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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 14:40

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

 

 

 

.Charles V (1643-1690), duc de Lorraine et de Bar en titre de 1675 à 1690

 

Fils de Nicolas-François, né à Vienne il vit d’abord à la Cour de France, puis se met au service de son empereur  Léopold Ier ; en 1665 il s'oppose ouvertement au traité de Montmartre, par lequel son oncle Charles IV, contraint et forcé par les armes, cède la Lorraine et le Barrois à la France.

 

En septembre 1675, il est nommé généralissime des armées impériales; il prend aussi le titre de duc de Lorraine et de Bar, son oncle Charles IV étant mort le même mois. Tous les États européens le reconnaissent comme tel, à l'exception de la France, qui occupait ses duchés et qui crée à Metz une chambre de réunion pour annexer sur la base d’arguments juridiques plus ou moins spécieux les seigneuries lorraines qui dans le passé avaient plus ou moins dépendus des Trois-Evêchés.

En 1678, il épouse Eléonore la sœur de l’empereur qui lui confie le gouvernement du Tyrol.

 

A la tête des armées impériales au côté du roi de Pologne  Jean III Sobieski,

il est  vainqueur  des Turcs qui assiégeaient Vienne depuis deux mois.                                                           

Il mène ensuite plusieurs expéditions dans la partie de la Hongrie occupée par les Ottomans, est victorieux au siège de Buda (1686) dont il s'empare, reconquiert la Hongrie, puis la Slavonie et la Transylvanie en 1687.

Tombé une première fois malade, il abandonne son commandement en mai 1688 à Maximilien Emmanuel, électeur de Bavière. Rétabli, il reçoit un commandement sur le Rhin lors de la Guerre de la ligue d'Augsbourg, mais tombe malade de nouveau; il meurt à Wels le 18 avril 1690 et est enterré à Innsbruck. Dix ans plus tard, son corps est ramené à la Chapelle des Cordeliers à Nancy.                                                             

 

.Léopold-Joseph (1679-1729),  duc de Lorraine et de Bar en titre de 1690 à     en fait de  1697 à 1729

Né à Innsbruck, Il  a 10 ans à la mort de son père Charles V et reçoit le titre de duc de Lorraine et de Bar, mais ses duchés restent occupés par la France. Sa mère Éléonore devient la régente en titre des duchés lorrains.

A douze ans sa mère l’envoie à Vienne pour recevoir une éducation militaire auprès de son oncle l'Empereur. Il y est élevé avec ses deux cousins, Joseph, héritier du trône d'un an son aîné, et Charles qui, bien qu'étant son cadet de six ans, sera plus proche de lui. Les deux jeunes archiducs ceindront successivement la couronne impériale en devenant les Empereurs romains Joseph Ier et Charles VI. Léopold se sentira toujours proche de ses cousins, tant sur le plan personnel que politique et religieux. Il est fait chevalier de la Toison d'or en 1690.

 

Comme son père il s'engage dans l'armée impériale et prend une part active au siège de Temesvár en 1694. Il reçoit un commandement dans l'armée du Rhin en 1697. La guerre de la ligue d'Augsbourg touche à sa fin et les négociations commencent à Ryswick ; Louis XIV qui veut assurer la couronne d'Espagne pour son petit-fils Philippe, duc d'Anjou  accepte - entre autres - de restaurer la suzeraineté impériale sur les duchés de Lorraine et de Bar sous réserve de l’hommage pour ce dernier duché. Le traité de Ryswick du 30 octobre 1697 et ratifié le 13 décembre, lui  rend ses duchés. Mais ce n’est que le 17 aout 1698 qu’il se rend à Nancy ou il reçoit un accueil enthousiaste. 

Sur l’instigation de sa mère, il épouse Eléonore la nièce de Louis XIV ce qui n’a pas pour effet pour autant d’améliorer ses  relations avec la France à tel point qu’il refuse de prêter hommage au roi pour le Barrois mouvant. Pour tenter de régler le conflit, la France lui propose d’échanger le duché de Milan qui serait prélevé sur l’héritage des Habsbourg d’Espagne contre la renonciation à ses duchés ; mais bien qu’accepté par Léopold, malgré le mécontentement de ses sujets, l’accord devient caduc.

Une fois tournée cette regrettable page, il se met à se consacrer à l’administration de se duchés complétement détruits par les guerres et considérablement dépeuplés. Il encourage l’émigration à condition qu’elle soit catholique par une ordonnance du 10 octobre 1698 qui permet aux étrangers de s’installer sur les terres en déshérence. Ceux-ci affluent en nombre soit d’Allemagne, soit des cantons suisses, de la Bourgogne, de la Franche-Comté ou de la Savoie. Il fait procéder par ailleurs à une remise en état des infrastructures.

Il agrandit le château de Lunéville ou il tient une Cour brillante et réorganise l’Université de Pont à Mousson qui connait un nouveau rayonnement.

En dépit de la neutralité proclamée du duché de Lorraine, les troupes françaises occupent la plupart de ses places fortes et sa capitale Nancy ou elles rentrent le 3 décembre 1702  dès le début de la guerre de succession d’Espagne et Léopold  n’a pas les moyens  pour envisager de s’y opposer militairement ; mais cela ne fait que renforcer ses liens avec la famille impériale et notamment avec Joseph Ier et Charles VI, son ami d’enfance.

 

La guerre de Succession d’Espagne se termine en 1713 par le traité d’Utrecht mais Nancy est occupée jusqu’en 1714 ; le roi Louis XIV meurt en 1715 ce qui améliore les relations  avec la France qui reconnait par un traité du 14 octobre 1728 la neutralité pleine et entière, perpétuelle et  irréversible de la Lorraine  qu’une annexe à ce traité précise qu’en cas de guerre la France peut quand même occuper quelques places fortes. Néanmoins avec ce statut de neutralité reconnue, la Lorraine  espère pouvoir écarter durablement la menace d’une annexion  de force par la France.

Le duc Léopold meurt le 27 mars 1729.        

 

.François III (1708- 1765) duc de Lorraine et de Bar, duc de Teschen de 1729 à 1765 et Grand-duc de Toscane et Vice-roi de Hongrie de 1732 à 1765, empereur de 1745 à 1765

 

Fils du précédent et d’Elisabeth-Charlotte d’Orléans, fille du frère du roi Louis XIV ; en ligne maternelle il est donc arrière-petit-fils de Louis XIII.

A 15 ans, son père l’a envoyé à Vienne ou, il fait connaissance de l’archiduchesse Marie-Thérèse née en 1717, la fille et héritière, en l’absence d’héritier mâle, de l’empereur  Charles VI de par la « Pragmatique Sanction » que celui-ci a fait rédigée quatre ans avant sa naissance.

 

Il n’assiste pas aux funérailles de son père à Nancy le 8 juin 1729 et n’arrive dans son duché que le 29 novembre 1729 ; il est à Nancy le 3 janvier 1730 mais y reste peu de temps décidant de s’installer dans son château de Lunéville ; puis il se rend à Paris rendre hommage à Louis XV pour le Barrois mouvant et rentre à Lunéville qu’il quitte dès avril 1731 pour un périple en Europe. Il voyage depuis un an lorsqu’il apprend sa nomination par son futur beau-père comme vice-roi de Hongrie.

Le 1er février 1733 meurt Auguste  II, le prince Electeur de Saxe devenu roi de Pologne en 1697. Son fils, Auguste III, et Stanislas Ier, beau-frère de Louis XV se disputent le trône. Louis XV soutient son beau-père Stanislas Ier qui est élu par la Diète polonaise le 11 septembre 1733 mais le 6 octobre 1733 a lieu la contre-élection d’Auguste soutenu par l’empereur Charles VI ; dès  le 10 octobre 1733, Louis XV déclare  la guerre à l’empereur  pour l’insulte faite à son beau-père ; c’est la guerre de succession de Pologne.  

Trois jours plus tard, son   Maréchal de Belle-Isle, gouverneur de Metz fait occuper Nancy. Au mois d’Aout 1735 et le 3 octobre 1735 sont signés les préliminaires de Vienne par lesquelles Stanislas accepte de renoncer au trône de Pologne au profit d’Auguste III mais en dédommagement reçoit en viager les duchés de Bar et de Lorraine que se voit contraint de lui abandonner François III  pour pouvoir épouser Marie-Thérèse  appelée à devenir impératrice à la mort de son père. Le 31 janvier 1736, François III peut faire sa demande en mariage et celui-ci est célébré à Vienne le 12 février 1736. Et après d’ultimes tractations, il accepte de signer le 11 avril 1736 sa renonciation à ses duchés contre la volonté de sa mère et de ses sujets.  Et le 19 mai 1736, la Diète d’empire  approuve les préliminaires de Vienne puis le 28 aout la convention de transfert des pouvoirs au roi de France.    

Au traité de Vienne de 1738, la Lorraine entre dans le giron de la couronne de France et les principales familles de la noblesse lorraine, obtiennent une dispense royale afin de servir et résider à leur guise en France ou dans l'Empire. Une  partie, déjà établie à la Cour impériale de Vienne, choisit l'Empire. C’est le cas par exemple d’une partie de la famille de Fickelmont très importante famille de la noblesse lorraine principalement représentée par le Reichsgraf Charles de Ficquelmont, grand chambellan de l'Empereur François de Lorraine, capitaine des cuirassiers de Sa Majesté Impériale et commandant de la garde des chevaux légers, et par son fils, le Reichsgraf Jacques-Charles de Ficquelmont, capitaine de la garde et grand chambellan de l'Empereur François de Lorraine, commandant du régiment de cavalerie de Kalchreuth puis de Thun.                                                                                                                                                                           

 

.Stanislas  (1677- 1766), duc de Lorraine et de Bar de 1737 à 1766

Issu d'une famille aristocratique de Bohême-Moravie installée en Pologne au Xe siècle ;  héritier du palatinat de Posnanie ; sa fille Marie Leszczynska  épouse Louis XV en 1725.

Après avoir abdiqué officiellement le trône de Pologne, le 30 septembre, il est contraint par les ministres de Louis XV, de signer une déclaration secrète, appelée « déclaration de Meudon », par laquelle il déclare ne pas vouloir se « charger des embarras des arrangements qui regardent l'administration des finances et revenus des duchés de Bar et de Lorraine » s'en remettant au roi de France.

 

En compensation, Stanislas reçoit une rente annuelle de 1 500 000 livres, qui serait portée à 2 millions au décès du grand-duc de Toscane. Stanislas s'engage à nommer « un intendant de justice, police et finances ... ou autre personne sous tel titre et dénomination qu'il sera jugé à propos, lequel sera choisi de concert avec S.M. Très-Chrétienne. Ledit intendant ou autre exercera en notre nom le même pouvoir et les mêmes fonctions que les intendants de province exercent en France. » Stanislas agrée, avec le titre de chancelier, le 18 janvier 1737, Antoine-Martin Chaumont de La Galaizière, proposé par le cardinal de Fleury, conseil de Louis XV. Celui-ci prend  possession au nom de Stanislas, le 8 février 1737 du duché de Bar et le 21 mars de celui de Lorraine.                                                        

La mère de François III, ne quitte  Lunéville que le 6 mars 1737 pour se retirer au château de Commercy que Stanislas accepte de lui laisser jusqu’à sa mort.

Stanislas est fraîchement accueilli par la population lorraine, très attachée à la famille ducale et son intendant Chaumont de la Galaizière est unanimement haï et demeure un personnage à l'image noire dans la mémoire des Lorrains.

L’empereur  Charles VI meurt le 20 octobre 1740. Sa fille Marie-Thérèse l’épouse de François III est trahie de tous côtés et doit mener sans soutien  la guerre de Succession d'Autriche  contre la Prusse, la Bavière, la Saxe, la France  le Piémont-Sardaigne et l'Espagne. Son cousin par alliance Charles Albert, Électeur de Bavière, est élu empereur sous le nom de Charles VII. Elle réussit cependant à s'allier à l'Angleterre des Hanovre et à rallier à elle la noblesse hongroise.                                                              

Cette guerre occasionne pourtant la perte de la Silésie, au profit de la Prusse, et d'une petite partie du Milanais qu'elle cède au roi de Sardaigne son beau-frère, Charles-Emmanuel III de Sardaigne. Mais le reste des possessions héréditaires des Habsbourg est cependant sauvegardé : Marie-Thérèse, conformément au vœu de son père, est alors à la tête de l'archiduché d'Autriche, "roi" de Hongrie[ ]20 octobre 1740 - 29 novembre 1780) et reine de Bohême (1743 - 1780).

Finalement c’est l’époux de Marie-Thérèse, l’ancien duc de Lorraine et de Bar François III qui devient empereur sous le nom de François Ier en 1745. Il est le fondateur de la Maison de Habsbourg-Lorraine.

Stanislas qui lui a succédé à la tête des duchés de Bar et de Lorraine  meurt une année plus tard à Lunéville le 23 février 1766 âgé de 88 ans. Avec lui les deux duchés de Bar et de Lorraine cessent définitivement en droit de faire partie du Saint Empire.

 

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 14:25

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                   terre d’empire de  962  à 1766

 

 

Maison d’Anjou- Vaudémont 

                                                                  

.Henri II (1563-1624), duc de Lorraine et de Bar, comte de Vaudémont, marquis de Pont à Mousson  de 1608  à  1624, marquis de Nomeny de 1612 à 1624

 

Fils de Charles III.

A la différence de son père, de son grand-père François  et de son arrière-grand-père Antoine, il n’a pas passé une partie de sa jeunesse à la Cour de France. Après le décès de son épouse Catherine, il se remarie avec Marguerite de Gonzague qui  lui donne deux filles, Nicole née en 1608 et Claude née en 1612, mais pas d’héritier mâle de sorte que c’est son cousin Charles de Vaudémont, compagnon de jeu du roi Louis XIII, qui peut prétendre à sa succession en déniant les droits de sa cousine Nicole en vertu de la loi salique dont l’application est contestable en Lorraine.

L’année de la naissance de Nicole, les princes protestants se constituent en Ligue. En réaction Maximilien, duc de Bavière, époux d’Elisabeth de Lorraine, fille du duc Charles III crée une Ligue (catholique) pour la défense de la religion à laquelle Charles III est tenté d’adhérer.

S’il se ménage ses relations avec le roi de France en acceptant de lui prêter hommage pour le Barrois mouvant, il en fait de même avec l’empereur Ferdinand et le roi d’Espagne ainsi qu’avec leurs gouverneurs de Franche-Comté et des Pays Bas, les archiducs Isabelle d’Espagne et Albert d’Autriche.

                                                                                                                                      

.Charles IV ( 1604 -1675), duc de Lorraine et de Bar par son épouse Nicole, comte de Vaudémont, marquis de Pont à Mousson de 1624 à 1634, seigneur de Saarwerden et Bouquenon de 1629 à 1634

 

Fils du comte François de Vaudémont, il commence à régner l’année de l’accession au pouvoir du cardinal de Richelieu comme ministre du roi Louis XIII et alors que depuis 6 ans, l’empereur Ferdinand II est engagé dans la guerre de Trente Ans qui l’opposent aux Protestants. Les Pays Bas, possessions des Habsbourg d’Espagne qui relèvent de l’empire, se sont alliés à la France et sont en guerre depuis déjà trois ans contre l’Espagne et l’Empire.

Richelieu se met à soutenir en sous-main ces derniers pour contrer l’empereur.

Charles IV, catholique convaincu, très lié au duc Maximilien de Bavière, allié très fidèle de l’empereur, penche pour ce dernier. La politique de Louis XIII et de Richelieu est de repousser la frontière du royaume sur le Rhin, ce qui implique l'annexion du duché de Bar, du duché de Lorraine, états souverains, de la Franche-Comté, possession espagnole, de l'Alsace,  toutes possessions de l'Empire romain germanique.

 

Le roi Louis XIII, qui n’est pas encore engagé dans la guerre, renforce néanmoins ses garnisons de Metz et de Verdun. Charles IV en fait de même en augmentant les effectifs de Nancy, Bitche, Marsal, La Mothe, Clermont, Stenay et Jametz ainsi que celles du duché de Bar. Dès 1627, Charles IV crée une armée permanente.

 

Sa sympathie pour l’empereur Ferdinand II  ne fait qu’augmenter quand en 1629 la Chambre impériale de Spire attribue à son père les seigneuries de Saarwerden et de Bouquenon disputées par la maison de Nassau.

 

L’armée lorraine atteint en 1630 un effectif de 9 000 hommes pour l’infanterie  et 1000 pour la cavalerie quand le roi Gustave-Adolphe de Suède entre en guerre au côté des princes protestants soutenus financièrement par Richelieu. Les troupes de ce dernier écrasent celles de l’armée impériale commandée par le général Tilly en septembre 1631. Depuis le printemps 1631, Charles IV a augmenté les effectifs de son armée qui compte  désormais près de 18 000 fantassins et 5000 cavaliers. Celle-ci part en Alsace ou il installe à la demande de l’empereur des garnisons à Saverne et à Haguenau puis en Allemagne du Sud au secours  de l’armée impériale mais sans grand succès.    

 

Pendant son absence, Louis XIII a mis son armée en situation d’envahir les duchés de Bar et de Lorraine et ses troupes stationnées à Verdun et à Metz convergent vers Vic et Moyen Vic défendues elles par des troupes impériales ; Vic capitule dès le 11 décembre. Charles rentré à Nancy le 16 décembre cherche à négocier avec le roi Louis XIII qu’il rencontre à Metz le 26 décembre. Moyenvic ayant capitulé elle le 27 décembre, Charles IV doit signer le 6 janvier 1632 le traité de Vic par lequel il s’engage à n’accorder aucune aide aux Habsbourg qu’ils fussent d’Espagne ou d’Autriche. Au printemps, ces derniers lui redemandent son aide mais pressentant que Charles va y répondre positivement, Louis XIII  engage dès le mois de mai la deuxième guerre de Lorraine. Dès le 19 juin Bar le Duc est occupé puis l’armée du roi de France fonce sur Nancy. Malgré les renforts envoyés depuis le Luxembourg par les Habsbourg d’Espagne, le 25 juin, les Français sont aux portes de Nancy. Charles IV dont une partie des troupes est restée se battre en Allemagne du Sud  doit dès le lendemain se soumettre et signer le traité de Liverdun beaucoup plus dur que celui de Vic. Il doit livrer pour trois ans la place forte de Marsal, pour quatre ans celles de Dun sur Meuse, de Jametz  et Stenay, vendre le comté de Clermont en Argonne, prêter hommage au roi de France pour le Barrois mouvant dans le délai d’1 an et laisser transiter les troupes françaises sur ses terres le tout garanti par la remise en otage de son frère le cardinal Nicolas-François de Lorraine. Charles bien évidemment reste fidèle à l’empereur au service duquel  nombre de ses officiers continuent de se battre (Allamon, Bannerot, Bassompierre, Briey, Chauvirey, Cliquot, Custine, des Fours, du Hautoy, Fournier, Haraucourt, Hennin, Hunolstein, Ligniville, Mercy, Mitry, Montrichier, Mus, Nettancourt, Raignecourt, Salm, Serainchamps, Stainville, Yvard) ;  empereur qui lui confie d’ailleurs la défense de ses possessions en Basse-Alsace.

                                                    

En réaction, Louis XIII intervient une troisième fois en Lorraine et fait prononcer par le Parlement de Paris la saisie du Barrois mouvant pour lequel Charles ne lui a pas prêté hommage. Dès le 24 aout 1633, les troupes de Louis XIII occupent à nouveau Bar le Duc, puis Pont à Mousson, s’emparent de Saint Nicolas de Port et encerclent Nancy ; Charles IV doit se réfugier à Lunéville ; Nancy capitule après trois semaines le 20 septembre et le même jour Charles est contraint de signer le traité de Charmes par lequel la France occupe Nancy pour quatre ans, interdit au duc de Lorraine toutes alliances contraires à l’intérêt de la France et l’oblige à licencier son armée.                                                  

 

 

 

Charles IV préfère finalement abdiquer le 19 janvier 1634 en faveur de son frère Nicolas-François et retourner en Allemagne prendre un commandement dans l’armée impériale.

