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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 19:32

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                        terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

 

9. Comté de Lauterbourg / Grafschaft  Lauterburg 

 terre d’empire de 962   à 1680

.Haut  Baillage de Lauterbourg :Keidenbourg  -  Motheren – Neewiller -  Niederlauterbach  - Oberroedern -  Rheinzabern -  Saimbach et Schafhausen -  Scheibenhard  - Siegen -  Stundwüler  .

.Bas Baillage de Lauterbourg : Büchelberg -  HatzenBühl -  Herxheim -  Herxheimweyer -  Heyna -  Rültzheim – Scheid.

Propriété impériale, partie intégrante du Saint Empire romain germanique, la région est administrée par une famille de ministériels dite Burggraf de Lauterbourg, vassale des Hohenstaufen. Elle doit son appellation « comtale » à l'occupation d'un château situé au nord-ouest de la cité, présumée fortifiée dès le XIe siècle. Un certain « comte » Markedo de Lauterbourg prend d'ailleurs fait et cause pour le fils de Frédéric Il de Hohenstaufen, le roi des Romains Henri, duc de Souabe et d'Alsace, qui se révolte contre son père en 1234. L'année suivante le « comte » Markedo meurt à la bataille, alors que le roi, son maître, part en captivité. Lauterbourg redevient alors fief impérial. Lors de la chute des Hohenstaufen, la cité est remise à l'évêque de Spire, un fidèle de l'anti roi Guillaume de Hollande, prétendant à l'Empire. C'est ce dernier qui octroie à la cité, devenue capitale d'un imposant bailliage comprenant trois villes et une soixantaine de villages, des franchises, dont le droit d'élire son magistrat.

.Henri II de Linange/von Leiningen, prince- évêque de Spire de 1245  à 1272

Issu de la famille de Linange, famille noble allemande, branche cadette de la première maison comtale de Sarrebruck 

.Friedrich von Bolanden, prince-évêque de Spire de 1272 à 1302

Lorsque Rodolphe de Habsbourg accède au trône impérial, le maître de la cité s'oppose ouvertement à celui qui, visiblement, n'est pas son candidat. Lauterbourg est alors assiégé en 1286 et doit capituler au bout de six semaines.

                                                 

.Siegebold de Linange/von Leiningen, prince-évêque de Spire de 1302 à 1314

En 1302, la ville est témoin d'un différend qui oppose le chapitre de Spire à l'évêque. Les chanoines électeurs se réfugient à Lauterbourg peut-être au château pour y élire un nouvel évêque en la personne de Siegebold de Linange, avant d'accepter de rejoindre l'évêché.  

.Emich de Linange/von Leiningen, prince-évêque de Spire de 1314 à 1328

 

 

.Berthold de/ von Buchek, prince-evêque de Spire en 1328

 

 

.Walram de/von Veldenz, prince-evêque de Spire de 1328 à 1336

 

 

.Baudoin de Luxembourg. Administrateur apostolique de 1332 à 1336

 

 

.Gerhard de/von Ehrenberg, prince-evêque de Spire de 1336 à 1363

 

 

.Lambert de Buren, prince-évêque de Spire de 1364 à 1371 puis prince-évêque de Strasbourg et landgraf du Nordgau de 1371 à 1375.

Chancelier de l’empereur Charles IV de Luxembourg ; en 1375, il devient évêque de Bamberg. Affranchie du pouvoir épiscopal, Strasbourg est proclamée ville libre impériale par  l’empereur Charles IV.

.Adolphe Ier de Nassau, comte de Nassau, prince-évêque de Spire de 1371 à  1388 puis prince électeur-archevêque de Mayence de 1388 à 1390

.Nicolas de Wiesbaden  prince- évêque de Spire de  1388 à 1396

En 1393, il  restaure le château fort de Lauterbourg.

.Raban de Helmstadt, prince-évêque de Spire de 1396 à 1438,  

Issu de la maison de Helmstadt, vieille famille4 seigneuriale de Lorraine

Il devient archevêque de Trèves et donc  prince électeur de 1430 à 1439 quand Sigismond e Luxembourg devient empereur.

 

.Reinhard de Helmstadt, prince-évêque de Spire de 1438 à 1456

.Siegfried III von Venningen, prince-évêque de Spire de 1456 à 1459

.Johann Nix von Venningen, prince-évêque de Spire de 1459 à 1464

.Matthias Freiherr von Rammingen, prince-évêque de Spire de 1464 à 1478

.Ludwig von Helmstadt, prince-évêque de Spire de 1478 à 1504     

.Philipp I von Rosenberg, prince-évêque de Spire de 1504 à 1513

.Georges de Palatinat, prince-évêque de Spire de 1513 à 1529

.Philippe de Floersheim ( ?-1552) prince- évêque de Spire de  1529  à 1552, premier abbé-prévôt de Wissembourg

Lauterbourg et son bailliage ne passent pas à la Réforme, contrairement à la puissante seigneurie voisine de Fleckenstein.

.Rodolphe de Frankenbourg/ Rudolf von Frankenstein, prince-évêque de Spire et prévôt de Wissembourg 1552   à  1560

.Philipp Christoph von Sötern (1567- 1652) prince- évêque de Spire de 1610 à 1652  et prévôt de Wissembourg et  archevêque, prince-Électeur de Trèves à partir de 1623.

Dans ces deux évêchés, et particulièrement dans celui de Trèves, il établit une lourde politique fiscale, pour financer une administration tâtillonne et, surtout, la construction d'un palais archiépiscopal somptueux. De plus, il exige l'attribution de postes importants à des membres de sa famille. Tout ceci aboutit à lui susciter une opposition parmi les membres du chapitre et de la population de l'archevêché qui rejoignent le camp des opposants à l'empereur et devinrent ipso facto des alliés objectifs des puissances protestantes dans les développements de la guerre de Trente Ans. Durant cette  guerre de Trente Ans, Lauterbourg  est assiégée, puis pillée en 1621 par la soldatesque du comte Ernest de Mansfeld. L'année suivante, les troupes de l'archiduc Léopold ravagent la cité. En 1631, après une accalmie, ce sont les Suédois qui rançonnent une population déjà considérablement appauvrie. Toujours en 1631, les troupes impériales Impériaux  des Habsbourg massacrent la garnison suédoise ; l'année suivante, les Suédois reviennent, ce qui pousse l'évêque de Spire-archevêque de Tréves à se tourner vers la France. Sötern conclut en 1631 un traité de neutralité avec la Suède et la France et leur offre la possibilité de tenir garnison dans les forteresses d’Ehrenbreitstein et Philippsburg. Ehrenbreitstein, juste en face de Coblence où se trouve  la résidence électorale de Trèves a une importance stratégique majeure sur le Rhin.

Dès 1632, la France reprend  Trèves pour son compte. Richelieu y voit une occasion d'intervention indirecte dans le collège électoral de l'Empire et de se rendre favorable la Suède et aux  opposants protestants de l'empereur. De plus, Sötern appuie  en 1634 la candidature de Richelieu au poste d’évêque-coadjuteur de son archevêché, et donc à sa succession quasiment assurée à son propre poste. (Ceci aurait considérablement renforcé l’influence et la position de la France en Rhénanie et menacé de la manière la plus directe la voie de communication hautement stratégique qu'elle constituait entre les possessions des Habsbourg aux Pays-Bas espagnols et en Allemagne méridionale. En outre, par ce stratagème, la France aurait pu s’assurer une place au sein du collège électoral du Saint-Empire...). 

Des troupes impériales et espagnoles viennent à nouveau occuper Trèves et en 1635, Sötern est arrêté avant d’être emprisonné pendant dix ans. Cette arrestation est le prétexte recherché par Richelieu qui déclare la guerre à l’Espagne. Avec l’accord de l’empereur, le chapitre de la cathédrale prend en mains l’administration des territoires relevant de l’archevêque. Lorsque ce dernier est relâché, il tente de faire détacher l’archevêché de Trèves du Saint-Empire en  entamant  des négociations secrètes avec la France mais celles-ci restent sans effet.

Lauterbourg est aux mains des troupes de Bernard de Weimar lorsque prend fin la Guerre de Trente Ans en 1648. Mais Lauterbourg ne devient pas  française par les Traités de Westphalie de 1648, qui mettent  fin à la Guerre de Trente Ans.

.Lothaire-Frédéric de Metternich  prince-évêque de Spire et prévôt  de Wissembourg de 1652 à 1675  

Son père, Gerhard von Metternich, était seigneur de Bourscheid et d’Esch-sur-Sûre.

.Johann Hugo von Orsbeck prince-évêque et prévot de Wissemboug de 1675 à 1711

Sous son règne, la ville est incendiée par les hommes du Maréchal de Créquy, le 3 octobre 1678, lors de la dernière campagne de la terrible Guerre de Hollande (1672-1679), au moment où il s'agit pour les Français de chasser de la Basse-Alsace, les derniers éléments impériaux qui y subsistent, avant l'ouverture des négociations de paix. La paix de Nimègue du 5 février 1679 entre la France et l'Empire ne change rien, quant à l'Alsace, aux dispositions des Traités de Westphalie, Lauterbourg et son bailliage reste donc en principe  à l'Évêché de Spire et à l'Empire.  Mais dès le lendemain de la Paix de Nimègue, et profitant de la faiblesse de l'Empire, Louis XIV se met  à interpréter les traités à sa guise. Son intention est d’annexer toute la Basse-Alsace jusqu'à la rivière de la Queich, qui traverse les villes de Landau et de Germersheim. C'est ainsi que le 5 janvier 1680 le bailli de Lauterbourg et les autres officiers du bailliage sont sommés de se présenter le 20 janvier devant le nouveau bailli royal de Wissembourg. 

Le 22 mars 1680, l'évêque lui-même est sommé de se rendre à Brisach, siège du Conseil Supérieur d'Alsace, afin d'y rendre foi et hommage au Roi de France pour son bailliage de Lauterbourg et lui prêter le serment de fidélité. Mais l'évêque ne s'y rend pas, pas plus d'ailleurs  que l'Electeur Palatin, le Grand-Maître de l'Ordre Teutonique ainsi que le Margrave de Bade, à qui avaient été adressées les mêmes sommations pour raison de leurs possessions situées sur la rive droite de la Queich. L'évêque  se plaint au  Roi, et  des commissaires sont nommés pour désigner les limites entre la France et l'Empire en attendant la conclusion de la paix générale. Mais ces conférences ne donnent aucun résultat. Au contraire, l'Empire craignant d'indisposer Louis XIV et de le porter à d'autres annexions encore, ne peut faire autrement que d'approuver par la trêve de 10 ans conclue à Ratisbonne en 1684 les "Réunions" faites par la France avant la date du 1er août 1680, y compris celle de Strasbourg, bien que celle-ci date du 30 septembre 1681.

Bientôt éclate à nouveau la guerre  dite de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697), au cours de laquelle les Français réussissent à tenir solidement leur frontière du Rhin grâce à leur nouveau système de places-fortes (Landau, Fort-Louis, Strasbourg et Huningue). Au traité de Ryswick de 1697, et pour se donner le maximum de chances de recueillir la succession de la Couronne d'Espagne, Louis XIV accepte cependant de renoncer à toutes ses annexions antérieures situées hors de l'Alsace. Avec Fribourg-en-Brisgau, Brisach et le Brisgau, il restitue donc à l'Empire tous les territoires qui sur la rive droite de la Queich appartenaient à des princes d'Empire. Donc y compris le bailliage de Lauterbourg. Mais l'évêque de Spire n’a guêre le temps de procéder alors à une véritable reprise de possession. Car bientôt, avec le 18e siècle qui commence, s'ouvre la dernière guerre européenne de Louis XIV, la Guerre de Succession d'Espagne. Landau est pris et repris par les Impériaux, qui viennent d'ailleurs à cet effet se retrancher à Lauterbourg et sur la rive gauche de la Lauter (1703-1704). Mais les Français reviennent à la charge en 1706 et se fortifient à leur tour le long de la Lauter.

.Henri-Hartard de Raville / Hartard von Rolligen (1633 - 1719)  prince-évêque de Spire de 1711 à 1719 et prévôt  de Wissembourg.

La paix conclue à Rastatt en 1714 confirme le traité précédent, signé à Ryswick. L'évêque de Spire est en droit reprendre  possession de son bailliage de Lauterbourg. Mais le Conseil Souverain d'Alsace  lui fait connaître le 19 janvier 1715 qu'avant de prendre possession de son bénéfice, il doit d'abord prêter le serment de fidélité au Roi de France.  

