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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:21

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE

 

M. Comté / Duché de Savoie / Grafschaft / Herzogtum Savoyen

Terre d’empire de 1032 à 1806

 

 

 

Toute l’histoire de la Savoie comme celle d’autres territoires de l’Europe est déterminée par  son ancienne appartenance à l’empire romain comme partie des Provinces des Alpes Grées et des Alpes Pennines.

La Savoie est habitée sous l’empire romain par diverses tribus celtes dont la principale était celle des Allobroges, voisine de celle des Helvètes située plus au nord sur le territoire de  l’Helvétie.

 

Après que les tribus  germaniques (Francs, Burgondes, Vandales, Wisigoths   …Alamans) aient franchi les frontières du Rhin à la fin de 406 après Jésus Christ, les territoires de ce qui deviendra la Savoie comme la Suisse occidentale voient s’installer  les Burgondes qui fonderont un premier Royaume en 443 dont les capitales seront Genève et Lyon. En 443, la Savoie est une partie du Royaume Burgonde qui est  absorbé en 534 par le Royaume des Francs de Clovis.

 

Quand Charlemagne restaure l’empire d’Occident en l’an 800, la Savoie n’existe encore pas comme comté mais son territoire se trouve incorporé dans un grand comté de Bourgogne, souvenir  de l’ancien royaume Burgonde. Sous les Carolingiens, la Savoie prend forme. Charlemagne divise la Savoie en comtés dont les noms et les contours correspondent toujours aux provinces traditionnelles du Genevois, de la Savoie Propre, de la Maurienne, de la Tarentaise, du Chablais, du Faucigny, de l’Albanais et du Bugey. Lors de la préparation de l'héritage, en 811, Louis II de Germanie reçoit en lot cette Sabaudia, qui devient Saboia, la Maurienne, la Tarentaise, le Mont-Cenis et le val de Suse.

Avec le traité de Verdun de 843, les territoires de ce qui deviendra le comté puis le duché de Savoie font partie de la Francie Médiane dite Lotharingie. En 888 ces territoires sont partie du Deuxième Royaume de Bourgogne crée par Rodolphe comte d’Auxerre, puis de Bourgogne-Provence après son union avec celui de Provence en 934.

 

 

 

.Humbert Ier, (970/975-1047) comte de Maurienne, comte de Savoie de 1027 à 1047

En 1011, vingt et un ans avant sa mort, Rodolphe III avait légué le comté de Viennois à Brochard, archevêque de Vienne. Trop âgé, celui-ci le partage vers 1029  entre ses deux neveux, Humbert de Maurienne qui reçoit le Nord, future Savoie, et Guigues 1er, dit "Le Vieux", sire de Vion et comte d'Albon, qui reçoit le Sud, futur Dauphiné

A la suite de l’incorporation du royaume de Bourgogne-Provence en 1032, seul l'évêque de Maurienne refuse de rendre hommage à Conrad II le Salique.  Investi par lui en 1033 de la marche de Maurienne, Humbert aux Blanches Mains, se voit chargé de prendre la ville de Saint Jean de Maurienne d'assaut  et après un long siège, il  l'incendie afin de soumettre l'évêque rebelle.

Plus tard Humbert est fait également comte de la Tarentaise, comte du Val d'Aoste, comte de Bugey, comte de Chablais et comte de Sermorens en 1038.

 

En ce début du XI ième siècle ce qui deviendra le comté puis duché de Savoie compte une trentaine de feudataires : au premier rang les évêques puis archevêques de Moutiers en Tarentaise, les évêques de Genève, les comtes de Genevois, les évêques de Saint Jean de Maurienne, les barons de Faucigny, les évêques de Belley et au second rang les sires de La Chambre, de Viry, de Chevron, de Miolans, de Montmayeur, de Briançon, de Chambéry, de Menthon, de la Rochette, de Compey, de Sales, de Sallenove, de Beaufort, de Lucinges et d’Allinges.

                                                              

.Amédée Ier (vers 1016-1051) comte de Maurienne et de Savoie de 1047 à 1051

 

Fils du précédent.

 

Il est présent à Vérone lors d’une Diète convoquée par son roi et empereur Henri III qui a succédé à son père Conrad II le Salique en 1039 et assiste à son couronnement à Rome à Noel 1046 par le pape Clément II. Il obtient de l’empereur la ville d’Asti.

 

.Odon  Ier (1023- 1060)    comte de  Maurienne et de Savoie 1051 à 1060

 

Frère du précédent, Il aurait épousé en premières noces Richilde, fille de l'empereur Othon Ier le Grand ; en 1045, il épouse Adélaïde de Suse, marquise (margrave) de Suse et comtesse de Turin qui lui apporte de vastes possessions en Italie du nord, avec Suze, clef du passage du Mont-Cenis, Ivrée et Pignerol et lui donne cinq enfants :

 

-Pierre Ier de Savoie : futur 4e comte de Savoie.

-Amédée II de Savoie : futur 5e comte de Savoie.

-Othon ou Odon, évêque d’Asti.

-Berthe qui épouse en 1066 Henri de Franconie, futur empereur Henri IV.

-Adélaïde, qui épouse Guigues IV d'Albon, puis en 1067 Rodolphe de Rheinfeld-Souabe, duc de Souabe.

 

.Pierre Ier (1048-1078), comte de Savoie de 1060 à 1078

 

Fils du précédent obtient de l’empereur  Henri IV l’investiture du Bugey et du marquisat d'Ivrée.

 

.Amédée II (1050-1080), comte de Savoie de 1078 à 1080

Frère du précédent. Beau-frère de l’empereur Henri IV qui a épousé sa sœur Berthe. Il épouse  en 1065  Jeanne, la fille de Gérold II comte de Genève

  

L’empereur  Henri IV fait part devant la Diète de Worms de 1069  de sa volonté de répudier  sa sœur Berthe mais la Diète refuse de même que le pape refuse de le couronner d’autant qu’il engage avec lui la « querelle des investitures »  née du fait que les empereurs estiment qu’ils leur appartient et non au pape de choisir les évêques pour les investir du pouvoir temporel de comte  mais aussi par voie de conséquence de leur  pouvoir spirituel d’évêque.

Mais le pape Grégoire VII  finit par excommunier l’empereur Henri IV qui, malgré ses velléités de divorce d’avec Berthe est accueilli à Vevey par sa belle-mère Adélaïde et son  beau-frère Amédée II  puis dans leur château d’Evian à  Noël 1076, puis à Chignin, en 1077. Amédée II reçoit le Chablais en échange du droit pour Henri de passer  par le Mont-Cenis, pour se rendre  à Canossa...

Adélaïde et Amédée II servent de médiateurs entre l’empereur et le pape. Ils aident efficacement l'empereur qui les récompense en donnant le Bugey à Amédée II et en reconnaissant les droits et l'inféodation du marquisat d'Ivrée à Adélaïde de Suse.

L'apport politique essentiel du comte Amédée II, réside dans le début de la prise de conscience par les princes de la maison de Savoie, de l'importance de leur position géographique, au carrefour du Saint-Empire, des États pontificaux, de Venise, du royaume de France, mais surtout en tant que gardiens des passages alpins.

 

.Humbert II (v.1065 -1103) comte de Savoie, comte de Maurienne de 1080 à 1103

 

Fils du précédent et de Jeanne de Genève, il épouse Gisèle de Bourgogne, fille  de Guillaume le Grand, comte de Bourgogne et de Macon.

 

Il réussit aussi à marier sa fille Adèle avec le roi Louis VI le Gros engageant ainsi la maison de Savoie dans un début d’équilibre diplomatique entre le Royaume de France et l’Empire.

À son avènement, les terres d’Humbert II sont seulement constituées de la majeure partie de la vallée de la Maurienne, de la vallée de la Tarentaise (aux mains de l'archevêque), du duché de Turin, du Val d'Aoste, du marquisat de Suze.

 

Deux prélats, sont plus riches et plus puissants que lui, l'évêque de Maurienne, dont l'évêché a été refondé en 1061, et Héraclius, archevêque de la Tarentaise ; par ailleurs il doit se battre contre des petits barons, des grandes vallées alpines, relevant directement de l'empereur, avec à leur tête le baron Émeric de Briançon et de grands seigneurs, comme Aimon de Chambéry  et Aimon Ier de Genève. Héraclius veut asservir, toutes les populations et même les petits barons de son immense diocèse. Le peuple de Moûtiers se révolte, et se range avec une grande partie des petits barons sous le commandement   d’Emeric de Briançon qui bat les troupes de l'archevêque. Ce dernier fait appel à Humbert II qui vient pacifier la vallée de la Tarentaise, mais en profite pour faire valoir ses nouveaux droits de vicaire de l’empire qu'il vient d'obtenir de son oncle l'empereur Henri IV. Le peuple de Moutier  se rallie à lui. La puissance de l'archevêque est finalement réduite à ses seuls pouvoirs spirituels et à la seule propriété de ses domaines ecclésiastiques et des serfs y vivant.

En 1085, son oncle l’empereur Henri IV le confirme dans la possession du Bugey, l’investit du Marquisat d’Ivrée et lui reconnait la possession du Vieux Chablais ; il récupère également la plus grande partie du  pouvoir temporel de l’archevêque de Moutiers et de l’évêque de Saint Jean de Maurienne et obtient l’immédiateté impériale.

 

.Amédée III (v.1095- 1149) comte de Maurienne  de 1103  à 1148, vice-roi de Bourgogne en 1111

 

Fils du précédent ; il épouse d’abord la fille du comte de Genève.

En 1123, il se remarie avec Mahaut d’Albon, la fille du Dauphin du Dauphiné.

 

Il doit lutter contre la tutelle de sa mère et de Louis le Gros.

En 1128, Amédée III agrandit son domaine en ajoutant à son gouvernement – ce qu'on appelait le «  Vieux Chablais  » – la région s'étendant de l'Arve jusqu'à la Dranse d'Abondance, formant ainsi le «  Nouveau Chablais ». Il favorise la renaissance de l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune, dont il est l'abbé laïc et  fonde l'abbaye de Saint-Sulpice en Bugey, l'abbaye de Tamié, l'abbaye d'Hautecombe.

Il combat les troupes du dauphin Guigues IV d’Albon lors du siège de Montmélian en 1142. Mais l'autorité impériale renaissante assure une paix durable.

 

C’est Amédée IV qui en 1143 remplace son titre de comte de Maurienne pour celui de Savoie et modifie ses armoiries en introduisant la croix blanche correspondant au drapeau de guerre de l’empire.

Il participe à la deuxième croisade et meurt à Nicosie en 1148.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:16

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

L.  Franc-Lyonnais                                                                                                        terre d’empire de 1032  à 1475

 

Le Franc-lyonnais est un territoire  ayant appartenu aux archevêques de Lyon qui faisait office de zone franche entre le Royaume de France et le duché de Savoie dans le Saint-Empire.  Situé sur une étroite bande sur la rive gauche de la Saône il était constitué de treize paroisses, formant deux parties :

. Partie méridionale, à partir du rempart nord de Lyon : la-Croix-Rousse, Cuire, Fontaines-sur-Saône, Fontaines-Saint-Martin, Rochetaillée-sur-Saône, Fleurieu-sur-Saône, Vimy qui à partir de 1665 est promue capitale et renommée Neuville, en l'honneur de Camille de Neuville de Villeroy, seigneur de la paroisse et archevêque de Lyon ,Genay, la première capitale de la province ,Bernoud ,Saint-Jean-de-Thurigneux ;

. Partie septentrionale, enclavée dans la Principauté de Dombes : Saint-Bernard-d'Anse, Saint-Didier-de-Formans, Riottier.

Après s'être placée sous la protection du comte de Savoie, en 1398, la province est réunie au royaume de France vers 1475, tout en restant une province réputée étrangère et sise en terre d'Empire,

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 18:13

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CH.  III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

K. Archevêché de Lyon / Comté de Lyon                                                                      terres impériales de 1032 à 1312 

 

Boson qui s’est fait proclamé  roi de Provence en 879, s’empare en 886 de Lyon et de Vienne en battant et tuant Bernard, comte d’Auvergne, duc d’Aquitaine et gouverneur du Lyonnais.  Le fils de Bernard, Guillaume duc d’Aquitaine reprend vers 905 le comté de Lyon dont il fait hommage au roi Charles le Simple.

Dès la mort de Guillaume d’Aquitaine en 918, Hugues d’Arles, gouverneur du royaume de Provence, s’empare de Lyon et y installe le dénommé Guillaume, premier comte de Lyon.

 

La suzeraineté sur le comté de Lyon passe d’Hugues d’Arles à Hugues le Noir  en 926 puis en 933 au roi de Bourgogne  Rodolphe II.Au Xe siècle, les comtes de Lyon sont les seigneurs suzerains de la ville de Lyon. Vers l’an 1000, l’archevêque Burchard, frère du roi Rodolphe III repousse  les limites de son  comté du Lyonnais vers Feurs et Roanne. En 1032, meurt le roi de Bourgogne-Provence Rodolphe III ; il lègue son royaume à son beau-frère Conrad le Salique, empereur romain germanique de sorte que les comtés de Lyonnais et de Forez intègrent le Saint Empire mais une de ses sœurs épouse du capétien Robert II le Pieux a eu de son premier mariage avec le comte de Blois, un fils Eudes qui s’estime l’héritier du comté du Lyonnais ; en 1035, il échoue contre les troupes impériales mais deux ans plus tard, il réussit à s’emparer de Lyon. Mais peu de temps après, il est tué en Lorraine. Le roi de France et l’empereur finissent par  s’entendre.  

