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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 09:26

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CH.  III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

F. Comté de Macon

terre partiellement dans la mouvance de l’empire de 1032 à 1239

 

 

En 936 Hugues le Noir prend possession du duché de Bourgogne, mais ne le réclame pas la succession sur le royaume des Francs. Louis IV qui vient d’être couronné se dirige vers la Bourgogne, pour faire reconnaître son autorité, Hugues le Noir refuse de prêter serment, et se retire dans ses terres Outre-Saône. Il gouverne sur les deux rives de la Saône. Il s’appuie sur ses fidèles vassaux que sont Gilbert, comte de Chalon et de Beaune, Aubri, vicomte de Mâcon, Liétaud fils d’Aubri et Robert, vicomte de Dijon.                                                   

Bien que le comté de Macon soit situé sur la rive occidentale de la Saône, le comté de Macon est un fief des comtes de Bourgognes vassaux de l’empire depuis l’intégration du Royaume de Bourgogne Provence à celui-ci en 1032 et il  ne reléve pas alors du  Duché de Bourgogne ni du comté de Bourgogne.

.Otte-Guillaume Ier de Bourgogne ou Otte-Guillaume de Mâcon(vers 962-1026), premier comte palatin de Bourgogne de 982 à 1026 et comte de Mâcon par mariage avec Ermentrude de Roucy (héritière du comté de Mâcon par son premier mariage avec le comte Aubry II de Mâcon décédé en  982.

Fils du roi Aubert Ier d'Italie et de Gerberge de Chalon, fille du comte Lambert de Chalon et d'Autun

Le comte de Bourgogne Otte-Guillaume donne le comté de Mâcon et celui d'Escuens à son fils aîné Gui Ier (995-1004). Celui-ci épouse une fille de Béatrix, fille d’Aubri II. À la mort de son fils aîné, Otte-Guillaume partage ses terres, Renaud (1006-1057), son second fils, reçoit les comtés d'Amous, du Varais et du Portois et Otton (1006-1049), fils de Gui, reçoit le Mâconnais et l’Escuens.  Otte-Guillaume conserve ses droits sur les comtés de la Bourgogne franque (Beaumont, Fouvent, Oscheret).                                                     

.Otton II de Mâcon ( ?- 1049), comte de Mâcon de 1004 à 1049

Fils du précédent. Il épouse Elisabeth de Vergy. Sous son règne, le pouvoir comtal  s’amenuise, les seigneurs de la région en profitent pour obtenir une indépendance. On voit entre 1020-1030, les seigneurs-châtelains de Beaujeu, Berzé, Bâgé, Brancion, la Bussière et Uxelles renforcer leurs châteaux et astreindre les hommes libres de leur district à leur apporter leur hommage, dû naguère au comte.

 

.Geoffroy de Mâcon ( ?- 1065), comte de Mâcon de 1049 à 1065,

Fils du précédent; Il épouse Béatrice.

 

.Guy II de Mâcon ( ?- 1109), comte de Mâcon de 1065 à 1078

Fils du précédent. En 1078, il se fait moine à l'Abbaye de Cluny et cède Mâcon à son cousin Guillaume Ier de Bourgogne.

 

.Guillaume Ier de Bourgogne ( ?- 1087), comte de Bourgogne et de Mâcon de 1078 à 1085

Cousin du précédent, fils de Renaud Ier de Bourgogne, petit-fils d'Otte-Guillaume.

 

.Renaud II (1085-1097),  Guillaume II (1075-1125)  fils du précédent,  Étienne Ier (1085-1102), frère de Renaud II, Renaud III ( ?-1148), fils ainé d’Etienne Ier,

.Guillaume III de Macon encore appelé Guillaume IV de Bourgogne (1088-1157), comte de Macon de 1102 à 1157, comte d’Auxonne de 1127 à 1157, comte de Vienne de 1148 à 1157

Deuxième fils d’Etienne Ier.

Il tente de spolier sa nièce Béatrice de Bourgogne, fille de Renaud III. L'empereur Frédéric Barberousse l'en empêche et épouse cette dernière en 1156.

                                                  

.Géraud Ier de Mâcon (1142- 1184), comte de Mâcon et de Vienne de 1157 à 1184, seigneur de Salins

Fils du précédent. Il épouse en 1152 Maurette de Salins fille du seigneur Gaucher III de Salins avec qui il a pour enfant :

 

-Alexandrine de Mâcon  qui épouse Ulric de Baugey, fils de Renaud sire de Baugey.

-Beatrix de Mâcon  épouse en 1177 le comte Humbert III de Savoie.                           -Etienne de Vienne, futur  archevêque de Besançon                                                             

 -Gaucher IV de Mâcon, Seigneur de Salins.

-Guillaume IV de Mâcon.                                                                               

 -Géraud de Mâcon , Seigneur de Vadans.                                                                         -Ide de Vienne, épouse le seigneur Humbert de Coligny, fils de Guerric de Coligny ; puis en seconde noce, en 1190, Simon II duc de Lorraine.                         

 -Renaud de Mâcon (1168-1213).

 

.Guillaume IV  de Macon ou Guillaume V de Bourgogne  (1155- 1224), comte de Mâcon, d'Auxonne et de Vienne de 1184 à 1224,

Fils aîné du précédent, marié à Poncia de Beaujeu, puis à Scholastique, fille d'Henri Ier de Champagne avec laquelle il a :

 

-le futur Géraud II qui épouse Guigonne de Forez.

-Guillaume, chanoine à Mâcon, puis époux successif d'Agnès, fille d'Ulrich II de Ferrette, et d’Isabelle de Lorraine.

-Henry, seigneur de Montmorot, d'abord fiancé à Marguerite de Beaujeu, puis marié à Elisabeth de Salins, fille de Jean le Sage, comte de Chalon.                                                

 -Béatrice, épouse en 1219 Hugues d'Antigny, sans postérité.

                                                       

.Géraud II de Mâcon ( ?- 1224), comte de Mâcon et de Vienne en 1124

Fils du précédent et de Scolastique de Champagne, marié à Alix Guigonne, fille de Guigues III de Forez avec laquelle il a une fille Alix.

 

$.Alix de Mâcon ( ?-1260), comtesse de Mâcon et de Vienne de 1224 à 1239,

Fille du précédent, marié à Jean de Dreux décédé en 1239. En 1239, à la mort de son mari, la comtesse Alix de Mâcon vend le comté de Vienne et le comté de Mâcon à la Couronne de France.

 

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:54

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E.Marquisat de Marnay  

 

Le château de Marnay est une place forte ayant connu diverses phases de construction, renforcée au XIIIe et jusqu'au XVIIe siècle, située à l'origine en terres du saint Empire romain germanique. En 1044, Marnay et tous les territoires entre l’Ognon et la Saône sont inféodés à l’archevêque de Besançon par l’empereur du saint Empire romain germanique et roi de Bourgogne,   à Heinrich III dit Henri le Noir.

En 1109, Marnay est acheté par  le comte Etienne de Bourgogne et devient l’un des fiefs des Chalon, branche cadette des comtes de Bourgogne, avec pour suzerain Etienne II lorsque ce dernier, comte d’Auxonne, devient également comte de Chalon par son épouse vers 1180.

Le château constitue la dot et la résidence de Béatrice d'Auxonne  (fille d’Etienne II et sœur de Jean Ier de Chalon), qui prend alors le titre de dame de Marnay. Béatrice d'Auxonne épouse en 1215 Simon de Joinville qui meurt de retour de croisade en 1233, laissant pour héritier son fils Jean de Joinville, le sire de Joinville, alors âgé de sept à huit ans. Béatrice revient dans son château de Marnay et le remet à son fils cadet Simon II de Joinville, avec l’accord de Geoffroy de Joinville, son frère aîné. Simon II de Joinville prête hommage au régent de la Comté de Bourgogne Jean Ier de Chalon et déclare  tenir de lui en fief le château de Marnay.

 

Les Joinville, descendants de Béatrice d'Auxonne, restent les seigneurs du château de Marnay jusqu’au dernier descendant Hugues qui épouse en 1339 Jeanne de Montbéliard, fille d’Henri de Montfaucon et d’Agnès de Montbéliard.

En 1477, Marnay est dévasté par les troupes de Louis XI, qui envahissent la Comté.  Le château reste dans cette famille jusqu’à ce qu’en 1512, Laurent de Gorrovod, comte de Pont-de-Vaux, gentilhomme proche de Marguerite d'Autriche, duchesse de Savoie, en acquiert la terre et seigneurie et reconstruit en 1520 le château. Laurent de Gorrovod est le dernier seigneur à rendre hommage de la seigneurie de Marnay à un empereur du Saint Empire à savoir Charles Quint. Marnay est érigé en Marquisat pour Charles-Emmanuel de Gorrovod vers 1600 ou 1602 par lettres patentes de l’Archiduc Albert de Habsbourg, comte de Bourgogne (Franche-Comté). Le château résiste en 1636, lors de la première tentative de conquête de la Franche-Comté du saint Empire germanique par le roi de France Louis XIV, mais il est occupé en 1674 par les armées du maréchal français, pair de France, Philippe de Montaut-Bénac de Navailles, passant ainsi définitivement sous la domination française.

En mai 1674, le roi de France Louis XIV y réside, quand il vient assister au siège de Besançon puis il ordonne le démantèlement de ses défenses du château de Marnay ; L'édifice compte alors seize tourelles et passe  pour l'un des plus beaux châteaux de la province. Le roi de France le fait détruire comme une bonne partie des châteaux conquis en Franche-Comté afin d'éviter toute tentative de retour à l'indépendance comtoise.

Le rattachement  de Marnay à la France est finalement constaté par le Traité de Nimègue qui rattache définitivement la Franche-Comté  à la France en 1678.

Une des branches de la maison de Bauffremont prend  possession du château devenu français et l'afferme au XVIIIe siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:46

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

D.Comté d’Auxonne                                                                                  

  terre d’empire de 1032 à 1237

 

Depuis le partage du traité de Verdun de 843, qui plaça le comté  d’Amous dans le lot de Lothaire et malgré les partages compliqués qui suivirent, ce comté, en terre d'Empire, relevait de la mouvance du comté de Bourgogne. Au Moyen Age, la Saône marque la frontière entre le Royaume de France et le Saint Empire. Le comté d’Auxonne  issu du comté d’Amous est composé de tout le pays d’Outre-Saône, c'est-à-dire, des villes d’Auxonne, Seurre, Louhans, Cuiseaux, Saint-Laurent, Verdun, Cuisery, Pontailler, Bellevesvres et Chaussin  est donc une terre d’empire.

Les comtes d’Auxonne issus de la famille des comtes des Bourgogne sont des vassaux de l’empereur du fait de l’intégration du Royaume de Bourgogne-Provence à l’empire en 1032.

 

.Étienne Ier de Bourgogne (1036-1102) comte de Bourgogne, comte de Mâcon et de Vienne,

Fils de Guillaume Ier de Bourgogne et d’Etiennette comtesse de Vienne ; frère cadet du comte Renaud II de Bourgogne à qui il succède, et frère du pape Calixte II. Il se marie avec Béatrice de Lorraine, fille du duc Gérard Ier de Lorraine, dont il a quatre enfants :

 

Branche aînée de Bourgogne-Comté :


-Renaud III de Bourgogne, comte de Bourgogne en 1127, après les règnes de Guillaume l'Allemand, assassiné en 1125, fils de Renaud II, et de Guillaume l'Enfant fils de Guillaume l'Allemand, assassiné lui aussi en 1126. Renaud III continue la branche aînée de Bourgogne-Comté, mais à sa mort il ne laisse qu'une fille mineure, Béatrice mariée à l'empereur Frédéric Barberousse en 1156 auquel elle apporte le titre de comte de Bourgogne.

 

Branche cadette de Bourgogne-Comté :

 

-Guillaume III de Mâcon, comte de Mâcon en 1102, et comte de Vienne en 1127.

-Agnès de Bourgogne épouse le comte Richard III de Montfaucon comte de Montbéliard et seigneur Montfaucon.                                                                                                 

 -Isabelle de Bourgogne qui épouse en 1110 le comte Hugues Ier de Champagne.

 

.Guillaume III de Mâcon ( ?- 1157) comte de Mâcon et de Vienne, comte d'Auxonne 

Second fils d'Étienne Ier de Bourgogne.

 

.Etienne Ier d’Auxonne ( ?-1173) comte d’Auxonne de 1156 à 1173

Fils de Guillaume III de Macon.

En 1172, Auxonne a pris de l’importance : le comte Étienne Ier s’y  installe.

 

.Guillaume IV de Mâcon (1184 - 1224), comte de Mâcon et de Vienne, comte d'Auxonne de 1173 à 1224

Fils de Géraud Ier, comte de Macon et de Maurette de Salins.

 

.Etienne II d’Auxonne, ( ?- 1241),  comte d’Auxonne de 1224 à 1241

Fils d'Etienne Ier et de Judith de Lorraine ; petit-fils de Guillaume III de Macon. Marié à Béatrice de Chalon.

 

.Jean Ier de Chalon (1190-1267) dit Jean de Bourgogne, comte de Chalon  de 1228 à 1267, comte d’Auxonne, seigneur de Charolais, seigneur de Salins et régent du comté de Bourgogne

Fils du comte Étienne II d'Auxonne et de la comtesse Béatrice de Chalon.

