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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 19:42

 

Quelle que soit l’issue de la guerre engagée contre la Libye, cette guerre  aura été un révélateur de l’incapacité actuelle de l’Union Européenne à avoir une politique étrangère et de défense commune.

 

Cela était évident déjà dans la mesure  ou  certains de ses membres s’affirment neutres , que d’autres membres de l’Alliance Atlantique ont décidé de rester neutres ou de s’abstenir de soutenir la résolution 1973 sur  la Libye  laissant qu’une minorité d’entre eux prendre part aux opérations de guerre très majoritairement menées par une République Française, modèle de l’Etat National- dont le nationalisme  est actuellement en hausse et l’idéal européen en régression- et un Royaume Uni hostile dès son adhésion a toute idée de développement du fédéralisme dans l’Union.

 

L’Union Européenne compte parmi ses 27 membres, 5 qui se sont déclarés neutres et  le Conseil de  l’Europe dont les membres, non membres de l’Union Européenne, ont vocation à la rejoindre compte en plus l’Etat qui a vu sa neutralité reconnu par les autres depuis près de 500 ans,

 

La Suisse  est en effet neutre depuis 1515, un statut formellement reconnu et garanti par les autres puissances européennes en 1815, au lendemain des guerres napoléoniennes la Suède depuis 1815, la République d'Irlande et  la Finlande depuis 1948  et enfin l'Autriche  depuis 1955 et enfin Malte depuis 1964.

 

La neutralité d'un pays implique qu'il ne participe pas à un conflit entre d'autres Etats. Les droits et devoirs des pays neutres en temps de guerre ont été fixés par la communauté internationale en 1907. En période de paix, les Etats neutres fixent leurs propres règles, mais il va sans dire qu'ils restent en dehors de toute alliance militaire comme l'OTAN.

Depuis la fin de la Guerre froide, la Suisse a dû redéfinir sa conception de la neutralité. Elle a fini par adhérer à l’ONU et s'est  engagée en 1996 dans le "Partenariat pour la paix" lancé par l'OTAN, tout en soulignant que cet acte était motivé par le désir de promouvoir la paix et la sécurité, mais en se réservant le droit de se retirer si sa neutralité venait à être menacée. Avec le Kosovo et actuellement avec la Libye, la Suisse, qui a un compte particulier à régler avec  le Colonel-Guide (surtout après l’humiliation qu’a du subir un président de la Confédération en lui présentant des excuses), doit se contorsionner pour considérer compatible avec sa neutralité le transit de convois militaires sur son sol et d’avions de guerre de la coalition dans ses airs et va devoir encore plus décrédibiliser sa politique de  neutralité depuis que les opérations de guerre en Libye sont menées par une alliance militaire l’Alliance Atlantique et son commandement intégré l’OTAN  devenu de facto le seul bras armé de l’ONU.

La neutralité de la Suède elle, ou, pour reprendre une formule plus appropriée, sa "non-participation aux alliances en temps de paix et sa neutralité en cas de guerre" remonte au début du XIXème siècle lorsque, après avoir cédé la Finlande à la Russie et pris part à la coalition anti-napoléonienne, la Suède décida que, compte tenu de sa position géographique, la plus sage des politiques serait d'essayer de suivre sa propre voie entre deux grandes puissances rivales. L'indépendance de la politique de défense suédoise constitue une pièce maîtresse de l'échiquier de la sécurité nordique, basé sur le respect mutuel et l'appréciation des politiques de sécurité choisies par chacun des pays Scandinaves. L'un des principes essentiels de la politique de sécurité suédoise consiste à s'opposer à toute mesure qui altérerait la base constitutionnelle de ce modèle de stabilité nordique. Elle préconise le développement graduel d'un régime de sécurité qui englobe tous les Etats de l' OSCE. La Charte de Paris, adoptée par  la CSCE  définit les orientations majeures d'activités futures visant à instaurer un système de sécurité paneuropéenne Si la stabilité militaire dans le nord de l'Europe et en Europe constitue la mission essentielle de la neutralité suédoise, sa composante "active" sous la forme, notamment, d'une participation traditionnelle aux opérations de maintien de la paix des Nations unies doit être considérée comme une contribution majeure à un environnement international plus sûr et, par conséquent, à la sécurité européenne Malgré sa neutralité, la Suède a décidé de soutenir la guerre en Libye au coté de l’OTAN ce qui ressemble à la fin de sa neutralité . 

  

Selon un sondage de 2010, plus de la moitié des Finlandais ne veulent pas que leur pays rejoigne l’OTAN. Cette opposition a légèrement augmenté depuis l’année dernière et seulement un quart de la population soutient l’adhésion. À noter que les trois quarts des personnes interrogées appuieraient un éventuel référendum à ce sujet. Pour 61 % des Finlandais, le pays mettrait à mal ses relations avec la Russie en rejoignant l’Alliance atlantique.

 

Le premier référendum sur le traité de Lisbonne ayant été rejeté par les Irlandais en juin 2008, Le gouvernement irlandais a  obtenu des garanties sur des sujets importants pour l'Irlande : la neutralité militaire de l'Irlande, son régime fiscal ou l'interdiction de l'avortement. Sa neutralité militaire  tire sa source de l'opposition au Royaume-Uni et aux circonstances difficiles de l'indépendance irlandaise .Cette indépendance, obtenue entre la Pâques sanglante de 1916 et le traité de 1938, amène l'Eire à rester neutre au cours de la deuxième guerre mondiale. L'Irlande ne se joignit donc pas à l'Otan, à sa création. Toutefois, signe de son évolution, elle  a rejoint le Partenariat pour la Paix en 1999 . De même, comme la Suisse elle n’a pas  participé à la fondation de l'ONU en 1945 et ne l’a rejoint qu'en 1955, devenant ensuite un contributeur habituel des missions de paix onusiennes. Cette "neutralité" demeure donc "constitutive" de la géopolitique irlandaise, même si on peut remarquer qu'elle a été contingente. Toutefois, elle s'est enracinée dans la conscience nationale.

