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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 09:37

Scan10001

 

CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

a.Archevêché d’Arles /Comté d’Arles

 

 

Maison des comtes de Barcelone

 

.Ramon Berenguer/Raimond Bérenger Ier (vers 1082-1131), comte de Barcelone (Ramon-Berenguer III), épouse  en 1112, Douce,   héritière du comté de Provence, comme fille de Gilbert,  dernier de la maison des Bosons et de Gerberge,  reçoit en 1113 le comté de Provence.

 

 

 

Après une guerre contre Alphonse Jourdain, comte de Toulouse, il signe le 16 septembre 1125 le traité de partage du comté : tout le pays au nord de la Basse Durance et sur la rive droite du Rhône, les châteaux de Beaucaire et de Valabrègue, l'Argence sont dévolus au comte de Toulouse  c’est le marquisat de Provence.

La partie comprise entre le Rhône, la Durance, les Alpes et la mer reste la part du comte de Barcelone. Avignon, Pont de Sorgues, Caumont et le Thor restent indivis. La partie nord-est de la Provence forme alors le comté de Forcalquier qui devient autonome au début du XIIe siècle.

Avec Douce, Il a  sept enfants  dont :

. Raimond-Bérenger IV, comte de Barcelone, époux de Pétronille  d’Aragon, fille du roi Ramire d’Aragon et d’Agnès de Poitiers.                                                                                     . Bérenger-Raimond, comte de Provence                                                                                      . Bérengère  mariée  à  Alphonse VII, roi de Castille et de Léon.

.Bérenger Raimond (1114-1144), comte de Provence de 1130 à1144

Fils des précédents.

Malgré le partage de 1125, la guerre reprend rapidement entre Alphonse Jourdain  et Raimond-Bérenger. La mort de Douce en 1130 et celle de Raimond-Berenger en 1131 font resurgir les problèmes de succession latents du comté de Provence. Dès 1131, les seigneurs des Baux, désormais soutenus par le comte de Toulouse, font donc valoir leurs droits auprès de l'empereur Conrad.

Sous son règne en 1142 débutent les Guerres Baussenques entre les comtes de Provence et les seigneurs des Baux. En effet Douce a une sœur cadette, Etiennette, qui, à la mort de son aînée peut revendiquer l'héritage de Gerberge, si l'on maintient la succession en ligne directe. En revanche, Si l'on accepte le transfert des biens par alliance, c'est au mari de Douce que revient le comté de Provence.

Tant que Raimond Béranger vit, Etiennette n'a pas de revendication. Dès sa mort en 1144 il n'en est pas de même quand les biens de sa mère reviennent à ses propres neveux et qu'à la suite d'un partage la Provence échoit à l'un d'eux.

 

912

 

Etiennette a épousé Raimond des Baux qui ne se fait pas faute de soutenir les droits que sa femme tient de sa mère Gerberge. Du coup le Midi se divise en deux clans  d'une part, celui du neveu d'Etiennette, cadet de la maison de Barcelone, soutenu par son frère aîné, ainsi que par les vicomtes de Carcassonne, de Béziers et de Nîmes.

.Raymond-Bérenger II ou III (1140-1166), comte de Provence de 1144 à 1166

Fils de Bérenger-Raimond ; il règne jusqu’à sa majorité en 1144 sous la régence de son oncle jusqu’en 1161. Son père est tué lors d'un affrontement contre la république de Gênes, et son oncle Raimond-Bérenger IV, comte de Barcelone, prend  la régence du comté de Provence pour le défendre. C'est ainsi que l'oncle est parfois désigné comme Raimond-Bérenger II, comte de Provence, et le neveu comme Raimond-Bérenger III.

Dès le début de 1147 la maison de Barcelone, à nouveau en guerre avec Raimond des Baux, emporte un succès décisif. Son impuissance convainc Raimond de composer et l'incite à négocier avec Barcelone : il fait sa soumission et meurt avant que les conditions de paix ­soient arrêtées. Etiennette, et ses quatre fils : Hugues, Guillaume, Bertrand et Gilbert n'ont d'autres ressources que de renoncer à leurs droits sur le comté de Provence. Le traité mettant fin à ce premier épisode est signé à Arles en 1150. La trêve ne dure guère. Après cinq années d'attente Etiennette et ses fils relancent les hostilités. Allié au comte de Toulouse, Hugues obtient un premier succès d'ordre diplomatique, et reçoit cette fois de la part de son empereur, Frédéric Barberousse, confirmation des titres de sa maison. Mais la situation une fois encore tourne à la confusion.  La maison des Baux doit s'avouer battue et s'engager à ouvrir le château de Castillon et diverses places fortes à première réquisition. Le château des Baux et quelques-unes de ses défenses avancées sont toutefois exclus de cette humiliante condition. En août 1161, Raimon-Berenger se rend avec son oncle à Turin pour obtenir de l'empereur Frédéric Barberousse la confirmation de la possession du comté de Provence, lequel est en droit fief du Saint-Empire. En 1162, troisième et dernière tentative, d'un règlement par les armes : les catalans s’assurent définitivement de leurs adversaires. Le château des Baux est rasé et le territoire avoisinant ravagé.

 

 

913

 

La maison de Barcelone veut alors faire reconnaître sa victoire militaire par les chancelleries. Hugues des Baux, s'empresse de contrarier cette démarche, fait état auprès de Frédéric Barberousse des deux diplômes pourvus et de la bulle d'or impériale, émanant l'un de Conrad, l'autre de Frédéric Barberousse lui-même. C’est peine perdue. L’empereur  Frédéric Barberousse  fait valoir que le nom de la Provence ne figurait pas dans les actes précités et se garde bien de donner raison au vaincu et  cette même année1162, Raymond Bérenger II  est confirmé dans ses droits par l’empereur Barberousse ; Frédéric l’investit officiellement de son fief en 1163. La guerre se poursuit.

.Alphonse II (1157- 1196) roi d'Aragon et comte de Barcelone et comte de Provence de 1166 à 1167

Fils de Raimond Bérenger II ou III, comte de Barcelone et de Pétronille

Il recouvre la Provence à la fin de la guerre en 1166 et, cette même année, le comte Raymond Bérenger II ou III est tué durant le siège de Nice. Raymond V de Toulouse se remarie avec Richilde de Pologne la nièce de l’empereur Frédéric Barberousse, veuve de Raymond-Bérenger ce qui renforce ses liens avec l’empire.                                                  

Les fils de Raymond des Baux, perdants, remettent l'épée au fourreau et reconnaissent  la souveraineté du comte de Provence. Ils bénéficient quand même d’un titre, celui de vicomte de Marseille.

Après la paix de Jarnégue du 26 janvier 1190 entre les maisons de Toulouse et de Barcelone, le comte de Toulouse se désintéresse de la Provence.

Raymond Bérenger IV meurt assassiné en 1181. En 1190, la paix de Jarnégues confirme le partage de la Provence de 1125.  

En 1193, Alphonse épouse Gersande, avec laquelle  il a :

.Raimond Bérenger IV (1198-1245), comte de Provence et de Forcalquier       .Garsende, mariée à Guillaume II de Moncade, vicomte de Béarn.

 

 

 

914

 

Seconde branche de Provence                                          

 

.Alphonse II (1180-1209)  comte de Provence de 1196 à 1209

Fils du précédent et de Sancie de Castille.

                                       
En juillet 1193, son père et le comte de Forcalquier Guillaume IV avaient conclu le traité d'Aix par lequel Alphonse II devait épouser Gersende de Sabran, petite-fille et héritière du comte de Forcalquier. De leur mariage nait Raimond Bérenger  en  1198.

A la mort de son époux en 1209, Gersende gouverne au nom de son fils mineur Raimond Bérenger qui a pour tuteur son oncle Pierre II d’Aragon.  Gersende meurt en 1242.

 

.Raymond Bérenger IV ou V (1198-1245) comte de Provence de 1209 à 1245

Fils du précédent et de Gersande de Sabran, marié en 1220 à Béatrice de Savoie.

 

En 1222, la position de Raimond Bérenger est solidement assurée, et sa mère Garsende de Forcalquier lui cède le comté de Forcalquier pour se retirer au monastère. Il réunit ces deux comtés séparés par les partages successoraux survenus après la disparition de la 1re dynastie provençale. Il restaure l'autorité comtale ; en butte aux menées de Raymond VI, comte de Toulouse, il obtient pourtant la soumission de Brignoles, Tarascon, Arles et Nice ; il participe avec le roi Louis VIII à la prise d’Avignon en 1226 et en 1243 il parvient à s’assurer la souveraineté nominale sur Marseille qui s’est pourtant soumise au comte de Toulouse. Il crée une ville nouvelle, Barcelonnette.

Avec Béatrice de Savoie, il a quatre filles :


-Marguerite de Provence qui épouse le roi de France Louis IX.

 -Eleonore de Provence qui épouse le roi d’Angleterre Richard III.

-Sancie de Provence qui épouse le roi des romains Richard de Cornouailles, fils du roi d’Angleterre Jean sans Terre.                                                                                     -Béatrice de Provence qui épouse Charles d’Anjou, frère de Louis IX.

 

 

 

 

 

 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 09:15

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE   

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

 

a.Archevêché d’Arles /Comté d’Arles ( Comté de Provence)

 

 

 

 

 

 

 

 

Maison de Millau-Gévaudan

 

.Gerberge (1060-1115), comtesse de Provence avec son époux Gilbert, comte de Givaudan jusqu’en 1109  puis seule  jusqu’à son décès en 1115

Sœur de Bertrand II, fille de Geoffroi Ier,  épouse  de Gilbert Ier, comte de Gévaudan  avec lequel elle a  deux filles :


-Douce née en 1090 qui épouse en 1112 à Raimond Bérenger III, comte de Barcelone.                                                                                                                                                                   . -Etiennette  mariée à Raymond, seigneur des Baux. Leur fils émettra des prétentions sur le comté de Provence, débutant ainsi les Guerres Baussenques. Les droits sur le comté sont donc transférés, par mariage, aux comtes de Toulouse (1019) et aux comtes de Barcelone (1112). Les maisons des deux comtés entrent en conflit pour la possession de la Provence.                                                          

 

Les conflits d’intérêt entre ces familles ne permettent pas de maintenir l’indivision sur le comté à l’issue des guerres baussenques. Les descendances de Guillaume le Libérateur et de son frère Robold, avec leurs partages successoraux, structurent les terres de Provence autour de trois grandes maisons :

 

- celle de Toulouse, est présente depuis que Guillaume III Taillefer, comte de Toulouse, a épousé Emma de Venasque, en 990. Cette famille possède le marquisat de Provence, futur Comtat Venaissin.

 

- celle de Forcalquier, par Adélaïde, descendante d’Emma de Venasque. Elle possède le comté de Forcalquier qui s’étend d’Apt à Embrun.

 

 -celle de Barcelone, depuis le mariage de 1112 entre Douce, descendante de Guillaume, et Raymond Bérenger III, comte de Barcelone. Elle possède le comté de Provence au sud de la Durance.

 

 

Dès 1119, commence une guerre de succession entre les Maisons de Toulouse (marquisat de Provence) et de Barcelone (comté de Provence), qui aboutit, en 1125, à un partage :

 

- le marquisat de Provence passe à Alphonse Jourdain (Toulouse) qui reçoit la partie située entre l’Isère et la Durance,  

 

- le comté de Provence passe à Raymond Béranger Ier (Barcelone) qui occupe les terres du sud de la Durance, jusqu’au Rhône à l’ouest et  à Nice à l’est.

 

- le comté de Forcalquier reste indépendant.