Il est régent du comté de Bourgogne pour son fils Hugues de Chalon, sa belle-fille la comtesse Adélaïde Ire de Bourgogne et son petit-fils Othon IV de Bourgogne jusqu’à sa mort.

Le 5 juin 1237, il échange avec le duc Hugues IV de Bourgogne les comté de Chalon et comté d’Auxonne hérités de ses parents contre plusieurs seigneuries : Salins (qui est alors la deuxième cité du Comté de Bourgogne), Belvoir, Vuillafans, Ornans, Montfaucon, Arlay, le château des Clées au pays de Vaud, Chaussin et Orgelet. Il devient ainsi l’un des plus puissants seigneurs du Comté de Bourgogne. Le duc Hugues IV de Bourgogne réunit ainsi  le comté d’Auxonne au duché de Bourgogne, dont il suit ensuite l’histoire.

 

De 1384 à 1477, duché et comté de Bourgogne sont  réunifiés.  Mais le 23 mai 1493, le traité de Senlis signé entre le roi Charles VIII et l’empereur  Maximilien, sépare à nouveau les deux Bourgognes. Auxonne redevient tête de pont française sur la rive Impériale et ses remparts doivent protéger le royaume de France des tentatives des Habsbourg de régler par la force la « question de Bourgogne ». Les tensions du côté de l’Empire ne tardent pas. Dès 1494, les guerres d'Italie les rallument. À nouveau les remparts sont consolidés et la construction de la porte de Comté réalisée en 1503. Le 14 janvier 1526, le traité de Madrid signé après la défaite de Pavie, entre le roi François Ier et l’empereur Charles Quint, le roi de France est contraint d’abandonner, entre autres territoires, la Bourgogne, et le comté d’Auxonne. Les États de Bourgogne, réunis le 8 juin 1526 refusent de se séparer de la couronne de France. En riposte, l’empereur veut conquérir le comté d’Auxonne. Mais devant les murs de la cité, Lannoy, commandant des armées impériales, trouve une résistance si vive de la part de tous les habitants qu’il doit renoncer.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 16:41

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CH.  III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

C. Comté de Chalon,

terre partiellement d’empire de 1032 à  1237                                                                                  

 

Situé de part et d’autre  de la Saône, c'est-à-dire de la frontière crée en 843 par le traité de Verdun entre la Francie Occidentale et la Francie Médiane (Lotharingie),

En 936, le duc de Bourgogne Raoul meurt subitement sans héritier direct. Hugues le Noir prend possession du duché de Bourgogne, mais ne réclame pas la succession sur le royaume des Francs. Louis IV qui vient d’être couronné se dirige vers la Bourgogne, pour faire reconnaître son autorité, Hugues le Noir refuse de prêter serment, et se retire dans ses terres Outre-Saône. Il gouverne sur les deux rives de la Saône. Il s’appuie sur ses fidèles vassaux que sont Gilbert, comte de Chalon et de Beaune, Aubri, vicomte de Mâcon, Liétaud fils d’Aubri et Robert, vicomte de Dijon.                                                   

Le roi de Bourgogne-Provence Rodolphe II meurt en 937 laissant 4 enfants mineurs dont Conrad (937-993) qui n’a que douze ans.

La partie Est du comté de Chalon appartient donc au royaume de Bourgogne et  par suite du rattachement du Royaume de Bourgogne-Provence en 1032 devient pour partie une terre d’empire. Au Moyen Age, la ville de  Chalon se développe autour de la cathédrale Saint-Vincent, de son évêché et du Châtelet, palais fortifié construit au milieu du VIe.

 

.Hugues Ier de Chalon (v 972 - 1039), comte de Chalon, évêque d'Auxerre (999),

Fils de Lambert de Chalon et d'Adélaïde de Bourgogne.

 

.Thibaud de Chalon, comte de Chalon de 1039 à 1065

Fils de Goeffroy Ier de Semur-en-Brionnais et de Mathilde, fille de Lambert, neveu et successeur d’Hugues Ier de Chalon.

 

.Hugues II de Chalon (v 1022 - 1080), comte de Chalon de 1065 à 1080

Fils de Thibaut de Chalon et d'Ermentrude d'Autun. Il se marié vers 1072 avec Constance de Bourgogne (v 1046 - 1093), sans postérité.

 

.Guy de Thiers (1050-1113), comte de Chalon de 1080 à 1085,

Un des quatre fils de Guillaume III de Thiers et d'Adélaïde de Chalon,  elle-même fille de Thibaud de Chalon et d’Ermentrude d’Autun. Il n'hérite de sa mère que d'une partie du comté. L'héritage du frère d'Adelaide, Hugues II de Chalon ayant été divisé en deux. Geoffroy de Donzy, héritier de la deuxième part d'Hugues II de Chalon, revend sa part à Savaric de Vergy, son oncle qui lui-même en 1096 revend  la moitié à l’évêque Gautier de sorte que les évêques de Chalon deviennent propriétaires d'un quart du comté. En 1100, Hugues II, duc de Bourgogne, achète le châtelet de Chalon.

 

.Guillaume Ier de Chalon (v 1080 - 1166), comte de Chalon de ?  à ?

Fils de Guy de Thiers.

 

.Guillaume II de Chalon (v 1120 - 1202), comte de Chalon de ? à ?

Fils de Guillaume Ier de Chalon/Thiers et de mère non identifiée. Marié vers 1173 avec Béatrice de Hohenstaufen, fille de Frédéric Barberousse et de Béatrice Ire de Bourgogne.

 

.Béatrice de Chalon (1174 - 1227), comtesse de Chalon  de ?  à ?

Fille de Guillaume II de Chalon/Thiers et de Béatrice de Hohenstaufen - Mariée vers 1186 (annulation en 1200) avec Étienne II de Bourgogne (vers 1172 - 1241), comte d'Auxonne (1173 - 1237).

 

.Étienne II d'Auxonne, dit Étienne III de Bourgogne (v 1172 - 1247), comte d'Auxonne (1173 - 1237) et comte de Chalon par mariage

Fils d'Étienne Ier d'Auxonne, comte d'Auxonne  et de Judith de Lorraine, père de Jean Ier de Chalon et de Béatrice d'Auxonne, dame de Marnay

Les troubles survenus en Allemagne après la mort de l’empereur Henri VI  le 28 septembre 1197, privant le comte palatin d’appuis venus d’Allemagne, donne l’occasion à Étienne III de mettre ses prétentions en avant.

 

Étienne tient fortement les bords de Saône, par ses châteaux d’Oiselay, de Scey, de Traves, de Frotey qui lui viennent d’une aïeule. Fort des appuis des grands barons comtois, Gaucher de Salins, Richard de Montfaucon, comte de Montbéliard, il engage la guerre contre le comte palatin Othon Ier. Il cherche l’alliance du duc de Bourgogne Eudes III. C’est ainsi qu’ayant reçu l’approbation du prieur de Saint-Vivant de Vergy dont il tenait la cité en fief, Étienne prend en 1197, le titre de comte d’Auxonne, se déclare vassal du duc de Bourgogne et inféode Auxonne, faisant rentrer la ville et son château dans la zone d’influence du duché de Bourgogne préparant la réunion qu'il souhaitait, du comté d'Auxonne, l’ancien comté d’Amous, un des quatre pagi constitutifs de la Bourgogne d’Outre-Saône  au duché.

Etienne sous la surveillance de l’empereur Philippe de Souabe s’était provisoirement réconcilié avec la branche palatine. Le 14 janvier 1201, Othon Ier décède. Il laisse  une fille mineure Béatrice sous la tutelle de sa veuve. Le 21 juin 1208, Béatrice épouse  le duc de Méranie qui devient Othon II. Le soir même l’empereur Philippe est assassiné. Étienne, rassuré du côté de l’Empire, par la proclamation  comme empereur d’Othon IV dont il suit le parti, prend le titre comtal et n’hésite pas à recourir aux pires extrémités pour reconquérir ce qu’il appelait son patrimoine légitime. Étienne accable son suzerain. Une lutte féroce s’engage. Finalement, sous la médiation du duc Eudes III, un traité est signé le 18 octobre 1211 à Dijon à l’avantage du comte Étienne. Aux termes de cette paix, entre autres clauses en sa faveur, Othon de Méranie reconnait à Étienne III le droit de porter le titre de comte vassal de Bourgogne, dont il avait été dépouillé depuis Othon Ier. Mais la bonne fortune du comte Étienne ne dure pas. En 1210, Othon IV  est excommunié. Le couronnement de Frédéric II de Hohenstaufen le 25 juillet 1213, vient contrarier sa situation.

Frédéric II, lié par des liens familiaux et par reconnaissance, apporte son soutien au comte Othon. Étienne resserre alors les liens avec le duc de Bourgogne en mariant son fils Jean à Mahaut, sœur du duc. Une paix précaire règne sur le comté de Bourgogne. Par un refus d’hommage d’Étienne pour Oiselay et Rochefort, en décembre 1225, la guerre se rallume et met le feu au  Comté de Bourgogne. Le comte palatin de Bourgogne fait appel au duc  de Lorraine, puis aux forces de Thibaut IV, comte de Champagne.  Étienne III connait la défaite. Ses forteresses du bord du Doubs sont renversées. La paix est rétablie par le traité de Bèze en juillet.

 

Othon II regagne l’Allemagne et laisse Thibaut IV, comte de Champagne assurer la régence en Comté.

^

.Jean Ier de Chalon (1190 - 1267)  dernier comte de Chalon et d'Auxonne, puis seigneur de Salins et d’Arlay

Fils du précédent.

Le 5 juin 1237, il échange à Saint-Jean-de-Losne avec le duc Hugues IV de Bourgogne le comté de Chalon et le comté d'Auxonne contre plusieurs seigneuries : Salins, Belvoir, Vuillafans, Ornans, Montfaucon, Arlay,  Chaussin et Orgelet. Ces deux comtés  sont donc intégrés au duché de Bourgogne et vont en suivre le destin.

 

Son fils Jean Ier de Chalon-Arlay (1258-1315), seigneur d’Arlay et vicomte de Besançon devient  l'un des plus puissants seigneurs du comté de Bourgogne et le fondateur de la Maison de Chalon-Arlay. C’est lui qui le 27 décembre 1283 accorde les franchises aux bourgeois de Chalon.

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:26

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

Maison de Habsbourg-Bourgogne

 

.Maximilien Ier de Habsbourg  (1459-1519), comte palatin de Bourgogne et duc de Bourgogne de 1477 à 1482 avec son épouse, comte d’Artois, de Flandre, de Hainaut archiduc d’Autriche de 1493 à 1519, empereur de 1493   à 1519

 

.Philippe VI (1478-1506) dit Philippe le Beau, comte palatin de Bourgogne, duc de Bourgogne    (Philippe IV), comte d’Artois, de Flandre et de Hainaut de 1482 à 1506, duc de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, de Gueldre, comte de Hollande, de Zélande, de Zutphen, roi de Castille et de Léon en 1506

 

Fils de Maximilien et de Marie de Bourgogne. Frère de Marguerite.

 

Au cours des années 1479-1480, le roi Louis XI  fait dévaster le comté par ses armées. Le 23 décembre 1482, Maximilien de Habsbourg doit signer le Traité d’Arras par lequel il doit marier Marguerite au roi Louis XI et lui apporter en dot le comté d’Artois et le comté de Bourgogne.  Le mariage est célébré à Amboise le 23 juin 1483 mais deux mois plus tard, Louis XI meurt et Marguerite devient reine de France. Elle reste à Amboise pendant huit ans sous la tutelle d’Anne de Beaujeu ; mais le roi Charles VIII décide en définitive de la répudier pour épouser  le 6 décembre 1491 la duchesse Anne de Bretagne.

 

Par le traité de Senlis du 23 mai 1493, l’Artois et le comté de Bourgogne sont restitués à Maximilien ainsi que sa fille qu’il marie cette fois le 3 avril 1497 à Burgos  à Don Juan, prince de Castille lequel meurt six mois après.

 

L’empereur Frédéric III meurt le 19 aout 1493, son fils Maximilien devient empereur et nomme son fils Philippe le Beau  comte de Bourgogne.

 

Philippe le Beau épouse Jeanne la Folle, fille du roi de Castille, le 22 octobre 1496. De cette union nait le 24 février 1500, Charles le futur empereur Charles Quint.Son père Maximilien fait alors épouser en troisièmes noces à sa sœur Marguerite (1480-1530) le duc de Savoie Philibert ; le mariage par procuration a lieu à Salins ou son mari est représenté par René le bâtard de Savoie et c’est au prieuré de Romainmotier qu’il est célébré cette fois en présence de son mari le 2 décembre 1501.  Malheureusement moins de trois ans plus tard le 10 septembre 1504, Philibert décède au château de Pont d’Ain  et en son souvenir Marguerite fait édifier l’église et le monastère de Brou, alors en terre savoyarde et donc d’empire. Marguerite est donc duchesse de Savoie et gouvernante  du cercle de Bourgogne. Maximilien décide de lui confier  le 29 octobre 1506 la régence des Pays-Bas pendant la minorité de Charles, son neveu, le futur Charles Quint devenu comte de Bourgogne cette même année.  C’est donc elle qui règne sur le comté de Bourgogne. Elle le fait depuis Bruxelles ou se trouve les grands conseils ( conseils d’état, conseil privé, conseil des finances ) mais c’est à Malines que se trouve la Cour Suprême de Justice, et à Lille la Cour des Comptes transférée de Dôle) ; seul réside dans le comté le lieutenant-gouverneur (militaire) dont la charge est assurée par Jean de Chalon ( 1477-1502) puis par Philibert de Chalon  ( 1502-1530).