                                                                                                                                                                                                                                                                               

.Nicolas-François (1609 - 1675), duc de Lorraine et de Bar, comte de Vaudémont, marquis de Pont à Mousson de 1634 à 1675

 

Frère de Charles IV,  il s’enfuit de Nancy le Ier avril 1634 par la Franche-Comté et trouve asile à Vienne ou il assure la continuité de la dynastie. Ses duchés de  Bar et de Lorraine sont occupés par la France  mais la résistance des Lorrains est vive et l’armée ducale fait régulièrement des incursions notamment depuis la Franche-Comté ou Charles IV, après être passé avec ses troupes impériales de Besançon en Bavière ou elles participent à la prise de Ratisbonne sur les Suédois puis à la tête des troupes de la Ligne catholique à celle de Nordlingen le 6 septembre 1634, revient sur l’Alsace d’où en février 1635, il attaque une première

fois en direction de Saint Diè puis revenu en Franche Comté, il engage depuis là une deuxième offensive en direction de la Lorraine en Avril sans prendre l’avantage, se retire à Breisach d’où il organise pour ses troupes et l’armée impériales plusieurs opérations pour tenter de reconquérir le duché. 

Le Colonel lorrain Gaillard, aux ordres du général des armées impériales Thomas de Savoie, s’empare de la petite ville de Sierck tandis que l’armée de Maillard, un autre lorrain s’emparent de Boulay  dans le pays messin et que des officiers lorrains libèrent Saint Mihiel pendant que Charles IV reconquiert Darney, Gondrecourt, Remiremont, Raon-l’Etape et Saint Diè puis s’avance rejoindre les impériaux du général Gallas installés au nord du duché. Les Français ne tiennent plus pratiquement  que les grandes villes notamment Bar et Nancy. Louis XIII se trouve obligé de réagir et fin juin part pour la Lorraine ou il arrive à Saint Dizier le 20 septembre 1635  et fait assiéger Saint Mihiel qui capitule le 2  octobre. Dans les jours suivants, ses troupes reprennent le contrôle de tout le duché de Bar. Durant l’Automne 1635, l’armée impériale commandée par Gallas avec les troupes lorraines commandées par Charles IV font face aux troupes franco-weimarienne bien supérieures en nombre ; Gallas se refuse à les affronter tandis que Charles déçu se replie sur la Franche-Comté de sorte qu’à la fin de l’année 1635, toutes les troupes impériales et lorraines ont abandonné la Lorraine.En Franche-Comté, en revanche, Charles IV bat les troupes françaises à Poligny le 19 juin 1638  ce qui lui permet d’attaquer à nouveau en Lorraine mais ses campagnes de 1638 à 1640 ne  sont pas décisives de sorte  que Charles IV doit

se résigner à signer un nouveau traité avec la France, le traité de Saint Germain en Laye du 2 avril 1641 par lequel il s’engage à soutenir partout et en tous temps les intérêts de la France et à renoncer à toute « intelligence » avec la maison de Habsbourg, à abandonner à la France le comté de Clermont en Argonne situé dans le Barrois non mouvant ainsi que les places fortes de Jametz, Stenay et Dun sur Meuse, à laisser détruire les fortifications de Marsal, à laisser le libre passage des troupes françaises à travers ses duchés, à accepter l’incorporation de l’armée lorraine à l’armée française.

 

Fin avril 1641, il peut alors rentrer à Nancy.

 

Mais le traité de Saint Germain en Laye ne suffit pas à Richelieu qui décide de s’emparer de Charles IV lequel avisé se réfugie à Sedan ou il va retrouver les troupes espagnoles des Habsbourg d’Espagne ; les victoires du duc d’Enghien  sur celles-ci à Rocroi et à Lens et celle de Turenne sur les troupes impériales à Zusmarshausen  ne sont pas de nature à lui redonner espoir même si lui-même et ses généraux  Gaspard et François de Mercy ainsi que Jean de Werth au service de l’empereur remportent la bataille de Tuttlingen en 1643 et celle de Marienthal en 1645.

 

En fait les négociations  pour  terminer la guerre de Trente Ans ont commencé et finissent par aboutir aux Traités de Westhphalie qui ne règlent pas  le sort de la Lorraine. Charles IV continue donc à se battre aux côtés des troupes espagnoles des Habsbourg d’Espagne et participe au siège de Cambrai en mai-juin 1649 puis  durant les années 1650-1651, ses troupes commandées par Fauge et Ligneville, parviennent à reconquérir une partie de la Lorraine tandis qu’Haroué parvient même à reprendre momentanément Bar le Duc et Ligny en Barrois mais sont obligées de se  replier devant l’arrivée de renforts.

                                                           

Néanmoins il se trouve en  possession plus favorable pour négocier avec la France dont le gouvernement est assuré par Mazarin, successeur de Richelieu ; malheureusement Charles IV est meilleur militaire que diplomate et se livre à un double jeu entre la France et ses alliés Habsbourg d’Espagne ; alors qu’il se trouve à Bruxelles, ceux-ci le font arrêter le 25 février 1654 puis emmener à Tolède malgré les protestations de l’empereur Ferdinand III (Habsbourg d’Autriche).

Son frère Nicolas-François, rentré d’exil de Vienne  se trouve bien obligé alors de prendre le commandement des troupes lorraines ; il cherche à obtenir la libération de Charles IV mais sans succès ; il renonce alors à l’alliance avec les Habsbourg d’Espagne pour rallier les armées françaises ; ainsi il est à la tête de ses troupes au côté de la France à la bataille des Dunes du juin 1658.

C’est alors Mazarin qui va obtenir  lors de la négociation de la paix des Pyrénées la libération le 15 octobre 1659 de Charles IV ; mais le traité des Pyrénées signé le 7 novembre 1659 n’est pas pour autant favorable à la Lorraine ; en effet  la France conserve le duché de Bar, les places de Dun sur Meuse, Stenay, Jametz, Moyenvic et Marsal ainsi que tous les villages situées le long d’une route stratégique reliant  Verdun à l’Alsace;  le traité de Vincennes du 8 février 1661 restitue toutefois le duché de Bar  au duc de Lorraine mais lui retire le comté de Saarwerden restitué à la maison de Nassau.

 

Le 23 mars 1661 Charles se résigne à prêter hommage au roi de France pour le Barrois mouvant puis étrangement même accepte de signer un traité à Montmartre le 6 février 1662 par lequel il s’engage à céder à sa mort ses Etats à la France en contrepartie de l’obtention du titre de Prince du sang pour les descendants de la Maison de Lorraine ; son frère  Nicolas-François et son fils Charles protestent ; Charles IV se rendant compte de son erreur, adresse alors une délégation à la diète de Ratisbonne le 3 mai 1663 pour qu’elle déclare illégal le traité signé s’agissant de terres impériales dont le duc ne peut disposer sans son accord. Le roi Louis XIV s’en tient au traité de Vincennes et lorsqu’il s’apprête à engager la guerre de « Dévolution » lui réclame des troupes, puis après le traité d’Aix la Chapelle du 2 mai 1668 lui demande de les licencier. Charles IV ne l’ayant pas fait totalement, Louis XIV fait prendre des dispositions à l’été 1670 pour s’emparer de lui ; prévenu Charles IV parvient à s’échapper et s’enfuit par la Suisse pour rejoindre le territoire de l’Empire. La Lorraine est à nouveau entièrement occupée par la France malgré la protestation de la Diète d’Augsbourg du 13 octobre 1670 et la demande adressée à Louis XIV par l’empereur Léopold de Habsbourg.

 

En revanche, la déclaration de guerre de Louis XIV le 6 avril 1672 aux Provinces Unies (indépendantes de l’empire depuis 1648)  suscite une coalition contre lui réunissant l’empereur Léopold de Habsbourg, l’Electeur de Brandebourg et le roi d’Espagne (Habsbourg d’Espagne) et permet à Charles IV de lever à nouveau des troupes qui parviennent à réoccuper Epinal, Saint Diè et Remiremont. Au cours de la campagne 1675, ces troupes de Charles IV et les troupes impériales  marchent sur Trêves assiégée par les troupes françaises du Maréchal de Créqui ; celui-ci est sévèrement battu le 11 aout 1675.

 

Peu de temps après, Charles IV âgé de 72 ans tombe malade et décède à Allenbach dans le Palatinat le 18 septembre 1675.

                                                           

 

 

 


 

                                                                                                                                                       

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 14:14

 

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                        terre d’empire de  962  à 1766

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maison d’Anjou- Vaudémont

 

.René II (1451-1508), duc de Lorraine, de 1473 à 1508, comte de Vaudémont, marquis de Pont à Mousson et duc de Bar de 1480 à 1508

 

Il nait le 2 mars 1451, il est le fils du comte Ferri VI de Vaudémont et de son épouse Yolande d’Anjou et devient duc de Lorraine à la mort de son cousin le duc Nicolas le 22 juillet 1473.

Par sa mère, c’est un prince français ; celle-ci qui aurait pu régner renonce aussitôt à se droits au profit de son fils. A partir de lui et pour un siècle et demi, les ducs de Lorraine, souvent élevés à la Cour de France, se rapprocheront du royaume de France sans pour autant chercher à rompre avec l’empire, recherchant entre les deux une certaine forme de neutralité. Avec lui, le comté de Vaudémont, terre d’empire devient partie intégrante du duché de Lorraine. René II commence son règne sous celui du roi de France Louis XI, de l’empereur Frédéric III de Habsbourg et du duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Il ne manque plus à ce dernier, pour réunir  ses possessions du sud à celle du Nord, que de faire passer sous son contrôle les duchés de Bar et de Lorraine.  Il est donc un ennemi potentiel.

 

René II a partie de son duché de Bar dans la mouvance du royaume de France (bien que juridiquement en droit « international » de l’époque son duché de Bar relève toujours de l’empire). 

 

Charles le Téméraire n’hésite pas à occuper ce Barrois « mouvant » et lors de son séjour à Trêves d’octobre-novembre 1473  conclut dès le 14 octobre avec René II un traité leur interdisant de conclure avec Louis XI un traité pouvant nuire à l’autre partie et autorisant les deux ducs à faire transiter leurs troupes au travers des territoires de l’autre. Mais les incidents se multipliant  entre garnisons bourguignonnes et lorraines, en mai 1475,  René II défie Charles  qui profite de l’occasion pour envahir la Lorraine ; René II qui espère le soutien militaire du roi Louis XI est bien déçu car celui-ci renouvelle une nouvelle fois les trêves qu’il a signées depuis le 15 octobre 1473 avec Charles le Téméraire. Le 30 novembre toute la Lorraine est occupée. La population de Nancy compte alors environ 5 000 habitants, auxquels il faut ajouter 3 500 soldats d’origine alsacienne, envoyés par le duc d’Autriche, Sigismond de  Habsbourg ainsi que 500 soldats engagés au service du duc de Lorraine.   Charles le Téméraire, quant à lui, ne dispose que d’un armement limité et c’est la famine qui amène la chute de la ville, après un mois de combats. Charles fait son entrée triomphale à Nancy et s’autoproclame duc de Lorraine.

 

Mais les ambitions de Charles le Téméraire l’isole et le roi Louis X, tout en évitant d’engager des troupes directement contre lui,  parvient à pousser contre lui les Confédérés suisses, les villes d’Alsace, l’empereur Frédéric III de Habsbourg lesquels constituent début 1476 la Ligue de Constance dirigée contre le duc de Bourgogne.

 

Les Confédérés suisses ayant remporté  la bataille de Morat contre les troupes de Charles le 22 juin 1476, la résistance s’organise en Lorraine. René II sait profiter de ce renversement de situation : grâce à une aide fournie par la ville de Strasbourg et par les Suisses, il regagne une partie des places perdues. Après quelques semaines de siège, les troupes bourguignonnes de Nancy capitulent le 6 octobre.

Mais au même moment, Charles pénètre en Lorraine, atteint Neufchâteau, tandis que des renforts lui arrivent du Luxembourg. Il est à Toul le 11 octobre, et  à Nancy le 20. René II confie la défense de la ville à 2000 soldats gascons, lorrains et alsaciens, avant de partir pour la Suisse pour y chercher du secours. Le 22 octobre, Nancy est de nouveau assiégée. Charles est, cette fois ci, dans une situation plus précaire que la première fois, étant en terrain ennemi, et coupé de ses arrières. A la tête d’une armée de volontaires suisses, d’Alsaciens et de Bâlois composant une armée de 14000 hommes environ, René II franchit les Vosges et atteint Lunéville le 3 janvier, et Saint-Nicolas-de-Port le 4. Le dimanche 5 janvier a lieu la bataille au cours de laquelle  Charles trouve la mort. René II qui espère comme prix  de sa victoire une partie des possessions bourguignonnes se heurte au refus de Louis XI. 

                                                        

Bien plus celui-ci ne lui laisse comme héritage de son grand-père René Ier d’Anjou décédé le 17 juillet 1480 que le seul duché de Bar alors que Renée II espère recevoir le duché d’Anjou, le comté du Maine et le comté de Provence que certes René Ier avait légué par testament à son neveu Charles mort le 10 décembre 1481 en les léguant à Louis XI. Il n’obtient pas davantage de son alliance matrimoniale avec les Beaujeu qui règnent après le  décès de Louis XI le 30 aout 1483.En effet ceux-ci fort du remariage de René II avec Philippa de Gueldre, fille du duc de Gueldre et nièce de Pierre de Beaujeu, en profitent pour détacher le comté de Provence de l’empire et l’incorporer au royaume de France le 27 juillet 1486 avec le duché d’Anjou. Avec l’argent reçu d’Anne de Beaujeu, René lève alors une armée en 1488 pour tenter d’aller reconquérir le royaume de Naples qui s’est soulevé contre Ferdinand d’Aragon mais là encore, arrivé avec ses troupes à Lyon, il reçoit une lettre du roi Charles VIII devenu majeur lui rappelant que les droits sur ce royaume appartiennent désormais au roi de France par héritage de la maison d’Anjou.  

Malgré ses liens avec la France, René II reste conscient que ses possessions relèvent de l’empire même si l’époque de son règne est celle de la fin du Moyen Age et de l’application du contrat vassalique qui régissait les rapports de la noblesse depuis six cents ans environ. Après la mort de l’empereur Frédéric III, il entretient d’excellents rapports avec son fils l’empereur Maximilien et participe à la Diète de Worms de 1495  et accepte que le corps de  Charles le Téméraire, beau-père de Maximilien, reposant alors à Nancy dans la chapelle des Cordeliers,  soit restitué à sa famille.

                                                   

Le 25 mars 1506, il établit son testament qui pose le principe de l’union perpétuelle indissociable des duchés de Lorraine, de Bar, du comté de Vaudémont et du marquisat de Pont à Mousson. Il meurt prés de Bar le Duc le 10 décembre 1508.

 

.Antoine Ier (1489 -1544) duc de Lorraine et de Bar, comte de Vaudémont, marquis de Pont à Mousson de 1508 à 1544 

 

Fils du précédent et de son épouse Philippa de Gueldre.

 

Il est très lié à la Cour de France. Il est au côté du roi Louis XII  en Italie à la bataille d’Agnadel le 14 mai 1509.

 

Louis XII mort, il assiste au sacre de François Ier  à Reims et épouse  à Amboise une princesse française René de Bourbon-Montpensier, sœur du connétable de Bourbon ; il est au côté de François Ier à Marignan les 14 et 15 septembre 1515 et en 1517 prend celui-ci pour parrain de son premier fils dénommé François comme le roi.

                                                         

Mais à la suite de la défaite du roi de France à Pavie en 1525 contre les troupes de l’empereur Charles Quint, il décide de s’abstenir de prendre parti entre la France et l’empire et s’efforce de jouer les médiateurs.

 

Puis il se rapproche de l’empereur Charles Quint et en 1540 marie sa fille Anne de Lorraine au général des armées impériales, René de Chalon, prince d’Orange et en 1541, son fils héritier François à Christine de Danemark, nièce de l’empereur ce qui déplait fortement à son ancien ami le roi François Ier qui exige alors qu’il lui rende hommage pour le Barrois mouvant.

 

Charles Quint qui souhaite que la Lorraine reste attachée à l’empire accepte de faire des concessions à Antoine en matière de souveraineté ; sans aller jusqu’à donner à ses possessions une quasi-indépendance comme l’avait fait l’empereur Maximilien à l’égard des Confédérés suisses par le traité de Bâle de 1499 qui les relevaient du service armée pour le compte de l’empereur et les soustrayaient à la justice impériale ( leur indépendance ne sera reconnu de jure qu’en 1648), il accepte par le traité de Nuremberg du 26 aout 1542 de faire de la Lorraine un « Etat libre non incorporable » dont la justice ne relève plus, comme pour les Confédérés suisses, en dernier ressort de la Chambre impériale de Spire. 

Antoine meurt le 11 juin 1544.

                                                                                                                                                               

.François Ier (1517-1545), duc de Lorraine et de Bar, comte de Vaudémont et marquis de Pont à Mousson de 1544 à  1545

 

Fils du précédent.

 

La Lorraine continue comme la Confédération suisse à faire partie de l’empire qui lui garantit militairement son statut à la différence de la Confédération ; à noter que la notion de « non incorporabilité » s’entendait comme non incorporable également au Royaume de France.Fort de cette espèce de statut de neutralité entre ce dernier et l’empire, il essaye alors de négocier avec Charles Quint et François Ier l’interdiction pour leurs armées de traverser ses états mais sans succès.

Il meurt le 12 juin 1545 un an après son père ayant eu juste le temps de jouer la médiation  ayant abouti à la paix de Crépy en Laonnois du 18 septembre 1544 par lequel d’un côté la France perd sa suzeraineté sur la Flandre et l'Artois, renonce à ses prétentions sur le Milanais et sur Naples, mais conserve temporairement la Savoie et le Piémont et de l’autre côté Charles Quint abandonne le duché de Bourgogne et ses dépendances.

Il laisse comme héritier son fils Charles âgé de deux ans.

 

.Charles III (1543-1608) duc de Lorraine et de Bar, comte de Vaudémont et marquis de Pont à Mousson  de 1545 à 1608

 

Fils de François Ier, filleul du roi de France homonyme, et de Christine de Danemark, nièce de l'Empereur Charles Quint.

 

Il succède à son père le 12 juin 1545, d'abord sous la régence de sa mère et de son oncle, puis en 1552 sous celle de son seul oncle, Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémont et futur duc de Mercoeur.

                                                                                                                                                                                                                                                               

                                                                     

Sa mère Christine se rend à Augsbourg fin 1547 début 1548 pour assister à la  Diète d’empire. Elle a quelques bonnes raisons de craindre l’alliance des rois de France avec les princes protestants et fait procéder à l’édification de fortifications à La Mothe en Bassigny, aux confins de la Champagne, de la Bourgogne et de la Lorraine entrainant la réaction vive du roi Henri II qui lui demande d’arrêter les travaux ce qu’elle s’engage à faire tout en les poursuivant.Elle se rend à nouveau à Augsbourg en 1550 pour assister à une nouvelle diète d’empire, année qui marque la  reprise du conflit entre l’empereur Charles Quint et cette fois le roi Henri II qui s’est vu promettre, par le traité de Chambord du 15 janvier 1552 par les princes protestants allemands, en contrepartie de son alliance, les comtés de Montbéliard et de Ferrette ainsi que les trois évêchés de Toul, Metz et Verdun en qualité de vicaire de l’empire.

À partir de 1552, le roi de France Henri II, à l’occasion de son "voyage d'Allemagne" qui lui permet d'imposer sa tutelle aux cités épiscopales de Verdun, Metz et Toul, fait un passage à Nancy. Il écarte de la régence la duchesse douairière, Christine de Danemark, nièce fidèle de l'empereur Charles Quint et confie la totalité du pouvoir au prince Nicolas de Lorraine, comte de Vaudémont et futur duc de Mercoeur qui lui est francophile. Dès avril 1552, les armées du roi Henri II envahissent la Lorraine faiblement défendue et le 15 avril 1552, le roi destitue Christine qui doit s’exiler, obtient le serment d’allégeance des Etats Lorrains et remmène à Paris le duc Charles en qui a 9 ans, pour le faire élever à la cour de France en garantie de la neutralité de la Lorraine ou des garnisons françaises sont installées  notamment à Metz, ville impériale. Dès la mi- octobre 1552, l’armée de Charles Quint se présente devant Metz mais n’arrive pas à la reprendre et se retire en janvier 1553.

Charles Quint abdique en 1556 partageant ses possessions entre son fils Philippe et son frère Ferdinand qui lui succède comme empereur.

 

Mais en 1557, l’armée du roi Henri II est battue à Saint Quentin par le duc de Savoie Emmanuel Philibert, général des armées impériales à la tête des troupes espagnoles du roi Philippe II, le fils de Charles Quint.

