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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 09:29

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg /                                                                                                 terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

14.   Grand Baillage d’Haguenau Hagenau                                                                                                   terre d’empire de 962 à 1697

En 1164, Frédéric Ier, dit Barberousse, rédige la charte d’Haguenau, qui octroie  à la cité un certain nombre de droits et privilèges, et fait de la ville son lieu de résidence favori. Sous le règne de, Conrad  IV de Hohenstaufen, dernier Hohenstaufen duc de Souabe, et celui du roi des  Romains Guillaume de Hollande, Haguenau est  faite en 1262, ville libre d’empire (Freie Reichsstadt).

En 1273, à l’avènement de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, Haguenau devient le chef-lieu administratif des biens impériaux en Alsace. La ville est alors occupée par un grand-bailli qui réside au château. C'est la naissance du Grand-Bailliage d'Alsace ou Grand-Bailliage d’ Haguenau. Comme le grand-bailli y réside, Haguenau prend aussi en 1354 la tête de la Décapole, ligue de dix villes libres impériales alsaciennes. Le Grand Bailliage comprend alors  la forêt d’Haguenau avec ses monastères et les villages impériaux. Ces derniers sont au nombre de cinquante environ dont  Forstheim, Hegeney, Offenheim, Kriegsheim, Ohlungen, Wingersheim, Berstheim et Batzendorf[]. La prise de possession effective par la couronne de France n’a lieu qu'en 1672.  L’incorporation est reconnue tacitement par la paix de Nimègue (1678) et expressément par la paix de Ryswyk (1697).                                                                                                      

15. Décapole / Gemeine Richstette  (Union de dix Villes Libres Impériales)

 (Haguenau, Turckheim, Seltz,  Weissenburg/Wissembourg, Schlettstadt/Sélestat, Mülhausen/Mulhouse, Colmar, Kaysersberg, Münster, Rosheim, Oberehnheim/Obernai),                                                                           terres d’empire de 962 à 1697

L’empereur Fréderic II de Hohenstauffen  crée en Alsace  en plus de Strasburg/Strasbourg en 1205, une série de villes libres impériales qu’il place sous sa protection directe : Schlettstadt/Sélestat en 1217, Colmar/Kolmar  en 1226, Munster/Münster  en 1235, Oberehnheim/Obernai en 1242.

Mülhausen/Mulhouse  obtient ce statut en 1251, Haguenau en 1262, Rosheim en 1303,  Weissenburg/Wissembourg en 1306, Turcheim en 1312 et Kaysersberg en 1353. 

Ces villes  se dotent progressivement de représentants élus et fondent à Sélestat en 1342 la Décapole connue sous le nom alsacien de Gemeine Richstette, dans le double but d'assistance réciproque vis-à-vis des tiers et d'arbitrage interne.                                                             

Placée sous le patronage du grand bailli d'empire résidant à Haguenau, elle est reconnue, par fondation impériale de 1354, par l’empereur Charles IV de Luxembourg. En 1357, Selz/ Seltz  obtient de l’empereur Charles IV le statut de ville libre impériale et dès l’année suivante en1358  rentre dans la Décapole et ce jusqu’à 1418.

Toutes les villes de la Décapole  bénéficient alors de l’immédiateté impériale ce qui signifie que l’empereur est leur seul seigneur. A chaque changement de régime, les bourgeois obtiennent confirmation, moyennant finances, du seigneur immédiat qu’est l’Empereur, des us, coutumes, franchises de la ville. L’empereur promet en particulier de ne pas engager une ville ou de l’aliéner de la décapole. Elle relève  immédiatement de l’empereur par grand bailli  résidant à Haguenau interposé. Quant au prévôt, il doit être automatiquement recruté parmi les bourgeois de la cité.

En 1511, Landau remplace Mulhouse dans la Décapole.

L’opposition entre les Landgraf de Basse-Alsace  et le peuple amène la création du Landtag de Basse-Alsace institution imitée par les Habsbourg en Haute-Alsace mais avec des pouvoirs limités. En 1528, sous le règne de l’empereur Charles Quint, les deux landtage se réunissent spontanément à Haguenau constituant une sorte d’Etats Généraux d’Alsace.

Le protestantisme connaît un important succès. Wissembourg/Weissenburg, Munster, Colmar, Landau, Mulhouse/Mülhausen et Strasbourg/Straßburg se rallient à la Réforme avec nombre de seigneurs alsaciens (surtout au nord).
La fin du XVIème siècle voit toutefois un succès franc de la Contre-Réforme notamment grâce aux Jésuites et à leurs collèges de Molsheim, Sélestat/Schlettstadt et Haguenau/Haguenau.

Le 15 janvier 1552, le roi de France Henri II s’allie aux protestants d’Allemagne contre l’empereur Charles Quint ; le 18 avril, les Strasbourgeois apprennent qu’il prévoit de se présenter devant leur ville. 

Henri II traverse effectivement les Vosges et le 3 mai entre à Saverne /Zabern mais comme Strasbourg manifeste son intention de s’opposer à l’envahisseur, il préfère renoncer à son entreprise.

En 1610, le célèbre homme de guerre Ernst von Mansfeld, suivi de 500 mercenaires, déserte le camp de l’évêque de Strasbourg pour rallier l’Union Evangélique protestante. La guerre dite de 30 ans éclate en 1618 en Bohême entre catholiques et protestants et gagne rapidement tout l’Empire. Elle atteint la vallée du Rhin en 1621. L’Alsace est ravagée en 1621-1622 par les troupes de Mansfeld soutenu et  subventionné par le cardinal de Richelieu. En 1630, le roi de Suède Gustave Adolph débarque en Allemagne avec 16 000 hommes pour soutenir les protestants. Le Strasbourgeois Josias Glaser, qui a réussi à se faire nommer à la fois commissaire royal à la fois du roi de France et du roi de Suède pousse Strasbourg à signer le 7 juin 1632  une alliance  avec la Suède par laquelle la ville livre le pont du Rhin le 31 août. Devant les atrocités suédoises, 4000 paysans du Sundgau se soulèvent et massacrent le chef protestant Hartmann von Erbach ; en représailles les Suédois brulent Lehmen et Botzheim, pendent les paysans au bord des routes.

Le 6 novembre 1632, le roi Gustav Adolph est tué. Le duc de Saxe-Weimar, qui a choisi le camp protestant au début de la guerre de Trente Ans et est devenu général prend la tête de l’armée suédoise et combat donc les armées impériales.

Les 5 et 6 septembre 1634, il est battu à Noerdlingen. Le 1er novembre 1634, deux mois après cette défaite suédoise, Richelieu se fait livrer toutes les places et tous les châteaux tenus par les Suédois en Alsace.

Ecarté par les Suédois à la suite de sa défaite de Noerdlingen, Bernard de Saxe Weimar se met au service de la France, qui est entrée dans la ligue protestante. Le 19 mai 1635, Louis XIII déclare la guerre aux Habsbourg. La guerre fait rage dans toute l’Alsace dont les villes et villages sont la proie  de  mercenaires croates, polonais, albanais suédois, lorrains, français et allemand.  En cette année 1635,  Richelieu est décidé à créer une principauté française à partir du landgraviat de Haute Alsace. Bernard de Saxe Weimar délivre ou prend diverses villes, entre autres Mayence en 1635, seconde les manœuvres de Henri II de Bourbon-Condé en comté de Bourgogne en 1636, conquiert l'Alsace sur les Impériaux, les bat en 1637 à Rheinfeld et s’empare des terres habsbourgeoises du Brisgau et du Sundgau.

En 1648, les Traités de Westphalie mettent fin à la guerre. L’Alsace est une des régions de l’Empire des plus dévastées. La population y a diminué de 50 à 60%. L’empereur Ferdinand  III de Habsbourg la cède entièrement  au roi de France. L’Alsace continue de faire en droit partie de l’empire mais est  annexée de fait par le roi de France  qui  la tient en principe comme vassal de l’empereur mais entend bien y exercer sa pleine souveraineté.

L’intendant Colbert de Croisy en 1657-1658 crée un Conseil souverain d’Alsace avec l’objectif de faire de l’Alsace une province unifiée et française dans les faits. Mais les villes de la Décapole font de la résistance. Elles refusent le serment de fidélité au roi et vont même jusqu’à refuser d’ouvrir leurs portes au duc de Mazarin, neveu du Cardinal et grand bailli d’Alsace.                                   

Ainsi Sélestat/Schlettstadt continue à ne prêter serment qu’à l’empereur tandis qu’en 1666, Colmar frappe encore sa monnaie aux armes impériales et se déclare Freistadt. Cette année-là d’ailleurs, face aux tensions de plus en plus vives, l’ambassadeur de France de Gravel réunit une Commission d’arbitrage qui décide en 1672 que le traité de Munster, l’un des traités de Westphalie, n’accorde non  point la suzeraineté au roi de France mais seulement la protection des villes de la Décapole. Louis XIV furieux de cette décision d’autant plus qu’il vient de déclarer la guerre à la Hollande fait détruire dès novembre 1672 l’important pont de Kehl paralysant le commerce de Strasbourg puis décide de se rendre en Alsace  avec une armée de 6 000 hommes. Cette nouvelle guerre  fournit à Louis XIV l’occasion de régler le compte des opposants nombreux au roi de France. Les troupes impériales rentrent en Alsace, mais le roi de France envahit celle-ci. Les Français occupent et démantèlent Colmar, Turenne massacre la population à Turckheim, incendie Wissembourg/Weissenburg et Haguenau/Hagenau et fait tomber toutes les villes libres impériales, qui perdent de fait leur indépendance.

Les fortifications de Colmar et de Sélestat sont abattues à partir du 20 aout 1673 puis celles d’Oberrehnheim, de Rosheim, de Wissembourg, Landau et Haguenau. Qualifiées désormais de « Villes libres Royales », elles gardent leurs droits particuliers, constitution, magistrat, impôts et tribunaux propres.

L’année suivante les troupes de l’empereur Léopold Ier parviennent  à reprendre quelques villes mais attaquées par Turenne en octobre en Basse-Alsace, puis surprises en janvier 1675 en Haute-Alsace près de Turckheim, elles sont contraintes de se replier de l’autre côté du Rhin laissant Turckheim pillée et ruinée. 

Par la suite, les frontières douanières restent sur les Vosges et l’Alsace continue d’être considérées par le roi comme "province à l’instar de l’étranger effectif".

Après la paix de Nimègue/ Nijmegen de 1679, il n’y a plus de frein aux visions annexionnistes de Louis XIV. Toute la noblesse d’Alsace est contrainte de prêter serment au roi. Puis avec une armée de 35 000 hommes, Louvois et Montclar encerclent par surprise  Strasbourg  en 1681 laquelle n’a d’autre choix que de capituler le 30 septembre 1681.                                                  

Par le traité de Ryswick/ Rijswik de 1697 qui met fin à la guerre de la ligue d’Augsbourg, Louis XIV doit rendre le Brisgau aux Habsbourg mais conserve l’Alsace ; la souveraineté française s’exerce sur les quatre-cinquième de l'Alsace (Strasbourg, villes de la Décapole, Basse-Alsace),

C’est alors que Fénelon, archevêque de Cambrai envoie  une lettre courageuse à Louis XIV pour lui reprocher ses crimes :

«  On fit entreprendre à votre majesté la guerre de Hollande. Elle a été la source de toutes les autres. Elle n’a eu pour fondement qu’un motif de gloire et de vengeance, ce qui ne peut jamais rendre une guerre juste ; d’où il s’ensuit que toutes les frontières que vous avez étendues par cette guerre sont injustement acquises dans l’origine. Il est vrai, sire, que les traités subséquents semblent couvrir et réparer cette injustice, puisqu’ils vous ont donné les places conquises ; mais cette guerre injuste n’en est pas moins injuste pour être heureuse.   Les traités signés avec les vaincus ne sont point signés librement.

On signe le couteau sous la gorge; on signe malgré soi pour éviter de plus grandes pertes ; on signe comme on donne sa bourse, quand il faut la donner ou mourir. En pleine paix, vous avez fait la guerre….. Vous avez cherché dans les traités de Westphalie, des termes équivoques pour surprendre Strasburg. Jamais aucun de vos ministres n’avait osé depuis tant d’années alléguer ces termes dans une négociation pour montrer que vous eussiez la moindre prétention sur cette ville… Vous ne connaissez point Dieu, vous ne l’aimez point, vous ne le priez point du cœur et vous ne faites rien pour le connaitre… »  

 

 

 

 

 

 

 

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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 09:00

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CH.II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                                terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

13. Evêchés de Strasbourg /  Bistum Strasburg

      Ville libre Impériale de Strasbourg / Frei  und reichstadt Strasburg

      

Au IXe siècle, le diocèse de Strabourg/Strasburg  comme celui de Spire/Speyer relève de l’archevêché de Mayence / Erzbistum Mainz ; il se compose du Nordgau actuel  (à l’exception de la région de Wissembourg-Lauterbourg et du district de Marmoutier-Neuwiller), de l’Ortenau sur la rive droite du Rhin et dans le Haut-Rhin, des districts de Rouffach, Soultz et Lautenbach. L’évêque de Strasbourg est alors suffragant de l’archevêque de Mayence.