 

En 1511 l’empereur Maximilien  conclut un traité avec la confédération suisse (indépendante de fait depuis 1499  mais qui de droit fait toujours partie de l’empire)  dirigé contre le roi Louix XI. 

 

A la diète de Cologne en 1512, Maximilien obtient la division de l’empire administrativement en dix cercles dont celui de Bourgogne qui comprend les Pays Bas  (actuels Belgique, Pays-Bas et Luxembourg) et le comté de Bourgogne. 

 

En 1513, l’armée impériale et les suisses des 12 cantons  Zurich, Berne, Lucerne, Fribourg, Schwitz, Unterwald, Uri, Zoug, Schaffhouse, Soleure, Appenzell et Bâle qui comptent 50 000 hommes traversent le comté en passant par Besançon pour aller envahir le duché de Bourgogne et assiéger Dijon.

Avec à leur tête une nombreuse cavalerie d’allemands et de lansquenets se trouvent le comte de Sorne et d’autres comtes notamment celui de Wurtemberg-Montbéliard sous le commandement du Maréchal de Bourgogne, lieutenant de l’empereur et général en chef.

  

.Charles II (1500-1558)  comte palatin de Bourgogne, comte d’Artois, de Flandre, de Hainaut de 1506 à 1556, duc de Bourgogne de 1515 à 1555, roi d’Espagne  (Charles Ier) de 1516  à 1556, roi de Naples et de Sicile de 1516 à 1556, empereur du Saint Empire romain germanique  (Charles V dit Charles Quint) de 1519 à 1556

Fils du roi Philippe Ier de Castille dit le Beau et de Jeanne la Folle, Charles est par sa mère le petit-fils de Ferdinand V de Castille et d’Isabelle Ire la Catholique, et par son père, le petit-fils de l’empereur Maximilien Ier de Habsbourg et donc on l’oublie trop souvent l’arrière-petit-fils de Charles le Téméraire (duc de Bourgogne sous le nom de Charles I)

Charles est émancipé à 15 ans donc en 1515. Il ne vient pas dans son comté de Bourgogne. En 1519, Il devient empereur sous le nom de Charles Quint (cinquième du nom en comptant Charlemagne comme Charles Ier) ; en 1522, il cède à son frère puiné Ferdinand ses Etats héréditaires autrichiens ce qui provoque la division de la Maison de Habsbourg en Habsbourg d’Autriche et Habsbourg d’Espagne et des Pays Bas, qui se poursuit avec Philippe II  le fils de Charles Quint. Le comté relève donc ensuite  de la souveraineté de la branche espagnole des Habsbourg  tout en continuant de faire partie de l’empire à la différence de l’Espagne qui n’y est pas intégrée.

Sa tante Marguerite d’Autriche, veuve du duc Philibert le Beau de Savoie,  duchesse de Savoie,  continue d’être  la gouvernante du Cercle de Bourgogne donc du comté de Bourgogne jusqu’à sa mort en 1530 ; lui succède  comme gouvernante Marie de Hongrie (1505-1558) la sœur de Charles Quint. Marie de Hongrie reste gouvernante des Pays-Bas-Comté de Bourgogne jusqu’en 1555.            

 

.Philippe VII (1527-1598) comte palatin de Bourgogne, duc de Bourgogne, comte d’Artois, de Flandre, de Hainaut, de Luxembourg de 1555 à 1598, roi d’Espagne de 1556 à 1598 (Philippe II), roi de Portugal (Philippe Ier)  1580 à 1598

Fils de Charles Quint  et d’Isabelle de Portugal.

L’année 1555, Philippe II, le fils de Charles Quint, devient souverain des Pays Bas avec la Franche Comté puis roi d’Espagne quand Charles abdique en 1556. Il souligne l’attachement et la fidélité des comtois. 

C’est alors au duc Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580) qu’est confiée la gouvernance des Pays- Bas et donc du comté de Bourgogne en 1556.  Son règne  constitue l’âge d’or du comté de Bourgogne (Franche Comté).  Les nobles de Franche Comté font partie intégrante de l’élite de l’armée impériale.

Emmanuel-Philibert, dépouillé de son duché par François Ier en 1544,  devenu général des armées impériales, remporte contre les français la bataille de Saint Quentin  en 1557.

Charles Quint  meurt en  1558.

Le duc de Savoie Emmanuel-Philibert gouverne les Pays-Bas en son nom et donc le comté jusqu’en 1559, année de signature de la paix de Cateau-Cambrésis à la suite de laquelle il épouse Marguerite de France la sœur de François Ier et obtient du roi Henri II la restitution de la Bresse, du Bugey, et du Valromey occupées  par laq France.

Après le traité du Cateau-Cambrésis en 1559, Philippe II quitte les Pays-Bas pour ne jamais y revenir. Marguerite de Parme, fille naturelle de Charles Quint lui succède au gouvernorat des Pays-Bas et du comté  puis son fils Alexandre Farnese.

Philippe II a été élevé en Espagne, il connaît le français et les réalités de l'héritage Bourguignon  mais culturellement il ne comprend pas ses sujets des Pays-Bas.Une fronde apparaît en 1566 et 1567 et la violence avec laquelle Philippe II la soumet met un terme à l'amitié que les Pays-Bas lui portaient. Il s'ensuit une guerre terrible (la guerre de Quatre-Vingts Ans) à la fin de laquelle la partie nord, protestante, proclame son indépendance en 1581 sous le nom de Provinces-Unies.

En 1595, le roi Henri IV déclare la guerre à Philippe II. Philippe II nomme Albert de Habsbourg d’Autriche, gouverneur des Pays-Bas (Albert est le cinquième fils de l'empereur Maximilien II envoyé à l'âge de 11 ans à la cour de Madrid où son oncle le roi Philippe II  a veillé  sur son éducation). Le souverain dirige d’abord Albert vers une carrière ecclésiastique et en 1577, le jeune homme est nommé cardinal, dignité ecclésiastique qui, à l'époque, n'oblige pas à entrer dans les Ordres; Albert ne sera jamais prêtre ni évêque.

 

Le roi envisage de faire d'Albert le primat d'Espagne en le nommant à l'archevêché de Tolède mais la longévité du titulaire amène le roi à tempérer ses ambitions pour son neveu. Il nomme celui-ci vice-roi et grand inquisiteur du Portugal et de son empire.

Bien que le traité de neutralité lui interdise d’attaquer ouvertement le comté de Bourgogne,  le roi Henri IV le fait envahir par ses mercenaires d’Haussonville et Tremblecourt. Les campagnes sont ravagées mais la plupart des villes résistent : Dôle, Gray, Salins, Poligny, Arbois, Besançon tiennent bon. Philippe décide de secourir le comté mais Henri IV contre attaque.  Les villes comtoises tombent. L’arrivée de l’armée du roi d’Espagne  Philippe II   force les troupes d’Henri à repasser la Saône. Le conflit prend fin avec la paix de Vervins signée le 2 mai 1598.  Le  traité de Vervins confirme notamment les clauses précédemment signées lors du traité de Cateau-Cambrésis entre le même Philippe II et le roi Henri II, en y ajoutant diverses clauses nouvelles. Aux termes de ce traité, l'Espagne restitue à la France le Vermandois, une partie de la Picardie, la ville de Calais et Le Blavet, tandis que la France rend à l'Espagne le Charolais et renonce à la suzeraineté sur la Flandre et l'Artois.

En 1599, Albert épouse sa cousine, l'infante Isabelle d'Espagne, fille ainée de Philippe II d'Espagne, qui lui apporte en dot les Pays-Bas, dont ils deviennent les souverains. Ce sont eux qui règnent donc sur le comté de Bourgogne dont le titre de comte est porté par le demi-frère d’Isabelle, Philippe, comte palatin de Bourgogne et futur roi Philippe III.

 

.Albert de Habsbourg d’Autriche (1559 -1621)  et Isabelle d’Habsbourg d’Espagne (1566-1633), Gouverneur des Pays Bas de 1595 à 1598, Archiduc souverain des Pays Bas  de 1599 à 1621, Archiduchesse souveraine des Pays  Bas de 1599 à 1633

De 1598 à 1621, le jeune couple archiducal tente d'abord de consolider par la force l'autorité habsbourgeoise (siège d'Ostende) sur les Pays-Bas car le pays est déchiré par une guerre civile.

 

La paix établie, le couple, profondément catholique, va réformer la justice, développer l'économie, en suscitant des travaux d'intérêt public tels que l'assèchement des marécages à la frontière de l'actuelle Flandre orientale et de la France. Ils installent leur cour à Bruxelles.

 

La mort d’Albert en 1621 met fin à cette période d’essor et de calme ; faute d’héritier, la souveraineté sur les Pays-Bas revient à l'Espagne, l'infante Isabelle étant désignée comme gouvernante générale.

 

.Philippe VIII (1578-1621), comte palatin de Bourgogne et duc de Bourgogne sous le nom de Philippe de 1598 à 1621,duc de Lothier, de Brabant, de Gueldre, de Limbourg et de Luxembourg, comte de Flandre et d’Artois, de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Namur , de Zutphen, seigneur de Malines, de Frise et de Salin, roi d’Espagne  (Philippe III) de 1598 à 1621,

Fils du roi  Philippe II d'Espagne et de sa quatrième épouse et nièce Anne d'Autriche, fille de l'empereur Maximilien II et de Marie d'Espagne.

Il meurt la même année qu’Albert, archiduc des Pays-Bas son beau-frère.                                                                  

.Philippe IX (1605-1665)  comte et  duc de Bourgogne  de 1621 à 1665, comte d’Artois, roi d’Espagne (Philippe IV)

Fils de Philippe III

Sous son règne, en 1636, Richelieu décide d’attaquer Dôle. Le Prince de Condé mène les troupes royales. Mais les 4000 défenseurs résistent aux 15 000 hommes de l’armée française. Finalement devant l’avancée d’une armée de secours, les français doivent se retirer après un siège de trois mois. Engagés par le roi de France, des mercenaires envahissent le comté par tous les côtés. Seuls Dôle, Gray, Salins et Besançon peuvent résister. Pillages, incendies, massacres se multiplient.

Après une dernière invasion française en 1644, des négociations s’ouvrent et aboutissent au traité de Westphalie en 1648 puis à la paix des Pyrénées en 1659 confirmant la suzeraineté des Habsbourg d’Espagne sur le comté.

Plus de 200 000 personnes soit environ la moitié de la population ont péri durant cette guerre.

Le roi d'Espagne Philippe IV de Habsbourg meurt en 1665.

 

.Charles III (1661-1700), comte de Bourgogne  et duc de Bourgogne de  1665 à 1678, roi d’Espagne (Charles II)

Fils du précédent.

Dès la mort de son père, Louis XIV, (à moitié Habsbourg  par sa mère Anne d’Autriche (Habsbourg d’Autriche) revendique la Flandre et la Franche-Comté, au nom de son épouse Marie-Thérèse, fille du prince défunt. En 1667, il fait la conquête de la Flandre, puis durant l'hiver, il lance sur la Franche-Comté, sous la présidence du grand Condé, 1900 fantassins et 3000 cavaliers.                                                       

Le 2 mai, la paix est signée à Aix la Chapelle; la Flandre est cédée à la France, mais l'Espagne garde la Franche-Comté. Malgré ce traité, Louis XIV poursuit son idée de s’emparer de la Franche-Comté. En 1673, il rouvre les hostilités en lançant 24 000 hommes sur ses frontières. Comme en 1668, le roi d’Espagne  n’est pas en mesure de résister. La guerre est déclarée le 12 octobre. Une résistance populaire s’organise. Les armées royales franchissent la Saône le 12 février 1674. Gray se rend le 28. Vers le milieu de mars, c’est Lons le Saulnier qui doit se rendre à son tour. Le peuple résiste vaillamment. Néanmoins, Besançon est prise le 23, Pontarlier le 2 juin, Salins et Dôle le 22 juin.

Jusqu’à la révolution, le peuple comtois gardera  un attachement inébranlable aux Habsbourg. Un certain nombre parmi les résistants les plus déterminés s’exilèrent.

Louis XIV place à la tête du comté de Bourgogne  un intendant et transfère le parlement de Dôle à Besançon tout en lui enlevant ses pouvoirs politiques. Il entreprend une politique de séduction des nobles comtois en les attirant à sa Cour de Versailles.

Par le traité de Nimègue de 1678 qui signe la paix entre Charles II d’Espagne (Habsbourg) et Louis XIV  (également Habsbourg par sa mère Anne d’Autriche), le comté de Bourgogne ou Franche-Comté est rattaché définitivement au royaume de France. Besançon devient la capitale du comté à la place de Dôle et est doté d’un parlement.

Il n’en reste pas moins que jusqu’à la révolution, les Francs comtois comme les  Lorrains  mais  également  à un moindre degré les Alsaciens sont profondément restés attachés à la dynastie des Habsbourg.

