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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 19:53

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

    M. Comté de Sarrebruck / Grafschaft  Saarbrucken

      terre d’empire de 962 à 1793

 

Le Comté de Sarrebruck / Grafschaft Saarbrücken) est un ancien État du Saint-Empire romain germanique dont la capitale était Sarrebruck et dont le territoire se trouve réparti actuellement entre l’Alsace, la Lorraine et l’Etat allemand de la Sarre.

Sarrebruck  tire son nom du château protégeant le pont que les romains avaient érigé sur  la Sarre à la croisée des routes de Strasbourg à Trêves et de Metz à Worms. Par le traité de Verdun de 843, le comté de Sarrebruck fait partie de la Francie Médiane.  Dès 925, le comté se trouve intégré à la Francie Orientale.  En 999, l’empereur Otto III fait don du château fort de « Sarabrucca » aux évêques de Metz. A l’époque des marchands, des réfugiés et des membres de la basse noblesse s’installent ici, donnant naissance à la cité de Sarrebruck.   Au début du XIe siècle, la maison  de Sarrebruck est l'une des plus importantes familles princières du sud-ouest de l'Allemagne.  Leurs possessions s'étendent de la Sarre au Palatinat rhénan et au Rhin moyen en passant par le Bliesgau et l’Alsace.    Les comtes de Sarrebruck appartiennent à la noblesse de l’empire.

 

Maison de Sarrebruck

 

.Sigebert de Sarrebruck, comte de Sarrebruck

Vers 1100, il entre en possession des fiefs de Deux-Ponts et en  1120  est créé le comté de Sarrebruck.    

 

.Frédéric Ier (vers 1095 - avant 1135), comte de Sarrebruck de   ?  jusque       vers 1135, seigneur des Deux-Ponts

Fils du précédent.

Il épouse Gisèle de Haute-Lorraine (après 1095 - avant 1126). Vers 1120, il fait de Sarrebruck la capitale de son comté.

Il a pour  frères :

- Adalbert de Sarrebruck ( ?-1137), archevêque de Mayence de 1111 à 1137, chancelier de l’empereur Henri V

 -Brunon de Sarrebruck, évêque de Spire de 1107 à 1123

 

.Simon Ier (vers 1120 - après 1183), comte de Sarrebruck de vers  1135     à vers 1183

Fils des précédents, il épouse Mathilde de Carinthie (vers 1125 - vers 1180)

En 1182, le comté de Sarrebruck,  est démembré et une partie de son territoire passe au comté des Deux-Ponts crée pour le  fils benjamin, Henri. Ce dernier fonde la dynastie des Walramides et le nouveau comté de Deux-Ponts amorce dès lors un développement autonome. En 1297, Sarreguemines passe du duché de Deux-Ponts au duché de Lorraine. En 1321, la ville de Sarrebruck obtient son affranchissement.  Les droits municipaux sont accordés à Sarrebruck et au village voisin de Saint Jean.

                                                                                                             

.Jean IV ( ?),   comte de Sarrebruck de ?     à      ?       

Fils de Simon Ier de Sarrebruck ;

 

Il hérite des terres de Sarrebruck situées en Allemagne ainsi qu'une portion de la seigneurie de Commercy dite "la part de Sarrebruck. Il  fait usage de son droit d'édifier un donjon à Commercy et bâtit en 1345 le Château-Bas à quelques  centaines de mètres de celui de Jean II. Il se rend homme-lige du roi de France.

.Jeanne de Sarrebruck-Commercy Château Bas, (? - 1381), comtesse de Sarrebruck de   ?    à     1381

Fille du précédent ; elle épouse en 1353 Jean Ier de Nassau-Weilburg.

Sarrebruck passe aux mains des comtes de Nassau.

Maison de Nassau-Sarrebruck

.Jean II de Nassau-Sarrebruck, (1423 - 1472), comte de Nassau-Sarrebruck, seigneur de Commercy-Château-Bas,

Petit-fils de Jeanne de Sarrebruck ; fils de Philippe Ier de Nassau-Weilburg et d'Isabelle de Lorraine.

Il vend le 3 février 1444 la seigneurie de "Château-Bas" à Louis de Lorraine, marquis de Pont-à-Mousson, fils aîné de René d'Anjou et d'Isabelle Iière de Lorraine. Les troupes de l'armée révolutionnaire française occupent Sarrebruck en 1793. Sarrebruck rejoint la République Française puis l'Empire Napoléonien suite aux accords de Campo Formio de 1797 et de Lunéville de 1801.

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:11

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

 

 

  L.  Comté -Principauté de Salm  / Grafschaft Salm

    terre d’empire de 962 à 1793

( Senones,  La Petite-Raon,  Moussey, Ménil, Saint-Jean-du-Mont, Le Mont, Vieux-Moulins, Chatas, Le Puid, le Vermont,  Belval, Le Saulcy, Le Harcholey, Grandrupt, Saulxures ,Saint-Maurice-les-Senones, les Frénot, Allarmont, Albet, La Broque, Grandfontaine,  Framont, Fréconrupt, Vipucelles Quevelles, Plaine, Champenay, Diespach, , Bénaville et le Palais, La Petite-Raon, Paulay, Raon-sur-Plaine, Celles, Moussey, Saint-Stail,Vexaincourt).

 

Maison de  Salm-Luxembourg

.Giselbert (vers 1007-1059), premier comte de Salm connu, comte de Longwy, comte de Luxembourg,

 

Fils de Frédéric de Luxembourg


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsqu’il atteint sa majorité, son père lui attribue un territoire situé au nord des Ardennes. Ces terres auraient été acquises par Siegfrid vers la fin du Xe siècle contre la puissante abbaye de Stavelot qui les convoitait. Les limites du territoire touchaient non seulement ceux de la puissante abbaye de Stavelot, mais étaient également proches de la ville épiscopale de Liège (Liuk) et de la ville impériale d’Aix-la-Chapelle (Aachen). Il prend le nom de la rivière Salm et devint le fondateur d’une nouvelle dynastie, sans pour autant résider sur le territoire de son comté. Il est également comte de Longwy, et reçoit le Luxembourg à la mort de son frère Henri II, en 1047. Il transmet alors le comté de Salm à l'un de ses fils cadets, Hermann Ier de Salm. Ce dernier est considéré comme la tige de la Maison de Salm. La famille des Luxembourg–Salm représente au Xe siècle un clan dont les membres règnent bien au-delà de la Lotharingie, de Metz à Anvers, de Reims à Cologne. Les principaux membres accompagnent les empereurs à la cours comme lors de leurs expéditions militaires. Ils sont princes d’empire.

 

Hermann Ier ( ?- 1088), comte de Salm et de Luxembourg de 1047 à  1088 

Fils cadet de Giselbert. Il épouse Sophia, comtesse de Rheineck et acquiert par mariage le comté de Rheineck.
Il est aussi le neveu de l'évêque de Metz Adalbéron III (1047-1072). Vers 1080, cet évêque l’investit de la charge d'avoué épiscopal.

Hermann Ier de Salm, devint le plus puissant membre de toute l’histoire de la famille de Salm. Chef de guerre sollicité et soutenu par les saxons, des souabes et une partie du clergé, Hermann Ier est élu anti–roi de Germanie le 26 décembre 1081 à Goslar en Saxe contre le roi Henri IV de la dynastie des franconiens.

Le pays, alors plongé en pleine crise politique, voit s’affronter pour des raisons dynastiques les tenants du pouvoir, saxons contre franconiens. Le conflit éclate à nouveau violemment lorsque la papauté exigea l’indépendance unilatérale du clergé à l’égard de l’autorité temporelle (la querelle des investitures). Profitant de l’absence du roi parti à la rencontre du pape en Italie, ses ennemis en profitent pour reprendre les hostilités.                                              

Aidé par ses puissants alliés et par la famille de Luxembourg, il lutte victorieusement contre l’armée impériale une dernière fois à Bleichfeld en 1086 près de Würzburg. Mais lorsque l’empereur Henri IV revient d’Italie, Hermann perd rapidement son influence auprès de ses anciens alliés. N’étant plus en mesure d’affronter l’empereur, il n’a pas d’autres choix que de se retirer sur ses terres. Il trouve la mort en 1088 alors qu’il assiège le Château de Kochem sur les bords de la Moselle et est enseveli dans la cathédrale de Metz.

Les Salm et les Luxembourg payent momentanément leur rébellion avant de réapparaître bien vite à la cour à la suite des autres dignitaires de l’empire. Leur autorité continue de s’exercer dans le cadre de leurs fiefs respectifs mais aussi vers le plat pays Lorrain où Hermann Ier a acquis des biens, notamment autour de Metz.

 

Maison de   Salm- Lorraine

.Hermann II (1057-1111), comte de Salm de 1088 à  1111

Fils d’Hermann Ier, épouse Agnès de Langenstein, comtesse de Langenstein (Longue Pierre, dans les Vosges).

 

Ce mariage le met en possession de la forteresse de Pierre Percée dont dépendait un territoire étendu englobant la ville de Badonviller, puis plus tard de Blâmont jetant les bases de la branche vosgienne des Salm.

Son frère Othon (ou Otto) reçoit alors le comté de Rheineck ; ayant épousé Gertrude de Nordheim, sœur de Richenza, il est le beau-frère du roi des Romains Lothaire de Supplinbourg qui devient ensuite empereur et qui l’élève à la dignité de comte palatin.

Comme son père, Hermann II est un chef militaire qui n’hésite pas à guerroyer pour élargir ses domaines et étendre son autorité.

Dans ses efforts de domination sur son beau–père, le comte de Bar, et pour distendre ses liens d’inféodation qui le lie à l’évêque de Metz Etienne de Bar, il s’allie contre lui avec le duc de Lorraine.

Malheureusement pour lui, le duc se réconcilie en 1135 et l’évêque parvient l’année suivante à conquérir le Château de Pierre Percée après un siège de plus d’un an, au cours duquel Hermann et son fils aîné paraissent avoir perdu la vie.
Ce deuxième échec n’entrava pas la montée en puissance de la famille; de nombreux autres territoires du Saulnois entrèrent dans leur patrimoine encore dans la première moitié du XIIe siècle, acquis sans doute à la faveur du mariage d’Henri Ier, second fils d’Hermann II, avec Adélaïde, héritière des comtes de Metz. Les comtes successeurs purent, par des alliances avec les principaux nobles du pays (dont les comtes de Bar et de Dabo) conserver et élargir plus pacifiquement leur domaine.

 

.Hermann III (1095-1138), comte de Salm de 1111 à 1138

Fils d’Hermann II.

.Henri Ier  de Salm-Blamont (1105-1165), comte de Salm de 1138 à 1165

Frère du précédent. Il épouse Clémence de Dagsbourg avec laquelle il a

.Henri                                                                                                                                                           .Justine

 

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Après la séparation des domaines de Blâmont et de Salm, Henry Ier de Salm, obéré et amoindri, vend ses châteaux à l'évêque de Metz. Il  quitte alors le pays, et va guerroyer à la conquête de Naples avec son oncle le duc de Souabe, puis va mourir à Antioche. Pendant son absence et les embarras qu'elle cause à ses successeurs, Henry Ier de Blâmont avait arrondi son puissant comté.
Au lieu de s'unir à leur voisin, comme semble les y inviter leur commune origine, les comtes de Salm entreprennent contre lui et ses successeurs une lutte inégale, où ils ont toujours le dessous.

 

.Henri II (1155-1225), comte de Salm de 1170 à 1200

Petit-fils d’Hermann II, fils du précédent, il épouse Judith de Lorraine avec laquelle il a :

 

.Henri, futur Henri III de Salm 

.Frédéric, futur Frédéric Ier de Blamont

 

Il choisit de vivre dans le nouveau comté de Salm qu'il crée à la fin du XII° siècle sur les terres vosgiennes (Salm en Vosges) ; il abandonne alors le comté de Salm en Ardenne à sa sœur Élise ou Élisabeth et en 1190, il construit le château de Salm.

Devenue comtesse, Élise épouse Frédéric comte de Vianden, créant la nouvelle branche ardennaise (et luxembourgeoise) des Salm-Vianden, puis Salm-Reifferscheid, laquelle s'intitula Altgraf zu Salm (« comte ancien, ou originel, de Salm ».

                                                      

Au XIIIe siècle, le comté de Salm, se trouve  alors constitué au sud de la vallée de la Vesouze, autour du donjon de Pierre-Percée, dont l'importance va diminuant de jour en jour, d'une part par la préférence que les chefs de la famille accordent à celui de Salm, et d'autre part par l'accroissement de Badonviller qui devient petit à petit le centre des possessions des comtes et bientôt une ville fermée, capitale de ce petit pays.  Ils tiennent leur comté en tous droits prééminences et autorités régaliennes. Ils y ont droit de faire et parfaire le procès de quiconque y est appréhendé pour crime... de juger et exécuter sans appel, de faire grâce et pardon, de légitimer et affranchir tous ceux qu'il leur plaît, de battre monnaie d'or et d'argent. Ils sont seuls seigneurs justiciers, hauts, moyens et bas, sauf certains bans dont le sieur abbé de Senones a la seigneurie foncière et encore conditionnellement, et sous la puissance des comtes.                                      

 

Autour de Pierre-Percée se groupe le gros du comté, c'est-à-dire Badonviller, encore simple village, Fenneviller, Pexonne, Sainte-Pôle, et une partie de Montigny. Les seigneurs de Salm sont maitres incontestés comme ils le sont aussi à Ancerviller et à Couvray sous  réserve des droits de  l'abbé de Senones qui a la seigneurie foncière et la justice.  D'autre part, les héritiers d'Agnes de Langstein, lors de leur établissement dans le pays, y ont trouvé des terres franches, des alleus occupés par des seigneurs indépendants. Mais lorsque, par la force des choses, ces chevaliers indépendants acceptent le vasselage des seigneurs plus puissants qu'eux, ce n’est pas des comtes  de Salm qu'ils deviennent vassaux mais des comtes de Blâmont  qui, aux mains des descendants de Ferry III, deviennent de jour en jour l'un des états féodaux les plus importants de la Lorraine.

 

Maison de Salm en Vosges/Obersalm

.Henri III de Salm-Obersalm  ( ?- 1246), comte de Salm de 1200  à 1246

Petit-fils d’Hermann, fils d’Henri II,

Déjà propriétaire des Châteaux de Blâmont, Deneuvre, Viviers, Morhange et de Pierre Percée, il élève entre 1205 et 1225 un nouveau Château  de Salm dans la vallée de la Bruche sur les terres de l’abbaye de Senones. Par cette construction, il affermit  son autorité et se place au premier rang des principales familles nobles de Lorraine. Ses terres sont appelées dès lors Salm en Vosges[]/ Obersalm, par opposition au Salm originel en Ardenne, ou Niedersalm. Ce territoire relève du Saint-Empire.