 

 

 

Quelques unes des prérogatives édictées en 982 à Salerne par l'empereur Othon II au bénéfice des comtes-évêques de Strasbourg :

.Article 88 : « Les négociants de la ville fourniront 24 messagers à cheval pour faire les courses du comte-évêque. Les bourgeois seront tenus d'héberger et de nourrir à leurs frais les destriers de la cavalerie épiscopale et les chevaux de l'empereur et de sa suite, toutes les fois que le monarque passe à Strasbourg.

.Tous les bourgeois devront cinq jours de corvée à l'évêque. »

.Article 102 : « Les pelletiers seront chargés de confectionner et de réparer les fourrures dont le seigneur-évêque a besoin, à charge au maître de cette corporation de faire les achats de peaux sur les marchés de Mayence et de Cologne.

.Lorsque l'évêque entre en campagne, chaque maréchal-ferrant devra lui livrer gratuitement 4 fers à cheval avec les clous nécessaires ainsi que 300 flèches d'archers et leur corporation sera tenue d'exécuter sans rémunération tous les travaux de ferronnerie dans le château épiscopal. »

.Articles 108 et 109 : « Obligation sera faite aux cordonniers de fabriquer gratuitement des étuis en cuir noir et aux gantiers des étuis en peau blanche pour le transport de l'argenterie lorsque l'évêque se rend à la Cour impériale. Les selliers fourniront à cette occasion 2 selles de bât et 4 quand l'évêque part en guerre. »  

.Article 111 : « Les armuriers devront polir les casques, les cuirasses et fourbir les armes de guerre et de chasse à l'usage du comte-évêque et de ses hauts fonctionnaires. Les fabricants de gobelets seront appelés à livrer à leurs frais tous les objets de vaisselle des châteaux épiscopaux et des cantines de guerre. »

Article 113 : « Les tonneliers de la ville seront tenus de fabriquer gratuitement à l'évêque (ainsi qu'à l'empereur et à l'impératrice de passage) les tonneaux, cuves, vannes de bains, etc... qu'on exigera d'eux. Les marchands de vin et les gourmets auront à charge l'entretien des celliers et des greniers épiscopaux. »

Article 115 : « Chaque lundi de la semaine les charpentiers seront requis d'office pour les travaux de constructions épiscopales.

Lors d'une visite de l'empereur, toutes les réquisitions d'objets, de denrées, et de prestations de services seront imposées de droit à tous les ressortissants de la classe laborieuse. »…

 

.Werner Ier d’Altenbourg ou de Habsbourg, prince-évêque de Strasbourg de 1002 à 1028

Pour les services qu’il a rendus à l’empereur Othon III, celui-ci le fait prince-évêque.

A la mort d’Othon, Il collabore  à la nomination d’Henri de Saxe (futur Henri le Saint) contre Hermann, duc de Souabe et d'Alsace. 

 

.Guillaume Ier de Carinthie, prince-évêque de Strasbourg de 1028 à 1047,

Institué par l’empereur Conard II (son frère Bruno avait été pape de 996 à 999 sous le nom de Grégoire V).                                                       

 

.Werner de Thuringe, prince-évêque de Strasbourg de 1065 à 1079, 

Institué par l’empereur Henri IV. Lors de la diète de Worms, en 1076, il soutient Henri IV qui veut déposer le pape, cette attitude  lui vaut d'être excommunié et d'être contraint à accompagner l’empereur à Canossa. La Querelle des Investitures opposant le Pape à l’Empereur fait rage. Partisans des deux camps s’affrontent aussi en Alsace, où le parti pontifical est représenté par les Dabo-Eguisheim.

 

.Theobald, prince-évêque de Strasbourg de 1078 à 1082      

Institué par l’empereur Henri IV malgré l’opposition du chapitre de la cathédrale.

 

.Otton de Hohenstaufen, prince-évêque de Strasbourg de 1082 à 1098,

Nommé par l’empereur Henri IV ; pour plaire à son protecteur, l'empereur, il s'engage dans le schisme en se déclarant pour l'anti-pape Clément III. Après une lutte acharnée contre le comte Hugues d'Eguisheim et Dabo, il finit par se soumettre au pape Urbain II.

A partir du 12ème siècle se développe la pratique de l'investiture laïque. L'évêché de Strasbourg est la seigneurie la plus puissante de la Basse Alsace ou Nordgau en s'étendant  sur une centaine de villes et villages.  L'administration en est assurée par des baillis sous la direction d'un vidame épiscopal. Cette seigneurie s'accroît au 12ème siècle par la captation de l'héritage des Eguisheim-Dabo.

 

.Brunon, comte de Lutzelbourg, prince-évêque de Strasbourg de 1123 à 1126, Chancelier de l’empereur Henri IV

Du nom d’une seigneurie puis comté édifié autour de Lutzelbourg relevant à cette époque de l’évêque de Metz. Chancelier de l’empereur Henri IV,  à la mort de ce dernier, il est chassé de Strasbourg.

 

.Conrad, prince-évêque de Strasbourg de  1126 à  1131             

Déposé  par le chapitre en 1126 il est rétabli par l’empereur Lothaire II  puis obligé d’abdiquer en 1131.

 

.Gérard, prince-évêque de Strasbourg de 1131 à 1142, comte d’Urach

Premier évêque vraiment nommé par le chapitre des chanoines, il institue le premier statut municipal de la ville de Strasbourg ; ce premier statut municipal distingue deux catégories juridiques d'habitants :

  • les membres de la « familia episcopalis », les ministériaux ;
  • les bourgeois (cives ou burgenses).

 

Parmi les officiers ministériaux, se trouvent l'avoué nommé avec l'approbation du Conseil de l'évêque, l'écoutète, juge de basse-justice, le burgrave, sorte de surintendant des bâtiments et fortifications, le tonloyer qui perçoit les taxes, le maître de la monnaie qui régit l'atelier de Strasbourg où se frappent deniers et oboles d'argent.

Gérard soutient l’empereur Lothaire II contre le duc  de Souabe (le duché de Souabe  comprend alors l’Alsace) ; en 1138, il rallie le camp de Conrad III de Hohenstaufen.

 

.Burchard, prince-évêque de Strasbourg  de 1142 à 1162

Élu par le chapitre.

 

.Rodolphe de Habsbourg, prince-évêque de Strasbourg de 1163 à 1179,

Élu par le chapitre en 1163 avec le soutien de l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse.

 

.Henri Ier de Hasenbourg, prince-évêque de Strasbourg de 1180 à 1190,

Particulièrement fidèle à l’empereur Frédéric Ier Barberousse ; il l’assiste au lancement, dans la cathédrale de Strasbourg de la troisième croisade.

 

.Conrad II, comte de Hunebourg, prince-évêque de Strasbourg de 1190 à 1202.

Les sires de Hunebourg possédent le château de Hunebourg  construit vers 1120 par Volmar de Metz-Lunéville  situé à l’ouest de Neuwiller-lès-Saverne.  Les comtes de Hunebourg, probablement issus des comtes de Dabo-Metz, sont cités au début du XIIe dans des documents qui signalent l'existence du château et des deux premiers comtes Theoderic et Folmar. Ils sont des avoués des abbayes de Neuwiller et de Honau.

Othon, frère de l’empereur Henri VI, devenu comte de Bourgogne puis comte palatin, agit brutalement contre la puissance des féodaux. Allié à son frère Philippe, il fait tuer en 1195 le comte Anselme de Montbéliard et deux ans plus tard le comte Ulric de Ferrette. En 1196 il se porte devant le château de Hunebourg  pour l’assiégier. Il est défendu par Eberhard de Hunebourg avoué de l’abbaye de Neuwiller. 

Au cours du combat Eberhard est tué et la forteresse détruite (Le frère d’Eberhard Othon meurt aussi en 1196, peut-être pendant le même assaut). Les frères Henri et Louis, petits-neveux des Hunebourg récupèrent alors une partie de l’héritage. Ils se font appelés de Hunebourg. Henri, l’aîné hérite de la charge d’avoué de l’abbaye de Neuwiller qu’il passe à son frère Louis puis à son fils Anselme.                                          

En 1197,à la mort d’Henri VI de Hohenstaufen, fils de Frédéric Ier de Hohenstaufen,  Conrad de Hunebourg, évêque de Strasbourg et seul survivant des quatre frères  de Hunebourg prend  le parti du pape Innocent III qui soutient la candidature à l’élection impériale d’Otto de Brunswick contre celle du frère de Frédéric Ier de Hohenstaufen, Philippe de Hohenstaufen ; il entre en conflit avec les bourgeois de Strasbourg qui  ont toujours soutenu les Hohenstaufen puis avec le duc de Souabe ; il s’allie alors avec Albert II de Dabo, comte de Metz, et adversaire du parti impérial par tradition familiale. Or Hunebourg est fief impérial. Ils choisissent pour sceller leur alliance de construire un château en territoire libre dont ils pourraient être les suzerains. C’est le château de Lichtenberg dont Albert de Dabo prend le nom.

En 1198, Conrad assiste au sacre d’Otton de Brunswick qui divise l’empire.

Philippe de Souabe dévaste alors l’Alsace, met le feu au château de Haldenburg (Mundolsheim), appartenant à l’évêque de Strasbourg, ravage la Robertsau et assiège Strasbourg en 1198, obligeant l'évêque à capituler. Disposant du soutien du roi de France Philippe Auguste, il réussit à se concilier le pape et est couronné empereur en 1198.

Et dès 1201, en remerciement de leur fidélité, les bourgeois de Strasbourg qui ont toujours eu le soutien des empereurs Hohenstaufen obtiennent d’être administrés par un conseil municipal et quatre ans plus tard en 1205, Philippe de Hohenstaufen accorde à la ville de Strasbourg l’immédiateté impériale.   A compter de cette date la ville devient Ville impériale dépendant directement de l’empereur et plus de son évêque.

.Henri II, comte de Veringen, prince-évêque Strasbourg de 1202 à 1223.

Issu de la maison souabe de Veringen, En 1209, Il accompagne  l’empereur Otton IV à Rome pour son couronnement ; puis il adhère au parti de Frédéric II de Hohenstaufen.

  

.Berthold, duc de Teck, prince-évêque de  Strasbourg de 1223 à 1244.

Teck est un château situé dans le Wurtemberg.

Gertrude d’Eguisheim-Dabo meurt en 1225 sans descendance au château de Herrenstein. Berthold de Teck revendique aussitôt l'héritage, déclenchant une longue guerre de succession entre les prétendants à l'héritage, parmi lesquels les comtes de Ferrette. Le conflit va durer 15 ans : l’évêque Berthold de Teck se fait céder le Guibarden par Simon de Linange, rachète également les parts du Haut-Eguisheim aux margraves de Bade et en 1228 bat le comte Frédéric II de Ferrette à Blodelsheim avec l’aide d’Albert de Habsbourg, son bailli. Et en 1232, Henri de Weerde, landgrave de Basse-Alsace donne son landgraviat à l’évêché.

 

.Henri III de Stahleck, prince-évêque de Strasbourg de 1245 à 1260, procurateur impérial de 1255 à 1258 

Le château de Stahleck est mentionné pour la première fois en 1135 comme fief des princes-électeurs de Cologne. En 1142 Hermann von Stahleck devient comte de Palatinat et prince-électeur. En 1214 le château Stahleck est transmis par mariage aux Wittelsbach.

De 1246 à 1250,  il entreprend avec d’autres une  guerre contre les Hohenstaufen  qui aboutit à la  destruction des châteaux impériaux d’Alsace.       

En 1251, le comte Ulrich II de Ferrette finit par renoncer définitivement à la succession des Dabo-Eguisheim et se résigne à rendre  hommage à l’évêque Henri III de Stahleck pour les chateaux d’Eguisheim, Thann, Hohnack et Wineck-Katzenthal.

 

 .Gauthier de Geroldseck, prince-évêque de Strasbourg de 1260 à 1263, procurateur impérial de 1260 à 1261

Issu des seigneurs  de Geroldseck qui sont au XIIe siècle  avoués de l'abbaye de Marmoutier en Alsace. Jeune et ambitieux, il entend mettre à raison non seulement les bourgeois de Strasbourg, mais aussi ceux de Colmar et de Mulhouse, et rétablir ainsi une autorité absolue contre l’avis de son oncle, lui aussi membre du chapitre, Henri de Geroldseck, qui recommande la sagesse et préconise l’entente avec les bourgeois.

 

Sitôt installé sur le trône épiscopal, Gauthier lance, en allemand, un manifeste de griefs à l'égard des bourgeois, véritable déclaration de guerre : il veut rétablir dans toute leur rigueur ses droits temporels de comte-burgrave de Strasbourg. Pour ce faire, il menace d’user de tous les moyens de contrainte que lui confère son autorité épiscopale, au premier rang desquels l’interdit et l’excommunication.

Mulhouse, Colmar et Strasbourg en appellent à Rodolphe de Habsbourg.

