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4 décembre 2015 5 04 /12 /décembre /2015 21:53
Syrie- Operation Chamnal-Méditerrannée Orientale-Rafales-Porte-avion Charles  de Gaulle-Bombardements- Départ vers le Golfe

Alors que le porte-avion Charles de Gaulle s'est d'abord positionné en Méditerranée Orientale au large de la Syrie pour envoyer ses Rafales bombarder Daech ce qui impliquait au minimum une excellente coordination avec la Russie et indirectement de la Syrie pour permettre le survol de son territoire, il semblerait que ce scénario ne soit plus possible, raison pour laquelle, il va faire route vers le Golfe Persique alors que la distance pour aller frapper les cibles ennemies va se trouver sensiblement accrue.

Pourtant le Royaume Uni qui a décidé enfin d'intervenir en Syrie et a commencé de bombarder les positions de l'Etat Islamique doit le faire depuis ses bases de Chypre et donc survoler lui aussi la Syrie en coordination avec la Russie et avec l'accord implicite du gouvernement Syrien.

Doit-on en déduire que le rapprochement entre la France et la Russie a tourné court ?

Si tel est le cas, on ne peut que le déplorer.

Mais qu'en est-il alors des relations entre la Russie et le Royaume Uni ?

En attendant d'en savoir plus le changement de position du porte-avion Charles de Gaulle interpelle et mérite une explication qui ne peut se limiter à l'explication fournie, un peu courte, de la relève du porte-avion américain qui s'y trouve actuellement et la succession de la France au commandement de la coalition.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 19:27
Syrie- Daech- France-Russie-USA-Coalition- Porte avion Charles de Gaulle-Bombardements-Intervention troupes au sol-Limites- Rafales-Munitions- Dotation- Armée Syrienne- Bachar Al Assad-Royaume Uni-Russie-Commandement commun-Etat Major-

La France doit se rendre à l’évidence qu’une participation terrestre au sol en Syrie, autre que symbolique, de son armée n’est pas actuellement possible quand on sait qu’une telle intervention suppose de pouvoir disposer de troupes d’infanterie importantes alors que sur la vingtaine de régiments d’infanterie qui lui restent, la quasi-totalité est utilisée actuellement pour les opérations extérieures. En outre, elle ne veut pas compter sur l’armée syrienne et ne peut pas compter sur les forces rebelles « fréquentables » beaucoup trop peu nombreuses ni même, pas davantage que les américains, sur les troupes kurdes qui n’ont strictement aucune raison d’aller se battre en territoire de peuplement arabe donc au-delà des zones à reconquérir historiquement peuplées de Kurdes.

Or elle sait, mieux que les américains, semble-t-il, que l’on ne vaincra pas Daech sans intervention massive au sol.

En outre, elle va vite se rendre compte que si les destructions des infrastructures et des moyens logistiques requièrent des bombardements massifs, ce dont ont les moyens les Américains et sans doute les Russes, elle ne dispose pas elle de stocks de bombes suffisamment importants pré positionnées aux Emirats Arabes Unis ou en Jordanie ou embarqués sur le porte-avion Charles de Gaulle voire même en stock en France ; en outre son porte-avion ne peut pas être relevé d’ici quelques mois par un deuxième porte-avions faute d’en avoir construit un deuxième même si l’utilisation d’une base aérienne anglaise à Chypre peut être envisagée.

En supposant des bombardements au rythme maximum quotidiens par 10 avions Rafales ou Mirage 2000 sur la trentaine disponible à 6 AASM tirés par avions par jour soit 60 par jours et 600 en dix jours et 6000 en 100 jours, ou 1 à 2 SCALP-EG par jour soit 100 à 200 en 100 jours, très rapidement les dotations en bombes capables d’être larguées ou tirées emmenées par les Rafale et les Mirage 2000 seront consommées. Or les Américains bombardent depuis plus d’une année sans résultats tangibles à ce jour et les Russes depuis 2 mois et demi sans davantage de succès apparents à ce jour.

Que feront la France, les Russes et les Américains si, à l’issue des 6 mois à venir, la situation comme on peut le craindre n’a pas sensiblement évolué ?

Il faudra bien qu’ils mettent des troupes au sol au côté de celles du gouvernement légitime de Syrie comme l’envisage sans doute la Russie et, pour la France si elle ne veut pas faire de la figuration, d’envoyer au minimum une brigade d’infanterie ( 6 000 hommes) pouvant être relevée par une deuxième en distrayant toutes les troupes de l’armée de terre affectées de manière ridicule aux plans Vigipirate et Sentinelle dont l’exécution ne devrait relever que des forces de police et de gendarmerie et de leurs réserves en attendant le rétablissement rapide d’un Service militaire court de 4 mois et en en retirant des Opérations en Afrique ce qui suppose qu’elle puisse y être relevée par d’autres au nom de la solidarité des Etats de l’Union Européenne (allemands, belges espagnols, italiens, néerlandais, polonais, portugais.. notamment s’ils ne veulent pas intervenir en Syrie) en espérant que, membre permanent du Conseil de Sécurité, le Royaume Uni finira par assumer ses responsabilités en envoyant en Syrie lui-aussi l’équivalant d’une brigade à ses côtés (avec la capacité de la relever). Et ce même si les Américains maintiennent leur refus d'intervention au sol.

Préalablement et rapidement, le principe de l’intangibilité des frontières de la Syrie et de l’Irak étant devenu utopique, un pré-accord secret sur la partition future de ses deux Etats doit être trouvé prévoyant, une fois détruit l’Etat Islamique, un Etat arabe sunnite sur le territoire qu’il occupe actuellement à cheval entre les deux Etats actuels et des plans coordonnés doivent être d'ores et déjà préparés pour l’attaque au sol concomitante sur 3 fronts contre l’Etat Islamique : un Front Nord tenus par les Kurdes, à défaut d’intervention de la Turquie, avec pour objectif la seule reconquête des territoires de peuplement majoritairement kurde avec la reprise de Mossoul, un Front Ouest tenu par une alliance claire avec la Russie, de la France et du Royaume Uni au côté de l’armée Syrienne d’Assad avec un Etat-Major commun sous Commandement Russe à créer avec comme objectif premier la reprise de Raqqa et un Front Sud tenu par l’armée Irakienne et l’armée Iranienne avec pour objectif la seule reprise de Fallouja.

Une fois l'Etat Islamique vaincu, une grande conférence de Vienne devra redessiner la carte des futurs Etats de la Région sur la base du pré-accord secret préalable aux opérations.

Outre l'Etat Sunnite Syro-Irakien démilitarisé à créer dans les frontières sus-décrites, il faudra bien admettre la création :

. d'un Etat Alaouite- Druze-Chrétien-Chiite, Syro-Libanais placé sous protection conjointe russo-franco-britannique

. d'un Etat indépendant Kurde d'Irak partiellement démilitarisé sous contrôle de l'ONU étendu aux territoires directement frontaliers syriens de populations kurdes susceptibles de continuité territoriale.

. d'un Etat chiite indépendant d'Irak sous le protectorat de fait de l'Iran.

Compte tenu de la position ambigu de la Turquie dont les ennemis principaux sont les Kurdes, son intervention militaire en Syrie n'est pas souhaitable d'autant que l'Union Européenne a besoin d'un accord avec elle sur les émigrés qui ne saurait être obtenue à n'importe quelle conditions susceptibles de limiter la totale liberté d'action sur le plan militaire. En revanche, pour lui faire admettre les modifications territoriales de la région les zones de peuplement turkmènes du nord de la Syrie seront rattachées à la Turquie.

Faute de le faire, on sera en droit de se demander si après avoir la responsabilité du chaos actuel en Libye, le Royaume Uni et la France pourront longtemps encore conserver leur statut de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU et le droit de veto dont ils disposent avec les USA, la Chine et la Russie.

L’heure a sonné pour tous les apprentis sorciers, grands défenseurs de l’instauration d’un modèle occidental de démocratie rejeté par la majorité dans de nombreux pays musulmans qui détestent les valeurs de l’Occident d’admettre que le jour où ils finiront par les trouver supérieures aux leurs de se battre seuls contre leurs dictateurs pour les renverser sans compter sur le soutien des Occidentaux qui n’auraient jamais dû créer le chaos en supprimant Kadhafi, Saddam Hussein ou Bachar El Assad ou en continuant de manière sélective d’ailleurs de vouloir supprimer tous les dictateurs de la planète. Ce n’est pas eux qui iront mourir pour cette cause mais de jeunes militaires français volontaires pour défendre des valeurs dont ne veulent pas, mis à part une certaine élite très minoritaire, les populations musulmanes même modérées, comme il suffit de constater la réislamisation massive de la Turquie depuis que l’armée turque a cessé d’exercer son contrôle sur le gouvernement islamique de Tayyip Erdogan.

La France révolutionnaire n’a pas compté sur l’aide des étrangers mais a du même se battre contre eux pour gagner la démocratie.

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22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 17:32

Les hommes avaient perdu le goût

de vivre et se foutaient de tout

leur mèr’s, leur frangins, leurs nanas pour eux c’étaient du cinéma.

Le ciel redevenait sauvage, le béton bouffait l’paysage

d’alors.

Les loups

ou ! ouh ! ououououh !

