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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 14:03

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CH.H II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                  terre d’empire de  962  à 1766

 

La Lorraine française actuelle n’est qu’une petite partie de la grande Lorraine ou Lothringen issue des différents partages de l’empire carolingien après la mort de Charlemagne à partir du partage de Verdun entre ses trois petits fils.

En  843 au traité de Verdun, Lothaire, ainé des fils de l’empereur Louis le Pieux reçoit à l’issue de la guerre l’opposant à ses frères Charles le Chauve et Louis le Germanique, outre le titre d’empereur, la Francia media, vaste territoire allant de la mer du Nord à l’Italie séparé du royaume de Francia occidentalis attribué à Charles par l’Escaut, la Meuse, la Saône et le Rhin et du royaume de Francia orientalis attribué à Louis par le Rhin, l’Aar et les Alpes. Plutôt que Francia media, l’habitude viendra de l’appeler Royaume de Lotharingie.

Avant de se retirer à l’abbaye de Prum, l’empereur Lothaire partage son royaume avec ses fils : l’ainé, Louis II reçoit le titre d’empereur et l’Italie, Lothaire II reçoit au nord un ensemble de territoire comprenant la Frise, les Pays Bas (correspondant à la Belgique et aux Pays Bas actuels), le futur duché  de Lorraine stricto sensu et l’Alsace. Enfin Charles  reçoit  entre les deux le Lyonnais et la Provence.

A la mort sans héritier de Lothaire II en 869, les droits de son frère Louis II sont contestés par son oncle le roi de Francie occidentale Charles le Chauve qui vient à Metz se faire couronner empereur ce qui suscite l’intervention de l’autre oncle le roi de Francie orientale Louis le Germanique qui impose un nouveau partage par le traité de Meersen de 870.

Louis le Germanique s’attribue les pagi de Trêves, de la Nied, de la Sarre et la Blies avec Aix la Chapelle, Metz et la Frise tandis que Charles  le Chauve s’attribue ceux de Toul, Verdun, Saint Mihiel, le Saintois et le Chaumontois.

                                                                                                                

En 882, l’unité du Royaume des Francs est rétabli momentanément par l’empereur Charles III  le Gros, troisième fils du roi Louis le Germanique.  Mais dès 887 celui-ci est déposé par la diète de Tribur et remplacé par un bâtard de son frère Arnulf de Carinthie qui récupère l’Alsace et la Lorraine qu’avait occupée  Charles le Gros en 882 en violation du Traité de Mersen.

                                                                                                                  

En 888, Arnulf de Carinthie, fils bâtard de Carloman de Bavière, est proclamé roi en Germanie, Lotharingie et Italie et devient empereur. En mai 895, Arnulf  intronise son fils bâtard Zwentibold comme roi de Lotharingie. Les frontières de ce royaume coïncidaient sans doute en grande partie avec celles du royaume de Lothaire II, mais elles ne comprenaient probablement plus la Frise. Les historiens ne sont pas d'accord sur le point de savoir dans quelle mesure le fils d'Arnulf demeurait subordonné à l'autorité impériale ; tout indique qu'il jouissait dans son gouvernement d'une large indépendance. L'expérience ne fut d'ailleurs pas de longue durée. Zwentibold se heurte aux résistances des grands qui voyaient avec déplaisir un étranger restreindre leur indépendance. Il se brouille avec Régnier et l'oblige à s'expatrier en 898. Zwentibold est tué le 13 ou le 30 août 900 au cours d'une bataille, au voisinage de la Meuse, contre les comtes Gérard Ier de Metz, Matfried Ier et Étienne de Pouilly, ses vassaux révoltés. Louis IV l’Enfant, fils légitime d’Arnulf de Carinthie  qui lui succède comme roi de Francie Orientale et empereur est reconnu comme leur souverain par les seigneurs lorrains réunis à Thionville.

La plus haute noblesse lorraine siège au sein du Ban ducal, qui constitue l'institution la plus illustre du duché. Siègent au ban les chefs des familles appartenant à l'Ancienne Chevalerie de Lorraine. Chevaux de Lorraine est le nom donné en Lorraine à deux groupes de familles d'ancienne et illustre chevalerie :

 .les Grands Chevaux : du Châtelet, Haraucourt, Lenoncourt et Lignéville ;

 . les Petits Chevaux : des Armoises, Beauvau, Choiseul, Custine, Ficquelmont, Gourcy, Ludre, Mitry et Raigecourt, Bassompierre, Bouzey-Champagne, Briey, Gournay, d'Haussonville, du Hautoy, Lambertye (Tornielle), Nettancourt, Ourches, Saintignon, des Salles, d'Apremont, Bauffremont, Chérisey, Croÿ, Failly, Mercy, Pouilly, Reinach, Salm, Vidranges.

 

Maison de Franconie

 

Gebhard, comte de Franconie, duc de Lorraine  (903-910)

En 903, Louis IV l'Enfant confère à l'un de ses fidèles, le comte Gebhard de Franconie, le titre de duc de Lotharingie.

 

Les conseillers de Louis l'Enfant croient sans doute qu'en faisant disparaître le royaume de Lotharingie, ils devaient soumettre ce territoire à un régime analogue à celui du reste de la Germanie ; les grandes tribus germaniques s'étaient reconstituées sous la direction de chefs nationaux qui acceptaient la subordination à la couronne ; il paraissait logique d'assimiler la Lotharingie à la Saxe, à la Franconie, à la Souabe, à la Bavière. Gebhard meurt en 910. L’année suivante avec la disparition de Louis III  l’Enfant, dernier Carolingien d'Allemagne, Charles le Simple réussit à se mettre en possession de la Lotharingie ; cette année 911 marque la désagrégation de l’empire carolingien et la coupure entre la Francie occidentale, future royaume de France (Frankreich)  avec la Francie orientale (future Germanie). Plutôt que de choisir un carolingien, les ducs réunis à Forcheim le 10 novembre 911 désignent comme roi de Francie orientale l’un d’entre, Conrad, duc de Franconie.

Momentanément néanmoins le duché de Lorraine échappe au royaume de Francie orientale. Tout invite  le roi de Francie occidentale  Charles le Simple à favoriser un seigneur local  Régnier  au Long col qui pouvait profiter du changement de régime pour accroître sa puissance. Charles cependant ne va  pas jusqu'à lui conférer le titre ducal ; il apparaît comme marquis, et vraisemblablement cette fonction lui donnait autorité sur un groupe de pagi compris entre l'Escaut, le Rhin et la Moselle ; mais il n'est signalé nulle part en Haute-Lotharingie. Il meurt en 915.                                                      

Après la mort de Régnier, son fils Giselbert cherche à se rapprocher  du nouveau roi de Francie orientale  Henri l’Oiseleur mais en vain car en novembre 921, à la suite d’une rencontre à Bonn entre Henri l’Oiseleur et Charles le Simple, le statu quo est confirmé en Lorraine. Mais en 923, Charles le Simple est défait à la bataille de Soissons. Raoul de France lui succède et réussit partiellement à se faire reconnaître par les Lotharingiens.  Le roi de Francie Orientale Henri l’Oiseleur profite de la déposition de Charles le Simple par le duc de Bourgogne  Raoul pour réoccuper la Lorraine en 925 qui désormais va rester associée aux destinées du royaume de Francie Orientale. Henri l'Oiseleur commence par y envoyer un certain Eberhard  pour y rétablir la paix. Sous la dynastie de Saxe, la région de la Meuse, aux alentours de Givet, de Mézières, de Mouzon, d'Yvois, est envahie plus d'une fois par des vassaux français et demeure litigieuse jusque vers la fin du Xe siècle.

 

 

Henri Ier juge qu'il vaut mieux chercher à s'attacher de façon durable Giselbert, il lui donne donc en mariage sa fille Gerberge ; l'union est célébrée en 929.

C'est probablement vers cette époque que Giselbert reçoit les fonctions ducales.                                                     

.Giselbert, duc de Lorraine de 929 à 939

La fidélité de Giselbert ne dure pas. Il s'associe aux révoltes d’Henri, frère d'Otton Ier, et du frère de Conrad Ier, Eberhard de Franconie, mécontent de ce que la maison de Saxe l'a supplanté. À la bataille d'Andernach, en 939, Eberhard est tué et Giselbert se noie dans le Rhin.

 

.Henri, duc de Lorraine de 939 à 940

Le roi de Francie Orientale Otton Ier confie alors le gouvernement de la Lotharingie à son fils Henri, qui lui a fait sa soumission, mais qui ne peut se maintenir.                                                       

.Otton de Verdun, duc de Lorraine de 941 à 944

Otton Ier investit pour succéder à son fils Henri, Otton, fils du comte Ricuin de Verdun, qui conserve la dignité ducale jusqu'en 944.                                                    

 

.Conrad le Rouge, duc de Lorraine de 944 à 953

A la mort d’Otton, Otton Ier investit du duché son propre gendre Conrad le Rouge lequel commet l’erreur de s’engager au côté du duc de Souabe dans une révolte contre lui. Otton Ier le destitue en 953 et confit alors le duché à son propre frère Brunon, archevêque de Cologne en lui donnant le titre d’archiduc

Dès cette époque, sa confiance  s'attache de préférence aux chefs de l'Église. Dès le début de la dynastie saxonne, les rois cherchent à s’appuyer sur  les évêques de Cambrai, de Liège, d'Utrecht, de Cologne, de Trêves, de Metz, de Toul, de Verdun qui disposent non seulement de la puissance spirituelle mais de la puissance temporelle. 

 

.Brunon, archevêque de Cologne et archiduc de Lotharingie  de 954  à 959


Quelques seigneurs qui voient avec déplaisir la rigueur déployée par Brunon tentent de se soulever ce qui pousse Brunon à déléguer en 959 une part de son autorité  à Godefroid en Basse-Lotharingie (Frise, actuels Pays Bas, Brabant, Hainaut et une partie de la Basse-Rhénanie.) et à Frédéric, fils du comte Wigéric, en Haute-Lotharingie.

Brunon leur confère le titre de duc et établit donc ainsi deux duchés distincts.  La Haute-Lotharingie devient le duché de Lorraine.

Otton Ier restaure l’empire en 962. Son frère Brunon meurt en 965 puis peu après lui  Godefroid.

Otton II ayant exclu de leur héritage paternel les comtes de Mons, Régnier IV et Lambert Ier, son cousin germain le roi de Francie Occidentale Lothaire envoie en 976, son frère Charles, joindre avec une armée celle d’Hugues Capet et d’Otton de Vermandois venue au secours des comtes. Une grande bataille, qui reste indécise, est livrée devant Mons en 976.                                                            

En 977, Otton II accueille son cousin germain, Charles, qui vient d'être exilé par son frère Lothaire, pour avoir accusé la reine Emma d'Italie, d'infidélité avec l'évêque de Laon Adalbéron. Charles rend alors hommage à l'empereur, qui, tout en lui promettant de le couronner dès que Lothaire serait écarté du trône, lui donne le duché de Basse-Lotharingie resté vacant depuis la mort Godefroy de Metz en 964. La nomination de Charles à la tête du duché, devenu fief mouvant de l'Empire, provoque des troubles qui éclatent au cours de l'été 978.  Lothaire espère tirer parti d'une situation confuse et pénètre en août 978 dans le duché de Lorraine en  se faisant prêter serment par les États du duché mosellan à Metz puis mène un raid contre Aix-la-Chapelle où réside la famille impériale qui échappe de peu à la capture puis  se replie dans son royaume en emportant les insignes de l'Empire. En représailles de cette attaque, Otton II rassemble une armée et envahit le nord de la Francie en octobre 978, et va jusqu'à assiéger Paris, défendue par Hugues Capet. Lothaire se rend compte du jeu joué par Hugues Capet, en l’incitant à la lutte contre l’empereur  et  en 980 à Margut, sur la Meuse, fait abandon de ses prétentions sur la Lorraine.

 

Hugues Capet, mécontent de cette paix conclue sans sa coopération, et craignant de voir les deux princes s'unir contre lui, cherche à son tour à se mettre sur un bon pied avec la cour impériale. Il va passer les fêtes de Pâques à Rome auprès d'Otton, qui lui fait le meilleur accueil, et il réussit à se rendre entièrement favorable l'impératrice Théophano Skleraina. Il va bénéficier du soutien aussi d’Adélaïde de Bourgogne, la mère de l’empereur pour devenir roi de France.        

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 10:24

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CHAPITRE II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

H. Les Trois Evêchés / Dreibistum de  Toul/Tull, Metz, Verdun                           Villes Libres Impériales / Freien Reichstätte von  Tull, Metz, Verdun                                                                                                                          terres d’empire de 962 à 1648

 

 

3. Evêché-comté de Verdun / Bistum-grafschaft von Verdun,                                   Ville Libre Impériale de Verdun  / Frei Reich  Stadt von Verdun                                                                                                                          terre d’empire de 962 à 1648

 

L'évêché de Verdun est créé au IV° siècle à l'époque de la Gaule romaine. Après le Traité de Verdun en 843, Verdun fait partie successivement de la France médiane, de la Lotharingie, puis, au sein du Saint Empire dès 925, de la Basse-Lorraine.

 

.Wigfrid, évêque de Verdun de 959 à 983

Evêque sous le règne d’Othon le Grand.                                                                                                                                                                              

.Hugues II, évêque de Verdun de 983 à 984

 

.Adalbéron I (958-1005), évêque de Verdun  de 984 à 988

Fils de Frédéric Ier d'Ardennes, comte de Bar et duc de Haute-Lotharingie et de Béatrice de France, sœur d'Hugues Capet ; contemporain de l’empereur Othon III.

 

.Haymon (ou Heimon), comte évêque de Verdun de 988 à 1024.

Nommé par les impératrices Théophano et Adélaïde. Ce Bavarois, ami du futur empereur Henri II ; en 990, l'empereur Otton III fait de l'évêque de Verdun un prince souverain, lui accordant le pouvoir temporel sur la ville et le droit de nommer les comtes. Sous son règne, sont nommé comme  comtes Godefroy II, duc de Basse-Lotharingie de 1002 à 1012, puis son frère Frédéric de 1012 à 1022  puis son frère Hermann de 1022 à 1024 lequel renonce  et se fait moine.

                                                                                                              

 

.Raimbert,  évêque de Verdun de 1024 à 1037

Il nomme en 1024  comme comte de Verdun, Louis, comte de Chiny qui  est tué en 1025 par Gothelon, frère d'Hermann, qui convoite la ville. Gothelon donne le comté de Verdun en apanage à son fils Godefroy III  le Barbu, duc de Basse-Lotharingie.         

 

.Louis Ier ( ?- 1025), comte de Chiny et  seigneur de Warcq de 992 à 1025, et comte de Verdun de 1024 à 1025

Fils d'Otton Ier, seigneur de Warcq ; père de Louis II comte de Chiny et grand-père d’Arnoult, comte de Chiny.

 

.Richard Ier, comte évêque de Verdun de 1040 à 1046

 

.Thierry, comte évêque de Verdun de 1047 à 1089

Sous son épiscopat, c’est Godefroy IV le Bossu, duc de Basse-Lotharingie, fils de Godefroy le Barbu qui succède à la mort de son père en 1069 comme comte de Verdun puis à sa mort en 1076, sa veuve  Mathilde de Toscane, jusqu’à sa mort en 1086. En 1086, c’est  Godefroy V de Bouillon, duc de Basse-Lotharingie, neveu de Godefroy IV, qui lui succède.

 

.Richer, comte évêque de Verdun de 1089 à 1107

En 1100, Richer donne le comté de Verdun à titre viager à Thierry II de Montbéliard qui devient comte de Verdun de 1100 à 1105 puis au fils de celui-ci Renaud Ier le Borgne, comte de Montbéliard, mais les rapports entre les pouvoirs temporel et spirituel sont mouvementés. Le XIIe siècle voit éclore le mouvement communal. Les bourgeois de Verdun veulent se soustraire à l’autorité de l’évêque.

 

.Richard IIde Grandpré, comte évêque de Verdun de 1107 à 1114

 

.Mazon, administrateur de 1114 à 1117

 

.Henri Ier de Blois, comte évêque de Verdun de 1117 à 1129 déposé au concile de Chalon

Sous son règne, vers 1119, Renaud le Borgne, comte de Bar, élève une énorme tour entre la porte Châtel et l’abbaye de Saint-Vanne de Verdun. De cette tour, ses gens terrorisent la ville et ses abords. Évêque et bourgeois s’unissent contre Renaud.

 

.Ursion, comte évêque de Verdun de 1129 à 1131

C’est lui qui donne vers 1130, le comté de Briey au comte de Bar Renaud le Borgne.

 

.Albéron  de Chiny, comte évêque de Verdun de 1131 à 1156

Fils d'Arnoul Ier de Chiny, comte de Chiny.

En 1134, la tour érigée par Renaud le Borgne est prise puis détruite. Albéron de Chiny dépose le comte Renaud et rattache le comté de Verdun au domaine épiscopal.

 

.Albert de Mercy, comte évêque de Verdun de 1156 à 1162

De la maison de Mercy dont la puissance connait son apogée au cours du Moyen Âge dans la région couvrant désormais le sud de la Belgique, la Lorraine et le Luxembourg qui tire son nom du château de Mercy, construit au X°siècle sur le ban de la commune de Joppécourt en Lorraine.

 

.Richard III de Crisse, comte évêque de Verdun de 1163 à 1171

 

.Arnoul de Chiny, comte évêque de Verdun de 1172 à 1181

Arrière-petit-fils d’Arnoud de Chiny, comte de Chiny ; petit-fils d’Othon II, comte de Chiny ; fils d'Albert Ier, comte de Chiny et d'Agnès de Bar.                                                        

 

.Henri II de Castel, comte évêque de Verdun de 1181  à 1186

 

.Albert II de Hierges (Hirgis), comte évêque de Verdun de 1186 à 1208

Fils de Manassès de Hierges et d'Alix de Chiny, fille d'Albert Ier, comte de Chiny.

En 1195, les bourgeois de Verdun  obtiennent de l’empereur Henri IV une charte d’après laquelle la cité, devenue libre, relève directement de l’empire. C’est  alors la lutte entre l’évêque et les bourgeois.

 

.Robert Ier de Grandpré, comte évêque de Verdun de 1208 à 1216.                             

Fils d'Henri III comte de Grandpré et de Liutgarde de Luxembourg.

 

.Jean Ier d’Apremont, comte évêque de Verdun de 1217 à 1224 puis de Metz en 1224

Fils de Geoffroy Ier, seigneur d’Apremont et d’Élisabeth de Dampierre.

 

.Raoul de Torote, comte  évêque de Verdun de 1124 à 1245

 

.Guy de Traignel (Trainel), comte évêque de Verdun de 1245 à 1245

 

.Guy II de Mellote (Mello), comte évêque de Verdun de 1245 à 1247                                                                                                             

 

.Jean II d'Aix, comte  évêque de Verdun de 1247 à 1252                           

 

.Jacques Pantaléon, comte évêque de Verdun de 1253 à 1255, pape sous le nom d’Urbain IV

 

.Robert II de Milan, comte évêque de Verdun de 1255 à 1271                                                        

 

.Ulrich de Sarvay (Sarnay), comte évêque de Verdun de 1271 à 1273

 

.Gérard de Grandson, comte  évêque de Verdun de 1275 à 1278

Petit-fils d’Ebald IV de Grandson, auquel un édit du  26 août 1186  de l'empereur Frédéric Barberousse  reconnait le droit de "construire dans le territoire des Noires-Joux, maisons, villages, bourgs et châteaux, sans autre réserve que celle de suzeraineté immédiate de l'empire". Fils de Pierre Ier de Grandson, seigneur de Grandson (dans l’actuel canton de Vaud)  vassal du comte  de Savoie.          

 

.Henri III de Grandson, comte évêque de Verdun de 1278 à 1286

Frère  du précédent. 

 

.Jean III de Richericourt, comte évêque de Verdun de 1297 à 1302

 

.Jacques II de Ruvigny, comte évêque de Verdun de 1289 à 1296

 

.Thomas de Blankenberg /de Blamont, comte évêque de Verdun de 1303 à 1305

Fils de Frédéric Ier, comte de Blâmont et de Jeanne de Bar.

Pourvu de la dignité de princier dans la cathédrale de Verdun, il met beaucoup de zèle à  défendre les droits de l'Eglise, lorsqu'il forme le dessein de surprendre la ville de Toul, avec une troupe de quatre-vingts hommes seulement, pour soumettre les bourgeois révoltés contre leur évêque.

 

C’est cette fermeté de Thomas de Blâmont, et la puissance des alliés de sa famille, qui portent le Chapitre de Verdun à le choisir pour évêque, quelque  temps après la mort de Jean de Richericourt, le jugeant capable de réprimer les entreprises des bourgeois de cette ville, qui avaient abusé de la douceur de l'évêque précédent pour empiéter sur les droits de l'Eglise, et sur les immunités du clergé.

Thomas de Blâmont arrête ces projets par son autorité  ce qui remet le calme dans Verdun sous son épiscopat.

 

.Nicolas Ier de Neuville, comte évêque de Verdun de 1305 à 1312

Issu de la famille des seigneurs de Neuville-sur-Orne.