Un premier acte d'hostilité survient le lendemain de la Pentecôte 1260, lorsque les Strasbourgeois détruisent la vigie épiscopale du Haldenberg, sur la colline d'Oberhausbergen. Gauthier de Geroldseck riposte en mettant la population de la ville au ban de l'Église, enjoignant aux membres du Grand Chapitre de quitter la cité pour Dachstein, afin de priver ses habitants du secours de la religion.       Les chanoines obtempèrent, à l'exception de deux : Bechtold d'Ochsenstein, un vieillard impotent et Henri de Geroldseck, le cousin savernois de l'évêque qui avait pris parti pour la population. Avec les chanoines du Chapitre, 60 nobles, commensaux de l'évêque désertent également leurs foyers, emportant avec eux le Trésor municipal. Les bourgeois strasbourgeois s'empressent de piller les maisons abandonnées et de les démolir.

En 1261, Gauthier  fait construire Birkenfels et Kagenfels par Beger et Kagen, ses ministériels, en plein territoire impérial de la ville d’Obernai ; Dicka de Stahleck, frère de l'évêque construit le Spesbourg et Ollwiller près de Soultz est érigé contre Rodolphe de Habsbourg.Replié à Molsheim, Gauthier  mobilise ses alliés. L’évêque de Trèves envoie une armée forte de 1 700 guerriers qui cantonne aux abords de Strasbourg ; l'abbé de Saint-Gall en Suisse, celui de Murbach, le comte Rodolphe de Habsbourg, landgrave de Haute-Alsace, ainsi que tous les hommes-lige de l'évêque en Alsace arrivent en renfort dans le camp épiscopal établi à Holzheim. Après avoir investi le château de Lingolsheim, les forces coalisées des nobles ouvrent le siège de la ville en déployant leurs effectifs entre Eckbolsheim et Kœnigshoffen. Débute alors une « drôle de guerre » sans accrochage sérieux, fait de coups de mains et d’escarmouches… ainsi en juillet 1261 les bourgeois strasbourgeois enlèvent à l'évêque de Trèves un lourd convoi chargé d'armes et de munitions et capturent 60 chevaux de leurs poursuivants, laissant trois morts sur le terrain. Cette échauffourée est suivie d'un armistice pour la rentrée des récoltes.

 

Pendant cette trêve le comte Rodolphe de Habsbourg, landgrave de Haute-Alsace, change de camp. Il entre dans la ville et jure une alliance avec les Strasbourgeois, qui le nomment Commandant suprême de la place forte, le 18 septembre 1261.

En diversion, l'évêque Gauthier de Géroldseck porte alors la guerre en Haute-Alsace, attaque Kaysersberg, investit Colmar et Mulhouse et fait détruire les faubourgs de la cité assiégée. En représailles, les Strasbourgeois tombent nuitamment sur les quatre villages épiscopaux de Wolfisheim, Breuschwickersheim, Schaefelsheim (Oberschaeffolsheim) et Achenheim qu’ils incendient.

Quinze soldats de la milice des bourgeois qui s'étaient attardés dans une cave de Wolfisheim pour boire, sont surpris par des cavaliers de l'évêque qui les mettent à mort après leur avoir coupé les mains et les pieds. Après deux années de cette guerre d'usure, sonne l'heure de l'ultime affrontement qui a lieu à Oberhausbergen le 8 mars 1262. Un incident mineur à Mundolsheim tourne à la bataille rangée. Trop confiant dans sa lourde cavalerie, l’évêque charge la milice à pied de la ville sans attendre son infanterie : c’est un désastre : la cavalerie épiscopale est culbutée et près de 70 nobles ne se relèvent pas. L’évêque est obligé de fuir et se retire à Molsheim, abandonnant ses prérogatives sur la cité. Il meurt l’année suivante.

Les milices strasbourgeoises gagnent l’indépendance de la ville et privent l’évêque et ses successeurs de son pouvoir temporel sur la ville qui confirme  dès lors son rang de ville libre impériale, comme Bâle, Cologne, Spire ou Ratisbonne.

 

.Henri IV de Geroldseck, prince-évêque de Strasbourg de 1263 à 1273
Procurateur impérial

Cousin du précédent,

Il confirme le 21 avril 1263 l'indépendance complète du Conseil  de Strasbourg; les prétentions  de l'évêque de Strasbourg sont déclarées nulles et irrecevables ; désormais Strasbourg est une ville libre et son avenir confié à son seul Conseil. De plus, la gestion de l'œuvre Notre-Dame, chargée de la construction et de l'entretien de la cathédrale est retirée à l'évêque et confiée au grand-chapitre ; l'interdit n'est levé que le 23 juin 1265 mais, dès avant cette date, est éteinte la domination épiscopale sur la cité.

 

Cette bataille n’est qu’une étape, car les bourgeois, force économique de la ville, veulent aussi se libérer de la tutelle insupportable de la noblesse strasbourgeoise que la victoire sur l’évêque a grisée.

S’installe à la tête de Strasbourg, le « Patriarcat », terme désignant en fait les citadins les plus riches et les plus influents, dont une bonne partie de nobles qui établit d’excellentes relations avec le « pouvoir central » c'est-à-dire l’empereur. Lorsque le 30 septembre 1273 le comte Rodolphe de Habsbourg est élu roi d'Allemagne, Strasbourg est en liesse : la ville accueille le souverain dans un déploiement le luxe inégalé.

 

.Conrad III de Lichtenberg, prince-évêque  de 1273 à 1299 

Membre de la famille de Lichtenberg du nom de la seigneurie éponyme dont Albert II de Dabo-Moha a pris le nom.

En 1274, l’empereur Rodolphe de Habsbourg revient deux fois à Strasbourg, confirme tous les privilèges de la ville et les renouvelle dans une charte donnée à Haguenau le 8 décembre 1275 ; il y repasse avant de mourir. Strasbourg place sa statue équestre sur la façade de la nouvelle cathédrale à côté de celles de Clovis et de Dagobert.                                                                             .                                                                                                                         
En 1292, l’évêque Conrad III entre en guerre contre son  nouvel empereur Adolphe de Nassau ; il est tué lors du siège de Fribourg en Brisgau.                                                      

 

.Frédéric Ier de Lichtenberg, prince-évêque de 1299 à 1305

De la même famille que le précèdent.

 

.Jean Ier de Dirpheim, seigneur de Molsheim, évêque d’Eischstett, prince-évêque de Strasbourg de 1306 à 1328, chancelier d’Albert de Habsbourg

Il est chancelier d’Albert de Habsbourg.

 

.Berthold II, Comte de Buchneck, évêque de Spire, prince évêque de Strasbourg de 1328 à 1353, Commandeur de l’ordre des chevaliers teutoniques pour le baillage de Souabe-Alsace-Bourgogne.

En 1328, l'empereur Louis de Bavière confirme les anciens privilèges et le nouveau statut de la ville : Strasbourg ne dépend que du pouvoir de l'Empereur. 

Le 11 décembre 1328, l’évêque Berthold II  fait son entrée dans la ville, avec six cents chevaliers teutoniques. En vue de rétablir la discipline ecclésiastique, il combat énergiquement l’esprit du monde, dans le clergé. Il convoque un synode diocésain, et décrète que tous les clercs bénéficiaires doivent se faire ordonner, avant d’exercer leur ministère. Cette mesure lui vaut l’opposition farouche du Grand-Chapitre, dont un de ses membres, Conrad de Kirkel, qui le fait enlever. Berthold est ainsi emprisonné durant seize semaines, d’abord au château de Waldeck, proche de Sarreguemines, possession des seigneurs de Kirkel-Saarwerden, puis dans celui de Kirkel, proche de Deux-Ponts, dans le Palatinat. Il n’est libéré que contre rançon. Il soutient le pape Jean XXII contre l’empereur Louis de Bavière contre lequel il entre en guerre en 1334. Le pape doit intervenir pour casser la capitulation que le Grand Chapitre lui a imposée. L’évêque Berthold meurt  à Molsheim, le 24 novembre 1353, peu après avoir reçu la visite de l’empereur Charles IV de Luxembourg.                                                       

 

.Jean II de Lichtenberg, prince-évêque de Strasbourg de 1353 à 1365, landgraf de Nordgau en 1365.

Membre de la famille de Lichtenberg dont Albert II de Dabo-Moha a pris le nom ; secrétaire de l’empereur Charles IV de Luxembourg.

En 1358, l'empereur Charles IV qualifie Strasbourg de « freie Stadt », mettant en relief sa situation exceptionnelle par rapport aux villes alsaciennes de la Décapole ; elle est proche, par ses franchises, de Cologne, de Mayence ou de Spire.

En 1365, Louis Ier  d’Oltingen, comte de Nordgau vend le Landgraviat de Basse Alsace (Nordgau) à l'évêché de Strasbourg. En 1365 donc  le prince-évêque Jean II devient landgraf du  Nordgau et acquiert le château de Haut-Koenigsbourg.    A partir de cette date les Evêques de Strasbourg portent le titre de comte de Nordgau

 

.Jean III, duc de Luxembourg, prince-évêque de Strasbourg et  landgraf du Nordgau de 1366 à 1371.

Cousin de l’empereur Wenceslas de  Luxembourg, il devient prince-électeur comme prince-évêque de Mayence.

 

.Lambert de Buren, évêque de Spire puis prince-évêque de Strasbourg et landgraf du Nordgau de 1371 à 1375.

Chancelier de l’empereur Charles IV de Luxembourg ; en 1375, il devient évêque de Bamberg.Affranchie du pouvoir épiscopal, Strasbourg est proclamée ville libre impériale par  l’empereur Charles IV.

 

.Frédéric II  de Blankenheim, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1375 à 1393 

De la famille des seigneurs de Blankenheim en Rhénanie-Palatinat.

Il entre en guerre contre le doyen du chapitre cathédral de Bâle et devient administrateur de l’évêché de Bâle. De 1392 à 1293, il entre en guerre contre la ville de Strasbourg ; il est  nommé archevêque d’Utrecht en 1393.

 

.Louis Ier, comte de Thierstein, prince-évêque de Strasbourg et landgraf du Nordgau  en 1393 

Au début du Moyen-Age, les Thierstein sont une puissante famille apparentée aux comtes de Habsbourg. Le château de Neu Thierstein  date  probablement du 12ème siècle.

En 1309, la famille se divise en deux branches : les Pfeffingen et les Farnsburg.

Louis meurt l’année de sa nomination.                                                      

 

.Burchard II, comte de Petite-Pierre/Lutzelstein, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1393 à 1394 ;

Son élection n’est pas confirmée par le pape ; en 1394, pour le prix de sa renonciation au siège épiscopal, il fonde la seigneurie de Chateaunois-Frankenbourg au détriment du domaine épiscopal.                                                     

.Guillaume II de Diest, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1394 à 1439. 

Il entre en guerre avec son clergé puis avec ses vassaux épiscopaux et la ville de Strasbourg. En 1414, les bourgeois de Strasbourg se libèrent  du pouvoir de leur évêque qui s’en va résider à Saverne.   

 

.Conrad IV de Busnang, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1439 à 1440.                                                        

.Robert de Simmern, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1440 à 1478.

Apparenté aux comtes palatins, il doit soutenir  d’abord  la guerre contre les armagnacs  « die armen Gecken » (pauvres gueux) ou «  Schender » (écorcheurs)  commandés par le dauphin, le futur roi de France Louis XI qui envahissent l’Alsace de 1434 à 1444 puis contre le duc de Bourgogne Charles le Téméraire.                                                     

.Albert de Deux-Ponts-Veldenz, comte palatin, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau  de  1478   à 1506

Il doit affronter la révolte des paysans du Bundschuh.

 

.Guillaume III de Honstein, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1506 à 1541

Il règne sous le règne des empereurs Maximilien de Habsbourg et de son fils Charles Quint.

L’arrivée du protestantisme sous le règne de l’empereur Charles Quint ainsi que de lourdes taxes sur les produits agricoles mettent le monde rural en effervescence.

Le lundi de Pâques 1525 se produit un soulèvement général d’environ 40000 paysans menés par Erasme Gerber. Les villes et monastères sont attaqués et tombent un à un. Prétextant la défense de son titre de co-seigneur de l’abbaye de Marmoutier/Maursmünster, le duc Antoine de Lorraine envahit l’Alsace et massacre 18000 paysans à Saverne/Zabern et Lupstein et 5000 à Scherviller.

 

.Erasme de Limbourg, prince-évêque de  Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1541 à 1568 ;

Il règne  également sous le règne de l’empereur Charles Quint de Habsbourg.                                                                                                         

 

.Jean IV de Manderscheid-Blankenheim, prince-évêque Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1569 à 1592 ;

Il règne sous le règne de l’empereur Ferdinand de Habsbourg.

Après la mort de Ferdinand Ier en 1564, la branche autrichienne des Habsbourg se divise en plusieurs branches, l'aînée conservant la couronne impériale, la cadette recevant les Pays antérieurs et le Tyrol. Ferdinand II (mort en 1595), son neveu Maximilien III (mort en 1618) ne résident pas en Alsace.                                                  

 

.Jean-Georges, margrave de Brandebourg, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1592 à 1604

Il est élu par les chanoines protestants.

 

.Charles de Lorraine (1567-1607), évêque de Metz en 1578, cardinal en 1589, prince-évêque de Strasbourg  et landgraf de Nordgau de 1604 à 1607 

Fils cadet de Charles III, duc de Lorraine et de Claude de France.Il est élu en 1604par les chanoines catholiques alors que le siège épiscopal est occupé par Jean-Georges de Brandebourg, un prince protestant, l’administrateur protestant du diocèse contre lequel il doit entrer en guerre.