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:13

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

 

 

B.Comté de Bourgogne dit Franche-comté / Freigrafschaft Burgund

terre d’empire de 1032 jusqu’ à 1678

 

Maison capétienne de Bourgogne

.Jeanne III (1308-1347), comtesse de Bourgogne de 1330 à 1347

Fille aînée du roi Philippe V  et de Jeanne II de Bourgogne ; elle épouse en 1318 le duc Eudes IV de Bourgogne. Ce mariage permet à leurs descendants de refaire l’unité de la Bourgogne bien que le duché continue de relever du royaume de France et le comté de l’empire romain germanique.

Eudes fonde le Parlement de Dôle le 09 février 1332.

Le gouvernement dur d'Eudes, sa volonté de dominer le comté en imposant un bailli, en blessant dans leur orgueil les nobles, dressent ces derniers contre le duc-comte.

A l’investigation de Jean II de Chalon-Arlay (1322-1362)  à trois reprises (1335-1337, 1342-1343 et 1346-1348) des soulèvements seigneuriaux rompent la paix relative qui existe depuis le début du siècle. En avril 1336, Jean II de Chalon-Arlay, fort du soutien d’Henri de Montbéliard, de Thiébaud de Neufchâtel et des Bisontins, déclare la guerre. Ses troupes brûlent Salins et Pontarlier. Eudes IV rassemble les siennes et marche sur les ligueurs; la rencontre a lieu entre Besançon et Avanne, où mille bisontins périssent. La médiation de l’archevêque de Besançon, Hugues de Vienne arrête le conflit. Il reprend à l’hiver 1337, mais la médiation du roi de France met un terme au combat. Les chefs des révoltés sont emprisonnés. Jean II est emmené en prison à Montréal en Auxois, il y reste un an.   

En 1337, c’est le début de la guerre de Cent Ans entre les Anglais et les Français. Eudes rejoint le roi Philippe VI, qui le charge de défendre les environs de Saint-Omer ; il y bat les Anglais.

Le fils d’Eudes IV et de Jeanne II, Philippe épouse en 1338 la comtesse de Boulogne et d'Auvergne Jeanne Ière, l’Etat bourguignon s’amorce.

La guerre civile reprend en 1342, car Jean II, humilié par son emprisonnement, refuse de détruire sa forteresse de Salins, et Eudes IV n’oubliant pas l’incendie de Salins, les braises du conflit de 1336 ne sont pas éteintes. Les hommes du duc-comte s’emparent du château de Châtelguyon, appartenant au sire d'Arlay. Ce dernier se réfugie dans le Haut-Doubs pour poursuivre la lutte. Eudes s’en prend à Thiébaud de Neufchâtel, qui vaincu, implore la paix.

Par sa mère, Jean II de Chalon-Arlay, descend des Dauphins de Viennois. Il décide en 1344 de passer un accord avec son cousin Humbert II, en lui remettant les terres qu’il possède dans le Dauphiné.

En 1346, la défaite des Français à Crécy en août, prive Eudes du soutien du roi. Puis le malheur frappe la famille ducale, Philippe est tué au siège d'Aiguillon, en septembre, où il combat dans l’armée française. Jean II en profite pour former une nouvelle ligue. Il demande l’appui financier des Anglais et l’obtient en octobre. Les escarmouches sont nombreuses, mais aucune bataille n’est décisive. Eudes s’absente de la Comté pour aller prêter main forte au roi au siège de Calais. La guerre épuise matériellement les belligérants et sur l’arbitrage du roi un traité de paix est signé à l’automne 1347. Eudes doit restituer ses dernières conquêtes ;  Jean de Chalon rebâtit Châtelguyon ;  il ressort comme vainqueur de ce conflit. La mort d’Eudes en 1349 amène son petit-fils Philippe de Rouvres (1349-1361) enfant maladif à la succession de cet immense territoire.

Cette même année, Humbert II ruiné, vend le Dauphiné au roi de France. Jean de Chalon-Arlay se sent lésé et se considère l’héritier de cette principauté. Toutefois il donne son accord et signe cette transaction en renonçant à ses droits.

 

.Philippe de Rouvres (1349-1361), duc et comte de Bourgogne de 1349 à 1361

C’est sa mère Jeanne de Boulogne qui exerce la régence. En 1350, Jeanne de Boulogne se remarie avec Jean, fils du roi de France Philippe VI et de Jeanne de Bourgogne, la sœur d’Eudes IV. Jean prend le titre de régent de Bourgogne.  

La même année, Jean devient Jean II roi de France, et gouverne le duché et le comté de Bourgogne. Jean II prévoit que Philippe de Rouvres mourra jeune et envisage de mettre la main sur ses domaines.

Mais en 1356, à Poitiers, le roi Jean II est fait prisonnier et emmené en Angleterre. Jeanne de Boulogne assure la régence du royaume. En 1357, le mariage de Philippe de Rouvres avec sa cousine Marguerite de Flandre, fille du comte de Flandre, de Nevers et de Rethel, Louis II de Mâle (1346-1382) est conclu. Philippe meurt en 1361. Avec lui s’éteint la dynastie des ducs de Bourgogne issus d’Hugues Capet. Sa disparition amène une séparation temporaire du duché et du comté.

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 08:05

 

 

 

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

                                                   

B.Comté de Bourgogne dit Franche-comté / Freigrafschaft Burgund

terre d’empire de 1032 jusqu’ à 1678

 

 

Maison d’Andechs

.Béatrice de Bourgogne (1193-1231), comtesse de Bourgogne de 1205 à 1231 et  Othon II de Bourgogne (1180-1234), comte de Bourgogne de 1231 à 1234

Pour mettre fin aux agitations dans le comté, le roi de Germanie, Philippe de Hohenstaufen, frère d’Othon Ier, marie sa nièce Béatrice II en 1208 à Othon II (1208-1234), duc de Méranie (duché situé sur la côte dalmate), mais prince d’origine bavaroise, fils du duc d'Andechs et de Méranie Berthold IV von Diessen ; étranger au pays par son origine, sa langue et sa culture, il s’en  désintéresse. Cette même année 1208, l’empereur Philippe de Hohenstaufen est assassiné  par son rival l’empereur Otton IV.

Ce mariage déclenche un conflit entre Othon et le comte Étienne d'Auxonne, de 1208 à 1211. Étienne souhaitait en effet que son fils Jean épouse Béatrice pour que le comté revienne dans les mains de la famille des premiers comtes de Bourgogne.

Sous le règne de Béatrice, Jean de Chalon (1224-1268), fils d'Étienne de Chalon, soutient en 1224/1225  les Bisontins érigés en Commune dans le conflit qui les oppose à l’archevêque de Besançon Gérard (1220-1225). Un accord est conclu en 1225, entre Jean de Chalon et le nouvel archevêque Jean Halgrin (1225-1227), et les Bisontins font leur soumission. A partir de 1230, Jean de Chalon, surnommé le Sage ou l'Antique est comte de Chalon sur Saône et d'Auxonne, il a épousé Mahaut la fille du duc de Bourgogne Hugues III ; il est aussi l’arrière-petit-neveu maternel de l’empereur Frédéric Barberousse. 

.Othon III (1208-1248), comte de Bourgogne de 1234 à 1248

Fils du précédent.

Comme lui il se désintéresse du comté. Les forces locales conduites toujours par le comte Étienne d'Auxonne, s’abandonnent aux désirs d’autonomie, plus ou moins attisés par le roi de France et le duc de Bourgogne, seul l’archevêque de Besançon continue de soutenir le parti de l’empire.

En 1236, sa sœur Alix de Méranie épouse Hugues de Chalon, le fils de Jean de Chalon, qui réalise en 1237 un échange de terres avec le duc de Bourgogne Hugues IV en  lui cédant ses terres de Chalon sur Saône et d'Auxonne contre la baronnie de Salins et d’autres terres comtoises (Ornans, Val de Miège, Chaussin, …) possessions qui lui apportent une richesse plus  importante grâce notamment aux salines. Le château d'Arlay lui permet de tenir Lons le Saunier sous son autorité; mais sa résidence est celle de la forteresse de Nozeroy entre Pontarlier et Lons le Saunier.

En 1242 le duc de Bourgogne Hugues IV obtient d’Othon III en contrepartie d’un remboursement de dettes, la garde du comté de Bourgogne.

Othon III décède sans héritier. Son décès marque la fin de la lignée impériale masculine allemande directe des comtes palatins de Bourgogne de la Maison de Hohenstaufen et de la Maison d'Andechs et la restauration de la lignée des comtes palatins de Bourgogne de la maison d'Ivrée. Le comté de Bourgogne revient sous la suzeraineté du duché de Bourgogne.

 

.Alix/Adélaide  (1209-1279) comtesse de Bourgogne de 1248 à 1279

Avant de mourir, le comte Othon III  choisit  parmi ses quatre sœurs Alix ou Adélaide, l’épouse d’Hugues de Chalon, pour lui succéder.

En 1251, son beau-père Jean de Chalon rencontre lempereur Guillaume dOrange et lui demande dériger la seigneurie de Salins en terre dempire.  Il obtient également des droits impériaux sur Besançon et Lausanne. Jean II rachète les droits que possède Frédéric III de Hohenzollern sur le comté (ce dernier est le beau-frère d'Othon III). Jean possède alors plus de cinq cents fiefs dans le Comté de Bourgogne. 

En 1258, les Bisontins se révoltent de nouveau contre l’archevêque Guillaume (1245-1268), Jean et Hugues de Chalon les soutiennent, la querelle gagne tout le comté et de nombreux nobles rejoignent les révoltés. Le pape Alexandre IV (1254-1261) condamne en 1259 cette révolte et demande l’intervention du roi de France Louis IX, et du duc de Bourgogne Hugues IV.                                                   

En 1264, un traité de garde est alors passé entre le duc de Bourgogne Hugues IV et les citoyens de Besançon.

En 1267 le comte Hugues de Chalon meurt, suivi l’année suivante par son père Jean de Chalon. Ce dernier laisse à sa mort onze enfants issus de ses trois mariages, qui forment trois lignées rivales et qui vont se partager ses domaines.

Alix  se remarie en 1268, avec le comte de Savoie Philippe (1268-1285), mais aucun enfant ne naît de cette seconde union.

A partir de 1273, elle se retrouve  face à l'empereur Rodolphe Ier de Habsbourg qui veut restaurer la vassalité du comté de Bourgogne à l’égard du Saint Empire.

Le 8 mars 1279, elle meurt à Évian-les-Bains  à l'âge de 70 ans.

 

.Othon IV (avant 1248 -1303), comte palatin de Bourgogne de 1248 à 1303

Fils d’Alix ou Adélaide et d’Hugues de Chalon, il hérite en 1279 des terres de ses parents. En 1263, il épouse Philippa de Bar, fille du comte Thiébaut II de Bar.

Les rivalités entre Otton et son oncle Jean de Chalon-Arlay alimentent une période de troubles. Otton se jette éperdument dans l’alliance française, tandis que son jeune oncle se tourne lui vers l’empereur de Rodolphe Ier de Habsbourg.

Le conflit s’accentue par l’alliance entre le comte de Bourgogne et les Bisontins qui se sont érigés en Commune en 1277.

Vers 1280, Otton IV s’abandonne davantage au clan français. Il renonce au blason à l'aigle et en adopte un autre pour marquer son rapprochement avec la France.

 

 

 

Mais l’empereur Rodolphe Ier de Habsbourg profite du conflit entre l’évêque de Bâle et le comte de Montbéliard Renaud de Bourgogne, frère d’Otton IV, pour ramener à la soumission le comte de Bourgogne. L’armée de Rodolphe forte de vingt-milles hommes se met en marche en 1289, et après la prise de Montbéliard, se présente devant Besançon, où se sont réfugiés Otton et Renaud. Rodolphe ne peut s’emparer de la cité mais fait dévaster les abords  tandis que Jean Ier de Chalon-Arlay, son allié, bloque les murs.Otton IV se soumet à l’empereur, et conseille à la Commune de traiter avec l’empereur qui reconnaît aux Bisontins leur commune autonome. La ville de Besançon obtient son indépendance communale et se gouverne librement, tout en étant soumis comme tout le comté de Bourgogne à l’autorité de l’empereur.

Devenu veuf, Othon IV se remarie en 1291 avec la comtesse Mahaut d'Artois fille du comte d'Artois Robert II, petite-nièce du roi Louis IX avec laquelle il a trois enfants :

 

-Jeanne II de Bourgogne

-Blanche de Bourgogne.                                                                                                 -Robert de Bourgogne.

 

Désargenté, Othon IV signe un traité secret à Vincennes par lequel il vend son comté au roi de France Philippe IV en échange du mariage de ses deux filles avec les fils de Philippe.

En 1293, Jean de Chalon-Arlay acquiert par personne interposée, la mairie de Besançon. L’année suivante grâce au soutien de l’empereur, il obtient la vicomté de la ville. L’empereur le nomme ambassadeur impérial auprès du Saint-Siège. 

En 1295, Jeanne de Bourgogne épouse Philippe et sa sœur Blanche épouse Charles. La première devait selon les termes du contrat conserver le titre de comtesse de Bourgogne et la seconde est dédommagée avec une dot en argent.                                                

La plupart des nobles comtois refusent de rendre hommage au roi de France et se regroupent autour de Jean de Chalon-Arlay. Ce dernier prend la tête de la ligue des coalisés pour s’opposer à la prise de possession par le roi de France. Ils sont financés par les Anglais et l’empereur.

Après six ans de conflit, en 1301, les nobles comtois se soumettent à leur nouveau maître, Philippe le Bel. Jean de Chalon-Arlay reçoit en 1302 une pension royale.

