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31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 09:05

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

 


R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)

      terres d’empire de 1032 à 1486

 

2. Marquisat de Provence

 

 

Maison de Poitiers

 

 

.Guillaume de Poitiers (1149-1187) comte de Valentinois et de Diois de 1125 à 1187

 

Fils d’Aymar Ier de Poitiers ;

 

En 1157, l’empereur Frédéric Barberousse fait donation de Valence et des treize  paroisses qui l’entourent à l’évêque de Valence. Dès l’année 1163, Guillaume occupe le Diois et donne quelques inquiétudes à l’évêque.  Puis il épouse en 1165, Béatrice de Viennois, fille de Guigues IV le Dauphin et de Marguerite Clémence de Bourgogne.

 

.Aymar II de Poitiers (1186-1250) comte de Valentinois et de Diois de 1187 à 1250

 

En 1189, les comtes de Toulouse donnent le Diois en fief à Aymar II de Poitiers, lequel décide de le réunir au comté de Valentinois ce qui n’est pas du goût des évêques-comtes de Die qui vont contester la suprématie sur ce territoire aux comtes de Valentinois.

 

.Aymar III de Poitiers (1226-1277), comte de Valentinois et de Diois  de 1250 à 1277

Petit-fils du précédent, marié en premières noces à Sibylle de Beaujeu, fille d'Humbert V, seigneur de Beaujeu ; marié en secondes noces en 1254 à Marguerite de Savoie, fille d'Amédée IV, comte de Savoie ; marié en troisièmes noces en 1268 à Alixente de Mercoeur, fille de Béraud VIII, seigneur de Mercoeur.

 

En 1273, il commence une guerre contre les évêques de Valence et de Diois. Le 25 septembre 1275, le Pape Grégoire X unit alors les deux évêchés de Valence et de Die à Vienne pour résister aux ennemis de l’Eglise. Dès lors, un seul évêque est le chef des deux diocèses, il réside à Valence, mais Die garde son autonomie et son administration.

 

.Aymar IV de Poitiers (1249 -1329), comte de Valentinois et de Diois de 1277 à 1329

Fils du précédent et de Sibylle de Beaujeu ; marié en premières noces en 1270 à Hippolyte de Bourgogne ; marié en secondes noces en 1288 à Marguerite de Genève.

 

Convoqué  en 1291 par l’empereur Rodolphe de Habsbourg à Morat comme  l’évêque de Valence Jean de Genève, il se voit confirmer comme l’évêque ses pouvoirs comtaux.

 

.Aymar V de Poitiers (1271-1339), comte de Valentinois et de Diois de 1329 à 1339

Fils du précédent ; marié en 1284 à Sibylle des Baux.

 

.Louis de Poitiers ( ?  -1345), comte de Valentinois et de Diois de 1339 à 1345

Fils du précédent.

 

.Aymar VI le Gros de Poitiers ( ? - 1374), comte de Valentinois et de Diois de 1345 à 1374, recteur du Comtat Venaissin

Fils du précédent.

 

Aymar VI  occupe avec ses troupes la ville de Crest. L’évêque de Valence et de Diois Louis de Villard se résigne à une transaction au terme d’un traité de Lyon en 1356.  Cherchant à conserver une indépendance vis à vis de la couronne de France, il obtient de l'empereur Charles IV le titre  de vicaire général de l'empereur au royaume d'Arles..                 

 

.Louis II de Poitiers (1354-1419), comte de Valentinois et de Diois de 1374 à 1419,

Cousin germain du précédent, fils d'Aymar de Poitiers et de Guyotte d'Uzès,  marié à Cécile Roger de Beaufort puis à Guillemette de Gruyère en 1417, il reste sans postérité légitime à sa mort.

 

Par son testament du 22 juin 1419, il fait du futur roi Charles VII  son héritier universel, à charge que ses comtés de Valentinois et de Diois restent unis au Dauphiné de Viennois et tenu dans les mêmes dispositions que la donation du Viennois au dauphin Charles V de France.

Le comté est rattaché au Dauphiné en 1426. Le futur Louis IX, dauphin du Dauphiné met fin à la rivalité séculaire des comtes et des évêques puis, après avoir dépossédé les Poitiers, restreint l’autorité temporelle des évêques par le traité de Die.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 17:40

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)                                                                                                                         terres d’empire de 1032 à 1486

 

2. Marquisat de Provence

 

a. évêché de Valence/ évêché de Die/ comté de Diois/ comté de Valentinois, terres d’empire de 1032 à 1378

 

 

 

 

 

 

 


Evêques de Valence et de Die :

 

 

 

.Philippe de Bernusson, évêque-comte de Valence et de Die 1281-1283

 

 

 

.Henri de Genève, évêque-comte de Valence et de Die en 1283

De la famille des comtes de Genève. Fils du comte de Genève Guillaume II. Frère du comte de Genève Rodolphe et de l’évêque de Genève Robert.

 

.Jean de Genève,évêque-comte de Valence et de Die de 1283 à 1297

Fils du comte de Genève Rodolphe ; neveu du précédent ; frère du comte de Genève Aymon II.

Il doit continuer à se défendre contre Aymar IV de Poitiers qui poursuit la guerre engagée  depuis 9 ans par son père.

Mais en 1291, ils sont tous les deux à Morat ou l’empereur Rodolphe de Habsbourg les a convoqués et où il leur confirme à Morat leurs pouvoirs temporels.

 

.Guillaume de Roussillon, évêque-comte de Valence et de Die de 1297 à 1331                                                                                

 

.Aymar d’Anduze de la Voulte, évêque-comte  de Valence et de Die de 1331 à 1336

Aymar V de Poitiers doit lui rendre hommage de sa moitié de Crest et de 74 autres Seigneuries.

 

.Henri de Villars, évêque-comte de Valence et de Die de 1336 à 1342

Fils de Humbert IV, seigneur de Thoire et de Villars et de Léonore de Beaujeu, et neveu de l'archevêque Louis de Villars. En 1342 il est élu archevêque de Lyon.

 

.Jean de Jaurens, évêque-comte de Valence et de Die de 1351 à 1354

Issu d’une famille noble de Franche-comté.

 

.Louis de Villars, évêque-comte de Valence et de Die de 1354 à 1376

Frère d’Henri de Villars et neveu de Louis de Villars, prince-archevêque de Lyon.

 

Le comte de Valentinois et de Diois, Aymar VI de Poitiers occupe avec ses troupes la ville de Crest. Louis du Villard se résigne à une transaction au terme d’un traité de Lyon en 1356. Les arrangements  durent jusqu’au 2e traité signé à Avignon le 25 septembre 1358, pour la possession du château de Crest et la portion de cette ville appartenant aux églises de Valence et de Die.

 

 

 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 17:20

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R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)                                                                                                                            terres d’empire de 1032 à 1486

 

2. Marquisat de Provence

   

 

a. évêché de Valence/ évêché de Die/ comté de Diois/ comté de Valentinois, terres d’empire de 1032 à 1378

 

 

Evêques de Valence :

 

.Humbert, évêque de Valence de 1028 à 1030

Frère de Guigues Ier le Vieux, dauphin du Viennois

 

.Ponce, évêque de Valence de 1032 à 1056

Fils d'Aimar Ier, comte de Valentinois.

 

.Odon, évêque de Valence de 1058 à vers 1060

 

.Rainachaire, évêque de Valence vers 1060 

 

.Gontard, évêque de Valence de 1063 à 1100

 

.Henri, évêque de Valence de 1100 à 1107

 

.Eustache, évêque de Valence de 1107 à 1141

 

.Jean, évêque de Valence de 1141 à 1146

 

.Bernard, évêque de Valence de 1147 à 1154

 

.Orilbert, évêque de Valence en 1155

 

.Odon de Crussol, évêque-comte de Valence de 1155 à 1185

Famille seigneuriale de Crussol du nom du château éponyme situé en Ardèche près de Valence.

En 1156, il reçoit de l'empereur Frédéric Barberousse un ensemble de droits et de châteaux qui constituent le comté épiscopal de Valence.

Son autorité s'exerce essentiellement sur la plaine de Valence et la vallée du Rhône jusqu'à Loriol : le reste du Valentinois reste sous la domination de maisons allodiales : les Poitiers, les Adhémar (Montélimar), les Bastet (rive droite du Rhône).

À Valence, il doit composer avec les bourgeois à la suite de l'intervention de l'empereur en 1178.

 

.Lantelme, évêque-comte de Valence de 1186 à 1188

 

.Foulques de Dionay, évêque-comte de Valence de 1287 à 1200

De la famille des seigneurs de Dionay dans le Dauphiné.

 

.Humbert de Miribel, évêque-comte de Valence de 1200 à 1220

De la famille des seigneurs de Miribel dans la Bresse.

 

.Géraud (Giraud, Gérold) de Lausanne, évêque-comte de Valence en 1220

Fils d’Ebald III de Grandson ; frère d’Ebald IV de Grandson, seigneur de Grandson.

 

.Guillaume de Savoie, évêque-comte de Valence de 1226 à 1238, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne et seigneur de Piémont,prince-évêque de Liège de 1238 jusqu'à sa mort en 1239.

Sixième des quinze enfants de Thomas Ier de Savoie, et de Marguerite (ou Béatrice) de Genevois. Il appartient, par son père à la Maison de Savoie et descend par sa mère des comtes de Genevois.

En mai 1238, convoqués par l’empereur Frédéric, les contingents de l’évêque de Grenoble, archevêque d’Embrun, des évêques de Valence et du Diois rencontrent  à Vérone sous les drapeaux de l’Empire les troupes du comté de Savoie et aussi celles des comtés de Provence et de Toulouse, conduites par Guillaume de Savoie, l’évêque élu de Valence. L’empereur confirme à cette occasion à Guillaume de Savoie  tous les droits et la juridiction de son Église, et révoque les aliénations faites au détriment de cette Église sans le consentement de l’Empereur. Enfin, il interdit aux bourgeois de Valence et aux habitants du diocèse de s’associer et de se lier par des serments mutuels, si ce n’est avec l’agrément de l’évêque ; il semble donc prendre nettement le parti de l’évêque contre les bourgeois.

 

.Boniface de Savoie, évêque-comte de Valence en 1241

Neuvième fils de Thomas Ier, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et Marguerite (ou Béatrice) de Genève.  Frère des comtes Amédée IV et Pierre II.

 

.Philippe de Savoie, évêque-comte de Valence de 1241 à 1267, archevêque de Lyon de 1246 à 1267, puis comte de Bourgogne de 1267 à 1279 et  comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1268 à 1285.

Huitième fils de Thomas Ier, Il se dépouille de tous ses titres en 1267, à l'approche de la fin de son frère Pierre II de Savoie, pour pouvoir lui succéder.

Il épouse le 11 juillet 1267, la comtesse Alix de Bourgogne fille du comte Othon II de Bourgogne et de Béatrice II de Bourgogne. Par ce mariage sans enfants, il devient comte de Bourgogne, mais à la mort d'Alix, c’est Othon IV de Bourgogne (ou Othelin), né d'un premier mariage d'Adélaïde avec le comte Hugues de Bourgogne qui prend possession de la Bourgogne.

Philippe Ier doit souvent combattre contre Rodolphe de Habsbourg, en Suisse et au Piémont, et parvient à conquérir Turin.

 

.Guy de Montlaur, évêque-comte de Valence en  1268 et de 1272 à 1274

 

.Bertrand, évêque-comte de Valence en 1268

 

.Amédée de Roussillon, évêque-comte de Valence de 1274 à 1281 (Rossillon) et de Die de 1276 à 1281

Sous son règne, l'évêché de Valence  est uni à celui de Die vers  1276.

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 12:44

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

 

 

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)                                                                                                                        terres d’empire de 1032 à 1486

 

 

2. Marquisat de Provence

 

 

 

a. évêché de Valence/ évêché de Die/ comté de Diois/ comté de Valentinois, terres d’empire de 1032 à 1378

 

 

 

 

 

 

 

Au partage de Verdun de 843, la région fait partie de la Francie Médiane ou Lotharingie puis en 855 au Royaume de Provence lequel est uni à celui de Bourgogne en 934.