Sous son épiscopat, les magistrats de Verdun renouvellent leur ligue avec les bourgeois de Metz et de Toul contre leurs évêques, mais les troupes de Regnaud, évêque de Metz, sont défaites à Frouard et l'évêque de Toul quitte son évêché.

 

.Henri IV d’Apremont, comte évêque de Verdun de 1312 à 1349

Pour se défendre contre la rapacité de leurs voisins, les évêques qui, jusqu’alors, s’appuient surtout sur l’empire, sont amenés à solliciter la protection des rois de France plus rapprochés. Ceux-ci, se rendant compte de la situation importante de Verdun, répondent à cet appel. À partir de 1315, date à laquelle Louis X le Hutin y met la première « Garde Française », l’influence de la France fait des progrès incessants. Charles VII, Charles VIII, Louis XII prennent successivement Verdun sous leur protection.

Mais, au cours des siècles suivants, les comtes de Bar restent pour Verdun des voisins dangereux, ainsi d’ailleurs que les comtes de Luxembourg.   Les seigneurs de ces deux Maisons, tantôt ennemis, tantôt alliés, s’unissent parfois pour opprimer de concert l’évêché de Verdun.

 

.Otton de Poitiers, comte évêque de Verdun de 1349 à 1351

Fils d'Aimar IV, comte du Valentinois et de Diois, et de Sybille de Baux.                                                         

 

.Hugues III de Bar, comte évêque de Verdun de 1352 à 1361

Fils de Pierre, seigneur de Pierrefort, et de Jeanne de Vienne. Par son père, il est le petit-fils de Thiébaut II, comte de Bar. 

 

.Jean IV de Bourbon-Montperoux, comte évêque de Verdun de 1362 à 1371

 

.Jean V de Dampierre Saint-Dizier, comte évêque de Verdun de 1371 à 1375                                                      

 

.Guy III de Roye, comte  évêque de Verdun de 1375 à 1379

Issu de la maison picarde de Roye.

 

.Liébaurd, comte évêque de Verdun de 1380 à 1404

 

.Jean IV de Sarrebruck, comte évêque de Verdun de 1404 à 1419

Fils de Jean III de Sarrebruck-Commercy, seigneur de Commercy-Château-Haut.

 

.Louis Ier de Bar, administrateur du diocèse de Verdun de 1419 à 1423

Fils de Robert Ier, comte puis duc de Bar, et de Marie de France. 

La mort le 25 octobre 1415 à Azincourt au côté des Français d'Édouard III, duc de Bar, et de Jean de Bar, son frère, seigneur de Puisaye, le  rend héritier du duché  de Bar mais il doit  défendre son héritage contre son beau-frère Adolphe Ier, duc de Juliers et de Berg. Louis réussit néanmoins à vaincre Adolphe. Il recherche l'amitié du duc de Lorraine.  Les deux princes signèrent, le 4 décembre 1415, un traité qui met fin aux événements désastreux dont les deux duchés avaient été le théâtre sur la fin du règne de Robert et sous celui d'Édouard III. Mais trop âgé pour renoncer à l'état ecclésiastique qu'il a embrassé dans sa jeunesse, il accepte la couronne ducale du Barrois, tout en conservant le titre de cardinal, et la crosse épiscopale de Châlons, qu'il échange pour celle de Verdun, ville située au milieu de son duché. En 1419, pour mettre fin au différend entre les ducs de Bar et de Lorraine, il négocie le mariage de son petit-neveu René d'Anjou avec la fille et héritière de Charles II de Lorraine, et lui confie le gouvernement du duché de Bar dès 1420.

 

.Raymond, comte  évêque de Verdun de 1423 à 1424

 

.Guillaume de Montjoie, comte  évêque de Verdun de 1423 à 1424

 

.Louis Ier de Bar, à nouveau administrateur du diocèse de Verdun de 1424 à 1430           

 

.Louis de Haraucourt, comte évêque de Verdun de 1430 à 1437, de Toul de 1437 à 1449

Fils de Jean de Haraucourt, régent du duché de Lorraine pendant la minorité de Charles II de Lorraine, et d'Isabelle de Lenoncourt.

 

.Guillaume  Fillâtre, comte évêque de Verdun de 1437 à 1449

Originaire de Gand. Neveu du cardinal Guillaume Fillastre, archevêque d'Aix.

En 1468, Guillaume donne à Charles le Téméraire, les premières pages de son grand traité sur l'Ordre de la Toison d'or, fondé par son père Philippe le Bon.

 

.Louis de Haraucourt, comte évêque de Verdun de 1430 à 1437, puis de Toul de 1437 à 1449 et à nouveau de Verdun de 1449 à 1456

De la famille des seigneurs de Harocourt, village situé sur le plateau rive droite de la Meurthe, à égale distance de Nancy et de Lunéville. Fils de Jean de Haraucourt, régent du duché de Lorraine pendant la minorité de Charles II de Lorraine, et d'Isabelle de Lenoncourt.

 

.Guillaume de Haraucourt, comte  évêque de Verdun de 1456 à 1500

Petit-neveu du précèdent.

 

.Warry de Dommartin, comte évêque de Verdun de 1500 à 1508

De la famille des barons de Dommartin situé dans le diocèse de Toul.

 

.Louis de Lorraine (1500-1528), comte  évêque de Verdun de 1508 à 1522

Fils de René II, duc de Lorraine et de Bar, et de Philippe de Gueldre.

 

.Jean VII de Lorraine (1498-1550), comte évêque de Verdun de 1523 à 1544

Frère du précédent.

 

.Nicolas de Lorraine (1524 -1577), comte évêque de Verdun de 1544 à 1547, duc de Mercoeur

 Neveu du précédent, il devient ensuite duc de Mercœur.  

 

.Nicolas Psaume, évêque de Verdun de 1548 à 1575

En 1551 les princes protestants allemands en lutte contre Charles Quint recherchent le soutien du roi de France. À Lochau est signé un accord qui prévoit la participation financière et militaire de la France à leur action.   À Chambord, le 15 janvier 1552, est signé un traité qui prévoit que le roi Henri II occupera, pour des raisons stratégiques, en qualité de vicaire de l’Empire, les villes de Metz, Toul et Verdun, «et autres villes de l’Empire ne parlant pas allemand »

.                                                                                                                       

Puis le roi lui-même entre à Toul et passe à Nancy où il destitue arbitrairement la duchesse-régente et emmène le petit duc Charles III encore mineur pour le faire élever à la cour de France, avant de faire « sa joyeuse entrée » à Metz le lundi de Pâques et de continuer vers le Rhin. Cependant, il ne peut s'emparer de Strasbourg. 

Fortifiée et défendue par le duc de Guise, Metz résiste à Charles Quint qui, désespéré, lève le siège le 2 janvier 1553.                                                                                        

L’empereur meurt cinq ans plus tard, ayant renoncé à ses charges et disant :   « Si l’on ouvrait mon cœur, on y trouverait le nom de Metz ».

Entre 1552 et 1648, les trois évêchés sont  placés sous tutelle française jusqu’à leur annexion définitive par la France en 1648 en vertu des Traités de Westphalie. Dans  Metz, Toul et Verdun réunies ainsi par un artifice diplomatique, s'installe un régime original, celui de la protection, où les anciens pouvoirs des villes issues du Saint Empire sont peu à peu absorbés par les organismes mis en place par l’administration royale. Les villes reçoivent une garnison permanente, l’empereur continuant officiellement à faire figure de souverain. Sous la vigoureuse impulsion de Richelieu, le parlement, créé à Metz en janvier 1633, est l’artisan le plus actif des progrès de l’autorité royale, dépossédant de ses pouvoirs le maître échevin. L’édit de décembre 1633 supprime le sceau de la cité, l’aigle aux ailes déployées, que Metz, Toul et Verdun, avaient comme armoiries en qualité de villes impériale. Transféré à Toul en 1631, le parlement est remplacé à Metz par un intendant, représentant vivant et omnipotent du roi. En 1648, les traités de Westphalie confirment la cession à la France des Trois-Évêchés par l’Empire. Mais ce n’est qu’en 1667 seulement que Verdun reconnait la souveraineté du roi de France.

 

 

 

 

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 10:02

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

J.Les Trois Evêchés / Dreibistum de  Toul/Tull, Metz, Verdun                                                                                                            Villes Libres Impériales / Freien Reichstätte von  Tull, Metz, Verdun                                                                                                                          terres d’empire de 962 à 1648

 

 

 

 

 

2. Evêché -comté de Metz / Bistum-grafschaft von Metz                                    Ville Libre Impériale de Metz / Frei Reich Stadt  von Metz                       terres d’empire de 962 à 1648

 

Comtes de Metz :

 

.Gérard II (944-963), comte de Metz  de ?   à 963

Petit-fils de Gérard Ier, fils de Godefroid de Jülichgau, et d’Ermentrude.

 

.Richard, comte de Metz de 963 à 982 [ 

 

.Gérard III ( ?-1021/1033), comte de Metz de 982 à 1022

Fils du précédent, marié à Éva, fille de Sigefroid, comte de Luxembourg.

 

.Adalbert II ( ?- 1037 ou après), comte de Metz de 1022 à 1033.

 

.Gérard IV ( ?- 1045), comte de Metz de 1033 à 1045

Fils du précédent.

 

.Adalbert d'Alsace ( ?-1048), comte de Metz de 1045 à 1048

Fils du précédent. Il devient duc de Lorraine en 1047. Il est assassiné, en 1048, par Godefroid II de Basse-Lotharingie, dit le Barbu.

 

.Gérard d'Alsace ( ?-1070), comte de Metz de 1048 à 1070

Frère du précédent. Il devient également Gérard, duc de Lorraine à la mort de son frère, en 1048, nommé par l'empereur Henri III.

Au fil du temps, le pouvoir temporel du comté de Metz passe de plus en plus à l’évêque de Metz.                                                        

 

Comtes palatins :

.Folmar Ier de Bliesgau ( ?-995), comte de Lunéville et de Metz de 982 à 995

.Folmar II († 1026 ou après), comte de Metz de 995 à 1026

Fils du précédent, marié à Gerberge, fille probable de Godefroid Ier, comte de Verdun et de Mathilde de Saxe, fille d'Hermann Ier, duc de Saxe.

 

.Godefroy ( ?- 1056), comte de Metz de 1029 à 1056

 Fils du précédent, marié à Judith.

 

.Folmar III ( ?-1075), comte de Metz de 1056 à 1075

 Fils du précédent.

                                                          

Comtes épiscopaux :

.Folmar IV ( ?-1111), comte de Metz de 1075 à 1111

Fils du précédent.

.Folmar V ( ?-1145), comte de Metz et de Hombourg de 1111 à 1145,

Fils du précédent, marié à Mathilde, fille d’Albert Ier de Dabo, comte d’Eguisheim, de Dabo, de Moha et du Nordgau.

 

.Hugues Ier ( ?-1159), comte de Metz de 1145 à 1159

Fils du précédent, comte de Hombourg en 1147 et comte de Metz en 1157.

 

.Folmar VI ( ?-1171), comte de Metz de 1145 à 1171

Frère du précédent. À sa mort sans héritier direct, l’évêque donne le comté de Metz à la famille des comtes de Dabo-Moha. Le nouveau comte est cousin germain du précédent comte, car il est petit-fils d’Albert Ier de Moha.                                                        

 

.Hugues II ( ?-1178), comte de Metz de 1171 à 1178, comte d’Eguisheim, de Dabo (Hugues X)

Fils d’Hugues IX, comte d'Eguisheim, de Dabo et de Moha. Marié à Luitgarde de Sulzbach (Bavière), veuve de Godefroid II de Louvain, comte de Louvain, landgrave de Brabant, marquis d'Anvers et duc de Basse-Lotharingie.                                                

 

.Albert II de Dabo-Moha ( ?-1214), comte de Metz, de Dagsbourg  et de Moha de 1178 à 1214

Fils du précédent. Marié à Gertrude de Bade. Il meurt  en 1214, laissant sa fille Gertrude, unique héritière.

 

 

.Gertrude de Dabo ( ?-1225), comtesse de Metz, de Dagsbourg et de Moha de 1214 à 1225

Fille du précédent. Mariée en premières noces en 1206 à Thiébaud Ier, duc de Lorraine. Mariée en secondes noces en 1220 à Thibaut IV, comte de Champagne (annulation du mariage en 1222). Mariée en troisièmes noces à Simon de Sarrebruck. À la mort de Gertrude, l’évêque de Metz, Jean Ier d’Apremont, rattache le comté au domaine épiscopal.          

                                                   

Evêques :

L’évêché est fondé au IIIe siècle. Intégré au royaume d’Austrasie mérovingien puis à la Lotharingie carolingienne, il fait ensuite partie du Saint Empire romain germanique : l’évêque est alors comte souverain de Metz et prince du Saint Empire avant de devoir céder le pouvoir politique à la bourgeoisie de la ville au XIIIe siècle. Il se retire alors sur ses terres évêchoises de Vic-sur-Seille.

L’évêché fait alors partie de l’archevêché de Trèves. Depuis le Xe siècle, l’évêque de Metz dispose du droit de battre monnaie.

 

.Thierry Ier (vers 929 - 984), évêque de Metz de 964/965 à 984,    

Fils du comte Eberhard de Bonn et d’Amalrade, sœur de Mathilde de Ringelheim, épouse de l’empereur Henri l’Oiseleur.

Après la mort de l'évêque Adalbéron Ier de Metz, Thierry, cousin de l’empereur Otton Ir (chacune de leur mère, Mathilde de Ringelheim et Amalrade étaient sœur), devient administrateur de l’évêché et plus tard le successeur d’Adalbéron à l’instigation de Brunon, l’archevêque de Cologne.

Après la mort de Brunon, Thierry est un des conseillers les plus influents d’Otton Ier. C’est pourquoi il est très souvent présent à la cour impériale En 962, il accompagne Otton Ier en Italie. Après la mort d’Otton Ier, Thierry conserve son influence à la cour d’Otton II. A la fin heureuse de la guerre avec le roi de France Lothaire, Otton II vient à Metz et y est couronné roi de Lotharingie. En 981, Thierry accompagne l’empereur Otton II en Italie.

 

 

.Adalbéron II de Metz (vers 958- 1005), évêque de Metz de 984 à 1005.

Fils de Frédéric Ier d'Ardennes, comte de Bar et duc de Haute-Lotharingie et de Béatrice de France, sœur d'Hugues Capet.

Evêque de Verdun, il laisse cet évêché à son cousin Adalbéron II pour devenir évêque de Metz le 16 octobre 984

Il a pour comte palatin d’abord  Folmar Ier de Bliesgau, également comte de Lunéville  puis à son décès en 995, son fils  Folmar II lui succède, marié à Gerberge, fille probable de Godefroid Ier dit le Captif, comte de Verdun et de Mathilde de Saxe, fille d'Hermann Ier, duc de Saxe.

Adalbéron II soutient l'empereur Henri II contre le mariage de certains de ses parents.                                                       

 

.Thierry II de Luxembourg ( ?- 1081)  évêque de Metz, de 1006 à 1047.

Fils de Sigefroy Ier, comte de Luxembourg et d’Hedwige de Norgau et d’Egisheim, neveu du duc Frédéric Ier de Lorraine, il est parfois appelé Thierry II de Lorraine.

Il a d’abord  pour comte palatin  Folmar II puis au décès de celui-ci en 1029, son fils Godefroy.

 

.Adalbéron III évêque de Metz de 1047 à 1072.

Fils du comte Frédéric de Luxembourg.

Il est d’abord l'un des précepteurs de son cousin Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg qui deviendra le pape Léon IX. En 1047 il succède à son oncle Thierry de Luxembourg comme évêque de Metz.

Son comte palatin est Godefroy de Bliesgau jusqu’au décès de celui-ci en 1056, puis son fils Folmar III.                                                    

 

.Hermann, évêque.de Metz  de 1072 à 1090

Apparenté aux comtes de Toul, l'oncle ou le cousin d’Henri Ier de Verdun[].  Il pourrait être le fils de Gislebert de Looz.

 

Le comte palatin est alors Folmar III de Bliesgau qui décède en 1075 puis son fils Folmar IV qui lui succède.

La Querelle des investitures porte un coup fatal au pouvoir épiscopal messin en déclenchant le processus qui aboutira à l’indépendance communale.

En 1076, Hermann participe au concile de Worms ou l’empereur Henri IV dépose le pape Grégoire ; opposé dans le cadre de la querelle des Investitures à l’empereur Henri IV, qui ouvre cette querelle en s’emparant de Metz avec l’aide du duc de Lorraine Thierry II et du comte de Metz Folmar IV. Hermann  doit alors quitter la ville, puis y revient mais est déposé en 1085 lors du concile de Mayence. Il est remplacé par un partisan de l’empereur: Valon, abbé de Saint-Arnould. Chassé par la foule celui-ci démissionne et se retire à l’abbaye de Gorze. Hermann est remis sur son trône par les messins

En 1087, Henri IV fait à nouveau chasser Hermann et place à son poste Brunon de Calw. Les Messins attaquent la cathédrale et massacrent la suite du prélat qui parvient à prendre la fuite. Hermann doit donc s’exiler auprès de la comtesse Mathilde en Italie, avant de pouvoir, enfin, en 1089, regagner la cité épiscopale

Il décède le 6 mai 1090. Henri IV fait nommer Burchard, grand prévôt de Trêves, comme évêque mais celui-ci ne parvient pas à prendre possession de son siège.

 

.Poppon,  évêque de Metz de 1090 à 1103

 

Frère du comte palatin  Folmar IV;  sa nomination est agréée, cette fois, par le pape.

          

.Adalbéron IV, évêque de Metz entre 1104 et 1115.

En 1103, la mort de l'évêque Poppon, partisan de Rome, est le prétexte à un retournement d'alliance dans le contexte de la querelle des investitures. La cité messine s'allie ainsi au duc Thierry II de Lorraine qui prend le titre de comte de Metz. Thierry de Lorraine, au nom de  l’empereur Henri IV impose Adalbéron sur le siège épiscopal.

A la mort de Folmar IV en 1111, son fils  Folmar V lui succède comme comte de Metz et de Hombourg ; marié à Mathilde, fille d’Albert Ier de Dabo (Dagsburg en allemand), comte d’Eguisheim, de Dabo, de Moha et en Nordgau.

 

Thierry de Montbéliard, comte de Bar, de Montbéliard, d'Altkirch et de Ferrette, comte de Verdun  qui, à la mort de son père Louis de Montbéliard a revendiqué  la succession du duché de Lorraine, que son père avait déjà revendiquée mais il est lui aussi été débouté par l'empereur Henri IV ; il décide, en représailles, de  ravager l'évêché de Metz, mais est vaincu par Adalbéron et le duc de Lorraine Thierry II.

Mais schismatique, Adalbéron est démis en 1115 par le concile de Reims. S’ensuit une vacance épiscopale de quelques années.                                                    .

 

.Théoger,  évêque de Metz de 1117 à 1120

Nommé  en remplacement de l'évêque schismatique Adalbéron IV, démis lors du synode de Reims de 1115.  Les bourgeois messins lui refusant l'entrée dans la ville, il ne peut pas prendre possession de son évêché.

 

.Étienne de Bar, prince évêque de Metz de 1120 à 1163

Fils de Thierry Ier de Montbéliard, comte de Bar et d'Ermentrude de Bourgogne. Elevé par son oncle maternel Guy de Bourgogne, alors archevêque de Vienne ; élu princier de Toul en 1107.

En 1119, Guy de Bourgogne est élu pape sous le nom de Calixte II. Il le fait évêque de Metz en 1120 et le nomme cardinal-diacre de S. Maria in Cosmedin.  Il commence son règne alors que  le comte de Metz est encore Folmar V.

La Querelle des Investitures l'empêche temporairement de prendre possession de son diocèse, et il n’est sacré qu'en 1122, après le concordat de Worms. Il occupe son épiscopat à reconstituer le temporel de son diocèse. Dès le début de son règne, désireux de consolider son autorité, avec l'aide de son frère Renaud Ier, comte de Bar, il s'attaque  aux forteresses qui s'étaient indument multipliées. Ainsi sont détruits les châteaux de Marsal, de Terli, de Vic-sur-Seille et Moyenvie, construits par les comtes de Metz et les ducs de Lorraine, ainsi que ceux de Thicourt, Vatimont et  Bacour..

Le comte Folmar V décède en 1145 ; lui succède son fils Hugues Ier déjà comte de Hombourg depuis 1147 et comte de Metz en 1157. Le comte Hugues décède en 1159 ; lui succède son frère le comte Folmar VI.

 

À la mort d’Étienne de Bar en 1163, une nouvelle crise éclate entre l’empire et la papauté, provoquant un nouvel affaiblissement du pouvoir des évêques de Metz qui évitent, à compter de cette date, de se faire consacrer par peur d’être pris pour des « orthodoxes » par l’empereur, pour des « anti-papes » par Rome (et donc d’être excommuniés par Alexandre, le pape en exercice à cette époque). La bourgeoisie de Metz en profite pour conforter ses pouvoirs et consolider son autorité, quitte à entrer en conflit avec l’évêque.

 

.Thierry III de Bar, prince évêque de Metz de 1163 à 1171

Fils de Renaud Ier, comte de Bar et de Gisèle de Vaudémont, neveu du précédent.

