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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 19:28

Comme déjà écrit la baisse actuelle de l'Euro est une bonne chose pour les 17 pays de l'Union Européenne qui disposent désormais de la monnaie unique ; et meme si l'Euro apparait désormais sous-évalué économiquement par rapport à d'autres monnaies européennes de pays membres de l'Union telles  la couronne danoise , le zloty polonais ou le forint hongrois...ou n'en faisant pas partie mais liés par des accords bilatéraux tel le franc suisse , il faut qu'il continue de baisser au moins parallélement avec le dollar pour que les USA ne bénéficient pas en terme de croissance par rapport aux de la zone euro d'un avantage indu en termes d'exportation.

En effet une baisse importante de l'Euro permet à ces pays de conserver face aux USA une compétitivité vis à vis des pays émergents  .

 

Et  cette baisse de l'Euro doit étre considérée comme voulue par la BCE  tant qu'elle ne met pas en danger sa valeur interne c'est à dire tant que l'inflation ne risque pas de dépasser la limite de 2% par an que s'est assignée la Banque Centrale.

 

Mais cette baisse ne doit pas étre perçue par les spéculateurs comme le signe précurseur d'un éclatement de la zone euro .

 

Or ces spéculateurs contre l'euro, qui achétent de plus en plus d'autres monnaies que le dollar et qui concourrent à la baisse de l'euro, ne pensent nullement que la BCE accepte cette baisse de l'euro comme moyen de lutter contre la baisse du dollar voulue par les autorités américaines mais  qu'elle la subit  du fait des problémes de financement des dettes souveraines de quelques membres de la Zone euro .

 

La Banque Centrale Européenne doit donc faire savoir que la baisse de l'euro lui parait bénéfique au retour d' une croissance plus importante de la Zone Euro mais que cette baisse  ne remet nullement en cause la pérennité de la monnaie unique qu'elle défendra au moment qu'elle aura choisie si une crise de défiance grave de la part des citoyens européens des 17 devait survenir et ce en les rassurant par un argument de nature à rétablir leur confiance dans leur monnaie à savoir en indiquant qu'alors elle demandera aux différentes banques centrales des 17 de racheter de l'or et de l'argent sur le marché pour accroitre la couverture or des billets et restaurer la couverture argent des pièces de  monnaie unique.

 

Dans une telle hypothése le fait de faire savoir que les billets en circulation détenus par les résidents de l'Union serait couvert à terme à hauteur d'un pourcentage croissant d'or  et les pièces émises en argent rétablirait certainement la confiance qui serait ébranlée des détenteurs.

 

Et pour montrer que l'argent qu'ils ont gagnée investie en euro est leur monnaie au meme titre que l'étaientt le deutschmark, le franc, la lire ......la Banque Centrale Européenne remplacera progressivement ses billets en circulation non pas en les "nationalisant" comme les pièces mais en les "européanisant"  en faisant figurer, dessus plutot que des ponts sans grande signification pour le citoyen moyen, des grands hommes de l'histoire européenne tels que par exemple les empereurs César Auguste sur le billet de 500,Constantin sur celui de 200, Justinien sur celui de 100, Charlemagne sur celui de 50, Otton Ier le Grand  sur celui de 20  et Charles Quint sur celui de 10 ce qui leur rappelerait tous les jours que l'idéal de réunification de l'Europe a plus de 2000 ans et qu'il continuera d'étre celui des grands hommes d'Etat européens.

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 17:51

Si les banques  semblent avoir, trés partiellement, tiré les leçons de la crise qu'elles ont provoquée en ne respectant plus depuis longtemps les régles prudentielles en matière d'endettement tant des particuliers que des Etats , en revanche

elles  continuent de rechercher des performances en matière de rendement des capitaux que l'Economie réelle ne peut leur procurer en  spéculant contre les deux monnaies de réserve important le dollar et l'euro.

 

Est-il raisonnable que les transactions sur les monnaies s'élévent à 4 000 milliards par jour quand les seules transactions commerciales s'élévent aux environs de 50 milliards ?

 

Or le comble est que des banques qui ont du étre sauvées de la faillite par leur Etat ( exemple l'Union de Banque Suisse qui exerce une trés grosse activité de change) sont soupçonnées de spéculer aujourdhui contre la propre monnaie de leur Etat en la faisant monter au risque d'asphyxier l'économie réelle de leur pays .

 

Elles le font pour leur propre compte ou pour celle de leur clientéle de particuliers étrangers trés fortunés sans se préoccuper du fait que cela se fait au détriment de clients apparamment moins intéréssants que sont les entreprises et les salariés de leur propre pays. 

 

Face à un tel comportement à l'égard duquel  les banques centrales  sont impuissantes car elles ne peuvent mobiliser pour leurs interventions sur les marchés que des montants limités, il est urgent de réformer enfin le systéme monétaire international en empéchant que les transactions  sur les monnaies soient déconnectées de l'activité économique .

