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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 15:10

 

 

A l’heure ou la classe politique suisse recommence à débattre de ses relations avec l’Union Européenne,  de plus en plus de chefs d’entreprise suisses s’alarment de la position adoptée par le principal parti du pays, l’UDC, qui non seulement demande que la Suisse retire purement et simplement sa demande d’adhésion à l’Union Européenne mais plus qu’elle dénonce également les accords bilatéraux signés avec elle et notamment celui sur la libre circulation des personnes et l’accord Schengen-Dublin.

Si la grande majorité de la classe politique suisse s’aligne sur l’opinion publique dominante pour se féliciter d’avoir refusé en son temps  l’adhésion de la Suisse à l’Espace Economique Européen et négocié en lieu et place depuis plus de 130 accords bilatéraux avec  l’Union Européenne dont la gestion pose pourtant de plus en plus de problèmes, en revanche  les milieux économiques et les partis Libéral et Radical qui les représentent  croient devoir s’inquiéter d’une acceptation par le peuple suisse du non renouvellement desdits accords bilatéraux dont beaucoup pensent qu’ils sont un des facteurs de la réussite économique de leur pays au cours des dernières années de crise dans la mesure ou ils ont permis à la Suisse de bénéficier de l’accès du marché européen  qui absorbe prés d’un tiers de ses exportations sans subir les inconvénients de l’adhésion à l’Union.

Au-delà de l’application de la clause dite « guillotine » qui, dans l’hypothèse ou le peuple suisse viendrait à refuser ainsi le renouvellement desdits accords pourrait étre appliquée  par l’Union Européenne, consistant par la sanction de la suppression par l’Union de l’ensemble des avantages consentis jusqu’alors à la Suisse, clause qui ne semble pas émouvoir beaucoup le peuple suisse qui doit penser que l’Union Européenne ne l’appliquerait pas, les milieux économiques suisses font entendre que la Suisse, ne pouvant se permettre de voir se fermer économiquement totalement leur principal marché , se trouverait alors en définitive contrainte de demander purement et simplement son adhésion à l’Union Européenne ce que pourtant la majorité croissante du peuple suisse ne veut pas.

 

En fait, non  adhésion à l’Espace Economique Européen ou pas, non renouvellement  des accords bilatéraux ou pas, adhésion à l’Union ou pas , ou indépendance totale, on n’est un peu étonné de voir que n’est pas avancé actuellement par les milieux économiques suisses et la Banque Nationale Suisse l’argument de la perte de contrôle possible de l’évolution du cours du Franc suisse par rapport à l’Euro et au Dollar.

Or c'est pourtant en partie  la possession d'une monnaie nationale indépendante qui a permis à la Suisse de traverser la crise mieux que les autres pays membres de l'Union.

En effet si l’on peut comprendre que les milieux économiques suisses et les banques suisses souhaiteraient voir la Grèce, l’Irlande, le Portugal voire l’Espagne, l’Italie et même la France abandonner l' Euro ce qui permettrait de le voir  remonter par rapport au Franc et réglerait d’un coup le problème de son ascension incontrôlée et de plus en plus incontrôlable, on est en droit raisonnablement de penser qu’ils prennent leur désir pour des réalités dans la mesure ou il n’est  de l’intérêt d’aucun des pays utilisant l’Euro y compris l’Allemagne de voir celui-ci se renchérir par rapport au dollar dont la tendance à la baisse est désormais durablement installée et risque fort de s’accélérer. Or comme déjà expliqué, si compte tenu de la masse des dollars et des euros qui pourraient étre vendus et de la masse beaucoup plus faible des francs suisses qui pourraient étre achetés alors qu’on ne voit pas  quelle autre monnaie forte pourrait étre achetée, la hausse vertigineuse du Franc Suisse ne pourrait guère étre stoppée autrement que par l’adoption pure et simple d’un cours fixe Euro-Franc suisse à un niveau qui pourrait rapidement atteindre pourquoi pas la parité. L’adoption d’un tel cours fixe préparant l’adhésion cette fois contrainte de la  Suisse à l’Euro et par voie de conséquence son adhésion à l’Union dans les plus mauvaises conditions.

Si la Suisse a pu en effet faire « bande à part » en négociant avec l’Union plus de 130 accords bilatéraux, on ne conçoit pas en effet qu’elle puisse faire partie un jour de la zone euro sans adhérer à l’Union.

Aussi étrange que cela puisse paraitre à beaucoup de citoyens suisses, ils se trouveraient alors dans la situation paradoxale de devoir demander l’aide de  l’Union Européenne.

 

Farfelu ?

 

L’histoire montre que souvent  le petit même sérieux se trouve entrainé dans la chute du gros irresponsable!

 

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Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 11:11

L’Union Européenne est  bordée d’Etats tant au Proche Orient qu’en Afrique du Nord, sujets à une très grande instabilité dont elle doit se préoccuper. Mais elle  doit tout d’abord s’efforcer d’obtenir la stabilité interne au sein des frontières du Conseil de l’Europe quitte à remettre en question le principe de l’intangibilité des frontières déjà sérieusement écorné.

 

Que ce soit à l’intérieur de l’Union Européenne, pour ne parler que des cas les plus dramatiques qui se traduisent par des actes de violence comme celui des seules luttes armées de réunification en Irlande, celui d’émancipation-réunification du Pays Basque, des combats pouvant dégénérer en violences pour la  Grande Hongrie, ou en dehors de l’Union, ou dans des territoires toujours en Europe ayant vocation à faire partie du territoire de l’Union Européenne, ceux passés en Bosnie pour la Grande Croatie ou la Grande Serbie, du Kosovo pour ce qu’il  faut bien appeler la Grande Albanie , ceux du Haut Karabagh pour la Grande Arménie, ,  force est de constater que certains états européens ne sont pas encore entrés dans la phase d’adolescence de l’Etat National dont commencent à sortir, pourtant décimées par les guerres civiles européennes, les vieilles nations  d’Europe de l’Ouest qui ont deux cent ans et qui acceptent de voir disparaitre progressivement  leur souveraineté dans un ensemble qui deviendra inéluctablement fédéral si le nationalisme ne reprend pas le dessus .Et ce, sans parler, au sein des vieilles nations , de toutes les régions de l’Union  Européenne , qui aspirent à la sécession, à l’autonomie, à l’indépendance, au rattachement  à une autre etc. etc…  sans  néanmoins recourir à la violence et aux luttes armées.

 

Depuis maintenant un siècle, soit depuis la fin de la première guerre mondiale, certains peuples se voient refuser de passer par l’étape historique de l’Etat Nation  alors que certains pourtant d’entre eux ont eu dans un passé lointain une sorte d’existence nationale. Or si au sein de l’Union Européenne et même en dehors, dans l’espace Schengen-Dublin, les frontières entre Etats ne deviennent plus que de simples délimitations administratives au même titre que les délimitations administratives internes,  n’importe quelle partie de territoire devrait pouvoir se séparer librement d’un Etat National pour obtenir le statut d’Etat Régional

 

 Avec la remontée du nationalisme en Europe, danger mortel pour  l’Union Européenne, celle-ci se doit  d’agir  en  imposant à ses Etats déjà membres et  à ceux qui sont candidats également certains principes :

 

1. d’abord  la sortie de l’Union Européenne d’un  Etat Membre ou d’un Région ou Grande Ville ne serait possible qu’avec l’accord de la double majorité   des Etats Membres de l’Union  et de ses citoyens consultés par référendum ; aucun Etat Membre de l’Union ne pouvant sans cet accord reconnaitre comme Etat sur le plan international  cet Etat membre, Région ou Grande Ville sécessionniste

 

2.ensuite   les partitions-sécessions d’une Région d’un Etat Membre avec réunification à un autre Etat Membre  devraient étre autorisées après référendum dans la partie sécessionniste et l’Etat de réunification ; la double nationalité  ancien Etat –nouvel Etat étant systématiquement accordée aux citoyens de la région sécessionniste. Les droits de vote dans les Institutions de l’Union restant inchangés pour chaque Etat pendant 25 ans pour exclure toute renégociation de l’équilibre entre les Etats Membres à part entière.

 

Ainsi  l’Irlande du Nord pourrait se séparer du Royaume Uni et se rattacher à la République d’Irlande mais ses droits de vote au sein de l’Union resteraient figés pendant 25 ans, le Royaume Uni ne voyant pas réduit son poids dans l’Union et l’Irlande le sien augmenter. La double nationalité britannique et irlandaise avec droit de vote dans chaque état devrait étre accordée de leur vivant aux Irlandais nés en Irlande du Nord  .

 

2. ensuite les partitions- sécessions d’une Région ou d’une Grande Ville d’un  Etat Membre sans rattachement à un autre Etat Membre  n’entraineraient pas création d’un nouvel Etat Membre de l’Union Européenne mais d’un Etat Régional dont le statut serait crée sur le modèle de l’Etat Régional  de l’Etat Membre de l’Union disposant de la plus grande autonomie avec possibilité de confier la défense de ses intérêts au niveau de l’Union  à l’Etat Membre de son choix sans que cela augmente le « poids  politique » de ce dernier . Aucune nationalité  nouvelle ne serait reconnue par l’Union Européenne et les sécessionnistes  perdraient leur nationalité d’origine pour acquérir la citoyenneté européenne avec mention de leur Etat Régional.

 

Ainsi par exemple  un Etat Régional Basque réunifiant le Pays Basque Français et le Pays Basque Espagnol pourrait étre crée qui au niveau des Institutions Européennes  confierait la défense de ses intérêts à un autre Etat Membre que la France ou l’Espagne lesquelles  conserveraient néanmoins  pour 25 ans leur poids  politique actuel.  De même  la Flandre pourrait faire sécession du Royaume de Belgique , l’Ecosse et le Pays de Galle du Royaume Unie, la Savoie et la Corse de la République française etc…..