 

A Paris ou il est élevé, le duc Charles est marié à Notre Dame de Paris  avec Claude de France le 22 janvier 1559. Année 1559 oû il doit signer avec celui-ci le traité  de Cateau-Cambrésis. Ce n’est qu’en octobre 1559, qu’avec son épouse il fait sa première entrée à Nancy mais laisse le gouvernement de la Lorraine à sa mère Christine revenu d’exil. Enfin ce n’est que le 18 mai 1562, qu’il prête serment devant les Etats de Lorraine et en devient véritablement duc.

                                                    

Ses relations avec les rois de France François II et Charles IX  sont bonnes. En revanche, le duc Charles III, bon catholique, ne peut accepter, comme ses cousins les Guise la signature le 6 mai 1576 entre le roi de France Henri III et les Huguenots français ; il rejoint la Ligue catholique crée par le duc Henri de Guise à la demande de Don Juan d’Espagne, le fils bâtard de Charles Quint et  accueille leur assemblée générale  à Nancy en février 1580.

                                                        

En outre Henri III n’a pas d’enfant et son frère François d’Alençon décède le 10 juin 1584 de sorte que c’est Henri le roi de Navarre, chef du parti protestant, qui devient l’héritier de la couronne de France.

 

Une deuxième assemblée de la Ligue se tient alors près de Nancy qui aboutit au traité d’alliance de Joinville du 31 décembre 1584 par lequel le roi d’Espagne Philippe II apporte son soutien à la Ligue pour lutter contre le protestantisme tant dans le royaume de France que dans les terres d’empire possédées par le roi d’Espagne, Franche Comté, Luxembourg, Pays-Bas. Le duc de Guise prend l’initiative et s’empare en juin 1585 de Toul et Verdun occupées par des garnisons françaises depuis 1552, puis les possessions du duc de Bouillon, un des chefs du parti protestant qui doit se réfugier en Alsace et  recrute là près de 35 000  mercenaires recrutés sur place ou dans le duché de Wurtemberg qui  se présentent le 30 aout 1587 aux frontières du duché de Lorraine et l’envahissent mais sont battus.

 

Le duc Charles III  pour venger leurs exactions dévaste alors le comté de Montbéliard, propriété du duc de Wurtemberg. Mais ce n’est véritablement qu’après l’assassinat du roi Henri III le 2 aout 1589 et l’accession d’Henri de Navarre comme roi de France sous le nom d’Henri IV qu’il s’engage véritablement contre la France. Aussitôt il reprend Toul et Verdun mais ne parvient pas à reprendre Metz et se range au côté de la Ligue qui se réunit une nouvelle fois en assemblée à Chaumont en Bassigny en septembre 1589.

                                                                                                          

Le duc de Lorraine doit alors disperser au sud les mercenaires allemands réfugiés en Alsace puis se retourner au nord de son duché pour faire face aux troupes du général d’Henri IV, Henri de Turenne, qui vient de surcroit d’épouser la duchesse  de Bouillon, héritière du duché.

 

Les troupes de Charles III sont défaites en 1592. La conversion d’Henri IV au catholicisme lui permet alors plus facilement  de négocier ; par le traité de Saint Germain en Laye du 16 novembre 1594,Toul et Verdun obtiennent le statut de villes protégées par le roi de France mais leur gouvernement est laissé au troisième fils de Charles III, François de Vaudémont et la France s’engage à indemniser partie des frais engagés par le duc de Lorraine pour la défense de son duché ; en outre le fils ainé du duc doit épouser Catherine, la fille d’Henri IV, mariage célébré le 31 janvier 1599 marquant le resserrement des liens avec le royaume de France même si Catherine meurt dès 1604.

Charles III meurt le 14 mai 1608.

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 17:21

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                                                                         terre d’empire de  962  à 1766

 

Maison de Lorraine-Anjou

 

.Isabelle Ière (1410-1453), duchesse de Lorraine de 1431 à 1453        

Fille de Charles II et de Marie de Wittelsbach, elle-même fille de Robert de Wittelsbach, comte palatin du Rhin puis empereur. Elle épouse le 24 octobre 1420 :

René Ier d’Anjou (1409-1480), duc de Bar de 1430 à 1480, duc d’Anjou de 1434 à 1480,    comte de Provence et de Forcalquier de  1434 à 1480, roi de Naples de 1435 à 1442.

Le droit d’Isabelle à succéder à son père est contesté par le comte Antoine de Vaudémont malgré le fait que les Etats Généraux de Lorraine confirment leur position de 1306 sur le droit des femmes à régner en Lorraine. Antoine de Vaudémont a le soutien du duc de Bourgogne Philippe le Bon qui ne voit pas d’un très bon œil l’accession  de la maison d’Anjou sur les duchés de Lorraine.

Au décès du cardinal-duc, Louis de Bar le 23 juin 1430, c’est son fils adoptif  René Ier d’Anjou qui devient duc de  Bar ; sept mois plus, Isabelle succède elle-même comme duchesse de Lorraine à la mort de son père Charles II  le 25 janvier 1431 ;  la Lorraine et le Barrois ont désormais une histoire liée.

Une bataille a lieu le 2 juillet 1431 à l’issue de laquelle le duc René Ier est fait prisonnier et interné à Dijon au palais ducal de Philippe le Bon. Les deux parties acceptent alors  que la question de fond de la capacité d’Isabelle à succéder soit soumise à la décision de l’empereur Sigismond de Luxembourg ; au début de 1434, celui-ci entend les arguments des deux parties puis les convoque à Bâle ou il participe au concile de 1434 ; libéré provisoirement René d’Anjou s’y rend ; le 24 avril, Sigismond rend sa décision en faveur d’Isabelle comme héritière légitime du duché dont il donne l’investiture à René « pour et au nom de sa femme »

Puis René, respectant son engagement vis-à-vis du duc de Bourgogne, retourne à Dijon se constituer prisonnier ; c’est en captivité qu’il devient duc d’Anjou et comte de Provence à la mort de son frère Louis III d’Anjou le 12 novembre 1434 puis roi de Naples à celle de sa tante Jeanne II le 2 février 1435. 

La duchesse Isabelle prend aussitôt la tête d’une armée et prend possession du royaume de son époux.

Ce n’est qu’après un accord à Lille du 28 janvier1437 par lequel, outre quatre cents mille ducats, il accepte d’abandonner au duc de Bourgogne deux seigneuries de son duché de Bar, Cassel et Bois-de-Nieppe, enclaves dans le comté de Flandre, que ce dernier le libère.

Mais dès 1438, Antoine de Vaudémont reprend les hostilités mais il est battu  et par le traité de Reims de 1441, il renonce définitivement à ses prétentions contre la promesse que son fils Ferri épouserait Yolande, la fille cadette de René d’Anjou et d’Isabelle de Lorraine.

                                                                                                          

Le 2 juin 1442, Alphonse d’Aragon qui entend faire valoir ses droits sur le Royaume de Naples, parvient à prendre Naples ; René II accepte de renoncer au Royaume de Naples, rejoint la Provence puis l’Anjou.

Ce n’est qu’en juillet 1443 qu’il se décide à venir en Lorraine accompagné du roi de France Charles VII pour mener campagne contre les habitants de Metz ; à cette occasion le roi de France s’empare au passage d’Epinal possession de l’évêque de Metz puis fait le siège de Metz, qui, avec l’aide des troupes impériales résistent mais finit par capituler.

Après le mariage à Nancy de sa fille Marguerite de Lorraine avec le roi d’Angleterre Henri VI, René d’Anjou et son épouse Isabelle quittent définitivement la Lorraine laissant à leur fils Jean de Calabre le soin de gouverner le duché. Isabelle meurt le 28 février 1453 au château d’Angers.

 

.Jean II (1425-1470), duc de Lorraine de 1453 à 1470

Fils de la duchesse Isabelle et de René d’Anjou.

 

Il n’a qu’une seule idée en tête celle de reconquérir la couronne de son père. Il tente sa chance à la mort d’Alphonse d’Aragon mais échoue ; un temps il espère recevoir l’appui du roi de France Louis XI qui a succédé à son père Charles VII mais qui, retors comme l’histoire l’a montré le berce d’illusions tout en continuant de soutenir Ferdinand le fils d’Alphonse ; Jean II s’en étant rendu compte, adhère alors à la Ligue du Bien Public crée par le duc de Bourgogne Charles le Téméraire. Après une deuxième tentative de reconquête du royaume de Naples en 1462, il se décide à revenir en Lorraine ou Louis XI soutient ses ennemis  tout en cherchant à se le concilier par des compensations territoriales.

 

Mais en octobre 1466, il quitte le duché pour aller militairement accompagné de Ferri de Vaudémont prendre possession de la Catalogne dont la couronne a été offerte à son pére René par les catalans révoltés contre Ferdinand d’Aragon. Il meurt à Barcelone le 16 décembre 1470.

 

.

.Nicolas Ier (1448-1473), duc de Lorraine de 1471  à 1473     

 

Fils de Jean II ; comme son père, il prête serment le 7 aout 1471  puis part à Paris ; mais là il apprend que le roi Louis XI a choisi un autre parti pour sa fille et rentre à Nancy ou il reçoit en revanche la proposition Du duc de Bourgogne Charles le Téméraire de lui donner sa fille unique Marie.

                              

L’offre est acceptée  et le 22 mai 1472, Nicolas signe à Arras avec son futur beau-père un traité d’alliance dirigé contre le roi Louis XI. Un an plus tard, à vingt-cinq ans Nicolas meurt sans descendance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 14:18

 

 

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CH .II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                   terre d’empire de  962  à 1766

 

 

Maison d’Alsace

 

.Adalbert, duc de Lorraine de 1047 à 1048

Il ne règne qu’une année car Godefroy le fait assassiner en 1048.

 

.Gérard d’Alsace (1030-1070), comte de Châtenois et de Metz en 1047, premier duc héréditaire de Lorraine de 1048 à 1070,

 

Il descend d'Étichon-Adalric d'Alsace qui est duc d'Alsace au VIIe siècle. La maison des Ethiconides possède  d’importants domaines en  Sarre, dans la région de Trèves et dans la Haute Vallée de la Meuse. Les Étichonides sont aussi la souche des maisons de Habsbourg, de Bade, ainsi que des maisons éteintes de Dabo et d'Egisheim. A la mort d’Adalbert II d’Alsace, le 11 novembre 1048, l’empereur Henri  inféode  Gérard, son neveu pour lui succéder ; il est  connu sous différents noms : Gérard d'Alsace ou de Châtenois ou bien encore de Flandre, du fait de son épouse, Hedwige de Namur, comtesse de Flandre. Il porte souvent le titre de marquis, car son duché est une marche du Saint-Empire romain germanique. Il possède  d’importants domaines en  Sarre, dans la région de Trèves et dans la Haute Vallée de la Meuse. C’est à partir de Gérard d’Alsace que la Maison d’Alsace prend l’appellation de Maison de Lorraine.

C’est lui qui vers 1050 édifie une maison forte à Nancy autour de laquelle la ville va se développer. 

 

Mais Godefroy le Barbu n’accepte pas cette décision de l’empereur et avec l’aide de seigneurs lorrains il parvient à s’emparer de Gérard ; celui-ci est libéré grâce à l’intervention de l’ancien évêque de Toul devenu pape sous le nom de Léon IX  puis avec l’aide du nouvel empereur Henri IV qui  lui fournit deux mille soldats, il vient à bout de son adversaire. 

Outre l’appui du pape, Gérard  recherche l’appui des évêques et des abbés de son duché ce qui lui permet de se faire attribuer l’avouerie de plusieurs abbayes et de renforcer son pouvoir.

                                                       

.Thierry le Vaillant (1040-1115),  duc de  Lorraine de 1070  à  1115

 

Fils du précédent.

 

Il n’obtient pas facilement de succéder à son père car  le comte de Bar  Louis de Montbéliard, gendre de l’ancien duc de Haute-Lorraine Frédéric II dont il a épousé la fille Sophie,  revendique l’investiture. Si Louis meurt peu après, son fils Thierry II  devenu comte de Bar reprend la réclamation. Mais l’empereur Henri IV  attribue le duché à Thierry, Thierry II comte de Bar devant se contenter de son comté.

 

Thierry se montre un vassal reconnaissant et fidèle à son empereur Henri IV avec lequel il participe à plusieurs campagnes contre les Saxons ; surtout il le soutient dans la querelle des investitures qui oppose son empereur aux papes  Grégoire VII  (  1073-1085)  et  Urbain II  (1088-1099) ; et également , après  s’être rapproché d’Henri V  qui se rebelle contre son père Henri IV, il  se réconcilie avec celui-ci .Après la mort d’Henri IV en 1106, Thierry qui a épousé en première noce Hedwige de Supplimbourg, qui lui a donné son fils Simon, ne prend pas parti dans  les conflits qui se mettent à opposer son nouveau suzerain l’empereur Henri V à  de nombreux princes à la tête desquels se trouve le parent de sa première femme le duc de Saxe Lothaire de Supplimbourg, dont au surplus la sœur Adélaïde a épousé ce fils Simon.

 

.Simon Ier (1096-1138), duc de Lorraine  de 1115 à 1138

 

Fils du précédent, il  participe à la diète de Worms de 1122.

Cette diète convoquée par son empereur Henri V  règle la querelle des investitures par l’adoption du Concordat de Worms du 23 septembre 1122 par lequel l’empereur garantit la liberté des élections épiscopales  et s’engage à investir l’élu du pouvoir temporel par la remise du sceptre, le pape admettant de son côté la présence de l’empereur  ou de son représentant lors de la cérémonie d’élection et investissant  ou faisant investir par un évêque métropolitain l’élu de son pouvoir spirituel par la remise de la crosse et de l’anneau.

Le duc Simon   est excommunié par l’archevêque de Trèves Adalbéron, allié au comte de Bar  Renaud  (1105-1150)  et à l’évêque de Metz, Etienne issu de la maison de Bar mais obtient la levée de cette excommunication du pape Innocent III.  Il meurt en 1138.  Son fils Mathieu Ier lui succède.

 

.Mathieu Ier (1110-1176), duc de Lorraine de 1138 à 1176

 

Mathieu, fils de Simon devient duc de Lorraine  comme vassal de Conrad III de Hohenstaufen, duc de Franconie élu la même année à la dignité impériale.

Il en épouse la nièce Berthe de Souabe dont le frère Frédéric, est le futur Frédéric Barberousse. Outre donc son lien de vassalité, Mathieu a un lien de parenté très étroit avec les Hohenstaufen.

Il participe à presque toutes les diètes impériales convoquées par Conrad III puis à celles convoquées par son beau-frère Frédéric Ier Barberousse après que celui-ci ait accédé en 1152 à la dignité impériale ; il l’accompagne à Rome pour son sacre  le 18 juin 1155 par le pape Adrien IV. 

 

Le duc de Lorraine Mathieu Ier est également aux côtés  l’empereur lorsqu’il rencontre en 1160  vers Vaucouleurs le roi de France Louis VII pour trouver un accord permettant de mettre fin aux pillages auxquels se livrent des bandes d’aventuriers sur les frontières du royaume et de l’empire.

 

En 1167, Mathieu accompagne à nouveau son empereur Frédéric Barberousse en Italie. Il meurt le 13 mai 1176, son fils  Simon lui succède.

 

.Simon II (1140-1207), duc de Lorraine  de 1176 à  1205  

 

Sa mère Berthe de Souabe préfère voir  devenir duc son fils cadet  Ferri de sorte que Simon doit se faire confirmer l’hommage de ses vassaux ce qui l’oblige à leur concéder des avantages substantiels et à les consulter pour les grandes affaires ; c’est l’origine des Etats de Lorraine. Mais son frère ne se contente pas de sa seigneurie de Bitche et prend les armes ; si Simon a le soutien du comte de Bar, Ferri a celle de l’empereur Frédéric Barberousse qui évite toutefois de prendre parti.

Par le traité de Ribemont du 2 mai 1179 conclu sous l’égide de leur mère,  Ferri se voit attribuer les pays lorrains de la vallée de la Sarre ainsi que les terres situées entre Metz et Trèves avec l’hommage personnel du Prince-évêque de Trêves et du comte de Sarrebruck pour les terres relevant du duché, c'est-à-dire pratiquement les terres germanophones du duché.

                                                        

A la mort de l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse en 1190, les deux frères se rallient sans hésiter à l’empereur Henri VI et se réconcilient ; Simon choisit pour successeur Ferri le Jeune, fils de son frère Ferri.

                                                     

L’empereur Henri VI meurt en 1197 ; son héritier est le jeune Frédéric de Hohenstaufen âgé de trois ans de sorte que pour s’assurer que la couronne reste à la maison de Hohenstaufen, les électeurs choisissent d’élire roi des romains en 1198 Philippe de Souabe le frère d’Henri VI. Ferri  soutient Philippe de Souabe ; son frère Simon renonce au pouvoir en en 1205 et se retire dans le monastère de Sturzelbronn  ou il meurt en 1207.

 

.Ferri II ( ? - 1213), duc  de Lorraine de 1205 à 1213

 

Dénommé Ferri II parce que son père a pris le titre de duc de Lorraine en 1205 à l’abdication de son frère Simon et s’est fait appeler Ferri Ier.

Ferri II se trouve donc à la tête de l’ensemble du duché par héritage de son père et de son oncle.

 

Philipe de Souabe est assassiné en novembre 1208 ; lors de la diète de Francfort de novembre 2008, Ferri se rallie à Othon de Brunswick qui devient empereur sous le nom d’Othon IV mais le pape Innocent III l’excommunie en 1210 et demande à la diète de Nuremberg de 1211 de le destituer pour reconnaitre Frédéric II de Hohenstaufen comme empereur.

 

Ferri vote la destitution et soutient désormais Frédéric II auquel il fournit des troupes, combat avec lui en Alsace ou il l’aide à prendre Haguenau en septembre 1212. Et il se rend à la diète de Francfort qui le 5 décembre 1212 proclame Frédéric II  roi des romains et assiste à son sacre fictif du 9 décembre. Il lui prête même de l’argent pour recruter des troupes  et reçoit en gage la ville de Rosheim en Alsace. Peu de temps après, il accompagne Frédéric II à Vaucouleurs ou l’empereur rencontre Louis, le futur Louis VIII, le fils de Philippe Auguste, pour conclure une alliance contre Otton IV.

 

Ferri II meurt en octobre 1213.

                                                                

.Thiébaud Ier (1191 -1220), duc de Lorraine de 1213 à 1220, comte de Metz et de Dagsbourg

 

Fils de Ferri ; époux de Gertrude de Dagsbourg.

Il  marque une exception dans la longue période de fidélité des ducs de Lorraine à l’égard de leurs empereurs. En effet il n’est pas soutenu par l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen allié du roi Philippe Auguste dans une affaire successorale concernant le comté de Champagne ; Frédéric considère sa position comme une félonie et lui reprend Rosheim ; Thiébaud décide alors de soutenir Othon IV et combat à ses côtés à la bataille de Bouvines en 1214.

En 1218, Thiébaud reprend Rosheim et dévaste toute l’Alsace entre Strasbourg et  Sélestat ; l’empereur Frédéric II réagit en envahissant la majeure partie du duché de Lorraine et fait prisonnier Thiébaud qui doit se soumettre et s’engager à se reconnaitre vassal du comte de Champagne pour les seigneuries de Chatenois, Frouard et Montfort qu’il détient dans ce comté.

 

Thiébaud meurt en 1220.

 

.Mathieu II (1193-1251), duc de Lorraine de 1220  à 1251

 

Frère cadet de Thiébaud, il rencontre lui-aussi des difficultés avec la maison de Champagne dont la comtesse  régente Gertrude de Dagsbourg veut faire épouser à son fils la veuve de son frère ; le mariage a lieu et Mathieu est contraint de donner Nancy  en douaire à sa belle-sœur Gertrude et de se reconnaitre vassal du comte de Champagne pour Neufchâteau.

 

Il rencontre des difficultés également avec certains seigneurs lorrains notamment  le comte Hugues de Lunéville et surtout avec Henri II le comte de Bar qui a conclu une alliance avec le comte Thibaud IV de Champagne. Il doit affronter l’évêque de Strasbourg et le comte de Dagsbourg qui envoient des troupes dans son duché. Néanmoins il parvient à faire front. Surtout il n’oublie pas qu’il est prince d’empire et rétablit de bonnes relations avec son empereur Frédéric II qu’il accompagne en Terre Sainte en 1229-1230. Il participe en 1231 aux deux diètes qui se tiennent à Worms ou est discutée la constitution de l’empire prévoyant le renforcement du pouvoir des seigneurs et la diminution de ceux des municipalités ; et dans le conflit qui oppose le roi de Germanie Henri VII qui soutient ces municipalités à son père l’empereur Frédéric II, il soutient l’empereur.      