 

Et en  retournant le probléme dans tous les sens, on finira bien par se rendre compte que le seul retour à l'étalon Or, qui a assuré la stablité monétaire de 1814 à 1914,  est la seule réponse meme si elle est draconienne et de nature à accentuer

pour quelques années la récession actuelle.

 

A défaut la trés grande majorité des citoyens s'apauvrira encore plus !

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 17:24

Comme toujours seules les crises font progresser l'Union Européenne ; la crise monétaire actuelle qui fait découvrir à des dirigeants en place depuis pourtant longtemps qu'ils ne se sont maintenus au pouvoir qu'en pratiquant une démagogie à grande échelle en accroissant d'année en année l'endettement de leur pays et qui découvrent avec une certaine naiveté qu'ils ne peuvent plus continuer dans cette voie, peut encore étre salutaire pour l'Union Européenne.

 

En effet ces potentats nationaux prétendument défenseurs de la souveraineté nationale alors qu'ils sont depuis maintenant plus de 30 ans responsables du déclin de leur nation sont obligés d'avouer aujourdhui que l'Europe des Nations qu'ils ont soutenue  pour flatter le nationalisme d'électeurs peu éclairés est incapable de les sortir de la crise et qu' il n'ont aucune solution nationale.Et seule leur extréme droite est encore assez bornée pour croire à une telle solution.

 

Désormais, mais,  peut étre trop tard, la grande majorité des dirigeants de gauche comme de droite ont fini par se rendre compte que sans l'Union Européenne et sans l'Euro, la crise actuelle serait d'une gravité encore inconnue pour tous les membres de l'Union, qu'ils aient ou non l'euro en commun et meme pour tout le systéme monétaire international dès lors que le dollar est encore dans une situation encore plus difficile que l'euro.

 

Et pour sauver l'euro , non de sa baisse qui somme toute ne peut étre que positive pour la croissance de l'Union, mais de sa disparition qui serait mortelle, les grandes intelligences qui nous dirigent, découvrent un peu tard qu'il faut un gouvernement économique de l'Union, des régles budgétaires communes qui s'imposent à chaque état, une uniformisation de la fiscalité., une augmentation du budget de l'Union..........etc  

 

En fait qu'il nous faut une Europe Fédérale  sur le modéle de l'Allemagne Fédérale,  Allemagne qui s'est vue, aprés un épisode nationaliste mortel , imposer par ses vainqueurs un retour au Fédéralisme .......

 

Or  actuellement si l'Union a crée avec le Traité de Lisbonne , un Haut  Commissaire aux Affaires Etrangéres, elle ne prévoit pas avant longtemps la création d'un  " Ministre de l'Economie et des Finances "   ni celle d'un "Ministre de la Défense" et d'une armée fédérale alors que là encore dans le domaine de la Défense, l' Union Européenne n'a jamais été aussi vulnérable. 

 

Contrairement à ce que les " spécialistes et autres commentateurs vedettes " de nos médias nationaux, non seulement la Constitution Européenne n'est pas enterrée pour 25 ans , mais c'est trés rapidement , tant qu'à renégocier les traités, qu'il va falloir qu'une nouvelle génération de véritables Hommes d'Etat un peu plus clairvoyants que la majorité de nos dirigeants actuels relance l'idée de l'adoption d'une Constitution pour l'Union Européenne permettant d'instaurer l'Europe Fédérale seule susceptible de sauver l'Union Europeenne  avant que les populistes de tout poil ne parviennent à nouveau à duper le peuple en le fourvoyant dans des expériences du passé qui ont conduit aux deux dernières guerres civiles qu'elle a subie et qui sont à l'origine de son déclin depuis dèjà 1 siécle.

 

Et il y a Urgence en espérant qu'il n'est pas déjà trop tard !

 

 

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 18:38

Certains milieux financiers suisses  assez peu clairvoyants  se réjouissaient  jusqu'alors de la hausse de leur Franc par rapport à l'Euro et en éprouvaient une fierté quelque peu exagérée .

 

Un peu exagérée en effet car si la situation financiére de la Confédération est trés saine, celle-ci a du, à la suite des déboires de l'Union de Banque Suisse qui lui a fait courir un risque systémique,  mettre à la disposition de cette seule banque une somme de 6O milliards de francs que celle-ci n'est pas prés de rembourser ( somme qui à l'échelle d'un  pays comme la France représenterait la bagatelle de 420 milliards de francs).

 

Situation somme toute un peu comparable à celle de l'Irlande dont les finances , il n'y a pas si longtemps encore, étaient saines mais qui a du aider ses banques défaillantes à hauteur de 85 milliards d'euros ; certes somme bien supérieure à l'échelle de l'Irlande à celle avancée par la Confédération mais qui  montre que les Etats les plus raisonnables ne sont pas à l'abri des comportements irraisonnables de leurs banques.