Il s’y refuse mais  charge néanmoins un mandataire de prendre possession du bailliage à sa place le 25 mars 1719. Cette prise de possession est déclarée nulle par le Conseil Souverain d'Alsace, dès le 2 mai suivant.

Le prince-èvêque meurt le 30 novembre 1719. Son coadjuteur, le Cardinal de Schönborn, lui succède. Suivant l'ancienne coutume, celui-ci envoie bientôt des commissaires recueillir le serment des habitants du bailliage. Mais le Conseil Souverain d'Alsace par son arrêt du 12 juin 1720 exige de ces commissaires de se retirer et interdit aux "sujets du Roi" de leur obéir.                                          

L'évêque continue de faire preuve de ténacité. A l'occasion du décès de l'Impératrice Eléonore, il ordonne de faire sonner les cloches avec solennité et de tenir des prières publiques à Lauterbourg, à Wissembourg et dans les bailliages en dépendant.

Le représentant du roi se dépêche donc d'expédier des ordres exprès aux baillis de Wissembourg et de Lauterbourg pour empêcher ces et autres solennités"

En 1723,  les habitants du bailliage de Lauterbourg commencent en effet à se détacher de leur seigneur en portant leurs litiges devant le Conseil Souverain de Colmar, et non plus devant la justice épiscopale, dont les autorités françaises leur ont interdit l'accès. Tout cela préoccupe l'évêque, au point qu'il s'en confie à l'Intendant lui-même à l'occasion d'une visite qu'il fait à Strasbourg au Cardinal de Rohan. Dès cette époque, il laisse entrevoir en effet son regret de ne pas être autorisé par l'Empire à rendre ses foi et hommage au Roi de France pour ses bailliages alsaciens, ni par conséquent à reconnaître l'autorité du Conseil de Colmar.

La Guerre de Succession de Pologne (1733-35) est une nouvelle épreuve pour le bailliage de Lauterbourg. L'armée française vient en effet occuper en grand nombre les places de Landau et de Lauterbourg, ainsi que les lignes de la Lauter.

.Franz Christoph von Hutten zum Stolzenberg (1706 -1770) prince-évêque de Spire et prévot de Wissenbourg de 1743 à 1770

Le Conseil Souverain prend un premier arrêt le 2 juillet 1750, faisant défense aux habitants de payer la taille à l'évêque, sauf à celui-ci de se pourvoir en cas de désaccord par devant Sa Majesté.Mais l'évêque  convaincu que ces droits lui reviennent demande donc au Conseil Souverain de débouter les habitants de leur requête. C'est ainsi qu'est pris le 2 septembre 1750 un nouvel arrêt, reconnaissant effectivement à l'évêque le droit de percevoir les taxes numérotées 1, 0, 5 et 6. Par cet arrêt, les habitants du bailliage sont même condamnés à payer le Liegergeld depuis le temps qu'ils ont sur le même pied payé avant". Pour l'évêque, c'est une demi-victoire. Et afin de mieux garantir à l'avenir ses droits, il propose au pouvoir royal de conclure une  transaction. Mais celui-ci s'y oppose. L'évêque consent alors à demander au Roi des lettres patentes pour ses terres de la Basse-Alsace, ce qui revient à accepter la souveraineté française sur celles-ci. Ces lettres patentes sont accordées "gracieusement" à Versailles en juin 1756. L'évêque craint cependant que cette soumission ne lui retire le droit de suffrage à la Diète de l'Empire et au Cercle du Haut-Rhin. Mais comme ce droit de suffrage pouvait être "dans la suite de quelque utilité à la France", il est convenu d'exempter l'évêque de prêter ses foi et hommages au Roi de France pour raison de ces lettres patentes. En d'autres termes, l'évêque de Spire reconnait la souveraineté du Roi de France sur ses bailliages situés en Basse-Alsace (Lauterbourg, Dahn, Madenbourg, et St-Rémy) sans être tenu de lui prêter le serment de fidélité accoutumé, mais continue de rester propriétaire féodal de ces mêmes bailliages. Cette solution est originale car  l'évêque de Spire est en 1756  le seul prince à accepter de telles lettres patentes. Les autres au contraire ne consentent à signer avec la France que des traités de voisinage, établissant le tracé de leurs limites respectives, donc sans modification des droits de souveraineté : le prince de Nassau-Saarbrück en 1766 et 1770, le prince de Nassau-Weilburg en 1776, le duc de Deux-Ponts /Zwei-Brücken  en 1766.                                                     

A la Révolution, le processus d'assimilation se poursuit et s'exacerbe, d'autant plus qu'après le règne non-expansionniste de Louis XVI la France est de nouveau portée à reprendre sa poussée sur la rive gauche du Rhin.

.Damian August Philipp Karl vonLimburg Stirum (1721-1797), prince-évêque de Spire de 1770 à 1797 et prince-prévôt de Wissembourg de 1770 à 1789

Au mois de mars 1789, l'évêque de Spire est  assigné à comparaître en personne ou par procureur à l'Assemblée des Trois États, qui doit se tenir à Haguenau le 26 du même mois en vue des États Généraux du royaume. Mais l'évêque ne s'y rend pas : il charge son bailli  d'y présenter ses protestations contre ladite assignation.   L'évêque proteste devant le gouvernement français, mais aussi devant la Diète germanique et sa Majesté l'Empereur, lorsqu'en septembre 1790 est engagée la réforme de la justice et que dans le bailliage de Lauterbourg les anciennes juridictions épiscopales sont remplacées par des tribunaux élus. Il proteste encore en novembre 1790 lorsqu'il est sommé par le district de Wissembourg de fournir l'état des biens, possessions et revenus de son évêché, premier pas vers la confiscation de ses propriétés comme Biens Nationaux.

Il proteste en démontrant à Louis XVI (qui est toujours Roi de France) que "l'Alsace n'était à la France ni d'origine, ni par convention, que depuis l'origine de la monarchie, elle était de la Germanie et que par les traités de paix du dernier siècle et du commencement de celui-ci, elle y est demeurée
et existe encore sous la souveraineté de l’Empire". Par la loi du 5 décembre 1790 relative à l'enregistrement des actes civils et judiciaires, le département du Bas-Rhin établit à Lauterbourg un greffier, qui exige aussitôt la soumission des anciens greffiers épiscopaux. L'évêque y réplique en publiant à Bruchsal en janvier 1791 une adresse bilingue imprimée sur quatre pages. Au mois de mars, nouvelle protestation contre l'élection d'un évêque pour le département du Bas-Rhin et l'usurpation de la juridiction épiscopale sur la partie du diocèse de Spire sise sur la rive droite de la Queich, (mais aussi), contre toute les innovations apportées au gouvernement ecclésiastique, aux droits de seigneurs et de supériorité quai compétent à l'Évêché de Spire et aux églises, corps, communautés, aux et qui en dépendent".                                                       

Cette déclaration est suivie de la liste des 60 curés et vicaires de la rive droite de la Queich, qui tous affirment ne vouloir "aucunement aux décrets rendus par l'Assemblée prétendue Nationale, moins encore renoncer à aucun des droits ecclésiastiques ou temporels de l'évêché de Spire, et demeurer soumis à l'autorité du Saint-Siège, conformément aux canons de l'église et aux dispositions du Concordat germanique".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 19:14

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                                     terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

8. Principauté abbatiale de Wissembourg / Abtei-FürstentumWeissenburg

  terre d’empire de 962  à 1680

 

L'abbaye Saint-Pierre-et-Saint-Paul est fondée sur le site au VII° siècle par des nobles austrasiens sur une île de la Lauter.

 

.Adalbert de Magdebourg, abbé, premier évêque de Wissembourg de 968 à 981

Nommé abbé de Wissembourg en 966 par l'empereur Otton Ier puis comme premier évêque de Magdebourg en 968.

En 974 l'abbaye obtient le statut de Reichsunmittelbarkeit, ou Immédiateté impériale. L'abbaye dépend alors uniquement de l'Empire. L'abbé a alors une position plus élevée que l'évêque de Spire  dont il dépend.

 

.Sandrade, prince-abbé de 981à 985

 

.Gisilhaire (Gieseler), prince-abbé de 985 à 989

 

.Gerhoh III, prince abbé de Wissembourg de   989 à 1001

Sous son abbatiat, le 23 mai 993, l'empereur Otton III accorde à l'abbaye la libre élection de son abbé.

 

.Sigebod, prince-abbé  de Wissembourg en  1002

 

.Liuthard, prince-abbé de Wissembourg de 1002 à 1032

 

.Folmar, prince-abbé de Wissembourg de 1032 à 1043

 

.Arnold, comte de Falkenbourg, prince-abbé de Wissembourg de 1043 à 1054, évêque de Spire de 1054 à 1056

 

 .Samuel, prince-abbé de  1056  à  1098

En 1079, première mention de la ville de Wissembourg. Les Hohenstaufen sont les avoués du monastère et assurent le développement de la ville.

 

.Etienne, prince-abbé de Wissembourg en 1102

 

.Meingaudus (Mengoz), prince-abbé de Wissembourg de  1111 à 1113

 

.Udalric, prince-abbé de Wissembourg en  1118

 

.Wernher II (Bernard, Bennon), prince-abbé de Wissembourg  de ? à ?

 

.Ernest, prince-abbé de Wissembourg de ? à  1135

 

.Benoît, prince-abbé de Wissembourg de 1135 à 1145

.                                                                                                              

.Engelschalk, prince-abbé de Wissembourg de  1145 à  1168

 

.Gundelach, prince-abbé de Wissembourg de  1168 à 1187

 

.Godefried, prince-abbé de Wissembourg de  1187 à 1195

 

.Wolfram, prince-abbé de Wissembourg de 1195 à 1222

 

.Cunon, prince-abbé de Wissembourg de 1222 à 1248

En 1247, Wissembourg entre dans l'Union des villes Rhénanes avec Colmar, Haguenau et Schlestadt/Sélestat.

 

.Conrad, prince-abbé de Wissembourg de  1248 à  1251

 

.Frédéric, prince-abbé de Wissembourg de  1251 à 1262

Pendant le XII°  siècle et le XIII° siècle, le village qui nait autour de l'abbaye s'étend rapidement et cherche à s'émanciper de sa tutelle, d'où de nombreux conflits.

 

.Édelin, prince abbé de Wissembourg de 1262 à  1293

En 1275, l'arbitrage de l'empereur Rodolphe de Habsbourg permet de définir les droits respectifs de l’abbé et de la ville. L'empereur accorde à la ville le droit de perception de l'"umgeld" (gabelle du vin), la libre élection du Magistrat, l'usage commun des forêts et des pâturages.

 

.Guillaume I, prince-abbé de Wissembourg de 1293 à 1301

 

.Gilles (Egidius), prince-abbé de Wissembourg de 1301 à 1312

 

.Barthélemy, prince-abbé de Wissembourg de 1312 à 1316

 

.Guillaume II, prince-abbé de Wissembourg de  1316 à 1322

 

.Jean Ier de Frankenstein, prince-abbé de 1322 à 1337

En 1333, pendant l'abbatiat de Jean Ier de Frankenstein, s'élève un conflit entre la ville et l'abbaye. L'abbé et un certain nombre de moines quitte la ville et demande l'intervention de l'empereur Louis de Bavière. La sentence est prononcée en octobre 1333 par Hermann de Lichtenberg, évêque de Wurburg. Le Magistrat suivi des habitants doit accueillir le prince-abbé et faire amende honorable à genoux. En 1347, l'empereur Charles IV de Luxembourg accorde aux habitants de ne pas être donnés en engagement. Après 1350  commence le déclin financier de l'abbaye. La ville  acquiert progressivement son indépendance par rapport aux abbés. Elle adhère en 1354 à la "Décapole". En 1358, l'empereur adjoint aux huit patriciens du Magistrat mais en laissant intervenir l'abbé. C'est l'abbaye qui l'emporte en 1471 à la suite d'un accord de paix avec le comte palatin. Cependant la réforme de Bursfeld y est introduite en 1482.

 

.Eberhard, comte de Sarrebruck, prince-abbé de Wissembourg de  1337 à 1381

 

.Hugues de Nohfelden, prince-abbé de Wissembourg de  1381 à 1402

 

.Jean II, comte de Veldenz, prince-abbé de Wissembourg 1402 à 1439,

L’empereur Sigismond délie, en 1431, les bourgeois de la ville du serment de fidélité envers l’abbé qu'ils devaient en vertu des décrets des empereurs  Adolphe de Nassau  et Albert Ier de Habsbourg.