En 1032, le Royaume de Bourgogne-Provence dit aussi Royaume d’Arles est intégré à l’empire.

Du X°au début du XII° siècle, le comté de Diois est indépendant du comté de Valentinois. En 1125, la Provence est divisée en un Comté de Provence (au sud de la Durance), qui passe à la maison de Barcelone, et en un Marquisat de Provence, qui demeure dans la maison de Toulouse. Les comtes de Diois comme ceux de Valentinois sont vassaux des Marquis de Provence, qui sont donc également comtes de Toulouse. Mais en 1189, les comtes de Toulouse donnent le Diois en fief à Aymar II de Poitiers, qui décide de le réunir au comté de Valentinois.

 

 

Evêques  de Die

 

.Conon, évêque de Die en  1037

 

.Pierre Ier, évêque de Die en  1055-1056

 

.Lancelin, évêque de Die en  1073- ?

 

.Hugues de Bourgogne ou Hugues de Romans, (vers 1040-1106)  évêque de Die de 1074 à 1082 puis, à partir de 1082 archevêque de Lyon, Primat des Gaules.

Lors du concile romain réuni en février 1075 (quand est publié par ailleurs le décret contre les investitures laïques), le pape le nomme légat du pape Grégoire VII  pour la Francie et le royaume de Bourgogne-Provence Bourgogne.

Il applique ainsi les préceptes réformateurs du pape vigoureusement et à plusieurs niveaux :

 

Au plan local, il s'efforce de faire régler dîmes et prémices, et pour améliorer la qualité du clergé, soutient le développement des chanoines réguliers.

Au plan du haut clergé, il réunit une série de conciles régionaux où il diffuse les décrets grégoriens et lutte de façon intransigeante contre l'investiture laïque.

 

.Ponce, évêque de Die de  1084 à 1086

 

.Ismidon de Sassenage, évêque de Die de  1097 à 1115

 

.Pierre II 1116-1119, évêque de Die de 1116 à 1119

 

.Étienne Ier, évêque de Die de  1121 à 1127

 

.Ulric, évêque de Die de  1130 à 1142

 

.Hugues II, évêque de Die de  1142 à 1159

 

.Pierre III, évêque de Die de  1163 à 1173

Au début de son règne, Guillaume fils d’Aymar de Poitiers qui a épousé la comtesse de Die, fille ainée d’Isoard, occupe le Diois et inquiète Pierre III.

 

.Bernard, évêque de Die en 1176

 

.Robert, évêque-comte de Die, comte de Diois le 30 juillet 1178

Il obtient de l’Empereur Frédéric Ie une bulle qui confirme à son église la possession de nombreuses terres. Il reçoit la ville de Die et le comté.

 

.Humbert Ier, évêque-comte de Die  de  1199 à 1212

 

.Didier, évêque-comte de Die, comte de Diois   de  1214  à 1223

En 1214, Il est présent à Bâle comme les principaux évêques de l’empire  et y reçoit de l’empereur Frédéric II de  Hohenstaufen le sceptre, suivant l’usage, l’investiture de son temporel qui comprenait les regalia, la juridiction sur la ville épiscopale, sur les voies publiques du diocèse, quelques forteresses et d’importants droits féodaux.

 

C’est au détriment d’Adémar de Poitiers, seigneur de Valentinois, que Frédéric renouvèle et augmente  les droits de l’évêque de Die. Ici encore, en prenant le parti de l’évêque contre la famille de Poitiers, Frédéric ne fait que se conformer à la tradition de son aïeul l’empereur Frédéric Ier Barberousse.

 

.Humbert II, évêque-comte de Die en  1224

 

.Bertrand d`Étoile, évêque-comte de Die de 1224 à 1243

En mai 1238, l’empereur Frédéric II confirme la charte de 1178 octroyée à l’évêque Bertrand  qui a accompagné de sa personne le contingent de son diocèse à Vérone ; en même temps l’empereur enjoint à ce prélat de rétablir à Die la régularité des poids et mesures, d’en bannir les associations et les conjurations illicites et de faire cesser toutes les exactions illégitimes.

 

.Humbert III, évêque-comte de Die de  1243 à 1245, resigné

 

.Amédée Ier de Genève, évêque-comte de Die  de  1245 à 1275

Fils du comte Guillaume II de Genève et d'Alice de La Tour du Pin. Trois de ses frères deviendront évêques : Guigue à Langres, Aimon à Viviers et Robert à Genève. Par sa tante paternelle Béatrix, il est cousin des comtes de Savoie Pierre et Philippe.

Nommé  évêque par le pape Innocent IV.  [Son entrée solennelle dans la ville de Die se fait en présence de son cousin le Dauphin Guigues VII, devenu son vassal pour les possessions delphinales dans le diocèse de Die. Il entreprend de démêler les différents entre évêques de Die et de Sisteron dans le sud-est du diocèse, autour de l'abbaye de Bodon et, par accord du 11 janvier 1248, reconnaît la prédominance de Sisteron. La même année, il fait en compagnie de l'évêque de Viviers, Arnaud de Vogüé le tour des églises de la région pour y recueillir un nouvel impôt dû au pape, non sans succès, puis assiste au synode de Valence, où sont prises les dispositions concernant l'application locale de la seconde excommunication de l'empereur Frédéric II.

 

Le 16 octobre 1250, les travaux de rénovation étant terminés, il consacre la cathédrale de Die et acquiert des droits sur les terres de Valdrôme, puis affirme en 1251 la suzeraineté des comtes-évêques de Die sur le Vercors, freinant dans les deux cas l'expansion des dauphins de Viennois dans son diocèse.

A la mort de son père, à qui succède Rodolphe, il est chargé de superviser le partage du reste de l'héritage entre ses autres frères. Il délègue en 1253 cette charge à son aîné, étant accaparé par ses démêlés avec les dauphins de Viennois.

La guerre avec Guigues VII est évitée grâce à l'intervention des archevêques de Vienne et de Lyon qui préconisent un partage des terres et poussent le dauphin à se reconnaître vassal de l'évêque de Die en son diocèse.

Amédée consolide ses pouvoirs temporels, en tant que comte de son diocèse, en recevant les hommages de ses vassaux, notamment pour La Motte en 1255, Luc en 1268 et, par les armes, pour le Trièves en 1259. Il soutient son frère Aimon évêque de Viviers contre le comte de Valentinois Aymar III.

En 1274, il assiste au concile de Lyon.

A sa mort en janvier 1276, l'évêché de Die est uni à celui de Valence, dont Amédée de Roussillon, neveu d'Amédée de Genève, occupe le siège depuis l'année précédente.

 

 

 

 

 

 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 12:19

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)                                                                                                               terres d’empire de 1032 à 1486

 

 

 

 

 


2. Marquisat de Provence

 

Marquis :                                                                

 

 

Maison de Toulouse

  

Guillaume III de Toulouse dit Taillefer, comte de Saint Gilles se remarie en 1019 avec Emma de Provence, marquise de Provence, fille de Rotboald II, comte de Provence et d'Ermengarde, nièce de Guillaume de Provence avec lequel elle a  deux fils Pons, comte de Toulouse et Bertrand qui lui succédera à sa mort vers 1062 comme marquis de Provence.

Marquis :                                                                

 

.Raymond IV (ou VI) de Toulouse, (vers 1042 -1105) comte de Saint-Gilles (1060-1105), duc de Narbonne, marquis de Gothie, comte de Rouergue (1065-1105), marquis de Provence (v. 1085 - 1105), comte de Toulouse (1094-1105)

Second fils de Pons.

 

.Alphonse Jourdain (1103-1148), marquis de Provence de 1105 à 1148

Fils de Raymond IV de Saint Gilles

 

 

 

 

Malgré le partage de 1125, la guerre reprend rapidement entre Alphonse Jourdain et Raymond-Bérenger. La mort de Douce en 1130 et celle de Raimond-Berenger en 1131 font resurgir les problèmes de succession latents du comté de Provence. Dès 1131, les seigneurs des Baux, désormais soutenus par le comte de Toulouse, font donc valoir leurs droits auprès de l'empereur Conrad.

 

.Raymond V (1134-1194), comte de Toulouse et Marquis de Provence de 1148 à 1194      

Fils du précédent,

 

En 1166, le comte Raimond-Bérenger II de Provence est tué au siège de Nice, et Raymond V se rend en Provence et tente d’épouser la veuve, Rixa de Pologne, tout en fiançant Douce II, la fille du comte avec son propre fils Raymond.

 

Le roi Alphonse II d’Aragon ne l’entend pas ainsi et engage la guerre en Provence contre Raymond, allié aux Génois. Cette guerre dure huit ans, mais le comte doit y renoncer, menacé par l’Angleterre et refusant l’alliance génoise devenue économiquement trop encombrante. En effet, le roi Henri II forme en 1173 une nouvelle alliance, composée d’Alphonse II d’Aragon et Richard Cœur de Lion. Raymond, qui a répudié Constance, ne peut plus compter sur Louis VII. Pour se sortir de cette situation délicate, il se reconnaît l’homme lige du roi d’Angleterre, interdisant à ce dernier de l’attaquer, selon les règles féodales. En jouant secrètement les fils contre leur père, Raymond parvient à semer la zizanie dans la famille royale d’Angleterre, et tient le Languedoc à l’écart de leur ambition. La mort d’Henri le Jeune, fils aîné du roi d’Angleterre, aurait pu le mettre dans une situation délicate vis-à-vis de l’Angleterre, mais ce dernier doit faire face aux ambitions du roi de France, Philippe Auguste et à une révolte de son fils Richard Cœur de Lion. Puis Henri II meurt, et les deux rois, Philippe et Richard, partent en croisade. Raymond V n’est  plus inquiété par le roi d’Angleterre, car ce dernier est capturé lors de son retour de croisade, et son fils épouse en 1196 la sœur de Richard. Mais durant ces mêmes années il lutte sans relâche contre le roi d’Aragon.

Par la paix de Jarnégues de 1190 signée avec Alphonse Ier, comte de Provence, il accepte le partage de la Provence de 1125.

 

.Raymond VI (1156-1222), comte de Melgueil de 1173 à 1190 puis comte de Toulouse, de Saint-Gilles, de Rouergue en 1209, duc de Narbonne, marquis de Gothie et de Provence de 1194 à 1222.

Fils du précédent et de son épouse Constance de France sœur du roi de France Louis VII. 

 

En 1214, le concile de Latran le dépossède de tous ses États pour les donner à Simon  de Montfort, ne laissant que le marquisat de Provence à  son fils Raymond VII, et sous condition que sa conduite montre sa droiture religieuse.

                                                         

 

.Raymond VII (1197-1249), comte de Toulouse, de Saint Gilles, duc de Narbonne, marquis de Gothie et marquis de Provence  de  1222 à 1249

Fils du précédent,

 

La croisade contre les Albigeois va accélérer le processus de séparation entre Avignon et le marquisat de Provence.

 

Par le traité de Paris /Meaux de mars/avril 1229, que lui impose  le roi de France Louis IX (futur Saint Louis), Raymond VII de Toulouse rend hommage au roi Louis et promet sa fille à l'un des frères du roi, Alphonse de Poitiers, destinant son comté de Toulouse, faute d'héritier mâle, à devenir l'un des apanages de la couronne de France. Il renonce en outre à tous ses " autres pays et domaines situés en-deçà du Rhône dans le royaume de France " et précise " quant aux pays et domaines que j'ai au-delà du Rhône dans l'Empire (marquisat de Provence venaissin), je les cède à perpétuité à l'Eglise romaine entre les mains du légat. "

Mais par bulle signée à Montefiascone du 8 septembre 1234, l’empereur Frédéric II restitue à Raymond VII le Comtat venaissin,  entendant  manifester à la fois sa suprématie sur les souverains d'occident, et particulièrement sur le roi de France, dont il dévalue ce faisant la portée des actes, mais aussi sur la papauté, dont il conteste l'autorité au temporel.

Le comtat Venaissin, est alors reconquis à main armée, en 1236, par Raymond de Toulouse. Dès les années 1237-1238, l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen suit de près les affaires en Provence en nommant un vice-roi en Arles, puis en 1240 en demandant au comte Raymond VII de Toulouse d'intervenir militairement[ ]contre le comte Raimond Bérenger IV de Provence et Jean Baussan, archevêque d'Arles.