Les loups étaient loin de Paris,

en Syrie, en Maurétanie, les loups étaient loin de Paris - J’aimais ton rire, charmante Elvire. Les loups étaient loin de Paris.

Mais ça fait cinquante lieues

dans une nuit à la queue-leu-leu,

dès que ça flaire une ripaille

de morts sur un champs de bataille,

dès que la peur hante les rues,

les loups s’en viennent la nuit venue :

Alors…..

Les loups

ouh ! ouh ! ououououh !

les loups ont r’gardé vers Paris,

de Syrie,

de Maurétanie,

les loups ont r’gardé vers Paris -

cessez de rire

charmante Elvire

les loups regardent vers Paris.

Et v’la qu’il fit un rude hiver,

cent congestions en fait-divers

Volets clos, on claquait des dents,

mêm’ dans les beaux arrondissements

et personn’ n’osait plus, le soir,

affronter la neig’ des boul’vards !

Alors……..

Deux loups

ou ! ouh ! ououououh !

deux loups sont entrés dans Paris,

l’un par Bobigny,

l’autre par St-Denis,

deux loups sont entrés dans Paris.

Cessez de rire

charmante Elvire

Deux loups sont entrés dans Paris.

Le premier n’avait plus qu’un œil,

c’était un vieux mâle de Krivoï,

il installa ses dix femelles

dans le maigre squar’ de Sarcelles

et nourrit ses deux cents petits

avec les enfants de Passy.

Alors….

Cents loups

ou ! ouh ! ououououh !

cent loups sont entrés dans Paris

soit par Bobigny,

soit par St Denis

cent loups sont entrés dans Paris.

– cessez de rire

charmante Elvire

Cent loups sont entrés dans Paris.

Le deuxième n’avait que trois pattes,

c’était un loup gris de l’Euphrate

qu’on appelait Karim’-Tranchant,

il fit faire gras à ses enfants

et leur offrit six ministères

et tous les gardiens des fourrières.

Alors

Les loups

ou ! ouh ! ououououh !

les loups ont envahis Paris

- cessez de rire charmante Elvire

les loups ont envahi Paris

soit par Bobigny,

soit par St Denis,

les loups ont envahi Paris.

– cessez de rire

charmante Elvire

Les loups ont envahi Paris.

Attirés par l’odeur du sang,

il en vint des milles et des cents

faire carrouss’liesse et bombance

dans ce foutu pays de France,

jusqu’à c’que les homm’s aient r’trouvé

l’amour et la fraternité.

Alors

Les loups

ou ! ouh ! ououououh !

les loups sont sortis de Paris,

soit par Bobigny,

soit par St Denis,

les loups sont sortis de Paris.

J’aime ton rire charmante Elvire.

Les loups sont sortis de Paris.

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 13:03
France- Islamistes- Attentats -Guerre- Etat d’Urgence-Couvre-feu - Réserves Opérationnelles- Sécurité- Défense Opérationnelle du Territoire- Vigipirate-Sentinelle -Renseignement- Dissuasion -Patrouilles-Garde statique-Police-Gendarmerie- COP 21-Armée- Rétablissement du Service Militaire-

Avec les attentats à Paris dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015, les Français vont finir par prendre enfin conscience que les mesures prises par leurs gouvernements depuis des années s’avèrent notoirement insuffisantes essentiellement pour des raisons d’effectifs.

Quelques soient l’augmentation des efforts en matière de renseignements, il est prouvé par les expériences du passé, que l’ennemi est capable de s’adapter aux moyens d’investigation puissants en revenant à des pratiques anciennes en matière de communication et à se procurer aisément des armes de guerre de sorte que la préparation de nombreux attentats échappera de plus en plus aux service spécialisés.

Dès lors même activés à leur plus haut niveau, les plans Vigipirate, Sentinelle vont leur apparaitre comme de simples écrans de fumée incapables de dissuader l’ennemi de passer à l’acte dans la mesure où les gardes statiques, les patrouilles de police, de gendarmes ou de militaires apparaissent trop peu nombreuses.

Or à un moment où la France a la prétention d’augmenter son effort de guerre, il serait irresponsable de continuer d’affecter les militaires, autres que les gendarmes, déjà trop peu nombreux pour remplir de manière satisfaisante les missions extérieures, à la sécurité du territoire national qui doit être assurée exclusivement par les forces de police et de gendarmerie.

Mais comme celles-ci sont en sous-effectifs, le gouvernement va bien devoir se poser de manière urgente la question du rétablissement du Service Militaire pour fournir à la gendarmerie mobile les effectifs dont elle a besoin.Et la Réserve Opérationnelle forte en théorie d'un grand maximum de 50000 hommes au total entre les 3 armées de l'Air, de Terre, de Mer et la gendarmerie employés dans le civil difficilement mobilisables ne permet au mieux de disposer de 2500 hommes en permanence.

D’autant que l’affectation d’effectifs importants pour assurer la sécurité de la CO 21 va entrainer le jour où les personnels de police, les CRS, les gendarmes et autre militaires prendront leurs congés et permissions mérités un immense vide sécuritaire dont sauront profiter les islamistes.

Sans compter que la vague migratoire va sans doute imposer de mobiliser des effectifs importants.

Sans compter aussi qu’une insurrection dans 2 ou 3 banlieues sensibles de France rendrait la situation dramatique.

Décréter l’Etat d’Urgence ne suffit pas à faire croire à la population que sa sécurité va se trouver soudainement renforcée.

Or qu’ont proposé jusqu’à présent nos différents partis nationaux y compris le FN.

Rien ou presque rien ! La France est nue !

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 09:42
Syrie-Russie-Intervention militaire- Îrak- Intangibilié des frontières-Accords Sykes Piccot-Partition-Etats Alaouite et Chrétien, Chiite,Sunnite,Kurde

Avec l’indépendance du Kosovo, le Président russe Poutine a bien compris que les Etats Unis et leurs vassaux européens de l’Otan se servaient comme cela les arrangeait d’abord des deux principes difficilement conciliables du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes d’une part et de l’intangibilité des frontières d’autre part, ensuite du droit d’ingérence dans les affaires d’Etat souverain au nom de la protection des civils et récemment du principe assez « fumeux » en droit international de « légitime défense ».

Au titre de son droit historique et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la Russie s’est donc estimée en droit d’annexer la Crimée.

Il est clair désormais que le principe de l’intangibilité des frontières, dès lors qu’il a été bafoué en premier par ceux qui l’avaient créé, celui des peuples à disposer d’eux-mêmes va s’imposer.

Le président Poutine a bien compris aussi qu’après 5 années de guerre civile en Syrie et plus en Irak, et qui risque de revenir au Liban, les populations de ces pays sont irréconciliables pour très longtemps de sorte que désormais les frontières artificielles imposées par les Anglais et les Français dans le cadre des accords Sykes-Picot de 1916 avec l’accord de la Russie entérinés ensuite par la conférence de San Remo de 1920 en se partageant les dépouilles de l’empire Ottoman qui faisaient cohabiter tant bien que mal les populations depuis la chute de l’empire romain d’orient, sont devenus caducs. Aucun gouvernement Syrien futur, avec ou sans Assad ne pourra gouverner l’Etat Syrien restauré dans ses frontières actuelles.

Désormais donc seule la partition des Etats d’Irak (de fait déjà pratiquement en vigueur) et de Syrie sur des bases raciales et confessionnelles est la solution pour rétablir la paix et protéger les minorités et notamment les chrétiens d’Orient dont la Russie s’estime la seule protectrice faute par la France d’assumer à ses côtés sa vocation historique sur ce point.

Après consolidation donc de l’Etat syrien dans sa partie Ouest, et de l’Etat Irak dans sa partie Sud, l’éclatement de ces deux Etats artificiels est inéluctable comme la partition de la Yougoslavie l’est devenue à la différence qu’il n’est même pas sûr que l’on puisse même recréer un Etat multiconfessionnel sur le modèle de celui de Bosnie qui n’apparait guère un succès à ce jour. A maints égards, les problèmes liés au mélange des races et des religions au Proche et Moyen Orient ressemblent de plus en plus à ceux rencontrés dans les Balkans et qui ont conduit à l’éclatement de la Yougoslavie et le retour à l’indépendance d’Etats séculaires fondés soit sur la race soit sur la religion.

Un siècle après la Première Guerre mondiale, toute la géographie du Proche Orient est à revoir!

La Turquie connait de manière durable le problème des Kurdes qui aspirent à retrouver l’Etat éphémère indépendant qu’ils avaient obtenu en 1920 au traité de Sèvre avant qu’on leur retire trois ans plus tard au traité de Lausanne et qui peuvent légitimement espérer le retrouver depuis qu’au Nord de l’Irak, les Kurdes d’Irak ont réussi à se créer un Etat autonome. La question kurde est l’un des éléments de nature à empêcher durablement les progrès de la Turquie vers son adhésion souhaitable à l’Union Européenne. Elle devra un jour ou l’autre finir par admettre que sa nouvelle frontière doit être ramenée à la frontière de l'empire romain sous l'empereur Hadrien et que les kurdes dispersés entre son territoire, la Syrie, l’Irak et l’Iran doivent pouvoir se constituer en un Etat souverain. Profitant de la guerre civile, les Kurdes de Syrie, bénéficient de la part de l’Etat Syrien d’une certaine complaisance pouvant légitimement laisser penser qu’il a admis la sécession future du territoire ou ils sont majoritaires et mènent la guerre aux rebelles arabes pourtant sunnites comme eux.