 

Depuis son adoption le 26 octobre 1955, le principe de neutralité est devenu la pierre angulaire de la politique étrangère et de sécurité de l’Autriche. Pourtant, l’adhésion de l’Autriche à l’Union européenne en 1995 a considérablement restreint le champ d’application de la neutralité autrichienne. Face au développement de l’intégration européenne, l’Etat autrichien cherche à concilier neutralité et européanisation. En tant qu’Etat neutre, la République autrichienne a effectivement été tenue de respecter entre autres le principe de la non-belligérance, le devoir d’impartialité, la règle de l’abstention ou le devoir de défense et de prévention de l’intégrité territoriale. A la différence de leurs homologues suisses, les hommes politiques autrichiens ont toujours cherché à assouplir certaines des interdictions qu’impliquait le statut de neutre (adhésion à l’ONU en 1955 et au Conseil de l’Europe en 1956). Rétrospectivement, trois phases d’adaptation de la neutralité se sont succédées en Autriche: la neutralité passive (1955-1970), durant laquelle le gouvernement autrichien s’est abstenu d’influencer la politique internationale; la neutralité active (1970-1983), au cours de laquelle Vienne est devenu un haut lieu de rencontres et de négociations diplomatiques ainsi que le siège de grandes organisations internationales; la neutralité réaliste (1983 à 1995), au terme de laquelle les autrichiens ont pris conscience de l’importance des notions de solidarité et de coopération, qui peuvent parfois être en contradiction avec les exigences de la neutralité. Avec l’adhésion du pays à l’Union européenne le 1er janvier 1995, l’adaptation de la neutralité autrichienne est apparue comme une étape nécessaire mais non suffisante de l’intégration. Le gouvernement autrichien a estimé dans un premier temps que la neutralité était compatible avec l’intégration européenne. Mais les élites politiques du pays se sont vite aperçues que cette dernière était, au contraire, difficilement conciliable avec la neutralité. En effet, l’intégration européenne repose sur la prise de décisions communes et présume la subséquente perte de souveraineté, condition pourtant indispensable à l’exercice de la neutralité étatique. Par ailleurs, l’adaptation progressive de la neutralité autrichienne aux développements de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) et de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) a réduit le champ d’application de la neutralité. Cependant, les fonctions résiduelles de la neutralité demeurent toujours en vigueur ce qui place Vienne dans une position délicate au sein de l’UE. L’abandon de la neutralité demeure toutefois improbable à court terme: elle bénéficie d’une popularité exceptionnelle auprès de l’opinion publique et reste l’un des symboles majeurs de l’identité nationale autrichienne.

Malte devenue indépendante en 1964, est entrée dans l’Union le 1er mai 2004.  Sous l’influence de Dom Mintoff, elle s'est orientée vers le neutralisme, puis vers l’alliance privilégiée avec les pays arabes et, surtout, avec la Libye, avec laquelle elle signa un traité d’amitié en 1984. En 2004 elle est entrée dans l’Union Européenne.

Les mots « OTAN » et « Alliance atlantique » sont apparus dans le traité de Maastricht,  entré en vigueur le 1er novembre 1993. Ce traité décisif, qui a créé une « Union européenne », une « monnaie unique » européenne et une « Politique étrangère et de sécurité commune » européenne, évoque expressément l’alliance militaire atlantique avec les États-Unis d’Amérique dans sa partie intitulée « Déclaration relative à l’Union de l’Europe Occidentale » (UEO).Depuis lors, l’OTAN et l’Alliance atlantique ont été expressément mentionnées dans tous les traités régissant les institutions européennes, qui ont progressivement élargi le champ d’application du traité de Maastricht : traité d’Amsterdam  entré en vigueur le 1er mai 1999, traité de Nice , entré en vigueur le 1er février 2003, traité de Lisbonne entré en vigueur le 1er décembre 2009.

Le  traité de Lisbonne -, reprend tous les traités antérieurs et   mentionne expressément l’OTAN et l’Alliance atlantique dans l’article 42 du TUE (ex article 17 de la version précédente du TUE).

Cet article 42 porte en réalité sur la « politique de sécurité et de défense commune » de l’Union européenne et précise qu’elle « fait partie intégrante de la politique étrangère et de sécurité commune » de l’UE.

Le début de l’article est ainsi rédigé :

« 1. La politique de sécurité et de défense commune fait partie intégrante de la politique étrangère et de sécurité commune. Elle assure à l’Union une capacité opérationnelle s’appuyant sur des moyens civils et militaires. L’Union peut y avoir recours dans des missions en dehors de l’Union afin d’assurer le maintien de la paix, la prévention des conflits et le renforcement de la sécurité internationale conformément aux principes de la charte des Nations unies. L’exécution de ces tâches repose sur les capacités fournies par les États membres.

2. La politique de sécurité et de défense commune inclut la définition progressive d’une politique de défense commune de l’Union. Elle conduira à une défense commune, dès lors que le Conseil européen, statuant à l’unanimité, en aura décidé ainsi. Il recommande, dans ce cas, aux États membres d’adopter une décision dans ce sens conformément à leurs règles constitutionnelles respectives La politique de l’Union au sens de la présente section n’affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres, elle respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre. »

Cet  article 42  pose  4 principes essentiels :

1er principe : l’UE doit se doter à terme d’une seule et même politique de défense La « PESD » (« politique de sécurité et de défense commune » de l’UE) ;elle doit en effet « inclure la définition progressive d’une politique de défense commune » et celle-ci verra le jour lorsque le Conseil statuant à l’unanimité en aura ainsi décidé.