 

.Alphonse  II  (1220-1271), comte de Toulouse et marquis de Provence de 1249 à 1271

Fils du roi de France Louis VIII le Lion donc frére de Louis IX, comte de Poitiers ; Il épouse Jeanne de Toulouse, fille de Raymond VII  et devient ainsi comte de Toulouse et marquis de Provence en 1249.

Ce n'est qu'à la mort d’Alphonse II en 1271 que le marquisat passe au roi de France, Philippe III, qui le cède en 1274 au pape Grégoire X pour devenir le Comtat Venaissin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 09:34

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)                                                                                         

 terres d’empire de 1032 à 1486

 

1. Comté de Forcalquier

 

Archevêché d’Embrun /Comté d’Embrun 

terre d’empire de 1032 à 1349

 

L’évêché d’Embrun est fondé au milieu du IV° siècle.

 

En 450,  le pape attribue les fonctions de métropolitain à l'évêque de Vienne dans les diocèses de Valence, Tarentaise, Genève et Grenoble, tandis que les autres cités de la Viennoise et de la Narbonnaise dont les évêchés d’Aix et  d’Embrun restent du domaine du métropolitain d'Arles. Un siècle plus tard, en 551, la province ecclésiastique arlésienne s'agrandit de l'évêché d'Uzès qui passe sous la métropole d'Arles.

 

En 794, au concile de Francfort, les limites entre les provinces ecclésiastiques d'Arles et de Vienne sont à nouveau débattues. La province ecclésiastique d'Arles perd les évêchés d'Aix et d'Embrun, qui sont élevés au rang d’archevêchés par le pape Léon III. L’archevêché d’Embrun devient suffragant des évêchés de Digne, de Vence, de Glandève, de Senez et de Nice.

 

Au partage de Verdun de 843, l’Embrunais est partie de la Lotharingie ou Francie Médiane ; il est ensuite transféré du Royaume d'Italie au royaume de Provence  qui devient royaume de Bourgogne-Provence ou Royaume d’Arles avant d’être intégré au Saint-Empire romain germanique en 1032.

 

 

L’archevêque-prince d'Embrun est primitivement seul maître de la ville d’Embrun.

 

 

 

Archevêques :

 

.Hismidon, archevêque d’Embrun vers 1033 à 1044,

 

.Vivemne, archevêque d’Embrun vers 1048

 

.Guinervinaire, archevêque d’Embrun vers 1050 à 1054

 

.Hugues, archevêque d’Embrun de 1054 à 1055

 

.Viminien, archevêque d’Embrun de 1055 à 1065

 

.Guillaume Ier, archevêque  d’Embrun de 1066 à 1077

 

.Pierre Ier, archevêque d’Embrun en 1077

 

.Lantelme, archevêque d’Embrun vers 1080 à 1084

 

Choisi pendant le concile d'Avignon..

 

.Benoît II, archevêque d’Embrun de 1105 à 1118

 

.Guillaume II, archevêque d’Embrun de 1120 à 1134

 

.Guillaume III de Champsaur, prince-archevêque d’Embrun de 1135 à 1169

 

L’empereur et roi de Bourgogne-Provence Conrad III lui accorde les régales, la justice, la monnaie et les péages tant sur terre que sur la Durance le faisant lui et ses successeurs  princes d'empire, comtes de Beaufort et de Guillestre.

 

En 1159, Guillaume III organise un concile  de la province ecclésiastique à Embrun au cours duquel est réglé un partage de biens entre l’évêque de Nice Arnaud et son chapitre

 

Mais à partir de 1160, le comte de Provence commence à détenir une partie du pouvoir temporel sur Embrun.

 

.Raimond Ier, évêque de Carpentras puis prince-archevêque d’Embrun de 1171 à 1176

 

Il est obligé avant sa consécration de confirmer par serment la cession que son prédécesseur avait faite malgré lui au prévôt d’Embrun mais il parvient à se délier de ce serment en recourant auprès du pape  Alexandre III en lui exposant de quelle manière Guillaume III de Bénévent avait été forcé de le faire par l’empereur Frédéric Ier Barberousse. Le pape ordonne alors aux chanoines et au prévôt de rétablir l’archevêque dans ses droits sur l’Argentière.

 

.Pierre II Romain, prince-archevêque d’Embrun vers 1177 à 1189

 

.Guillaume IV de Bénévent, prince-archevêque d’Embrun de 1189 à 1208

 

Sous son règne, en 1195 et 1202, les mariages des deux petites-filles du comte de Forcalquier  Guillaume IV, Garsende et Béatrice, provoquent la division du comté de Forcalquier : Apt, Sisteron et Forcalquier reviennent au comte de Provence Alphonse II, alors que le Gapençais, l'Embrunais et le Champsaur vont se trouvés rattachés au Dauphiné tout en restant sous  suzeraineté du comté de Provence.  En effet, Béatrice de Sabran, comtesse de Gap et d'Embrun, fille de Rénier Ier de Sabran, seigneur de Caylar et de Garsende d'Urgel-Forcalquier épouse André de Bourgogne, fils d Hugues III, duc de Bourgogne, et de Béatrice d'Albon, dauphine de Viennois à laquelle il succédera comme dauphin du Viennois sous le nom de Guigues VI.

 

.Raimond II Sédu de Salvaing, prince-archevêque d’Embrun  de 1208 à 1212

 

De la famille des seigneurs  de Salvaing dans le Dauphiné.

 

Sous son règne, le dauphin impose au prince-archevêque un partage du pouvoir temporel et face au donjon carré du prélat, commence l’édification de la Tour Brune, un château hors les murs de la ville.

 

.Bernard Ier de Bérard de Chabert, prince-archevêque d’Embrun de 1212 à vers 1235

 

Sous son règne, en 1230, les villes de Faucon et Drolla se mettent d’accord pour fonder une ville nouvelle, à égale distance entre les deux. Avec son accord et celui du comte de Provence Raimond-Bérenger IV de Barcelone, Barcelonnette nait en 1231.

 

.Aimar de Bernin, prince-archevêque d’Embrun de 1236 à 1245, grand Chambellan du Saint Empire

 

De la famille des seigneurs de Bernin dans le Dauphiné.

 

En mai 1238, convoqués par l’empereur Frédéric II, les contingents des évêques de Grenoble, archevêque d’Embrun, de l’évêque  du Valentinois et du Diois rencontrent  à Vérone sous les drapeaux de l’empire les troupes du comté de Savoie et aussi celles des comtés de Provence et de Toulouse, conduites par Guillaume de Savoie, l’évêque élu de Valence. L’archevêque d’Arles, Jean Baussan, et l’évêque de Marseille, Benoît d’Alignan, ont devancé Raymond Bérenger à la Cour impériale ; ils sont à Vérone dès le mois de juin. Tous deux figurent comme témoins dans un acte où l’empereur promet sa protection à la ville d’Embrun et lui assure le maintien de ses libertés et coutumes.

 

En 1244, l’archevêque devient en plus suffragant de celui de Grasse et l’année suivante 1245, Guigues VII, dauphin du Viennois  reçoit de l’empereur Frédéric II, comme roi de Bourgogne-Provence, l’investiture des comtés de Gap et d’Embrun.  Le pouvoir temporel lui est donné par diplome impérial de 1245, et  il obtient le titre de grand chambellan du Saint-Empire.

 

Les deux prélats de Gap et d’Embrun ont, comme à Vienne et à Grenoble, les comtes d'Albon pour vassaux. Ainsi, l'expansion territoriale de la maison d'Albon est gênée par la présence de princes ecclésiastiques auxquels elle doit l'hommage.

 

.Humbert, prince-archevêque d’Embrun de 1246 à 1250

 

.Henri de Suse , prince-archevêque d’Embrun de 1250 à 1261, cardinal

 

En 1251, Henri de Suse, archevêque d’Embrun, reçoit du Roi des Romains, Guillaume de Hollande plusieurs diplômes: l’un d’eux reconnait et énumère les droits de l’archevêque d’Embrun et la juridiction temporelle qui lui appartient sur des territoires sis dans les diocèses d’Embrun, de Gap et de Turin. L’empereur lui concède en outre des privilèges très étendus, qui, d’après les idées des jurisconsultes du temps, impliquent une délégation de la souveraineté : ainsi le droit d’accorder des lettres de légitimation, et celui de créer des notaires et tabellions.

 

Or presque depuis le commencement du siècle les dauphins de Viennois prétendent avoir acquis le Gapençais des comtes de Forcalquier, comté de Forcalquier  réuni à celui de Provence depuis 1222, et Charles d’Anjou se trouve être le représentant des anciens seigneurs du Gapençais ; à ce titre il conteste la prétention du dauphin Guigues VII. A la fin de l’année 1256, le conflit en est arrivé à une période aiguë ; Charles d’Anjou menace, pour se faire justice, d’attaquer les domaines du Dauphin. Il faut tout le poids de l’autorité du pape et du roi des romains pour l’arrêter : Alexandre IV jusqu’à ordonner aux archevêques d’Embrun, de Vienne et d’Aix, et aux évêques de Grenoble et de Gap, de prêter assistance à Guigues contre toute agression. Enfin les deux parties consentent à accepter un compromis : l’affaire est remise à la décision de Barral de Baux, arbitre choisi par le comte de Provence, et de Jean de Bernin, archevêque de Vienne. Le 17 juillet 1257 les arbitres rendent leur jugement qui maintient le Gapençais au Dauphin à charge d’en faire hommage au comte de Provence mais cette sentence fait naître un nouveau différent soulevé par l’Archevêque d’Embrun, qui prétend qu’il porte atteinte à ses droits.

 

Après sa mort, de 1261 à 1267, le siège reste vacant pendant six ans.

 

.Melchior, prince-archevêque d’Embrun de 1267 à 1275

 

Sous son règne, le comté de Provence passe à la Maison d’Anjou.

 

.Jacques II Sérène, prince-archevêque d’Embrun, chambellan de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, et conseiller à la Cour impériale  de 1275 à 1286

 

En  octobre 1275, se trouvent réunis à Lausanne autour du pape et de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, les principaux seigneurs ecclésiastiques du royaume de Bourgogne-Provence, parmi lesquels  les archevêques de Lyon et d’Embrun, les évêques de Genève, de Valence, de Sisteron et de Marseille. L’archevêque Jacques d’Embrun, partisan dévoué du pape et de l’empereur peu de temps après  cette entrevue de Lausanne, se voit renouveler par l’empereur  ses privilèges en même temps  que nommer  chambellan de l’Empereur,  prince du Saint Empire et  conseiller à la Cour impériale.

 

.Guillaume V, prince-archevêque d’Embrun de 1286 à 1289

 

.Raimond III de Médullion,  évêque de Gap de 1282 à 1286, prince-archevêque d’Embrun de 1289 à 1294

 

Raymond est de la maison souveraine de la baronnie dont le Buis est capitale ; baronnie passée au Dauphin en 1317.

 

Les comtés d’Embrun et de Gap ayant été démembrés de celui de Fortcalquier, l’investiture donnée par  l’empereur  au dauphin  Guigues VII  a besoin d’être munie du consentement de Charles d’Anjou II, comte de Provence. Celui-ci l’accorde par lettres du 31 décembre 1293 dans un voyage qu’il fait à Nice.      Le jeune Dauphin, en vertu de l’hommage qu’il a fait au comte de Provence, se croit alors dispensé de toute subordination féodale envers l’Archevêque d’Embrun mais celui-ci ne l’entend pas ainsi et prétend que l’hommage rendu pour ce domaine au comte de Provence ne préjudicie pas à celui qu’il doit à son Eglise.

 

 

.Guillaume VI de Mandagot, prince-archevêque d’Embrun de 1295 à 1310,

De la famille noble du Languedoc de Mandagot.

Charles II d’Anjou, comte de Provence appuie la prétention de l’archevêque d’Embrun, et, par lettres datées de Viterbe du 14 février 1297, considérant que deux hommages pour la même terre à deux différentes personnes ne sont pas incompatibles, il demande au dauphin père et à son fils de rendre également l’hommage  que l’archevêque d’Embrun exige de lui.