Au Centre et au Sud de l’Irak, la guerre de religion fait rage entre arabes sunnites et arabes chiites et il parait désormais utopique d’espérer une réconciliation. De même en Syrie, le fossé entre les arabes alaouites d’obédience chiite et les sunnites n’a plus guère de chance de se combler.

La partition des Etats créés il y a un siècle est inéluctable et un nouveau « Congrès de Vienne » devra finir par imposer la création plus que probable des nouveaux Etats suivants :

Un Etat Kurde, un Etat arabe sunnite d’Irak et de Syrie, un Etat arabe alaouite- chrétien qui devrait se fédérer avec le Liban.

Sans oublier qu’un tel Congrès devra aboutir également à la création d’un Etat palestinien fédéré avec le Royaume de Jordanie.

Une telle architecture devrait raisonnablement être acceptée par les Chiites d’Iran, d’Irak et du Liban ainsi que les Alaouites et les Chrétiens de même que par les Sunnites syriens et Irakiens soutenus par les monarchies arabes sunnites, et pourquoi pas par Israël.

On peut penser qu’avec son intelligence à avoir toujours un coup d’avance sur les autres hommes politiques occidentaux, le président Poutine est favorable à une telle solution qui, en outre, aurait l’avantage de créer un précèdent pour la remise en cause de l’intangibilité des frontières en Europe et une meilleure application du principe des peuples à disposer d’eux-mêmes.

La difficulté la plus importante pour un succès d’un tel Congrès proviendra de la Turquie mais la grande instabilité qui est en train de s’y instaurer devrait permettre moyennant de très grandes contreparties à fournir, dans son intérêt bien compris par l’Union Européenne, mais aussi par la Russie, de surmonter tous les obstacles.E

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 14:46
Syrie-Russie-Intervention militaire-Poutine-Irak-Accords Sykes Picot-Partition-Monarchies arabes-Israel- Etats Alaouite Sunnite Chiite Kurde

Avec l’indépendance du Kosovo, le Président russe Poutine a bien compris que les Etats Unis et leurs vassaux européens de l’Otan se servaient comme cela les arrangeait d’abord des deux principes difficilement conciliables du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes d’une part et de l’intangibilité des frontières d’autre part, ensuite du droit d’ingérence dans les affaires d’Etat souverain au nom de la protection des civils et récemment du principe assez « fumeux » en droit international de « légitime défense ».

Au titre de son droit historique et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, la Russie s’est donc estimée en droit d’annexer la Crimée.

Il est clair désormais que le principe de l’intangibilité des frontières, dès lors qu’il a été bafoué en premier par ceux qui l’avaient créé, celui des peuples à disposer d’eux-mêmes va s’imposer.

Le président Poutine a bien compris aussi qu’après 5 années de guerre civile en Syrie et plus en Irak, et qui risque de revenir au Liban, les populations de ces pays sont irréconciliables pour très longtemps de sorte que désormais les frontières artificielles imposées par les Anglais et les Français dans le cadre des accords Sykes-Picot de 1916 avec l’accord de la Russie entérinés ensuite par la conférence de San Remo de 1920 en se partageant les dépouilles de l’empire Ottoman qui faisaient cohabiter tant bien que mal les populations depuis la chute de l’empire romain d’orient, sont devenus caducs. Aucun gouvernement Syrien futur, avec ou sans Assad ne pourra gouverner l’Etat Syrien restauré dans ses frontières actuelles.

Désormais donc seule la partition des Etats d’Irak (de fait déjà pratiquement en vigueur) et de Syrie sur des bases raciales et confessionnelles est la solution pour rétablir la paix et protéger les minorités et notamment les chrétiens d’Orient dont la Russie s’estime la seule protectrice faute par la France d’assumer à ses côtés sa vocation historique sur ce point.

Après consolidation donc de l’Etat syrien dans sa partie Ouest, et de l’Etat Irak dans sa partie Sud, l’éclatement de ces deux Etats artificiels est inéluctable comme la partition de la Yougoslavie l’est devenue à la différence qu’il n’est même pas sûr que l’on puisse même recréer un Etat multiconfessionnel sur le modèle de celui de Bosnie qui n’apparait guère un succès à ce jour. A maints égards, les problèmes liés au mélange des races et des religions au Proche et Moyen Orient ressemblent de plus en plus à ceux rencontrés dans les Balkans et qui ont conduit à l’éclatement de la Yougoslavie et le retour à l’indépendance d’Etats séculaires fondés soit sur la race soit sur la religion.

Un siècle après la Première Guerre mondiale, toute la géographie du Proche Orient est à revoir!

La Turquie connait de manière durable le problème des Kurdes qui aspirent à retrouver l’Etat éphémère indépendant qu’ils avaient obtenu en 1920 au traité de Sèvre avant qu’on leur retire trois ans plus tard au traité de Lausanne et qui peuvent légitimement espérer le retrouver depuis qu’au Nord de l’Irak, les Kurdes d’Irak ont réussi à se créer un Etat autonome. La question kurde est l’un des éléments de nature à empêcher durablement les progrès de la Turquie vers son adhésion souhaitable à l’Union Européenne. Elle devra un jour ou l’autre finir par admettre que sa nouvelle frontière doit être ramenée à la frontière de l'empire romain sous l'empereur Hadrien et que les kurdes dispersés entre son territoire, la Syrie, l’Irak et l’Iran doivent pouvoir se constituer en un Etat souverain. Profitant de la guerre civile, les Kurdes de Syrie, bénéficient de la part de l’Etat Syrien d’une certaine complaisance pouvant légitimement laisser penser qu’il a admis la sécession future du territoire ou ils sont majoritaires et mènent la guerre aux rebelles arabes pourtant sunnites comme eux.

Au Centre et au Sud de l’Irak, la guerre de religion fait rage entre arabes sunnites et arabes chiites et il parait désormais utopique d’espérer une réconciliation. De même en Syrie, le fossé entre les arabes alaouites d’obédience chiite et les sunnites n’a plus guère de chance de se combler.

La partition des Etats créés il y a un siècle est inéluctable et un nouveau « Congrès de Vienne » devra finir par imposer la création plus que probable des nouveaux Etats suivants :

Un Etat Kurde, un Etat arabe sunnite d’Irak et de Syrie, un Etat arabe alaouite- chrétien qui devrait se fédérer avec le Liban.

Sans oublier qu’un tel Congrès devra aboutir également à la création d’un Etat palestinien fédéré avec le Royaume de Jordanie.

Une telle architecture devrait raisonnablement être acceptée par les Chiites d’Iran, d’Irak et du Liban ainsi que les Alaouites et les Chrétiens de même que par les Sunnites syriens et Irakiens soutenus par les monarchies arabes sunnites, et pourquoi pas par Israël.

On peut penser qu’avec son intelligence à avoir toujours un coup d’avance sur les autres hommes politiques occidentaux, le président Poutine est favorable à une telle solution qui, en outre, aurait l’avantage de créer un précèdent pour la remise en cause de l’intangibilité des frontières en Europe et une meilleure application du principe des peuples à disposer d’eux-mêmes.

La difficulté la plus importante pour un succès d’un tel Congrès proviendra de la Turquie mais la grande instabilité qui est en train de s’y instaurer devrait permettre moyennant de très grandes contreparties à fournir, dans son intérêt bien compris par l’Union Européenne, mais aussi par la Russie, de surmonter tous les obstacles.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 18:37

8. Déchristianisation de l’Europe Occidentale et Centrale -Déchristianisation et Désoccidentalisation de l’Afrique du nord et du Proche Orient- Rechristianisassions de la Russie

L’indépendance de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc entraine non seulement une émigration chrétienne vers l’Europe mais une émigration musulmane encore plus importante en provenance de ces pays ainsi que de Turquie.

Alors que la déchristianisation en Europe Occidentale s’accélère à partir des années 1975, la pratique de l’Islam commence à se développer en lien avec les crises du Proche Orient. En 1976, une première insurrection islamique a lieu en Syrie avec une série de révoltes et d'insurrections armées par des islamistes sunnites, membres pour la plupart des Frères musulmans. Menée contre l'autorité du Parti Baas, elle est surnommée la « longue campagne de terreur ». Durant le conflit, les islamistes attaqent à la fois des civils (Alaouites, baassistes, laïques, nationalistes et communistes) et des militaires.

Après la Seconde Guerre mondiale, le Shah d’Iran s’était rapproché progressivement des États-Unis. Si la politique volontariste du chah améliore considérablement le niveau de vie des Iraniens et permet au pays une modernisation rapide dans les années 1960 et 1970, elle contribue à élargir le fossé économique, social et culturel entre une élite fortement occidentalisée et une classe populaire sensible au conservatisme religieux.