Jean II assiste au concile de Constance.

 

 .Conrad de Hohenfels, prieur des Quatre-Tours et Robert de Loewenstein, prieur de Saint-Germain

 

.Philippe Schenck d'Erpach, baron de Bruck, prince abbé  de Wissembourg   de  1439   à 1467

En 1442, l’empereur Frédéric III confirme aux bourgeois de Wissembourg leur affranchissement.

 

.Jean de Bruck, prince-abbé de Wissembourg de 1467 à 1472

En 1469 se produit la guerre de Wissembourg entre l'abbaye et l'électeur palatin Frédéric Ier qui veut y imposer une réforme.

À la mort de l'abbé Philippe d'Erpach, l'abbaye est considérablement endettée. Le nouvel abbé, Jean de Bruck, essaye  de la relever. Cependant le comte palatin Frédéric Ier le Victorieux, landvogt d’Haguenau, décide d'intervenir en tant que préfet de la Décapole. Il envoye dans l'abbaye des inspecteurs et des moines de la congrégation de Burckfeld. Mais l'abbé décide de se retirer au château de Drackenfels avec le prieur Antoine de Linange.                                                             

Les interventions des moines remettent en cause les biens-fonds que possèdent des bourgeois de Wissembourg qui se révoltent et chassent les hommes du comte palatin. Ils demandent alors à l'abbé de revenir à Wissembourg. Les dégâts importants qui en résultent sur les biens poussent les deux partis à discuter en février 1470. Cependant l'empereur Frédéric III attise le conflit. En décembre 1471, la paix est conclue. L'abbé Jean de Bruck et son prieur restent en place, mais aussi les moines réformateurs.

Ces différents conflits mènent au XV° siècle à la destruction de la ville par le comte Palatin, allié de l’abbaye. Le comte palatin décide d'assiéger la ville et de la bombarder.

 

.Antoine de Linange/ Leiningen, prieur des Quatre-Tours puis  abbé de Clingenmünster, administrateur intérimaire

De 1485 à 1503 Jean de Dratt, grand maréchal du comte palatin Philippe l'Ingénu, tyrannise les habitants de Wissembourg.

 

.Henri de Hombourg – 1475-1496 – Nouvel intérim

 

.Guillaume III d’Eyb, prince-abbé de Wissembourg  de 1498 à 1513

 

.Rudiger Fischer – dernier abbé, il est élu en 1500 mais confirmé par le pape Léon X en 1513. Abbé jusqu’en 1524

En 1518, l'empereur Maximilien Ier décide que la ville peut  librement désigner le Magistrat sans demander l'accord de l'abbé moyennant de lui verser soixante-cinq florins d'or.                                                        

Henri Motherer, curé de l'église Saint-Jean, son vicaire, Jean Merkel, Martin Bucer et Georges Kess, commencent à prêcher la Réforme en 1522. L'électeur de Trèves et l'électeur palatin mettent le siège à la ville en avril 1523 obligeant les prédicateurs à quitter la ville. L'abbaye est sécularisée en collégiale en 1524 au moment où la Réforme protestante est introduite dans la ville. Wissembourg subit l’année suivante la Guerre des paysans allemands. En 1546, l'évêque de Spire devient le prévôt du chapitre. Arrive ensuite la guerre de Trente Ans et les passages des multiples armées. A la signature des traités y mettant fin en 1648, il ne  reste plus alors que 140 habitants. À la signature du deuxième traité de Westphalie en 1648, la France considère que les villes de la Décapole, dont Wissembourg, passent sous sa domination. Le traité de Münster, en effet, est ambigu et sujet à interprétation. Cependant, la Décapole n'entend nullement se soumettre aux Français, et ses villes refusent de reconnaître Louis XIV comme leur souverain. Il s'ensuit une sévère campagne militaire de mise à pied, et Wissembourg est prise, incendiée et pillée le 25 janvier 1677. Elle finit  alors, avec ses consœurs de la Décapole, par se soumettre à la France en 1680.

 

 

 

 


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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 01:30

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                         terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

 

7. Seigneurie  de Lichtenberg -comté de Hanau-Lichtenberg/ Grafschaft Hanau-Lichtenberg                                                                                                                   terre d’empire  de 962 à 1793

 

Le comté de Hanau-Lichtenberg est un territoire du Saint-Empire romain germanique comprenant  la seigneurie de Lichtenberg en Alsace d'une part, et un morceau du comté de Hanau situé en Hesse, d'autre part. Le comté était divisé en 15 bailliages, dont 10 sont situés en Alsace avec la ville de Bouxwiller pour chef-lieu. Le site de Bouxwiller est donné en fief aux sires de Lichtenberg dès le début du Moyen Âge.

Albert de Lichtenberg (Albert II de Dabo-Moha) est  en l'an 1197 copropriétaire avec son parent chanoine de l'évêché de Strasbourg.

Les seigneurs de Lichtenberg sont issus des  les seigneurs  de Hunebourg, landgraves  de Basse-Alsace  au XII° siècle et  prévôts de l'abbaye de Neuwiller-les-Saverne, possessions de l'évêché de Metz. Les seigneurs de Lichtenberg héritent de cette prévôté en 1249 et se constituent une seigneurie autour de cette abbaye ; dans les environs de leur château de Lichtenberg et de la bourgade de Bouxwiller.

Conrad de Lichtenberg (1273–1299) est élu au siège épiscopal de Strasbourg. Lui succèdent  deux  évêques issus de sa famille  Frédéric de Lichtenberg, et Jean II de Lichtenberg  (1353–1365).

 

Maison de Lichtenberg

 

De cette époque date l'expansion territoriale des possessions de cette maison de Lichtenberg et le fait que Bouxwiller obtienne le rang de ville. Les seigneurs de Lichtenberg font construire le château du Wasenbourg au milieu du XIII° siècle. Ils rachètent en 1332 au comte d'Alsace le château du Grand-Arnsberg et ses forêts qui jouxtent le Wasenbourg, devant protéger ces nouveaux biens.

 

.Louis V de Lichtenberg (1417-1471), seigneur de Lichtenberg de ? à 1471

 

.Jacques le Barbu, seigneur de Litchtenberg de 1471 à 1480

Avec sa mort en 1480, s'éteint par les hommes la maison des sires de Lichtenberg.

Les deux héritières à part égale de la seigneurie de Lichtenberg  sont ses nièces : Anna et Elisabeth de Lichtenberg; filles de Louis V de Lichtenberg. Anna est l'épouse de Philippe Ier de Hanau-Lichtenberg. Leurs descendants prennent pour dénomination familiale les Hanau-Lichtenberg pour les différencier de la branche aînée des comtes de Hanau-Münzenberg.

Elisabeth de Lichtenberg est, quant à elle, l'épouse du comte Simon IV Wecker de Deux-Ponts-Bitche.

 

Maison de Hanau-Lichtenberg

 

.Philippe Ier (1417-1480)   comte de Hanau, seigneur de Litchtenberg en 1480

Il épouse en 1458 Anne de Lichtenberg, l'une des deux héritières de la seigneurie de Lichtenberg. Elle est la  fille de Louis de Lichtenberg et de Elisabeth de Hohenlohe et, du côté de son père, petite-fille de Elisabeth de Hanau.

En l'an 1480, lui et le comte de Deux-Ponts-Bitche, tout deux époux des nièces et héritières du dernier seigneur de Lichtenberg, se partagent la seigneurie de Lichtenberg. Les Hanau-Lichtenberg entrent  en possession du château de Lichtenberg et  le font transformer en une puissante place-forte.

 

.Philippe II (1462-1504),  comte de Hanau, seigneur de Litchtenberg de 1480 à 1504.

Deuxième fils du précédent et de son épouse Anne de Lichtenberg.

 

.Philippe III (1482-1538), comte de Hanau, seigneur de Lichtenberg de 1504 à 1538

La guerre des paysans éclate durant son règne en 1525. Sur la demande du Palatinat, il marche contre les paysans du Hettgau mais aussi contre ses propres sujets. Il tente aussi d'utiliser à ses propres fins ces émeutes.

 

Il ne fait rien contre le pillage de l'abbaye de Neuwiller mais la situation lui échappe et, le 6 mai 1525, les paysans saccagent son château de Bouxwiller. Pour faire cesser les troubles, Philippe III se voit obligé d'appeler à la rescousse le duc Antoine II de Lorraine.

 

.Philippe IV (1514-1590), comte de Hanau, seigneur de Litchtenberg de 1538 à 1590

Fils du précédent.

Il est le premier comte de Hanau-Lichtenberg qui fait de ses possessions alsaciennes le point central de ses séjours et de sa politique au détriment du bailliage de Babenhausen, berceau hessois de la famille comtale (cependant il fait construire l'aile sud du château de Babenhausen). En Lorraine, en 1564, il achète la seigneurie de Falkenstein et fait construire sur son territoire un  château à Philippsbourg en 1566.

 

Maison d’ Hanau-Lichtenberg- Deux-Ponts-Bitche

 

.Philippe /Philipp V (1541-1599) comte de Hanau, seigneur de Lichtenberg de 1590 à 1599

Fils du précédent qui lui confie le pouvoir en 1585. Il se marie trois fois ; grâce à son premier mariage en 1560  avec la comtesse palatine Louise Marguerite de Deux Ponts-Bitche, fille unique du comte Jacques de Deux Ponts-Bitche il prend possession des territoires de ce comté dont son épouse hérite en 1570.

En 1606 sont implantées les bornes qui doivent délimiter la nouvelle frontière entre le duché de Lorraine et le comté de Hanau-Lichtenberg, à la suite d'un compromis signé en 1601 par le duc Charles III de Lorraine et le duc de Deux-Ponts pour le tracé des frontières du comté de Bitche.

 

.Jean René Ier/ Johann Reinhard  (1569 - 1665) comte  de Hanau, comte de Deux-Ponts Bitche, seigneur de Lichtenberg de 1599 à 1625.

Fils du précédent ; Il épouse  en 1593 Marie Elisabeth de Hohenlohe, fille du comte Wolfgang von Hohenlohe et de la comtesse Magdalena de Nassau.

 

.Philippe Wolfgang de Hanau-Lichtenberg (1595-1641) comte de Hanau, seigneur de Lichtenberg de 1625 à 1641

Fils du précèdent ;

Il règne  durant les terribles années de la guerre de Trente Ans.

 

.Frédéric Casimir (1623-1685), comte de Hanau, seigneur de Lichtenberg, comte de Deux-Ponts Bitche de 1641 à 1685

Il hérite du comté de Hanau-Lichtenberg à l'âge de 18 ans, après le décès de son père le comte Philippe Wolfgang de Hanau-Lichtenberg survenu le 14 février 1641. En 1642, il entre en possession du comté de Hanau-Münzenberg après le décès du comte Jean Ernest de Hanau-Münzenberg.

 

. Jean René III/ Johann Reinhard  III (1665-1736) comte de Hanau, seigneur  de Lichtenberg de 1686 à 1736

Il épouse le 20/08/1699  Dorothée Frédérique de Brandebourg-Ansbach. Il est le dernier comte de Hanau-Lichtenberg.

 

. Charlotte Christine Madeleine Jeanne  (1700- 1726), comtesse de Hanau, seigneur de Lichtenberg de 1736 à 1726

Fille unique des précédents ; elle épouse en 1717 Louis VIII de Hesse-Darmstadt de sorte que  toute la seigneurie de Hanau-Lichtenberg, passe à la maison d’ Hesse-Darmstadt.

 

                                                                                                                                                    Maison d’ Hesse-Darmstadt

 

.Louis IX de Hesse/ Ludwig IX von Hessen-Darmstadt (1719 - 1790) landgrave de Hesse-Darmstadt de 1768 à 1790.

Fils de la  précédente et de Louis VIII de Hesse-Darmstadt.