 

3. L’Union Européenne devrait organiser sous l’égide de l’OSCE un deuxième Congrès de Vienne pour  trouver des solutions susceptibles de régler les sources d’instabilité crées par l’ineptie des dispositions sanctions de divers  traités passés après les guerres civiles européennes depuis deux siècles .

 

4. dans les 30 ans à  compter de l’adoption de ces principes par un nouveau traité entre les Etats Membres de l’Union, une Commission du Parlement Européen se livrerait à  une analyse comparative du statut de l’Etat Régional  et de celui de l’Etat Membre à part entière en vue de proposer une constitution faisant de  l’Union une  Fédération d’Etats Régionaux ou Grandes Villes par disparition des Etats Nationaux. En effet l’on doit espérer que d’ici trente ans l’Europe sera devenue un Etat Fédéral dans lequel les premiers Etats membres auront perdu l’essentiel de leur souveraineté au profit de l’Etat central et des Etats Régionaux de sorte qu’il sera devenu une sorte de « coquille vide » vouée à la disparition permettant de transformer l’Union Européenne en Fédération d’Etats Régionaux et de Grandes Villes.

Par exemple, l’idée de l’unité irlandaise ne paraît plus si irréaliste après quinze ans de processus de paix. Même les unionistes devraient s’y rallier, pour des raisons économiques. Comme l’a déclaré un dirigeant du Sinn Féin lors d’une conférence sur l’unité irlandaise qui s’est tenue à Londres en 2010, l’accord de paix du 10 avril 1998, qui a mis fin à trente années de guerres était un "arrangement, pas un règlement”, la cause sous-jacente du conflit persiste". Or jamais la situation n’a été plus favorable à la réunification. La dépendance vis-à-vis de Londres  ont été désastreux pour l’économie du Nord. A l’époque de la partition, en 1921, le niveau de vie y était comparable à celui de la Grande-Bretagne, et nettement supérieur à celui du Sud. Aujourd’hui, il se situe très au-dessous de la moyenne britannique, et il est considérablement inférieur à celui du Sud. Même après l’éclatement de la bulle spéculative, l’Eire affichait encore à la fin de l’an dernier un revenu hebdomadaire moyen par habitant de 593 euros, contre 398 pour le Nord et 442 pour la Grande-Bretagne.

Grande Albanie (Albanie, Kosovo, Macédoine)

Autre exemple, Il est  facile d'objecter que les Albanais n'ont jamais été unis, que la création de l'Etat albanais ne date que 1912 et que la Grande Albanie n'a jamais existé que sous l'occupation italo-allemande, de 1941 à 1944. Aucune proposition de rattachement par référendum du Kosovo à l’Albanie n’a été proposée pour le moment. Et cela pour que la guerre du Kosovo n’apparaisse pas pour ce qu’elle est réellement : une guerre de réunification. Cette idée de grande Albanie fait donc son  chemin, petit à petit, afin que le choc d’un accaparement d’une partie de la Serbie par l’Albanie ne soit pas trop violent. Le ministre des affaires étrangères albanais, Besnik Mustafaj, avait déjà émis l’idée d’un rattachement du Kosovo à l’Albanie en mars 2006 alors que le futur statut du Kosovo était en pleine discussion ! Cette déclaration avait provoquée l’émoi de la communauté internationale feignant l’étonnement. Pourtant ce projet était dans les tiroirs de tous les nationalistes albanais soutenus par les occidentaux. Le symbole de l’UCK, dont est issu l’actuel premier ministre du Kosovo Ashim Taçi, était d’ailleurs le drapeau albanais… Les stratèges de la grande Albanie ne souhaitent pas se contenter du Kosovo mais veulent le rattachement de toutes les zones où vivent des populations albanaises. L’UCK-M a été créé en Macédoine pour répondre à cette aspiration politique de manière violente. L’objectif était aussi de faire pression, par sa capacité de déstabilisation, sur les institutions internationales quant aux éventuelles décisions qu’elles prendraient sur le futur statut du Kosovo. On  a fait miroiter le danger du pan-serbisme pendant des années amplifiant et déformant les faits pour, aujourd’hui, faire l’exact opposé avec le pan-albanisme.
Début janvier, une étape supplémentaire a été franchie, les douanes entre le Kosovo et l’Albanie ont été abolies, tandis qu’au même moment l’EULEX renforce les taxes douanières et le contrôle aux frontières entre la Serbie et le nord du Kosovo. Ce « mini Schengen » balkanique doit entrer en vigueur dès cet été. Il pourrait s’étendre à d’autres pays de la région: le Monténégro et la Macédoine qui comportent eux aussi une forte minorité albanaise.
Lors des célébrations du premier anniversaire de l’indépendance du Kosovo, ce n’était pas le drapeau bleu et or imposé par l’ONU qui flottait à Pristina, mais l’aigle bicéphale noir sur fond rouge, symbole de l’Albanie. La lutte de l’UCK était une lutte nationaliste pan-albanaise.

Mais si l’ Europe accepte la formation d’une Grande Albanie, les Albanais du Kosovo doivent admettre définitivement en contrepartie la partition du Kosovo et le maintien d’une partie conséquente de son territoire reste acquis à la Serbie.

Grande Serbie / Grande  Croatie

La Grande Serbie  désigne un État serbe qui engloberait tous les territoires historiquement serbes ou possédant une population importante de Serbes : tout d’abord les régions où les Serbes se sont initialement installés lors de leur arrivée dans les Balkans (Bosnie, Monténégro) ;ensuite les territoires contrôlés par l'État médiéval serbe (notamment la Macédoine) ;enfin  les territoires où un nombre important de Serbes a migré au cours de l'histoire, notamment lorsqu'ils fuyaient l'occupation turque de la Serbie et les région de Croatie, (Slavonie et Krajina).Dans ses formes les plus radicales, le projet inclut des régions où les Serbes ne sont que très largement minoritaires ou des régions n'ayant pas fait partie de la Serbie depuis plusieurs siècles car les nationalistes Serbes considèrent les Croates et les Bosniaques comme des Serbes qui se seraient convertis au Catholicisme ou à l'Islam. Ils seraient donc des Serbes qui s'ignorent. Cette même théorie de l'ignorance de son identité existe chez certains nationalistes croates particulièrement vis-à-vis des Bosniaques musulmans et des Serbes.

Au Moyen-âge, les territoires croate et bosnien étaient relativement homogènes. Ils ont même, à certaines époques, constitué un seul et unique pays, notamment au X° siècle sous le règne du roi Tomislav Ier. La Bosnie-Herzégovine actuelle a historiquement été rattachée à plusieurs Etats. Revendiquée dès le Moyen Age par à la fois les Croates et les Serbes, elle a été soumise à la tutelle hongroise aux XIe et XIIe siècles. Indépendante jusqu’en 1463, elle a été ensuite ottomane jusqu’en 1878, date où elle est passée sous l’autorité de la monarchie austro-hongroise. Après la Première Guerre mondiale se forme le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes, dans lequel la Bosnie-Herzégovine est incluse sans que pour autant elle gagne une reconnaissance particulière. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est annexée par le régime oustachi d’Ante Pavelić au sein de l’Etat indépendant croate. A la naissance de la seconde Yougoslavie, celle de Tito, la Bosnie-Herzégovine devient une des six républiques fédérées du pays. La plus grande innovation cependant reste la définition des Musulmans comme peuple constitutif de la Yougoslavie aux côtés des Serbes et des Croates. En 1992, lorsque la Bosnie-Herzégovine déclare son indépendance.. Le recensement de 2000 fait état de la présence de 52% de Bošnjaci, 35,1% de Serbes, 14,3% de Croates. Les Croates habitent plus spécifiquement le sud-ouest de la région de l’Herzégovine, le long de la frontière avec la Croatie. Avant même que la Bosnie-Herzégovine se déclare indépendante, les nationalistes croates du HDZ décident de créer l’Herceg-Bosna, zone majoritairement croate, et de l’annexer à la Croatie. Lorsque le conflit éclate, la Serbie revendique à son tour les régions serbes. Un des nœuds du problème vient de la politique croate. Le HDZ, parti nationaliste au pouvoir, reçoit un fort soutien de la part des Croates de l’Herzégovine, et les Herzégoviniens constituent dès lors un courant très radical et très puissant au sein du HDZ.. Dans les années 1990, le gouvernement croate donnait la citoyenneté à tout membre de ce groupe ethnique en Bosnie-Herzégovine. Les Croates d’Herzégovine se trouvent donc avec le droit de voter, mais aussi d’être éligibles au Parlement. D’ailleurs, la loi électorale croate prévoit un quota de représentants de la « diaspora .Par les accords de Washington du 18 mars 1994. a été créée la Fédération croato-musulmane au sein de la Bosnie-Herzégovine.

Après l’éclatement de la Yougoslavie qui a démontré que les peuples qui la composaient n’avaient qu’artificiellement intégré la notion de citoyenneté yougoslave, les frontières actuelles des états séparés sont un facteur de crises permanentes. Les Balkans se trouvent dans une phase de morcellement qui fait que  les petits Etats auront de plus en plus de mal à survivre. Avant tout intégration de la Croatie puis de la Serbie à l’Union Européenne, Il faut recréer des ensembles politiques et économiques viables sur le plan ethnique en permettant la réalisation légitime des peuples de la région à se constituer par des échanges territoriaux négociés en Grande Albanie, Grande Croatie et Grande Serbie.

 

Comme le Kosovo, la Macédoine n’a guère d’autre avenir que la partition entre l’Albanie, la Serbie, la Bulgarie et la Grèce.