En 1978, de plus en plus critiqué, le chah doit faire face à un soulèvement populaire (la Révolution iranienne) qui s'accentue au fil des mois et d'où émergèrent les fondamentalistes chiites inspirés par l'ayatollah Khomeini. En janvier 1979, après avoir perdu progressivement ses soutiens traditionnels et l'appui occidental, Mohammad Reza Pahlavi nomme en dernier recours l'opposant social-démocrate Shapour Bakhtiar au poste de Premier ministre et quitte ensuite l'Iran. Le renversement du gouvernement Bakhtiar et la déclaration de neutralité de l'armée, quelques semaines plus tard, précipitèrent sa chute et contribuèrent à l'avènement de Khomeini.

Le 27 avril 1978 en Afghanistan commence la révolution, avec pour résultat l'arrivée au pouvoir du Parti démocratique populaire d'Afghanistan (PDPA) qui proclame le pays « République démocratique d'Afghanistan » (DRA). Les tentatives faites par les dirigeants du pays de mettre en œuvre de nouvelles réformes, qui permettraient de surmonter le retard de l'Afghanistan, rencontre la résistance de l'opposition islamique. Les tentatives de déstabilisation se font via le Pakistan où le général Zia a instauré, après le coup d’État de 1977, un régime militaro-islamiste et fait pendre, le 4 avril 1979, le Premier ministre démocratiquement élu Zulfikar Alî Bhutto Le 14 septembre, le président afghan Nour Mohammad Taraki, très favorable à Moscou, est assassiné par son concurrent communiste Hafizullah Amin, qui lui succède et prend ses distances avec Moscou. De plus, l’Iran de Khomeiny, hostile au « grand Satan » américain, déteste tout autant l’Union soviétique et suscite l’inquiétude de Moscou de voir s’étendre la contestation religieuse en Asie centrale soviétique. En mars, un mois seulement après la révolution iranienne, la ville d’Hérat s'était d’ailleurs soulevée contre le régime communiste de Kaboul ; les services soviétiques y avaient vu la main de Téhéran. Toutes ces raisons poussent Moscou à intervenir. Le 25 décembre, l’Armée Rouge entre en Afghanistan. Une vive résistance nationale se met en place face à un occupant soviétique qui ne s’attendait pas à une telle réaction. De plus cette agression soulève une grande émotion dans l’ensemble de la résistance afghane moudjahidine, soutenue et financée entre autres par la CIA et autres services secrets occidentaux. Des réseaux se mettent en place pour acheminer armes et volontaires venant du Maghreb, de la péninsule arabique, d'Égypte, du Levant voire d'Europe. Le Pakistan devenant une base arrière. Le 27 janvier 1980, une "Alliance Islamique" regroupe une partie des résistants.

Après la mort de Tito en 1980, la Yougoslavie devient vite ingouvernable. Chacune des nations demande plus d’autonomie

En Egypte le président Anouar el-Sadate qui a signé en 1978 les accords de Camp David avec le premier ministre israélien est confronté à l'incompréhension de ses concitoyens et de la majorité des Arabes. Il doit aussi affronter la montée de l'intégrisme islamique, encouragé par la victoire de Khomeiny en Iran. Le 3 septembre 1981, il fait arrêter 150 opposants islamistes. Parmi eux figure le frère d'un des soldats appelés à défiler devant le «raïs» un mois plus tard, dans le stade où, pour des raisons de sécurité, a été cantonnée la parade militaire. Le 6 octobre, il est assassiné pendant le défilé.

En février 1988, Mikhaïl Gorbatchev décide de retirer les troupes d’Afghanistan. La trêve devient effective un an plus tard, le 15 février 1989, date de la fin du retrait soviétique d'Afghanistan.

Cette même année 1989 est celle de la chute du mur de Berlin. L'année où tombe le mur de Berlin et où se termine la guerre froide, des nationalistes serbes revendiquent la prééminence au sein de la Fédération yougoslave dans laquelle depuis l’occupation ottomane, comme en ’Albanie de nombreux citoyens musulmans.

En Algérie en juin 1990 les islamistes du Front islamique du salut (FIS) font leur entrée dans le champ politique, en remportant des élections municipales algériennes du 21 juin 1990. Les guerres de Yougoslavie commencent avec en juin 1991 celle entre la Fédération avec la république de Slovénie.

Depuis 1990 la Libye est confrontée à une insurrection endémique en Cyrénaïque, animée par plusieurs mouvements, dont le Groupe islamique combattant en Libye, proche du réseau Al-Qaïda s. Le GICL est appuyé par la CIA, le MI16, et aussi par des factions au sein de l’agence de renseignement libyenne, dirigée à l’époque par Moussa Koussa

Le 8 décembre 1991, le président Boris Eltsine signe l’acte de décès de l’Union Soviétique. La chute du communisme va permettre la rechristianisation de la Russie et en faire un des fondements de la politique intérieure et extérieure de ce pays.

Aussitôt, la Tchétchénie, située dans le Caucase du Nord russe dirigée par le président Djokhar Doudaev, proclame son indépendance.

L’effondrement du bloc communiste provoque une explosion des nationalismes à l’Est, aux conséquences parfois dramatiques – comme c’est le cas dans les Balkans marqués par l’éclatement de la Yougoslavie. En 1991 encore, la Croatie et la Slovénie proclament leur indépendance, inaugurant le processus d’éclatement. Ils sont bientôt suivis de la Macédoine et de la Bosnie-Herzégovine. Les Serbes de Croatie et de Bosnie, qui souhaitent constituer une grande Serbie, boycottent la consultation et font appel au Gouvernement de Belgrade. En avril 1992, la guerre commence entre les Croates et les Serbes. Elle est marquée par des massacres de masse de Croates et de Musulmans, perpétrés par les Serbes qui mènent une politique de « purification ethnique ».

La crise yougoslave met en difficulté les pays de l’Union européenne qui peinent à trouver une politique extérieure commune. L’Union européenne reconnaît néanmoins l’indépendance de la Slovénie et de la Croatie en 1992. C’est l’OTAN qui intervient en Bosnie-Herzégovine. Cette intervention conduit en 1995 aux accords de Dayton (États-Unis) qui reconnaissent en Bosnie deux territoires à base ethnique : la Fédération de Bosnie-Herzégovine et la République serbe de Bosnie. La sécurité est assurée par une force militaire de l’Union européenne..

A partir de cette même année 1991, la guerre civile algérienne oppose le gouvernement algérien, disposant de l’armée nationale populaire et divers groupes islamistes. Le Front Islamique du Salut arrive en tête du premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991, avec 47 % des voix exprimées (le taux d'abstention étant de 41 %), ce qui provoque l'intervention de l’armée, qui interrompt le processus électoral au début de l’année 1992, selon les opposants de la démission de Chadli. Mais, officiellement, le président Chadli Bendjedid annonce sa démission le 11 janvier et un Haut Comité d'État est mis en place le 14 janvier à cause du vide constitutionnel, selon la constitution algérienne. Cette évolution entraîne l'Algérie dans une vague de violence et de terrorisme.

En 1994, le premier conflit avec la Russie embrase la petite république de Tchétchénie.

Cette même année 1994 le fondamentaliste musulman se répand au Pakistan et surtout en Afghanistan depuis. Le mouvement mène une guerre contre le gouvernement de l'État islamique d'Afghanistan, jusqu'à la prise de Kaboul en 1996 où les talibans instaurent le régime de l'Émirat islamique d'Afghanistan avec à sa tête Mohammad Omar.

En Tchétchénie, le conflit avec les Russes s'achève une première fois en novembre 1996. Aslan Maskhadov, chef de l’armée tchétchène séparatiste et Alexandre Lebed, général des forces armées de la fédération de Russie signent les accords de Khassaviourt, qui ne prévoient cependant aucune indépendance formelle immédiate pour la Tchétchénie. En janvier 1997, le président russe Boris Eltsine autorise l’élection présidentielle en Tchétchénie avec la participation comme candidats des anciens combattants, y compris les criminels de guerre. Aslan Maskhadov est élu avec 54 %. Mais Maskhadov n'arrive pas à maîtriser ses chefs de guerre qui réclamèrent l’instauration d'un Caucase islamique destiné à regrouper toutes les républiques voisines. Il essaie, mais sans succès, de combattre la propagation du wahhabisme.

En 1998-1999, une crise touche la province serbe du Kosovo peuplée en majorité d’Albanais musulmans qui veulent leur indépendance. La province passe sous tutelle des Nations unies.

En octobre 1999 commence la seconde guerre de Tchétchénie qui va durer jusqu’en mai 2000 et permet le rétablissement de l’autorité de Moscou.

Après deux tentatives d’assassinat contre Kadhafi en 1996 et 1998, les mouvements islamistes se révèlent impuissants à le renverser. Ils se tournent alors vers le djihad en Irak et en Afghanistan, où ils constituent un groupe important de djihadistes, dit le bataillon des Libyens, ou des Maghrébins.