2ème principe : l’UE doit mettre sur pied une armée européenne commune La PESD doit en effet comprendre des « missions » de nature « civile et militaire » : il s’agit donc bien de bâtir à terme une armée européenne commune.

3ème principe : l’UE doit se livrer à des opérations de police internationale définie par l’OTAN, même sans mandat de l’ONU. Les « missions » de l’Union européenne ont vocation à s’étendre « en dehors de l’Union « afin d’assurer le maintien de la paix, la prévention des conflits et le renforcement de la sécurité internationale ». En clair, cela signifie que l’UE doit se livrer à des opérations de police internationale. Il est certes précisé que ces actions doivent se faire « conformément aux principes de la charte des Nations unies ». Mais ce garde-fou est un trompe-l’œil car le respect des « principes » de la charte de l’ONU est une contrainte très vague . Il eût été  plus  conforme au droit international, de préciser que ces actions de l’UE devraient se faire « conformément aux décisions prises par l’Assemblée Générale ou par le Conseil de Sécurité des Nations unies ». Cet article 42  ouvre la voie à des opérations de police internationale, réalisées dans le cadre de l’UE et de l’OTAN, même sans avoir obtenu le moindre mandat de l’ONU et en particulier du Conseil de Sécurité, seule instance planétaire habilitée par le droit international public à décider de l’organisation d’opérations militaires.

4ème principe : les obligations de l’OTAN s’imposent à l’UE. Il est en effet précisé que la « PESD » doit « respecter » les obligations de l’OTAN « pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de » l’OTAN.

 

Sur les 27 États membres de l’UE, 21  sont membres de l’OTAN, et notamment tous les plus grands pays :Allemagne, Belgique, Bulgarie, Danemark, Espagne, Estonie, France, Grèce, Hongrie, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Slovaquie, Slovénie soit 78%  des états membres représentant 94.3% de la population de l’UE. Les 6 États Membres de l’UE qui ne sont pas membres de l’OTAN se divisent en 2 groupes :

a) les 5 Etats qui ont proclamé leur neutralité internationale  : Suède, Finlande, Autriche, Irlande, Malte

b) et Chypre, divisée en deux qui  comprend les deux bases militaires britanniques d’Akrotiri et Dhekelia, qui sont situées juridiquement hors UE mais dans l’OTAN… -

Parmi les 21 membres de l’Union , membres de l’Otan, l’Allemagne s’ est abstenue de voter la résolution 1973 présentée par la France avec le soutien du Royaume Uni. Mis à part la France et le Royaume Uni , seul le Danemark- dont est originaire l’actuel Secrétaire Général de l’OTAN - et la Belgique participent  activement  soit 4 états sur 9 états de l’Union qui auraient  accepté de participer à la mise en œuvre militaire de la résolution mais on n’a pas eu à ce jour de réelle participation effective de l’Espagne, de l’Italie, de la Grèce, des Pays-Bas et de la Pologne

L’OTAN est désormais aux commandes de l’opération militaire en Libye. Mais la mission est strictement balisée. Objectif : faire respecter la zone d’exclusion aérienne et l’embargo sur les armes. Cela vaut pour les forces pro-Kadhafi comme pour les insurgés.

Si ce passage de témoin donne un peu plus de clarté à l’opération, il confirme aussi les divisions européennes.

Au sein de l’OTAN, il a aussi fallu d‘âpres négociations pour un accord à l’unanimité. La Turquie, membre du Conseil de L’Europe et candidate malmenée depuis 1973  à l’Union  voulait que l’Alliance atlantique ait le contrôle total de l’opération, y compris politique, pour pouvoir exercer son droit de véto si elle estimait que les alliés allaient trop loin.

On voit donc bien dans l’affaire Libyenne qu’il est impossible dans les conditions actuelles fixées par le Traité de Lisbonne que l’Union Européenne est incapable de réaliser son objectif en matière de politiques des Affaires Etrangères et de Défense commune.

Il est donc impératif  de revoir complétement les bases de ces politiques si l’Union Européenne veut réellement s’affirmer sur le plan mondial . L’intervention en Libye est donc  l’occasion pour l’Union Européenne de poser les principes claires d’une politique des Affaires Etrangères et de Défense unique susceptible d’être acceptée par la majorité de ses membres y compris le jour ou l’Union comptera parmi ses membres tous les membres du Conseil de l’Europe qui n’en font encore parties ; jour ou l’on peut raisonnablement espérer que l’Etat National Européen aura été pratiquement entièrement vidé de sa substance.

 

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 12:34

 

 

Site BELGICATHO , 25.03.2011

« Mgr Podvin, au nom de la Conférence épiscopale française, s’est montré  favorable à l’intervention en Libye.

L’Eglise catholique défend en effet le devoir d’ingérence dans des situations extrêmes.

 

Alors, faut-il y approuver ou désapprouver cette intervention?  La situation en Lybie est-elle plus grave que celles auxquelles  on assiste aujourd’hui en Syrie, au Bahrein, en Somalie, en Côte d’Ivoire…  et dans bien d’autres pays où le devoir d’ingérence pourrait également se justifier ? Kadhafi reçu hier en grande pompe dans les capitales occidentales est désigné aujourd’hui comme tyran et ennemi de son peuple; pourquoi bénéficie-t-il seul de ce privilège de se retrouver ainsi ostracisé par ce qu’on ose appeler la « communauté internationale » ?

Il faut bien reconnaître que cette intervention ne relève pas de la morale mais bien de calculs politiques et géostratégiques, calculs qui expliquent également pourquoi on n’intervient pas ailleurs. Les pays européens sont loin d’être unanimes ; si la France et l’Angleterre considèrent, avec l’appui des USA, que cette intervention est justifiée, il n’en va pas de même de l’Allemagne tandis que l’Italie est très embarrassée; et ne parlons pas de la Russie ou d'autres pays qui désapprouvent formellement. Et chacun a ses bonnes raisons que l’on ne peut rejeter sans un examen approfondi.