 

 

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 16:18

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

 

b.premiers comtes :

 

.Guillaume Ier dit le Libérateur, comte d’Arles  puis comte de Provence

 

 

.Guillaume II, ( ?-1018)  comte  d’Arles de 993 à 1018

Fils du précèdent.

 

Vers 1002, il épouse Gerberge de Bourgogne, fille d'Othon Guillaume, comte de Bourgogne et d'Ermentrude de Roucy, comtesse de Macon et de Besançon.

En 1008, à la mort de son oncle Rotboald, Guillaume étant trop jeune pour exercer avec autorité la fonction comtale, l'aristocratie met le pouvoir comtal en cause dans une révolte qui n'est que la première d'une longue série. La nouvelle génération nobiliaire conteste avec violence les donations pieuses accordées par le marquis et son entourage.

Ce n'est qu'en 1009 que la comtesse Adelaïde réussit avec difficulté à rétablir la paix. Vers 1014, le pape Benoît VIII s'adresse à Guillaume II et à Adélaïde, qui gouverne avec lui, pour les engager à réprimer les brigandages des seigneurs qui envahissent les biens de l'abbaye de Saint-Gilles. Les violences avec la maison de Fos reprennent un peu après. Dans le passé la forteresse de Fos, a été confiée à un vicomte, Pons. Or, celui-ci refuse l'hommage et la restitution au comte en 1018. Avec l'aide du vicomte de Marseille Fulco et d'autres grands, Guillaume II de Provence part en guerre contre Pons de Fos, mais est tué dans les combats, en 1018. Le comté de Provence est partagé (en indivision) entre ses trois fils :


-Guillaume III, comte de Provence. Sans postérité.

-Foulques Bertrand, comte de Provence. Sa part devint ensuite le comté de Forcalquier.

-Geoffroi, comte de Provence

 

.Guillaume III dit Guillaume-Bertrand (av 1013- 1030), comte de Provence  avec son frère Geoffroi de  1018  à 1030

Fils de Guillaume II, comte de Provence, et de Gerberge de Bourgogne.

Guillaume-Bertrand et Geoffroi profitent de la faiblesse du roi Rodolphe III pour renforcer leur pouvoir comtal.

 

.Fouques-Bertrand dit Bertrand Ier (vers 1014- après 1081), comte de Provence de 1030  à 1051

Fils de Guillaume III Taillefer, comte de Toulouse, et de Gerberge de Bourgogne.

Il épouse Hildegarde, et a :


-Guillaume V Bertrand, comte de Provence. 

-Geoffroi II, comte de Provence.  

-Gilberge, femme de Bertrand-Rambaud d’Orange.

 

.Geoffroi Ier (vers 1013-1063), comte de Provence de 1018 à 1063 avec ses neveux  Geoffroi II  et Guillaume IV

Fils de Guillaume II, comte de Provence, et de Gerberge de Bourgogne.

Resté seul au pouvoir en 1053 à la mort de son frère Guillaume III, il associe au pouvoir ses deux neveux Geffroi II et Guillaume IV.

Il épouse Étiennette, peut-être fille du vicomte Guillaume II de Marseille et d'Étiennette des Baux, avec laquelle il a :


 -Bertrand.                                                                                                                                                                            -Gerberge.

 

.Guillaume V Bertrand, ( ?- 1063 / 1067), comte de Provence de 1063  à 1063/1067. 

Fils de Foulques Bertrand, comte de Provence.

Avec son frère Geoffroi (Geoffroi II), il succède en 1051 à son père et devient donc comte de Provence en indivision avec son oncle Geoffroi et sa cousine Emma, veuve du comte Guillaume III de Toulouse, et possède en propre le château de Forcalquier.

Geoffroy meurt vers 1065 sans laisser d'enfants de son épouse Emengarde. Guillaume Bertrand meurt peu après. Il avait épousé en premières noces Thérèse d'Aragon, fille de Ramire Ier, roi d'Aragon et de Gilberge de Cousserans. Il se remarie avec Adélaïde de Cavenez et a :

 

-Adélaïde, mariée à Armengol IV, comte d’Urgell.

 

Elle n'est pas encore mariée à la mort de son père, et donc non dotée, et peut ainsi lui succéder comme comtesse de Provence, en indivision avec ses cousins Bertrand Ier de Toulouse et Bertrand II. Après sa mort, c’est elle qui lui succède et  renonce au titre de comtesse de Provence pour prendre celui de comtesse de Forcalquier.

 

.Bertrand II ( ?- 1093), comte puis marquis de Provence  de 1063  à 1093

Fils de Geoffroi Ier, comte de Provence, et d'Etiennette.

Dès son accession, le nouveau comte de Provence est affaibli : il transfère la résidence comtale d'Arles à Tarascon en 1063 et, incapable d'assurer la paix, demande en 1065 aux puissantes familles arlésiennes d'assurer la protection des biens de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. De même, il semble avoir de la difficulté à exercer la justice comtale.                                                              

À la fin des années 1070, dans le cadre de la Querelle des Investitures qui oppose le pape Grégoire VII à l’empereur  Henri IV, Bertrand s’oppose à l’archevêque d’Arles Aicard d’abord à propos de la nomination controversée de Bermond comme abbé de Montmajour ensuite parce qu'Aicard s'est rapproché dès 1076 du comte de Toulouse, excommunié par le pape et rival du comte de Provence, enfin et surtout parce qu'il redoute la puissance de la famille de l'archevêque, celle des vicomtes de Marseille.

En 1078, il recherche donc l'appui du pape en accusant l'archevêque de simonie, puis en 1081, en se plaçant sous la suzeraineté papale, reniant ses liens de vassalité avec l'empereur  Henri IV. Il s’aliène alors la ville d’Arles et son archevêque soutenu par le peuple, le clergé, les familles des Baux et des Porcelet et le comte de Toulouse, Raimon IV. L'archevêque d'Arles bénéficie aussi du soutien de sa famille les vicomtes de Marseille qui à partir de 1079 désertent l'entourage du comte Bertrand.

Il meurt en 1093. Avec lui la famille comtale de Provence s’éteint en 1093.

Sa fille étant déjà mariée et dotée, le comté de Provence passe à sa sœur Gerberge, tandis que le titre de marquis de Provence est repris par Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse et issu de la branche aînée des comtes de Provence.

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 09:33

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

       terres d’empire de 1032 à 1271/1486

3. Comté de Provence,terre d’empire de 1032 à 1486

 

a.Archevêché d’Arles /Comté d’Arles

En 450, le pape attribue les fonctions de métropolitain à l'évêque de Vienne dans les diocèses de Valence, Tarentaise, Genève et Grenoble, tandis que les autres cités de la Viennoise et de la Narbonnaise IIe restent du domaine du métropolitain d'Arles. Un siècle plus tard, en 551, la province ecclésiastique arlésienne s'agrandit de l'évêché d'Uzès qui passe sous la métropole d'Arles.

En 794, au concile de Francfort, les limites entre les provinces ecclésiastiques d'Arles et de Vienne sont à nouveau débattues. La province ecclésiastique d'Arles perd les archevêchés d'Aix et d'Embrun, qui sont élevés au rang de métropoles. La province ecclésiastique d'Arles conserve cependant huit suffragants : Marseille, Toulon, Orange, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Avignon, Vaison, Cavaillon et Carpentras.

 

 

Archevêques :

 

.Raimbaud de Reillanne, prince-archevêque d’Arles de 1030 à 1069

Famille tenant son nom de Reillanne, village relevant de l’abbaye de Montmajour et futur siège d’un vicomté.

Sous son règne, le Royaume de Bourgogne-Provence est intégré à l’empire.  II affirme  la primauté de son siège sur les autres diocèses provençaux.

En 1046, Raimbaud participe au synode de Sutri et assiste à Rome, au couronnement de l'empereur Henri III qu'il rencontre personnellement.

  

.Aicard d'Arles, prince- archevêque d’Arles de 1070 à 1080

De la famille des vicomtes de Marseille. Fils  de Geoffroi, vicomte de Marseille ; frère d’Hugues Geoffroi et de Pons de Peynier, vicomtes de Marseille.

Dans les démêlés de l’empereur Henri IV avec le pape Grégoire VII, il prend parti pour l’empereur, pour se soustraire à l’autorité du comte Bertrand, qu’il chasse de sa capitale, et fait prendre à son père le titre de vicomte d’Arles. Aicard de Marseille usurpe l'archevêché d'Arles entre 1080 et 1098, puis après un intermède, entre 1108 et 1113.

 

.Gibelin de Sabran, prince- archevêque d’Arles, officiellement de 1080 à 1107 effectivement  à partir de 1098 après le départ à la croisade d'Aicard

De la famille célébre de Sabran.

Au concile d’Avignon de 1080 auquel assiste l’archevêque d’Arles Aicard, Gibelin de Sabran est nommé officiellement archevêque d’Arles et Aicard destitué. Gibelin est consacré par le Pape. Mais le clergé et le peuple d’Arles souhaitent conserver leur archevêque de la famille des vicomtes de Marseille qui a pris parti pour l’empereur Henri IV contre le pape Grégoire VII. C’est pourquoi, Gibelin de Sabran, malgré l’appui du comte Bertrand II de Provence  ne peut prendre possession de son diocèse.

Menacé par les arlésiens lors de son entrée en ville, il doit renoncer et se contenter pendant de nombreuses années de l’évêché d’Avignon où il se replie à partir de 1094.

Vers1098-1099, profitant d'un voyage d'Aicard en Palestine, il se fait relever par une Bulle du Pape Urbain II des serments (renoncement à l’archevêché d’Arles) qu’il avait prononcés en 1080 sous la menace des Arlésiens. En 1105, Raymond de Toulouse comte de Saint-Gilles, dans son testament, ordonne à ses héritiers de lui restituer tout ce qu’il lui avait usurpé à l’évêché d’Arles, Argence, Fourques, au Baron (Albaron) et à Fos.

                                                         

Vacance du siège archiépiscopal  entre décembre 1107 et octobre 1115.

 

 .Atton de Bruniquel, prince-archevêque  d’Arles de 1115 à 1129

De la famille des seigneurs de Bruniquel descendants des comtes de Toulouse. Dans le conflit opposant les maisons de Toulouse et de Barcelone, Atton prend lui aussi le parti du pape, c’est-à-dire des comtes de Barcelone. Ce conflit (1121-1123)  va entraîner de vives tensions entre la maison des Baux, qui soutient Alphonse Jourdain, et l’archevêque Atton. Le 3 février 1120, le pape Calixte II lui demande  de réprimer les déprédations de Guilhem Porcelet, seigneur arlésien allié des Baux. Ce même pape, le 22 avril 1122, l’informe de l’excommunication d’Alphonse Jourdain, comte de Toulouse.

 

.Bernard Garin, prince-archevêque d’Arles de 1129 à 1138, légat du pape

 

.Guillaume Monge, prince-archevêque d’Arles de 1138 à 1142, seigneur de Salon de Provence en 1142,  légat du pape

Après avoir reçu la seigneurie de Salon-de-Provence en 1142, il fait de Salon  la résidence principale des archevêques d’Arles. La ville et son château sont ainsi liés pendant sept siècles à la temporalité de l'Église d'Arles.

 

.Raimon de Montredon, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence  de 1142 à 1160

De la famille noble du nom de la baronnie de Montredon.

Comme par la suite ses successeurs, il se préoccupe de renforcer son pouvoir temporel. Ainsi en 1142, Peire de Lambesc qui reçoit en fief de l'archevêque Raimon,en contrepartie de l'abandon de ses droits sur Salon, les châteaux de Vernègues et d'Avallon, doit prêter un serment de fidélité qui l'oblige explicitement à l'hommage, à une albergue de vingt chevaliers et à devoir rendre les deux castra sur simple requête de l'archevêque Raimon de Montredon . En 1142, celui-ci  fait du château de l’Empéri de Salon la résidence principale des princes-archévêques d’Arles.