Dès lors, Lyon est tiraillée par les luttes entre le comte de Forez, vassal du roi de France et l'archevêque, lié au Saint Empire. Néammoins « l'Eglise de Lyon » (archevêque et chapitre cathédral des chanoines de Saint Jean) se trouve, au XIe siècle, en état de revendiquer l'autorité sur le comté de Lyon, que lui disputait le comte de Forez.

 

 

 

 

Comtes de Lyon :

 

.Guillaume Ier de Lyon, comte de Lyon vers 902 à 926

 

.Guillaume II de Lyon, comte de Lyon vers 926 à 945

 

.Artaud Ier de Lyon, comte de Lyon de 945 à 960

Frère du précédent.

 

.Gérard Ier, comte de Lyon de  960 à 990

Fils du précédent.

 

.Artaud II de Lyon, comte de Lyon de  990 à 1011

Fils du précédent.

 

.Artaud III de Lyon, comte de Lyon de 1011 à 1014

Fils du précédent.

 

.Artaud IV, comte de Lyon de 1014 à 1017

Fils du précédent.

 

.Gérard II de Lyon, comte de Lyon de 1017 à 1050

Frère du précédent.

 

.Artaud V de Lyon, comte de Lyon de 1050 à 1079

Fils du précédent.

 

.Guillaume III de Lyon l'Ancien, comte dc Lyon de 1079 à 1097

Fils du précédent

 

.Guillaume IV de Lyon, comte de Lyon de 1097 à 1107

Fils du précédent.

 

 

Maison d'Albon

 

.Guigues Ier, comte de Lyon et de Forez de 1107 à 1138,

Fils de Guigues-Raymond de Forez (fils de Guigues II d'Albon) et de Ide-Raymonde  (fille d'Artaud, dernier comte de Lyon). Cousin du précédent. Marié à une fille Marie de Guichard III, sire de Beaujeu.

 

.Guigues II, comte de Lyon et de Forez de 1138 à 1226

Fils du précédent.

C'est avec lui que naissent  les litiges entre le comté de Forez et les sires de Beaujeu au sujet de leurs terres respectives.                                                 

 

.Guigues III, comte de Lyon et de Forez de 1226 à 1203

Fils ainé du précèdent.

Après lui, le titre de comte de Lyon appartient au chapitre de la cathédrale  St Jean de Lyon, les membres sont chanoines-comtes de Lyon.

 

 

 

Archevêques :

 

.Burchard II ( ?- 1031), comte- archevêque de Lyon  de 978 à 1033, Archichancelier du royaume  de Bourgogne-Provence.

Fils bâtard de Conrad le Pacifique et d’Aldiud. Demi-frère de Rodolphe III de Bourgogne. Neveu de Burchard Ier, archevêque de Lyon, auquel il succède après le décès d'Amblard.

Son archidiocèse a pour suffragants  deux autres diocèses situés dans le royaume de Bourgogne, ceux de Chalon et de Macon qui comme lui sont à partir de l’intégration du  royaume de Bourgogne à l’empire à cheval sur la frontière entre ce dernier et le royaume de  France. La plupart de leurs évêques sont issus de maisons  nobles  bourguignonnes devenues vassales de l’empire.

 

.Burchard III, comte- archevêque de Lyon de 1033 à 1034

 

.Odolric, comte-archevêque de Lyon de 1041 à 1046                                                        

.Halinard (vers 990 - 1052), comte- archevêque de Lyon de 1046 à 1052

 

.Humbert I, comte- archevêque de Lyon de 1052 à 1056

 

.Geoffroy de Vergy, comte-archevêque de Lyon en 1063

 

Il appartient à la seconde maison de Vergy, importante maison noble de Bourgogne issue d'Eudes et Henri, fils naturels d'Eudes-Henri Ier, duc de Bourgogne.

 

.Humbert II, comte-archevêque de Lyon  de 1070 à 1076

 

En 1073,  Humbert veut établir son pouvoir temporel sur l’ensemble de son diocèse ce que n’apprécie pas Artaud III comte de Forez et de Lyon, allié d’Humbert II sire de Beaujeu. Cette rivalité se termine par la déposition de l’archevêque accusé de Simonie.

  

.Gébuin (dit Jubin, saint), comte-archevêque de Lyon de 1077 à 1082, premier primat des Gaules.

 

En 1079, il reçoit du Pape Grégoire VII, le titre de Primat des Gaules ce qui renforce son autorité.

 

.Hugues de Bourgogne ou de Romans, (vers 1040- 1106)  évêque de Die puis, de 1083 à 1106, comte- archevêque de Lyon, primat des Gaules

 

Pressenti pour devenir pape après la mort de Grégoire VII, il s'oppose à Didier, abbé du Mont-Cassin, qui est finalement élu sous le nom de Victor III.  Au concile de Bénévent en août 1087, ce dernier l'excommunie. Mais le pape Urbain II (1088-1099) le réhabilite et il retrouve ses pouvoirs de légat. Il va en particulier traiter de la question de l'adultère royal de Philippe Ier qui a enlevé Bertrade de Montfort.  En octobre 1094, c'est sous sa présidence que le concile d'Autun, réuni à sa demande, excommunie le roi de France, excommunication confirmée par le pape lui-même au concile de Clermont en 1095 ; l'interdit est jeté sur le royaume de 1096 à 1104. A partir de son règne, le titre de comte de Lyon et le pouvoir comtal appartient au Chapitre de la cathédrale Saint Jean dont les chanoines sont chanoines-comtes.

 

.Josserand, dit Gaucerand, comte-archevêque de Lyon de 1107 à 1118, primat des Gaules

 

.Humbaud, comte-archevêque de 1118 à 1125, primat des Gaules

 

En 1120, meurt Eustache, comte de Forez et de Lyon ; il a pour successeur Gui d’Albon de la famille qui domine le Dauphiné qui lui se heurte à Guichard de Beaujeu lequel dispose de nombreux vassaux au nord du comté de Forez et qui entame la conquête du comté du Lyonnais jusqu’à Chamelet. Guy qui ne reçoit pas de son suzerain l’empereur le soutien qu’il attend de lui se rapproche du roi de France Louis VII qui freine l’ardeur de son vassal Guichard. Mais Lyon devient une proie potentielle pour le royaume de France.

 

.Renaud de Semur, comte- archevêque de Lyon de 1125 à 1129, primat des Gaules

 

De la famille noble bourguignonne de Semur. Fils de Dalmace, seigneur de Semur et d’Aremberge de Vergy.

 

.Pierre I, évêque de Viviers puis comte-archevêque de Lyon de 1131 à 1139, primat des Gaules

 

.Foulque, comte-archevêque de Lyon de 1139 à 1141, primat des Gaules

 

.Amédée Ier, comte-archevêque  de Lyon de 1143 à 1147, primat des Gaules                                                         

 

.Humbert de Bugey, comte-archevêque de Lyon de 1148 à 1153, primat des Gaules

Fils d’Ulrich, seigneur de Bresse et de N.    , fille d’Amédée, comte de Savoie et de Maurienne.

 

.Héraclius de Montboissier, prince- archevêque de Lyon de 1153 à 1163, primat des Gaules 

Fils du comte Maurice de la maison de Monboissier et d’Auvergne.

 

A Arbois, le 19 octobre 1157, par une bulle d’or, l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse confère à Héraclius de Montboissier,  archevêque de Lyon l’investiture temporelle sur le comté et la ville de Lyon, la vice-royauté du royaume de Bourgogne-Provence et le titre de prince d’empire.

 

Héraclius entend bien exercer son pouvoir et allié avec Gérard, comte de Macon, Humbert III,  sire de Beaujeu, met le siège devant Izeron.  Mais ils sont surpris et battus par une coalition menée par le comte Gui II de Forez et comprenant le dauphin du Viennois, les sires de Bourbon, de Bagé (Bresse)  et de Coligny ; malgré tout, l’archevêque  obtient une partie de la seigneurie d’Izeron ;

 

En 1162, Guy II qui n’a pas accepté la main mise de l’archevêque sur le comté de Lyon, s’empare de Lyon qu’il saccage.

Heraclius meurt en 1163.

 

.Guichard de Pontigny ( ?-1181), prince-archevêque de Lyon de 1165 à 1181, primat des Gaules

Le roi de France Louis VII et le pape Alexandre III l'impose comme archevêque de Lyon en 1165 contre Dreux de Beauvoir, après deux années de lutte.

 

Par un traité en 1167, le pouvoir temporel est partagé entre Guigues II de Forez et de Lyon et l'archevêque de Lyon Guichard de Pontigny. Les péages, qu’ils soient terrestres ou fluviaux sont levés en commun. Mais très vite ce mode de gouvernance s'avère difficile à maintenir.

Par la suite, les papes accroissent leur pouvoir par rapport aux empereurs et c’est le pape qui en 1173 résout autoritairement le conflit au profit de son archevêque qui obtient définitivement le comté de Lyon, le Jarez, les Terres au-delà du Rhône et de la Saône ainsi qu’une partie du Roannais.

 

.Jean Bellesmains (vers 1120-1204 ?), prince-archevêque de Lyon de 1181 à 1193, primat des Gaules

 

Elu archevêque de Lyon, et confirmé par le pape Lucius III. Rapidement, pour se garantir contre les opposants à son pouvoir, il se rend auprès de l’empereur  Frédéric Barberousse pour qu'il lui confirme ses droits. L'empereur lui octroie cette confirmation dans la "bulle d'Or"de 1184 en tous points identique à celle de 1157. Cela réveille l'opposition entre lui et la dynastie des comtes de Forez. Pour se protéger, il édifie une enceinte autour du cloître de la cathédrale Saint-Jean.

 

.Renaud de Forez ( ?-1226), prince-archevêque de Lyon de 1193 à 1226, primat des Gaules

Fils de Guigues II, comte de Lyon et du Forez, frère de Guigues III. Il est le premier archevêque issu d'une grande famille féodale. Il conserve des liens très forts avec celle-ci, n'hésitant pas à lui porter assistance militaire et soutien financier. Vers 1193, il décide pour des raisons administratives de partager le comté en trente deux menses réparties entre les membres du chapitre cathédral, déjà titrés chanoines-comtes depuis 1184 ce qui entraine ipso facto que la justice archiépiscopale est doublée désormais par une justice capitulaire.

Dès 1195, apparaissent les premiers conflits entre lui et les bourgeois de Lyon qui entreprennent la construction d’une enceinte  pour isoler la presqu’ile et ils bloquent le pont sur le Rhône. Le Prince-Archevêque  rétablit brutalement la situation mais le pape Innocent III le lui reproche et les bourgeois obtiennent de larges franchises communales.

 

Les tensions avec les bourgeois de Lyon s'accroissent, notamment pour des raisons fiscales, et éclatent en 1208 en conflit armé. Ce dernier n'est résolu que grâce à la médiation d'Eudes III de Bourgogne, qui restaure les droits de l'archevêque.

Échaudé, Renaud II fait construire le château de Pierre Scize, et s'y installe. Agissant en seigneur féodal, il entreprend de construire tout autour de Lyon des points fortifiés, à Irigny, Dardilly, Francheville, Condrieu, Anse. Par ailleurs, en lien avec un conflit entre dynastie du Forez et des Beaujeu, il prend possession des fiefs que ces derniers possédaient en terre lyonnaise.                                                           

Il est également le tuteur de son neveu Guigues IV de Forez de 1203 à 1218 suite à la mort de son frère Guigues III de Forez, comte de Forez.

Durant le XIIIe siècle, le pouvoir temporel de l'Eglise de Lyon s'exerce sur tout le Lyonnais. Les seigneuries ecclésiastiques établies notamment dans les chapitres Saint-Jean, Saint-Just et Saint-Paul, possèdent des territoires dans la Dombes, le Bas-Dauphiné et le Forez, ainsi que d'importants revenus issus de prélèvements et taxes. Les chanoines prennent leurs rôles très au sérieux et circulent dans tout le pays lyonnais.

 

.Robert d'Auvergne, prince-archevêque de Lyon de 1227 à 1232, primat des Gaules

Fils de Robert IV ou V, comte d’Auvergne et de Mathilde de Bourgogne.

Le dauphin du Viennois lui fait hommage en 1230 pour les fiefs d’Annonay et d’Argental.                                                      

 

.Raoul I de La Roche-Aymon, prince-archevêque de Lyon de 1235 à 1236, primat des Gaules

Fils d’Eustorge de la Roche-Aymon.

 

.Aimery, ou Aimeric "de Rives", prince-archevêque de Lyon de 1236 à 1245, primat des Gaules

En 1245, il ouvre dans l’église Saint Jean de Lyon, le concile de Lyon en présence du pape Innocent IV, de cardinaux et de 140  archevêques et évêques d’Italie, d’Espagne, de France et des Iles Britanniques, abbés, de Bérenger, comte de Provence, de Raymond, comte de Toulouse, et des légats de l’empereur Frédéric II qui aboutit à l’excommunication de ce dernier.

 

.Philippe Ier de Savoie(1207-1285),  évêque de Valence de 1241 à 1267, prince-archevêque de Lyon de 1246 à 1267, primat des Gaules, puis comte de Bourgogne de 1267 à 1279 et 13e comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1268 à 1285.

8e fils de Thomas Ier, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et Marguerite (ou Béatrice) de Genève.

Destiné de par son rang à l'état ecclésiastique, sans avoir été ordonné prêtre, il renonce à ses charges religieuses et se dépouille de tous ses titres en 1267, à l'approche de la fin de son frère Pierre II de Savoie, pour pouvoir lui succéder comme comte de Savoie.                                                          

Il épouse le 11 juillet 1267, la comtesse Alix de Bourgogne (1208-1277, ou Adélaïde), fille du comte Othon II de Bourgogne et de Béatrice II de Bourgogne.