En 1305, Guillaume de Mandagot est nommé recteur du Comtat Venaissin en 1305 et transféré à l'archidiocèse d'Aix-en-Provence en 1311.

 

.Jean Ier du Puy, prince-archevêque d’Embrun de 1311 à 1317

 

.Raimond IV Robaud, prince-archevêque d’Embrun de 1319 à 1323

 

.Bertrand Ier de Deaux, prince-archevêque d’Embrun de 1323 à 1338, cardinal en 1338

Issu d’une famille noble d’Uzès.

 

.Pasteur de Sarrats, prince-archevêque d’Embrun de 1338 à 1350, cardinal le 17 décembre 1350.

Jusqu’à son règne, tous les dauphins avaient du prêter hommage aux archevêques d’Embrun pour les terres qu’ils possédaient d’eux en fief. Le Dauphiné ayant été cédé au roi de France, l’empereur Charles IV de Luxembourg accepte d’abandonner sa suzeraineté au roi sur ces terres moyennant paiement de la somme de 300 marcs d’argent.

En revanche  les archevêques d’Embrun continueront de prêter hommage à l’empereur jusqu’à l’archevêque Jacques Gelu qui prêtera encore hommage à l’empereur Sigismond de Luxembourg en 1442.

 

 

Comtes d’Embrun :

 

.Bertrand IIème de Forcalquier (1135-1207) comte de Forcalquier, comte d’Embrun de 1150 à 1207 avec son  frère 

 

.Guillaume IVème de Forcalquier (1137-1209), comte de Forcalquier, comte d’Embrun de 1150 à 1209  

Ils succèdent à leur père. Durant leur règne, ils doivent lutter contre le roi Alphonse II d'Aragon, également comte de Provence, qui cherche à s'étendre vers le nord. En 1193, ils sont obligés de se soumettre et de signer le traité d'Aix-en-Provence par lequel Garsende de Sabran, petite-fille de Guillaume, hérite du comté et épouse le fils d'Alphonse. Ce mariage d'Alphonse II de Provence avec Gersande de Forcalquier permet l'unification du comté de Provence et de celui de Forcalquier. Profitant de la mort d'Alphonse II et de la jeunesse de son successeur, Guillaume reprend les hostilités, ravage le pays d'Aix et s'allie au dauphin du Viennois, en lui faisant épouser sa petite-fille.

 

Guillaume reprend le Gapençais et l'Embrunnais pour les donner à son autre petite fille Béatrix de Sabran, ce qui entraine une guerre entre les Forcalquier et les Aragon.Mais les deux frères sont à nouveau battus par les Catalans et doivent se soumettre. À la mort de Guillaume, en 1209, le comte de Provence occupe Sisteron mais ne réussit pas à prendre, par siège, Forcalquier. Le comté de Forcalquier est partagé entre le comte de Provence (sud du comté) et nord (Gapençais et Embrunnais).

 

.Béatrice de Sabran (1182- ap.1248), comtesse de Gap et d'Embrun de  1208           à  1248

Fille de Garsende de Sabran, fille de Rénier Ier de Sabran, seigneur de Caylar, et de Garsende d'Urgel, elle-même fille de Guillaume mariée à Alphonse II d'Aragon, comte de Provence. Elle épouse en 1202  André  de Bourgogne, futur dauphin Guigues  VI.

.Guigues VII de Bourgogne  (1225-1269), comte de Gap et d’Embrun de 1237 à 1269, dauphin de Viennois, comte d'Albon, de Grenoble, d'Oisans, de Briançon,

Fils de la précédente.

Les comtés de Gap et d’Embrun constituaient la dote de Béatrice de Sabran de Forcalquier premiére épouse de Guigues VI. Guigues VI l’avait répudiée mais avait conservé les comtés, qu'il avait transmis à son fils, issu d'un second mariage. Et évidemment, Charles d'Anjou, héritier des comtes de Forcalquier, lui demande le retour des comtés. Ils finissent par conclure un arrangement, Charles obtenant Gap et Guigues conservant Embrun

 

.Jean Ier de Bourgogne (1264- 1282)  comte d’Embrun de 1269 à 1282, dauphin de Viennois, comte d’Albon, de Grenoble, d’Oisans, de Briançon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 09:24

 

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)                                                                                                                              terres d’empire de 1032 à 1486

 

1. Comté de Forcalquier

Comtes de Forcalquier :

 

Les comtes de la maison d'Urgell, descendante de Foulque Bertrand et possédant donc Forcalquier prenne le titre de comte de Forcalquier.

 

.Adélaïde de Forcalquier ( ?) comtesse de Forcalquier de 1063 à 1067

Elle renonce au titre de comtesse de Provence pour celui de Forcalquier.

 

Maison de Forcalquier-Urgel

 

 

 

.Guillaume IIIème de Forcalquier (1083-1129) comte de Forcalquier en 1129

 

 

Marié à Gersende d'Albon, fille de Guigues III d'Albon, dauphin du Viennois. C’est ce mariage qui introduit les dauphins du Viennois en Provence dans le comté de Forcalquier.

 

.Guigues de Forcalquier (né en ?- 1149) comte de Forcalquier de 1129 à 1149 avec son frère :

 

.Bertrand Ier de Forcalquier (1111-1150) comte de Forcalquier  de 1129 à 1150

Au XIIe siècle, les comtes de Forcalquier font de leur ville de Forcalquier la capitale d'un comté qui s'étend des sources de la Durance aux portes de Cavaillon, et dont les villes principales sont Embrun, Gap, Sisteron, Manosque, Pertuis, Apt et Sault.

Malgré le partage de 1125, la guerre reprend rapidement entre Alphonse Jourdain et Raymond-Bérenger. La mort de Douce en 1130 et celle de Raimond-Berenger en 1131 font resurgir les problèmes de succession latents du comté de Provence.

Dès 1131, les seigneurs des Baux, désormais soutenus par le comte de Toulouse, font donc valoir leurs droits auprès de l'empereur Conrad.

 

Du côté du marquisat  de Provence et d’Alphonse Jourdain, on trouve Raymond Ier des Baux, beau-frère du comte qui représente la Maison de Toulouse alliée à celle de Forcalquier. Il revendique le comté de Provence et est le chef de la résistance à Raymond-Béranger. Raymond des Baux a épousé Stéphanette ou Etiennette, fille du comte de Provence, alors que la sœur d'Etiennette, Douce, a épousé le comte Raymond-Béranger. Raymond des Baux est déjà un riche seigneur, avec 79 villes, bourgs, châteaux, places fortes, les "terres baussenques", entre le Rhône et Aix et, vers le sud, jusqu'à Berre.

De l'autre côté, celui du comté de Provence, se regroupent le fils cadet du comte décédé, Bérenger Raymond, les évêques provençaux, une partie des barons et les comtes de Barcelone, ses oncles.

Tous les seigneurs du pays doivent choisir leur camp, celui de Douce ou celui d'Etiennette. Les forces se répartissent en deux camps à peu près égaux et les guerres continuent jusqu'en 1144, date de la mort de Raymond des Baux. Après cette date, son fils, Hugues des Baux, reprend les hostilités.

Alphonse Jourdain est assassiné en 1148 et son fils Raymond V de Toulouse, lui succède. Il n’a que 14 ans, mais le roi de France, Louis le Jeune le soutient.

 

.Bertrand IIème de Forcalquier (1135-1207) comte de Forcalquier de 1150 à 1207 avec son  frère :

 

.Guillaume IVème de Forcalquier (1137-1209), comte de Forcalquier de 1150 à 1209  

 

En 1193, Guillaume  de Forcalquier laisse le comté à sa petite-fille Garsende et à son mari Alphonse II de Provence. Puis, il reprend le Gapençais et l'Embrunnais pour les donner à son autre petite fille Béatrix de Sabran, ce qui entraine une guerre entre les Forcalquier et les Aragon. À la mort de Guillaume, en 1209, le comte de Provence occupe Sisteron mais ne réussit pas à prendre, par siège, Forcalquier. Le comté de Forcalquier est partagé entre le comte de Provence (sud du comté) et nord (Gapençais et Embrunnais) au Dauphiné.

 

Maison de Sabran

 

La maison de Sabran est une illustre famille de Provence d'extraction chevaleresque qui  tire son nom de la baronnie de Sabran à proximité d'Uzès en Languedoc et qui possède aussi en Provence des biens importants à Beaucaire. Les seigneurs de Sabran sont vassaux par conséquent des comtes de Toulouse.

 

.Garsende de Sabran (vers1180/1181-1242) comtesse de Forcalquier de décembre 1209 à 1242

Elle épouse en juillet 1193  Alphonse II d’Aragon, comte de Provence.

 

.Raimond Bérenger IV ou V (né vers 1198-1245) comte de Provence de 1209 à 1245 et comte de Forcalquier de 1222 à 1245

En 1222, la position de Raimond Bérenger est solidement assurée, et sa mère Garsende lui cède le comté de Forcalquier pour se retirer au monastère. Les comtés de Provence et de Forcalquier sont définitivement réunifiés.

 

 

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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 08:53

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CH.III       LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)                                                                                                                         terres d’empire de 1032 à 1486

 

Lors du démembrement de l’empire de Charlemagne en 843, l’ancien Royaume Burgonde est scindé en Duché de Bourgogne rattachée au Royaume de Francie Orientale,  et Bourgogne Transjurane et  Cisjurane (dont dépend la Provence) rattachée à la Francie Médiane de l’empereur Lothaire.

 

Maison des Bosons

 

En 875, profitant de la mort de Louis II, fils de Louis le Germanique, Charles le Chauve s’empare de la Provence et fait de son beau-frère Boson, déjà seigneur du Lyonnais, du Viennois et de la vallée de la Saône, le duc de Provence. Charles se fait aussi sacrer empereur à Rome par le pape Jean VIII. A son retour en France, Charles est pris d’une forte fièvre, un médecin lui fait prendre une médication soit disant empoisonnée. Charles meurt le 6 octobre 877. Son fils Louis le Bègue lui succède sur le trône de Francie occidentale.

En 878, le pape Jean VIII est menacé par les invasions sarrasines, et c’est Boson qui assure sa protection en le recevant en Arles s’attirant ainsi ses faveurs.

Louis le Bègue de santé fragile meurt en 879 à Compiègne. Ses successeurs, Louis III (royaume des Francs et Neustrie) et Carloman II (Aquitaine et Bourgogne) semblent incapables de lutter efficacement contre la reprise des invasions et leur succession est vivement contestée.

 

.Boson (879-887), roi de Provence de  879  à 887

Il épouse en 876 Ermengarde, fille de l’empereur Louis II le Jeune.

Dès la mort de Louis II le Bègue, les droits de succession de ses fils Louis III et Carloman II sont sérieusement contestés. Le 15 octobre 879, des grands ecclésiastiques et seigneurs se réunissent en concile au château de Mantaille dans la Drôme et choisissent Boson comme roi du royaume de Burgondie constitué des vastes possessions de Boson, mais aussi des diocèses des religieux – six archevêques et dix-sept évêques – présents (Aix, Arles, Autun, Avignon, Beaune, Besançon, Chalon, Dijon, Genève, Grenoble, Langres, Lausanne, Lyon, Macon, Marseille, Tarentaise, Tonnerre, Troyes, Valence, Vienne).

  

Boson est couronné quelques jours plus tard à Lyon, par Aurélien, l'archevêque de cette ville. Il installe sa capitale à Vienne, ancienne capitale de la Gaule. Mais il doit faire face à une alliance des rois carolingiens. Louis III de Francie occidentale, Carloman II et leur cousin Charles III le Gros et un représentant de Louis le Jeune, retenu dans son royaume par la maladie  se rencontrent en juin 880 en Lorraine. Fin 880, les troupes de l'alliance, après avoir repris Autun, Besançon, Chalon, Mâcon et Lyon, se trouvent devant Vienne. Boson se réfugie avec la plus grande partie de ses troupes dans les montagnes, laissant la défense de la ville sous le commandement de son épouse. Alors que Charles III le Gros  est parti recueillir la couronne d'Italie, Louis III et Carloman II abandonnent le siège de la ville et permettent ainsi le retour de Boson dans sa capitale. Charles III le Gros, nouvellement élu empereur d'Occident, fait reprendre la guerre dès le mois d'août 881. Les troupes du roi Carloman II entament à nouveau le siège de Vienne, mais apprenant la mort de son frère le roi Louis III, survenue le 5 août, il lève aussitôt le siège pour aller recueillir la succession. Cependant les troupes de l'empereur Charles III le Gros arrivent à leur tour et réussissent à prendre la ville qui est pillée et incendiée. Richard le Justicier, frère de Boson, prend sous sa protection sa belle-sœur et sa nièce Engelberge et les emmène à Autun.  Boson se réfugie en Provence.