Appartient-il aux hommes d’Eglise de donner leur bénédiction à cette opération ou de l’anathémiser ? Ces hommes d’Eglise  réagissent avec des sensibilités déterminées par des perceptions différentes, mais peuvent-ils se prononcer et dire où se trouvent le bien et le vrai dans une question aussi complexe? Ne vaudrait-il pas mieux qu’ils évitent de prendre des positions trop tranchées ?  Quand le pape s’abstient d’approuver ou de désapprouver cette intervention militaire, tout en compatissant au sort des victimes, il fait preuve de prudence et il est, nous semble-t-il, dans son rôle en se tenant au-dessus de la mêlée.

Cette guerre est peut-être juste mais cela n’est pas évident pour tout le monde. Offre-t-elle plus de garanties que celle menée en Irak sous couvert de motifs humanitaires et dont on connaît les retombées catastrophiques pour les populations concernées ? »

 

Site du CRIF  du 25.03.2011 repris de SLATE

« L’ayatollah iranien Khamenei  lui s’est exprimé, lundi 21 mars 2011, sur les mouvements de révolte dans le monde arabe : « La position de la République islamique est claire… Nous ne faisons pas de différence entre Gaza, la Tunisie, la Libye, l’Egypte, Bahreïn ou encore Yémen… Les mouvements de révolte dans le monde arabe sont le signe du réveil islamique », a-t-il déclaré.

 

Devant une foule immense réunie à Machhad dans le nord-est de l’Iran, à l’occasion du nouvel an iranien, l’ayatollah Khamenei a prédit encore une fois l’échec des Etats-Unis dans la région.

« Les Américains tentent de détourner les mouvements révolutionnaires, en mettant en place leurs protégés, mais ils vont échouer », a-t-il déclaré, avant de dénoncer l’intervention militaire occidentale en Libye, en accusant les occidentaux de chercher à prendre le contrôle du pétrole libyen »

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 14:41

 

 

Institut Européen de Recherche sur la Coopération Méditerranéenne et Euro-Arabe

 

« Ordre religieux musulman fondé au 19ème siècle dont les buts étaient un retour aux sources du Coran et à l'unité de l'Islam d'une part et de résister à l'occupation européenne du monde arabe et plus particulièrement en Afrique du nord d'autre part.

Son fondateur Mohammed Ben Ali As-Senoussi naquit en Algérie en 1780. Après des études à Fez, qu'il approfondit à La Mecque et à Médine, cet ascète rassembla ses premiers disciples, prêchant dans les pays qu'il traversa. En 1843, ne pouvant rentrer en Algérie, occupée par les Français, il s'établit en Cyrénaïque, dans l'actuelle Libye, où il fonda la Zaouia Al-Beida (le monastère blanc), la première cellule religieuse de la confrérie qui prit son nom.

La secte, dispensant asile, éducation et gouverne religieuse, connut un succès très rapide parmi les tribus de Cyrénaïque. A la mort de son fondateur en 1859, sa doctrine s'était répandue en Libye, en Egypte, au Soudan et au Tchad, essentiellement grâce au prosélytisme de ses membres et l'efficacité de leur organisation en petites cellules de vie sédentaire le long de routes commerciales, autour de points d'eau, de lieux de culte ou de marchés. Dans les années 1880, la confrérie atteint le sommet de son développement. La fin du siècle marque le reflux de son oeuvre missionnaire sous la pression des troupes françaises et britanniques, l'ordre étant devenu un catalyseur de la résistance à la colonisation.

Progressivement, la communauté se réduisit à la Cyrénaïque où l'administration ottomane délégua à l'ordre des fonctions d'encadrement des tribus traditionnellement rebelles à une autorité centrale. A partir de 1911 les Senoussi luttèrent avec les Turcs contre les forces italiennes en Cyrénaïque, et pendant la Première Guerre Mondiale contre leurs alliés britanniques. Suite à la défaite des troupes Senoussi par ces derniers en 1916, leur dirigeant As-Sayyid Ahmed As-Sharif As-Senoussi quitta le pays. Son successeur Mohammed Idris Al-Mahdi As-Senoussi fut reconnu par les Italiens et les Britanniques comme Emir de Cyrénaïque intérieure après avoir signé le traité d'Az-Zawiatna et renoncé à attaquer les cités côtières en Egypte. En 1922, il accepta le titre d'Emir de Tripolitaine que lui offrirent les nationalistes de cette région. Les Senoussi reprirent alors leurs activités guerrières contre les Italiens. Ceux-ci réussirent à affaiblir les Sennoussi en les privant des oasis du sud: Mohammed Idris s'exila au Caire la même année.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les Senoussi combattirent aux côtés des alliés contre les Italiens. Après la défaite de ces derniers, les Britanniques reconnurent Muhammmad Idris comme Emir de Cyrénaïque. Le 24 décembre 1951, il fut couronné Roi de Libye. Son règne se caractérisa par une politique très conservatrice et de fréquentes frictions entre Cyrénaïque et Tripolitaine, problème récurrent dans l'histoire du pays.

Le Roi Idris fut renversé le 1/9/1969 par un groupe d'officiers mené par Muammar Al-Khaddafi, issu d'une tribu du sud adhérant à la secte senoussi. Il n'est donc pas étonnant que l'idéologie du régime doive beaucoup à la doctrine de ce mouvement (entre autres son côté anti-occidental et le souci du retour à l'arabité) »                                                 (janvier 1994)

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 09:33

Tout ce qui s'est passé en Libye n'était nullement imprévisible.

 

Le massacre annoncé de Benghasi n'était nullement certain car certainement pas nécessaire.

 

En revanche, sans intervention de la coalition, il est probable que le Colonel-Guide aurait laissé  fuire vers la Gréce, l'Italie et l'Egypte des milliers d'opposants.