Cependant les grands seigneurs comme ceux des Baux ou de Marseille, échappent à ce traitement et bénéficient de la poursuite des relations traditionnelles, plus égalitaires.

 

En ce qui concerne les Baux, Raimon de Montredon comprend en effet rapidement l'intérêt à s'entendre avec ces seigneurs qui disposent en outre d'une certaine influence sur le comte de Toulouse, Alphonse Jourdain  avec lequel le siège d'Arles est en délicatesse à propos des terres d'Argence l’Argence,  petit territoire entre Beaucaire et Saint-Gilles depuis le début du XII° siècle.

Le 2 septembre 1143, Raimon de Montredon qui manifeste toujours une neutralité bienveillante vis-à-vis d’Alphonse Jourdain dans le conflit qui oppose les maisons d’Aragon et de Toulouse à Fourques, donne  Argence en fief à Alphonse Jourdain.

Pour des raisons que l’on ignore, la ville d’Arles semble s’opposer  à son autorité vers 1150, à la suite de quoi il doit lui concéder une charte de consulat.

 

Raimon de Montredon s'efforce également de maintenir de bonnes relations avec les empereurs, qui sont les suzerains des archevêques, initialement d’abord avec Conrad III[], puis avec  Frédéric Ier Barberousse, dont il obtient à Worms, en juin 1152 (ou 1153 ?) la confirmation des privilèges de l’Église d’Arles

.

.Raimon de Bollène, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1163 à 1182

 

Originaire du Comtat.

 

Il arrive sur le siège archiépiscopal d'Arles à la fin des guerres baussenques, période de tension entre les maisons de Toulouse et de Barcelone. En 1166, à la mort du comte de Provence, Raimond-Bérenger II, le comte de Toulouse Raymond V épouse sa veuve Richilde et s’empresse de s’emparer de la Provence. Mais dès le 16 avril 1166, le comte Alphonse II d'Aragon (Alphonse Ier de Provence) se trouve en Provence pour défendre le domaine familial et les combats entre les deux prétendants ravagent une fois de plus l'Argence et la Camargue. Le comte dispose de l'appui de Raimon de Bollène, qui lui cède les places fortes d'Albaron et de Fos, points stratégiques importants pour la défense de la Camargue. Raimon intervient et grâce à sa médiation, un traité de paix est signé entre les deux princes le 18 avril 1176 à Tarascon. Il bénéficie alors des faveurs du nouveau comte Raimond-Bérenger III avec qui en août 1177, il partage des droits de l'atelier monétaire d'Arles. 

 

Une des conséquences de ce conflit est le regain d’intérêt de l’empereur Frédéric Ier Barberousse, suzerain des comtes de Provence et prince-évêque d’Arles pour son royaume de Bourgogne-Provence. []Le 31 juillet 1178, c’est Raymond de Bolléne[] qui le couronne roi de Bourgogne-Provences (ou d’Arles) dans la basilique Saint-Trophime  en présence de tous les grands du royaume à l'exception toutefois du comte de Provence. Ce couronnement marque l’apogée de la puissance des archevêques d’Arles.

 

Dans la continuité de la réforme grégorienne, Raimon de Bollène s’attache à féodaliser les liens qui unit l’archevêque et ses vassaux. Toutefois, cette féodalisation est encore limitée et semble s’accompagner d'augmentation de fief. En 1178 ou 1179, Raimon de Bollène donne Mornas et Mondragon en augmentation de fief à Raymond V pour obtenir son hommage pour la terre d'Argence.

 

  

 

.Pierre Isnard, prince-archevêque, seigneur de Salon de Provence de 1183 à 1190

 

Dans cette seconde moitié du XII°siècle, les archevêques d'Arles sont choisis au sein du chapitre par la cooptation des chanoines. À partir de 1180, l'importance de l'archevêché d'Arles passe progressivement au second rang, derrière celle d'Aix où les comtes de Provence viennent d'établir leur résidence comtale. La fin du siècle est agitée dans la cité, notamment sur le plan religieux. En revanche, Pierre Isnard  renforce son pouvoir temporel  en doublant le nombre de ses vassaux.

 

 

.Imbert d’Eyguières, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence  de 1191 à 1202

 

Issu de la famille provençale des seigneurs d’Eyguières.

 

À l'époque de son élection, Arles est la proie d’une violence urbaine entre différents partis dont l'archevêché elle-même seigneur féodal d'une partie de la ville.

 

Ainsi lorsqu’en novembre 1191, le pape Célestin III remet à Imbert d’Eyguières qui s’était rendu à Rome pour être sacré des mains du souverain pontife, une bulle lui accordant les pleins pouvoirs pour extirper le mal et lui permet d’user à sa convenance de l’excommunication.

 

Les grandes familles aristocratiques ou de chevaliers lui prêtent hommage.

 

En 1191, il reçoit celui d’Uc V des Baux, puis en janvier 1192, celui de Guilhem Porcelet. Il confie cette même année à Rostaing de Fos la garde des châteaux de Salon, Saint-Chamas, ainsi que la défense du cloître de Saint-Trophime d'Arles. En 1192, Rostaing de Fos lui rend hommage pour les pêcheries du pont Saint Genies qu’il reconnait tenir comme vassal.[]

 

En dépit des exigences de Rome, Imbert entretient des relations cordiales avec la  famille des Baux. Comme son prédécesseur Pierre Isnard, il féodalise les relations entre l’archevêché et cette puissante famille aristocratique au prix d’un doublement des domaines inféodés à cette lignée.

 

Il côtoie Gervais de Tilbury installé à Arles depuis 1189, juriste de l'archevêché et proche du futur empereur Otton IV, qui épouse une de ses parentes. Il négocie des accords au nom de la ville.

 

 

 

Avec Uc des Baux, Guilhem Porcelet et les consuls d'Arles, il passe un traité de Paix avec l'envoyé du podestat de Gênes, en mars 1201 ou 1202.

 

Face à une situation politique tendue opposant les habitants de la Cité et ceux du Bourg qui se disputent le quartier du Méjan, l'archevêque joue de cette rivalité pour imposer en 1202 sa médiation et l'union des deux consultats, rétablissant ainsi l'unité de la ville et privant les Porcelet et les Baux, les seigneurs du Bourg, de toute initiative.

 

 

.Michel de Morèse ou de Mouriès, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence  de 1202 à 1217

 

En janvier 1208, l’attitude anti-épiscopale de l’aristocratie et du comte se traduit par le meurtre de Peire de Castelnau assassiné par un proche du comte de Toulouse et des Porcelet aux portes d'Arles.

 

À la suite de cet incident et de l'opportunité offerte par le décès du comte de Provence, Alphonse II, le 2 février 1209 à Palerme, le conflit va désormais s'étendre avec la croisade des albigeois entreprise dès la fin du mois de juin 1209. L’église d’Arles profite de cette situation. Arrivée dans la cité vers le 15 juillet, l’armée des croisés impose sa loi et le parti anticlérical arlésien est alors sévèrement châtié : le château des Porcelet érigé est par exemple démantelé. Ainsi, à la veille de la bataille de Muret du 12 septembre 1213,  Michel de Morèse parvient à rétablir sa domination complète sur la cité.

 

En 1214, l’empereur  Frédéric II de Hohenstaufen adresse à l’archevêque Michel un diplôme où sont explicitement reconnus ses droits et prérogatives et où sont énumérées ses possessions. La comparaison  de ce  diplôme avec celui délivré à l’archevêque de Vienne montre que les droits de l’archevêque d’Arles sont moins étendus que ceux du métropolitain de Vienne. Déjà, en effet, se développe à Arles un pouvoir rival de celui de l’archevêque, celui de  la commune, à la tête de laquelle se trouvent les consuls ; déjà des conflits s’étaient produits entre l’archevêque et les bourgeois : quelques années avant la Diète de Bâle de 1214, le pape  Innocent III avait dû s’adresser aux chefs de la Commune pour leur enjoindre de respecter les droits de l’archevêque. 

 

 

Si peu enclin qu’il soit à favoriser les communes, l’empereur Frédéric ne croit pas pouvoir sanctionner les privilèges des archevêques d’Arles, sans garantir par un acte solennel l’organisation municipale de cette ville, qu’il savait avoir été autrefois confirmée par son grand-père Barberousse. Aussi lui reconnait-il le droit d’être régie par des consuls investis chaque année de la juridiction, sous la suzeraineté de l’archevêque qui les nomme ou au moins participe à leur désignation. Le 20 avril 1215, Frédéric informe le comte de Provence, les seigneurs de Baux et tous les barons et châtelains du royaume d’Arles qu’il a pris en sa garde spéciale l’archevêque d’Arles et il les invite à s’unir à lui pour assurer à ce prélat une protection efficace.

 

 

.Hugues Ier, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence en 1217

 

 

.Hugues Béroard, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1218 à 1232

 

En 1217, il se trouve à Rome lorsque lui parvient sa nomination à l’archidiocèse d’Arles. Il est alors consacré par le pape Honorius III le 27 mars 1218. Cette même année 1218, l’empereur Frédéric II rend un diplôme en faveur d’Hugues Béroard. Prolongeant son séjour dans la ville éternelle, il ne prend officiellement possession de son siège qu’au début 1219. Cette absence prolongée de la cité arlésienne à une époque de fortes tensions entre l’archevêché et le patriarcat local va avoir pour conséquence l’effritement du pouvoir d’Hugues Béroard avec la création dès 1220, à l’instar des villes italiennes, d’un nouveau système de gouvernement, la podestarie qui remet en cause la mainmise de l’archevêque sur la nomination des consuls de la ville. Il participe ainsi le 6 février à la réunion qui décide l'installation d'un podestat pour mettre fin aux troubles domestiques. Ce mode d'administration se traduit par le fait de confier la conduite de la ville à un personnage appelé podestat, véritable gouverneur de la cité. Il s'agit généralement d'un étranger, plus précisément d'un Italien, non lié aux factions arlésiennes, recruté et renouvelé chaque année pour assurer un gouvernement neutre ; il est muni de pouvoirs temporaires mais toutefois très étendus.Sur le plan politique, Hugues Béroard soutient le comte  Raimond Bérenger IV de Provence, pour mettre un terme aux hostilités qui désolent la Provence. Il engage le comte de Toulouse à renoncer à ses alliances en deçà du Rhône et à ne fournir désormais aucun secours aux Marseillais ni aux Tarasconnais.