Il accompagne à nouveau Frédéric II en 1235 en Italie du Nord et le raccompagne en Allemagne ou en Aout il participe à la diète de Mayence à laquelle l’empereur prononce la déchéance de son fils Henri VII.

En revanche, par la suite, après une nouvelle expropriation en 1245, il prend le parti, moyennant d’ailleurs finance, du pape Innocent IV dans le conflit qui oppose ce pape qui veut remplacer Frédéric II qu’il a excommunié par Guillaume de Hollande.

 

Mathieu meurt peu de temps après son empereur Frédéric II.

 

.Ferri III (1240-1303)  duc de Lorraine  de 1251 à 1303

 

Il n’a que 13 ans à la mort de son père Mathieu II.

C’est sa mère Catherine de Limbourg qui exerce la régence jusqu’à sa majorité.

Majeur, il participe à la diète de Francfort de 1257 ; il y soutient la candidature d’Alphonse de Castille comme empereur pour succéder à Guillaume de Hollande.  Béatrice de Souabe, la mère d’Alphonse est la sœur de l’empereur  Frédéric II.

 

 

Alphonse est élu roi des romains par une partie des électeurs tandis que Richard de Cornouailles l’est par une autre partie. En définitive, c’est Alphonse qui est élu et c’est Ferri  III qui part en Espagne le lui annoncer.

 

A Tolède le 14 mars 1258, il prête hommage à Alphonse qui lui donne l’investiture de son duché de Lorraine.

 

Le Ier octobre 1273, Rodolphe, apparenté à la maison d’Alsace donc à la maison de Lorraine est élu empereur ; Ferri comme les autres princes d’empire lui fait allégeance. Néanmoins sous son règne, le duché se rapproche du royaume de France. En effet, par le mariage en 1284 de Philippe le Bel avec  Jeanne la comtesse de Champagne, le duc de Lorraine est tenu de rendre hommage à Philippe le Bel pour ses seigneuries de Chatenois, Montfort et Frouard sises dans le comté de Champagne ; en outre favorable à la candidature d’Albert de Habsbourg contre celle d’Adolphe de Nassau, qui est élu,  il lui refuse de s’engager dans une action contre Philippe le Bel dont l’empereur craint les velléités d’expansion.

Mais dès qu’Albert remplace Adolphe comme empereur, il le soutient et l’accompagne en décembre 1299 à l’entrevue de Quatrevaux avec Philippe le Bel pour régler certains problèmes frontaliers entre le royaume et l’empire.

 

Ferri III meurt le 31 décembre 1303.

 

.Thiebaut II (1262 -1312), duc de Lorraine de 1303 à 1312,

 

Fils de Ferri III ; avant de succéder à son père, il combat à Spire à la tête d’un contingent lorrain qui soutient l’élection d’Albert de Habsbourg contre Adolphe de Nassau. Mais comme son père, il se montre un vassal fidèle tant au roi de France Philippe le Bel auquel il doit allégeance pour ses terres de Champagne qu’à Albert de Habsbourg pour celles qui dépendent de l’empire. C’est sous son règne et à sa demande que les Etats de Lorraine  confirment le droit des femmes, contraire à la loi salique, à succéder en l’absence d’héritier mâle.

 

.Ferri IV (1282-1328), duc de Lorraine de 1312 à 1328,

 

Fils du précédent ; il est le gendre de l’empereur Albert Ier de Habsbourg dont il a épousé la fille Isabelle d’Autriche en 1304.

 

Ferri IV  s’implique personnellement dans la crise qui suit la mort de l’empereur Henri VII de Luxembourg en aout 1313 ; l’élection impériale a lieu à Francfort le 18 octobre 1314 ; les voix se partagent entre le duc Louis de Bavière et le duc d’Autriche Frédéric son beau-frère. Il en résulte une guerre ; Ferri IV et son beau-frère perdent la bataille de Muhldorf et sont faits prisonniers par Louis de Bavière; Ferri est libéré grâce à une médiation du roi de France Philippe le Bel contre l’engagement de ne plus se mêler des affaires de l’empire.

Il meurt à la bataille de Cassel au côté du roi de France le 23 aout 1328 laissant un fils Raoul âgé de 9 ans.

 

.Raoul (1320-1346), duc de Lorraine de 1328 à 1346

 

Il règne sous la régence de sa mère Isabelle d’Autriche jusqu’à sa majorité en 1334. Par son remariage  cette année 1334  (il avait été marié précédemment pendant deux ans) avec la fille du comte de Blois et de Guise dont la dote est le comté de Guise en Picardie, le comté de Guise se trouve réuni au duché de Lorraine.

En revanche, sous son règne, le roi de France Philippe VI achète au sénéchal de Champagne la seigneurie de Vaucouleurs avec Domrémy qui relevait jusqu’alors du duché de Lorraine de sorte que cette seigneurie ne fait plus partie de l’empire.

Comme le comte de Bar, les évêques de Metz et de Verdun,  Raoul doit envoyer des troupes pour aider le roi de France combattre celles du roi d’Angleterre Edouard III et le 25 aout 1346, il est au côté du  roi de France Philippe VI  à la bataille de Crécy ou il est tué.

 

.Jean  Ier (1346-1390), duc de Lorraine de 1346 à  1390

 

Il est mineur à la mort de son père Raoul ; sa mère exerce peu de temps  la co-régence avec le comte Eberhard II de Wurtemberg puis les Etats de Lorraine désignent comme lieutenant général du duché, le Sire de Fénétrange qui est chargé de son éducation ; celui-ci lui donne une éducation germanophone ; en 1353, il commence à régner.  

L’essentiel de son règne se fait sous celui de l’empereur Charles IV de Luxembourg qui en 1353 érige en faveur de son cousin Robert de Bar (1352-1411) le comté de Bar en duché ; puis en 1354, l’empereur accorde une nouvelle faveur à ce cousin en érigeant cette fois en  marquisat et principauté d’empire la seigneurie de Pont-à-Mousson.

 

En 1361, Jean  épouse  Sophie de Wurtemberg, fille d’Eberhard.

L’empereur Charles IV revient à Metz à l’hiver 1356-1357 ou a lieu la très importante Diète d’empire au cours de laquelle le 25 décembre 1356, il promulgue la Bulle d’Or qui fixe les règles de l’élection impériale.

Lui-même est fait par son empereur Lieutenant Général de l’empire en pays Mosellan. L’empereur Charles IV très favorable au roi de France, l’encourage à aider celui-ci contre les anglais ; il se montre ainsi, tout en fidèle vassal de l’empereur, un allié fidèle des rois  de France Jean le Bon, Charles V, Charles VI.

Mais à la fin de sa vie, il s’inquiète des empiétements des officiers français en Lorraine qui cherchent à imposer l’autorité du roi de France.

Il meurt à Paris le 22 septembre 1390 ou il est venu défendre ses droits contestés sur Neufchâteau devant le Parlement de Paris soutenue contre lui par certains membres de l’entourage du roi dont Louis d’Orléans.

                                                    

.Charles  II (1364-1431), duc de Lorraine de 1390 à 1431

 

Fils de Jean Ier et de Sophie de Wurtemberg.

Le duc de Lorraine Charles II, prince d’empire, fait campagne pour son beau-père l’électeur palatin Rupert dont il a épousé la fille Marguerite de Bavière en 1393 et Rupert est élu par les 4 électeurs rhénans le 21 aout 1400.

 

Le duc Louis d’Orléans rêve à partir du duché de Luxembourg qu’il a reçu en gage d’un emprunt de l’empereur Wenceslas de Luxembourg de se tailler une principauté en lui rattachant des terres du duché de Lorraine, Charles doit conduire contre lui en 1407 une coalition  mise sur pied avec l’accord du roi de France comprenant notamment les ducs Robert de Bar, de Hainaut et de Juliers et les comtes de Sarrebruck et de Salm.

 

Charles II entretient d’étroites relations avec le duc de Bourgogne Jean sans Peur, fils du duc Philippe le Hardi, ami d’enfance.

Opposé à tout rapprochement avec le royaume de France, il interdit dans son testament rédigé le 13 aout 1407 à ses deux filles Isabelle et Catherine de se marier  « à un homme qui soit sujet du royaume de France »

Louis d’Orléans est finalement assassiné à Paris le 23 novembre 1407 par les sbires du duc de Bourgogne Jean sans Peur que soutient d’autant plus Charles II que le Parlement de Paris le 1er aout 1412 donne raison aux habitants de Neufchâteau qui avaient été soutenus par le duc d’Orléans. 

 

Cette même année 1412, nait à Domremy, Jeanne d’Arc qui sera appelée dans l’histoire de France pour les besoins de la cause « la bonne lorraine » alors et pourtant qu’au jour de sa naissance, une partie du village de Domrémy - dépend de la châtellenie de Gondrecourt en Barrois mouvant donc du duché de Bar, terre impériale dont le duc est le cardinal Louis de Bar, vassal de l’empire pour la partie située rive droite de la Meuse mais dans la mouvance française pour la partie  sise sur la rive gauche, tandis que l'autre partie  du village relève de la seigneurie de Vaucouleurs acquise en 1355 par Philippe de Valois et rattachée au  comté de Champagne par ordonnance royale de 1365. Or  Domrémy est traversé alors par un ruisseau qui sert de frontière entre le Barrois mouvant et le comté de Champagne ; et la partie du village de Domrémy dans laquelle se trouve la maison de Jeannes est située sur la rive champenoise.

                                                                                                            

Donc non seulement Jeanne n’était  pas Lorraine (en effet si elle l’avait été Lorraine, elle aurait relevé du duc Charles II, vassal de l’empereur Sigismond de Luxembourg, et on ne voit pas bien à quel titre elle serait venue défendre la cause du  roi de France Charles VII) mais elle n’était pas même née dans le Barrois mouvant. Elle était tout simplement champenoise raison pour laquelle elle pouvait légitimement vouloir sauver la France.

Preuve du lien étroit qui unit d’ailleurs alors le duc de Lorraine Charles II au duc de Bourgogne Jean sans Peur, c’est Charles II qui, en 1414, accompagne l’empereur Sigismond de Luxembourg se rendant au Concile de Constance ou il  y représente  Jean sans Peur.

 

Duc de Bourgogne, Jean sans peur, qui, après la cuisante défaite le 25 octobre 1415 à Azincourt de l’armée du roi de France Charles VI contre celle du roi d’Angleterre Henri V, se rend maitre de Paris en mai 1418 et y pénètre en juillet accompagné du duc de Lorraine qui y reçoit le titre de connétable pour service rendus au duc de Bourgogne.

 

Mais la victoire échappe finalement à Jean sans Peur qui est  assassiné à Montereau le 10 septembre 1419.

En revanche les anglais triomphent seuls et signent le traité de Troyes du 21 mai 1420  par lequel ils obtiennent, hors les possessions bourguignonnes, la moitié nord du Royaume de France qui se trouve réduit au seul sud diminuée de la Guyenne. Mais Charles II refuse lui de souscrire à un traité qui prévoit l’union des royaumes de France et d’Angleterre.

 

Cette même année 1420, Charles II marie sa fille Isabelle à René d’Anjou, adopté par le cardinal Louis de Bar, héritier du duché de Bar et sans descendant.

 

L’année 1422 voit se succéder les morts d’abord du roi d’Angleterre Henri V puis celle du roi de France Charles VI. Le roi Henri V marié à Catherine de France, fille de Charles VI a un fils qui est alors proclamé roi de France et d’Angleterre mais le dauphin Charles qui ne reconnait pas le traité de Troyes se proclame lui-même roi de  France sous le nom de Charles VII.

 

Grâce à Jeanne d’Arc, la cause au départ assez compromise de Charles VII triomphe  et il est sacré à Reims le 17 juillet 1429.

 

Le Cardinal-duc de Bar Louis meurt le 23 juin 1430. Le duc de Lorraine  Charles II le 25 janvier 1431. Jeanne d’Arc meurt le 30 mai 1431, année de l’union des deux duchés de Bar et de Lorraine.                                                       

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 14:10

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

 

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                  terre d’empire de  962  à 1766

 

 

Maison d’Ardenne

.Frédéric de Bar (v.942- 984), duc de Haute Lotharingie (Lorraine) et comte de Bar de 959 à 984                                                           

Frédéric demeure duc de Haute-Lotharingie ou Lorraine, mais son autorité ne s'étend pas sur la région septentrionale.

Avec la restauration de l’empire en 962 par Othon le Grand, le duché de Lorraine constitue une terre impériale comme partie du Royaume de Germanie.

Sur la frontière occidentale, Otton crée les marches de Gand, d'Ename et de Valenciennes.

.Thierry Ier (v.965- 1026), duc de Haute Lotharingie (Lorraine) et comte de Bar de 984  à 1026

Il est le fils de Frédéric de Bar.

.Frédéric II (v.995 -1028), duc de Lotharingie  et comte de Bar de 1026  à 1028

Fils du précédent.                                                         

.Frédéric III (v.1015-1033), duc de Lorraine et de Bar de 1028 à 1033 

Frédéric II  ne laisse que deux filles en bas âge, Béatrix et Sophie. La situation du pays est assez critique : Eudes de Champagne, qui croit pouvoir disputer la Bourgogne à Conrad, menace constamment la Lotharingie. Une main ferme est nécessaire pour défendre cette marche extrême de l'empire.

A sa mort en 1033, les deux duchés de Basse-Lotharingie et de Haute Lotharingie sont réunis.                                                             

.Gothelon (1023-1044), duc de Basse-Lorraine  de 1023 à 1044 et de Haute Lorraine  de 1033 à 1044

Fils de Godefroid Ier le captif et frère de Godefroy III. Déjà duc de Basse-Lorraine, l’empereur Conrad  II l’investit en 1033 du duché de Haute Lotharingie (Lorraine) réunifiant un temps l’ancienne Lotharingie du Nord.

.Godefroi  II le Barbu (v.997- 1069), duc de Haute Lorraine  de 1044 à1047, margrave d’Anvers, comte de Verdun

Fils du précédent. Epoux en 1054 de Béatrice, fille de Frédéric II, veuve du duc de Toscane.

A la mort du duc Gothelon, l’empereur Henri III investit son fils Godefroy le Barbu,  premier duc de la maison de Verdun et d'Ardennes, du seul duché de Haute Lorraine. Mécontent de cette décision, qu'il considère comme une injustice, il entame une lutte qui va durer presque douze années. Allié à tous les adversaires de Henri III, au roi de Francie occidentale, au comte de Flandre Baudouin V, au comte de Hollande Thierry IV, tour à tour vainqueur et vaincu, réconcilié et rebelle, commettant les pires excès, incendiant le palais royal de Nimègue et la ville de Verdun, dont l'évêque avait pris parti contre lui. Comme sanction, l’empereur lui retire l’investiture sur le duché de Haute Lorraine qu’il confit au comte Adalbert de la maison d’Alsace. Godefroy finit en 1056 par faire sa soumission définitive, mais il ne recouvre alors aucun des deux duchés.

En 1069, Godefroi et Béatrice unissent leurs enfants issus chacun d’un premier mariage : Mathilde, héritière de la Toscane (la comtesse Mathilde de Toscane), ainsi que de Briey, Stenay, Mousson, et Godefroy III de Basse-Lotharingie, dit d'Ardennes, dit aussi le Bossu. C’est un mariage de pure forme. Mathilde, qui a 23 ans, vit en Toscane.                                           

 

 

 

 


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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 14:03

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CH.H II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                  terre d’empire de  962  à 1766

 

La Lorraine française actuelle n’est qu’une petite partie de la grande Lorraine ou Lothringen issue des différents partages de l’empire carolingien après la mort de Charlemagne à partir du partage de Verdun entre ses trois petits fils.

En  843 au traité de Verdun, Lothaire, ainé des fils de l’empereur Louis le Pieux reçoit à l’issue de la guerre l’opposant à ses frères Charles le Chauve et Louis le Germanique, outre le titre d’empereur, la Francia media, vaste territoire allant de la mer du Nord à l’Italie séparé du royaume de Francia occidentalis attribué à Charles par l’Escaut, la Meuse, la Saône et le Rhin et du royaume de Francia orientalis attribué à Louis par le Rhin, l’Aar et les Alpes. Plutôt que Francia media, l’habitude viendra de l’appeler Royaume de Lotharingie.

Avant de se retirer à l’abbaye de Prum, l’empereur Lothaire partage son royaume avec ses fils : l’ainé, Louis II reçoit le titre d’empereur et l’Italie, Lothaire II reçoit au nord un ensemble de territoire comprenant la Frise, les Pays Bas (correspondant à la Belgique et aux Pays Bas actuels), le futur duché  de Lorraine stricto sensu et l’Alsace. Enfin Charles  reçoit  entre les deux le Lyonnais et la Provence.

A la mort sans héritier de Lothaire II en 869, les droits de son frère Louis II sont contestés par son oncle le roi de Francie occidentale Charles le Chauve qui vient à Metz se faire couronner empereur ce qui suscite l’intervention de l’autre oncle le roi de Francie orientale Louis le Germanique qui impose un nouveau partage par le traité de Meersen de 870.

Louis le Germanique s’attribue les pagi de Trêves, de la Nied, de la Sarre et la Blies avec Aix la Chapelle, Metz et la Frise tandis que Charles  le Chauve s’attribue ceux de Toul, Verdun, Saint Mihiel, le Saintois et le Chaumontois.

                                                                                                                

En 882, l’unité du Royaume des Francs est rétabli momentanément par l’empereur Charles III  le Gros, troisième fils du roi Louis le Germanique.  Mais dès 887 celui-ci est déposé par la diète de Tribur et remplacé par un bâtard de son frère Arnulf de Carinthie qui récupère l’Alsace et la Lorraine qu’avait occupée  Charles le Gros en 882 en violation du Traité de Mersen.

                                                                                                                  

En 888, Arnulf de Carinthie, fils bâtard de Carloman de Bavière, est proclamé roi en Germanie, Lotharingie et Italie et devient empereur. En mai 895, Arnulf  intronise son fils bâtard Zwentibold comme roi de Lotharingie. Les frontières de ce royaume coïncidaient sans doute en grande partie avec celles du royaume de Lothaire II, mais elles ne comprenaient probablement plus la Frise. Les historiens ne sont pas d'accord sur le point de savoir dans quelle mesure le fils d'Arnulf demeurait subordonné à l'autorité impériale ; tout indique qu'il jouissait dans son gouvernement d'une large indépendance. L'expérience ne fut d'ailleurs pas de longue durée. Zwentibold se heurte aux résistances des grands qui voyaient avec déplaisir un étranger restreindre leur indépendance. Il se brouille avec Régnier et l'oblige à s'expatrier en 898. Zwentibold est tué le 13 ou le 30 août 900 au cours d'une bataille, au voisinage de la Meuse, contre les comtes Gérard Ier de Metz, Matfried Ier et Étienne de Pouilly, ses vassaux révoltés. Louis IV l’Enfant, fils légitime d’Arnulf de Carinthie  qui lui succède comme roi de Francie Orientale et empereur est reconnu comme leur souverain par les seigneurs lorrains réunis à Thionville.

La plus haute noblesse lorraine siège au sein du Ban ducal, qui constitue l'institution la plus illustre du duché. Siègent au ban les chefs des familles appartenant à l'Ancienne Chevalerie de Lorraine. Chevaux de Lorraine est le nom donné en Lorraine à deux groupes de familles d'ancienne et illustre chevalerie :

 .les Grands Chevaux : du Châtelet, Haraucourt, Lenoncourt et Lignéville ;

 . les Petits Chevaux : des Armoises, Beauvau, Choiseul, Custine, Ficquelmont, Gourcy, Ludre, Mitry et Raigecourt, Bassompierre, Bouzey-Champagne, Briey, Gournay, d'Haussonville, du Hautoy, Lambertye (Tornielle), Nettancourt, Ourches, Saintignon, des Salles, d'Apremont, Bauffremont, Chérisey, Croÿ, Failly, Mercy, Pouilly, Reinach, Salm, Vidranges.

 

Maison de Franconie

 

Gebhard, comte de Franconie, duc de Lorraine  (903-910)

En 903, Louis IV l'Enfant confère à l'un de ses fidèles, le comte Gebhard de Franconie, le titre de duc de Lotharingie.