.Henri IV ( ?  -1292), comte de Salm de 1246  à 1292

Fils du précédent.

Vers 1240, Ferry, frère d’Henri III lui dispute l’héritage de son comté et vers 1247 le comté est partagé ; Blamont à Ferry et Salm à Henri. Ferry décède en 1248.Henri IV devenu adulte se heurte à l’énergique et redoutable évêque Jacques de Metz bien décidé à réduire la puissance de la noblesse de son évêché. Profitant de la mauvaise situation financière du comte, Jacques de Metz l’oblige à lui vendre ses châteaux de Salm et de Pierre Percée entre 1250 et 1258. Henri est alors obligé de se reconnaitre homme lige de l’évêque pour les deux forteresses avant de les reprendre en fief. 

.Jean  I de Salm-Obersalm (vers 1260-vers 1330)  comte de Salm de 1292 à vers 1330

Fils du précédent.

 .Simon Ier de Salm-Obersalm (1327- 1346) comte de Salm de 1330 à 1346

Fils du précédent.

.Jean II  de Salm-Obersalm (vers 1330- 1386 ou 1400) comte de Salm de 1346 à ?, comte de Chiny de 1358 à  1365

Fils du précédent.

.Jean III ( ?   )  comte de Salm de 1365  à  1368

Jean III acquiert le 23 novembre 1366 pour 12.000 florins d’or les possessions bruchoises de l’évêque de Strasbourg, Jean de Luxembourg-Ligny. La revente par lots de ses biens à des propriétaires différents, provoque le déplacement et le recentrement de la politique des Salm dans le pays Lorrain et accélèrent ainsi le déclin du rôle administratif et militaire de la place forte.

.Simon II ( ?- 1397) comte de Salm de ? à  1397

Fils du précédent.

.Simon III ( ?- 1459)  comte de Salm de 1397 à 1459

Fils du précédent.

En 1410, les quarts des Châteaux de Salm et de Pierre Percée sont engagés par Jean V en faveur de Philippe de Norroy pour le remboursement d’une dette. Ce dernier cède l’engagère en 1416 à Henri seigneur de Blâmont et lointain cousin des comtes de Salm.

 

 

 

 

 

 

 

.Jacques ( ?- 1475) comte de Salm de 1459 à  1475

A sa mort en 1475, sa sœur Jeannette et son frère Jean se partagent le pouvoir sur le comté qui reste indivis.

.Jeannette et  Jean  IV (1431-1485), comtes de Salm de 1475  à 1485

Fille du précédent.

En 1459, Jeannette de Salm, fille du comte Simon III, épouse Jean V (1436-1495), Wild- et Rhingrave à Daun et Kyrburg, originaire du Palatinat.

Deux branches hermanienne et des rhingraves portent dès lors le titre de comte de Salm.                                                         

Déjà seigneur de Morhange et de Puttelange, le Rhingrave Jean IV  reçoit en outre par son mariage en 1478 avec Jeanne de Moers-Sarrewerden  les comtés de Moers et de Sarrewerden, assortis d'une partie des droits sur la baronnie de Fénétrange  et de la totalité de Diemeringen.

Fénétrange reste administrée pour partie par les ducs de Lorraine, tandis que Diemeringen fut ensuite partagée entre les différentes branches des Rhingraves.

Pour sa part, le comte de Salm de la branche hermanienne reçoit du duc de Lorraine Antoine une autre partie des droits sur la baronnie de Fénétrange au début du XVI° siècle.

Le comté de Salm fait partie du Cercle du Haut Rhin à partir de 1521.

.Jean  V (1452-1505)  de Salm-Badenweiler (branche des Rhingrave)  règne d’abord avec  Jean  IX (branche Hermanienne)    comtes   de Salm      

.Jean IX  règne ensuite avec  Frédéric Ier, le fils de Jean V (1495-1548)

Vers 1540, la famille des Rhingraves se convertit à la Réforme luthérienne. Contrairement à l'usage de l'époque, il ne semble pas qu'ils aient voulu imposer cette nouvelle foi à leurs sujets ; Ils restent les avoués de l'abbaye de Senones. Vers 1550, les comtes des deux branches cousines prennent la décision de ne plus payer les redevances de location à l'abbaye de Senones dont ils ne sont toujours juridiquement que les avoués, manifestant ainsi leur droit de propriété. Avec l'occupation française des Trois-Évêchés en 1552, l'évêché de Metz leur abandonne  ses droits sur les châteaux de Pierre-Percée et Salm, émancipant ainsi les comtes de leur longue vassalité.

Le 29 septembre 1571, Jean IX, comte de Salm, protecteur de l'abbaye de Senones, descendant direct de Hermann II, s'associe à son cousin et beau-frère, Frédéric, rhingrave et descendant de Jean V, pour réaliser un véritable coup d'État. Ils se font reconnaître par la population et devant huissiers comme les seuls seigneurs de la région, aux dépens de l'abbaye.

En 1598, ils  signent entre eux un acte de partage.

.Jean IX reçoit : Moussey, la Petite Raon, Belval, Vieux-Moulin, une moitié de Senones, de Ménil, de Saint Stail

.Frédéric reçoit : Le Puid, Le Vermont, Le Saulcy, Le Mont, lune moitié des maisons de Senones, de Ménil, de Saint Stail

 

 

En revanche, Châtas, les fermes de Ménil, Saint Siméon, La Forain et les autres biens de l'abbaye restent sous la souveraineté des deux seigneurs.
Jean IX est  sénéchal de Lorraine.

 

Il meurt en 1600  sans héritier de sorte qu’avec lui s’éteint la première dynastie des Salm-Vosges. C'est sa nièce Christine de Salm qui hérite des droits de la branche d’Hermann. Elle a épousé François de Lorraine, comte de Vaudémont puis duc de Lorraine. Le comté toujours indivis devient alors partiellement possession des ducs de Lorraine, et un partage a lieu. Les villages sont attribués à la Lorraine (François de Vaudémont) ou à Salm (le rhingrave), sans continuité territoriale, un partage de ce territoire rural ne permettant pas de faire deux parts d'égale valeur. Certains gros bourgs par contre, comme Senones, Badonviller, Celles-sur-Plaine, connaissent un double statut : la moitié des foyers dépendent des ducs, et l'autre des comtes (les rhingraves).

Frédéric lui donne naissance à deux lignées de Salm. :

 

 

.La première par son mariage avec Françoise Comtesse de Salm donne naissance à Philippe Othon, premier Prince de Salm.

.Par un second mariage, Frédéric donne naissance à une lignée dont Nicolas Léopold sera descendant.

.Philippe Othon/Philip Otto (1575-1634),   comte sauvage du Rhin, prince de Salm de 1623 à 1634

Fils de Frédéric.

En 1623, le Rhingrave luthérien Philippe Othon, ligne de Dhaun, branche deNeuviller ou Neufville), se convertit au catholicisme, et est fait  prince d'Empire par l'Empereur  Ferdinand II qui lutte contre la Réforme. Les droits des Rhingraves sur Salm forment alors une première principauté de Salm avec Badonviller pour capitale. La principauté de Salm forme un territoire morcelé, imbriqué dans les territoires du comté de Salm incorporés au duché de Lorraine ; en 1647, le comté d’Anholt en Westphalie/Westfalen entre dans les possessions familiales par le mariage de Léopold Philipp Carl de Salm avec Anna–Maria, l’héritière du comte d’Anholt.

En 1648, la principauté comme le duché de       Lorraine réussit à conserver son indépendance après les traités de Westphalie qui attribuent au roi de France les possessions habsbourgeoises d’Alsace mais pas Mulhouse ni Strasbourg, ni les comtés de Montbéliard et de Sarrewerden.

 

.Louis (1618-1636), prince de Salm  de 1634 à 1636

.Léopold Philippe Charles (1620-1663), prince de Salm de 1636 à 1663

Il est admis au banc des princes à la Diète d'Empire en 1654.

.Charles Théodore Othon (1645-1710), prince de Salm de 1663 à 1710

Il obtient l'immédiateté du "comté princier de Salm" en 1668 ; il hérite par sa femme un neuvième des droits sur l'ancienne Principauté d'Arches.

.Louis Othon (1674-1738) prince de Salm de 1710 à 1738

Louis Othon a pour seule héritière sa fille aînée Dorothée, laquelle épouse en 1719 son cousin Nicolas-Léopold, du rameau collatéral des ducs de Hoogstraten. À la mort du prince en 1738, le rameau de Hoogstraten recueille alors la dignité princière, et Nicolas-Léopold prend le titre de prince de Salm-Salm pour signifier cette réunion.

 

Maison de Hoogstraten

.Nicolas-Léopold de Hoogstraten (1701-1770), prince de Salm de 1738 à 1770

Sous son règne, le territoire de la principauté reste partagé avec le comté de Salm relevant du duché de Lorraine. Le duché de Lorraine ayant été donné en viager au duc Stanislas, Nicolas-Léopold signe le 21 décembre 1751, après de longues négociations, avec le roi Louis XV, une convention établissant un nouveau partage entre le territoire du comté de Salm et la principauté de Salm crée deux aires géographiquement distinctes. La Lorraine acquiert l’ouest du territoire avec Badonvillers pour capitale et le prince abandonne ses droits sur la baronnie de Fénétrange. En revanche, l’essentiel de l’ancien comté, sur la rive droite de la Plaine, est attribué en pleine propriété à sa maison comprenant une trentaine de localités ayant Senones pour capitale ; Ménil et Saint Maurice les Senones, Vieux-Moulin et les Frénot, Allarmont, Albet, la Broque, Grandfontaine, les forges de Framont, Fréconrupt, Vipucelles et Quevelles, Plaine, Champenay, Diespach, Saulxures, Bénaville et le Palais, La Petite-Raon, Paulay, Raon-sur-Plaine, Celles, Moussey, Belval, SaintStrail, Grandrupt, LeVermont et Vexaincourt. Dans cette nouvelle capitale de Senones, les princes se font construire un premier château en 1754 et un second en 1758.

.Louis-Charles Othon (1721-1778), prince de Salm de 1770 à 1778

.Constantin Alexandre (1762-1828), prince de Salm de 1778 à 1792

Scrutant avec inquiétude les bouleversements provoqués par la Révolution française, il prend la sage précaution de se retirer définitivement de Senones le 15 aout 1791 et gagne son château d’Anholt en Westphalie qu’il avait acquis par le mariage du prince Léopold Philip Carl de Salm avec Anna-Maria, héritière du comte d’Anholt.

La convention passée le 29 avril 1792 entre le roi et le prince de Salm-Salm prescrit que l’indemnité due à M. le prince de Salm-Salm, à raison des droits seigneuriaux et féodaux, ainsi que des dimes inféodées dont il jouissait dans la ci-devant province de Lorraine et dans la ci-devant principauté d'Arches et Charleville qui lui appartient pour un neuvième, lui sera payée d'après l'évaluation qui sera faite de leur produit au taux du denier 30.                                                   

La Convention Nationale interdit la sortie des denrées du territoire national français en temps de guerre et établit un blocus économique de la principauté y provoquant une crise alimentaire. Les pourparlers engagés depuis Anholt par le prince Constantin n’aboutissent point ouvrant la voie à une procédure d’annexion par les partisans de la République.                                                                                                                 

Le conseil municipal de Senones vote le 21 février 1793 le rattachement à la République française .Il est ratifié par la Convention Nationale le 2 mars 1793 qui précise que la Convention accepte ; « le vœu librement émis par le peuple de la ci-devant principauté de Salm… »

Le décret du 2 mars 1793 porte: "ART. I: La ci-devant principauté de Salm est réunie au territoire de la république." Ce texte comporte bien l'idée d'une terre étrangère réunie.

Sous l’égide du conventionnel Couthon, l’ancien territoire de la principauté est incorporé au département des Vosges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 09:44

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                  terre d’empire de  962  à 1766

 

10. Comté de Dabo / Grafschaft  Dagsburg                                                               terre d’empire de 962  à 1793

 

 

La plus grande partie de son territoire se trouve hors d'Alsace. En Lorraine, Dabo, Abreschwiller, Harreberg, ibmmert, \Valscheid et Voyer; en Alsace, seulement Engenthal, l'enclave de Hohengœfft, au Nord-Est de  Wasselonne, enfin la moitié de Weyersheim, l'autre moitié appartenant à l'évêque de StrasbourgEn plus des terres qu’ils possèdent « en propre », les comtes d’Eguisheim-Dabo détiennent des fiefs relevant directement de l’Empire germanique ou faisant partie du temporel des évêques de Toul, de Strasbourg et de Metz.

 

Parmi ces nombreux territoires, le fief composé des villes de Sarrebourg et de Sarralbe, des châteaux de Herrenstein et de Turquestein, ainsi que de quelques villages, parmi lesquels celui de Hesse. Au IX° siècle, l'évêché de Metz possède des  biens temporels notamment dans toute la région de Sarrebourg, possessions foncières représentant le tiers au moins de la terre qui y était cultivée. L'évêque  est le seul maître de ses terres et des hommes qui y vivent, grâce au privilège d'immunité, confirmé par Charlemagne. L'Evêque de Metz, très richement doté par les souverains et par l'aristocratie, tant mérovingiens que carolingiens, confie l'administration civile et militaire de ses possessions territoriales à des comtes qui sont alors ses vassaux  Sarralbe et quelques villages, dont Hesse. Les Dabo sont  alors des vassaux des évêques de Metz.

 

Maison de Dagsbourg/Dagsburg

 

.Eberhard IV,comte de Nordgau

Fils d’Hugues Ier, comte du Nordgau au début du X° siècle.

C’est à son époque qu’est  construit le château de Dabo Dachsbourg / Dagsburg.

 

.Ludwig/Louis (vers 950- ?) comte de Dagsbourg/Dabo/Dagsburg

Fils du précédent. Il a deux filles :

 

-Hedwige (vers 980-1046)

-Mathilde (vers 980- ?)   

                                                                                                     

Maison d’Eguisheim-Dabo

 

.Helwige de Dagsbourg (vers 980-1046), comtesse  de Dagsbourg de ? à 1046

Fille de Louis, petite-fille d’Eberhard, Helwige de Dabo apporte le comté de Dagsbourg à son époux Hugues IV, cousin germain de l’empereur Conrad, comte d’Eguisheim  (Hugues VI)  qui a succède en 1027 à son neveu Eberhard VI comme comte du Nordgau.

