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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 20:15

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 P.Sarrebourg, Sierck, Heming, Reding,  Nidervillers, Garrebourg 

    terres d’empire de 962 à 1661 

En 1562, le duc de Lorraine Charles III achète à l’évêque de Strasbourg la ville de Sarrebourg et la seigneurie de Sarralbe qu’il intègre au duché de Lorraine.

Mais par le traité de Vincennes du 28 février 1661 le duc Charles IV de Lorraine la cède à la France. Ce traité crée un corridor de 2 km de large entre Metz et Phalsbourg qui  permet au roi de France de rejoindre l'Alsace sans passer par une terre étrangère soit le duché de Lorraine. le duc Charles IV doit céder à la France de Louis XIV la "route d'Alsace" (de Metz à Strasbourg, par Sarrebourg,), ainsi qu'une bande de terre large d'une demi-lieue, de part et d'autre de cette voie stratégique devenue "route de France", si importante depuis l'acquisition de l'Alsace. Les Français imposent la "lieue française" (4000m), différente de la "lieue lorraine" (3000m). Ils annexent donc une largeur de 1 km de chaque côté de cette voie. Cette zone comprend 42 villages (dont Réding), mais aussi des localités situées à proximité (comme Niderviller et Garrebourg) pour servir de "villages étapes" aux troupes, avec toutes les servitudes que cela entraînait.  La route de France constitue, en effet, un lourd fardeau pour les villages concernés. Il faut l'entretenir, d'où la multiplication des corvées. Le passage continuel de troupes (guerres de Louis XIV et de Louis XV) exige des logements d'étape, mais aussi des quartiers d'hiver ou stationnements plus longs, à Sarrebourg, Phalsbourg et dans les villages environnants.

 

P.Principauté de Phalsbourg-Lixheim

 terre d’empire de 962 à 1661

Avec Lixheim, Phalsbourg forme une éphémère principauté de 1629 à 1660, au profit de Henriette de Lorraine, sœur du duc Charles IV de Lorraine et de ses maris successifs, au premier rang desquels Louis de Guise, baron d'Ancerville. Durement touchée pendant la Guerre de Trente Ans, Phalsbourg devient ville royale par le  traité de Vincennes du 28 février 1661. Le traité de Ryswick de 1697, confirme la possession de Phalsbourg à la France.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 20:09

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CH.II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 O.Seigneurie/Baronnie /Comté de Créhange / Grafschaft  Kriechingen 

   terre d’empire de 962 à 1789

Les Malberg détachent de leurs possessions une seigneurie de Créhange /Kriechingen au XIIe siècle pour la confier à une famille qui leur est apparentée. Cette première famille de Créhange y fait construire un château.

Augmentée de nombreux héritages par les femmes, la seigneurie de Créhange comprend  des territoires éparpillés sur la Lorraine actuelle, le Luxembourg, la Sarre. Quoique sans continuité territoriale, elle est érigée d'abord en baronnie, puis en comté.

 

Maison de Torcheville

En 1295,  la famille de Torcheville / Dorsweiler hérite des possessions et des titres des comtes de Créhange, en prend le nom à son tour et continue à les augmenter.

 

.Godemann de Torcheville, seigneur  de Créhange de ? à ?

Par une habile politique matrimoniale, il accapare différents héritages : Boucheporn, Bisten, Courne, Niedervisse, Denting, Momerstroff, Hallering, Voimhaut et le château de Marimont augmentant  ainsi considérablement son domaine.

.Georges de Créhange, seigneur  de Créhange de 1321   à  1343

Fils du précédent. Il participe au côté de l’empereur Louis de Bavière à la guerre contre Frédéric le Beau, duc d'Autriche. 

.Wirich de Créhange, seigneur  de Créhange  de  1343  à  1372, seigneur de Hombourt

Deuxième fils de Godemann, il succède à son frère. Il rachète les droits de Burcard de Fénétrange. Epoux de Sara de Hombourg~sur-Canner; à la mort des parents de celle-ci, sans descendants, la seigneurie lui est attribuée. Ils ont deux fils et une fille : Jean et Wilrich, Isabelle.

.Jean Ier (1341-1398) seigneur  baron de Puttelange et de Créhange de 1341 à 1398

Un des fils du précédent.

Par son mariage avec Henriette, fille et héritière de Jean, seigneur de Forbach, il hérite de Raville (devenant ainsi vassal direct du duc du Luxembourg, Wenceslas de Bohême), Puttelange/Püttlingen dans le Kollertal, Varsberg ainsi qu'un tiers de la seigneurie de Forbach.

Il accompagne Charles IV de Luxembourg en 1356 à Metz pour la proclamation de la Bulle d'Or. L'empereur réside quelques jours à Créhange et en remerciement lui accorde en 1398 le droit de battre monnaie.

.Jean II, seigneur-baron de Puttelange et  de Créhange de 1378 à 1431 

Il épouse  Irmengarde de Pettange/Puttingen (ou Pittange), héritière d'une part de cette seigneurie et de son château ainsi que du château de Larochette au Luxembourg.

.Jean III, seigneur baron de Puttelange et de Créhange de 1431 à 1436

Marié à Elisabeth de Daun qui apporte à sa descendance  le titre de Maréchal héréditaire de Luxembourg.

.Jean IV, seigneur baron de  Puttelange et de Créhange  de 1436 à 1510

Il possède alors le château de Bacourt avec 10 localités dans la baronnie de Créhange, la prévôté de Téting, avec Lelling et Folschviller, Denting, Momerstroff, Niedervisse, une partie de la seigneurie de Püttlingen, Château-Bréhain et Faulquemont.

En 1447, il tente d'aller au secours du roi de Bohême et il est fait prisonnier par le duc de Bourgogne. Son château est attaqué. En 1486, Il participe  à l'élection de Maximilien de Habsbourg à Francfort en 1486 et il siège sur les bancs des barons seigneurs d'Empire.

Les enfants de Jean IV se partagent la baronnie.

.Jean V, seigneur baron de  Puttelange et de Créhange de  1510 à ?

Frère du précédent. Marié à Irmengarde de Raville. Il entre en possession de cette seigneurie. C'est sous son règne, en 1525, qu'éclate la révolte des paysans qui s'étend à la seigneurie de Créhange. Les paysans germanophones de la baronnie  de Créhange se joignent aux bandes paysannes de la Sarre moyenne. Lorsque le duc de Lorraine Antoine décide d'en finir avec les révoltés, il fait appel à tous les seigneurs, barons du Westrîch. Le baron de Créhange est l’un des premiers à répondre à son appel.

.Georges Ier, baron de Puttelange et de Créhange de ? à 1567

Il épouse Philippine de Linange (Leiningen) et accroit ainsi son domaine et obtient en dot une part des salines de Dieuze et Dabo.

Il prend part à la réception de Charles V à Metz en 1544, portant l'épée impériale et l’héberge dans son château.

Georges Ier embrasse la religion calviniste peu de temps avant sa mort en 1567.

.Pierre Ernest, Comte de Puttelange et de Créhange de 1611  à ?, seigneur de Baccourt,

Il reprend le Comté de Créhange  en 1611. Il possède alors  châteaux, 100 domaines et 300 villages.

En 1617, l'Empereur Mathias, en vertu de la "jura gratialia" accordée à chaque souverain germanique, c'est-à-dire le droit de dispenser des lettres de noblesse, d'élever un baron à la dignité comtale, désigne  les six villages pour constituer le territoire du nouveau comté de Créhange réputé fief immédiat d'Empire (Reichsunmittelbar). Le comté de Créhange fait alors partie du cercle du Rhin supérieur.

En 1626, il devient bailli d’Allemagne en se mariant avec Marie-Marguerite de Coligny.                                                 

Les possessions de la Maison de Créhange comprennent au XVII° le comté proprement dit et des fiefs et droits tenus par la Maison de Créhange des évêques de Metz, des ducs de Lorraine, des archevêques de Trèves, des ducs de Luxembourg répartis en six groupes de villages enclavés dans le duché de Lorraine et le comté de Sarrebruck                                                       :
1. Créhange à l’Ouest de Faulquemont /Falkenberg avec son château qui servait de siège à l'administration                                                            .
                                                             

2. Denting, Momerstroff, Niedervisse en partie qui formaient une deuxième mairie.

3. Pontpierre.                                                       .
 

4. 1/4 de la mairie (Mayerei) de Téting avec des biens à Lelling, Ahling et Folschviller.

5.  Biding                                                                                                                           

6.  La seigneurie de Saarwellingen en Sarre avec ¼ de Reisweiler. 

Au cours de la guerre de Trente Ans, en 1677, le maréchal de Créquy  laisse en se retirant vers Metz, un détachement de 60 hommes dans le château de Créhange, où ils sont attaqués et faits prisonniers par Charles IV de Lorraine.

Le comté appartient à partir de 1697 à la Maison d’Ostfriesland puis après 1726 à la Maison de Wied-Runkel,

Il est annexé par la France révolutionnaire à la fin du XVIIIe siècle. Le traité de Lunéville en 1801 confirme le rattachement de Créhange à la France. Le comté comprend alors les villages de Rémilly, Voimhaut, Raville /Rollingen, Pontpierre, Helfedange, Laning, Teting, et Münzingen. Les princes possessionnés en sont dédommagés par des terres de l’archevêché de Trêves en 1803.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 20:02

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N. COMTE DE DEUX-PONTS / GRAFSCHAFT ZWEIBRUCKEN 

Le comté de Deux-Ponts est créé en 1182 par démembrement du comté de Sarrebruck, vassal de l'évêque de Metz (Deux-Ponts est aujourdhui une ville allemande et un district, située dans le Land de Rhénanie-Palatinat). Le cœur du comté de Deux-Pont comprenait les territoires entre Sarre et Blies, le monastère de Hornbach, la seigneurie du Mont-Tonnerre, les neuf villages rhénans compris entre Frankenthal et Worms et onze lieux-dits autour de Bad Bergzabern, y compris la moitié de la châtellénie de Landeck.