 

Grande Hongrie

 

Pour avoir été dans le camp des vaincus de la première guerre mondiale , les Hongrois ont subi des  vainqueurs, comme les Allemands  un traitement  inacceptable. Par le  Traité du Grand Trianon du 4 Juin 1920, la Hongrie a subi  des mutilations tout aussi humiliantes qu’injustes : perte des deux tiers de son territoire et de près des deux tiers de sa population (réduite  brusquement de 20 à 7,6 millions d’âmes : la plus grande part chez les Roumains (Transylvanie), les Slovaques (Haute Hongrie, Ruthénie) et les Yougoslaves (Banat et Croatie) . Après la fièvre irrédentiste de l’entre-deux-guerres, une nouvelle fois vaincue lors de la  deuxième guerre mondiale et soumis de ce fait à un régime communiste sous occupation soviétique, les Hongrois se gardèrent de manifester  trop bruyamment leurs   revendications de réunification. Mais aujourd’hui  bien que comme la Hongrie soit devenue membre de l’Un ion Européenne de même que la Roumanie et la Slovaquie, les tensions s’accroissent jour en jour et favorisent la montée des partis nationalistes. Il convient toutefois de se demander qui étaient exactement les quelque 12 millions de personnes arrachées à la Hongrie par le traité de Trianon. Trois millions et demi d’entre elles étaient bien des Hongrois. Parmi les autres, on comptait 2,8 millions de Roumains, 2 millions de Slovaques, 1,7 million de Croates, 1 million de Serbes, 1 million d’Allemands. Autrement dit, les populations arrachées à la Hongrie étaient dans une très large proportion, les membres des minorités nationales. Et c’est cette question, indébrouillable depuis un siècle, qui ressurgit Hier, Roumains, Slovaques et Serbes constituaient des minorités en Hongrie. Aujourd’hui, ce sont les Hongrois qui forment une minorité en Roumanie, Slovaquie, Serbie (et Ukraine).

 

Grande Arménie

Les Républiques d'Arménie et d'Azerbaïdjan proclament leur indépendance en 1918 et manifestent des revendications territoriales à l'égard des régions de Zanguézour, du Nakhidjévan et du Karabagh. Ces revendications territoriales font du Haut Karabagh le théâtre d'une guerre implacable. En réaction aux injonctions azerbaïdjanaises d'avoir à se soumettre aux autorités au pouvoir dans ce pays, les Arméniens du Haut Karabagh, comme plusieurs fois déjà au cours de leur histoire, prennent  les armes. Pendant cette période, ils élisent une Assemblée nationale. Ce sont les membres de cette Assemblée nationale qui mènent les négociations avec l'Azerbaïdjan, l'Arménie et d'autres pays impliqués. L'Assemblée constitue des forces militaires et crée des organes locaux du pouvoir. Malgré la supériorité des forces ennemies et l'absence de soutien extérieur, l'Assemblée Nationale du Haut Karabagh organise  la défense du territoire.
Déjà à l'époque, les grandes puissances et la communauté internationale, par le truchement de la Société des Nations, ont reconnu que le statut du Haut Karabagh était "à débattre ". L'Arménie épuisée par les guerres et le génocide des citoyens turcs d’origine arménienne , aspirant avant tout à la paix, a donné son accord pour reconnaître le "statut à débattre" du Haut Karabagh et laisser la solution des conflits territoriaux à la communauté internationale à la condition expresse que l'on prenne en compte le droit imprescriptible du Haut Karabagh à l'autodétermination. Ce caractère de "statut à débattre" du Haut Karabagh a été reconnu également par le Congrès de la Paix à Paris, par la Russie devenue soviétique ainsi que par l'Azerbaïdjan. D'ailleurs, les convoitises azerbaïdjanaises à l'égard de certains territoires arméniens tels le Karabagh, le Zanguézour, le Nakhidjévan étaient la principale cause de la non-reconnaissance de la République démocratique d'Azerbaïdjan par la Communauté Internationale et de sa non-intégration au sein de la Société des Nations. C'est seulement au mois de septembre de 1920 que l'Assemblée nationale du Haut Karabagh reconnaît la souveraineté azerbaïdjanaise à une condition que le statut définitif du pays soit déterminé à la Conférence de Paris.En décembre 1920, après la soviétisation de l'Azerbaïdjan, les autorités de la République Socialiste Soviétique d'Azerbaïdjan nouvellement créée déclarent renoncer à leurs prétentions sur les territoires litigieux et reconnaissaient officiellement le droit à l'autodétermination libre et totale du peuple du Haut Karabagh. Mais  les bolcheviks russes en 1921 décident à leur façon du destin du Haut Karabagh. Ils le rattachent, le 5 juillet 1921, par une décision  du bureau caucasien du Comité Central du parti bolchevik, présidé par Staline, à l'Azerbaïdjan. En 1923, sur ce territoire, est simplement constituée une région autonome qui reçoit par la suite le nom de Région Autonome du Haut Karabagh.
Ainsi, le problème du Haut Karabagh n'a pas été résolu mais "gelé" pendant près de 70 ans. Une nouvelle étape dans l'évolution du conflit du Haut Karabagh a commencé en 1988, pendant la fameuse période de la "Perestroïka" à la suite de la libéralisation du régime soviétique. Le 20 février 1988, au cours de la session du Conseil régional, les députés du Haut Karabagh ont pris la décision de soumettre à l'arbitrage des Soviets Suprêmes d'Azerbaïdjan et d'Arménie le détachement de la région du Haut Karabagh de la R.S.S. d'Azerbaïdjan et son rattachement à la R.S.S. d'Arménie. Le Comité central, puis le présidium du Soviet suprême s'opposeront cependant à cette demande de redécoupage. Le 12 juin 1988, le Conseil régional du Haut Karabagh adopte alors une décision de sécession de la région de R.S.S. d'Azerbaïdjan se basant sur la Constitution de l'URSS qui autorise l'exercice du droit à l'autodétermination.
Le lendemain, le Présidium du Soviet suprême de la République d'Azerbaïdjan déclare que la décision de la sécession du Karabagh est un acte illicite et anticonstitutionnel : l'article 78 de la Constitution soviétique interdisait un quelconque changement des frontières d'une république soviétique sans son consentement. Le 15 juin 1988, le Parlement d'Arménie vote une motion en faveur de rattachement du Haut Karabagh à l'Arménie.
Le 15 janvier 1990, le Présidium du Soviet suprême d'URSS décrète l'état d'urgence au Haut Karabakh. Le Parlement arménien déclare, le 13 février 1990, " sans effet juridique, étrangère au droit international et illégale " la décision du Bureau du Caucase du PC en date du 5 juillet 1921, relative à l'incorporation du Haut Karabagh à l'Azerbaïdjan. Le présidium du Soviet suprême d'Azerbaïdjan considère, à son tour, que l'arrêté arménien du 13 février 1990 était juridiquement " nul et non avenu ". L'éclatement de l'URSS provoque la proclamation d'indépendance de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan. Le 30 août 1991, les autorités azerbaïdjanaises annoncent le rétablissement de l'indépendance nationale de l'Azerbaïdjan sur la base de la République démocratique de 1918-1920 ; le territoire du Haut Karabagh n'en faisait pas alors partie. En se proclamant République indépendante, quatre jours après l'Azerbaïdjan, le 2 septembre 1991, le Haut Karabagh rentrait ainsi dans le cadre de la loi soviétique relative à la solution des problèmes afférents à la sortie de l'URSS des Républiques fédérées : l'article 3 de cette loi dispose que les peuples des Républiques et entités autonomes ont le droit de décider de leur maintien dans l'Union soviétique ou dans la République fédérée qui s'y attache, et de choisir leur statut politique et juridique. L'Azerbaïdjan répond à cette proclamation par un acte, en date du 26 novembre 1991, décrétant l'annulation du statut d'autonomie de la région du Haut Karabagh, sans consultation des habitants.
Les " autorités " du Karabagh prennent alors la décision d'organiser un référendum sur la question du statut d'Etat indépendant pour la région. Le 10 décembre 1991, la population de la RHK s'exprime à une majorité écrasante pour l'indépendance totale vis à vis de la RSS d'Azerbaïdjan, dont les autorités avaient déjà annoncé leur décision d'être indépendants de l'URSS. La proclamation de l'indépendance du Haut Karabagh entraîne une guerre violente entre l'automne 1991 et le printemps 1994. Cette période est marquée par des opérations militaires intensives, mais aussi par les manœuvres diplomatiques des États impliqués dans le conflit. Ce conflit du Haut Karabagh se transforme en véritable guerre impliquant non seulement les puissances régionales (Iran, Turquie et Russie) mais aussi les organisations internationales telles l'ONU et l'OSCE.
En mai 1994 un cessez -le-feu est établit et met fin à cette terrible guerre. La prise en charge de la détermination du statut du Haut Karabagh par la diplomatie internationale  aboutit à un encadrement européen. C'est l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) qui a servi de cadre permanent de négociations. Les actions entreprises par l'OSCE ont été largement soutenues par l'Organisation des Nations Unies. On a vu ainsi se succéder trois propositions présentées par les coprésidents du groupe de Minsk de l'OSCE appelées respectivement les solutions "par étape", "en paquet ou globale", ainsi que la proposition "d'Etat commun". Toutes ces propositions ont été refusées par les parties en conflit. Malgré les multiples rencontres des présidents arménien et azerbaïdjanais, ayant pour objectif de lancer les bases de négociations, la solution du conflit reste toujours dans l'impasse. Aujourd’hui tout laisse à penser que le conflit militaire va reprendre.