C'est leur fille Jeanne II de Bourgogne (comtesse héritière des comtés d'Artois et de Bourgogne) qui, en devenant reine de France par mariage avec le roi Philippe V de France, amène les comtés de Bourgogne et d'Artois dans les possessions royales.

Le comte Othon IV  meurt au service de Philippe le Bel le 17 ou le 26 mars 1303. En 1306, Philippe le Bel  attribue le titre de «gouverneur du comté au nom du roi France» à Jean de Chalon-Arlay.

.Robert de Bourgogne (1300-1315), comte titulaire de Bourgogne de 1303 à 1315

En 1307, le mariage entre Jeanne Ier de Bourgogne (1307-1330) et Philippe de France, le futur Philippe V le Long, ne change pas la situation, Philippe le Bel gouverne la province.

Les Bisontins se soulèvent contre le nouveau gouverneur, mais ce dernier mate la rébellion en infligeant une sévère défaite aux troupes communales dans la combe de Gisey, près d'Arguel en août 1307.

En 1308, un traité de gardiennage est signé entre Jean de Chalon-Arlay et les Bisontins, à Montfaucon, valable soixante ans. Ainsi après vingt ans d’effort, il est enfin le maître de la ville, puisqu’il possède la mairie, la vicomté et qu’il en est le gardien. Les descendants de Jean de Chalon-Arlay seront à la tête de tous les mouvements de rébellion dans l’histoire du comté de Bourgogne. 

Ce n’est qu’à la mort en 1314 de Philippe le Bel que Jeanne II et Philippe V le long se mettent en possession du comté.

Philippe devenu roi de France en 1316, confie le comté à son épouse Jeanne.

.Jeanne II (vers 1291-1330), comtesse de Bourgogne de 1315 à 1330, reine de France de 1316 à 1322, comtesse d'Artois de 1329 à 1330,

Fille d'Othon IV et de Mathilde d'Artois, dite Mahaut d'Artois, comtesse d'Artois.

 

 

 

 

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 07:48

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

 

B.Comté de Bourgogne dit Franche-comté / Freigrafschaft Burgund

terre d’empire de 1032 jusqu’ à 1678

 

 

Le Comté de Bourgogne s'est formé par la réunion des quatre pagi carolingiens (pagi du Royaume Burgonde) : l'Amous, (région de la Saône, de l'Ognon et du Doubs), l'Escuens, (région de Château-Chalon), le Portois, (région de Port-sur-Saône) et le Varais, (région enserrée dans le « M » que forme le tracé de la rivière le Doubs.  Au milieu du X° siècle, le comte de Mâcon Liétaud parvient à réunir dans sa main les pouvoirs dévolus aux comtes carolingiens dans chaque pagus. À sa mort, ses droits passent à son fils Aubry II et la veuve d'Aubry, héritière de ses droits les porte à son second mari, Otte-Guillaume de Bourgogne, petit-fils de Bérenger II, marquis /margrave  d’Ivrée/Ivréa,

Otte-Guillaume est considéré traditionnellement comme le premier comte de Bourgogne.  

 

Maison d’Ivrée

.Otte-Guillaume (962-1026), comte de Bourgogne de 982 à 1026 et duc de Bourgogne de 1002 à 1004

En 996,  Berthe, la sœur du roi Rodolphe III, veuve d’Eudes de Blois épouse le roi de Francie Occidentale Robert II qui succède à son père Hugues Capet.

En 1002, Otte-Guillaume est nommé par les nobles de Bourgogne, duc de Bourgogne, mais il se heurte au nouveau roi des Francs, Robert II qui revendique la succession de son oncle Henri duc de Bourgogne

Le roi Robert II doit se séparer de Berthe, et épouse en 1003, Constance d'Arles, la fille du comte de Provence Guillaume.

Otte-Guillaume renonce au duché de Bourgogne en 1004, et se consacre à assurer son autorité sur les terres bourguignonnes à l’est de la Saône, tout en conservant ses droits sur les comtés de la Bourgogne Franque (Beaumont, Fouvent et Oscheret) ; Les comtes de Bourgogne conserveront ainsi pendant longtemps de nombreuses terres ou suzerainetés situés dans le duché de Bourgogne.  Durant quarante-quatre ans, Otte-Guillaume est le maître souverain des comtés Outre-Saône avec ses fils, et soppose à lautorité du roi Rodolphe III de Bourgogne sur ces territoires.                                                            

En 1016, l’empereur Henri III force son cousin le roi Rodolphe III de Bourgogne, sans héritier à le prendre pour héritier. A la mort d’ Henri III en 1024, Rodolphe III est contraint par les nobles de son royaume à révoquer cette donation mais un an plus tard, Rodolphe se voit à nouveau contraint de renouveler son engagement à l’égard du nouveau roi de Francie orientale Conrad II, mari de sa nièce Giséle, fille de sa sœur Gerberge.

La reconnaissance des empereurs, Henri III, puis Conrad II comme  héritiers du roi de Bourgogne Rodolphe III, n’est pas du goût d’Otte-Guillaume qui entre en rébellion contre son roi.                                                                                                                      

Pendant dix ans, il est le principal opposant à l’empire. A la mort de Rodolphe III en 1032, le royaume de Bourgogne-Provence est néanmoins rattaché au puissant empire romain germanique dont le comté de Bourgogne,  exempt de tout impôt permanent d’où son futur nom de Franche-comté. L’histoire de cette Franche-Comté impériale commence donc avec Otte-Guillaume. À la mort de son fils aîné, Gui, Otte-Guillaume partage ses terres : Renaud, son second fils reçoit les comtés d'Amous, Varais et Portois tandis qu’Otton, son petit-fils reçoit le Mâconnais et l’Escuens.

 

.Renaud (1006-1057), premier comte palatin de Bourgogne                /             pfalzgraf Burgund de 1026 à 1057

Il poursuit la lutte engagée par son père. Il soutient Eudes, comte de Blois  qui est l’héritier le plus direct du roi Rodolphe III car il est le fils de sa seconde sœur  Berthe. Dès 1033 ils occupent les châteaux de Joux, de Neuchâtel et de Morat (alors dans le comté de Bourgogne).

L’empereur Conrad II pénètre dans le comté de Bourgogne par Bâle et le 2 février 1034, se fait couronner roi de Bourgogne-Provence à Payerne (alors dans le comté de Bourgogne et actuellement dans le canton de Vaud en Suisse) puis  le 1er aout se fait de nouveau couronner dans la cathédrale Saint Pierre de Genève ou sont réunis les plus grands nobles du royaume de Bourgogne-Provence.                                                                                                                                                                                                                                   

Le comte de Bourgogne Renaud est banni comme chef des révoltés  et doit se réfugier au-delà de la Saône dans le duché de Bourgogne ou l’accueille le duc de Bourgogne Robert le Vieux. Après la mort d’Eudes de Blois en 1037, lors de la bataille de Hanol entre Bar-le-Duc et Verdun, contre les troupes impériales, le roi de Bourgogne, l’empereur Conrad II décide de lever les sentences contre ses adversaires d’hier et envoie une ambassade au comte Renaud, réfugié à Dijon, qui lui annonce ses désirs de réconciliation.  Renaud devient, comte palatin (Pfalzgraf titre donné dans l’administration impériale, à ceux qui sont chargés d’administrer les terres et de rendre la justice au nom de l’empereur. Ses successeurs continueront à porter ce titre.                                                                          

.Guillaume (1020-1087), comte de Bourgogne de 1057 à 1087, comte de Macon

Il  succède à son père Renaud qui l’a déjà associé aux décisions comtales depuis quelques années et assure l’autorité sur le Comté de Bourgogne en l’absence de tout souverain.

Après la mort le 27 juillet 1066 de l’archevêque de Besançon Hugues de Salins (ou Besançon) puis celle en 1069 de son frère Guy, Guillaume devient le personnage le plus important du comté. Il reçoit son suzerain et neveu l’empereur Henri IV, le jour de Noël 1076 à Besançon. Henri IV, excommunié en début d’année par le pape Grégoire VII (1073-1085), se rend en Italie à Canossa afin de rencontrer le pape. Guillaume Ier, surnommé le Grand ou Tête Hardi, récupère en 1078, le comté de Mâcon, suite au retrait au monastère de Cluny de son cousin Gui de Mâcon. Avec son épouse Etiennette de Bourgogne, il a comme enfants :

-Octavien.                                                                                                                                  

 -Eudes.                                                                                          

 -Renaud II, comte de Bourgogne.

-Guillaume                                                                                                                 

 -Ermentrude  à Thierry Ier, comte de Montbéliard, d'Altkirch et de Ferrette.

 -Gui, administrateur de l'Archevêché de Besançon  puis élu  pape en 1119 sous le nom de Calixte II.                                                                                                                 

 -Étienne Ier, comte de Bourgogne.

-Sybille (aussi appelée Mahaut), épouse Eudes Ier, duc de Bourgogne.

-Raymond de Bourgogne  marié à Urraque Ire, reine de Castille et de Léon                        -Hugues.                                                                                                                   

 -Gisèle, mariée  à Humbert II, comte de Savoie, puis à Rénier de Montferrat.

 -Clémence mariée  à Robert II, comte de Flandre, puis  à Godefroid Ier, duc de Brabant.                                                                                                                                    -Étiennette                                                                                                                         

-Berthe, épouse d’Alphonse VI, roi de Castille et de Léon.

.Renaud II (1061-1097) comte de Bourgogne, de Mâcon, de Vienne et d'Oltingen de 1087 à 1097

Fils du comte Guillaume Ier de Bourgogne, frère aîné du comte Étienne Ier de Bourgogne et frère du pape Calixte II.  

En 1087, les deux frères Renaud et Etienne succèdent  à leur père Guillaume  et se partagent le pouvoir.

En 1092, la puissance de Renaud est énorme, ses terres s’étendent du Beaujolais aux rives de l’Aar, suite à son mariage Régine d'Oltingen, fille « héritière » du comte Conon d'Oltingen (région de Bâle) dont il hérite des titres et domaines par mariage et l’héritage laissé par son père.

La famille s’engage massivement dans la lutte en Terre Sainte et paie un lourd tribut lors de la première croisade vers l’an 1100, puisque Renaud, Étienne et Hugues meurent là-bas. La puissance de la famille se trouve alors fortement réduite dans la Comté.

 

.Guillaume II (1105-1125) dit lAllemand, comte de Bourgogne de 1097 à 1125

Fils du comte Guillaume Ier de Bourgogne et frère du comte Renaud II de Bourgogne devenu pape en février 1119 sous le nom de Calixte II

Elevé par son grand-père maternel Conon, il succède à son père Renaud II.   Il  épouse Agnès de Zaehringen  fille de  limportant duc dempire Berthold.  Il consacre son temps à réconcilier l’Église et l’empereur sur l’investiture des élections épiscopales. Il convoque en octobre un concile à Reims, et grâce à l’action médiatrice de Pons, abbé de Cluny, et de sa rencontre à Mouzon avec Henri V,  le concordat de Worms est conclu en septembre 1122.

En 1125, l’empereur Henri V décède sans héritier direct. Les électeurs réunis à Mayence font le choix entre Frédéric de Hohenstaufen, neveu d’Henri V et duc de Souabe, et Lothaire de Supplimbourg, duc de Saxe. C’est ce dernier qui est élu, malgré les dernières volontés d’Henri V en faveur de son neveu. Lothaire est soutenu par les princes ecclésiastiques et notamment l’archevêque de Mayence.

Le fils de Guillaume II, Guillaume III (1125-1127) encore enfant, disparaît en février 1127 assassiné avec des barons de sa suite dans l’enceinte de l’abbaye d’Hauterive à Payerne. Sa mort ouvre la succession sur le comté entre son oncle maternel Conrad de Zahringen et son cousin paternel Renaud de Mâcon.  

.Renaud III (1127-1148), comte palatin de Bourgogne de 1125 à 1148

Fils d'Étienne de Mâcon, il succède à son cousin au détriment du Zaehringen. Il refuse de rendre l’hommage au roi Lothaire II, sous prétexte que ce dernier n’a pas de droits sur le comté de Bourgogne. Il invoque que ses aïeuls rendaient l’hommage aux rois de Germanie car ils étaient issus de Conrad II et de Gisèle, or Lothaire n’a pas de lien familial avec eux. Il installe sa résidence à Dôle, qui devient la capitale du comté de Bourgogne.                                                           

En 1138, l’élection à l’empire de Conrad III de Hohenstaufen se fait au détriment des pouvoirs du comte. En effet Conrad a lui des liens familiaux avec les prédécesseurs de Lothaire ; par sa mère, il est le neveu d’Henri V.   L’empereur confisque les Etats de Renaud III et les donne à Conrad de Zaehringen, avec le titre de recteur de Bourgogne. Renaud III soutient la guerre contre le recteur, mais il est battu par ce dernier, fait prisonnier et amené devant l’empereur. Il doit alors abandonner les terres qui deviendront suisses à l’est du Jura, mais il conserve les terres à l’ouest du massif jurassien.                                                  

À la mort de Renaud III, son frère Guillaume IV de Mâcon, de retour de Terre sainte assure la régence en attendant la majorité de sa nièce Béatrice. Il tente de prendre le titre de comte de Bourgogne, en retenant prisonnière la jeune comtesse, mais l’empereur envoie Berthold IV de Zahringen la délivrer.