Sans enfant, Philippe Ier, choisit lui-même son successeur parmi ses nombreux neveux et obtint de l'empereur Henri VII, un décret (« fief oblat ») par lequel l’empereur  investit de la souveraineté sur la Savoie, Amédée, fils de Thomas II de Piémont, comte de Flandre.

 

.Guy II de la Tour,  prince-archevêque de Lyon de 1267 à 1268, primat des Gaules

 

Dès 1267, les bourgeois se rebellent contre l'autorité ecclésiastique et parviennent même, pour un temps, à mettre en place un conseil politique constitué de cinquante magistrats.  

Lors d’une vacance archiépiscopale en 1269, se déclenche une révolte contre le chapitre et en mai les milices bourgeoises alliées du Vieux-Bourg et du Bourg-Neuf montent à l’assaut de la cité : les chanoines-comtes  doivent se réfugier au cloitre fortifié de Saint Just.  Le Conseil de la Commune bourgeoise insurrectionnelle s’adresse au roi Louis IX qui envoie un délégué de même que le légat du pape Rodolphe en désigne un ; leur sentence rendue en février 1270 rétablit le calme.

Au printemps de 1271, Philippe le Hardi  passe à Lyon, ramenant avec lui les  restes de son père mort à la croisade, les bourgeois, toujours en lutte avec le chapitre primatial, se déclarent ouvertement soumis à la juridiction du roi de France et le sollicitent de les prendre sous sa garde spéciale. Philippe accueille cette demande par un acte du 1er mai 1271 ; en échange de sa protection et de sa suzeraineté, les Lyonnais s’obligent à lui payer annuellement un impôt qui, levé par eux, devait être versé entre les mains du bailli de Macon. En vain les partisans du chapitre protestent ; l’amende qu’un arrêt du Parlement inflige, le 8 novembre 1271, à ceux d’entre eux qui ont osé maltraiter les sergents royaux, apprend  à tous combien il en coûte d’insulter le pouvoir nouveau.                                                       

.Pierre II de Tarentaise, prince-archevêque de Lyon de 1272 à 1273, primat des Gaules, pape Innocent V en 1276

Le roi de France Philippe le Hardi ne pousse pas jusqu’au bout ces premiers avantages : quand, en 1272, après une longue vacance, Pierre de Tarentaise est élu archevêque, une certaine détente s’instaure entre l’Eglise de Lyon et les bourgeois, Mais un résultat important est acquis ; pour la première fois la royauté française a pris en main la cause des bourgeois de Lyon : Philippe le Hardi, en faisant cette démarche, devant laquelle son père avait toujours reculé, prépare l’annexion  du roi Philippe le Bel. Le 21 janvier 1276, après la mort de Grégoire X, il est élu pape et prend le nom d'Innocent V.

Il meurt cinq mois plus tard. Pendant son court pontificat, il a eu le temps d'apaiser la querelle entre guelfes et gibelins en Italie. Il adopte une politique de fermeté à l'égard de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, qui ne tient pas ses promesses faites à Grégoire X de partir en croisade et de ne pas s'approprier les possessions de l'Eglise romaine en Italie. Innocent V exige le respect de ses engagements avant tout couronnement impérial à Rome.

 

.Adhémar ou Aymar de Roussillon, prince-archevêque de Lyon de 1273 à 1283, primat des Gaules

Fils d’Artaud IV, seigneur de Roussillon et parent des comtes de Savoie.

A Lyon, sous le règne de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, l’action de la royauté française ne cesse point de se faire sentir bien que confrontée à de nombreux obstacles : tout en témoignant parfois une certaine bienveillance à l’Église, les agents du roi de France saisissent toutes les occasions d’exercer la juridiction au nom de leur maître.  Dès le dernier tiers du XIIIe siècle, le roi est maître, de fait, du Lyonnais. Il règle à sa fantaisie tout ce qui concerne ce pays, sans s’inquiéter, pour ainsi dire, de ses maîtres légitimes.

 

.Raoul de la Tourette ou  Rodoplhe, ( ?-1288), prince-archevêque de Lyon de 1283 à 1289, primat des Gaules

Raoul de la Tourette est à l’origine de la signature d’un nouveau traité sur sa juridiction et sa souveraineté,  contre le gré des bourgeois de Lyon. Il tient un concile à Mâcon pour la réformation des mœurs.

De 1288 à 1289, si complet est l’assujettissement des Lyonnais à la royauté française que le chapitre de la primatiale, se résigne à recevoir dans son sein les candidats qui lui sont recommandés par le roi de France.

                                                         

.Béraud de Goth, prince-archevêque de Lyon de 1289 à 1294, primat des Gaules

 

Fils de Béraud, seigneur de Villandrault ; frère de Bertrand, pape sous le nom de Clément V.

 

Forts de la protection du roi de France Philippe le Bel, les bourgeois  se soulèvent à nouveau en 1292 ; le roi s’empresse alors de prononcer la mise sous garde royale de la ville.  Encouragés, les bourgeois de Lyon exagèrent à tel point que l’archevêque Béraud de Goth lance l’interdit sur Lyon en 1293. L’année suivante, les deux premiers conseillers de la Commune sont nommés gardiateurs des libertés de la ville ainsi que des intérêts royaux du roi Philippe IV le Bel.

 

.Henri Ier de Villars, prince-archevêque de Lyon de 1296  à 1301, primat des Gaules

Fils d’Étienne II, sire de Thoire et de Villars-en-Bresse, et de Béatrix de Faucigny.

Sous son règne, le roi Philippe IV le Bel, sur la demande des habitants de Lyon, ordonne à son bailly de Mâcon de protéger les bourgeois de Lyon. Le bailli de Mâcon établit alors les officiers du roi au palais de Roanne. L’église de Lyon voit alors décroître son autorité. Elle doit lutter non-seulement contre les habitants de Lyon, mais encore contre ses puissants voisins, le comte de Forez, le sire de Beaujeu et le comte de Savoie, qui empiètent chaque jour sur ses domaines.

Henri de Villars se montre encore plus intolérant que ses prédécesseurs ; prenant parti pour le pape Boniface VIII contre Philippe-le-Bel, il défend aux Lyonnais les appels au baillage de Macon, et sur leur refus d’obéir, jette un interdit sur la ville; mais ne se croyant pas en sûreté à Lyon, il se retire à Rome auprès du pape, où il meurt en 1301.

 

.Louis de Villars, prince-archevêque de Lyon de 1301 à 1308, primat des Gaules

Fils de Humbert IV, sire de Thoire et de Villars, et de Béatrix de Bourgogne.

Louis de Villars succède à son grand-oncle Henri Ier de Villars comme prince-évêque de Lyon en 1301. Il obtient du roi Philippe IV  le Bel, la confirmation du comté de Lyon aux archevêques et au chapitre.

Dévoué à Boniface VIII, il se fait l'approbateur de la fameuse bulle du pontife, Ausculta fili, adressée à Philippe le Bel. Ce dernier fait élire alors comme pape le frère de l'archevêque Bérard de Got, Bertrand, qui est couronné Clément V à Lyon en 1305.Alors que l'église de Lyon  se reconnaissait vassale de l'empereur pour le comté de Lyon, Clément V intervient pour amener le roi de France  et l'archevêque de Lyon à un traité, qui a lieu en 1307.

Philippe le Bel donne ses deux édits connus sous le nom de Philippines. Par le premier, il érige en comté-baronnie toutes les terres que possèdent l'archevêque et le chapitre. Il abandonne toute prétention temporelle sur ledit comté-baronnie.

 

Par le second édit, le roi se réserve le droit d'appel en justice, celui de suzeraineté, ainsi que la faculté d'établir ses officiers de justice à Lyon. Ce second édit laisse subsister un grief contre lequel les citoyens de Lyon s'élèvent depuis longtemps et qu'ils doivent à l'archevêque Renaud II de Forez. Celui-ci avait établi deux justices différentes, l'une pour le chapitre, l'autre pour l'archevêque. Ils réclament donc contre l'édit de Philippe le Bel. Ce traité comporte surtout  une clause bien masquée qui reconnait la suzeraineté du roi au lieu et place de l’empereur (alors que les bourgeois ne veulent plus aucune souveraineté).                                                                                                                                 

 

.Pierre de Savoie, prince-archevêque de Lyon de 1308 à 1332, primat des Gaules

Fils de Thomas III de Piémont, neveu du comte Amédée V de Savoie,

Il se considère comme toute la famille de Savoie comme un vassal de l’empereur et entre en conflit avec le chapitre et les bourgeois de Lyon, qui bénéficient du soutien du roi Philippe IV le Bel lequel envoie son fils Louis le Hutin avec une armée à Lyon. La guerre se termine grâce à l’intervention de son oncle le comte Amédée V de Savoie. Un traité est signé le 10 avril 1312 aux termes duquel Pierre perd la justice de Lyon au profit de la justice royale et doit consentir le rattachement de Lyon au royaume de France. Le roi Philippe le Bel fait chasser l’archevêque de Saint Just car celui-ci refuse de lui prêter serment ; il fait détruire les forteresses épiscopales et emprisonner l’archevêque. L’archevêque est finalement contraint d’admettre l’intégration du Lyonnais au domaine royal par un acte signé à Vienne le 10 avril 1312. Le roi, en absorbant Lyon et le comté dans le royaume,  reconnait à l'Eglise de Lyon, et notamment aux chanoines, le titre de comte. En 1320, Philippe le Bel revient en force en reprenant la complète autorité sur la ville. Cependant, à la demande de Pierre de Savoie et devant le mécontentement des Lyonnais, un traité définitif avec le nouveau roi Philippe le Long du 4 avril 1320 redonne à l'archevêque la juridiction de la ville. Néanmoins par une charte du 21 juin 1320, signée par l’archevêque et les chanoines, ceux-ci reconnaissent  les droits des Bourgeois placés sous la protection du roi de France.Les habitants de Lyon reçoivent plusieurs franchises, comme le droit d'établir de taxes pour le service de la ville.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 17:59

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

                                                                                                               

J.Comté de Forez                                                                                                             terre impériale de 1032 à 1531 

Lors du traité de Verdun en 843 entre les trois petits fils de Charlemagne le Lyonnais et le Forez, ne font pas partie du royaume de Charles le Chauve (la Francie occidentale). En effet  les archevêques de Lyon se rangent aux côtés de l’empereur Lothaire.                                                


Après Lothaire, le Lyonnais passe aux mains de son fils Charles, roi de Provence puis de Lothaire II, roi de Lorraine. En 870, Charles le Chauve, toujours chasse Gérard (ou Girard) de Roussillon à qui Lothaire Ier avait confié l'administration du territoire et nomme à sa place le comte Boson. Ce dernier, deux ans après la mort de Charles le Chauve, en 879,  se fait sacrer roi. Son royaume, connu sous le nom de Royaume de Provence (avec Vienne pour capitale) s'étend de Marseille au Jura, des Alpes aux Cévennes. Le Forez en fait partie.

                                                   
Boson rend l'âme en 887.  Son épouse Ermengard et son fils Louis l'aveugle lui succédent ; Louis est proclamé roi à Valence.  Puis Hugues de Vienne (ou d'Arles) céde le territoire au roi de Bourgogne Rodolphe II. Ce territoire est alors connu sous les noms de Royaume de Bourgogne.  A ce dernier succède Rodolphe III.

                                                                
A la fin du Xème siècle, le Forez se trouve d'abord dans le giron lyonnais (comitatus Lugdunensis) puis d'une manière plus autonome.
Deux personnages en effet gouvernent le Lyonnais et le Forez au profit des rois de Bourgogne-Provence. Il s'agit de l'archevêque de Lyon, qui durant près d'un siècle sera issu d'une même famille, celle des Burchards, et du comte de Lyon et de Forez, un officier nommé et révocable. L'un d'entre eux parvient à obtenir  l'hérédité de sa charge. C'est la naissance de la première maison des comtes de Forez qui sont encore comtes de Lyon et de Forez. C'est le début de la très longue lutte qui va opposer les comtes de Forez aux archevêques de Lyon. Les comtes de Lyon et de Forez en effet souhaitent se placer sous l'autorité des rois de France. L'autre aspect du conflit vient du fait que le comte de Forez possède des domaines à Lyon et vice-versa.

Première maison de Forez

.Artaud II, comte de Forez de 990 à 1007

 Fils de Géraud Ier et de Grimberge.

.Géraud II (995-1049), comte de Forez de 1007 à 1049

En 1032, le royaume de Bourgogne est intégré à l’empire romain germanique de l'empereur  Conrad III le Salique auquel l'archevêque de Lyon prête hommage. Dès lors, le Forez passe sous la suzeraineté de l'Empire.

.Artaud III ou  IV (1030-1078)  comte de Forez de 1049 à 1078

Fils du précédent.

C’est lui qui réunit sous son autorité le comté de Forez et le Lyonnais. Il entre en armes dans Lyon et en chasse l'archevêque avant de conclure avec lui un traité lui reconnaissant quelques droits sur la capitale des Gaules en échanges de terres épiscopales sises dans le comté de Forez. En 1062, il doit céder Lyon. En 1064 il épouse Ide. Il meurt en 1078.

 

Maison d’Albon

.Ide-Raymonde de Forez (1065-1110), comtesse de Lyon et du Forez de  1078  à 1107

Fille d’Artaud III, comte de Forez et d’Ide

Elle épouseGuigues  Raymond d'Albon, fils de Guigues II d'Albon, comte en Grésivaudan et en Briançonnais de 1070 à 1079 et d’Inès de Barcelone, fille de Raymond-Bérenger Ier, comte de Barcelone.