Il reçoit en 1136 la principauté de Metz, devenue vacante par l’élection de son titulaire Albéron de Chiny au siège épiscopal de Verdun.

En 1156, il reçoit la princerie de Verdun. En 1163, à la mort de son oncle Étienne, il est élu évêque de Metz avec l’appui de l’empereur  Frédéric Ier Barberousse. Simple diacre et ayant refusé d’être ordonné prêtre, il n’est pas consacré évêque.

En 1171, le comte Folmar VI meurt sans héritier direct. L’évêque donne alors le comté de Metz à Hugues II, également comte d’Eguisheim, de Dabo, fils d’Hugues IX, comte d'Eguisheim, de Dabo et de Moha et époux de Luitgarde de Sulzbach (Bavière), veuve de Godefroid II de Louvain, comte de Louvain, landgrave de Brabant, marquis d'Anvers et duc de Basse-Lotharingie.

 

.Frédéric de Pluvoise, prince  évêque de Metz de 1171 à 1173

 

Jamais consacré.

 

.Thierry IV de Lorraine, prince évêque de Metz de 1174 à 1179.

 

Fils de Mathieu Ier, duc de Lorraine, et de Berthe de Hohenstaufen.

Entre 1174 et 1179 Thierry IV et Frédéric de Pluvoise se disputent le trône.

En 1174, avec le soutien de son oncle maternel l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse, il est élu évêque de Metz, mais le pape Alexandre III refuse de reconnaitre l’élection et il n’est pas sacré. Cinq ans plus tard, en mars 1179, ce pape fait réunir le concile de Latran qui, parmi des décisions prises, le fait déposer. Il meurt deux ans plus tard.   

 

.Bertram, prince évêque de Metz de 1180 à 1212

 

Elu en 1180 avec le soutien de l'empereur Frédéric Barberousse. Le comte de Metz  depuis deux ans est Albert II de Dabo-Moha,  fils d’Hugues et époux de    Gertrude de Bade.

Les conflits avec la Bourgeoisie de Metz se multipliant, Bertram inaugure le début de son épiscopat en instituant de nouvelles règles, dans une charte du 21 mars 1180 instituant la Communauté urbaine messine et les conditions de l’élection annuelle de ses échevins. Bien que restaurateur du pouvoir épiscopal,  il est pourtant chassé de son siège par l’empereur et obligé de se réfugier à Cologne avant de rentrer à Metz à la mort de Frédéric Barberousse. Il fait construire une forteresse à Vic-sur-Seille, laissant « la haute justice » criminelle dans les mains de son « Grand Avoué », le comte de Dabo, lequel le délègue à une « assemblée de treize jurés » qui va devenir la plus haute autorité de l’État et constituer, avec le Maître Échevin, le « Conseil Suprême », dit aussi « Grand Conseil » de la cité messine. À peine institués, ces « treize » entrent en conflit avec l’évêque et le clergé, leur refusant des exemptions de charges financières destinées à la réfection des remparts ; ils soulèvent une première fois les bourgeois contre eux  au cours des années 1209–1210.

 

.Conrad de Scharfenberg, prince évêque de Metz de 1212 à 1224

D’abord évêque de Spire et chanoine impérial en 1200. Il sert les empereurs Philippe de Souabe, Othon IV avant de se rallier à Frédéric II de Hohenstaufen.

En 1212, il est élu évêque de Metz en compétition avec l'évêque de Langres Guillaume de Joinville, le candidat de Philippe Auguste, qui finit par se désister. C’est alors Gertrude de Dabo, qui succède comme comtesse de Metz à son père Albert II ; Mariée en premières noces en 1206 à Thiébaud Ier, duc de Lorraine, en secondes noces en 1220 à Thibaut IV, comte de Champagne (annulation du mariage en 1222) puis en troisièmes noces à Simon de Sarrebruck.

Durant son épiscopat, il doit faire face aux Bourgeois de Metz qui supportent  de moins en moins le pouvoir temporel de l’évêque. L’empereur  Frédéric II de Hohenstaufen est obligé d’intervenir pour apaiser un conflit qui reprend onze années plus tard au motif  toujours le même de la contribution cléricale à l’entretien des murs. Les intérêts divergents conduisent de fait à une rupture ; progressivement, l’évêque se consacre à ses terres, les citadins à la ville.

 

.Jean Ier d’Apremont, prince  évêque de Metz de 1224 à 1238.

L'origine de la maison d’Apremont est en Lorraine (Apremont-la-Forêt), et remonte au-delà du XIIe siècle. La plus ancienne mention d'un d'Aspremont concerne un certain Gobert d'Aspremont, cité comme témoin séculier dans une charte de 1131 par laquelle Albéron de Chiny, évêque de Verdun, donne les terres et revenus permettant de fonder l'abbaye de Chatillon.

Jean d’Apremont  organise le diocèse en principauté épiscopale en limitant les ambitions des bourgeois et à la mort sans héritier de Gertrude de Dagsbour, il récupère tous les biens des comtes de Dasbourg, comme anciens fiefs de l'Eglise de Metz.

Il appelle à son secours le comte de Bar, et, par son moyen, il se met en possession des terres de Herrenstein (Herrenstein, près Neuwiller, Bas-Rhin) et de Turquestein, des villes de Saralbe et de Sarbourg, et des autres terres que les comtes de Dasbourg avoient autrefois possédées à titre de fiefs de son évêché.

Simon de Linange, veuf de Gertrude puis son frère Frédéric III de Linange lui font la guerre pour tenter de récupérer le comté puis en 1236, il traite avec l’évêque, épouse sa nièce Elizabeth d’Apremont, et devient le vassal du prélat.

Une partie de la bourgeoisie messine lui fait aussi la guerre, à lui et à ceux qui ont pris son parti : le duc Mathieu II de Lorraine et le comte Henri de Bar. Mais c’est l’argent messin qui fait son effet et le comte de Bar, acheté par les bourgeois, change de camp, bientôt imité par le duc de Lorraine. Les bourgeois triomphants peuvent alors jeter hors des murs ceux qui les soutenaient. Ils les bannissent à vie de la cité après avoir brûlé leurs bannières et les avoir délestés de tous leurs biens et assiègent l’évêque réfugié dans sa forteresse de Saint-Germain. Jean d’Apremont, obligé de reconnaître sa défaite, fait la paix et doit reconnaître l’indépendance de la cité.

 

.Jacques de Lorraine, prince évêque de Metz de 1239 à 1260

Fils de Ferry II, duc de Lorraine, et d'Agnès de Bar.

En 1223, il est archidiacre de Trèves, puis princier de Metz. En 1230, il reçoit la princerie de Verdun, qu'il résilie en 1238, et la prévôté de l'abbaye Saint Lambert de Liège. Il est élu évêque de Metz en avril 1239. Il fait construire plusieurs châteaux et enceintes fortifiées autour d'Épinal et de Rambervillers.

 

 

.Philippe de Florange,  prince évêque de Metz de 1260 à 1263

 

Fils de Philippe de Lorraine, seigneur de Florange. Son père était lui-même fils de Robert de Lorraine, seigneur de Florange, et petit-fils de Simon Ier de Lorraine et d'Adélaïde de Supplimbourg.

Le 24 octobre 1260, à la mort de son cousin Jacques de Lorraine, évêque de Metz, il est élu par une partie des chanoines pour lui succéder, en compétition avec Thibaut de Porcellets (de la famille puissante de Provence) soutenu par les autres chanoines.

Il est sacré avec l'appui de l’archevêque de Trèves, mais l'autre candidat, soutenu par Thiébaut II, comte de Bar, en appelle au pape et l'accuse de simonie. Philippe négocie avec le comte de Bar et, fin 1263, place son diocèse sous la protection de ce dernier. C'est au tour de Ferry III, duc de Lorraine, d'en être irrité et d'en appeler à son tour au pape Urbain IV. Celui-ci notifie à Philippe l'irrégularité de son élection. Guillaume de Traînel est nommé à sa place, mais il reste trésorier de Metz et se retire dans ses possessions.

 

.Guillaume de Traînel, prince évêque.de Metz de 1264 à 1269

Probablement neveu du  comte Thiébaut II de Bar.

Durant son épiscopat, il est en guerre d'abord avec Henri V de Luxembourg et Ferry III de Lorraine puis avec son oncle Thiébaut II de Bar.

 

.Laurent de Lichtenberg, prince évêque de Metz de 1269 à 1279

Il appartient à l'une des familles les plus puissantes d'Alsace du Nord, qui compte  trois évêques de Strasbourg, dont le célèbre Conrad de Lichtenberg.   Il intervient dans le conflit opposant le duc Ferry III de Lorraine et le comte Thiébaut II de Bar et participe  au Concile de Lyon de 1274.

                                                                                                                                                                                                                                

.Jean II de Dampierre, prince évêque de Metz de 1280 à 1282, puis prince-évêque de Liège (1282-1291).

Fils cadet du comte de Flandre Gui de Dampierre et de Mathilde de Béthune.

  

Le 2 janvier 1280 Jean est nommé évêque de Metz par Nicolas III. Il marque peu d'intérêt pour cette fonction mais les rentes lui permettent d'acquérir des terres en Flandre.

Le 31 octobre 1282 il devient prince-évêque de Liège.

 

.Bouchard d’Avesnes, prince  évêque de Metz de 1282 à 1296

Fils de Jean d'Avesnes (fils de Bouchard d'Avesnes et de Marguerite de Constantinople) et d'Alix, sœur de Guillaume II de Hollande, frère de Jean Ier, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande.

En compétition avec Guillaume d'Auvergne, à la succession de Jean d'Enghien comme prince-évêque de Liège, il se rend à Rome plaider sa cause. Le pape Martin IV, nomme finalement Jean II de Dampierre à Liège et choisit Bouchard d'Avesnes pour le remplacer à Metz. En 1288 il est en guerre contre Ferry III de Lorraine et Henri III de Bar à propos du comté de Castres (Blieskastel), un fief qui avait été engagé. Allié à l'évêque de Strasbourg  Conrad de Lichtenberg, Bouchard d'Avesnes remporte une victoire importante près du futur Sarrelouis puis signe un traité de paix en 1290. En 1291, il aide son frère Jean Ier à mater la révolte des bourgeois de Valenciennes.

 

.Gérard de Rhéninghe, prince évêque de Metz de 1297 à 1302

À la mort de Bouchard d'Avesnes, il y a deux candidats pour lui succéder : Frédéric de Lorraine et Thiébaut de Bar. Le choix de l'évêque sous-entend un choix entre les deux grands féodaux locaux, le duc de Lorraine et le comte de Bar. Les chanoines préfèrent ne pas faire ce choix et en appellent à Rome, qui nomme Gérard de Rhéninghe le 24 avril 1297.                                                                                                                                                                       

.Renaud de Bar, prince évêque de Metz de 1302 à 1316

 

Fils de Thiébaut II, comte de Bar.

Il est nommé chanoine à Reims, Laon, Verdun et Cambrai, puis, avant 1298, archidiacre à Bruxelles, puis archidiacre à Besançon en 1299. En 1301, il est nommé chanoine et princier de Metz puis en 1302 prévôt de la Madeleine à Verdun. Enfin au milieu de l'Année 1302, il est élu évêque de Metz, mais l'élection est considérée comme irrégulière car le pape s'était réservé la possibilité de nommer lui-même le titulaire de ce siège.

 

Pour résoudre le problème et ménager le clergé de Metz, tout en sauvant la face, Boniface VIII casse l'élection, mais nomme immédiatement Renaud au siège épiscopal. Il est le seul prélat de l'archidiocèse  de Trèves à assister en 1312 au concile de Vienne, convoqué par le pape Clément V. Il doit  lutter contre le duc de Lorraine Thiébaud II, puis contre les magistrats de Metz. Il doit se retirer dans la campagne messine et meurt le 4 mai 1316.

 

.Henri Dauphin, prince  évêque de Metz de 1319  à 1325

Fils d'Humbert Ier, seigneur de la Tour-du-Pin, et d'Anne de Bourgogne, dauphine de Viennois et comtesse d'Albon. Imposé par le pape Jean XXII,  jamais ordonné.

 

.Louis de Poitiers, évêque de Viviers de 1306 à 1318, évêque de Langres de 1318 à 1325 et prince évêque de Metz de 1325 à 1327

Fils de Aymar IV de Poitiers, comte de Valentinois et de Diois, et d’Hippolyte de Bourgogne.

 

.Adhémar de Monteil, prince-évêque de Metz de 1327 à 1361

Issu d’une famille noble du Dauphiné, nommé évêque souverain de Metz en 1327, succédant à son oncle Louis de Poitiers. Il entre en conflit avec le duc Raoul de Lorraine, lorsque le roi Philippe VI de France intervient, et amène la conclusion d'un traité de paix. Ce prélat a ensuite des démêlés avec la régente de Lorraine Marie de Châtillon et avec le duc Robert Ier de Bar.  

 

.Jean III de Vienne,  prince évêque de Metz de 1361 à 1365

 

Fils de Vauthier de Vienne, seigneur de Mirebel.

En 1355, il succède à son oncle Hugues VI de Vienne comme archevêque de Besançon[] et l’année suivante, il devient gouverneur du duché de Bourgogne, Philippe Ier de Bourgogne étant âgé de dix ans.

Puis Il devient évêque de Metz en 1361. Souhaitant affirmer l'autorité épiscopale sur les magistrats, il entre alors en conflit avec les bourgeois de la cité. Chassé dans son château de Vic-sur-Seille, il perd le soutien de son clergé. Il parvient, grâce à l'un de ses oncles cardinal, à se faire muter à Bâle. C'est en 1365, qu'il devient évêque de Bâle.

 

En 1367, Jean III fait incendier Bienne dont les habitants remettent en cause son autorité. Une garnison de Berne vient l'assiéger dans son château du Schlossberg. Il meurt le 7 octobre 1382 à Porrentruy.

 

.Thierry V Bayer de Boppard, prince évêque de Metz de 1365 à 1384

 

Fils de Simon Bayer von Boppard, cité sur la rive gauche du Rhin et d’Elisabeth Walpod von Waldmannshausen.

Reçu en 1342 au chapitre de la cathédrale de Worms sur décision du pape Clément VI, après l’intercession du roi de Bohême Jean l'Aveugle, Il est fait diacre. En 1353, il est fait chanoine à Worms, puis à Mayence. Peu après, il devient chanoine de Trèves puis chancelier de l’empereur Charles IV de Luxembourg auprès du pape à Avignon Puis en 1358, il est officiellement nommé aumônier pontifical et le 15 mars 1359, nommé évêque de Worms mais il s’oppose aux bourgeois de cette ville. Le 13 août 1365, il est nommé évêque de Metz, par Urbain V en remplacement de Jean III de Vienne et s’installe à Metz le 2 novembre 1365. Il s'allie d’abord avec les ducs Jean Ier de Lorraine et Robert Ier de Bar. Puis, en 1368, il accompagne l’empereur Charles IV en Italie. Là, il combat contre le seigneur de Milan Barnabé Visconti, aux côtés de l’empereur. Bayer von Boppard représente alors Charles IV auprès des papes Urbain V et Grégoire XI.

En 1370, Bayer von Boppard est de retour à Metz. Il s'engage dans un conflit qui dure depuis 1368 entre les Messins et le duc de Bar Robert Ier. Celui-ci, fait prisonnier par les Messins en 1368, doit payer, pour sa liberté, 120 000 florins. Malgré un premier traité de paix signé après sa libération, le duc de Bar s'allie au duc de Lorraine Jean Ier pour faire le siège de Metz. Ils sont repoussés et un traité de paix définitif est finalement signé en 1373. Le 20 juin 1373, Bayer frappe d’interdit la ville de Metz pendant deux ans. Il lève son excommunication en 1375, contre le payement d'une somme d'argent, destinée à éponger ses dettes. Cette somme ne suffit cependant pas, car il doit vendre en outre son droit de battre monnaie à la municipalité de Metz.

En 1378, dans le Grand Schisme d'Occident, Bayer de Boppard prend le parti des papes de Rome, avant de se rallier à la cause de Clément VII. Il est excommunié en 1381, suite à un problème financier avec le chapitre de la cathédrale de Metz et passe alors la fin de sa vie à fortifier son château épiscopal de Vic-sur-Seille.  

 

 

.Pierre de Luxembourg, prince évêque de Metz de 1384 à 1387

 

Fils de Guy de Luxembourg, comte de Ligny-en-Barrois.

Nommé évêque de Metz, par l’antipape Clément VII soutenu par le clergé Messin, pendant le Grand Schisme d'Occident.  L’empereur Venceslas Ier de Luxembourg, partisan du pape Urbain VI, fait nommer Thielleman de Bousse. Ces conflits pour la direction du siège épiscopal entraînent des combats à Metz, Boulay et Thionville, sans que Thielleman de Bousse parvienne à faire reconnaître ses prétentions à Metz. En 1386, il est nommé cardinal d’Avignon et meurt dix mois plus tard, le 2 juillet 1387.

 

.Raoul de Coucy, prince évêque de Metz de 1387 à 1415

 

Fils de Raoul de Coucy, seigneur de Montmirail

En 1387 succède à Pierre de Luxembourg à l’évêché de Metz alors qu’il est encore très jeune. Il participe au concile de Constance.

 

.Conrad II Bayer de Boppard, prince évêque de Metz de 1415 à 1459,

 

.George Ier de Bade, prince  évêque de Metz de 1459 à 1484, margrave de Bade

Jamais consacré

Quatrième fils du margrave Jacques Ier de Bade et de Catherine de Lorraine. En 1451, il reçoit le comté de son père. Le 5 octobre 1456, il devient coadjuteur de l’évêque de Metz  Conrad II Bayer de Boppard. Le 20 avril 1459, à la mort de ce dernier, il prend possession de l’évêché.

Il n’entre à Metz qu’en 1461, accompagné de 700 cavaliers dont l’archevêque de Trèves Jean II de Bade, le comte de Nassau et le grand maréchal de Lorraine, Jean de Fenétrange.                                                                                                                                                                                                                                        

Le 30 juin 1462, il participe à la bataille de Seckenheim, où il est capturé par Frédéric Ier du Palatinat, avec le Margrave de Bade Charles Ier, et Ulrich V de Wurtemberg. Il est libéré contre une lourde rançon. Alors que plusieurs patriciens messins avaient refusé de participer à la croisade de Pie II contre Dieter von Isenburg, et avaient été excommuniés, Georges de Bade plaide  leur cause auprès du Pape. En signe de reconnaissance, les magistrats messins prêtent leurs troupes à l'évêque pour reconquérir les places fortes prises par le roi de France Charles VII et le duc de Lorraine lors de la guerre de 1444. 

Mais Épinal reste aux mains des Lorrains en 1466, moyennant une compensation financière.

En 1473, la ville de Metz et le duché de Lorraine se réconcilie après la Diète d'Augsbourg. Mais dès le 29 septembre 1473, l’évêque de Metz s’allie avec Charles le téméraire. Un traité de paix est signé le 28 avril 1474 entre le duché de Lorraine et la ville de Metz. Deux ans plus tard, Georges de bade arrange le mariage de l’empereur Maximilien d’Autriche et de Marie de Bourgogne.

 

.Henri II de Lorraine, prince évêque de Metz de 1484 à 1505,

Fils d'Antoine de Lorraine, comte de Vaudémont et sire de Joinville

Probablement né au début des années 1430, il devient chanoine de Toul et de Metz en 1433, et fait ses études théologiques à Paris. En 1456, il est nommé évêque de Thérouanne.

En 1466, son frère Ferry II, comte de Vaudémont, accompagne Jean II, duc de Lorraine, à la conquête de la Catalogne et Henri administre alors le comté de Vaudémont.

En 1484, il est nommé à Metz, mais se brouille avec les bourgeois de la ville, qui en appellent à l'empereur Frédéric III de Habsbourg. Il a alors pour compétiteur Olry de Blâmont, qui sera évêque de Toul de 1495 à 1506.

                                                                                                        

 

.Jean IV de Lorraine, prince évêque de Metz de 1505 à 1543

 Fils de René II, duc de Lorraine et de Bar et de Philippe de Gueldre.

 Metz fait alors partie du cercle impérial du Haut-Rhin.

 

.Nicolas de Lorraine , prince évêque de Metz de 1543 à 1548, de Verdun de 1544 à 1547, puis comte de Vaudémont 1548 à 1577, seigneur de Mercœur de 1563 à 1569, puis duc de Mercœur de 1569 à 1577

 

De 1552 à 1559, il est régent des duchés de Lorraine et de Bar pendant la minorité de son neveu Charles III conjointement avec sa belle-sœur, la duchesse douairière née Christine de Danemark, mais les États de Lorraine décident en novembre 1545 de laisser Christine seule régente.

 

Christine qui est la nièce de l’Empereur Charles Quint, est  favorable à l’Empire à la différence de Nicolas.

En 1548, Nicolas commence à renoncer à ses évêchés, à se faire relever de ses vœux et prend le titre de comte de Vaudémont.

 

.Jean IV de Lorraine, à nouveau prince évêque de  Metz de 1548 à 1550

 

Fils de René II, duc de Lorraine et de Bar et de Philippe de Gueldre.