 

Ceci étant la catastrophe de l'UBS n'a pas fait chuter le franc suisse pas plus que les pressions fiscales accrues de ses voisins et la  disparition du Secret Bancaire car les difficultés du dollar et de l'euro  ont  conduit à la baisse depuis prés d'un an de l'ordre de 10 à 15 % de ces dernières  par rapport au franc suisse.

 

Malheureusement pour la Suisse et certains de ses spéculateurs, la situation du dollar ( 3 états des Etats Unis dont la Californie sont en quasi faillite et l'Etat Fédéral est en trés mauvaise situation) est encore moins bonne que celle de l'Euro et tant les USA que l'Union Européenne ont tout intérét à laisser le dollar et l'euro continuer de baisser pour relancer leur croissance par les exportations.

 

Si la baisse de l'Euro est une bonne chose pour l'Union Européenne, les milieux économiques suisses vont rapidement se rendre compte qu'elle est aussi catastrophique pour la Suisse que le serait pour le monde l'éclatement de la Zone euro ce dont la Chine a déjà pris conscience).

 

Or la Suisse risque de se trouver vite incapable de lutter contre les achats massifs de francs suisses en quantité limitée par les vendeurs d'euros et  de dollars alors que la masse de l'euro ne se compare pas à celle du franc et encore moins à celle en croissance incontrolée du dollar.

 

Et pour éviter de sombrer avec les états impécunieux,la Suisse risque de se voir contrainte rapidement , contre la volonté de ses citoyens,  comme l'Allemagne de faire preuve de solidarité à leur égard non seulement en reprenant son soutien de l'Euro mais en rattachant son franc à cette monnaie européenne que certains de ses financiers  ont un peu trop vite enterrée.

 

Car en-dessous d'un euro pour un franc, la Suisse aura perdu la grande majorité de ses clients européens alors que l'Union Européenne représente 70 % de ses exportations.

 

La lenteur proverbiale helvétique risque bien pour une fois de s'avérer un défaut mortel .

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 09:51

Le développement de la Chine nécessite une consommation énorme d'énergies fossiles et de matiéres premières dont elle manque cruellement.

Alors que les Etats Unis peuvent en bonne partie satisfaire  leurs besoins vitaux sur le continent américain, la Chine ne peut s'approvisionner qu'en Asie et en Afrique.

La Chine a donc choisi de recoloniser à sa manière l'Afrique abandonnée par ses anciens colonisateurs europeens qui auront bien du mal à pouvoir demain s'approvisionner sur ce continent.

Mais le continent africain ne lui suffira pas et lui pose le probléme d'un approvisionnement par mer, raison pour laquelle elle développe une importante marine de guerre pour pouvoir notamment assurer la sécurité demain de la marine marchande qui la ravitaille; et aussi qui explique qu'elle ait pris récemment des intéréts dans les installations portuaires grecques qui préfigurent sans doute une prise  croissante d'intérét dans la flotte grecque qui constitue la première flotte marchande d'Europe et du monde. L'Europe notamment, la Grande Bretagne et pas davantage la France ne disposent plus aujourdhui de marines de guerre susceptibles de garantir la sécurité des convois maritimes qui la ravitaille.

 

Alors que l'Europe dispose comme la Chine, à ses frontiéres terrestres, de ressources abondantes dans la Sibérie russe qui se dépeuple à une vitesse accélérée et ou sont installés déjà beaucoup de travailleurs clandestins chinois (évalués trés approximativement à près de 5 millions).Mais là encore la Russie constitue déjà une source vitale d'approvisonnement en énergie de l'Europe mais potentiellement également en matiére première qui peuvent étre acheminées en Europe occidentale soit par voie terrestre soit par des pipe-lines ou gazoducs; et trés rapidement elle risque d'en devenir une également pour la Chine.

 

Or la Chine n'a jamais reconnu véritablement les frontiéres de la Russie en Sibérie !

 

Et les énergies fossiles et les matiéres premiéres minières ne sont pas par nature renouvelables .

 

Si la croissance de l'Europe parvenait à retrouver par miracle les niveaux que souhaiteraient désespérémment atteindre ses dirigeants pour sortir de la crise et si celle de la Chine devait se maintenir aux niveaux atteints, inévitablement une course aux approvisionnements en énergies fossiles (gaz et pétrole) et produits miniers de plus en plus conflictuelle s'instaurera.

 

Or les niveaux de croissance chinois sont  parfaitement légitimes pour lui permettre de rattraper son retard énome de développement ( n'oublions pas que moins de 10% de chinois ont un niveau de vie comparable au niveau de vie moyen des 500 millions de citoyens de l'Union Européenne.