 

Les conseillers de Louis l'Enfant croient sans doute qu'en faisant disparaître le royaume de Lotharingie, ils devaient soumettre ce territoire à un régime analogue à celui du reste de la Germanie ; les grandes tribus germaniques s'étaient reconstituées sous la direction de chefs nationaux qui acceptaient la subordination à la couronne ; il paraissait logique d'assimiler la Lotharingie à la Saxe, à la Franconie, à la Souabe, à la Bavière. Gebhard meurt en 910. L’année suivante avec la disparition de Louis III  l’Enfant, dernier Carolingien d'Allemagne, Charles le Simple réussit à se mettre en possession de la Lotharingie ; cette année 911 marque la désagrégation de l’empire carolingien et la coupure entre la Francie occidentale, future royaume de France (Frankreich)  avec la Francie orientale (future Germanie). Plutôt que de choisir un carolingien, les ducs réunis à Forcheim le 10 novembre 911 désignent comme roi de Francie orientale l’un d’entre, Conrad, duc de Franconie.

Momentanément néanmoins le duché de Lorraine échappe au royaume de Francie orientale. Tout invite  le roi de Francie occidentale  Charles le Simple à favoriser un seigneur local  Régnier  au Long col qui pouvait profiter du changement de régime pour accroître sa puissance. Charles cependant ne va  pas jusqu'à lui conférer le titre ducal ; il apparaît comme marquis, et vraisemblablement cette fonction lui donnait autorité sur un groupe de pagi compris entre l'Escaut, le Rhin et la Moselle ; mais il n'est signalé nulle part en Haute-Lotharingie. Il meurt en 915.                                                      

Après la mort de Régnier, son fils Giselbert cherche à se rapprocher  du nouveau roi de Francie orientale  Henri l’Oiseleur mais en vain car en novembre 921, à la suite d’une rencontre à Bonn entre Henri l’Oiseleur et Charles le Simple, le statu quo est confirmé en Lorraine. Mais en 923, Charles le Simple est défait à la bataille de Soissons. Raoul de France lui succède et réussit partiellement à se faire reconnaître par les Lotharingiens.  Le roi de Francie Orientale Henri l’Oiseleur profite de la déposition de Charles le Simple par le duc de Bourgogne  Raoul pour réoccuper la Lorraine en 925 qui désormais va rester associée aux destinées du royaume de Francie Orientale. Henri l'Oiseleur commence par y envoyer un certain Eberhard  pour y rétablir la paix. Sous la dynastie de Saxe, la région de la Meuse, aux alentours de Givet, de Mézières, de Mouzon, d'Yvois, est envahie plus d'une fois par des vassaux français et demeure litigieuse jusque vers la fin du Xe siècle.

 

 

Henri Ier juge qu'il vaut mieux chercher à s'attacher de façon durable Giselbert, il lui donne donc en mariage sa fille Gerberge ; l'union est célébrée en 929.

C'est probablement vers cette époque que Giselbert reçoit les fonctions ducales.                                                     

.Giselbert, duc de Lorraine de 929 à 939

La fidélité de Giselbert ne dure pas. Il s'associe aux révoltes d’Henri, frère d'Otton Ier, et du frère de Conrad Ier, Eberhard de Franconie, mécontent de ce que la maison de Saxe l'a supplanté. À la bataille d'Andernach, en 939, Eberhard est tué et Giselbert se noie dans le Rhin.

 

.Henri, duc de Lorraine de 939 à 940

Le roi de Francie Orientale Otton Ier confie alors le gouvernement de la Lotharingie à son fils Henri, qui lui a fait sa soumission, mais qui ne peut se maintenir.                                                       

.Otton de Verdun, duc de Lorraine de 941 à 944

Otton Ier investit pour succéder à son fils Henri, Otton, fils du comte Ricuin de Verdun, qui conserve la dignité ducale jusqu'en 944.                                                    

 

.Conrad le Rouge, duc de Lorraine de 944 à 953

A la mort d’Otton, Otton Ier investit du duché son propre gendre Conrad le Rouge lequel commet l’erreur de s’engager au côté du duc de Souabe dans une révolte contre lui. Otton Ier le destitue en 953 et confit alors le duché à son propre frère Brunon, archevêque de Cologne en lui donnant le titre d’archiduc

Dès cette époque, sa confiance  s'attache de préférence aux chefs de l'Église. Dès le début de la dynastie saxonne, les rois cherchent à s’appuyer sur  les évêques de Cambrai, de Liège, d'Utrecht, de Cologne, de Trêves, de Metz, de Toul, de Verdun qui disposent non seulement de la puissance spirituelle mais de la puissance temporelle. 

 

.Brunon, archevêque de Cologne et archiduc de Lotharingie  de 954  à 959


Quelques seigneurs qui voient avec déplaisir la rigueur déployée par Brunon tentent de se soulever ce qui pousse Brunon à déléguer en 959 une part de son autorité  à Godefroid en Basse-Lotharingie (Frise, actuels Pays Bas, Brabant, Hainaut et une partie de la Basse-Rhénanie.) et à Frédéric, fils du comte Wigéric, en Haute-Lotharingie.

Brunon leur confère le titre de duc et établit donc ainsi deux duchés distincts.  La Haute-Lotharingie devient le duché de Lorraine.

Otton Ier restaure l’empire en 962. Son frère Brunon meurt en 965 puis peu après lui  Godefroid.

Otton II ayant exclu de leur héritage paternel les comtes de Mons, Régnier IV et Lambert Ier, son cousin germain le roi de Francie Occidentale Lothaire envoie en 976, son frère Charles, joindre avec une armée celle d’Hugues Capet et d’Otton de Vermandois venue au secours des comtes. Une grande bataille, qui reste indécise, est livrée devant Mons en 976.                                                            

En 977, Otton II accueille son cousin germain, Charles, qui vient d'être exilé par son frère Lothaire, pour avoir accusé la reine Emma d'Italie, d'infidélité avec l'évêque de Laon Adalbéron. Charles rend alors hommage à l'empereur, qui, tout en lui promettant de le couronner dès que Lothaire serait écarté du trône, lui donne le duché de Basse-Lotharingie resté vacant depuis la mort Godefroy de Metz en 964. La nomination de Charles à la tête du duché, devenu fief mouvant de l'Empire, provoque des troubles qui éclatent au cours de l'été 978.  Lothaire espère tirer parti d'une situation confuse et pénètre en août 978 dans le duché de Lorraine en  se faisant prêter serment par les États du duché mosellan à Metz puis mène un raid contre Aix-la-Chapelle où réside la famille impériale qui échappe de peu à la capture puis  se replie dans son royaume en emportant les insignes de l'Empire. En représailles de cette attaque, Otton II rassemble une armée et envahit le nord de la Francie en octobre 978, et va jusqu'à assiéger Paris, défendue par Hugues Capet. Lothaire se rend compte du jeu joué par Hugues Capet, en l’incitant à la lutte contre l’empereur  et  en 980 à Margut, sur la Meuse, fait abandon de ses prétentions sur la Lorraine.

 

Hugues Capet, mécontent de cette paix conclue sans sa coopération, et craignant de voir les deux princes s'unir contre lui, cherche à son tour à se mettre sur un bon pied avec la cour impériale. Il va passer les fêtes de Pâques à Rome auprès d'Otton, qui lui fait le meilleur accueil, et il réussit à se rendre entièrement favorable l'impératrice Théophano Skleraina. Il va bénéficier du soutien aussi d’Adélaïde de Bourgogne, la mère de l’empereur pour devenir roi de France.        

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 10:24

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CHAPITRE II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

H. Les Trois Evêchés / Dreibistum de  Toul/Tull, Metz, Verdun                           Villes Libres Impériales / Freien Reichstätte von  Tull, Metz, Verdun                                                                                                                          terres d’empire de 962 à 1648

 

 

3. Evêché-comté de Verdun / Bistum-grafschaft von Verdun,                                   Ville Libre Impériale de Verdun  / Frei Reich  Stadt von Verdun                                                                                                                          terre d’empire de 962 à 1648

 

L'évêché de Verdun est créé au IV° siècle à l'époque de la Gaule romaine. Après le Traité de Verdun en 843, Verdun fait partie successivement de la France médiane, de la Lotharingie, puis, au sein du Saint Empire dès 925, de la Basse-Lorraine.

 

.Wigfrid, évêque de Verdun de 959 à 983

Evêque sous le règne d’Othon le Grand.                                                                                                                                                                              

.Hugues II, évêque de Verdun de 983 à 984

 

.Adalbéron I (958-1005), évêque de Verdun  de 984 à 988

Fils de Frédéric Ier d'Ardennes, comte de Bar et duc de Haute-Lotharingie et de Béatrice de France, sœur d'Hugues Capet ; contemporain de l’empereur Othon III.

 

.Haymon (ou Heimon), comte évêque de Verdun de 988 à 1024.

Nommé par les impératrices Théophano et Adélaïde. Ce Bavarois, ami du futur empereur Henri II ; en 990, l'empereur Otton III fait de l'évêque de Verdun un prince souverain, lui accordant le pouvoir temporel sur la ville et le droit de nommer les comtes. Sous son règne, sont nommé comme  comtes Godefroy II, duc de Basse-Lotharingie de 1002 à 1012, puis son frère Frédéric de 1012 à 1022  puis son frère Hermann de 1022 à 1024 lequel renonce  et se fait moine.

                                                                                                              

 

.Raimbert,  évêque de Verdun de 1024 à 1037

Il nomme en 1024  comme comte de Verdun, Louis, comte de Chiny qui  est tué en 1025 par Gothelon, frère d'Hermann, qui convoite la ville. Gothelon donne le comté de Verdun en apanage à son fils Godefroy III  le Barbu, duc de Basse-Lotharingie.         

 

.Louis Ier ( ?- 1025), comte de Chiny et  seigneur de Warcq de 992 à 1025, et comte de Verdun de 1024 à 1025

Fils d'Otton Ier, seigneur de Warcq ; père de Louis II comte de Chiny et grand-père d’Arnoult, comte de Chiny.

 

.Richard Ier, comte évêque de Verdun de 1040 à 1046

 

.Thierry, comte évêque de Verdun de 1047 à 1089

Sous son épiscopat, c’est Godefroy IV le Bossu, duc de Basse-Lotharingie, fils de Godefroy le Barbu qui succède à la mort de son père en 1069 comme comte de Verdun puis à sa mort en 1076, sa veuve  Mathilde de Toscane, jusqu’à sa mort en 1086. En 1086, c’est  Godefroy V de Bouillon, duc de Basse-Lotharingie, neveu de Godefroy IV, qui lui succède.

 

.Richer, comte évêque de Verdun de 1089 à 1107

En 1100, Richer donne le comté de Verdun à titre viager à Thierry II de Montbéliard qui devient comte de Verdun de 1100 à 1105 puis au fils de celui-ci Renaud Ier le Borgne, comte de Montbéliard, mais les rapports entre les pouvoirs temporel et spirituel sont mouvementés. Le XIIe siècle voit éclore le mouvement communal. Les bourgeois de Verdun veulent se soustraire à l’autorité de l’évêque.

 

.Richard IIde Grandpré, comte évêque de Verdun de 1107 à 1114

 

.Mazon, administrateur de 1114 à 1117

 

.Henri Ier de Blois, comte évêque de Verdun de 1117 à 1129 déposé au concile de Chalon

Sous son règne, vers 1119, Renaud le Borgne, comte de Bar, élève une énorme tour entre la porte Châtel et l’abbaye de Saint-Vanne de Verdun. De cette tour, ses gens terrorisent la ville et ses abords. Évêque et bourgeois s’unissent contre Renaud.

 

.Ursion, comte évêque de Verdun de 1129 à 1131

C’est lui qui donne vers 1130, le comté de Briey au comte de Bar Renaud le Borgne.

 

.Albéron  de Chiny, comte évêque de Verdun de 1131 à 1156

Fils d'Arnoul Ier de Chiny, comte de Chiny.

En 1134, la tour érigée par Renaud le Borgne est prise puis détruite. Albéron de Chiny dépose le comte Renaud et rattache le comté de Verdun au domaine épiscopal.

 

.Albert de Mercy, comte évêque de Verdun de 1156 à 1162

De la maison de Mercy dont la puissance connait son apogée au cours du Moyen Âge dans la région couvrant désormais le sud de la Belgique, la Lorraine et le Luxembourg qui tire son nom du château de Mercy, construit au X°siècle sur le ban de la commune de Joppécourt en Lorraine.

 

.Richard III de Crisse, comte évêque de Verdun de 1163 à 1171

 

.Arnoul de Chiny, comte évêque de Verdun de 1172 à 1181

Arrière-petit-fils d’Arnoud de Chiny, comte de Chiny ; petit-fils d’Othon II, comte de Chiny ; fils d'Albert Ier, comte de Chiny et d'Agnès de Bar.                                                        

 

.Henri II de Castel, comte évêque de Verdun de 1181  à 1186

 

.Albert II de Hierges (Hirgis), comte évêque de Verdun de 1186 à 1208

Fils de Manassès de Hierges et d'Alix de Chiny, fille d'Albert Ier, comte de Chiny.

En 1195, les bourgeois de Verdun  obtiennent de l’empereur Henri IV une charte d’après laquelle la cité, devenue libre, relève directement de l’empire. C’est  alors la lutte entre l’évêque et les bourgeois.

 

.Robert Ier de Grandpré, comte évêque de Verdun de 1208 à 1216.                             

Fils d'Henri III comte de Grandpré et de Liutgarde de Luxembourg.

 

.Jean Ier d’Apremont, comte évêque de Verdun de 1217 à 1224 puis de Metz en 1224

Fils de Geoffroy Ier, seigneur d’Apremont et d’Élisabeth de Dampierre.

 

.Raoul de Torote, comte  évêque de Verdun de 1124 à 1245

 

.Guy de Traignel (Trainel), comte évêque de Verdun de 1245 à 1245

 

.Guy II de Mellote (Mello), comte évêque de Verdun de 1245 à 1247                                                                                                             

 

.Jean II d'Aix, comte  évêque de Verdun de 1247 à 1252                           

 

.Jacques Pantaléon, comte évêque de Verdun de 1253 à 1255, pape sous le nom d’Urbain IV

 

.Robert II de Milan, comte évêque de Verdun de 1255 à 1271                                                        

 

.Ulrich de Sarvay (Sarnay), comte évêque de Verdun de 1271 à 1273

 

.Gérard de Grandson, comte  évêque de Verdun de 1275 à 1278

Petit-fils d’Ebald IV de Grandson, auquel un édit du  26 août 1186  de l'empereur Frédéric Barberousse  reconnait le droit de "construire dans le territoire des Noires-Joux, maisons, villages, bourgs et châteaux, sans autre réserve que celle de suzeraineté immédiate de l'empire". Fils de Pierre Ier de Grandson, seigneur de Grandson (dans l’actuel canton de Vaud)  vassal du comte  de Savoie.          

 

.Henri III de Grandson, comte évêque de Verdun de 1278 à 1286

Frère  du précédent. 

 

.Jean III de Richericourt, comte évêque de Verdun de 1297 à 1302

 

.Jacques II de Ruvigny, comte évêque de Verdun de 1289 à 1296

 

.Thomas de Blankenberg /de Blamont, comte évêque de Verdun de 1303 à 1305

Fils de Frédéric Ier, comte de Blâmont et de Jeanne de Bar.

Pourvu de la dignité de princier dans la cathédrale de Verdun, il met beaucoup de zèle à  défendre les droits de l'Eglise, lorsqu'il forme le dessein de surprendre la ville de Toul, avec une troupe de quatre-vingts hommes seulement, pour soumettre les bourgeois révoltés contre leur évêque.

 

C’est cette fermeté de Thomas de Blâmont, et la puissance des alliés de sa famille, qui portent le Chapitre de Verdun à le choisir pour évêque, quelque  temps après la mort de Jean de Richericourt, le jugeant capable de réprimer les entreprises des bourgeois de cette ville, qui avaient abusé de la douceur de l'évêque précédent pour empiéter sur les droits de l'Eglise, et sur les immunités du clergé.

Thomas de Blâmont arrête ces projets par son autorité  ce qui remet le calme dans Verdun sous son épiscopat.

 

.Nicolas Ier de Neuville, comte évêque de Verdun de 1305 à 1312

Issu de la famille des seigneurs de Neuville-sur-Orne.

Sous son épiscopat, les magistrats de Verdun renouvellent leur ligue avec les bourgeois de Metz et de Toul contre leurs évêques, mais les troupes de Regnaud, évêque de Metz, sont défaites à Frouard et l'évêque de Toul quitte son évêché.

 

.Henri IV d’Apremont, comte évêque de Verdun de 1312 à 1349

Pour se défendre contre la rapacité de leurs voisins, les évêques qui, jusqu’alors, s’appuient surtout sur l’empire, sont amenés à solliciter la protection des rois de France plus rapprochés. Ceux-ci, se rendant compte de la situation importante de Verdun, répondent à cet appel. À partir de 1315, date à laquelle Louis X le Hutin y met la première « Garde Française », l’influence de la France fait des progrès incessants. Charles VII, Charles VIII, Louis XII prennent successivement Verdun sous leur protection.

Mais, au cours des siècles suivants, les comtes de Bar restent pour Verdun des voisins dangereux, ainsi d’ailleurs que les comtes de Luxembourg.   Les seigneurs de ces deux Maisons, tantôt ennemis, tantôt alliés, s’unissent parfois pour opprimer de concert l’évêché de Verdun.

 

.Otton de Poitiers, comte évêque de Verdun de 1349 à 1351

Fils d'Aimar IV, comte du Valentinois et de Diois, et de Sybille de Baux.                                                         

 

.Hugues III de Bar, comte évêque de Verdun de 1352 à 1361

Fils de Pierre, seigneur de Pierrefort, et de Jeanne de Vienne. Par son père, il est le petit-fils de Thiébaut II, comte de Bar. 

 

.Jean IV de Bourbon-Montperoux, comte évêque de Verdun de 1362 à 1371

 

.Jean V de Dampierre Saint-Dizier, comte évêque de Verdun de 1371 à 1375                                                      

 

.Guy III de Roye, comte  évêque de Verdun de 1375 à 1379

Issu de la maison picarde de Roye.

 

.Liébaurd, comte évêque de Verdun de 1380 à 1404

 

.Jean IV de Sarrebruck, comte évêque de Verdun de 1404 à 1419

Fils de Jean III de Sarrebruck-Commercy, seigneur de Commercy-Château-Haut.

 

.Louis Ier de Bar, administrateur du diocèse de Verdun de 1419 à 1423

Fils de Robert Ier, comte puis duc de Bar, et de Marie de France. 

La mort le 25 octobre 1415 à Azincourt au côté des Français d'Édouard III, duc de Bar, et de Jean de Bar, son frère, seigneur de Puisaye, le  rend héritier du duché  de Bar mais il doit  défendre son héritage contre son beau-frère Adolphe Ier, duc de Juliers et de Berg. Louis réussit néanmoins à vaincre Adolphe. Il recherche l'amitié du duc de Lorraine.  Les deux princes signèrent, le 4 décembre 1415, un traité qui met fin aux événements désastreux dont les deux duchés avaient été le théâtre sur la fin du règne de Robert et sous celui d'Édouard III. Mais trop âgé pour renoncer à l'état ecclésiastique qu'il a embrassé dans sa jeunesse, il accepte la couronne ducale du Barrois, tout en conservant le titre de cardinal, et la crosse épiscopale de Châlons, qu'il échange pour celle de Verdun, ville située au milieu de son duché. En 1419, pour mettre fin au différend entre les ducs de Bar et de Lorraine, il négocie le mariage de son petit-neveu René d'Anjou avec la fille et héritière de Charles II de Lorraine, et lui confie le gouvernement du duché de Bar dès 1420.

 

.Raymond, comte  évêque de Verdun de 1423 à 1424

 

.Guillaume de Montjoie, comte  évêque de Verdun de 1423 à 1424

 

.Louis Ier de Bar, à nouveau administrateur du diocèse de Verdun de 1424 à 1430           

 

.Louis de Haraucourt, comte évêque de Verdun de 1430 à 1437, de Toul de 1437 à 1449

Fils de Jean de Haraucourt, régent du duché de Lorraine pendant la minorité de Charles II de Lorraine, et d'Isabelle de Lenoncourt.

 

.Guillaume  Fillâtre, comte évêque de Verdun de 1437 à 1449

Originaire de Gand. Neveu du cardinal Guillaume Fillastre, archevêque d'Aix.

En 1468, Guillaume donne à Charles le Téméraire, les premières pages de son grand traité sur l'Ordre de la Toison d'or, fondé par son père Philippe le Bon.

 

.Louis de Haraucourt, comte évêque de Verdun de 1430 à 1437, puis de Toul de 1437 à 1449 et à nouveau de Verdun de 1449 à 1456

De la famille des seigneurs de Harocourt, village situé sur le plateau rive droite de la Meurthe, à égale distance de Nancy et de Lunéville. Fils de Jean de Haraucourt, régent du duché de Lorraine pendant la minorité de Charles II de Lorraine, et d'Isabelle de Lenoncourt.

