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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:51

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

M. Comté / Duché de Savoie / Grafschaft / Herzogtum Savoyen

 

Terre d’empire de 1032 à 1806

 

 

 

 

 

 

 

.Louis Ier de Savoie (1413- 1465),  duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne de 1439 à 1465.

Fils d'Amédée VIII et de Marie de Bourgogne. Il épouse en 1433, Anne de Lusignan, (1419 -1462), fille de Janus, roi de Chypre et roi titulaire de Jérusalem, et de Charlotte de Bourbon. Le mariage est célébré par l'archevêque de Tarentaise et les réjouissances se déroulent au château de Chambéry.

Parmi les invités présents, ses meilleurs amis et proches parents, le duc Philippe III de Bourgogne, le duc René Ier de Bar, le comte de Nevers et le comte de Clèves, son père le duc Amédée VIII, sa sœur, Marguerite de Savoie, le prince d'Orange, l'ambassadeur du roi de France, Christophe d'Harcourt. 

Les douze provinces, possessions de la maison de Savoie sont représentées ainsi que le royaume de Chypre par des délégations, ainsi que les Ordres chevaleresques de la Toison d'or pour la Savoie, la Bourgogne et l'Autriche.

Après son veuvage, son père a abandonné ses fonctions ducales pour se tourner vers la religion. Dès 1434, Amédée IX administre les États de son père sous le titre de prince de Piémont. Il doit subir les intrigues de l’entourage chypriote de son épouse mais aussi les ambitions de ses voisins français et milanais. Il doit ainsi renoncer au Valentinois et ne peut s'emparer du duché de Milan à la mort du dernier Visconti.

Frédéric III de  Habsbourg succède à Sigismond comme empereur  en  1437.

Son père Amédée VIII est élu (anti)pape en 1439 et  abdique alors du duché en sa faveur.                                                                                                                      

.Amédée IX de Savoie (1435-1472), duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne de 1465 à 1472.

Fils de Louis Ier et d'Anne de Lusignan. Epoux de Yolande de France, fille du roi Charles VII et donc sœur du  roi Louis XI.

Épileptique, peu capable de régner, l'autorité est exercée par sa femme Yolande de France et par son frère Philippe, comte de Bresse.

 

.Yolande  (1434-1478)  duchesse de Savoie de 1465 à 1478

Elle soutient le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, qui projette de recueillir la couronne de  Bourgogne-Provence en vue pourquoi pas de recueillir la dignité  impériale  élective. Elle est son alliée malheureuse pendant les guerres de Bourgogne de 1475-1477. Ce soutien lui fait perdre en 1477 une partie du Vieux-Chablais en amont de Massongex-Saint Maurice que les Valaisans en profitent pour s’emparer.

                                                       

 

.Philibert II le Beau (1480 -1504) duc de Savoie de  1478  à 1504

 

Maximilien de Habsbourg succède comme empereur à son père en 1499.

Cette même année 1499, l’empereur remarie pour la troisième fois sa fille Marguerite d’Autriche avec Philibert  lequel meurt  brutalement à  24 ans en 1504 (et  en souvenir  duquel elle fait édifier le  Monastère  à Bourg en Bresse  ou  se trouvent leurs  gisants).

 

Après l’échec de la tentative de son grand-père Charles le Téméraire,  cette alliance entre  Habsbourg-Bourgogne et Savoie aurait peut-être pu permettre s’il  n’était pas mort aussi jeune au duc Philibert  d’obtenir  la couronne du Royaume de Bourgogne-Provence qui comprenait encore le comté de Bourgogne ( Franche-Comté avec le Pays de Vaud savoyard ),  le  Pays de Gex, le  Chablais, le Genevois, le Faucigny, la Bresse, le Bugey, le Valromey, la Savoie propre, la Maurienne et la Tarentaise .

 

 

 

Après sa mort, la Maison de Savoie prend vraisemblablement conscience qu’elle n’obtiendra jamais cette couronne royale de Bourgogne- Provence et reporte son ambition légitime vers l’Italie ou  à partir de ses possessions dans le Royaume d’Italie (du Nord)  elle dispose  de plus de chances de succès.