A la suite de l’attentat par des islamistes du 11 septembre 2001 contre le Trade World Center, dès octobre 2001 les États-Unis, avec la contribution militaire de l'Alliance du Nord et d'autres nations occidentales (Royaume-Uni, France, Canada, etc.), entre en guerre contre le régime taliban. Cette guerre s'inscrit dans la « guerre contre le terrorisme» déclarée par l'administration Bush. Le but de l'invasion selon les États-Unis et leurs alliés était de capturer Oussama ben Laden, détruire l'organisation Al-Qaïda qui possède des bases dans le pays avec la bénédiction des talibans, et renverser ces derniers. La campagne initiale chasse les talibans du pouvoir, permettant l'instauration d'un gouvernement provisoire dirigé par Hamid Karzai à la suite des accords de Bonn de décembre 2001. Les talibans engagent alors une guérilla contre la Force internationale d'assistance et de sécurité (FIAS) qui regroupe les forces armées sous commandement de l'OTAN.

La guerre d'Irak, ou « seconde guerre du Golfe », commence officiellement le 20 mars 2003 avec l'invasion de l'Irak par la coalition menée par les États-Unis contre le Parti Baas de Saddam Hussein. L'invasion conduit à la défaite rapide de l'armée irakienne, à la capture et l'exécution de Saddam Hussein et à la mise en place d'un nouveau gouvernement.

Le président George W. Bush déclare officiellement l'achèvement des combats le 1er mai 2003.

Cette même année 2003, alors que la deuxième guerre de Tchétchénie engagée par le président Poutine est officiellement terminée pour les autorités russes, c'est Akhmad Kadyrov, pro-fédéral, qui devient président de la Tchétchénie.

En juin 2006, la république du Monténégro est devenue elle aussi indépendante à l’issue d’un référendum.

Le président actuel Ramzan Kadyrov, fils du défunt président tchétchène et ancien grand mufti Akhmad Kadyrov, assassiné le 9 mai 2004, lors d'un attentat pendant la célébration de l'anniversaire de la victoire contre les nazis, devient Président de la République tchétchène le 15 février 2007. Soutenu par le président russe Poutine et par admiration ou par peur par la majorité de la population, surtout pour ses succès dans l'écrasement de la rébellion et dans la reconstruction accélérée du pays, Ramzan se constitue en véritable maître de la Tchétchénie, aux côtés du nouveau parlement. Publiquement pro-fédéral et ostensiblement anti-wahhabite, il prône, d'un autre côté, une islamisation des mœurs et des coutumes tchétchènes et agit souvent en nationaliste radical.

L’indépendance du Kosovo est proclamée en 2008.

Le retour en force du nationalisme dans l’ex-Yougoslavie ravive les vieilles rancœurs entre slaves chrétiens notamment orthodoxes ayant subi l’occupation turque et slaves bosniaques islamisés considérés souvent par les premiers comme des renégats ainsi qu’avec les populations albanaises qui rêvent d’une Grande Albanie qui regrouperaient les Albanais musulmans du Kosovo et de la Macédoine avec les Albanais d’Albanie largement majoritaire dans leurs pays.

Au début de l’année 2009, les talibans sont redevenus actifs dans environ 70 % du territoire afghan

Mais le jeudi 17 février 2011, appelé « journée de la colère » par les opposants, des manifestations s'intensifient dans l'Est du pays, notamment à Benghazi. De nombreuses autorités appellent à l’insurrection contre le régime de Kadhafi : Une coalition d'oulémas encouragent le peuple à se soulever contre le régime, décrétant qu'il est du « devoir sacré» pour chaque fidèle libyen de se soulever contre le gouvernement de Kadhafi en raison de ses « crimes sanglants contre l'humanité » et de « l'infidélité totale » de ses dirigeants, le conseil de la révolution libyenne demande le départ de Kadhafi. Une fatwa est émise par le prédicateur frère musulman Youssef al-Qaradâwî, appelant l'armée à assassiner Kadhafi. Le 25 février, les manifestants commencent une marche pour libérer la capitale. À partir de la fin mars, les combats prennent des tournures différentes selon la région de Libye concernée Le 17 mars, à la demande de la France, du Royaume-Uni et du Liban, la résolution 1973 est adoptée, sous le chapitre VII de la charte des Nations Unies, par le conseil de sécurité des Nations unies par 10 voix (10 pour, 0 contre, 5 abstentions dont la Russie, la Chine et l'Allemagne).. Elle autorise la création d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye en fait la guerre contre le régime de Kadhafi.

Le 15 mars 2011, la guerre civile syrienne débute par des manifestations anti-régime et pro-régime. Le mouvement se transforme rapidement en conflit opposant deux camps armés au milieu des populations civiles à la suite des répressions sanglantes des services de sécurités syriens. Face à l'armée régulière et à ses supplétifs se constitue et structure progressivement en 2011 une « armée syrienne libre » (ASL), sur la base d'un noyau de déserteurs et de citoyens en majorité issus de la communauté sunnite et, en partie, de combattants étrangers islamistes financés par l'Arabie saoudite et le Qatar. Tandis que le gouvernement syrien est soutenu par l'Iran, le Venezuela, l'Algérie, la Chine et la Russie, la rébellion est soutenue par la Ligue arabe et certains pays occidentaux, et l'ASL peu à peu soutenue et armée par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar, et dispose de l'aide d'agents de la CIA opérant à partir de la Turquie[. Le soutien populaire à la rébellion, surtout issu de la communauté sunnite (70 à 75 % de la population) oblige le régime à recourir au Hezbollah et à des milices irakiennes chiites Au départ principale force de l'opposition, l'ASL, démocratique, est progressivement supplantée par des combattants islamistes. Début 2014 la principale force rebelle en termes d'effectif est le Front Islamique regroupant des brigades de combattants syriens se réclamant du salafisme ou des Frères musulmans. Les djihadistes salafistes sont principalement regroupés au sein du Front al-Nosra, branche officielle Al-Qaïda en Syrieet de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), issus d'anciens combattants d'Al Qaïda en Irak mais en rupture avec l'actuel émir d'Al Qaïda Ayman al-Zawahiri.

La guérilla irakienne est menée côté sunnite, principalement par l'Armée islamique en Irak, par les baasistes de l'Armée des hommes de la Naqshbandiyya et par les djihadistes d'Al-Qaïda en Irak qui forment en 2006 l'État islamique d'Irak. Plusieurs milices chiites sont également constituées, la principale étant l'Armée du Mahdi.

Le 26 février 2006, un attentat contre la Mosquée d'Or à Samarra provoque le début d'une guerre confessionnelle entre Sunnites et Chiites qui fait des centaines de milliers de morts. Elle s'achève en 2008 par la victoire des milices chiites qui prennent le contrôle de Bagdad et chassent la majeure partie de la population sunnite de la capitale, tandis que Nouri al-Maliki forme un gouvernement à la tête du parti chiite Dawa.

La guerre opposant Sunnites et Chiites comparables à celle ayant opposés catholiques et protestants il y a 500 ans va se durcir dans le même temps que celle de fanatiques Sunnites contre tous les Chrétiens d’Orient.

À partir de 2009, les États-Unis se désengagent progressivement en finançant notamment les milices sunnites Sahwa afin d'affronter l'État islamique d'Irak. Alors que les milices chiites rallient progressivement le pouvoir, les Sahwa contribuent à marginaliser les djihadistes et instaurer une relative accalmie en Irak. Le 18 décembre 2011 les forces américaines achèvent leur retrait du pays. Mais les violences continuent. Dès le lendemain du retrait total des forces américaines, Tareq al-Hachemi, chef du Parti islamique irakien, fait l'objet d'un mandat d'arrêt qui relance la crise confessionnelle. Les attaques de l'État islamique d'Irak continuent de faire des milliers de morts.

En Libye au cours l’année 2011, les manifestations contre son régime réprimées par le colonel Kadhafi entraine l’intervention des Occidentaux qui veulent renverser son régime en abusant du mandat donné par le Conseil de Sécurité de l’ONU malgré l’opposition de la Russie, de la Chine et de l’Allemagne. Le 20 octobre Kadhafi est tué et le chaos s’instaure dans le pays au bénéfice des islamiste radicaux.

En 2013, l'influence du Printemps arabe se fait ressentir, des manifestations réclament le départ d'al-Maliki, mais la répression fait des centaines de morts. En décembre 2013, la situation dégénère et des tribus sunnites se soulèvent dans la province Al-Anbar. Alliées à l'État islamique en Irak et au Levant, elles s'emparent de Falloujah, de plusieurs quartiers de Ramadi et d'une grande partie de la province. Puis en juin 2014, l'État islamique en Irak et au Levant, renforcé par son engagement dans la guerre civile syrienne, lance une grande offensive dans l'ouest de l'Irak. Il s'empare des villes de Mossoul et de Tikrit, ainsi que de la majeure partie des provinces de Ninive, Salah ad-Din et une partie de celle de Kirkouk. Le gouvernement irakien perd le contrôle d'un tiers de son territoire..

Le dimanche 29 juin 2014, l'État islamique en Irak et au Levant est le premier des mouvements djihadistes à prétendre avoir rétabli le califat aboli par Atatürk en 1924 en proclamant calife son chef Abou Bakr al-Baghdadi, sous le nom d'Ibrahim, le mouvement djihadiste exigeant de tous les musulmans de lui prêter serment d'allégeance

Face à la progression des djihadistes, les Etats-Unis interviennent de nouveau en août 2014 et forment en septembre avec plusieurs pays européens et arabes, une deuxième coalition qui engage des opérations aériennes pour soutenir l'armée irakienne et les peshmergas kurdes.