 

Grande Roumanie (Moldavie)

Dans la mesure où la première République Démocratique Moldave s'était déjà unie à la Roumanie le 9 avril 1918, le mouvement unioniste utilise le terme de re-unification. Ce mouvement s'est manifesté dans les deux pays au début des années 1990, alors que la Moldavie revendiquait son indépendance vis-à-vis de l' Union Soviétique. Contrairement aux nationalistes roumains qui revendiquent le retour à la Roumanie de tous les territoires perdus  en 1940, les unionistes se limitent à promouvoir une union par des voies pacifiques et démocratiques de la Moldavie et de la Roumanie. Le mouvement unioniste se réfère explicitement au passé commun et à la culture commune des deux pays, au modèle européen, et à l'exemple de la Réunification allemande. En république de Moldavie, les anti-unionistes sont regroupés dans des coalitions dominées par le parti communiste moldave, qui depuis 2002 séduit à chaque élection environ la moitié de l'électorat (soit la quasi-totalité des non-roumanophones, un tiers de la population du pays, et un quart des roumanophones), et se réfère explicitement au modèle soviétique, jouant sur la crainte de perdre le soutien russe et de subir les crises économiques de l'ultra-libéralisme. En Roumanie, il n'y a pas de mouvement anti-unioniste structuré, mais une majorité d'électeurs se montrent indifférents par rapport à cette question, et beaucoup craignent le coût économique de l'union et les difficultés d'intégration des non-roumanophones de Moldavie, minorités socialement dominantes qui ne parlent pas roumain. Selon un sondage de février 2006 (avant la crise), 48% des citoyens moldaves et roumains souhaitaient une union, mais 46% n'étaient pas interessés

Pour les unionistes moldaves, l'indépendance de la Moldavie ne constituait que le premier pas vers une réunion à la « mère-patrie » roumaine et, à terme, vers une intégration à l'Union européenne. Pour eux, le terme « moldave » ne devait pas désigner autre chose que l'identité régionale d'une Moldavie réunifiée comme région au sein d'une « Grande Roumanie » démocratique sur le modèle parlementaire de 1918

Le 6 mai 1990, la Moldavie et la Roumanie ouvrent leur frontière commune (qui, à ce moment, est encore une frontière soviéto-roumaine)[]. En 1991, tandis que la Moldavie, alors dirigée par l'unioniste Mircea Druc, officialise comme langue d'état le roumain et adopte le même drapeau que la Roumanie (aux armoiries près) et le même hymne, les unionistes annoncent vouloir déclarer rapidement et directement l'union avec la Roumanie, alors que les russophones  s'organisent au sein du mouvement et réclament le maintien dans l'URSS. Les ultra-nationalistes roumains présents parmi les unionistes promettent au russophones,la valise ou le cercueil; les plus extrémistes des russophones répliquent en menaçant de faire sécession dans les territoires où ils sont majoritaires. Dans ce contexte de plus en plus tendu  apparaît un mouvement modéré, indépendantiste, dirigé par Mircea Snegur qui élabore la doctrine : « un seul peuple, deux états ». Snegur gagne haut la main les élections présidentielles, la Moldavie proclame son indépendance et non son union avec la Roumanie, mais russophones et Gagaouzes font tout de même sécession, et une guerre entre eux et l'armée moldave, en 1992, fait plus de 200 morts[. L'unionisme ne cesse dès lors de perdre du terrain dans l'opinion, et en 1994, sous la présidence Snegur, le parlement moldave revient à la dénomination de „langue moldave” au lieu de „roumaine”, tandis que l'hymne est changé..

Il n’en reste pas moins qu’un jour ou l’autre, la question de la réunification risque de se poser.

Prusse Orientale

 À la fin de la seconde guerre mondiale, l'Armée Rouge progressait régulièrement et provoquait le reflux vers l'ouest de nombreuses populations allemandes, notamment les Prussiens et autres Silésiens, Poméraniens ou Sudètes. Ces réfugiés s'installèrent sur le territoire des futures RFA et RDA. Une fois la guerre terminée, leurs régions d'origine furent confiées à la Pologne ou restituées à la Tchécoslovaquie. La Prusse orientale, elle, fut coupée en deux d'ouest en est. La partie nord avec la capitale Königsberg, rebaptisée Kaliningrad, fut placée sous administration soviétique, la partie sud (principalement la Mazurie connue pour ses célèbres lacs) sous administration polonaise. Cela scellait la fin de l'existence de la Prusse en général et de la Prusse orientale en particulier, celle-ci laissant la place à l'Oblast de Kaliningrad et à la Voïvodie de Varmie-Mazurie

Survient le chaos de 1991 et la chute de l'URSS... Kaliningrad se retrouve coincée entre la Pologne et la Lituanie indépendante, dans une région baltique qui se rapproche à grands pas des structures occidentales. Dès lors, le Kremlin s'attache à garantir la souveraineté de la Russie sur l'enclave, une souveraineté réaffirmée à la moindre occasion, entre autres lorsque le Président lituanien déclare en mars 1998 que "Kaliningrad reste un problème international". Il faut toutefois noter qu'aucun pays n'a de revendication territoriale, ni ne conteste ouvertement la souveraineté russe sur l'oblast. Chacun redouble de prudence et de mesure envers une Russie susceptible. Un changement du statut de Kaliningrad pourrait en outre faire exploser tout le système des frontières en Europe centrale.
Si l'octroi d'une trop grande autonomie apparaît au Kremlin comme étant un jeu risqué, le manque d'intégration régionale conduira à l'isolement de l'enclave, renforçant sa tendance mafieuse déjà encouragée par le niveau de vie supérieur de ses voisins et provoquera fatalement des instabilités politiques et sociales croissantes.

L'évolution de la situation sur place, la relative démilitarisation ainsi que les efforts faits par Moscou en termes d'ouverture économique devraient permettre de mettre Kaliningrad au coeur des relations euro-russes pour les décennies à venir Une négociation doit donc intervenir pour redonner à la Prusse Orientale le statut d’Etat Régional à double souveraineté Union Européenne-Fédération de Russie.  

Chypre

Enfin, et sans étre exhaustif, la question de   Chypre ( qui rappelons le à certains appartient comme la majeure partie de la Turquie au continent asiatique) qui  a trop duré, doit étre résolue quitte à  entériner la partition de fait et à autoriser le rattachement de la partie Grecque à la Grèce et de la partie turque à la Turquie  soit sa disparition en attendant qu’elle soit capable de se reconstituer avec le futur statut d’Etat Régional européen en échange pour la Turquie  qui pourrait adhérer à l’Union Européenne après acceptation de la création d’un Etat Kurde  dont le territoire comprendrait la partie du territoire de la Turquie située symboliquement au-delà du mur de l’empereur Hadrien.

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:34

 

 

 

Comme dans toute l’Union Européenne, les partis nationalistes sont en progression constante contraignant les partis traditionnels à reprendre à leur compte un nombre croissant de revendications populistes .

Alors qu’il est pourtant évident qu’il n’y a pas de solutions nationales aux nombreux  problèmes internationaux qui ont des répercutions intérieures auxquels se trouvent confrontés les Etats nationaux , les partis nationalistes essayent pourtant de faire croire à leur électorat potentiel que le repli national, le retour à une pleine souveraineté utopique , est susceptible de résoudre à la fois les questions de pouvoir d’achat, de chômage,  d’immigration, d’approvisionnement en énergie et matière première, de sécurité  etc…etc..

Ainsi faute par l’Union Européenne d’avoir été jusqu’à présent capable de s’intéresser concrètement aux  préoccupations du citoyen de base, celui-ci  est prêt à croire les leaders populistes  qui, de bonne ou de mauvaise foi, prétendent  que seul l’Etat National en récupérant ses droits souverains et en les exerçant dans le cadre de ses frontières restaurées  peut  lui  redonner la stabilité générale qu’il a perdue depuis près de 40 ans.

 

Pourtant comment ce citoyen inquiet peut-il sérieusement croire qu’en se retirant non seulement de la zone Euro mais plus de l’Union Européenne, l’ Etat national  restauré auquel il aspire, pourra  régler mieux les problèmes qu’il affronte sans la solidarité des autres états ses problèmes alors que toutes les économies sont devenues interdépendantes ?

 

Simplement parce que les partis nationalistes croient pouvoir s’appuyer sur des exemples tel celui d’Etat  comme la Suisse qui, vu d’assez loin, semble prospérer, au milieu d’une Europe en crise, apparaissant aux autres comme ayant fait le bon choix de rester un Etat apparemment pleinement souverain refusant haut et fort, et même de plus en plus fort, d’adhérer non seulement à l’Union Européenne mais même seulement à l’Espace Economique Européen. Or en réalité si ce pays a pu effectivement  traverser sans trop de dommages les 40 dernières années c’est sans doute car les Suisses, se souvenant inconsciemment que leurs pays était encore pauvre il y a  moins de 150 ans, ont eu la sagesse de limiter l’endettement de la Confédération et des Etats qui la composent alors pourtant que leurs banques, grâce notamment au secret bancaire et à l’afflux de capitaux qu’il  leur a assuré, leur permettaient d’emprunter à des taux très bas mais surtout parce qu’ils ont instinctivement une propension naturelle à ne prendre dans les accords internationaux qu’ils acceptent de signer que ce qui est susceptible de leur rapporter . Or ce que manifestement n’ont pas compris ou ne veulent pas comprendre les nationalistes populistes admirateurs des idées du parti d’extrême droite suisse UDC en pleine croissance, c’est  que  la souveraineté de la Suisse dans ses rapports avec l’Union Européenne se trouve néanmoins déjà fortement limitée par  130 accords bilatéraux qui lui ont largement profité  et dont la non-prorogation réclamée par l’UDC  ou  qui pourrait fort bien étre décidée par l’Union Européenne qui n’y trouverait plus un intérêt suffisant, risquerait fort de mettre fin au statut d’Ile prospère de la Suisse au milieu de l’Europe en cas de retour à la plus grande souveraineté réclamée par son extrême droite.. .