 

. Charles III dit le Bon (1504- 1553), duc de Savoie de 1504 à 1553 

 

Il succède à son frère Philibert comme  duc de Savoie. Il doit commencer son règne par s'imposer face aux exigences, de sa demi-sœur Louise de Savoie  qui veut hériter le duché, de son frère bâtard René qui demande des fiefs, et de son frère Philippe qui soutient Louise et René.

                                                         

Lorsque son neveu  François Ier, fils de Louise de Savoie, devient roi de France en 1515, il hésite à prendre partie entre lui et son empereur Maximilien et ne cherche pas comme les Confédérés suisses à s’opposer  au passage des troupes de François  Ier  vers l’Italie ou celui-ci veut s’emparer du Duché de Milan qu’il estime avoir hérité.      

 

François Ier  gagne la bataille de Marignan en 1515 contre les armées  de l’empereur  Maximilien de Habsbourg et celles du pape.  Mais en 1519, c’est Charles d’Espagne qui est élu empereur sous le nom de Charles Quint et non François.

Sans armée et sans grands moyens, le duc  Charles III  change  régulièrement d'alliance, entre  François Ier et Charles Quint.

En 1525  Charles Quint  bat avec ses armées impériales François Ier à Pavie  et l’emmène prisonnier à Madrid ou ils signent en 1526 le traité de Madrid : pour sa libération François Ier doit payer une colossale rançon réunie par sa mère Louise de Savoie, renonce au Duché de Milan et accepte que Charles Quint reçoivent le Duché de Bourgogne.

Mais rentré en France, François renie sa signature et  en 1536, Il engage la 9 iéme guerre d’Italie pour reconquérir le duché de Milan et décide avec ses alliés de fait, Berne, Fribourg et Valais, l’occupation des territoires savoyards sans rencontrer aucune résistance,  (cantons qui se  considèrent toujours pourtant en droit comme sujets de l’empereur). Dans le pays de Vaud et le Genevois, l'autorité du duc est mise à mal. La cité de Genève se révolte et Charles III lui impose un blocus; pour s'en dégager, la cité fait appel aux Bernois, qui après quelques tergiversations passent à l'attaque, et conquièrent le Pays de Vaud. Charles III, incapable de réagir, brandit la menace de faire intervenir  Charles-Quint dont il est le vassal, mais ce dernier est bloqué à Naples.


Profitant de la situation,  François Ier  réclame l'héritage de sa mère, Louise de Savoie, sur la Bresse et le Faucigny. Il franchit la frontière ouest et ses troupes prennent les capitales, Chambéry, puis Turin.

Charles III se trouve privé  de la plupart de ses États, ne conservant que le comté de Nice et la Vallée d'Aoste et finit par se réfugier à Verceil/Vercelli.

                                                         

Pendant  cette occupation de la Savoie, le roi François Ier, par un édit royal du 6 janvier 1539, crée un Parlement de Savoie ce qui constitue un acte de souveraineté dans la mesure ou il devient la juridiction de dernier recours dans les possessions de la  Maison de Savoie  ( ce qui ne signifie pas pour autant que les ducs de Savoie dans leur litige avec d’autres maisons possessionnées de l’empire  ou vis-à-vis de l’empire ne continuent pas de relever eux de la justice impériale à la différence des litiges par exemple entre les 13 cantons de la Confédération suisse).

 

Charles Quint, trop occupé en Italie,  n’a pu aider militairement Charles III mais a néanmoins, à la Diète de Spire de 1545,  enjoint sans succès aux Bernois, aux Fribourgeois confédérés, qui restent ses sujets, de même qu’à l’évêque de Sion, de lui restituer ses territoires.

 

Charles III reste réfugié à Vercelli jusqu’à sa mort en 1553.