.Henri Ier, comte de Deux-Ponts  de  1182  à 1237 

Fils cadet de Simon Ier de Sarrebruck. Henri adopte comme résidence la seule place fortifiée de son domaine, le château-fort de Deux-Ponts, érigé vers 1150

.Henri II, comte de Deux-Ponts  de 1237  à 1282

.Walram Ier, comte de Deux-Ponts de 1282 à  1309

.Simon II, comte de Deux-Ponts de 1309 à  1311

.Walram II, comte de Deux-Ponts de 1311 à 1366

Dans les années 1295-1333 le comté est  partagé en deux entre les deux fils du comte Henri :

.la moitié occidentale de l'ancien comté, comprenant le noyau historique autour de Deux-Ponts et les bailliages palatins, échoit à Eberhard II. Ce dernier sera le dernier comte de la lignée des Walramides : sans héritier et en rupture de ban avec sa famille, il légue ses terres aux comtes palatins du Rhin (issus de la lignée des Wittelsbach). Ces derniers héritèrent ainsi de ses fiefs en 1394, étendant pour la première fois leurs possessions jusqu’au Palatinat occidental et donnant naissance au comté puis duché de Palatinat-Deux-Ponts.

.la moitié orientale du comté de Deux-Pont, le bailliage de Lemberg (Palatinat), échoit à Eberhard Ier, qui le fusionne en 1302 avec la seigneurie de Bitche qu'il a échangée avec le Duché de Lorraine, pour former le comté de Deux-Ponts-Bitche.

 

M. Comté de Deux-Ponts Bitche / Grafschaft   Zweibrucken  Bitsch                                          terre d’empire de  962 à 1766

La moitié orientale du comté de Deux-Ponts comprend  le bailliage de Lemberg, les bailliages lorrains de Marimont-lès-Bénestroff, de Lindre-Basse et de Sarreguemines située au confluent de la Sarre et de la Blies ainsi que des prérogatives sur les châteaux de Landeck et Lindelbronn (près de Klingenmünster). L’administration des fiefs du Mont-Tonnerre et de Bad Bergzabern.

 

.Eberhard Ier, comte de Deux-Ponts Bitche de 1297 à 1321

Neveu du comte Henri Ier de Sarrebruck et de sa femme Edwige de Lorraine (fille de Frédéric de Bitche).

En 1302, par union personnelle, il réunit la moitié orientale du comté de Deux-Ponts à la seigneurie de Bitche, qu'il a obtenue par échange territorial avec le duché de Lorraine et fonde le comté de Deux-Ponts  Bitche. Le comté comprend ainsi le bailliage de Lemberg, les bailliages lorrains de Marimont-lès-Bénestroff, de Lindre-Basse et de Sarreguemines ainsi que des prérogatives sur les châteaux de Landeck et Lindelbronn (près de Klingenmünster).

.Simon Ier  comte de Deux-Pont Bitche de 1321 à 1355

.Jean (Hanemann) Ier, comte de Deux-Ponts Bitche de 1355 à 1400

.Jean (Hanemann) II, comte de Deux-Ponts Bitche de 1400 à 1418

Il règne les premières années conjointement avec son frère Simon III Wecker décédé en  1407.

.Frédéric, comte de Deux-Ponts Bitche de 1418 à 1474

Son frère Henri Ier épouse Cunégonde d’Ochsenstein et fonde la branche cadette des Deux-Ponts-Bitche-Ochsenstein. 

.Simon IV Wecker, comte de Deux-Ponts Bitche de 1474 à 1499

.Renaud, comte de Deux-Ponts Bitche de 1499 à 1532

.Simon V Wecker, comte de Deux-Ponts Bitche de 1532 à 1540

Il ne laisse qu'une fille ; la succession passe donc à son frère Jacques.

.Jacques, comte de Deux-Ponts Bitche de 1540 à 1570

Frère du précédent.

Il parvient une dernière fois à constituer en Alsace septentrionale et dans le sud du Palatinat un carrefour marchand actif, ayant hérité en 1559 de la seigneurie d'Ochsenstein, suite à l'extinction depuis 1485 de la branche cadette de Deux-Ponts-Bitche-Ochsenstein. Mais il ne laisse comme son frère Simon qu’une fille pour héritière. A sa mort, une querelle s’élève entre les maris des deux cousines : le comte Philippe Ier de Linange-Westerburg et le comte Philippe V de Hanau-Licthenberg. Philippe V de Hanau-Licthenberg peut s’imposer sans problème à son rival Philippe Ier mais en se faisant protestant, il perd l’appui du duc de Lorraine catholique. En juillet 1572, les troupes lorraines envahissent le comté. Comme  Philippe V ne peut rien contre la puissance militaire des Guise, il opte  pour l’action juridique.  Au terme des conclusions du procès devant la Chambre impériale, la maison de Lorraine peut revendiquer non seulement les terres issues du partage territorial de 1302, mais aussi prétendre à l'héritage des fiefs que les comtes de Linange avaient rachetés en 1573.                                                          

En 1604, un accord vient régler le partage entre la maison d'Hanau-Lichtenberg et le duché de Lorraine : le bailliage de Lemberg va  aux Lichtenberg, les autres territoires étant rattachés à la Lorraine.

D’autres points de discorde  avec la France demeurent tout au long du XVIIIe siècle, notamment la question de la limite de l’Alsace avec le duché de Deux-Ponts et le Palatinat, autrement dit celle des « bailliages contestés » en deçà de la Queich.

En 1787, le duc de Deux-Ponts, un des princes possessionnés en Alsace finit par reconnaître la souveraineté du roi de France sur son bailliage de Cleebourg).

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 19:53

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

M. Comté de Sarrebruck / Grafschaft  Saarbrücken                                                        terre d’empire de 962 à 1793

Le Comté de Sarrebruck / Grafschaft Saarbrücken) est un ancien État du Saint-Empire romain germanique dont la capitale était Sarrebruck et dont le territoire se trouve réparti actuellement entre l’Alsace, la Lorraine et l’Etat allemand de la Sarre.

Sarrebruck  tire son nom du château protégeant le pont que les romains avaient érigé sur  la Sarre à la croisée des routes de Strasbourg à Trêves et de Metz à Worms. Par le traité de Verdun de 843, le comté de Sarrebruck fait partie de la Francie Médiane.  Dès 925, le comté se trouve intégré à la Francie Orientale.  En 999, l’empereur Otto III fait don du château fort de « Sarabrucca » aux évêques de Metz. A l’époque des marchands, des réfugiés et des membres de la basse noblesse s’installent ici, donnant naissance à la cité de Sarrebruck. Au début du XIe siècle, la maison  de Sarrebruck est l'une des plus importantes familles princières du sud-ouest de l'Allemagne. Leurs possessions s'étendent de la Sarre au Palatinat rhénan et au Rhin moyen en passant par le Bliesgau et l’Alsace. Les comtes de Sarrebruck appartiennent à la noblesse de l’empire.

 

Maison de Sarrebruck

.Sigebert de Sarrebruck, comte de Sarrebruck

Vers 1100, il entre en possession des fiefs de Deux-Ponts et en  1120  est créé le comté de Sarrebruck.    

.Frédéric Ier (vers 1095 - avant 1135), comte de Sarrebruck de   ?  jusque       vers 1135, seigneur des Deux-Ponts

Fils du précédent.

Il épouse Gisèle de Haute-Lorraine (après 1095 - avant 1126). Vers 1120, il fait de Sarrebruck la capitale de son comté.

Il a pour  frères :

- Adalbert de Sarrebruck ( ?-1137), archevêque de Mayence de 1111 à 1137, chancelier de l’empereur Henri V

 -Brunon de Sarrebruck, évêque de Spire de 1107 à 1123

.Simon Ier (vers 1120 - après 1183), comte de Sarrebruck de vers  1135     à vers 1183

Fils des précédents, il épouse Mathilde de Carinthie (vers 1125 - vers 1180)

En 1182, le comté de Sarrebruck,  est démembré et une partie de son territoire passe au comté des Deux-Ponts crée pour le  fils benjamin, Henri. Ce dernier fonde la dynastie des Walramides et le nouveau comté de Deux-Ponts amorce dès lors un développement autonome. En 1297, Sarreguemines passe du duché de Deux-Ponts au duché de Lorraine. En 1321, la ville de Sarrebruck obtient son affranchissement.  Les droits municipaux sont accordés à Sarrebruck et au village voisin de Saint Jean.                                          

.Jean IV ( ?),   comte de Sarrebruck de ?     à      ?       

Fils de Simon Ier de Sarrebruck ;

Il hérite des terres de Sarrebruck situées en Allemagne ainsi qu'une portion de la seigneurie de Commercy dite "la part de Sarrebruck. Il  fait usage de son droit d'édifier un donjon à Commercy et bâtit en 1345 le Château-Bas à quelques  centaines de mètres de celui de Jean II. Il se rend homme-lige du roi de France.

.Jeanne de Sarrebruck-Commercy Château Bas, (? - 1381), comtesse de Sarrebruck de   ?    à     1381

Fille du précédent ; elle épouse en 1353 Jean Ier de Nassau-Weilburg.

Sarrebruck passe aux mains des comtes de Nassau.

Maison de Nassau-Sarrebruck

.Jean II de Nassau-Sarrebruck, (1423 - 1472), comte de Nassau-Sarrebruck, seigneur de Commercy-Château-Bas,

Petit-fils de Jeanne de Sarrebruck ; fils de Philippe Ier de Nassau-Weilburg et d'Isabelle de Lorraine.

Il vend le 3 février 1444 la seigneurie de "Château-Bas" à Louis de Lorraine, marquis de Pont-à-Mousson, fils aîné de René d'Anjou et d'Isabelle Iière de Lorraine. Les troupes de l'armée révolutionnaire française occupent Sarrebruck en 1793. Sarrebruck rejoint la République Française puis l'Empire Napoléonien suite aux accords de Campo Formio de 1797 et de Lunéville de 1801.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:11

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

  L.  Comté -Principauté de Salm  / Grafschaft Salm

    terre d’empire de 962 à 1793

( Senones,  La Petite-Raon,  Moussey, Ménil, Saint-Jean-du-Mont, Le Mont, Vieux-Moulins, Chatas, Le Puid, le Vermont,  Belval, Le Saulcy, Le Harcholey, Grandrupt, Saulxures ,Saint-Maurice-les-Senones, les Frénot, Allarmont, Albet, La Broque, Grandfontaine,  Framont, Fréconrupt, Vipucelles Quevelles, Plaine, Champenay, Diespach, , Bénaville et le Palais, La Petite-Raon, Paulay, Raon-sur-Plaine, Celles, Moussey, Saint-Stail,Vexaincourt). 

