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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 12:06

 

Alors que, faute de pouvoir pénétrer dans les eaux syriennes ni survoler le territoire syrien, en l’absence d’accord tacite désormais impossible avec la Russie et son allié syrien ,et que le porte-avion français Charles de Gaulle est « en alerte » à quai dans le port chypriote de Limassol, on apprend que sa « mission »  va être prolongée jusqu’à la mi-décembre, date ultime où il devra être rentré à Toulon pour sa mise en grand carénage et sa révision générale pour 18 mois qui ne peut être davantage reportée.

On est en droit de se demander qu’elle peut être désormais la mission de ses 18 rafales dont on conçoit mal qu’ils puissent, depuis la méditerranée orientale, prendre le risque de survoler la Syrie, pour aller effectuer en Irak dans le cadre de  l’opération Chammal des reconnaissances ou des bombardements et encore moins en Syrie (on peut d’ailleurs se demander si cela n’aurait pas été plus simple, si un tel survol avait été autorisé par les Russes et les Syriens en coordination avec leur action contre l’ennemi commun Daesh, de demander à nos alliés anglais de pouvoir utiliser leur base aérienne de Chypre qui constitue en soi le meilleur des porte-avions).

En fait il suffit de voir à quelles actions symboliques,   un peu ridicules et finalement contre-productives les Européens en sont réduits (refus de l’Espagne de permettre à l’escadre russe encadrant le porte-avion Kouznetsov avec le croiseur Pierre le Grand à Ceuta et de Malte à Malte) pour comprendre que la France, en dépit de ses moyens militaires supérieurs, en est réduite à faire une certaine figuration tant dans la crise syrienne qu’irakienne si seules peuvent intervenir quelques forces spéciales, ses rafales basés en Jordanie ou à Abu Dhabi, et ses 15 artilleurs des  4 batteries César positionnées près de Mossoul.

Car  ce ne sont certainement pas les gouvernements grec (même si la Grèce est membre de l’OTAN) et Chypriote qui refuseraient, si le Président Poutine leur demande, que l’escadre russe qui se rend à priori en Syrie, puisse relâcher et se ravitailler dans un de leurs ports si elle en a le besoin.

On peut penser alors que la marine nationale française -qui communique assez peu depuis un certain temps- ait reçu l’ordre de faire quitter le port de Limassol  au porte-avion Charles de Gaulle et son escorte avant qu’il ne vienne l’idée au Président Poutine de donner l’ordre au porte-avion Kouznetsov de relâcher lui-même à Limassol, après pourquoi pas, s’être arrêté dans le port du Pirée.

En fait la France et ses alliés prennent le risque de devoir quitter la zone de méditerranée orientale et de croiser l’escadre russe qui entend bien y prendre sa place. Mais pour se positionner où d’ici à la mi-décembre ? Certainement pas pour rejoindre comme la fois précédente le Golfe Persique !

Car la volonté du président russe semble bien de vouloir prévenir toute action non concertée  avec la Russie de l’escadre française et ses alliés en Syrie  laquelle a devancé l’escadre russe sur zone et non l’inverse et  les occidentaux peuvent effectivement désormais craindre, après lui avoir fourni  le prétexte à son incursion en Méditerranée Orientale, qu’elle serve à appuyer la reprise totale d’Alep avant celle de Mossoul.

Sans doute une partie de l’escadre est destinée ensuite  à rejoindre le port russe de Sébastopol en Crimée.

En attendant on peut légitimement craindre que, une fois les élections américaines passées, les choses dérapent.

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:25

 

Avant de se permettre de commenter la reconquête des villes d’Alep en Syrie ou de Mossoul en Irak occupées par les Islamistes de Daech, bon nombre de journalistes et d’experts autoproclamés, feraient bien de se souvenir de certains faits historiques qui aident à comprendre les différents modes d’action militaire de  reconquête d’une ville ou d’un quartier d’une grande ville occupée ou en situation insurrectionnelle.

Par exemple, il y a 75 ans , du 8 septembre 1941 jusqu’au 27 janvier 1944,  Leningrad a subi un siège  de près de 900 jours par la Wehrmacht au cours duquel a été mis en œuvre un plan famine pour exterminer sa population ,comparable à la tactique militaire des siégés longtemps appliquée au cours des siècles pour prendre un château ou une ville fortifiée.

Stalingrad  surtout, a fait l’objet d’une conquête par l’armée allemande qui a duré du 17 juillet 1942 au 2 février 1943 constituant la première bataille urbaine de l'histoire et la première aussi à se dérouler principalement dans des sites industriels. Dans cet environnement, l’armée allemande perdait  une partie de son avantage en termes de mobilité et de puissance de feu. L'usage de l'artillerie et de l'aviation se trouvait compliqué par la proximité et l'imbrication des lignes de front. Les multiples obstacles de l’environnement urbain ne laissaient que des lignes de vue très courtes, ce qui obligeait à engager les chars à proximité immédiate de leurs objectifs et les rendait très vulnérables aux armes antichars adverses, même les plus légères, camouflées dans les ruines ou utilisées depuis les toits. Cette  bataille s’est déroulée aussi à la verticale, dans les étages et les sous-sols. Les caves restaient les seuls endroits non  détruits par les bombardements massifs et répétés ; elles offraient un abri relatif où se reposer. Les égouts étaient le seul lieu où on pouvait se déplacer à l’abri des bombardements. Les Russes, qui en avaient la carte contrairement aux Allemands s’en servaient pour quitter les positions menacées ou mener des coups de main sur les arrières ennemis. Les Allemands appelaient cette guerre urbaine invisible Rattenkrieg (« guerre de rats ») Les défenseurs exploitaient au maximum les possibilités de l'environnement en reliant entre eux des centaines d'immeubles, murant leurs principaux accès et les transformant en forteresses avec mines, barbelés, meurtrières au ras du sol, postes d’observation d'artillerie dans les étages, canons et chars camouflés dans les ruines.