A la fin de son règne, la guerre reprend  entre l’Empire de Charles Quint et la France de Henri II alliée aux princes protestants de l’Empire (Ligue de Smalkalde) en 1550.

 

.Charles Ier de Lorraine, prince évêque de Metz de 1550 à 1551

 

Second fils de Claude de Lorraine, premier duc de Guise et seigneur de Joinville (qui se distingua sous François Ier et d'Antoinette de Bourbon-Vendôme).

                                                                                                           

.Robert de Lenoncourt, prince évêque de Metz de 1551 à 1555

 

Fils de Thierry de Lénoncourt (Lorraine).

 

Au printemps 1552, le roi de France en profite pour imposer sa « protection » aux principautés épiscopales enclavées dans les territoires ducaux sous le prétexte, incongru pour l’époque, que leurs habitants étaient de langue romane (les futurs Trois-Évêchés). Le 15 avril 1552, de passage à Nancy, le roi destitue arbitrairement la régente Christine, nomme le francophile Nicolas à sa place et, d’autorité, emmène le jeune duc Charles III, âgé de 9 ans, terminer son éducation à Paris afin de le soustraire à l’influence de la duchesse-douairière.  Avec la complicité de Robert de Lenoncourt, l'évêché de Metz passe sous "protection" française comme ceux de Verdun et de Toul. La ville, défendue par le duc de Guise est assiégée en vain par Charles Quint.

Par le traité de Cateau-Cambrésis de 1559, Metz reste aux mains de la France mais ce ne sera que  par le traité de Westphalie de 1648 qu’en droit, elle cesse de faire partie de l’empire.

 

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:01
 

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

H. Les Trois Evêchés / Dreibistum de  Toul/Tull, Metz, Verdun                                                                                                                     Villes Libres Impériales / Freien Reichstätte von  Tull, Metz, Verdun                                                                                                           terres d’empire de 962 à 1648

Othon 1er le germanique et son frère Brunon, évêque de Cologne, séparent en 962 la Lotharingie en deux duchés, celui de la Lorraine Haute, qui comprend les diocèses de Trèves,  Metz, Toul et Verdun, et celui de la Lorraine Basse (qui a conservé le nom de Lorraine). Situés dans le duché de Lorraine, comme ailleurs dans l’empire, ces quatre évêchés ont à leur tête des princes-évêques qui disposent non seulement du pouvoir spirituel mais du pouvoir temporel qui ne les soumet pas au pouvoir des ducs dont ils sont plus puissants.

 

Les évêques de Toul, de Metz et de Verdun sont suffragants de l’archevêché de Trêves dont l’archevêque est un des Princes Electeurs et chancelier de l’empire pour le Royaume de Bourgogne-Provence.

  1. Evêché-comté de Toul /bistum -grafschaft Tull                                                                                                            Ville Libre Impériale / Frei Reichstadt von Tull                                                                                                                                              terre d’empire de 962 à 1559

Au IVème siècle, un siège épiscopal s’installe dans la ville. Toul est alors à la tête du plus vaste diocèse lorrain, s’étendant de la crête des Vosges au voisinage de la Vallée de la Marne. Saint Mansuy, premier évêque, décéda en 375.

Le premier événement marquant pour la ville lors de l’époque Carolingienne se situe en 925. Englobée dans le royaume de Lotharingie, Toul est alors rattachée à l’Allemagne. Son histoire se déroule ensuite dans le cadre de l’empire restauré par Otton Ier en 962. Dès le XIème siècle, les évêques de Toul exercent les droits comtaux dans la ville et leur évêché. Toul est alors la ville la plus vulnérable aux entreprises de conquêtes venues de l’ouest.

Les évêques, de 927 à 1261, nomment les comtes de Toul, puis le comté leur appartient, formant ainsi une enclave dans les états du Duc de Lorraine, et ne relevant que de l’empereur de l’Empire Germanique. Leur domaine spirituel s’étend sur un des plus vastes diocèses de la chrétienté. Il y a de nombreux conflits entre évêques et bourgeois au XIIIième siècle et, en 1366, l’empereur  Charles VI confirme les droits de la ville contre les Evêques.           

Les rois de France s’intéressent à Toul dès le début du XIIIème siècle. Avec le rattachement à la couronne du comté de Champagne, Philippe le Bel impose sa garde à la ville et à l’évêché, profitant des rivalités entre l’évêque et les bourgeois, qui s’étaient progressivement émancipés du pouvoir épiscopal.

Par le traité de Cateau-Cambrésis de 1559, Toul devient définitivement possession française

 

.Gérard, évêque de Toul, de  963 à  994     

Contemporain de l’empereur Othon Ier le Grand ; sacré le 19 mars 963 à Trèves. C’est son frère Ancelin qui est comte de Toul de 992 à 1019.

Canonisé en 1051 par Léon IX, l'un de ses successeurs à Toul avant de coiffer la tiare.                                                      

 

.Étienne de Lunéville, évêque de Toul de 994 à 995, ancien comte de Lunéville

 

.Robert, évêque de Toul de 995 à 996

 

.Berthold, évêque de Toul de 996 à 1019

 

.Hermann, évêque de Toul de 1020 à 1026

 

.Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg (Dabo) (1002-1054), évêque de Metz de  1027 à 1049, couronné pape le 12 février 1049 sous le nom de Léon IX.

Son père, Hugues IV, est de la famille des comtes du Nordgau, seigneurs d'Eguisheim. Bruno est un membre de la très haute aristocratie : sa famille se rattache par sa mère, Heiwige, fille du comte de Dabo, aux Carolingiens de Francie occidentale et par son père aux rois de Germanie. Il est le cousin des empereurs Conrad II le Salique et Henri III[].

Confié à l’évêque Berthold de Toul pour être éduqué à l'école. [..]Il entre jeune dans le chapitre de la cathédrale. Après le décès de son tuteur, il est appelé à la cour de son cousin Conrad II le Salique  qui soutient la réforme monastique.

À la mort de l'évêque Hermann de Toul, Bruno est proposé comme successeur par le clergé avec le soutien de Conrad II et le 9 septembre 1027, il est consacré par l’archevêque de Trèves.

C'est en 1048 qu'il remarque Hildebrand et attache à sa personne le futur Grégoire VII. Fidèle à l'empereur celui-ci va plaider sa cause devant Robert le Pieux pour la succession du royaume de Bourgogne, où Conrad II, qui a hérité de Rodolphe III mort sans enfants, est contesté par Eudes de Champagne.

                                                                                                                                                                                

.Odo, évêque de Toul de 1052 à 1069                                                       

 

.Pibon, évêque de Toul de 1070 à 1107                                                                        

 

.Richwin de Commercy, évêque de Toul de 1108 à 1126

Fils de Ricuin, seigneur de Commercy et de Leucarde d’Apremont.

Après sa nomination, son père lui fait don d'une grande partie de ses biens : la moitié du château de Commercy et de ses dépendances, la moitié de la rivière et des villages composant le domaine seigneurial (Meligny, Vaux, Saulx, Lérouville, Pont, Chonville, Fontoy, Morville, Tantonville, Maceronville et Gironville.

 

.Henri Ier de Lorraine ( ?-1165),  évêque de Toul de 1126 à 1165 

Fils de Thierry II, duc de Lorraine et de Gertrude de Flandre ; frère cadet de Simon 1er duc de Lorraine (1115-1139) et de Thierry d'Alsace, comte de Flandre (1127-1168).

En septembre 1127, il assiste à la diète convoquée à Spire par l'empereur Lothaire II. En 1141, il accompagne l'empereur Conrad III lors d'un voyage en Lorraine. Avant son départ à la deuxième croisade  en 1147, il demande au pape Eugène III de protéger le temporel de son diocèse de Toul durant son absence.

 

.Pierre de Brixey ( ?- 1192)  évêque de Toul de 1167 à 1192,

Fils de Pierre de Brixey et de Mathilde de Rinel.

Choisi en 1167 pour succéder à l’évêque Henri de Lorraine, mort deux ans auparavant, il obtient en 1168 de l’empereur le droit de battre monnaie à Toul.  Il met fin à la guerre qui sévit entre le comte de Toul  Frédéric IV de Dampierre et les chanoines et fait reconstruire la forteresse de Liverdun, détruite par ce conflit. En 1186, à la mort sans postérité de Frédéric IV de Dampierre, comte de Toul, il confie le comté à Mathieu de Lorraine, fils cadet du duc Mathieu Ier et de Judith de Hohenstaufen ; Mathieu est également seigneur de Fontenoy, de Charmes, de Mirecourt, de Coussey et de Bleurville ; il a pour épouse Béatrice de Dampierre, fille de Renard, comte de Dampierre en Astenois (petit-fils de Renard III comte de Toul par son père Henri. En 1187, deux candidats s’affrontent pour le siège de l’archevêché de Trêves : Folmar, soutenu par le pape, et Rodolphe, soutenu par l’empereur.  Pierre de Brixey prend parti pour Rodolphe et est excommunié par Folmar. Il se rend alors à Rome et y assiste aux obsèques d’Urbain III. Grégoire VIII, son successeur, déclare l’excommunication nulle.                                                       

Dans les années qui suivent, Mathieu Ier, duc de Lorraine tente de faire attribuer à son fils Thierry le comté de Toul, dont les revenus sont importants. Pierre de Brixey en appelle au pape Alexandre III, mais ce dernier, alors en lutte contre l’empereur Frédéric Barberousse ne peut pas intervenir.

Il rentre ensuite dans son diocèse, met ses affaires en ordre et part en pèlerinage en Terre Sainte en 1189. Il meurt à Jérusalem en 1192.

 

.Eudes de Lorraine ( ?- 1198),  évêque de Toul de 1192 à 1198.

Fils d'Hugues Ier, comte de Vaudémont, et d'Aigeline de Bourgogne.

 

.Mathieu de Lorraine (1170- 1217), évêque de Toul de 1198 à 1206.

Fils de Ferry Ier, seigneur de Bitche, puis duc de Lorraine.

Il dissipe rapidement les biens de son diocèse et il est déposé en 1206 sur la demande des chanoines. Il se retire à Saint-Dié et utilise les revenus de sa charge pour mener une vie scandaleuse avec sa fille, née d'une liaison avec une religieuse de l'abbaye d'Épinal. Il entretient également une troupe de brigands, jusqu'à ce que son frère Ferry II, excédé, le chasse du duché et fasse raser sa demeure. Il erre alors en Alsace avec ses compagnons de brigandage.                                                                                                                

 

.Reinald de Chantilly, évêque de Toul de 1206 à 1217.

Le comte de Toul  Mathieu meurt en 1208 et c’est son fils  Frédéric V de Lorraine marié à Agnès de Ferrette qui lui succède comme comte de Toul.

En 1217, Reinald de Chantilly se rend dans les Vosges. Mathieu le surprend dans une embuscade et le tue. Son neveu le duc Thiébaud Ier de Lorraine part alors  à  la recherche  de Mathieu, le retrouve et le tue d'un coup de lance le 3 avril (ou le 10) 1217.                                                      

 

.Gérard de Lorraine ( ?- 1219)   évêque de Toul de 1218 à 1219.

Fils de Gérard II, comte de Vaudémont, et de Gertrude de Joinville.

 

.Eudes II de Sorcy, évêque de Toul de 1219 à 1228

Issu de la famille des seigneurs de Sorcy en Lorraine.

 

.Garin, évêque de Toul de 1228 à 1230

 

.Roger de Mercy, évêque de Toul de 1231 à 1251

Issu de la famille de Mercy dont la puissance connait son apogée au cours du Moyen Âge dans la région couvrant désormais le sud de la Belgique, la Lorraine et le Luxembourg qui tire son nom du château de Mercy, construit au X°siècle sur le ban de la commune de Joppécourt en Lorraine.  

Cette maison a déjà donné un évêque en la personne d’Albert de Mercy, évêque de Verdun de 1156 à 1162.

Sous le règne de Roger de Mercy, Frédéric V de Lorraine meurt en 1250 et c’est son fils Eudes de Lorraine qui lui succède comme comte de Toul.

 

Gilles de Sorcy, évêque de Toul de 1253 à 1271

De la même famille qu’Eudes II.

 

En 1261, le comte Eudes de Lorraine vend le comté de Toul à son cousin Ferry III, duc de Lorraine, mais Gilles de Sorcy, en tant que suzerain, retire le comté de Toul à Ferry III et le rattache au domaine ecclésiastique.

 

Une lutte de l'évêque autoritaire contre la bourgeoisie s'emballe à propos des impôts du mois des versaines (avril). Une révolte populaire imprévue éclate, chassant l'évêque et sa suite, comme les meneurs bourgeois effrayés. Piteusement réfugié à Nancy,  Gilles de Sorcy est obligé de reprendre son comté de Toul, les armes à la main avec le duc de Bar et le duc de Lorraine, Ferry III. Un accord est conclu au terme de sa reprise en main : les bourgeois doivent par tête s'acquitter des 16 livres monnaie de Toul. Mais l'évêque s'engage à payer son avènement à la milice et aux pauvres, soit quatre mesures de vin, 800 livres de pain, un bœuf entier bouilli avec panais.

 

.Conrad Probus, évêque de Toul de 1272 à 1296

A la mort de Gilles de Sorcy, deux prétendants à sa succession Gautier de Beauffremont et Jean de Lorraine se livrent à un combat acharné. C’est le second qui l’emporte. Revanchard  Gautier de Bauffremont met le siège devant les chateaux épiscopaux  de Liverdun, Brixey et Maizières. Le pape consulté prend l'initiative de nommer un moine franciscain, Conrad Probut. L’évêque doit faire appel au duc de Lorraine Ferry pour recouvrer ses biens.

 

.Jean de Sierck, évêque de Toul de 1296 à 1305

Les origines de la famille de Sierck sont incertaines. D'aucuns la prétendent issue de celle d'Ardenne. Quoiqu'il en soit, elle apparait au Xe siècle avec le nom d’une localité bâtie sur la partie convexe d'un méandre de la Moselle à son confluent avec le ruisseau de Montenach face à la colline du Stromberg, aux portes du Luxembourg et de l'Allemagne.

On situe la construction au Xe ou Xle siècle d'un château-fort qui semble avoir précédé la ville. A cette époque, Sierck qui dépendait des archevêques de Trèves devient possession du duc de Lorraine Gérard d'Alsace (1048-1070).

En 1300, les bourgeois toulois, soucieux d'indépendance, concluent un accord avec Philippe le Bel, suzerain de Champagne. Ce roi de France donne sa protection contre un service militaire de deux jours par ans et des redevances annuelles.

 

.Vito Venosa, évêque de Toul de 1305 à 1306

 

.Eudes III de Granson, évêque de Toul de 1306 à 1308

De la famille des seigneurs de Grandson dans le Pays de Vaud, vassaux des comtes de Savoie.

 

.Giacomo Ottone Colonna, évêque de Toul de 1308 à 1309

 

.Jean d'Arzillières, évêque de Toul de 1309 à 1320

 

.Amédée de Genève, évêque de Toul de 1320 à 1330

Fils d’Amédée II de Genève,  comte de Genève.

 

.Thomas de Bourlémont, évêque de Toul de 1330 à 1353

De la famille de Bourlémont, vassale du comte de Champagne,  du nom du château situé dans le duché de Lorraine  sur un promontoire  au-dessus du confluent de la Meuse et de la Saônelle, dominant  le val de Meuse qui descend vers le nord ainsi que le village de Frebécourt à cinq kilomètres au nord de Neufchâteau.                                                     

 

.Bertrand de la Tour d'Auvergne, évêque de Toul de 1353 à 1361                                                             

 

.Pierre de La Barrière, évêque de Toul de 1361 à 1363                                                          

.Jean de Heu, évêque de Toul de 1363 à 1372

La famille de Heu est une importante famille du Moyen Age qui, en Pays messin,  possédait de nombreuses seigneuries, particulièrement dans le Haut Chemin :

 

Ennery, Malroy, Crespy, Pelte, Xieule, Montigny, Flévy, Vry, Gravelotte, Grimont, Montoy, Coincy, Goin, Retonféy, Blétange, Mercy, Antilly, Mont, Mancourt, Seuxy, Gray, Abbeville, Buy, Vandlainville, Rurange, Ollexey, Beurtoncourt, Rognac, Beaufort et plusieurs autres terres. À la branche messine de la maison de Heu exercera douze fois la charge de maître-échevin de la ville de Metz de 1302 à 1550.

La famille de Heu est dès le XIII° siècle l'une des plus puissantes de la ville de Metz. Elle réside à l'hôtel de Heu à Metz. Sous le règne de Jean Heu, fiers de leur appartenance à une ville d'empire, les bourgeois toulois laissent tomber en 1367  en quenouille le pacte royal signé en 1300 avec le roi Philippe le Bel.

 

.Jean de Neufchâtel, évêque de Toul de 1373 à 1384

Fils du baron Thiébaud V de Neuchâtel-Bourgogne. La famille de Neuchâtel-Bourgogne est originaire de Neuchâtel-Urtière en Franche-Comté.

 

.Savin de Florence, évêque de Toul de 1384 à 1398

 

.Philippe de Ville-sur-Illon, évêque de Toul de 1399 à 1409

Issu de la famille des seigneurs de Ville sur Illon, village des Vosges.

 

.Henri de Ville-sur-Illon, évêque de Toul de 1409 à 1436

 

.Louis de Haraucourt, évêque de Toul de 1437 à 1449

Fils de Jean de Haraucourt, régent du duché de Lorraine pendant la minorité de Charles II de Lorraine, et d'Isabelle de Lenoncourt

En 1445, l'influence française revient inopinément. Le roi Charles VII réclame pour son trésor les arriérés de l'accord de protection signé sous Philippe le Bel, soit 2000 livres de rente annuelle. Les bourgeois piqués dans leur honneur refusent. Le protecteur se mue en agresseur, les troupes royales brûlent les faubourgs de Toul. La diplomatie reprend ses droits, et, après une tergiversation de deux années, une compensation accorde les partis : Toul et ses élites acceptent à nouveau l'influence française.

 

.Guillaume Fillâtre, évêque de Toul de 1449 à 1460

 

.Jean Chevrot, évêque de Toul en 1460

 

.Antoine Ier de Neufchâtel, évêque de Toul de 1461 à 1495

Le 18 novembre 1461, en rendant hommage à Dagobert ainsi qu'à Charlemagne, Louis XI confirme par lettres patentes sa protection royale pour l'église de Toul.

 

.Olry de Blâmont, évêque de Toul de 1495 à 1506

 En 1499, il lègue le comté de Blamont au duc de Lorraine.

 

.Hugues des Hazards, évêque de Toul de 1506 à 1517

Le cardinal Raymond de Barailles et Hugues des Hazards avaient été élus successivement coadjuteurs de l'évêque de Toul, du vivant d'Olry de Blamont, et l'étaient encore l'un et l'autre à l'époque de sa mort. Ces élections n'embarrassèrent pas peu le Chapitre, lorsqu'il fallut opter entre les deux coadjuteurs. Elles avaient été faites à l'instigation du duc de Lorraine René, qui protégeait Raymond, dans le temps où il voulait donner au prince Jean, son fils, âgé de 4 ans, la coadjutorerie de Metz, dont ce prélat était en possession; mais il avait abandonné plus tard ce même prélat, pour favoriser Hugues des Hazards, qui lui paraissait plus dévoué à ses intérêts. Après la mort d'Olry de Blamont, le Cardinal envoie Angelo de Rimini, son secrétaire, pour prendre possession de l'Évêché, et le munit d'un bref du Pape, qui fait défense aux chanoines et aux bourgeois de s'y opposer sous peine de censures. René fait arrêter et jeter en prison Angelo de Rimini, sous prétexte qu'il a fait publier en Lorraine un bref subreptice, aussi faux et aussi nul que les bulles du Cardinal, son maître.  De là, nouveau bref du Pape, qui confirme le premier et qui réitère l'injonction de s'y soumettre. La mort du Cardinal vient heureusement mettre un terme à ces malheureuses dissensions, et permet au Chapitre d'élire évêque de Toul Hugues des Hazards, élection que le Pape ratifie dès lors sans difficulté.

Hugues est employé par le duc René de Lorraine, en qualité de négociateur auprès de l'empereur Maximilien et du roi Charles VIII, au sujet du comté de Provence, et il s'acquitte de cette mission au grand contentement du duc.

 

.Jean VI de Lorraine, évêque de  Toul de 1517 à 1524

Fils de René II, duc de Lorraine et de Bar et de Philippe de Gueldre ; proche du roi François Ier.