 

Comme il n'est pas envisageable de pouvoir aujourdhui trouver une sécurité des approvisionnements de l'Europe en Afrique et de reconstituer une marine de guerre européenne capable de protéger leur acheminement,il est urgent que l'Union Européenne garantisse ses approvisonnements avec la Russie en l'aidant rapidement à développer ses capacités d'extraction et en resserant les liens institutionnels avec elle .

 

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 18:32

En tant qu'« organisation faîtière », le Saint Empire  comprenait comme l’Europe des 27 actuelle des royaumes, des principautés laïques ou ecclésiastiques, des duchés, des comtés , des républiques , des villes libres  et servait de cadre juridique à leur cohabitation . Ces princes, ducs, républiques, villes libres quasi autonomes,  mais non totalement souverains reconnaissaient l'empereur comme le dirigeant de l'Empire et se soumettaient aux lois, aux juridictions et décisions de la Diète d'Empire mais prenaient part à la politique impériale sur laquelle ils influaient en élisant par exemple l'empereur ou en participant aux diètes et autres représentations corporatives. Contrairement aux autres pays, les habitants de l’empire n’étaient pas les sujets directs de l'empereur mais de leur propre souverain.

En raison de son caractère pré-national et supranational, le Saint-Empire romain ne s'est jamais développé en un État-nation moderne comme la France .

Le pouvoir de gouvernement de l'Empire ne se trouvait pas uniquement aux mains de l'Empereur romain germanique ni uniquement aux mains des princes-électeurs ou d'un ensemble de personnes comme la Diète d'Empire. L'Empire ne pouvait être compris ni comme un État fédéral ni comme une confédération.  Toutefois, l'Empire présentait bien  des caractéristiques de toutes ces formes étatiques.

                                                                   

C’était  donc une sorte de Communauté qui aurait pu évoluer vers une Confédération d’Etats puis un Etat Fédéral tel que depuis 1848 la Confédération Helvétique et depuis 1949 l’Allemagne Fédérale  (sous la pression des Alliés dont la France qui s’oppose pourtant à toute forme de fédéralisme au niveau national et européen).

                                                                     

Aucun Etat dans le Monde y compris les Etats Unis d’Amérique  ne peut aujourd’hui , comme le déclarait  récemment  à la Radio Suisse Romande le Représentant en Suisse de l’Union Européenne disposer d’une  souveraineté  absolue.

 

L'Alsace,la Bresse, le Bugey, le Pays de Gex, le Valromey, la Franche Comté, la Lorraine et la Savoie, anciens territoires du Saint  Empire,  ne  peuvent que faire  partie intégrante d’une Europe qui deviendra fédérale, n’en déplaise à la République Française qui ne constitue plus depuis longtemps un modèle pour les Etats Européens qui s’orientent tous vers un fédéralisme interne .  

Or dès lors qu’on fait choix d’appartenir à l’Europe, on accepte d’abandonner une partie de sa souveraineté et on n’est  donc plus indépendant.

 

L’Europe des Nations qui a gagné  avec  le refus par la France et les Pays-Bas d’accepter la Constitution Européenne qui aurait fait de l’Union Européenne un Etat supranational  n’a  pourtant aucun avenir à long terme.

 

Ce qui était à l’origine défini comme une Communauté , la Communauté Européenne, puis est devenu une Union,  l’Union Européenne, dont on ne connait pas vraiment juridiquement la nature n’est  pas encore une véritable Confédération  mais sera certainement un jour, il faut l’espérer un Etat d’abord et un Etat Fédéral surtout.

 

Il ne peut être contestée que ceux   des 27 états européens , qui ont accepté la monnaie commune , qui avec le Traité de Lisbonne  ont désormais en commun certes non pas un Ministre des Affaires Etrangères mais un Haut Représentant ,qui font pour la plupart partie de l’Alliance Atlantique et de son commandement intégré l’OTAN  et  qui devront disposer  plus vite qu’on ne l’imagine  d’une défense commune, ont abandonné ou vont abandonner à l’Europe l’essentiel de leurs « pouvoirs régaliens »

 

Comme inéluctablement les 27  vont devoir  abandonner également  à leurs régions ou états régionaux une partie  de la souveraineté qu’il leur reste, l’Etat National aura perdu d’ici quelques années  une grande partie de ce qui lui reste encore souveraineté  dite nationale.

 

L’Union Européenne deviendra donc un jour plus ou moins lointain, un Etat qui sera, n’en déplaise à la République Française, une Fédération d’Etats, disposant de niveau de souveraineté différents selon le degré de rapidité de transfert de pouvoirs restants des  Etats Nationaux au profit de l’Europe d’une part  et au profit de leurs Régions ou Etats Régionaux  d’autre part.

L’Etat national européen n’a pas deux siècles d’existence et il n’a déjà plus d’avenir au sein de l’Union Européenne !

 

En outre est-il rationnel pour une future Europe Fédérale qu’elle soit composée d’Etats Nationaux  de taille et de puissance trop différentes ?