Staline ayant refusé de les laisser quitter la ville, 600 000 civils étaient  encore présents à Stalingrad, et en une semaine 40 000 d'entre eux furent tués par les bombardements. Durant toute la bataille, la Luftwaffe  a joué  un rôle de premier plan totalisant  1 600 sorties et 1 000 t de bombes dans la seule journée du 23 aout 1942. Cette bataille de Stalingrad fut un défi logistique pour les deux adversaires tant pour le ravitaillement en munitions qu’en carburant sans compter le ravitaillement des troupes. La bataille de Stalingrad fut l'une des plus sanglantes et des plus coûteuses en vies humaines de toute l'histoire militaire. La Wehrmacht  perdit  380 000 hommes, tués, blessés et prisonniers. Les Soviétiques eurent 487 000 tués et 629 000 blessés.

La reconquête de la ville par les Soviétiques jusqu'à la capitulation des troupes du  maréchal Paulus, commandant de l'armée allemande, avec  95 000 soldats  dura un peu plus de 2 mois (2 février 1943.)

Alors qu’il n’avait fallu que six semaines au Reich pour vaincre la France, l’armée  allemande a pataugé à Stalingrad pendant neuf semaines sans réussir à emporter la décision.

C'est à Stalingrad qu'on a vu  apparaître un nouveau type de combattant, le tireur embusqué (snipper) tireur d’élite qui vise discrètement ses victimes à grande distance et les tue ou les blesse assez gravement pour que ses camarades tentent de le secourir et donc s'exposent

La Seconde guerre de Tchétchénie qui opposa 80 000 soldats de l’armée russe  aux indépendantistes d’octobre 1999 au 1er février 2000, jour de la prise de Grozny   lui  a permis 56 ans plus tard de mettre à profit les enseignements tirés à Stalingrad. Après une stratégie de bombardements intensifs et d'envoi de petits groupes d'infanteries spécialisés en combat urbain  précédant les blindés, la capitale tchétchène tomba après un siège qui dura du 25 décembre 1999   au 6 février 2000. Transformée en forteresse, les séparatistes tchétchènes s'étant préparés à l'assaut russe, le siège et les combats ont dévasté la capitale tchétchène comme aucune autre ville européenne depuis la Seconde Guerre Mondiale  

L’armée russe  a donc acquis une grande expérience dans le combat urbain qu’elle a érigé en véritable doctrine qu’elle applique aujourdhui à Alep. En revanche l’Otan n’a jamais eu aucune doctrine militaire en matière de combat urbain susceptible d’être mise en œuvre pour la reprise de Mossoul par les Kurdes et les Irakiens qu’ils conseillent et encadrent. Semble-t-il, pour la bonne raison, qu’il n’y a pas d’autres moyens de défense ou de conquête d’une ville que ceux  utilisés à Stalingrad mais aujourd’hui avec des moyens encore beaucoup plus puissants compte tenu de la multiplication désormais des constructions en béton armé ce qui nécessairement entraine des pertes civiles en proportion encore beaucoup plus importantes.

Ainsi à défaut d’utiliser les modes d’actions russes à Alep trop vite critiqués par les médias occidentaux, les américains n’auront guère le choix à Mossoul que de négocier en secret l’évacuation des combattants djihadistes.

Lors d'un combat urbain, il est important de défendre les points stratégiques d'une ville, voire de les détruire (destruction de pont  pour ralentir l'avancée des véhicules, destruction de réserves de carburant  ...). Il est important d'avancer bâtiment par bâtiment, car sortir dehors, c'est le risque de se faire abattre par des tireurs embusqués. Les chars  ayant en général moins de mobilité, il faut employer des véhicules plus légers. L'utilisation de l’artillerie lourde  lourde utilisant des munitions non-guidées est pratiquement impossible pour le soutien rapproché des troupes, au risque de faire feu sur ses propres unités (difficulté à suivre la progression des troupes dans une ville en ruine...), ce qui a conduit depuis les années 1990 à la mise en service de munitions intelligentes d'un haut degré de précision et d'explosifs ayant un rayon d'action limité comme le DIME  emporté par la bombe GBU-39 d'une masse totale de 113 kg contenant 17 kg d'explosif possédant un grand pouvoir létal mais dont l’effet  se dissipe au-delà de 10 mètres composé de deux éléments principaux, le vecteur (roquette ou missile à guidage GPS ou laser ) et l’explosif très puissant. Les bombes de ce type créent des dommages très importants sur la matière vivante et les tissus mous (derme, muscles et os, constitués essentiellement d’eau) dans un rayon inférieur à 10 mètres, et peu ou pas au-delà. Les blessures provoquées sont quasiment incurables et conduisent généralement à l’amputation. Effet connexe, la contamination de l’organisme par ces métaux lourds favorise l’apparition de cancer chez les survivants.