 

Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse vient dans le comté dès le 15 février 1153. Il séjourne à Besançon et à Baume les Dames montrant qu’il entend s’intéresser personnellement au royaume de Bourgogne. Il vient s’assurer de la fidélité de son vassal en rencontrant Guillaume IV de Bourgogne qui a succédé à son frère Renaud cinq auparavant en écartant sa nièce Béatrice. Guillaume meurt en 1155.

 

En 1155, Frédéric Ier de Hohenstaufen devient empereur. Il est duc de Souabe (duché dont fait alors partie l’Alsace). Il prend aussitôt le contrôle du comté de Bourgogne en faisant prisonnier le fils de l’héritier du comte Guillaume IV de Bourgogne et en épousant le 9 juin 1156 dans la cathédrale de Wurzbourg la comtesse héritière de Bourgogne, Béatrice Iière de Bourgogne ce qui le fait comte de Bourgogne.  

En octobre 1157, il préside une diète à Besançon et se rend dans le sud du comté notamment à Salins et à Arbois. Il revient en 1161 à Vesoul et à Besançon après que ses représentants ont rencontré ceux du roi de France Louis VII à Saint-Jean-de-Losne pour échanger sur le schisme religieux de l’époque. Frédéric soutient les antipapes Victor IV (1159-1164), Pascal III (1164-1168) et Calixte III (1168-1177), et Louis VII le pape Alexandre III (1159-1181) ;  ils se mettent d’accord sur une entrevue commune des souverains pontifes; mais celle-ci n’a pas lieu.            

Il passe de nouveau à Besançon et à Dôle en 1166 pour aller combattre en Italie du Nord, les villes lombardes qui soutiennent le pape, et repasse dans la Comté lors de son retour en 1168. Il est encore présent en 1173, 1176 et 1178 à Besançon et dans le comté; mais c’est Dôle qui a sa prédilection, il y construit un château, et il confirme cette ville comme capitale du comté.

Pendant quinze ans, Frédéric Barberousse s’épuise en vain à vouloir imposer son antipape. Il soutient les exactions de ses vassaux les comtes de Chalon sur Saône et de Mâcon contre les églises et notamment celle de Cluny, qui soutiennent le pape. Tout rentre dans l’ordre en 1177, par la paix de Venise et la fin du schisme. Après cette paix de Venise, Barberousse pénètre en Bourgogne, et le 30 juillet 1178, il se fait couronner roi de Bourgogne, par l’archevêque d’Arles.

L’empereur répond favorablement à l’appel à la croisade du pape. Barberousse décide de prendre le chemin par la Hongrie et l’empire romain d’Orient, mais il meurt en route le 10 juin 1190, en se noyant lors de la traversée du fleuve Cydnos, en Cilicie.                                                    

.Othon Ier (1170-1200), comte palatin de Bourgogne et comte de Luxembourg de 1190  à 1200

Quatrième fils de Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire de Bourgogne (Maison d'Ivrée).

Il hérite du comté. D’un tempérament brutal, il entre en conflit avec l’évêque de Strasbourg Conrad II de Hunebourg, et tue de ses propres mains, le comte Amédée de Montbéliard  en 1195; l’année suivante il cherche à s’emparer de force des terres de son frère Conrad, duc d'Alsace, et en 1197, c’est le comte de Ferrette Ulrich Ier, qu’il assassine. Sa rapide disparition favorise l’opposition des nobles locaux, et notamment du comte d'Auxonne Étienne III (1173-1237), fils d'Étienne II. À sa mort  en 1200, Othon laisse deux filles.

.Jeanne Ière de Bourgogne (1191-1205), comtesse de Bourgogne de 1200 à 1205

Jeanne fille ainée d’Othon hérite du comté, mais elle meurt rapidement et c’est sa sœur cadette Béatrice II qui hérite du comté de Bourgogne, et le gouverne avec sa mère, Marguerite de Blois.

                                                   

 

 


 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 18:07

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

A.Archevêché de Besançon / Erzbistum  Bizanz

terre d’empire de 1032 à 1674

Ville Libre Impériale / Freie Reichstadt von Bizanz                                                    terre d’empire de 1307 à 1674

 

.Hugues Ier, archevêque de Besançon de 1031 à 1043, prince-archevêque de 1043 à 1066, archichancelier du royaume de Bourgogne,

C’est un descendant de la famille des sires de Salins, celle d’Humbert. Il a été chapelain du roi de Bourgogne Rodolphe III.

L’empereur Conrad II fait couronner son fils Henri, roi de Bourgogne, en 1038. Les grands, dont le comte Renaud et l’archevêque de Besançon Hugues, sont présents à cette cérémonie qui se tient à Soleure.

En janvier 1042, le roi de Francie orientale (Germanie) et de Bourgogne, Henri III vient à Besançon, sur l’initiative d’Hugues Ier, visiter son royaume de Bourgogne. À cette occasion, l’archevêque est nommé archichancelier du royaume de Bourgogne. Devenu empereur, Henri III revient en 1043 à Besançon pour se fiancer avec Agnès, nièce de Renaud. A cette occasion l’archevêque Hugues obtient les droits régaliens sur la ville échappant ainsi au contrôle comtal pour dépendre directement de l’empereur. 

Besançon devient ville impériale et l’archevêque prince et l’archevêque de Besançon devient prince d’Empire. Son diocèse coïncide pratiquement avec le comté de Bourgogne ou Franche-Comté y compris Montbéliard mais son pouvoir temporel s’arrête pratiquement aux limites de la ville de Besançon. Ce changement de statut de la ville s’explique certainement par la reconnaissance du roi vis à vis d’Hugues qui a soutenu la maison impériale lors de la guerre de 1032/1034.

.Hugues II de Montfaucon, prince-archevêque de Besançon de 1067 à 1085

Fils de Conon, qui a construit le château de Montfaucon près de Besançon,  seigneur de Montfaucon vassal de Renaud Ier de Bourgogne et grand bénéficier de l’église Saint Etienne de Besançon.

.Hugues III, prince-archevêque de Besançon de 1085 à 1101

Son père le comte Guillaume Ier de Bourgogne s’affirme alors comme le personnage le plus important du comté de Bourgogne et ne tarde pas à mettre la main sur l'archevêché de Besançon en le faisant ordonner  archevêque en 1085.

 

.Ponce, prince-archevêque de Besançon de 1102 à 1107

 

.Hugues IV, prince-archevêque de Besançon de 1108 à 1109                                                       

.Guillaume Ier d'Arguel, prince- archevêque de Besançon de 1109 à 1117

Le nom de la famille d'Arguel apparaît au XIème siècle en la personne de Guy d'Arguel (1040 ­- 1097) seigneur d’Arguel dont le château est situé à environ 6 kms de Besançon.

.Anseric, prince-archevêque de Besançon de 1117 à 1134                                                       

 

.Humbert de Scey, prince-archevêque de Besançon de 1134 à 1161

Depuis des temps très ancien la famille de Scey possédait le château (aujourd'hui château Saint-Denis en ruine) érigé sur un éperon rocheux réputé longtemps inaccessible dans le bailliage d'Ornans. Au  XII° siècle cette famille occupe un rang très important parmi les plus anciennes de la région de Besançon. Ellle posséde une grande partie des montagnes du bailliage d'Ornans.

 

.Gauthier II de Bourgogne, prince- archevêque de Besançon de 1162 à 1163

Fil d’Hugues II, duc de Bourgogne ; frère d’Eudes II de Bourgogne, duc de Bourgogne.

 

.Herbert (schismatique), prince- archevêque de Besançon de 1163 à 1170

 

.Eberard de Saint-Quentin, prince-archevêque de Besançon de 1171 à 1180

 

.Thierry II de Montfaucon, prince- archevêque de Besançon de 1180 à 1190

Fils de Richard de Montfaucon et Sophie/Agnès, comtesse de Montbéliard, fille de Thierry II de Montbéliard.

 

.Etienne de Vienne, prince-archevêque de Besançon de 1191 à 1193

Fils de Géraud Ier, comte de Macon et de Maurette de Salins.

 

.Amédée de Tramelay, prince-archevêque de Besançon  de 1193 à 1220

Famille noble de la région de Saint Claude dans le comté de Bourgogne ; de la même famille que Bernard de Tramelay ou Dramelay, ou Dramelet, château du même nom, aux environs d'Arinthod, quatrième maître de l'Ordre du Temple (1152 - 16 août 1153), []ancien commandeur de Dole.

 

.Gérard de Rougemont, prince-archevêque de Besançon de 1221 à 1225

Fils de Thibaud II de Rougemont, seigneur de Rougemont, vicomte de Besançon ;  maison des seigneurs de Rougemont  du nom de Rougemont-le-Château qui au début du Moyen Age fait partie intégrante de l'Alsace (passée en 829 du landgraviat de Haute-Alsace au comté du Sundgau, puis au début du XIIème siècle passe aux comtes de Ferrette). Cette famille  est investie depuis 1096 des charges de vicomte de Besançon.

 

.Jean Ier Halgrin (cardinal), prince-archevêque de Besançon de 1225 à 1227

 

.Nicolas de Flavigny, prince-archevêque de Besançon de 1229 à 1235

Au XIII siècle, les bourgeois bisontins tentent de constituer la commune de Besançon, et s'opposent ainsi à l'archevêque de Besançon, qui entend garder ses pleins droits de souveraineté sur les terres de Bregille, un quartier de Besançon. Un conflit éclate alors en 1232, quand les Bisontins interdisent aux Bregillots de s'approvisionner en bois dans la forêt de Chailluz.

Nicolas de Flavigny rappelle alors ses droits sur les bois de la ville auprès de l'évêque de Chalon qui ne tarde pas à lui donner raison, arrêtant ainsi le conflit pour un temps.

 

.Geoffroy, prince-archevêque de Besançon de 1236 à 1241

 

.Guillaume II de la Tour, prince archevêque de Besançon de 1245 à 1268

Sous son règne, les Bisontins reconstituent clandestinement leur commune, profitant de la vacance du siège impérial et des mésententes entre l'archevêque de Besançon et les comtes de Bourgogne.

 

.Eudes de Rougemont, prince-archevêque de Besançon de 1269 à 1301

De la même famille que  Gérard de Rougemont. Fils d’Humbert III de Rougemont, seigneur de Rougemont.

Sous son règne les Bisontins choisissent un gardien de leurs cités, qui refuse de considérer la ville comme vassale de l'empereur.

En 1290, Besançon est assiégée pendant quatre mois par les armées impériales, tenant le quartier de Bregille, alors que les troupes vassales leur faisant face occupent la Mouillère ainsi que les Prés-de-Vaux.  Othon IV, ne veut guère continuer cette lutte, décide de négocier pour finalement céder. À ce moment-là, les Bisontins profitent de la situation pour faire reconnaître officiellement leur commune par l'Empire. C'est alors le commencement d'une nouvelle bataille entre les Bourgeois et l'archevêque.

 

.Hugues V de Chalon, dit le Sourd, prince-évêque de Liège de 1296    à 1301  prince-archevêque de Besançon  de 1302 à 1311

Fils de Jean Ier de Chalon et de Laure de Commercy.                                                         

 

.Vital de Maignaut, prince-archevêque de Besançon de 1312 à 1313                                                

 

.Hugues VI de Vienne, prince-archevêque de Besançon de 1333 à 1355

 

.Jean II de Vienne, prince-archevêque de Besançon de 1355 à 1361, évêque de Metz de 1361 à 1365 puis évêque de Bâle de 1365 à 1382

Fils de Vauthier de Vienne ( ?-1344), seigneur de Mirebel.

En 1355, il succède à son oncle Hugues VI de Vienne comme archevêque de Besançon[] et l’année suivante, il devient gouverneur du duché de Bourgogne, Philippe Ier de Bourgogne étant alors âgé de dix ans.                                                    

Puis Il devient évêque de Metz en 1361.

 

.Louis de Montbéliard, prince-archevêque de Besançon de 1361 à 1362

Fils d’Henri de Montfaucon et d’Agnès de Montbéliard, fille aînée de Renaud de Bourgogne ; frère cadet d’Étienne de Montfaucon,  seigneur de Montfaucon et Comte de Montbéliard.

 

.Aymon de Villersexel, prince-archevêque de Besançon de 1363 à 1370

De la famille seigneur de la terre de Grammont dans le comté de Bourgogne.

 

.Guillaume II de Vergy (cardinal), prince-archevêque de Besançon de 1371 à 1391

Frère de Jean III de Vergy, seigneur de Fouvent, de Champlitte, de Port-sur-Saône, Autrey, sénéchal maréchal et gouverneur du comté de Bourgogne.

.                                        

.Gerard III d'Athies, prince-archevêque de Besançon de 1391 à 1404

 

.Thiébaud de Rougemont, archevêque de Vienne de 1397 à 1405, prince-archevêque de Besançon de 1405 à 1429

Issu d'une famille illustre du comté de Bourgogne.

 

.Jean III de La Rochetaillée, prince-archevêque de Besançon de 1429 à 1437, cardinal

Il participe en 1432 au concile de Bâle et y est nommé en 1434 vice-chancelier de la Sainte-Église et protecteur de l’Ordre des Chevaliers Teutoniques.

 

.François Ier Condomieri, prince-archevêque de Besançon de  1437  à  1438, cardinal                                                         

 

.Jean IV de Norry, prince-archevêque de Besançon  en 1438.