 

En 1789, ses possessions en Alsace sont composées de 10 bailliages :

 

.bailliage de Westhoffen : Allenwiller, Balbronn, Hengwiller, Haberacker, Reinhardsmunster, Traenheim (en Partie), Westhoffen et Wolschheim

.bailliage de Wolfisheim : Hangenbieten et Wolfisheim

.bailliage de Brumath : Bietlenheim, Brumath, Eckwersheim, Geudertheim (en partie), Gries, Hœrdt, Krautwiller, Kurtzenhausen, Mittelhausen, Waltenheim-sur-Zorn et Weitbruch ;                                                                                                                       

 .bailliage de Kutzenhausen : Feldbach, Hoelschloch, Lobsann (pour moitié), Mattstall, Merkwiller, Niederkuntzenhausen et Oberkutzenhausen ;                         

.prévôté d'Offendorf : Drusenheim, Herrlisheim, Oberhoffen-sur-Moder, Offendorf et Rohrwiller ;                                                                                               

 .bailliage de Bouxwiller : Bosselshausen, Bouxwiller, Durningen, Duntzenheim, Ernolsheim, Geiswiller, Gimbrett, Gottesheim, Griesbach, Hattmatt, Hohatzenheim, Hohfrankenheim, Imbsheim, Issenhausen, Kirrwiller, Melsheim, Menchhoffen, Niedersoultzbach, Printzheim ou Breunsheim, Reitwiller, Riedheim, Ringendorf, Uttwiller, Wickersheim, Wilshausen, Wœllenheim et Zœbersdorf ;                                                                                                                            .bailliage

d'Ingwiller : Boxmuhle, Fuchsthal, Fullengarten, Ingenheim, Ingwiller, Kindsbrunnen, Lichtenberg, Mellich, Mietesheim, Neuwiller-lès-Saverne, Obersoultzbach, Reipertswiller, Schillersdorf, Schussersthal, Seelhoff, Wimmenau et Zell-im-Thal ;                                                                                                 

 .bailliage de Pfaffenhoffen : Alteckendorf, Bischholtz, Engwiller, Niedermodern, Oberaltorf, Obermodern, Offwiller, Pfaffenhoffen, Schalkendorf et Schwindratzheim;                                                                                                   

 .bailliage de Wœrth : Dieffenbach, Eberbach, Goersdorf, Griesbach (pour un tiers), Lampertsloch, Lindel, Mitschdorf, Morsbronn, Niedersteinbach, Obersteinbach, Oberdorf, Pfaffenbronn , Preuschdorf, Spachbach, Wengelsbach  et Wœrth ;                                                                                                                      

  .bailliage de Hatten : Buhl, Hatten, Kuhlendorf, Leiterswiller, Niederbetschdorf, Oberbetschdorf, Reimerswiller, Rittershoffen et Schwabwiller.

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 01:20

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                                 terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

5 .Seigneurie  de Geroldseck / Marche de Marmoutier/   Mauersmuster                           terre d’empire de 962  à  1793

 

Les Geroldseck  apparaissent au XIIe siècle comme avoués de l'abbaye de Marmoutier en Alsace. En tant qu'avoués, ils veillent sur la Marche de Marmoutier (soit la souveraineté temporelle de l'abbaye, don royal du VIe siècle, qui jouit de l'immédiateté impériale. Cette charge devient en leur faveur un fief de l'évêché de Metz, dont peu à peu ils constituent une seigneurie de Geroldseck qui leur appartient jusque vers 1390.  

Le fief se compose alors de treize villages et comprend deux châteaux : le Grand-Geroldseck et le Petit-Geroldseck, qui abritent les différents membres de la famille qui se partagent le pouvoir.

Entre 1109 et 1387, on distingue trois lignées:

.celle d’Othon Ier jusque vers 1193

.celle de Bourcard II jusque vers 1362

.celle de Simon Ier jusque vers 1390 : la lignée mâle est alors éteinte.

Jean de Geroldseck acquiert au XIVe siècle la seigneurie de Steinsel (aujourd'hui Niederstinzel.

 

La seigneurie est ensuite partagée entre plusieurs familles nobles et influentes de Basse-Alsace, dont les Wangen (de Wangenbourg) qui obtiennent au début du XVIe siècle le droit d'accoler le nom de Geroldseck. Les Rappoltstein prennent également l'écu de Geroldseck, avant de vendre leur part au duc de Lorraine et aux Landsberg.

La Marche de Marmoutier et la seigneurie de Geroldseck passent sous domination française dès l'Ancien Régime.

 

 

 

 

   

 

6. Possessions de l'Ordre des chevaliers teutoniques et de seigneurs immédiats

 

L’Ordre des Chevaliers teutoniques est propiétaire de plusieurs villages d’Alsace : les villages de Fessenheim, dans la Haute-Alsace, en amont de Brisach, et de Riedseltz, dans la Basse-Alsace au Sud de Wissembourg, avec plusieurs commanderies à Rixheirn, Rouffacli, Andlau, etc. Le siège princier est à Mergent-heirn, sur la Tauber, en Franconie.

 

Divers  petits seigneurs/ Herren  bénéficient également de l’immédiateté impériale : seigneurs de Landsberg, de Rathsamhausen, d’Andlau et de Wangen.

                               

                             

 

 

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 00:53

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

1.  Comté de Saarwerden (Sarre-Union, Altwiller, Burbach, Diedendorf, Eywiller, Goerlingen, Kirrberg et Rauwiller),                                                                            

 terres d’empire de 962 à 1793

Sur la rive droite de la Sarre la ville de Bouquenom très ancien bourg médiéval. Un château-fort est édifié à Sarrewerden par le premier comte connu, Frédéric, dans la première moitié du XIIe siècle. En 1397, à la mort du dernier comte de Sarrewerden, le comté passe à un neveu, comte de Moers.
Il passa ensuite à la famille de Nassau, qui est favorable aux protestant.

Ouvert aux différentes confessions réformées, le comté accueille à partir de 1557 des réfugiés fuyant les persécutions religieuses du royaume de France et du duché de Lorraine. Sept villages sont connus dès lors comme villages welsches (romans) : Altwiller, Burbach, Diedendorf, Eywiller, Goerlingen, Kirrberg et Rauwiller, repeuplés par des Français ou des Lorrains, de langue romane et de confession calviniste, tandis que le reste du comté est germanophone et luthérien de la confession d'Augsbourg.

En 1619, le duc de Lorraine Henri  II s'empare du comté de Saarverden et de ses dépendances.

En 1629, la Chambre impériale de Spire tranche le conflit entre  les ducs de Lorraine et  les princes de Nassau en attribuant  les seigneuries de Saarwerden et Bouquenom à François de Vaudémont, le père du duc Charles IV de Lorraine.                                                          

Les princes de Nassau doivent leur abandonner en 1629 les villes de Bouquenom (Bockenheim). Les Nassau créent alors sur la Sarre, face à Bouquenom, une nouvelle ville désignée comme Neu-Saarwerden.                                                      

Le comté souffre alors des ambitions du royaume de France sur sa frontière est, et le château de Sarrewerden est détruit en 1671 pendant la guerre de Trente Ans.               

Suite au traité de Ryswick de 1697, Louis XIV doit restituer aux comtes de Nassau dans le cadre de l'Empire, l'ancien comté de Sarrewerden avec la Ville neuve de Neusaarwerden, sous la dépendance du Saint-Empire, l'enclave de Bockenheim-Sarrewerden faisant retour à Léopold, duc de Lorraine, pour revenir à la couronne française en 1766.

Les autres localités de l'ancien comté de Sarrewerden et de la prévôté de Herbitzeim sont réparties entre les Nassau-Sarrebrücken (bailliage de Harskirchen) et les Nassau-Weilburg (bailliage de Neusaarwerden).

Le comté en vient à être partagé en trois zones distinctes :

.Bouquenom passe à la France en 1766 avec les possessions du duché de Lorraine,

.une partie nord appartenait aux princes de Nassau-Weilburg,

.le reste de l'ancien territoire appartient aux princes de Nassau-Sarrebruck.

À la Révolution, le comté, enclave étrangère dans le territoire français, pose le problème des princes possessionnés. Sensibles à l'émancipation républicaine, les habitants du comté proclament une République de Sarrewerden, et en demandent le rattachement à la France. La Convention nationale le leur accorde en 1793, intégrant le territoire au district de Bitche en Moselle. Le 16 juin 1794  les deux villes de Bouquenom et de Neusaarwerden  sont réunies, sous le nom de Sarre-Union. Mais les protestants trouvent cette situation inconfortable, et obtiennent ensuite le transfert de l'ancien comté de Sarrewerden au Bas-Rhin ; six cantons sont créés: Bouquenom, Neuf-Sarrewerden, Harskirchen, Wolfskirchen, Drulingen et Diemeringen.

En 1794,  Neusaarwerden et Bockenheim /Bouquenom sont réunies sous le nom de Sarre-Union.                                                         

2 .Seigneurie de Diemeringen,                                                                                            terre d’empire de 962 à 1793

La seigneurie de Diemeringen appartenait à la famille de Wittelsbach-Deux-Ponts, qui l'accorde en fief au sire de Fénétrange. Elle comprit Vœllerdingen et Butten qui s'en détachèrent en 1422, Ratzwiller et Dehlingen 

Plusieurs fois morcelée, elle passe par héritage des Mœurs-Sarrewerden aux Rhingraves de Salm à la fin du XV° siècle, lesquels rachètent en outre l'autre moitié. Ils y introduisent la Réforme à partir de 1565.

Ravagée comme toute la région au cours des guerres du XVII° siècle, elle est de nouveau morcelée entre différents seigneurs Au XVIII° siècle. À la veille de la Révolution, elle forme toujours une enclave étrangère dans l'Alsace devenue française ; comme les autres territoires relevant des princes possessionnés, la Convention l'annexe à la République française en 1793.

 

3 .Comté de la Petite-Pierre/  Grafschaft Lutzelstein,                                              

terre d’empire de 962 à 1793

(Adamswiller  - Behrlingen -  Bettwiller -  Bilswiller -  Crauftha - l Dieffenbach (aujourd'hui Tieffenbach) -  Dürstel -  Eschbourg -  Frohrnühl ou Frohn-Mühl -  Gungwiller -  Hambach  - Hangwiller ou Hanckwiller -  Hinsbourg ou Hinsberg -  Hünnerscher, cense -  Kohlhütte, cense -  Lohr – Petersbach -  Petite-Pierre (La)  - Pfalzweyer -  Puberg -  Quidschthal  -  Rosteig -  Schoenbourg -  Volksberg ou Volsbourg -  Weinbourg (pour moitié) -  Weislingen -  Weschem -  Wingen -  Wintersberg -  Zillingen)

Au début du Moyen Age, Lutzelstein  (parva petra en latin) est la capitale d’un comté rang de comté dépendant du Saint-Empire romain germanique appartenant  à la maison des comtes Palatins qui possédait la petite-seigneurie  d’Asswiller.

Au XVI° siècle, le comte Palatin Georges-Jean de Veldenz reçoit le comté de Lützelstein ; il vient y résider de préférence à son comté allemand de Veldenz. Il modernise le château et lui donne son aspect actuel. En 1588, Il accorde la seigneurie d’Aswiller en fief héréditaire à la famille Dalheim, à laquelle succède bientôt la famille de Steinkallenfels, hauts-fonctionnaires des comtes palatins.
Sensible à la situation précaire de ses coreligionnaires réformés dans le duché de Lorraine où Lützelstein forme une enclave, il résout de bâtir dans son comté une ville nouvelle motivée par l’accueil des réformés, alors indésirables dans le très catholique duché de Lorraine.

Le comte palatin possède le château d'Einhartzhausen dans son comté de la Petite-Pierre, enclavé en Lorraine. Il fait tracer à proximité le plan d’une ville nouvelle et   accorde des franchises aux nouveaux habitants qui viennent peupler la ville, dont la création est reconnue le 27 septembre 1570 par l’empereur Maximilien II du Saint-Empire. 

La ville prend le nom de Pfalzburg, Pfalz signifiant Palatinat et Burg, forteresse. Mais le château de La Petite-Pierre reste son lieu de résidence.

Toutefois, par manque d’argent, la ville est cédée au duc de Lorraine dès 1590 et les tentatives d’expulsion des réformés se multiplient, non sans se heurter à une farouche résistance de la population.

Le comte Palatin Georges-Gustave, héritier de Georges-Jean, fonde alors Lixheim en 1608.

Pour lutter contre l’influence française l’empereur autorise Jean-Georges Ier a créé, en 1568, la principauté impériale de Phalsbourg et le prince palatin Frédéric IV, en 1608, celle de Lixheim pour favoriser le commerce sur les routes de Lorraine vers l'Alsace.

Lixheim est néanmoins à son tour vendue au duc de Lorraine en 1623.

Avec Lixheim, Phalsbourg forme une éphémère principauté de 1629 à 1660, au profit de Henriette de Lorraine, sœur du duc Charles IV de Lorraine et de ses maris successifs, au premier rang desquels Louis de Guise, baron d'Ancerville.