Vers l'an mil, le comte Hugues et son épouse Heilwige vivent au  château d'Eguisheim. De leur union naît :

-Gérard, comte d'Eguisheim, tué  en 1038, il  a épousé  Pétronice de Lorraine

 -Mathilde, mariée à Richwin, comte de Charpeigne

-Hugues, comte de Dachsbourg, décédé avant son père, marié à Mathilde                         

 -Bruno, chanoine, puis évêque de Toul en 1026, puis pape le 12 février 1049,               

 -Adélaïde, mariée à Adalbert, comte en Ufgau,                                                             

 -Gertrude, qui a épousé Luidolf, margrave de Frise, mariée à Otton II de Souabe, duc de Souabe,                                                                                                                      

 -Geppa abbesse de Neuss

 

Hugues meurt en 1048. L'héritage des Dabo est intégré au patrimoine des Eguisheim.                                                                                 

 

.Hugo VII ( ?- ) comte de Dabo  et comte de Dagsbourg en 1046,

Fils du précédent. Décédé avant son père, il avait épousé Mathilde et eu pour enfants:

 

-Henri Ier de Nordgau.

-Henri, mort jeune,                                                                                                      -Albert, comte de Dachsbourg et de Moha,                                                                          -Serberge ou Gerberge, première abbesse de Hesse.

 

.Henri Ier (?- 1061), comte de Dabo et Dagsbourg  de   ?  à 1061

Fils du précèdent.

En 1059, l'empereur Henri IV arbitre un différend entre lui et l'évêque de Strasbourg.

Il décède en 1061.

 

.Hugo/Hugues VIII (?- 1089)  comte de Dabo et de Dagsbourg de 1061 à  1089,

Fils du précédent.

En 1068, Hugues VIII de Dabo-Eguisheim détruit le château de Horbourg   près de Colmar, provoquant la fureur de  Frédéric Barberousse. En représailles, le château de Guirbaden est détruit par les troupes de l'empereur la même année. Les troupes de l’évêque de Strasbourg rangées du côté impérial, attaquent en 1078 le château de Dabo en représailles au soutien accordé au pape  par la famille des Dabo-Eguisheim. Hugues VIII soutient par ailleurs le contre-roi Hermann de Salm. En 1084, Otton de Hohenstaufen, frère de Frédéric, est nommé évêque de Strasbourg par l’empereur Henri IV. Hugues VIII est assassiné en 1089 par les hommes de main de l’évêque de Strasbourg.  

 

.Albert Ier de Dabo ( ?-1098) comte d’Eguisheim, de Dabo, de Moha et en Nordgau de 1089 à 1098

Fils d’Hugo VII. Il épouse Ermesinde de Luxembourg avec laquelle il a une fille Mathilde qui lui succède.

 

.Mathilde de Dabo ( ?-1135) comtesse de Dabo de 1098  à 1135

Fille d’Albert Ier d’Eguisheim-Dabo dont elle hérite le comté de Dabo ; elle épouse  Folmar V, comte de Metz.

 

Maison de Metz-Eguisheim                                                       

 

.Hugues IX ( ?- 1178), comte de Dabo, comte d’Eguisheim, comte de Metz (Hugues II), de Hombourg, comte de Moha  de 1135  à 1178, comte de Metz de 1171 à 1178

Un des trois fils du comte Folmar V et de sa femme Mathilde, fille d’Albert Ier de Dabo.

En 1150, une partie de la forteresse de Dabo échoue aux comtes de Ferrette.

 

.Albert II de Dabo-Moha  ( ?-1212), comte de Dabo, comte de Metz, de Hombourg et  de Moha de 1178  à  1212

Fils du précédent.

 

Un conflit entre Otton de Brunswick et Philippe de Souabe provoque, en 1199, la destruction de la partie du château restée entre les mains des Eguisheim-Dagsbourg. Resté seul héritier de son père, Albert réunit entre ses mains quatre comtés, de nombreuses seigneuries et l'avouerie de beaucoup d'abbayes.

                                                    

.Gertrude de Dabo ( ?-1225)  comtesse de Dabo de 1212 à 1225

Fille et héritière d'Albert II de Dabo-Moha et de Gertrude de Bade ;  Gertrude d’Eguisheim Dabo se remarie en 1220 avec Thiébaud IV de Champagne contre le gré de l’empereur Frédéric II, mais en 1222 le divorce est prononcé sous prétexte de stérilité de l’épouse et l’année suivant Gertrude se marie avec Simon de Linange.

Gertrude meurt en 1225 et Simon  reprend le titre en 1234. Le comté de Dabo passe à la Maison de Linange-Dabo/ Leiningen-Dasburg. Mais la mort, sans héritiers directs, de la comtesse Gertrude déclenche une violente guerre entre trois prétendants : les comtes de Ferrette réels descendants de la famille, Simon de Linange, son dernier époux  et l'évêque de Strasbourg acheteur des droits de propriété de deux oncles maternels de la comtesse.En effet les margraves Herrmann et Henri de Bade, oncles de Gertrude, contestent les droits de Simon et vendent au duc Berthold de Teck, évêque de Strasbourg, leurs droits supposés, le 2 novembre 1226.

 

De plus, l’abbesse Hedwige d’Andlau, qui prétend posséder des droits sur le château, ratifie la décision des margraves. De cette opposition nait la fameuse guerre de succession des Eguisheim-Dabo qui meurtrit  l'Alsace entre 1227 et 1230. C’est d’abord l’évêque de Metz, Jean d’Apremont, qui met le siège à Dagsbourg, où est retranché Simon de Linange. N’arrivant pas à prendre la place, il traite. Il prétend laisser à Simon le comté, mais cherche à se l'approprier par un mariage bien calculé. Sa tentative échoue. C'est l’évêque de Strasbourg qui sort en grand vainqueur de l'implacable guerre de succession, en ajoutant au domaine épiscopal la quasi-totalité du comté, terres et châteaux. Il détient le Dagsbourg (château nord) et est reconnu suzerain du Weckmund (Vaudémont) et du Wahlenbourg par les comtes de Ferrette. Les uns après les autres, les seigneurs renoncent à leurs droits en sa faveur. Simon meurt par accident, en 1234.

 

Maison de Linange-Dabo ou Dagsbourg

 

.Frédéric III de Linange, comte de Linange, comte de Dabo de 1234 à ?

Frère du précédent. Epoux de la nièce de l’évêque de Metz.

Il se reconnait vassal de l’évêque de Strasbourg

Il tente de reprendre la lutte mais doit accepter un traité : les Linange acceptent de ne conserver que la partie montagneuse du comté de Dabo entre Saverne et Saint Quirin, mais l’immense partie du territoire alsacien revient à l’évêque.

En 1251, le comte Ulrich II de Ferrette renonce définitivement à la succession des Dabo-Eguisheim.                                           

En 1268, le duc Conrad partage l’Alsace en deux : au nord le landgraviat  de Nordgau ou Basse-Alsace, est confié aux Dagsburg/Dabo-Egisheim ; au sud  les Habsbourg restent investis du Sundgau. Dans tout l’empire, l’autorité impériale s’efface devant la noblesse locale.  

 

.Emich VII de Linange-Dagsbourg

Il se place au service du roi de France Louis XII, en guerre avec l’empereur Maximilien de Habsbourg. Après la bataille de Novare, en 1513, la France est envahie, et les terres de Dagsbourg sont confiées à l’évêque de Strasbourg jusqu’en 1515. Emich est rétabli dans ses droits, mais se tourne vers le brigandage.

La guerre de Trente Ans épargne le petit comté. Le 24 octobre 1648, l’Alsace est cédée à la France par les traités de Westphalie. Mais la guerre de Sept Ans n’épargne pas le comté. Sous un prétexte futile, le siège est mis au château. Après cinq jours de résistance acharnée, Dagsbourg capitule.

Mais les comtes de Linange-Dabo refusent allégeance à Louis XIV engagé dans la politique des Réunions, et prennent les armes contre lui en 1672. Après un long siège devant le château, qui constitue un obstacle à l’avancée des troupes, celui-ci doit capituler le 13 mars 1677.

Le traité de Nimègue de 1678  laisse  aux Linange-Dagsbourg leurs possessions mais Louis XIV n’entend pas rendre le château au comte de Linange-Dabo ami de l’empereur et le château de Dabo est rasé en 1679 sur ordre de Louis XIV et de Louvois, son ministre d’État. Les Linange protestent, mais doivent abandonner la lutte et se retirent en Allemagne, laissant seulement à Dabo un bailli.  Le traité de Ryswick en 1697 rend pourtant le comté aux Linange-Dabo, principauté germanique maintenant enclavée entre le duché de Lorraine encore indépendante et l'Alsace devenue française.

 

.Friedrich-Karl-Woldemar/ Frédéric-Charles  (1724-1807), prince de Linange / Fürst zu Leiningen

Le 7 juillet 1779, il est élevé au rang de prince du Saint-Empire et prend le titre de prince de Linange / Fürst zu Leiningen.                                                       

À la veille de la Révolution française, il possède :

.Le comté de Linange /Grafschaft Leiningen ;

.Le comté de Dabo/ Grafschaft Dagsburg, comprenant :   

.sept villages : Dabo dont la première mention dans les archives remonte à 1091 ;Walscheid et Abreschviller apparaissent vers 1050 ;Hommert, créé par décision du comte Philippe-Georges de Linange-Dabo par un acte du 10 Août 1623 ;Harreberg fondé par un acte du 9 Novembre 1723 du Prince de Linange ; Engenthal (Bas-Rhin)  fondé au XVIII° siècle ; Voyer, fondé au XIII° siècle, longtemps l’objet de querelles entre la famille de Linange et l’Evêque de Strasbourg entré  en 1481 dans le comté de Dabo mais l’évêque de Strasbourg  y conserva des droits.

.La seigneurie de Weyersheim.  

 

En 1793, les Linange-Dabo comptent parmi les princes possessionnés que la Convention nationale dépossède, afin de réunir leurs seigneuries à la France ; le comté de Dabo est alors rattaché au département de la Moselle.

Le traité de Lunéville du 9 février 1801, conclu entre Bonaparte et l'Empire, octroye aux Princes de Linange, en compensation de leurs pertes territoriales en France, des compensations en Allemagne et le 25 février 1803, la principauté est créée par le recès de la diète d'Empire de Ratisbonne.

 

 

 

 

 

 

 


 

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 12:55

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CH.II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                         terre d’empire de  962  à 1766

 

 

6. Seigneurie de Chaligny

Au XIIe siècle, Chaligny est une seigneurie dépendant de l'évêque de Metz et donnée en fief aux comtes de Vaudémont. En 1345, la suzeraineté de l'évêque de Metz est transférée à l'identique au duc de Lorraine. Le 21 novembre 1562, la seigneurie de Chaligny qui appartient alors à Nicolas de Vaudémont, duc de Mercœur, est érigée en comté par le duc de Lorraine. La descendance des comtes de Chaligny se poursuit par les femmes qui quittent la Lorraine.   Le comté est alors vendu à François de Vaudémont qui devient  duc de Lorraine en 1624. À partir de ce moment, le sort de Chaligny est celui du duché de Lorraine.

 

7. Seigneurie de Lunéville

 

Au début du Moyen Age, le site de Lunéville est la propriété des puissants comtes épiscopaux de Metz. Le comte Folmar y fait édifier un castrum afin de contrôler le franchissement de la Vezouze sur la précieuse route du sel, allant de Vic-sur-Seille vers Deneuvre et Raon-l'Étape, pour gagner Sélestat et l’Alsace.

Dans la seconde moitié du XII° siècle, la seigneurie de Lunéville passe à une branche cadette des Folmar avec Hugues de Bliescastel, qui prend le titre           d’Hugues Ier de Lunéville. Un véritable château fort succède alors au castrum. Cette construction entreprise par Hugues Ier ou par son fils Hugues II matérialise le pouvoir de cette nouvelle lignée seigneuriale. Ce pouvoir sera de courte durée, puisque dès 1243, la seigneurie de Lunéville entre dans le domaine du duc de Lorraine Mathieu II, qui devient propriétaire du château.

 

8. Seigneurie d’Epinal

 

Thierry Ier évêque de Metz décide de construire sur une des manses de la paroisse de Dogneville un château et un monastère. La manse s’appelait la manse de Spinal, mais la ville recouvrait aussi les terres des manses d'Avrinsart, Grennevo, Rualménil et Villers. Il dote l’ensemble d’un marché. Le but de Thierry  est de protéger le sud de ses possessions qui était attaqué par les pillards bourguignons. À l’époque, la ville de Remiremont était bourguignonne.

En septembre 1444, des représentants de la ville, profitent du passage du roi Charles VII à Nancy pour lui offrir la soumission de la ville et lui demander en retour sa protection. L'acte de soumission d’Épinal est daté du 7 septembre 1444

En 1445  Épinal est cédée au duc de Bourgogne pour détourner celui-ci de la Lorraine mais  finalement, Épinal  revient en 1466 au duc de Lorraine.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 10:48

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                       terre d’empire de  962  à 1766

 

7. Seigneurie puis Baronnie  d’Apremont 

Le château d'Apremont est reconstruit au XII° siècle par les sires d'Aspremont-Briey sur une montagne isolée non loin de  Commercy, il est le chef-lieu d'une seigneurie puis baronnie  comprenant environ 280 villes et villages pour lesquels ils étaient vassaux des évêques de Metz, Toul et Verdun, des comtes de Hollande et de Hainaut, des comtes  puis ducs de Luxembourg, de Bar et même du roi de France.

 

Maison de Briey

 

.Albert Ier de Briey, (vers 1030 - vers 1114), seigneur d’Apremont

Il se voit confier l'avouerie du comté de Briey par Mathilde de Toscane comtesse de  Biriey ; son frère  Richer voit son élection d'évêque de Verdun confirmé par l'empereur Henri IV en 1089 ; il épouse vers 1050  Ide de qui il a:

 

-Thierry

-Ancellin                                                                                                                                                                   -Odouin. 

 

.Thierry de Briey ou d'Apremont,

 

Fils du précédent ; il épouse vers 1070  Hadvide fille et héritière de Gobert III d'Apremont dernier possesseur du château d'Apremont avec laquelle il a :

 

-Gobert,                                                                                                                                                        -Albert  qui épouse Marguerite de Thionville, fille de Thierry comte de Thionville        -Geoffroi.

 

.Gobert IV d'Apremont,

Fils du précédent ; il épouse Hadevide de Joigny, fille de Geoffroi IV comte de Joigny et d'Hodierne de Courtenay, de qui il a :

 

-Gobert,                                                                                                                                                                          -Thierry, seigneur de Romont.