 Fils de Pierre de Norry et de Jeanne de Montboissier.

 

.Quentin Ménard, prince-archevêque de Besançon de 1439 à 1462.

Bénéficiant de l'appui du duc de Bourgogne Philippe le Bon, il est ensuite nommé à Besançon où son ministère est marqué par un très important conflit avec les citoyens de la ville, alors qu'il revendique ses fonctions temporelles. Il doit prendre la fuite à la suite de la destruction par la population de son château de Bregille, quartier de Besançon. Son autorité n’est rétablie qu'après une intervention du Pape.

 

.Charles de Neufchâtel, prince-archevêque de Besançon de 1462 à 1498.

Fils de Jean de Neufchâtel, seigneur de Montaigu, d'Amance et de Rigney, Chevalier de la Toison d'Or, lieutenant-général du duché et du comté de Bourgogne et de Marguerite de Castro. Charles de Neufchâtel est un parent du cardinal Jean de Neufchâtel.

Après la mort de Charles le Téméraire, les Français envahissent la Franche-Comté, et y font de grands ravages. Louis XI sait à la fois intimider et corrompre Charles de Neufchâtel. Le duc Maximilien de Habsbourg apprenant que Charles de Neufchâtel a basculé dans le parti de la France, le déclare en 1478 déchu de ses fonctions et l'oblige même à quitter son palais archiépiscopal. Charles quitte donc son diocèse et se réfugie en France à la cour du roi Louis XI.

 

.François II de Busleiden (cardinal secret) prince-archevêque de Besançon de  1498 à 1502.

Choisi par Maximilien de Habsbourg mais surtout par Marguerite d'York, veuve du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, comme précepteur du jeune Philippe le Beau, fonction qu'il remplit de 1485 à 1495. François de Busleyden est l'un des représentants de Maximilien d'Autriche au traité de Senlis du 23 mai 1493.  Il est conseiller de 1495 à 1502, maître des requêtes de l'hôtel en 1495, chef des finances à la suite de Philippe de Bourgogne-Beveren en 1497, premier maître des requêtes en 1498. Elu le 12 octobre 1498  par le Chapitre Métropolitain par recommandations de Philippe le Beau et Maximilien de Habsbourg.

Le pape Alexandre VI le nomme secrètement cardinal et  lui confère le droit de succession au siège de Cambrai.

Il participe activement au gouvernement en l'absence de Philippe le Beau, conseiller domestique en 1500 et enfin chef du conseil aulique en juillet 1502 suite au renvoi de Henri de Berghes durant le voyage en Espagne. Il remplit de nombreuses missions diplomatiques tant pour Maximilien d’Autriche que pour Philippe le Beau.    

 

.Antoine Ier de Vergy, prince-archevêque de Besançon 1502 à 1541

Il appartient à une très vieille et puissante famille du comté de Bourgogne. En 1199, la seigneurie de Vergy  est passée  aux ducs de Bourgogne par le mariage d'Alix de Vergy (1170-1252) avec  Eudes III de Bourgogne. Antoine appartient à l’une des branches cadettes issue de Guillaume de Vergy, frère d’Alix. Antoine est né du second mariage de Guillaume IV (seigneur de Vergy) avec Anne de Rochechouart de Mortemart.[ 

Sous son règne, en 1537, l’empereur Charles Quint  accorde  aux Bourgeois de Besançon le statut de Ville Impériale Libre et donne à la Ville de Besançon ses armoiries actuelles (distinctes de celle de l’évêque). 

 

A la Diète de Worms de 1521, le matricule d’empire la cite parmi les 83 villes libres impériales ; Besançon est alors imposée pour 180 florins alors que l’archevêché l’est pour 120 florins  (Strasbourg  l’est alors pour 550 florins).

 

 

L’archevêché est suffragant des évêchés de Belley, de Bâle et de Lausanne. L’archevêque choisi par le chapitre, est confirmé par une bulle du pape et comme prince d’empire reçoit l’investiture impériale.

 

.Pierre de La Baume, prince-archevêque de Besançon de 1541 à 1543, cardinal

Issu d’une très importante famille de la noblesse du  Bugey. Il est l’oncle du cardinal Claude de la Baume qui lui succède.

 

.Claude II de La Baume, prince-archevêque de Besançon de 1545 à 1584, cardinal en 1578, vice-roi de Naples

Neveu du précédent. Nommé vice-roi de Naples par le roi d’Espagne Philippe II de Habsbourg.

 

.Antoine Perrenot de Granvelle (1517 -1586), prince-archevêque de Besançon de 1584 à 1586, premier  ministre des Pays-Bas espagnoles et vice-roi de Naples

Fils de  Nicolas Perrenot de Granvelle, proche conseiller de l'empereur Charles Quint, puis garde des sceaux du Saint-Empire romain germanique.

Evêque d'Arras, archevêque de Malines puis cardinal, diplomate, conseiller d'État de l'empereur germanique Charles Quint, puis de son fils, le roi Philippe II d'Espagne, dont il est le seul Comtois auquel celui-ci accorde sa confiance. Il est en outre conseiller de Marguerite de Parme, gouvernante des Pays-Bas espagnols (du Cercle de Bourgogne), vice-roi de Naples et président du conseil suprême d'Italie et de Castille.

En tant qu’archevêque, il assiste à plusieurs diètes d'Empire, ainsi qu'aux pourparlers préalables au Concile de Trente, qu'il convoque au nom de Charles Quint. Grâce à l'influence de son père, devenu garde des sceaux, il se voit confier plusieurs missions politiques aussi délicates qu'importantes.  Il prend part aux négociations de paix qui suivent la défaite de la Ligue de Smalkalde à la Bataille de Muehlberg en 1547. En 1550, il succède à son père en tant que secrétaire d'état ; à ce poste, il conseille Charles Quint au cours de la guerre contre Maurice de Saxe, il l'accompagne lors de la fuite d'Innsbruck, et il réussit à obtenir la paix de Passau en août 1552. L'année suivante, il arrange les détails du mariage de Marie Ière d'Angleterre et de Philippe II d'Espagne, à qui il offre ses services en 1555, l'année de l'abdication de l'empereur Charles Quint. Philippe II l'envoie en mission aux Pays-Bas espagnols. Là, en avril 1559, Granvelle est l'un des émissaires espagnols qui négocient les traités du Cateau-Cambrésis, et lorsque Philippe quitte les Pays-Bas cette même année, il est nommé premier ministre de Marguerite de Parme, la régente des Pays-Bas espagnols.  La politique répressive qu'il mène dans les provinces au cours de ses cinq années d'exercice lui assure des bénéfices tangibles : en 1560 il obtient l'archevêché de Malines, et en 1562, il est fait cardinal; mais l'hostilité croissante de la population interdit son maintien en poste ; aussi, en mars 1564, il se retire en Franche-Comté (Comté de Bourgogne).  

Sur le papier, cette retraite n'est que temporaire, mais dans les faits elle est définitive. Les six années qui suivent sont paisibles, interrompues seulement par une visite qu'il fait à Rome en 1565.

Mais en 1570, Granvelle, à la demande de Philippe II, revient aux affaires avec une mission diplomatique à Rome. Il négocie l'alliance entre les États pontificaux, la république de Venise et la couronne d'Espagne contre l'empire ottoman, alliance qui  se conclut par la victoire à la bataille de Lépante. La même année, il est nommé vice-roi de Naples, un poste difficile et dangereux, qu'il occupe cinq années durant avec habileté. Philippe II l'appelle en 1575 à Madrid comme président du conseil des affaires d'Italie. Parmi les plus délicates négociations de ces dernières années, celles assurées en 1580, qui sont conclues par l'union des couronnes d'Espagne et de Portugal, et celles de 1584, où la France est tenue en échec grâce au mariage de l'infante Catherine avec Charles-Emmanuel Ier de Savoie, occupent une place particulière. Ces succès lui valent cette même année l'archevêché de Besançon, mais il est frappé de paralysie ; il n’est jamais intronisé, et meurt à Madrid en 1586.

 

.Ferdinand de Longwy dit de Rye (1550-1636) prince-archevêque de Besançon de 1586 à 1636, gouverneur du comté de Bourgogne

Fils de Girard de Rye, chambellan de l’empereur Charles Quint, chevalier de la Toison d'or, et de Louise de Longwy.

Après la mort de Cléradius de Vergy, le roi d’Espagne  nomme  Ferdinand  de Rye gouverneur du Comté de Bourgogne. Celui-ci prend ainsi une part active à la résistance comtoise contre l'envahisseur français pendant la Guerre de Dix Ans en dirigeant la défense de Dôle pendant son siège de quatre-vingt jours par le prince de Condé.

 

.François III de Rye, prince-archevêque de Besançon de 1636 à 1637

Fils de Philibert de Rye, général d'artillerie aux Pays-Bas espagnols.

Après des études à Rome, il est envoyé à Bruxelles à la cour des archiducs d’Autriche Albert et Isabelle de Habsbourg, alors souverains des Pays-Bas espagnols. Il se fait rapidement apprécier du couple princier qui le nomme chef de sa chapelle personnelle puis Grand aumônier.

 

.Claude III d'Achey, prince-archevêque de Besançon de 1637 à 1654

Le château d’Achey a été construit par Philippe d'Achey qui, en 1137, prend possession de la terre dépendante des sires de Fouvent. Cette famille d'Achey, est une des plus illustres et anciennes du Comté de Bourgogne.                                                            

 

.Charles-Emmanuel de Gorrevod, prince-archevêque de Besançon de 1654 à 1659

Fils de Charles-Emmanuelle de Gorrevod, duc de Pont-de-Vaux (Ain), et d'Isabelle de Bourgogne-Fallais.

 

.Jean-Jacques Fauche de Domprel, prince-archevêque de Besançon de 1660 à 1662

Issu de la famille des seigneurs de Domprel dans le comté de Bourgogne.

 

.Antoine-Pierre de Grammont, prince-archevêque de Besançon de 1663 à 1698

Fils d’Antide de Grammont, baron de Mélisey, seigneur de Courbessaint, du Saucy, de Lantenot et de Saint-Germain, colonel d'infanterie, gouverneur de Dôle et  de Salins, chevalier d'honneur au Parlement de Dole.La famille Grammont détient la seigneurie de Grammont dans le comté de Bourgogne, qui a donné le nom à la commune de Grammont. Par lettres patentes du 10 mars 1657, la terre de Grammont est érigée en Comté. Après la prise de Besançon en 1674, Louis XIV fait démanteler les châteaux de Franche Comté, celui de Grammont  est rasé. Avec la conquête française qui aboutit au traité de Nimègue de 1678 qui détache la Franche-Comté et Besançon de l’empire et les incorpore au royaume de France, l'archevêque perd les prérogatives temporelles qu’il avait depuis le Moyen Age mais conserve seulement son titre de prince d'Empire. 

 

 

 

 


 

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 18:02

 

 

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

En 879, Louis II le Bègue, successeur de Charles II le Chauve, nomme Boson de Provence tuteur de ses deux premiers fils cohéritiers Louis III et Carloman II. Tandis que Louis III le Jeune, roi  de Francie Orientale  s'apprête à faire la guerre à ses cousins les rois de Francie occidentale Louis III et Carloman II, Boson V de Provence , qui est le fils de Bivin de Vienne, comte d’Ardenne et de Metz, et lui-même duc de Lombardie, duc de Provence, comte d'Autun, de Berry, de Chalon, de Mâcon et de Troyes, ainsi qu’ abbé laïc de Saint-Maurice d'Agaune en profite pour se faire proclamer  roi de Provence  à Mantaille le 15 octobre 879, avec la présence de l’archevêque de Besançon. Ce royaume se constitue alors de la Provence, du Dauphiné, de la Savoie, du Lyonnais, de la Franche-Comté, des diocèses de Mâcon, de Chalon, de Viviers, d'Uzès, de Vienne, de Valence, d'Avignon et d’Arles soit  la Bourgogne Transjurane.  Boson exerce son pouvoir jusqu’en 880, année ou est signé le traité de Ribemont entre Louis III le Jeune, roi de Francie Orientale, et ses cousins, les frères carolingiens, Louis III et Carloman II. Par ce traité,  en échange de la neutralité de Louis le Jeune, les rois de Francie occidentale  lui concédent la partie de la Lotharingie qu'ils possédaient depuis le traité de Meerssen de  870 et peuvent ainsi mener la lutte contre Boson. Carloman II est soutenu par le propre frère de Boson, Richard  dit le Justicier. Le comte Richard reprend, en 880, la ville de Mâcon, puis, en 882, celles de Lyon et de Vienne. Cette guerre ne prend fin qu'en 887, avec la mort de Boson et le mariage de sa fille avec le roi Carloman II.  Richard reçoit, pour ses services, le comté d'Autun qui appartenait jusqu'alors à  son frère.  

En 888, Rodolphe, fils de Conrad II, duc de Bourgogne transjurane et d’Auxerre marié à Willa de Provence, fille de Boson V de Provence, est proclamé roi de Bourgogne à l’abbaye de Saint Maurice en présence de l’archevêque de Besançon  puis  couronné roi de Bourgogne et de Lotharingie à Toul par l'évêque Arnaud (Arnald). Sa sœur Adélaide épouse alors Richard le Justicier auquel elle apporte en dot le comté d’Auxerre.