Durement touchée pendant la Guerre de Trente Ans (1618-1648) Phalsbourg devient ville royale par le  traité de Vincennes du 28 février 1661 signé entre le duc Charles IV de Lorraine et le roi de France  Louis XIV fait suite au traité des Pyrénées de 1659, permettant au duc de Lorraine de recouvrer le duché de Bar.    Il prévoit la cession d'un corridor d'une demi-lieue (2 km) de large entre Metz et Phalsbourg qui permet au roi de France de rejoindre l'Alsace, possession française depuis le traité de Westphalie de 1648 sans passer par une terre étrangère. Des cités comme Sierck-les-Bains, Sarrebourg, Héming ou Réding sont alors rattachées à la France.

Et le traité de Ryswick de 1697, confirme la possession de Phalsbourg à la France.

En revanche ce n’est qu’après la Révolution en 1793 seulement qu’Asswiller est réuni à la France par décret de la Convention nationale, qui passe outre les droits des Princes possessionnés. 

4. Seigneurie d’Asswiller,                                                                                                terre d’empire de 962 à 1793

Asswiller est au Moyen Age  une petite seigneurie dépendant des comtes de La Petite-Pierre. Lorsqu'il prend possession du comté, le comte palatin Georges-Jean de Bavière accorde Aswiller en fief héréditaire à la famille Dalheim (1588), à qui succède bientôt la famille de Steinkallenfels, hauts-fonctionnaires des comtes palatins.

Ces seigneurs protestants y introduisent la Réforme et se maintiennent à Asswiller à partir du XVI° siècle.

Asswiller est annexé à la France en 1793 par décret de la Convention nationale, qui passe outre les droits des Princes possessionnés.

 

 

 

 

 

 

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16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 09:20

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

R. Alsace / Elsass/ Duché de Souabe/ Herzogtum Schwaben   /Landgraviats de Nordgau  et Sundgau / Evêché de Strasbourg/ Bistum  Strasburg / Decapole                                                                                                                         terres d’empire de 962  jusqu’à  1697

 

En 754 le duché d’Alsace passe sous domination franque. Les carolingiens ont la volonté de centraliser fortement leur royaume.

Pour ce faire, ils "divisent pour régner" : le duché d’Alsace est supprimé et remplacé par deux comtés : Nordgau et Sundgau.                                                  

Louis le Germanique et Charles le Chauve, fils de Charlemagne, se liguent contre leur frère Lothaire et scellent leur alliance à Straßburg/Strasbourg dans un document connu sous le nom de "serment de Strasbourg" en 843. Par le   traité de Verdun de 843, l’Alsace est attribuée à la Francie médiane de l’empereur Lothaire mais en 870, au traité de Mersen, Louis le Germanique reçoit tous les territoires de langue germanique, de la Lotharingie ; ainsi l’Alsace est intégrée au royaume de Francie Orientale ou Germanie. En 925, le roi de Francie orientale Henri l’Oiseleur rattache le duché d’Alsace au duché de Souabe.

 

Ducs de Souabe :

 

.Burchard II (883 ou 884-926) duc de Souabe  de 917 à  926

Fils de Burchard 1er ;En 922, Burchard marie sa fille Berthe au roi  Rodolphe II   de Bourgogne.

En 925, Henri l'Oiseleur rattache de duché d'Alsace à celui de Souabe. Le destin de l'Alsace est désormais lié à celui des ducs de Souabe.

 

.Hermann Ier (-949) duc de Souabe et d’Alsace de 926 à  949

Fils de Gebhard de Lotharingie et un cousin du roi Conrad Ier de Germanie.

 

.Ludolphe de Souabe (930- 957)  duc de Souabe et d’Alsace de 950 à 954

Fils issu du premier mariage d’Othon Ier le Grand.

 

.Otton Ier de Souabe (954- 982)  duc de Souabe et d’Alsace et duc de Bavière de 954 à 982

Petit-fils de l'empereur Otton Ier, nommé par son oncle l’empereur Otton II.

 

.Conrad Ier de Souabe ( ?-997)  duc de Souabe de 983 à  997.

Quand le duc Otton Ier meurt inexplicablement pendant une campagne de l'Empire en Italie de 981 à 982, il n'a aucun héritier. Afin de remplir ce poste vacant, l'Empereur Otton II le désigne en 983 comme duc de Souabe.  

 

.Hermann II ( ?- 1003) duc de Souabe de 997 à 1003, duc d’Alsace

Fils de Conrad Ier et de Richlinde, fille de l'empereur Otton Ier.

En 1002 il est candidat à l’élection impériale; il prend d'assaut Strasbourg dont l'évêque, nommé Wizelin, s'est déclaré pour Henri III, duc de Bavière, parce qu'ils étaient tous deux rivaux. Henri sépare l'Alsace de la Souabe afin de prendre le contrôle du duché. Il se marie avec Gerberge de Bourgogne, fille du roi Conrad III de Bourgogne, avec laquelle il a une fille nommée Gisèle qui se marie par la suite avec l'empereur Conrad II.

 

A l’époque de son règne, les Habsbourg, commencent à se signaler, principalement avec l’accession au siège épiscopal de Strasbourg vers l’an 1000 de Werner de Habsbourg.

 

.Hermann III ( ?-1012) duc de Souabe et duc d’Alsace de 1003 à 1012

Fils d’Hermann II.

En 1012, à la mort d'Hermann III de Souabe, le titre de duc d'Alsace est définitivement supprimé, et l’Alsace est  divisée en deux comtés (Nordgau et Sundgau) qui font partie du duché de Souabe.

 

.Ernest Ier ( ?-1015)  duc de Souabe de 1012 à 1015.

Fils cadet de Léopold Ier,  margrave d'Autriche.

En 1012, l’empereur Henri II, roi des Romains lui donne le duché de Souabe suite au décès sans héritier d’Hermann III. Dans le but de se rendre légitime le nouveau dirigeant se marie à Gisèle, la sœur ainée d’Hermann. Ernest et Gisèle ont deux enfants, Ernest II et Hermann IV.

 

.Ernest II (1010/1013 -1030)  duc de Souabe de 1015 à 1030

Gendre de l’empereur Conrad  le Salique.

En 1025 Ernest âgé d'environ une quinzaine d'années, entre en rébellion contre Conrad. Cependant, il est battu en 1026 et se rend. Il participe alors à l'expédition italienne de son beau-père de 1026 à 1027. Une fois en Italie, Conrad renvoie Ernest en Souabe. Mais lorsqu’ Ernest arrive, il se joint à nouveau à la révolte contre le roi. Mais le manque de soutien de l'aristocratie régionale le conduit une fois de plus à la défaite. Il est contraint de se rendre et est emprisonné. Gisèle, prise entre deux feux réussit à obtenir que son fils ne soit pas totalement humilié. Le titre de Dux est conservé à celui-ci.

En 1028, Conrad le fils d’Henri III est couronné. À ce moment dû aux requêtes de son demi-frère Henri et de sa mère, Ernest peut  être libéré, sans toutefois recouvrir l'intégralité de ses droits. À la Diète d'Empire de la Pâques 1030, Ernest se voit proposer de nouveaux droits uniquement à condition qu'il accepte de sévir contre les ennemis du roi.

 

C'est là son ultime chance. Son refus, motivé probablement par la présence dans l'autre camp de son vieil ami Werner von Kybourg/Kyburg, signe sa déchéance. Le titre de duc lui est retiré. Peu de temps après lors d'une bataille contre l'évêque de Constance, les deux amis meurent.  Le duché de Souabe passe  sous la direction de son jeune frère Hermann IV.

 

.Hermann IV ( ?-1038)  duc de Souabe de 1030 à 1038

Frère du précédent second fils d'Ernest Ier et de Gisèle. En janvier 1037, son beau-père, l'Empereur Conrad II le marie à Adélaïde de Suse.

 

.Henri Ier ( ?- 1045) duc de Souabe de 1038 à 1045

Fils de l’empereur Conrad II et futur empereur Henri III en 1046.

                                                                                                                                                                                                                          

.Otton II de Souabe ( ?-1047) comte palatin de Lorraine (1034-1045), puis duc de Souabe de 1045 à 1047

Fils d'Ezzo de Lotharingie et Mathilde, fille de l'Empereur Otton II.

 

.Otton III ( ?-1057) duc de Souabe de 1048 à 1057

Fils d'Henri de Schweinfurt, margrave du Nordgau, Il est l'un des plus puissants princes de la Franconie orientale et investi par l’empereur Henri III.

 

.Rodolphe de Rheinfelden (vers 1025 - 1080), duc de Souabe de 1057 à 1079 et antiroi des Romains de 1077 à 1080

Fils du comte Kuno de Rheinfelden.

En 1057, profitant de la minorité d'Henri IV, alors roi de Germanie, il enlève Mathilde de Franconie, la sœur du roi. Deux ans plus tard, il la demande en mariage, avec succès, et obtient également le duché de Souabe et l'administration du royaume de Bourgogne. Mathilde meurt en 1060, et Rodolphe épouse en 1067 Adélaïde de Savoie (1052-1079), fille d'Othon Ier de Savoie.

Deux fois beau-frère d'Henri IV.

 

 

Maison de Hohenstaufen

 

.Frédéric Ier de Staufen (1050-1105) duc de Souabe de 1079 à 1105

Fils de Frédéric de Büren et le premier des Hohenstaufen investi du duché de Souabe.

 

.Frédéric II de Souabe dit le Borgne (1090- 1147) duc de Souabe de 1105 à 1147

Fils de Frédéric Ier de Souabe et d'Agnès de Franconie. En 1120, Frédéric II de Souabe se marie avec Judith, fille du duc Henri IX le Noir de la puissante famille des Welfs.

À la mort en 1125 de son oncle l'empereur Henri V, Frédéric devient candidat pour le titre de roi des romains. Bien qu'il bénéficie du soutien de son plus jeune frère Conrad de Souabe et de plusieurs familles, il perd cette élection au profit de Lothaire III de Supplimbourg qui devient empereur.

L’empereur Lothaire III de Supplimbourg  en 1125 remplace les comtés du Nordgau et du Sundgau par deux landgraviats et créé la fonction du« Landgraf » qui a pour mission d'assurer à l'empereur les terres contestataires. Il confie le landgraviat de Haute Alsace aux comtes de Habsbourg et celui de Basse Alsace à la famille d’ Hunebourg. En 1127, il s'empare de la ville d’Haguenau  pour bien montrer aux Hohenstaufen qui est le maître.   La famille de Habsburg/Habsbourg, originaire d’Ottmarsheim, comtes de Sundgau est progressivement éclipsée par les comtes de Dabo/Dagsburg-Egisheim, maîtres du Nordgau. Les empereurs s’appuient sur les évêques, qu’ils nomment, pour régner efficacement.

Les landgraves vassaux des ducs de Souabe et d’Alsace tentent de se constituer leur propre réseau de châteaux. Les Hunebourg possèdent depuis le début du XIIè leur château du même nom ; ils y ajoutent une nouvelle place forte, le Grand Arnsberg. Mais l’action des landgraves reste limitée, faute de moyen et faute de temps, car Lothaire de Supplimbourg meurt en 1137. Aussitôt les rivalités se déchaînent. L'Alsace est dévastée lors de la lutte opposant Lothaire III de Saxe à Frédéric II de Hohenstaufen « Le Borgne », duc d'Alsace et de Souabe, tous deux prétendants au trône du Saint Empire Romain Germanique.

                                                                                                            

Les territoires Hohenstaufen à protéger se situent autour de Wissembourg et          d’Haguenau, dont le château est le centre administratif.

Parmi les châteaux, placés en demi-cercle dans les Basses-Vosges du Nord, il y a le Fleckenstein, le Hohenbourg, le Lutzelhardt, le Falkenstein, leWasigenstein. Un deuxième centre stauférien est Sélestat, avec le prieuré de Sainte-Foy et une partie de Kintzheim. Ses châteaux protecteurs sont le Haut-Kamigsbourg et le Ribeaupierre. Les Hohenstaufen possèdent par ailleurs le Hohenbourg (Sainte-Odile) avec Obernai et dans le Haut-Rhin, des fiefs à Munster et Mulhouse.

Frédéric de Hohenstaufen s'appuie sur son rôle d'avoué de la puissante abbaye de Wissembourg. Il possède un tiers de la forêt d’Haguenau, des biens à Sélestat, Hochfelden, Schweighouse, Marlenheim et sans doute d'une partie de l'avouerie de l'abbaye de Munster. Il reçoit enfin une aide appréciable avec la nomination par l’empereur à la tête de l’évêché de Strasbourg de son frère Otton en 1082.