Avignon, Arles et Marseille sont alors les trois plus importantes villes de la Provence.

En 884, à la mort de Carloman II, qui n'a pas de fils, l'empereur Charles III le Gros est appelé pour assurer la régence du royaume de France. Il propose à Boson de le reconnaître comme roi de Provence sous la simple condition d'un hommage au royaume des Francs. Boson meurt le 10 janvier 885. À sa mort, son fils unique Louis est mineur. Sa deuxième épouse Ermengarde, secondée par Aurélien, l'archevêque de Lyon et Barnoin (ou Bernoin), l'évêque de Vienne, assure la régence du royaume de Provence. Son beau-frère, Richard II de Bourgogne dit Richard le Justicier qui a hérité des « honneurs » de Boson, n'hésite pas à se déclarer le protecteur naturel de son neveu Louis, et se saisit du gouvernement des États de Boson. L'empereur Charles III le Gros est le seul prince régnant en position de contester les droits de Louis à l'héritage paternel. Pour prévenir toute opposition de sa part, Ermengarde, se rend en 887, auprès du monarque pour lui présenter Louis et implorer sa protection. Privé d'héritier légitime, Charles III le Gros comble les espérances de la reine. Il adopte Louis comme son fils, et lui confère le titre de roi ce qui lui permet de retourner régner en Provence sous la régence de sa mère.

 

.Louis III l'Aveugle (vers 882- 928), roi de Provence de 890 à 928, roi d’Italie en 900 et empereur d’Occident de 901 à 905

Fils de Boson de Provence et d'Ermengarde, fille de l'empereur d'Occident, Louis II le Jeune.

En 890, à Valence, le concile des prélats et des grands féodaux élit Louis  roi d'Arles, roi de Provence et roi de Bourgogne Cisjurane.

En 894, le roi Louis fait acte de soumission au roi Arnulf de Germanie.

En 898, Engelberge, sa sœur  épouse le duc d'Aquitaine, Guillaume le Pieux qui est aussi comte de Lyon et de Mâcon.

A l'appel des grands féodaux pour qui il est le petit-fils de l'ancien empereur Louis II le Jeune, le roi Louis de Provence prend Pavie, chasse le roi Bérenger de Frioul et se fait couronner roi d'Italie, le 12 octobre 900.

Puis il épouse fin 900 Anne de Constantinople (fin 887-903), fille de l'empereur romain d’orient Léon VI.

En 902, l'ancien roi d’Italie Bérenger de Frioul, lui aussi petit-fils d'un empereur d'Occident (Louis Ier le Pieux), revient avec des forces en nombre, et réussit à chasser d'Italie le nouvel empereur qui est obligé de se réfugier vers la Provence.

En 905, Louis est de retour en Italie à l'appel des grands féodaux, mais Bérenger Ier de Frioul, grâce à l'aide des troupes bavaroises, réussit à le faire prisonnier  à Vérone et le 21 juillet 905 lui fait crever les yeux (d'où son surnom) et reprend la couronne royale d'Italie.

De retour à Vienne, sa capitale, le roi Louis, handicapé par sa cécité, n'est plus en mesure de résister aux demandes de ses féodaux. À partir de 911, il laisse la gestion du royaume à son cousin Hugues d'Arles, comte d'Arles et de Vienne qui quitte Vienne et s'installe à Arles.

Fait marquis de Provence, le régent Hugues d'Arles, épouse Willa de Provence, la demi-sœur du roi Louis III l'Aveugle et veuve de Rodolphe Ier de Bourgogne. Le 9 juillet 926, Hugues d'Arles est élu roi d'Italie.

 

.Hugues d'Arles (v. 880- 947) comte d’Arles, comte de Vienne puis marquis de Provence en 905, roi d’Italie en 926

Fils de Théobald d'Arles et de Berthe, fille illégitime de Lothaire II de Lotharingie. Élevé à la dignité de comte d'Arles et comte de Vienne puis marquis de Provence en 905 par son parent, l'empereur Louis III l'Aveugle, Hugues devient roi d'Italie en 926. Pendant son règne de roi d’Italie, la Provence est momentanément rattachée au royaume d’Italie.

À la mort de Louis III l'Aveugle en 928, Hugues revient en Provence pour lui succéder sur le royaume de Provence et de Bourgogne Cisjurane. Hugues doit toutefois renoncer à ses droits au royaume de Provence et reconnait le fils illégitime de Louis III, Charles Constantin. À la mort de Charles Constantin en 934, il reconnait Rodolphe II de Bourgogne Transjurane comme le roi de Provence et lui abandonne ses droits. En échange, selon l'accord de 926, Rodolphe II lui abandonne ses prétentions en Italie. Hugues continue toutefois de porter le titre de marquis de Provence où il est toujours richement possessionné.

La Provence qui s’étend du Rhône à La Turbie, à la limite du diocèse de Vintimille, compte vingt-trois cités épiscopales réparties en trois provinces ecclésiastiques : Arles, Aix (dont dépends Antibes) et Embrun dont relèvent Nice, Vence et Glandèves. Chaque année se tient un concile des trois provinces de Provence ainsi qu’une assemblée générale des grands vassaux sous la présidence du marquis. Pourtant la désagrégation de l’organisation administrative carolingienne se poursuit.

Dès 948 ou 949, le roi de Bourgogne Conrad réussit à faire reconnaître sa suzeraineté sur l'ancien royaume de Provence en créant le marquisat de Provence et en nommant trois comtes et des vicomtes, étrangers au pays, un à Apt, un en Avignon et un à Arles qui va rapidement supplanter tous les autres. Il s'agit du comte d'origine bourguignonne Boson II, à l'origine de la première lignée des comtes de Provence.

 

.Boson II (910-968)  comte d’Arles, d’Avignon et de Provence de 949 à 968

Fils de Rotbold (Roubaud) ou Rodboald d'Agel (noble mâconnais) fait comte de Provence en 903 par Louis III l'Aveugle.

 

Son suzerain le roi Conrad (937-993) se montre très actif en Provence ; ainsi en 963, il délivre un diplôme à l’abbaye de Montmajour ; l’année suivante il est présent à Arles.

 

.Guillaume Ier le libérateur (955-993),  comte d'Avignon en 948, comte de Provence en 972, marquis de la Provence arlésienne en 972 et prince de toute la Provence en  991

Fils de Boson II comte d'Arles et de Constance de Provence.

Guillaume est connu pour avoir réuni une armée de seigneurs provençaux et chassé les sarrasins des côtes provençales en 972. Il est alors surnommé "le libérateur" et prend le titre de marquis de Provence. Il reconnait l’autorité du roi Conrad lequel en 976 et en 978  tient un plaid dans la ville d’Arles. La royauté est alors respectée en Provence ou c’est toujours au nom du roi que les maitres du ban exercent le gouvernement des hommes. Sa victoire sur les sarrasins permet à Guillaume d'obtenir la suzeraineté de fait de la Provence. Il  distribue les terres reconquises à ses vassaux.  Arles  retrouve son statut de capitale quand peu après 981, il revient s'y établir. De lui sont issus les premiers comtes de Provence, qui s'allièrent ensuite aux comtes de Barcelone. Roubaud, quant à lui, est l’origine de  la tige des comtes de Forcalquier.

 

.Guillaume II ou III (v. 986-1018), comte de Provence de 993 à 1018 

 

 

Fils de Guillaume le libérateur, marié en 1002 avec Gerberge de Bourgogne, fille d’Othe-Guillaume, comte de Bourgogne et d’Ermentrude de Roucy, comtesse de Macon et Besançon.Il ne peut récupérer le titre de marquis de Provence qui échoit à son oncle Rotbald Ier.

 

 

Guillaume II est inhumé dans les fondements de l'église en cours de construction de l'abbaye de Montmajour qui au début du XIe siècle devient la nécropole des comtes de Provence.

A sa mort, le comté devient possession indivise  entre ses trois fils :

 

-Guillaume IV

                                                                                                                                                          

 -Foulques Bertrand

                                                                                                                          

-Geoffroi.

  

.Guillaume IV (avant 1013-1019-1030), comte de Provence de 1018 à 1030

Sans postérité.                                                          

 

.Foulque-Bertrand (1014-1051), comte de Provence de 1018 à 1051

Père de :


-Guillaume V -Bertrand.                                                                                                                                      -Geoffroi II, dont la part deviendra le comté de Forcalquier.

 

En 1030, le comte Foulque-Bertrand doit de nouveau combattre les seigneurs des Baux et de Fos. À la tête de l'ost comtal, composé par les vicomtes de Marseille et quelques seigneurs des Alpes, les combats s'engagent encore une fois sur les rives de l'étang de Berre où le prince réussit à battre ses vassaux révoltés. La paix est à peine revenue en 1032, que son suzerain Rodolphe III de Bourgogne meurt. Suit une période trouble de lutte entre les prétendants, l'empereur Conrad le Salique et Eudes de Blois, qui meurt en 1037. À l'issue de cette guerre, le comté de Provence devient terre d'Empire.

 

.Geoffroy Ier  (1015-1061/ 1062) comte de Provence de 1018 à 1061

Fils de Guillaume II, comte de Provence, et de Gerberge de Bourgogne, frère du précédent.

Il intervient dans la lutte contre la Maison de Fos qui reprend en 1048. À cette date, il conclut un accord avec Aicard et Geoffroy de Marseille Ier, vicomtes de Marseille, pour récupérer la seigneurie de Fos et d'Hyères[].

Il épouse Étiennette, peut-être fille du vicomte Guillaume II de Marseille et d'Étiennette des Baux, avec laquelle il :

-Bertrand II.                                                                                                                                                             -Gerberge (v. 1060-1115), comtesse de Provence, mariée à Gilbert de Millau, comte de Gévaudan

 

.Bertrand II de Provence ( ?-1093),  comte de Provence de 1061 à 1093.

Fils de Geoffroi Ier, comte de Provence, et d'Etiennette.

 

Dès son accession, le nouveau comte de Provence est affaibli : il transfère la résidence comtale d'Arles à Tarascon en 1063 et, incapable d'assurer la paix, demande en 1065 aux puissantes familles arlésiennes d'assurer la protection des biens de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille.

À la fin des années 1070, dans le cadre de la Querelle des Investitures, Bertrand s’oppose à l’archevêque d’Arles Aicard. Mais ce conflit d'ordre religieux se double d’un triple problème politique entre le comte et l'archevêque qui à cette époque est aussi un seigneur féodal. Le comte s’oppose à Aicard d'abord à propos de la nomination controversée de Bermond comme abbé de Montmajour, ensuite probablement parce qu'Aicard s'est rapproché dès 1076 du comte de Saint-Gilles, excommunié par le pape et rival du comte de Provence, enfin et surtout parce qu'il redoute la puissance de la famille de l'archevêque, celle des vicomtes de Marseille.

En 1078, le comte de Provence recherche donc l'appui du pape en accusant l'archevêque de simonie, puis en 1081, en se plaçant sous la suzeraineté papale, renie ses liens de vassalité avec l'empereur Henri IV. Le comte de Provence s’aliène alors la ville d’Arles et son archevêque soutenu par le peuple, le clergé, les familles des Baux et des Porcelet et le comte de Saint-Gilles, Raimon IV. L'archevêque d'Arles bénéficie aussi du soutien de sa famille, les vicomtes de Marseille qui à partir de 1079 désertent l'entourage du comte Bertrand. La fin de sa vie est moins connue. Il meurt en 1093. Sa fille étant déjà mariée et dotée, le comté de Provence passe à sa sœur Gerberge, tandis que le titre de marquis de Provence est repris par Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse et issu de la branche aînée des comtes de Provence.