Maison de  Salm-Luxembourg

.Giselbert (vers 1007-1059), premier comte de Salm connu, comte de Longwy, comte de Luxembourg,

Fils de Frédéric de Luxembourg

Lorsqu'il atteint sa majorité, son père lui arrache un territoire situé au nord des Ardennes. Ces terres auraient été acquises par Siegfried vers la fin du Xème siècle contre la puissante abbaye de Stavelot, mais également proches de la ville épiscopale de Liège (Liuk) et de la ville impériale d'Aix-la-Chapelle (Aachen). Il prend le nom de la rivière Salm et devint le fondateur d'une nouvelle dynastie, san pour autant résider sur le territoire de son comté. Il est également comte de Longwy et re4oit le Luxembourg à la mort de son frère Henri II, en 1047. Il transmet alors le comté de Salm à l'un de ses fils cadets, Hermann 1er de Salm. Ce dernier est considéré comme la tige de la maison de Salm. 

La famille des Luxembourg–Salm représente au Xe siècle un clan dont les membres règnent bien au-delà de la Lotharingie, de Metz à Anvers, de Reims à Cologne. Les principaux membres accompagnent les empereurs à la cours comme lors de leurs expéditions militaires. Ils sont princes d’empire. 

Hermann Ier ( ?- 1088), comte de Salm et de Luxembourg de 1047 à  1088 

Fils cadet de Giselbert. Il épouse Sophia, comtesse de Rheineck et acquiert par mariage le comté de Rheineck.
Il est aussi le neveu de l'évêque de Metz Adalbéron III (1047-1072). Vers 1080, cet évêque l’investit de la charge d'avoué épiscopal.

Hermann Ier de Salm, devint le plus puissant membre de toute l’histoire de la famille de Salm. Chef de guerre sollicité et soutenu par les saxons, des souabes et une partie du clergé, Hermann Ier est élu anti–roi de Germanie le 26 décembre 1081 à Goslar en Saxe contre le roi Henri IV de la dynastie des franconiens.

Le pays, alors plongé en pleine crise politique, voit s’affronter pour des raisons dynastiques les tenants du pouvoir, saxons contre franconiens. Le conflit éclate à nouveau violemment lorsque la papauté exigea l’indépendance unilatérale du clergé à l’égard de l’autorité temporelle (la querelle des investitures). Profitant de l’absence du roi parti à la rencontre du pape en Italie, ses ennemis en profitent pour reprendre les hostilités.                                              

Aidé par ses puissants alliés et par la famille de Luxembourg, il lutte victorieusement contre l’armée impériale une dernière fois à Bleichfeld en 1086 près de Würzburg. Mais lorsque l’empereur Henri IV revient d’Italie, Hermann perd rapidement son influence auprès de ses anciens alliés. N’étant plus en mesure d’affronter l’empereur, il n’a pas d’autres choix que de se retirer sur ses terres. Il trouve la mort en 1088 alors qu’il assiège le Château de Kochem sur les bords de la Moselle et est enseveli dans la cathédrale de Metz.

Les Salm et les Luxembourg payent momentanément leur rébellion avant de réapparaître bien vite à la cour à la suite des autres dignitaires de l’empire. Leur autorité continue de s’exercer dans le cadre de leurs fiefs respectifs mais aussi vers le plat pays Lorrain où Hermann Ier a acquis des biens notamment autour de Metz.  

Maison de   Salm- Lorraine

.Hermann II (1057-1111), comte de Salm de 1088 à  1111

Fils d’Hermann Ier, épouse Agnès de Langenstein, comtesse de Langenstein (Longue Pierre, dans les Vosges).

Ce mariage le met en possession de la forteresse de Pierre Percée dont dépendait un territoire étendu englobant la ville de Badonviller, puis plus tard de Blâmont jetant les bases de la branche vosgienne des Salm.

Son frère Othon (ou Otto) reçoit alors le comté de Rheineck ; ayant épousé Gertrude de Nordheim, sœur de Richenza, il est le beau-frère du roi des Romains Lothaire de Supplinbourg qui devient ensuite empereur et qui l’élève à la dignité de comte palatin.

Comme son père, Hermann II est un chef militaire qui n’hésite pas à guerroyer pour élargir ses domaines et étendre son autorité.

Dans ses efforts de domination sur son beau–père, le comte de Bar, et pour distendre ses liens d’inféodation qui le lie à l’évêque de Metz Etienne de Bar, il s’allie contre lui avec le duc de Lorraine.

Malheureusement pour lui, le duc se réconcilie en 1135 et l’évêque parvient l’année suivante à conquérir le Château de Pierre Percée après un siège de plus d’un an, au cours duquel Hermann et son fils aîné paraissent avoir perdu la vie.
Ce deuxième échec n’entrava pas la montée en puissance de la famille; de nombreux autres territoires du Saulnois entrèrent dans leur patrimoine encore dans la première moitié du XIIe siècle, acquis sans doute à la faveur du mariage d’Henri Ier, second fils d’Hermann II, avec Adélaïde, héritière des comtes de Metz. Les comtes successeurs purent, par des alliances avec les principaux nobles du pays (dont les comtes de Bar et de Dabo) conserver et élargir plus pacifiquement leur domaine.

 

.Hermann III (1095-1138), comte de Salm de 1111 à 1138

Fils d’Hermann II.

.Henri Ier  de Salm-Blamont (1105-1165), comte de Salm de 1138 à 1165

Frère du précédent. Il épouse Clémence de Dagsbourg avec laquelle il a :

.Henri                                                                                                                                                          .Justine 

Après la séparation des domaines de Blâmont et de Salm, Henry Ier de Salm, obéré et amoindri, vend ses châteaux à l'évêque de Metz. Il  quitte alors le pays, et va guerroyer à la conquête de Naples avec son oncle le duc de Souabe, puis va mourir à Antioche. Pendant son absence et les embarras qu'elle cause à ses successeurs, Henry Ier de Blâmont avait arrondi son puissant comté.
Au lieu de s'unir à leur voisin, comme semble les y inviter leur commune origine, les comtes de Salm entreprennent contre lui et ses successeurs une lutte inégale, où ils ont toujours le dessous.

.Henri II (1155-1225), comte de Salm de 1170 à 1200

Petit-fils d’Hermann II, fils du précédent, il épouse Judith de Lorraine avec laquelle il a :

.Henri, futur Henri III de Salm 

.Frédéric, futur Frédéric Ier de Blamont

Il choisit de vivre dans le nouveau comté de Salm qu'il crée à la fin du XII° siècle sur les terres vosgiennes (Salm en Vosges) ; il abandonne alors le comté de Salm en Ardenne à sa sœur Élise ou Élisabeth et en 1190, il construit le château de Salm.

Devenue comtesse, Élise épouse Frédéric comte de Vianden, créant la nouvelle branche ardennaise (et luxembourgeoise) des Salm-Vianden, puis Salm-Reifferscheid, laquelle s'intitula Altgraf zu Salm (« comte ancien, ou originel, de Salm ».                                                   

Au XIIIe siècle, le comté de Salm, se trouve  alors constitué au sud de la vallée de la Vesouze, autour du donjon de Pierre-Percée, dont l'importance va diminuant de jour en jour, d'une part par la préférence que les chefs de la famille accordent à celui de Salm, et d'autre part par l'accroissement de Badonviller qui devient petit à petit le centre des possessions des comtes et bientôt une ville fermée, capitale de ce petit pays.  Ils tiennent leur comté en tous droits prééminences et autorités régaliennes. Ils y ont droit de faire et parfaire le procès de quiconque y est appréhendé pour crime... de juger et exécuter sans appel, de faire grâce et pardon, de légitimer et affranchir tous ceux qu'il leur plaît, de battre monnaie d'or et d'argent. Ils sont seuls seigneurs justiciers, hauts, moyens et bas, sauf certains bans dont le sieur abbé de Senones a la seigneurie foncière et encore conditionnellement, et sous la puissance des comtes.                                      

Autour de Pierre-Percée se groupe le gros du comté, c'est-à-dire Badonviller, encore simple village, Fenneviller, Pexonne, Sainte-Pôle, et une partie de Montigny. Les seigneurs de Salm sont maitres incontestés comme ils le sont aussi à Ancerviller et à Couvray sous  réserve des droits de  l'abbé de Senones qui a la seigneurie foncière et la justice.  D'autre part, les héritiers d'Agnes de Langstein, lors de leur établissement dans le pays, y ont trouvé des terres franches, des alleus occupés par des seigneurs indépendants. Mais lorsque, par la force des choses, ces chevaliers indépendants acceptent le vasselage des seigneurs plus puissants qu'eux, ce n’est pas des comtes  de Salm qu'ils deviennent vassaux mais des comtes de Blâmont  qui, aux mains des descendants de Ferry III, deviennent de jour en jour l'un des états féodaux les plus importants de la Lorraine.

 

Maison de Salm en Vosges/Obersalm

.Henri III de Salm-Obersalm  ( ?- 1246), comte de Salm de 1200  à 1246

Petit-fils d’Hermann, fils d’Henri II,

Déjà propriétaire des Châteaux de Blâmont, Deneuvre, Viviers, Morhange et de Pierre Percée, il élève entre 1205 et 1225 un nouveau Château  de Salm dans la vallée de la Bruche sur les terres de l’abbaye de Senones. Par cette construction, il affermit  son autorité et se place au premier rang des principales familles nobles de Lorraine. Ses terres sont appelées dès lors Salm en Vosges/ Obersalm, par opposition au Salm originel en Ardenne, ou Niedersalm. Ce territoire relève du Saint-Empire.