 

.Léopold V de Habsbourg (1586-1632), administrateur laïc  et landgraf de Nordgau de 1607  à 1626

Frère puîné de l'empereur Ferdinand II.

En 1626, il renonce à ses dignités ecclésiastiques et se marie avec Claudia de Médicis.

 

.Léopold-Guillaume II de Habsbourg (1614 - 1662)  gouverneur général des Pays-Bas espagnols, Grand-Maître des Chevaliers teutoniques, évêque de Halberstadt, de Magdebourg, d'Olmütz, Passau, Breslau  et de Strasbourg de 1626 à 1662

Dernier fils de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière, frère cadet  de l’empereur Ferdinand III ; donc neveu du précédent. 

En 1632,  l’Alsace est à nouveau ravagée par  les Suédois du roi Gustave Adolphe puis les armées du duc de Lorraine et celles du roi de France, entretenant le conflit afin de profiter de l’anarchie générale pour s’imposer. On assiste alors à la conquête méthodique des pays habsbourgeois, conquête qui culmine en décembre 1638 par la chute de Brisach et du Landskron devant les troupes de Bernard de Saxe-Weimar que Louis XIII reconnait comme Landgrave d’Alsace mais il meurt peu après. Léopold-Guillaume  passe la plus grande partie de sa vie à faire la guerre notamment contre la France. En 1640, il réussit à chasser les Suédois de Bohême mais ils le battent à Breitenfeld en 1642. En 1645 il défait à la bataille de Brigittenau une avant-garde de Suédois, de sorte que ceux-ci renoncent à attaquer Vienne. En tant que gouverneur général des Pays-Bas espagnols, il conclut, par le Traité de Münster (1648), une paix avec les Provinces-Unies et combat aussi la France.

 

.François-Egon de Furstenberg (1626-1682) évêque de Metz puis évêque de Strasbourg de 1663 à 1682.

Fils du comte Egon von Fürstenberg-Heilingenberg, général de l'armée impériale qui  participe notamment en 1629 à la guerre de Succession de Mantoue.

En 1681, avec une armée de 30 000 hommes, Louvois et Montclar encerclent par surprise Strasbourg laquelle n’a d’autre choix que de capituler le 30 septembre 1681.                                                                                                                                  

 

.Guillaume-Egon de Furstenberg (1629-1704), évêque de Metz puis  évêque de Strasbourg de  1682  à 1704

Frère du précédent.

En 1672, lui et son frère François obtiennent la signature d'un traité d'alliance entre la France et le prince-archevêque de Cologne en vue de la guerre de Hollande.                                                         

Enlevé au monastère Saint-Pantaléon de Cologne le 14 février 1674, il est emprisonné à Vienne par l'empereur Léopold Ier. Une intervention du nonce apostolique empêche son exécution. Il est libéré en mai 1679, après la signature du traité de Nimègue. Le 8 juin 1682 il est nommé évêque de Strasbourg, puis confirmé dans ses fonctions par le pape le 11 janvier 1683.  

 

 

 

 

 

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 22:03

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                                terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

 

 

12. Comté de Nordgau / Landgrafschaft  Nordgau

     

Landgrafs/comtes :

Le landgraviat / comté de  Nordgau  comporte pour villes principales : Landau, Haguenau, Saverne, Sélestat, Strasbourg et Wissembourg.

 

Maison d’Eguisheim

 

.Hugues Ier d’Eguisheim, comte du Nordgau de 920 à 940, de l'Ortenau et de l'Aargau à partir de 910. Il se qualifie également comte de Hohenbourg.

Fils d'Eberhard III de Nordgau.

Il augmente ses états des comtés d'Eguisheim, de Hohenberg et de Ferrette.  Il épouse Hildegarde de Ferrette dont il a :


-Eberhard IV de Nordgau.                                                                            

-Hugues comte d'Eguisheim

-Alix qui épouse Régnier III, comte de Hainault.

-Gontram le Riche, souche de la maison d'Habsbourg.

 

.Eberhard IV d’Eghisheim  (? - 972/73),  comte/landgraf de Nordgau de 940 à 951, comte d’Eguisheim  (Eberhard Ier)

Fils aîné d'Hugues Ier de Nordgau et d'Hildegarde de Ferrette. Il succède à son péreavec son frère Hugues d'Eguisheim.

 

En  951, il abdique en faveur de son fils. En 959, il remet à Otton-le-Grand l'abbaye de Lure. Il aurait épousé Luitgarde, fille de Wigéric de Bidgau et de Cunégonde de France, veuve d'Adalbert, comte de Metz, de laquelle il eut :

 

-Hugues II de Nordgau

-Aldabert d'Alsace

-Hugues, moine.                                                                                               

 -Gérard d'Alsace

 -Adélaide                                                                                                                                                      -Adélaïde,

mariée en premières noces à Henri de Franconie, dont elle aura Conrad II le Salique, empereur.                                                                                       

-Hedwige, mariée à Sigefroid de Luxembourg.

 

.Hugues II d’Eguisheim, comte/landgraf de Nordgau de 951 à 984

Fils ainé d'Eberhard IV de Nordgau. Il a  trois fils :


-Eberhard V de Nordgau

-Hugues IV de Nordgau qui succèdera  à ses neveux Hugues III de Nordgau et Eberhard VI de Nordgau.                                                                                                       

 -Matfrid qui était comte.

 

.Eberhard V d’Eguisheim, comte/landgraf de Nordgau de 984 à 996

Fils ainé d'Hugues II de Nordgau. Il a cinq fils :


-Hugues III de Nordgau

-Eberhard VI de Nordgau,                                                                   

-Gérard, comte, épouse Cunisse de Luxembourg.                                                               -Matfried.                                                                                  

 -Adabéron, chanoine de Toul.

 

.Hugues III d’Eguisheim, comte/landgraf  de Nordgau de 996 à999

Fils ainé d'Eberhard V de Nordgau. Il décède sans enfants en 999.

 

.Eberhard VI d’Eguisheim, comte/landgraf de Nordgau de 999 à 1027

Deuxième fils d'Eberhard  de Nordgau, il succède en 999 à son frère Hugues III de Nordgau.  

 Il décède en 1027 sans laisser de postérité.

 

Maison d’Eguisheim-Dabo

 

.Hugues IV d’Eguisheim ( ?-1048), comte d’Eguisheim et de Dabo, comte/landgraf de Nordgau de vers 1027  à  1048,

Fils d'Hugues II ; cousin germain de l'empereur Conrad II le Salique, car la mère de ce souverain, Adélaïde, est la sœur de son père Hugues II de Nordgau.      

  

Il succède en 1027 à son neveu Eberhard VI dans le comté du Nordgau, mort sans postérité.

Cette même année 1027, Ernest II, duc de Souabe, s'étant révolté contre son beau-père, l'empereur Conrad II le Salique, vient ravager et piller les châteaux du comte Hugues en Alsace, avant d'être contraint de se rendre et être emprisonné.

Il épouse Helwige fille et héritière de Louis, comte de Dagsbourg, dont les enfants sont :

 

.Gérard, futur comte d'Eguisheim

 .Mathilde, mariée à Richwin, comte de Charpeigne,                                                        

.Hugues, futur comte de Dachsbourg, décédé avant son père, marié à Mathilde,      

 .Bruno,  évêque de Toul en 1026, puis couronné pape le 12 février 1049,

.Adélaïde, mariée à Adalbert, comte en Ufgau

.Gertrude, mariée à Luidolf, margrave de Frise,mariée à Otton II de Souabe, duc de Souabe,                                                                                                                        

 .Geppa abbesse de Nuitz ou Neuss ((Rhénanie-du-Nord-Westphalie)^.

 

.Hugues V de Dabo-Dagsburg, comte/landgraf de Sundgau de 1046 à 1049

 

Fils du précédent.

 

.Henri I de Dabo-Dagsburg, comte /landgraf de Norgau de 1049 à 1065

Fils d’Hugues.

 

.Gérard II de Dabo/Dagsburg, comte/ landgraf  de Nordgau de 1065 à 1074

Fils du précédent.

 

.Hugues VI de Dabo-Dagsburg (1077-1089), comte/landgraf de Nordgau de 1087 à 1089

Fils d'Henri Ier ; frère du précédent.

Il se fait assassiner en 1089 lors d'une visite chez Otton, évêque de Strasbourg. Le comté passe alors à la dynastie de Metz, par le mariage de Spanehilde (ou Swanehilde), petite-fille de Hugues IV, comte de Nordgau avec Folmard III, comte de Metz.

 

Maison de Folmar-Metz

 

.Godefroi  Ier, landgraf de Nordgau de 1089 à 1129

 

.Godefroi II, landgraf de 1129 à 1132

 

.Thierry Ier, landgraf de Nordgau de 1132 à 1160

 

.Godefroi III, landgraf de Nordgau de 1160 à 1180

 

Maison de Hohenstaufen

 

.Frédéric, comte de Nordgau de 1180 à 1192, empereur Frédéric II en 1220

 

Maison de Werd ou Werde

Les Werd sont issus d’une branche cadette des comtes de Saargau qui ont pour ancêtre Siegebert Ier, fidèle partisan de l’emoereur Henri IV qui lui donna en fief en récompense de sa fidélité Wadgassen et ses alentours, Saarbrücken, Voelklingen, et le Warndt.

 

.Sigebert Ier, landgraf  de Nordgau de 1192 à 1228

 

.Henri III, landgraf de Nordgau  de 1228 à 1238

 

.Henri-Sigebert I, landgraf de Nordgau de 1238 à 1278

 

.Jean Ier, landgraf de Nordgau de 1278 à 1308

 

.Ulrich II, landgraf de Nordgau de 1308 à 1344

 

.Jean II, landgraf de Norgau de 1344 à 1359                                                                                                                                                                                  

 

Maison d’Ottinguen

 

.Louis Ier, landgraf de Nordgau de 1359 à 1365

En 1365, Louis Ier vend le Landgraviat de Basse Alsace (Nordgau) à l'évêché de Strasbourg. A partir de cette date les Evêques de Strasbourg portent le titre de comte de Nordgau.

 

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 21:55

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                                terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

11. Seigneuries  d’Oberbronn  et de Niederbronn

      terre d’empire de 962 à 1793

 

a.seigneurie d’Oberbronn                                                                                           

 

En 1196, Oberbronn appartient aux chevaliers de Born (ou Burn). Oberbronn devient le « chef-lieu » de la seigneurie. La seigneurie est constituée d’une douzaine de villages et hameaux dont Breitenwasen, Zinswiller, Gumbrechtshoffen-Oberbronn et Mertzwiller.

Par voie de succession ou de rachat, la seigneurie passe aux Ochsenstein, Lützelstein /La Petite-Pierre, Lichtenberg, Deux-Ponts-Bitche /Zweibrücken-Bitsch. En 1551, Amélie de Deux-Ponts-Bitche apporte le fief en mariage au comte Philippe Ier de Linange-Westerbourg/ Leiningen-Westerburg. Le château y est construit en 1554. La seigneurie passe ensuite au Leiningen-Dagsburg puis aux barons de Dietrich. Elle  est annexée  par la France en 1793 avec d'autres territoires de princes possessionnés.

 

b.seigneurie de Niederbronn  

Disputée aux comtes de Linange pendant de longues années par les comtes de Hanau-Lichtenberg, qui déboutés de leur prétention en 1667 ne l'évacuent qu'après sentence du Conseil souverain en 1709, elle passe des comtes de Linange-Dabo aux princes de Hohenlohe-Barteristein, à la baronne de Sinclair et au général suédois, le comte de Lœwenhaupt. Enfin de 1760 à 1764, les trois quarts de la seigneurie sont achetés par les barons de Dietrich.

 

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 21:48

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                               terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

10 .Seigneurie- Baronnie de  Fleckenstein,                                                                      terre d’empire de 962 à 1793

 

La famille de Fleckenstein apparaît en Alsace au début du XIIe siècle. Elle est alors au service des empereurs Hohenstaufen. Les terres qu’elle possède sont des fiefs d’empire.  

Weiterswiller est rattaché à la seigneurie de Fleckenstein dès le XIVe siècle.

Au XIIIe siècle, la famille se scinde en trois branches. Le nom de Dagstul est associé à l'une d'elles lorsque par suite de l'extinction de cette famille, la baronnie de Dagstul, située entre Sarrebruck et Trèves, passa aux Fleckentein apparentés.

 

Maison de Fleckenstein-Dagstul

En 1365, à l'occasion du partage de la succession d'Henri de Fleckenstein dit le vieux, dernier représentant de la branche aînée,  le fief de Weiterswiller passe à Henri le jeune, baron de Dagstul. Le dernier des Fleckenstein-Dagstul, George II, disparait en 1644, peu avant la fin de la Guerre de Trente ans.

 

Maison de Fleckenstein-Soultz

George II étant mort sans héritier, la seigneurie passe à la branche des Fleckenstein-Soultz en la personne de Jacques IV, qui avait déjà commencé à la gouverner.