 

.Guillaume de Haraucourt, comte  évêque de Verdun de 1456 à 1500

Petit-neveu du précèdent.

 

.Warry de Dommartin, comte évêque de Verdun de 1500 à 1508

De la famille des barons de Dommartin situé dans le diocèse de Toul.

 

.Louis de Lorraine (1500-1528), comte  évêque de Verdun de 1508 à 1522

Fils de René II, duc de Lorraine et de Bar, et de Philippe de Gueldre.

 

.Jean VII de Lorraine (1498-1550), comte évêque de Verdun de 1523 à 1544

Frère du précédent.

 

.Nicolas de Lorraine (1524 -1577), comte évêque de Verdun de 1544 à 1547, duc de Mercoeur

 Neveu du précédent, il devient ensuite duc de Mercœur.  

 

.Nicolas Psaume, évêque de Verdun de 1548 à 1575

En 1551 les princes protestants allemands en lutte contre Charles Quint recherchent le soutien du roi de France. À Lochau est signé un accord qui prévoit la participation financière et militaire de la France à leur action.   À Chambord, le 15 janvier 1552, est signé un traité qui prévoit que le roi Henri II occupera, pour des raisons stratégiques, en qualité de vicaire de l’Empire, les villes de Metz, Toul et Verdun, «et autres villes de l’Empire ne parlant pas allemand »

.                                                                                                                       

Puis le roi lui-même entre à Toul et passe à Nancy où il destitue arbitrairement la duchesse-régente et emmène le petit duc Charles III encore mineur pour le faire élever à la cour de France, avant de faire « sa joyeuse entrée » à Metz le lundi de Pâques et de continuer vers le Rhin. Cependant, il ne peut s'emparer de Strasbourg. 

Fortifiée et défendue par le duc de Guise, Metz résiste à Charles Quint qui, désespéré, lève le siège le 2 janvier 1553.                                                                                        

L’empereur meurt cinq ans plus tard, ayant renoncé à ses charges et disant :   « Si l’on ouvrait mon cœur, on y trouverait le nom de Metz ».

Entre 1552 et 1648, les trois évêchés sont  placés sous tutelle française jusqu’à leur annexion définitive par la France en 1648 en vertu des Traités de Westphalie. Dans  Metz, Toul et Verdun réunies ainsi par un artifice diplomatique, s'installe un régime original, celui de la protection, où les anciens pouvoirs des villes issues du Saint Empire sont peu à peu absorbés par les organismes mis en place par l’administration royale. Les villes reçoivent une garnison permanente, l’empereur continuant officiellement à faire figure de souverain. Sous la vigoureuse impulsion de Richelieu, le parlement, créé à Metz en janvier 1633, est l’artisan le plus actif des progrès de l’autorité royale, dépossédant de ses pouvoirs le maître échevin. L’édit de décembre 1633 supprime le sceau de la cité, l’aigle aux ailes déployées, que Metz, Toul et Verdun, avaient comme armoiries en qualité de villes impériale. Transféré à Toul en 1631, le parlement est remplacé à Metz par un intendant, représentant vivant et omnipotent du roi. En 1648, les traités de Westphalie confirment la cession à la France des Trois-Évêchés par l’Empire. Mais ce n’est qu’en 1667 seulement que Verdun reconnait la souveraineté du roi de France.

 

 

 

 

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 10:02

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

J.Les Trois Evêchés / Dreibistum de  Toul/Tull, Metz, Verdun                                                                                                            Villes Libres Impériales / Freien Reichstätte von  Tull, Metz, Verdun                                                                                                                          terres d’empire de 962 à 1648

 

 

 

 

 

2. Evêché -comté de Metz / Bistum-grafschaft von Metz                                    Ville Libre Impériale de Metz / Frei Reich Stadt  von Metz                       terres d’empire de 962 à 1648

 

Comtes de Metz :

 

.Gérard II (944-963), comte de Metz  de ?   à 963

Petit-fils de Gérard Ier, fils de Godefroid de Jülichgau, et d’Ermentrude.

 

.Richard, comte de Metz de 963 à 982 [ 

 

.Gérard III ( ?-1021/1033), comte de Metz de 982 à 1022

Fils du précédent, marié à Éva, fille de Sigefroid, comte de Luxembourg.

 

.Adalbert II ( ?- 1037 ou après), comte de Metz de 1022 à 1033.

 

.Gérard IV ( ?- 1045), comte de Metz de 1033 à 1045

Fils du précédent.

 

.Adalbert d'Alsace ( ?-1048), comte de Metz de 1045 à 1048

Fils du précédent. Il devient duc de Lorraine en 1047. Il est assassiné, en 1048, par Godefroid II de Basse-Lotharingie, dit le Barbu.

 

.Gérard d'Alsace ( ?-1070), comte de Metz de 1048 à 1070

Frère du précédent. Il devient également Gérard, duc de Lorraine à la mort de son frère, en 1048, nommé par l'empereur Henri III.

Au fil du temps, le pouvoir temporel du comté de Metz passe de plus en plus à l’évêque de Metz.                                                        

 

Comtes palatins :

.Folmar Ier de Bliesgau ( ?-995), comte de Lunéville et de Metz de 982 à 995

.Folmar II († 1026 ou après), comte de Metz de 995 à 1026

Fils du précédent, marié à Gerberge, fille probable de Godefroid Ier, comte de Verdun et de Mathilde de Saxe, fille d'Hermann Ier, duc de Saxe.

 

.Godefroy ( ?- 1056), comte de Metz de 1029 à 1056

 Fils du précédent, marié à Judith.

 

.Folmar III ( ?-1075), comte de Metz de 1056 à 1075

 Fils du précédent.

                                                          

Comtes épiscopaux :

.Folmar IV ( ?-1111), comte de Metz de 1075 à 1111

Fils du précédent.

.Folmar V ( ?-1145), comte de Metz et de Hombourg de 1111 à 1145,

Fils du précédent, marié à Mathilde, fille d’Albert Ier de Dabo, comte d’Eguisheim, de Dabo, de Moha et du Nordgau.

 

.Hugues Ier ( ?-1159), comte de Metz de 1145 à 1159

Fils du précédent, comte de Hombourg en 1147 et comte de Metz en 1157.

 

.Folmar VI ( ?-1171), comte de Metz de 1145 à 1171

Frère du précédent. À sa mort sans héritier direct, l’évêque donne le comté de Metz à la famille des comtes de Dabo-Moha. Le nouveau comte est cousin germain du précédent comte, car il est petit-fils d’Albert Ier de Moha.                                                        

 

.Hugues II ( ?-1178), comte de Metz de 1171 à 1178, comte d’Eguisheim, de Dabo (Hugues X)

Fils d’Hugues IX, comte d'Eguisheim, de Dabo et de Moha. Marié à Luitgarde de Sulzbach (Bavière), veuve de Godefroid II de Louvain, comte de Louvain, landgrave de Brabant, marquis d'Anvers et duc de Basse-Lotharingie.                                                

 

.Albert II de Dabo-Moha ( ?-1214), comte de Metz, de Dagsbourg  et de Moha de 1178 à 1214

Fils du précédent. Marié à Gertrude de Bade. Il meurt  en 1214, laissant sa fille Gertrude, unique héritière.

 

 

.Gertrude de Dabo ( ?-1225), comtesse de Metz, de Dagsbourg et de Moha de 1214 à 1225

Fille du précédent. Mariée en premières noces en 1206 à Thiébaud Ier, duc de Lorraine. Mariée en secondes noces en 1220 à Thibaut IV, comte de Champagne (annulation du mariage en 1222). Mariée en troisièmes noces à Simon de Sarrebruck. À la mort de Gertrude, l’évêque de Metz, Jean Ier d’Apremont, rattache le comté au domaine épiscopal.          

                                                   

Evêques :

L’évêché est fondé au IIIe siècle. Intégré au royaume d’Austrasie mérovingien puis à la Lotharingie carolingienne, il fait ensuite partie du Saint Empire romain germanique : l’évêque est alors comte souverain de Metz et prince du Saint Empire avant de devoir céder le pouvoir politique à la bourgeoisie de la ville au XIIIe siècle. Il se retire alors sur ses terres évêchoises de Vic-sur-Seille.

L’évêché fait alors partie de l’archevêché de Trèves. Depuis le Xe siècle, l’évêque de Metz dispose du droit de battre monnaie.

 

.Thierry Ier (vers 929 - 984), évêque de Metz de 964/965 à 984,    

Fils du comte Eberhard de Bonn et d’Amalrade, sœur de Mathilde de Ringelheim, épouse de l’empereur Henri l’Oiseleur.

Après la mort de l'évêque Adalbéron Ier de Metz, Thierry, cousin de l’empereur Otton Ir (chacune de leur mère, Mathilde de Ringelheim et Amalrade étaient sœur), devient administrateur de l’évêché et plus tard le successeur d’Adalbéron à l’instigation de Brunon, l’archevêque de Cologne.

Après la mort de Brunon, Thierry est un des conseillers les plus influents d’Otton Ier. C’est pourquoi il est très souvent présent à la cour impériale En 962, il accompagne Otton Ier en Italie. Après la mort d’Otton Ier, Thierry conserve son influence à la cour d’Otton II. A la fin heureuse de la guerre avec le roi de France Lothaire, Otton II vient à Metz et y est couronné roi de Lotharingie. En 981, Thierry accompagne l’empereur Otton II en Italie.

 

 

.Adalbéron II de Metz (vers 958- 1005), évêque de Metz de 984 à 1005.

Fils de Frédéric Ier d'Ardennes, comte de Bar et duc de Haute-Lotharingie et de Béatrice de France, sœur d'Hugues Capet.

Evêque de Verdun, il laisse cet évêché à son cousin Adalbéron II pour devenir évêque de Metz le 16 octobre 984

Il a pour comte palatin d’abord  Folmar Ier de Bliesgau, également comte de Lunéville  puis à son décès en 995, son fils  Folmar II lui succède, marié à Gerberge, fille probable de Godefroid Ier dit le Captif, comte de Verdun et de Mathilde de Saxe, fille d'Hermann Ier, duc de Saxe.

Adalbéron II soutient l'empereur Henri II contre le mariage de certains de ses parents.                                                       

 

.Thierry II de Luxembourg ( ?- 1081)  évêque de Metz, de 1006 à 1047.

Fils de Sigefroy Ier, comte de Luxembourg et d’Hedwige de Norgau et d’Egisheim, neveu du duc Frédéric Ier de Lorraine, il est parfois appelé Thierry II de Lorraine.

Il a d’abord  pour comte palatin  Folmar II puis au décès de celui-ci en 1029, son fils Godefroy.

 

.Adalbéron III évêque de Metz de 1047 à 1072.

Fils du comte Frédéric de Luxembourg.

Il est d’abord l'un des précepteurs de son cousin Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg qui deviendra le pape Léon IX. En 1047 il succède à son oncle Thierry de Luxembourg comme évêque de Metz.

Son comte palatin est Godefroy de Bliesgau jusqu’au décès de celui-ci en 1056, puis son fils Folmar III.                                                    

 

.Hermann, évêque.de Metz  de 1072 à 1090

Apparenté aux comtes de Toul, l'oncle ou le cousin d’Henri Ier de Verdun[].  Il pourrait être le fils de Gislebert de Looz.

 

Le comte palatin est alors Folmar III de Bliesgau qui décède en 1075 puis son fils Folmar IV qui lui succède.

La Querelle des investitures porte un coup fatal au pouvoir épiscopal messin en déclenchant le processus qui aboutira à l’indépendance communale.

En 1076, Hermann participe au concile de Worms ou l’empereur Henri IV dépose le pape Grégoire ; opposé dans le cadre de la querelle des Investitures à l’empereur Henri IV, qui ouvre cette querelle en s’emparant de Metz avec l’aide du duc de Lorraine Thierry II et du comte de Metz Folmar IV. Hermann  doit alors quitter la ville, puis y revient mais est déposé en 1085 lors du concile de Mayence. Il est remplacé par un partisan de l’empereur: Valon, abbé de Saint-Arnould. Chassé par la foule celui-ci démissionne et se retire à l’abbaye de Gorze. Hermann est remis sur son trône par les messins

En 1087, Henri IV fait à nouveau chasser Hermann et place à son poste Brunon de Calw. Les Messins attaquent la cathédrale et massacrent la suite du prélat qui parvient à prendre la fuite. Hermann doit donc s’exiler auprès de la comtesse Mathilde en Italie, avant de pouvoir, enfin, en 1089, regagner la cité épiscopale

Il décède le 6 mai 1090. Henri IV fait nommer Burchard, grand prévôt de Trêves, comme évêque mais celui-ci ne parvient pas à prendre possession de son siège.

 

.Poppon,  évêque de Metz de 1090 à 1103

 

Frère du comte palatin  Folmar IV;  sa nomination est agréée, cette fois, par le pape.

          

.Adalbéron IV, évêque de Metz entre 1104 et 1115.

En 1103, la mort de l'évêque Poppon, partisan de Rome, est le prétexte à un retournement d'alliance dans le contexte de la querelle des investitures. La cité messine s'allie ainsi au duc Thierry II de Lorraine qui prend le titre de comte de Metz. Thierry de Lorraine, au nom de  l’empereur Henri IV impose Adalbéron sur le siège épiscopal.

A la mort de Folmar IV en 1111, son fils  Folmar V lui succède comme comte de Metz et de Hombourg ; marié à Mathilde, fille d’Albert Ier de Dabo (Dagsburg en allemand), comte d’Eguisheim, de Dabo, de Moha et en Nordgau.

 

Thierry de Montbéliard, comte de Bar, de Montbéliard, d'Altkirch et de Ferrette, comte de Verdun  qui, à la mort de son père Louis de Montbéliard a revendiqué  la succession du duché de Lorraine, que son père avait déjà revendiquée mais il est lui aussi été débouté par l'empereur Henri IV ; il décide, en représailles, de  ravager l'évêché de Metz, mais est vaincu par Adalbéron et le duc de Lorraine Thierry II.

Mais schismatique, Adalbéron est démis en 1115 par le concile de Reims. S’ensuit une vacance épiscopale de quelques années.                                                    .

 

.Théoger,  évêque de Metz de 1117 à 1120

Nommé  en remplacement de l'évêque schismatique Adalbéron IV, démis lors du synode de Reims de 1115.  Les bourgeois messins lui refusant l'entrée dans la ville, il ne peut pas prendre possession de son évêché.

 

.Étienne de Bar, prince évêque de Metz de 1120 à 1163

Fils de Thierry Ier de Montbéliard, comte de Bar et d'Ermentrude de Bourgogne. Elevé par son oncle maternel Guy de Bourgogne, alors archevêque de Vienne ; élu princier de Toul en 1107.

En 1119, Guy de Bourgogne est élu pape sous le nom de Calixte II. Il le fait évêque de Metz en 1120 et le nomme cardinal-diacre de S. Maria in Cosmedin.  Il commence son règne alors que  le comte de Metz est encore Folmar V.

La Querelle des Investitures l'empêche temporairement de prendre possession de son diocèse, et il n’est sacré qu'en 1122, après le concordat de Worms. Il occupe son épiscopat à reconstituer le temporel de son diocèse. Dès le début de son règne, désireux de consolider son autorité, avec l'aide de son frère Renaud Ier, comte de Bar, il s'attaque  aux forteresses qui s'étaient indument multipliées. Ainsi sont détruits les châteaux de Marsal, de Terli, de Vic-sur-Seille et Moyenvie, construits par les comtes de Metz et les ducs de Lorraine, ainsi que ceux de Thicourt, Vatimont et  Bacour..

Le comte Folmar V décède en 1145 ; lui succède son fils Hugues Ier déjà comte de Hombourg depuis 1147 et comte de Metz en 1157. Le comte Hugues décède en 1159 ; lui succède son frère le comte Folmar VI.

 

À la mort d’Étienne de Bar en 1163, une nouvelle crise éclate entre l’empire et la papauté, provoquant un nouvel affaiblissement du pouvoir des évêques de Metz qui évitent, à compter de cette date, de se faire consacrer par peur d’être pris pour des « orthodoxes » par l’empereur, pour des « anti-papes » par Rome (et donc d’être excommuniés par Alexandre, le pape en exercice à cette époque). La bourgeoisie de Metz en profite pour conforter ses pouvoirs et consolider son autorité, quitte à entrer en conflit avec l’évêque.

 

.Thierry III de Bar, prince évêque de Metz de 1163 à 1171

Fils de Renaud Ier, comte de Bar et de Gisèle de Vaudémont, neveu du précédent.

Il reçoit en 1136 la principauté de Metz, devenue vacante par l’élection de son titulaire Albéron de Chiny au siège épiscopal de Verdun.

En 1156, il reçoit la princerie de Verdun. En 1163, à la mort de son oncle Étienne, il est élu évêque de Metz avec l’appui de l’empereur  Frédéric Ier Barberousse. Simple diacre et ayant refusé d’être ordonné prêtre, il n’est pas consacré évêque.

En 1171, le comte Folmar VI meurt sans héritier direct. L’évêque donne alors le comté de Metz à Hugues II, également comte d’Eguisheim, de Dabo, fils d’Hugues IX, comte d'Eguisheim, de Dabo et de Moha et époux de Luitgarde de Sulzbach (Bavière), veuve de Godefroid II de Louvain, comte de Louvain, landgrave de Brabant, marquis d'Anvers et duc de Basse-Lotharingie.

 

.Frédéric de Pluvoise, prince  évêque de Metz de 1171 à 1173

 

Jamais consacré.

 

.Thierry IV de Lorraine, prince évêque de Metz de 1174 à 1179.

 

Fils de Mathieu Ier, duc de Lorraine, et de Berthe de Hohenstaufen.

Entre 1174 et 1179 Thierry IV et Frédéric de Pluvoise se disputent le trône.

En 1174, avec le soutien de son oncle maternel l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse, il est élu évêque de Metz, mais le pape Alexandre III refuse de reconnaitre l’élection et il n’est pas sacré. Cinq ans plus tard, en mars 1179, ce pape fait réunir le concile de Latran qui, parmi des décisions prises, le fait déposer. Il meurt deux ans plus tard.   

 

.Bertram, prince évêque de Metz de 1180 à 1212

 

Elu en 1180 avec le soutien de l'empereur Frédéric Barberousse. Le comte de Metz  depuis deux ans est Albert II de Dabo-Moha,  fils d’Hugues et époux de    Gertrude de Bade.

Les conflits avec la Bourgeoisie de Metz se multipliant, Bertram inaugure le début de son épiscopat en instituant de nouvelles règles, dans une charte du 21 mars 1180 instituant la Communauté urbaine messine et les conditions de l’élection annuelle de ses échevins. Bien que restaurateur du pouvoir épiscopal,  il est pourtant chassé de son siège par l’empereur et obligé de se réfugier à Cologne avant de rentrer à Metz à la mort de Frédéric Barberousse. Il fait construire une forteresse à Vic-sur-Seille, laissant « la haute justice » criminelle dans les mains de son « Grand Avoué », le comte de Dabo, lequel le délègue à une « assemblée de treize jurés » qui va devenir la plus haute autorité de l’État et constituer, avec le Maître Échevin, le « Conseil Suprême », dit aussi « Grand Conseil » de la cité messine. À peine institués, ces « treize » entrent en conflit avec l’évêque et le clergé, leur refusant des exemptions de charges financières destinées à la réfection des remparts ; ils soulèvent une première fois les bourgeois contre eux  au cours des années 1209–1210.

 

.Conrad de Scharfenberg, prince évêque de Metz de 1212 à 1224

D’abord évêque de Spire et chanoine impérial en 1200. Il sert les empereurs Philippe de Souabe, Othon IV avant de se rallier à Frédéric II de Hohenstaufen.

En 1212, il est élu évêque de Metz en compétition avec l'évêque de Langres Guillaume de Joinville, le candidat de Philippe Auguste, qui finit par se désister. C’est alors Gertrude de Dabo, qui succède comme comtesse de Metz à son père Albert II ; Mariée en premières noces en 1206 à Thiébaud Ier, duc de Lorraine, en secondes noces en 1220 à Thibaut IV, comte de Champagne (annulation du mariage en 1222) puis en troisièmes noces à Simon de Sarrebruck.

Durant son épiscopat, il doit faire face aux Bourgeois de Metz qui supportent  de moins en moins le pouvoir temporel de l’évêque. L’empereur  Frédéric II de Hohenstaufen est obligé d’intervenir pour apaiser un conflit qui reprend onze années plus tard au motif  toujours le même de la contribution cléricale à l’entretien des murs. Les intérêts divergents conduisent de fait à une rupture ; progressivement, l’évêque se consacre à ses terres, les citadins à la ville.