Compte tenu des caractéristiques suivantes des combats en zone urbaine :

  1. Ligne de défense anti-char: permettant de limiter l'avancée de véhicules lourds ou de transports de gros effectif. Cette ligne est importante pour éviter la perte par le sol de positions stratégiques
  2. Défense anti-aérienne : la surveillance de l'espace aérien permet de limiter la prise d'informations et la couverture des unités d'infanterie ennemies. Les hélicoptères, dangers certains pour les infanteries, compte parmi les véhicules aériens privilégiés car faciles à poser et aptes au surplace (pour la prise et la surveillance aérienne de positions).
  3. Tireurs embusqués: les tireurs isolés ont une double vocation. La prise d'informations (éclaireurs) et la couverture d'unités limitées en effectif (tirs de couverture, tirs-leurres, etc.). Rarement en équipe de plus de trois hommes, ces unités sont les unités les moins équipées mais aussi les plus difficiles à atteindre car officiant sur de longues distances. Des unités dangereuses souvent éliminées par bombardements et pilonnages.
  4. Mines: des armes défensives vicieuses et traîtresses. Les mines permettent de limiter l'avancée de l'infanterie adverse et, sous certaines conditions, peuvent contenir les véhicules légers. Les équipes de déminage étant rares en temps de bataille urbaine, ce sont de vrais points noirs pour les unités de chaque camp.
  5. Pièges: ces dispositifs incluent les pièges "classiques" (mines, pièges à loup, C4, etc.) et les dispositifs non-conventionnels (engins explosifs improvisés, molotov, dispositifs incendiaires, flash, leurres, etc.). Ces engins ont pour vocation de déstabiliser les formations ennemies et participent à la première phase de guerre psychologique (la deuxième étant la prise de prisonniers de guerre, le vol et la destruction de matériel ennemi, etc.)

Les armées occidentales ne peuvent qu’adopter la doctrine unique de siège et de prise d’une ville et  prévoir la création de Bataillons d’Infanterie de Combat Urbain de 500 hommes environ pour chaque quartier de ville occupés par 50 combattants résolus.

Ces bataillons spécialement entrainés au combat en zone très urbanisée devraient disposer de :

.très importants moyens d’écoute pour localiser l’adversaire ainsi que  de transmission, des plans des réseaux électriques, eaux usées, eaux potables, des plans d’immeuble du quartier, de moyens d’inondation des caves et sous-sols par l’eau ou par les gaz lourds de manière à retrouver la maitrise des sous-sols et y empêcher la circulation ennemie.

.de moyens du génie pour effectuer des forages, des démolitions, des déblaiements etc…des déminages, des poses de mines et d’explosifs

.d’hélicoptères, à la fois pour l’observation, la dépose de soldats sur les terrasses d’immeubles, la destruction des positions ennemies, protéger la progression au sol de l’infanterie amie

.de fantassins spécialistes de l’escalade et de la plongée dotés de mortiers, lance-flammes, lance-roquette, de grenades de tous types  (explosive, incendiaire, gaz divers dont innervant et asphyxiant) ave équipement contre les gaz, les armes chimiques et bactériologique et disposant d’un nombre important d’armes automatiques pour le tir  de précision, ainsi que de mitrailleuses légères.

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 09:47

 

La création d’une Garde Nationale en France est censée permettre de remplacer les 10 000 militaires de carrière affectés stupidement à l’opération Sentinelle.

Quand bien même ses effectifs provenant exclusivement des Réserves Opérationnelles de la police, de la gendarmerie ou de l’armée parviendraient à atteindre 85 000 hommes d’ici à 2018, contrairement aux annonces faites par le gouvernement français, le nombre de personnels dont cette garde nationale pourra disposer par  24 heures , sera seulement, compte tenu d’une mobilisation maximum de chaque membre de 1 mois par an à raison de 8 heures par jour , de :

85 000 : 12 : 3 =  2361 hommes     seulement 

Voire en admettant de les utiliser un maximum de 12 heures par jour de ;

85 000 : 12 : 2 = 3541 hommes.

On comprendra bien qu’à l’échelle d’un pays comme la France, cela est totalement insuffisant et ne permet absolument pas de libérer les 10 000 militaires de carrière affectés  à l’opération Sentinelle.

En effet ne serait-ce que pour permettre à la police, aux CRS, à la gendarmerie de dégager des personnels suffisants pour organiser la simple reconquête des zones de non droit, ces « réserves  opérationnelles » de la  « Garde Nationale » devraient au moins être triplées soit atteindre environ 250 000 hommes, objectif inatteignable !

Sans compter que dans le cas d’ insurrections concertées simultanées de 3  à 5 banlieues très sensibles, cela serait encore insuffisant et il serait nécessaire de faire appel à nouveau à l’armée dont les effectifs ont grandement besoin d’être eux-aussi augmentés et dont la plupart des militaires de carrière devraient être  à l’entrainement et prêts à participer à  des opérations  extérieures à un moment où l’environnement de la France et de l’Union Européenne devient de plus en plus dangereux.

Seul le rétablissement d’un Service Militaire de 3 mois dont 1 mois de « Classes » de 600 000 jeunes par an serait de nature à dégager un contingent permanent de 150 000 hommes pouvant être affectés à des gardes statiques ou à des patrouilles à raison de 12 heures soit 75 000 hommes par 24 heures permettant de libérer les forces de police, CRS, gendarmerie et militaires de carrières des missions qui leur sont actuellement affectées.

En effet à la différence des Réserves dites Opérationnelles, le Service Militaire peut procurer une ressource permanente renouvelable qui plus est peut alimenter une Réserve vraiment opérationnelle qui pourrait être plus aguerrie et affectée en  renfort des forces de maintien de l’ordre.

La Suède vient de prendre la décision de rétablir le Service Militaire.

Il n’y a strictement aucune raison valable pour la France de ne pas en faire de même.

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 14:54

Alors que le porte-avion Charles de Gaulle a reçu à nouveau l’ordre du Président de la République Française de rejoindre pour 1 mois les côtes de la Syrie (avant de rentrer à Toulon pour 18 mois pour des opérations de grand carénage et révision générale) pour permettre à ses 18 rafales et 6 étendards d’effectuer des missions de reconnaissance et de combat contre Daech en Irak dans la perspective de la reconquête de Mossoul et accessoirement en Syrie, aucun des experts et spécialistes qui fleurissent régulièrement les plateaux des radios et télévisions hexagonales n’a fait observer que pour se rendre depuis le large de la Syrie en Irak, ils devaient survoler sans autorisation le territoire syrien dont l’espace aérien est contrôlé par la Russie et son allié le gouvernement syrien.