 

Comment  garder dans cette Europe des Etats Nationaux  de moins  de 1 million d’habitants comme le Luxembourg ( membre fondateur),  Malte , Chypre  et demain l’Islande  qui n’auront alors guère plus de souveraineté que des Etats Régionaux comme la Catalogne ou la Bavière qui  comptent  beaucoup  plus d’habitants et sont plus puissants ?

 

Or même si la République française  refuse d’adopter un modèle fédéral contraire aux idées qui ont prévalu à la Révolution, elle ne peut  imposer un modèle unique d’autonomie régionale . En effet  outre le fait qu’elle a du accepter un statut particulier pour l’Alsace-Lorraine , elle a du et  devra  accepter dans un avenir plus ou moins lointain des statuts particuliers pour ses territoires ou départements d’Outre-mer voire la Corse . En  outre elle comporte elle-même  des Régions  voire des Métropoles qui inéluctablement verront leur autonomie augmenter dont la population et la puissance économique est largement supérieure à celle de plusieurs Etats Nationaux qui font partie de l’Union Européenne.

                                                                       

L’idée de nation telle que  l’a définie Ernest Renan environ  un siècle après qu’elle soit apparue  s’oppose au développement d’une véritable et indispensable citoyenneté européenne.

Le nationalisme est incompatible avec l’appartenance à un autre Etat ; l’ Etat dit Supranational doit s’entendre en fait d’un Etat Fédéral Suprarégional  constitué exclusivement de Régions ou Etats Régionaux disposant du maximum de souveraineté ou autonomie dans un certain nombre de domaines .

Et on commence à prendre conscience qu’il est difficile voire dangereux d’ouvrir un débat sur l’ identité nationale alors qu’il est certainement plus aisé de  définir la notion de citoyenneté européenne  surtout si on accepte de se reconnaitre d’abord les héritiers de Rome.

 

Et comme héritiers de Rome, l’on pourrait méditer ce vers de Pacuvius cité par Cicéron :

«  Ubi bene, Ibi patria »  ( Ou l’on est bien , là est la patrie )

 

Certes il faudra encore un certain temps s’accommoder du statut d’Etat National pour des raisons historiques évidentes même si elles sont plus récentes et moins pertinentes que beaucoup le croient.

 

 

Néanmoins l’avenir de l’Union Européenne est à une Fédération d’Etats Régionaux  qui  finira par ressembler à ce qu’était le Saint Empire Romain Germanique avec  sa mosaïque de villes-états, de royaumes, de principauté, de duché ou de républiques .

 

Ne doit-on pas considérer aujourdhui  que des villes agglomérations européennes de plus d’un million d’habitants et puissantes économiquement doivent pouvoir  avoir au sein de l’Europe « dénationalisée » un statut égal à des petits états nationaux  ou  grands états régionaux.

 

Mais alors quelle souveraineté  espérer pour la Savoie, Nice, la Franche Comté, l’Alsace, la Lorraine et pourquoi pas pour le Dauphiné et la Provence , la Bresse, le Bugey, le Pays de Gex et le Valromey qui ont une longue histoire commune ou la Bretagne, la Corse, le Pays Basque… ?

                                                                        

Il importe pour obtenir ainsi  de tels statuts que les régionalistes  sachent de quoi ils parlent lorsqu’ils manient les concepts d’autonomie , de souveraineté ou d’indépendance ce qui implique qu’ils réfléchissent à ce qui différencie une simple région française  d’une région autonome comme le Val d’Aoste , voire le Pays Basque ou la Catalogne espagnole et un länder allemand comme la Bavière par exemple.

 

Il est bien évident qu’aucune région actuelle de France, pas plus que «  l’Etat Libre de Bavière » ne peut  sérieusement vouloir avoir ou retrouver un jour sa propre armée ou sa propre monnaie mais peut certainement espérer  récupérer de la République française  une souveraineté en matière d’Instruction Publique , d’Affaires Culturelles, d’Equipements et d’Infrastructures,  et une Représentation directe au Parlement Européen par l’élection  de ses députés européens non pas sur la base d’une circonscription  électorale sans aucune réalité  historique, géographique et économique  mais  d’une circonscription  qui regrouperait Nice (1.088 000  hts)  Savoie  ( 1 134 000 hts)  Franche-Comté ( 1 188 000 hts)  Alsace  ( 1 848 000  hts) et Lorraine  (2 391 000 hts) comptant au total 7 649  000 habitants et qui éliraient 8 eurodéputés  (1  pour Nice, 1 pour a Savoie, 1 pour la Franche-Comté, 2 pour l’Alsace et 3 pour la Lorraine) voire  9  avec  8 233 000 hts  si la Bresse, le Bugey, le Valromey et le Pays de Gex constituant l’actuel département de l’Ain  (584 000 hts) souhaitaient  retrouver une destinée commune avec la Savoie et  les autres territoires de l’ancien empire qui pourrait alors prétendre avoir deux députés à Strasbourg. Et il apparait tout aussi normal que dans le cadre de la réforme territoriale, les régions puissent plus librement passer des  accords entre elles mais surtout que les régions frontalières, comme les régions-départements ou territoires d’Outre-Mer ,  aient le droit de conclure dans le cadre de leurs compétences des accords directs avec les Etats ou  Régions situées de l’autre coté de la frontière terrestre ou maritime.