 

 

 

En 1230, les événements amènent  Hugues Béroard, à la Cour impériale. Il y obtient encore une fois la confirmation des droits et privilèges de son siège. De plus, Hugues présente à l’empereur la triste situation à laquelle les guerres et l’avidité de voisins tels que les Baux et le comte de Toulouse, ont réduit son Église ; Frédéric  II prolonge alors jusqu’au terme de la vie de Hugues la concession du péage de Salon, et lui permet de lever un autre péage à Arles. Enfin, pour trancher toutes les difficultés que pourraient soulever les seigneurs et les communes, il reconnait à l’Église d’Arles la liberté absolue d’acquérir, à titre gratuit ou onéreux, malgré les prescriptions contraires des statuts locaux. Hugues séjourne à la Cour assez longtemps pour assister, en septembre 1232, à l’entrevue d’Anagni, où a lieu la réconciliation de l’Empereur avec Grégoire IX. Quand il revient d’Italie, il est visiblement affermi dans la faveur impériale et investi derechef de la mission difficile de rétablir la paix, si profondément troublée par les différends du comte de Provence avec la commune de Marseille et son allié le comte de Toulouse.                                                        

 

.Jean Baussan, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1233 à 1258

 

Il entre en en lutte avec la confrérie des bailes, confrérie d’origine essentiellement aristocratique constituée de quelques bourgeois enrichis, dirigée par Bertrand et Raymond Porcelet. Celle-ci est profondément anticléricale, le patriciat redoutant la richesse croissante des ordres religieux et réagissant aux règles très contraignantes adoptées lors du concile de juillet 1234 présidé par Jean Baussan. En dépit des prescriptions du Concile, l’opposition se manifeste sous la forme d’associations illicites qui portent le nom de confréries ; bientôt leurs chefs se rendent maîtres de la cité. Aux excommunications, les révoltés répondent par une de ces interdictions de l’eau et du feu si fréquemment employées contre les clercs à cette époque du moyen âge : il est défendu de vendre des aliments aux membres du clergé ; l’usage des moulins, des fours publics et des fontaines leur est refusé. Aussi les clercs sont-ils réduits à quitter la ville rebelle : l’archevêque Jean Baussan, dont le palais est occupé par ses ennemis, a grand-peine à se réfugier à Salon. Arles demeure aux mains des adversaires du clergé ; le culte y est suspendu, les sacrements n’y sont plus administrés, et, comme il n’y a plus de curés, quelques-uns s’enhardissent jusqu’à contracter mariage en présence des laïques, au mépris des prohibitions formelles de l’Église. Ce mouvement est extrêmement violent avec des assassinats, le sac du palais de l’archevêque qui doit s’exiler, l’usurpation de biens ecclésiastiques et la suppression des sacrements ecclésiastiques.

 

 

 

La papauté, sans désavouer l'archevêque d'Arles, prend également ses distances. Elle redoute en particulier que dans l'agitation du mouvement communal, les tribunaux inquisitoriaux puissent servir les intérêts politiques de l'épiscopat local. Ainsi, le pape Grégoire IX lui enlève la juridiction de l'inquisition et en 1235, le légat Jean de Bernin, archevêque de vienne nomme des juges issus de l'ordre des prêcheurs pour la Provence. Les dominicains contrôlent désormais l'inquisition du comté, jusqu'en 1249 où elle passe aux mains des franciscains. Bien que les anathèmes contre les confréries aient été renouvelés dans un concile de 1236, l’archevêque cherche un rapprochement : une transaction, intervient en 1236, qui  tout en sauvegardant les apparences extérieures du pouvoir ecclésiastique, confère des avantages importants au parti représenté par les chefs de la confrérie.

 

 

 

Dans une lettre adressée le 8 août 1237, à Henri de Revello, vicaire impérial, le pape Grégoire IX  reproche à l’empereur de s’associer, pour persécuter l’archevêque, à des hommes qui ne respectent point Dieu ; en même temps il invite les bourgeois d’Arles et le comte de Provence à venir en aide à Jean Baussan.

 

 

 

En mai 1238, convoqués par l’empereur Frédéric, les contingents des évêques de Grenoble, archevêque d’Embrun, de l’évêque du Valentinois et du Diois rencontrent  à Vérone sous les drapeaux de l’Empire les troupes du comté de Savoie et aussi celles des comtés de Provence et de Toulouse, conduites par Guillaume de Savoie, évêque élu de Valence. L’archevêque d’Arles, Jean Baussan, et l’évêque de Marseille, Benoît d’Alignan, ont devancé Raymond Bérenger à la Cour impériale ; ils sont à Vérone dès le mois de juin.

 

 

 

Tous deux figurent comme témoins dans un acte où l’Empereur promet sa protection à la ville d’Embrun et lui assure le maintien de ses libertés et coutumes. Jean Baussan  profite de son séjour au camp impérial pour faire renouveler ses privilèges qui ne sont reconnus qu’avec la formule restrictive employée quelques mois auparavant dans le diplôme conféré à l’archevêque de Vienne. Cet acte de pure forme ne désarme pas les adversaires de Jean Baussan ; les troubles provoqués par la Confrérie agitent de nouveau la ville d’Arles.

 

 

 

En décembre 1238, le vicaire de l’empire, Bérard de Lorette, vient à Arles pour y demander au nom de l’Empereur le serment des habitants ; Jean Baussan craignant qu’un tel serment prêté directement à l’empereur n’amoindrisse les droits de son Église, n’hésite pas à s’opposer aux prétentions du vicaire impérial. Bérard est obligé d’accepter une transaction proposée par l’archevêque : les Arlésiens prêtent serment à l’empire « sauf  les droits de l’Église d’Arles, la liberté et les franchises des gentilshommes et des bourgeois de cette ville. »

 

 

 

Au début de l’année 1239, le pape prononce l’excommunication de Frédéric II.

 

Au début de l’été de 1239, les habitants d’Arles voient arriver dans leur cité Raymond Bérenger.  Le comte de Provence est bien reçu, même par le vicaire impérial, qui alors réside à Arles et qui dans toute cette affaire semble avoir joué un rôle de dupe. Raymond peut librement, d’accord avec ses partisans, préparer son plan, si bien qu’un jour le vicaire impérial est purement et simplement expulsé ; la cité se retrouve sous l’influence, plus puissante que jamais, de l’habile comte de Provence.

 

 

 

Raymond Bérenger, promet de sauvegarder les droits de l’Église d’Arles, se faisant attribuer, sa vie durant, la juridiction sur la cité, et prête à l’archevêque un serment à peu près analogue à celui des podestats. L’empereur réagit vivement et ordonne au comte de Provence et aux bourgeois d’Arles de rétablir aussitôt son vicaire dans tous ses droits ; il se plaint amèrement à Louis IX de la conduite de son beau-père le comte de Provence Raymond-Bérenger. Mais cette démarche reste inefficace: Arles est alors perdue pour la coalition des Impériaux et des adversaires du clergé.

 

 

 

A l’été 1248, Frédéric II retrouve meilleure fortune dans  son royaume de Bourgogne-Provence. Inquiétées par l’avènement de Charles d’Anjou, dominées par des factions hostiles aux croyances catholiques et à l’influence française, les grandes communes de Provence, Arles, Avignon et Marseille, s’unissent  dans une confédération nouvelle. Un mouvement très violent se produit à Arles, où les adversaires du clergé reprennent  le dessus : les principaux partisans de l’Église sont emprisonnés ; les factieux se saisissent des domaines des Églises et ravagent ceux du comte de Provence ; l’archevêque Jean Baussan est l’objet de grossières menaces.

 

 

 

Au mois de novembre 1248, les prélats des provinces de Vienne, d’Arles, d’Aix et de Narbonne, décident de tenir à Valence un Concile présidé par deux cardinaux légats du Saint-Siège, Pierre d’Albano et Hugues de Sainte Sabine.  

 

 

 

Ce concile condamnent  ceux qui ne respectent pas les excommunications, ceux qui méprisent l’autorité des inquisiteurs, ceux qui interdisent aux ecclésiastiques le feu et l’eau, les fours et les moulins ; ceux qui assassinent les clercs, s’emparent des biens de l’Église, et ceux qui refusent de jurer la paix et de renouveler ce serment de trois ans en trois ans.  Sont frappés des sentences les plus sévères les meneurs qui ont appelé le secours de Frédéric, dont l’excommunication est de nouveau solennellement publiée, ceux qui ont recours à son intervention et font accueil à ses envoyés.

 

 

 

Mais la voix du Concile n’est guère écoutée  à Arles ;  la faction provençale et française est toujours cruellement maltraitée ; non contents de refuser au clergé les dîmes qui lui sont dues, les rebelles frappent les ecclésiastiques de lourdes taxes.

 

 

 

Mais entre 1245 et 1250, Jean Baussan  doit solliciter une aide non désintéressée du comte de Provence Charles Ier d'Anjou qui a succédé au comte Raymond-Bérenger  IV;   il perd après ces conflits, ses prérogatives temporelles sur la ville.

 

Avec la fin du règne des grands empereurs Hohenstaufen et le début d’un Interrègne de 23 ans, l’arrivée de la Maison d’Anjou, l’influence impériale dans le comté de Provence va considérablement diminuer.

 

En effet, en 1251, la ville d’Arles se soumet à Charles d’Anjou.

 

 

.Bertran Malferrat, prince-archevêque d’Arles,  seigneur de Salon de Provence de 1258 à 1262

 

Il vend le château de Beaucaire au roi de France Louis IX.

 

 

.Florent, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1262 à 1266

 

Le 7  juin 1266, peu de temps avant sa mort, il reçoit à Salon l’hommage de son vassal Bertrand des Baux.

 

 

.Bertran de Saint-Martin, évêque de Fréjus de 1248 à 1264, évêque d’Avignon  de 1264 à 1266, prince-archevêque d'Arles, seigneur de Salon de Provence  de 1266 à 1273, cardinal.

 

Comme évêque d'Avignon, il se montre attaché aux intérêts de la maison d'Anjou, et Charles d'Anjou, comte de Provence, l’apprécie.

 

La première année de son règne, il fait hommage à Barral de Baux, pour la terre de Mouriès, que son Eglise tient en fief de ce seigneur. L’année suivante, le 10 juin, il se rend à Tarascon recevoir à son tour l'hommage de Bertrand de Baux, fils de feu Guillaume de Baux, seigneur de Berre, pour différents fiefs, entre autres pour les terres de la Crau.

 

 

 

Au début juin 1273, il est nommé cardinal-évêque de Sainte-Sabine par le pape Grégoire X devenant le  premier des archevêques d'Arles promu à cette haute dignité.

 

 

.Bernard de Languissel, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1274 à 1281

 

Issu d’une famille noble du comté de Toulouse

 

 

.Bertrand Amalric, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1281 à 1286.

 

 

.Rostaing de la Capre, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1286 à 1303

 

En résidant à Avignon et en se réservant le gouvernement de l'Église de ce diocèse, les papes d'Avignon deviennent des évêques suffragants de l’archevêque d’Arles et affaiblissent donc son autorité de métropolitain.

 

 

.Peire de Ferrières, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1304 à 1307.

 

Chancelier du roi Charles II  de Sicile.

 

 

.Arnaud de Faugères, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1307 à 1310, cardinal.

 

Il appartient à la famille des seigneurs de Faugères, seigneurie vassale du comté de Toulouse dont  Guisalfred de Faugères a fait hommage au roi de France Philippe le Bel en 1285.

 

Il devient archevêque d’Arles avec l’appui du comte de Provence et roi de Sicile, Robert d’Anjou. Il intervient à la demande du pape Clément V auprès de Philippe le Bel et, en récompense, est nommé cardinal-évêque de Sabine le 19 décembre 1310.

 

 

 

.Gaillard de Faugères, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1310 à 1317,

 

Frère du précédent.

 

 

.Gaillard de Saumate, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1318 à 1323.

 

 

.Gasbert de Valle, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1323 à 1341

 

 

.Jean de Cardonne, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1341 à 1348

 

 

.Étienne Aldebrand, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1348 à 1350

 

 

.Etienne de la Garde prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1351 à 1361

 

 

.Guillaume de la Garde, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1361 à 1374

 

Neveu du précédent.

 

 

.Pierre de Cros, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1374 à 1388, cardinal.

 

 

.François de Conzié, évêque de Grenoble de 1380 à 1388, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1388 à 1390

 

La famille de Conzié est une des plus anciennes de Savoie.

 

 

.Jean de Rochechouart, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1390 à 1398, cardinal 

 

À la fin du siècle, au début du Grand Schisme (1378-1418), où deux papes rivaux (et bientôt trois) prétendent régner sur la chrétienté, l’un installé à Rome et l’autre à Avignon, les comtes de Provence profitent de la situation pour usurper des droits de l'Église d'Arles.