Or, si lorsque l’ordre d’appareiller a été donné par le Présidence Français, celui-ci pouvait espérer à nouveau , comme lors de la première mission avortée au large de Syrie du Charles de Gaulle qui a finalement poursuivi sa route vers le Golfe Persique, obtenir discrètement un accord tacite de survol de la Syrie des Russes qui avaient pris le soin alors d’avertir la Flotte, l’Aviation et l’Armée russe de l’arrivée sur Zone du porte-avion et qui a été finalement retiré, il est évident que la décision du Président Poutine de ne pas se rendre à Paris le 19 octobre ,en raison de ce qu’il est en droit de considérer comme un affront du Président Hollande, exclut le maintien de tout accord tacite d’un tel type.

Dès lors, en raison de l’inconséquence de la diplomatie française, et après sa présidence, de ses ministres des affaires étrangères, tous deux  anciens premiers ministres , il est exclu que les Rafales du Charles de Gaulle puissent prendre le risque d’être abattus au-dessus du territoire syrien et le Charles de Gaulle est désormais condamné avec son escorte à faire des ronds dans l’eau couteux pour le contribuable français tandis que l’intérêt, essentiellement médiatique, d’une telle opération, recherché par les conseillers politiques du président français dans le cadre de la préparation de l’annonce de sa candidature à un nouveau mandat va apparaître totalement contreproductive et surtout une fois encore ridiculisera d’une certaine manière l’action de la Marine Nationale et plus largement la crédibilité de la France sur le plan militaire.

D'ailleurs plutôt que de faire des ronds dans l'eau, il est préférable dans ces conditions que le Charles de Gaulle reste en "alerte" comme il le fait dans le port de Limassol à Chypre avant de rentrer avant très longtemps à Toulon.sauf à son ministre des affaires étrangères de renégocier à la hâte  "la queue basse" un nouvel accord de "non-confliction".

Car il n'est pas envisageable de quémander auprès du président turc Erdogan, aujourdhui réconcilié avec le président Poutine, l'autorisation de survoler son sol et qu'il n'est plus possible pour le Charles de Gaulle de se rendre dans le Golfe persique pour y remplir sa mission car il n'est plus possible de repousser encore longtemps ses opérations de carénage et de révision générale.

Et ensuite pendant 18 mois, la France sera privée, faute d'un deuxième porte-avion, de son principal moyen d'intervention extérieure dans un conflit dont il est exclu qu'elle puisse envoyer des troupes à terre autres que des forces spéciales déjà insuffisantes en nombre. ou quelques artilleurs.

Alors que le porte-avion russe Amiral Kouznetsov et sa nombreuse escorte vient de rejoindre les eaux syriennes.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 14:02

A la différence des médias français, qui ont toujours tendance à prendre leurs désirs pour des réalités, le reste de la presse francophone suisse et belge notamment est beaucoup moins certain que la candidate Clinton a véritablement marqué l’avantage sur le candidat Trump lors de leur premier débat télévisé ou du moins se demande si cela aura véritablement un impact pour redresser l’image de « l’apparatchik » Clinton.

Si la victoire de Trump, contrairement à ce que ces grands spécialistes, analystes et experts de tout poil n’est pas improbable, pas plus que n’était improbable le Brexit, contrairement à ce que croyait mordicus la grande majorité des « « Elites bobo parisiennes », le sort des primaires de la droite et du centre en France, s’en trouvera complétement bouleversé.

Car ces « Elites » commenceront à s’interroger sur les raisons qui auront pu faire qu’un candidat Républicain américain atypique a pu devenir président des USA et finiront par admettre qu’elles ne parviennent plus à influencer l’Opinion.

Alors leur viendra peut-être à l’idée que ce n’est pas sans raison que le parti de la Droite française dite républicaine s’est appelé les Républicains par imitation du Vieux Old Party américain et que pour éviter l’élection de Mme Le Pen, c’est, malheureusement, des 8 candidats au Primaire de la Droite et du Centre, celui qui aura le plus « trumpisé » sa campagne qui aura le plus de chance de remporter les Primaires et être élu président de la République française au lieu du candidat d’une France qu’il voudrait voir redevenir heureuse mais qui pour l’instant se sent profondément malheureuse et tout sauf apaisée.

Car ce que le Peuple, avec un certain bon sens, comprend, c’est que le déclin de la France a commencé il y a maintenant 100 ans à cause de l’incompétence des « apparatchiks » français dont peu s’avère capable de leur expliquer les causes et d’emporter leur conviction sur les mesures douloureuses de redressement qui devraient être prises.

Tous les candidats à la Primaire de la droite et du Centre lui font croire qu’ils sortiront le pays de la spirale de l’endettement dans laquelle se trouve également les USA en leur expliquant qu’ils feront de l’ordre de 100 milliards d’économies ce qui n’est envisageable qu’en diminuant considérablement le nombre des fonctionnaires de la fonction nationale et territoriale en se gardant bien de préciser lesquels.

Or dès lors qu’il est exclu de diminuer les effectifs de la Police, de la Gendarmerie, de l’Armée, de la Justice…alors que le service de la Dette va vite ré augmenter avec la remontée inéluctable des taux d’intérêt…il leur faudra bien finir par avouer que l’essentiel des diminutions des effectifs se fera sur le dos de l’Education Nationale dont les résultats sont de plus en plus catastrophiques. Et ce sera alors le début d’une autre forme de « Trumpisation » de la Campagne des Primaires si l’on considère que le candidat Trump a au moins cette qualité, à savoir celle d’appuyer où cela fait mal ce que semble apprécier au moins près de la moitié des Américains alors qu’en France cette moitié au moins de l’Electorat se trouve écartelée entre le FN et les Républicains .

