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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 00:53

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

1.  Comté de Saarwerden (Sarre-Union, Altwiller, Burbach, Diedendorf, Eywiller, Goerlingen, Kirrberg et Rauwiller),                                                                            

 terres d’empire de 962 à 1793

Sur la rive droite de la Sarre la ville de Bouquenom très ancien bourg médiéval. Un château-fort est édifié à Sarrewerden par le premier comte connu, Frédéric, dans la première moitié du XIIe siècle. En 1397, à la mort du dernier comte de Sarrewerden, le comté passe à un neveu, comte de Moers.
Il passa ensuite à la famille de Nassau, qui est favorable aux protestant.

Ouvert aux différentes confessions réformées, le comté accueille à partir de 1557 des réfugiés fuyant les persécutions religieuses du royaume de France et du duché de Lorraine. Sept villages sont connus dès lors comme villages welsches (romans) : Altwiller, Burbach, Diedendorf, Eywiller, Goerlingen, Kirrberg et Rauwiller, repeuplés par des Français ou des Lorrains, de langue romane et de confession calviniste, tandis que le reste du comté est germanophone et luthérien de la confession d'Augsbourg.

En 1619, le duc de Lorraine Henri  II s'empare du comté de Saarverden et de ses dépendances.

En 1629, la Chambre impériale de Spire tranche le conflit entre  les ducs de Lorraine et  les princes de Nassau en attribuant  les seigneuries de Saarwerden et Bouquenom à François de Vaudémont, le père du duc Charles IV de Lorraine.                                                          

Les princes de Nassau doivent leur abandonner en 1629 les villes de Bouquenom (Bockenheim). Les Nassau créent alors sur la Sarre, face à Bouquenom, une nouvelle ville désignée comme Neu-Saarwerden.                                                      

Le comté souffre alors des ambitions du royaume de France sur sa frontière est, et le château de Sarrewerden est détruit en 1671 pendant la guerre de Trente Ans.               

Suite au traité de Ryswick de 1697, Louis XIV doit restituer aux comtes de Nassau dans le cadre de l'Empire, l'ancien comté de Sarrewerden avec la Ville neuve de Neusaarwerden, sous la dépendance du Saint-Empire, l'enclave de Bockenheim-Sarrewerden faisant retour à Léopold, duc de Lorraine, pour revenir à la couronne française en 1766.

Les autres localités de l'ancien comté de Sarrewerden et de la prévôté de Herbitzeim sont réparties entre les Nassau-Sarrebrücken (bailliage de Harskirchen) et les Nassau-Weilburg (bailliage de Neusaarwerden).

Le comté en vient à être partagé en trois zones distinctes :

.Bouquenom passe à la France en 1766 avec les possessions du duché de Lorraine,

.une partie nord appartenait aux princes de Nassau-Weilburg,

.le reste de l'ancien territoire appartient aux princes de Nassau-Sarrebruck.

À la Révolution, le comté, enclave étrangère dans le territoire français, pose le problème des princes possessionnés. Sensibles à l'émancipation républicaine, les habitants du comté proclament une République de Sarrewerden, et en demandent le rattachement à la France. La Convention nationale le leur accorde en 1793, intégrant le territoire au district de Bitche en Moselle. Le 16 juin 1794  les deux villes de Bouquenom et de Neusaarwerden  sont réunies, sous le nom de Sarre-Union. Mais les protestants trouvent cette situation inconfortable, et obtiennent ensuite le transfert de l'ancien comté de Sarrewerden au Bas-Rhin ; six cantons sont créés: Bouquenom, Neuf-Sarrewerden, Harskirchen, Wolfskirchen, Drulingen et Diemeringen.

En 1794,  Neusaarwerden et Bockenheim /Bouquenom sont réunies sous le nom de Sarre-Union.                                                         

2 .Seigneurie de Diemeringen,                                                                                            terre d’empire de 962 à 1793

La seigneurie de Diemeringen appartenait à la famille de Wittelsbach-Deux-Ponts, qui l'accorde en fief au sire de Fénétrange. Elle comprit Vœllerdingen et Butten qui s'en détachèrent en 1422, Ratzwiller et Dehlingen 

Plusieurs fois morcelée, elle passe par héritage des Mœurs-Sarrewerden aux Rhingraves de Salm à la fin du XV° siècle, lesquels rachètent en outre l'autre moitié. Ils y introduisent la Réforme à partir de 1565.

Ravagée comme toute la région au cours des guerres du XVII° siècle, elle est de nouveau morcelée entre différents seigneurs Au XVIII° siècle. À la veille de la Révolution, elle forme toujours une enclave étrangère dans l'Alsace devenue française ; comme les autres territoires relevant des princes possessionnés, la Convention l'annexe à la République française en 1793.