 

.Hector d'Ailly-Rochefot, évêque de Toul de 1526 à 1532

 

.Jean VI de Lorraine, évêque de Toul de 1532 à 1537

 

.Antoine II Pellagrin, évêque de Toul de 1537 à 1542

 

.Jean VI de Lorraine, (1498 -1550), évêque de Toul de 1542 à 1543

Il est le dernier évêque avant l’annexion de fait du territoire de l’évêché au royaume de France.                                                        

 

.Toussaint de Hossey, évêque de Toul de 1543 à 1565

Sous son règne, Toul est occupée par l'armée française d’Henri II en avril 1552. Le traité de Chambord entérine cette saisie de territoire lorrain, puisque les princes luthériens allemands laissent à leur allié, le roi de France, promu vicaire d'Empire, les villes impériales qui ne sont pas de langue germanique. La ville dont les édiles sont rassurés par la branche cadette de Lorraine, les princes de Guise, au service du roi de France n'offre d'ailleurs aucune résistance. Elle remet ses clefs au connétable de Montmorency.                                                         

Pendant les guerres de religion, Henri de Guise fait occuper Toul par la Ligue. Charles III capture les villes de Toul et Verdun, mais il doit les rendre en 1594. La cité ne redevient royale qu'après l'abjuration du roi navarrais, Henri IV. À la paix de Folembray en 1595, Henri IV conciliant nomme gouverneur de Toul et de Verdun, François de Vaudémont, le troisième fils de Charles III.

En 1602, Henri IV affermit sa ligne politique. Il transforme les villes protégés et contrôle avec attention les évêchés. Les évêques sont soumis au serment de fidélité, ils ne peuvent plus solliciter l'investiture impériale pour entrer en possession de leur temporel. Ils ne peuvent laisser leurs sujets porter leurs appels au tribunal impérial de Spire. L'obligation s'applique bientôt aux bourgeois des villes. L'idée d'un parlement à Metz germe en 1609, mais la régence de Marie de Médicis instaure une pose, voire un retrait de 1610 à 1624, dans les mutations juridiques et administratives royales.

 

En ses temps, les évêques de Toul, malgré la perte de leurs pouvoirs temporels, portent  toujours l'épée et la crosse : ils demeurent en titre et en fonction des princes du Saint-Empire. L'Empire envoie ses convocations et ses mandats aux diètes jusqu'en 1612.

Louis XIII et son ministre Richelieu reprennent avec vigueur un contrôle régalien. De 1631 à 1632, les temporels épiscopaux sont occupés. Le parlement de Metz créé en 1633 traite désormais les appels de la justice des évêques, mais aussi des tribunaux citains ou bourgeois.  Le sceau de la ville de Toul, symbole d'autonomie, est supprimé en 1633.

L'administration française s'installe dans la foulée. Le 16 août 1634, Louis XIII crée par ordonnance le bailliage de Toul. La gabelle est instaurée pour payer les gages des magistrats.

Par lettres patentes du 10 mai 1636, le parlement français de Lorraine, qui avait pour siège Metz, est transféré à Toul pour cause de mésentente avec le gouverneur de la place. L'entrée solennelle à Toul se fait le 16 avril 1637 ; le parlement exilé y séjourne 22 années au terme desquelles l'interminable querelle avec le gouverneur, qui a produit son exil, s'éteint. Ensuite à l'instar de l'intendance de Lorraine, le parlement réside à Metz. Toul conserve son présidial.

 

 


 

 

 

 

 


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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:39

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

H. Les Trois Evêchés / Dreibistum de  Toul/Tull, Metz, Verdun                              Villes Libres Impériales / Freien Reichstätte von  Tull, Metz, Verdun                                                                                                                                 terres d’empire de 962 à 1648

 

 

Othon 1er le germanique et son frère Brunon, évêque de Cologne, séparent en 962 la Lotharingie en deux duchés, celui de la Lorraine Haute, qui comprend les diocèses de Trèves,  Metz, Toul et Verdun, et celui de la Lorraine Basse (qui a conservé le nom de Lorraine). Situés dans le duché de Lorraine, comme ailleurs dans l’empire, ces quatre évêchés ont à leur tête des princes-évêques qui disposent non seulement du pouvoir spirituel mais du pouvoir temporel qui ne les soumet pas au pouvoir des ducs dont ils sont plus puissants.  

1.Evêché-comté de Toul /bistum -grafschaft Tull                                                                                                            Ville Libre Impériale / Frei Reichstadt von Tull                                                                                  
 terre d’empire de 962 à 1559      

Au IVème siècle, un siège épiscopal s’installe dans la ville. Toul est alors à la tête du plus vaste diocèse lorrain, s’étendant de la crête des Vosges au voisinage de la Vallée de la Marne. Saint Mansuy, premier évêque, décéda en 375.

Le premier événement marquant pour la ville lors de l’époque Carolingienne se situe en 925. Englobée dans le royaume de Lotharingie, Toul est alors rattachée à l’Allemagne. Son histoire se déroule ensuite dans le cadre de l’empire restauré par Otton Ier en 962. Dès le XIème siècle, les évêques de Toul exercent les droits comtaux dans la ville et leur évêché. Toul est alors la ville la plus vulnérable aux entreprises de conquêtes venues de l’ouest.

Les évêques, de 927 à 1261, nomment les comtes de Toul, puis le comté leur appartient, formant ainsi une enclave dans les états du Duc de Lorraine, et ne relevant que de l’empereur de l’Empire Germanique. Leur domaine spirituel s’étend sur un des plus vastes diocèses de la chrétienté. Il y a de nombreux conflits entre évêques et bourgeois au XIIIième siècle et, en 1366, l’empereur  Charles VI confirme les droits de la ville contre les Evêques.           

Les rois de France s’intéressent à Toul dès le début du XIIIème siècle. Avec le rattachement à la couronne du comté de Champagne, Philippe le Bel impose sa garde à la ville et à l’évêché, profitant des rivalités entre l’évêque et les bourgeois, qui s’étaient progressivement émancipés du pouvoir épiscopal.

 

 

 

 

       

 

.Gérard, évêque de Toul, de  963 à  994     

Contemporain de l’empereur Othon Ier le Grand ; sacré le 19 mars 963 à Trèves. C’est son frère Ancelin qui est comte de Toul de 992 à 1019.

Canonisé en 1051 par Léon IX, l'un de ses successeurs à Toul avant de coiffer la tiare.                                                      

 

.Étienne de Lunéville, évêque de Toul de 994 à 995, ancien comte de Lunéville

  

.Robert, évêque de Toul de 995 à 996

 

.Berthold, évêque de Toul de 996 à 1019

 

.Hermann, évêque de Toul de 1020 à 1026

 

.Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg (Dabo) (1002-1054), évêque de Metz de  1027 à 1049, couronné pape le 12 février 1049 sous le nom de Léon IX.

Son père, Hugues IV, est de la famille des comtes du Nordgau, seigneurs d'Eguisheim. Bruno est un membre de la très haute aristocratie : sa famille se rattache par sa mère, Heiwige, fille du comte de Dabo, aux Carolingiens de Francie occidentale et par son père aux rois de Germanie. Il est le cousin des empereurs Conrad II le Salique et Henri III.

Confié à l’évêque Berthold de Toul pour être éduqué à l'école. Il entre jeune dans le chapitre de la cathédrale. Après le décès de son tuteur, il est appelé à la cour de son cousin Conrad II le Salique  qui soutient la réforme monastique.

À la mort de l'évêque Hermann de Toul, Bruno est proposé comme successeur par le clergé avec le soutien de Conrad II et le 9 septembre 1027, il est consacré par l’archevêque de Trèves.

C'est en 1048 qu'il remarque Hildebrand et attache à sa personne le futur Grégoire VII. Fidèle à l'empereur celui-ci va plaider sa cause devant Robert le Pieux pour la succession du royaume de Bourgogne, où Conrad II, qui a hérité de Rodolphe III mort sans enfants, est contesté par Eudes de Champagne.

                                                                                                                                                                                  

.Odo, évêque de Toul de 1052 à 1069                                                        

 

.Pibon, évêque de Toul de 1070 à 1107                                                                        

 

.Richwin de Commercy, évêque de Toul de 1108 à 1126

Fils de Ricuin, seigneur de Commercy et de Leucarde d’Apremont.

Après sa nomination, son père lui fait don d'une grande partie de ses biens : la moitié du château de Commercy et de ses dépendances, la moitié de la rivière et des villages composant le domaine seigneurial (Meligny, Vaux, Saulx, Lérouville, Pont, Chonville, Fontoy, Morville, Tantonville, Maceronville et Gironville.

 

.Henri Ier de Lorraine ( ?-1165),  évêque de Toul de 1126 à 1165 

Fils de Thierry II, duc de Lorraine et de Gertrude de Flandre ; frère cadet de Simon 1er duc de Lorraine (1115-1139) et de Thierry d'Alsace, comte de Flandre (1127-1168).

En septembre 1127, il assiste à la diète convoquée à Spire par l'empereur Lothaire II. En 1141, il accompagne l'empereur Conrad III lors d'un voyage en Lorraine. Avant son départ à la deuxième croisade  en 1147, il demande au pape Eugène III de protéger le temporel de son diocèse de Toul durant son absence.

 

.Pierre de Brixey ( ?- 1192)  évêque de Toul de 1167 à 1192,

Fils de Pierre de Brixey et de Mathilde de Rinel.

Choisi en 1167 pour succéder à l’évêque Henri de Lorraine, mort deux ans auparavant, il obtient en 1168 de l’empereur le droit de battre monnaie à Toul[].  Il met fin à la guerre qui sévit entre le comte de Toul  Frédéric IV de Dampierre et les chanoines et fait reconstruire la forteresse de Liverdun, détruite par ce conflit. En 1186, à la mort sans postérité de Frédéric IV de Dampierre, comte de Toul, il confie le comté à Mathieu de Lorraine, fils cadet du duc Mathieu Ier et de Judith de Hohenstaufen ; Mathieu est également seigneur de Fontenoy, de Charmes, de Mirecourt, de Coussey et de Bleurville ; il a pour épouse Béatrice de Dampierre, fille de Renard, comte de Dampierre en Astenois (petit-fils de Renard III comte de Toul par son père Henri. En 1187, deux candidats s’affrontent pour le siège de l’archevêché de Trêves : Folmar, soutenu par le pape, et Rodolphe, soutenu par l’empereur.  Pierre de Brixey prend parti pour Rodolphe et est excommunié par Folmar. Il se rend alors à Rome et y assiste aux obsèques d’Urbain III. Grégoire VIII, son successeur, déclare l’excommunication nulle.                                                       

Dans les années qui suivent, Mathieu Ier, duc de Lorraine tente de faire attribuer à son fils Thierry le comté de Toul, dont les revenus sont importants. Pierre de Brixey en appelle au pape Alexandre III, mais ce dernier, alors en lutte contre l’empereur Frédéric Barberousse ne peut pas intervenir.

Il rentre ensuite dans son diocèse, met ses affaires en ordre et part en pèlerinage en Terre Sainte en 1189. Il meurt à Jérusalem en 1192.

 

.Eudes de Lorraine ( ?- 1198),  évêque de Toul de 1192 à 1198.

Fils d'Hugues Ier, comte de Vaudémont, et d'Aigeline de Bourgogne.

 

.Mathieu de Lorraine (1170- 1217), évêque de Toul de 1198 à 1206.

Fils de Ferry Ier, seigneur de Bitche, puis duc de Lorraine.

Il dissipe rapidement les biens de son diocèse et il est déposé en 1206 sur la demande des chanoines. Il se retire à Saint-Dié et utilise les revenus de sa charge pour mener une vie scandaleuse avec sa fille, née d'une liaison avec une religieuse de l'abbaye d'Épinal. Il entretient également une troupe de brigands, jusqu'à ce que son frère Ferry II, excédé, le chasse du duché et fasse raser sa demeure. Il erre alors en Alsace avec ses compagnons de brigandage.                                                                                                                 

 

.Reinald de Chantilly, évêque de Toul de 1206 à 1217.

Le comte de Toul  Mathieu meurt en 1208 et c’est son fils  Frédéric V de Lorraine marié à Agnès de Ferrette qui lui succède comme comte de Toul.

En 1217, Reinald de Chantilly se rend dans les Vosges. Mathieu le surprend dans une embuscade et le tue. Son neveu le duc Thiébaud Ier de Lorraine part alors  à  la recherche  de Mathieu, le retrouve et le tue d'un coup de lance le 3 avril (ou le 10) 1217.                                                      

 

.Gérard de Lorraine ( ?- 1219)   évêque de Toul de 1218 à 1219.

Fils de Gérard II, comte de Vaudémont, et de Gertrude de Joinville.

 

.Eudes II de Sorcy, évêque de Toul de 1219 à 1228

Issu de la famille des seigneurs de Sorcy en Lorraine.

 

.Garin, évêque de Toul de 1228 à 1230

 

.Roger de Mercy, évêque de Toul de 1231 à 1251

Issu de la famille de Mercy dont la puissance connait son apogée au cours du Moyen Âge dans la région couvrant désormais le sud de la Belgique, la Lorraine et le Luxembourg qui tire son nom du château de Mercy, construit au X°siècle sur le ban de la commune de Joppécourt en Lorraine.

Cette maison a déjà donné un évêque en la personne d’Albert de Mercy, évêque de Verdun de 1156 à 1162.

Sous le règne de Roger de Mercy, Frédéric V de Lorraine meurt en 1250 et c’est son fils Eudes de Lorraine qui lui succède comme comte de Toul.

 

.Gilles de Sorcy, évêque de Toul de 1253 à 1271

De la même famille qu’Eudes II.

 

En 1261, le comte Eudes de Lorraine vend le comté de Toul à son cousin Ferry III, duc de Lorraine, mais Gilles de Sorcy, en tant que suzerain, retire le comté de Toul à Ferry III et le rattache au domaine ecclésiastique.

 

Une lutte de l'évêque autoritaire contre la bourgeoisie s'emballe à propos des impôts du mois des versaines (avril). Une révolte populaire imprévue éclate, chassant l'évêque et sa suite, comme les meneurs bourgeois effrayés. Piteusement réfugié à Nancy,  Gilles de Sorcy est obligé de reprendre son comté de Toul, les armes à la main avec le duc de Bar et le duc de Lorraine, Ferry III. Un accord est conclu au terme de sa reprise en main : les bourgeois doivent par tête s'acquitter des 16 livres monnaie de Toul. Mais l'évêque s'engage à payer son avènement à la milice et aux pauvres, soit quatre mesures de vin, 800 livres de pain, un bœuf entier bouilli avec panais.

 

.Conrad Probus, évêque de Toul de 1272 à 1296

A la mort de Gilles de Sorcy, deux prétendants à sa succession Gautier de Beauffremont et Jean de Lorraine se livrent à un combat acharné. C’est le second qui l’emporte. Revanchard  Gautier de Bauffremont met le siège devant les chateaux épiscopaux  de Liverdun, Brixey et Maizières. Le pape consulté prend l'initiative de nommer un moine franciscain, Conrad Probut. L’évêque doit faire appel au duc de Lorraine Ferry pour recouvrer ses biens.

 

.Jean de Sierck, évêque de Toul de 1296 à 1305

Les origines de la famille de Sierck sont incertaines. D'aucuns la prétendent issue de celle d'Ardenne. Quoiqu'il en soit, elle apparait au Xe siècle avec le nom d’une localité bâtie sur la partie convexe d'un méandre de la Moselle à son confluent avec le ruisseau de Montenach face à la colline du Stromberg, aux portes du Luxembourg et de l'Allemagne.

On situe la construction au Xe ou Xle siècle d'un château-fort qui semble avoir précédé la ville. A cette époque, Sierck qui dépendait des archevêques de Trèves devient possession du duc de Lorraine Gérard d'Alsace (1048-1070).

En 1300, les bourgeois toulois, soucieux d'indépendance, concluent un accord avec Philippe le Bel, suzerain de Champagne. Ce roi de France donne sa protection contre un service militaire de deux jours par ans et des redevances annuelles.

 

.Vito Venosa, évêque de Toul de 1305 à 1306

 

.Eudes III de Granson, évêque de Toul de 1306 à 1308

De la famille des seigneurs de Grandson dans le Pays de Vaud, vassaux des comtes de Savoie.

 

.Giacomo Ottone Colonna, évêque de Toul de 1308 à 1309

 

.Jean d'Arzillières, évêque de Toul de 1309 à 1320

 

.Amédée de Genève, évêque de Toul de 1320 à 1330

Fils d’Amédée II de Genève,  comte de Genève.

 

.Thomas de Bourlémont, évêque de Toul de 1330 à 1353

De la famille de Bourlémont, vassale du comte de Champagne,  du nom du château situé dans le duché de Lorraine  sur un promontoire  au-dessus du confluent de la Meuse et de la Saônelle, dominant  le val de Meuse qui descend vers le nord ainsi que le village de Frebécourt à cinq kilomètres au nord de Neufchâteau.                                                     

 

.Bertrand de la Tour d'Auvergne, évêque de Toul de 1353 à 1361

 

                                                            

.Pierre de La Barrière, évêque de Toul de 1361 à 1363

                                                           

.Jean de Heu, évêque de Toul de 1363 à 1372

La famille de Heu est une importante famille du Moyen Age qui, en Pays messin,  possédait de nombreuses seigneuries, particulièrement dans le Haut Chemin :

 

Ennery, Malroy, Crespy, Pelte, Xieule, Montigny, Flévy, Vry, Gravelotte, Grimont, Montoy, Coincy, Goin, Retonféy, Blétange, Mercy, Antilly, Mont, Mancourt, Seuxy, Gray, Abbeville, Buy, Vandlainville, Rurange, Ollexey, Beurtoncourt, Rognac, Beaufort et plusieurs autres terres. À la branche messine de la maison de Heu exercera douze fois la charge de maître-échevin de la ville de Metz de 1302 à 1550.

La famille de Heu est dès le XIII° siècle l'une des plus puissantes de la ville de Metz. Elle réside à l'hôtel de Heu à Metz. Sous le règne de Jean Heu, fiers de leur appartenance à une ville d'empire, les bourgeois toulois laissent tomber en 1367  en quenouille le pacte royal signé en 1300 avec le roi Philippe le Bel.

 

.Jean de Neufchâtel, évêque de Toul de 1373 à 1384

Fils du baron Thiébaud V de Neuchâtel-Bourgogne. La famille de Neuchâtel-Bourgogne est originaire de Neuchâtel-Urtière en Franche-Comté.

 

.Savin de Florence, évêque de Toul de 1384 à 1398

 

.Philippe de Ville-sur-Illon, évêque de Toul de 1399 à 1409

Issu de la famille des seigneurs de Ville sur Illon, village des Vosges.

 

.Henri de Ville-sur-Illon, évêque de Toul de 1409 à 1436

 

.Louis de Haraucourt, évêque de Toul de 1437 à 1449

Fils de Jean de Haraucourt, régent du duché de Lorraine pendant la minorité de Charles II de Lorraine, et d'Isabelle de Lenoncourt

En 1445, l'influence française revient inopinément. Le roi Charles VII réclame pour son trésor les arriérés de l'accord de protection signé sous Philippe le Bel, soit 2000 livres de rente annuelle. Les bourgeois piqués dans leur honneur refusent. Le protecteur se mue en agresseur, les troupes royales brûlent les faubourgs de Toul. La diplomatie reprend ses droits, et, après une tergiversation de deux années, une compensation accorde les partis : Toul et ses élites acceptent à nouveau l'influence française.

  

.Guillaume Fillâtre, évêque de Toul de 1449 à 1460

 

.Jean Chevrot, évêque de Toul en 1460

 

.Antoine Ier de Neufchâtel, évêque de Toul de 1461 à 1495

Le 18 novembre 1461, en rendant hommage à Dagobert ainsi qu'à Charlemagne, Louis XI confirme par lettres patentes sa protection royale pour l'église de Toul.

 

.Olry de Blâmont, évêque de Toul de 1495 à 1506

 En 1499, il lègue le comté de Blamont au duc de Lorraine.

 

.Hugues des Hazards, évêque de Toul de 1506 à 1517

Le cardinal Raymond de Barailles et Hugues des Hazards avaient été élus successivement coadjuteurs de l'évêque de Toul, du vivant d'Olry de Blamont, et l'étaient encore l'un et l'autre à l'époque de sa mort. Ces élections n'embarrassèrent pas peu le Chapitre, lorsqu'il fallut opter entre les deux coadjuteurs. Elles avaient été faites à l'instigation du duc de Lorraine René, qui protégeait Raymond, dans le temps où il voulait donner au prince Jean, son fils, âgé de 4 ans, la coadjutorerie de Metz, dont ce prélat était en possession; mais il avait abandonné plus tard ce même prélat, pour favoriser Hugues des Hazards, qui lui paraissait plus dévoué à ses intérêts. Après la mort d'Olry de Blamont, le Cardinal envoie Angelo de Rimini, son secrétaire, pour prendre possession de l'Évêché, et le munit d'un bref du Pape, qui fait défense aux chanoines et aux bourgeois de s'y opposer sous peine de censures. René fait arrêter et jeter en prison Angelo de Rimini, sous prétexte qu'il a fait publier en Lorraine un bref subreptice, aussi faux et aussi nul que les bulles du Cardinal, son maître.  De là, nouveau bref du Pape, qui confirme le premier et qui réitère l'injonction de s'y soumettre. La mort du Cardinal vient heureusement mettre un terme à ces malheureuses dissensions, et permet au Chapitre d'élire évêque de Toul Hugues des Hazards, élection que le Pape ratifie dès lors sans difficulté.

Hugues est employé par le duc René de Lorraine, en qualité de négociateur auprès de l'empereur Maximilien et du roi Charles VIII, au sujet du comté de Provence, et il s'acquitte de cette mission au grand contentement du duc.