Le 31 décembre 2014, l'OTAN met fin à son engagement en Afghanistan après 13 ans de guerre et passe le relais à l'armée nationale afghane.

Les Chrétiens d’Irak émigrent en masse et se retrouvent réduits de plus de 800 000 à moins de 400 000 en 2015 tandis que ceux de Syrie représentant environ 10 % de la population commencent eux-aussi à fuir leur pays.

L’élimination de Saddam Hussein en Irak et de Kadhafi en Libye, ainsi que celle souhaitée d’ Assad en Syrie a créé le chaos et un champ libre d’action pour tous les islamistes qui rêvent de partir à la conquête des terres chrétiennes et d’y imposer l’Islam.

La guerre pratiquement mondiale engagée par les islamistes sunnites intégristes contre l’Occidentalisation jugée décadente des Chrétiens d’Occident catholiques et protestants ne rencontrent véritablement une résistance que de la part des Chrétiens orthodoxes et orientaux qui ont eu à subir pendant des siècles le statut minoritaire que leur imposait les musulmans ainsi que des musulmans Chiites qui ont de bonnes raisons de se sentir menacés par les Sunnites intégristes.

A l’année symbolique de 732 en Europe Occidentale correspond en Europe orientale celle de 2003 en Tchétchénie qui marque l’arrêt de la conquête islamique en Europe Orientale. En Afrique du Nord seuls les militaires égyptiens sont en mesure de résister à la montée de l’Islamisme et d’assurer la sécurité des chrétiens coptes. La Libye est gagnée par l’Islamisme et la Tunisie est gangrénée. Au sud les Etats Subsahariens sont incapables d’empêcher l’opposition croissante entre chrétiens et musulmans. Même un grand pays comme le Nigéria s’avère impuissant à combattre les Islamistes.

Demain en Turquie, l’abandon de la laïcité imposée par Atatürk favorise la montée de l’islamisme et il n’est pas exclu qu’un jour les militaires doivent reprendre les choses en main.

En Europe Occidentale quid du soutien passif des jeunes musulmans de l’Occident Chrétien à la cause islamiste si n’est pas stoppée rapidement l’expansion du nouveau califat et sa politique d’islamisation totale des territoires conquis ?

Alors que le monde occidental est confronté à des mélanges religieux et ethniques de plus en plus problématiques, le calfat islamique veut imposer l'homogénisation religieuse des territoires conquis et qu'il veut conquérir et reconquérir c'est à dire au minimum toutes les terres ayant été à un moment donné de l'histoire "Terre d'Islam". Et ce par une violence extrême qu'il applique même à ses rivaux musulmans.

Ce mois d’Aout 2015, Les jihadistes de Daech en Libye ont «décapité» et accroché à des croix douze combattants locaux, dont des salafistes, qui voulaient les déloger de Syrte.

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 18:31

7. Reconquêtes islamiques en Afrique du Nord et au Proche Orient et émigration des chrétiens

Au début de l’année 1922, tout le tour de la Méditerranée est sous domination chrétienne.

Mais en le 11 novembre 1922, l’Egypte se voit accorder l’indépendance par les Britanniques et l'effondrement de l'empire éveille le sentiment national turc. Les anciens combattants se rassemblent autour du maréchal Mustafa Kemal Atatürk, s'impose comme chef du gouvernement, reléguant le sultan à un rôle honorifique. Mustafa Kemal, n'accepte pas le traité et prennent l'offensive : le conflit se termine par une victoire éclatante des armées turques, et le traité de Sèvres est remis en question. Par le traité de Lausanne de 1923, la Grèce abandonne l'ensemble de ses gains territoriaux de 1920, sauf en ce qui concerne les îles de la mer Egée qui restent possession grecques, tandis que s'effectue un échange de populations entre les deux pays (1 300 000 Grecs de Turquie contre 385 000 Turcs de Grèce) venant une deuxième fois diminuer la part des populations chrétiennes de Turquie.

En 1923, Atatürk abolit l'Empire ottoman et fonde la République de Turquie, État successeur de l'Empire ottoman. En déposant Abdülmecid II, 101e et officiellement dernier calife du monde musulman sunnite en 1924, il met fin au califat,

La Deuxième guerre va amener la fin de la domination chrétienne mondiale. La Syrie devient indépendante en 1946. Les Britanniques renoncent à leur mandat sur la Palestine en 1948.En 1951, la Libye proclame son indépendance. Ensuite, le 2 mars 1956, après la signature, à Paris, de la déclaration commune annulant le traité de protectorat de 1912, le Maroc accède à l’indépendance. Quelques semaines plus tard, c’est le tour de la Tunisie. L’Algérie l’acquiert en 1962.

à suivre VIII

8. Déchristianisation de l’Europe Occidentale et Centrale -Déchristianisation et Désoccidentalisation de l’Afrique du nord et du Proche Orient- Rechristianisassions de la Russie

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 18:26

6. Reconquêtes chrétiennes de 1594 à 1922

Dans les régions danubiennes, l'empire ottoman doit faire face à la puissance rivale de l'Autriche et à l'insoumission des principautés roumaines sous Michel le Brave (1593-1601).

Sur les champs de bataille, l'armée ottomane, ou « l'armée de l'islam », reste une puissance impressionnante mais la Longue Guerre contre l'Autriche (1593-1606), a demandé de grandes ressources humaines aux Ottomans. Leur population forte de trente millions d'habitants leur permet de soutenir de vastes efforts de guerre mais le retard économique et technique face à l'Occident commence à se faire sentir

Dès l’automne 1594, Michel le Brave, prince de Valachie, mène une campagne vigoureuse contre les Ottomans, conquérant de nombreux châteaux du Danube Inférieur; ses alliés contiennent les armées ottomanes en Moldavie, notamment à Iași. Michel s’enfonce peu à peu en territoire ottoman, prenant les forts de Nicopolis, Ribnic et Chilia, et atteignant même l'ancienne capitale turque, Edirne.

En 1595, le pape Clément VIII obtient une alliance entre les puissances européennes chrétiennes contre l'Empire ottoman ; cette alliance, voulue par les Habsbourg soucieux de reprendre les territoires centraux de Hongrie, est signée à Prague par l'Empereur Rodolphe II et Sigismond Ier Báthory de Transylvanie. Aron Tiranul de Moldavie et Michel le Brave de Valachie rejoignent l'alliance plus tard dans l'année. À ce moment, le sultan Mehmed III peut, de son côté, envisager de s’emparer de Vienne, désormais à une centaine de kilomètres de la frontière. La guerre se déroule principalement dans une région correspondant approximativement à l'Ouest de la Hongrie actuelle, au Sud de la Slovaquie moderne, à la Bulgarie, à la Serbie et au Sud de la Roumanie.. En 1595, l’armée impériale des Habsbourg s’empare de forteresses stratégiques sur les rives du Danube, mais quelques mois plus tard, les Ottomans prennent d’assaut la ville d’Eger.

La bataille de Călugăreni, affrontement décisif entre Ottomans et Valaques, est pour le prince Michel une victoire à la Pyrrhus. Très affaibli par ses pertes en hommes, il se replie et attend en vain l’aide des Habsbourg jusqu’en 1599. La bataille de Keresztes, qui se déroule du 24 au 26 octobre 1596 en Hongrie, marque le tournant de la guerre. Les forces combinées des Habsbourg et des Transylvaniens sont taillées en pièces par une armée turco-tatare deux fois plus nombreuse. La suite du conflit est marquée par une suite d'affrontements entre princes hongrois vassaux des Turcs, et troupes valaques (bataille de Goroszló en août 1601, bataille de Braşov en 1603). Les Habsbourg ravagent finalement la Transylvanie mais leurs lignes, trop étendues, ne leur permettent pas de s’y établir sans disposer de la place de Buda. Les Ottomans, en difficulté dans leur guerre avec la Perse, acceptent finalement, pour fixer la frontière du Danube, de signer le Traité de Zsitvatorok le 11 novembre 1606. Ce traité, qui met un terme au tribut annuel imposé jusque-là au Saint Empire, constitue ainsi une victoire stratégique des Habsbourg.

Après l'échec des pourparlers en vue d'une paix durable entre l’Empire ottoman et le Saint Empire, le grand vizir Ahmed Köprülü réunit le 12 avril 1663 une armée d'invasion d'environ 100 000 hommes à Edirne. Son objectif, Buda, est atteint fin juin. Le 7 août, les Turcs vainquent l'armée impériale autrichienne dans la région de Gran.. Le Grand Vizir entreprend le 8 mai 1664 une nouvelle campagne contre l'empire des Habsbourg. Une partie des forces impériales, sous les ordres du général Montecuccoli, tente sans succès de s'emparer du fort de Canischa avant d’affronter les Turcs. Montecuccoli décide de se replier. Comme les Turcs s'approchent, il arrive des renforts de toute l'Allemagne : de Bavière, de Souabe, du Hanovre, de Westphalie, de Franconie et même un corps auxiliaire français. Ces troupes, environ 25 000 hommes, prennent position le 30 juillet 1664 autour de Mogersdorf, les Turcs ayant établi leur camp à Saint-Gothard. Comme les Impériaux s'étaient hâtés de franchir le fleuve Raab, le Grand Vizir Ahmed Köprülü, persuadé que toutes les troupes ennemies n'étaient pas encore parvenues à Mogersdorf, fait mettre son armée en ordre de bataille. Après une nuit de tirs d’artillerie, 12 000 Turcs partirent à l'assaut au matin du 1er août. Au terme d'un sanglant combat qui dura dix heures, Montecúccoli sortit vainqueur : les Turcs venaient de perdre leur réputation d'invincibilité, car pour la première fois une de leurs armées était défaite en bataille rangée par une armée occidentale. Le 10 août 1664, l’empereur Léopold Ier et le Grand vizir Ahmed Köprülü concluent une trêve de 20 ans, la Paix de Vasvár. Les deux belligérants, en effet, avaient désormais d'autres soucis : le Grand vizir veut mettre un terme à la guerre avec Venise autour de la possession de la Crète, qui dure depuis 19 ans; l'empereur peutt, lui, enfin se retourner contre le roi de France Louis XIV, dont l'expansionnisme menace les marches occidentales du Saint Empire.