Et ce alors qu’il est illusoire, quel que sera le plus ou moins grand succès du Front National, que sa présidente puisse devenir Présidente de la République et puisse ensuite obtenir seule sans alliance possible, une majorité gouvernementale pas plus qu’il ne parait envisageable qu’un futur élu président issu des Républicains puisse lui aussi l’obtenir sans le ralliement d’une bonne partie des électeurs du Front National.

Alors Messieurs les sondeurs, attendez le résultat des élections présidentielles américaines, avant de nous abreuver de vos sondages contradictoires et admettez le caractère peu fiable à ce stade de la compétition.

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 12:53

Face à la volonté des Peuples, les uns de quitter l’Union Européenne les autres d’y rester, l’Union Européenne sera bien contrainte, un jour ou l’autre, et plus vite sans doute qu’elle ne le craint, d’admettre que la liberté des Peuples à disposer d’eux-mêmes prime le principe de l’intangibilité des frontières non seulement externes mais également internes des Etats de l’Union, de leur intégrité territoriale et donc le droit d’en faire sécession tout en restant membre de l’Union sans que les Etats membres actuels dont ils sont les citoyens puissent opposer leur veto.

Et ce d’autant moins dans l’hypothèse d’un Etat qui fait choix de sortir de l’Union quand une partie de cet Etat souhaite y rester comme dans le cas du Royaume Uni de Grande Bretagne dont l’Angleterre et le Pays de Galle ont voté le Brexit alors que l’Ecosse, l’Irlande du Nord et Gibraltar ont voté pour rester dans l’Union Européenne. Si en cas de vote sur l’indépendance de l’Ecosse voire de l’Irlande du Nord, un processus analogue à celui adopté par la Confédération Helvétique lors de la sécession du Jura du canton de Berne, pourra être adopté prévoyant une adhésion automatique instantanée du nouvel Etat indépendant à l’Union Européenne sans que le Royaume Uni puisse alors mettre son veto dès lors qu’il n’est plus membre de l’Union, en revanche le cas de la Catalogne voire du Pays Basque sera plus compliqué dès lors que théoriquement, en droit, le Royaume d’Espagne pourra mettre son veto à un tel processus. Théoriquement car si l’Ecosse peut obtenir une adhésion automatique instantanée à l’Union dès la sortie effective du Royaume Uni dont elle sera devenue indépendante, on voit mal comment l’Union Européenne pourrait ultérieurement refuser à la Catalogne le même processus et considérer que sa déclaration d’indépendance entrainerait en droit sa sortie de l’Union et le refus de son adhésion en raison du droit de veto du Royaume d’Espagne.

Le cas de Gibraltar s’avère tout aussi complexe que celui de la Catalogne dans la mesure où ses citoyens ont voté contre la sortie de l’Union mais ne veulent pas pour autant être rattachés au Royaume d’Espagne ni même semble-t-il être placés sous une double souveraineté britannique et espagnole comme s'est empressé de leur proposer le gouvernement espagnole. En effet, s’ils veulent rester dans l’Union,ils devront admettre qu'il ne leur est plus possible de rester sujets britanniques mais devraient penser à demander leur indépendance comme l’Ecosse, et bénéficier du même processus, mais si on peut penser que l’Ecosse comme peut-être l’Irlande du Nord verraient un intérêt à faire partie de la zone euro plutôt que de garder la livre sterling comme monnaie, on peut douter que Gibraltar y trouve le même intérêt. En supposant que le Royaume Uni accepte de leur laisser utiliser la livre s'ils obtenaient l'indépendance, on voit mal comment l’Union Européenne pourrait accepter comme membre à part entière un micro Etat constitué d’une ville de 30 000 habitants seulement qui continuerait d'utliser la monnaie d'un pays qui ne ferait plus partie de l'Union. ce qui supposerait, qu'elle conserve la livre ou adopte l'euro qu’elle puisse obtenir un nouveau statut spécial se substituant à l’actuel dont elle bénéfice comme partie du Royaume de Grande Bretagne membre de l’Union car on ne voit pas pourquoi elle pourrait le conserver alors que le Royaume Uni ne ferait plus lui partie de l’Union .

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 09:49

La récente réconciliation entre la Russie et la Turquie veut se faire sur le « dos » des Kurdes, principaux alliés des USA dans la lutte contre l’Etat islamique faute pour ces derniers d’avoir pu s’appuyer sur les rebelles modérés syriens ni pouvoir s'appuyer en Irak exclusivement sur l'armée irakienne.

Il a toujours été évident que les principaux ennemis de la Turquie sont les Kurdes de Syrie dont la volonté d’indépendance est intolérable pour les Turcs alors que les combats contre les Kurdes de Turquie ont repris et que les Kurdes d’Irak -qui disposent d’une très grande autonomie- envisagent un référendum sur l’indépendance.

Il est tout aussi évident que les présidents turc et russe ne sont pas disposés à une remise en cause du principe de l’intégrité territoriale des Etats. Or ils ont bien compris avec l’histoire du Kosovo que les USA ne sont pas toujours très à cheval sur les principes et devront « remercier » faute de pouvoir les trahir, leurs alliés kurdes.

Ceci explique le chantage pratiqué par le président turc vis-à-vis des USA en se réconciliant avec la Russie. Et il n’est pas à exclure qu’il se réconcilie avec Assad pour autant que celui-ci exclue l’indépendance des territoires kurdes de Syrie ce qui n’est pas cependant pas certain si ce dernier estime pouvoir s’en tirer autrement à bon compte.