  

.Jean VI de Lorraine, évêque de  Toul de 1517 à 1524

Fils de René II, duc de Lorraine et de Bar et de Philippe de Gueldre ; proche du roi François Ier.

 

.Hector d'Ailly-Rochefot, évêque de Toul de 1526 à 1532

 

.Jean VI de Lorraine, évêque de Toul de 1532 à 1537

 

.Antoine II Pellagrin, évêque de Toul de 1537 à 1542

 

.Jean VI de Lorraine, (1498 -1550), évêque de Toul de 1542 à 1543

Il est le dernier évêque avant l’annexion de fait du territoire de l’évêché au royaume de France.                                                        

 

.Toussaint de Hossey, évêque de Toul de 1543 à 1565

Sous son règne, Toul est occupée par l'armée française d’Henri II en avril 1552. Le traité de Chambord entérine cette saisie de territoire lorrain, puisque les princes luthériens allemands laissent à leur allié, le roi de France, promu vicaire d'Empire, les villes impériales qui ne sont pas de langue germanique. La ville dont les édiles sont rassurés par la branche cadette de Lorraine, les princes de Guise, au service du roi de France n'offre d'ailleurs aucune résistance. Elle remet ses clefs au connétable de Montmorency.                                                        

Pendant les guerres de religion, Henri de Guise fait occuper Toul par la Ligue. Charles III capture les villes de Toul et Verdun, mais il doit les rendre en 1594. La cité ne redevient royale qu'après l'abjuration du roi navarrais, Henri IV. À la paix de Folembray en 1595, Henri IV conciliant nomme gouverneur de Toul et de Verdun, François de Vaudémont, le troisième fils de Charles III.

En 1602, Henri IV affermit sa ligne politique. Il transforme les villes protégés et contrôle avec attention les évêchés. Les évêques sont soumis au serment de fidélité, ils ne peuvent plus solliciter l'investiture impériale pour entrer en possession de leur temporel. Ils ne peuvent laisser leurs sujets porter leurs appels au tribunal impérial de Spire. L'obligation s'applique bientôt aux bourgeois des villes. L'idée d'un parlement à Metz germe en 1609, mais la régence de Marie de Médicis instaure une pose, voire un retrait de 1610 à 1624, dans les mutations juridiques et administratives royales.

 

 

En ses temps, les évêques de Toul, malgré la perte de leurs pouvoirs temporels, portent  toujours l'épée et la crosse : ils demeurent en titre et en fonction des princes du Saint-Empire. L'Empire envoie ses convocations et ses mandats aux diètes jusqu'en 1612.

Louis XIII et son ministre Richelieu reprennent avec vigueur un contrôle régalien. De 1631 à 1632, les temporels épiscopaux sont occupés. Le parlement de Metz créé en 1633 traite désormais les appels de la justice des évêques, mais aussi des tribunaux citains ou bourgeois.  Le sceau de la ville de Toul, symbole d'autonomie, est supprimé en 1633.

L'administration française s'installe dans la foulée. Le 16 août 1634, Louis XIII crée par ordonnance le bailliage de Toul. La gabelle est instaurée pour payer les gages des magistrats.

Par lettres patentes du 10 mai 1636, le parlement français de Lorraine, qui avait pour siège Metz, est transféré à Toul pour cause de mésentente avec le gouverneur de la place. L'entrée solennelle à Toul se fait le 16 avril 1637 ; le parlement exilé y séjourne 22 années au terme desquelles l'interminable querelle avec le gouverneur, qui a produit son exil, s'éteint. Ensuite à l'instar de l'intendance de Lorraine, le parlement réside à Metz. Toul conserve son présidial.

 

 

 


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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:18

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

I. Seigneurie /Baronie de Bauffremont

 

Le château de Beaufremont est situé au milieu des terres du comte de Bar[, citadelle féodale, située entre Neufchâteau et Domrémy d'une part, Contrexéville et Vittel d'autre part,  élevée en un lieu stratégique  sur une imposante colline dominant le pays entre Meuse et Moselle. Cette seigneurie est un fief héréditaire relevant directement du Saint-Empire romain germanique  entre Barrois, Lorraine et Bourgogne  qui, dès le XII° siècle, porte le titre de baronnie.

 

La famille de Bauffremont, qui compte quatre  chevaliers de la Toison d'or, est une ancienne et illustre famille noble originaire de Haute-Lorraine.

 

Maison de Bauffremont

 

.Odon (1035-1092)  seigneur  de Bauffremont,

 

.Hugues I (1060-1106) baron de Bauffremont de 1092 à 1106, comte palatin,

 

.Liébaut I (1085-1140), baron de Bauffremont de  1106  à 1140

Fils du précédent. Il épouse Jeanne d'Apremont, fille de Guy, née en 1090.

 

.Liébaut II (1110- 1165), baron de Bauffremont de  1140   à 1165

Fils du précédent. Epoux de Pétronille de Dagsbourg.

Ses droits comme baron sont confirmés par un diplôme de l'empereur Frédéric Barberousse  du 14 novembre 1157.

 

.Hugues II (1140-1190), baron de Bauffremont  de  1165   à 1190

Fils du précédent. Il épouse  Hadwide de Brixey Bourlémont, née en 1150 et décédée en 1190.

 

.Liébaut III (1175- 1230), baron de Bauffremont de  1190 à 1230

Fils des précédents.Il épouse en première noce Hadvige de Vaudémont, fille de Gérard II de Vaudémont puis en seconde noce Isabelle de Reynel.

Liébaud III jouit de droits régaliens confirmés par chartes des empereurs Henri II, Frédéric Barberousse, etc. 

 

.Pierre de Bauffremont (1202-1255), baron de Bauffremont de   1230 à 1255,

Sa veuve Agnès de Vergy  dirige ensuite la seigneurie, en attendant que l’aîné Liébaud IV ait atteint l’âge d’en prendre possession.

 

.Liébaud IV (v.1235-1302), baron de Bauffremont de 1255 à 1302, maréchal de Bourgogne

 

.Vautier (v.1265-1335), baron de Bauffremont de  1302  à 1335

 

.Liébaut V (v.1300-1378), baron de Bauffremont de 1335 à 1378

Fils du précédent.

 

.Philibert (v.1340-1415),  baron de Bauffremont de 1378   à 1415, Chambellan de Bourgogne.

Fils du précédent.

 

Maison de Valangin

 

.Guillaume II de Neuchâtel-Valangin ( ?-1427), comte d'Aarberg et seigneur de Valangin, baron de Bauffremont de 1415 à 1427

Il épouse en 1407 Jeanne (1380 - 1436), fille de Philibert de Beauffremont.

La seigneurie de Bauffremont passe dans la maison de Valangin, issue de celle de Neuchâtel.

 

.Jean III (v. 1410 - 1497) seigneur de Valangin et d'Aarberg, baron de Bauffremont.

Pendant longtemps Jean III  ne peut entrer en possession de Bauffremont que le comte de Vaudémont, neveu de Pierre de Bauffremont dernier du nom, lui dispute. Il faut une ordonnance de Charles VIII pour que le 16 avril 1486 Jean III soit dédommagé de son préjudice.

 

.Claude de Neuchâtel-Valangin, (1447 - 1517/18), seigneur de Valangin et baron de Bauffremont après le décès de son frère Guillaume,

Une des branches de la maison de Bauffremont fera l’acquisition du marquisat de Marnay après le rattachement du comté de Bourgogne au royaume de France en 1678.

                                                         

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:14

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

H. Marquisat-Principauté de Nomeny/ Markgrafschaft- Reichsmarkgrafschaft von Nomeny,                                                                                                                           terre d’empire de 962 à 1766

Nomeny est située à mi-chemin de Nancy et de Metz, sur la Seille, un affluent de la Moselle. Une forteresse y est construite vers la fin du XIe siècle. Un château est construit dans sa cour à partir de 1366 pour les évêques de Metz. Nomeny appartiendra aux évêques de Metz jusqu'en 1548.  

 

.Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémont, duc de Mercœur, marquis de Nomeny

En 1548, le cardinal de Metz, Jean de Lorraine (1498-1550) vend Nomeny et le ban de Delme à son neveu Nicolas de Lorraine. Celui-ci, comte de Vaudémont, duc de Mercoeur, devient ainsi marquis de Nomeny, exerce alors la régence des Duchés de Lorraine et de Bar en attendant la majorité de son neveu Charles III.

Nicolas a deux enfants :

-Louise, qui deviendra reine de France par son mariage avec Henri III en 1575.  -Philippe-Emmanuel, duc de Mercoeur et de Penthièvre, pair de France, gouverneur de Bretagne, marquis de Nomeny (qui compte dans sa descendance Louis XV, roi de France, les rois d'Espagne et une reine de Portugal).

 

.Philippe-Emmanuel, duc de Mercoeur et de Penthièvre, pair de France, gouverneur de Bretagne, marquis de Nomeny

.Françoise de Lorraine (1592-1669), duchesse de Mercœur, marquise de Nomeny  de ?   à 1612, baronne d'Ancenis, et duchesse de Penthièvre.

Fille de Philippe-Emmanuel ; belle-sœur d’Anne d'Autriche.

Elle vend le marquisat de Nomeny à son cousin le duc Henri II de Lorraine en 1612.

 

.Henri II  (1563- 1624),  marquis de Pont-à-Mousson, marquis de Nomeny puis duc de Lorraine et de Bar de 1608 à 1624.

Fils aîné du duc Charles III et de Claude de France.

 

Au cours de la guerre de Trente Ans, Richelieu puis Louis XIV ordonnent la destruction des fortifications et du château de Nomeny.

 

.Nicolas François de Lorraine (1609-1670), cardinal-évêque de Toul  de 1624 à 1634 

Fils de François II de Lorraine, comte de Vaudémont et de Christine de Salm ; frère du duc de Lorraine et de Bar Charles IV.

 

En 1667, le marquisat de Nomeny, qui dépend à l'époque comme la Lorraine du Saint-Empire est élevé au rang de principauté d'Empire (Reichsmarkgrafschaft) assorti du droit de siéger aux Diètes, au profit du prince Nicolas François de Lorraine, frère du duc régnant. À partir de 1736, Nomeny comme le reste du duché de Lorraine passe sous domination française ; le marquisat est pourtant conservé à titre honorifique par la famille de Habsbourg-Lorraine (Markgrafschaft Nomeny), assorti d'un rang princier et du droit de siéger aux Diètes de l'Empire.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 15:57

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

 

G. Comté-Duché de Bar / Grafschaft-Herzogtum Bar,                                           

terre d’empire de 962 à 1301  (Barrois mouvant sans Clermont en Argonne) terre d’empire de 962 à 1659 (Clermond en Argonne) terre d’empire de 962  à 1776 (Barrois non mouvant)

 

 

1. Comté de Bassigny jusqu’en 1190 puis seigneurie, baillage du comté de Bar

Terre d’empire de 962 à 1659

 

Lors du traité de Verdun, en 843, Lothaire Ier reçoit dans sa part, le Bolenois, le Bassigny et le Barrois de l’Aube. Suite à la création du duché de Bourgogne, après 880, avec à sa tête le duc Richard le Justicier, le comté y est annexé.

 

.Roger II de Laon ( ?- 942),  comte de Laon de 926 à 931, comte de Douai de 931 à 941 puis comte de Bassigny-Bolenois de 941 à 942

 

.Hugues IV de Bassigny ( ?-961), comte de Bassigny-Bolenois de 942 à 961

Fils du précédent.

 

.Richard (?-?), comte de Bassigny de 961 à ?

Probablement  frère de Lambert de Bassigny ou de Clefmont, évêque de Langres.

 

.Roger ( ?-1005) comte de Bassigny de ? à 1005.

Au XI siècle, le comté de Bassigny éclate, la plus grande part se met à relever du comté de Champagne à l'exception d'une partie du Bassigny barrois situé à l'est de la Meuse devenu  bailliage de Bassigny  partie du comté de Bar comprenant  six châtellenies ou prévôtés : Gondrecourt, La Mothe, Bourmont, La Marche, Conflans et Châtillon, qui,à  partir de  1301,  relève du Barrois dit mouvant.

 

2. Baillage de Bar le Duc

Au XIe siècle, Frédéric II, Duc de Bar, n’a pour héritiers que deux filles : Sophie et Béatrix. Béatrix, mariée à Boniface, marquis de Montferrat, est la mère de Mathilde, comtesse de Toscane, « la grande comtesse Mathilde ». Quant à Sophie, elle épouse  Louis de Montbelliard, comte de Mousson. C'est  à l'époque de Sophie (1033-1093) que  Bar le Duc se développe ; deux nouveaux quartiers sont mis en place lui permettant de devenir la capitale du comté puis duché de Bar.

 

3. Baronnie, baillage  de Saint Mihiel,                                                                                                                               terre d’empire de 962 à 1766

 

Saint-Mihiel tombe dans l’héritage de la comtesse Sophie de Bar en 1033. Celle-ci est mariée à Louis de Mousson. La Baronnie de Saint Mihiel est le siège du Barrois non mouvant pour lequel le roi de France ne réclame pas l’hommage du duc de Bar. Saint Mihiel reste possession du duché de Bar et de Lorraine jusqu’en 1766.

 

4. Comté, baillage  de Clermont en Argonne,                                                                 terre d’empire de 962 à 1659

 

À la mort de son père en 1105, Renaud Ier devient  comte de Bar et de Mousson en partage. L’évêque de Verdun lui confie également la même année le comté de Verdun dont dépend alors le baillage de Clermont en Argonne.

Pendant la Querelle des Investitures, il est partisan du pape et combat l’évêque de Verdun, partisan de l’empereur. En 1113, l’empereur Henri V intervient dans la lutte, prend d’assaut le château de Bar et fait prisonnier Renaud. Il n’est  libéré qu’après avoir juré fidélité et prêté hommage.

Il combat pour agrandir son domaine meusien en cherchant à récupérer l’héritage meusien de Godefroy le Bossu. Il obtient Stenay et Mouzay de l’évêque de Verdun en 1100, puis Briey vers 1130. En 1134, l’évêque de Verdun Adalbéron de Chiny lui retire le comté de Verdun mais en abandonnant ses droits sur le comté de Verdun, il reçoit Clermont-en-Argonne.

En 1419 a lieu la réunion des comtés de Bar et du duché de Lorraine qui fait passer le comté de Clermond sous la suzeraineté des comtes puis ducs de Bar et ducs de Lorraine. Mais les rois de France considèrent que le comté de Clermond en Argonne relevait non pas des évêques de Verdun mais du comté de Champagne  lequel a été réuni au royaume de France  de sorte que selon leurs juristes  le comté de Clermond fait partie du Barrois dit mouvant pour lequel le roi de France  revendiquent  l’hommage ce que contestent  les ducs de Bar et de Lorraine.

Mais par  le traité de Romilly de 1539, François Ier tout en maintenant la position des rois de France, accepte de suspendre  l’exercice de son droit à l’hommage pour cette terre. 

Le Comté est occupé par la France en 1632. La citadelle de Clermont en Argonne est assiégée en 1654 par l’armée de Louis XIV commandée par Clerville puis par Vauban. Le comté doit être cédé à Louis XIV  par le duc de Bar et de Lorraine Charles IV au traité des Pyrénées de 1659.

                                                                                                                 

5. Comtés de Briey et de Stenay (Briey, Stenay, Mouzay, Dun sur Meuse)terre d’empire de 962 à 1659


Briey est un carrefour routier conduisant vers Metz, Jarny, Longwy et Longuyon, Verdun, Thionville, le Luxembourg et les Ardennes (Sedan, Charleville-Mézières.) Stenay est une petite ville située sur la Meuse frontière de la Francie Occidentale et de la Francie Médiane.  Briey et Stenay sont des fiefs des évêques de Verdun.

 

.Mathilde de Toscane (vers 1046-1115), comtesse de Briey

Fille de Boniface III, marquis de Toscane et de Béatrice de Bar, fille de Frédéric II, duc de Haute-Lotharingie et de Mathilde de Souabe.

 

.Albert Ier de Briey, (vers 1030 - vers 1114), seigneur d’Apremont

Il se voit confier l'avouerie du comté de Briey par Mathilde de Toscane comtesse de  Briey (Dans le droit féodal, l'avoué est la personne chargée de la protection et de la représentation juridique d'une institution ecclésiastique, pour les affaires séculières de la vie quotidienne. C'est en général un seigneur qui met ses forces armées au service d'une institution ecclésiastique, généralement une abbaye, en échange d'une rémunération perçue sous forme d'impôt ou d'une partie des amendes. L'avoué dirige notamment les vassaux de l'institution. L'avouerie a été instituée à l'époque carolingienne, quand les grands domaines ecclésiastiques se sont formés. Les gens d'Église, ne pouvant ni porter les armes, ni rendre la justice civile, ont été obligés de sous-traiter la défense de leurs biens à des hommes d'armes. Par la suite, l'avouerie devient une charge qui se transmet et se négocie comme un fief héréditaire et a souvent fait l'objet de procès entre l'autorité religieuse s'estimant spoliée et le seigneur qui considère ce droit comme lui étant acquis définitivement. L'avoué joue un rôle plus important dans le Saint-Empire  que dans le royaume de France, où ses fonctions étaient souvent limitées à la protection des intérêts des établissements religieux).

Richer, son frère voit son élection d'évêque de Verdun confirmé par l'empereur Henri IV en 1089.    

 

.Renaud Ier le Borgne (1080 - 1149)  comte de Bar et seigneur de Mousson comte de Verdun de 1105 à 1134, comte de Briey de vers 1130 à 1149, comte de Clermond en Argonne de 1134 à 1149

En 1100, l’évêque de Verdun Richer l’investit du comté de Stenay. Puis à la mort de son père Thierry de Montbéliard auquel l’évêque de Verdun Richer avait déjà donné le comté de Verdun, Renaud en hérite avec le comté de Montbéliard. Enfin vers 1130, il obtient encore le comté de Briey de l’évêque de Verdun Urcion. Mais devenu trop puissant, il est en conflit permanent avec l’évêque ; l’évêque de Verdun Adalbéron de Chiny le contraint en 1134 à abandonner ses droits sur le comté de Verdun,  mais il reçoit Clermont-en-Argonne.

 

.Renaud II (vers 1122-1170) comte de Bar et seigneur de Mousson, comte de Stenay et Mousey, comte de  Briey, comte de Clermond en Argonne de 1149 à 1170

 

Fils du précédent. Il épouse  Agnès, fille du comte Thibaud II de Champagne ; et devient en 1160 le beau-frère du roi de France Louis VII lorsque celui-ci  épouse  Alix la sœur d’Agnès.

 

.Thiébault Ier / Theobald  I (1158-1214), comte de Briey et de Stenay, comte de Bar de 1190 à 1214

Fils cadet du comte Renault II de Bar. Veuf  en première noce de Lorette, fille de Gérard, comte de Loos, dont il a une fille, Agnès, qui devient l’épouse du duc de Lorraine, Ferry II en secondes  noces  d’Elisabeth de Bar sur Seine, dont il a un fils, qui devient le comte de Bar Henry II.

Les  comtés de Briey et de Stenay  vont connaitre avec le comté puis duché de Bar  d’abord  le sort que les rois de France réservent ensuite au duché de Lorraine.

En 1631, Louis XIII s’empare de Vic et Moyenvic en Lorraine. Le 6 janvier 1632, le duc de Lorraine Charles IV doit signer le traité de Vic  par lequel il abandonne la place forte de Marsal à la France. La Lorraine est envahie par la France et Stenay fait l’objet d’une première occupation par les troupes françaises. Le 26 juin  1632, Charles IV doit signer le traité de Liverdun  par lequel il doit céder cette fois la place de Stenay, Dun sur Meuse, Jametz et Clermont en Argonne.

 

 

Mais pendant  la Fronde, Stenay devient la capitale des Frondeurs, ce  qui aboutit au grand siège de 1654 par Louis XIV. La ville  passe alors  définitivement dans le giron de la France. Mazarin  obtient  lors de la négociation de la paix des Pyrénées la libération le 15 octobre 1659 du duc Charles IV de Lorraine ; mais le traité des Pyrénées signé le 7 novembre 1659 n’est pas  favorable à la Lorraine ; en effet  la France conserve le duché de Bar, avec le comté de Clermont en Argonne, les places de Dun sur Meuse, Stenay, Jametz, Moyenvic et Marsal ainsi que tous les villages situés le long d’une route stratégique reliant Verdun à l’Alsace.

 

6. Seigneurie de  Marville et  Arrancy,                                                                      terre d’empire de 962 à 1659

 

Thiébaut 1er de Bar(1160/1214) est aussi seigneur de Marville qui fait partie du comté de Chiny.

En 1214, à sa mort, son épouse la comtesse Ermesinde hérite du château et du territoire de Marville. Elle se remarie avec Waleran 1er de Limbourg, Marquis d’Arlon. Après sa mort en 1247, les héritiers d’Ermesinde se partagent successivement les biens des Comtes de Luxembourg et de Bar.

En 1270, Waleran III de Montjoie-Faulquemont, le petit-fils d’Ermesinde, endetté, est obligé de vendre Marville au Comté Thiébaut II de Bar et au Comte Henry V de Luxembourg,ce qui provoque une indivision pour quatre siècles Ainsi, Marville est administré conjointement entre le Duc de Bar et le Duc de Luxembourg jusqu’en 1659. Le Traité des Pyrénées rattache Marville au royaume de France ainsi que les autres territoires du comté de Chiny.