La famille comtale de Provence s'éteint en 1093 et trois familles se partagent la Provence: la maison de Toulouse, celle de Barcelone et celle d'Urgell.

Gerberge épouse Gilbert Ier, comte de Gévaudan  avec lequel elle a  deux filles :


-Douce née en 1090 qui épouse en 1112 à Raimond Bérenger III, comte de Barcelone.                                                                                                                                                                    -Etiennette  mariée à Raymond, seigneur des Baux.

 

Les droits sur le comté de Provence sont donc transférés, par mariage, aux comtes de Toulouse  et aux comtes de Barcelone. Les maisons des deux comtés entrent en conflit pour la possession de la Provence.

 

Les conflits d’intérêt entre ces familles ne permettent pas de maintenir l’indivision sur le comté.  Les descendances de Guillaume le Libérateur et de son frère Robold, avec leurs partages successoraux, structurent les terres de Provence autour de trois grandes maisons :

 

- celle de Toulouse,  présente depuis que Guillaume III Taillefer, comte de Toulouse, a épousé Emma de Venasque, en 990. Cette famille possède le marquisat de Provence.                                                                                                                                         

- celle de Forcalquier, par Adélaïde, descendante d’Emma de Venasque. Elle possède le comté de Forcalquier qui s’étend d’Apt à Embrun.                                                              

 

-celle de Barcelone, depuis le mariage de 1112 entre Douce, descendante de Guillaume, et Raymond Bérenger III, comte de Barcelone. Elle possède le comté de Provence au sud de la Durance.

 

Dès 1119, commence une guerre de succession entre les Maisons de Toulouse (marquisat de Provence) et de Barcelone (comté de Provence), maisons  rivales qui se heurtent déjà dans leurs sphères d’influence, qui est l’actuel Languedoc.

À cela d’ajoute les ambitions de la maison des Baux qui, étant issue d’Etiennette de Provence-Gévaudan, revendique une part du comté.

 

Les guerres dite baussenques ne tardent pas à éclater entre Raymond-Béranger III, comte de Barcelone, d’une part et Alphonse Jourdain, comte de Toulouse et les seigneurs des Baux d’autre part. Défait, Alphonse se réfugie dans Orange en 1123, secours et force la levée du siège.

Mais Alphonse doit renoncer à contrôler la totalité de la Provence et signe en 1125 un traité de partage de la Provence :

 

- le comté de Forcalquier reste indépendant.                                                                                            

- le marquisat de Provence passe à Alphonse Jourdain (Maison de Toulouse) qui reçoit la partie située entre l’Isère et la Durance, dont les fiefs sont fiefs du Marquisat de Provence :

.comté de Valence (Valentinois) et de Die (Diois) : comtés - domaines vassaux jusqu'en 1189.                                                                                                                                                                                           .comtat Venaissin, la partie sud du marquisat - propriété propre, qui prendra définitivement ce nom en 1274.                                                                                           

.comté d’Orange: domaine vassal jusqu'en 1181, année où il devient une principauté autonome.84Odddonayant46878

 

- le comté de Provence passe à Raymond Béranger Ier (Maison de Barcelone) qui occupe les terres du sud de la Durance, jusqu’au Rhône à l’ouest et à Nice à l’est.

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 11:51

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

 

 

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE

 

 

Q. Dauphiné (Archevêché de Vienne/ Comté du Viennois / Evêché de Grenoble / Comté de Grenoble / Vicomté de Briançon)                                                                terre d’empire de 1032 à 1349

 

 

2. Evêché/comté de Grenoble

 

Comtes de Grenoble 

 


 


 

 

 

Maison de la Tour du Pin (1282 à 1349)

 

Lorsque, après la mort de Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne, les évêques et les comtes, profitant de la faiblesse et de l'éloignement des empereurs appelés à recueillir la succession de ce prince, s'emparent, les uns des villes de leurs sièges, les autres des terres de leurs gouvernements, une foule de petits souverains  apparait sur le territoire du Dauphiné.

Les guerres qu’ont dû soutenir l'empereur Conrad et ses successeurs, en Allemagne et en Italie, ont permis  à raffermir ces seigneurs dans leur usurpation ; l'un d'eux est le baron de la Tour, qui, à l'exemple des prélats et des autres grands du pays, se rend maître de la partie actuelle du département de l'Isère entre le Rhône et la Bourbre, jusqu'à Charpieu, près de Lyon, et dont la capitale était la Tour-du-Pin. 

La baronnie de la Tour comprenait la terre de ce nom, celles de Quirieu, de Bourgoin, de Maubec, de Faverges, de Falavier, de Saint-Jean-de-Bournay, de Châtonnay, de Mézieu, de Puisignan, des Eparres, de Virieu, de Dolomieu, d'Anthon et de l'île de Crémieu ; elle s'étendait, au-delà du Rhône, dans la Bresse et dans le Bugey. Elle s'accrut, plus tard, des seigneuries de Revermont et de Coligny, dans la première de ces deux provinces, par le mariage d'Albert III avec l'héritière de ces deux dernières terres. Une étendue de territoire aussi considérable, des traités et des alliances que firent les barons de la Tour avec ceux de leurs voisins les plus puissants, les placèrent de bonne heure à côté des Dauphins ; ils recherchèrent surtout la faveur et l'amitié de ces princes, jusqu'à ce qu'enfin l'un d'eux, ayant obtenu la main de l'héritière de leurs états, ils leur succédèrent dans leur puissance et dans leur principauté.

 

Le nom  de celui qui, le premier, gouverne la baronnie de la Tour n'est plus connu de même que de ses successeurs, jusqu'à un dénommé Berlion ou Berillon, mentionné dans un acte du prieuré d'Innimont, en 1107. Son fils
Giraud ou Geraud, lui succède puis son fils Albert Ier, baron de la Tour du Pin

à sa mort, la terre de la Tour est partagée entre ses fils, Albert et Berlion : le château reste en entier au pouvoir du premier, qui était l'aîné. Albert II, baron de la Tour du Pin épouse Marie, fille de Robert V, comte d'Auvergne ; il vit en 1190 et en 1202. Albert III, baron de la Tour du Pin, fils d'Albert II, et de Béatrix de Coligny. Albert IV, baron de la Tour du Pin, fils d’Albert III lui succède  et ne survit que cinq ans; il obtient de l’empereur Frédéric II, par des lettres-patentes, datées de Parme, du mois de septembre 1245, la confirmation d'un droit de péage dans la terre de la Tour, accordé autrefois par les empereurs à ses prédécesseurs ; lettres  qui prouve que  cette terre relève  immédiatement de l'empire.

 

C'est lui qu'Alphonse, roi de Léon et de Castille, nommé empereur en 1257, crée, cette année, son sénéchal des royaumes de Bourgogne-Provence, avec pouvoir d'en exercer les fonctions lorsqu'il se rend à sa cour. Ce baron meurt en 1264.

 

.Anne, dauphine  du Viennois, comtesse d’Albon, de Grenoble et de Gap  de 1281 à 1306

Fille du dauphin Guigues VII, sœur aînée du dauphin Jean, elle se met en possession du Dauphiné après la mort de son frère. Mariée depuis le 1er septembre 1273 à :

 

.Humbert, baron de La Tour du Pin (? - 1306) 

Frère du baron de la Tour du Pin Albert IV, sénéchal du royaume de Bourgogne-Provence.

 

Le jour même de la mort du jeune Dauphin Jean, sa mère Béatrice, dame de Faucigny, investit de ses possessions dans cette province son petit-fils Jean, fils d’Anne et Humbert de la Tour du Pin, si l’héritage du Dauphiné n’échappe point à la maison de la Tour. Cette libéralité assure pour l’avenir la réunion dans les mêmes mains du Dauphiné et du Faucigny ce qui  évidemment ne peut plaire aux  comtes de Savoie, peu désireux de voir ainsi s’accroître la puissance de leurs rivaux. Béatrice le prévoit, et pour mieux assurer l’effet de sa libéralité, elle s’adresse au représentant du pouvoir impérial.

 

Le 24 septembre 1282, Hermann de Baldeck, qui porte le titre de bailli général de l’Empire pour le Royaume de Bourgogne-Provence , assiste à la cérémonie de l’investiture du Faucigny, que Béatrice donne à son petit-fils par le procédé traditionnel de la festuca ; il prend  l’enfant sur ses genoux, pendant que Béatrice lui adresse  ces paroles : « Beau fils Jean, je te place sous la garde et la protection du sérénissime seigneur Rodolphe, roi des Romains, qui te maintiendra et te défendra dans la possession de tous ces biens ».

Humbert prend le titre de Dauphin mais ce titre lui est contesté par Robert II, Duc de Bourgogne, qui prétend succéder au Dauphin Jean, comme plus proche héritier de la ligne masculine. Cette prétention occasionne divers combats assez sanglants et plusieurs sièges. L’empereur Rodolphe de Habsbourg éprouve quelque embarras dans cette affaire. Ses sympathies  vont à  Humbert de la Tour ; de plus, il est en quelque façon engagé à le protéger, lui et les siens, pour leur avoir donné sa protection par l’entremise de son bailli Hermann de Baldeck. Cela paraît d’autant plus probable que l’année suivante, en 1283, Rodolphe parvient, à faire une campagne décisive contre le comte Philippe de Savoie. Les hostilités se terminent par un traité du 10 décembre 1283, totalement désavantageux à la maison de Savoie. Le comte de Savoie doit restituer à l’empereur Rodolphe de Habsbourg, Morat, Gümminen et ses droits sur Porrentruy. Les Habsbourg triomphent dans la Suisse occidentale qui fait partie alors du Royaume de Bourgogne-Provence; Rodolphe cependant  ne semble pas pressé de consommer sa victoire en élevant la famille de la Tour du Pin  pour l’opposer la maison de Savoie. En effet d’abord Béatrice de Faucigny,  veut revenir sur sa donation et  remplit, devant le tribunal de deux abbés délégués par Rodolphe, les formalités nécessaires pour arriver à la révocation de sa libéralité. De plus, un événement imprévu  rapproche Rodolphe le roi des ennemis du Dauphin ; sans doute en vue de resserrer les liens qui l’attachent à la dynastie Capétienne et d’affermir sa propre influence dans l’est de la France, Rodolphe, alors âgé de soixante-six ans, a demandé et obtenu la main de la jeune Isabelle de Bourgogne, sœur du duc Robert, qui devient ainsi le beau-frère de l’Empereur, et le dernier représentant mâle de l’ancienne race des Dauphins, partant le rival d’Humbert de la Tour ; or, au moment de la célébration de son mariage, c’est-à-dire en février 1284, Rodolphe de Habsbourg, sans s’inquiéter de ses anciennes relations avec la famille de la Tour,  accorde à Robert de Bourgogne l’investiture du Dauphiné.

 

Aussi la guerre fait rage entre le duc de Bourgogne aidé du comte de Savoie et le Dauphin appuyé par son auxiliaire le comte de Valentinois. Cependant Rodolphe n’est pas sans regretter cette lutte entre des seigneurs qui de part et d’autre lui tiennent de près ; le 17 mars 1284 par une lettre adressée à Humbert de la Tour, auquel il donne le titre contesté de Dauphin, comte de Vienne et d’Albon, il l’invite à venir à sa cour afin de chercher les moyens de rétablir la paix ; à l’aller et au retour, il lut assure le libre passage sur toutes les terres autres que celles du comte de Savoie. L’intervention  demeure sans effet ; la lutte continue jusqu’à ce que la médiation puissante du roi de France Philippe le Bel qui  engage les parties à conclure à Paris le 25 janvier 1285 un accommodement par lequel Humbert demeure possesseur du Dauphiné au moyen de la cession qu’il fait à Robert des terres de Coligny et de Revermont. Humbert garde le Dauphiné en abandonnant à son adversaire diverses possessions dont les plus importantes sont les seigneuries de sa famille au-delà de l’Ain ; il s’oblige en outre à payer au duc de Bourgogne une indemnité de vingt mille livres tournois. Cette dette est une lourde charge pour Humbert : il lui faut, pour s’en acquitter, recourir à la bourse de son fidèle allié le comte Aymar de Valentinois.