Le traité de Westphalie, signé en 1648, en mettant fin à la Guerre de Trente ans  instaure en Alsace un ordre nouveau où les fiefs d'Empire sont considérés par le roi comme tels à la couronne de France ce que les Fleckenstein n’acceptent  pas de sorte qu’ils s’exilent en 1675 jusqu'au traité de Ryswick en 1697. Henri-Jacques, fils de Jacques IV, est le dernier seigneur de Weiterswiller de la dynastie des Fleckenstein. Son fils unique étant mort jeune, le prince Hercule Mériadec de Rohan-Soubise obtient en 1706 par lettres patentes l'expectative de la baronnie. De nouvelles lettres patentes d'investiture simultanée lui permettent de devenir en 1712 copropriétaire du fief, sans cependant pouvoir en jouir dans l'immédiat. Pour sa part, Henri-Jacques de Fleckenstein avait demandé et obtenu en 1716 du Conseil d'Etat que ses biens allodiaux héréditaires soient distingués de ses fiefs.

 

Maison de  Rohan et Gayling

A la mort d'Henri-Jacques de Fleckenstein, survenue en 1720 à l'âge de 84 ans, la possession du fief passe aux Rohan-Soubise tandis que les biens allodiaux héréditaires sont transmis à ses filles.A Weiterswiller, il s'agit des revenus de la dîme et de deux corps de biens, le Frümessgut et le Lutzelburgergut, dont la propriété, d'abord indivise, revient bientôt à la famille des Gayling d'Altheim.
Les Rohan se  succèdent comme possesseurs du fief jusqu'à la Révolution, d'abord la branche des Rohan-Soubise puis celle des Rohan-Guéméné.

Le dernier titulaire de la baronnie de Fleckenstein et dernier seigneur de Weiterswiller est le prince Louis Marie de Rohan-Guéméné qui émigre au début de la Révolution. En vertu des lois de la République, ses possessions, déclarées biens nationaux, sont mises sous séquestre.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 19:32

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                        terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

 

9. Comté de Lauterbourg / Grafschaft  Lauterburg 

 terre d’empire de 962   à 1680

.Haut  Baillage de Lauterbourg :Keidenbourg  -  Motheren – Neewiller -  Niederlauterbach  - Oberroedern -  Rheinzabern -  Saimbach et Schafhausen -  Scheibenhard  - Siegen -  Stundwüler  .

.Bas Baillage de Lauterbourg : Büchelberg -  HatzenBühl -  Herxheim -  Herxheimweyer -  Heyna -  Rültzheim – Scheid.

Propriété impériale, partie intégrante du Saint Empire romain germanique, la région est administrée par une famille de ministériels dite Burggraf de Lauterbourg, vassale des Hohenstaufen. Elle doit son appellation « comtale » à l'occupation d'un château situé au nord-ouest de la cité, présumée fortifiée dès le XIe siècle. Un certain « comte » Markedo de Lauterbourg prend d'ailleurs fait et cause pour le fils de Frédéric Il de Hohenstaufen, le roi des Romains Henri, duc de Souabe et d'Alsace, qui se révolte contre son père en 1234. L'année suivante le « comte » Markedo meurt à la bataille, alors que le roi, son maître, part en captivité. Lauterbourg redevient alors fief impérial. Lors de la chute des Hohenstaufen, la cité est remise à l'évêque de Spire, un fidèle de l'anti roi Guillaume de Hollande, prétendant à l'Empire. C'est ce dernier qui octroie à la cité, devenue capitale d'un imposant bailliage comprenant trois villes et une soixantaine de villages, des franchises, dont le droit d'élire son magistrat.

.Henri II de Linange/von Leiningen, prince- évêque de Spire de 1245  à 1272

Issu de la famille de Linange, famille noble allemande, branche cadette de la première maison comtale de Sarrebruck 

.Friedrich von Bolanden, prince-évêque de Spire de 1272 à 1302

Lorsque Rodolphe de Habsbourg accède au trône impérial, le maître de la cité s'oppose ouvertement à celui qui, visiblement, n'est pas son candidat. Lauterbourg est alors assiégé en 1286 et doit capituler au bout de six semaines.

                                                 

.Siegebold de Linange/von Leiningen, prince-évêque de Spire de 1302 à 1314

En 1302, la ville est témoin d'un différend qui oppose le chapitre de Spire à l'évêque. Les chanoines électeurs se réfugient à Lauterbourg peut-être au château pour y élire un nouvel évêque en la personne de Siegebold de Linange, avant d'accepter de rejoindre l'évêché.  

.Emich de Linange/von Leiningen, prince-évêque de Spire de 1314 à 1328

 

 

.Berthold de/ von Buchek, prince-evêque de Spire en 1328

 

 

.Walram de/von Veldenz, prince-evêque de Spire de 1328 à 1336

 

 

.Baudoin de Luxembourg. Administrateur apostolique de 1332 à 1336

 

 

.Gerhard de/von Ehrenberg, prince-evêque de Spire de 1336 à 1363

 

 

.Lambert de Buren, prince-évêque de Spire de 1364 à 1371 puis prince-évêque de Strasbourg et landgraf du Nordgau de 1371 à 1375.

Chancelier de l’empereur Charles IV de Luxembourg ; en 1375, il devient évêque de Bamberg. Affranchie du pouvoir épiscopal, Strasbourg est proclamée ville libre impériale par  l’empereur Charles IV.

.Adolphe Ier de Nassau, comte de Nassau, prince-évêque de Spire de 1371 à  1388 puis prince électeur-archevêque de Mayence de 1388 à 1390

.Nicolas de Wiesbaden  prince- évêque de Spire de  1388 à 1396

En 1393, il  restaure le château fort de Lauterbourg.

.Raban de Helmstadt, prince-évêque de Spire de 1396 à 1438,  

Issu de la maison de Helmstadt, vieille famille4 seigneuriale de Lorraine

Il devient archevêque de Trèves et donc  prince électeur de 1430 à 1439 quand Sigismond e Luxembourg devient empereur.

 

.Reinhard de Helmstadt, prince-évêque de Spire de 1438 à 1456

.Siegfried III von Venningen, prince-évêque de Spire de 1456 à 1459

.Johann Nix von Venningen, prince-évêque de Spire de 1459 à 1464

.Matthias Freiherr von Rammingen, prince-évêque de Spire de 1464 à 1478

.Ludwig von Helmstadt, prince-évêque de Spire de 1478 à 1504     

.Philipp I von Rosenberg, prince-évêque de Spire de 1504 à 1513

.Georges de Palatinat, prince-évêque de Spire de 1513 à 1529

.Philippe de Floersheim ( ?-1552) prince- évêque de Spire de  1529  à 1552, premier abbé-prévôt de Wissembourg

Lauterbourg et son bailliage ne passent pas à la Réforme, contrairement à la puissante seigneurie voisine de Fleckenstein.

.Rodolphe de Frankenbourg/ Rudolf von Frankenstein, prince-évêque de Spire et prévôt de Wissembourg 1552   à  1560

.Philipp Christoph von Sötern (1567- 1652) prince- évêque de Spire de 1610 à 1652  et prévôt de Wissembourg et  archevêque, prince-Électeur de Trèves à partir de 1623.

Dans ces deux évêchés, et particulièrement dans celui de Trèves, il établit une lourde politique fiscale, pour financer une administration tâtillonne et, surtout, la construction d'un palais archiépiscopal somptueux. De plus, il exige l'attribution de postes importants à des membres de sa famille. Tout ceci aboutit à lui susciter une opposition parmi les membres du chapitre et de la population de l'archevêché qui rejoignent le camp des opposants à l'empereur et devinrent ipso facto des alliés objectifs des puissances protestantes dans les développements de la guerre de Trente Ans. Durant cette  guerre de Trente Ans, Lauterbourg  est assiégée, puis pillée en 1621 par la soldatesque du comte Ernest de Mansfeld. L'année suivante, les troupes de l'archiduc Léopold ravagent la cité. En 1631, après une accalmie, ce sont les Suédois qui rançonnent une population déjà considérablement appauvrie. Toujours en 1631, les troupes impériales Impériaux  des Habsbourg massacrent la garnison suédoise ; l'année suivante, les Suédois reviennent, ce qui pousse l'évêque de Spire-archevêque de Tréves à se tourner vers la France. Sötern conclut en 1631 un traité de neutralité avec la Suède et la France et leur offre la possibilité de tenir garnison dans les forteresses d’Ehrenbreitstein et Philippsburg. Ehrenbreitstein, juste en face de Coblence où se trouve  la résidence électorale de Trèves a une importance stratégique majeure sur le Rhin.

Dès 1632, la France reprend  Trèves pour son compte. Richelieu y voit une occasion d'intervention indirecte dans le collège électoral de l'Empire et de se rendre favorable la Suède et aux  opposants protestants de l'empereur. De plus, Sötern appuie  en 1634 la candidature de Richelieu au poste d’évêque-coadjuteur de son archevêché, et donc à sa succession quasiment assurée à son propre poste. (Ceci aurait considérablement renforcé l’influence et la position de la France en Rhénanie et menacé de la manière la plus directe la voie de communication hautement stratégique qu'elle constituait entre les possessions des Habsbourg aux Pays-Bas espagnols et en Allemagne méridionale. En outre, par ce stratagème, la France aurait pu s’assurer une place au sein du collège électoral du Saint-Empire...). 

Des troupes impériales et espagnoles viennent à nouveau occuper Trèves et en 1635, Sötern est arrêté avant d’être emprisonné pendant dix ans. Cette arrestation est le prétexte recherché par Richelieu qui déclare la guerre à l’Espagne. Avec l’accord de l’empereur, le chapitre de la cathédrale prend en mains l’administration des territoires relevant de l’archevêque. Lorsque ce dernier est relâché, il tente de faire détacher l’archevêché de Trèves du Saint-Empire en  entamant  des négociations secrètes avec la France mais celles-ci restent sans effet.

Lauterbourg est aux mains des troupes de Bernard de Weimar lorsque prend fin la Guerre de Trente Ans en 1648. Mais Lauterbourg ne devient pas  française par les Traités de Westphalie de 1648, qui mettent  fin à la Guerre de Trente Ans.

.Lothaire-Frédéric de Metternich  prince-évêque de Spire et prévôt  de Wissembourg de 1652 à 1675  

Son père, Gerhard von Metternich, était seigneur de Bourscheid et d’Esch-sur-Sûre.

.Johann Hugo von Orsbeck prince-évêque et prévot de Wissemboug de 1675 à 1711

Sous son règne, la ville est incendiée par les hommes du Maréchal de Créquy, le 3 octobre 1678, lors de la dernière campagne de la terrible Guerre de Hollande (1672-1679), au moment où il s'agit pour les Français de chasser de la Basse-Alsace, les derniers éléments impériaux qui y subsistent, avant l'ouverture des négociations de paix. La paix de Nimègue du 5 février 1679 entre la France et l'Empire ne change rien, quant à l'Alsace, aux dispositions des Traités de Westphalie, Lauterbourg et son bailliage reste donc en principe  à l'Évêché de Spire et à l'Empire.  Mais dès le lendemain de la Paix de Nimègue, et profitant de la faiblesse de l'Empire, Louis XIV se met  à interpréter les traités à sa guise. Son intention est d’annexer toute la Basse-Alsace jusqu'à la rivière de la Queich, qui traverse les villes de Landau et de Germersheim. C'est ainsi que le 5 janvier 1680 le bailli de Lauterbourg et les autres officiers du bailliage sont sommés de se présenter le 20 janvier devant le nouveau bailli royal de Wissembourg. 

Le 22 mars 1680, l'évêque lui-même est sommé de se rendre à Brisach, siège du Conseil Supérieur d'Alsace, afin d'y rendre foi et hommage au Roi de France pour son bailliage de Lauterbourg et lui prêter le serment de fidélité. Mais l'évêque ne s'y rend pas, pas plus d'ailleurs  que l'Electeur Palatin, le Grand-Maître de l'Ordre Teutonique ainsi que le Margrave de Bade, à qui avaient été adressées les mêmes sommations pour raison de leurs possessions situées sur la rive droite de la Queich. L'évêque  se plaint au  Roi, et  des commissaires sont nommés pour désigner les limites entre la France et l'Empire en attendant la conclusion de la paix générale. Mais ces conférences ne donnent aucun résultat. Au contraire, l'Empire craignant d'indisposer Louis XIV et de le porter à d'autres annexions encore, ne peut faire autrement que d'approuver par la trêve de 10 ans conclue à Ratisbonne en 1684 les "Réunions" faites par la France avant la date du 1er août 1680, y compris celle de Strasbourg, bien que celle-ci date du 30 septembre 1681.

Bientôt éclate à nouveau la guerre  dite de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697), au cours de laquelle les Français réussissent à tenir solidement leur frontière du Rhin grâce à leur nouveau système de places-fortes (Landau, Fort-Louis, Strasbourg et Huningue). Au traité de Ryswick de 1697, et pour se donner le maximum de chances de recueillir la succession de la Couronne d'Espagne, Louis XIV accepte cependant de renoncer à toutes ses annexions antérieures situées hors de l'Alsace. Avec Fribourg-en-Brisgau, Brisach et le Brisgau, il restitue donc à l'Empire tous les territoires qui sur la rive droite de la Queich appartenaient à des princes d'Empire. Donc y compris le bailliage de Lauterbourg. Mais l'évêque de Spire n’a guêre le temps de procéder alors à une véritable reprise de possession. Car bientôt, avec le 18e siècle qui commence, s'ouvre la dernière guerre européenne de Louis XIV, la Guerre de Succession d'Espagne. Landau est pris et repris par les Impériaux, qui viennent d'ailleurs à cet effet se retrancher à Lauterbourg et sur la rive gauche de la Lauter (1703-1704). Mais les Français reviennent à la charge en 1706 et se fortifient à leur tour le long de la Lauter.