 

.Jean Ier d’Apremont, prince  évêque de Metz de 1224 à 1238.

L'origine de la maison d’Apremont est en Lorraine (Apremont-la-Forêt), et remonte au-delà du XIIe siècle. La plus ancienne mention d'un d'Aspremont concerne un certain Gobert d'Aspremont, cité comme témoin séculier dans une charte de 1131 par laquelle Albéron de Chiny, évêque de Verdun, donne les terres et revenus permettant de fonder l'abbaye de Chatillon.

Jean d’Apremont  organise le diocèse en principauté épiscopale en limitant les ambitions des bourgeois et à la mort sans héritier de Gertrude de Dagsbour, il récupère tous les biens des comtes de Dasbourg, comme anciens fiefs de l'Eglise de Metz.

Il appelle à son secours le comte de Bar, et, par son moyen, il se met en possession des terres de Herrenstein (Herrenstein, près Neuwiller, Bas-Rhin) et de Turquestein, des villes de Saralbe et de Sarbourg, et des autres terres que les comtes de Dasbourg avoient autrefois possédées à titre de fiefs de son évêché.

Simon de Linange, veuf de Gertrude puis son frère Frédéric III de Linange lui font la guerre pour tenter de récupérer le comté puis en 1236, il traite avec l’évêque, épouse sa nièce Elizabeth d’Apremont, et devient le vassal du prélat.

Une partie de la bourgeoisie messine lui fait aussi la guerre, à lui et à ceux qui ont pris son parti : le duc Mathieu II de Lorraine et le comte Henri de Bar. Mais c’est l’argent messin qui fait son effet et le comte de Bar, acheté par les bourgeois, change de camp, bientôt imité par le duc de Lorraine. Les bourgeois triomphants peuvent alors jeter hors des murs ceux qui les soutenaient. Ils les bannissent à vie de la cité après avoir brûlé leurs bannières et les avoir délestés de tous leurs biens et assiègent l’évêque réfugié dans sa forteresse de Saint-Germain. Jean d’Apremont, obligé de reconnaître sa défaite, fait la paix et doit reconnaître l’indépendance de la cité.

 

.Jacques de Lorraine, prince évêque de Metz de 1239 à 1260

Fils de Ferry II, duc de Lorraine, et d'Agnès de Bar.

En 1223, il est archidiacre de Trèves, puis princier de Metz. En 1230, il reçoit la princerie de Verdun, qu'il résilie en 1238, et la prévôté de l'abbaye Saint Lambert de Liège. Il est élu évêque de Metz en avril 1239. Il fait construire plusieurs châteaux et enceintes fortifiées autour d'Épinal et de Rambervillers.

 

 

.Philippe de Florange,  prince évêque de Metz de 1260 à 1263

 

Fils de Philippe de Lorraine, seigneur de Florange. Son père était lui-même fils de Robert de Lorraine, seigneur de Florange, et petit-fils de Simon Ier de Lorraine et d'Adélaïde de Supplimbourg.

Le 24 octobre 1260, à la mort de son cousin Jacques de Lorraine, évêque de Metz, il est élu par une partie des chanoines pour lui succéder, en compétition avec Thibaut de Porcellets (de la famille puissante de Provence) soutenu par les autres chanoines.

Il est sacré avec l'appui de l’archevêque de Trèves, mais l'autre candidat, soutenu par Thiébaut II, comte de Bar, en appelle au pape et l'accuse de simonie. Philippe négocie avec le comte de Bar et, fin 1263, place son diocèse sous la protection de ce dernier. C'est au tour de Ferry III, duc de Lorraine, d'en être irrité et d'en appeler à son tour au pape Urbain IV. Celui-ci notifie à Philippe l'irrégularité de son élection. Guillaume de Traînel est nommé à sa place, mais il reste trésorier de Metz et se retire dans ses possessions.

 

.Guillaume de Traînel, prince évêque.de Metz de 1264 à 1269

Probablement neveu du  comte Thiébaut II de Bar.

Durant son épiscopat, il est en guerre d'abord avec Henri V de Luxembourg et Ferry III de Lorraine puis avec son oncle Thiébaut II de Bar.

 

.Laurent de Lichtenberg, prince évêque de Metz de 1269 à 1279

Il appartient à l'une des familles les plus puissantes d'Alsace du Nord, qui compte  trois évêques de Strasbourg, dont le célèbre Conrad de Lichtenberg.   Il intervient dans le conflit opposant le duc Ferry III de Lorraine et le comte Thiébaut II de Bar et participe  au Concile de Lyon de 1274.

                                                                                                                                                                                                                                

.Jean II de Dampierre, prince évêque de Metz de 1280 à 1282, puis prince-évêque de Liège (1282-1291).

Fils cadet du comte de Flandre Gui de Dampierre et de Mathilde de Béthune.

  

Le 2 janvier 1280 Jean est nommé évêque de Metz par Nicolas III. Il marque peu d'intérêt pour cette fonction mais les rentes lui permettent d'acquérir des terres en Flandre.

Le 31 octobre 1282 il devient prince-évêque de Liège.

 

.Bouchard d’Avesnes, prince  évêque de Metz de 1282 à 1296

Fils de Jean d'Avesnes (fils de Bouchard d'Avesnes et de Marguerite de Constantinople) et d'Alix, sœur de Guillaume II de Hollande, frère de Jean Ier, comte de Hainaut, de Hollande et de Zélande.

En compétition avec Guillaume d'Auvergne, à la succession de Jean d'Enghien comme prince-évêque de Liège, il se rend à Rome plaider sa cause. Le pape Martin IV, nomme finalement Jean II de Dampierre à Liège et choisit Bouchard d'Avesnes pour le remplacer à Metz. En 1288 il est en guerre contre Ferry III de Lorraine et Henri III de Bar à propos du comté de Castres (Blieskastel), un fief qui avait été engagé. Allié à l'évêque de Strasbourg  Conrad de Lichtenberg, Bouchard d'Avesnes remporte une victoire importante près du futur Sarrelouis puis signe un traité de paix en 1290. En 1291, il aide son frère Jean Ier à mater la révolte des bourgeois de Valenciennes.

 

.Gérard de Rhéninghe, prince évêque de Metz de 1297 à 1302

À la mort de Bouchard d'Avesnes, il y a deux candidats pour lui succéder : Frédéric de Lorraine et Thiébaut de Bar. Le choix de l'évêque sous-entend un choix entre les deux grands féodaux locaux, le duc de Lorraine et le comte de Bar. Les chanoines préfèrent ne pas faire ce choix et en appellent à Rome, qui nomme Gérard de Rhéninghe le 24 avril 1297.                                                                                                                                                                       

.Renaud de Bar, prince évêque de Metz de 1302 à 1316

 

Fils de Thiébaut II, comte de Bar.

Il est nommé chanoine à Reims, Laon, Verdun et Cambrai, puis, avant 1298, archidiacre à Bruxelles, puis archidiacre à Besançon en 1299. En 1301, il est nommé chanoine et princier de Metz puis en 1302 prévôt de la Madeleine à Verdun. Enfin au milieu de l'Année 1302, il est élu évêque de Metz, mais l'élection est considérée comme irrégulière car le pape s'était réservé la possibilité de nommer lui-même le titulaire de ce siège.

 

Pour résoudre le problème et ménager le clergé de Metz, tout en sauvant la face, Boniface VIII casse l'élection, mais nomme immédiatement Renaud au siège épiscopal. Il est le seul prélat de l'archidiocèse  de Trèves à assister en 1312 au concile de Vienne, convoqué par le pape Clément V. Il doit  lutter contre le duc de Lorraine Thiébaud II, puis contre les magistrats de Metz. Il doit se retirer dans la campagne messine et meurt le 4 mai 1316.

 

.Henri Dauphin, prince  évêque de Metz de 1319  à 1325

Fils d'Humbert Ier, seigneur de la Tour-du-Pin, et d'Anne de Bourgogne, dauphine de Viennois et comtesse d'Albon. Imposé par le pape Jean XXII,  jamais ordonné.

 

.Louis de Poitiers, évêque de Viviers de 1306 à 1318, évêque de Langres de 1318 à 1325 et prince évêque de Metz de 1325 à 1327

Fils de Aymar IV de Poitiers, comte de Valentinois et de Diois, et d’Hippolyte de Bourgogne.

 

.Adhémar de Monteil, prince-évêque de Metz de 1327 à 1361

Issu d’une famille noble du Dauphiné, nommé évêque souverain de Metz en 1327, succédant à son oncle Louis de Poitiers. Il entre en conflit avec le duc Raoul de Lorraine, lorsque le roi Philippe VI de France intervient, et amène la conclusion d'un traité de paix. Ce prélat a ensuite des démêlés avec la régente de Lorraine Marie de Châtillon et avec le duc Robert Ier de Bar.  

 

.Jean III de Vienne,  prince évêque de Metz de 1361 à 1365

 

Fils de Vauthier de Vienne, seigneur de Mirebel.

En 1355, il succède à son oncle Hugues VI de Vienne comme archevêque de Besançon[] et l’année suivante, il devient gouverneur du duché de Bourgogne, Philippe Ier de Bourgogne étant âgé de dix ans.

Puis Il devient évêque de Metz en 1361. Souhaitant affirmer l'autorité épiscopale sur les magistrats, il entre alors en conflit avec les bourgeois de la cité. Chassé dans son château de Vic-sur-Seille, il perd le soutien de son clergé. Il parvient, grâce à l'un de ses oncles cardinal, à se faire muter à Bâle. C'est en 1365, qu'il devient évêque de Bâle.

 

En 1367, Jean III fait incendier Bienne dont les habitants remettent en cause son autorité. Une garnison de Berne vient l'assiéger dans son château du Schlossberg. Il meurt le 7 octobre 1382 à Porrentruy.

 

.Thierry V Bayer de Boppard, prince évêque de Metz de 1365 à 1384

 

Fils de Simon Bayer von Boppard, cité sur la rive gauche du Rhin et d’Elisabeth Walpod von Waldmannshausen.

Reçu en 1342 au chapitre de la cathédrale de Worms sur décision du pape Clément VI, après l’intercession du roi de Bohême Jean l'Aveugle, Il est fait diacre. En 1353, il est fait chanoine à Worms, puis à Mayence. Peu après, il devient chanoine de Trèves puis chancelier de l’empereur Charles IV de Luxembourg auprès du pape à Avignon Puis en 1358, il est officiellement nommé aumônier pontifical et le 15 mars 1359, nommé évêque de Worms mais il s’oppose aux bourgeois de cette ville. Le 13 août 1365, il est nommé évêque de Metz, par Urbain V en remplacement de Jean III de Vienne et s’installe à Metz le 2 novembre 1365. Il s'allie d’abord avec les ducs Jean Ier de Lorraine et Robert Ier de Bar. Puis, en 1368, il accompagne l’empereur Charles IV en Italie. Là, il combat contre le seigneur de Milan Barnabé Visconti, aux côtés de l’empereur. Bayer von Boppard représente alors Charles IV auprès des papes Urbain V et Grégoire XI.

En 1370, Bayer von Boppard est de retour à Metz. Il s'engage dans un conflit qui dure depuis 1368 entre les Messins et le duc de Bar Robert Ier. Celui-ci, fait prisonnier par les Messins en 1368, doit payer, pour sa liberté, 120 000 florins. Malgré un premier traité de paix signé après sa libération, le duc de Bar s'allie au duc de Lorraine Jean Ier pour faire le siège de Metz. Ils sont repoussés et un traité de paix définitif est finalement signé en 1373. Le 20 juin 1373, Bayer frappe d’interdit la ville de Metz pendant deux ans. Il lève son excommunication en 1375, contre le payement d'une somme d'argent, destinée à éponger ses dettes. Cette somme ne suffit cependant pas, car il doit vendre en outre son droit de battre monnaie à la municipalité de Metz.

En 1378, dans le Grand Schisme d'Occident, Bayer de Boppard prend le parti des papes de Rome, avant de se rallier à la cause de Clément VII. Il est excommunié en 1381, suite à un problème financier avec le chapitre de la cathédrale de Metz et passe alors la fin de sa vie à fortifier son château épiscopal de Vic-sur-Seille.  

 

 

.Pierre de Luxembourg, prince évêque de Metz de 1384 à 1387

 

Fils de Guy de Luxembourg, comte de Ligny-en-Barrois.

Nommé évêque de Metz, par l’antipape Clément VII soutenu par le clergé Messin, pendant le Grand Schisme d'Occident.  L’empereur Venceslas Ier de Luxembourg, partisan du pape Urbain VI, fait nommer Thielleman de Bousse. Ces conflits pour la direction du siège épiscopal entraînent des combats à Metz, Boulay et Thionville, sans que Thielleman de Bousse parvienne à faire reconnaître ses prétentions à Metz. En 1386, il est nommé cardinal d’Avignon et meurt dix mois plus tard, le 2 juillet 1387.

 

.Raoul de Coucy, prince évêque de Metz de 1387 à 1415

 

Fils de Raoul de Coucy, seigneur de Montmirail

En 1387 succède à Pierre de Luxembourg à l’évêché de Metz alors qu’il est encore très jeune. Il participe au concile de Constance.

 

.Conrad II Bayer de Boppard, prince évêque de Metz de 1415 à 1459,

 

.George Ier de Bade, prince  évêque de Metz de 1459 à 1484, margrave de Bade

Jamais consacré

Quatrième fils du margrave Jacques Ier de Bade et de Catherine de Lorraine. En 1451, il reçoit le comté de son père. Le 5 octobre 1456, il devient coadjuteur de l’évêque de Metz  Conrad II Bayer de Boppard. Le 20 avril 1459, à la mort de ce dernier, il prend possession de l’évêché.

Il n’entre à Metz qu’en 1461, accompagné de 700 cavaliers dont l’archevêque de Trèves Jean II de Bade, le comte de Nassau et le grand maréchal de Lorraine, Jean de Fenétrange.                                                                                                                                                                                                                                        

Le 30 juin 1462, il participe à la bataille de Seckenheim, où il est capturé par Frédéric Ier du Palatinat, avec le Margrave de Bade Charles Ier, et Ulrich V de Wurtemberg. Il est libéré contre une lourde rançon. Alors que plusieurs patriciens messins avaient refusé de participer à la croisade de Pie II contre Dieter von Isenburg, et avaient été excommuniés, Georges de Bade plaide  leur cause auprès du Pape. En signe de reconnaissance, les magistrats messins prêtent leurs troupes à l'évêque pour reconquérir les places fortes prises par le roi de France Charles VII et le duc de Lorraine lors de la guerre de 1444. 

Mais Épinal reste aux mains des Lorrains en 1466, moyennant une compensation financière.

En 1473, la ville de Metz et le duché de Lorraine se réconcilie après la Diète d'Augsbourg. Mais dès le 29 septembre 1473, l’évêque de Metz s’allie avec Charles le téméraire. Un traité de paix est signé le 28 avril 1474 entre le duché de Lorraine et la ville de Metz. Deux ans plus tard, Georges de bade arrange le mariage de l’empereur Maximilien d’Autriche et de Marie de Bourgogne.

 

.Henri II de Lorraine, prince évêque de Metz de 1484 à 1505,

Fils d'Antoine de Lorraine, comte de Vaudémont et sire de Joinville

Probablement né au début des années 1430, il devient chanoine de Toul et de Metz en 1433, et fait ses études théologiques à Paris. En 1456, il est nommé évêque de Thérouanne.

En 1466, son frère Ferry II, comte de Vaudémont, accompagne Jean II, duc de Lorraine, à la conquête de la Catalogne et Henri administre alors le comté de Vaudémont.

En 1484, il est nommé à Metz, mais se brouille avec les bourgeois de la ville, qui en appellent à l'empereur Frédéric III de Habsbourg. Il a alors pour compétiteur Olry de Blâmont, qui sera évêque de Toul de 1495 à 1506.

                                                                                                        

 

.Jean IV de Lorraine, prince évêque de Metz de 1505 à 1543

 Fils de René II, duc de Lorraine et de Bar et de Philippe de Gueldre.

 Metz fait alors partie du cercle impérial du Haut-Rhin.

 

.Nicolas de Lorraine , prince évêque de Metz de 1543 à 1548, de Verdun de 1544 à 1547, puis comte de Vaudémont 1548 à 1577, seigneur de Mercœur de 1563 à 1569, puis duc de Mercœur de 1569 à 1577

 

De 1552 à 1559, il est régent des duchés de Lorraine et de Bar pendant la minorité de son neveu Charles III conjointement avec sa belle-sœur, la duchesse douairière née Christine de Danemark, mais les États de Lorraine décident en novembre 1545 de laisser Christine seule régente.

 

Christine qui est la nièce de l’Empereur Charles Quint, est  favorable à l’Empire à la différence de Nicolas.

En 1548, Nicolas commence à renoncer à ses évêchés, à se faire relever de ses vœux et prend le titre de comte de Vaudémont.

 

.Jean IV de Lorraine, à nouveau prince évêque de  Metz de 1548 à 1550

 

Fils de René II, duc de Lorraine et de Bar et de Philippe de Gueldre.

A la fin de son règne, la guerre reprend  entre l’Empire de Charles Quint et la France de Henri II alliée aux princes protestants de l’Empire (Ligue de Smalkalde) en 1550.

 

.Charles Ier de Lorraine, prince évêque de Metz de 1550 à 1551

 

Second fils de Claude de Lorraine, premier duc de Guise et seigneur de Joinville (qui se distingua sous François Ier et d'Antoinette de Bourbon-Vendôme).

                                                                                                           

.Robert de Lenoncourt, prince évêque de Metz de 1551 à 1555

 

Fils de Thierry de Lénoncourt (Lorraine).

 

Au printemps 1552, le roi de France en profite pour imposer sa « protection » aux principautés épiscopales enclavées dans les territoires ducaux sous le prétexte, incongru pour l’époque, que leurs habitants étaient de langue romane (les futurs Trois-Évêchés). Le 15 avril 1552, de passage à Nancy, le roi destitue arbitrairement la régente Christine, nomme le francophile Nicolas à sa place et, d’autorité, emmène le jeune duc Charles III, âgé de 9 ans, terminer son éducation à Paris afin de le soustraire à l’influence de la duchesse-douairière.  Avec la complicité de Robert de Lenoncourt, l'évêché de Metz passe sous "protection" française comme ceux de Verdun et de Toul. La ville, défendue par le duc de Guise est assiégée en vain par Charles Quint.

Par le traité de Cateau-Cambrésis de 1559, Metz reste aux mains de la France mais ce ne sera que  par le traité de Westphalie de 1648 qu’en droit, elle cesse de faire partie de l’empire.

 

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:01
 

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

H. Les Trois Evêchés / Dreibistum de  Toul/Tull, Metz, Verdun                                                                                                                     Villes Libres Impériales / Freien Reichstätte von  Tull, Metz, Verdun                                                                                                           terres d’empire de 962 à 1648

Othon 1er le germanique et son frère Brunon, évêque de Cologne, séparent en 962 la Lotharingie en deux duchés, celui de la Lorraine Haute, qui comprend les diocèses de Trèves,  Metz, Toul et Verdun, et celui de la Lorraine Basse (qui a conservé le nom de Lorraine). Situés dans le duché de Lorraine, comme ailleurs dans l’empire, ces quatre évêchés ont à leur tête des princes-évêques qui disposent non seulement du pouvoir spirituel mais du pouvoir temporel qui ne les soumet pas au pouvoir des ducs dont ils sont plus puissants.

 

Les évêques de Toul, de Metz et de Verdun sont suffragants de l’archevêché de Trêves dont l’archevêque est un des Princes Electeurs et chancelier de l’empire pour le Royaume de Bourgogne-Provence.

  1. Evêché-comté de Toul /bistum -grafschaft Tull                                                                                                            Ville Libre Impériale / Frei Reichstadt von Tull                                                                                                                                              terre d’empire de 962 à 1559

Au IVème siècle, un siège épiscopal s’installe dans la ville. Toul est alors à la tête du plus vaste diocèse lorrain, s’étendant de la crête des Vosges au voisinage de la Vallée de la Marne. Saint Mansuy, premier évêque, décéda en 375.

Le premier événement marquant pour la ville lors de l’époque Carolingienne se situe en 925. Englobée dans le royaume de Lotharingie, Toul est alors rattachée à l’Allemagne. Son histoire se déroule ensuite dans le cadre de l’empire restauré par Otton Ier en 962. Dès le XIème siècle, les évêques de Toul exercent les droits comtaux dans la ville et leur évêché. Toul est alors la ville la plus vulnérable aux entreprises de conquêtes venues de l’ouest.