 

D’ailleurs le roi Philippe le Bel ne perd pas de vue le traité de paix dont il a obtenu la conclusion pendant les années qui suivent, les officiers royaux s’occupent d’en assurer l’exécution. Maintenant le roi de France, dont l’influence déjà puissante sur les comtes de Valentinois vient de s’affermir en Dauphiné, ne néglige aucun moyen de faire respecter son autorité ; dès 1287, il a établi sur les frontières du royaume, pour protéger ses droits et sans doute aussi pour saisir tous les prétextes de les étendre, un représentant qui porte le titre de bailli royal dans les diocèses du Puy, de Vienne, de Valence et de Viviers : c’est peut-être une imitation du bailli impérial que Rodolphe de Habsbourg a chargé de le représenter en Bourgogne.

 

En tous cas cet agent fait sentir aux seigneurs voisins, même aux plus puissants, tout le poids de la main de son maître ; il traite le Dauphin et le comte de Valentinois comme des sujets, les cite devant sa juridiction et leur inflige, des amendes quand il  constate sur leurs domaines des infractions aux ordonnances royales, par exemple des duels où le port d’armes prohibées.

 

En toutes ces affaires, la politique de l’empereur Rodolphe n’a pas été heureuse ; grâce à son alliance, avec le duc de Bourgogne, il a jeté dans les bras de Philippe le Bel le Dauphin et le comte de Valentinois. S’il ne réussit pas à conserver ses alliés naturels, encore moins parvenait-il à rallier à sa cause des ennemis invétérés tels que les Savoyards. Cependant il essaye d’exploiter à son profit la discorde jetée dans la maison de Savoie par l’ouverture de la succession du comte Philippe mort le 17 aout 1285.

Philippe a pris le parti de s’en rapporter au jugement d’un tiers et par son testament il déclare remettre l’affaire aux mains, non pas du roi des Romains Rodolphe, mais d’Edouard Ier, roi d’Angleterre et de sa mère Éléonore.

 

Depuis longtemps Louis de Savoie bénéficie des bonnes grâces de Rodolphe ; déjà un diplôme de 1284 témoigne en quelle faveur le tient le roi des Romains. Sans doute sous l’influence des exécuteurs testamentaires, des arbitres furent nommés pour décider entre les prétentions rivales d’Amédée et de Louis l’inclination personnelle du roi des Romains fut pour peu de chose dans leur décision.  Amédée est désigné pour succéder au comte de Savoie, et Louis doit se contenter de possessions importantes, situées notamment dans le pays de Vaud ; il est obligé d’en rendre hommage à son frère aîné. Encore une fois la Savoie retrouve  un souverain peu sympathique à la maison de Habsbourg.

Amédée V, comte de Savoie qui a pris le parti du Duc de Bourgogne, est en conflit par ailleurs  avec le Dauphin Humbert au sujet de  la Baronnie de la Tour du Pin et d’autres terres qu’il prétend relever de lui.

 

En 1291, Humbert et plusieurs prélats du Royaume de Bourgogne-Provence viennent trouver l’empereur Rodolphe à Morat pour lui rendre leur hommage ; Humbert remporte de ce voyage l’avouerie de l’Abbaye de St Claude que Rodolphe lui confère pour la tenir comme Sénéchal du Royaume de Bourgogne ainsi que ses successeurs.

Le comte Amédée IV attire dans son parti Louis, baron de Vaud, son frère, seigneur de Gex, et l’Abbé d’Ambournai avec lesquels il forme une ligue contre le Dauphin Humbert. Celui-ci, de son côté bénéficie de l’alliance de l’Archevêque et du chapitre de Vienne, de l’evêque de Valence, de Jean Chalon, baron d’Arlay et du comte de Valentinois.

Le 9 décembre 1289, Anne et son époux Humbert voulant assurer leur succession à leur fils Jean,  lui font donation,  de leurs états en se réservant l’usufruit des revenus. 

Le comte de Savoie et le dauphin Humbert, après avoir fait divers compromis qui suspendent les hostilités sans les terminer, s’accordent enfin, au mois de juin 1293 par un traité. Les querelles et les hostilités s’étant renouvelées entre le comte de Savoie et le dauphin, ils conviennent après s’être fait réciproquement beaucoup de mal, de prendre pour arbitre Charles de Valois, frère du Roi de France, lorsqu’il passe dans leurs Etats, pour aller au secours du Roi de Naples son cousin. L’acte du compromis signé près de Montmeillan est de juillet 1301. Charles de Valois ordonne préalablement la cessation de toute hostilité ; mais il est mal obéit, comme on le voit par ses lettres datées de Tournus, à son retour, le 22 janvier 1302.

Le Dauphin Humbert  décide en Septembre 1306, de se retirer à la Chartreuse de Val Sainte-Marie au diocèse de Valence. Il y  meurt le 12 avril de l’année suivante.

 

.Jean II, dauphin du Viennois, comte d’Albon  et de Gap de  1306  à  1319

Fils d’Humbert et de Béatrix.

Il reçoit, le 18 Avril 1307 après l’inhumation de son père, l’hommage des seigneurs du Dauphiné qui assistent à cette cérémonie. Il ajoute à ses possessions celle du Comté de Genève  dont le Comte Guillaume lui fait hommage lige le 16 juin 1316. Jean s’étant rendu à la Cour d’Avignon, meurt à son retour, le 5 mars 1319  à l’âge de 38 ans.

 

.Guigues VIII, dauphin du Viennois, comte d’Albon et de Gap de 1319 à

Fils aîné de Jean II.

Il lui succède à l’âge de neuf ans, sous la tutelle et régence d’Henri de la Tour, son oncle, élu évêque de Metz. L’an 1323, il épouse le 17 Mai, Isabelle fille du roi Philippe le Long à laquelle il a été fiancé dès le 16 juin 1316.

En 1325, Guigues se déclare pour Hugues de Genève, seigneur d’Authon, son vassal contre Edouard, comte de Savoie qui lui fait la guerre. Edouard les bat deux fois ; mais la même année, ils remportent sur lui une victoire considérable, le 9 Août, dans la plaine de Saint Jean le Vieux, devant le château de Varei dont il faisait le siège. A la suite de cette victoire des arbitres choisis de part et d’autre parviennent à établir une paix solide entre elles par un traité qu’elles concluent  le 7 Mai.

 

Entre les prisonniers que fait le Dauphin, les plus importants sont Jean de Chalon, comte d’Auxerre, Robert de Bourgogne, comte de Tonnerre  et Guichard, sire de Beaujeux qu’il ne relâche que longtemps après et moyennant de fortes rançons. 

En 1328, après une trêve conclue avec Edouard, par ordre du roi Philippe de Valois, Guigues, accompagné de Henri, son oncle, suit le roi de France  en Flandres et combat à la bataille de Montcassel, le 28 Août de cette année.

Aymon de Savoie, successeur d’Edouard, ayant recommencé  la guerre contre le Dauphin, Guigues va assiéger le château de la Perrière. Il y reçoit une blessure dont il meurt  le lendemain, 28 juillet 1333.

 

.Humbert II (1312- 1335), baron de Faucigny de 1328  à 1335, dauphin du Viennois de 1333  à 1335

Fils de Jean II et de Béatrice de Hongrie ; frère  de Guigues VIII.

Il est depuis 1328, en Hongrie ou il est allé pour recueillir la succession de Clémence de Hongrie, veuve de Louis le Hutin, roi de France, sa tante, qui l’a institué son héritier universel. De là, étant passé à Naples, il y a épousé en 1332, Marie de Baux.

Pendant son absence, Béatrix de Viennois, sa tante, exerce la Régence du Dauphiné avec les principaux seigneurs du pays.

Le 20 juin 1337, il nomme Agoult des Baux, oncle de son épouse, administrateur de ses finances privées.

Après la perte de son fils unique André, il abandonne vite l'espoir d'avoir une descendance et projette dès 1337 de céder son héritage.

Humbert III ambitionne de devenir roi de Bourgogne-Provence ;  une lettre d’Edouard III, roi d’Angleterre, à l’empereur Louis de Bavière,  du 3 mars 1338,  le supplie d’accorder au Dauphin ce titre de Roi de Bourgogne-Provence. Louis de Bavière est d’autant plus prêt à accéder  à cette demande qu’il obtient par là un nouveau partisan dont il a grand besoin dans les conjonctures critiques où il se trouve. Mais, Humbert, faisant ensuite réflexion qu’en acceptant cette faveur, il va se compromettre avec la Cour Pontificale, siégeant alors à Avignon, et ennemie déclarée de Louis de Bavière qu’elle refuse de reconnaître pour empereur, ne juge pas à propos d’en faire usage.

 

Le rôle d’Agoult des Baux s’amplifie lors des négociations de paix entre le Dauphin et Vienne, en juillet 1338, à la suite de la révolte des Viennois. Au cours de l’été, Humbert doit emprunter 30 000 florins au pape pour solder ses troupes et donner en gage  ses terres. Le roi de France Philippe VI et  son conseiller l’archevêque de Rouen, Pierre Roger sentent qu’il y  a l’opportunité  d’acheter ; le roi de France  soutient alors l’accession de son  conseiller à la pourpre cardinalice ; le pape Benoît XII  nomme celui-ci cardinal par lettre bullée, en date du 12 décembre 1338. Les difficultés financières s'accumulant, Humbert fait procéder à l'inventaire de ses biens en 1339 dans le but de les vendre au pape Benoît XII. Celui-ci lui en offre d’abord 150 000 florins tout en décidant d’enquêter sur les revenus domaniaux du Dauphin. L’archevêque de Rouen arrive à Avignon le 5 mai 1339 et reçoit, le 12, le chapeau de cardinal. Entretemps de  janvier à  juillet 1339, Jean de Cojordan, évêque d'Avignon, trésorier pontifical, et Jean d’Arpadelle, chapelain du pape, parcoururent le Viennois et le Briançonnais. Ils estiment les revenus annuels du Dauphin à 27 970 florins, ce qui donne une valeur théorique de vente pour le Dauphiné de 559 400 florins. La transaction avec le pape échoue.

Humbert vivant au dessus de ses revenus, est obligé de recourir aux emprunts. En 1340, il est redevable depuis plusieurs années envers la Chambre Apostolique de 16 mille florins dont il diffère le remboursement. En octobre 1340, il demande un délai de paiement. Mais il n’entend pas pour autant négliger d’exercer l’autorité qu’il s’est fait accorder dans Vienne par le chapitre et les habitants de la ville.

Philippe VI  engage  alors à son service  Agoult des Baux qu’il nomme le 30 octobre 1340 sénéchal de Beaucaire.

De son côté,  l’archevêque  de Vienne s’étant pourvu devant la cour d’Avignon, obtient de Benoit XII une Bulle en date du 12  décembre 1340, qui déclare nulle la cession que le chapitre avait faite au Dauphin sur les droits de la ville.

En août 1341, Humbert est toujours débiteur de 16 200 florins. Le cardinal Pierre Roger intervient auprès de Benoît XII qu’il persuade d’excommunier le mauvais payeur. Affolé le pieux Humbert offre alors au pape de couvrir sa dette en donnant au Saint-Siège quelques-uns de ses fiefs. Toujours conseillé par Pierre Roger, Benoît XII fait une réponse négative à l’ambassade delphinale. Sans héritier, endetté jusqu’au cou, rejeté de l’Église, Humbert II devient une proie facile pour le royaume de France.

 

Le roi de France Philippe gagne ses officiers, et les engage à le persuader de faire cession de ses états à la France, sous la promesse d’en recevoir une compensation qui le mettrait en état de passer heureusement le reste de ses jours. La négociation réussit. L’an 1343, par un traité qui est ratifié à Vincennes le 23 Avril. Humbert fait donation de tous ses états à Philippe, duc d’Orléans, fils puîné du roi, lui substituant, faute d’héritiers, l’un des fils de Jean de France, duc de Normandie, tel qu’il plairait au roi de nommer. Mais, l’année suivante, on fait, en présence du Pape, le 9 Juin à Avignon, un autre traité par lequel Humbert fait donation entre vifs, pure et irrévocable, de tous ses états en faveur de Jean, duc de Normandie ou de l’un de ses enfants, sous la condition que son successeur aux dits Etats conserverait aux Dauphinois leurs privilèges ; ce qui est confirmé par deux bulles du Pape Clément VI données le 9 Juillet et le 11 Septembre suivant (Il est remarquable que le Pape donne ces bulles par l’autorité tant impériale que pontificale, regardant la première de ces deux autorités comme dévolues au Saint Siège par l’excommunication de Louis de Bavière qui rendait, selon lui, l’Empire vacant).Cent vingt mille florins d’or et dix mille livres de pension viagère sont le prix de la libéralité du Dauphin envers la France.