.Henri-Hartard de Raville / Hartard von Rolligen (1633 - 1719)  prince-évêque de Spire de 1711 à 1719 et prévôt  de Wissembourg.

La paix conclue à Rastatt en 1714 confirme le traité précédent, signé à Ryswick. L'évêque de Spire est en droit reprendre  possession de son bailliage de Lauterbourg. Mais le Conseil Souverain d'Alsace  lui fait connaître le 19 janvier 1715 qu'avant de prendre possession de son bénéfice, il doit d'abord prêter le serment de fidélité au Roi de France.  

Il s’y refuse mais  charge néanmoins un mandataire de prendre possession du bailliage à sa place le 25 mars 1719. Cette prise de possession est déclarée nulle par le Conseil Souverain d'Alsace, dès le 2 mai suivant.

Le prince-èvêque meurt le 30 novembre 1719. Son coadjuteur, le Cardinal de Schönborn, lui succède. Suivant l'ancienne coutume, celui-ci envoie bientôt des commissaires recueillir le serment des habitants du bailliage. Mais le Conseil Souverain d'Alsace par son arrêt du 12 juin 1720 exige de ces commissaires de se retirer et interdit aux "sujets du Roi" de leur obéir.                                          

L'évêque continue de faire preuve de ténacité. A l'occasion du décès de l'Impératrice Eléonore, il ordonne de faire sonner les cloches avec solennité et de tenir des prières publiques à Lauterbourg, à Wissembourg et dans les bailliages en dépendant.

Le représentant du roi se dépêche donc d'expédier des ordres exprès aux baillis de Wissembourg et de Lauterbourg pour empêcher ces et autres solennités"

En 1723,  les habitants du bailliage de Lauterbourg commencent en effet à se détacher de leur seigneur en portant leurs litiges devant le Conseil Souverain de Colmar, et non plus devant la justice épiscopale, dont les autorités françaises leur ont interdit l'accès. Tout cela préoccupe l'évêque, au point qu'il s'en confie à l'Intendant lui-même à l'occasion d'une visite qu'il fait à Strasbourg au Cardinal de Rohan. Dès cette époque, il laisse entrevoir en effet son regret de ne pas être autorisé par l'Empire à rendre ses foi et hommage au Roi de France pour ses bailliages alsaciens, ni par conséquent à reconnaître l'autorité du Conseil de Colmar.

La Guerre de Succession de Pologne (1733-35) est une nouvelle épreuve pour le bailliage de Lauterbourg. L'armée française vient en effet occuper en grand nombre les places de Landau et de Lauterbourg, ainsi que les lignes de la Lauter.

.Franz Christoph von Hutten zum Stolzenberg (1706 -1770) prince-évêque de Spire et prévot de Wissenbourg de 1743 à 1770

Le Conseil Souverain prend un premier arrêt le 2 juillet 1750, faisant défense aux habitants de payer la taille à l'évêque, sauf à celui-ci de se pourvoir en cas de désaccord par devant Sa Majesté.Mais l'évêque  convaincu que ces droits lui reviennent demande donc au Conseil Souverain de débouter les habitants de leur requête. C'est ainsi qu'est pris le 2 septembre 1750 un nouvel arrêt, reconnaissant effectivement à l'évêque le droit de percevoir les taxes numérotées 1, 0, 5 et 6. Par cet arrêt, les habitants du bailliage sont même condamnés à payer le Liegergeld depuis le temps qu'ils ont sur le même pied payé avant". Pour l'évêque, c'est une demi-victoire. Et afin de mieux garantir à l'avenir ses droits, il propose au pouvoir royal de conclure une  transaction. Mais celui-ci s'y oppose. L'évêque consent alors à demander au Roi des lettres patentes pour ses terres de la Basse-Alsace, ce qui revient à accepter la souveraineté française sur celles-ci. Ces lettres patentes sont accordées "gracieusement" à Versailles en juin 1756. L'évêque craint cependant que cette soumission ne lui retire le droit de suffrage à la Diète de l'Empire et au Cercle du Haut-Rhin. Mais comme ce droit de suffrage pouvait être "dans la suite de quelque utilité à la France", il est convenu d'exempter l'évêque de prêter ses foi et hommages au Roi de France pour raison de ces lettres patentes. En d'autres termes, l'évêque de Spire reconnait la souveraineté du Roi de France sur ses bailliages situés en Basse-Alsace (Lauterbourg, Dahn, Madenbourg, et St-Rémy) sans être tenu de lui prêter le serment de fidélité accoutumé, mais continue de rester propriétaire féodal de ces mêmes bailliages. Cette solution est originale car  l'évêque de Spire est en 1756  le seul prince à accepter de telles lettres patentes. Les autres au contraire ne consentent à signer avec la France que des traités de voisinage, établissant le tracé de leurs limites respectives, donc sans modification des droits de souveraineté : le prince de Nassau-Saarbrück en 1766 et 1770, le prince de Nassau-Weilburg en 1776, le duc de Deux-Ponts /Zwei-Brücken  en 1766.                                                     

A la Révolution, le processus d'assimilation se poursuit et s'exacerbe, d'autant plus qu'après le règne non-expansionniste de Louis XVI la France est de nouveau portée à reprendre sa poussée sur la rive gauche du Rhin.

.Damian August Philipp Karl vonLimburg Stirum (1721-1797), prince-évêque de Spire de 1770 à 1797 et prince-prévôt de Wissembourg de 1770 à 1789

Au mois de mars 1789, l'évêque de Spire est  assigné à comparaître en personne ou par procureur à l'Assemblée des Trois États, qui doit se tenir à Haguenau le 26 du même mois en vue des États Généraux du royaume. Mais l'évêque ne s'y rend pas : il charge son bailli  d'y présenter ses protestations contre ladite assignation.   L'évêque proteste devant le gouvernement français, mais aussi devant la Diète germanique et sa Majesté l'Empereur, lorsqu'en septembre 1790 est engagée la réforme de la justice et que dans le bailliage de Lauterbourg les anciennes juridictions épiscopales sont remplacées par des tribunaux élus. Il proteste encore en novembre 1790 lorsqu'il est sommé par le district de Wissembourg de fournir l'état des biens, possessions et revenus de son évêché, premier pas vers la confiscation de ses propriétés comme Biens Nationaux.

Il proteste en démontrant à Louis XVI (qui est toujours Roi de France) que "l'Alsace n'était à la France ni d'origine, ni par convention, que depuis l'origine de la monarchie, elle était de la Germanie et que par les traités de paix du dernier siècle et du commencement de celui-ci, elle y est demeurée
et existe encore sous la souveraineté de l’Empire". Par la loi du 5 décembre 1790 relative à l'enregistrement des actes civils et judiciaires, le département du Bas-Rhin établit à Lauterbourg un greffier, qui exige aussitôt la soumission des anciens greffiers épiscopaux. L'évêque y réplique en publiant à Bruchsal en janvier 1791 une adresse bilingue imprimée sur quatre pages. Au mois de mars, nouvelle protestation contre l'élection d'un évêque pour le département du Bas-Rhin et l'usurpation de la juridiction épiscopale sur la partie du diocèse de Spire sise sur la rive droite de la Queich, (mais aussi), contre toute les innovations apportées au gouvernement ecclésiastique, aux droits de seigneurs et de supériorité quai compétent à l'Évêché de Spire et aux églises, corps, communautés, aux et qui en dépendent".                                                       

Cette déclaration est suivie de la liste des 60 curés et vicaires de la rive droite de la Queich, qui tous affirment ne vouloir "aucunement aux décrets rendus par l'Assemblée prétendue Nationale, moins encore renoncer à aucun des droits ecclésiastiques ou temporels de l'évêché de Spire, et demeurer soumis à l'autorité du Saint-Siège, conformément aux canons de l'église et aux dispositions du Concordat germanique".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 19:14

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                                     terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

8. Principauté abbatiale de Wissembourg / Abtei-FürstentumWeissenburg

  terre d’empire de 962  à 1680

 

L'abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul est fondée sur le site au VII° siècle par des nobles austrasiens sur une île de la Lauter.

 

.Adalbert de Magdebourg, abbé, premier évêque de Wissembourg de 968 à 981

Nommé abbé de Wissembourg en 966 par l'empereur Otton Ier puis comme premier évêque de Magdebourg en 968.

En 974 l'abbaye obtient le statut de Reichsunmittelbarkeit, ou Immédiateté impériale. L'abbaye dépend alors uniquement de l'Empire. L'abbé a alors une position plus élevée que l'évêque de Spire  dont il dépend.

 

.Sandrade, prince-abbé de 981à 985

 

.Gisilhaire (Gieseler), prince-abbé de 985 à 989

 

.Gerhoh III, prince abbé de Wissembourg de   989 à 1001

Sous son abbatiat, le 23 mai 993, l'empereur Otton III accorde à l'abbaye la libre élection de son abbé.

 

.Sigebod, prince-abbé  de Wissembourg en  1002

 

.Liuthard, prince-abbé de Wissembourg de 1002 à 1032

 

.Folmar, prince-abbé de Wissembourg de 1032 à 1043

 

.Arnold, comte de Falkenbourg, prince-abbé de Wissembourg de 1043 à 1054, évêque de Spire de 1054 à 1056

 

 .Samuel, prince-abbé de  1056  à  1098

En 1079, première mention de la ville de Wissembourg. Les Hohenstaufen sont les avoués du monastère et assurent le développement de la ville.

 

.Etienne, prince-abbé de Wissembourg en 1102

 

.Meingaudus (Mengoz), prince-abbé de Wissembourg de  1111 à 1113

 

.Udalric, prince-abbé de Wissembourg en  1118

 

.Wernher II (Bernard, Bennon), prince-abbé de Wissembourg  de ? à ?

 

.Ernest, prince-abbé de Wissembourg de ? à  1135

 

.Benoît, prince-abbé de Wissembourg de 1135 à 1145

.                                                                                                              

.Engelschalk, prince-abbé de Wissembourg de  1145 à  1168

 

.Gundelach, prince-abbé de Wissembourg de  1168 à 1187

 

.Godefried, prince-abbé de Wissembourg de  1187 à 1195

 

.Wolfram, prince-abbé de Wissembourg de 1195 à 1222

 

.Cunon, prince-abbé de Wissembourg de 1222 à 1248

En 1247, Wissembourg entre dans l'Union des villes Rhénanes avec Colmar, Haguenau et Schlestadt/Sélestat.

 

.Conrad, prince-abbé de Wissembourg de  1248 à  1251

 

.Frédéric, prince-abbé de Wissembourg de  1251 à 1262

Pendant le XII°  siècle et le XIII° siècle, le village qui nait autour de l'abbaye s'étend rapidement et cherche à s'émanciper de sa tutelle, d'où de nombreux conflits.

 

.Édelin, prince abbé de Wissembourg de 1262 à  1293

En 1275, l'arbitrage de l'empereur Rodolphe de Habsbourg permet de définir les droits respectifs de l’abbé et de la ville. L'empereur accorde à la ville le droit de perception de l'"umgeld" (gabelle du vin), la libre élection du Magistrat, l'usage commun des forêts et des pâturages.

 

.Guillaume I, prince-abbé de Wissembourg de 1293 à 1301

 

.Gilles (Egidius), prince-abbé de Wissembourg de 1301 à 1312

 

.Barthélemy, prince-abbé de Wissembourg de 1312 à 1316

 

.Guillaume II, prince-abbé de Wissembourg de  1316 à 1322

 

.Jean Ier de Frankenstein, prince-abbé de 1322 à 1337

En 1333, pendant l'abbatiat de Jean Ier de Frankenstein, s'élève un conflit entre la ville et l'abbaye. L'abbé et un certain nombre de moines quitte la ville et demande l'intervention de l'empereur Louis de Bavière. La sentence est prononcée en octobre 1333 par Hermann de Lichtenberg, évêque de Wurburg. Le Magistrat suivi des habitants doit accueillir le prince-abbé et faire amende honorable à genoux. En 1347, l'empereur Charles IV de Luxembourg accorde aux habitants de ne pas être donnés en engagement. Après 1350  commence le déclin financier de l'abbaye. La ville  acquiert progressivement son indépendance par rapport aux abbés. Elle adhère en 1354 à la "Décapole". En 1358, l'empereur adjoint aux huit patriciens du Magistrat mais en laissant intervenir l'abbé. C'est l'abbaye qui l'emporte en 1471 à la suite d'un accord de paix avec le comte palatin. Cependant la réforme de Bursfeld y est introduite en 1482.

 

.Eberhard, comte de Sarrebruck, prince-abbé de Wissembourg de  1337 à 1381

 

.Hugues de Nohfelden, prince-abbé de Wissembourg de  1381 à 1402

 

.Jean II, comte de Veldenz, prince-abbé de Wissembourg 1402 à 1439,

L’empereur Sigismond délie, en 1431, les bourgeois de la ville du serment de fidélité envers l’abbé qu'ils devaient en vertu des décrets des empereurs  Adolphe de Nassau  et Albert Ier de Habsbourg.