.Guigues Ier (1100 -1138), comte de Lyon et du Forez  de 1107 à 1138.

Fils de Guigues-Raymond d'Albon et de Ide-Raymonde de Lyon et du Forez.          Il succéde  à son cousin Guillaume en 1107.Marié à une fille (prénommée Alix ou Marie) de Guichard III, sire de Beaujeu.

                                                                                       

.Guigues II (1126 -1206), comte de  Lyon et de Forez de  1138  à 1198

Fils de Guigues Ier, comte de Lyon et de Forez et de Marie de Beaujeu.

Un conflit éclate vers 1150 pour la possession du comté de Lyon entre le comte de Forez Guigues II et l’archevêque de Lyon Heraclius de Montboissier. Guigues entre dans Lyon, l’archevêque  fait appel à son suzerain l’empereur Frédéric Ier Barberousse qui en 1157 concède le comté de Lyon à l’Archevêque ; Guigues est chassé et voit ses terres du Forez envahies à leur tour. Il sollicite alors l’intervention du roi de France Louis VII et lui prête hommage en 1167 pour ses châteaux de Montbrison, Monsupt, Montarchet, la Tour-en-Jarez  et Chamousset. En 1173 est conclue la « permutatio » traité qui met fin aux guerres et qui est ratifié par le roi de France et le pape aux termes duquel, le comte de Forez renonce à toutes ses prétentions sur toute la rive gauche de la Saône donc au comté de Lyon.

Il a trois enfants :

-Guigues III, à qui il abandonne le comté de Forez peu de temps avant de mourir.

-Renaud, archevêque de Lyon (1193-1226).

-Humbert, chanoine de Lyon.

.Guigues III, comte de Lyon et de Forez (1198-1202).

Fils du précédent, il lui succède bien avant sa mort et meurt avant lui en terre sainte.

 

 Il a cinq enfants:

-Guigues IV.

-Guigonne de Forez, comtesse de Vienne, mariée à Géraud II de Mâcon, comte de Mâcon et de Vienne.                                                                                                           

 -Eléonore de Forez, mariée à Guillaume VIII d'Auvergne.

-Renaud de Forez, chanoine de l'église de Lyon.

.Guigues IV (1190-1241), comte de Forez de 1203   à 1241

Fils du précédent.

.Guigues V ( ? 1259), comte de Forez  de 1241 à 1259.

Fils du précédent.

.Renaud de Forez (1226 - 1270), comte de Forez de 1259 à 1270, seigneur de Beaujeu

de 1265  à 1270

Frère du précédent ; son grand-oncle archevêque de Lyon  fut le tuteur de son père. Il épouse en 1247 Isabelle de Beaujeu, fille d'Humbert V de Beaujeu.                                                          

Il devient seigneur de Beaujeu en 1265 suite au décès de Guichard V de Beaujeu, fils d'Humbert et se rend la même année  auprès du roi de France, Louis XI pour prêter foi et hommage pour sa terre de Beaujeu.

Il fait alliance avec les chanoines-comtes de Lyon pendant la guerre qui sévit dans le comté lyonnais et se porte caution pour eux lors d'une trêve signée en 1269 par les différentes parties et pour laquelle Saint-Louis était un des médiateurs.

De son union avec Isabelle de Beaujeu sont nés:

-Guigues VI de Forez, comte de Forez

-Louis I de Beaujeu, seigneur de Beaujeu et Dombes et époux en 1270  d’Eléonore de Savoie, fille de Thomas II de Savoie, comte de Piémont.                              

 -Guichard de Forez, filleul de Guichard V de Beaujeu

-Eléonore de Forez.

.Guigues VI de Forez (1247-1278) comte de Forez de 1270  à 1278

Fils de Renaud Ier comte de Forez et d’Isabelle de Beaujeu ; Il revendique la seigneurie de Beaujeu mais la cède à son frère.

.Jean Ier de Forez (1275-1333) comte de Forez de 1278 à 1333

Fils du précédent.

.Guigues VII (1299-1358)  comte de Forez de 1333  à 1358

Fils de Jean de Forez  et d’Alix de la Tour du Pin, dame de Viennois ; il épouse en 1318  Jeanne de Bourbon, fille de Louis Ier de Bourbon.                                                    

Maison de Bourbon

Robert de Clermont, fils du roi Louis IX épouse Béatrice, fille unique d’Agnès de Bourbon et de Jean de Bourgogne, seigneur de Charolais ; par ce mariage, il devient seigneur de Bourbon. La seigneurie est érigée en duché en 1327 pour Louis Ier de Bourbon. A cette époque, les ducs de Bourbon sont vassaux du roi de France pour leur duché du Bourbonnais mais de l’empereur pour leur principauté des Dombes.

Pendant la  guerre de Cent Ans, la maison se divise en trois branches : la branche ducale, celle des aînés, à la tête des duchés de Bourbon, les comtes de Clermont-en Beauvaisis, la branche de  Vendôme qui posséde le comté de Vendôme.  

.Jeanne de Forez (1337 -1373), comtesse de Forez de 1358  à 1373

Fille de Guigues VII, comte de Forez, et de Jeanne  de Bourbon[].

Elle se marie en juin 1371 à Béraud II, comte de Clermont et dauphin d'Auvergne.

 Jeanne apporte à son mari le comté de Forez.

.Anne de Forez (1358 - 1417), comtesse de Forez de 1373  à 1417           

Fille de la précédente ; elle épouse de Louis II de Bourbon (v. 1336 - 1410), duc de Bourbon auquel en  1400, son neveu Édouard II de Beaujeu  lègue le Beaujolais que convoite aussi Philippe de Bourgogne. Ils ont  pour enfants :

-Catherine.                                                                                                                     

 -Jean Ier, duc de Bourbon.                                                                                                   –Isabelle.                                                                                                                               

 -Louis, seigneur de Beaujeu.

Le Forez passe donc sous la coupe des Ducs de Bourbon dont la capitale est Moulins. Anne décède  en 1417.

.Jean Ier de Bourbon (1381-1434), comte de Forez, prince des Dombes, duc de Bourbon  de 1417 à 1434

Fils de la précédente.

.Charles Ier de Bourbon (1401-1456), duc de Bourbon, comte de Forez, prince des Dombes, duc de Bourbon de 1434 à 1456

Fils du précédent.

C’est lui qui retire le titre de capitale du comté  à la ville de Feurs, le 6 mai 1441,  et l’accorde à la ville de Montbrison.

.Jean II de Bourbon (1427-1488), comte de Forez, prince des Dombes, duc de Bourbon  de 1456-1488

Fils du précédent.

.Charles II de Bourbon (1433-1488), duc de Bourbon, comte de Forez en 1488   et archevêque de Lyon 

Frère du précédent.

.Pierre II de Bourbon (1438-1503), duc de Bourbon, comte de Forez

Frère du précédent.

.Charles III de Bourbon (1490-1527), duc de Bourbon par son mariage avec Suzanne de Bourbon, fille de Pierre II de Bourbon, comte de Forez  de 1505 à 1521

Après la défection du connétable Charles III de Bourbon en  1523, le Forez est confisqué. En 1531, le Forez est réuni à la couronne de France à la mort de Louise de Savoie, mère de François Ier.  François Ier meurt en 1547.

Parmi les descendants de la branche aînée des Bourbon, Antoine (1518-1562), épouse en 1548 Jeanne d'Albret, reine de Navarre, mère du roi Henri IV fondateur de la Maison capétienne de Bourbon. 

 

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:10

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CH.III    LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

                                                                                                               

I. Principauté de Dombes  (Trévoux)                                                                                           

 terre d’empire de 1032 à 1531

 

Attribuées au royaume de Lothaire en 843 ; en 888, les Dombes appartiennent au royaume de Bourgogne lequel est intégré à l’empire en 1032.

 

Maison de Beaujeu

 

Les Dombes sont acquises vers le Xième siècle par les seigneurs de Beaujeu, vassaux des rois de France pour le Beaujolais ; Les seigneurs de Beaujeu se retrouvent de ce fait vassaux de l’empereur  tout en restant vassaux du roi de France pour leurs terres du Beaujolais.

À la fin du XIIe siècle, les sires de Bagé et de Villars se partagent la région de la Dombes.

 

Le 15 juillet 1218, Marguerite, fille du sire de Baugé épouse Humbert V de Beaujeu auquel elle apporte la seigneurie de Miribel et des Dombes. Par la suite les seigneurs de Beaujeu acquièrent peu-à-peu  tout ce que  possédaient les sires de Baugé et une partie de ce que les sires de Thoire-Villars possédaient. Ils avaient d’abord leur conseil souverain à Villefranche en Beaujolais, où ils faisaient leur séjour ; mais ayant fait bâtir en Dombes la ville de Beauregard,  ils y transportent le siège de leur conseil souverain.

                                                                                                               

.Humbert Ier (Humbert V de Beaujeu), premier prince des Dombes de 1218 à 1250, seigneur de Beaujeu

Il engage de nombreux conflits armés contre les comtes de Forez. Guy IV met fin à ces guerres. Son fils Renaud épouse Isabeau, fille d’Humbert. A plusieurs reprises il porte secours aux armées du roi de France, Louis VIII. Au décès de ce dernier, il soutient, avec vigueur, le parti et les intérêts de Saint Louis (Louis IX). Ceci lui vaut d’être promu connétable de France. Il accompagne le roi lors de la croisade de 1248. Il meurt en Palestine, en 1250.                           

 

.Guichard Ier, prince des Dombes de 1250 à 1265, seigneur de Beaujeu

Fils d’Humbert Ier.

Il consacre sa vie au service du roi Saint Louis. Il se distingue sur tous les champs de batailles. Le roi de France le fait connétable de France. Il épouse Blanche de Châlon. Il décède sans descendant, en 1265.

 

.Renaud, prince des Dombes de 1265 à 1272          

Beau-frère de Guichard et époux d’Isabeau de Beaujeu.

Il hérite de toutes les terres de cette Maison. Il doit  lutter contre les comtes de Savoie qui accroissent leur puissance et se font redoutables à l’égard de leurs voisins.

 

Maison de Forez

 

.Louis Ier de Forez ( ?-1295), prince des Dombes, comte de Forez, seigneur de Beaujeu, seigneur de Bugey et de Valromey de 1272  à 1295

Fils de Renaud Ier, comte de Forez  et d’Isabelle de Beaujeu ; frère de Guigues VI.

Il connaît dès le début de sa souveraineté des conflits avec Henry de Varax.  Il doit demander l’aide de Philippe, comte de Savoie, pour avoir la paix.  Les archevêques de Lyon lui font également la guerre. Il fait appel à l’un de ses sujets, Guy Chabeu, de "Saint Trivier en Dombes", qui construit le château de Beauregard pour leur faire barrage. En 1286, Louis Ier, son épouse, Eléonor de Savoie et Amédée V, comte de Savoie, accompagné de son épouse, Sybille de Bagé, se réunissent au château de "Saint Trivier en Dombes". Là, ils transigent jusqu’à réduire les prétentions d’Eléonor sur les biens de Béatrix de Fièsque, sa mère, et de Boniface de Savoie, son frère. Louis Ier rend de nombreux services au royaume de France. En reconnaissance, le roi le fait Connétable de France. Il meurt à Beaujeu, en 1295, sans postérité.

 

.Guichard II le Grand, prince des Dombes de 1295  à 1316

Frère de Louis 1er, homme d’armes valeureux.

A la bataille de Mont-Cassel, Guichard combat Guigues V, dauphin du Viennois. Il joint ses troupes, lors de la bataille de Varey, en Bugey, à celles du comte de Savoie. Ce dernier est défait. Le Sire de Beaujeu est fait prisonnier. Pour sa libération, il cède ses seigneuries de Miribel et les châteaux et les seigneuries de Meximieux et de Bourg Saint Christophe, ainsi que des droits concernant Villars, Loyes. Malheureusement, des services rendus aux comtes de Savoie, il n’a jamais été récompensé.

 

.Edouard Ier, prince des Dombes de 1316 à 1351, seigneur de Beaujeu

Il s’attache au service du roi de France et reçoit le bâton de maréchal de France, des mains de Philippe de Valois, après la bataille de Crécy. Les démêlés, entre Amédée V de Savoie et lui, se terminent par un traité. Edouard exécute, en 1337, celui signé par son père Guichard le Grand et le comte de Savoie. Ainsi, il entre en possession de Coligny, de Buenc en Bresse. Edouard est tué lors d’une bataille contre les Anglais.  

 

.Antoine, prince des Dombes, seigneur de Beaujeu de 1351 à 1374,

Fils d’Edouard Ier. 

Le comte de Savoie Amédée VI dit le comte Vert le fait chevalier de l’Ordre de Savoie. A la bataille de Cocherel, il est avec Bertrand du Guesclin contre les "Anglois et les Navarrois". Ces derniers sont défaits. Antoine meurt à Montpellier, en 1374, à son retour d’Espagne où il avait participé à la conquête de la Castille pour Louis le Bâtard. De son union avec Jeanne de Chalons, il n’a pas d‘enfant.

 

.Edouard II, prince des Dombes, seigneur de Beaujeu de 1374 à 1402,

Cousin germain d’Antoine.

Sous son règne, le comte de Savoie cherche à annexer  la Dombes. Edouard doit demander l’aide du roi Charles VI, des ducs de Bourgogne et de Bourbon.