 

 

 

Après la mort de Jean de Rochechouart le siège archiépiscopal d'Arles demeure vacant de 1398 à 1405, période pendant laquelle Pedro de Luna, anti-pape sous le nom de Benoit XIII, nomme successivement plusieurs administrateurs pour le spirituel, se réservant les revenus de l'archevêché.

 

 

.Paul de Sade, évêque de Marseilles, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence en 1410

 

Élu le 13 novembre 1410 par le chapitre d'Arles; son élection n'est pas validée par le pape ou plutôt l'antipape Jean XXIII qui impose Jean Allarmet de Brogny.

 

 

.Jean Allarmet de Brogny, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1410 à 1423

 

Il préside le concile de Constance de 1414 à 1418 qui met fin au Grand Schisme.

 

 

.Louis Aleman, prince-archevêque d’Arles de 1423 à 1440, puis de 1449 à 1450, seigneur de Salon de Provence, cardinal 

 

Neveu de François de Conzié.

 

La deuxième session du Concile de Bâle se tient le 15 février 1432.

 

Le 16 mai 1439, Louis Aleman, archevêque d'Arles qui préside la trente-troisième session du concile de Bâle, soutenu par les archevêques de Tours et de Lyon, et par le docteur parisien Thomas de Courcelles, fait publier trois décrets déjà minutés dans les congrégations précédentes.                                               

 

C’est l'évêque de Marseille, Louis de Glandève qui les prononçe. Ils sont conçus en ces termes:                                                                                                      

 Premier décret - C'est une vérité de la Foi catholique, déclarée par le concile de Constance, et par le présent de Bâle, que la puissance du concile général, est supérieure au pape.       

 Deuxième décret - C'est une vérité de la Foi catholique que le pape ne peut en aucune façon dissoudre, transférer ni proroger le concile général représentant l'Eglise universelle, à moins que le concile n'y consente.                                         

 Troisième décret - On doit regarder comme hérétique quiconque contredit les deux vérités précédentes.

 

 

 

Louis Aleman, lors du concile de Bâle, en 1439, participe activement à la déposition du pape Eugène IV et à l'élection d'Amédée VIII, duc de Savoie, connu dans l'histoire comme l'antipape Felix V. En 1440, il est excommunié par le pape.

 

 

.Robert Damiani,

 

En 1440, après l'excommunication de Louis Aleman, Arles est sans archevêque. Partisan zélé du roi René, évêque de Tibériade puis à partir de 1447 archevêque d'Aix, il remplit alors les fonctions épiscopales dans ce diocèse, jusqu'au retour en grâces de Louis en 1449.

 

 

.Pierre de Foix (1386-1464) prince-archevêque d'Arles, seigneur de Salon de Provence de 1450 à 1462, cardinal 

 

 

.Philippe de Lévis, prince-archevêque d’Arles de 1462 à 1475, seigneur de Salon de Provence, cardinal.

 

En 1472, lorsque le pape Sixte IV nomme Urbain de Fiesque, évêque de Fréjus, le roi essaye sans succès pendant plus de quatre ans de s'opposer à ce choix.

 

 

 

A la mort de Philippe de Lévis, le pape Sixte IV réduit le diocèse d’Arles : il détache le diocèse d'Avignon attribué en 1474 à son neveu Julien de la Rovere, le futur pape Jules II, de la province d'Arles, l'érige en archevêché et lui attribue comme suffragants les évêchés comtadins de Carpentras, Cavaillon et Vaison.

 

 

.Eustache de Lévis, prince-archevêque d’Arles de 1475 à 1489, seigneur de Salon de Provence, cardinal 

 

Frère de Philippe.

 

Avec le rattachement de la Provence au Royaume de France, Il perd le droit de battre monnaie.

 

 

 

 


 

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 09:13

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

2. Marquisat de Provence

 

c. Comtat Venaissin/Evêchés et papes d’Avignon

 

Le Comtat  Venaissin est une partie  du Marquisat de Provence.

Au début du XI° siècle, soit lors de l’intégration à l’empire du Royaume de Bourgogne-Provence, le vicomte  et l’évêque d’Avignon s’installent à chacune  des extrémités du rocher. Le pouvoir du vicomte et celui de l’évêque s’affaiblissent. Le pouvoir dans le comté de Provence appartient alors à trois familles, celle des comtes de Toulouse, marquis de Provence, celle des comtes de Forcalquier et celle des comtes de Provence proprement dit. Avignon se trouvant à l’intersection des possessions de chacune, reste indivise. En 1129, Guillaume III, comte  de Forcalquier, remet avant de mourir à l’évêque d’Avignon «  pouvoir, juridiction et seigneurie ». En 1161, l’empereur Frédéric Barberousse confirme à l’évêque ses droits.

La croisade contre les Albigeois et le Traité de Meaux (mars / avril 1229)  vont accélérer le processus de séparation entre Avignon et le marquisat de Provence. Par le traité de Meaux/Paris de 1229 que lui impose  le roi de France, Raymond VII de Toulouse rend hommage à saint Louis et promet sa fille à l'un des frères du roi, Alphonse de Poitiers, destinant son comté de Toulouse, faute d'héritier mâle, à devenir l'un des apanages de la couronne de France. Il renonce en outre à tous ses " autres pays et domaines situés en-deçà du Rhône dans le royaume de France " et précise " quant aux pays et domaines que j'ai au-delà du Rhône dans l'Empire (marquisat de Provence venaissin), je les cède à perpétuité à l'Eglise romaine entre les mains du légat. "

Mais par bulle signée à Montefiascone du 8 septembre 1237, l’empereur Frédéric II restitue à Raymond VII le Comtat venaissin qui est reconquis à main armée, en 1236, par Raymond de Toulouse.

En 1238,  l’évêque d’Avignon,  qui a répondu comme vassal à la demande de l’empereur Frédéric II d’envoie de troupes à son camp de Vérone,  reçoit de ce dernier un diplôme confirmant celui délivré à son prédécesseur en 1157.

Un diplôme de l’année 1239, rendu en faveur de la ville d’Avignon, montre que l’empereur Frédéric II est fidèle à sa volonté de s’allier la Commune contre  l’évêque ; en effet si l’évêque est bien le président de la Commune, l’autorité appartient aux huit consuls (4 à l’origine), 4 chevaliers et 4 prudhommes élus pour un an.

Avignon est alors une des villes les plus importantes du Marquisat de Provence.

C’est dans cette ville que le vicaire impérial Bérard, chassé d’Arles en 1239 trouve refuge mais son inexpérience politique soulève contre lui là aussi les ennemis de l’Empereur; il s’en faut de peu qu’Avignon ne passe au clergé et au comte de Provence. C’est l’arrivée du comte de Toulouse et marquis de Provence  Raymond VII qui sauve la situation : à la demande du conseil général et du Parlement d’Avignon, il prend la charge de podestat, et Bérard   impuissant accepte cette désignation.  

.Zoen Tencarari, évêque d’Avignon de 1240/1242  à  1261/1263 

La lutte se poursuit entre l’Église et l’Empire. Zoen Tencarari, évêque d’Avignon et légat apostolique[  lance, dans son diocèse d’Avignon, un édit frappant de la peine de la confiscation des fiefs quiconque porterait aide ou assistance à l’empereur  Frédéric II. L’évêque travaille de tout son pouvoir à enlever définitivement à l’empereur ses appuis dans le royaume de Bourgogne-Provence, Raymond VII et les Avignonnais. Sous son règne, la commune d’Avignon  se rallie à la cause de l’évêque et du comte de Provence Raymond Bérenger.

Après ses succès militaires en Italie, l’empereur Frédéric n’a plus envie de ménager les Avignonnais.

Par un diplôme rendu par lui à Pise, au mois d’août 1244, il exprime enfin, contre les Avignonnais, les sentiments de colère que, par prudence sans doute et pour éviter de compromettre des chances de réconciliation, il contient depuis plus d’un an. Pour les punir de la guerre détestable qu’ils font à l’Empire, et aussi  « au comte de Toulouse», il leur enlève les droits que le comte Raymond leur avait jadis concédés sur les fiefs des Amic (descendants de Giraud II Amic de Sabran Forcalquier). Désormais, Giraud et Pierre d’Amic relèveront directement du comte de Toulouse ; la seigneurie d’Avignon est supprimée.  

Mais Raymond VII meurt le 22 septembre 1249 à la suite d’un accès de fièvre. Alors qu’à la mort de Raymond-Bérenger c’est Charles d’Anjou, qui est devenu  comte de Provence, c’est un autre frère du roi de France et gendre du comte de Toulouse Raymond VII, Alphonse de Poitiers, qui hérite du comté de Toulouse et du marquisat de Provence.

Dès 1251, Avignon, reconnait la souveraineté indivise des deux comtes de Provence et  de Toulouse.

Le légat Pierre d’Albano, au nom de l’Église romaine, se rend alors dans le Venaissin pour recouvrer cette terre : les représentants d’Alphonse y envoient, de leur côté, le seigneur de Lunel qui peut y servir utilement les intérêts de son maître ; en dépit des prétentions de l’Église, Alphonse conserve le titre de marquis de Provence et garde jusqu’à sa mort la seigneurie d’Avignon. Alphonse gère lui-même ses fiefs, à partir de différentes demeures au sud-est de Paris. Il communique par chevaucheurs avec les sénéchaux de son domaine (sept au total).

 

Celui-ci comprend le comté de Poitiers, la Saintonge, l’Auvergne (sans Clermont), le comté de Toulouse, le Quercy, le Rouergue, l’Agenais ; il est suzerain de la Marche, de Comminges et de l’Armagnac ; il possède désormais en outre le titre de marquis de Provence, quelques fiefs autour d’Orange, et la co-suzeraineté sur Avignon. []Ses sénéchaux sont ceux de Poitou-Saintonge, le connétable d’Auvergne, le sénéchal de Toulouse, de Quercy-Agenais, de Rouergue, du Comtat Venaissin.

.Bertran de Saint-Martin, évêque d’Avignon de 1264 à 1266

Nommé évêque d’Avignon par le pape Urbain IV,il se montre attaché aux intérêts de la maison d'Anjou ; Charles d'Anjou, comte de Provence, sait apprécier ses services.

Sous le pontificat de Clément IV, Bertran de Saint-Martin joue un rôle important en Italie.

.Raymond II, évêque d’Avignon en 1271 jusque vers 1272

A la mort du comte de Toulouse et marquis de Provence Alphonse II en 1271,  c’est le roi Philippe le Hardi, fils de Louis IX, dit Saint Louis, roi de France, et de Marguerite de Provence, fille de Raymond-Bérenger IV, comte de Provence  et de Béatrice de Savoie, qui hérite du Comtat Venaissin.

.Robert II, évêque d’Avignon de 1272 à 1279

Le roi de France cède ses droits au pape le 19 février 1274 ; dès le 27 avril 1274, pour affirmer ses droits, le pape Grégoire X nomme en 1274  le premier recteur du Comtat Venaissin en la personne  de Guillaume de Villaret.         

Pierre Rostaing, évêque de Carpentras, est le premier à rendre hommage au représentant du pape.

En 1275, le recteur convoque les trois évêques du Comtat, Avignon, Carpentras et Vaison   ainsi que les nobles du Venaissin à une assemblée afin d’adopter des nouveaux statuts. En 1277, alors qu'il porte toujours la charge de recteur, Guillaume de Villaret devient conseiller de Charles Ier d'Anjou, qui, entre autres titres, est roi de Sicile. En 1290, Charles d’Anjou devient comte de Provence. 

Le roi Philippe IV le Bel ayant besoin d’argent décide de lever, en 1295, un impôt exceptionnel sur le clergé, la « décime ». Le pape Boniface VIII, qui tire d'abondants revenus de France, répond par la bulle de 1296 dans laquelle, il dit, à l'intention des souverains, que le clergé ne peut être soumis à aucun impôt sans l'accord du Saint-Siège.