Pourtant, en 1682, au terme de presque 20 ans, la guerre éclate de nouveau. Encouragé par Louis XIV et les premiers succès de la rébellion anti-habsbourg des Kurucs menée par le prince Imre Thököly en Haute Hongrie le sultan Mehmed IV marche le 31 mars 1683 avec près de 150 000 hommes depuis Edirne sur Belgrade, qu’il atteint début mai. Ce n’est que le 27 juin que le sultan décide que Vienne sera le but de cette campagne. Pendant ce temps, le général des Impériaux, le duc Charles de Lorraine, partit à l'assaut des forteresses de Neuhäusl et Gran, en Haute Hongrie, se replie avec 30 000 hommes à Vienne, surveillant avec sa cavalerie la rive nord du Danube tandis que son infanterie est commise à la défense de la ville. Le 14 juillet 1683, le siège commence et dure deux mois. Au matin du 12 septembre, une armée de secours forte de 80 000 hommes, commandée par le roi de Pologne Jean III Sobieski et le duc Charles de Lorraine, attaque les assiégeants et les défait.

En 1684, le Saint Empire, le royaume de Pologne et Venise forment la Sainte Ligue. La République de Venise reprend en 1684 repris aux Ottomans la presqu'île de Morée (Péloponnèse).Charles de Lorraine entreprend une nouvelle campagne contre Buda. Mais ce n'est que lors de la campagne suivante que, le 2 septembre 1686, les troupes de la Ligue s'emparent de Buda. De là, elles peuvent année après année libérer le royaume de Hongrie.

Désormais le Saint Empire prend le dessus sur l’Empire ottoman.

Mais à la fin du XVIIe siècle, l'Empire ottoman est entré dans une période de déclin. Au cours de plusieurs conflits, il perd tous ses territoires au nord de la mer Noire, dont la péninsule de Crimée, au profit de la Russie. Cette dernière cherche par ailleurs à saper l'autorité de Constantinople en revendiquant le droit de protéger l'importante minorité orthodoxe vivant dans les provinces européennes de l'Empire ottoman. De leur côté les puissances européennes interviennent de plus en plus dans les affaires intérieures de l’empire ottoman sous le prétexte officiel de protéger les minorités chrétiennes.

Après l’écrasement de la révolte des Grecs en 1821, l'empereur Nicolas Ier estime que la défense des chrétiens contre les agressions musulmanes es plus importante que les considérations sur la souveraineté de l'Empire ottoman. Les autres puissances européennes font pression sur le sultan Mahmoud II qui refus en 1827 le traité de Londres prévoyant une large autonomie pour les provinces grecques ce qui provoque une nouvelle guerre russo-turque et l'armée ottomane est écrasée lors de l'offensive de 1829. Alors que les forces russes approchaient de Constantinople, l'effondrement de l'Empire ottoman semble imminent. Nicolas Ier ne poursuit pas son avancée.

En 1830, la Grèce, soutenue par les puissances occidentales, obtient son indépendance. Cette même année la France commence la conquête de l’Algérie et le début d’une réimplantation chrétienne.

La France et le Royaume-Uni craignent que l'Empire ne devienne un vassal de la Russie, ce qui aurait bouleversé l'équilibre des puissances en Europe. Les tensions sont accrues par les disputes entre chrétiens occidentaux et orientaux pour le contrôle des lieux saints en Palestine. Les Russes utilisent ce prétexte pour exiger d'importantes concessions de la part des Ottomans mais ces derniers, soutenus par les puissances occidentales, refusent et la guerre éclate à l'automne 1853. Les Russes et les Ottomans s'affrontent dans le Caucase et dans le delta du Danube tandis que le refus de Saint-Pétersbourg d'évacuer les principautés danubiennes sous souveraineté ottomane provoqua l'entrée en guerre des Français et des Britanniques. Craignant une intervention autrichienne aux côtés des Alliés, le tsar Nicolas Ier ordonne l'évacuation des Balkans à l'été 1854. Désireux de réduire la puissance militaire russe dans la région pour l'empêcher de menacer à nouveau l'Empire ottoman, l'empereur français Napoléon III et le Premier ministre du Royaume-Uni Lord Palmerston décident d'attaquer la base navale de Sébastopol où se trouve la flotte russe de la mer Noire.

L'Empire est incapable d'empêcher l'indépendance de plusieurs pays des Balkans, perdant de plus en plus de territoires en Europe.

Avant la première insurrection serbe en Serbie, la communauté musulmane comporte quelques centaines de milliers de fidèles[3]. Après le retrait ottoman du territoire redevenu serbe, on compte plusieurs destructions des édifices religieux musulmans et l'émigration à grande échelle de la population musulmane (d‘origine serbe majoritairement). Le 22 novembre 1862, à la conférence internationale de Kanlidži, à Bosphore, est ordonné le nettoyage des Serbes musulmans. De nombreux musulmans de Bosnie sont là en tant que réfugiés ou déplacés de Novi pazar en Sandjak (« vieille Serbie »), pas encore en Serbie. Dans la Bosnie Kostajnica, fin 1862, et début 1863, les musulmans migrent de Valjevo, Sabac, et principalement Uzice (Bosanska Kostajnica). Beaucoup de musulmans fuient également la Serbie, en 1862 et 1863, pour Zvornik, alors dans le pacha de Bosnie Dom.

Dès janvier 1876, il est mis en difficulté par une insurrection bosniaque, qui se conjugue avec un vaste soulèvement en Bulgarie et dégénère en conflit militaire entre la Russie et l'Empire ottoman

L'année 1881 qui est celle de l'instauration du protectorat français sur la Tunisie, marque un tournant dans l'histoire de Tunis. La ville entre dans une ère de mutations rapides qui la transforment profondément en deux ou trois décennies. Tunis voit sa population s'accroître avec l'implantation de populations européennes chrétiennes qui arrivent presque à égalité en importance avec la population locale. L’année suivante est celle de la mise en place du protectorat anglais sur l’Egypte qui va également entrainer l’arrivée de populations européennes chrétiennes mais également améliorer le sort des chrétiens coptes du pays.

À la régence de Tripoli sous l'Empire ottoman, succède, à partir de 1911, la colonie italienne de Libye et en 1912, profitant du déclin du pouvoir au Maroc, la France et l’Espagne le place sous protectorat.

Cette même année 1912 en octobre, la Bulgarie, la Serbie, la Grèce et le Monténégro déclarent conjointement la guerre à l'empire ottoman et remportent la victoire. Le 3 décembre 1912, l'empire demande l'armistice, mais les hostilités reprennent brièvement au printemps 1913. L'hégémonie turque en Macédoine s'achève cependant avec ce conflit.

Au cours de la Première Guerre mondiale, a lieu un massacre d’environ 1,5 millions de sujets Arméniens de l’empire ottoman suspects d’être favorable aux ennemis anglais , français ou russes ce qui va diminuer une première fois la part des Chrétiens de Turquie. La Turquie se lance dans une politique d'homogénisation religieuse.

Après la Première Guerre mondiale qui entraine la fin des empires allemands et autrichiens ainsi que de leur allié l’empire ottoman, la côte égéenne de Turquie est occupée par les Grecs et les Italiens en 1919. Le traité de Sèvres de 1920 confie l’Administration provisoire de l’Anatolie à la Grèce et place ses territoires arabes (Syrie, Palestine, Liban, Irak, Arabie) sont placés par décision de la Société des Nations sous mandats britannique et français Quatre mandats sont créés en 1922, le gouvernement de la Palestine et de l'actuel Irak revenant aux Britanniques, les Français se voyant attribuer celui sur le Liban et la Syrie.

à​ suivre VII

7. Reconquêtes islamiques en Afrique du Nord et au Proche Orient et émigration des Chrétiens

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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 18:22

5. Conquêtes des Turcs musulmans de 1299 à 1683 et la conversion d'une partie des chrétiens orthodoxes à l'Islam

En 1299, Osman Ier conquiert la ville byzantine de Mocadène, aujourd'hui Bilecik en Turquie. Cette date marque le commencement de l'Empire ottoman et le début de la constitution de la première armée ottomane. Jusqu'à sa mort en 1326, Osman Ier conquiert plusieurs autres villes et places fortes byzantines, ainsi que certaines principautés turques voisines.