A la mort du comte de Savoie, Edouard et la Dombes retrouvent la paix Le sire de Beaujeu  s’éprend alors de la fille d’un bourgeois de Villefranche et l’enlève. Le père, pour récupérer sa fille, envoie un huissier. Edouard accueille l’auxiliaire de justice en son château de Perreux. Pris d’une folle colère, Edouard oblige l’huissier à mâcher les documents officiels et à avaler les sceaux et le défenestre. A la suite de quoi,  Il est conduit dans les geôles parisiennes. Il fait intervenir le duc de Bourbon qui obtient sa libération. En récompense, Edouard fait donation de ses biens à Louis II de Bourbon. En 1401 Odon de Thoire-Villars vend  à Humbert VII ses terres du Haut Bugey ainsi que le comté de Genève ;  et au duc de Bourgogne Louis II de Bourbon moyennant 30 000 francs or, les seigneuries en Dombes, de Trévoux, Ambérieu et du Châtelard (il avait obtenu le Beaujolais du dernier sir de Beaujeu en 1400 et pouvaient ainsi agrandir ses terres vers l'est) La seigneurie des Dombes est alors érigée par les Bourbons  en principauté ; Louis de Bourbon deuxième du nom, prince de Dombes, transfère son conseil à Moulins

Comme, par ailleurs, en 1402, Humbert VII de Thoire-Villars, sans descendance, vend ses châtellenies dombistes au duc de Bourbon, la Principauté de Dombes occupe alors son territoire définitif, sous la férule des Bourbon, princes souverains de Dombes.

                                                       

 

Maison de Bourbon

 

Les ducs de Bourbon  se retrouvent avec le même statut que les seigneurs de Beaujeu, c'est-à-dire propriétaires de terres relevant du royaume de France et de terres relevant de l’empire. A la différence des seigneurs de Beaujeu qui se comporteront pratiquement exclusivement comme vassaux du roi de France, cela est moins vrai pour tous les ducs de Bourbon.

 

.Louis II, prince des Dombes de 1402 à 1410, duc de Bourbon

Fils de Pierre Ier de Bourbon, petit-fils de Robert de Clermont et arrière-petit-fils de saint Louis.

A la conclusion du traité de Brétigny, en 1360, signé par le roi de France, Jean et le roi d’Angleterre, Edouard III, Louis sert d’otage. Pendant la minorité du roi, il est nommé tuteur de Charles VI, son neveu.                                                           

 

.Jean Ier, prince des Dombes, duc de Bourbon, comte de Forez  de 1410 à 1433

Fils de Louis II.

Il s’attache à servir le roi de France. Il participe avec Charles VI au siège de Compiègne et d’Arras. A la bataille d’Azincourt, il est fait prisonnier et conduit en Angleterre. Il y reste 19 ans et y meurt.

 

.Charles Ier, prince des Dombes, duc de Bourbon, comte de Forez  de 1433 à 1456

Fils de Jean.

Il participe à la bataille de Baugé en Anjou et défait les Anglais. Il fait face aux assauts guerriers du duc de Bourgogne. Il défend ses droits de souveraineté et de monnayage devant les plaintes formulées par le duc de Savoie. Des assemblées se tiennent à "Saint-Trivier-en-Dombes" et Mâcon. Il engage le royal dauphin à quitter la Cour qui devient incertaine pour sa sécurité et l’emmène sur ses terres de Bourbonnais. Il meurt en son château de Moulins.   

 

.Jean II, prince des Dombes  de 1456 à 1482

Fils de Charles.

En 1450, lors de la bataille de Fourmigny, en Normandie, il taille en pièces l’armée anglaise de 5. 000 hommes et fait 1. 400 prisonniers. Après ce glorieux fait d’armes, il est fait chevalier. En 1453, il participe à la prise Caen et de Cherbourg. En Guyenne, à deux reprises, il chasse les Anglais. Son prestige se ternit lorsqu’il jette les fondements de la Ligue du Bien Public contre le roi, avec le duc de Bourgogne. Cependant, habile, il rend de nombreux services à Louis XI, et le roi lui donne le gouvernement du Languedoc. Et Charles VIII le fait Connétable de France. Jean doit faire face à plusieurs différends avec les ducs de Savoie. Vers  l’an 1460, une guerre éclate entre le duc de Savoie  Amédée VIII et  Jean II, duc de Bourbon souverain des Dombes ; les soldats du duc de Savoie dévastent  les communes de  Lent, Dompierre, Chalamont ; les garnisons de Bourg, Bagé, Pont de Veyle  et Pont de Vaux  se répandent dans les Dombes jusqu’à Trévoux. Le roi de France Charles VII s’interpose et la paix est conclue après huit à dix ans d’hostilités.

Il meurt en 1482 sans  descendant.

 

.Pierre II, prince des Dombes de 1482 à 1503

Frère de Jean II, il épouse en 1473 Anne de Beaujeu, fille de Louis XI.             

Le contrat de mariage stipule qu’en cas de décès de Pierre, sans postérité, ses biens reviendraient à la couronne de France. Les limites de la Bresse et de la Dombes sont contestées par le duc de Savoie. En 1489,  un accord est signé. Se sentant mourir, Louis XI nomme Pierre régent du royaume, durant la minorité du futur Charles VIII. Ce dernier, une fois sur le trône, accorde pleine confiance à Pierre. La clause de retour à la Couronne de France des possessions du souverain de Dombes, en cas de décès sans postérité, est abrogée. Pierre, durant le règne de Charles VIII, lorsque ce dernier part à la conquête du royaume de Naples, est nommé représentant de la personne du roi, dans tout le royaume. Pierre meurt dans son château de Moulins. L’épouse du souverain de Dombes, Anne de France, de Bourbon, de Beaujeu a élevé Charles VIII son frère, en même temps que sa cousine Louise de Savoie et Charles de Bourbon, son futur gendre.

 

.Suzanne, princesse  des Dombes de 1503 à 1521

Fille de Pierre II.

Elle est soutenue par sa mère Anne de Beaujeu qui l’épaule et la conseille. Elle épouse  en 1505 Charles III de Bourbon-Montpensier. Elle donne naissance à un garçon qui ne vit que deux ans et à deux jumeaux, morts peu après la naissance. Elle ne se remet pas de ses couches et décède en 1521.

Maison de Bourbon-Montpensier

 

.Charles III de Bourbon (1490-1557)  comte de Montpensier, de Clermont et dauphin d’Auvergne de 1501 à 1523  puis duc de Bourbon, comte de Forez, de la Marche et sire de Beaujeu de 1505 à 1521.Connétable  de 1515 à 1521

Pierre II décédé, sa veuve Anne, fille du roi  Louis XI et ancienne  Régente de France pendant la minorité de son frère Charles VIII, espérait que le duché échapperait par le mariage de leur fille avec Charles de Bourbon aux menées de Louise de Savoie, mère de François Ier, qui voulait mettre la main sur les riches terres des Bourbon.

Suzanne de Bourbon à peine enterrée, Louise de Savoie se lance dans les chicanes judiciaires afin de s'approprier son héritage. Elle réclame que les biens que la défunte tenait de son père, Pierre de Beaujeu, duc de Bourbon, dont elle était la nièce. En janvier 1522, elle cite l'époux de Suzanne, le connétable Charles de Bourbon devant le Parlement de Paris. Celui-ci pense avoir le droit pour lui. Sa filiation, son contrat de mariage et le testament de sa femme, rédigé en sa faveur à Montluçon, en 1519, devraient lui permettre de conserver l'immense fortune des Bourbons. Certes, mais la demanderesse est la mère du roi. De son côté, François 1er revendique au nom de la Couronne les terres apanagées de l'héritage. Le Parlement, plutôt embarrassé, prend son temps. François 1er ne semble guère se préoccuper de ce dossier qui l'oppose à son connétable. Ce qui ne fait pas l'affaire de Louise de Savoie, pressée de conclure et de gagner.

Les affronts envers le connétable se multiplient, si bien que sa position devient rapidement intenable. Le connétable engage des négociations avec Charles Quint.

Risquant  par ce mauvais procès d'être dépouillé de l'héritage de sa femme par François 1er et sa mère, Charles, dont une partie des possessions avaient dépendu de l’empire et dont la principauté des Dombes en dépendait encore, décide de demander le soutien et la protection de Charles Quint, parvient à s’enfuir, signe avec lui le 18 juillet 1523, un pacte d'alliance s'engageant à prendre les armes contre la France comme lieutenant général des armées impériales. Les biens de Charles, soit le dernier grand fief médiéval, couvrant tout le nord du Massif Central, sont confisqués pour trahison.

Lors de la bataille de Pavie en 1525, il fait prisonnier François Ier.

Charles Quint, refusant de sacrifier la paix aux ambitions de son encombrant général, le déçoit également. Le connétable exigeait en effet, en plus de la restitution de ses biens et de ceux de sa femme, une dispense d'hommage vis-à-vis du roi de France, l'érection de la Provence en principauté souveraine et un mariage avec l'une des sœurs de l'empereur. Dépité, il retourne en Italie avec peut-être l'espoir de s'y tailler une principauté. Incapable de tenir l'armée impériale qui n'était plus payée depuis des mois, malgré la mise en gage de sa vaisselle et de ses bijoux, il met le siège devant Rome, mais il meurt pendant l'assaut en 1527. Quatre ans plus tard, l’ensemble de ses biens, sauf la principauté des Dombes, est rattaché directement au domaine royal.                                                 

 

.François Ier  gouverne de 1531 à 1547

Il laisse à la Principauté de Dombes tous les droits et privilèges dont elle jouissait du temps des souverains précédents. Le Grand Conseil des ducs de Bourbon-Montpensier siégeant à Moulins est transformé en Parlement. Son siège devient Trévoux. Aucun édifice, en cette ville n’est digne de recevoir le monde de Justice. Les séances se tiennent en l’hôtel de Roanne, à Lyon, en territoire d’emprunt. Les décisions prises seront lues à Trévoux, dans la salle du bailliage de Dombes. Les parlementaires ont obligation de demeurer en la capitale de la principauté et de siéger à chaque séance. Ils font construire des hôtels résidentiels dignes de leur rang.

 

.Henri II, gouverne de 1547 à 1559

 

.François II, gouverne  de 1559 à 1560     

  

.Louis II, prince des Dombes de 1560 à 1582

Il restitue la Principauté de Dombes à Louis II de Bourbon-Montpensier, successeur et héritier du Connétable, Charles III.

Louis prend part à de nombreuses guerres contre Charles Quint. Il combat au siège de St Quentin et est fait prisonnier. Les guerres de religion révèlent son caractère opportuniste. Il est, dans un premier temps, favorable aux protestants puis il change d’alliance pour servir ses intérêts et ses ambitions. Après le décès de son épouse Jacqueline, il se marie, en 1570, avec Catherine de Lorraine, sœur d’Henri le Balafré, duc de Guise et de Charles II, duc de Mayenne. Il approuve le massacre de la Saint Barthélemy.                                                   

 

.François II  gouverne de 1582 à 1592

Il participe à de nombreuses batailles et commande les armées royales au décès de Charles IX. Lorsqu’en Flandres il accompagne le duc d’Anjou, son attitude lors de la reddition d’Anvers, est telle que lui et ses troupes ne sont l’objet d’aucune insulte. Il est envoyé en Angleterre pour arrêter les conventions de mariage entre le duc d’Anjou et la reine Elisabeth. Il combat avec force et détermination la Ligue formée par le duc de Guise. Il est le premier à reconnaître la légitimité successorale d’Henri IV au trône de France. Il meurt à Lisieux.

 

.Henri, prince des Dombes de 1592 à 1608

Il se distingue, très tôt, aux yeux du roi. En 1588, il est nommé gouverneur du Dauphiné. Il remet, dans l’obéissance du roi Henri IV, la Bretagne, après s’être rendu maître de grandes villes de ce pays et s’être assuré de la fidélité des autres. Le roi lui donne le gouvernement de Normandie. Avant la mort de son père François, il combat les Ligueurs et particulièrement le duc de Mercoeur. Henri est nommé gouverneur de Normandie et entreprend de reconquérir cette province pour le roi. En 1593, il est grièvement blessé au siège de Dreux.

Il est très pieux. Il en donne des marques en rétablissant le service divin dans plusieurs églises de ses terres où les troubles l’avaient fait cesser. Il fonde les Minimes de Montmerle et leur donne son château pour établir leur monastère.

 

Il confirme les privilèges de la Principauté. Il obtient du roi Henri IV plusieurs déclarations en faveur des droits et exemptions applicables en Dombes. En 1598, il crée une charge de conseiller-clerc dans son Parlement. Il unit cette charge et l’affecte à la dignité de doyen de la Collégiale de Trévoux. En Artois, il combat les Espagnols avec le roi. En 1600, il participe à la campagne de Savoie. Il meurt à Paris.                                                     

 

.Marie,  princesse des Dombes de 1608 à 1627

Elle vient d’avoir trois ans et la voilà fiancée au duc d’Orléans, second fils d’Henri IV, encore plus jeune. Un contrat de mariage est rédigé qui stipule que Marie fait donation de tous ses biens à son enfant, son héritier ou à son époux, en cas de décès sans postérité. Durant sa minorité, elle est placée sous la tutelle de sa mère, puis sous celle du cardinal de Joyeuse, son grand-oncle. Le mariage a lieu. Le jeune duc meurt peu après. Le 6 août 1626, elle épouse Gaston d’Orléans, troisième fils d’Henri IV. Le 4 juin 1627, elle met au monde une fille, Anne-Marie-Louise.