Les évêques sont tenus de suivre les recommandations du Saint-Siège sous peine d'excommunication. En rétorsion, Philippe Le Bel interdit toute exportation de valeurs hors du royaume de France, ce qui a pour effet de priver le pape d'une part importante de ses ressources. Les rapports avec Rome se tendent et, en 1302, par la bulle Unam Sanctam, Boniface VIII affirme la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel et, de ce fait, la supériorité du pape sur les rois. Philippe le Bel réunit alors un concile des évêques de France pour condamner le pape qui menace de l'excommunier  et de jeter l'interdit sur le royaume de France.

Fort du soutien de la population et des ecclésiastiques, le roi de France envoie son garde des sceaux, le chevalier Guillaume de Nogaret avec une petite escorte armée vers l'Italie afin d'arrêter le pape et de le faire juger par un concile. Nogaret est bientôt rejoint par un ennemi personnel de Boniface VIII, Sciarra Colonna, qui lui fait savoir que le pape s'est réfugié à Anagni. Le 8 septembre 1303, lors d'un entretien tumultueux, le pape Boniface VIII est menacé par Guillaume de Nogaret. Il meurt quelques semaines plus tard. Son successeur Benoît XI est élu le 22 octobre 1303. Il annule la plupart des mesures de nature à vexer le puissant roi de France avant de mourir lui-même le 7 juillet 1304.

Pendant onze mois, de pénibles tractations se déroulent entre le parti français, conduit par la famille romaine des Colonna, et le parti du défunt Boniface VIII, emmené par les Caetani. On décide finalement de choisir le pape à l'extérieur du Sacré Collège des cardinaux et l'unanimité ou presque se fait sur le nom de Bertrand de Got, prélat diplomate et juriste éminent, resté neutre dans la querelle entre le roi Philippe le Bel et le pape Boniface VIII. Le 5 juin 1305, les cardinaux, réunis en conclave à Pérouse, portent à la tête de l'Église Bertrand de Got qui choisit le nom de Clément V. Le nouveau pape renonce à se rendre à Rome par crainte des intrigues locales et des risques liés au conflit des guelfes et des gibelins: Il choisit en définitive de se faire couronner à Lyon, encore en terre d'Empire, le 1er novembre 1305. Clément V fait son possible pour se concilier les bonnes grâces du puissant Philippe le Bel, mais repousse sa demande d'ouvrir un procès posthume contre Boniface VIII.  

En 1307, il a un entretien avec le roi  où il est question en particulier du sort des Templiers. Philippe le Bel veut supprimer cet influent et riche ordre de moines-chevaliers. C'est chose faite le vendredi 13 octobre 1307 sans que le pape n’ait pu s'y opposer.

Le concile de Vienne, qu'il a convoqué pour juger l'Ordre du Temple, nécessite qu'il se rapproche de cette ville. Il rejoint donc le Comtat Venaissin, terre pontificale[]. Si son choix se porte aussi sur la ville d'Avignon, c’est que sa situation sur la rive droite du fleuve le met en relation avec le nord de l'Europe, par l'axe Rhône/Saône[] et dans cette vallée du Rhône, frontière commune entre la France et l’Empire.

Clément V n'arrive à Avignon que le 9 mars 1309. Sous son pontificat, Avignon devient, sous la haute surveillance du roi de France Philippe le Bel, la résidence officielle d'une partie du Sacré Collège des cardinaux, tandis que le pape préfère résider dès 1310 à Carpentras, Malaucène ou Monteux, cités comtadines. Le rôle de l’évêque d’Avignon devient marginal.

.Jacques Duéze, évêque de Fréjus en 1300, d’Avignon en 1310 puis pape sous le nom de Jean XXII de 1316 à 1334

Il est appelé par Charles II d'Anjou roi de Naples, comte de Provence comme chancelier de Provence en 1308[]. Il est nommé évêque d’Avignon le 18 mars 1310.

À la mort de Clément V, et suite à une élection difficile, Jacques Duèze est élu  pape à Lyon le 7 août 1316. Couronné le 5 septembre, il choisit le nom de Jean XXII.

À 72 ans, il n'a qu'un rôle politique effacé jusqu'alors. Or, dès le 9 août, il fait part de son intention de rouvrir l'Audience de la Contredite à Avignon, le 1er octobre suivant Il signifie ainsi sa volonté de fixer la papauté dans la ville dont il avait été l'évêque depuis le 18 mars 1310.La logique aurait voulu que Carpentras soit le séjour transalpin de la papauté. Mais la plus grande ville du Comtat Venaissin restait entachée par le coup de force des Gascons lors du conclave qui avait suivi la mort de Clément V. De plus, l'ancien évêque d'Avignon, préférait, à l'évidence, sa cité épiscopale qui lui était familière et qui avait l'avantage de se situer au carrefour des grandes routes du monde occidental grâce à son fleuve et à son pont. 

Sous son règne, le recteur du Comtat Venaissin Arnaud de Trian se met à résider à Carpentras qui devient la capitale du comtat.

Les relations  de Jean XXII avec l'empire se tendent quand le 8 octobre 1323, il déclare en plein consistoire que le nouvel empereur Louis IV de Bavière est un usurpateur et un ennemi de l'Église. Convoqué à Avignon pour se justifier de son soutien aux Visconti, il ne se présente pas et est excommunié le 23 mars 1324. En représailles Louis IV de Bavière descend en Italie avec son armée pour se faire couronner à Rome et fait élire un antipape en la personne de Nicolas V qui destitue Jean XXII.

.Benoît XII, pape de 1335 à 1342

Le 4 décembre 1334, à l'aube, Jean XXII meut à 90 ans. C’est Jacques Fournier, dit le cardinal blanc, qui lui succède. Après avoir choisi le nom de Benoît XII en l’honneur du patron de l’Ordre des cisterciens dont il est issu, le nouveau pape est couronné, en l’église des dominicains d’Avignon, le 8 janvier 1335, par le cardinal Napoléon Orsini, qui avait déjà couronné les deux papes précédents.

L'idée première de ce pontife est de remettre de l'ordre dans l'Église et de ramener le Saint-Siège à Rome. À peine élu, il fait annuler les commandites de son prédécesseur et renvoyé dans leur diocèse ou abbaye tous les prélats et abbés de la cour[].

Le 6 juillet 1335, quand arrivent à Avignon des envoyés de Rome, il leur fait la promesse de revenir sur les bords du Tibre mais sans préciser de date[]. Mais la révolte de la cité de Bologne et les protestations des cardinaux mettent un terme à ses désirs et le convainquent de rester sur les rives du Rhône.

Le 10 novembre 1337, commence la Guerre de Cent ans. Benoît XII, par ses légats, sollicite une trêve qui est acceptée par les deux parties. Ce n’est pourtant pas ce conflit franco-anglais qui l’incite à se faire édifier un palais fortifié mais, dès son élection, la crainte de l’empereur Louis de Bavière. Même si Benoît XII se montre plus conciliant que son prédécesseur, Avignon, se trouve en terre d'empire,  tout en étant infiniment plus sûre que toute autre ville d'Italie.

.Clément VI, pape de 1342  à 1352

Homme de confiance du roi Philippe VI qui le fait entrer au Conseil royal. En 1330, il est chancelier de France et en 1332, il dirige l'ambassade française.

Devenu pape, Clément VI,  attentif à la question dauphinoise, écrit à Philippe VI, le 11 avril 1344, pour lui proposer que le fils aîné du roi de France porte le titre de Dauphin[]. Le pape envisage ensuite de lever l’excommunication du dauphin Humbert II, qui a fini de rembourser jusqu’au dernier florin à la Révérente Chambre Apostolique, mais il y met une condition. Il doit lui céder le fief de Visan.

L’accord passé, le 31 juillet, Clément VI reçoit Humbert dans son palais de Villeneuve-lès-Avignon. Le Dauphin du Viennois rend hommage et le pape lève les sentences.

André de Hongrie, époux de la Reine Jeanne, comtesse de Provence est assassiné le 18 septembre 1345 ; la reine Jeanne fuit dans son comté de Provence. En mai 1347, Louis Ier de Hongrie, qui veut venger la mort de son frère André passe à l’offensive et s’avance jusqu’à Aquila avec ses Magyars. Arrivé à Bénévent, à trois jours de marche de Naples, il fait tenir le 11 janvier 1348 un message menaçant à la reine. Peu rassurée, Jeanne préfère fuir la colère de son ex beau-frère et cousin de Hongrie. Elle quitte Naples pour Marseille. Le 27 février, la comtesse-reine se rend à Châteaurenard où elle attend que le pape lui accorde  audience. Clément VI la reçoit le 15 mars.

Jeanne a deux objectifs. Tout d’abord se faire absoudre d’un crime dont beaucoup pensent que si elle n’en était pas responsable, elle y a pour le moins consenti. Le second, non moins important, est de demander au pape de renflouer ses finances. Il lui faut beaucoup d’or pour lever des troupes capables de s’opposer à celles de son cousin de Hongrie. Sur les deux points, le Souverain Pontife fait preuve d’une rare compréhension. Il pardonne publiquement à Jeanne sa conduite légère et la lave de tout soupçon dans l’assassinat de son premier époux en la déclarant absoute. Enfin il lui offre 80 000 florins pour l’achat de sa ville d’Avignon. C’est Estienne Aldebrandy, archevêque d’Arles, qui passe le contrat de vente d’Avignon, avec toutes ses dépendances.

Avignon relevant toujours de l’empire, l’acte est fait en présence des plénipotentiaires de l’empereur Charles IV de Luxembourg qui enregistrent la cession par lettres datées du 9 juin.

La ville devient alors indépendante de la Provence et propriété pontificale comme le Comtat Venaissin. Lorsqu'en 1352, Clément VI décède, les réserves financières du Siège apostolique sont au plus bas.

.Innocent VI, pape de 1352 à 1362

En 1355, Innocent VI fait élever de nouveaux remparts.

.Urbain V, pape de 1362 à 1370

Le 6 novembre 1362, dans la chapelle du palais vieux, Guillaume de Grimoard est couronné pape par Étienne-Audouin Aubert, cardinal d’Ostie et neveu du pontife défunt. Il prend le nom d'Urbain V.

Le 23 mai 1365, l’empereur  Charles de Luxembourg, à la tête d’un somptueux cortège et d’une imposante armée, accompagné de son vassal le comte de Savoie Amédée VI descend la vallée du Rhône. Il vient en Provence pour se faire sacrer roi de Bourgogne-Provence. Il  arrive  à Avignon le lendemain de l’Ascension. L’empereur s’installe avec sa suite dans Tour Campane.

Le lendemain de la Pentecôte, couronne en tête et sceptre en main, l’empereur assiste à la messe pontificale. Le jour suivant, le 2 juin, il quitte la cité papale  pour Arles où il est couronné roi pour la vigile de saint Boniface. L’empereur revient à Avignon le 6 juin et en repart trois jours plus tard après avoir obtenu du pape, suite à la mort de Ludovic de la Torre, patriarche d’Aquilée, la nomination comme nouveau patriarche du souabe Marquand de Randeck, évêque d’Augsbourg, homme possédant une grande expérience des armes.

.Grégoire XI, pape de 1370  à   1378

Grégoire XI  ramène la papauté à Rome où il décède en 1378.

En 1411, Jean XXIII nomme François de Conzié, déjà camérier et Vicaire Général d'Avignon, gouverneur des États pontificaux. Ce pape, incapable de régler à Pise les problèmes du royaume de Naples et désirant s'installer à Avignon, lui adresse  des instructions le 31 décembre 1412, notamment pour les réparations nécessaires au palais des papes.  