En 890, Richard le Justicier acquiert le comté de Nevers et  en 894, il s'empare du comté de Troyes en profitant des troubles semés par la mort du comte Adalelme de Troyes. Enfin, il conquiert, l'année suivante, sur le roi Eudes Ier le comté de Sens. Il est alors suzerain des comtés suivants : comté de Chalon, comté de Charolais, comté de Macon, comté de Charolais, comté d’Autun, comté de Nevers, comté d'Avallon, comté de Sancerre, comté de Tonnerre, comté de Senlis, comté d'Auxerre, comté de Sens, comté de Troyes, comté d'Auxonne, comté de Bourgogne (future Franche Comté), comté de Montbéliard, comté de Bar..

 

Enfin en  898, le comte Richard est autorisé par ce même souverain à fusionner ses comtés et  prend alors le titre de marquis de Bourgogne, jusqu'en 918, puis celui de duc et est ainsi l’auteur de la partition pour 4 siécles de la Bourgogne entre duché de Bourgogne  rattaché au Royaume de France  et comté de Bourgogne partie du Second Royaume de Bourgogne puis du Saint Empire.

Les comtés de la Haute-Bourgogne sont englobés dans ce royaume de Bourgogne Transjurane qui s’étend sur les deux versants du Jura avec comme limite à l’ouest, les rives de la Saône.                           

Le roi Rodolphe Ier s’appuie sur l’évêque de Besançon Thierry, qu’il nomme archichancelier de son royaume. Au début de son règne, il a fort à faire avec les rois carolingiens : Arnulf, roi de Germanie, Zwentibold, roi de Lorraine et fils du précédent, et Louis, roi de Provence fils de Boson.

Zwentibold envahit en 894 le nord du nouveau royaume jusqu’au diocèse de Besançon et Louis intervient dans le sud de celui-ci. Zwentibold se maintient jusqu’en 900 sur la Haute Bourgogne, et Thierry s’est rallié au nouveau souverain. Les décès successifs d`Arnulf et de Zwentibold et l’intérêt pour l'Italie de Louis, laissent le champ libre à Rodolphe Ier qui agrandit et consolide son royaume.

Son fils Rodolphe II (912-937) lui succède en 912. C’est un souverain batailleur. Il doit dans un premier temps, défendre avec succès son royaume contre une tentative de conquête par le roi des Francs et de Lorraine, Charles III le Simple.

Vers 914, Hugues le Noir (914-952) est pourvu du comté de Varais. Hugues le Noir est le second fils du duc de Bourgogne Richard le Justicier, et le neveu maternel du roi de Bourgogne Transjurane Rodolphe Ier. Peu de temps après, il exerce son autorité sur le comté de Portois.

En 918,  Rodolphe II fait la guerre au duc de Souabe, Burchard, mais il est défait.  En 919, Hugues, à la mort du duc d'Aquitaine Guillaume le Pieux, hérite du Lyonnais, dans le royaume de Bourgogne Cisjurane de son cousin Louis. La paix s’obtient  par le mariage en 921 de Rodolphe II avec Berthe la fille du duc de Souabe. Dès 921, il est le comte prépondérant sur la Haute-Bourgogne.

L’année suivante, il est aux côtés de son frère Raoul et du duc Robert dans la lutte contre le roi des Francs, Charles le Simple. 

Puis en 922, Rodolphe II se voit proposer  par les nobles d’Italie du Nord la couronne de ce royaume dont le roi est Bérenger de Frioul. Rodolphe II traverse alors les Alpes.

En 926 Bérenger est assassiné mais les grands d’Italie ne veulent plus de Rodolphe comme roi lui préférant Hugues  qui le 9 juillet est élu roi d’Italie à Pavie.  Cette même année 926, le roi de Francie orientale Henri Ier intervient dans le royaume de Bourgogne et reconnait à son roi Rodolphe II l’investiture sur les terres situées  entre l’Aar en Suisse et le Rhin avec le comté de Bâle mais en contrepartie il se fait remettre la Sainte Lance, insigne de la monarchie bourguignonne ce qui ressemble à un acte de vassalité garantissant sa protection à l’égard des ambitions du roi des Francs Raoul.

Hugues étend son autorité pendant l’année 927 sur le comté de Mâcon, à la suite de la disparition de la famille des  comtes d’Auvergne. Il s’appuie sur ce comté sur le vicomte Aubri ou Albéric. Il est présent en 928, à l’assemblée de Lausanne tenue par son cousin le roi Rodolphe II. Celui-ci se fait céder le comté de Bourgogne par Louis III l’Aveugle, fils de Boson et réunit en 934 le royaume de Bourgogne-Cisjurane ou royaume de Provence  à son royaume de Bourgogne transjurane  lequel devient ainsi royaume de Bourgogne-Provence   (ou royaume d’Arles qui en est la capitale) lequel recouvre pratiquement l’ancien territoire du premier royaume burgonde à l’exception de la Basse Bourgogne devenue le duché de Bourgogne, du Lyonnais et du Viennois qui dépendent alors du royaume de Francie occidentale.

En 936, le duc de Bourgogne Raoul meurt subitement sans héritier direct. Hugues le Noir prend possession du duché de Bourgogne, mais ne réclame pas la succession sur le royaume des Francs. Louis IV qui vient d’être couronné se dirige vers la Bourgogne, pour faire reconnaître son autorité, Hugues le Noir refuse de prêter serment, et se retire dans ses terres Outre-Saône. Il gouverne sur les deux rives de la Saône. Il s’appuie sur ses fidèles vassaux que sont Gilbert, comte de Chalon et de Beaune, Aubri, vicomte de Mâcon, Liétaud fils d’Aubri et Robert, vicomte de Dijon.                                                   

Le roi de Bourgogne-Provence Rodolphe II meurt en 937 laissant 4 enfants mineurs. Conrad (937-993) n’a que douze ans. 

Hugues, roi d'Italie, souhaite profiter de la minorité du jeune roi, pour unir son royaume à celui d'Italie, et former un immense royaume. Il épouse Berthe, la veuve de Rodolphe, et prend sous sa protection sa fille Adélaïde, qui est fiancée à son fils Lothaire.

Mais Othon Ier roi de Francie orientale et futur restaurateur de l’empire intervient dans le royaume bourguignon et sous prétexte de servir de protecteur à Conrad, le conduit en Allemagne et le retient prisonnier dans son palais. Conrad est élevé à la cour germanique. Ceci donne prétexte en 937, à Hugues le Noir pour refuser de consentir l’hommage au roi de Bourgogne Conrad.

Sur la Haute Bourgogne, les comtes ont tendance à privilégier l’ouverture vers le royaume de Francie occidentale, notamment Hugues le Noir qui est à la fois duc de Bourgogne et archi-comte sur la Haute-Bourgogne. Conrad, comme son père et comme ses successeurs, est peu libre de ses mouvements, et se déplace uniquement sur son domaine propre : Aix les Bains, Lausanne, Vevey et est donc peu présent sur les autres terres de son royaume.

En 938, Hugues se soumet au roi des Francs Louis IV et reconnaît son autorité. Du coup, les terres de Haute-Bourgogne situées jusqu’à présent hors du royaume des Francie occidentale commencent à entrer dans une certaine mouvance  française. Louis IV devient donc souverain de la Haute-Bourgogne, du Lyonnais et du Viennois.

Vers 940, Conrad épouse Adélanie, qui lui donne deux enfants, dont un fils qui décède avant son père.

En 941, sous la pression du roi Othon de Germanie, il se voit contraint de ne plus nuire à Hugues le Grand et Herbert de Vermandois, ses adversaires sur la Bourgogne ducale. Othon libère Conrad en 942, qui prend enfin la succession de son père sur le royaume de Bourgogne-Provence. L’un de ses premiers actes est du 3 juillet 942 à Saint-Maurice d'Agaune où Conrad concède à Albéric Ier, vicomte de Mâcon, un certain nombre de terres et de biens dans la région de Salins, base de la seigneurie de Salins.                                                       

En 944, Conrad peut enfin réunir son premier plaid royal dans le Viennois en présence des ecclésiastiques : Guy, archevêque de Lyon, Sobon, archevêque de Vienne, Aymon , évêque de Genève, Béraud, évêque de Lausanne et des grands nobles, Hugues, archi comte de Haute Bourgogne, Charles-Constantin, comte de Vienne, Boson, comte d’Arles, Guillaume, comte d’Avignon, frère de Boson, Liétaud, comte de Macon, et Humbert, sire de Salins, frère de Liétaud.  Il se brouille de nouveau en 943, avec le roi Louis IV, et doit partager sur le duché son autorité avec Hugues le Grand.

Cette même année 943, Albéric, fils du vicomte de Narbonne Mayeul, qui a épousé Attala, l’héritière de la vicomté de Mâcon, étend son autorité sur des terres de Salins, de Pontarlier et de Besançon, avec la bienveillance de Hugues le Noir et du roi Conrad de Bourgogne. Albéric est enterré en 945, dans la première église Saint-Étienne de Besançon. Liétaud II (945-965) fils d’Albéric, succède à son père sur les comtés de Mâcon et de Besançon, tandis que son frère Humbert hérite des terres de Salins. Tous les deux rendent hommage à Hugues le Noir.

Dès 948, Conrad, appuyé par Othon, réussit à faire reconnaître sa suzeraineté sur l'ancien royaume de Provence. Conrad affirme son autorité en créant le marquisat de Provence et en nommant trois comtes et des vicomtes, étrangers au pays, dont un à Arles qui va rapidement supplanter tous les autres. Il s'agit du comte d'origine bourguignonne Boson II (parent éloigné du Boson  de la fin IXe siècle), à l'origine de la première lignée des comtes de Provence.

Hugues se réconcilie en 949, avec le roi de Francie occidentale Louis IV et redevient le premier personnage du duché.

Deux ans plus tard, le roi Louis accompagné de Liétaud vient à Besançon rencontrer Hugues le Noir.  Cette même année 951, Adélaïde, la veuve du roi d'Italie Lothaire, épouse en secondes noces Othon Ier roi de Francie orientale  qui devient ainsi roi d’Italie et donc beau-frère du roi de Bourgogne-Provence Conrad.  À la mort d’Hugues le Noir, en 952, c’est Gilbert de Chalon (son gendre) qui récupère les terres d’Hugues.

Albéric ou Aubri II (965-982) hérite à la mort de son père des mêmes territoires.  

De 956 à 1002, la partie de la Bourgogne devenue duché de Bourgogne passe aux mains des Robertiens ancêtres des capétiens ; elle est en effet occupée par le roi de France Robert le Pieux qui empêche Otte-Guillaume de la récupérer

En 958, le roi de Bourgogne-Provence Conrad épouse Mathilde, fille du roi de Francie occidentale Louis IV, mais surtout nièce d’Othon, la mère du futur Rodolphe III. Les relations avec la famille Ottonienne se renforcent. 

En 962, Othon Ier est sacré empereur.

Le roi de Bourgogne Conrad a trois filles, l’aînée Gisèle, de son premier mariage, épouse le duc de Bavière Henri; Berthe du second mariage, épouse le comte de Blois Eudes, et Gerberge, la cadette, épouse le duc de Souabe Hermann. Elles sont à l’origine de la guerre de succession après la mort de leur frère. Conrad a également deux enfants d’une concubine, Burchard et Conon-Conrad.

Sur la Provence, Conrad nomme le comte d'Arles, Guillaume, gouverneur de cette région. En 972, Guillaume rassemble avec son frère Rothbold (Roubaud), une armée de fidèles et ils chassent de toute la Provence, les groupes de pirates sarrasins qui ont infesté la région, depuis de nombreuses années. Pour cet acte auquel le roi Conrad n’a pas pris part, Guillaume obtient la suzeraineté sur la Provence.

À la mort d’Albéric II, un personnage se manifeste, c’est Otte-Guillaume (982-1026). Il est le fils du roi d’échu d'Italie Adalbert Ier, et de Gerberge de Chalon, fille du comte Lambert. Il est le beau-fils du duc de Bourgogne Eudes-Henri après le remariage de sa mère. Il épouse Ermentrude de Roucy veuve d’Albéric II, et gouverne les comtés de Mâcon et de Besançon, au nom de ses deux beaux-fils, Liétaud et Aubri.

En 984, Adélaïde, veuve de Othon Ier, demande à son frère le roi de Bourgogne Conrad III d’intervenir dans la succession de Germanie, en effet son petit-fils Othon III  est retenu prisonnier par Henri le duc de Bavière. Conrad III accompagné de seigneurs italiens et lorrains, se dirige vers le bavarois, celui-ci voyant la partie perdue, relâche Othon III. Ce dernier hérite de l’empire et devient roi des romains en 993 sous la régence de sa mére. Cette même année 993, Rodolphe III succède à son père Conrad III comme dernier  roi de Bourgogne Provence. 

Berthe la sœur de Rodolphe, veuve d’Eudes de Blois, épouse en 996 le roi des Francs Robert II. Ce mariage est rejeté par l'Église, pour lien de parenté entre les deux époux. Les deux grands-mères, paternelle de Robert et maternelle de Berthe, sont sœurs et filles du roi de Gemanie Henri Ier.

A la mort de Rodolphe III, en 1032, l’empereur Conrad II le Salique hérite du Royaume de Bourgogne-Provence encore appelée Royaume d’Arles car c’est cette ville qui en est la capitale.

 

330px-Karte Hoch und Niederburgund

 

 

 

 

 

 

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