 

.Anne-Marie-Louise, princesse des Dombes de 1627 à 1693

Dans un premier temps, Gaston assure la souveraineté, en tant qu’usufruitier, de 1627 à 1650. Anne-Marie-Louise est la fille de Marie de Bourbon-Montpensier et de Gaston d’Orléans, frère du roi Louis XIII. Ainsi, elle est cousine germaine de Louis XIV. L’immensité de sa fortune lui vaut d’être, des cours d’Europe, le plus beau parti. Chacun de ses parents a régné sur La Dombes. Avec son père, elle participe à la Fronde. De la Bastille, elle fait tonner les canons contre les troupes de son royal cousin, commandées par le Grand Condé. Cela lui vaut une disgrâce. Avec elle, s’éteint la lignée de cette Maison. En effet, par un chantage organisé par Mme de Montespan, favorite de Louis XIV, Anne- Marie-Louise, cède la Dombes à Louis-Auguste, duc du Maine. La princesse souveraine de Dombes accède à cette demande pour faire libérer des geôles de Pignerol son futur mari, le Duc de Lauzun. Un testament dûment rédigé et enregistré authentifie la décision prise. Elle meurt le 5 avril 1693.

 

Maison de Bourbon-Orléans

 

.Louis-Auguste Ier, prince des Dombes  1693 à 1736

Premier fils légitimé,  du roi de France et de madame de Montespan, Louis Auguste duc du Maine, premier de ce nom.

Il permet à la Principauté de rayonner, dans le monde. Il met fin au siège, en territoire d’emprunt, du Parlement de Dombes. En effet, la Justice dombiste est rendue à Lyon dans un hôtel situé à l’emplacement de la Cour d’Appel (hôtel de Roanne), sur les quais de la Saône.                                                                                                                 

 

.Louis-Auguste II, prince des Dombes de 1736 à 1755

Second fils du duc du Maine.

Il sert dans l’armée du Prince Eugène de Savoie Carignan, contre les Turcs. Il prend part à la Guerre de Succession de Pologne et à celle d’Autriche. Il accède au grade de colonel général des Cent-Suisses et Grisons, en reconnaissance envers son père, puis à titre personnel. En 1751, sa mère, Anne-Louise, Bénédicte de Bourbon-Condé lui fait donation de la principauté d’Anet et du comté de Dreux. Louis-Auguste est mû par deux préoccupations. La première est de ne pas se faire remarquer par le roi. Ceci explique qu’il ne fréquente que très peu la Cour et qu’aucun fait marquant, concernant la Principauté de Dombes, ne survienne. La seconde consiste en l’accroissement de ses possessions. En 1755, lors d’un duel en forêt de Fontainebleau, il perd la vie.

 

.Louis Charles, prince  de 1755 à 1762

Benjamin des fils du duc du Maine, il hérite de tous les biens de son frère, Louis-Auguste. Il ne se marie pas et n’a pas de postérité. Il est Grand maître de l’artillerie, puis Colonel Général des Suisses et Grisons. En 1762, il cède sa Principauté au roi de France.

 

 

 

 

 

 

 

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:04

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4. Seigneurie / Baronnie de Gex,

 

Le Pays de Gex appelé pagus equestris dépend alors de l'archevêché de Besançon. La seigneurie de Gex s'étend elle  du pont de Bargen sur l'Aar (canton de Berne) à Chatillon en Michaille. Elle comprend une dizaine de châteaux : Gex, Divonne, La Bâtie, Horimont (Gex), Flies, Pouilly, St Jean de Gonville, Pougny, Ecorans, Pierre, la Cluse de Gex (Collonges), répartis sur la frontière et sur le chemin du pied du Jura. Le Comte de Genève devient maître de la baronnie de Gex entre 1124 et 1137.

 

 

Maison de  Genève

 

.Amédée Ier (décédé en 1211) seigneur de Gex de ?   à  1211

Fils du comte de Genève Amédée Ier. Il est l’époux de Poncia, fille d’Humbert de Thoire-Villars ; lui succède son fils Etienne, seigneur de Gex de 1211 à 1235.

 

.Etienne ( ?- 1235) seigneur de Gex de 1211 à 1235 

Fils du précédent.

 

.Amédée II ( ?-1247), seigneur de Gex de 1235 à 1247

Frère du précédent ; deuxième fils d’Amédée Ier. Il épouse Béatrice fille d’Ulrich IV  de Bagé.                                                          

 

.Léonète ( ?-1302), baronne  de Gex de 1247 à  1302

A la mort d'Amédée II de Gex, sa fille aînée Léonète hérite de la baronnie et  épouse Simon II de Joinville, fils de Simon de Joinville et de Béatrice ou Béatrix d’Auxonne, dame de Marnay.

Simon II est le beau-frère de Pierre de Savoie. A la mort de celui-ci dont la fille Béatrice de Faucigny a épousé Guigue Dauphin de Viennois, les Joinville se trouvent dans un inextricable jeu d'alliances

 

Maison de Joinville

 

.Guillaume de Joinville (? - 1310), baron de Gex de 1302 à 1310

Fils des précédents ; marié à Jeanne, fille de Louis Ier de Savoie baron de Vaud et fils de Thomas II de Piémont, de qui il a :

 

.Hugues de Joinville (? - mai 1347/48), baron de Gex de 1310 à 1347/1348

Marié à Jeanne fille d'Henri de Montfaucon ; n'ayant pas eu d'enfant, sa succession revient à sa sœur Éléonore, mariée à Hugues de Genève.

 

.Hugues de Genève, dernier baron de Gex de 1347/1348 à 1353

Fils d'Amédée II de Genève, marié à Éléonore de Joinville (? - 1360), par qui lui échoit le titre de baron.

 

En 1353 la ville de Gex est prise par les Savoyards, et le pays de Gex est incorporé pendant près de deux siècles aux Etats de Savoie ; cette annexion est entérinée par le traité de Paris de 1355.

En 1535, Bourg en Bresse est pris par les Français et repris par le duc Philibert  Emmanuel de Savoie qui la transforme en place forte. A la mort du duc de Milan, duché sur lequel François Ier maintient ses prétentions, celui-ci commence la Huitième guerre d’Italie ( 1536-1538) et au début janvier 1536 avant de se rendre combattre en Italie occupe avec 40 000 Hommes la Bresse, le Bugey, le Valromey , le Faucigny ,une partie du Genevois, la Savoie propre, la Tarentaise et la Maurienne tandis que ses alliés de fait les Bernois envahissent les Etats de Vaud, le Pays de Gex, la partie du Genevois autour de Saint Julien en Genevois et le Chablais de Genève à la  Dranse de Thonon  tandis que les  Valaisans occupent le Chablais de la Dranse jusqu’à Saint Maurice avec les vallées d’Abondance et d’Aulps. Le 30 janvier 1536, les armées bernoises investissent  Divonne et Gex. Au printemps Berne est maîtresse du pays de Gex.Son administration est confiée à un bailli nommé pour six années et responsable devant le Grand Conseil de Berne. Six baillis se succédèrent de 1536 à 1567, tous appartiennent à de grandes familles bernoises. Ils conservent les structures judiciaires et administratives, confirmant dans leurs droits les seigneurs locaux ; seule la seigneurie de Fernex, bien ecclésiastique, est vendue à Hugues bâtard de Gingins.

                                                                                                                                                                                                              

 La onzième et dernière guerre d’Italie de 1556 à 1559  se termine à la suite de la victoire de Saint Quentin par le duc de Savoie Emmanuel Philibert, général des armées impériales de l’empereur et de Philippe II roi d’Espagne qui contraint le roi de France Henri II de signer le traité de Cateau-Cambrésis par lequel il doit restituer au duc de Savoie les territoires occupés par la France dont la Bresse et le Bugey. En 1560, François II rend leurs possessions aux ducs de Bourbon qui récupérèrent également leurs possessions de Dombes. L'empereur n'ayant pas eu l'ambition de contrer le roi de France lorsqu'il avait confisqué ce territoire relevant pourtant de sa juridiction, les ducs de Bourbon érigent la Dombes en petite souveraineté indépendante dont Trévoux devint, suite logique à l'ampleur prise par la ville à la fin du Moyen Âge, la capitale. 

Le duc de Savoie engage les hostilités contre Genève dans l'été de 1585.

 

.Charles-Emmanuel Ier de Savoie (1580- 1630)

Fils d’ Emmanuel-Philibert, il conserve le vieux rêve de reconstituer à son profit le Royaume de Bourgogne-Provence ; mais son espoir s’avère vain.

Henri IV  envahit le pays, détruit un grand nombre de Châteaux ; Bourg en Bresse tombe mais sa citadelle une des plus imprenables résistent six mois.  Henri IV occupe la Savoie en 1600 (deuxième occupation par la France).  Pris, repris, le Pays de Gex est systématiquement pillé par les troupes ducales et genevoises. Celles-ci, avec l'appui d’Henri IV occupent finalement le pays. Charles Emmanuel Ier doit signer le 17 janvier 1601 le Traité de Lyon  par lequel il cède au royaume de France la Bresse, le Bugey, le Valromey et le Pays de Gex qui sont rattachées alors au duché de Bourgogne. Seul le  «  Chemin des Espagnols » (Vallée de la Valserine) reste au Duché de Savoie (par ce chemin  commençant à Gênes, et  passant par la commune de Clarafond, le pont de Grésin, la vallée de la Valserine et la Franche-Comté, les troupes espagnoles pouvaient aller, grâce à l’alliance avec les Ducs de Savoie et les Ducs de Lorraine, de la Méditerranée au Pays-Bas sans toucher les territoires français).

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 08:40

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CH.III      LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

 

3. Evêché de Belley / Seigneurie du Bugey,                                        

Humbert Ier de Savoie apparait, en 1003, pour une concession faite par son parent l'évêque de Belley. Il semble que l'on se serve de cet événement pour donner le titre de comte du Bugey à la Maison de Savoie, confirmé (?) lors de la signature du concile d'Anse en 1025. En 1077, le comte Amédée II de Savoie reçoit de l'empereur Henri IV du Saint-Empire la confirmation de ses droits sur la seigneurie du Bugey.

Vers 1086 apparaissent sur les bords de l’Ain, les seigneurs de Thoire qui étendent leurs fiefs sur une grande partie du Haut Bugey en s’opposant violemment aux prieurs de l’Abbaye de Nantua fondée au VII°.

L’évêché de Belley dépend alors de l’archevêché de Besançon (comme ceux  de Lausanne et de Bâle). Dans le Bas Bugey, les évêques de Belley possèdent maints territoires et villages. Au XIIe siècle, le peuplement du Bugey s'accélère et la densité de population devient forte. Constitué autour de l'évêché de Belley, le Bugey s'étend au fur et à mesure des conquêtes de la Maison de Savoie, à tous les pays situés entre le Rhône et l'Ain, y compris le Valromey, la Michaille.
Au 13e siècle les évêques de Belley et les abbés du voisinage possèdent la majeure partie du Bugey. Mais ils sont peu à peu contraints de passer sous la mouvance des comtes de Savoie.

 

.Aimon, comte-évêque de Belley vers 1034 à 1044

 

.Gauceran, comte-évêque de Belley vers 1070

En 1077, Amédée II de Savoie est investi de la seigneurie du Bugey par l’empereur Henri IV.

 

.Ponce I, comte-évêque de Belley de 1091 à 1116

 

.Amicon, comte-évêque de Belley de vers 1118 à 1121                                                 

 

.Ponce de Balmey, comte-évêque de Belley de vers 1124 à 1129

De la famille des seigneurs du Balmey dans le Bugey .

 

.Berlion de la Tour, comte-évêque de Belley vers 1134

De la famille de la Tour du Pin en Dauphiné.

 

.Bernard de Portes, comte-évêque de Belley de 1134 à 1140

 

.Guillaume I, comte-évêque de belley de 1141 à 1160

 

.Ponce de Thoire, comte-évêque de Belley vers 1162

De la famille de Thoire.

 

.Anthelme, comte-évêque de Belley, de 1163 à 1178, prince-évêque à partir de 1175

Né en 1107 au château de Chignin en Savoie.

Nommé évêque, il attend un ordre du pape Alexandre III contre lequel l’empereur a désigné comme anti-pape Victor IV pour accepter sa nomination.

Il doit défendre ses terres du Bugey  contre les prétentions du  comte de Savoie Humbert III. Mécontent de l’attitude de son vassal  le comte de Savoie Humbert III qui lui a refusé le passage par le col du Mont Cenis à son retour d’Italie et malgré le fait qu’Anthelme soutienne le pape Alexandre III, l’empereur  Frédéric Ier de Hohenstaufen le fait prince du Saint Empire en l’investissant de tous les pouvoirs temporels sur la ville et ses dépendances.

Il meurt en 1178.

 

.Renaud, prince-évêque de Belley de 1178 à 1184

 

.Arthaud, prince-évêque de Belley de 1188 à 1190

 

.Eudes II, prince-évêque de Belley en 1190

 

.Bernard II, prince-évêque de Belley de 1198 à 1207

Au 13e siècle les évêques de Belley et les abbés du voisinage possèdent la majeure partie du Bugey. Mais ils sont peu à peu contraints d'associer les comtes de Savoie.

.

 Benoit de Langres, prince-évêque de Belley vers 1208

 

.Bernard de Thoire-Villars, prince-évêque de Belley de 1211 à 1212

 

.Boniface de Thoire-Villars, prince-évêque de Belley vers 1213

 

.Jean de Rotoire, prince-évêque de Belley

 

.Pierre de Saint-Cassin, prince-évêque de Belley                                                         

 

.Boniface de Savoie ( ? -1270), prince-évêque de Belley de 1232 à 1240, archevêque de Canterbury et primat d’Angleterre en 1241, évêque de Durham,

Fils du comte de Savoie Thomas Ier.