                                                                       

Mais  ce statut idéal de l’Etat Régional  ne sera sans doute atteint un jour que dans le cadre  d’un Empire , restauration du Ier né en 27 avant Jésus-Christ,  et l’exact opposé de celui national  dénommé  IIIème Reich que prétendait vouloir instaurer le chancelier Hitler marquant ainsi qu’il n’était en rien la restauration du  Ier qui a pris fin le 8 aout 1806.

 

Rappelons-nous que les six pays fondateurs  qui constituaient le cœur de l’Empire Carolingien ( Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays Bas  ) ont  signé  symboliquement  à Rome le traité qui  a  permis de débuter la réunification de l’Europe.

 

D’autant que l’ Europe a grand besoin pour résoudre la crise actuelle d’une gouvernance économique commune car aucun même des grands états qui  en font partie ne peut seul trouver les remèdes

Sinon  elle  risque  de voire mis à néant en peu de temps ce qu’elle a mis déjà péniblement à retrouver en un demi-siècle déjà.

 

Si tel n’est pas le cas rapidement, on peut craindre sérieusement un  retour en Europe d’un nouveau National-Socialisme !

 

                                                                       

Extraits de propos de Madame Chantal Delsol , membre de l’Institut, recueillis par Pauline Lecomte publié sous le titre « PORTRAIT »  dans le numéro 37 de la Nouvelle Revue d’Histoire de juillet-aout 2008 :

 

« …Je regrette que l’on ait tenté de construire l’Europe sur le modèle de la France, en centralisant beaucoup trop et en accordant aux instances européennes une foule de compétences non régaliennes……

Jacques Delors, qui a été l’un des acteurs importants de cette construction, a voulu modeler l’Europe sur le modèle de la République jacobine…………………..l’Allemagne aurait du jouer un rôle plus grand, apportant ainsi le modèle du fédéralisme. L’ Europe s’enfonce dans les détails du dirigisme administratif au lieu de s’occuper de l’essentiel, sa sécurité, son identité, sa culture. L’Europe devrait également avoir une politique étrangère authentique …

Plusieurs évolutions sont possibles. Ou bien nous devenons un grand ensemble économique, ou bien nous nous approcherons de quelque chose qui ressemblerait au Saint Empire Romain Germanique. Ce ne serait pas vraiment une fédération moderne mais la réunion souple d’entités qui seraient partiellement souveraines et qui demanderaient protection à un niveau supérieur. Cela commence d’ailleurs à exister dans les faits. Il suffit d’observer autour de nous les pays qui éclatent en régions autonomes ou indépendantes : l’Espagne, la Belgique ou l’Italie. Il n’est pas absurde d’imaginer une telle évolution. On se retrouverait face à une multitude d’entités, dotées de plus ou moins de pouvoirs, qui seraient imbriquées les unes dans les autres…………..Les anciens Etats-nations perdent de plus en plus de poids depuis une trentaine d’années au profit des régions. Il ne reste plus que la France à demeurer centralisée. Il ne faut pas partir de la France pour penser l’Europe… »

 

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 14:32

Si les difficultés de l'euro réjouissent le peuple Suisse qui y voit un motif légitime de fierté à l'égard de la valeur de sa propre monnaie le franc suisse, cette fierté risque de se traduire rapidement en une toute aussi légitime inquiétude.Comme les Allemands, les Suisses risquent bien de devoir soutenir dans leur intérét l'euro et ce malgré les profits que certains de leur établissements financiers pensent pouvoir tirer des difficultés actuelles de l'euro ; la Banque Nationale Suisse devra, malgré les pertes qu'une politique de soutien de l'euro lui ont fait subir dans le passé, reprendre sa politique d'achat d'euros ( puis d'obligations souveraines de la zone euro)  pour soutenir le cours de la monnaie européenne.

 

Car ce que n'a pas encore compris le peuple suisse,faute d'explication de ses partis bourgeois, c'est qu'une fois encore certains grands établissements financiers de son pays spéculent contre l'euro dans leur intérét ( avant souvent celui de leurs clients) et contre l'intérét général du peuple suisse et de son économie réelle.