.Henri IV ( ?  -1292), comte de Salm de 1246  à 1292

Fils du précédent.

Vers 1240, Ferry, frère d’Henri III lui dispute l’héritage de son comté et vers 1247 le comté est partagé ; Blamont à Ferry et Salm à Henri. Ferry décède en 1248.Henri IV devenu adulte se heurte à l’énergique et redoutable évêque Jacques de Metz bien décidé à réduire la puissance de la noblesse de son évêché. Profitant de la mauvaise situation financière du comte, Jacques de Metz l’oblige à lui vendre ses châteaux de Salm et de Pierre Percée entre 1250 et 1258. Henri est alors obligé de se reconnaitre homme lige de l’évêque pour les deux forteresses avant de les reprendre en fief. 

.Jean  I de Salm-Obersalm (vers 1260-vers 1330)  comte de Salm de 1292 à vers 1330

Fils du précédent.

 .Simon Ier de Salm-Obersalm (1327- 1346) comte de Salm de 1330 à 1346

Fils du précédent.

.Jean II  de Salm-Obersalm (vers 1330- 1386 ou 1400) comte de Salm de 1346 à ?, comte de Chiny de 1358 à  1365

Fils du précédent.

.Jean III ( ?   )  comte de Salm de 1365  à  1368

Jean III acquiert le 23 novembre 1366 pour 12.000 florins d’or les possessions bruchoises de l’évêque de Strasbourg, Jean de Luxembourg-Ligny. La revente par lots de ses biens à des propriétaires différents, provoque le déplacement et le recentrement de la politique des Salm dans le pays Lorrain et accélèrent ainsi le déclin du rôle administratif et militaire de la place forte.

.Simon II ( ?- 1397) comte de Salm de ? à  1397

Fils du précédent.

.Simon III ( ?- 1459)  comte de Salm de 1397 à 1459

Fils du précédent.

En 1410, les quarts des Châteaux de Salm et de Pierre Percée sont engagés par Jean V en faveur de Philippe de Norroy pour le remboursement d’une dette. Ce dernier cède l’engagère en 1416 à Henri seigneur de Blâmont et lointain cousin des comtes de Salm.

.Jacques ( ?- 1475) comte de Salm de 1459 à  1475

A sa mort en 1475, sa sœur Jeannette et son frère Jean se partagent le pouvoir sur le comté qui reste indivis.

.Jeannette et  Jean  IV (1431-1485), comtes de Salm de 1475  à 1485

Fille du précédent.

En 1459, Jeannette de Salm, fille du comte Simon III, épouse Jean V (1436-1495), Wild- et Rhingrave à Daun et Kyrburg, originaire du Palatinat.

Deux branches hermanienne et des rhingraves portent dès lors le titre de comte de Salm.                            

Déjà seigneur de Morhange et de Puttelange, le Rhingrave Jean IV  reçoit en outre par son mariage en 1478 avec Jeanne de Moers-Sarrewerden  les comtés de Moers et de Sarrewerden, assortis d'une partie des droits sur la baronnie de Fénétrange  et de la totalité de Diemeringen.

Fénétrange reste administrée pour partie par les ducs de Lorraine, tandis que Diemeringen fut ensuite partagée entre les différentes branches des Rhingraves.

Pour sa part, le comte de Salm de la branche hermanienne reçoit du duc de Lorraine Antoine une autre partie des droits sur la baronnie de Fénétrange au début du XVI° siècle.

Le comté de Salm fait partie du Cercle du Haut Rhin à partir de 1521.

.Jean  V (1452-1505)  de Salm-Badenweiler (branche des Rhingrave)  règne d’abord avec  Jean  IX (branche Hermanienne)    comtes   de Salm      

.Jean IX  règne ensuite avec  Frédéric Ier, le fils de Jean V (1495-1548)

Vers 1540, la famille des Rhingraves se convertit à la Réforme luthérienne. Contrairement à l'usage de l'époque, il ne semble pas qu'ils aient voulu imposer cette nouvelle foi à leurs sujets ; Ils restent les avoués de l'abbaye de Senones. Vers 1550, les comtes des deux branches cousines prennent la décision de ne plus payer les redevances de location à l'abbaye de Senones dont ils ne sont toujours juridiquement que les avoués, manifestant ainsi leur droit de propriété. Avec l'occupation française des Trois-Évêchés en 1552, l'évêché de Metz leur abandonne  ses droits sur les châteaux de Pierre-Percée et Salm, émancipant ainsi les comtes de leur longue vassalité.

Le 29 septembre 1571, Jean IX, comte de Salm, protecteur de l'abbaye de Senones, descendant direct de Hermann II, s'associe à son cousin et beau-frère, Frédéric, rhingrave et descendant de Jean V, pour réaliser un véritable coup d'État. Ils se font reconnaître par la population et devant huissiers comme les seuls seigneurs de la région, aux dépens de l'abbaye.

En 1598, ils  signent entre eux un acte de partage.

.Jean IX reçoit : Moussey, la Petite Raon, Belval, Vieux-Moulin, une moitié de Senones, de Ménil, de Saint Stail

.Frédéric reçoit : Le Puid, Le Vermont, Le Saulcy, Le Mont, lune moitié des maisons de Senones, de Ménil, de Saint Stail

En revanche, Châtas, les fermes de Ménil, Saint Siméon, La Forain et les autres biens de l'abbaye restent sous la souveraineté des deux seigneurs.
Jean IX est  sénéchal de Lorraine.

Il meurt en 1600  sans héritier de sorte qu’avec lui s’éteint la première dynastie des Salm-Vosges. C'est sa nièce Christine de Salm qui hérite des droits de la branche d’Hermann. Elle a épousé François de Lorraine, comte de Vaudémont puis duc de Lorraine. Le comté toujours indivis devient alors partiellement possession des ducs de Lorraine, et un partage a lieu. Les villages sont attribués à la Lorraine (François de Vaudémont) ou à Salm (le rhingrave), sans continuité territoriale, un partage de ce territoire rural ne permettant pas de faire deux parts d'égale valeur. Certains gros bourgs par contre, comme Senones, Badonviller, Celles-sur-Plaine, connaissent un double statut : la moitié des foyers dépendent des ducs, et l'autre des comtes (les rhingraves).

Frédéric lui donne naissance à deux lignées de Salm. :

.La première par son mariage avec Françoise Comtesse de Salm donne naissance à Philippe Othon, premier Prince de Salm.

.Par un second mariage, Frédéric donne naissance à une lignée dont Nicolas Léopold sera descendant.

.Philippe Othon/Philip Otto (1575-1634),   comte sauvage du Rhin, prince de Salm de 1623 à 1634

Fils de Frédéric.

En 1623, le Rhingrave luthérien Philippe Othon, ligne de Dhaun, branche deNeuviller ou Neufville), se convertit au catholicisme, et est fait  prince d'Empire par l'Empereur  Ferdinand II qui lutte contre la Réforme. Les droits des Rhingraves sur Salm forment alors une première principauté de Salm avec Badonviller pour capitale. La principauté de Salm forme un territoire morcelé, imbriqué dans les territoires du comté de Salm incorporés au duché de Lorraine ; en 1647, le comté d’Anholt en Westphalie/Westfalen entre dans les possessions familiales par le mariage de Léopold Philipp Carl de Salm avec Anna–Maria, l’héritière du comte d’Anholt.

En 1648, la principauté comme le duché de       Lorraine réussit à conserver son indépendance après les traités de Westphalie qui attribuent au roi de France les possessions habsbourgeoises d’Alsace mais pas Mulhouse ni Strasbourg, ni les comtés de Montbéliard et de Sarrewerden. 

.Louis (1618-1636), prince de Salm  de 1634 à 1636

.Léopold Philippe Charles (1620-1663), prince de Salm de 1636 à 1663

Il est admis au banc des princes à la Diète d'Empire en 1654.

.Charles Théodore Othon (1645-1710), prince de Salm de 1663 à 1710

Il obtient l'immédiateté du "comté princier de Salm" en 1668 ; il hérite par sa femme un neuvième des droits sur l'ancienne Principauté d'Arches.

.Louis Othon (1674-1738) prince de Salm de 1710 à 1738

Louis Othon a pour seule héritière sa fille aînée Dorothée, laquelle épouse en 1719 son cousin Nicolas-Léopold, du rameau collatéral des ducs de Hoogstraten. À la mort du prince en 1738, le rameau de Hoogstraten recueille alors la dignité princière, et Nicolas-Léopold prend le titre de prince de Salm-Salm pour signifier cette réunion.

 

Maison de Hoogstraten

.Nicolas-Léopold de Hoogstraten (1701-1770), prince de Salm de 1738 à 1770

Sous son règne, le territoire de la principauté reste partagé avec le comté de Salm relevant du duché de Lorraine. Le duché de Lorraine ayant été donné en viager au duc Stanislas, Nicolas-Léopold signe le 21 décembre 1751, après de longues négociations, avec le roi Louis XV, une convention établissant un nouveau partage entre le territoire du comté de Salm et la principauté de Salm crée deux aires géographiquement distinctes. La Lorraine acquiert l’ouest du territoire avec Badonvillers pour capitale et le prince abandonne ses droits sur la baronnie de Fénétrange. En revanche, l’essentiel de l’ancien comté, sur la rive droite de la Plaine, est attribué en pleine propriété à sa maison comprenant une trentaine de localités ayant Senones pour capitale ; Ménil et Saint Maurice les Senones, Vieux-Moulin et les Frénot, Allarmont, Albet, la Broque, Grandfontaine, les forges de Framont, Fréconrupt, Vipucelles et Quevelles, Plaine, Champenay, Diespach, Saulxures, Bénaville et le Palais, La Petite-Raon, Paulay, Raon-sur-Plaine, Celles, Moussey, Belval, SaintStrail, Grandrupt, LeVermont et Vexaincourt. Dans cette nouvelle capitale de Senones, les princes se font construire un premier château en 1754 et un second en 1758.