 

Ce qui est certain désormais c'est que la coalition d'Occidentaux menée jusqu'à présent par la France ne peut plus, sauf à se renier et à faire perdre la légitimation de leurs actes aux Etats-Unis, à la France surtout et au Royaume Uni, accepter que  le Colonel-Guide reste au pouvoir.

 

Et l'Union Européenne se trouve conduite à se rallier à cette décision dont la mise en oeuvre est tout sauf évidente quand on entend l'Etat Major français admettre que désormais "les opérations vont devoir durer encore plusieurs semaines"

 

En défintive le probléme posé par le Président Sarkosi à l'Union Européenne va sans doute l'amener à demander au Président Berlusconi de jouer les plénipotentiaires.

 

Ironie de l'histoire !

 

Avant cela,  nos diplomates occidentaux, sans doute formée à l'Ecole de Byzance, ont décidé de transférert à l'OTAN  la 

"responsabilité du maintien de la No Fly Zone assorti d'un Blocus naval, sans la décision des frappes aériennes

au sol "  ??   Ce qui n'empéchera pas les opinions arabes  de penser que le Qatar et les Emirats Arabes Unis sont passés sous commandement de l'Otan pour combattre d'autres arabes.

 

Autre ironie de l'histoire !

 

Et l'on peut s'attendre à ce que les diplomates de  l'Organisation de l'Unité Africaine réunie à Addis-Adeba ne proposent à leurs dirigeants que des "résolutions" africaines c'est à dire synonymes de byzantines.

 

Demain verra-t-on meme peut-étre le grand "Inspirateur" de cette politique internationale gribouille de la France, son excellence Bernard Henri Levi,  improvisé Chef d'Etat Major de la Coalition à la télévision publique française, prodiguer également ses conseils militaires  au commandement de l'OTAN qui lui se garderait bien de donner des conseils à la diplomatie occidentale qui semble pourtant bien en manquer depuis quelque temps.

 

 

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 18:19

 

 

L’angélisme humanitaire de Monsieur Bernard Henri Levi et l’activisme du Président de la Réplique Française, plus ou moins sincères tous les deux, ont entrainé celle-ci dans un combat qui dépasse largement ses capacités  voire celle de l’Union Européenne, en supposant que la majorité de ses états membres ait partagé ses « grandes idées humanitaires » .

 

Or la cohérence voudrait désormais que la République Française applique les mêmes principes à l’égard de Bahreïn, de la Syrie et du Yémen pour ne parler que des seuls pays arabes.

 

Elle ne le fera pas et heureusement  parce que comme l’a déclaré son ministre des Affaires Etrangères Monsieur Juppé :

 

« la France ne peut pas tout faire et partout »

 

Cela est évident ! Mais n’a pas semblé tout de suite évident aux personnes très intelligentes qui gouvernent la France alors qu’il était évident pourtant que le cas Libyen n’était pas unique ou ne le resterait pas.

 

Ou alors ces personnes et leurs éminenents conseillers se sont encore une fois lourdement trompées dans l’analyse des situations respectives des oppositions naissantes dans certains pays arabes et dans la capacité de résistance de certains régimes arabes.

 

Mais en supposant  que la République Française n’ait pas eu  à s’investir de la noble mission de renverser le Colonel-Guide qui l’a passablement humiliée, et aurait donc disposé encore des moyens militaires qu’elle mobilise actuellement contre lui, aurait-elle fait preuve du même activisme à l’égard de la Syrie ?   Ou peut-être demain du Qatar ou des Emirats Arabes Unis qui ne sont pas des modèles de démocratie et qui, au coté de l’Arabie Saoudite dans le cadre du Conseil de Coopération du Golfe interviennent militairement pour soutenir le roi de Bahreïn qui est tout sauf un grand démocrate.

 

Certainement pas en ce qui concerne la Syrie et encore moins le Qatar et les Emirats Arabes Unis  qui sont présentés par les Occidentaux  comme la seule  « caution morale arabe » de leur coalition dirigée contre le Colonel-Guide ; et quelle caution !

 

Pourquoi ?  On le suppose mais on aimerait bien que les médias « titillent » davantage le gouvernement français sur ce sujet .

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 11:02

 

Pendant très longtemps (principalement du milieu du XIV° à la fin du XV°), les rois de France et les empereurs du  Saint empire romain germanique notamment ont eu un large recours à des mercenaires issus essentiellement des pays germaniques ou de la Suisse.

 

Les rois de France ont été protégés par des régiments suisses jusqu’à la révolution puis après la révolution et l’empire pratiquement jusqu’à la création de la Légion étrangère. Pour les protéger de qui : de leurs sujets ! Certes en 1792, les Suisses se sont faits massacrer et n’ont semble-t-il guère tué de Français. Leurs unités ont été définitivement supprimées le 11 août 1830.

 

En 1832, des vétérans des régiments suisses dissous forment un autre régiment, la légion de Hohenlohe de la Légion étrangère pour le service en Algérie.

 

Le royaume d’Espagne a crée lui la légion étrangère espagnole en 1920 qui s’est également illustrée en Afrique du Nord.

 

Certes l’Espagne et la France n’auraient du, en principe, toujours utilisé leur légion étrangère qu’à l’extérieur de leur territoire mais ce qui  n’a  pas vraiment été le cas en ce qui concerne la République Française puisque sa Légion étrangère a continué à être utilisée en Algérie même après qu’elle ait été considérée comme partie intégrante du territoire national contre la rébellion algérienne et encore moins la Légion étrangère espagnole qui elle est  intervenue également sur le territoire national espagnol en 1934 pour étouffer le soulèvement des Asturies puis pendant la guerre civile de 1936-1939 contre les  républicains.

 

Le Colonel-Guide  a crée lui aussi sa propre légion : la Légion islamique.