Les armes sont favorables à Hugues d'Eguisheim. Mais le 4 septembre 1089, lors d'une tentative de réconciliation, Hugues IV d'Eguisheim est assassiné à Niederhaslach dans une demeure de l'évêque Otton par l'échanson épiscopal.  Cet assassinat arrange bien les affaires des Hohenstaufen qui rapidement  vont s’employer à affirmer leur pouvoir et à édifier à leur tour un système castral bien organisé.

Au début du XIIè, les Hohenstaufen, désormais conduits par Frédéric II « Le Borgne » (duc de Souabe et d’Alsace de 1105 à 1147) construisent le château d'Estufin (Haut-Koenisburg, 1114), symbole de leur domination. Haguenau devient la ville d’élection des Hohenstaufen ou Frédéric édifie un nouveau château.

Une nouvelle menace surgit en la personne du grand électeur, l'archevêque Adalbert de Mayence, qui, prisonnier des Saliens et libéré en 1113, entend faire faire payer à l'empereur ses 3 années de captivité pour s’être rallié à la cause papale. Il menace le Palatinat et l'Alsace sur deux fronts : le nord et le nord-ouest. Les Hohenstaufen se lancent donc à l'assaut de Mayence. Préalablement, ils barrent les défilés des Vosges du Nord en édifiant le Fleckenstein et le Falkenstein, érigé par leur allié, le comte de Lutzelbourg. Ajoutés aux châteaux du Palatinat voisin, ces verrous fortifiés constituent un obstacle suffisant pour contraindre l'archevêque grand électeur à revoir ses plans. 

 

L’empereur Henri V  qui mise sur les Hohenstaufen pour lui succéder, ordonne en 1125 à Frédéric le Borgne de transférer les insignes de la couronne au Trifels, qui devient ainsi le château symbole de l'empire. Ces insignes rassemblent ce que l'empire possède de plus précieux : le sceptre, la couronne de Charlemagne, le manteau du couronnement et d'innombrables reliques dont la « lance de Longinus » qui perça le flanc du Christ.

Cette même année 1125, Adalbert de Mayence tient sa revanche : à la mort de Henri V, dernier des Saliens, en 1125, il réussit à faire élire Lothaire de Supplimbourg et ainsi à écarter les Hohenstaufen du pouvoir. Le nouvel empereur  cherche immédiatement à contrôler les régions qui lui sont défavorables : il remplace les comtés du Nordgau et du Sundgau par deux landgraviats et créé la fonction du« Landgraf » qui a pour mission d'assurer à l'empereur les terres contestataires. Il confie le landgraviat de Haute Alsace aux comtes de Habsbourg et celui de Basse Alsace à la famille de Hunebourg à cette fonction. En même temps, en 1127, il s'empare de la ville d’Haguenau  pour bien montrer aux Hohenstaufen qui est le maître.

Les landgraves tentent de se constituer leur propre force castrale. Les Hunebourg possèdent depuis le début du XIIè leur château du même nom ; ils y ajoutent une nouvelle place forte, le Grand Arnsberg. Les Habsbourg sont implantés en Alsace, principalement avec l’accession au siège épiscopal vers l’an 100 de Werner de Habsbourg et du côté d’Ottmarsheim.

Mais l’action des landgraves reste limitée, faute de moyen et faute de temps, car Lothaire de Supplimbourg meurt en 1137. Aussitôt les rivalités se déchaînent. L'Alsace est dévastée lors de la lutte opposant Lothaire III de Saxe à Frédéric II de Hohenstaufen « Le Borgne », duc d'Alsace et de Souabe, tous deux prétendants au trône du Saint Empire Romain Germanique.

Conrad III de Hohenstaufen, frère de Frédéric le Borgne, devient empereur.

 

.Frédéric III de Hohenstaufen dit Frédéric  Barberousse (1122-1190), duc de Souabe et d’Alsace de 1147 à 1152, empereur romain germanique en 1155 sous le nom de Frédéric Ier, roi de Germanie, roi d'Italie, comte palatin de Bourgogne.

Neveu de l’empereur Conrad III et fils de Frédéric le Borgne.

 

Frédéric accède au trône impérial en 1152 et laisse le duché de Souabe à Frédéric IV, fils de son oncle l’empereur Conrad III.

 

 

.Frédéric IV de Rothenburg, duc de Souabe de 1152 à 1167

Fils de l'empereur Conrad III.

Dès 1162, la puissante famille des Dabo-Egisheim reprend l’offensive contre les Hohenstaufen.

En 1164, Frédéric Ier, dit Barberousse, rédige la charte d’Haguenau, qui octroie à la cité un certain nombre de droits et privilèges, et fait de la ville son lieu de résidence favori.

 

.Frédéric V de Hohentaufen, duc de Souabe de 1167 à 1171

Fils ainé de l’empereur Frédéric Barberousse et de la comtesse de Bourgogne Béatrice Iière.

En 1168 Hugues VIII de Dabo-Eguisheim détruit le château de Horbourg  près de Colmar, provoquant la fureur de son père Frédéric Barberousse. En représailles, le château de Guirbaden est détruit par les troupes de l'empereur la même année.

A côté des deux puissantes familles d’Alsace, apparaissent de nouveaux puissants : dans le Sundgau, les comtes de Ferrette, une branche de la puissante famille des Montbéliard sont les nouveaux maîtres de la région en leurs châteaux d’Altkirch, de Ferrette, du Liebenstein, de Morimont… En moyenne Alsace, les comtes de Frankenburg érigent un splendide château dominant le val de Villé et le val de Lièpvre : le Frankenbour.  

Pour le départ en croisade, Frédéric Barberousse, c’est à Haguenau que Frédéric Barberousse donne rendez-vous  dès les premiers jours d’avril 1189 à Philippe-Auguste, roi de France, et Richard Cœur-de-Lion, roi d’Angleterre. Barberousse meurt en croisade en 1190.

 

.Frédéric VI  de Hohenstaufen  (1167- 1191), duc de Souabe de 1170 à 1191

Troisième fils de Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire de Bourgogne et frère d’Henri VI. Frédéric se marie avec la princesse Constance de Hongrie, mais ils n'ont aucun descendant.

 

.Conrad II de Hohenstaufen (1173-1196),  duc de Souabe de 1191 à 1196, duc de Rothenbourg

Cinquième fils de Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire, frère du précédent et du futur  Henri VI.

 

.Philippe de Hohenstaufen (1177-1208) duc de Souabe de 1196 à 1208, marquis de Toscane, empereur Philippe Ier en 1198

Huitième fils de Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire de Bourgogne.

En 1197 il épouse Irène Ange de Constantinople (1172-1208), fille de l'empereur romain d’Orient Isaac II Ange, qui lui donne sept enfants dont trois meurent en bas-âge :

 

.Béatrice   épouse en 1212 le futur empereur germanique Othon IV de  Brunswick, et meurt la même année ;                                                                                     

 .Cunégonde (1200-1248)  épouse en 1224 le roi Venceslas Ier de Bohême 

.Marie (1201-1235)  épouse le duc Henri II de Brabant ;                                     

 .Élisabeth (1202-1235) épouse en 1219  le roi Ferdinand III de Castille et de Léon.

 

La lutte qu'il soutient pour être élu à la dignité impériale hâte la dissolution du duché de Souabe; pour acheter des appuis, il distribue presque toutes ses terres.

 

.Frédéric VI de Hohenstaufen (1194-1250)  duc de Souabe  de 1208 à 1219 puis empereur Frédéric II en 1220

Dès 1210, Frédéric fait alliance avec le duc Frédéric de Lorraine auquel il promet 4 000 marks pour son aide contre Otton de Brunswick. Cette alliance lui permet de reprendre Haguenau.

 

Le duc de Lorraine meurt en 1213 ; son fils Thiébaut, qui vient d’épouser Gertrude, la seule héritière des Dabo-Eguisheim, âgée de 7 ans, réclame le paiement de l'importante somme promise à son père. Mais le Hohenstaufen refuse de transférer au fils la dette qu'il devait au défunt père.Las d'attendre le paiement des 4 000 marks, Thiébaud décide d’agir et ordonne en 1218 à Lambycin d'Arches de s'emparer de Rosheim, cité des Hohenstaufen donnée en gage à Frédéric de Lorraine en attendant le versement de la somme promise. Thiébaut estime donc réclamer ce qui lui est dû ! Les Lorrains pénètrent sans difficultés dans la ville et trouvent des caves regorgeant de vin. Ils s'enivrent et se font massacrer par les habitants de la ville ragaillardis. Frédéric II se met en campagne contre le duc qui est capturé et forcé de s'enrôler dans l'armée impériale. En 1219, Thiébaut est libéré. Il retourne en Lorraine et passe par ses terres alsaciennes de Saint-Hippolyte. Là, il meurt mystérieusement, sans doute empoisonné sur ordre du Hohenstaufen. Gertrude, toujours sans enfant, se retrouve veuve.

L'attaque sur Rosheim conforte l'empereur dans la nécessité de renforcer son propre réseau fortifié sur le flanc ouest de l'Alsace. Il charge son bailli en Alsace, Woelfelin, d'entreprendre ces travaux. Un nouveau type de château naît : il s'agit de constructions ayant de vastes enceintes afin de pouvoir y loger des détachements relativement importants de cavaliers. Cette cavalerie pourra ainsi rayonner autour de son casernement et faire du nouveau château une arme offensive : ainsi est construit le « nouveau » Guirbaden, directement placé en avant des enceintes du vieux château des Dabo-Eguisheim ; suivent le château de Wangenburg gardant le col vers Dabo, celui de Kaysersberg, qui devra contrôler la route vers le col du Bonhomme, celui de Pflixbourg et le Haldenburg (près de Mundolsheim) qui surveillera la cité et son seigneur-évêque.

A côté de ces « châteaux casernes » on construit des tours de guet comme le Kronenburg dominant le Kronthal et la route vers Dabo. Les Hohenstaufen peuvent s'estimer être les véritables maîtres de l'Alsace.  

 

.Henri II de Hohenstaufen, duc de Souabe de 1219 à 1235

Fils du précédent ; après sa rébellion, l’empereur Frédéric II investit son fils cadet  Conrad.

Le père et le fils doivent compter avec l’ambition dévorante des évêques de Strasbourg. 

  

Gertrude d’Eguisheim Dabo se remarie en 1220 avec Thiébaud IV de Champagne contre le gré de Frédéric II, mais en 1222 le divorce est prononcé sous prétexte de stérilité de l’épouse et l’année suivant Gertrude se marie avec Simon de Linange pour décéder en 1225 sans descendance au château de Herrenstein.

L'évêque de Strasbourg, Berthold de Teck, revendique aussitôt l'héritage, déclenchant une longue guerre de succession entre les prétendants à l'héritage, parmi lesquels les comtes de Ferrette ne sont pas les moins puissants. Le conflit va durer 15 ans : l’évêque Berthold de Teck se fait céder par Simon de Linange le Guirbaden, rachète également les parts du Haut-Eguisheim aux margraves de Bade et en 1228 bat le comte Frédéric II de Ferrette à Blodelsheim avec l’aide d’Albert de Habsbourg, son bailli.

 

.Conrad III de Hohenstaufen (1228- 1254), duc de Souabe  de 1235 à 1254[]  , roi des Romains de 1237 à 1254, roi de Sicile de 1250 à 1254, roi de Jérusalem de 1228 à 1254,

Fils de Frédéric II et de Yolande de Brienne, il épouse Élisabeth de Bavière  en 1246. Ils ont un fils, Conradin (1252-1268), futur duc de Souabe

Devenu roi des Romains, il transmet le duché à son fils Conrad.

Dès 1245 Henri de Stahleck, nouvel évêque de Strasbourg, se proclame administrateurs des biens impériaux en Alsace et se rue sur le domaine castral des Hohenstaufen. En peu de temps, le réseau fortifié de l’évêque de Strasbourg est extrêmement puissant : Haut-Barr, Dachstein, Molsheim, Guirbaden, Bernstein, Rouffach, Kaysersberg, Ringelstein, Illwickersheim, Zellenberg, Jungholtz, Rhinau, Soultz, La Petite-Pierre, Wineck, Honack, Thann et le Kronenburg est rasé.583             

 

.Conrad IV  (1252- 1268)  dit  Conradin  ou Conrad de Hohenstaufen, duc de Souabe de 1254 à 1268, roi de Sicile et de Jérusalem de 1254 à 1268            

Cet héroïque enfant est à la fois le dernier des Hohenstaufen et le dernier duc de Souabe. Sous son règne et celui du roi des romains Guillaume de Hollande       en 1262, Haguenau devient ville libre d’empire (Freie Reichsstadt).À sa mort, sans héritiers en 1268, la lignée des Hohenstaufen s'éteint et le duché de Souabe se désintègre en plusieurs comtés, villes et abbayes libres. 