.Louis-Charles Othon (1721-1778), prince de Salm de 1770 à 1778

.Constantin Alexandre (1762-1828), prince de Salm de 1778 à 1792

Scrutant avec inquiétude les bouleversements provoqués par la Révolution française, il prend la sage précaution de se retirer définitivement de Senones le 15 aout 1791 et gagne son château d’Anholt en Westphalie qu’il avait acquis par le mariage du prince Léopold Philip Carl de Salm avec Anna-Maria, héritière du comte d’Anholt.

La convention passée le 29 avril 1792 entre le roi et le prince de Salm-Salm prescrit que l’indemnité due à M. le prince de Salm-Salm, à raison des droits seigneuriaux et féodaux, ainsi que des dimes inféodées dont il jouissait dans la ci-devant province de Lorraine et dans la ci-devant principauté d'Arches et Charleville qui lui appartient pour un neuvième, lui sera payée d'après l'évaluation qui sera faite de leur produit au taux du denier 30.                                                   

La Convention Nationale interdit la sortie des denrées du territoire national français en temps de guerre et établit un blocus économique de la principauté y provoquant une crise alimentaire. Les pourparlers engagés depuis Anholt par le prince Constantin n’aboutissent point ouvrant la voie à une procédure d’annexion par les partisans de la République.

Le conseil municipal de Senones vote le 21 février 1793 le rattachement à la République française .Il est ratifié par la Convention Nationale le 2 mars 1793 qui précise que la Convention accepte ; « le vœu librement émis par le peuple de la ci-devant principauté de Salm… »

Le décret du 2 mars 1793 porte: "ART. I: La ci-devant principauté de Salm est réunie au territoire de la république." Ce texte comporte bien l'idée d'une terre étrangère réunie.

Sous l’égide du conventionnel Couthon, l’ancien territoire de la principauté est incorporé au département des Vosges.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 09:44

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE
 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                  terre d’empire de  962  à 1766

10. Comté de Dabo / Grafschaft  Dagsburg                                                               terre d’empire de 962  à 1793

La plus grande partie de son territoire se trouve hors d'Alsace. En Lorraine, Dabo, Abreschwiller, Harreberg, ibmmert, \Valscheid et Voyer; en Alsace, seulement Engenthal, l'enclave de Hohengœfft, au Nord-Est de  Wasselonne, enfin la moitié de Weyersheim, l'autre moitié appartenant à l'évêque de StrasbourgEn plus des terres qu’ils possèdent « en propre », les comtes d’Eguisheim-Dabo détiennent des fiefs relevant directement de l’Empire germanique ou faisant partie du temporel des évêques de Toul, de Strasbourg et de Metz. Parmi ces nombreux territoires, le fief est composé des villes de Sarrebourg et de Sarralbe, des châteaux de Herrenstein et de Turquestein, ainsi que de quelques villages, parmi lesquels celui de Hesse. Au IX° siècle, l'évêché de Metz possède des  biens temporels notamment dans toute la région de Sarrebourg, possessions foncières représentant le tiers au moins de la terre qui y était cultivée. L'évêque  est le seul maître de ses terres et des hommes qui y vivent, grâce au privilège d'immunité, confirmé par Charlemagne. L'Evêque de Metz, très richement doté par les souverains et par l'aristocratie, tant mérovingiens que carolingiens, confie l'administration civile et militaire de ses possessions territoriales à des comtes qui sont alors ses vassaux  Sarralbe et quelques villages, dont Hesse. Les Dabo sont  alors des vassaux des évêques de Metz.

 

Maison de Dagsbourg/Dagsburg

.Eberhard IV,comte de Nordgau

Fils d’Hugues Ier, comte du Nordgau au début du X° siècle.

C’est à son époque qu’est  construit le château de Dabo Dachsbourg / Dagsburg. 

.Ludwig/Louis (vers 950- ?) comte de Dagsbourg/Dabo/Dagsburg

Fils du précédent. Il a deux filles :

-Hedwige (vers 980-1046)

-Mathilde (vers 980- ?)   

                                                                                                     

Maison d’Eguisheim-Dabo

.Helwige de Dagsbourg (vers 980-1046), comtesse  de Dagsbourg de ? à 1046

Fille de Louis, petite-fille d’Eberhard, Helwige de Dabo apporte le comté de Dagsbourg à son époux Hugues IV, cousin germain de l’empereur Conrad, comte d’Eguisheim  (Hugues VI)  qui a succède en 1027 à son neveu Eberhard VI comme comte du Nordgau.

Vers l'an mil, le comte Hugues et son épouse Heilwige vivent au  château d'Eguisheim. De leur union naît :

-Gérard, comte d'Eguisheim, tué  en 1038, il  a épousé  Pétronice de Lorraine

 -Mathilde, mariée à Richwin, comte de Charpeigne

-Hugues, comte de Dachsbourg, décédé avant son père, marié à Mathilde                         

 -Bruno, chanoine, puis évêque de Toul en 1026, puis pape le 12 février 1049,               

 -Adélaïde, mariée à Adalbert, comte en Ufgau,

-Gertrude, qui a épousé Luidolf, margrave de Frise, mariée à Otton II de Souabe, duc de Souabe

-Geppa abbesse de Neuss

Hugues meurt en 1048. L'héritage des Dabo est intégré au patrimoine des Eguisheim.                                                                                 

.Hugo VII ( ?- ) comte de Dabo  et comte de Dagsbourg en 1046,

Fils du précédent. Décédé avant son père, il avait épousé Mathilde et eu pour enfants:

-Henri Ier de Nordgau.

-Henri, mort jeune.

-Albert, comte de Dachsbourg et de Moha.

-Serberge ou Gerberge, première abbesse de Hesse.

.Henri Ier (?- 1061), comte de Dabo et Dagsbourg  de   ?  à 1061

Fils du précèdent.

En 1059, l'empereur Henri IV arbitre un différend entre lui et l'évêque de Strasbourg.

Il décède en 1061.

.Hugo/Hugues VIII (?- 1089)  comte de Dabo et de Dagsbourg de 1061 à  1089,

Fils du précédent.

En 1068, Hugues VIII de Dabo-Eguisheim détruit le château de Horbourg   près de Colmar, provoquant la fureur de  Frédéric Barberousse. En représailles, le château de Guirbaden est détruit par les troupes de l'empereur la même année. Les troupes de l’évêque de Strasbourg rangées du côté impérial, attaquent en 1078 le château de Dabo en représailles au soutien accordé au pape  par la famille des Dabo-Eguisheim. Hugues VIII soutient par ailleurs le contre-roi Hermann de Salm. En 1084, Otton de Hohenstaufen, frère de Frédéric, est nommé évêque de Strasbourg par l’empereur Henri IV. Hugues VIII est assassiné en 1089 par les hommes de main de l’évêque de Strasbourg.  

.Albert Ier de Dabo ( ?-1098) comte d’Eguisheim, de Dabo, de Moha et en Nordgau de 1089 à 1098

Fils d’Hugo VII. Il épouse Ermesinde de Luxembourg avec laquelle il a une fille Mathilde qui lui succède.

.Mathilde de Dabo ( ?-1135) comtesse de Dabo de 1098  à 1135

Fille d’Albert Ier d’Eguisheim-Dabo dont elle hérite le comté de Dabo ; elle épouse  Folmar V, comte de Metz.

 

Maison de Metz-Eguisheim                                                       

.Hugues IX ( ?- 1178), comte de Dabo, comte d’Eguisheim, comte de Metz (Hugues II), de Hombourg, comte de Moha  de 1135  à 1178, comte de Metz de 1171 à 1178

Un des trois fils du comte Folmar V et de sa femme Mathilde, fille d’Albert Ier de Dabo.

En 1150, une partie de la forteresse de Dabo échoue aux comtes de Ferrette.

.Albert II de Dabo-Moha  ( ?-1212), comte de Dabo, comte de Metz, de Hombourg et  de Moha de 1178  à  1212

Fils du précédent.

Un conflit entre Otton de Brunswick et Philippe de Souabe provoque, en 1199, la destruction de la partie du château restée entre les mains des Eguisheim-Dagsbourg. Resté seul héritier de son père, Albert réunit entre ses mains quatre comtés, de nombreuses seigneuries et l'avouerie de beaucoup d'abbayes.

.Gertrude de Dabo ( ?-1225)  comtesse de Dabo de 1212 à 1225

Fille et héritière d'Albert II de Dabo-Moha et de Gertrude de Bade ;  Gertrude d’Eguisheim Dabo se remarie en 1220 avec Thiébaud IV de Champagne contre le gré de l’empereur Frédéric II, mais en 1222 le divorce est prononcé sous prétexte de stérilité de l’épouse et l’année suivant Gertrude se marie avec Simon de Linange.

Gertrude meurt en 1225 et Simon  reprend le titre en 1234. Le comté de Dabo passe à la Maison de Linange-Dabo/ Leiningen-Dasburg. Mais la mort, sans héritiers directs, de la comtesse Gertrude déclenche une violente guerre entre trois prétendants : les comtes de Ferrette réels descendants de la famille, Simon de Linange, son dernier époux  et l'évêque de Strasbourg acheteur des droits de propriété de deux oncles maternels de la comtesse.En effet les margraves Herrmann et Henri de Bade, oncles de Gertrude, contestent les droits de Simon et vendent au duc Berthold de Teck, évêque de Strasbourg, leurs droits supposés, le 2 novembre 1226.

De plus, l’abbesse Hedwige d’Andlau, qui prétend posséder des droits sur le château, ratifie la décision des margraves. De cette opposition nait la fameuse guerre de succession des Eguisheim-Dabo qui meurtrit  l'Alsace entre 1227 et 1230. C’est d’abord l’évêque de Metz, Jean d’Apremont, qui met le siège à Dagsbourg, où est retranché Simon de Linange. N’arrivant pas à prendre la place, il traite. Il prétend laisser à Simon le comté, mais cherche à se l'approprier par un mariage bien calculé. Sa tentative échoue. C'est l’évêque de Strasbourg qui sort en grand vainqueur de l'implacable guerre de succession, en ajoutant au domaine épiscopal la quasi-totalité du comté, terres et châteaux. Il détient le Dagsbourg (château nord) et est reconnu suzerain du Weckmund (Vaudémont) et du Wahlenbourg par les comtes de Ferrette. Les uns après les autres, les seigneurs renoncent à leurs droits en sa faveur. Simon meurt par accident, en 1234.