Mais, en supposant que finalement la Suisse décide de son plein gré de renoncer à tous les accords signés avec l’Europe qui restreignent sa souveraineté, que pourra-t-elle faire, par exemple  seule, si elle se trouve confrontée à une baisse très forte simultanée possible du dollar et de l’euro qui n’a rien d’une hypothèse d’école ?  En effet face à la masse monétaire en dollar et en euro détenue par des non résidents , celle en francs suisses est quantitativement très faible ; or les vendeurs massifs de dollar et d’euros ne trouveraient pratiquement à acheter aujourd’hui, faute d’attrait évident pour la livre sterling ou le yen, que la quantité comparativement assez restreinte  de francs suisses portant  la monnaie helvétique à des niveaux très vite insupportables ; or la politique d’intérêt négatif sur les dépôts tentée après le 15 aout 1971 s’étant avérée inefficace, on ne voit pas bien comment la Suisse pourrait interdire l’achat de sa monnaie. Seule alors une solution internationale impliquant une très forte diminution de sa souveraineté  lui permettrait alors de sortir d’une telle crise gravissime par  appel à la solidarité des autres Etats.

 

Or le retour à un monnaie nationale apparait pourtant aux yeux des nationalistes comme le remède miracle pour  régler tout à la fois les problèmes de croissance insuffisante, de protection du pouvoir d’achat, d’endettement   etc……alors  que la crise monétaire du dollar, de l’euro et de la livre sterling qui  risque de s’aggraver à tout moment de manière dramatique n’est que la conséquence d’une absence de réforme du système monétaire international depuis le 15 aout 1971.

 

Contrairement à ce que veulent faire croire les leaders populistes européens et désormais tous les  néo- nationalistes qui leur emboitent le pas, le problème n’est pas qu’il y a « Trop d’Europe » mais bien au contraire qu’il faut « Plus d’Europe ».

 

En dépit de la part de souveraineté conservée par les Etats Membres de l’Union Européenne dont la France,  il est clair , quels qu’ont été les gouvernements en place depuis 40 ans  que ceux-ci se sont révélés incapables de régler les problèmes de chômage massif, notamment de la jeunesse, d’immigration, d’endettement  etc…..

 

Seule une Europe Fédérale disposant d’un véritable gouvernement aurait été en mesure de le faire  si dès les années 80 et surtout depuis l’avènement de l’euro, les Etats qui en sont membres avaient consenti à lui déléguer une part accrue de souveraineté lui permettant de disposer d’une véritable gouvernance économique. Plutôt qu’un Haut Représentant censé incarner une politique étrangère de l’Europe plus que balbutiante, il aurait certainement été plus cohérent de créer en même temps que la Banque Centrale Européenne, un  véritable Ministre de la Coordination Economique d’un Marché Unique  doté d’une Monnaie Unique.

 

Or l’histoire a montré que le nationalisme se transforme vite en National-Socialisme  alors que la deuxième guerre civile européenne que le National Socialisme a engendré a relégué tous les Etats Membres de l’Union Européenne, y compris les ex puissances de France et de Royaume Uni au rang  d’ Etats incapables d’assumer seuls ne seraient ce que leur défense.

 

Il est donc urgent que face aux candidatures de plus en plus nationalistes  qui se développent dans l’Union Européenne, des candidats  citoyens européens convaincus avant de se considérer comme national de leur pays  se présentent aux principales élections pour affirmer leur foi dans la construction européenne comme seule et unique possibilité de résoudre les probléme des Etats membres en apportant la contradiction aux démagogues nationaliste.

 

A commencer pour les Elections Présidentielles françaises de 2012 !

 

 

 

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 22:25

 

 

 

Tous les états membres du Conseil de l’Europe et notamment parmi eux ceux de l’Union Européenne ont admis que tout homme avait le droit, quelle que fusse la gravité de ses crimes a un  procès équitable et ont renoncé à la peine de mort pour le sanctionner.

Le Tribunal Pénal International devant lequel tous les dirigeants de ces états souhaiteraient voir renvoyer tous les dictateurs et leurs complices, ne peut prononcer contre aucun de ceux-ci la peine de mort.

 

De leur coté, non seulement les Etats Unis d’Amérique ont encore la moitié de leurs  Etats membres qui  pratiquent toujours la peine de mort, refusent la compétence du Tribunal Pénal International, détiennent dans des conditions critiquables des prisonniers à Guantanamo mais ils s’estiment en plus autorisés à pratiquer ouvertement  purement et simplement l’assassinat politique sur le plan international.

 

Ainsi viennent-ils d’assassiner  le grand criminel présumé Oussama Ben Laden

( les principes de la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable s’appliquent également à ce genre d’individus) .

 

Que beaucoup d’états  civilisés aient fait dans le passé pratiquer de tels assassinats par leurs services secrets  nul n’en était dupe !  Que désormais ils décident  de le faire ouvertement  et de s’en féliciter est inquiétant !

 

Que les Etats-Unis d’Amérique puissent estimer légitime de punir de mort sans jugement préalable un individu tel Oussama Ben Laden, ni le Royaume Uni  ni la France ne peuvent juridiquement  approuver un tel assassinat.

 

L’Europe qui veut imposer sa conception des droits de l’Homme ne peut approuver par principe la manière des Etats Unis de se faire justice. Même au nom de la « Real Politik »

 

Or il est clair qu’on assiste à une dérive évidente de la part pourtant de certains dirigeants européens ou des responsables de l’Otan qui, bien qu’en reconnaissant que la résolution 1973 du Conseil de Sécurité de l’ONU  ne leur permet pas juridiquement de supprimer le Colonel Kadhafi , finissent par déclarer que tout compte fait cela pourrait étre la solution pour les sortir du mauvais pas dans lequel ils se sont un peu précipitamment engagés. Et ils  cherchent progressivement à habituer leur opinion publique à cette idée tout en continuant de plus en plus, sans grande conviction,  de prétendre qu’ils ne cherchent pas assassiner leur ennemi mais toujours à protéger les civils libyens en cherchant à détruire des centres de commandement fixes alors que l’on peut raisonnablement penser que le Colonel a suffisamment d’intelligence pour avoir des PC mobiles.

 

Désormais nos grands défendeurs des principes moraux de l’Occident peuvent s’appuyer sur la jurisprudence internationale développée par des Etats Unis d’Amérique, Etat dont le  Président a pourtant prêté serment sur la bible et s’est vu décerner par un pays européen le prix Nobel de la Paix.

 

Car qui  rend la Justice mondiale ?    Le plus fort !

 

 

 

 

 

 

 

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 19:33

La France et  le Royaume Uni  sont contraints de reconnaitre que leurs plans initiaux ont échoué.

Alors qu’il était assez évident militairement  que sans intervention de troupes au sol, des frappes aériennes seules ne suffiraient pas à  renverser le régime du Colonel  Kadhafi, ils continuent de jurer  « Haut et fort » qu’il est toujours hors de question d’envoyer de telles  troupes au sol .

 

En revanche, et l’Italie se joint à eux pour envoyer sur le sol libyen des « Conseillers militaires » ou « Forces spéciales » qui , on l’espère pour eux , seront armés au moins pour se défendre si nécessaire si leur aventure tournait mal. Car en tous cas, ils  auront bien  le statut de combattants ennemis et pas de simples « conseillers » aux yeux des loyalistes libyens.

 

Pour ce qui est des « Forces spéciales » il serait militairement surprenant qu’il n’y en ait pas déjà un certain nombre sur le sol Libyen depuis le début du conflit. On va donc envoyer sur ce sol libyen quelques OLFA , Officier de Liaison des Forces Aériennes, pour guider les tirs et bombardements des avions de la coalition ainsi que quelques conseillers militaires pour former les combattants rebelles.

 

Qu’est ce qu’un officier de liaison ou un membre des forces spéciales sinon des éléments  de troupe au sol dont on peut raisonnablement estimer qu’au nombre de quelques dizaines comme prétendus, il risque de s’avérer insuffisants ?

 

Quelle mission précise leur est  donnée par leurs supérieurs pour  permettre aux gouvernements qui les engagent  de soutenir qu’elle n’a que pour seul objectif la « protection des civils libyens » ?

 

Qu’envisage de faire ensuite  la France, l’Italie et le Royaume Uni si les « conseils » de leurs « conseillers militaires »  et les frappes mieux ciblées de leurs avions s’avéraient insuffisants pour permettre assez rapidement  aux rebelles du CNT de renverser le Colonel puisque c’est désormais l’objectif  assumé ?   Stopper toutes interventions ?

 

Cela ne sera désormais guère possible si aucune solution politique n’est trouvée rapidement!

 

Espérons donc que cette solution politique qui était la seule viable va enfin étre proposée  par des membres plus réalistes de l’Union Européenne et  mis en œuvre par celle-ci avec l’aval  de la France, du Royaume Uni, de la Belgique, du Danemark  et de l’Italie trop contentes de se tirer de ce « guêpier »  mais  auxquels il faudra désormais trouver le moyen de « sauver la face » .

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 12:20

 

 

 

 

« Dans le règne des fins, tout à un prix ou une dignité. Ce qui a un prix peut étre aussi bien remplacé par quelque chose d’autre, à titre équivalent ; au contraire, ce qui est supérieur à tout prix, ce qui par suite n’admet pas d’équivalent, c’est ce qui a une dignité »  (Emmanuel Kant)

 

 

Liste des personnalités politiques européennes ayant jugé le Colonel Kadhafi pardonnable pour ses fautes antérieures  et digne de les accueillir ou d’étre accueilli par eux.