 

3 .Comté de la Petite-Pierre/  Grafschaft Lutzelstein,                                              

terre d’empire de 962 à 1793

(Adamswiller  - Behrlingen -  Bettwiller -  Bilswiller -  Crauftha - l Dieffenbach (aujourd'hui Tieffenbach) -  Dürstel -  Eschbourg -  Frohrnühl ou Frohn-Mühl -  Gungwiller -  Hambach  - Hangwiller ou Hanckwiller -  Hinsbourg ou Hinsberg -  Hünnerscher, cense -  Kohlhütte, cense -  Lohr – Petersbach -  Petite-Pierre (La)  - Pfalzweyer -  Puberg -  Quidschthal  -  Rosteig -  Schoenbourg -  Volksberg ou Volsbourg -  Weinbourg (pour moitié) -  Weislingen -  Weschem -  Wingen -  Wintersberg -  Zillingen)

Au début du Moyen Age, Lutzelstein  (parva petra en latin) est la capitale d’un comté rang de comté dépendant du Saint-Empire romain germanique appartenant  à la maison des comtes Palatins qui possédait la petite-seigneurie  d’Asswiller.

Au XVI° siècle, le comte Palatin Georges-Jean de Veldenz reçoit le comté de Lützelstein ; il vient y résider de préférence à son comté allemand de Veldenz. Il modernise le château et lui donne son aspect actuel. En 1588, Il accorde la seigneurie d’Aswiller en fief héréditaire à la famille Dalheim, à laquelle succède bientôt la famille de Steinkallenfels, hauts-fonctionnaires des comtes palatins.
Sensible à la situation précaire de ses coreligionnaires réformés dans le duché de Lorraine où Lützelstein forme une enclave, il résout de bâtir dans son comté une ville nouvelle motivée par l’accueil des réformés, alors indésirables dans le très catholique duché de Lorraine.

Le comte palatin possède le château d'Einhartzhausen dans son comté de la Petite-Pierre, enclavé en Lorraine. Il fait tracer à proximité le plan d’une ville nouvelle et   accorde des franchises aux nouveaux habitants qui viennent peupler la ville, dont la création est reconnue le 27 septembre 1570 par l’empereur Maximilien II du Saint-Empire. 

La ville prend le nom de Pfalzburg, Pfalz signifiant Palatinat et Burg, forteresse. Mais le château de La Petite-Pierre reste son lieu de résidence.

Toutefois, par manque d’argent, la ville est cédée au duc de Lorraine dès 1590 et les tentatives d’expulsion des réformés se multiplient, non sans se heurter à une farouche résistance de la population.

Le comte Palatin Georges-Gustave, héritier de Georges-Jean, fonde alors Lixheim en 1608.

Pour lutter contre l’influence française l’empereur autorise Jean-Georges Ier a créé, en 1568, la principauté impériale de Phalsbourg et le prince palatin Frédéric IV, en 1608, celle de Lixheim pour favoriser le commerce sur les routes de Lorraine vers l'Alsace.

Lixheim est néanmoins à son tour vendue au duc de Lorraine en 1623.

Avec Lixheim, Phalsbourg forme une éphémère principauté de 1629 à 1660, au profit de Henriette de Lorraine, sœur du duc Charles IV de Lorraine et de ses maris successifs, au premier rang desquels Louis de Guise, baron d'Ancerville.

Durement touchée pendant la Guerre de Trente Ans (1618-1648) Phalsbourg devient ville royale par le  traité de Vincennes du 28 février 1661 signé entre le duc Charles IV de Lorraine et le roi de France  Louis XIV fait suite au traité des Pyrénées de 1659, permettant au duc de Lorraine de recouvrer le duché de Bar.    Il prévoit la cession d'un corridor d'une demi-lieue (2 km) de large entre Metz et Phalsbourg qui permet au roi de France de rejoindre l'Alsace, possession française depuis le traité de Westphalie de 1648 sans passer par une terre étrangère. Des cités comme Sierck-les-Bains, Sarrebourg, Héming ou Réding sont alors rattachées à la France.

Et le traité de Ryswick de 1697, confirme la possession de Phalsbourg à la France.

En revanche ce n’est qu’après la Révolution en 1793 seulement qu’Asswiller est réuni à la France par décret de la Convention nationale, qui passe outre les droits des Princes possessionnés. 

4. Seigneurie d’Asswiller,                                                                                                terre d’empire de 962 à 1793

Asswiller est au Moyen Age  une petite seigneurie dépendant des comtes de La Petite-Pierre. Lorsqu'il prend possession du comté, le comte palatin Georges-Jean de Bavière accorde Aswiller en fief héréditaire à la famille Dalheim (1588), à qui succède bientôt la famille de Steinkallenfels, hauts-fonctionnaires des comtes palatins.

Ces seigneurs protestants y introduisent la Réforme et se maintiennent à Asswiller à partir du XVI° siècle.

Asswiller est annexé à la France en 1793 par décret de la Convention nationale, qui passe outre les droits des Princes possessionnés.

 

 

 

 

 

 

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