 

Maison de Linange-Dabo ou Dagsbourg

 

.Frédéric III de Linange, comte de Linange, comte de Dabo de 1234 à ?

Frère du précédent. Epoux de la nièce de l’évêque de Metz.

Il se reconnait vassal de l’évêque de Strasbourg

Il tente de reprendre la lutte mais doit accepter un traité : les Linange acceptent de ne conserver que la partie montagneuse du comté de Dabo entre Saverne et Saint Quirin, mais l’immense partie du territoire alsacien revient à l’évêque.

En 1251, le comte Ulrich II de Ferrette renonce définitivement à la succession des Dabo-Eguisheim.                                           

En 1268, le duc Conrad partage l’Alsace en deux : au nord le landgraviat  de Nordgau ou Basse-Alsace, est confié aux Dagsburg/Dabo-Egisheim ; au sud  les Habsbourg restent investis du Sundgau. Dans tout l’empire, l’autorité impériale s’efface devant la noblesse locale.  

.Emich VII de Linange-Dagsbourg

Il se place au service du roi de France Louis XII, en guerre avec l’empereur Maximilien de Habsbourg. Après la bataille de Novare, en 1513, la France est envahie, et les terres de Dagsbourg sont confiées à l’évêque de Strasbourg jusqu’en 1515. Emich est rétabli dans ses droits, mais se tourne vers le brigandage.

La guerre de Trente Ans épargne le petit comté. Le 24 octobre 1648, l’Alsace est cédée à la France par les traités de Westphalie. Mais la guerre de Sept Ans n’épargne pas le comté. Sous un prétexte futile, le siège est mis au château. Après cinq jours de résistance acharnée, Dagsbourg capitule.

Mais les comtes de Linange-Dabo refusent allégeance à Louis XIV engagé dans la politique des Réunions, et prennent les armes contre lui en 1672. Après un long siège devant le château, qui constitue un obstacle à l’avancée des troupes, celui-ci doit capituler le 13 mars 1677.

Le traité de Nimègue de 1678  laisse  aux Linange-Dagsbourg leurs possessions mais Louis XIV n’entend pas rendre le château au comte de Linange-Dabo ami de l’empereur et le château de Dabo est rasé en 1679 sur ordre de Louis XIV et de Louvois, son ministre d’État. Les Linange protestent, mais doivent abandonner la lutte et se retirent en Allemagne, laissant seulement à Dabo un bailli.  Le traité de Ryswick en 1697 rend pourtant le comté aux Linange-Dabo, principauté germanique maintenant enclavée entre le duché de Lorraine encore indépendante et l'Alsace devenue française.

.Friedrich-Karl-Woldemar/ Frédéric-Charles  (1724-1807), prince de Linange / Fürst zu Leiningen

Le 7 juillet 1779, il est élevé au rang de prince du Saint-Empire et prend le titre de prince de Linange / Fürst zu Leiningen.                                                       

À la veille de la Révolution française, il possède :

.Le comté de Linange /Grafschaft Leiningen ;

.Le comté de Dabo/ Grafschaft Dagsburg, comprenant :   

.sept villages : Dabo dont la première mention dans les archives remonte à 1091 ;Walscheid et Abreschviller apparaissent vers 1050 ;Hommert, créé par décision du comte Philippe-Georges de Linange-Dabo par un acte du 10 Août 1623 ;Harreberg fondé par un acte du 9 Novembre 1723 du Prince de Linange ; Engenthal (Bas-Rhin)  fondé au XVIII° siècle ; Voyer, fondé au XIII° siècle, longtemps l’objet de querelles entre la famille de Linange et l’Evêque de Strasbourg entré  en 1481 dans le comté de Dabo mais l’évêque de Strasbourg  y conserva des droits.

.La seigneurie de Weyersheim.  

 

En 1793, les Linange-Dabo comptent parmi les princes possessionnés que la Convention nationale dépossède, afin de réunir leurs seigneuries à la France ; le comté de Dabo est alors rattaché au département de la Moselle.

Le traité de Lunéville du 9 février 1801, conclu entre Bonaparte et l'Empire, octroye aux Princes de Linange, en compensation de leurs pertes territoriales en France, des compensations en Allemagne et le 25 février 1803, la principauté est créée par le recès de la diète d'Empire de Ratisbonne.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 12:55

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CH.II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                         terre d’empire de  962  à 1766

 

 

6. Seigneurie de Chaligny

Au XIIe siècle, Chaligny est une seigneurie dépendant de l'évêque de Metz et donnée en fief aux comtes de Vaudémont. En 1345, la suzeraineté de l'évêque de Metz est transférée à l'identique au duc de Lorraine. Le 21 novembre 1562, la seigneurie de Chaligny qui appartient alors à Nicolas de Vaudémont, duc de Mercœur, est érigée en comté par le duc de Lorraine. La descendance des comtes de Chaligny se poursuit par les femmes qui quittent la Lorraine.   Le comté est alors vendu à François de Vaudémont qui devient  duc de Lorraine en 1624. À partir de ce moment, le sort de Chaligny est celui du duché de Lorraine.

 

7. Seigneurie de Lunéville

 

Au début du Moyen Age, le site de Lunéville est la propriété des puissants comtes épiscopaux de Metz. Le comte Folmar y fait édifier un castrum afin de contrôler le franchissement de la Vezouze sur la précieuse route du sel, allant de Vic-sur-Seille vers Deneuvre et Raon-l'Étape, pour gagner Sélestat et l’Alsace.

Dans la seconde moitié du XII° siècle, la seigneurie de Lunéville passe à une branche cadette des Folmar avec Hugues de Bliescastel, qui prend le titre           d’Hugues Ier de Lunéville. Un véritable château fort succède alors au castrum. Cette construction entreprise par Hugues Ier ou par son fils Hugues II matérialise le pouvoir de cette nouvelle lignée seigneuriale. Ce pouvoir sera de courte durée, puisque dès 1243, la seigneurie de Lunéville entre dans le domaine du duc de Lorraine Mathieu II, qui devient propriétaire du château.

 

8. Seigneurie d’Epinal

 

Thierry Ier évêque de Metz décide de construire sur une des manses de la paroisse de Dogneville un château et un monastère. La manse s’appelait la manse de Spinal, mais la ville recouvrait aussi les terres des manses d'Avrinsart, Grennevo, Rualménil et Villers. Il dote l’ensemble d’un marché. Le but de Thierry  est de protéger le sud de ses possessions qui était attaqué par les pillards bourguignons. À l’époque, la ville de Remiremont était bourguignonne.

En septembre 1444, des représentants de la ville, profitent du passage du roi Charles VII à Nancy pour lui offrir la soumission de la ville et lui demander en retour sa protection. L'acte de soumission d’Épinal est daté du 7 septembre 1444

En 1445  Épinal est cédée au duc de Bourgogne pour détourner celui-ci de la Lorraine mais  finalement, Épinal  revient en 1466 au duc de Lorraine.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 10:48

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                       terre d’empire de  962  à 1766

 

7. Seigneurie puis Baronnie  d’Apremont 

Le château d'Apremont est reconstruit au XII° siècle par les sires d'Aspremont-Briey sur une montagne isolée non loin de  Commercy, il est le chef-lieu d'une seigneurie puis baronnie  comprenant environ 280 villes et villages pour lesquels ils étaient vassaux des évêques de Metz, Toul et Verdun, des comtes de Hollande et de Hainaut, des comtes  puis ducs de Luxembourg, de Bar et même du roi de France.

 

Maison de Briey

 

.Albert Ier de Briey, (vers 1030 - vers 1114), seigneur d’Apremont

Il se voit confier l'avouerie du comté de Briey par Mathilde de Toscane comtesse de  Biriey ; son frère  Richer voit son élection d'évêque de Verdun confirmé par l'empereur Henri IV en 1089 ; il épouse vers 1050  Ide de qui il a:

 

-Thierry

-Ancellin                                                                                                                                                                   -Odouin. 

 

.Thierry de Briey ou d'Apremont,

 

Fils du précédent ; il épouse vers 1070  Hadvide fille et héritière de Gobert III d'Apremont dernier possesseur du château d'Apremont avec laquelle il a :

 

-Gobert,                                                                                                                                                        -Albert  qui épouse Marguerite de Thionville, fille de Thierry comte de Thionville        -Geoffroi.

 

.Gobert IV d'Apremont,

Fils du précédent ; il épouse Hadevide de Joigny, fille de Geoffroi IV comte de Joigny et d'Hodierne de Courtenay, de qui il a :

 

-Gobert,                                                                                                                                                                          -Thierry, seigneur de Romont.

 

.Gobert V d'Apremont, (? - 1191), sire d'Apremont de vers 1140 à 1191

Fils du précédent ; il épouse Aleyde puis Ide de Chiny, de ces deux mariages il a :

 

-Gobert,                                                                                                                                     -Geoffroi                                                                                                                                                                 -Herbin.

 

Le 24 mars 1354, la seigneurie d’Apremont fut élevée en baronnie par l’empereur Charles IV, qui lui octroie, le 16 janvier 1357, un certain nombre de droits régaliens, dont le droit d’anoblir, de légitimer les bâtards, de battre monnaie et de créer des tabellions.

 

.Geoffroi Ier d'Apremont, baron d'Apremont de 1191 à 1195

Fils du précédent ; il épouse vers 1175 Elisabeth de Dampierre, fille de  Guillaume  Ier de Dampierre de qui il a :

 

-Jean, futur évêque de  Verdun et de Metz

-Gobert,                                                                                                                                                -Guillaume.