 

.Bernard IV, prince-évêque de Belley en 1244

 

.Pierre II, prince-évêque de Belley de 1244 à 1248

 

.Thomas de Thorimbert, prince-évêque de Belley en 1250

 

.Jean de Plaisance, prince-évêque de Belley de 1255 à 1269

 

.Bernard V, prince-évêque de Belley vers 1272

 

.Berlion d'Amisin, prince-évêque de Belley  de vers 1280 à 1282

 

.Guillaume, prince-évêque de Belley de 1282 à 1287

 

.Pierre de La Baume, prince-évêque de Belley de 1287 à 1298

Il ne reste plus aucune trace aujourd’hui du château que l’on appelait de la Baume en Bugey. La Maison de Baume, seigneur de Ratte est originaire du Bugey et compte parmi les plus anciennes familles nobles de la province de Bresse.

 

.Jean de La Baume, prince-évêque de Belley

En 1300, le Bas-Bugey est le théâtre d’une guerre entre le Dauphin et le comte de Savoie ; le château d’Ambérieu est pris par le dauphin.

 

.Thomas II, prince-évêque de Belley en 1309

 

.Jacques de Saint-André, prince-évêque de Belley en 1325

 

.Amédée, prince-évêque de Belley en 1345

 

.Guillaume de Martel, prince-évêque de Belley de 1356 à 1368

 

. Edouard de Savoie-Achaïe, prince-évêque de Belley de 1370 à 1373 puis évêque de Sion avant de devenir archevêque de Tarentaise 1386 - 1395.

Fils du comte de Piémont Philippe Ier de Savoie.

 

.Nicolas de Bignes, prince-évêque de Belley de 1374 à 1394

 

.Rodolphe de Bonet, prince-évêque de Belley vers 1401 à 1413    

Le 29 janvier 1401, l'évêque de Belley, Rodolphe de Bonet, accepte de signer un acte d'alliance  avec le comte de Savoie (le pape sanctionne  en 1408 par une bulle la validité de cet accord).                                                        

 

.Guillaume Didier, prince-évêque de Belley de 1430 à 1437

 

.Perceval de La Baume, prince-évêque de Belley

 

.Aimeric Segaud, prince-évêque de Belley

 

.Pierre de Bolomier, prince-évêque de Belley vers 1458

De la famille des Fabius de Rome  ayant pris le nom de Bolomier avec le fils de Gérard, Guillaume de Bolomier, ambassadeur à Rome  du Duc de Savoie près du pape Martin V. 

 

.Guillaume de Varax, prince-évêque de Belley de vers 1461 à 1467

La seigneurie de Varax est dans la première moitié du XIIIe siècle, sous la suzeraineté des comtes de Savoie. Cette seigneurie passe ensuite à une famille qui en porte le nom et dont le représentant connu le plus ancien est Ulrich de Varax, chevalier et seigneur de Romans, vivant dans les années 1250-1272. Georges de Varax est conseiller et Chambellan du duc Louis Ier de Savoie (1461-1465)

 

.Jean de Varax, prince-évêque de Belley de 1467 à 1505

 

.Claude d’Estavayer, prince-évêque de Belley en 1507

 

.Philippe de la Chambre prince-évêque de Belley vers 1530

Il appartient à la Maison de la Chambre, importante famille de la Maurienne en Savoie.

 

.Antoine de La Chambre, prince-évêque de Belley de 1536 à 1575

 

.Jean-Godefroi Ginod, prince-évêque de Belley de 1576 à 1604

Sous son règne, les terres de l’évêché comme celles du Bugey appartenant à la maison de Savoie sont rattachées au Royaume de France.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 17:43

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H.Comté de Bresse / Evêché de Belley/ Comté du Bugey / Seigneurie de Valromey / Seigneurie de Gex                                                                                                                 terres impériales de 1032 à 1601

 

2. Seigneurie du Valromey

 

Pour le Valromey, l’homme fort au milieu du XI° siècle est  le comte de Genève Gérold qui compte parmi les domaines dont il a été investi par l’empereur Henri IV  avec le Val, le Colombier et la Michaille.  Le Valromey et la Michaille constituent la dot de Jeanne de Genève en  1077 lors de son mariage avec Amédée II comte de Maurienne et de Belley, petit-fils  d’Humbert Ier aux Blanche Mains fondateur de la Maison de Savoie,  cession qui ne peut être que confirmer par l’empereur Henri IV qui a épousé Berthe la sœur d’Amédée.

 

 

Maison de Beaujeu

 

.Humbert III "le Vieux" ( ?-1194), seigneur de Beaujeu

Fils de Guichard III ; beau-frère de Guigues Ier, comte de Forez. Vers les années 1140, Humbert III de Beaujeu dit « le Vieux » épouse Alise de Savoie, fille du comte de Savoie Amédée III.

 

Humbert est vassal du roi de France alors qu’Amédée III est vassal de l’empereur ; il ne reçoit le Valromey qu’en propriété-jouissance, Amédée conservant la suzeraineté sur ce fief. 

 

.Louis Ier de Forez ( ?-1295), prince des Dombes, comte de Forez, seigneur de Beaujeu, seigneur de Bugey et de Valromey  de  1272  à 1295

Fils de Renaud Ier, comte de Forez  et d’Isabelle de Beaujeu ; frère de Guigues VI.

 

En 1272, il est seigneur  du Valromey  mais par un traité de 1285, il échange ses possessions lointaines du Bugey-Valromey à son beau-frère Louis de Savoie, baron de Vaud, frère cadet  du comte  Amédée V contre deux seigneuries de Champléon en Forez et Lai en Beaujolais. Désormais les Beaujeu ne possèdent plus rien en Valromey devenu  possession  de la branche cadette de la maison de Savoie.

                                                          

 

Maison de Savoie-Vaud

 

.Louis Ier de Vaud-Savoie, seigneur de Valromey de 1295  à 1303, seigneur de Vaud de 1285 à 1303

Fils de Thomas, ancien comte de Flandre, et de Béatrice Fieschi, nièce du pape Innocent IV. Petit-fils de Thomas Ier, neveu de Pierre II.

Il se prépare dès 1282 à la succession de son oncle Philippe Ier, recueillant de nombreux hommages vassaliques en Pays de Vaud et s'assurant de l'appui de l’empereur Rodolphe Ier de Habsbourg, pourtant ennemi des Savoie.

En 1283, il épouse Jeanne de Montfort, veuve de Guigues VI, comte de Forez, seigneur de Bugey et de Valromey qui lui amène en dot ces deux dernières seigneuries. Il consolide la présence savoyarde dans l'ouest lémanique en fondant Morges en 1286, en écrasant les Cossonay-Prangins et en confisquant leurs châtellenies de Prangins et de Nyon. La rivalité qui éclate avec son frère le comte Amédée V  de Savoie  nécessite de nombreux arbitrages, qui lui accordent  le Pays de Vaud, le Bugey et le Valromey, il mène une politique personnelle en direction de la Franche-Comté et de l'Alémanie, se faisant prêter de nombreux hommages vassaliques et étant reçu bourgeois de Berne en 1297. Aspirant à une dignité princière, il porte à plusieurs reprises le titre de comte et frappe monnaie, en dépit des protestations des évêques de Genève et de Lausanne.

                                                       

.Louis II de Savoie, seigneur de Valromey de 1303 à 1350

Fils du précédent.

 

.Catherine de Savoie-Vaud, seigneur de Valromey de 1350 à 1359

Fille du précédent et sa seule héritière.

En 1350  elle vend par un acte signé à Morges le 30 janvier 1359 et ratifié par un acte passé le 9 juillet 1359 chez l’évêque de Belley, Guillaume de Martel  le Valromey au Comte de Savoie Amédée VI le comte vert.

                                              

Maison de Savoie

 

.Amédée VI dit le comte vert, seigneur de Valromey en 1359, comte de Savoie, de Maurienne

Tous les vassaux du Valromey  reçoivent notification de leur nouveau suzerain direct qui entreprend une grande chevauchée dans ses nouvelles terres pour recevoir l’hommage qui se fait à Belley du 8 au 10 juillet 1369. A partir de cette date ce sont les comtes de Savoie puis ducs de Savoie qui possèdent la seigneurie du Valromey.

 

.Amédée VII dit le comte rouge, seigneur du Valromey en 1383, comte de Savoie

 

.Amédée VIII de Savoie (1383-1451), comte puis duc de Savoie en 1416

Au début du XV° siècle, la maison de Savoie possède donc la quasi-totalité de l’Ain actuel sauf une partie de la Dombes qui appartient au seigneur de Beaujeu. Elle le reste jusqu’en 1601.

Les terres de l'abbaye de Nantua et de l'évêque de Belley ne font alors pas partie juridiquement des États de Savoie mais en dépendent.

 

.Louis de Savoie (1413-1465) duc de Savoie de 1440 à 1465

Fils du précédent.  

 

.Philippe II de Savoie, dit Sans Terre, appelé aussi Philippe de Bresse, (1438-1497) comte de Bresse en 1460, puis duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne de 1496 à 1497.

Fils de Louis Ier, duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne, et d'Anne de Lusignan.

La seigneurie de Bagé est élevée au rang de comté en 1460.  Bourg  est  alors choisi par les ducs de Savoie comme capitale de la Bresse

Philippe commence par se révolter contre son père, mais est vaincu et Louis XI, sur la demande de son père, le retient prisonnier au château de Loches de 1464 à 1466. Libéré, il prend le parti du duc de Bourgogne Charles le Téméraire contre Louis XI. Il est un des principaux opposant aux ducs de Savoie et aux régentes. Il finit par devenir duc, à la mort de son petit-neveu Charles II, et meurt l'année suivante.

Il épouse Marguerite de Bourbon (1438 -1483), fille de Charles Ier, duc de Bourbon et d'Agnès de Bourgogne avec laquelle il  a :


-Louise (1476 -1531), marié en 1488 à Charles d’Orléans, comte d'Angoulême  dont le fils est le futur roi de France François Ier

-Jérôme.                                                                                                                                                          -Philibert, futur duc de Savoie Philibert II.

Veuf, il se remarie  en 1485 avec Claudine de Brosse avec laquelle il a  6 enfants dont :

-Charles futur duc de Savoie  Charles III.                                                                

-Philippe, futur comte de Genève, baron de Faucigny, duc de Nemours.

 

Le château de Pont-d'Ain, qui avait été restauré par le comte de Savoie Amédée V le Grand devient l'une des résidences favorites des princes : Louise de Savoie, mère de François Ier, y naît. 

 

.Philibert II le Beau (1480 -1504), comte de Bresse, duc de Savoie de 1496 à 1504

Fils du précédent. Marié en 1496 à Yolande de Savoie (1483-1499) puis en 1501 à Marguerite d'Autriche  (Habsbourg) (1480-1530).

 

Marguerite d’Autriche  (sœur de l’empereur Maximilien de Habsbourg et donc fille de Marie de Bourgogne, petite-fille de Charles le Téméraire et donc la tante de l’empereur Charles Quint) réside avec lui au château de Pont d’Ain. En 1504, à la mort de Philibert, elle reçoit les pays de l'Ain en douaire.

Si les liens entre la maison de Savoie et celle de Luxembourg ont été profitables à la première en la faisant accéder à la couronne ducale, cette union entre la maison de Savoie et celle de Habsbourg aurait peut-être pu permettre à la maison de Savoie d’obtenir la couronne du royaume de  Bourgogne revendiquée sans succès par Charles le Téméraire si la mort subite de Philibert n’était pas intervenue.

                                                                                                                   

A partir de 1506 en son souvenir de son cher époux, Marguerite fait édifier l’abbatiale de Brou  ou elle repose à ses côtés. (Un des vitraux de l’église abbatiale  représente  à gauche de l’écu de Marguerite l’aigle bicéphale du Saint Empire).

.                                                     

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 09:40

 

 

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

H.Comté de Bresse / Evêché de Belley/ Comté du Bugey / Seigneurie de Valromey / Seigneurie de Gex                                                                                                       terres impériales de 1032 à 1601

 

En 888, Bresse, Bugey avec Belley, Valromey, Pays de Gex et la Dombes appartiennent au Royaume de Bourgogne divisé en diocèses, comtés  administrés par des évêques et des comtes.

En 1032,  Bresse, Bugey, Belley Valromey, Pays de Gex et les Dombes  se trouvent avec le Royaume de Bourgogne-Provence incorporés au Saint Empire Romain Germanique.

 

1. Seigneurie de Bagé et de Bresse, de Thoire et Villars, de Coligny /Comté de Bresse

 

a. Seigneurie de Bagé et de Bresse

 

Maisons de Bagé

 

Sous  Louis le Débonnaire, quatre seigneuries  importantes dominent le territoire actuel de la Bresse dont celle de Bagé qui est la ville principale. La souche des Sires de Bâgé proviendrait d'un certain Hugues Ier  qui reçoit en 830 l'abbaye de St Laurent et la seigneurie de Bâgé des mains de Louis le Débonnaire.

  

.Rodolphe ( ?-1023)   seigneur de Bagé et de Bresse de 1015 à 1023

 

Il succède à Hugues IV en 1015  et est le premier à porter le titre de seigneur de Bagé et de Bresse, dominant aussi sur une partie de la Dombes.

 

.Renaud  Ier ou Raynald ( ?-1072 seigneur de Bagé et de Bresse de 1023  à 1072

 

Fils du Précédent.

Il envoie 2000 hommes au comte de Savoie et de Maurienne  pour l’aider dans sa lutte contre les Sarrasins en Provence. Il en rapporte un important butin et fait le vœu de le consacrer à la construction d’une église.

 

.Ulrich Ier ( ?- 1075)   seigneur de Bagé et de Bresse de 1072 à 1075

 

Fils du précédent.