Si la Russie intervient militairement en Syrie à la demande de son gouvernement, ce n’est pas le cas de la Turquie dont l’intervention désormais militaire se fait sans la demande du gouvernement syrien ni mandat de l’ONU en parfaite violation du droit international ce qu’en principe la Russie ne supporte pas (comme les USA l’ont fait en Serbie) même si elle ne se gêne comme les autres membres du Conseil de Sécurité (USA-France-Angleterre) de recourir de plus en plus massivement à des forces spéciales. On peut donc supposer que Poutine s’est mis d’accord avec Erdogan pour fermer les yeux et que les USA tolère une situation qui voit leur allié turc frapper leurs alliés kurdes.

Néanmoins cette situation devient très inconfortable pour les USA qui ne peuvent se passer de ces alliés kurdes ni en Syrie et encore moins en Irak où ils en auront obligatoirement besoin ne serait-ce que pour la reconquête de Mossoul.

Une chose est donc sure, c’est que la Turquie ne pourra poursuivre ses combats contre les Kurdes que jusqu’à ce que toléreront les USA et en Syrie que jusqu’à ce que toléreront les Russes sauf à prendre le risque de s’engager dans une très grave crise incontrolable.

Or il est bien évident que les Kurdes exigeront d’être récompensés pour le prix de leurs actions par l’obtention d’un Etat indépendant Kurde d’Irak et de Syrie qui leur avait été promis par le traité de Sèvres de 1920 à la suite de la guerre 14-18 et dont ils ont été frustrés par le traité de Lausanne trois ans plus tard.

Une fois Daech vaincu en Syrie et en Irak, un congrès devra se tenir et aboutir inéluctablement à la modification des frontières de l’ensemble de la région tracées de manière parfaitement artificielles ensuite des accords Sykes-Piccot sur les dépouilles de l’empire Ottoman disparu comme les autres empires allemand, austro-hongrois et russe à la suite de la Première Guerre mondiale.

Et il est bien sûr que cette fois encore la Turquie risque d’en payer le prix le plus fort. En effet si le président Assad a certainement pris conscience que l’intégrité territoriale de son pays ne pourra être préservée en raison de l'impossible réconciliation des Syriens après une telle guerre civile ( la Syrie n’est pas tout à fait comparable au Liban), si le gouvernement irakien chiite a plus ou moins intégré l’idée d’un Kurdistan irakien indépendant, le président Erdogan ne saurait admettre que la Turquie soit à nouveau amputée d’une partie de son territoire un siècle après le traité de Sèvres. Or même si un Kurdistan indépendant doit se faire uniquement sur les territoires de la Syrie et de l’Irak et quand bien même cet Etat serait neutralisé, sa présence en frontière du Kurdistan turc en guerre civile avec le gouvernement d’Ankara serait parfaitement intolérable et constituerait un véritable casus belli pour l’actuel sultan turc qui se rêvait en plus en nouveau calife des musulmans.

Pourtant même s’il a compris que Daech allait perdre et que les USA devraient d’une manière ou d’un autre remercier ses alliés kurdes, raison pour laquelle il fait un virage à 180 degré en se réconciliant rapidement avec le président Poutine et va jusqu’à laisser croire qu’il pourrait quitter l’Otan à la grande satisfaction de son nouvel ami, il est fort probable que les présidents des USA et de la Russie préfèreront s’entendre sur son dos.

Car ceux qui pensent un peu vite que la cause kurde est une nouvelle fois perdue, oublient que face à la reconquête russo-syrienne de la Syrie sur Daech et les rebelles qui leur sont inféodés et vraisembablement la reprise prochaine totale d'Alep, les Américains doivent impérativementent engager trés rapidement l'Irak à reprendre Mossoul laquelle ne pourra pas être reprise sans l'important concours des Kurdes.

La collaboration militaire des Russes et des Américains devient, que cela déplaise ou non fortement à ces derniers inévitables en dépit de leurs invectives au Conseil de Sécurité de l'ONU.

Aux Russes l'essentiel de la reconquête de la Syrie en appui de l'armée Syrienne, aux Américains celle de l'Irak en appui essentiellement des Kurdes en raison de l'hostilité entre les militaires irakiens Chiites et les Sunnites des territoires à reconquérir.

Les Kurdes ne devraient pas "se faire avoir" et manquer la chance historique de pouvoir "monnayer" leur concours indispensable.

Les accords Sykes-Picot entre le Royaume Uni et la France, vont être remplacés par le projet d’accords entre la Russie et les USA présenté par le président Poutine au vice-président des USA qui d’une manière générale aboutira une nouvelle fois à une remise en cause du principe de l’intangibilité des frontières devenu malheureusement obsolète et à la partition des actuels Etats d’Irak et de Syrie.

Sans un nouveau Congrès de Vienne, deux siècles après la fin de l’empire Napoléonien, il y a fort à craindre qu’un siècle après le Traité de Versailles, une nouvelle vaste confrontation militaire puisse avoir lieu si la Turquie s’estime sacrifiée. Mais à l’issue d’une telle confrontation au terme de laquelle la Turquie serait vaincue, il est probable que le Kurdistan turc devienne lui aussi indépendant, les frontières est de la Turquie se trouvant ramenées au mur d’Hadrien.

Ce qui ne serait pas en soi un mal pour l’Union Européenne car son intégration se trouverait grandement facilitée.

Ceci étant il vaudrait mieux un grand accord mais toute la question est de savoir quelle importante contrepartie donner à la Turquie pour qu’elle accepte alors une fois pour toute de se débarrasser de la question kurde ?