En 1268, le duc Conrad partage l’Alsace en deux : au nord le landgraviat  de Nordgau ou Basse-Alsace, est confié aux Dagsburg/Dabo-Egisheim ; au sud  les Habsbourg restent investis du Sundgau. Dans tout l’empire, l’autorité impériale s’efface devant la noblesse locale. Mais ces deux landgraviats sont supplantés par les comtes de Pfirt/Ferrette au sud et de Fleckentein et Lichtenberg au nord ainsi que par l’évêque de Straßburg/Strasbourg. Le Nordgau se morcelle le plus. Les seigneurs les plus importants sont l'évêque de Strasbourg, les comtes de Hanau-Lichtenberg, la ville de Strasbourg, les villes impériales, les seigneurs de Fleckenstein et la chevalerie immédiate d'empire : Andlau, Ratsamhausen, Landsberg, Bergheim, Boecklin de Boecklinsau, Zorn, Müllenheim...En 1365, le comté de Nordgau passe aux princes-évêques de Strasbourg.Sous  Maximilien, l’empereur possède encore directement le Grand Baillage de Haguenau en Basse Alsace (la ville et 40 villages alentour), les 10 villes impériales (Décapole).A l’est du Nordgau, enclavée dans le duché de Lorraine, l’Alsace dite « bossue » est divisée en 4 seigneuries : Sarrewerden, Diemeringen, La Petite Pierre/Lutzelstein  et Asswiller.

Au XVIe siècle, de vastes régions de l’Alsace constituent des territoires ecclésiastiques catholiques. Le pouvoir de l'Évêché de Strasbourg s'étend sur la moitié du Bas-Rhin et sur certaines parties du Haut-Rhin. L'évêque de Bâle au sud, celui de Spire au nord ont aussi  des possessions en Alsace. Le domaine des Habsbourg s'étend sur les deux-tiers du Haut-Rhin tandis que les possessions des ducs de Lorraine s'étendent également en Alsace.                                         

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 20:20

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

Q.Comté de Linange/ Grafschaft  Leiningen  (Seigneuries de Réchicourt / Rixingen, Forbach/ Frauenbergs)                                                                                                       terre d’empire de 962 à 1793

 

La seigneurie de Réchicourt près de Sarrebourg, fief d'empire indépendant du duché de Lorraine,  appartient à partir du XIII° siècle, à la famille allemande de Linange / Leiningen.La famille de Linange est une famille noble allemande, branche cadette de la première maison comtale de Sarrebruck, ayant eu de vastes possessions dans l'actuelle région de Lorraine. Linange est la forme francisée de Leiningen, localité de Rhénanie-Palatinat dont la famille tire son origine.

La seigneurie de Réchicourt fait partie de l'ancien pays Chaumontois happé sous la férule de l'évêque de Metz à l'époque ottonienne.

 

.Simon de Sarrebruck, comte de Leiningen /Linange de ? à 1234, seigneur de Réchicourt, comte de Dabo en 1234

Il épouse en 1223 Gertrude de Dabo ( ?-1225)  comtesse de Dabo de  1212   à  1225, fille et héritière d'Albert II de Dabo-Moha et de Gertrude de Bade. Gertrude meurt en 1225 et Simon reprend le titre en 1234.Simon meurt par accident, en 1234.

 

Maison de Linange-Dabo

 

.Frédéric III, comte de Linange, comte de Dabo, seigneur de Réchicourt  de 1234 à ?

Frère du précédent. Epoux d'Isabelle d'Apremont, fille de Gobert VII d'Apremont et  nièce de Jean,évêque de Verdun puis de Metz.

 

Il se reconnait vassal de l’évêque de Strasbourg.  Il tente de reprendre la lutte pour le comté de Dabo mais doit accepter un traité : les Linange acceptent de ne conserver que la partie montagneuse du comté, entre Saverne et Saint Quirin, mais l’immense partie du territoire alsacien revient à l’évêque.

 

.Cunon, comte de Linange, seigneur de Réchicourt de ?    à  1240

Il meurt à la croisade en 1240.

 

.Hanemann, comte de Linange, seigneur de Réchicourt, seigneur de Forbach et de Frauenberg de   1492  à 1507

Il épouse  AdélaÏde de Sierck.Au décès de son oncle Philippe, en 1496, Adélaide  de Sierck, fille du chevalier Arnold VII (1366-1455) seigneur de  Frauenberg, Moncler, Meinsberg (près de Sierck) et ayant reçu la seigneurie de Forbach en 1436 du duc de Lorraine René Ier. Par son mariage avec Adélaïde de Sierck, Hanemann  en devient lui-meme propriétaire.

 

Maisons  de  Hohenfels-Reipoltskirchen et de Daun-Falkenstein

 

.Elisabeth et Walpurga, comtesses de Linange de 1507 à 1556

A la mort de leur père Hanemann  et de leur mère Adelaide, les comtesses Elisabeth et Walpurga se partagent par moitié les seigneuries de Réchicourt, Forbach et Frauenberg,chacune recevant la moitié:

1° Elisabeth  épouse d'Emic de Daun seigneur d'Oberstein (Rhénanie) (+1515)

2° Walpurge  épouse de Jean de Hohenfels, seigneur de Reipoltskirchen (Palatinat),

En 1555, leurs petits-enfants font un acte d'échange; dorénavant :

 

.Jean II de Hohenfels-Reipoltskirchen  possède toute la seigneurie de Forbach et 1/4 de Bousbach, et sa cousine

 

.Barbe de Daun-Falkenstein  a, pour sa part toute la seigneurie de Frauenberg et 3/4 du village de Bousbach.

 

Pendant un demi-siècle, les descendants des deux branches jouissent donc en commun de leurs parts respectives dans l’héritage de Sierck.

En 1555, Barbe, comtesse de Daun-Falkenstein, remariée depuis 13 ans à Jean-Jacques, comte d’Eberstein, propose à son cousin Jean II, comte de Hohenfels d’échanger sa part de Frauenberg contre celle des Daun-Falkenstein à Forbach. En 1556, l’affaire est conclue. Jean II de Hohenfels-Reipoltskirchen va jouir seul de la seigneurie de Forbach. Sa cousine Barbe de Daun-Falkenstein et son mari deviennent les seuls maîtres de la seigneurie de Frauenberg.

Maisons de Linange-Westerburg et d'Eberstein   

L'extinction de la lignée masculine de la famille Hochenfels-Reipoltskirchen profite aux héritiers de Barbe von Daun-Falkenstein.

 

.Louis ( ?  -1622)  comte de Linange, seigneur de Réchicourt et Forbach

En 1593, Louis, par achat et héritage, entre  en possession de la totalité de la seigneurie de Réchicourt puis il hérite en 1602 de la partie de la seigneurie de Forbach appartenant à la famille de Hohenfels.

Mais de 1602 à 1618, il y a à nouveau un partage de la seigneurie de Forbach entre deux seigneurs issus de familles différentes, les Linange-Westerburg et les Eberstein.

 

Maison de  Linange- Westerbourg- Réchicourt /  Leiningen-Westerburg-Rixingen

 

.Louis / Ludwig-Eberhard (1624 -1688) comte de Linange, seigneur Réchicourt, de Forbach de ?   à 1688,  baron perpétuel du Saint-Empire,

 

.Philippe-Louis /Philipp-Ludwig  (1652-1705) comte de Linange, seigneur de Réchicourt de  1688 à 1705

Fils ainé du précédent et  de Charlotte de Nassau-Sarrebrück.

 

Il refuse de faire allégeance à Louis XIV engagé dans la politique des Réunions, et prend  les armes contre lui en 1672. Il devient général de cavalerie de l’armée impériale.

Il meurt sans héritiers directs de sorte que le comté de Linange avec les seigneuries de Réchicourt et de Forbach passe à  quatrième cousin.

 

.Frédéric d'Ahlefeldt, comte de Linange, seigneur de Réchicourt et de Forbach

En 1681, Il fait hommage au roi de France pour le comté de Réchicourt mais le comté reste terre d'Empire après le rattachement de la Lorraine à la France en 1766.

 

Maison de Fronsac-Richelieu

De 1751 à 1789 le comté de Réchicourt appartient à la famille du duc de Fronsac-Richelieu.


.Friedrich-Karl-Woldemar/ Frédéric-Charles  (1724-1807), prince de Linange / Fürst zu Leiningen

Le 7 juillet 1779, les comtes de Linange-Dabo-Harbenbourg /Leiningen-Dagsburg-Handenburg sont élevés au rang de princes du Saint-Empire.                    Le comte régnant, Charles Frédéric, prend le titre de prince de Linange / Fürst zu Leiningen. Il entre en conflit avec la France révolutionnaire comme les autres princes possessionnés. Le comté est annexé en 1793 par la République.

Le 9 février 1801, le traité de Lunéville confirme la possession du comté de Linange  par la France.

 

 

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 20:15

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

    P.Sarrebourg, Sierck, Heming, Reding,  Nidervillers, Garrebourg 

     terres d’empire de 962 à 1661

 

En 1562, le duc de Lorraine Charles III achète à l’évêque de Strasbourg la ville de Sarrebourg et la seigneurie de Sarralbe qu’il intègre au duché de Lorraine.

Mais par le traité de Vincennes du 28 février 1661 le duc Charles IV de Lorraine la cède à la France. Ce traité crée un corridor de 2 km de large entre Metz et Phalsbourg qui  permet au roi de France de rejoindre l'Alsace sans passer par une terre étrangère soit le duché de Lorraine. le duc Charles IV doit céder à la France de Louis XIV la "route d'Alsace" (de Metz à Strasbourg, par Sarrebourg,), ainsi qu'une bande de terre large d'une demi-lieue, de part et d'autre de cette voie stratégique devenue "route de France", si importante depuis l'acquisition de l'Alsace. Les Français imposent la "lieue française" (4000m), différente de la "lieue lorraine" (3000m). Ils annexent donc une largeur de 1 km de chaque côté de cette voie. Cette zone comprend 42 villages (dont Réding), mais aussi des localités situées à proximité (comme Niderviller et Garrebourg) pour servir de "villages étapes" aux troupes, avec toutes les servitudes que cela entraînait.  La route de France constitue, en effet, un lourd fardeau pour les villages concernés. Il faut l'entretenir, d'où la multiplication des corvées. Le passage continuel de troupes (guerres de Louis XIV et de Louis XV) exige des logements d'étape, mais aussi des quartiers d'hiver ou stationnements plus longs, à Sarrebourg, Phalsbourg et dans les villages environnants.

 

 

 

P.Principauté de Phalsbourg-Lixheim

 terre d’empire de 962 à 1661

 

Avec Lixheim, Phalsbourg forme une éphémère principauté de 1629 à 1660, au profit de Henriette de Lorraine, sœur du duc Charles IV de Lorraine et de ses maris successifs, au premier rang desquels Louis de Guise, baron d'Ancerville. Durement touchée pendant la Guerre de Trente Ans, Phalsbourg devient ville royale par le  traité de Vincennes du 28 février 1661. Le traité de Ryswick de 1697, confirme la possession de Phalsbourg à la France.

 

 

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 20:09

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CH.II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

    O.Seigneurie/Baronnie /Comté de Créhange / Grafschaft  Kriechingen 

    terre d’empire de 962 à 1789

 

Les Malberg détachent de leurs possessions une seigneurie de Créhange /Kriechingen au XIIe siècle pour la confier à une famille qui leur est apparentée. Cette première famille de Créhange y fait construire un château.

Augmentée de nombreux héritages par les femmes, la seigneurie de Créhange comprend  des territoires éparpillés sur la Lorraine actuelle, le Luxembourg, la Sarre. Quoique sans continuité territoriale, elle est érigée d'abord en baronnie, puis en comté.

 

Maison de Torcheville

 

En 1295,  la famille de Torcheville / Dorsweiler hérite des possessions et des titres des comtes de Créhange, en prend le nom à son tour et continue à les augmenter.

 

.Godemann de Torcheville, seigneur  de Créhange de ? à ?