 

 

Allemagne :

Chancelier                                           Gérard   SCHROEDER             octobre    2004

Ministre des Affaires Etrangères   Renak-Walter STEINMEIER            novembre 2006

 

Autriche :

Vice-chancelier                                     Hubert  GORBACH                        Juin   2004

 

Belgique :

Ministre des Affaires Etrangères               Louis    MICHEL                        février  2004

Ministre des Finances                              Didier   REYNDERS                    avril    2004

 

Espagne :

Premier Ministre                                          José   ASNAR                   septembre 2003               

Roi  d’Espagne                                            Juan  CARLOS                      janvier  2009

Ministre des Affaires Etrangères    Miguel-Angel MORATINOS                mars     2010

 

France :

Ministre des Affaires Etrangères        Dominique de VILLEPIN              octobre     2002

Ministre des Affaires Etrangères                    Michel BARNIER             octobre     2004

Président de la République                          Jacques  CHIRAC              novembre  2004

Ministre de la Défense                           Michèle  ALLIOT-MARIE         février      2005

Ministre de l’Intérieur                                 Nicolas  SARKOSY            octobre     2005 

Ministre des Affaires Etrangères          Philippe DOUSTE-BLASY           janvier     2006

Secrétaire Général de l’Elysée                Claude GUEANT                       juillet       2007

Président de la République                      Nicolas  SARKOSY                  juillet      2007

Ministre des Affaires Étrangères             Bernard  KOUCHNER               juillet      2007

Ministre de la Défense                           Hervé     MORIN                         mai        2009

 

Grèce :

Premier Ministre                            Georges  PAPANDREOU                     juin       2010

 

Italie :

Premier Ministre                                   Sylvio BERLUSCONI                 octobre    2002

Ministre de l’Industrie                         Giuseppe  PISANU                        juillet       2003

Premier Ministre                                   Sylvio  BERLUSCONI                aout         2004

Ministre de l’Industrie                        Giuseppe  PISANU                      septembre  2004

Premier Ministre                                  Sylvio  BERLUSCONI               octobre      2004

Premier Ministre                                 Romano  PRODI                         octobre      2006

Premier Ministre                                   Sylvio  BERLUSCONI                 juin          2008

Premier Ministre                                   Sylvio  BERLUSCONI                 aout         2008

Premier Ministre                                   Sylvio  BERLUSCONI                 aout         2009

 

Portugal :

Ministre des Affaires Etrangères           Antonio Martin de CRUZ                juin         2003

Premier Ministre                                       José   SOCRATES                  octobre     2005

Ministre de la Défense                      Nuno Severiano  TEXEIRA                 mai        2007

Ministre de la Défense                      Nuno Severiano   TEXEIRA               mars       2009

Ministre des Affaires Etrangères              Luis   AMADO                            mars       2010

 

Royaume Uni :

Premier Ministre                                       Tony   BLAIR                              mars      2004             

Premier Ministre                                        Tony  BLAIR                               mai       2007

 

Union Européenne :

Commissaire aux Relations Extérieures  Benita FERRERO-WALDNER         mai       2005

Commissaire aux Relations Extérieures  Benita FERRERO-WALDNER          juin      2007

Commissaire aux Relations Extérieures  Benita FERRERO-WALDNER         juillet     2007

Commissaire au Développement                 Louis   MICHEL                      septembre 2008

Commissaire aux Relations Extérieures  Benita FERRERO-WALDNER          février   2009

 

 

 

 

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 15:45

Comme on pouvait le penser, ce que Messieurs Cameron et Sarkozy ont voulu ignorer, le Colonel-Guide Kadhafi n’est pas le Président Ben Ali ou le Président Moubarak.

 

Comme on pouvait le craindre, la France et le Royaume-Uni  n’ont pas les moyens de la politique qu’ils ont engagée.

 

Même en espérant limiter leur intervention militaire à des frappes aériennes censées protéger les civils ( rebelles ou loyalistes)  alors que la guerre civile fait rage, la France et le Royaume Uni  disposent seules d’un nombre insuffisant d’avions .

 

Le passage des opérations sous commandement de l’Otan réclamé par certains membres et de l’Otan et de l’Union Européenne a du  étre accepté malgré eux par la France et le Royaume uni dans l’espoir d’une participation de ces membres aux opérations de frappes aériennes.

 

Véritable marché de dupe, ce passage sous commandement de l’Otan  n’a pas vu d’autres pays membres à la fois de l’Otan et de l’Union Européenne mettre leurs avions à disposition du commandement de l’Otan pour lui permettre d’accroitre ses capacités de frappe, mais au  contraire les Etats Unis d’Amérique en ont profité pour supprimer les interventions de leurs propres avions qui représentaient environ 50 %  des capacités de frappes aériennes.

 

Bilan à  ce jour : une réduction des capacités de frappes aériennes par rapport aux premiers jours d’intervention.

 

Surtout, en supposant que la grande majorité des membres de l’Union Européenne aurait voulu s’impliquer dans la mise en œuvre de la résolution 1973, force serait de constater que les Etats membres de l’Union, autres que la France et le Royaume Uni, la Belgique et le Danemark n’auraient pas été capables de fournir les capacités aériennes équivalentes à celles mises à disposition au début de l’intervention par les Etats Unis d’Amérique.

 

Comme en Yougoslavie, c'est-à-dire pourtant  sur le territoire européen, mais également à ses frontières, dans ses « marches » que constituent les Etats du Proche Orient  et de l’Afrique du Nord,  l’Union Européenne est aujourd’hui parfaitement incapable de mettre en œuvre sa Politique de Sécurité et de Défense P.E.S.D non seulement  sans utiliser le commandement intégré de l’Otan mais sans la contribution armée des Etats Unis d’Amérique.

 

Même donc pour sa  P.E.S.D , l’Union Européenne reste dépendante des Etats Unis et se trouve ni plus ni moins que dans la situation d’un protectorat ou d’un vassal par rapport à son suzerain.

 

Et pourtant sur le papier, les états membres de l’Union Européenne disposent d’un nombre assez conséquent d’avions de chasse, de bombardiers pouvant opérer en Méditerranée depuis des pistes espagnoles, françaises, italiennes, maltaises, grecques et chypriotes voire turques et d’une aéronavale non ridicule embarquée sur  5 porte-avions( 1 espagnol,1 français, 2 italiens, 1 Royaume Uni).

 

Force est néanmoins de constater que même sous un commandement unifié européen, l’Union Européenne, en supposant qu’elle l’ait voulu, aurait été incapable de mener une intervention en Libye  même limitée à des frappes depuis des navires de guerre ou par des avions sans le concours de ses alliés de l’Otan, le Canada et les Etats Unis d’Amérique.

 

Il va sans dire que la France et le Royaume Uni  ne seraient pas davantage capables de mener seules une  telle intervention militaire au sol du niveau de celle de la Libye quand bien même elles récupéreraient, en supposant que cela soit possible, toutes leurs troupes disséminées de part le monde à commencer par celles d’Afghanistan. Et il n’est pas davantage certain qu’avec le renfort, sous commandement unifié européen, de troupes et moyens terrestres des autres états membres de l’Otan et de l’Union Européenne qui auraient eux aussi pu retirer leurs moyens d’Afghanistan, L’Union Européenne serait capable de le faire toujours sans l’aide de ses alliés américains.

 

Et  surtout, après le début d’enlisement qui conduit peu à peu à une partition évidente de la Libye, on aimerait  espérer que Messieurs Cameron et Sarkozy ne se laisseront pas convaincre cette fois qu’il suffit pour renverser le cours des choses d’envoyer 500  militaires anglais et français des forces spéciales et de livrer des armes aux rebelles ( qui ne peuvent, armés, s’attendre à bénéficier de la protection des civiles voulue par la résolution 1973) pour forcer le Colonel-Guide à se retirer du pouvoir maintenant qu’avec l’appui  de Monsieur  Obama, ils ont proclamé « urbi et Orbi » qu’il ne pouvait pas y avoir de solution politique sans que lui et sa famille se retirent du pouvoir comme l’exigent des rebelles qui ne sont pourtant pas en situation d’exiger cela du triumvirat  Etats Unis-France-Royaume Uni.

 

Quand bien même l’Union Européenne se déciderait à  vouloir enfin défendre ses frontières -ce qui passe par la stabilité de ses « marches frontières- elle découvrirait subitement qu’elle n’en a pas les moyens pas plus d’ailleurs que d’assurer ses ravitaillements vitaux en énergie et en matière première.

 

Le Royaume Uni doit commencer à  se rendre compte lui  que l’Union ne peut se  réduire à un vaste marché sans défense sans se préoccuper de celle de ses citoyens.

 

Et l’Europe de la Défense ne se fera pas à partir d’une coopération forcée franco-britannique mais  d’une Armée Fédérale  réunissant principalement les armées allemande, britannique, espagnole, française, italienne, polonaise et turque.

 

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 17:33

 

 

 L’Europe des Nations, sur la base de laquelle tente péniblement de se construire l’Union Européenne, se trouve confrontée à un danger mortel celui de la montée sur son territoire du nationalisme développé par les partis essentiellement d’Extrême Droite qui,  en pratiquant toutes les formes du populisme,  pénètrent des couches de plus en plus larges de la population.

Cela va de la Suède à 8%, à près de 40% en Pologne, Autriche, Hongrie, etc., en passant par une sorte de moyenne autour de 15 à 20%, comme c'est le cas en France, Pays-Bas, Belgique.. Et un tel phénomène touche l’ensemble de l’Europe y compris la Suisse ou dans ce pays une part croissante de la population finit par se convaincre que si elle vit relativement mieux, c’est précisément parce qu’elle ne ferait pas partie de l’Union Européenne à tel point que le parti d’extrême droite en progression l’UDC exige que la Confédération retire définitivement sa demande d’adhésion à l’Union Européenne donnant des idées à la dirigeante du Front National français.

 

Plusieurs causes  expliquent un tel développement : des causes sociales, des causes politiques, et des causes raciales et plus récemment la crise financière née d’un endettement excessif des Etats et des ménages qui met en péril l’Euro.

 

En France, le  Front National  recrute maintenant dans les milieux ouvriers de gauche souvent chez d’anciens adhérents du parti communiste en présentant pas seulement le gouvernement en place mais l’Union Européenne et sa monnaie l’euro, comme  responsable des délocalisations, de l’inflation , des mesures d’austérité , de l’immigration…. en fait de tous les maux.