 

.Gobert V d'Apremont, (? - 1191), sire d'Apremont de vers 1140 à 1191

Fils du précédent ; il épouse Aleyde puis Ide de Chiny, de ces deux mariages il a :

 

-Gobert,                                                                                                                                     -Geoffroi                                                                                                                                                                 -Herbin.

 

Le 24 mars 1354, la seigneurie d’Apremont fut élevée en baronnie par l’empereur Charles IV, qui lui octroie, le 16 janvier 1357, un certain nombre de droits régaliens, dont le droit d’anoblir, de légitimer les bâtards, de battre monnaie et de créer des tabellions.

 

.Geoffroi Ier d'Apremont, baron d'Apremont de 1191 à 1195

Fils du précédent ; il épouse vers 1175 Elisabeth de Dampierre, fille de  Guillaume  Ier de Dampierre de qui il a :

 

-Jean, futur évêque de  Verdun et de Metz

-Gobert,                                                                                                                                                -Guillaume.

 

.Gobert VI d’Apremont (vers 1187 - 1263), baron d'Apremont et de Dun de  vers 1195  à 1263

Fils du précédent ;  il épouse Julienne de Rozoy, fille de Roger II de Rozoy et d'Alix d'Avesne, de qui il a :

 

-Geoffroi                                                                                                                                                                    -Gobert,                                                                            -Jean,                                                                                                                                                               -Gui, seigneur de Rubigny,                                                           

-Jeanne, qui épouse Simon III de Sarrebruck, dernier comte de ce domaine ; sans postérité le comté de Sarrebruck  revient à Laurette de Sarrebruck, sœur ainée de Simon,                                                                                                                                    -Julienne,                                                                                                         

 -Adèle,                                                                                                                          

 -N... mariée à N... comte de Richecourt, avec lequel elle a Guillaume d'Apremont comte de Richecourt et Jean III  de Richecourt dit d'Apremont évêque de Verdun de 1296 à 1302.  

 

.Geoffroi II, baron d'Apremont et comte de Sarrebruck 

Fils du précédent ; époux de Laurette de Sarrebruck II, fille de Simon II et de Laurette de Lorraine qui lui apporte le comté de Sarrebruck; Laurette prend le titre de comtesse après le décès de son frère Simon III en  1247.

A sa mort Geoffroi II institue son frère Gobert héritier de toutes ses terres à l'exception de celles d'Apremont qu'il laisse à son épouse Laurette de Sarrebruck. Cette dernière, remariée avec un seigneur nommé Loup, cède à sa mort le comté de Sarrebruck à sa sœur Mahaut épouse d'Amédée III  de Montfaucon-Montbéliard.

 

.Gobert VII d'Apremont, baron  d'Apremont,

Fils du précédent ; il épouse Agnès de Coucy (? - 1277) fille de Thomas de Coucy-Vervins, seigneur de Vervins fils de Raoul Ier de Coucy et de Mahaut de Rethel; de ce  premier mariage, il a :

  

-Geoffroi III,                                                                                              

 -Thomas, seigneur de Chaumont-en-Porcien, qui épouse Jeanne de Quiévrain             -Elisabeth ou Jeanne, épouse de Frédéric III comte de Lignange

 -Mahaut, qui épouse en 1324 Jean Ier de Commercy.

 

.Geoffroi III d'Apremont, baron d'Apremont de vers 1284 à ?

Fils du précédent ; il épouse Isabelle de Quiévrain, princesse d'Amblise, fille de Nicolas baron de Quiévrain et de Julienne de Loos.

Dès cette époque la maison d'Apremont donne naissance à de nombreuses branches:

 

-Celle des sires ou barons d'Apremont, de Dun et de Buzancy, princes d'Amblise, éteinte en 1550,

 

-Celle des seigneurs de Sorcy et de Rombise, baron de Nanteuil, formée en 1475  par Geoffroi d'Apremont, fils d'Edouard d'Apremont et de Béatrix de Haraucourt. En 1300 cette branche se divise en deux rameaux :

-1.Louise-Marguerite, comtesse d'Apremont, fille de Charles III comte d'Apremont, épouse le 17 juillet 1665 Charles IV de Lorraine puis en 1679  Henri-François comte de Mansfeld, prince de Fondi, de qui elle eut deux filles : Marie-Anne, princesse de Mansfeld (elle épouse le 28 septembre 1699  Guillaume-Florentin, rhingrave de Salm) et Marie-Eléonore, princesse de Mansfeld (elle épouse le 14 février  1705 son cousin Charles-François prince de Mansfeld.

-2.Le rameau des seigneurs de Coulomne et de Sorcy éteint en 1652.

 

-Celle des marquis de Vandy avec Guillaume d'Apremont fils de Geoffroi et de Michelle de Sezanne.

 

-Celle des seigneurs de Bretainville et de Saint-Laurent avec Jean d’Apremont (1332-1374) époux de Marguerite de Werd, héritiére de la seigneurie de Forbach à la mort de son frère Henri III (alors sous la tutelle de sa mère Agnés de Lichtenberg) et Bernard fils naturel de Jean d'Apremont qui  épouse vers 1350 Marguerite de Saint-Laurent.    

 

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 10:03

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CH.II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                  terre d’empire de  962  à 1766

 

 

6. Seigneurie-Baronnie  de Fenetrange/Fistingen, seigneuries de Falkenstein

 

a.Baronnie de Fenetrange / Fistingen

Fénétrange sur la Sarre à peu près à égale distance de Sarrebourg au Sud et de Sarre Union est le siège d'une seigneurie puis baronnie relevant du Saint-Empire romain germanique. Selon une charte de 1070 promulguée à Mantoue par l’empereur Henri IV, elle relève à l’époque  de l’abbaye de Remiremont.   Au XII°, l’abbesse de Remiremont en confie l’avouerie à deux frères Conon et Brunicon  de Malberg, originaires de l’Eifel.

 

En 1222, la terre de Fénétrange  est inféodée à l’avoué Marbold de Malberg qui la scinde en 1259 en trois parties pour ses deux fils :


1. la seigneurie indivise, avec le château,

2. le Col-de-Cygne /Schwanhals à son fils également appelé Brunicon

3. la Tête-de-Braque/ Brackenkopf  à son fils appelé également Conon

Par la suite la seigneurie se développe au détriment de l’abbaye en absorbant ses possessions sur la Sarre supérieure. Elle  bénéficie de l’immédiateté impériale.

 

.Henri le Vieux, seigneur de Fénétrange, Landvogt d’Alsace

 

Il est un fidèle de Louis de Wittelsbach, duc de Bavière, candidat à l’empire.  Il contribue à la victoire de Muhldorf sur l’Inn en 1322 ou le compétiteur de Louis,  Frédéric de Habsbourg est vaincu et son vassal  le duc de Lorraine Frédéric IV est fait prisonnier ; il obtient d’être nommé Landvogt (Grand Bailli impérial) d’Alsace.

 

.Bouchard, seigneur de Fénétrange

 

Le duc de Lorraine, Raoul  meurt à Crécy en 1346 en laissant un fils mineur ; sa veuve Marie de Blois est nommée régente mais les nobles lorrains lui imposent un corégent en la personne du comte de Wurtemberg qui délègue  ses pouvoirs à Bouchard.  Entré  au service du roi de France, celui-ci guerroye contre les Anglais et participe à  la bataille de Poitiers de 1356.

 

.Jean, seigneur de Fénétrange, seigneur de Falkenstein, maréchal de Lorraine

En 1419, il se dit seigneur de Falkenstein puisqu'étant l'usufruitier de la part des Sarrewerden.

Des bandes d’Armagnac, privés d’emplois par le traité d’Arras en 1435 se jettent à son instigation  sur l’Alsace et le Westrich dévastant les villages de ses voisins les comtes de Lichtenberg  et de la Petite Pierre. 

La seigneurie de Fénétrange absorbe au XIV°- XV° siécle la seigneurie de Geroldseck et  atteint sa taille définitive  de baronnie avec quatre parties : Schwanhals, Brackenkopf, Geroldseck, Rathsamhausen, que possédent  en indivision /Ganerbschaft des branches des plus nobles familles de l'époque : Boppart, Lorraine, Salm, Croy, ou Vaudémont, Rhingrave.

Ces derniers  y introduisent la Réforme.

Dès avant le duché de Lorraine, la  guerre de Trente Ans touche  le Westrich  et Fénétrange est saccagé par les troupes impériales de Gallas en 1635, puis par les Suédois de Bernard de Saxe-Weimar en 1636.

 

.Charles Henri de Lorraine (1649- 1723), comte puis prince de Vaudémont, prince de Commercy, seigneur de Fénétrange de 1680 à 1723 

Fils légitimé de Charles IV duc de Lorraine et de Bar et de sa maîtresse Béatrix de Cusance.

En 1664, les ducs de Havré et de Croy-Arschott cèdent leurs droits d’indivision au duc Charles IV de Lorraine désireux de constituer sur la Sarre un duché de  Sarreland pour son fils adultérin, le prince de Vaudémont Charles Henri de Lorraine lequel rachète en 1680 la part du dernier  Rhingrave. Il est alors propriétaire des 7/8 ième et le prince de Salm  conserve le dernier 1/8 ième.        Il  se trouve ainsi à la tête d’un petit État souverain, sorte de duché de Sarreland  composé de territoires pris dans le nord du duché de Lorraine : la baronnie de Fénétrange, les comtés de Sarrewerden, de Bitche et de Falkenstein. Titré par son père comte puis prince de Vaudémont. Il sert dans les armées de l'Empire romain germanique, est Gouverneur du Milanais, Grand d'Espagne de première classe.

En 1669, il épouse une de ses cousines françaises de la maison de Lorraine-Elbeuf, Anne-Élisabeth (fille du duc d'Elbeuf et d'Anne-Elisabeth de Lannoy).

Il est fait chevalier de l'Ordre de la Toison d'Or en 1675. 

 

.Charles Thomas de Lorraine-Vaudémont (1670-1704),  prince de Vaudémont

Fils des précédents.

 

Homme de guerre au service du Saint Empire, il meurt avant son père  qui renonce alors, au profit du duché de Lorraine  à son État souverain. En compensation, en 1708, le duc Léopold attribue à son cousin  Charles Henri le prince de Vaudémont la principauté de Commercy.

 

b.Seigneurie de Falkenstein

Le château de Falkenstein, édifié par le comte Pierre de Lutzelbourg, est mentionné pour la première fois en 1127. Il est destiné à protéger les possessions du comte situées dans la Forêt de Haguenau.

En 1150, Renaud, fils de Pierre, meurt sans laisser de descendant. Le château est alors partagé entre Folmar de Sarrewerden et la famille de Hohenstaufen.

En 1419, Jean de Finstingen (Fénétrange) se dit seigneur de Falkenstein puisque usufruitier de la part des Sarrewerden; en 1474 a lieu une convention de pariage entre les Falkenstein : aucune part ne doit être cédée, même à un autre membre de la famille, sans l'accord des autres pariers. Le château revient aux comtes de Deux-Ponts-Bitche en 1479 et en 1482-1483 éclate un conflit pour le non-respect de la convention entre les membres de la famille.

Les Falkenstein sont seuls maîtres du château en 1515.

En 1564, Philippe IV (1538-1590), comte de Hanau-Lichtenberg, achète le château aux enfants et petits-enfants de Balthasar et, quelques mois plus tard, il sera complètement détruit par un incendie et ne sera jamais reconstruit.

Entre 1570 et 1605 éclate un conflit entre les Hanau-Lichtenberg et le duché de Lorraine, au terme duquel le Falkenstein revient aux Hanau-Lichtenberg en 1606. En 1609 pourtant, l'empereur  investit le duc de Lorraine Henri II du fief de Falkenstein, qui reste désormais dans cette Maison.

En 1623, le château est ruiné par les troupes de Mansfeld durant la guerre de Trente Ans et en 1676-1677 a lieu sa destruction définitive par les troupes françaises de Montclar.

 

L'arrière-petit-neveu d’Henri II, le prince de Vaudémont, est pourtant investi du titre purement honorifique de comte de Falkenstein. François III de Lorraine, lorsqu'il renonce au duché de Lorraine et avant de devenir empereur, s'intitule toujours comte de Falkenstein pour siéger aux diètes d'Empire ; le titre n'est plus alors assorti d'aucune possession territoriale réelle.                                                   

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 17:19

 

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE   

 

k.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                  terre d’empire de  962  à 1766

 

 

5. Abbaye impériale de Remiremont / Reichabtei von Remiremont

 

L'abbaye est fondée vers 620 par Romaric, seigneur à la cour de Clotaire II. Romaric établit d'emblée deux communautés sur sa terre du comté d'Habend : des moines dans la vallée, et des moniales dans le palais du mont Habend, l'actuel Saint-Mont, qui domine la ville de Remiremont.À la suite des invasions des Huns et des Goths, un couvent fortifié est établi en 818 au confluent de la Moselle et de la Moselotte. En 910 les religieuses, menacées par l'invasion des Hongrois, trouvent refuge à Remiremont, qui se développe autour d'une villa des rois francs, et au XIe siècle, elles s'y installent définitivement, adoptant la règle de saint Benoît, moins rigoureuse.

 

Toutes issues de la plus haute noblesse de la région, les Abbesses sont  élues par la communauté parmi les dames chanoinesses, et reçoivent la consécration des seules mains du pape. Les cinquante chanoinesses étaient choisies parmi celles qui pouvaient fournir la preuve de leur ascendance noble, avec quatre lignes de noblesse maternelles et quatre paternelles soit seize quartiers de noblesse qui ajoutés les uns aux autres en faisaient soixante-quatre au total. C'est pour la noblesse de la région comtoise, bourguignonne et lorraine un honneur d'avoir une fille chanoinesse.

C'est à la fin du XI  siècle que commence la sécularisation de l'abbaye et la sécularisation est complète et définitive au XIIe siècle. L'abbesse seule prononce des vœux, les chanoinesses ne prononcent que des vœux temporaires, elles portent le vêtement séculier.

L'autorité spirituelle et temporelle de l'abbaye s'étendait sur un territoire considérable de 78 paroisses et 74 seigneuries.

Un violent incendie détruit le monastère en 1057. Au cours du même siècle, l'abbaye reçoit du pape le privilège de l'exemption, relevant directement de la juridiction spirituelle du Saint-Siège, tandis que l'empereur leur accorde celui de l'immédiateté qui les fait dépendre au temporel directement de lui.

 

.Bescinda d'Alsace ou de Lorraine, abbesse/äbstessin vers 1040 

 

Fille du comte de Metz, Gérard II d'Alsace.

 

.Ide d'Alsace, abbesse/äbstessin  de 1040 à ?

 

Fille d'Adalbert II comte de Metz et comte d'Alsace et de son épouse Judith, son frère est Gérard II d'Alsace comte de Metz. Cousine germaine de la précédente, elle est la grand-tante de Gisèle d'Alsace.