Il concrétise  le vœu de son père Renaud Ier en construisant l'Eglise de St André de Bâgé.

 

.Josserand ( ?-1110) seigneur de Bagé et de Bresse de 1075  à 1110

 

Fils du précédent.

Il est un seigneur puissant dans la région.

 

.Ulrich II ( ?-  1125) seigneur de Bagé et de Bresse de 1110 à 1125

 

Fils du précédent.

 

.Renaud II ( ?-1153) seigneur de Bagé et de Bresse de 1125 à 1153.

 

Fils du précédent.

 

La seigneurie de Bagé et de Bresse  étend sa domination pratiquement sur toute la Bresse jusqu’à Bourg.

 

.Renaud III ( ?-1180)  seigneur de Bagé et de Bresse de 1153 à 1180

 

Fils du précédent.

 

.Ulrich III ( ?-1220)  seigneur de Bagé et de Bresse de 1180 à 1220

 

Fils du précédent.

Son fils Guy part à la croisade mais n’en revient pas ; sa fille Marguerite  épouse Humbert V de Beaujeu.

D’un second mariage, il a deux autres fils Renaud et Hugues.

                                                                                                                

.Renaud IV ( ?-1250) seigneur de Bagé et de Bresse de 1220 à 1250

 

Fils du précédent. Il épouse en 1229  Sybille de Beaujeu, sœur d’Humbert V de Beaujeu, qui lui apporte en dot Chatillon les Dombes.

Le domaine de la maison de Bagé est alors à son apogée et s’étend sur une centaine de communes de ce qui deviendra le département de l’Ain soit à peu près le quart du territoire.

Renaud IV meurt à la croisade. Il laisse un fils mineur Guy.

 

.Guy ( ?-1255)  seigneur de Bagé et de Bresse de 1250 à 1255

Il a pour tuteur Philippe de Savoie, futur comte de Savoie

C’est lui  qui en 1250 accorde les chartes de franchise à  Bagé, Bourg  et Pont de Vaux.

Ses frères meurent avant lui sans postérité ; Il meurt jeune laissant une fille Sybille qui hérite de la seigneurie.

 

.Sybille ( ?-1294)   seigneur de Bagé et de Bresse de 1255 à 1294

Elle a également pour tuteur Philippe de Savoie qui lui fait épouser en 1272 son neveu Amédée V de Savoie.

Par la suite la Maison de Savoie conserve les possessions de la maison de Bagé.

 

b.Seigneurie de Coligny

 

Coligny était situé partie en Bresse, partie en Franche-Comté. La partie dépendant du comté de Bourgogne était appelée Coligny-le-Vieil pour la distinguer de l'autre qu'on nommait Coligny-le-Neuf.

 

.Hugues de Coligny ( ?- 1205), seigneur de Coligny

Frère d‘Amédée, il épouse, en 1193, Béatrice d'Albon (1162-1228), déjà deux fois veuve qui est la fille de Béatrice de Montferrat et de Guigues V d'Albon, Dauphin du Viennois. De leur union naissent deux filles, Béatrice et Marie.

 

.Béatrice de Coligny, seigneur de Coligny  

Elle épouse en 1255 Albert III de La-Tour-du-Pin et lui apporte en dot une grande partie du domaine des Coligny (y compris Sainte-Julie) dont elle est l'héritière.

En 1259, à la mort d'Albert, son frère Humbert de La-Tour-du-Pin hérite de ses titres.

 

.Humbert, seigneur de Coligny de 1259 à 1285

Le 31 aout 1273, il épouse Anne de Bourgogne, sœur du Dauphin Jean Ier de Viennois. Suite au décès de Jean de Viennois, le 4 septembre 1282, Anne hérite des domaines de son frère, et transmet le titre de Dauphin à son époux, qui devient Humbert Ier de Viennois.

 

.Robert II de Bourgogne, duc de Bourgogne, seigneur de Coligny de 1285 à 1289

Profitant de la mort du dauphin Jean, le duc de Bourgogne Robert II, souhaitant accroître son territoire, entre en guerre avec Humbert de la Tour du Pin. Finalement un accord est passé en 1285.

 

Le duc laisse à Humbert le titre de dauphin, mais en échange celui-ci lui cède la région du Revermont. Le comte de Savoie se considérant lésé par ces arrangements, se met d'accord avec le duc pour faire un échange de possessions en 1289.

 

.Amédée V (1253 -1323)  seigneur de Bagé et de Bresse de 1272 à 1323                       comte de Savoie de  1285 à  1323,  seigneur de Coligny de 1289 à  1323                                                                      

Amédée V, comte de Savoie épouse en 1272 Sybille de Bagé.

En 1310, la transaction de 1289 est validée : Amédée V est investi de la seigneurie de Coligny par son empereur Henri VII  de Luxembourg devenant ainsi souverain de pratiquement toute la Bresse.

 

c.Seigneurie de Thoire et Villars

 

Villars-les-Dombes, s’appelait autrefois Villars en Bresse ce qui montrait  son appartenance à la Bresse.

 

Maison de Thoire-Villars

 

La seigneurie de Villars est attestée en archives dès 940 ; près de Matafelon, sur un rocher, un seigneur bâtit un château-fort vers 1050 ; ses descendants, les sires de Thoire deviennent ensuite de puissants seigneurs dans l’est du  Haut-Bugey ; à la même époque apparaissent les seigneurs de Villars qui possèdent la Dombes avec une partie du Lyonnais ; par mariage en 1186, ces deux familles s’unissent et fondent  la  seigneurie de Thoire et Villars.

 

.Humbert VI ( ?  ),  seigneur de Thoire et Villars de   ? à 1394

 

A la mort de son neveu Humbert VII, il hérite des terres du Haut Bugey ainsi que le comté de Genève  qu’il cède le 5 aout 1401 au comte de Savoie Amédée VIII pour 45 000 florins d’or et au duc de Bourgogne Louis II de Bourbon moyennant 30 000 francs or, les seigneuries en Dombes, de Trévoux, Ambérieu et du Châtelard.  

 

.Humbert VII ( ?- 1400), seigneur de Thoire et Villars de 1394  à 1400

Fils du précédent. Il épouse Marie de Genève, fille du comte Amédée III de Genève, petite-fille du comte de Savoie Amédée V. Il succède à son beau-père comme comte de Genève en 1394.

.Odon (1354-1414) seigneur de Thoire et Villars, comte de Genève de 1400 à 1401

Fils de Jean de Thoire-Villars, frère d’Humbert VI. Il épouse Alix des Baux. Damoiseau du comte de Savoie Amédée VI dit le comte vert, puis capitaine du pape Clément VII (Robert de Genève), frère de Marie de Genève, puis au service d’Amédée VIII de Savoie.                                                                                                                  

 

 

 

 

 

 


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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 09:35

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CH.  III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

G. Comté de Charolais                                                                                                terre d’empire de 1493 à  1684

 

Simple châtellenie possession en 1237 de  Jean, comte de Chalon, qui la cède  à Hugues IV, duc de Bourgogne. Elle passe ensuite à Jean de Bourgogne, second fils du duc, puis à Béatrix, qui en 1272 épouse  Robert de France, fils de Saint Louis. Le Charolais est alors érigé en comté, divisé en quatre baronnies, Mont-Saint-Vincent, Lugny, Digoine et Joncy, puis en cinq châtellenies, Artus, le Sauvement, Sanvigne, Mont-Saint-Vincent, Dondin et Charolles.

En 1327, le comté de Charolais passe par mariage dans la maison d'Armagnac qui en 1390 le vend au duc de Bourgogne Philippe le Hardi. Le duc Charles le Téméraire, est fait comte de Charolais par son père le duc de Bourgogne Philippe le Bon.

Marie de Bourgogne,  fille unique de Charles le Téméraire en hérite en 1477, année ou elle épouse Maximilien de Habsbourg, archiduc d’Autriche. Mais en 1477, le roi Louis XI décide de le conserver et de le réunir comme le duché de Bourgogne à la couronne de France. Faute d'avoir pu intenter un procès posthume au Téméraire pour lèse-majesté, et ainsi pouvoir recouvrer l'ensemble de ses fiefs mouvants de la couronne par voie juridique, Louis XI voit dans la mort de Marie de Bourgogne l'occasion de réaliser cet objectif par la force et la ruse.

 

S'appuyant sur les trois membres du comté de Flandre, il maintient une forte pression sur l'archiduc Maximilien tandis qu'il lance ses troupes à la conquête de l'Artois et de la Franche-Comté. Les opérations militaires piétinant des deux côtés, on doit se résoudre à traiter.

Par le traité d’Arras de 1482, Louis XI, en position de force, légalise son occupation en imposant le mariage de l'archiduchesse Marguerite, fille de Maximilien et de Marie de Bourgogne avec son propre fils, le dauphin Charles. La fiancée, en bas-âge, sera livrée à la France avec pour dot l'ensemble des terres bourguignonnes occupées par la France. Les comtés d'Artois, d'Auxerre de Bourgogne, de Charolais, de Mâcon, la châtellenie de Bar-sur-Seine et les seigneuries de Château-Chinon, de Chaussin, de Laperrière, de Noyers et de Salins sont donc appelés à rejoindre le domaine royal à l'avènement de Charles VIII. Le duché de Bourgogne et les villes de la Somme (Picardie) ne sont pas évoqués par le traité.  Le reste des Flandres, duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, comtés de Flandre, de Hainaut, de Namur, de Hollande et de Zélande, sont garantis à l'archiduc Philippe le Beau, à condition toutefois que ce dernier fasse hommage au roi de France pour le comté de Flandre, mouvant de la couronne. Le roi rappelle enfin son droit à racheter la Flandre gallicane (villes et châtellenies de Lille, Douai et Orchies, ainsi que le Tournaisis). Si toutefois le mariage devait être annulé par la France avant la majorité des époux, ou si le couple devait rester sans enfants, il est prévu que la dot de Marguerite ferait retour à son frère Philippe le Beau ou à ses descendants, sous réserve, encore une fois, de l'hommage au roi de France pour les terres mouvantes de la couronne.

En 1483, Marguerite quitte donc les Flandres pour être livrée au roi de France mais ces fiançailles seront finalement annulées, Charles VIII ayant préféré la main de la duchesse héritière de Bretagne. Le Traité de Senlis de 1493 restitue le comté de Charolais à l’archiduc Philippe le Beau  de Habsbourg.  Ensuite le comté de Charolais a une histoire commune avec la Franche-Comté.

 

.Maximilien 1459-1519), comte de Charolais de 1493 à 1499, empereur du Saint Empire de 1499 à 1519

 

.Philippe le Beau (1478- 1506), comte de Charolais de 1499 à 1506,  roi de Castille et de Léon  par mariage

Fils de Maximilien qui lui donne le comté en 1499 lorsqu’il devient empereur.

 

.Marguerite d'Autriche (1480-1530), comtesse de Charolais de 1506 à 1530, comtesse d'Artois, d'Auxerre, de Bourgogne, de Mâcon,  seigneur de Salins gouverneur  des Pays-Bas de 1507 à 1530

Sœur de Philippe le Beau, elle devient comtesse de Charolais à sa mort. Sous son règne, le roi de France lui confisque le comté de 1507 à 1509 puis de 1521 à 1526.

 

.Charles Quint (1500-1558), comte de Charolais de 1530 à1558, empereur du Saint Empire de 1519 à 1557, roi d’Espagne, roi de Sicile

Il est le neveu de Marguerite. Par le traité de Madrid de 1526, Il obtient la restitution du comté de sa tante. François Ier lui prend son comté en 1536 qu’il récupère à la paix de Crespy en Laonnois  en 1544 ; il perd à nouveau son comté en 1551.

 

.Philippe II d'Espagne (1527-1598), comte de Charolais, de 1559 à 1598, roi d’Espagne et du Portugal,

Fils de Charles Quint. Il récupère son comté à la suite de la bataille de Cambrai gagné par le duc de Savoie Emmanuel-Philibert, général des armées impériales et du traité de Cateau-Cambrésis signé les 2 et 3 avril 1559.

 

.Philippe III d'Espagne (1578-1621), comte de Charolais de 1598 à 1599, roi d’Espagne, du Portugal, des Pays-Bas,

Fils du précédent.

 

.Isabelle d’Espagne (1566-1633), comtesse de Charolais de 1599 à 1633,  comtesse de Bourgogne, gouverneur des Pays-Bas

Sœur du précédent.

 

.Philippe IV d'Espagne (1605 -1665), comte de Charolais de 1633 à 1665, roi d’Espagne, du Portugal, des Deux-Siciles et des Pays-Bas,

Fils de Philippe III d'Espagne. En fait son comté lui est confisqué par  le roi Louis XIII dès 1635.

  

.Charles II d'Espagne (1661-1700), comte de Charolais de 1665 à 1684, roi d’Espagne et  des Deux-Siciles,

Fils du précédent. Il récupère son comté de Charolais au traité des Pyrénées en 1659 mais le reperd  en 1674 jusqu’en 1679  ou il le récupère par les traité Nimègue de 1679 mettant fin à la guerre de Trente Ans  signé entre Louis XIV et l’empereur  Léopold Ier; mais à sa mort en 1684, pour des dettes contractées par Philippe IV d'Espagne envers le Grand Condé, le parlement de Paris prononce la saisie du comté au profit de ce dernier. Il devient au XVIIIe siècle l'apanage de Charles de Bourbon-Charolais, comte de Charolais.

En 1761, Louis XV annexe le comté de Charolais à la couronne, par un échange contre la terre de Palaiseau avec Louise-Anne nièce de  Charles de Bourbon-Charolais.

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