François de Conzié fait restaurer tous les édifices endommagés pendant la « guerre des Catalans », dont le pont d'Avignon, la cathédrale et les remparts. Le 21 décembre 1415, il reçoit l’empereur Sigismond de Luxembourg venu spécialement à Avignon pour passer les fêtes de Noël. En 1418, quand l’élection de Martin V par le concile de Constance met un terme au Grand Schisme, Pierre d'Ailly est nommé légat à Avignon par le nouveau pontife. Il meurt toutefois peu de temps après et n'est pas remplacé, François de Conzié continuant à gouverner seul.

 

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 18:11

 

   

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 17:43

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)

       terres d’empire de 1032 à 1486

 

2. Marquisat de Provence

 

 

 

 

 

b. comté / principauté d’Orange, terre d’empire de 1032 à 1713

 

 

 

 

Maison d’Orange-Nassau

.Guillaume Ier d’Orange-Nassau  dit le Taciturne (1533-1584) prince d'Orange de  1530 à 1584, comte de Nassau de 1544 à  1584, puis de Katzenelbogen, de Vianden, burgrave d'Anvers, stathouder de Hollande, de Zélande et d'Utrecht à partir de 1559 

Héritier de son cousin germain René de Nassau mort sans descendance et fondateur de la maison d’Orange-Nassau.

À l'origine membre de l'entourage de Charles Quint et fidèle partisan des Habsbourg, Guillaume d'Orange est surtout connu pour avoir été l'initiateur et le chef de la révolte des Pays-Bas espagnols contre le roi d'Espagne Philippe II, fils de Charles Quint.

La principauté d´Orange est rattachée unilatéralement au Dauphiné par le roi de France Henri II  en 1551, qui doit cependant la restituer à Guillaume Ier en 1559.

.Philippe-Guillaume d'Orange  (1554-1618) prince d’Orange de 1584 à 1618

Fils de Guillaume Ier d'Orange-Nassau.

Alors que son père est engagé dans la rébellion des provinces septentrionales des Pays-Bas espagnols, il est pris en otage  par le duc d'Albe à l'âge de treize ans et est envoyé en Espagne pour conclure ses études. Demeuré catholique, il est tenu à l'écart de la rébellion et demeure fidèle à la couronne d'Espagne. Il poursuit ses études à l'université d'Alcalá de Henares.

.Guillaume II d’Orange-Nassau, prince d’Orange de 1618  à 1650.

.Guillaume III d’Orange-Nassau, prince d’Orange de  1650  à 1702

Seul enfant de  Guillaume II et de la princesse royale Marie, fille ainée du roi Charles Ier d'Angleterre et la sœur de Charles II et de Jacques II.

Huit jours avant la naissance de Guillaume, son père meurt de la variole ; ainsi Guillaume devient prince d'Orange dès le jour de sa naissance.

Louis XIV occupe plusieurs fois le territoire de la principauté dans le cadre des guerres menées contre le stadhouder Guillaume III d'Orange (qui devient plus tard le roi Guillaume III d’Angleterre et d’Écosse) : en 1673, 1679, 1690 et 1697.

Une dernière occupation, à partir de 1702 mène à la reconnaissance définitive de l’acquisition au traité d'Utrecht en 1713. La reine Béatrix des Pays-Bas, descendante directe de Guillaume Ier d’Orange-Nassau  porte encore aujourdhui le titre de princesse d’Orange-Nassau et de baronne d’Arlay (baronne von Arlay) avec la devise française de « Je maintiendrai » sur les armoiries de sa famille.

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 09:00

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE

 

 

 

 

 

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)

                                                                                                                           terres d’empire de 1032 à 1486

 

 

2. Marquisat de Provence

 

 

b. comté / principauté d’Orange, terre d’empire de 1032 à 1713

 

Maison de Chalon

 

.Jean III de Chalon-Arlay (1361-1418) prince d’Orange de 1393 à 1418, seigneur d’Arlay, vicomte de Besançon, seigneur d’Arguel et de Cuiseaux

Descendants de Jean Ier de Chalon (1190-1267) comte de Chalon, comte d'Auxonne, il est le fondateur de la seigneurie de Chalon-Arlay, apparentée à celle des comtes de Bourgogne et des comtes de Chalon, enrichie par l’exploitation des mines de sel de Salins et fondatrice du château d’Arlay dans le comté de Bourgogne.

Il épouse en 1386 la princesse Marie des Baux, fille de Raymond III des Baux, prince d’Orange et de Jeanne de Genève et devient lui-même prince au décès de son beau-père.  Marie des Baux est issue de la famille des comtes de Genève qui s’éteint en 1394 de sorte  que les princes d’Orange revendiquent l’héritage du comté de Genève jusqu’au jour où le comte de Savoie Amédée III en rachète tous les droits.

 

.Louis II de Chalon-Arlay (1390-1463), prince d’Orange, seigneur d’Arlay et Arguel, vicaire impérial de Bourgogne-Provence de 1421 à 1429

Fils du précédent ; sa jeunesse se déroule à Nozeroy ou parait peu Jean de Chalon presque toujours aux armées du duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Son père le fiance dès 1397 à Jeanne de Montbéliard, fille d’Henri de Montfaucon.

 

En 1413, Louis rejoint son père en Charolais ct y prend part à une courte campagne. L'année suivante, il se distingue an siège d'Arras et fait un séjour à la cour du duc de Bourgogne. Au mois d'août  I415, Louis entreprend le voyage de Terre-Sainte. Il est déjà de retour en Franche-Comté à la fin de l'année.

 

Après avoir passé plusieurs mois dans ses terres pour en surveiller l'administration, il quitte de nouveau Nozeroy en  juillet 1417, avec une troupe nombreuse de seigneurs franc-comtois, ils s'emparent de Nogent-le-Roi, rejoignent le duc de Bourgogne à Beauvais et l'accompagnent dans sa marche sur Troyes. Pendant ce temps, Marie des Baux, mère de Louis, expire à Lons-le-Saunier.

 

La reine Isabeau fait choix de Louis de Chalon et le nomme son commissaire en Languedoc le 30 janvier 1418. Louis de Chalon reçoit, le 9 septembre, la nouvelle de la mort, de son père.Il devient ainsi Prince d'Orange.  

 

Le comte de Foix réussit en janvier 1419  à se faire nommer lieutenant de Languedoc. Louis découragé de se voir abandonné par le roi et le duc de Bourgogne quitte le Midi et rentre en Franche-Comté.  Dès le mois de septembre 1419, il repart pour le Charolais, où la guerre contre les Armagnacs redouble d’intensité après l’assassinat de Jean-sans-Peur à Montereau. Il est nommé par la duchesse de Bourgogne gouverneur de Sens, Saint-Pierre-le-Moutier et Mâconnais. Puis Il engage à cette occasion un interminable procès avec le duc de Savoie, Armédée VIII, procès qui est porté devant le tribunal de 1'empereur, s’agissant de terres d’empire. Mais Il échoue dans ses revendications, et par le traité de Morges du 24 juin 1428,  il se réconcilie avec Amédée VIII qui lui abandonne ses droits à Echallens, à Montagny à Orbe, et le château de Grandson, en Suisse.  Le duc de Bourgogne vient à Nozeroy en  avril 1422 ou il est  brillamment reçu.

 

De son voyage à Nuremberg, Louis rapporte plusieurs privilèges: le 4 juin 1421, il est nommé vicaire impérial en Bourgogne, Dauphiné, Viennois,Valentinois et Provence au grand mécontentement du Duc de Bourgogne Philippe le Bon, mécontentement redoublé quand ce dernier apprend que l’empereur  Sigismond a remis secrètement au prince d'Orange une  charte d'investiture du comté de Bourgogne pour la faire valoir en temps et lieu. Ensuite  de cette désignation, Louis s'établit à Jougne, y bat monnaie et y  ouvre une cour impériale. Les Bisontins qui refusent de reconnaitre son autorité sont sévèrement châtiés par l’empereur en 1425.

 

Malgré le ressentiment qu'éprouve Philippe-le-Bon contre  son vassal, il entreprend avec lui la campagne de Hainaut contre Jacqueline de Bavière en 1426, mais en même temps il cherche par tous les moyens à arrêter les entreprises de son vassal  à Jougne.  Enfin, en 1129, Louisrenonce à ce vicariat qui a été pour lui une source d’ennuis et se réconcilie avec le duc de Bourgogne.

 

En 1428, Louis prépare un coup de main sur le Dauphiné  et fait, occuper par ses gens les places de Colombier, d’Anthon et de Saint Romain  qu’il prétend avoir achetées à Agnès de la Chambre, veuve du marquis de Saluces ; Il agit de même à Theys, Pierre, Domène et Auberive  ou il dit avoir des droits. Le gouverneur du Dauphiné, Mathieu de Foix, privé de l'aide du roi de France et manquant de troupes, est obligé d’accepter les conditions du prince d'Orange, dans un traité signé à Grenoble le 15 aout 1428.

 

Durant l'année 1429, Louis fait ses préparatifs pour envahir le Dauphiné ; il y est encouragé par le duc de Bourgogne et par le duc de Savoie. Raoul de Gancourt, nommé gouverneur de Dauphiné, requiert  alors l'aide du routier espagnol Rodrigue de Villandrando. Le 26 mai 1130, ce dernier s'empare d’Auberive, place occupée par les orangistes.

 

Louis de Chalon arrive à Aithon et livre bataille le Il juin à l'armée dauphinoise. Il est mis en pleine déroute par Rodrigue et de Gaucourt. Conséquences de sa défaite, Orange est assiégée par les Dauphinois et se rend le 3 juillet ; Louis retourne en Franche-Comté.

 

Nouvelles opérations contre les Armagnacs sur les frontières du duché de Bourgogne, Louis y prend part et s'établit à Tournus, d'où il rayonne dans les environs. L'année suivante, il décide d’assiéger la place de Sanceney en Charolais. Après s’en être emparé, il répond à l'appel du maréchal de Toulongeon et marche avec lui sur le Barrois contre René d'Anjou.

 

De retour dans ses terres, Louis est obligé de renoncer à  son péage de Jougne, qu'il a étendu arbitrairement jusqu’ à Saint-Claude. Une révolte qui éclate dans cette même ville contre le duc de Bourgogne en 1432, l'engage dans de nouveaux démêlés avec ce dernier; cependant il est choisi pour représenter le duc aux conférences d'Auxerre de l432 ; il y rencontre La Trémouille, et, aidé par lui, il tente de se rapprocher de Charles VII.

 

Le 22 juin 1432, Louis, qui s'est rendu à Loches, conclut avec le roi un traité par lequel il entre au service de Charles VII et  recouvre ses terres du Dauphiné. A son retour dans le Jura il reçoit à Nozeroy, au début de l’année 1435, la duchesse, puis le duc  Bourgogne.

 

La paix d'Arras signée le 21 septembre 1425, Louis regagne ses châteaux, qu’il ne quittera pour ainsi dire plus ; II assiste à l'entrée de l'empereur Frédéric III à  Besançon en 1441, puis rentre à Nozeroy ou sont célébrées avec éclat les noces dc Guillaume de Chalon, que le duc et la duchesse de Bourgogne honorent de leur présence.

 

Un an après la mort le 14 mai 1445 dc Jeanne de Montbéliard, Louis se remarie avec Eléonore d’Armagnac. Il parcourt chaque année ses terres du Jura et de Suisse, et entreprend d'importantes réparations dans ses châteaux.

 

En 1456, le dauphin Louis s'enfuit du Dauphiné, par crainte de son père. Il est reçu par Louis de Chalon à Vers et gagne ensuite le Brabant.