 

Non seulement la gauche modérée française (le Parti Socialiste dont les dirigeants sont presque tous de hauts bourgeois se drapant dans des postures morales insupportables de « mauvaise foi » en feignant d'ignorer les vrais difficultés du peuple)   s’est révélée incapable de comprendre les classes populaires, les ouvriers et les employés, ne s'occupant en gros que des classes moyennes plutôt aisées et instruites petite-bourgeoises alors que la chute du communisme internationaliste en Europe de l’Est retirait à ces classes populaires l’espoir de voir le parti communiste capable d’imposer à cette gauche modérée la satisfaction de certaines de ses revendications, mais également  l’Union Européenne s’est montré incapable, sauf peut-être  aux yeux du monde des paysans et des agriculteurs, d’apparaitre autrement que comme une organisation bureaucratique, incapable de protéger petits employés et salariés contre toutes les formes d’insécurité. Or depuis 40 ans, y compris dans l’Union Européenne, le chômage s’est maintenu à des niveaux élevés tandis que parallèlement une très forte immigration s’installait dans tous ses Etats membres. Chômage, délocalisations,  libéralisations de pans entiers de l'économie, effondrement du petit commerce de centre-ville, etc, tous ces phénomènes ont engendré une précarisation au sein mêmes des classes moyennes, qui n'ont plus du tout l'assurance de prendre « l'ascenseur  social », et leurs enfants encore moins ; bien au contraire, on commence à assister  à une vraie paupérisation des classes moyennes , avec ce que cela engendre comme difficultés en chaîne : problème de logement, installation dans des quartiers ultra-défavorisés, perte du « statut social » aux yeux des « autres », sentiment de « honte sociale » mais aussi esprit de revanche .

 

En  outre en partie seulement du fait de la crise économique qui perdure, les émigrés  sont de moins en moins admiratifs de la société occidentale qui n’a plus la volonté et la capacité de les assimiler se réfugiant dans le  multiculturalisme qui  s’avère étre un obstacle en définitive à une bonne cohabitation avec les populations installées depuis plusieurs générations.

 

Ainsi dans les pays scandinaves, c'est plutôt la cause raciale qui domine car, après avoir longtemps cru que les nombreux immigrés généreusement accueillis n’allaient l'être qu'à titre provisoire, les Suédois, les Danois, les Norvégiens  se rendent compte que ces populations s'installent pour beaucoup définitivement et que de nouvelles générations nées sur leur sol apparaissent... Aux Pays-Bas, l’extrême droite ( Pim Fortuyn)  se nourrit essentiellement de sa lutte contre l’émigration musulmane et en Allemagne contre les Turcs musulmans.

 

En Europe Centrale et Orientale, les Etats Membres n'ont finalement pour ainsi dire jamais connu la démocratie de type occidental depuis leur naissance comme Etat-nation puisqu'ils ont connu le joug soviétique pendant 45 ans, le joug nazi durant 5 ans, et qu'avant 1939, seuls certains d'entres-eux avait eu le temps d'expérimenter la démocratie entre 1918 et le début des années 30. Ensuite  longtemps soumis par les soviétiques, ces nouveaux états nations ont développé  un sentiment nationaliste très fort qui, après le départ des soviétiques, s'est exacerbé, provocant d'ailleurs le séparatisme slovaque.

La Hongrie qui détient actuellement la Présidence  de l’Union  montre les signes les plus inquiétants d’un nationalisme exacerbé  (parti Jobbik) dont on ne voit pas comment l’Union cherche à le contrer.

Mais l’Autriche ( parti FPO) elle-même qui ne s’est pourtant pas trouvée, depuis l’éclatement de l’empire austro-hongrois, dans la situation de ses voisins connait depuis des années un fort développement de son extrême droite nationaliste.

 

En Italie, la Droite Nationaliste est forte  dans le Nord avec la Ligue du Nord ultra-xénophobe (Ligurie, Vénétie, Piémont et Lombardie) car  l'Italie n'est réunifiée que depuis  1871 et son Nord industrialisé supporte de moins en moins d’avoir à payer pour un Sud encore largement sous-développé. 

 

Pour la Belgique, la raison est très voisine avec la naissance du « Vlamsblok » (Front Flamand) d’extrême droite tourné contre  la Wallonie francophone devenue moins riche et  à l’égard de laquelle  les flamands ne veulent plus étre solidaires. …..

  

Troisième grande raison : Autrefois en Europe, la classe dominante dominait, mais au moins restait au contact du peuple et des classes moyennes.  La religion lui imposait un minimum de morale sociale. Aujourd’hui  même si certains membres de la classe dirigeante sont issus des  classes populaires, elle n’est absolument pas gênée par le fait que l’écart entre le salaire minimum et le  maximum autrefois de l’ordre de 1 à 20 soit passé de 1 à 500 sans que la gauche modérée ne dénonce fortement une telle injustice  quand dans le même temps les classes populaires n’arrivent plus à « joindre les deux bouts ». En outre son impunité en cas de comportements coupables devient insupportable aux yeux d'une fraction grandissante de la population en « déchéance sociale ». 

 

Dernière raison  la crise financière née de l’imitation irréfléchie par l’Europe du modèle libéral anglo-saxon après l’effondrement du socialisme à l’Est du continent rendu totalement incontrôlable depuis l’abolition unilatérale par les Etats Unis d’Amérique du système monétaire de Bretton-Woods le 15 aout 1971 qui a permis un surendettement généralisée à quelques exceptions prés de l’Occident.

 

Ainsi dernièrement en Finlande le dimanche 17 avril 2011, le parti d’Extrême droite  « les Vrais Finlandais » a récolté les voix de  18% des électeurs et son porte-parole s’est empressé de dire que son parti était contre l’aide que l’ Europe allait apporter au Portugal.

 

Or , alors que les gouvernements de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie, de la France  notamment  ont voulu adopter l’euro, ils ont de manière totalement irresponsable, profité de la baisse historique des taux d’intérêts ( devenus des taux allemands) pour  s’endetter et laisser s’endetter les ménages  sans profiter d’un tel atout pour effecteur les réformes intérieures dont ils avaient besoin. La crise financière partie des banques anglo-saxonnes les contraint aujourd’hui de mettre à la  « diète » non seulement les classes moyennes mais également les classes populaires qui,  après l’euphorie de l’adhésion de leur  pays à l’Union et à l’Euro, commencent  à rendre cette adhésion responsable de leurs malheurs ouvrant le renouveau d’un nationalisme dangereux.

 

L’Union Européenne se doit de réagir au plus vite en  montrant qu’elle seule peut garantir dans le cadre de ses frontières la sécurité générale de ses citoyens par une maitrise efficace de l’émigration, la remise en cause de la mondialisation  et le développement d’une politique énergétique et d’approvisionnement en matières premières avec les pays producteurs par le biais d’une augmentation négociée des prix  permettant à ces pays de créer massivement des emplois susceptibles de retenir leur jeunesse sur place.  Elle a déjà trop laissé ses citoyens commencer de penser que seul le repli dans les frontières nationales est la solution à leurs difficultés alors qu’une telle option serait tout simplement suicidaire.

 

Ayons simplement à l’esprit que si le pétrole était plus cher encore, le cout des transports dans  le prix de nombreux produits importés  augmenterait sensiblement  et serait moins intéressant y compris celui de ceux provenant de délocalisations alors qu’un développement massif des transports publics serait de nature dans l’Union à compenser au moins pour le plus grand nombre les couts de déplacement domicile-travail tout en économisant un  pétrole en voie d’épuisement et dont la hausse du prix est inéluctable.

 

 

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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 10:53

 

 

 

 

 

En 52 avant J.C, Cicéron quitte Rome désabusé ; il vient d’achever son « De Republica » dans
lequel il appelle de ses vœux le meilleur des citoyens qui rétablira la prospérité et l’ordre .
Sa conviction est faite, ses illusions sont envolées, la République est morte.

 

Avant il avait dit :

 

" Les finances publiques doivent étre saines, le budget doit étre équilibré, la dette publique doit étre réduite, l’arrogance de l'administration doit étre combattue et contrôlée, et l'aide aux pays étrangers doit étre diminuée de peur que Rome ne tombe en faillite  (...)

La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l'aide publique"

 

En 45 avant Jésus Christ, Jules César fait de Caius Octavus, son héritier et l’adopte ayant pu juger de sa valeur lors de la campagne menée en Espagne contre le fils de Pompée. Il veille de près à l’éducation du jeune homme. En 27 avant J.C, le Sénat de Rome réunit entre ses mains les différents « imperium ». Ce sera le premier Empereur romain !

 

L' Europe contaminée par le libéralisme débridé anglo-saxon ne parvient pas à réguler le monde de la finance ; et elle n'y parviendra pas parce le monde anglo-saxon ne veut pas réellement  s'engager dans une telle régulation de sorte qu'au-delà des belles intentions affichées, le président Obama ne dispose réellement d'aucun pouvoir pour imposer de tels réformes.

 

Or les Etats ont du sauver  les banques pour éviter de sombrer avec.

 

Alors que le prix d'un tel sauvetage sera payé par le peuple, les banques anglo-saxonnes et helvétiques se mettent déjà à reverser des bonus de montants  exorbitants atteignant  par exemple 124 milliards de dollars pour les 34 plus grandes banques américaines c'est à dire   le double des bénéfices réalisées en 2009 par les 40  plus  grandes entreprises françaises cotées au CAC 40 , entreprises qui elles-mêmes versent à leurs dirigeants des salaires mirobolants pouvant atteindre jusqu'à 500 fois le SMIG.

 

Du jamais vu historiquement  !  Intolérable !

Et bizarrement on ne voit pas beaucoup la gauche traditionnelle s'en scandaliser ;

 

Seuls quelques petits actionnaires ont commencé à se rebeller comme ceux  de l'Union de Banque Suisse récemment dans un pays qui ne passe pourtant pas comme chef de file de la contestation.