 

Alors que les pays  B.R.I.C  , Brésil, Russie, Inde et Chine ont compris qu'ils devaient lutter contre la politique volontaire des USA  de baisse du dollar ainsi que celle plus ou moins subie de l'euro par la Banque Centrale Européenne ( la trés grande majorité des 16 pays de l'Union Européenne ayant l'euro en commun étant satisfaite de sa baisse eux-aussi), la Suisse va mettre, comme d'habitude, plus de temps à réaliser qu'une baisse simultanée du dollar et de l'euro se traduirait,en raison de l'impossibilité pour les vendeurs de ces monnaies  de ne racheter aujourdhui, à la différence d'il y a 30 ans, que des monnaies dont la masse monétaire est considérablement inférieure à la leur, dont le franc suisse, la hausse irrésistible de ce dernier deviendra vite insoutenable pour l'économie suisse.

 

En effet, contrairement à ce que pense souvent le peuple suisse, ce n'est pas encore demain que la majorité des exportations suisses sera à destination des pays émergents dont les pays du Golfe ou les B.R.I.C. ou que les citoyens de ces pays constitueront la majorité des touristes en Suisse ; là encore l'intérét des grandes Banques et des Etablissements financiers en Suisse ne rejoint pas celui de l'Economie réelle du pays.

 

Le peuple suisse doit bien prendre conscience qu'encore aujourdhui l'essentiel de ses clients provient d'abord des 4 pays de l'Union Européenne qui entoure son pays (Allemagne, Autriche, France et Italie)  et qui ont tous l'euro comme monnaie commune puis d'autres membres de l'Union qui ont également l'euro en commun.

 

Et faire preuve d'une solidarité  bien comprise dans son propre intérét !

 

Les pertes déjà subies de la Banque Nationale Suisse n'ont pas été acceptées par celle-ci par pure philantropie mais bien dans l'intérét général de la Suisse !

 

 

 

 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 11:44

Sans une réforme monétaire  aboutissant à la restauration de l'étalon or, un conflit inévitable va s'accroitre entre le dollar et l'euro.

Alors que les Etats Unis croient pouvoir se sortir de la crise sans plans de rigueurs en faisant marcher la planche à billets, l'Union Europénne a raison de se lancer dans une politique tendant à essayer d'empécher la poursuite de l'augmentation de la dette des états qui la composent et plus particuliérement des 16 qui  ont l'euro en commun et à  limiter la croissance de la masse monétaire.

 

Mais cette différence de politique va inévitablement avoir des conséquences néfastes sur l'Union Européenne car elle va entrainer une augmentation de la valeur de l'euro par rapport au dollar et par le jeu des exportations une croissance plus forte de l'économie des Usa et insuffisante de celle des états de l'Union pour leur permettre de résorber leur déficit.

 

Or pour éviter que l' Euro ne monte trop par rapport au dollar, la Banque Centrale Européenne ne peut raisonnablement abaisser ses taux au niveau de ceux pratiqués par la Réserve Fédérale américaine.

 

D'abord parce qu'il est faux de penser qu'une nouvelle baisse des taux serait de nature à redynamiser sensiblement la consommation et l'investissement dans l'Union  et ensuite et surtout parce qu'une telle politique de taux proches de zéro ne fait que développer une spéculation de la part de financiers qui empruntent à des taux ridicules pour aller placer les capitaux empruntés dans des pays émergents qui ne les souhaitent pas et vont donc se lancer dans des politiques protectionistes.

 

Faute d'adoption rapide d'un systéme monétaire international limitant automatiquement la croissance de la masse monétaire et les capacités d'emprunt, l'Union Européenne va étre contrainte d'adopter elle aussi une politique protectioniste.

 

Finallement cela ne sera peut-étre pas un mal si le grand marché intérieur est maintenu malgré les velléités souverainistes de certains états de l'Union qui croient encore pouvoir par une politique nationale voire le retour à une monnaie nationale sortir plus facilement  de la crise.

 

Mais ce protectionisme va limiter nos possibilités de croissance de l'économie de l'Union en restreignant ses exportations.

 

Dans ces conditions il est urgent que l'Union Européenne puisse étendre son grand marché intérieur à la Turquie et aux grands pays de l'Est de l'Europe qui n'en sont pas membres : Russie, Ukhraine et Biélorussie.... soit à un marché de consommateurs potentiels de prés de 300 millions de consommateurs de plus dont les besoins d'équipement  correspondent peu ou prou à ceux consommateurs des états de l'Union il y a environ 25 ans.

 

Un tel  grand marché intérieur  qui aurait pu étre ainsi étendu depuis plus de 10 ans aurait permis au moins de relancer la croissance interne de l'Union tout en préservant en partie ses citoyens des effets de la mondialisation.

 

 

 

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 12:26

Il est de plus en plus difficile pour les gouvernements de faire accepter par leurs nationaux la "solidarité nationale" entre régions ; les preuves en effet de ce refus de solidarité se multiplient actuellement au sein de l'Union : l'éclatement de la Tchécoslovaquie , les velléités d'indépendance de la Flandre, du Pays Basque ou de la Catalogne, le refus du Nord de l'Italie de payer pour le sud  etc, etc  ...