Jean II assiste au concile de Constance.

 

 .Conrad de Hohenfels, prieur des Quatre-Tours et Robert de Loewenstein, prieur de Saint-Germain

 

.Philippe Schenck d'Erpach, baron de Bruck, prince abbé  de Wissembourg   de  1439   à 1467

En 1442, l’empereur Frédéric III confirme aux bourgeois de Wissembourg leur affranchissement.

 

.Jean de Bruck, prince-abbé de Wissembourg de 1467 à 1472

En 1469 se produit la guerre de Wissembourg entre l'abbaye et l'électeur palatin Frédéric Ier qui veut y imposer une réforme.

À la mort de l'abbé Philippe d'Erpach, l'abbaye est considérablement endettée. Le nouvel abbé, Jean de Bruck, essaye  de la relever. Cependant le comte palatin Frédéric Ier le Victorieux, landvogt d’Haguenau, décide d'intervenir en tant que préfet de la Décapole. Il envoye dans l'abbaye des inspecteurs et des moines de la congrégation de Burckfeld. Mais l'abbé décide de se retirer au château de Drackenfels avec le prieur Antoine de Linange.                                                             

Les interventions des moines remettent en cause les biens-fonds que possèdent des bourgeois de Wissembourg qui se révoltent et chassent les hommes du comte palatin. Ils demandent alors à l'abbé de revenir à Wissembourg. Les dégâts importants qui en résultent sur les biens poussent les deux partis à discuter en février 1470. Cependant l'empereur Frédéric III attise le conflit. En décembre 1471, la paix est conclue. L'abbé Jean de Bruck et son prieur restent en place, mais aussi les moines réformateurs.

Ces différents conflits mènent au XV° siècle à la destruction de la ville par le comte Palatin, allié de l’abbaye. Le comte palatin décide d'assiéger la ville et de la bombarder.

 

.Antoine de Linange/ Leiningen, prieur des Quatre-Tours puis  abbé de Clingenmünster, administrateur intérimaire

De 1485 à 1503 Jean de Dratt, grand maréchal du comte palatin Philippe l'Ingénu, tyrannise les habitants de Wissembourg.

 

.Henri de Hombourg – 1475-1496 – Nouvel intérim

 

.Guillaume III d’Eyb, prince-abbé de Wissembourg  de 1498 à 1513

 

.Rudiger Fischer – dernier abbé, il est élu en 1500 mais confirmé par le pape Léon X en 1513. Abbé jusqu’en 1524

En 1518, l'empereur Maximilien Ier décide que la ville peut  librement désigner le Magistrat sans demander l'accord de l'abbé moyennant de lui verser soixante-cinq florins d'or.                                                        

Henri Motherer, curé de l'église Saint-Jean, son vicaire, Jean Merkel, Martin Bucer et Georges Kess, commencent à prêcher la Réforme en 1522. L'électeur de Trèves et l'électeur palatin mettent le siège à la ville en avril 1523 obligeant les prédicateurs à quitter la ville. L'abbaye est sécularisée en collégiale en 1524 au moment où la Réforme protestante est introduite dans la ville. Wissembourg subit l’année suivante la Guerre des paysans allemands. En 1546, l'évêque de Spire devient le prévôt du chapitre. Arrive ensuite la guerre de Trente Ans et les passages des multiples armées. A la signature des traités y mettant fin en 1648, il ne  reste plus alors que 140 habitants. À la signature du deuxième traité de Westphalie en 1648, la France considère que les villes de la Décapole, dont Wissembourg, passent sous sa domination. Le traité de Münster, en effet, est ambigu et sujet à interprétation. Cependant, la Décapole n'entend nullement se soumettre aux Français, et ses villes refusent de reconnaître Louis XIV comme leur souverain. Il s'ensuit une sévère campagne militaire de mise à pied, et Wissembourg est prise, incendiée et pillée le 25 janvier 1677. Elle finit  alors, avec ses consœurs de la Décapole, par se soumettre à la France en 1680.

 

 

 

 


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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 01:30

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                         terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

 

7. Seigneurie  de Lichtenberg -comté de Hanau-Lichtenberg/ Grafschaft Hanau-Lichtenberg                                                                                                                   terre d’empire  de 962 à 1793

 

Le comté de Hanau-Lichtenberg est un territoire du Saint-Empire romain germanique comprenant  la seigneurie de Lichtenberg en Alsace d'une part, et un morceau du comté de Hanau situé en Hesse, d'autre part. Le comté était divisé en 15 bailliages, dont 10 sont situés en Alsace avec la ville de Bouxwiller pour chef-lieu. Le site de Bouxwiller est donné en fief aux sires de Lichtenberg dès le début du Moyen Âge.

Albert de Lichtenberg (Albert II de Dabo-Moha) est  en l'an 1197 copropriétaire avec son parent chanoine de l'évêché de Strasbourg.

Les seigneurs de Lichtenberg sont issus des  les seigneurs  de Hunebourg, landgraves  de Basse-Alsace  au XII° siècle et  prévôts de l'abbaye de Neuwiller-les-Saverne, possessions de l'évêché de Metz. Les seigneurs de Lichtenberg héritent de cette prévôté en 1249 et se constituent une seigneurie autour de cette abbaye ; dans les environs de leur château de Lichtenberg et de la bourgade de Bouxwiller.

Conrad de Lichtenberg (1273–1299) est élu au siège épiscopal de Strasbourg. Lui succèdent  deux  évêques issus de sa famille  Frédéric de Lichtenberg, et Jean II de Lichtenberg  (1353–1365).

 

Maison de Lichtenberg

 

De cette époque date l'expansion territoriale des possessions de cette maison de Lichtenberg et le fait que Bouxwiller obtienne le rang de ville. Les seigneurs de Lichtenberg font construire le château du Wasenbourg au milieu du XIII° siècle. Ils rachètent en 1332 au comte d'Alsace le château du Grand-Arnsberg et ses forêts qui jouxtent le Wasenbourg, devant protéger ces nouveaux biens.

 

.Louis V de Lichtenberg (1417-1471), seigneur de Lichtenberg de ? à 1471

 

.Jacques le Barbu, seigneur de Litchtenberg de 1471 à 1480

Avec sa mort en 1480, s'éteint par les hommes la maison des sires de Lichtenberg.

Les deux héritières à part égale de la seigneurie de Lichtenberg  sont ses nièces : Anna et Elisabeth de Lichtenberg; filles de Louis V de Lichtenberg. Anna est l'épouse de Philippe Ier de Hanau-Lichtenberg. Leurs descendants prennent pour dénomination familiale les Hanau-Lichtenberg pour les différencier de la branche aînée des comtes de Hanau-Münzenberg.

Elisabeth de Lichtenberg est, quant à elle, l'épouse du comte Simon IV Wecker de Deux-Ponts-Bitche.

 

Maison de Hanau-Lichtenberg

 

.Philippe Ier (1417-1480)   comte de Hanau, seigneur de Litchtenberg en 1480

Il épouse en 1458 Anne de Lichtenberg, l'une des deux héritières de la seigneurie de Lichtenberg. Elle est la  fille de Louis de Lichtenberg et de Elisabeth de Hohenlohe et, du côté de son père, petite-fille de Elisabeth de Hanau.

En l'an 1480, lui et le comte de Deux-Ponts-Bitche, tout deux époux des nièces et héritières du dernier seigneur de Lichtenberg, se partagent la seigneurie de Lichtenberg. Les Hanau-Lichtenberg entrent  en possession du château de Lichtenberg et  le font transformer en une puissante place-forte.

 

.Philippe II (1462-1504),  comte de Hanau, seigneur de Litchtenberg de 1480 à 1504.

Deuxième fils du précédent et de son épouse Anne de Lichtenberg.

 

.Philippe III (1482-1538), comte de Hanau, seigneur de Lichtenberg de 1504 à 1538

La guerre des paysans éclate durant son règne en 1525. Sur la demande du Palatinat, il marche contre les paysans du Hettgau mais aussi contre ses propres sujets. Il tente aussi d'utiliser à ses propres fins ces émeutes.

 

Il ne fait rien contre le pillage de l'abbaye de Neuwiller mais la situation lui échappe et, le 6 mai 1525, les paysans saccagent son château de Bouxwiller. Pour faire cesser les troubles, Philippe III se voit obligé d'appeler à la rescousse le duc Antoine II de Lorraine.

 

.Philippe IV (1514-1590), comte de Hanau, seigneur de Litchtenberg de 1538 à 1590

Fils du précédent.

Il est le premier comte de Hanau-Lichtenberg qui fait de ses possessions alsaciennes le point central de ses séjours et de sa politique au détriment du bailliage de Babenhausen, berceau hessois de la famille comtale (cependant il fait construire l'aile sud du château de Babenhausen). En Lorraine, en 1564, il achète la seigneurie de Falkenstein et fait construire sur son territoire un  château à Philippsbourg en 1566.

 

Maison d’ Hanau-Lichtenberg- Deux-Ponts-Bitche

 

.Philippe /Philipp V (1541-1599) comte de Hanau, seigneur de Lichtenberg de 1590 à 1599

Fils du précédent qui lui confie le pouvoir en 1585. Il se marie trois fois ; grâce à son premier mariage en 1560  avec la comtesse palatine Louise Marguerite de Deux Ponts-Bitche, fille unique du comte Jacques de Deux Ponts-Bitche il prend possession des territoires de ce comté dont son épouse hérite en 1570.

En 1606 sont implantées les bornes qui doivent délimiter la nouvelle frontière entre le duché de Lorraine et le comté de Hanau-Lichtenberg, à la suite d'un compromis signé en 1601 par le duc Charles III de Lorraine et le duc de Deux-Ponts pour le tracé des frontières du comté de Bitche.

 

.Jean René Ier/ Johann Reinhard  (1569 - 1665) comte  de Hanau, comte de Deux-Ponts Bitche, seigneur de Lichtenberg de 1599 à 1625.

Fils du précédent ; Il épouse  en 1593 Marie Elisabeth de Hohenlohe, fille du comte Wolfgang von Hohenlohe et de la comtesse Magdalena de Nassau.

 

.Philippe Wolfgang de Hanau-Lichtenberg (1595-1641) comte de Hanau, seigneur de Lichtenberg de 1625 à 1641

Fils du précèdent ;

Il règne  durant les terribles années de la guerre de Trente Ans.

 

.Frédéric Casimir (1623-1685), comte de Hanau, seigneur de Lichtenberg, comte de Deux-Ponts Bitche de 1641 à 1685

Il hérite du comté de Hanau-Lichtenberg à l'âge de 18 ans, après le décès de son père le comte Philippe Wolfgang de Hanau-Lichtenberg survenu le 14 février 1641. En 1642, il entre en possession du comté de Hanau-Münzenberg après le décès du comte Jean Ernest de Hanau-Münzenberg.

 

. Jean René III/ Johann Reinhard  III (1665-1736) comte de Hanau, seigneur  de Lichtenberg de 1686 à 1736

Il épouse le 20/08/1699  Dorothée Frédérique de Brandebourg-Ansbach. Il est le dernier comte de Hanau-Lichtenberg.

 

. Charlotte Christine Madeleine Jeanne  (1700- 1726), comtesse de Hanau, seigneur de Lichtenberg de 1736 à 1726

Fille unique des précédents ; elle épouse en 1717 Louis VIII de Hesse-Darmstadt de sorte que  toute la seigneurie de Hanau-Lichtenberg, passe à la maison d’ Hesse-Darmstadt.

 

                                                                                                                                                    Maison d’ Hesse-Darmstadt

 

.Louis IX de Hesse/ Ludwig IX von Hessen-Darmstadt (1719 - 1790) landgrave de Hesse-Darmstadt de 1768 à 1790.

Fils de la  précédente et de Louis VIII de Hesse-Darmstadt.

 

En 1789, ses possessions en Alsace sont composées de 10 bailliages :

 

.bailliage de Westhoffen : Allenwiller, Balbronn, Hengwiller, Haberacker, Reinhardsmunster, Traenheim (en Partie), Westhoffen et Wolschheim

.bailliage de Wolfisheim : Hangenbieten et Wolfisheim

.bailliage de Brumath : Bietlenheim, Brumath, Eckwersheim, Geudertheim (en partie), Gries, Hœrdt, Krautwiller, Kurtzenhausen, Mittelhausen, Waltenheim-sur-Zorn et Weitbruch ;                                                                                                                       

 .bailliage de Kutzenhausen : Feldbach, Hoelschloch, Lobsann (pour moitié), Mattstall, Merkwiller, Niederkuntzenhausen et Oberkutzenhausen ;                         

.prévôté d'Offendorf : Drusenheim, Herrlisheim, Oberhoffen-sur-Moder, Offendorf et Rohrwiller ;                                                                                               

 .bailliage de Bouxwiller : Bosselshausen, Bouxwiller, Durningen, Duntzenheim, Ernolsheim, Geiswiller, Gimbrett, Gottesheim, Griesbach, Hattmatt, Hohatzenheim, Hohfrankenheim, Imbsheim, Issenhausen, Kirrwiller, Melsheim, Menchhoffen, Niedersoultzbach, Printzheim ou Breunsheim, Reitwiller, Riedheim, Ringendorf, Uttwiller, Wickersheim, Wilshausen, Wœllenheim et Zœbersdorf ;                                                                                                                            .bailliage

d'Ingwiller : Boxmuhle, Fuchsthal, Fullengarten, Ingenheim, Ingwiller, Kindsbrunnen, Lichtenberg, Mellich, Mietesheim, Neuwiller-lès-Saverne, Obersoultzbach, Reipertswiller, Schillersdorf, Schussersthal, Seelhoff, Wimmenau et Zell-im-Thal ;                                                                                                 

 .bailliage de Pfaffenhoffen : Alteckendorf, Bischholtz, Engwiller, Niedermodern, Oberaltorf, Obermodern, Offwiller, Pfaffenhoffen, Schalkendorf et Schwindratzheim;                                                                                                   

 .bailliage de Wœrth : Dieffenbach, Eberbach, Goersdorf, Griesbach (pour un tiers), Lampertsloch, Lindel, Mitschdorf, Morsbronn, Niedersteinbach, Obersteinbach, Oberdorf, Pfaffenbronn , Preuschdorf, Spachbach, Wengelsbach  et Wœrth ;                                                                                                                      

  .bailliage de Hatten : Buhl, Hatten, Kuhlendorf, Leiterswiller, Niederbetschdorf, Oberbetschdorf, Reimerswiller, Rittershoffen et Schwabwiller.