Ses successeurs continuent sa politique d'expansion. L'Empire ottoman conquiert Gallipoli, son premier territoire européen, en 1347, puis s'étend à travers les Balkans.

La perte de Gallipoli par les Ottomans entre 1366 et 1376 bloque Mourad en Anatolie. Les Turcs présents en Thrace, sous l'autorité plus ou moins théorique des Ottomans, remportent cependant des succès, face à des adversaires dont les empires respectifs se sont disloqués en principautés rivales sous le coup de mouvements séparatistes. Andrinople est prise à une date incertaine (entre 1361 et 1371), et les Serbes qui cherchaient à les expulser d'Europe sont battus à la bataille de la Maritsa en 1371, ce qui permet aux Ottomans de vassaliser par la suite une partie des multiples souverains serbes et bulgares.

Alors que l’Espagne à l’Ouest de l’Europe est pratiquement reconquise sur les musulmans, vers la fin du XIVème siècle,, Mourad transfère sa capitale à Édirne (Andrinople) aux dépens de Bursa, marquant ses desseins d’expansion en Europe. Les différentes principautés serbes, bulgares et albanaises sont progressivement vassalisées. En 1389, la victoire décisive à la bataille du champ des Merles en Serbie, dans l'actuel Kosovo, marque la fin de l'existence des royaumes serbes.

En 1453, commandées par le sultan Mehmet II, les armées ottomanes prennent Constantinople et mettent fin à l'Empire byzantin, établissant ainsi la domination de l'empire sur la partie à majorité chrétienne de la Méditerranée orientale. Plusieurs croisades européennes sont écrasées à Nicopolis et Varna ou encore à Alger. La Serbie est définitivement annexée par les Ottomans après la chute de Smederevo, en 1459 ainsi que la Morée et la Bosnie au moment où s’achève pratiquement la reconquête totale de l’Espagne sur les musulmans.

Les Ottomans appellent Roumis les populations chrétiennes, en référence à leur origine issue de l'Empire romain d'orient. L'Empire établit ensuite progressivement sa souveraineté sur toute la partie à majorité musulmane du monde méditerranéen.

Les sultans ottomans voient leur titulature s'enrichir au XVème siècle du vieux titre turc de khan, de celui, iranien, de padishah, puis de celui de calife au XVIème siècle, c'est-à-dire successeur de Mahomet et chef de l’oumma, la communauté musulmane.

Outre les Balkans, l’Italie où dès 1480 une armée ottomane s'empare d'Otrante,

Le contrôle que les Ottomans exercent sur leurs terres est variable ; les provinces lointaines de Tunis et d'Alger ou le khanat de Crimée jouissent d'une large autonomie. Ainsi, son emprise est quasiment nulle sur la Kabylie. Certains États à majorité chrétienne, comme les principautés roumaines de Valachie, Moldavie et, pour un temps, la Principauté de Transylvanie (XIe siècle-1711) payent au sultan un tribut aux XVe siècle-XVIe siècle, mais ne deviennent pas pour autant provinces ottomanes.

L’Empire ottoman est organisé selon le système des millets. De la Bosnie au fin fond de l’Anatolie en passant par les Pomaques, de nombreux chrétiens pauvres (Slaves, Grecs, Arméniens, etc.) ainsi que des Juifs et des Roms se convertissent à l’islam pour ne plus payer le haraç (double imposition sur les non-musulmans) et ne plus subir l’enlèvement des enfants pour les janissaires : « nouvelles troupes », instituées au XIVème siècle par le sultan Orhan. Convertis, ils n’en étaient, pour la plupart, que plus fidèles sujets de la Sublime Porte, afin de bénéficier de la confiance due aux croyants. C’est pourquoi les Turcs actuels de Turquie sont, en majorité, de type caucasien, alors que les peuples turcs d’Asie centrale ont un phénotype asiatique.

Le nouvel empire assure sa cohésion en ouvrant largement l’ascenseur social ottoman : tout janissaire sorti du rang peut, si ses capacités le lui permettent, espérer accéder aux plus hautes fonctions, telles que bey, drogman, capitan pacha, pacha ou vizir, et les exemples foisonnent. Même les aristocrates grecs restés chrétiens peuvent espérer être nommés hospodars (voïvodes) des principautés chrétiennes tributaires. Pragmatiques et non dogmatiques, les sultans ottomans ne pas fait table rase de la civilisation byzantine mais au contraire l’adapte et développe.

Depuis le début du XVIe siècle, les Turcs pratiquent des razzias en Méditerranée occidentale. Débarquant sur les côtes italiennes, provençales ou espagnoles, ils pillaient les villes du littoral et emmenaient certains habitants en esclavage. Rompant avec cette tactique sans système, les Ottomans décident de prendre définitivement l'initiative sur mer en s'opposant de front aux Génois et aux Vénitiens.

En 1517, Sélim Ier conquiert l’Égypte et met fin au sultanat mamelouk. Le calife abbasside Al-Mutawakkil III est emmené à Istanbul comme otage, et cède son titre de Commandeur des croyants. Moins d’un siècle après avoir mis fin à l’Empire byzantin moribond, les Turcs ottomans prennent la succession de la dynastie arabe des Abbassides.

Sous le règne de Soliman le Magnifique, les armées ottomanes parviennent jusqu’à Vienne en 1529 et 1532, dont elles font le siège en vain. Cette avancée marque la limite de l’expansion de l'Empire ottoman en Occident (comme Aden en fixera la limite au sud).

De 1533 à 1536, l’Empire ajoute l’est de l’Anatolie, l’Azerbaïdjan et le Yémen. Les corsaires turcs installés à Alger prennent Tunis aux Hafsides en son nom en 1534, puis la perdent face aux troupes de Charles Quint.

L'Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourg, dès le règne de François Ier.

Alors que les Ottomans sont devenus maîtres de toute la Grèce continentale, seules quelques îles du sud de la Méditerranée leur échappent encore pendant quelques décennies. Rhodes est prise en 1522..

Le fardeau de la guerre défensive des Européens est assumé jusqu'en 1525 par le Royaume de Hongrie puis par l’Autriche des Habsbourg liguée aux autres états du Saint empire romain germanique. Il se crée en particulier une marche militarisée en Croatie, occupée par des milices paysannes.

Les barbaresques, vassaux des Ottomans, mènent tout au long du XVIème siècle une série de pillages contre les comptoirs espagnols et italiens. Pour cette raison même, l'Espagne des Habsbourg entreprend plusieurs campagnes militaires contre l’Empire ottoman et ses vassaux d’Afrique du Nord, enlevant notamment Tunis (1535) mais échouant à Alger en 1541. Cette même année 1541, les Turcs s'emparent de Buda et occupent militairement toute la Hongrie et une partie de la Croatie. En 1544, ils prennent la ville de Kraljeva Velika, d'où désormais ils organisent leurs attaques contre Zagreb.

Après avoir échoué trois ans plus tôt devant Alger, les chrétiens doivent progressivement abandonner leurs possessions au Maghreb. Tripoli dans l'actuelle Libye, qui au cours du Moyen Âge était demeurée une seigneurie arabe, puis passée en 1509 sous domination espagnole et dont l'empereur Charles Quint avait fait en 1530 de la Tripolitaine un fief des chevaliers de l'Hôpital, est prise dès 1551 par les Turcs dont le général, le sultan Turgut Reis, devient le bey de Tripoli.

Le pacha turc de Tripoli prend Kairouan en 1557.

Soliman, alors âgé de plus de 70 ans, déclenche encore en 1566 une campagne en Hongrie.

La mort de Soliman le Magnifique en 1566 marque la fin de l'âge d'or ottoman, et la superficie de l'Empire au XVIe siècle atteint 5 200 000 km. L'Empire ottoman a encore les moyens de grandes expéditions sur mer Ils prennent la Crète en 1569 l’année ou le régent d'Alger, Uludj Ali, à la tête d'une armée de janissaires et de cavaliers tribaux kabyles et arabes, reprend Tunis en 1569.

Les frontières ottomanes ne changent guère après 1566.

Mais Moscou est incendiée eux en 1571,

Dans l'Europe du Sud, une coalition d'États compte alors vaincre l'Empire ottoman sur les mers, puisqu'elle ne le peut sur les terres. À Lépante, envoyé par le roi Philippe II d'Espagne, une flotte coalisée (États pontificaux, République de Venise et Espagne) affronte la grande flotte turque, réputée invincible. En 1571, Lépante voit la destruction de plus de 250 galères turques. Les Espagnols parviennent à reprendre la ville de Tunis et rétablissent le souverain hafside. Les derniers combats qui mettent aux prises Espagnols et Ottomans entraînent de nouvelles destructions.

Mais c'est une victoire sans lendemain, qui ne touche pas aux bases de la puissance turque. En 1573, la flotte ottomane reconstituée pousse les Vénitiens à la paix. Cela permet au sultan de tourner ses ambitions sur l'Afrique du Nord et les possessions vénitiennes (Chypre et des îles en mer Égée) rejoignent progressivement l'Empire. Tunis à demi ruinée tombe finalement aux mains des Ottomans de Sinan Pacha en septembre 1574.

à suivre... VI

6.

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