Le Pape ayant ordonné une Croisade contre les Turcs, Humbert demande et obtient d’en être nommé le chef. Revêtu de ce titre; il s’embarque le 2 septembre à Marseille. Ayant abordé à Nègrepont, il entre de là en Asie. Après quelques avantages remportés l’année suivante sur les infidèles, il reçoit un ordre du Pape de faire une trêve avec eux. Alors, il remet à la voile pour son retour, et perd à Rhodes, dans le mois de mars ou d'avril 1347 son épouse, qui l’avait accompagnée. Il envisage  de se remarier ; et comme les traités qu’il a faits avec la France n’offrent qu’une succession éventuelle, ce projet de remariage inquiète le roi de France.

Une nouvelle négociation s’engage qui aboutit au traité signé le 30 mars 1349 à Romans. Le 16 juillet 1349, à Lyon, en présence de Jean, duc de Normandie, fils aîné du roi de France et futur roi Jean II dit le Bon, Humbert abdique de tous ses états en faveur de Charles de France, fils aîné de Jean et de Bonne de Luxembourg, elle-même sœur ainée de l’empereur Charles IV de Luxembourg qu’il investit sur le champ en lui donnant l’ancienne épée du Dauphiné et la bannière de St Georges. Le même jour, le nouveau Dauphin, par un acte particulier, fait entre les mains de l’évêque de Grenoble, représentant le corps de l’Etat, le serment de conserver les libertés, coutumes et privilèges du Dauphiné.

 

Le 13 du même mois, Charles rend hommage à la cathédrale de Lyon à l’archevêque Henri de Villars et à son chapitre,  pour différentes parties du Dauphiné qui relèvent de cette église. Le 2 août de la même année, il rend  hommage à l’église de Vienne ; et, dans le mois de décembre suivant, il fait à Grenoble son entrée en présence  d’Humbert. Humbert abdique officiellement le 1er février 1350 en présence des principaux seigneurs du pays assemblés dans le couvent des Dominicains de Grenoble auxquels il déclare  par un discours également ferme et touchant " qu’à l’avenir ils eussent à reconnaître Charles de France pour leur légitime Souverain. "

La même année, Humbert s’étant rendu à Avignon pour être promu aux Ordres Sacrés, il les reçoit tous, dans l’intervalle des trois messes de Noël, de la main du Pape. Cette précipitation dont le prétexte était d’honorer davantage le Dauphin alors que  le vrai motif  est de l’empêcher de rentrer dans le monde, comme le bruit court qu’il en a l’intention, est suggéré par la Cour de France avec laquelle Clément VI agit toujours de concert dans cette affaire. Pour la tranquilliser parfaitement sur le compte d’Humbert, huit jours après il le sacre Patriarche-Latin d’Alexandrie. Le roi le fait pourvoir, en 1352 de l’administration de l’Archevêché de Reims et le nomme le 25 janvier 1354, évêque de Paris. Mais Humbert se démet du soin de l’église de Reims, le 22 février suivant, entre les mains du Pape, renonce à l’évêché de Paris et se retire à Clermont en Auvergne, dans le couvent de son ordre où il meurt le 22 mai 1355.

Le Dauphiné n’étant pas incorporé au domaine royal français, Charles doit  rendre hommage à Metz pour le Dauphiné et en reçoit l’investiture par l’empereur Charles IV de Luxembourg. Par  lettres du 1er Janvier 1357 adressée au dauphin Charles, fils du roi Charles V, il lui accorde la confirmation de tous les droits et privilèges que les Dauphins de Viennois tenaient de ses prédécesseurs.  L’empereur Charles IV est couronné en 1365, roi de Bourgogne-Provence dans la cathédrale Saint Trophime d’Arles et en 1378, par lettres données à Paris le 7 Janvier, il nomme Vicaire du Royaume de Bourgogne-Provence, le dauphin Charles ; et le 23 du même mois ce dernier donne commission au Gouverneur du Dauphiné d’exécuter les lettres de l’empereur. En 1389 encore le dauphin Charles, futur roi Charles VI arbore l’emblème du Dauphiné comportant le dauphin dans deux quarts et les aigles impériales dans les deux autres ; ce n’est que postérieurement  sous l’ordre du roi François Ier que les aigles seront remplacées par les lys de France. En 1426, le roi Charles VI cède le Dauphiné au Dauphin Louis, son fils, qui n’a que trois ans ; cession qu’il confirme l’an 1440.

 

 

 

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 11:40

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE

 

 

Q. Dauphiné (Archevêché de Vienne/ Comté du Viennois / Evêché de Grenoble / Comté de Grenoble / Vicomté de Briançon)                                                                                                         terre d’empire de 1032 à 1349

 

 

 

 

2. Evêché/comté de Grenoble 

Comtes de Grenoble 

 

Maison de Bourgogne (1192 à 1282)

 

André-Guigues VI (1184 -1237), dauphin de Viennois, comte d'Albon, de Grenoble, d'Oisans et de Briançon de 1228 à 1237

Fils de Beatrix et de Hugues III, duc de Bourgogne, il succède à sa mère. C’est lui qui prend le titre de dauphin en 1192. André-Guigues épouse :

 

1) Semnoresse, fille de Aymar de Valentinois dont il n’a pas d’enfant

2) en 1202, Beatrix de Sabran de Castellar, dite de Claustral, petite fille de Guillaume V, comte de Forcalquier, d’Avignon d’Embrun et de Gap qu’il répudie en 1210 sous prétexte de parenté quoiqu’il ait une fille nommée Béatrix.

3)  Béatrix de Montferrat dont il a Guigues, le futur Guigues VII.

 

Béatrix, sa fille, étant veuve de ses deux maris lui fait cession de tout ce qui lui appartient.

 

En 1225, il acquiert de Guillaume Ier, Dauphin d’Auvergne par acte du 9 octobre, les terres de Voreppe et de Varacieu. Guigues-André meurt le 5 mars 1237.

 

.Guigues VII (1225-1269), Dauphin du Viennois, comte d’Albon, de Grenoble, d’Oisans, de Briançon, de Gap et d’Embrun de 1237 à 1269

Fils et héritier du dauphin Guigues-André ; il épouse Béatrix, fils du comte de Savoie Pierre II et d'Agnès de Faucigny. Béatrice lui apporte en dot le Faucigny.

En mars 1238, arrivent à Turin les représentants du jeune Dauphin Guigues VII, et avec eux les deux frères Jean et Aymon de Bernin, archevêques de Vienne et d’Embrun, les évêques de Grenoble et de Gap.

 

Tout d’abord, deux diplômes y sont rendus au profit du Dauphin Guigues VII, encore placé sous la tutelle de sa mère Béatrice de Montferrat : l’un confirme à Béatrice et à son fils un péage en Viennois ; l’autre reproduit les privilèges des Dauphins, jadis reconnus par Frédéric Ier Barberousse, et déclare que ces seigneurs relèvent immédiatement de l’Empereur et de ses légats en Bourgogne.

Guigues VII  prend les titres de Dauphin de Viennois, de Comte d’Albon, de Gap et d’Embrun. L’an 1243, il rend hommage pour ses comtés de Vienne et l’an 1245, il reçoit de l’empereur Frédéric II, comme roi de Bourgogne-Provence, l’investiture des comtés de Gap et d’Embrun.

L’empereur  qui souhaite regagner à sa cause Guigues VII dans sa lutte contre le pape Innovent VI lui confirme par un acte daté de juin 1247  toutes ses acquisitions dans les comtés de Gap et d’Embrun et, de plus, lui concède les alleux situés dans ces deux comtés, ainsi que dans les comtés de Vienne, d’Albon et de Grenoble, sauf  l’hommage et la fidélité que le Dauphin en doit à l’Empire. L’avantage est d’importance, si l’on considère que le Dauphin se trouve  ainsi placé dans la hiérarchie féodale, au-dessus de tous les propriétaires d’alleux, qui cessent d’être ses pairs pour devenir ses inférieurs.

 

L’empereur se rend à Verceil à l’été 1248. Son vassal Guigues VII est présent comme le comte de Savoie Amédée IV. Frédéric  accorde à cette occaasion au dauphin  une pension annuelle de trois cents onces d’or, payables par le Trésor impérial.

 

Plus tard Guigues VII  se heurte aux  prétentions de Charles d’Anjou, sur les deux comtés, qui constituaient la dot de Béatrice de Sabran-Forcalquier, première épouse de Guigues VI. Guigues VI avait répudié sa première femme et avait conservé les comtés, qu'il avait transmis à son fils, issu d'un second mariage. Evidemment, Charles d'Anjou, héritier des comtes de Forcalquier, lui demande le retour des comtés. Charles est sur le point d’en venir à une guerre ouverte avec le Dauphin. Mais même dans sa famille, Charles d’Anjou  rencontre de graves difficultés ; longtemps il doit lutter contre sa belle-mère, Béatrice de Savoie, veuve de Raymond Bérenger, qui l’accuse d’avoir lésé ses droits lors du règlement de la succession de Provence. Le roi Louis IX, gendre de Béatrice et frère de Charles, est tout naturellement désigné pour concilier ce différend : de concert avec les légats du pape Alexandre IV, il y travaille activement et réussit à y mettre fin par une sentence arbitrale que lui-même et les légats rendent à la fin de l’année 1256. La sentence, qui est ratifiée par  le roi d’Angleterre Henri III, autre gendre de Béatrice, détermine l’étendue des droits qui doivent être attribués à titre de douaire à la veuve de Raymond Bérenger.   Ce document contient une allusion à une autre querelle qui, sans la sage intervention du pape et du roi de France, risque de mettre en feu la Provence et le Dauphiné. Presque depuis le commencement du siècle les dauphins de Viennois prétendent avoir acquis le Gapençais des comtes de Forcalquier. Depuis lors, le comté de Forcalquier a été réuni à celui de Provence, et Charles d’Anjou se trouve être le représentant des anciens seigneurs du Gapençais ; à ce titre il conteste la prétention du dauphin Guigues VII. 

A la fin de l’année 1256, le conflit en arrive à une phase  aiguë ; Charles d’Anjou menace, pour se faire justice, d’attaquer les domaines du Dauphin.   Il faut tout le poids de l’autorité du pape et du roi pour l’arrêter. Alexandre IV va même jusqu’à ordonner aux archevêques d’Embrun, de Vienne et d’Aix, et aux évêques de Grenoble et de Gap, de prêter assistance à Guigues contre toute agression.

Enfin les deux parties consentent à accepter un compromis : l’affaire est remise à la décision de Barral de Baux, arbitre choisi par le comte de Provence, et de Jean de Bernin, archevêque de Vienne. Le 17 juillet 1257 les arbitres rendent leur jugement qui maintient le Gapençais au Dauphin à charge d’en faire hommage au comte de Provence, Guigues conservant la suzeraineté sur Embrun. Mais cette sentence fait naître un nouveau différent soulevé par l’Archevêque d’Embrun, qui prétend qu’il porte atteinte à ses droits. Le pape se déclare en faveur du Prélat et l’affaire n’est pas réglée avant le décès de Guigues VII  fin 1269.

 

.Jean  I, Dauphin du Viennois, Comte d’Albon, de Grenoble de Grésivaudan, de Gapençais, d’Oisans, de Briançon et d'Embrun, baron de Faucigny de 1269 à 1281

Fils du précédent ; il lui succède sous la tutelle de sa mère Béatrix de Savoie.

En 1269, il rend hommage pour ses possessions à Charles Ier, comte de Provence et roi de Sicile.Jean meurt en 1281.

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