 

.Gisèle d'Alsace, princesse-abbesse / Reichäbstessin  en 1070

 

Elle est la plus jeune fille de Gérard d'Alsace, fondateur de la Maison de Lorraine, fidèle des empereurs Henri III et Henri IV et protecteur de l'abbaye de Remiremont.

 

C'est d’Henri IV que  Gisèle obtient le 28 septembre 1070 l'indépendance politique de l'abbaye. Gisèle n'hésite pas à aller rencontrer l'empereur à Mantoue. La charte signée par l'empereur stipule que Remiremont est sous sa protection et que l'abbesse relève de sa seule autorité. Remiremont devient donc un fief mouvant de l'Empire, indépendant des États lorrains.

Le 24 avril 1088, quelques semaines après son élection, Eudes de Chatillon devenu pape sous le nom d'Urbain II accorde à l'abbaye son indépendance spirituelle.Les sœurs bénédictines sont remplacées par un chapitre de quatre-vingt-dix-huit chanoinesses.

 

.Judith de Vaudémont, princesse-abbesse / Reichäbstessin vers 1110 

 

Nièce de l'abbesse Gisèle, elle est la fille de Gérard Ier de Vaudémont et la petite nièce du pape Léon IX.

Elle doit lutter contre les prétentions du duc Simon et de celles de son fils le duc Mathieu.

 

.Euphronie de Lorraine, princesse abbesse / Reichäbstessin vers 1150

 

Fille Thierry II Le Vaillant comte de Lunéville.

 

.Agathe de Lorraine princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à 1242

 

 Fille du duc Ferry Ier de Lorraine.

 

.Agnès de Salm, princesse abbesse / Reichäbstessin de 1242 à 1280

 

Élue abbesse de Remiremont en 1242, à la mort de sa tante Agathe de Lorraine. Elle meurt le 15 janvier 1280.

Elle a de nombreux démêlés avec Ferry III de Lorraine qui endommage les terres de l'abbaye et enrôle pour la guerre des habitants dépendant du chapitre. Agnès demande l'aide du pape Clément IV qui lui donne raison et excommunie Ferry en 1267.

 

.Clémence d'Oyselet, princesse abbesse / Reichäbstessin de 1307 à 1349 

 

La succession de l'abbesse Agnès est délicate. Deux clans se forment à l'abbaye, le clan des lorraines et le clan des franc-comtoises. Les francs-comtoises plus nombreuses élisent pour abbesse Clémence en juillet 1307.

 

.Aliénor de Châlons, princesse abbesse / Reichäbstessin de 1349 à 1404

 

.Jeanne d'Aigremont, princesse abbesse / Reichäbstessin de 1404 à ?

 

Lors du grand schisme, Jeanne  prend position en faveur de la papauté d'Avignon.

 

.Henriette d'Amoncourt, princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à 1412

.Catherine de Blâmont

 

Henriette de Blamont revêt la dignité d'abbesse à la mort de Jeanne d'Aigremont mais le 18 juin 1412 le pape Grégoire XII la destitue au profit d'Henriette d'Amoncourt.

 

.Marguerite de Salvaine, princesse abbesse / Reichäbstessin de 1412 à ?

 

.Isabelle de Demengeville, princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à ?

 

.Henriette de Vienne, princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à ?

 

.Jeanne de Chauviré, princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à ?

 

.Alix de Parroye, princesse abbesse / Reichäbstessin de ? à 1474

 

.Jeanne d'Anglure, princesse- abbesse/ Reichäbtesssin  en 1474 

 

Catherine de Neuchâtel est élue abbesse le 28 janvier 1474, elle n'a pas 18 ans, c'est une irrégularité canonique, le pape revient sur sa nomination et Jeanne d'Anglure est nommée abbesse.

 

.Agnès de Dommartin, princesse-abbesse / Reichäbstessin  de ?  à   1508

 

.Alix de Choiseul, princesse abbesse / Reichäbstessin  de 1509 à 1521 

 

Fille de Guillaume de Choiseul et de Jeanne du Chatelet.

Sa succession est compliquée. Alix avait désigné pour lui succéder sa nièce Madeleine de Choiseul. Mais les Dames n'acceptent pas cette désignation.

 

.Madeleine de Choiseul,  princesse abbesse / Reichäbstessin   de 1521 à ?

 

Elle n’est à la tête de l'abbaye que quelques mois. Elle meurt le 30 décembre 1549.

 

.Nicole de Dommartin, princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

Sœur de l'abbesse Agnès de Dommartin. Elle est mise à la tête de l'abbaye par les Dames. Son élection n'est confirmée par Rome qu'en 1524. Elle désigne pour lui succéder Marguerite d'Haraucourt.

 

.Marguerite d'Haraucourt princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

.Marguerite de Neuchâtel, princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

Marguerite doit son titre d'abbesse au fait qu'Alix de Choiseul l'avait portée en second sur sa liste de résignation. Le pape confirme cette élection.

 

.Renée de Dinteville,  princesse abbesse / Reichäbstessin  de ?    à 1580 

 

Renée doit faire valoir les droits de l'abbaye à ne relever que de l'autorité temporelle de l'empereur Ferdinand que conteste le duc de Lorraine Charles III.

 

.Barbe de Salm,  princesse abbesse / Reichäbstessin  de 1580 à  1602

 

Barbe est la fille du comte de Salm Jean VIII. C'est sous son abbatiat que la mention appartenance à l'ordre de saint Benoît disparaît des documents.

 

.Catherine de Lorraine, princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

Fille du duc Charles III le Grand, elle tente en vain de réformer le monastère et Elle défend avec succès ses terres et leur population pendant la Guerre de Trente Ans allant jusqu'à faire accepter et respecter par le roi de France et le duc de Lorraine la neutralité des villes vosgiennes.

 

.Élisabeth Marguerite d'Orléans, princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

Fille de Marguerite de Lorraine qui fut coadjutrice de l'abbaye en 1618, et de Gaston de France, duc Orléans, frère de Louis XIII, elle est abbesse à la mort de sa grand-tante l'abbesse Catherine en 1648 à l'âge de deux ans. Elle épouse en 1667 Louis-Joseph de Lorraine sixième duc de Guise.

 

.Béatrice Hyéronyme de Lorraine-Lillebonne, princesse abbesse / Reichäbstessin   

 

Fille de François-Marie de Lorraine-Guise, prince de Lillebonne, duc de Joyeuse, elle subit la disgrâce de son père, ruiné.

 

.Anne-Charlotte de Lorraine, princesse abbesse / Reichäbstessin 

 

Quatorzième enfant du duc Léopold Ier de Lorraine, elle est élue abbesse le 10 mai 1738. Sous son abbatiat le chapitre a retrouvé sa sérénité.

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 15:23

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                       terre d’empire de  962  à 1766

 

 

3. Comté de Vaudémont / Grafschaft  von Weckmund

 

A la mort de Gérard d'Alsace, duc de Lorraine en 1070, son fils Thierry II se trouve en compétition avec Louis de Montbéliard, comte de Bar, issu d'une ancienne lignée de duc de Haute-Lotharingie. Son frère cadet Gérard de Lorraine revendique également une part de l'héritage paternel. Pour se le concilier, Thierry II lui accorde le Saintois, situé autour du bourg de Vaudémont, que l'empereur Henri IV érige en comté.                              

 

 

Maison d'Alsace

 

.Gérard Ier (v. 1060-1118), comte de Vaudémont de 1070 à 1118

 

Fils cadet de Gérard d'Alsace, duc de Lorraine. Marié en 1080 à Hedwige de Dagsbourg.

 

 

.Hugues Ier ( ?- 1155), comte de Vaudémont de 1118 à 1155

 

Fils du précédent ; marié en 1130 à Aigeline (ou Anne) de Bourgogne (1116- 1163), fille d'Hugues II, duc de Bourgogne.

 

 

.Gérard II ( ?-1188), comte de Vaudémont de 1155 à 1188

 

Fils du précédent ; marié en premières noces en 1158 à Gertrude de Joinville, fille de Geoffroy, seigneur de Joinville.

 

 

.Hugues II ( ?-1242), comte de Vaudémont de 1188 à 1242

 

Fils du précédent et de Gertrude de Joinville ; marié en 1189 à Hedwige de Raynel, dame de Gondrecourt.

 

 

.Hugues III ( ?-1244), comte de Vaudémont de 1242 à 1244

 

Fils du précédent ; marié à Marguerite de Bar, fille de Thiébaut Ier, comte de Bar et de Luxembourg, et d'Ermesinde de Luxembourg.

 

 

.Henri Ier (1232-1278), comte de Vaudémont de 1244 à 1278

 

 Fils du précédent.                                                    

 

 

.Renaud (1252-1279), comte de Vaudémont de 1278 à 1279

 

Fils du précédent.

 

 

.Henri II (1255-1299), comte de Vaudémont de 1279 à 1299

 

Frère du précédent.

 

 

.Henri III ( ?-1348), comte de Vaudémont de 1299 à 1348

 

Fils du précédent ; marié en 1306 à Isabelle de Lorraine (, fille de Ferry III duc de Lorraine.

 

 

 

.Henri IV (1310-1346), comte de Vaudémont de 1326 à 1346

 

Fils du précédent, associé à son père.

 

 

Le comte Henri IV est tué à la bataille de Crécy le 26 août 1346  et son père, encore vivant, lègue le comté à Henri V de Joinville, fils de sa fille Marguerite.

 

 

 

Maison de Joinville

 

Un  château est édifié à Joinville dans le comté de Champagne en 1027 dont les seigneurs prennent  le nom.

 

 

.Henri V (1327-1365), comte de Vaudémont, sire de Joinville de 1348 à 1365

 

Fils d'Anseau, sire de Joinville (1265-1343), et de Marguerite de Vaudémont (1305-1333), elle-même-fille d'Henri III de Vaudémont ; marié à Marie de Luxembourg, fille de Jean de Luxembourg, comte de Ligny, et d'Alix de Dampierre.

 

 

.Marguerite (1354-1418), comtesse de Vaudémont  et dame de Joinville de 1365 à 1418

 

Fille du précédent ; mariée en premières noces en 1367 avec Jean Ier de Chalon ; mariée en secondes noces en 1374 avec Pierre, comte de Genève ; mariée en troisièmes noces en 1393 avec :

 

 

.Ferry Ier de Lorraine (1368-1415) comte de Vaudémont, sire de Joinville de 1368 à 1415

 

Deuxiéme fils du duc de Lorraine  Jean Ier.

 

La seigneurie Champenoise de Joinville devient Lorraine.

 

 

.Antoine (1393-1458),  comte de Vaudémont de 1415 à 1458

 

Fils du précédent.

 

 

 

Charles II de Lorraine meurt en 1431. Il laisse deux filles dont l'aînée Isabelle a épousé René Ier d'Anjou, duc de Bar. Antoine de Vaudémont, neveu du duc défunt en ligne masculine, revendique la succession. Il s'allie à Philippe le Bon, duc de Bourgogne et bat René d'Anjou à Bulgnéville le 2 juillet 1431. Dix ans plus tard, Antoine renonce à la Lorraine par un traité, mais se voit accorder l'indépendance du comté de Vaudémont.

 

 

.Ferry VI (1428-1470), comte de Vaudémont de 1458 à 1470

 

Fils du précédent ; marié en 1444 à Yolande d'Anjou, fille de René d'Anjou, duc de Lorraine, et d'Isabelle de Lorraine.

 

 

.René II (1451-1508), comte de Vaudémont de 1470  à 1508, duc de Lorraine de 1473 à  1508, marquis de Ponts à Mousson et duc de Bar de 1480  à 1508,

 

Fils du comte Ferri VI de Vaudémont et de son épouse Yolande d’Anjou.

 

 

Il hérite du comté de Vaudémont en 1470, du duché de Lorraine en 1473 et du duché de Bar en 1480, unifiant ses territoires voisins et si souvent ennemis. Il rattache définitivement le comté de Vaudémont au duché de Lorraine.

 

Par la suite, des ducs de Lorraine accordent le titre de comte de Vaudémont à des fils cadets ou légitimés, comme Charles Henri de Lorraine, (1649-1723) fils légitimé du duc Charles IV de Lorraine.

 

 

 

 

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 10:12

 

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen,                                                  terre d’empire de  962  à 1766

 

2. Seigneurie - comté de Blamont /  Grafschaft  Blankenberg                                                                                              

terre d’empire de 962 à 1766

 

 

 

 

 

 

 

Le château de Blâmont a été construit vers 1200. Il appartient aux comtes de Salm, lignée issus des comtes de Luxembourg, qui possèdent depuis le début du XIIe siècle un territoire dépendant du château de Pierre-Percée (château de Langenstein), avec Badonviller pour capitale.

 

 

.Henri Ier de Salm-Blamont (vers 1111 à vers 1165), comte de Blamont de   à vers 1165

Il épouse Clémence de Dagsbourg avec laquelle il a :

-Henri (futur Henri II)

-Justine

Sous son règne a lieu la séparation des domaines de Blamont et de Salm.

 

.Henri II de Salm (vers 1155 à vers 1225)

Fils du précédent ; il épouse  Judith de Lorraine avec laquelle il a :

-Henri (futur Henri III de Salm).

-Ferri /Frédéric (futur Frédéric Ier de Blamont).

 

 

Comme ses prédécesseurs. Henry II a de longs démêlés avec les religieux de Senones ; il fait même construire du temps de l'abbé Henry, décédé en 1224, non loin du couvent et sur un terrain appartenant à celui-ci, le célèbre château de Salm « lequel nom vient d'un certain chasteau qui est au territoire d'Ardenne, d'où ledit comte et ses prédécesseurs sont issus». Cependant, il continue à résider principalement à Blâmont, jusqu'à ce qu'il en soit chassé par son fils Ferry.

 

Maison de Blamont

 

.Frédéric  Ier / Ferry Ier de Salm-Blamont (vers 1188 à vers 1258), sire puis  comte de Blamont de vers 1225 à vers 1258

Fils du précédent ; il épouse Jeanne de Bar (épouse en seconde noce de Louis de Chiny), fille d’Henri II comte de Bar et sœur de Thiébaut II comte de Bar  avec laquelle il a  Henri.

Vers 1240, Ferry, frère d'Henri (Henri III de Salm) dispute l'héritage à Henri IV, fils du défunt Comte de Salm et vers 1247  a lieu le partage du Comté  de Salm : Blâmont est attribué à  Ferry, Salm à Henri.

Ferry meurt en 1258 ; II  laisse de Jeanne son épouse trois fils:

 

- Henri qui lui succède.

