porochenko avait réussi à faire reconnaître. Alors qu’il n’était encore qu’un animateur de shows télévisés, il ne manquait pas de remplacer le terme « tomos » (le décret d’autocéphalie accordé par le patriarche de Constantinople) par « thermos »… En revanche, face à l’invasion russe, Zelensky a su revêtir le costume présidentiel. Exhortant les Ukrainiens à résister, il a appelé le 1er mars les Européens à « prouver qu’ils sont avec l’Ukraine ». « L’Europe sera beaucoup plus forte avec l’Ukraine en son sein […]. Sans vous, l’Ukraine sera seule », a- t-il ajouté en réclamant une intégration « sans délai » de son pays à l’Union européenne. Sera-ce suffisant pour déjouer les plans du président Poutine et du patriarche Kyrill ?

Restent à savoir si les dimanche  6, 13 et 20 mars  beaucoup de fidèles ukrainiens  à l’Est du Dniepr ont déserté les églises dépendantes du patriarcat de Moscou pour aller dans celles dépendantes du Patriarcat de Kiev ou de l’Eglise autocéphale.

Les patriarches Cyril et Bartholomé sont les premiers à le savoir !

Ce qui est d’une grande importance pour la suite des événements.

 

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16 mars 2022 3 16 /03 /mars /2022 11:55

Solidarité  des Français pour les Ukrainiens                   OUI !

Sanctions des Français                                                   NON !

Au nom de la solidarité pour l'Ukraine, l`Union Européenne,  sous la pression des USA, a pris des sanctions contre la Russie faute pour l'Otan de pouvoir intervenir.

Elles toucheront peu les ménages américains. En revanche ces sanctions vont largement profiter économiquement aux USA  qui  vont vendre davantage de pétrole, de gaz, de cérérales à l'Europe. 

Plus peut-être que les Russes, elles  vont  sanctionner  les ménages euroèpéens et ce de manière inégale entre les 27 Etats membres.

Les  Français n'ont pas à subir le prix sous forme d'inflation de sanctions imposées par les USA, avalisées par l'Europe et non décidées démocratiquement par un Parlement français dont le renouvellement est proche.

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2 mars 2022 3 02 /03 /mars /2022 12:21

Au delà du déluge d'analyses plus ou moins documentées diffusées sur les chaines et les radios de l'Europe de l'Ouest et la résistance acharnée de l'armée ukrainienne, on doit objectivement se demander comment l'armée russe peut prendre tranquillement le risque depuis 5 jours de faire avancer lentement en terrain pratiquement découvert  et sur une voie pratiquement droite une colonne de véhicules "bite à cul"  côtes à côtes sur 2 ou 3 voies  à moins de 100 kms de Kiev.

Cela ne peut que signifier qu'en dehors d'une hypothèse de résistance par un combat urbain, l'armée régulière ukrainienne est incapable après 5 jours de combat de s'opposer à la progression non seulement des véhicules de combat mais des véhicules logistiques qui habituellement  se situent à bonne distance.

Par ailleurs le plan russe consistant  à envahir toute la côte ukrainienne de la mer noire  jusqu'à la Transnistrie semble se dérouler au rytme prévu

A un moment où les médias européens présentent le président Ukrainien comme un homme courageux ce qu’il est manifestement, ces mêmes médias ne s’interrogent pas beaucoup sur ses réelles capacités d’homme d’Etat.

En effet, il ne devrait pas découvrir aujourd’hui que l’Otan ne peut intervenir dans le conflit qui oppose son pays à la Russie et compter sur l’émotivité des peuples européens pour forcer moralement les pays européens de l’Otan  à se comporter comme si elle en faisait partie.

Il était évident depuis 2014 que son pays ne pourrait pas faire partie de l’Otan.

Il est tout aussi évident que la Russie ne rendrait jamais la Crimée.

Dès lors que depuis l’Ukraine ne s’est pas mise en mesure de disposer d’une armée capable seule de tenir tête à la Russie, si tant est que cela fut possible, elle ne peut régler favorablement par la diplomatie le problème des républiques autoproclamées de Donetsk et du Donbass mal réglé selon elle par les accords de Minsk qu’elle n’a jamais respectés au prétexte qu’elle les avait signés un revolver sur la tempe.

Or il est patent que le président Poutine n’arrêtera pas cette guerre tant que ses objectifs ne seront pas atteints. Et l’on peut penser qu’il se désintéresse totalement de la partie de l’Ukraine située à l’Ouest du Dniepr qu’il considère comme perdue comme trop faiblement russophone et trop occidentalisée du fait de sa proximité par l’histoire avec la Pologne et la Lituanie.

En revanche on peut penser qu’il se contentera d’obtenir une partition de l’Ukraine avec une république « Ukrainienne  Libre » démilitarisée disposant d’une neutralité garantie à l’Ouest du Dniepr  avec pour capitale Lviv et d’une république potentiellement intégrable à la Fédération de Russie comprenant la partie à l’Est du Dniepr et toute la rive de  la mer d’Azov et de la mer Noire jusqu’à la Transnistrie avec Odessa et pour capitale Kiev.