 

.Gobert VI d’Apremont (vers 1187 - 1263), baron d'Apremont et de Dun de  vers 1195  à 1263

Fils du précédent ;  il épouse Julienne de Rozoy, fille de Roger II de Rozoy et d'Alix d'Avesne, de qui il a :

 

-Geoffroi                                                                                                                                                                    -Gobert,                                                                            -Jean,                                                                                                                                                               -Gui, seigneur de Rubigny,                                                           

-Jeanne, qui épouse Simon III de Sarrebruck, dernier comte de ce domaine ; sans postérité le comté de Sarrebruck  revient à Laurette de Sarrebruck, sœur ainée de Simon,                                                                                                                                    -Julienne,                                                                                                         

 -Adèle,                                                                                                                          

 -N... mariée à N... comte de Richecourt, avec lequel elle a Guillaume d'Apremont comte de Richecourt et Jean III  de Richecourt dit d'Apremont évêque de Verdun de 1296 à 1302.  

 

.Geoffroi II, baron d'Apremont et comte de Sarrebruck 

Fils du précédent ; époux de Laurette de Sarrebruck II, fille de Simon II et de Laurette de Lorraine qui lui apporte le comté de Sarrebruck; Laurette prend le titre de comtesse après le décès de son frère Simon III en  1247.

A sa mort Geoffroi II institue son frère Gobert héritier de toutes ses terres à l'exception de celles d'Apremont qu'il laisse à son épouse Laurette de Sarrebruck. Cette dernière, remariée avec un seigneur nommé Loup, cède à sa mort le comté de Sarrebruck à sa sœur Mahaut épouse d'Amédée III  de Montfaucon-Montbéliard.

 

.Gobert VII d'Apremont, baron  d'Apremont,

Fils du précédent ; il épouse Agnès de Coucy (? - 1277) fille de Thomas de Coucy-Vervins, seigneur de Vervins fils de Raoul Ier de Coucy et de Mahaut de Rethel; de ce  premier mariage, il a :

  

-Geoffroi III,                                                                                              

 -Thomas, seigneur de Chaumont-en-Porcien, qui épouse Jeanne de Quiévrain             -Elisabeth ou Jeanne, épouse de Frédéric III comte de Lignange

 -Mahaut, qui épouse en 1324 Jean Ier de Commercy.

 

.Geoffroi III d'Apremont, baron d'Apremont de vers 1284 à ?

Fils du précédent ; il épouse Isabelle de Quiévrain, princesse d'Amblise, fille de Nicolas baron de Quiévrain et de Julienne de Loos.

Dès cette époque la maison d'Apremont donne naissance à de nombreuses branches:

 

-Celle des sires ou barons d'Apremont, de Dun et de Buzancy, princes d'Amblise, éteinte en 1550,

 

-Celle des seigneurs de Sorcy et de Rombise, baron de Nanteuil, formée en 1475  par Geoffroi d'Apremont, fils d'Edouard d'Apremont et de Béatrix de Haraucourt. En 1300 cette branche se divise en deux rameaux :

-1.Louise-Marguerite, comtesse d'Apremont, fille de Charles III comte d'Apremont, épouse le 17 juillet 1665 Charles IV de Lorraine puis en 1679  Henri-François comte de Mansfeld, prince de Fondi, de qui elle eut deux filles : Marie-Anne, princesse de Mansfeld (elle épouse le 28 septembre 1699  Guillaume-Florentin, rhingrave de Salm) et Marie-Eléonore, princesse de Mansfeld (elle épouse le 14 février  1705 son cousin Charles-François prince de Mansfeld.

-2.Le rameau des seigneurs de Coulomne et de Sorcy éteint en 1652.

 

-Celle des marquis de Vandy avec Guillaume d'Apremont fils de Geoffroi et de Michelle de Sezanne.

 

-Celle des seigneurs de Bretainville et de Saint-Laurent avec Jean d’Apremont (1332-1374) époux de Marguerite de Werd, héritiére de la seigneurie de Forbach à la mort de son frère Henri III (alors sous la tutelle de sa mère Agnés de Lichtenberg) et Bernard fils naturel de Jean d'Apremont qui  épouse vers 1350 Marguerite de Saint-Laurent.    

 

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 10:03

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CH.II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                  terre d’empire de  962  à 1766

 

 

6. Seigneurie-Baronnie  de Fenetrange/Fistingen, seigneuries de Falkenstein

 

a.Baronnie de Fenetrange / Fistingen

Fénétrange sur la Sarre à peu près à égale distance de Sarrebourg au Sud et de Sarre Union est le siège d'une seigneurie puis baronnie relevant du Saint-Empire romain germanique. Selon une charte de 1070 promulguée à Mantoue par l’empereur Henri IV, elle relève à l’époque  de l’abbaye de Remiremont.   Au XII°, l’abbesse de Remiremont en confie l’avouerie à deux frères Conon et Brunicon  de Malberg, originaires de l’Eifel.

 

En 1222, la terre de Fénétrange  est inféodée à l’avoué Marbold de Malberg qui la scinde en 1259 en trois parties pour ses deux fils :


1. la seigneurie indivise, avec le château,

2. le Col-de-Cygne /Schwanhals à son fils également appelé Brunicon

3. la Tête-de-Braque/ Brackenkopf  à son fils appelé également Conon

Par la suite la seigneurie se développe au détriment de l’abbaye en absorbant ses possessions sur la Sarre supérieure. Elle  bénéficie de l’immédiateté impériale.

 

.Henri le Vieux, seigneur de Fénétrange, Landvogt d’Alsace

 

Il est un fidèle de Louis de Wittelsbach, duc de Bavière, candidat à l’empire.  Il contribue à la victoire de Muhldorf sur l’Inn en 1322 ou le compétiteur de Louis,  Frédéric de Habsbourg est vaincu et son vassal  le duc de Lorraine Frédéric IV est fait prisonnier ; il obtient d’être nommé Landvogt (Grand Bailli impérial) d’Alsace.

 

.Bouchard, seigneur de Fénétrange

 

Le duc de Lorraine, Raoul  meurt à Crécy en 1346 en laissant un fils mineur ; sa veuve Marie de Blois est nommée régente mais les nobles lorrains lui imposent un corégent en la personne du comte de Wurtemberg qui délègue  ses pouvoirs à Bouchard.  Entré  au service du roi de France, celui-ci guerroye contre les Anglais et participe à  la bataille de Poitiers de 1356.

 

.Jean, seigneur de Fénétrange, seigneur de Falkenstein, maréchal de Lorraine

En 1419, il se dit seigneur de Falkenstein puisqu'étant l'usufruitier de la part des Sarrewerden.

Des bandes d’Armagnac, privés d’emplois par le traité d’Arras en 1435 se jettent à son instigation  sur l’Alsace et le Westrich dévastant les villages de ses voisins les comtes de Lichtenberg  et de la Petite Pierre. 

La seigneurie de Fénétrange absorbe au XIV°- XV° siécle la seigneurie de Geroldseck et  atteint sa taille définitive  de baronnie avec quatre parties : Schwanhals, Brackenkopf, Geroldseck, Rathsamhausen, que possédent  en indivision /Ganerbschaft des branches des plus nobles familles de l'époque : Boppart, Lorraine, Salm, Croy, ou Vaudémont, Rhingrave.

Ces derniers  y introduisent la Réforme.

Dès avant le duché de Lorraine, la  guerre de Trente Ans touche  le Westrich  et Fénétrange est saccagé par les troupes impériales de Gallas en 1635, puis par les Suédois de Bernard de Saxe-Weimar en 1636.

 

.Charles Henri de Lorraine (1649- 1723), comte puis prince de Vaudémont, prince de Commercy, seigneur de Fénétrange de 1680 à 1723 

Fils légitimé de Charles IV duc de Lorraine et de Bar et de sa maîtresse Béatrix de Cusance.

En 1664, les ducs de Havré et de Croy-Arschott cèdent leurs droits d’indivision au duc Charles IV de Lorraine désireux de constituer sur la Sarre un duché de  Sarreland pour son fils adultérin, le prince de Vaudémont Charles Henri de Lorraine lequel rachète en 1680 la part du dernier  Rhingrave. Il est alors propriétaire des 7/8 ième et le prince de Salm  conserve le dernier 1/8 ième.        Il  se trouve ainsi à la tête d’un petit État souverain, sorte de duché de Sarreland  composé de territoires pris dans le nord du duché de Lorraine : la baronnie de Fénétrange, les comtés de Sarrewerden, de Bitche et de Falkenstein. Titré par son père comte puis prince de Vaudémont. Il sert dans les armées de l'Empire romain germanique, est Gouverneur du Milanais, Grand d'Espagne de première classe.

En 1669, il épouse une de ses cousines françaises de la maison de Lorraine-Elbeuf, Anne-Élisabeth (fille du duc d'Elbeuf et d'Anne-Elisabeth de Lannoy).

Il est fait chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or en 1675. 

 

.Charles Thomas de Lorraine-Vaudémont (1670-1704),  prince de Vaudémont

Fils des précédents.

 

Homme de guerre au service du Saint Empire, il meurt avant son père  qui renonce alors, au profit du duché de Lorraine  à son État souverain. En compensation, en 1708, le duc Léopold attribue à son cousin  Charles Henri le prince de Vaudémont la principauté de Commercy.

 

b.Seigneurie de Falkenstein

Le château de Falkenstein, édifié par le comte Pierre de Lutzelbourg, est mentionné pour la première fois en 1127. Il est destiné à protéger les possessions du comte situées dans la Forêt de Haguenau.

En 1150, Renaud, fils de Pierre, meurt sans laisser de descendant. Le château est alors partagé entre Folmar de Sarrewerden et la famille de Hohenstaufen.

En 1419, Jean de Finstingen (Fénétrange) se dit seigneur de Falkenstein puisque usufruitier de la part des Sarrewerden; en 1474 a lieu une convention de pariage entre les Falkenstein : aucune part ne doit être cédée, même à un autre membre de la famille, sans l'accord des autres pariers. Le château revient aux comtes de Deux-Ponts-Bitche en 1479 et en 1482-1483 éclate un conflit pour le non-respect de la convention entre les membres de la famille.

Les Falkenstein sont seuls maîtres du château en 1515.

En 1564, Philippe IV (1538-1590), comte de Hanau-Lichtenberg, achète le château aux enfants et petits-enfants de Balthasar et, quelques mois plus tard, il sera complètement détruit par un incendie et ne sera jamais reconstruit.