 

Louis aspire à la succession du comté de Neuchâtel, rendue vacant par la mort du comte Jean de Fribourg le 9 lévrier 1458 mais  il se heurte à la résistance de Rodolphe de Hochberg, qui a été désigné comme héritier du comte Jean et

l'empereur Frédéric III de Habsboug, devant lequel la cause a été portée, lui interdit toute tentative sur le comté.

 

Il meurt le 3 décembre 1463.

                                                              

.Guillaume VIII de Chalon ( ?-1475) prince d’Orange, seigneur d’Arlay de 1463 à 1475

 Fils du précédent.

 

.Jean IV  de Chalon (1443-1502), prince d’Orange, seigneur d’Arlay, de Nozeroy et de Montfort  de 1475 à 1502

 

Fils du précédent. En 1479  son château fort d’Arlay est détruit par l’armée du roi de France Louis XI suite à la mort du duc de Bourgogne Charles le Téméraire en 1477. Les Pays-Bas bourguignons et le comté de Bourgogne passent sous suzeraineté des Habsbourg par le mariage en 1477 de la duchesse Marie de Bourgogne  avec Maximilien de Habsbourg.

 

.Philibert de Chalon (1502-1530) prince d’Orange, seigneur d’Arlay de 1502 à 1530, vice-roi de Naples,

 

En 1530, il est commandant des armées de l’empereur Charles Quint en guerre contre le roi de France François Ier ; il meurt sans héritier direct à la bataille de Gavinana près de Pavie.

 

.René de Chalon (1519-1544), prince d'Orange de 1530 à 1544, comte de Nassau et seigneur de Bréda,

Fils unique du comte Henri III de Nassau-Breda et de Claude de Chalon, sœur du dernier prince d'Orange de la maison des comtes de Bourgogne, Philibert de Chalon.

Il succède en 1540 à l'inamovible comte de Hoogstrate comme stathouder pour l’empereur Charles-Quint des comtés de Hollande et de Zélande, ainsi que de la temporalité d'Utrecht; après la reconquête du duché de Gueldre, en 1543, il est également investi de ce gouvernement.Conformément au testament de ce dernier (1528), il hérite de la principauté d'Orange à la mort de son oncle en 1530. Quoiqu'un codicille ultérieur l'en dispensât, il releva le nom et les armes de la famille d'Orange-Chalon lors des funérailles solennelles de Philibert à Lons le Saunier.

René de Chalon épouse la fille du duc Antoine de Lorraine, Anne le 20 août 1540, à Bar-le-Duc. Ils ont une fille, Maria, qui ne survit que 3 semaines.

Il est tué lors du siège de Saint-Dizier en 1544. L'empereur Charles Quint en personne l'assiste dans son agonie et prévient personnellement la princesse de sa mort.

Tout comme son oncle, faute de descendance légitime, il doit se résoudre à désigner comme héritier un membre d'une lignée collatérale. Son cousin Guillaume de Nassau-Dillenburg, qui devient célèbre sous le nom de Guillaume le taciturne, hérite donc de toutes ses terres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 08:48

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)                                                                                                                       terres d’empire de 1032 à 1486

 

 

 

2. Marquisat de Provence

 

b.comté / principauté d’Orange, terre d’empire de 1032 à 1713

 

 

 


Maison des Baux

 

.Bertrand des Baux, (vers 1137-vers 1181-1183), comte d’Orange en 1173   prince d’Orange de 1173 à 1183, seigneur des Baux de 1175 à 1183

 

Fils de Raymond des Baux et d’Étiennette de Provence, soeur de Douce de Carlat, toutes deux filles de Girbert, vicomte de Gévaudan, de Millau, de Carlat, et de Gerberge d'Arles, comtesse héritière de Provence.

Son père Raimond des Baux se rend  à Wutzbourg voir l'empereur Conrad III  suzerain du comté de Provence afin qu'il reconnaisse les droits d’Étiennette et de lui-même issus de l'héritage de Gerberge.

 

Le 4 août 1145, l'empereur  Conrad III valide leurs titres sans en préciser trop le contenu, et leur  donne le droit de battre monnaie, à Arles et à Trinquetaille, avantage attaché à l’immédiateté impériale. Raimond des Baux  meurt en 1150, Hugues II son fils ainé de Bertrand lui succède mais par un traité signé à Arles cette année 1150, Etiennette et ses fils doivent renoncer à leur droit sur le comté de Provence.

Mais moins de cinq ans plus tard, allié au comte de Toulouse, son frère Hugues des Baux  obtient  un premier succès d'ordre diplomatique en  recevant  de l'empereur Frédéric Barberousse la confirmation des titres de sa maison.

Mais les hostilités  tournent  à la confusion. La maison des Baux doit  s'avouer battue en 1156. En 1162, lors du troisième et dernier conflit, les Catalans s’assurent définitivement de leurs adversaires. Le château des Baux est rasé et le territoire avoisinant ravagé. La maison de Barcelone fait reconnaître sa victoire militaire par les chancelleries, bien qu’Hugues des Baux essaye de contrarier cette démarche en faisant état auprès de Frédéric Barberousse des deux diplômes pourvus de la bulle d'or impériale, émanant l'un de Conrad, l'autre de Frédéric Barberousse lui-même. Mais Frédéric Barberousse se garde bien de donner raison au vaincu. En 1173, Bertrand épouse  la princesse d’Orange Thiburge II et en 1175, il  récupère la baronnie des Baux, fief de sa famille. En 1177, il obtient entre autres privilèges de l'empereur Frédéric Ier Barberousse: celui de marcher, enseignes déployées, des Alpes au Rhône et de l'Isère à la Méditerranée, et celui de battre monnaie d'or, d'argent ou d'étain. Le 30 juillet 1178, Frédéric Ier Barberousse est couronné roi de Bourgogne-Provence par l'archevêque d'Arles, Raimon de Bollène.

Il approuve le testament qu’Hugues II des Baux  et frère ainé de Bertrand a fait en sa faveur, en outre Bertrand des Baux  reçoit de l'empereur le droit de se qualifier prince d'Orange, d'en prendre les armes, d'user de ses prérogatives et de porter la couronne et tous les insignes de la souveraineté. Bertrand des Baux bénéficie de l’immédiateté impériale avec le droit de porter couronne couronne « nullo mediante » et dispose de droits régaliens. Frédéric Ier, en octroyant à de petits princes le droit de frapper monnaie,  leur impose certaines réserves, témoignant de leur dépendance de l'empire et de leur infériorité vis-à-vis des grands États, au milieu desquels ils sont quelquefois enclavés.

 

Le nom de l'empereur paraît d'abord sur les monnaies accompagné de la lettre initiale du nom du prince plus ou moins dissimulée, jusqu'à ce qu'une plus grande indépendance ait amené les seigneurs d'Orange à faire paraître leurs noms en entier et plus tard encore à graver leurs têtes, imitant toujours dans leur forme les monnaies ayant le plus de cours.

Bertrand et Thiburge II d'Orange ont plusieurs enfants :


.Hughes IV des Baux (1173-1240) l'aîné, poursuit la branche aînée des Baux. Il est consul d'Arles et vicomte de Marseille, et garde la seigneurie des Baux. 

.Bertrand II des Baux devient le chef de la branche de Berre (Meyrargues, Marignane et Puyricard).                                                                                                                                                   

.Thiburge des Baux.                                                                                             

 .Guillaume Ier des Baux, prince d'Orange, devient le chef de la Maison d'Orange.

 

.Guillaume Ier des Baux (c.1155-1218), co-prince d'Orange, seigneur des Baux  de 1180 à 1218, vice-roi du Royaume de Bourgogne-Provence

Fils de Bertrand des Baux.

 

En 1215 (ou 1214), à Metz quand Frédéric II souhaite affirmer son pouvoir en Provence, Guillaume reçoit la vice-royauté du royaume de Bourgogne-Provence. Opportuniste, il soutient le pape et la croisade de Simon de Montfort contre son rival le comte de Toulouse et marquis de Provence Raymond VI, mais fait prisonnier par les Avignonnais, les fidèles alliés de Raymond, il meurt égorgé.

 

.Guillaume II des Baux (vers 1200-1239), co-prince d’Orange, seigneur des Baux de 1180 à 1239

Fils du précédent.

 

.Raymond II des Baux (1230-1279), prince d’Orange, seigneur des Baux  de   à 1279

 

.Bertrand II des Baux ( ?), prince d’Orange, seigneur des Baux de 1282 à 1314

Fils du précédent. Il épouse Eléonore de Genève.

 

.Raymond III des Baux ( ? -1393), prince d’Orange, seigneur des Baux de 1340 à 1393

Il épouse en secondes noces Jeanne de Genève, fille du comte de Genève avec lequel ils ont Marie des Baux.

 

 

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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 09:48

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)                                                                                             

 terres d’empire de 1032 à 1486  

 

 

2. Marquisat de Provence

 

 

b.comté / principauté d’Orange, terre d’empire de 1032 à 1713  

 

En 1032, le comté de Provence  est fief du Saint-Empire romain germanique, car faisant partie du royaume de Bourgogne- Provence. Le comté de Provence est démembré à partir de 1125 en comté de Forcalquier, Marquisat de Provence et comté de Provence et le comté d’Orange devient lui-même un fief du Marquisat de Provence.

 

.Bertrand-Rambaud ou Bertrand d’Orange (né vers 1045 et mort après 1073), seigneur d’Orange et co-seigneur de Nice

Fils de Guillaume II, comte de Provence, et de Gerberge de Bourgogne. Il dirige la Provence indivise avec son frère aîné Guillaume à partir de 1018 et avec son plus jeune frère Geoffroi au plus tard à compter de 1032. Après la mort de Guillaume, il prend  le titre de marquis, devenant ainsi le chef de la dynastie.

Il se marie avec Gilberge, fille de Foulques Bertrand de Provence, comte de Provence de 1018 à sa mort. Sa veuve se remarie avec Bertrand Raimbaud, fils de Rambaud de Nice, frère de Laugier, et de Pierre II de Nice, évêque de Sisteron, puis évêque de Vaison


.Raimbaud II d'Orange, (né vers 1066- 1121 ?), comte d'Orange, vicomte de Nice de   ?  à 1121

 

.Thiburge ou Tiburge d'Orange, comtesse d’Orange  de 1121 ? à 1150

Fille et unique héritière de  Rambaud II d'Orange ; elle épouse vers 1103 Géraud Adhémar de Montélimar, avec lequel elle a pour fils Guillaume, prince d’Orange ; puis  en seconde noces vers 1126-1130 Guilhem d'Aumelas, second fils de Guilhem V de Montpellier. Thiburge finit ses jours en 1150.et Guillaume, son époux en 1156, laissant d'elle deux fils, Guillaume et Raimbaut d'Orange et deux filles, Thiburge II d'Orange et Tiburgette.

 

Le comté de Provence est démembré à partir de 1125 en comté de Forcalquier, marquisat de Provence et comté de Provence et le comté d’Orange devient lui-même un fief du Marquisat de Provence.

 


.Thiburge II d’Orange, comtesse d’Orange de 1150  puis princesse d’Orange de 1163 à 1198 ?

 

En 1162, Raymond Bérenger III de Barcelone, comte de Provence, est confirmé dans ses droits par l’empereur Barberousse, mais la guerre se poursuit avec  Raymond V de Toulouse  marquis de Provence 

Les communautés du Comtat profitent de ces guerres entre lesdeux  grands pour se donner une constitution consulaire. Raymond V de Toulouse, de son côté, obtient l'hommage des barons de la Drôme et du Comtat.

A défaut d’obtenir  satisfaction, en  1163, l'empereur Frédéric Barberousse élève Orange au rang de principauté.

 

En 1173, la princesse  d’Orange Thiburge II épouse Bertrand des Baux.

 

 

 

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