                                                                                                                       

Enfin, sans créer de légions étrangères  officielles, les anglo-saxons et surtout les Etats Unis recourent de plus en plus à des armées privées à l’exemple de la célèbre « Black Water » en Irak .

 

En fait les Occidentaux utilisent désormais effectivement leurs légions étrangères ou armées privées pour leurs opérations extérieures alors que le Colonel-Guide serait soupçonné d’utiliser sa légion islamique pour des opérations intérieures. Rien ne dit que demain s’il n’est pas renversé il n’utilisera pas sa légion dans des opérations extérieures dans des pays riverains tel le Soudan , le Tchad ou la Tunisie ?

 

Bien au-delà de la question du recours accru de mercenaires au coté des armées de métier, c’est  la professionnalisation généralisée publique ou privée des armées qui pose d’une certain façon problème.

  

Aucune intervention extérieure importante et durable occidentale  n’est désormais envisageable avec une armée de milice (conscription) . Or le fait que les citoyens de l’Occident préfèrent payer des militaires de métier ou des mercenaires pour assurer leur défense facilite grandement les interventions militaires extérieures ordonnées par leur gouvernement tout en affaiblissant considérablement la défense de leur territoire.

 

L’option de la professionnalisation et de la privatisation intégrale de la défense des pays occidentaux doit être reconsidérée. S’il est indispensable d’avoir une armée de métier unifiée pour les interventions extérieures regroupant marine, armée de l’air et de terre, nécessitées par la protection des citoyens de l’Union Européenne et de ses  intérêts économiques vitaux (approvisionnement en énergie et matières premières indispensables), ces armées doivent rester publiques et n’être  dimensionnées et équipées que pour remplir ces seules missions.

 

A coté, pour la défense du territoire européen, une milice essentiellement d’infanterie sur le modèle suisse encadrée par la gendarmerie doté de moyens d’artillerie anti-aérienne  puissants  doit être recrée par la réintroduction de la conscription pour faire face aux menaces intérieures.

 

Les citoyens européens feraient en effet bien de se rappeler comment a pris fin la République  Romaine :

 

 « A partir du IIième siècle avant J.C, la dégénérescence des vieilles vertus républicaines et l’enrichissement rapide né de la conquête allaient ouvrir la voie aux militaires qui s’appuient sur des armées de plus en plus coupées de la Cité ; Marius n’a pas à inventer l’armée de métier : elle existe déjà de fait . Les grandes familles qui jusque là avaient fourni les cadres militaires sont épuisées .  Il s’en trouvait bien peu qui voulussent labourer la terre avec leurs propres mains et souper petitement ni qui se contentassent d’une robe simple ou d’un logis modeste » ( Caton l’Ancien)

En 52 avant J.C, Cicéron quitte Rome désabusé ; il vient d’achever son « De Republica » dans lequel il appelle de ses vœux le meilleur des citoyens qui rétablira la prospérité et l’ordre .
Sa conviction est faite, ses illusions sont envolées , la République est morte. En 45 avant J.C,
Jules César fait de Caius Octavus son héritier et l’adopte, ayant pu juger de sa valeur lors de la campagne menée en Espagne contre le fils de Pompée . Il veille de près à l’éducation du jeune homme.

 En 27 avant J.C, le Sénat de Rome réunit entre ses mains les différents  « imperium ».Ce sera le premier Empereur romain !

 

        

 

 

 

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 14:43

 

L’Organisation des Nations Unis  dispose d’un Conseil de Sécurité de 15 membres dont 5 permanents ( Chine, Etats-Unis, France, Royaume Uni, Russie)   dont deux sont membres de l’Union Européenne qui a vocation à devenir un Etat Fédéral.

En outre l’Allemagne revendique le droit d’être membre permanent. Si une réforme le permettait, l’Union Européenne  disposerait alors de 3 membres permanents au Conseil de Sécurité dont 2 avec droit de veto.

Ce droit de veto ne bénéficie en droit qu’aux 5 membres du Conseil de Sécurité,  comme celui  d’ingérence qu’ils sont les seuls à pouvoir en fait mettre en œuvre.

Ces droits relèvent en fait du « droit des plus forts ». Les Etats moyens ou petits, prétendument souverains, font en réalité de la figuration et aident les grands à se constituer des majorités (moyennant contreparties occultes).

Il n’y a aucune raison pour qu’une Union qui, appartient au « camp occidental » et qui devrait avoir demain une politique des affaires étrangères unique et a vocation à devenir un  état fédéral dispose de 3 postes de membres permanents au Conseil de Sécurité de l’ONU  même si le nombre total de ses membres venait à être augmenté au-delà de 15. 

L’Union Européenne ne doit compter, en cas de réforme,  parmi ses membres qu’un seul membre permanent du Conseil de Sécurité.

L’OTAN, et les armées qui en relèvent de par leur appartenance à l’ Alliance Atlantique qui ne compte que des états du monde occidental, n’a de son coté pas vocation à être chargée par le Conseil de Sécurité du commandement des opérations de guerre qu’il autorise . Ce ne doit pas être, nonobstant l’incapacité de l’ONU à disposer d’un commandement efficace des troupes mises à sa disposition par les états contributeurs, le « bras armé » du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Il est parfaitement navrant, même si les états qui interviennent réellement  pour l’application de la résolution votée  sont tous membres de l’Alliance Atlantique,  que deux d’entre eux, l’Italie et la Norvège, demandent que le commandement de leur  coalition soit confié à l’Otan dont ce serait élargir dangereusement les missions.