Par une habile politique matrimoniale, il accapare différents héritages : Boucheporn, Bisten, Courne, Niedervisse, Denting, Momerstroff, Hallering, Voimhaut et le château de Marimont augmentant  ainsi considérablement son domaine.

 

.Georges de Créhange, seigneur  de Créhange de 1321   à  1343

Fils du précédent. Il participe au côté de l’empereur Louis de Bavière à la guerre contre Frédéric le Beau, duc d'Autriche.

 

.Wirich de Créhange, seigneur  de Créhange  de  1343  à  1372, seigneur de Hombourt

Deuxième fils de Godemann, il succède à son frère. Il rachète les droits de Burcard de Fénétrange. Epoux de Sara de Hombourg~sur-Canner; à la mort des parents de celle-ci, sans descendants, la seigneurie lui est attribuée. Ils ont deux fils et une fille : Jean et Wilrich, Isabelle.

 

.Jean Ier (1341-1398) seigneur  baron de Puttelange et de Créhange de 1341 à 1398

Un des fils du précédent.

Par son mariage avec Henriette, fille et héritière de Jean, seigneur de Forbach, il hérite de Raville (devenant ainsi vassal direct du duc du Luxembourg, Wenceslas de Bohême), Puttelange/Püttlingen dans le Kollertal, Varsberg ainsi qu'un tiers de la seigneurie de Forbach.

Il accompagne Charles IV de Luxembourg en 1356 à Metz pour la proclamation de la Bulle d'Or. L'empereur réside quelques jours à Créhange et en remerciement lui accorde en 1398 le droit de battre monnaie.

 

.Jean II, seigneur-baron de Puttelange et  de Créhange de 1378 à 1431 

Il épouse  Irmengarde de Pettange/Puttingen (ou Pittange), héritière d'une part de cette seigneurie et de son château ainsi que du château de Larochette au Luxembourg.

 

.Jean III, seigneur baron de Puttelange et de Créhange de 1431 à 1436

Marié à Elisabeth de Daun qui apporte à sa descendance  le titre de Maréchal héréditaire de Luxembourg.

 

.Jean IV, seigneur baron de  Puttelange et de Créhange  de 1436 à 1510

Il possède alors le château de Bacourt avec 10 localités dans la baronnie de Créhange, la prévôté de Téting, avec Lelling et Folschviller, Denting, Momerstroff, Niedervisse, une partie de la seigneurie de Püttlingen, Château-Bréhain et Faulquemont.

En 1447, il tente d'aller au secours du roi de Bohême et il est fait prisonnier par le duc de Bourgogne. Son château est attaqué. En 1486, Il participe  à l'élection de Maximilien de Habsbourg à Francfort en 1486 et il siège sur les bancs des barons seigneurs d'Empire.

Les enfants de Jean IV se partagent la baronnie.

 

.Jean V, seigneur baron de  Puttelange et de Créhange de  1510 à ?

Frère du précédent. Marié à Irmengarde de Raville. Il entre en possession de cette seigneurie. C'est sous son règne, en 1525, qu'éclate la révolte des paysans qui s'étend à la seigneurie de Créhange. Les paysans germanophones de la baronnie  de Créhange se joignent aux bandes paysannes de la Sarre moyenne. Lorsque le duc de Lorraine Antoine décide d'en finir avec les révoltés, il fait appel à tous les seigneurs, barons du Westrîch. Le baron de Créhange est l’un des premiers à répondre à son appel.

 

.Georges Ier, baron de Puttelange et de Créhange de ? à 1567

Il épouse Philippine de Linange (Leiningen) et accroit ainsi son domaine et obtient en dot une part des salines de Dieuze et Dabo.

Il prend part à la réception de Charles V à Metz en 1544, portant l'épée impériale et l’héberge dans son château.

Georges Ier embrasse la religion calviniste peu de temps avant sa mort en 1567.

.Pierre Ernest, Comte de Puttelange et de Créhange de 1611  à ?, seigneur de Baccourt,

Il reprend le Comté de Créhange  en 1611. Il possède alors  châteaux, 100 domaines et 300 villages.

En 1617, l'Empereur Mathias, en vertu de la "jura gratialia" accordée à chaque souverain germanique, c'est-à-dire le droit de dispenser des lettres de noblesse, d'élever un baron à la dignité comtale, désigne  les six villages pour constituer le territoire du nouveau comté de Créhange réputé fief immédiat d'Empire (Reichsunmittelbar). Le comté de Créhange fait alors partie du cercle du Rhin supérieur.

En 1626, il devient bailli d’Allemagne en se mariant avec Marie-Marguerite de Coligny.                                                 

Les possessions de la Maison de Créhange comprennent au XVII° le comté proprement dit et des fiefs et droits tenus par la Maison de Créhange des évêques de Metz, des ducs de Lorraine, des archevêques de Trèves, des ducs de Luxembourg répartis en six groupes de villages enclavés dans le duché de Lorraine et le comté de Sarrebruck                                                       :
1. Créhange à l’Ouest de Faulquemont /Falkenberg avec son château qui servait de siège à l'administration                                                            .                                                                                               2. Denting, Momerstroff, Niedervisse en partie qui formaient une deuxième mairie.
3. Pontpierre.                                                       .
4. 1/4 de la mairie (Mayerei) de Téting avec des biens à Lelling, Ahling et Folschviller.
5.  Biding                                                                                                              .                                                                             
6.  La seigneurie de Saarwellingen en Sarre avec ¼ de Reisweiler.

 

Au cours de la guerre de Trente Ans, en 1677, le maréchal de Créquy  laisse en se retirant vers Metz, un détachement de 60 hommes dans le château de Créhange, où ils sont attaqués et faits prisonniers par Charles IV de Lorraine.

Le comté appartient à partir de 1697 à la Maison d’Ostfriesland puis après 1726 à la Maison de Wied-Runkel,

Il est annexé par la France révolutionnaire à la fin du XVIIIe siècle. Le traité de Lunéville en 1801 confirme le rattachement de Créhange à la France. Le comté comprend alors les villages de Rémilly, Voimhaut, Raville /Rollingen, Pontpierre, Helfedange, Laning, Teting, et Münzingen. Les princes possessionnés en sont dédommagés par des terres de l’archevêché de Trêves en 1803.

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 20:02

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    N. COMTE DE DEUX-PONTS / GRAFSCHAFT ZWEIBRUCKEN 

 

Le comté de Deux-Ponts est créé en 1182 par démembrement du comté de Sarrebruck, vassal de l'évêque de Metz (Deux-Ponts est aujourdhui une ville allemande et un district, située dans le Land de Rhénanie-Palatinat). Le cœur du comté de Deux-Pont comprenait les territoires entre Sarre et Blies, le monastère de Hornbach, la seigneurie du Mont-Tonnerre, les neuf villages rhénans compris entre Frankenthal et Worms et onze lieux-dits autour de Bad Bergzabern, y compris la moitié de la châtellénie de Landeck.

 

.Henri Ier, comte de Deux-Ponts  de  1182  à 1237

 

Fils cadet de Simon Ier de Sarrebruck. Henri adopte comme résidence la seule place fortifiée de son domaine, le château-fort de Deux-Ponts, érigé vers 1150

 

.Henri II, comte de Deux-Ponts  de 1237  à 1282

 

.Walram Ier, comte de Deux-Ponts de 1282 à  1309

 

.Simon II, comte de Deux-Ponts de 1309 à  1311

 

.Walram II, comte de Deux-Ponts de 1311 à 1366

Dans les années 1295-1333 le comté est  partagé en deux entre les deux fils du comte Henri :

.la moitié occidentale de l'ancien comté, comprenant le noyau historique autour de Deux-Ponts et les bailliages palatins, échoit à Eberhard II. Ce dernier sera le dernier comte de la lignée des Walramides : sans héritier et en rupture de ban avec sa famille, il légue ses terres aux comtes palatins du Rhin (issus de la lignée des Wittelsbach). Ces derniers héritèrent ainsi de ses fiefs en 1394, étendant pour la première fois leurs possessions jusqu’au Palatinat occidental et donnant naissance au comté puis duché de Palatinat-Deux-Ponts.

.la moitié orientale du comté de Deux-Pont, le bailliage de Lemberg (Palatinat), échoit à Eberhard Ier, qui le fusionne en 1302 avec la seigneurie de Bitche qu'il a échangée avec le Duché de Lorraine, pour former le comté de Deux-Ponts-Bitche.

 

M. Comté de Deux-Ponts Bitche / Grafschaft   Zweibrucken  Bitsch                       terre d’empire de  962 à 1766

 

La moitié orientale du comté de Deux-Ponts comprend  le bailliage de Lemberg, les bailliages lorrains de Marimont-lès-Bénestroff, de Lindre-Basse et de Sarreguemines située au confluent de la Sarre et de la Blies ainsi que des prérogatives sur les châteaux de Landeck et Lindelbronn (près de Klingenmünster). L’administration des fiefs du Mont-Tonnerre et de Bad Bergzabern.

 

.Eberhard Ier, comte de Deux-Ponts Bitche de 1297 à 1321

Neveu du comte Henri Ier de Sarrebruck et de sa femme Edwige de Lorraine (fille de Frédéric de Bitche).

En 1302, par union personnelle, il réunit la moitié orientale du comté de Deux-Ponts à la seigneurie de Bitche, qu'il a obtenue par échange territorial avec le duché de Lorraine et fonde le comté de Deux-Ponts  Bitche. Le comté comprend ainsi le bailliage de Lemberg, les bailliages lorrains de Marimont-lès-Bénestroff, de Lindre-Basse et de Sarreguemines ainsi que des prérogatives sur les châteaux de Landeck et Lindelbronn (près de Klingenmünster).

 

.Simon Ier  comte de Deux-Pont Bitche de 1321 à 1355

 

.Jean (Hanemann) Ier, comte de Deux-Ponts Bitche de 1355 à 1400

 

.Jean (Hanemann) II, comte de Deux-Ponts Bitche de 1400 à 1418

Il règne les premières années conjointement avec son frère Simon III Wecker décédé en  1407.

 

.Frédéric, comte de Deux-Ponts Bitche de 1418 à 1474

Son frère Henri Ier épouse Cunégonde d’Ochsenstein et fonde la branche cadette des Deux-Ponts-Bitche-Ochsenstein.

 

.Simon IV Wecker, comte de Deux-Ponts Bitche de 1474 à 1499

 

.Renaud, comte de Deux-Ponts Bitche de 1499 à 1532

 

.Simon V Wecker, comte de Deux-Ponts Bitche de 1532 à 1540

Il ne laisse qu'une fille ; la succession passe donc à son frère Jacques.

 

.Jacques, comte de Deux-Ponts Bitche de 1540 à 1570

Frère du précédent.

 

Il parvient une dernière fois à constituer en Alsace septentrionale et dans le sud du Palatinat un carrefour marchand actif, ayant hérité en 1559 de la seigneurie d'Ochsenstein, suite à l'extinction depuis 1485 de la branche cadette de Deux-Ponts-Bitche-Ochsenstein. Mais il ne laisse comme son frère Simon qu’une fille pour héritière. A sa mort, une querelle s’élève entre les maris des deux cousines : le comte Philippe Ier de Linange-Westerburg et le comte Philippe V de Hanau-Licthenberg. Philippe V de Hanau-Licthenberg peut s’imposer sans problème à son rival Philippe Ier mais en se faisant protestant, il perd l’appui du duc de Lorraine catholique. En juillet 1572, les troupes lorraines envahissent le comté. Comme  Philippe V ne peut rien contre la puissance militaire des Guise, il opte  pour l’action juridique.  Au terme des conclusions du procès devant la Chambre impériale, la maison de Lorraine peut revendiquer non seulement les terres issues du partage territorial de 1302, mais aussi prétendre à l'héritage des fiefs que les comtes de Linange avaient rachetés en 1573.                                                          

En 1604, un accord vient régler le partage entre la maison d'Hanau-Lichtenberg et le duché de Lorraine : le bailliage de Lemberg va  aux Lichtenberg, les autres territoires étant rattachés à la Lorraine.

D’autres points de discorde  avec la France demeurent tout au long du XVIIIe siècle, notamment la question de la limite de l’Alsace avec le duché de Deux-Ponts et le Palatinat, autrement dit celle des « bailliages contestés » en deçà de la Queich.

En 1787, le duc de Deux-Ponts, un des princes possessionnés en Alsace finit par reconnaître la souveraineté du roi de France sur son bailliage de Cleebourg).

 

 

 

 


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