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:56

1° Ouvrir les yeux et admettre une bonne fois pour toutes que les islamistes ont déclaré la guerre à l'occident, avec la France en première ligne. Se persuader que cette guerre ne se fera pas sans mort, sans prise d'otages, d’autres attentats, qu'elle se fera aussi chez nous et donc qu'il faudra nous montrer plus vigilant et moins vulnérable y compris émotionnellement. Savoir que notre ennemi trouvera parmi nous des sympathisants et des complices dans tous les milieux et en plus grand nombre que ce ne fut le cas pour le FLN.

2° Cesser de reculer devant les exigences toujours plus grandes de ces extrémistes et de leurs complices, qui, en affaiblissant notre culture et en imposant la leur, cherchent surtout à tester et à saper notre esprit de résistance.

3° Agir en portant le fer là où apparaît un furoncle : une immigration débridée qui rend insolubles les problèmes du logement, du chômage, de la dépense publique, ça se contrôle. des barbus, des imams ou des rappeurs qui appellent à la guerre sainte, à la haine et au crime, ça se sanctionne. - des quartiers qui caillassent les représentants de l'État, qui rackettent les artisans, ça se neutralise. de discrètes écoles coraniques qui forment les djihadistes de demain, ça se ferme. - des clandestins, ça s'expulse, surtout les délinquants. - des subventions à toutes ces associations qui font leur beurre dans l'anti-France, ça se supprime, et .....on revoit nos programmes d'histoire, on jette la repentance aux orties, on laisse la transparence aux vitriers ........etc. etc.

Et ne me dites pas qu'il s'agit là de racisme, de fascisme ou d'extrême droite! Il s'agit de légitime défense et de résistance dans le respect de la loi, ni plus, ni moins ! Vous pensez sans doute que ce n'est pas demain la veille ?......

Je crois néanmoins que, sans un sursaut, le pays de la douceur de vivre, le plus beau pays du monde, risque fort de disparaître dans d'atroces soubresauts ou dans une coupable et morne résignation, pour être remplacé par une autre que certains, et pas des moindres, semblent appeler de leurs vœux, on se demande pourquoi, et qui commence à faire peur..

Mais je me trompe peut-être... J'aimerais tellement avoir tort...

Enfin, réfléchissez, ne soyez ni sourds, ni aveugles, ni muets.

Général Antoine Roch Albaladéjo Légion Étrangère

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 14:24

Alors qu’il devrait pourtant être évident pour la classe politique qu’il est contreproductif de recourir à des engagés volontaires de l’Armée de Terre, de l’Air ou de la Marine pour assurer des missions de police dans une opération Sentinelle où de surcroit leur capacité d’action est plus que limitée alors et pourtant que le Pouvoir politique soutient, à juste titre, que la France se trouve en état de guerre.Que si pour le Commandement cette participation aberrante à Sentinelle améliore l’image de l’Armée française aux yeux de la Nation, elle a l’inconvénient majeure de limiter considérablement sa capacité militaire à intervenir contre l’ennemi extérieur et de démotiver beaucoup d’engagés qui, avant tout se sont engagés, pour se battre dans des Opérations Extérieures ou sur le Théâtre Européen, et voient leur entrainement sacrifié.

Alors que par ailleurs l’Armée de Terre ne doit plus se contenter d’être organisée comme un simple Corps Expéditionnaire mais doit rapidement reconstituer un Corps Blindés et Mécanisés, il devient urgent de remettre sur pied une véritable Défense Opérationnelle du Territoire autour de la Gendarmerie Mobile, partie intégrante de l’Armée qui devrait pouvoir disposer de manière permanente pour assurer la défense des points sensibles, les patrouilles et les gardes fixes indispensables, d’un effectif complémentaire de 150000 hommes ( en fait moins de 75 000 hommes en permanence en tenant compte des temps de repos) qui ne peut être atteint que par le rétablissement du Service Militaire sous une forme courte de 3 mois en 4 contingents annuels après élimination des seuls inaptes physiquement ou mentalement suivant des « classes » de 6 semaines continues suivies d’une affectation de 6 semaines continues en escadron sans permissions pendant tout le temps de leur Service Militaire.

Il faut arrêter de faire croire aux Français que la défense du territoire national peut être suffisamment assurée par les effectifs actuels de Police et de Gendarmerie simplement renforcés par une Réserve prétendument « Opérationnelle » théoriquement de 180 000 hommes maximum sur le papier dont seulement 28 000 dans les armées même portée à 30000 hommes qui, mobilisés au grand maximum 30 jours / 1 mois par an (dont une dizaine de jours maximum de formation militaire pour les volontaires non retraités des Armées ou de la Police) ne peut fournir qu’un effectif permanent de 30000 : 12 mois soit 2500 hommes sur 24 heures soit en tenant compte d’un temps de repos obligatoire guère plus de 1000 hommes en permanence par jour affectée à des patrouilles ou à des gardes statiques.

Il est évident que ces 1000 réservistes militaires permanents possibles actuels par jour même augmentés à 2500 voire 3000 d'ici plusieurs mois vont obliger les gouvernements à maintenir encore longtemps dans l'opération Sentinelle 3000 militaires professionnels engagés qui devraient l'être dans des Opérations Extérieures de plus en plus imminentes.

Une telle "Garde Nationale" sans recours au rétablissement du Service mmilitaire ne peut que permettre le seul remplacement des 3000 militaires volontâires qui devaient, avant les événements du 14 juillet, être retirés de l'Opération Sentinelle.

Il y a donc une extréme urgence à rétablir une véritable Défense Operationnelle du Territoire qui n'est possible que par le rétablissement d'un Service Militaire court de 3 mois assuré dans le cadre de la Gendarmerie Mobile. Les Armées de Terre, d'Air et la Marine Nationale professionnelles n'ayant pas vocation sauf cas extrème à assurer ces missions de DOT.