Les évêques, de 927 à 1261, nomment les comtes de Toul, puis le comté leur appartient, formant ainsi une enclave dans les états du Duc de Lorraine, et ne relevant que de l’empereur de l’Empire Germanique. Leur domaine spirituel s’étend sur un des plus vastes diocèses de la chrétienté. Il y a de nombreux conflits entre évêques et bourgeois au XIIIième siècle et, en 1366, l’empereur  Charles VI confirme les droits de la ville contre les Evêques.           

Les rois de France s’intéressent à Toul dès le début du XIIIème siècle. Avec le rattachement à la couronne du comté de Champagne, Philippe le Bel impose sa garde à la ville et à l’évêché, profitant des rivalités entre l’évêque et les bourgeois, qui s’étaient progressivement émancipés du pouvoir épiscopal.

Par le traité de Cateau-Cambrésis de 1559, Toul devient définitivement possession française

 

.Gérard, évêque de Toul, de  963 à  994     

Contemporain de l’empereur Othon Ier le Grand ; sacré le 19 mars 963 à Trèves. C’est son frère Ancelin qui est comte de Toul de 992 à 1019.

Canonisé en 1051 par Léon IX, l'un de ses successeurs à Toul avant de coiffer la tiare.                                                      

 

.Étienne de Lunéville, évêque de Toul de 994 à 995, ancien comte de Lunéville

 

.Robert, évêque de Toul de 995 à 996

 

.Berthold, évêque de Toul de 996 à 1019

 

.Hermann, évêque de Toul de 1020 à 1026

 

.Bruno d'Eguisheim-Dagsbourg (Dabo) (1002-1054), évêque de Metz de  1027 à 1049, couronné pape le 12 février 1049 sous le nom de Léon IX.

Son père, Hugues IV, est de la famille des comtes du Nordgau, seigneurs d'Eguisheim. Bruno est un membre de la très haute aristocratie : sa famille se rattache par sa mère, Heiwige, fille du comte de Dabo, aux Carolingiens de Francie occidentale et par son père aux rois de Germanie. Il est le cousin des empereurs Conrad II le Salique et Henri III[].

Confié à l’évêque Berthold de Toul pour être éduqué à l'école. [..]Il entre jeune dans le chapitre de la cathédrale. Après le décès de son tuteur, il est appelé à la cour de son cousin Conrad II le Salique  qui soutient la réforme monastique.

À la mort de l'évêque Hermann de Toul, Bruno est proposé comme successeur par le clergé avec le soutien de Conrad II et le 9 septembre 1027, il est consacré par l’archevêque de Trèves.

C'est en 1048 qu'il remarque Hildebrand et attache à sa personne le futur Grégoire VII. Fidèle à l'empereur celui-ci va plaider sa cause devant Robert le Pieux pour la succession du royaume de Bourgogne, où Conrad II, qui a hérité de Rodolphe III mort sans enfants, est contesté par Eudes de Champagne.

                                                                                                                                                                                

.Odo, évêque de Toul de 1052 à 1069                                                       

 

.Pibon, évêque de Toul de 1070 à 1107                                                                        

 

.Richwin de Commercy, évêque de Toul de 1108 à 1126

Fils de Ricuin, seigneur de Commercy et de Leucarde d’Apremont.

Après sa nomination, son père lui fait don d'une grande partie de ses biens : la moitié du château de Commercy et de ses dépendances, la moitié de la rivière et des villages composant le domaine seigneurial (Meligny, Vaux, Saulx, Lérouville, Pont, Chonville, Fontoy, Morville, Tantonville, Maceronville et Gironville.

 

.Henri Ier de Lorraine ( ?-1165),  évêque de Toul de 1126 à 1165 

Fils de Thierry II, duc de Lorraine et de Gertrude de Flandre ; frère cadet de Simon 1er duc de Lorraine (1115-1139) et de Thierry d'Alsace, comte de Flandre (1127-1168).

En septembre 1127, il assiste à la diète convoquée à Spire par l'empereur Lothaire II. En 1141, il accompagne l'empereur Conrad III lors d'un voyage en Lorraine. Avant son départ à la deuxième croisade  en 1147, il demande au pape Eugène III de protéger le temporel de son diocèse de Toul durant son absence.

 

.Pierre de Brixey ( ?- 1192)  évêque de Toul de 1167 à 1192,

Fils de Pierre de Brixey et de Mathilde de Rinel.

Choisi en 1167 pour succéder à l’évêque Henri de Lorraine, mort deux ans auparavant, il obtient en 1168 de l’empereur le droit de battre monnaie à Toul.  Il met fin à la guerre qui sévit entre le comte de Toul  Frédéric IV de Dampierre et les chanoines et fait reconstruire la forteresse de Liverdun, détruite par ce conflit. En 1186, à la mort sans postérité de Frédéric IV de Dampierre, comte de Toul, il confie le comté à Mathieu de Lorraine, fils cadet du duc Mathieu Ier et de Judith de Hohenstaufen ; Mathieu est également seigneur de Fontenoy, de Charmes, de Mirecourt, de Coussey et de Bleurville ; il a pour épouse Béatrice de Dampierre, fille de Renard, comte de Dampierre en Astenois (petit-fils de Renard III comte de Toul par son père Henri. En 1187, deux candidats s’affrontent pour le siège de l’archevêché de Trêves : Folmar, soutenu par le pape, et Rodolphe, soutenu par l’empereur.  Pierre de Brixey prend parti pour Rodolphe et est excommunié par Folmar. Il se rend alors à Rome et y assiste aux obsèques d’Urbain III. Grégoire VIII, son successeur, déclare l’excommunication nulle.                                                       

Dans les années qui suivent, Mathieu Ier, duc de Lorraine tente de faire attribuer à son fils Thierry le comté de Toul, dont les revenus sont importants. Pierre de Brixey en appelle au pape Alexandre III, mais ce dernier, alors en lutte contre l’empereur Frédéric Barberousse ne peut pas intervenir.

Il rentre ensuite dans son diocèse, met ses affaires en ordre et part en pèlerinage en Terre Sainte en 1189. Il meurt à Jérusalem en 1192.

 

.Eudes de Lorraine ( ?- 1198),  évêque de Toul de 1192 à 1198.

Fils d'Hugues Ier, comte de Vaudémont, et d'Aigeline de Bourgogne.

 

.Mathieu de Lorraine (1170- 1217), évêque de Toul de 1198 à 1206.

Fils de Ferry Ier, seigneur de Bitche, puis duc de Lorraine.

Il dissipe rapidement les biens de son diocèse et il est déposé en 1206 sur la demande des chanoines. Il se retire à Saint-Dié et utilise les revenus de sa charge pour mener une vie scandaleuse avec sa fille, née d'une liaison avec une religieuse de l'abbaye d'Épinal. Il entretient également une troupe de brigands, jusqu'à ce que son frère Ferry II, excédé, le chasse du duché et fasse raser sa demeure. Il erre alors en Alsace avec ses compagnons de brigandage.                                                                                                                

 

.Reinald de Chantilly, évêque de Toul de 1206 à 1217.

Le comte de Toul  Mathieu meurt en 1208 et c’est son fils  Frédéric V de Lorraine marié à Agnès de Ferrette qui lui succède comme comte de Toul.

En 1217, Reinald de Chantilly se rend dans les Vosges. Mathieu le surprend dans une embuscade et le tue. Son neveu le duc Thiébaud Ier de Lorraine part alors  à  la recherche  de Mathieu, le retrouve et le tue d'un coup de lance le 3 avril (ou le 10) 1217.                                                      

 

.Gérard de Lorraine ( ?- 1219)   évêque de Toul de 1218 à 1219.

Fils de Gérard II, comte de Vaudémont, et de Gertrude de Joinville.

 

.Eudes II de Sorcy, évêque de Toul de 1219 à 1228

Issu de la famille des seigneurs de Sorcy en Lorraine.

 

.Garin, évêque de Toul de 1228 à 1230

 

.Roger de Mercy, évêque de Toul de 1231 à 1251

Issu de la famille de Mercy dont la puissance connait son apogée au cours du Moyen Âge dans la région couvrant désormais le sud de la Belgique, la Lorraine et le Luxembourg qui tire son nom du château de Mercy, construit au X°siècle sur le ban de la commune de Joppécourt en Lorraine.  

Cette maison a déjà donné un évêque en la personne d’Albert de Mercy, évêque de Verdun de 1156 à 1162.

Sous le règne de Roger de Mercy, Frédéric V de Lorraine meurt en 1250 et c’est son fils Eudes de Lorraine qui lui succède comme comte de Toul.

 

Gilles de Sorcy, évêque de Toul de 1253 à 1271

De la même famille qu’Eudes II.

 

En 1261, le comte Eudes de Lorraine vend le comté de Toul à son cousin Ferry III, duc de Lorraine, mais Gilles de Sorcy, en tant que suzerain, retire le comté de Toul à Ferry III et le rattache au domaine ecclésiastique.

 

Une lutte de l'évêque autoritaire contre la bourgeoisie s'emballe à propos des impôts du mois des versaines (avril). Une révolte populaire imprévue éclate, chassant l'évêque et sa suite, comme les meneurs bourgeois effrayés. Piteusement réfugié à Nancy,  Gilles de Sorcy est obligé de reprendre son comté de Toul, les armes à la main avec le duc de Bar et le duc de Lorraine, Ferry III. Un accord est conclu au terme de sa reprise en main : les bourgeois doivent par tête s'acquitter des 16 livres monnaie de Toul. Mais l'évêque s'engage à payer son avènement à la milice et aux pauvres, soit quatre mesures de vin, 800 livres de pain, un bœuf entier bouilli avec panais.

 

.Conrad Probus, évêque de Toul de 1272 à 1296

A la mort de Gilles de Sorcy, deux prétendants à sa succession Gautier de Beauffremont et Jean de Lorraine se livrent à un combat acharné. C’est le second qui l’emporte. Revanchard  Gautier de Bauffremont met le siège devant les chateaux épiscopaux  de Liverdun, Brixey et Maizières. Le pape consulté prend l'initiative de nommer un moine franciscain, Conrad Probut. L’évêque doit faire appel au duc de Lorraine Ferry pour recouvrer ses biens.

 

.Jean de Sierck, évêque de Toul de 1296 à 1305

Les origines de la famille de Sierck sont incertaines. D'aucuns la prétendent issue de celle d'Ardenne. Quoiqu'il en soit, elle apparait au Xe siècle avec le nom d’une localité bâtie sur la partie convexe d'un méandre de la Moselle à son confluent avec le ruisseau de Montenach face à la colline du Stromberg, aux portes du Luxembourg et de l'Allemagne.

On situe la construction au Xe ou Xle siècle d'un château-fort qui semble avoir précédé la ville. A cette époque, Sierck qui dépendait des archevêques de Trèves devient possession du duc de Lorraine Gérard d'Alsace (1048-1070).

En 1300, les bourgeois toulois, soucieux d'indépendance, concluent un accord avec Philippe le Bel, suzerain de Champagne. Ce roi de France donne sa protection contre un service militaire de deux jours par ans et des redevances annuelles.

 

.Vito Venosa, évêque de Toul de 1305 à 1306

 

.Eudes III de Granson, évêque de Toul de 1306 à 1308

De la famille des seigneurs de Grandson dans le Pays de Vaud, vassaux des comtes de Savoie.

 

.Giacomo Ottone Colonna, évêque de Toul de 1308 à 1309

 

.Jean d'Arzillières, évêque de Toul de 1309 à 1320

 

.Amédée de Genève, évêque de Toul de 1320 à 1330

Fils d’Amédée II de Genève,  comte de Genève.

 

.Thomas de Bourlémont, évêque de Toul de 1330 à 1353

De la famille de Bourlémont, vassale du comte de Champagne,  du nom du château situé dans le duché de Lorraine  sur un promontoire  au-dessus du confluent de la Meuse et de la Saônelle, dominant  le val de Meuse qui descend vers le nord ainsi que le village de Frebécourt à cinq kilomètres au nord de Neufchâteau.                                                     

 

.Bertrand de la Tour d'Auvergne, évêque de Toul de 1353 à 1361                                                             

 

.Pierre de La Barrière, évêque de Toul de 1361 à 1363                                                          

.Jean de Heu, évêque de Toul de 1363 à 1372

La famille de Heu est une importante famille du Moyen Age qui, en Pays messin,  possédait de nombreuses seigneuries, particulièrement dans le Haut Chemin :

 

Ennery, Malroy, Crespy, Pelte, Xieule, Montigny, Flévy, Vry, Gravelotte, Grimont, Montoy, Coincy, Goin, Retonféy, Blétange, Mercy, Antilly, Mont, Mancourt, Seuxy, Gray, Abbeville, Buy, Vandlainville, Rurange, Ollexey, Beurtoncourt, Rognac, Beaufort et plusieurs autres terres. À la branche messine de la maison de Heu exercera douze fois la charge de maître-échevin de la ville de Metz de 1302 à 1550.

La famille de Heu est dès le XIII° siècle l'une des plus puissantes de la ville de Metz. Elle réside à l'hôtel de Heu à Metz. Sous le règne de Jean Heu, fiers de leur appartenance à une ville d'empire, les bourgeois toulois laissent tomber en 1367  en quenouille le pacte royal signé en 1300 avec le roi Philippe le Bel.

 

.Jean de Neufchâtel, évêque de Toul de 1373 à 1384

Fils du baron Thiébaud V de Neuchâtel-Bourgogne. La famille de Neuchâtel-Bourgogne est originaire de Neuchâtel-Urtière en Franche-Comté.

 

.Savin de Florence, évêque de Toul de 1384 à 1398

 

.Philippe de Ville-sur-Illon, évêque de Toul de 1399 à 1409

Issu de la famille des seigneurs de Ville sur Illon, village des Vosges.

 

.Henri de Ville-sur-Illon, évêque de Toul de 1409 à 1436

 

.Louis de Haraucourt, évêque de Toul de 1437 à 1449

Fils de Jean de Haraucourt, régent du duché de Lorraine pendant la minorité de Charles II de Lorraine, et d'Isabelle de Lenoncourt

En 1445, l'influence française revient inopinément. Le roi Charles VII réclame pour son trésor les arriérés de l'accord de protection signé sous Philippe le Bel, soit 2000 livres de rente annuelle. Les bourgeois piqués dans leur honneur refusent. Le protecteur se mue en agresseur, les troupes royales brûlent les faubourgs de Toul. La diplomatie reprend ses droits, et, après une tergiversation de deux années, une compensation accorde les partis : Toul et ses élites acceptent à nouveau l'influence française.

 

.Guillaume Fillâtre, évêque de Toul de 1449 à 1460

 

.Jean Chevrot, évêque de Toul en 1460

 

.Antoine Ier de Neufchâtel, évêque de Toul de 1461 à 1495

Le 18 novembre 1461, en rendant hommage à Dagobert ainsi qu'à Charlemagne, Louis XI confirme par lettres patentes sa protection royale pour l'église de Toul.

 

.Olry de Blâmont, évêque de Toul de 1495 à 1506

 En 1499, il lègue le comté de Blamont au duc de Lorraine.

 

.Hugues des Hazards, évêque de Toul de 1506 à 1517

Le cardinal Raymond de Barailles et Hugues des Hazards avaient été élus successivement coadjuteurs de l'évêque de Toul, du vivant d'Olry de Blamont, et l'étaient encore l'un et l'autre à l'époque de sa mort. Ces élections n'embarrassèrent pas peu le Chapitre, lorsqu'il fallut opter entre les deux coadjuteurs. Elles avaient été faites à l'instigation du duc de Lorraine René, qui protégeait Raymond, dans le temps où il voulait donner au prince Jean, son fils, âgé de 4 ans, la coadjutorerie de Metz, dont ce prélat était en possession; mais il avait abandonné plus tard ce même prélat, pour favoriser Hugues des Hazards, qui lui paraissait plus dévoué à ses intérêts. Après la mort d'Olry de Blamont, le Cardinal envoie Angelo de Rimini, son secrétaire, pour prendre possession de l'Évêché, et le munit d'un bref du Pape, qui fait défense aux chanoines et aux bourgeois de s'y opposer sous peine de censures. René fait arrêter et jeter en prison Angelo de Rimini, sous prétexte qu'il a fait publier en Lorraine un bref subreptice, aussi faux et aussi nul que les bulles du Cardinal, son maître.  De là, nouveau bref du Pape, qui confirme le premier et qui réitère l'injonction de s'y soumettre. La mort du Cardinal vient heureusement mettre un terme à ces malheureuses dissensions, et permet au Chapitre d'élire évêque de Toul Hugues des Hazards, élection que le Pape ratifie dès lors sans difficulté.

Hugues est employé par le duc René de Lorraine, en qualité de négociateur auprès de l'empereur Maximilien et du roi Charles VIII, au sujet du comté de Provence, et il s'acquitte de cette mission au grand contentement du duc.

 

.Jean VI de Lorraine, évêque de  Toul de 1517 à 1524

Fils de René II, duc de Lorraine et de Bar et de Philippe de Gueldre ; proche du roi François Ier.

 

.Hector d'Ailly-Rochefot, évêque de Toul de 1526 à 1532

 

.Jean VI de Lorraine, évêque de Toul de 1532 à 1537

 

.Antoine II Pellagrin, évêque de Toul de 1537 à 1542

 

.Jean VI de Lorraine, (1498 -1550), évêque de Toul de 1542 à 1543

Il est le dernier évêque avant l’annexion de fait du territoire de l’évêché au royaume de France.                                                        

 

.Toussaint de Hossey, évêque de Toul de 1543 à 1565

Sous son règne, Toul est occupée par l'armée française d’Henri II en avril 1552. Le traité de Chambord entérine cette saisie de territoire lorrain, puisque les princes luthériens allemands laissent à leur allié, le roi de France, promu vicaire d'Empire, les villes impériales qui ne sont pas de langue germanique. La ville dont les édiles sont rassurés par la branche cadette de Lorraine, les princes de Guise, au service du roi de France n'offre d'ailleurs aucune résistance. Elle remet ses clefs au connétable de Montmorency.                                                         

Pendant les guerres de religion, Henri de Guise fait occuper Toul par la Ligue. Charles III capture les villes de Toul et Verdun, mais il doit les rendre en 1594. La cité ne redevient royale qu'après l'abjuration du roi navarrais, Henri IV. À la paix de Folembray en 1595, Henri IV conciliant nomme gouverneur de Toul et de Verdun, François de Vaudémont, le troisième fils de Charles III.

En 1602, Henri IV affermit sa ligne politique. Il transforme les villes protégés et contrôle avec attention les évêchés. Les évêques sont soumis au serment de fidélité, ils ne peuvent plus solliciter l'investiture impériale pour entrer en possession de leur temporel. Ils ne peuvent laisser leurs sujets porter leurs appels au tribunal impérial de Spire. L'obligation s'applique bientôt aux bourgeois des villes. L'idée d'un parlement à Metz germe en 1609, mais la régence de Marie de Médicis instaure une pose, voire un retrait de 1610 à 1624, dans les mutations juridiques et administratives royales.

 

En ses temps, les évêques de Toul, malgré la perte de leurs pouvoirs temporels, portent  toujours l'épée et la crosse : ils demeurent en titre et en fonction des princes du Saint-Empire. L'Empire envoie ses convocations et ses mandats aux diètes jusqu'en 1612.

Louis XIII et son ministre Richelieu reprennent avec vigueur un contrôle régalien. De 1631 à 1632, les temporels épiscopaux sont occupés. Le parlement de Metz créé en 1633 traite désormais les appels de la justice des évêques, mais aussi des tribunaux citains ou bourgeois.  Le sceau de la ville de Toul, symbole d'autonomie, est supprimé en 1633.

L'administration française s'installe dans la foulée. Le 16 août 1634, Louis XIII crée par ordonnance le bailliage de Toul. La gabelle est instaurée pour payer les gages des magistrats.

Par lettres patentes du 10 mai 1636, le parlement français de Lorraine, qui avait pour siège Metz, est transféré à Toul pour cause de mésentente avec le gouverneur de la place. L'entrée solennelle à Toul se fait le 16 avril 1637 ; le parlement exilé y séjourne 22 années au terme desquelles l'interminable querelle avec le gouverneur, qui a produit son exil, s'éteint. Ensuite à l'instar de l'intendance de Lorraine, le parlement réside à Metz. Toul conserve son présidial.

 

 


 

 

 

 

 


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