Comme certains sont parfaitement conscients que cela serait mal perçu hors du monde occidental voire même à l’intérieur ( Turquie, Bulgarie..), en définitive les Etats Unis en personne, mais pas l’Otan, vont rapidement reprendre à la France ( envoyée en quelque sorte en « éclaireur » ) la direction d’une coalition d’Etats Occidentaux tous membres de l’Alliance Atlantique alors qu’on aurait pu penser qu’avec les problèmes que les Etats Unis ont déjà, ils laisseraient à un commandement unifié franco-anglais une telle direction.

Mais en réalité, bien qu’en trainant apparemment des pieds, les Etats Unis vont se trouver « embarqués» dans une nouvelle opération militaire dont ses fidèles alliés la France et le Royaume Uni ont pris un peu intempestivement sans doute l’initiative.

 

 

 

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 14:40

 

 

Beaucoup de citoyens de l’Union Européenne et notamment de Français ont besoin de se rappeler que pendant 400 ans environ, la Libye a été une province de l’empire Ottoman qui occupait également une bonne partie de l’Europe ; que les « colons » ottomans  ont été remplacés par les colons italiens en 1912 après que  le 28 novembre 1911, prétextant des provocations de la part des Turcs, l'Italie - qui voulait s'établir en Tripolitaine – ait envoyé un ultimatum à la Turquie et, sans attendre la réponse, commencé les hostilités le 29 novembre ; que plus généralement c’est sur les dépouilles de cet empire européen, asiatique et africain  appelé alors « l’homme malade de l’Europe » que les Anglais,  qui, avant et pendant la première guerre mondiale, avaient obtenu  l’alliance des arabes musulmans contre leurs coreligionnaires turcs majoritairement musulmans comme eux, ont crée de toute pièce, selon des frontières arbitraires, les royaumes d’ Arabie, d’Egypte, d’Irak et de Jordanie .

 

Egalement qu’au, début de 1942, le général allemand Rommel, commandant de l’Afrika Corps profitait du recul des Britanniques en Méditerranée pour reprendre position en Égypte occidentale .Hitler lui ordonnait de lancer l'offensive décisive contre l'Égypte. L’armée britannique devait battre en retraite, laissant les Français du général  Kœnig tenir le plus longtemps possible. Tobrouk tombait le 20 juin 1942 .  Cependant, les Britanniques avaient repris pied en Méditerranée et les livraisons de l'Axe devenaient très difficiles. L'offensive de Rommel sur Alexandrie échouait début septembre 1942 ; Rommel prenait quelques semaines de congés. À son retour, il se trouvait face au Général anglais Montgomery qui lançait le 24 octobre 1942 une contre-offensive  qui finissait  par forcer l'Afrikakorps à reculer définitivement: le 23 janvier 1943, Tripoli était reprise et les Britanniques faisaient leur jonction avec l'armée française du général Leclerc. Rommel se repliait en Tunisie ; mais le travail de sape de Montgomery se révélait payant ; les attaques allemandes de février 1943 s’avéraient vaines, Rommel était rappelé en Allemagne et  le 13 mai 1943, 250 000  Allemands et Italiens, se rendaient.

 

La guerre terminée, en 1946, le Royaume Uni reconnaissait Idriss comme émir de Cyrénaïque  mais ce n’est qu’en 1951 que  la Lybie  proclamait son indépendance sous la forme d’une monarchie dirigée par Idris Ier, né en 1889 à Jaghboub (Cyrénaïque ), petit-fils de Muhammad ibn Ali al-Sanussi auquel il avait succédé comme chef de la confrérie religieuse des Sanussi (ou Senoussie) en 1916. Celui-était renversé par un coup d'État militaire en 1969. La Libye est depuis dirigée par Mouammar Kadhafi

 

La Cyrénaïque est donc la région d'ancrage de la monarchie renversée  par Mouammar Kadhafi. et sa capitale Benghazi est par tradition toujours été hostiles au pouvoir du Guide Libyen. Berceau de la confrérie musulmane Senoussie, dont était issu le roi, elle a toujours été plus religieuse. La lutte du Colonel-Guide contre cette confrérie n'a fait qu'aggraver les relations entre le pouvoir de Tripoli et la Cyrénaïque. Ceci explique bien pourquoi les Opposants font flotter le drapeau adopté par le seul et unique roi de Libye , Idriss Ier  dont le descendant habite à Londres.

 

 Aujourd’hui l’action militaire conduite par la France avec  le Royaume Uni,  légèrement en retrait, a, au moins, évité le scénario d’encerclement de Benghazi par les troupes fidèles au Colonel-Guide et donc un afflux massif à craindre de réfugiés de Benghazi en direction de la Grèce et de l’Italie qui n’auraient pas manqué de  créer de sérieuses tensions entre ces pays d’une part et la France et le Royaume Uni  d’autre part,  sommés de les accueillir.

 

En revanche, s’il est vrai que les Occidentaux ne veulent pas supprimer physiquement le Colonel-Guide et ne veulent pas faire intervenir des troupes au sol, ils connaissent parfaitement l’hostilité traditionnelle qui existe entre les populations de la Cyrénaïque et celles de la Tripolitaine et du Fezzan de sorte qu’on les voit mal, en invoquant leur devoir de protection des civils Libyens en général, armer en sous-main l’Opposition et lui permettre de reconquérir par la force les positions perdues et donc avoir sur la conscience la mort de nombreux civils restés favorables au Colonel.

 

En effet, ils doivent nécessairement se rendre compte que faute d’effondrement espéré du Régime du Colonel, nonobstant la crainte des populations de Tripolitaine à l’égard de ce régime, celui-ci bénéficie d’un certain soutien que par leur action ils ont renforcé. 

 

Dans ces conditions, on voit mal comment ils pourront  sortir de ce « guêpier » sans un cessez le feu effectif, qui ne saurait tarder, sous contrôle par exemple des  5 pays s’étant abstenus de voter la résolution, l’instauration d’une ligne de cessez le feu contrôlée par l’ONU et une nouvelle partition d’un pays qui risque de durer aussi longtemps que celle de Chypre.