                                                            

7. Comté de  Longwy,                                                                                                   terre d’empire de 962 à 1718

 

Avec la division de la Lotharingie en 953, le baillage de Longwy  fait partie du comté de Bar qui relève du duché de Basse-Lorraine (Lorraine). En 1174, le comté de Longwy comporte les prévôtés de Marville et d’Arrancy. Il est vendu en 1292  au comte de Bar et fait alors partie du Barrois mouvant jusqu’en 1368 ou il est cédé en paiement d’une dette au duc de Luxembourg avant d’être restitué au duc de Bar en 1378. En 1480, à la mort de René Ier d'Anjou duc de Bar et veuf d’Isabelle de Lorraine, Longwy est réunie comme l’ensemble du duché de Bar au duché de Lorraine sous le sceptre du petit-fils du défunt, René II de Lorraine. 

Attaquée en 1648 par les Français, Longwy est occupée jusqu’en 1660 avant d’être rendue pour la dernière fois au duc de Lorraine Charles IV.  Ce XVII° siècle est donc un siècle terrible pour l’ensemble des territoires situés le long de la Meuse sur la frontière entre le royaume et l’empire, comté de Chiny et comté de Bar. Les campagnes sont dévastées, les châteaux ducaux de Clermont  en Argonne et de Saint Mihiel sont démantelés. Le comté d’Argonne  est annexé ainsi que Dun sur Meuse et Stenay qui vont former  le  Clermontois français.  Puis en 1659, Montmédy et Damvillers sont aussi annexés. Attaquée une nouvelle fois en 1670, la ville de Longwy est occupée par la France. Par le traité de Nimègue conclu le 19 aout 1678, elle est placée sous prévôté française. Elle devient définitivement française en 1718, en même temps que les autres places fortes: Sarrelouis, Sarrebourg et Phalsbourg. Mais ce n’est qu’en 1766, suivant le sort du duché de Lorraine que le territoire de Saint Mihiel et la principauté de Commercy deviennent française.

 

8. Seigneurie/ marquisat  de Pont à Mousson,                                                                 terre d’empire de 962 à 1766

                                                      

Au XII° et XIII°, les comtes de Bar, qui ne possèdent que peu de territoires autour de Mousson, se mettent rapidement, au cours du XIIIe siècle, en possession du pont sur la Moselle, rare point de passage  entre l’évêché de Toul,  Nancy (capitale des ducs de Lorraine) et l’évêché de Metz. Un début d'agglomération relativement modeste  se développe sur la rive droite. Le  comte Thiébaut II de Bar  fonde  le 20 avril 1261, la ville-neuve de Pont-à-Mousson. Pont-à-Mousson  prend alors une place majeure dans les possessions des comtes, puis ducs de Bar. Effectivement, la ville, qui s'entoure de remparts, devient l'une des principales places commerciales du Barrois. En mars 1354, l’empereur Charles IV érige la seigneurie de Pont-à-Mousson en  marquisat au profit de Robert Ier  de Bar  puis en 1372, la ville au rang de cité.

 

9. Seigneurie/ comté de Ligny

Au début du XIIe siècle, la Seigneurie de Ligny est dans la mouvance des comtes de Champagne mais en 1155, par le mariage de Renaud II, comte de Bar avec Agnès de Champagne, elle passe au comté de Bar.  En 1240, la seigneurie de Ligny est donnée en dot par Henri II, comte de Bar à sa fille Marguerite, mariée à Henri V le Blond, comte de Luxembourg.

 

 

Maison de Luxembourg

 

.Henri le Blond, comte de Luxembourg, seigneur de Ligny de 1240 à 1281

Epoux de Marguerite de Bar.

 

.Waléran Ier de Luxembourg, seigneur de Ligny de 1281 à 1288

Fils des précédents.  Fondateur de la Maison de Luxembourg.

 

.Waléran II de Luxembourg (1275 -1354), seigneur de Ligny de 1288 à 1354

Fils du précédent. Sous son régne la seigneurie de Ligny en Barrois se met à relever du Barrois mouvant.

 

.Jean Ier de Luxembourg (1300 -1364), seigneur de Ligny de 1354 à 1364

Fils du précédent.

En 1364, c’est le  roi de France Charles V et non l’empereur qui  érige la seigneurie de Ligny-en-Barrois en comté.

 

.Guy de Luxembourg (1340-1371), comte de Ligny de 1364 à 1371

Fils du précédent.

 

.Waléran III de Luxembourg (1356-1415), comte de Ligny de 1371 à 1415

Fils du précédent ; marié en 1380 à Maud de Hollande, puis en 1400 à Bonne de Bar.

 

Maison de Bourgogne

 

.Philippe de Bourgogne (1404-1430), comte de Ligny de 1415 à 1430, duc de Brabant et de Limbourg de 1427 à 1430

Petit-fils du précédent, fils d'Antoine de Bourgogne et de Jeanne de Luxembourg-Saint-Pol.

 

Maison de Luxembourg

 

.Jeanne ( ?-1430), comtesse de Ligny en 1430

 Tante du précédent.

 

.Jean II (1392-1441), comte de Ligny et de Guise de 1430 à 1441

Petit-fils de Guy de Luxembourg, fils de Jean de Luxembourg, seigneur de Beauvoir, et de Marguerite d'Enghien, comtesse de Brienne et de Conversano.

À sa mort, le roi de France confisque ses possessions, mais finit par les rendre à titre viager au neveu et héritier de Jean de Luxembourg.

 

.Louis de Luxembourg (1418 - 1475), comte de Ligny de 1441 à 1475

Neveu du précédent, fils de Pierre Ier de Luxembourg, comte de Saint-Pol, et de Marguerite des Baux ; mariée en 1435 à Jeanne de Bar  puis en 1466 à Marie de Savoie.

 

Maison de la Trémoille

Après l'exécution de Louis de Luxembourg, le roi reprend le comté de Ligny et le donne à  Georges de la Trémoille.

 

Maison de Bourbon

Georges de la Trémoille meurt sans enfant, et le roi donne Ligny à l'amiral de Bourbon

 

.Louis de Bourbon ( ?-1487), comte de Roussillon en Dauphiné et de Ligny de ?  à    1487,

Fils légitimé de Charles Ier, duc de Bourbon ; marié en 1466 avec Jeanne, fille illégitime de Louis XI

 

.Charles ?- 1510), comte de Roussillon et de Ligny de 1487 à 1510

Fils du précédent. Sans  descendant.

 

Maison de Luxembourg

À la mort de Charles, sans fils ni frère, Ligny en Barrois est rendu à Antoine, fils cadet de Louis de Luxembourg

 

.Antoine ( ?- 1519), comte de Roussy, de Brienne et de Ligny de 1510 à 1519,

Fils de Louis de Luxembourg et de Jeanne de Bar ; marié à Antoinette de Bauffremont, comtesse de Charny, puis à Françoise de Croy et à Gilette de Coétivy

 

.Charles (1488-1530), comte de Ligny de 1519 à 1530

Fils du précédent et d'Antoinette de Bauffremont.

 

.Antoine II ( ?- 1557), comte de Ligny de 1530 à1537

Fils du précédent ; marié en 1535 à Marguerite de Savoie.

 

.Jean ( ?-1576), comte de Ligny de 1557 à 1576

Fils du précédent ; marié à Guillemette de La Marck, fille de Robert IV de La Marck.

 

.Charles (1562 -1608), comte de Ligny de 1576 à 1608

Fils du précédent.

 

.François ( ?-1613), duc de Piney-Luxembourg, comte de Ligny de 1608 à 1613

Oncle du précédent, fils d'Antoine et de Marguerite de Savoie ; marié en 1576 à Diane de Lorraine (1558-1597), puis en 1599 à Marguerite de Lorraine (1564- 1625).

 

.Henri (1582- 1616), duc de Piney-Luxembourg, comte de Ligny de 1613 à 1616

Fils du précédent et de Diane de Lorraine.

.Marguerite Charlotte (1607-1680), duchesse de Piney-Luxembourg, comtesse de Ligny de 1616 à 1680

 

 .Madeleine Charlotte de Clermont-Tonnerre (1635- 1701), duchesse de Piney-Luxembourg, comtesse de Ligny de 1680 à 1701

Fille de la précédente.

 

.Charles de Montmorency (1662 - 1726), duc de Piney-Luxembourg, comte de Ligny de 1701 à 1719

Fils de la précédente.

En 1719, le comté est vendu au duc Léopold Ier de Lorraine, qui le rattache au duché de Lorraine.                                

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 15:32

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

 

G. Comté-Duché de Bar / Grafschaft-Herzogtum Bar,                                            terre d’empire de 962 à 1301  (Barrois mouvant sans Clermont en Argonne) terre d’empire de 962 à 1659 (Clermond en Argonne) terre d’empire de 962  à 1776 (Barrois non mouvant)

 

En 959, la Lotharingie proprement dite c'est-à-dire la Lorraine  est scindée en deux parties: le duché de Lorraine qui s'étend de la mer du Nord au Luxembourg, et le duché de Haute Lorraine qui correspond à peu près au territoire de la future Lorraine, y compris le pays de Trêves. Les villes des Trois-Evêchés - Metz, Toul et Verdun - sont  exclues du partage. Le Comté de Bar est constitué et il est donné au duc de Haute Lorraine. Il fait partie en 962 de l’empire

 

Le comté de Bar dans la première partie du XIII° est constitué de quatre baillages : les baillages de Bassigny, de Bar, de Clermond en Argonne à l’Ouest de la Meuse et de Saint Mihiel à l’Est qui entourent l’évêché-comté de Verdun. Les villes principales sont  Bar le Duc, Clermond en Argonne à l’Ouest de  la Meuse et de Longwy, Pont à Mousson et Stenay à l’Est  de la Meuse.  

                                                         

Le comté de Bar relevant du Saint Empire romain germanique, l’empereur est son suzerain. Mais le comté de Bar se trouve, par sa frontière occidentale, limitrophe du comté de Champagne, avec lequel il est souvent en lutte.

 

 

Comtes puis ducs de Bar :       

 

Maison d’Ardenne

 

.Frédéric Ier ou Ferry (v.912-978), comte de Bar et duc de Haute-Lotharingie de 959 à 978

Fils de Wigéric, comte de Bigdau, puis comte palatin de Lotharingie, et de Cunégonde  et frère de l’évêque de Metz Adalbéron. Il épouse en 954, Béatrice, fille d’Hugues le Grand, duc de France et d’Hedwige de Saxe, fille de l’empereur Henri Ier avec laquelle il a 4 enfants :

-Henri mort entre 972 et 978.

-Adalbéron II (958-1005) évêque de Verdun et de Metz. 

-Ida mariée à Radbot d’Altenbourg qui construit le château de  Habsbourg dans ce qui deviendra le canton d’Argovie en Suisse.                                                                        

 -Thierry                                                                                                                                                            

Il fait construire une forteresse à Fains sur la frontière entre le royaume de Francie Occidentale  et le royaume de Francie Orientale et échange des fiefs  avec l’évêque de Toul constituant progressivement  ce qui devient le comté de Bar. En 959, Otton Ier, roi de Francie Orientale  et son frère Brunon, archevêque de Cologne décident de diviser la Lotharingie en deux et le nomment d’abord vice-duc de Lotharingie puis en 977 duc  de Lotharingie.

 

.Thierry Ier (v965 -1027), comte de Bar de  978 à 1024

Fils  de Frédéric Ier.

 

.Frédéric II (v.995-1026) comte de Bar de 1024 à 1033

Fils du précédent ; marié vers 1012 à Mathilde, fille du duc de Souabe Hermann II ; associé à son père ; il meurt une année avant lui. Il a deux filles Sophie et Béatrix, mariée à Boniface, Marquis de Montferrat,  mère de Mathilde, Comtesse de Toscane, « la grande comtesse Mathilde ».

 

.Sophie (v 1020-1095) comtesse de Bar de 1033 à 1095  et  de  Mousson épouse de Louis Ier, comte de Montbéliard, d’Altkirch et de Ferrette

Sœur du précédent.

A la mort de son frère Frédéric II, sa tante Gisèle de Souabe, mariée à l'empereur  Conrad II, la recueille ainsi que sa sœur Béatrice. Sophie hérite des comtés de Bar et de Mousson ; en 1033, elle hérite de la seigneurie de Saint Mihiel ; elle épouse en 1038 Louis de Montbéliard-Mousson, investi  des comtés de Montbéliard, d’Altkirch  et de Ferrette par l’empereur Henri III.

En 1090, Sophie fait édifier un château fort à Saint Mihiel.                                                      

                                                      

Maison de Montbéliard

 

.Thierry Ier de Montbéliard (vers 1045 -1105), comte de Bar de 1095 à 1105, comte de Montbéliard sous le nom de Thierry II, d'Altkirch et de Ferrette (Thierry Ier) de 1073 à 1105, seigneur de Mousson (Thierry II) de 1093 à 1105, comte de Verdun de 1100 à 1105.

Fils des précédents ; à la mort de son père, il revendique la succession du duché de Lorraine, que son père avait déjà revendiqué. Il est débouté par l'empereur Henri IV. En représailles, il ravage l'évêché de Metz, mais est vaincu par Adalbéron III, évêque de Metz, et le duc de Lorraine Thierry II.

En 1100, l'évêque de Verdun lui donne le comté à titre viager, mais les rapports entre les pouvoirs temporel et spirituel sont mouvementés.

 

.Renaut Ier dit le Borgne (vers 1080-1149), comte de Bar  de 1105 à 1149 et seigneur de Mousson de 1105 à 1149, comte de Verdun de 1105 à 1134, comte de Briey et de Stenay de vers 1130 à 1149

Fils de Thierry, comte de Montbéliard, d’Altkirch, de Ferrette et de Bar, et d’Ermentrude de Bourgogne.

 

À la mort de son père, il obtient le comté de Bar et Mousson en partage. L’évêque de Verdun lui confie également la même année le comté de Verdun.

Pendant la querelle des Investitures, il est partisan du pape et combat l’évêque de Verdun, partisan de l’empereur. En 1113, l’empereur Henri V intervient dans la lutte, prend d’assaut le château de Bar et fait prisonnier Renaud. Il n’est  libéré qu’après avoir juré fidélité et prêté hommage. Il combat pour agrandir son domaine meusien en cherchant à récupérer l’héritage meusien de Godefroy le Bossu. Il obtient Stenay et Mouzay de l’évêque de Verdun en 1100, puis Briey vers 1130. En 1134, en abandonnant ses droits sur le comté de Verdun, il reçoit Clermont-en-Argonne. Godefroy de Bouillon avait cédé Bouillon à l’évêque de Liège en précisant que s’il revenait de Terre Sainte, il pourrait racheter la seigneurie, et autorisant cette faculté à ses héritiers. Renaud, se posant en héritier, réclame la ville et, devant le refus de l’évêque, la prend d’assaut en 1134.Trop souvent en conflit avec l’évêque, étant trop puissant pour être le vassal de ce dernier, il est plusieurs fois déposé du comté de Verdun et y renonçe  définitivement en 1134.

D’une première épouse inconnue, il a un fils né en 1113 et mort avant 1120. Il se remarie en 1120 avec Gisèle de Vaudémont, veuve de Renard III, comte de Toul, fille de Gérard Ier, comte de Vaudémont, et d’Hedwige de Dagsbourg, et a:


-Hugues (v.1120- 1141).7

 -Agnès, mariée vers 1140 à Albert Ier, comte de Chiny                                          -Clémence                                                                                                                                       

-Renaud II (1115-1170), comte de Bar. 

-Thierry (- 1171), 54e évêque de Metz                                                                             -Mathilde, mariée à Conrad Ier, comte de Kyrbourg.

-Stéphanie, dame de Commercy, mariée à Hugues III, sire de Broyes

 

.Renaud II   (1125-1170), comte de Bar de 1150 à 1170

Fils du précédent ; il épouse en 1155 Agnès la fille du comte Thibaud II de Champagne ; or en 1160, il devient le beau-frère par alliance du roi de France Louis VII  lorsque celui-ci épouse Alix, la sœur d’Agnès.

A partir de cette époque, alors que les ducs de Lorraine épousent des princesses de l’empire, les comtes de Bar épousent eux des princesses du royaume de France.

  

.Henri Ier (vers 1158-1190), comte de Bar de 1170 à 1190

Fils du précédent.                                                       

 

.Thibaut Ier (1158-1214) comte de Bar de 1190 à 1214, comte de Luxembourg, comte de Vaudémont, seigneur de Marville

Frère d’Henri Ier ; marié en troisièmes noces en 1197 à Ermesinde Ire, comtesse de Luxembourg, fille d’Henri IV, comte de Luxembourg et de Namur, et d’Agnès de Gueldre.

 

En 1202, pour obtenir son soutien, le duc de Lorraine lui cède la suzeraineté sur le comté de Vaudémont. Il épouse la comtesse Ermesinde de Luxembourg, fille de Henri l’Aveugle, comte de Luxembourg.

En 1214, à sa mort, la Comtesse Ermesinde hérite du château et du territoire de Marville.

                                                                                                                              

.Henri II (1190-1239) comte de Bar de 1214 à1239

Fils du précédent.

 

.Thibaut II (vers 1221- 1291), comte de Bar de 1239 à 1291, co-seigneur de Marville de 1270 à 1291,

Fils du précédent.

Par une charte d'affranchissement datée du 20 avril 1261, il crée la ville de Pont à Mousson qui relève du Saint-Empire romain germanique. À sa tête se trouvent un maître-échevin, sept jurés et dix-huit conseillers de justice. La cité comprend quatre paroisses : Sainte-Croix, Saint-Laurent et Saint-Jean sur la rive gauche, (diocèse de Toul) et Saint-Martin sur la rive droite (diocèse de Metz).

Puis en 1270,il achète en indivision avec le comte Henri V de Luxembourg à Waleran III de Montjoie-Faulquemont, le petit-fils d’Ermesinde, la seigneurie de Marville.

 

Pour contrer les empiétements du roi Philippe le Bel dans le Barrois, l’empereur Rodolphe de Habsbourg, élu en 1273, fait enquêter dans les Pays de la Meuse ; mais ses commissaires ont beau constater en 1288 que « li evesque de Verdun ont toujours repris toute leur temporalitei dou rot d’Allemengne ou de l’empereur », le grignotage français continue.                                                      

 

.Henri III  (1259-1302), comte de Bar de 1291 à 1302

Fils du précédent ; marié en 1293 à Aliénor d’Angleterre (1269-1297), fille d’Édouard Ier, roi d’Angleterre, et d’Aliénor de Castille.

Le voisinage du comté de Bar avec celui de Champagne devient  redoutable pour lui, lorsque la Champagne, par suite du mariage de Jeanne, héritière de ce fief, avec le roi Philippe IV le Bel, est réunie au royaume de France. Dès lors, le comté de Bar  ne cesse plus d’être l’objet des convoitises françaises, et c’est précisément Philippe le Bel qui fait sur lui le premier acte sérieux de mainmise.

Alors qu’Edouard Ier, roi d’Angleterre, est en guerre avec Philippe le Bel, Henri prend le parti de son beau-père, envahit la Champagne. Philippe le Bel envoie contre lui une armée et le fait prisonnier et le détient à Bruges. A la même époque, Albert de Habsbourg, duc d’Autriche, dispute la couronne impériale à Adolphe de Nassau, le tue dans une bataille et se fait élire empereur à sa place.

Mais, comme la couronne lui est contestée, et qu’en particulier le pape ne veut pas le reconnaître, Albert de Habsbourg sollicite l’alliance de Philippe le Bel, avec lequel il a des entrevues, dont la plus connue est celle de Vaucouleurs.

Par le traité de Bruges, à l'été 1299, Albert aurait abandonné, selon l’interprétation  française  toutes prétentions du Saint-Empire romain germanique sur la partie du Barrois que l’on appellera « mouvant » c'est-à-dire toujours théoriquement dans l’empire mais dans la mouvance du royaume de France  situés à l’ouest de la Meuse. Or Philippe le Bel s’exprime ainsi dans le traité de Bruges :  « ledit Comte nous a fait hommage lige, pour nous et pour notre hoir (héritier), roi de France, de Bar et de la Châtellenie de Bar et de toutes les choses qu’il tenait en franc-alleu par deçà la Meuse vers le royaume de France, si comme elles sont nommées, expressées, et devisées en ses lettres baillées à nous sur ce, et de tout ce entièrement qu’il tenait en franco-alleu, en quelque lieu que ce soit, et quelconque chose que ce soit, par deçà de la Meuse vers le royaume de France ».

 

Peu de temps après, en 1301, Philippe le Bel impose au comte Henri III, prisonnier à Bruges, comme condition de sa mise en liberté, la reconnaissance de la suzeraineté du roi de France pour cette même partie, qui devient à tout jamais ce qu’on appelle le Barrois mouvant, c’est-à-dire la partie du Barrois pour laquelle le comte de Bar, auparavant vassal de l’empereur, était devenu celui du roi, tandis que l’autre partie du comté, celle qui était située sur la rive droite de la Meuse, restait sous la suzeraineté de l’Empire, et s’appelait le Barrois non-mouvant.