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 09:47
Europe-Armées-France-Plan Au Contact- Iere Division-Force Scorpion-Russie-Conflit classique-Divisions-Retour-Chars de Combat-Hélicoptère de combat-Corps d’Armée blindée mécanisée

Après la chute du mur de Berlin et la disparition de la menace d’un conflit classique, les principales armées européennes ont mis fin à la conscription réduisant considérablement leur taille pour se transformer en espèce de Corps Expéditionnaire pour des Opérations extérieures au théâtre Européen avec abandon des formations en Divisions réduites au niveau de Brigades peu dotées de chars lourds notamment faute de terrains de combat appropriés et surtout de capacité aérotransportable.

Le retour possible d’une confrontation sur le théâtre européen implique, non pas de se passer d’un Corps Expéditionnaire pour les Opex mais de reconstituer des Corps Blindés Mécanisés composés de Divisions Blindées et Mécanisées.

Si actuellement la composante européenne de l’Otan totalise environ sur le papier 2000 chars de combat de modèles divers dont une bonne partie n’est pas en état, l’armée russe prévoit d’être dotée de 2300 nouveaux chars de combat T14 Armata à 2020. En outre les unités intégrés à l’Otan et notamment celles de l’Armée française souffrent d’un sous-entrainement alors que celui de l’Armée russe est en amélioration constante.

Actuellement l’Armée française compte environ 250 chars lourds avec une disponibilité de 60.% répartis en 4 régiments. Les Divisions supprimées en 1999 vont être reconstituées et la Ière et la 3ème Divisions succèderont aux actuelles 1ere brigade mécanisée (Châlons-en-Champagne) dont la dissolution a été annoncée à l'automne dernier et à la 3ème brigade légère blindée (Clermont-Ferrand). Leurs régiments seront répartis entre les six brigades restantes, à savoir la 2ème BB, la 6ème BLB, la 7ème BB, la 9ème BIMa, la 11ème BP et la 27ème BIM. On trouvera donc 2 brigades lourdes (2 et 7), 2 médianes (6 et 9) et 2 légères (11 et 27). Chacune des deux divisions devraient intégrer une brigade de chaque type.

Dans le cadre du Plan "Au Contact" une grosse division la Ière Division forte de 25 000 hommes baptisée Force Scorpion va être reconstituée avec 4 des brigades actuelles et 2 régiments d'appuis divisionnaires

1er régiment d'artillerie 1er RA Belfort

19e régiment du génie 19e RG Besançon

7e brigade blindée de Besançon

35e RI Belfort

152e RI Colmar

1er RTIR Épinal

1er RCH Thierville-sur-Meuse

5e RD Mailly le camp

68e RAA camp de la Valbonne

3e RG Charleville-Mézières

9e Brigade d'infanterie de marine de Poitiers

1re RIMA Angoulême

2e RIMA Champagné

3e RIMA Vannes

126e RI Brive-la-Gaillarde

RICM Poitiers

11e RAMA Saint-Aubin-du-Cormier

6e RG Angers

27e brigade d'infanterie de montagne de Varces

7e BCA Varces

13e BCA Barby

27e BCA Cran-Gevrier

4e RC Gap

93e RAM Varces

2e REG Saint-Christol

Brigade franco-allemande de Müllheim

1er RI Sarrebourg

3e RH Metz

10 RC Bataillon de commandement et de soutien de la brigade franco-allemande BCS BFA Müllheim (Allemagne)

Cette nouvelle division reconstituée aligne 2 régiments de chars Leclerc soit seulement environ une centaine de chars opérationnels.

Mais malgré le retour en grâce du char de combat, on est loin d’un retour aux besoins évalués à 650 chars Leclerc au seuil des années 2000 (avec 17 régiments). Non seulement le nombre de ces chars Leclerc a besoin d’être sensiblement augmenté ( les Allemands prévoient d’emblée de porter le nombre de leurs Léopard 2 de 225 à 328) mais les existants ont besoin d’être remis à niveau alors que l’usine de production a cessé son activité.

Mais cette nécessité ne doit pas faire oublier que l’avenir est surtout aussi à l’accroissement du nombre de Régiments d’Hélicoptère de Combat regroupés dans une 4ème Division aéromobile supprimée en 2010 à reconstituer (Si le total des Armées européennes de l’Otan atteint environ 250 hélicoptères de combat, l’armée russe possède 300 MI 28 N). Certes la 4ème Brigade de Combat Aéromobile va également reconstituée avec les 1er, 3 et 5 RHC totalisant 150 hélicoptéres mais avec seulement environ 75 hélicoptères de combat.

Enfin, il serait opportun symboliquement qu’au moins la brigade franco-allemande soit recomposée avec 2 régiments blindés, 1 allemand et 1 français, ce dernier positionné à nouveau en RFA.

Reste surtout que cette Ière Division puisse avoir les moyens, en attendant la reconstitution d'un vrai Corps de Bataille, de s'entrainer au combat classique sur le théatre européen auquel les militaires ont cessé de s'entrainer depuis de trop nombreuses années.

Même si la Russie ne constitue pas une menace, il convient que les armées occidentales retrouvent rapidement un niveau de combativité potentielle classique sur le continent européen ne serait-ce que pour appuyer dans les années prochaines l’action diplomatique quand ne manquera pas de se poser pour l’ensemble du continent la question de la tenue d’un nouveau Congrès de Vienne (après celui de 1814-1815) pour redessiner les frontières de l’Europe qui deviennent obsolètes, nonobstant le principe de leur intégrité, face à celui de la liberté des Peuples à disposer d’eux-mêmes qui va s’imposer.

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