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 01:20

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                                 terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

5 .Seigneurie  de Geroldseck / Marche de Marmoutier/   Mauersmuster                           terre d’empire de 962  à  1793

 

Les Geroldseck  apparaissent au XIIe siècle comme avoués de l'abbaye de Marmoutier en Alsace. En tant qu'avoués, ils veillent sur la Marche de Marmoutier (soit la souveraineté temporelle de l'abbaye, don royal du VIe siècle, qui jouit de l'immédiateté impériale. Cette charge devient en leur faveur un fief de l'évêché de Metz, dont peu à peu ils constituent une seigneurie de Geroldseck qui leur appartient jusque vers 1390.  

Le fief se compose alors de treize villages et comprend deux châteaux : le Grand-Geroldseck et le Petit-Geroldseck, qui abritent les différents membres de la famille qui se partagent le pouvoir.

Entre 1109 et 1387, on distingue trois lignées:

.celle d’Othon Ier jusque vers 1193

.celle de Bourcard II jusque vers 1362

.celle de Simon Ier jusque vers 1390 : la lignée mâle est alors éteinte.

Jean de Geroldseck acquiert au XIVe siècle la seigneurie de Steinsel (aujourd'hui Niederstinzel.

 

La seigneurie est ensuite partagée entre plusieurs familles nobles et influentes de Basse-Alsace, dont les Wangen (de Wangenbourg) qui obtiennent au début du XVIe siècle le droit d'accoler le nom de Geroldseck. Les Rappoltstein prennent également l'écu de Geroldseck, avant de vendre leur part au duc de Lorraine et aux Landsberg.

La Marche de Marmoutier et la seigneurie de Geroldseck passent sous domination française dès l'Ancien Régime.

 

 

 

 

   

 

6. Possessions de l'Ordre des chevaliers teutoniques et de seigneurs immédiats

 

L’Ordre des Chevaliers teutoniques est propiétaire de plusieurs villages d’Alsace : les villages de Fessenheim, dans la Haute-Alsace, en amont de Brisach, et de Riedseltz, dans la Basse-Alsace au Sud de Wissembourg, avec plusieurs commanderies à Rixheirn, Rouffacli, Andlau, etc. Le siège princier est à Mergent-heirn, sur la Tauber, en Franconie.

 

Divers  petits seigneurs/ Herren  bénéficient également de l’immédiateté impériale : seigneurs de Landsberg, de Rathsamhausen, d’Andlau et de Wangen.

                               

                             

 

 

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 00:53

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

1.  Comté de Saarwerden (Sarre-Union, Altwiller, Burbach, Diedendorf, Eywiller, Goerlingen, Kirrberg et Rauwiller),                                                                            

 terres d’empire de 962 à 1793

Sur la rive droite de la Sarre la ville de Bouquenom très ancien bourg médiéval. Un château-fort est édifié à Sarrewerden par le premier comte connu, Frédéric, dans la première moitié du XIIe siècle. En 1397, à la mort du dernier comte de Sarrewerden, le comté passe à un neveu, comte de Moers.
Il passa ensuite à la famille de Nassau, qui est favorable aux protestant.

Ouvert aux différentes confessions réformées, le comté accueille à partir de 1557 des réfugiés fuyant les persécutions religieuses du royaume de France et du duché de Lorraine. Sept villages sont connus dès lors comme villages welsches (romans) : Altwiller, Burbach, Diedendorf, Eywiller, Goerlingen, Kirrberg et Rauwiller, repeuplés par des Français ou des Lorrains, de langue romane et de confession calviniste, tandis que le reste du comté est germanophone et luthérien de la confession d'Augsbourg.

En 1619, le duc de Lorraine Henri  II s'empare du comté de Saarverden et de ses dépendances.

En 1629, la Chambre impériale de Spire tranche le conflit entre  les ducs de Lorraine et  les princes de Nassau en attribuant  les seigneuries de Saarwerden et Bouquenom à François de Vaudémont, le père du duc Charles IV de Lorraine.                                                          

Les princes de Nassau doivent leur abandonner en 1629 les villes de Bouquenom (Bockenheim). Les Nassau créent alors sur la Sarre, face à Bouquenom, une nouvelle ville désignée comme Neu-Saarwerden.                                                      

Le comté souffre alors des ambitions du royaume de France sur sa frontière est, et le château de Sarrewerden est détruit en 1671 pendant la guerre de Trente Ans.               

Suite au traité de Ryswick de 1697, Louis XIV doit restituer aux comtes de Nassau dans le cadre de l'Empire, l'ancien comté de Sarrewerden avec la Ville neuve de Neusaarwerden, sous la dépendance du Saint-Empire, l'enclave de Bockenheim-Sarrewerden faisant retour à Léopold, duc de Lorraine, pour revenir à la couronne française en 1766.

Les autres localités de l'ancien comté de Sarrewerden et de la prévôté de Herbitzeim sont réparties entre les Nassau-Sarrebrücken (bailliage de Harskirchen) et les Nassau-Weilburg (bailliage de Neusaarwerden).

Le comté en vient à être partagé en trois zones distinctes :

.Bouquenom passe à la France en 1766 avec les possessions du duché de Lorraine,

.une partie nord appartenait aux princes de Nassau-Weilburg,

.le reste de l'ancien territoire appartient aux princes de Nassau-Sarrebruck.

À la Révolution, le comté, enclave étrangère dans le territoire français, pose le problème des princes possessionnés. Sensibles à l'émancipation républicaine, les habitants du comté proclament une République de Sarrewerden, et en demandent le rattachement à la France. La Convention nationale le leur accorde en 1793, intégrant le territoire au district de Bitche en Moselle. Le 16 juin 1794  les deux villes de Bouquenom et de Neusaarwerden  sont réunies, sous le nom de Sarre-Union. Mais les protestants trouvent cette situation inconfortable, et obtiennent ensuite le transfert de l'ancien comté de Sarrewerden au Bas-Rhin ; six cantons sont créés: Bouquenom, Neuf-Sarrewerden, Harskirchen, Wolfskirchen, Drulingen et Diemeringen.

En 1794,  Neusaarwerden et Bockenheim /Bouquenom sont réunies sous le nom de Sarre-Union.                                                         

2 .Seigneurie de Diemeringen,                                                                                            terre d’empire de 962 à 1793

La seigneurie de Diemeringen appartenait à la famille de Wittelsbach-Deux-Ponts, qui l'accorde en fief au sire de Fénétrange. Elle comprit Vœllerdingen et Butten qui s'en détachèrent en 1422, Ratzwiller et Dehlingen 

Plusieurs fois morcelée, elle passe par héritage des Mœurs-Sarrewerden aux Rhingraves de Salm à la fin du XV° siècle, lesquels rachètent en outre l'autre moitié. Ils y introduisent la Réforme à partir de 1565.

Ravagée comme toute la région au cours des guerres du XVII° siècle, elle est de nouveau morcelée entre différents seigneurs Au XVIII° siècle. À la veille de la Révolution, elle forme toujours une enclave étrangère dans l'Alsace devenue française ; comme les autres territoires relevant des princes possessionnés, la Convention l'annexe à la République française en 1793.

 

3 .Comté de la Petite-Pierre/  Grafschaft Lutzelstein,                                              

terre d’empire de 962 à 1793

(Adamswiller  - Behrlingen -  Bettwiller -  Bilswiller -  Crauftha - l Dieffenbach (aujourd'hui Tieffenbach) -  Dürstel -  Eschbourg -  Frohrnühl ou Frohn-Mühl -  Gungwiller -  Hambach  - Hangwiller ou Hanckwiller -  Hinsbourg ou Hinsberg -  Hünnerscher, cense -  Kohlhütte, cense -  Lohr – Petersbach -  Petite-Pierre (La)  - Pfalzweyer -  Puberg -  Quidschthal  -  Rosteig -  Schoenbourg -  Volksberg ou Volsbourg -  Weinbourg (pour moitié) -  Weislingen -  Weschem -  Wingen -  Wintersberg -  Zillingen)

Au début du Moyen Age, Lutzelstein  (parva petra en latin) est la capitale d’un comté rang de comté dépendant du Saint-Empire romain germanique appartenant  à la maison des comtes Palatins qui possédait la petite-seigneurie  d’Asswiller.

Au XVI° siècle, le comte Palatin Georges-Jean de Veldenz reçoit le comté de Lützelstein ; il vient y résider de préférence à son comté allemand de Veldenz. Il modernise le château et lui donne son aspect actuel. En 1588, Il accorde la seigneurie d’Aswiller en fief héréditaire à la famille Dalheim, à laquelle succède bientôt la famille de Steinkallenfels, hauts-fonctionnaires des comtes palatins.
Sensible à la situation précaire de ses coreligionnaires réformés dans le duché de Lorraine où Lützelstein forme une enclave, il résout de bâtir dans son comté une ville nouvelle motivée par l’accueil des réformés, alors indésirables dans le très catholique duché de Lorraine.

Le comte palatin possède le château d'Einhartzhausen dans son comté de la Petite-Pierre, enclavé en Lorraine. Il fait tracer à proximité le plan d’une ville nouvelle et   accorde des franchises aux nouveaux habitants qui viennent peupler la ville, dont la création est reconnue le 27 septembre 1570 par l’empereur Maximilien II du Saint-Empire. 

La ville prend le nom de Pfalzburg, Pfalz signifiant Palatinat et Burg, forteresse. Mais le château de La Petite-Pierre reste son lieu de résidence.

Toutefois, par manque d’argent, la ville est cédée au duc de Lorraine dès 1590 et les tentatives d’expulsion des réformés se multiplient, non sans se heurter à une farouche résistance de la population.

Le comte Palatin Georges-Gustave, héritier de Georges-Jean, fonde alors Lixheim en 1608.

Pour lutter contre l’influence française l’empereur autorise Jean-Georges Ier a créé, en 1568, la principauté impériale de Phalsbourg et le prince palatin Frédéric IV, en 1608, celle de Lixheim pour favoriser le commerce sur les routes de Lorraine vers l'Alsace.

Lixheim est néanmoins à son tour vendue au duc de Lorraine en 1623.

Avec Lixheim, Phalsbourg forme une éphémère principauté de 1629 à 1660, au profit de Henriette de Lorraine, sœur du duc Charles IV de Lorraine et de ses maris successifs, au premier rang desquels Louis de Guise, baron d'Ancerville.

Durement touchée pendant la Guerre de Trente Ans (1618-1648) Phalsbourg devient ville royale par le  traité de Vincennes du 28 février 1661 signé entre le duc Charles IV de Lorraine et le roi de France  Louis XIV fait suite au traité des Pyrénées de 1659, permettant au duc de Lorraine de recouvrer le duché de Bar.    Il prévoit la cession d'un corridor d'une demi-lieue (2 km) de large entre Metz et Phalsbourg qui permet au roi de France de rejoindre l'Alsace, possession française depuis le traité de Westphalie de 1648 sans passer par une terre étrangère. Des cités comme Sierck-les-Bains, Sarrebourg, Héming ou Réding sont alors rattachées à la France.

Et le traité de Ryswick de 1697, confirme la possession de Phalsbourg à la France.

En revanche ce n’est qu’après la Révolution en 1793 seulement qu’Asswiller est réuni à la France par décret de la Convention nationale, qui passe outre les droits des Princes possessionnés. 

4. Seigneurie d’Asswiller,                                                                                                terre d’empire de 962 à 1793

Asswiller est au Moyen Age  une petite seigneurie dépendant des comtes de La Petite-Pierre. Lorsqu'il prend possession du comté, le comte palatin Georges-Jean de Bavière accorde Aswiller en fief héréditaire à la famille Dalheim (1588), à qui succède bientôt la famille de Steinkallenfels, hauts-fonctionnaires des comtes palatins.

Ces seigneurs protestants y introduisent la Réforme et se maintiennent à Asswiller à partir du XVI° siècle.

Asswiller est annexé à la France en 1793 par décret de la Convention nationale, qui passe outre les droits des Princes possessionnés.

 

 

 

 

 

 

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