Ce traité du Bruges et cette mouvance du Barrois qu’il entraîne, deviennent  la cause d’interminables débats entre le Barrois et la France, les souverains de l’un et de l’autre s’efforçant d’en restreindre ou d’en étendre l’effet suivant leur intérêt propre. Comme en réalité, il ne stipule à la charge du souverain barrois que l’hommage-lige à l’égard du souverain français, on doit, pour bien l’entendre, déterminer en quoi consistait l’hommage-lige. L’hommage-lige, ou ligence, oblige le vassal envers le suzerain dont il est l’homme à trois services :

-d’abord, et principalement, le service militaire, de sa personne et de la force armée dont il disposait, quand il en était ;                                                                                       

-ensuite l’obligation d’assister le suzerain dans sa cour de justice et de prendre part au jugement des contestations portées devant lui ;

                    .
- enfin l’obligation de reconnaître la cour de justice du suzerain en cas de procès entre vassaux de la même mouvance.

Mais elle ne transforme nullement l’homme-lige en sujet de sorte qu’en droit féodal, la mouvance ne consiste nullement en une annexion au royaume à telle enseigne que quarante-neuf ans après le traité de Bruges, le roi Jean le Bon, dans une ordonnance, qualifie le comté de Bar de « lieu voisin de son royaume», par conséquent de pays étranger.

En 1301, le Barrois mouvant ne devient donc pas à proprement juridiquement parler une terre française.  Néanmoins le tiers du duché  de Bar environ, groupés essentiellement autour de Bar-le-Duc, constituent dès lors le Barrois mouvant (relevant  du roi de France) divisé en deux bailliages : celui de Bar-le-Duc et celui de Bassigny : le bailliage de Bar-le-Duc  subdivisé en deux prévôtés : celle de Bar et celle de Souilly et le bailliage de Bassigny.

 

.Édouard Ier (v.1295-1336), comte de Bar de 1302 à 1336

Fils du précédent ; marié en 1310 à Marie de Bourgogne, fille de Robert II, duc de Bourgogne, et d’Agnès de France.

 

.Henri IV (v.1323-1344), comte de Bar de 1336 à 1344

Fils du précédent.                                                         

 

.Édouard II (1339-1352), comte de Bar de 1344 à 1352

Fils du précédent.                             

 

.Robert Ier de Bar (1344-1411), comte de Bar de 1352 à 1354, marquis de Pont à Mousson de 1353 à 1411  puis duc de Bar de 1354 à 1411

Frère du précédent.

En 1353, son oncle l’empereur Charles IV de Luxembourg érige la ville de Pont à Mousson en marquisat à son profit et le fait accéder ainsi au rang de prince d'Empire siégeant à la Diète. Puis l’année suivante en 1354, son oncle l’empereur érige le comté de Bar en duché. Le duché comprend  outre  le territoire  du  comté de Clermond en Argonne, les comtés de Briey et de Stenay, les seigneuries  de Marville et Amancy, le comté de Longwy et le marquisat de Pont à Mousson.

                                                                                             

Mais dès la fin de son règne, le lien de vassalité pour la partie du Barrois dit Mouvant  permet à l’autorité française de s’immiscer dans les affaires de cette partie: des agents royaux s’arrogent le droit d’intervenir dans ce Barrois mouvant ; parallèlement ses habitants font de plus en plus appel devant les juridictions françaises dont les décisions  leurs sont plus favorables que celles des officiers ducaux.

Sous son règne une bande de terre  sise au milieu de la partie dite du  Barrois mouvant  comprenant la seigneurie de Vaucouleurs est achetée en 1355 à Jean de Joinville par Philippe de Valois, seigneurie que par ordonnance de 1365, le roi Charles V rattache  directement au comté de Champagne partie intégrante du Royaume.

 

.Édouard III de Bar (v.1377-1415), marquis de Pont à Mousson, duc de Bar de 1411 à 1415

Second fils du précédent ; Après Azincourt où  Edouard III est tué, le duché est gouverné son frère par le cardinal Louis de Bar.

                                                                                                     

 .Louis Ier, (1370/1375-1430), cardinal en 1397,évêque administrateur de Verdun de 1419 à 1423 et de 1424 à 1430, duc de Bar de 1415 à 1430

Frère du précédent. Il désigne pour lui succéder son petit-neveu  René d’Anjou.

                                                                                                                                                              

 Maison d’Anjou

 

.René Ier d’Anjou (1409-1480) duc de Bar de 1430 à  1480, duc  de Lorraine (1431-1453), duc d'Anjou (1434-1480), comte de Provence et de Forcalquier (1434-1480), roi de Naples (1435-1442)                                            

Au décès du cardinal-duc, Louis de Bar le 23 juin 1430, c’est son fils adoptif  René Ier d’Anjou époux d’Isabelle de Lorraine qui devient duc de  Bar ; sept mois plus, Isabelle succède elle-même comme duchesse de Lorraine à la mort de son père Charles II  le 25 janvier 1431 ;  la Lorraine et le Barrois ont désormais une histoire liée. En 1483, le duché de Bar est amputé des seigneuries de Chatel-sur-Moselle et Bainville au profit du domaine royal.

La mouvance, de notion purement féodale (acte de foi et hommage), devient au XVIème siècle, judiciaire (appel obligatoire devant des tribunaux français) puis législative et même religieuse (nomination par le roi de France aux abbayes du Barrois mouvant. Le duché de Bar (avec celui de Lorraine) est annexé par la France en 1766 à la mort du dernier duc de Bar et de Lorraine Stanislas Leszczynski. Veuve de l'empereur Charles Ier d'Autriche, l'impératrice Zita, porta durant son long exil (1918-1989) le titre de « duchesse de Bar » et c'est avec ce titre, inscrit sur son passeport qu'elle put regagner l'Autriche pour une courte visite en 1982.

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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 19:33

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

F.Comté de Thionville /  Grafschaft   Diedenhofen   Comté-Duché de Luxembourg  / Grafschaft-Herzogtum Lützelburg (Thionville…. Diddenuewen en francique) avec Gandrande et Boussange                                                                                             terre d’empire de 962 à 1659

 

Thionville apparaît pour la première fois en 753 dans une chronique relatant le passage de Pépin-le-Bref. «Theodonis Villa» prend rang de palais et les souverains carolingiens y tiennent de grandes réunions politiques et religieuses, tout particulièrement Charlemagne qui y séjourne six fois.

Le territoire du Luxembourg est attribué à l’empereur Lothaire et fait donc partie de la Francie Médiane ou Lotharingie laquelle est rattachée à la Francie orientale (future Germanie) par le traité de Ribemont en 880.

Vers l’an mil partir, Thionville  devient un fief des comtes de Luxembourg.

 

Maison de Luxembourg

 

.Guillaume Ier (1081-1131), comte de Luxembourg

 

Premier à faire figurer son titre de comte de Luxembourg.

 

.Conrad II ( ?-1136) comte de Luxembourg de   1131  à   1136

 

Fils du précédent.

 

Sans héritier mâle, le comté de Luxembourg revient à l'empereur. Celui-ci ne veut pas que le Luxembourg soit gouverné par Henri de Grandpré, le plus proche parent de Conrad, car c’est un seigneur français et le Luxembourg risque alors de se rapprocher du royaume de France, aussi inféode-t-il  le comté de Luxembourg à un cousin de Conrad, Henri de Namur.

 

Maison de Namur

 

.Henri IV dit l’aveugle (vers 1112-1146) comte de Luxembourg de 1136 à 1189, comte de Namur

 

A la mort de son cousin Conrad II, l’empereur Frédéric Barberousse l’investit donc du comté de Luxembourg en 1136.

 

En 1157, il se marie avec Laurette d'Alsace, fille de Thierry d'Alsace, comte de Flandre et de Marguerite de Clermont-Beauvaisis. Les époux se séparent en 1163. Sans enfant, Henri désigne comme héritier son beau-frère Baudouin IV de Hainaut, marié à sa sœur Alix, puis à la mort de ce dernier, son neveu Baudouin V de Hainaut. Il se remarie à nouveau en avril 1169 avec Agnès de Gueldre, fille d'Henri, comte de Gueldre. Quatre ans plus tard, en 1173, il la renvoie chez son père et va rester séparé d'elle pendant une douzaine d'années. Suite à une grave maladie, il perd la vue en 1182. Il reprend son épouse Agnès et en juillet 1186 leur naît une fille, Ermesinde                                                           

Cette naissance remet en cause le plan de succession d'Henri l'Aveugle, qui se considère comme délié de sa promesse envers Baudouin. Henri, âgé de 76 ans, cherche un protecteur pour sa fille et la fiance à Henri, comte de Champagne, cousin germain du roi Philippe Auguste ce qui déplait à l’empereur.

Évidemment, Baudouin V n’est pas d’accord  et en appelle à l'empereur Frédéric Ier Barberousse. Finalement, il est décidé qu'à la mort d'Henri l'Aveugle :

-Baudouin V de Hainaut hérite du comté de Namur ;

-Ermesinde hérite des comtés de Durbuy et de La Roche ;

-le comté de Luxembourg, « fief masculin » (revenant à l'Empire en l'absence de fils), est confié à Othon de Bourgogne.

Henri de Champagne renonce à ses fiançailles et Ermesinde est fiancée  à Thiébaut Ier, comte de Bar.

 

Maison de Bourgogne

 

.Othon Ier de Bourgogne (1170-1200), comte de Luxembourg  de 1196 à 1200

Au décès d’Henri IV  sans héritier mâle, Othon reçoit le comté de Luxembourg de son frère l'empereur Henri VI mais le 13 janvier 1200, il est assassiné à Besançon.

                                                           

Maison de Luxembourg

 

.Ermesinde (1186-1247), comtesse de Luxembourg de 1200  à 1247

 

Fille d’Henri IV dit l’aveugle.

Son  fiancé Thiébaut se bat pour lui conserver ses Etats. Devenu comte de Bar en 1190, par la mort prématurée de Henri Ier son aîné, Thiébault apaise d’abord à prix d’argent Eudes de Bourgogne, le plus âpre des concurrents d’Ermesinde.

Il satisfait, ensuite, à quelques prétentions de Henry de Champagne, comme comte de Rethel et Grandpré, sur les terres de l’Astenensis et du fief d’Yvois.   En 1197, il épouse Ermesinde âgée de 11 ans. Puis, il  contraint Baudouin des Flandres et Philippe de Namur à s’arranger avec lui. La paix de Dinant est conclue en 1199, et le traité de partage du Namurois, non seulement conserve à Ermesinde ses états patrimoniaux, mais il adjoint encore les comtés de Durbuy et de la Roche, au grand Luxembourg.

Ermesinde devient veuve de Thiébaut  de Bar en 1214.

En 1239, elle accorde ses lettres de franchise à Thionville.

                                                           

Quand elle meurt, en 1247, sa succession va à ses enfants :

 

-Henri dit le blondel, l’ainé, devient comte de Luxembourg.

-Gérard le cadet devient seigneur de Durbuy.

-Catherine épouse du duc de Lorraine reçoit Thionville

-Elisabeth-Isabelle reçoit des droits sur l’ancien comté de Namur et sur Marville-Arrancy.

 

Des démêlés sanglants s’élèvent entre son beau-fils Henry II de Bar, et son fils (du second lit) Henri V de Luxembourg, pour la possession de Marville et de Louppy.

 

.Henri V dit le blondel (1216-1281) comte de Luxembourg de 1247 à 1281

 

Lui et  sa femme Marguerite d’Arlon passent un accord avec Thiébaut II, comte de Bar, sur les conditions dans lesquelles ils doivent posséder la seigneurie de Marville et Arrancy, qu’ils ont achetée en commun.

 

.Henri VI (1250-1288) comte de Luxembourg et comte d’Arlon de 1281 à 1288

 

Fils du précédent et de Marguerite de Bar. Il épouse en 1265 Béatrice d’Avesne avec laquelle il a Henri.

 

.Henri VII (1274-1313) comte de Luxembourg, roi des Romains en 1308 et empereur en 1312.

 

.Jean Ier l’aveugle (1296-1346) roi de Bohême en 1310, comte de Luxembourg de  1313   à 1346 

 

Fils du précédent. 

 

C’est lui qui intègre à son comté Damvillers  au détriment de l’abbaye de Mettlach ainsi que par achat une partie du comté de Chiny  (Yvois, Bastogne, Virton, Laferté…).

 

.Charles Ier (1316-1378) comte de Luxembourg de 1347 à 1352, roi de Bohème et de Pologne, empereur de  1355 à 1378

Fils de Jean l’Aveugle.

 

.Venceslas  Ier (1337-1383) comte de Luxembourg de 1352 à 1364 puis duc de Luxembourg  jusqu’en 1383

Demi-frère cadet du précédent qui lui laisse le comté de Luxembourg en 1352 ; son frère l’empereur érige le comté en duché  le 13 mars 1354. C’est lui qui achète le reste du comté de Chiny à Arnoud de Rumigny.

 

.Venceslas II (1361-1419) empereur (Venceslas I) de 1378 à 1419, duc de Luxembourg de  1383  à 1388

Fils de l’empereur Charles IV.

 

Maison de Moravie                                                      

 

.Jobst  de Moravie (1351-1411), duc de Luxembourg de 1388  à 1402  puis de 1407 à 1411

 

Jobst de Moravie obtient en 1388, moyennant finances, le duché de Luxembourg et le margraviat de Brandebourg de  son cousin l'empereur  Wenceslas. Ayant des besoins financiers, il cède ses droits sur le Luxembourg à Louis d'Orléans, contre la somme de 100 000 ducats d'or et une rente viagère de 10 000 ducats.  À la mort de Louis d'Orléans en 1407, Jobst récupère le Luxembourg.

 

Maison d’Orléans

 

.Louis d’Orléans (1372-1407) duc de Luxembourg de 1402 à 1407

Assassiné en 1407; sans héritier.

 

.Elisabeth de Luxembourg ou de Goerlitz (1390-1451) duchesse de Luxembourg de 1411 à 1441

Criblée de dettes, elle vend le Luxembourg  au duc de Bourgogne Philippe III le Bon.

 

Maison capétienne de Bourgogne

 

.Philippe le Bon (1444-1467) duc Luxembourg de 1441 à 1467,duc de Lothier, de Brabant, de Limbourg, de, comte de Flandre, d'Artois, de Bourgogne palatine, de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Namur, marquis du Saint-Empire, seigneur de Frise

Il achète le duché de Luxembourg à Elisabeth de Goerlitz, nièce de Wenceslas II et de Sigismond. A partir de 1461, les territoires des comtés de Chiny, de Stenay, de Briey intégrés au duché du Luxembourg  passent donc sous la souveraineté de la Bourgogne.                                                     

.Charles Le Téméraire(1433-1477) , duc Luxembourg , de Lothier, de Brabant, de Limbourg, de, comte de Flandre, d'Artois, de Bourgogne palatine, de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Namur, marquis du Saint-Empire, seigneur de Frise

Charles nomme l’un de ses vassaux préférés, Hugues, Seigneur du Faing, du nom du chateau de Chiny, général de son armée.Hugues participe à la bataille de Montbéliard en 1473.

 

Le Ier octobre 1473, est créé le Conseil de Maastricht pour l’administration du territoire comprenant la principauté de Liège, les duchés de Gueldre et de Luxembourg, les comtés de Chiny et de Namur ainsi que les territoires lorrains.

 

.Marie de Bourgogne, duchesse de Luxembourg,

En 1478, son époux l'Archiduc Maximilien 1er, en qualité de général des troupes devant Yvoix (Carignan) s'oppose à Guillaume de la Marck, appelé le Sanglier des Ardennes. Dès après la mort du duc Charles le Téméraire, la ville de Luxembourg dont la forteresse représente la clé de voute d’un système défensif constitué des villes fortes d’Arlon, Montmédy, Tvois-Carignan, Thionville est l’enjeu de nouvelles guerres. Hugues de Faing est nommé gouverneur du Luxembourg, il meurt en 1480.

 

Maison de Habsbourg-Bourgogne                                                        

 

.Philippe le Beau (1478-1506),  duc de Bourgogne, comte de Flandre (Philippe IV ), duc de Brabant, duc de Limbourg, comte de Charolais (Philippe III )  duc de Luxembourg, comte de Hainaut, comte de Hollande et comte de Zélande (Philippe II ), comte de Namur ( Philippe V) comte palatin de Bourgogne et comte d'Artois sous le nom de (Philippe VI), duc de Gueldre et comte de Zutphen  (Philippe Ier) , de 1482 à 1506, roi de Castille (Philippe Ier) en 1506

Fils de Marie de Bourgogne et de Maximilien de Habsbourg.

 

.Charles Quint (1500-1558, duc de Bourgogne, de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, de Gueldre, comte d’Artois,de Flandre, de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Zutphen, comte palatin de Bourgogne de 1506 à 1555, empereur de 1519 à 1558

Fils du précédent.

En 1521, François Ier parvient à s’emparer d’une partie du duché de Luxembourg mais doit la restituer. En 1552, Henri II s’empare non seulement de Toul, Verdun et Metz mais dans la foulée des places luxembourgeoises de Thionville, Mont Saint Jean, Soleuvre, Damviller et Yvois.

  

Mais Emmanuel-Philibert de Savoie, général des armées impériales au service de Philippe II remporte la bataille de Saint Quentin le 10 aout 1557 sur le connétable de Montmorency. Thionville est reprise.

Puis Thionville est prise par François de Guise  au service d’Henri II en 1558.                                                                                                                                                                                                                               

.Philippe II (1527-1598) duc de Bourgogne, de Lothier, de Brabant , de Gueldre, de Limbourg, de Luxembourg, Comte de Flandre, d’Artois, comte palatin de Bourgogne, comte de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Namur de Zutphen, marquis du Saint Empire,seigneur de Malines, de Frise et de Salm, roi d’Espagne en 1566 et de Portugal en 1580

Fils de Charles Quint.

Thionville est évacuée par les Français en 1559.

                                                                                                        

.Isabelle de Habsbourg (1566-1633), duchesse de Luxembourg, de Lothier, de Brabant, de Limbourg, comtesse de Flandre, d'Artois, comtesse de Charolais, comtesse palatine de Bourgogne, comtesse de Hainaut, de Hollande, de Zelande, de Namur, de Zutphen, marquise du Saint-Empire, Dame de Frise, de Salins, de Malines, des pays et cités d'Utrecht et de Groninge, gouverneur des Pays-Bas

Fille du précédent.   

En 1599, elle épouse son cousin Albert d’Autriche, cinquième fils de l’empereur Maximilien II de Habsbourg et  lui apporte en dot les Pays-Bas méridionaux, dont ils deviennent les souverains. La  mort d’Albert en 1621 met fin à cette période d’essor et de calme ; faute d’héritier, la souveraineté sur les Pays-Bas revient à l'Espagne,  Isabelle est désignée comme gouvernante générale ; elle le reste jusqu’à sa mort en 1633.

 

.Francisco de Moncada y Moncada (1586-1635), ambassadeur en Saint-Empire romain germanique, général et commandant des armées espagnoles-flamandes à partir de 1632et gouverneur des États de Milan et des Pays-Bas espagnols à partir de 1634.

 

.Ferdinand d'Autriche (1609 -1641)  gouverneur des Pays-Bas espagnols, cardinal, infant d'Espagne, archevêque de Tolède (1619-1641) et chef militaire pendant la guerre de Trente Ans.

Fils puiné de Philippe III d’Espagne,  et de son épouse Marguerite d'Autriche-Styrie sœur de Ferdinand II, empereur du Saint-Empire, donc frère de Philippe IV qui accède au trône en 1621, d'Anne d'Autriche, reine de France et de l'impératrice Marie-Anne épouse de Ferdinand III du Saint-Empire.

Vainement assiégée en 1639, Thionville capitule devant le Grand Condé.                                                         

Louis XIV annexe le sud du fief alors que le nord reste aux mains des  Habsbourg d’Espagne puis après la guerre de Succession d'Espagne, passe sous la souveraineté des Habsbourg d'Autriche.                                                       

Jean d’Allamont, natif de  Montmédy, dernier gouverneur de cette ville sous souveraineté espagnole, meurt en la défendant lors de son siège par l’armée française commandée par Vauban le 4 aout 1657. Montmédy, capitale du comté de Chiny  est annexée par la France au traité des Pyrénées du 7 juillet 1659  ainsi qu’Yvois-Carignan, Chauvency, Thionville, Marville et Damvillers.

Dès la fin de la Guerre de Hollande, Louis XIV  se lance dans la politique des Réunions. Pour ce faire, le roi s'appuie sur les parlements des cités frontalières comme, par exemple, ceux de Metz ou de Besançon, qui forment des commissions, les Chambres de réunion. Et en septembre 1681, la Chambre de Metz décide purement et simplement d’annexer le comté de Chiny.                                                                                         

Le 4 juin 1684, Louis XIV  s’empare de Luxembourg  à la suite de quoi il signe  le 16 aout avec l’empereur Léopold Ier et le roi d’Espagne la Trêve de Ratisbonne.                                                                                                                 

 

 

 

 

 

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