-Thomas, évêque de Verdun, depuis 1303 jusqu'en 1305.

-Geoffroi.                                                                                                                                               

.Henri Ier de Blamont (vers 1242-1331), comte de Blamont de  vers 1258      à 1331, sénéchal de Lorraine de ?  jusqu’à 1309

Fils du précédent ; elle épouse  Cunégonde de Leiningen avec laquelle il a deux fils :

 

-Henri                                                                                                                               -Eyme

 

Henri est le véritable fondateur de la Maison de Blâmont; il abandonne  complètement, en effet, le nom de Salm, que Ferry avait continué à porter- et modifie les anciennes armoiries de sa famille, pour adopter celles que ses descendants conservèrent depuis. C'est à lui que les sires de Blâmont devront la puissance et le renom dont ils jouiront jusqu'à la mort du dernier d'entre eux.

hâteau de Blâmont a été construit vers 1200. Il appartient aux comtes de Salm, lignée issus des comtes de Luxembourg, qui possèdent depuis le début du XIIe siècle un territoire dépendant du château de Pierre-Percée (château de Langenstein), avec Badonviller pour capitale.

 

 

 

En 1269, sur les conseils de Ferry, duc de Lorraine, voulant réparer les dommages qu'il avait causés à l'abbaye de Senones se trouvant sur son domaine où les religieux possédaient des biens, -Domptail, Buriville, Hablainville, Pettonville, Mignéville, Ancerviller, Remoncourt et Leintrey, - il lui donne son moulin de Vaxainville et sa corvée de Chenevières, plus 140 livres de provenisiens, promettant de lui en faire expédier un acte en bonne forme, quand il serait chevalier et aurait un sceau. Louis, comte de Chiny, ratifie le don de ce moulin, sur lequel il avait des droits du chef de sa femme, mère d'Henry.

L'année suivante, pendant la guerre entre l'évêque de Metz et le duc de Lorraine, Henry accourt à l'aide de ce dernier, avec le comte de Deux-Ponts, et s'empare de plusieurs places, qu'il doit restituer en vertu de la trêve conclue au mois de février suivant. Les hostilités ayant recommencé presqu'aussitôt, Ferry III fait encore alliance avec lui et  l'évêque est vaincu et fait prisonnier.

 

La paix signée, le comte de Bar s'accorde avec lui au sujet des pertes de chevaux et des dépenses que les seigneurs allemands ont faites à son service et lui remet une somme de 1500 livres de tournois, sous la promesse de les désintéresser et lui donne divers biens à charge de foi et hommage de sorte qu’en juin 1288 en conséquence, Henri se déclare homme lige du comte après l'évêque de Metz, le duc de Lorraine et l'évêque de Toul, et que celui de ses héritiers qui tiendrait ce fief, reconnaîtrait le comte de Bar pour son premier suzerain. Lorsque Henry, comte de Bar, mécontent du roi de France, se prépare à l'attaquer, il s'assure  l'appui du sire de Blâmont et, dans ce but, signe avec lui, au mois de décembre 1295, plusieurs traités. Par le premier, Henry et Cunégonde, sa femme, reconnaissent que le feu comte de Bar, Thiébaut, leur ayant donné une rente de 200 livres à tenir de lui en fief, ils l'avaient cédée au comte Henry, leur cousin, ainsi que les intérêts en retard, contre paiement d'une somme de 3000 livres; le second est un acte de reprises donné au comte par le seigneur de Blâmont, du consentement de Cunégonde, qui les possédait en franc-alleu, pour les village et ban de Gogney et ce qu'ils avaient acquis à Amenoncourt ; par le troisième enfin Henry promet de servir le comte contre le roi de France, de sa propre personne avec ses gens d'armes à cheval, moyennant 2000 livres de tournois à lui remises et qu'il s'engage  à rendre si la guerre n'avait pas lieu, en donnant comme caution Jean de Bourgogne, frère du comte de Bourgogne. Au printemps suivant, le comte de Bar envahit la Champagne et, après quelques succès, est fait prisonnier, ce qui met fin à son entreprise. Mais la défaite de son suzerain  ne porte pas atteinte à la considération dont jouit le sire de Blâmont, car  l'année suivante, Jean, duc de Brabant et de Limbourg, lui accorde une rente de 200 livres de petits tournois noirs, payable à Bruxelles, afin de pouvoir le compter au nombre de ses vassaux.

De 1297 à 1304, Henri, comte de Blamont participe aux guerres que le comte de Flandre et ses alliés mènent contre le roi de France.

Par la suite Henry a de graves motifs d'animosité contre la maison de Bar, qui cherche  à le frustrer d'une partie de l'héritage de ses oncles Henry et Renaud de Bar ; aussi il accepte de se battre au côté du duc Thiébaut contre l'évêque de Metz et le comte de Bar qui se sont ligués contre le duc de Lorraine, et contribue largement à gagner la bataille de Frouard de 1308, dans laquelle le comte de Bar est fait prisonnier.

 

A la suite de quoi, le duc  Ferry IV fait avec lui et Henry, son fils aîné, le 11 novembre 1313, un traité d'alliance par lequel ils promettent de s'aider mutuellement contre Renaud de Bar, évêque de Metz, pendant toute la vie de ce prélat. Finalement le duc de Lorraine et le comte de Bar se  réconcilient par un acte solennel et se promettent de s'aider mutuellement toute leur vie dans leurs guerres ; le sire de Blâmont est compris dans ce traité, et les deux princes s'obligent aussi à le secourir contre ses ennemis.

Compte tenu de sa valeur militaire, le roi de France voulant se l'attacher et pouvoir compter sur ses services militaires et ceux de ses successeurs, lui donne par lettres datées du mois d'août 1318, une rente perpétuelle de 300 livres tournois, assignée sur la ville de Chalaure-la-grande et sur les revenus de la prévôté de Provins avec une maison dans la première de ces villes, pour tenir le tout de lui en fief et le service en guerre ou autrement, envers et contre tous, excepté le roi d'Allemagne, l'évêque de Metz, les ducs de Brabant et de Lorraine, les comtes de Hainaut, de Namur et de Bar, ses suzerains .                                                             

Cela n'empêche pas Henri de Blamont de certifier, le mois suivant, ainsi qu' Henry, comte de Vaudémont, et Vauthier, sire de Bauffremont, que le roi de France Philippe n'a ni droits de souveraineté ni revenus à Neufchâteau et que les bourgeois de ce lieu ne doivent être tenus à rien envers lui, n'étant pas placés sous sa juridiction.

Malgré les traités conclus précédemment, de nouvelles difficultés ne tardent pas à s'élever entre Henry et l'évêque de Metz à cause des bourgeois d'Epinal et de Baccarat et d' Henry de Fénétrange, qui ont fait des dégâts sur les terres du sire de Blâmont. Celui-ci, après avoir usé de représailles aidé par le comte de Sarrebruck, fait avec l'évêque Henry Dauphin, successeur de Renaud de Bar, une transaction par laquelle ils se tiennent réciproquement quittes de toute réclamation, réservant seulement les dommages provenant du sire de Fénétrange, qui sont remis à la décision d'un arbitre. Le jugement, rendu quatre ans plus tard par Jean de Hohenstein, condamne Henry de Fénétrange à donner les satisfactions qu'on lui demandait. Henry reste en bons termes avec Henry Dauphin pendant les quelques années qu'il occupe encore le siège de Metz ; il lui cède même l’avouerie de Vic et ses dépendances, pour tout le temps de son épiscopat, moyennant une somme annuelle de 300 livres de petits tournois noirs et, en même temps, reprends de lui en fief une forteresse appelée Châtillon, qu'il venait de faire construire sur la Vezouse entre Blâmont et Turquestein.

 

La bonne entente qui règne entre eux, et surtout l'attitude d'Eyme de Blâmont, qui refuse de faire ses reprises du duc de Lorraine pour Magnières, sont les causes d'une rupture entre ce prince et le sire de Blâmont. Après bien des réclamations suivies d'hostilités, ils scellent, en septembre 1324, un traité de paix par lequel Henry reconnait tenir ligement de Ferry IV les fiefs que son père ou lui avaient précédemment repris des ducs de Lorraine les bans de La Frimbolle, de Domjevin, de Saint-Clément, de Marainviller et d'Azerailles, le château et la ville de Magnières, la ville de Mazelure et la vigne d'Amance, et promet de lui venir en aide dans sa guerre contre la cité de Metz, se réservant de limiter son secours à vingt hommes d'armes  seulement, si l'évêque se joignait aux bourgeois.

Le duc cependant n'obtient cette satisfaction qu'au prix de grands sacrifices et en donnant au seigneur de Blâmont 3000 livres tournois, en paiement desquelles il lui engage d'abord pour 1000 livres ce qu'il possédait encore au ban d'Azerailles, à Flin, Gélacourt, Glonville et Badménil lui assigna 100 livres de rente sur les salines de Rosières et donne les 1000 livres restant à Eyme de Blâmont du consentement de son père qui lui commande de faire ses devoirs envers le duc chaque fois qu'il sera requis.  La puissance d'Henry Ier est alors à son apogée. On voit, en 1326, la communauté de Vic lui demandait son appui contre les bourgeois de la même ville, avec lesquels elle était en procès; l'année suivante, ce sont les sujets de l'évêché de Metz demeurant à Vacqueville, Montois ,Veney, Brouville, Brouvillette, Reherrey, Hadomey, Hablainville et Azerailles, qui reconnaissent s'être mis « en la salve garde, protection et deffense de noble home et saige, Hanri, signour de Blanmont, toute sa vie durant », sous condition de lui payer deux sols tournois par feu chaque année, moyennant quoi il « les doit aidier, consillier et deffendre en bone foy com ses homes, centre totes gens, fors que contre l'evesque de Mes». En 1329 aussi, les habitants de Neuviller, Bréménil, Angomont et Allencombe, sujets de l'abbaye de Saint-Symphorien de Metz, se mettent sous la protection de « monsignour de Blanmont et Henri lou josne son fil », pour la sûreté de leurs personnes et de leurs biens, sous l'offre de payer en une fois 100 livres tournois et 40 quartes d'avoine, plus une rente de douze messins par feu, promettant de ne commettre aucun délit sur les terres     dudit seigneur.                                            

La guerre vient d'éclater entre le nouvel évêque de Metz, Adémare de Montil, et le sire de Blâmont à cause du refus par celui-ci de faire hommage au prélat pour les fiefs qui relevaient de lui. Les belligérants s'engagent, à cette occasion, à respecter réciproquement les villages d'Amenoncourt et d'Igney, dépendant de Blâmont, et ceux de Languenberg et d'Allemanges appartenant à l'évêché.

 

Henry ne voit pas finir cette guerre, car il meurt avant. Sa mort est désastreuse pour le comté de Blâmont, non seulement en arrêtant son essor, mais encore, en le soumettant à un partage. Avant d'effectuer ce partage, il convient de terminer les hostilités malheureuses engagées, depuis deux ans, contre l'évêque Adhémar de Monteil. Comme c'est une affaire d'amour-propre plutôt que d'intérêt, la conciliation est facile. L'évêque se montre bon prince. De bons conseillers  s'interposent. La famille de Blâmont, représentée surtout par les deux tutrices des principaux héritiers, accepte l'accord proposé. On signe la paix, en janvier 1332, sous la garantie de  Simon, comte de Salm, et de Gaucher de Monteil, frère de l'évêque. On se tient quitte, de part et d'autre, des dommages causés par la guerre. Les cohéritiers de Blâmont font hommage à l'évêque pour les châteaux, bourgs et terres de Blâmont, Deneuvre et Châtillon, dans les termes prévus par les ancêtres, et pour l’avouerie de Vic, dans les conditions du début.

De son côté, l'évêque abandonne ses prétentions de suzeraineté sur Herbéviller, principal objet du litige, et devient propriétaire de la Tour des Voués, près de Deneuvre, avec droit de la compléter par un château, autour duquel pourrait être formé un bourg.

Selon les volontés d’Henri Ier, le principal du comté revient aux deux branches masculines, représentées par Henri II et Eymequin.

 

.Henri II de Blamont ( ?-1322),

Fils ainé du précédent ; il épouse  Marguerite de Montfaucon, sœur de Jean de Montbéliard avec laquelle il a deux enfants :

-Henri (futur Henri III) .

-Thiébaut (futur Thiébaut Ier)

Après avoir contribué à la victoire que le duc Ferry remporte sur le comte de Bar, il est fait chevalier vers le milieu de l'année 1313, n'ayant jusqu'alors porté que le titre de damoiseau ; cependant il était déjà marié deux ans auparavant, lors du partage fait par son père entre lui et Eyme, son frère.

Il meurt avant son père.


.Henri III  de Blamont ( ?-1342) comte de Blamont de 1331 à 1342

Fils d’Henri II.

 

.Thiébaut Ier de Blamont (1342-1376) comte de Blamont  de 1342  à 1376

Petit-fils d’Henri Ier ; fils d’Henri II, frère du précédent.

Thiébaut quitte le foyer paternel et se met au service de son cousin, Jean l'Aveugle, comte de Luxembourg, devenu roi de Bohême par son mariage avec Isabelle, fille de Venceslas de Bohême.

Sitôt informé de la mort de son frère, il prend congé du roi de Bohême et rapporte, pour prix de ses services, mille florins de Florence, en s'engageant à rester l'homme-lige de son bienfaiteur. De fait, protecteur et protégé restèrent toute leur vie liés d'amitié.

Installé à Blâmont, le jeune comte rend hommage à son suzerain de Metz et au comte de Lorraine en janvier 1344. Comme les trois antagonistes habituels, Lorraine, Bar et Metz, sont encore aux prises, il est appelé comme arbitre avec le roi de Bohême. Il prépare plusieurs accords, qui se font en 1345 et 1346. Sa médiation lui attire grande considération. Un de ces accords, concernant Turquestein, lui vaudra plus tard quelque avantage. L'évêque Adhémar ayant, en effet, emprunté au duc Raoul deux mille livres de tournois, lui laisse, comme cautionnement, mais avec faculté de réachat, sa forteresse de Turquestein avec les bans de la seigneurie qui l'environne. Or, Raoul cède cette gagère à Thiébaut comme récompense de ses services. Le 9 août 1346, Il lui accorde aussi les revenus du ban d'Azerailles ;  les deux fiefs rapportent de beaux deniers, au moins jusqu'en 1350.

Enfin, le 26 août de cette même année 1346,  l'héritage de son cousin, mort à Crécy, achève sa fortune. Il se trouve alors à la tête d'un comté pareil à celui d’Henri Ier, sauf  Magnières et Châtillon.