 

 

Or un tel scandale ne concerne pas que quelques petits épargnants indociles qui ont pris le risque d'investir directement dans des entreprises plutôt que d'acheter des sicav ou des fonds de placements voire remplir leur livret d'épargne , ils touchent même pas seulement tous les épargnants qui sont sacrifiés par les Etats qui pour se sauver maintiennent des taux artificiellement très bas ,  ils touchent tout le monde  y  compris le simple salarié car à terme c'est toute l'économie réelle qui se trouve en danger à cause d'un dérèglement du système financier qui gagne de l'argent autrement qu'en finançant l'activité économique  alors que c'est pourtant  la base du capitalisme .

 

Or, ce dérèglement du système financier n’est que la conséquence de la disparition du système monétaire ayant fonctionné jusqu’au  15 aout 1971, et  plus précisément de l’étalon or. Système monétaire dont on attend une réforme maintenant depuis 40 ans .

 

 

 

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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 11:22

  

Selon l'article 16.9 du traité sur l'Union Européenne  : « La présidence des formations du Conseil est assurée par les représentants des États membres au Conseil selon un système de rotation égale, dans les conditions fixées conformément à l'article 236 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne. »

La présidence du Conseil de l'Union européenne, ou couramment présidence de l'Union européenne est une présidence tournante du Conseil de l'Union Européenne (ou Conseil des ministres)  assurée, à tour de rôle par chacun des 27 pays de l’Union européenne, selon un système de rotation prédéfini pour une période de 6 mois. L’ordre de rotation, défini à l’unanimité par le Conseil de l'UE, repose sur le principe d’une alternance entre les « grands » et les « petits » Etats membres. Les changements de présidence ont lieu au 1er janvier et au 1er juillet de chaque année.

Suite à l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne est doublée d'un poste de  président  du Conseil européen pour une durée de deux ans et demi. Cette création  d’un président  du Conseil européen  élu pour une durée  de 5 fois 6 mois était l’une des innovations majeures du projet de Constitution européenne, conservée par le traité « modificatif » de Lisbonne. Ce Traité de Lisbonne prévoit que le président est élu à la majorité qualifiée par le Conseil européen, c'est-à-dire par les chefs d'États et de gouvernement des États membres. Rien n'est dit de la procédure devant intervenir préalablement à cette élection, les États étant laissés maîtres de décider ou d'improviser le moment venu. Ce mode de désignation de ce président, qui fait intervenir les chefs d’État et de gouvernement des États membres, n’est pas sans rappeler ce qui avait cours dans le Saint-Empire romain germanique. En effet dans le Saint-Empire Romain Germanique jusqu'à  1356, l’empereur était en effet élu par un collège d’une centaine des principaux nobles d’Europe Occidentale de l’année 962 à  l’année 1208 ou ils n’étaient plus que 55 et  seulement 4 en 1257 à la fin du règne des grands empereurs alsaciens Hohenstaufen  et début du grand Interrègne qui dura jusqu’en 1273.L’empereur Charles IV du Luxembourg par sa Bulle d’Or de 1356   fixa juridiquement et définitivement la procédure de désignation de l'empereur (en fait « roi des Romains » qui ne prenait théoriquement le titre d'empereur qu'une fois couronné à Rome par le pape). De 1356 jusqu’en 1806 l’'empereur  était élu par les 7 Grands Electeurs , 3 religieux, les princes-archevêques de Mayence, Cologne et Trèves et 4 princes laïcs, le roi de Bohème, le comte Palatin du Rhin, le duc de Saxe et le marquis de Brandebourg auquel s’ajoutera à la suite du traité d’Utrecht en 1713, un huitième, le prince-électeur de

Hanovre . Ces 7 puis 8 dignitaires avaient la responsabilité et le privilège d'élire le nouvel empereur lors d'un vote à la majorité. L'application, en novembre 2009, des modalités de désignation du président permanent du Conseil européen, a permis d'apporter des premières réponses quant à la mise en œuvre technique et les motivations de cette élection sans précédent mais finalement pas si inédite. Par un défaut donc de culture générale, peu de personnes ont observé en effet que l'élection en 2009 du premier Président de l'Union Européenne  ressemblait beaucoup à celle du premier empereur Habsbourg du Saint Empire Romain Germanique, Rodolphe Ier en 1273. En effet après le règne des puissants empereurs Hohenstaufen et notamment du véritable génie que fut Frédéric II de Hohenstaufen, les grands nobles, ducs et princes-évéques de l'empire, préférèrent élire à la dignité impériale un simple comte originaire           d' Alsace, Rodolphe de Habsbourg, du nom d'un château situé dans l'actuel canton d'Argovie en Suisse en pensant ainsi que celui-ci n'aurait guère d'autorité  sur eux.  L'avenir a montré qu'il est devenu l'ancêtre d'une famille qui a fini par détenir pratiquement de manière héréditaire jusqu'à François II,le dernier empereur romain germanique que Napoléon Ier a contraint de renoncer le 8 aout  1806 à la dignité impériale romaine. Les Représentants des Etats de l'Union Européenne auraient d'ailleurs pu marquer  symboliquement sans risque l'événement en se mettant d'accord sur le nom d'un vieux et digne député européen l’Archiduc Otto  (ou Othon) de Habsbourg (Habsburg) descendant  de l'empereur Charles Quint, arrière petit-fils du duc de Bourgogne Charles le Téméraire, et du Duc François de Lorraine.

Une telle désignation d’un Habsbourg, au-delà de la symbolique très forte que cela aurait représenté, aurait  en tous cas donné avec l’Archiduc Otto de Habsbourg-Lorraine un prestige considérable à cette nouvelle fonction de Président .Les dispositions générales qui encadrent le nouveau statut de Président du Conseil européen apparaissent à l'article 15 du traité sur l'Union européenne. Il préside et anime, dans une recherche de cohésion et de consensus, les travaux du Conseil européen - l'organe intergouvernemental qui définit les orientations générales de l'UE. On voit mal comment ce premier Président de l'Union Européenne peut parvenir à avoir l'autorité nécessaire pour assumer correctement ses fonctions quelles que soient les qualités de Monsieur Hermann von Rompuy alors que l'Archiduc Otto en aurait eu nécessairement plus ne serait-ce que comme autorité morale incontestée d’autant que il se serait trouvé avoir à ses cotés une présidence tournante hongroise. S'il aurait pu étre un  premier Président de l'Union  aux pouvoirs limités, son choix aurait sans doute contraint les européens à réfléchir sérieusement à la question de savoir si l'Europe n'aurait pas besoin d'avoir comme Chef d'Etat un Empereur plutôt qu'un Président  .

 

Ceci étant du 1er janvier au 30 juin 2011, la Hongrie a pris la tête du Conseil de l'Union européenne. Succédant à la Belgique, la Hongrie est le troisième pays de la nouvelle Europe à exercer la présidence tournante, et à ce titre, elle entend mener à bien des actions dans les Balkans. Organisées en trio pour une période de 18 mois, l'Espagne (janvier à juin 2010), la Belgique (juillet à décembre 2010) et la Hongrie (janvier à juin 2011) sont censés travailler ensemble pour assurer la continuité et le bon fonctionnement des nouvelles règles institutionnelles. La présidence hongroise entendait développer en priorité le thème de l'intégration dans sa région, les Balkans, avec l'élargissement, aussi bien de l'Union européenne que de l'espace Schengen. Elle souhaitait aussi promouvoir un partenariat oriental avec  l'Arménie, l’Azerbaïdjan, la Géorgie, la Moldavie, l’Ukraine et, sous conditions, la Biélorussie. Un autre sujet qui lui tenait à cœur était celui de la gestion des ressources naturelles, et en particulier de l'eau. Mais la crise économique, dans et hors de la zone euro, ainsi que le délicat dossier de la révision du traité de Lisbonne, l'ont obligée à revoir ses priorités. Elle garde cependant la tâche de mener à bien la signature d'un grand accord énergétique avec la Russie. Enfin, elle souhaitait promouvoir la diversité culturelle et les différentes identités nationales et régionales, mais cette priorité-ci cède elle aussi la place à des sujets plus brûlants.

Si le Président Hermann von Rompuy semble avoir réussi  à s’imposer et à se faire une place au milieu des institutions compliquées de l’Union Européenne  à  tel point qu’on  puisse le comparer sur ce point à l’empereur Rodolphe de Habsbourg, qui, petit comte, avait réussi à s’imposer aux grands ducs de l’empire,  , sa fonction manque encore de visibilité à l’intérieur de l’Union  ou peu de citoyens sont capables de dire qui est le président et ce qu’il fait ; et c’est encore pire aux yeux de l’ Etranger ou  cette Présidence bicéphale stable et tournante  apparait comme une étrangeté peu compréhensible.

Une révision du Traité de Lisbonne s’impose afin de mettre fin à une telle situation incohérente et de renforcer la fonction du Président de l’Union Européenne.

Surtout  l’Allemagne -qui a de bonnes raisons de  penser que peu à peu l’Union Européenne et l’Euro deviennent pour elle un fardeau  plutôt qu’un atout- est en droit de demander que soit remise d’actualité la question de l’adoption d’une Constitution européenne  faisant de l’Union Européenne un Etat Fédéral  ayant à sa tête un  Chef d’Etat représentatif, son Président. Hors un tel état fédéral, il ne saurait en effet  étre exigé davantage de solidarité que maintenant entre les états membres ; surtout avec un tel Etat  ces derniers ne pourraient plus en matière de politique étrangère et de défense, en matière d’immigration et de droit d’asile, de politique énergétique  prendre seuls des décisions qui  font apparaitre à l’extérieur les divisions de l’Union et l’affaiblisse.

Si ce n’est pas l’Allemagne qui en relance l’idée, ce n’est certainement pas le nouveau couple franco-britannique qui le fera, et ce d’autant moins qu’il a fait choix de former avec le Président des  Etats Unis un Triumvirat de direction  d’une OTAN  qui elle-même devient non pas un facteur d’intégration de l’Union  Européenne mais de désintégration de sa PESD  ( Politique Européenne de Sécurité et de Défense)

 

 

 

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