En ce qui concerne l’Union Européenne, la Turquie et les Royaumes arabes, l’action des Français et des Anglais est  l’occasion regrettable d’un rappel indirect d’une  histoire passée somme toute récente.

Compte tenu de ses difficultés actuelles notamment financières, et du cout d’une intervention militaire qui risque de durer pour les Français et les Anglais, l’Union Européenne n’avait certainement pas besoin d’une  telle nouvelle  épreuve.

A moins que les Occidentaux, notamment les Anglo-Saxons pensent trouver dans la guerre une solution à leurs difficultés économiques ?

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 19:22

 

 

Il ne faut pas être dupe, plus que la protection des civils libyens dont on ne voit d’ailleurs pas pour quelle raison, on ferait une distinction entre les partisans du régime et les opposants, l’objectif de la coalition des Etats membres de l’OTAN  est de régler le compte du  Colonel Guide en renversant son régime que ses opposants sont apparemment  incapables de renverser seuls. Opposants dont on ne sait toujours  pas vraiment s’ils sont majoritaires et qui ils sont.

 

Or la coalition qui réunit essentiellement des membres de l’OTAN n’a pas à aider militairement une opposition armée (même si par la force des choses, moins que le gouvernement qu’elle combat) dont on ne sait si elle est majoritaire pour l’installer comme gouvernement légitime de la Libye.

 

Les pays de l’OTAN impliqués sont en train de rééditer le coup du Kosovo très critiquable sur le plan du respect du droit international public !

 

L’ONU  ne doit pas apparaitre aux yeux du Monde comme un instrument des Occidentaux qui créent un droit international public leur conférant un droit d’ingérence sous couvert de respect des droits de l’Homme seulement quand cela les arrange ou ne leur pose pas trop de problèmes.

 

Surtout, lorsqu’ils parviennent à faire prévaloir leurs principes, les Occidentaux ne doivent pas obtenir des résolutions sans avoir préalablement précisé aux autres Etats quels étaient leur objectif réel et comment ils entendaient l’atteindre ;

 

Les Occidentaux ne peuvent vouloir dire le droit international et outrepasser les droits que leurs confèrent les  mandats confiés par  la Communauté internationale.

 

En effet, il s’avère  assez clairement que  l’objectif poursuivi outrepasse le mandat donné par le Conseil de Sécurité de l’ONU  de sorte que l’on peut se demander si la majorité requise pour l’adoption de la résolution aurait été obtenue si cet objectif avait été exposé clairement par le représentant de la France ; s’il l’avait été, on peut raisonnablement se demander si la Chine ou la Russie  se seraient  contentées de s’abstenir mais n’auraient pas utilisé leur droit de veto.

 

Un tel comportement, s’il est très préjudiciable au bon fonctionnement du Conseil de Sécurité de l’ONU,  compromet surtout la cohésion de l’Union Européenne.

 

Nul doute que le moment venu , l’Allemagne et les autres Etats de l’Union qui se sont pratiquement trouvés placés devant le fait accompli par la diplomatie française appuyée en sous main par celle de la Grande Bretagne en tirera la leçon et que cette crise permettra de poser clairement demain les principes de base d’une politique unique de l’Union en matière d’Affaires Etrangères.

 

  

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 10:19

 

Au début de l’intervention  pour l’application de la résolution adoptée par 10  voix pour et 5 abstentions ( Allemagne, Brésil, Chine, Inde, Russie)  par le Conseil de Sécurité de l’ONU contre le gouvernement libyen , le bilan se présente comme suit :

 

    . Union Européenne : après l’abstention de l’Allemagne sur l’adoption de la résolution, refus de participer à son application de certains Etats membres ( Portugal, Malte), apparemment grande retenue des membres riverains de la Méditerranée ( Espagne, Italie, Grèce) et  de Chypre,  participation symbolique de la  Belgique et du Danemark ( le Secrétaire général de l’Otan est danois) ; la France  se trouve contrainte de conserver la direction des opérations avec pour l’essentiel l’aide de la Grand Bretagne ; en définitive, sur 27 Etats membres, moins de la moitié apparemment participe même symboliquement à l’application de la résolution.

 

.    Etats Unis : soutiennent la France et la Grande Bretagne  mais  n’entendent pas assurer de manière prédominante la mise en œuvre de la résolution ;

 

.   Ligue Arabe : opposition de l’Algérie, de la Syrie et du Yémen ; impossibilité pour la Tunisie et l’Egypte de s’impliquer ; le Maroc, la Jordanie, le Qatar et les Emirats Arabes Unis s’en tiennent à un soutien moral alors que le Maroc au moins aurait pourtant les moyens de s’impliquer militairement ; soutien moral de l’Arabie Saoudite  et des Etats du Golf plus que contradictoire puisque dans le même temps ils interviennent militairement  pour mater la révolte à Bahreïn alors que la France, la Grande Bretagne et les Etats Unis devraient pour le moins les critiquer.

 

.  Organisation de l’Unité Africaine ( qui aurait déjà du décider d’une intervention en Cote d’Ivoire) : aux abonnés absents !

 

 

En conclusion  une résolution à l’initiative de la France, soutenue activement seulement par ses deux alliés la Grande Bretagne et les Etats Unis , acceptée par 7 autres membres seulement du Conseil de Sécurité dont aucun n’a la volonté ou les moyens de s’impliquer dans sa mise en œuvre de sorte qu’au final, malgré tous les habillages, l’opération apparait comme essentiellement  une intervention des trois principaux alliés occidentaux de l’OTAN :

 

Etats Unis, France, Grande Bretagne,

 

et  de  4  autres de ses membres :Belgique, Canada, Danemark et Norvège  sans un de ses membres riverains  très importants de la Méditerranée, la Turquie qu’on comprend étre réservé à l’égard de l’action engagée par la France.

 

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