Bien différent de ses aînés, Thiébaut ne craint pas, au lendemain de Crécy, de s'attaquer, pour un prétexte futile, à la veuve du duc Raoul, Marie de Blois, qui est devenue régente du duché. Il envahit ses terres de Lunéville et de Deuxville et les met au pillage afin de forcer  la régente à promettre de tout pardonner.

 

Etrangement, cette félonie, capable de le déconsidérer, sert plutôt à augmenter sa puissance.  De nombreux petits seigneurs religieux ou laïques se placent sous sa protection moyennant finance. Mais en 1349 Thiébaut s'engage dans une campagne malheureuse, où il essaye de soutenir les sires de Fénétrange contre une coalition redoutable, où sont entrés les Messins, leur évêque, la duchesse de Lorraine et le comte d'Apremont. Il ne récolte que des désagréments.

L'année suivante 1350, Il est, cette fois, l'allié des Messins et de leur évêque, contre la duchesse de Lorraine. Parti de Blâmont, il sème la terreur à Einville, incendie Rosières, bouleverse les faubourgs de Nancy, et se trouve en face des troupes lorraines. Mais loin d'être arrêté par elles, il les oblige à reculer jusqu'à Pont-à-Mousson, où il engage la bataille et la gagne.

Ce succès plait à l'évêque Adhémar, qui accorde sans retard, à son vassal, toutes les concessions qu'il sollicitait depuis longtemps : moulin, fourche patibulaire à Baccarat, remise de dettes antérieures, et, de plus, se reconnait débiteur envers lui de deux mille florins d'or et d'autant de petits tournois. Suivant le procédé habituel, cette somme n’est  pas versée, mais le comte reçoit en gage les villes de Sarrebourg, Turquestein et Saint-Quirin.

D'autre part, la duchesse de Lorraine doit cèder à son vainqueur divers fiefs qu'elle possède à Gogney, Verdenal, Chazelles, Igney, Halloville, les avoueries de Domèvre et de Bonmoutier, les bois de Voile (Blâmont), d'Ibigny, de Xermenberch et de Thiesselin, près de Cirey, et le Moulin-Neuf, entre Blâmont et Barbézieux.

                                                

Les huit années 1350-1358 sont des années de paix. Thiébaut fait alors plusieurs transactions opportunes; en 1351, pour délimiter les droits qu'il avait dans la seigneurie de Deneuvre concurremment avec Henri de Faucogney, second mari de Jeanne, sa cousine; en 1352, pour fixer le sort de Châtillon, possédé également par Jean de Salm, mari de Marguerite, son autre cousine; en 1352 encore, pour acquérir, près de Ferryon de Marsal, de vastes terrains sur Remoncourt.

Tous ces actes remédiaient quelque peu à l'inconvénient des partages.  Il  se concilie de plus en plus l'affection d'Adhémar de Monteil, au point d'avoir toute sa confiance jusqu'au moment de sa mort, en 1361. Chaque année, les deux personnages font en même temps séjour à Baccarat.    En août 1353, le comte est créé gouverneur du temporel épiscopal et lieutenant général de ses troupes.

 

Puis en 1358, à l'appel de son cousin, Robert de Bar, il guerroie contre l'évêque de Verdun.  En 1359, il est en pourparlers avec les bourgeois de Pont-à-Mousson, qui se sont révoltés. En juin, Il ménage une trêve entre le duc et le sire de Faucogney et en août revient à Pont-à-Mousson, en octobre à Iamarche et en décembre à Metz. Début 1360, Il va négocier avec le roi d'Angleterre puis avec le duc de Brabant. En avril 1360, Il est nommé gouverneur de Saint-Mihiel, pour le compte de Robert de Bar et trouve le moyen de se mesurer avec les Anglais, avec l'aventurier Geoffroy de Lutanges.

Mais le pays se lasse de toutes ces luttes et en mars 1361, les seigneurs  imaginent de former une Ligue de la Paix. Leurs différents seront portés devant un tribunal de cinq membres composés de Thiébaut de Blâmont, pour l'évêque de Metz, Burckart de Fénétrange, pour le duc de Lorraine, le comte de Salm-Ardennes, pour le comte de Luxembourg, Jean de Salm, pour le comte de Bar, Olry de Fénétrange, pour les autres seigneurs. Thiébaut de Blâmont est choisi pour président. Ce n’est que si ce tribunal ne parvient pas à une solution qu’on reprendra les armes.

En 1361 meurt l'évêque, Adhémar de Monteil.  Le Chapitre confirme Thiébaut  dans sa charge de gouverneur pour tout le temps de la vacance, en lui faisant promettre de rendre compte de sa gestion au nouvel évêque.                                 

En 1362, Robert de Bar retarde quelque peu le payement d'une dette à son cousin de Blâmont. Le 27 juin bien que président de la Ligue, celui-ci fond, sans autre avertissement, sur la forteresse de La Mothe, s'en empare, la pille et massacre la garnison. Robert riposte en envahissant Etain, qui est à Thiébaut, puis revient devant La Mothe, pour essayer de reconquérir la place. Plusieurs assauts sont infructueux, et il faut trois mois de conférences, tenues à Pompey sous la direction du duc, pour que l'affaire s'arrange.

Jean de Vienne est intronisé nouvel évêque de Metz le 30 août 1362. Thiébaut lui présente son mémoire, où figurent 2.363 florins de recettes, et 12.363 de dépenses. La différence à régler parait énorme au prélat, qui paye mais abolit la charge de gouverneur. Dès lors, l'existence de Thiébaut n'est plus qu’une suite de brigandages. A partir de 1363, il est en Alsace ou il y attaque, les trois frères Louis Roder, dit Vidembach, Obrecht et Goetz d'Engenheim, mais ceux-ci le font prisonnier et en exigent une rançon de 4.000 florins.

 

C'est pour la payer que Thiébaut doit engager à François d'Herbéviller ce qu'il possède à Montigny et, au Chapitre de Saint-Dié, ce qu'il possède à Destord. L'année suivante, il est  aux prises avec l'évêque de Strasbourg, dont il s'était fait l'homme-lige, sept ans plus tôt, avec le sire de Havestein dont il veut se venger, avec Jean de Salm, son cousin, Il effectue, avec des bandes de Bretons qu’il a recrutées, une randonnée sinistre de Strasbourg jusqu'à Bar. Durant trois semaines, il ravage les villes et les campagnes qu'il traverse : Fénétrange, toutes les terres de Jean de Salm, Viviers, Horville, Dainville, la Tour-en-Woëvre. Mais cette triste équipée n'amoindrit pas son crédit au contraire. Ainsi en 1366, les bourgeois de Remiremont, d'accord avec le Chapitre de ses Dames, donnent pleins pouvoirs   « à redoutey et puissant prince, Monseigneur Thiébaut de Blancmont » pour s'occuper de la fortification de leur ville et ordonner ce qui conviendra dans ce but.

Le duc de Lorraine le nomme « lieutenant général de son duché, tant en roman pays comme en Allemaigne » et se fait représenter par lui à l'Assemblée de Vaucouleurs (1366). Il l'envoie ensuite guerroyer contre les Messins et traiter de la paix avec eux, le 2 mai 1367.

Au cours des 1367 et 1368, Thiébaut est en Bourgogne. Il y soigne d'abord les intérêts de sa femme, puis il est nommé gardien de ce comté, avec une pension de 1.125 livres. Il revient à Blâmont et reprend ses fonctions d'arbitre.               Les conflits sont heureusement moins nombreux. Pourtant, en 1372, une querelle survient avec Geoffroy de Linange, qui refuse de payer une dette. Buckart de Fénétrange prend parti pour ce dernier et « court devant la ville de Blancmont et toutes les terres et prend toutes les bestes menues et grosses et y fait des dommages en hommes, murs, prins et rançonnets comme en plusieurs autre choses qui se peuvent monter en lai somme d'environ 35.000 francs ou plus ». Tous ces détails sont contenus dans une lettre écrite, plus tard, par les petits-fils du comte pour demander à Jean de Fénétrange une réparation, qui fut accordée .

Thiébaut meurt en avril ou mai 1376, mais d'une façon si étonnante que ses enfants ne la croient pas naturelle et soupçonnent Marguerite de Blâmont, femme de Jean IV de Salm, de l'avoir hâtée par le poison.

 

Thiébaut  laisse de son épouse, quatre fils:

- Henri IV, l'aîné qui lui succède.                                                                                        

- Adémare,

                                                                                                                                               -

Thiébaut,                                                                                                                      - Jean

et trois filles, Jeanne, Marguerite et Catherine.

 

.Henri IV de Blamont ( ? - 1421), comte de Blamont  de  1376   à 1421

Fils de Thiébaut Ier ; neveu du comte de Salm Jean III ;  il épouse en 1370 Valburge de Fenetrange, fille d'Ory, sire de Fénétrange et de Faulquemont avec laquelle il a trois fils :

-Thiébaut, futur Thiébaut II. 

-Olry  Ier                                                                                                          

 - Jean II.

                                                                                                                                                                                                         

et trois filles: Valburge, Jeanne et Henriette,

Dès septembre 1376, il rend hommage à Thierry de Boppart, évêque de Metz puis il doit accomplir une besogne délicate : fixer ses droits dans l'héritage de famille et donner sa part à chacun de ses frères et soeurs. Un premier projet de partage est d'abord rédigé par Etienne de Montbéliard, Henri de Villersexel, Jean de Rayet, Jean de Vaire, ses cousins. Puis, le 2 mars 1379, une réunion de famille groupe tous les intéressés au château de Blâmont. Y assistent Henri et Jean de Montbéliard, Gérard de Cusance, Henri de Lannoy, Jean d'Ogéviller, Henri de Barbas, Jean de Brouville et Jean de la Chambre. L'assemblée est solennelle; deux notaires impériaux : Renaux de Clairvaux et Renier de Blâmont, rédigent les actes. Moins vaste, certes, qu'au temps d’Henri Ier, le comté  parait bien amoindri par ce partage, mais il ne  tarde pas à retrouver presque toute son intégrité, du moins pour la partie blâmontaise, quand Henri  recueille  les héritages de ses frères, morts sans postérité.

En 1380, Henri IV doit, par fidélité, se ranger sous les ordres de l'évêque de Metz, pour combattre le duc Jean de Lorraine. Il est moins bien inspiré, en prêtant main forte, la même année, à Pierre de Bar, sire de Bouconville et de Pierrefort, qui, depuis dix ans, se fait un jeu de piller les châteaux. Cette fois, l'aventurier mène campagne contre le duc de Lorraine et le comte de Bar son cousin, et le comte de Blâmont lui envoie une compagnie de secours.

 

Mais le bandit est attaqué dans son repaire de Bouconville et y périt les armes à la main, le 20 octobre. Le duc de Lorraine prononce la confiscation des terres de Bouligny et de Piennes pour punir Henri de sa félonie. Cependant, lorsqu'il signe le traité de Condé-sur-Moselle le 11 juin 1381 par lequel, il revient sur sa décision et rend les domaines saisis.

 

.Thiébaut II de Blamont (vers 1371-1443), comte de Blamont  de  1421  à 1443

Fils et successeur d’Henri IV. Il épouse Marguerite de Lorraine, fille de Ferri Ier, comte de Vaudémont et de Marguerite de Joinville. Ils leur restent pour enfants à leur mort :                                                                                                                 

- Ferri (futur Ferri II)                                                                                                       

- Elizabeth                                                                                                                            

- Olry, futur évêque de Toul.

 

En janvier 1431, meurt le duc Charles II.  Le comte et la comtesse de Blâmont notifient à la Cour lorraine qu'ils n'opposent aucune revendication vis-à-vis du duché. Cette déclaration loyale les range nettement dans le parti de René d'Anjou et condamne les menées d'Antoine de Vaudémont, Antoine qui demande l'appui du duc de Bourgogne et prend les armes pour enlever de vive force la couronne ducale. De son côté, René d'Anjou fait appel à ses alliés. L'évêque de Metz, le maire de Toul les ducs de Bavière et de Bade, le sire de Baudricourt, le brave Barbazan, envoyé par le roi de France, amènent chacun leur contingent. Thiébaut de Blâmont se joint avec sa compagnie de quarante cavaliers et quatre-vingts pages. Une bataille sanglante est livrée à Bulgnéville, le 2 juillet 1431.

Cette journée, comparable à celles de Crécy et d'Azincourt pour le nombre des victimes - deux mille Lorrains, dit-on, tués ou blessés - n'a d'autre résultat que de faire prisonnier le chef des Lorrains, René d'Anjou, sans profit pour la cause de son adversaire. On relève parmi les morts Jean de Salm, seigneur d'Ogéviller, partisan résolu de René. Thiébaut de Blâmont reçoit une blessure qui ne l'empêche pas de regagner son château, mais qui le fait mourir, le 2 septembre suivant.

Les enfants de Thiébaut II étant tous mineurs à sa mort, Marguerite de Lorraine, leur mère, demeure chargée  du gouvernement de leurs états.

 

.Ferri II de Blamont,  comte de Blamont, de 1437  à 1494

 Fils de Thiébaud II ; il épouse Bonne de Neufchâtel, qui lui donne  plusieurs enfants :

- Claude
- Olry.
- Guillaume.
- Louis.

 

.Claude de Blamont, comte de Blamontde  1494    à 1496/1497

Fils de Ferri II.

 

.Louis de Blamont ( ?-1503) comte de Blamont de 1496/14977 à 1503

Fils de Ferri II, frère cadet de Claude.

 

.Olry de Blamont ( ?-1506), évêque de Toul de 1495 à 1503.

II recueille la  succession de ses neveux et  nièces  qui comprend alors le  Comté de Blamont, les Prévôtés de Deneuvre,  Amermont,  Mandre aux quatre Tour et  cède toutes ses terres au Duc de Lorraine René II  le 16 Mars 1503.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 09:49

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

I.Duché de Lorraine / Herzogtum von Lothringen, 

1. Principauté de Commercy                                                                                            terre d'empire de 962 à 1766                                                           

     

La première mention de la ville date du IX° siècle lors de sa cession par l'empereur  à l'évêché de Metz.

Au Moyen Age, le seigneur de Commercy est à la fois le vassal de l'évèque de Metz, et donc de l'empereur, et des comtes de Champagne. Le domaine seigneurial comprend la ville et les villages voisins qui sont Lérouville, Pont, Chonville, Morville, Saint-Aubin, Méligny-le-Grand et le Petit, Ménil-la-Horgne, Laneuville-au-Rupt, Ville-Issey, Vaux-la-Grande, Vaux-la-Petite, Vignot, Reffroy, Saulx.

 

Maison de Broyes-Commercy

 

..Stéphanie de Bar-Commercy

Fille de Renaud Ier de Bar épouse Hugues III de Broyes.