Donc plutôt que de jouer les De Gaulle et de contraindre bientôt 5% de la population ukrainienne à l’émigration et d’accepter de voir détruire la partie estt de son pays, il devrait se poser la question de savoir si malheureusement il ne sera pas contraint de jouer les Pétain.

On peut n'être qu'étonné que les médias se focalisent sur le président de l'Ukraine  et qu'aucun ne parle de la position de son parlement la Rada  qui a bien son mot à dire sur cette grave question.

Et nul ne sait si un jour le peuple ukrainien ne lui reprochera pas d’avoir jouer les De Gaulle ni si les opinions publiques occidentales ne se retourneront pas et le rendront responsable des difficultés qu’elles vont rencontrer en conséquence d’une guerre qu’elles estimeront ne pas les concerner.

Car si l’histoire se répète on ne peut comparer le Président Poutine à Hitler et l’invasion de l’Est de l’Ukraine à celle de la Tchécoslovaquie car depuis longtemps un  traité aurait du être signé entre la Russie et les membres de l’Union Européenne pour régler les conséquences de la fin de l’URSS..

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24 février 2022 4 24 /02 /février /2022 08:01

Cela  devait arriver faute pour l'Ukraine d'avoir voulu maintenir  sa demande d'adhésion à l'Otan et à l'Union Européenne  qui  pourtant n'aurait jamais été acceptée par ses membres et donc , au nom de sa souveraineté, de refuser d' accepter un statut de neutralité et une démilitarisation.

Il est criminel d'avoir laissé croire aux Ukrainiens qu'ils pourraient un jour faire partie de l'Otan. Le président Macron  aurait du faire comprendre amicalement au président ukrainien que la France  s'y opposerait en lui laissant entendre qu'elle  même envisagerait de n'être plus membre de l'Alliance atlantique qui n'a plus sa raison d'être sauf à apparaitre légitimement pour la Russie comme une alliance dirigée contre elle.

Si un court instant on a pu croire que le respect des accords de Minsk pouvait  amener le président russe  à revenir sur un plan élaboré de longue date, Vladimir Poutine a  vite compris que jamais ni Paris ni Berlin ne feraient pression sur l’Ukraine pour qu’elle applique ces accords de Minsk. Si la France et l’Allemagne avaient fait leur travail, c’est-à-dire de faire pression sur Kiev pour l’application des accords de Minsk, il n’y aurait pas eu d’autre alternative pour Kiev que d’obéir à ces injonctions sous peine de perdre l’aide européenne. Même les plus radicaux de l’entourage de Zelenski auraient dû se soumettre et enfin appliquer les accords de Minsk.

Il est probable que d'ici 10 jours au plus tard, l'Ukraine doive demander un armistice à la Russie au terme duquel elle sera partagée en une "Zone Libre" démilitarisée à l'Ouest du Dniepr  et une zone occupée à l'Est avec Kiev au nord plus une bande au sud reliant Marioupol à Odessa  à la Transnistrie avec un gouvernement pro russe privant la "Zone Libre" de tout accès à la mer Azov et à la mer Noire,

S'il n'est pas exclu que  toute une partie de l’Ukraine à l'Est du Dniepr et à Odessa puisse accueillir avec satisfaction l’arrivée des troupes russes –la Russie n’aura pas besoin de rester. Une fois que les dents de l’armée ukrainienne auront été brisées, l'armée russe pourra rentrer tranquillement chez elle.

Et  la troisième guerre  mondiale pourra être évitée.

Mais c'est le meilleur moment pour la Chine de passer à l'offensive sur Taiwan.  Alors  ?????

 

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15 février 2022 2 15 /02 /février /2022 16:54

Une chose est sure désormais quelle que soit l'issue de  la crise actuelle, le Président Poutine aura gagné au moins sur un point.

En effet en ayant fait remarquer qu'en cas d'adhésion de l'Ukraine à l'Otan, cette dernière se trouverait en frontière avec la Crimée et qu'en cas de velléité de l'Ukraine de vouloir la récupérer, il y aurait un conflit entre la Russie et l'Otan,  plus beaucoup de dirigeants européens n'osent reposer la question du retour de la Crimée à l'Ukraine alors qu'il est hors de question pour la Russie de restituer la Crimée.

Les dirigeants de l'UE  sont trop heureux de pouvoir se contenter  du  vain espoir de voir respecter des accords de Minsk qu'ils espérent de nature à apaiser la crise actuelle alors et pourtant que le parlement russe vient de demander la reconnaissance des Républiques de Donetsk et Louhansk , préalable à une future intégration dans la Fédération de Russie.

Et il ne serait pas étonnant que l'on reparle avant longtemps de la république de Transnistrie.

Comme pour la Bielorussie, le grand mouvement général initié par le Président Poutine de reconstitution de l'espace historique russe  est en marche et personne ne l'arrétera.

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