 

Un peu paradoxalement en revanche la solidarité entre nations de l'Union Europénne se développe notamment en raison de la crise actuelle.

 

En effet à la différence des régions d'une meme nation, les nations qui constituent l'Union Européenne sentent l'impérieuse nécessité d'étre solidaires entre elles .

 

Si les nations riches et besogneuses finissent par étre solidaires des nations "cigales" c'est  par intérét bien compris meme s'il leur a fallu un certain temps de réflexion pour le comprendre.

 

Ils ont compris qu'une crise internationale ne peut pas se résoudre au niveau national mais au moins pour partie au niveau international au sein de l'Union.

 

Dans quelle situation se trouverait déjà ces nations européennes si l' Union Européenne, l'Euro n'existaient pas ?

 

Alors on ne peut que souhaiter le renforcement de la gouvernance européenne et l'effacement progressif des nations.

 

Faute de sagesse, bon nombre de nations de l'Union Européenne vont devoir accepter de renoncer à une part importante de ce qui leur reste de souveraineté pour étre placées sous la tutelle de l'Union.

 

En définitive et comme chaque à fois ce sont les crises qui permettent à  l'Union Européenne de progresser.

 

Les vieilles nations européennes ne sont plus en mesure de jouer le role qui a été le leur depuis deux siècles.

 

L'Europe des nations agonise.

 

L'Union Européenne doit devenir un véritable état  et un état fédéral .

 

 

L'Europe du futur sera  une Fédération d'Etats-Régions à souveraineté limitée !

 

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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 17:53

Contrairement à ce que certains spéculateurs anglo-saxons ou suisses espérent, l' Euro ne va pas disparaitre.

Aucun des pays européens qui a adopté l'Euro  n'y a intérét et surtout pas l'Allemagne qui en a pris conscience après la crise grecque. 

 

Meme si les dettes privées ou  publiques accumulées par la Gréce, l'Irlande et le Portugal apparaissent énormes par rapport à leur PIB, il ne faut pas oublier que mis à part le cas de l'Espagne, la Grece, l'Irlande et le Portugal ne représentent qu'une fraction marginale du PIB des pays de l'Union qui ont adopté l'Euro.

 

En outre, ces pays dotés de l'Euro ne sont pas les seuls créanciers de la Gréce, de l'Irlande, du Portugal voire de l'Espagne ; la Grande Bretagne, les USA et d'autres le sont aussi .

 

Si l' Euro devait s'effondrer, quelle autre monnaie serait achetée à la place :  le dollar ?  ce qui le ferait monter alors que les USA cherchent à le faire baisser ; le Yen ?  alors que la Banque du Japon ne veut pas qu'il monte; la Livre Sterling   ? alors que la Banque d'Angleterre ne veut pas davantage que le Japon qu'elle monte; les monnaies des pays émergents ? dont aucune n'est une monnaie de réserve et qui feront tout également pour empécher leur monnaie de se réévaluer ; le Franc Suisse ? alors que meme si cela flatterait les Suisses, les  masses de dollars ou d'euros qui se porteraient sur cette petite monnaie sur le plan quantitatif  la ferait se réévaluer dans des proportions  inacceptables que n'arriverait pas à empécher la réintroduction d'un intérét négatif sur les dépots vite compensé par la plus value en capital .

 

En fait,  à la différence de ce qui a pu se passer  il y a  40 ans ou avant, la confrontation entre les deux seules grandes monnaies de réserve mondiales actuelles, le dollar et l'euro qui cherchent toutes deux à baisser, pose un probléme insurmontable tel que la disparition brutale de la deuxiéme  provoquerait une crise monétaire mondiale terrible dont le prix serait payé par les épargnants  y compris les Allemands.

 

Certes ceux-ci espérent pouvoir faire payer les banques qu'ils ont du sauver ! On peut douter qu'ils y parviendront mieux que les Suisses qui n'ont aucun espoir de voir rembourser par l' UBS  les 60 milliards de francs  (environ  45 milliards d'euros ou 300 milliards  à l'échelle d'un pays comme la France ).

 

Alors les Allemands sauveront l'euro bon gré mal gré et tant qu'à devoir payer exigeront que l'Union Européenne adopte rapidement le régime  fédéral à laquelle  la France s'est  toujours opposée. Et la France se résignera !

 

L'Union se verra dotée rapidement d'un véritable gouvernement économique, d'un budget  en hausse sensible et d'une fiscalité  et de systémes sociaux harmonisés sous le controle rigoureux de l'Allemagne.

 

L'Union Européenne n'a progressé sérieusement que chaque fois qu'il y a une crise ; grace à la crise actuelle, elle va devoir faire un bond en avant considérable  sinon tout s'effondrera  ! 

 

 

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