 

.Simon de Broyes-Commercy (1145-1202/1208)  seigneur de Commercy de ?  à 1202

Fils d'Hugues III de Broyes, seigneur de Broyes et de Commercy. II épouse Nicole, fille de Renaud de Traves et d'Élisabeth de Salins, elle-même fille d'Humbert III de Salins, de qui il a :

 

-Hugues, seigneur de Broyes.                                                                             -Gaucher Ier de Broyes-Commercy

 -Regnault.                                                                                                

 -Agnès ou Gignelle, qui  épouse Frédérick V de Lorraine, comte de Toul.                           

-Elizabeth.  

 

.Gaucher Ier de Broyes-Commercy ( ?- 1244/1248) seigneur de Commercy de 1202/1208 à  1248

Fils du précédent.

 

.Gaucher II de Broyes-Commercy (    ?  ) seigneur de Commercy de  1248  à  1265

Fils du précédent.

En 1248, il rend hommage pour le fief de Commercy à l'évêque Jacques de Lorraine, évêque de Metz.

 

Maison de Sarrebruck

.Simon de Montbéliard dit Simon  IV de Sarrebruck-Commercy, seigneur de Commercy de 1265  à  1297

Fils d'Amédée III de Montfaucon et de Mahaut de Sarrebruck.

 

Il épouse en 1265  Élisabeth de Broyes-Commercy, fille ou petite fille de Gaucher II de Broyes-Commercy, de qui il a :

 

-Jean Ier de Sarrebruck-Commercy

-Laure.                                                                                                        

 -Agnès qui épouse Jacques de Vaudémont, fils d'Henri Ier de Vaudémont.

-Jeanne.

.Jean Ier de Sarrebruck-Commercy (1260 - 1342), seigneur de Commercy de 1297 à 1341

Fils du précédent.

Il  se reconnait "homme" du duc Ferry III de Lorraine avant de rendre hommage à l'évêque de Verdun en 1301 pour les héritages de Pont-à-Mousson et de Vadonville. En 1324, Jean de Sarrebruck octroie à la ville sa charte d’affranchissement.  En 1342, il épouse Mathilde d’Apremont. Jean Ier choisit de diviser ses possessions à Commercy et en Sarre entre ses fils. A sa mort en 1341, son fils cadet Jean II reçoit la seigneurie de Commercy.

 

.Jean II de Sarrebruck-Commercy (1326-1344), seigneur de Commercy de 1342  à 1344

Fils du précédent.

 

Il hérite du château de Commercy dit Château-Haut et de ses dépendances ne prenant que le titre de chevalier car son neveu a pris celui de comte de Sarrebruck avec le comté de Sarrebruck ainsi qu'une portion de Commercy (dite "la part de Sarrebruck" revenant à Jean IV, fils aîné de Simon Ier).

 

.Simon II de Sarrebruck-Commercy ( ?-1355), seigneur de Commercy Château Haut  de 1344 à 1355

Fils du précédent.

Il réalise en 1344 le partage de la succession de Jean Ier de Sarrebruck-Commercy restée en suspens avec Jean IV de Sarrebruck-Commercy.

-Part de Simon II : "Laneuveville-au-Rupt avec les prés que son père y avait joints, savoir : le Breuil en la Chiere, le petit Breuil de Salagne, le petit Breuil sis en la Chiere que les chanoines tenaient de son père. La Chapellenie, le bois des Palis sous Laneuveville, ceux entre ledit bois et la Horgne.  St-Jean de Sommetuerbe, la Vaux-de-Vierge, les moulins de Menil et de Mafraincourt. Ville-Issey, chargé d'une livre de cire à la chapelle de la Horgne, Euville et Aulnois. Les moulins de Robillard et de Ranceriez. Méligny-le-grand et le petit, Reffroy, Vaux-la-grande et la petite, St-Aubin, Velaines, Nançois-sur-Ornes, Nansoy-le-Sanoireux, Cousances, Domremi, Loxéville. Tout Chonville, Lérouville, sauf les charges ; les étangs dudit lieu, la maison de Launoy et dépendances. Pont et le pont d'icelui avec les redevances des usagers des bois. La grange d'Arowiller et terres en dépendant. La corvée de la voie d'Issey, la terre le prevôt Perrin, le champ Dieu, le grand Meix qui tient aux prés. Tous les prés de Couprey. La grange sous le Château, vers le moutier de Mr St-Pantaléon, et la place devant jusques 13 pieds au-dessus de la Bouverie. La grande Marchaussie jusques la paroys. Les maisons ensuite, les parges entre les maisons et la grande Marchaussie. La Poterne jusqu'aux parois qui sont entre salle et chambre. Le fossé derrière la maison des Lombards et le Saulci. Ledit Saulci entre les fossés dès le mur des moulins jusqu'à la poterne. Le donjon de Commercy et dépendances.

 

Moitié de la ville et tous les fiefs dépendants de Commercy. Tous droits de garde, excepté Rieval, Breuil et les chanoines. La pèche aux anguilles des vieux moulins dessous Commercy et toute la rivière qui est au-dessous jusqu'à Henry-moulin. Toute la rivière au-dessous de la craiche de Commercy, jusque par-dessous les vignes de Vignot, jusques au chief de Salagne".

.En commun avec Jean IV : "La justice, excepté celle restant exclusivement à chacun sur sa propre maison. Celle sur tous les bois de Commercy, excepté ceux personnels à Jean, ceux de Simon étant seuls soumis à l'usage. Le droit de garde de Rieval, de Breuil et des chanoines. Le fossé et la poterne jusqu'à ce que le comte Jean IV ait fait un donjon. Le droit de nommer aux prébendes des chanoines (le comte devant nommer à la première et Simon à la deuxième). Le droit de chasse dans les bois. Le chemin allant aux marchaussies. Les quatre moulins et leurs vannes. Les portes, murs et fermetures de la ville. Les fours, halles et chaussées. Les chaussées des étangs du côté de la ville".

À sa mort, sans enfants, ses biens reviennent à son frère Jean III de Sarrebruck-Commercy.

Dès 1345, le comte de Sarrebruck Jean IV  fait usage de son droit d'édifier un dongeon à Commercy et bâtit  le Château-Bas à quelques centaines de mètres du sien celui de Simon II.                                                                                                                    

 

.Jean III de Sarrebruck-Commercy ( ?-1384-1385), seigneur de Commercy Château Haut de 1355 à 1385

Frère du précédent.

Il a pour enfants :

 

-Simon III, (? – 1393) 

-Jean, évêque de Verdun de 1404 à 1419.

-Amé Ier de Sarrebruck-Commercy.

 

.Simon III de Sarrebruck-Commercy, (? - 1393), seigneur de Commercy-Château-Haut (part de Sarrebruck à Commercy) de 1384 à 1393,

Fils du Précédent.

 

.Amé Ier de Sarrebruck-Commercy ( ?-1414) seigneur de Commercy-Château-Haut de 1393 à 1414

Frère du précédent.

 

Amé est chambellan du roi de France, il encourage les bourgeois de Toul à se révolter contre  le duc de Lorraine et à rechercher l’appui du roi de France.  En remerciement celui-ci le nomme commandant supérieur du Luxembourg. Mais en 1407 la Lorraine triomphe et Amé, ainsi que de nombreux autres seigneurs, est emprisonné. Il sort de prison le 27 juillet 1408  contre paiement  de trente mille écus avec l'aide de son frère Jean qui met en gage une partie de ses biens pour réunir cette somme.

En 1409, il livre la guerre au comte de Sarrewerden qu'il bat le 25 juin et fait prisonniers soixante-quinze seigneurs dont Frédéric de Bitche et Lieudenent de Lichtemberg,  amenés à Commercy dans l'attente du paiement d'une rançon. Celle-ci est réunie par le cardinal Louis Ier de Bar, le marquis de Pont et Jean de Bar.

En 1412 il accompagne Charles Ier d'Orléans, duc d'Orléans, dans son désir de venger l'assassinat de son père Louis Ier par Jean sans Peur,  duc de Bourgogne.

Sa vie s'achève en 1414 alors qu'il vient d'être nommé gouverneur du duché de Bar.

 

.Robert Ier de Sarrebruck-Commercy, (? - 1464/65), seigneur de Commercy Château Haut de 1414 à 1464/1465

Fils d'Amé Ier de Sarrebruck-Commercy ; il prend le nom de Robert III comte de Roucy et de Braine après son mariage.

 

D'un naturel guerrier, il est en mauvais termes avec ses voisins  Erard du Châtelet, le duc de Lorraine, la maison de Collin de Levoncourt, Jehan de Luxembourg et Antoine de Vaudémont lesquels font un pacte contre lui qui aboutit le 18 septembre 1434 au  siège du château de Commercy  suivi par la reddition de Robert condamné à payer une caution  de deux cent mille écus et à jurer de ne plus jamais causer le moindre dégâts dans les terres de Lorraine, de Bar, du Luxembourg, de Metz...

 

Mais à peine libéré, il repart en guerre à travers la Lorraine amenant  le duc René d'Anjou à reprendre le siège de Commercy qui va durer jusqu'au 13 décembre 1434 où un nouveau traité est signé ; Robert est contraint de payer cent mille écus et de remettre son fils Amé II en otage.    Le duc en appelle à son cousin le  roi de  Charles VII qui accède à sa demande de marcher contre Robert. Celui-ci, trop adroit pour se laisser écraser, se porte au devant du souverain qui lui impose des conditions de paix sévère par un traité passé en février 1440. Mais en 1443, Robert  recrute trois mille écorcheurs et les lâche contre le pays messin puis  ravage le pays Barrois suscitant une nouvelle fois une coalition avec à sa tête le jeune Louis marquis de Pont-à-Mousson.   Les conditions imposées à Robert pour sa reddition impliquent que Jean II de Nassau-Sarrebruck vende le Château-Bas à Louis, fils de René d'Anjou et d'Isabelle Iére de Lorraine. Le traité est soumis au roi de Sicile qui est alors  René d'Anjou ennemi juré de Robert, qui impose que les nouvelles constructions de Château-Bas soient détruites.

Le 7 mai 1445, il rend l'hommage au roi René pour Commercy et ses possessions.                                                        

.Amé II de Sarrebruck-Commercy, (? - 1476), seigneur de Commercy-Château-Haut de 1459 à 1476, comte de Braine et comte de Roucy

Fils du précédent. Il épouse en 1462 Guillemette de Luxembourg, fille de Thibault de Luxembourg.

 

.Robert II de Sarrebruck-Commercy ( ?-1504), seigneur de Commercy Château-Haut de 1476 à 1504, comte de Braine et comte de Roucy

Fils du précédent. Il épouse le 5 février 1487 Marie d'Amboise, fille de Charles Ier d'Amboise, de qui il a :

-Amé III de Sarrebruck-Commercy. 

-Philippine de Sarrebruck-Commercy.                               

-Catherine, épouse d'Antoine de Roye, qui reçoit le comté de Roucy après le décès de son frère Amé III.                                                                                            

 -Guillemette, épouse de Robert III de La Marck qui reçoit le comté de Braine après le décès d’Amé III.

 

.Amé III de Sarrebruck-Commercy (1495-1525)   seigneur de Commercy-Château-Haut, comte de Braine, comte de Roucy de 1504 à 1525

Fils du précédent.

Il est au service du roi de France, gouverneur de l’Ile de France.

 

.Philippine de Sarrebruck-Commercy (1490-1551), seigneur de Commercy de 1525 à 1551

Sœur du précédent. Elle épouse Charles de Silly.

En 1544, Charles Quint tente une incursion en France et s'empare de Verdun puis de Commercy après un long siège.

 

Maison de Silly

 

.Jacques  de Silly ( ?) seigneur de Commercy-Château-Haut

Sans enfant, il  transmet Château-Haut à ses neveux Henry de la Roche-Guyon et Antoine de la Rochepot. Henry de la Roche-Guyon épouse Antoinette de Pons, marquise de Guercheville, de qui il aura François qui détient la seigneurie avec son oncle Antoine.

 

.Antoine de Silly  (vers 1540- 1609) seigneur de Commercy-Château-Haut  de ?   à 1609

 

.Madeleinede Silly ( ? ) seigneur de Commercy-Château Haut de 1609  à 1650

Fille du précédent.

 

.Paul de Gondi, dit le Cardinal de Retz (1613 -1679), seigneur de  Commercy-Château-Haut de 1650 à 1679

Petit-fils de la précédente. Fils de Françoise-Marguerite de Silly, fille d’Antoine de Silly.

                                                         

Evêque en 1644 ; en 1650, il reçoit en héritage la seigneurie du Château-Haut. En 1652, il est fait cardinal. En 1653, ce sont les français qui font le siège de Commercy, après celui de Saint-Mihiel.                                                                                                      

Paul de Gondi s’y installe à Commercy à partir de 1662. Endetté, il vend en 1665 ses droits de suzeraineté à Anne de Lorraine, fille de Charles IV de Lorraine qui épouse en 1660 François Marie de Lorraine, prince de Lillebonne.

A partir de 1670, la France  revendique la seigneurie de Commercy. Peu après la fin de l'invasion de la Lorraine par la France, en 1697, la princesse de Lillebonne fait don de ses droits sur Commercy à son fils Charles-François, qui, à son tour, les transmet au duc Léopold Ier en 1702. Cette passation, contestée par la France, est confirmée en 1707 par la chambre royale de Metz. En 1708 le duc Léopold Ier accorde l'usufruit de la seigneurie de Commercy à Charles Henri de Lorraine-Vaudémont  qui, à la suite de la mort de son fils Charles Thomas en 1704, a renoncé à sa principauté constituée des comtés de Sarrewerden, de Bitche et de Falkenstein et à la baronnie de Fénétrange.

En compensation, en 1708, le duc Léopold attribue à son cousin  Charles Henri le prince de Vaudémont la principauté de Commercy.

En 1722, le duc de Lorraine Léopold Ier acquiert la seigneurie du Château-Bas au terme d'un échange. Les deux seigneuries de Commercy sont alors finalement réunies. Léopold en cède l'usufruit à Charles Henri de Lorraine-Vaudémont  mais le prince de Vaudémont décède quelques mois plus tard.

La seigneurie retourne au duc de Lorraine. La duchesse douairière Élisabeth-Charlotte, après la renonciation de son fils François III, reçoit la principauté de Commercy comme un demi-exil. À sa mort le 23 décembre 1744, le nouveau « duc », Stanislas, beau-père du roi de France Louis XV, ayant déjà reçu les duchés de Lorraine et de Bar,  prend possession de Commercy.

En 1766, la principauté suit le sort du duché de Lorraine.

 

 

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