Entre 1570 et 1605 éclate un conflit entre les Hanau-Lichtenberg et le duché de Lorraine, au terme duquel le Falkenstein revient aux Hanau-Lichtenberg en 1606. En 1609 pourtant, l'empereur  investit le duc de Lorraine Henri II du fief de Falkenstein, qui reste désormais dans cette Maison.

En 1623, le château est ruiné par les troupes de Mansfeld durant la guerre de Trente Ans et en 1676-1677 a lieu sa destruction définitive par les troupes françaises de Montclar.

 

L'arrière-petit-neveu d’Henri II, le prince de Vaudémont, est pourtant investi du titre purement honorifique de comte de Falkenstein. François III de Lorraine, lorsqu'il renonce au duché de Lorraine et avant de devenir empereur, s'intitule toujours comte de Falkenstein pour siéger aux diètes d'Empire ; le titre n'est plus alors assorti d'aucune possession territoriale réelle.                                                   

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 17:19

 

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE   

 

k.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                  terre d’empire de  962  à 1766

 

 

5. Abbaye impériale de Remiremont / Reichabtei von Remiremont

 

L'abbaye est fondée vers 620 par Romaric, seigneur à la cour de Clotaire II. Romaric établit d'emblée deux communautés sur sa terre du comté d'Habend : des moines dans la vallée, et des moniales dans le palais du mont Habend, l'actuel Saint-Mont, qui domine la ville de Remiremont.À la suite des invasions des Huns et des Goths, un couvent fortifié est établi en 818 au confluent de la Moselle et de la Moselotte. En 910 les religieuses, menacées par l'invasion des Hongrois, trouvent refuge à Remiremont, qui se développe autour d'une villa des rois francs, et au XIe siècle, elles s'y installent définitivement, adoptant la règle de saint Benoît, moins rigoureuse.

 

Toutes issues de la plus haute noblesse de la région, les Abbesses sont  élues par la communauté parmi les dames chanoinesses, et reçoivent la consécration des seules mains du pape. Les cinquante chanoinesses étaient choisies parmi celles qui pouvaient fournir la preuve de leur ascendance noble, avec quatre lignes de noblesse maternelles et quatre paternelles soit seize quartiers de noblesse qui ajoutés les uns aux autres en faisaient soixante-quatre au total. C'est pour la noblesse de la région comtoise, bourguignonne et lorraine un honneur d'avoir une fille chanoinesse.

C'est à la fin du XI  siècle que commence la sécularisation de l'abbaye et la sécularisation est complète et définitive au XIIe siècle. L'abbesse seule prononce des vœux, les chanoinesses ne prononcent que des vœux temporaires, elles portent le vêtement séculier.

L'autorité spirituelle et temporelle de l'abbaye s'étendait sur un territoire considérable de 78 paroisses et 74 seigneuries.

Un violent incendie détruit le monastère en 1057. Au cours du même siècle, l'abbaye reçoit du pape le privilège de l'exemption, relevant directement de la juridiction spirituelle du Saint-Siège, tandis que l'empereur leur accorde celui de l'immédiateté qui les fait dépendre au temporel directement de lui.

 

.Bescinda d'Alsace ou de Lorraine, abbesse/äbstessin vers 1040 

 

Fille du comte de Metz, Gérard II d'Alsace.

 

.Ide d'Alsace, abbesse/äbstessin  de 1040 à ?

 

Fille d'Adalbert II comte de Metz et comte d'Alsace et de son épouse Judith, son frère est Gérard II d'Alsace comte de Metz. Cousine germaine de la précédente, elle est la grand-tante de Gisèle d'Alsace.

 

.Gisèle d'Alsace, princesse-abbesse / Reichäbstessin  en 1070

 

Elle est la plus jeune fille de Gérard d'Alsace, fondateur de la Maison de Lorraine, fidèle des empereurs Henri III et Henri IV et protecteur de l'abbaye de Remiremont.

 

C'est d’Henri IV que  Gisèle obtient le 28 septembre 1070 l'indépendance politique de l'abbaye. Gisèle n'hésite pas à aller rencontrer l'empereur à Mantoue. La charte signée par l'empereur stipule que Remiremont est sous sa protection et que l'abbesse relève de sa seule autorité. Remiremont devient donc un fief mouvant de l'Empire, indépendant des États lorrains.

Le 24 avril 1088, quelques semaines après son élection, Eudes de Chatillon devenu pape sous le nom d'Urbain II accorde à l'abbaye son indépendance spirituelle.Les sœurs bénédictines sont remplacées par un chapitre de quatre-vingt-dix-huit chanoinesses.

 

.Judith de Vaudémont, princesse-abbesse / Reichäbstessin vers 1110 

 

Nièce de l'abbesse Gisèle, elle est la fille de Gérard Ier de Vaudémont et la petite nièce du pape Léon IX.

Elle doit lutter contre les prétentions du duc Simon et de celles de son fils le duc Mathieu.

 

.Euphronie de Lorraine, princesse abbesse / Reichäbstessin vers 1150

 

Fille Thierry II Le Vaillant comte de Lunéville.

 

.Agathe de Lorraine princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à 1242

 

 Fille du duc Ferry Ier de Lorraine.

 

.Agnès de Salm, princesse abbesse / Reichäbstessin de 1242 à 1280

 

Élue abbesse de Remiremont en 1242, à la mort de sa tante Agathe de Lorraine. Elle meurt le 15 janvier 1280.

Elle a de nombreux démêlés avec Ferry III de Lorraine qui endommage les terres de l'abbaye et enrôle pour la guerre des habitants dépendant du chapitre. Agnès demande l'aide du pape Clément IV qui lui donne raison et excommunie Ferry en 1267.

 

.Clémence d'Oyselet, princesse abbesse / Reichäbstessin de 1307 à 1349 

 

La succession de l'abbesse Agnès est délicate. Deux clans se forment à l'abbaye, le clan des lorraines et le clan des franc-comtoises. Les francs-comtoises plus nombreuses élisent pour abbesse Clémence en juillet 1307.

 

.Aliénor de Châlons, princesse abbesse / Reichäbstessin de 1349 à 1404

 

.Jeanne d'Aigremont, princesse abbesse / Reichäbstessin de 1404 à ?

 

Lors du grand schisme, Jeanne  prend position en faveur de la papauté d'Avignon.

 

.Henriette d'Amoncourt, princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à 1412

.Catherine de Blâmont

 

Henriette de Blamont revêt la dignité d'abbesse à la mort de Jeanne d'Aigremont mais le 18 juin 1412 le pape Grégoire XII la destitue au profit d'Henriette d'Amoncourt.

 

.Marguerite de Salvaine, princesse abbesse / Reichäbstessin de 1412 à ?

 

.Isabelle de Demengeville, princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à ?

 

.Henriette de Vienne, princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à ?

 

.Jeanne de Chauviré, princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à ?

 

.Alix de Parroye, princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à 1474

 

.Jeanne d'Anglure, princesse- abbesse/ Reichäbtesssin  en 1474 

 

Catherine de Neuchâtel est élue abbesse le 28 janvier 1474, elle n'a pas 18 ans, c'est une irrégularité canonique, le pape revient sur sa nomination et Jeanne d'Anglure est nommée abbesse.

 

.Agnès de Dommartin, princesse-abbesse / Reichäbstessin  de ?  à   1508

 

.Alix de Choiseul, princesse abbesse / Reichäbstessin  de 1509 à 1521 

 

Fille de Guillaume de Choiseul et de Jeanne du Chatelet.

Sa succession est compliquée. Alix avait désigné pour lui succéder sa nièce Madeleine de Choiseul. Mais les Dames n'acceptent pas cette désignation.

 

.Madeleine de Choiseul,  princesse abbesse / Reichäbstessin   de 1521 à ?

 

Elle n’est à la tête de l'abbaye que quelques mois. Elle meurt le 30 décembre 1549.

 

.Nicole de Dommartin, princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

Sœur de l'abbesse Agnès de Dommartin. Elle est mise à la tête de l'abbaye par les Dames. Son élection n'est confirmée par Rome qu'en 1524. Elle désigne pour lui succéder Marguerite d'Haraucourt.

 

.Marguerite d'Haraucourt princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

.Marguerite de Neuchâtel, princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

Marguerite doit son titre d'abbesse au fait qu'Alix de Choiseul l'avait portée en second sur sa liste de résignation. Le pape confirme cette élection.

 

.Renée de Dinteville,  princesse abbesse / Reichäbstessin  de ?    à 1580 

 

Renée doit faire valoir les droits de l'abbaye à ne relever que de l'autorité temporelle de l'empereur Ferdinand que conteste le duc de Lorraine Charles III.

 

.Barbe de Salm,  princesse abbesse / Reichäbstessin  de 1580 à  1602

 

Barbe est la fille du comte de Salm Jean VIII. C'est sous son abbatiat que la mention appartenance à l'ordre de saint Benoît disparaît des documents.

 

.Catherine de Lorraine, princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

Fille du duc Charles III le Grand, elle tente en vain de réformer le monastère et Elle défend avec succès ses terres et leur population pendant la Guerre de Trente Ans allant jusqu'à faire accepter et respecter par le roi de France et le duc de Lorraine la neutralité des villes vosgiennes.

 

.Élisabeth Marguerite d'Orléans, princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

Fille de Marguerite de Lorraine qui fut coadjutrice de l'abbaye en 1618, et de Gaston de France, duc Orléans, frère de Louis XIII, elle est abbesse à la mort de sa grand-tante l'abbesse Catherine en 1648 à l'âge de deux ans. Elle épouse en 1667 Louis-Joseph de Lorraine sixième duc de Guise.

 

.Béatrice Hyéronyme de Lorraine-Lillebonne, princesse abbesse / Reichäbstessin   

 

Fille de François-Marie de Lorraine-Guise, prince de Lillebonne, duc de Joyeuse, elle subit la disgrâce de son père, ruiné.

 

.Anne-Charlotte de Lorraine, princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

Quatorzième enfant du duc Léopold Ier de Lorraine, elle est élue abbesse le 10 mai 1738. Sous son abbatiat le chapitre a retrouvé sa sérénité.

 

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