                                                             

.Emmanuel-Philibert (1528- 1580), duc de Savoie de 1553 à 1580, gouverneur des Pays-Bas de 1555 à 1580

A dix-sept ans, en mai 1545, il part rejoindre l'empereur qui s'apprête à combattre la ligue de Smalkalde. C'est le début d'une longue aventure militaire. Charles Quint lui donne sa chance et, à la bataille de Muhlberg, le 13 avril 1547, Emmanuel-Philibert commande l'arrière-garde de l'armée impériale. En 1553, Charles Quint le nomme, à vingt-cinq ans, capitaine général de l'armée des Pays-Bas. Après la mort de son père, survenue le 16 septembre 1553, il est officiellement investi du duché de Savoie par Charles Quint le 15 juillet 1554. Le 27 octobre 1555, Philippe II le nomme gouverneur des Pays-Bas.

Ferdinand Ier de Habsbourg, ainé de Charles Quint lui succède après l’abdication de ce dernier en 1556. Charles Quint partage alors ses possessions entre son frère Ferdinand et son fils Philippe II qui devient roi d’Espagne mais reçoit également l’héritage bourguignon qui continue de relever de l’empire.

 

L’année suivante le 10 aout 1557, Emmanuel-Philibert, Général des armées impériales au service du neveu de l’empereur Ferdinand, le roi d’Espagne Philippe  II, bat à Saint Quentin les troupes du roi de France Henri II qui a succédé à  François Ier.

 

Par le Traité de Cateau-Cambrésis de 1559, la France doit évacuer la partie des territoires savoyards qu’elle occupe depuis 1536. Par le Traité de Lausanne de 1564 avec les Bernois, ceux-ci  restituent  Pays de Gex, partie du Genevois et du Chablais qu’ils occupent depuis 1536 mais conservent les Etats de Vaud que, sans doute pour les raisons sus-exposées ou par crainte de  la puissante grandissante de Berne alliée à Genève passée à la Réforme, Emmanuel-Philibert ne se bat  pas pour conserver alors pourtant qu’ils avaient servi de base de développement depuis trois siècles à la Maison de Savoie  (depuis le château de Chillon).

 

Enfin cinq ans plus tard, par le Traité de Thonon  de 1569, la Savoie  récupère le reste du Chablais sauf la partie qui deviendra Bernoise puis Vaudoise  (au nord du Rhône de Chillon à Saint Maurice) et celle qui sera conservée par le Valais (au sud du Rhône de Saint  Gingolph – Chatel à Saint-Maurice).

 

 

Profondément attaché à l’appartenance de la Savoie à l’Empire romain germanique, mais ne croyant plus à la pérennité de son Royaume de Bourgogne-Provence (dont l’empereur Charles Quint avait pourtant tenu à se faire couronner à Aix en Provence en 1536)  qui subit ces nouvelles amputations au profit des Confédérés,  Emmanuel- Philibert décide de transférer  sa capitale de Chambéry à Turin. Sous son règne on assiste au début de la centralisation sur cette ville de l’administration des Etats savoyards.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:38

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

M. Comté / Duché de Savoie / Grafschaft / Herzogtum Savoyen

 

 Terre d’empire de 1032 à 1806

 

 

.Amédée V (1249-1323)    comte de Savoie de 1282 à 1323

 

Fils de Thomas II de Piémont.

 

En 1308, c’est un membre de la famille de Luxembourg, Henri VII  de Luxembourg qui devient empereur.

 

Trois ans plus tôt,  le comte Amedé V, son beau-frère, s’est rendu à Avignon demander au pape Clément V de reconnaitre Henri comme roi des romains  et  lui proposer de faire élire son neveu Louis II de Savoie, sire de Vaud comme sénateur  de  Rome (en souvenir des deux consuls de l’ancienne Rome on élisait deux sénateurs mais depuis 1192 on n’en élisait plus qu’un, lequel nommé pour

6 mois à 5 ans, avait pouvoir d’administrer Rome, de battre monnaie ; il habitait au capitole et s’il était reconnu intègre avait le droit d’ajouter à ses armoiries le sigle du Senat Romain S.P.Q.R) ; souverain de Rome, il était sous suzeraineté commune du pape et de l’empereur et venait immédiatement après eux en rang et  dignité).

 

Henri estdonc élu Roi des Romains en 1308 et de  retour d’un pèlerinage en 1309 à Saint Maurice d’Agaune sur la tombe de son ancêtre  Sigismond, il est accueilli au château d’Evian par son vassal le comte Amédée V de Savoie.

 

Louis II est  élu sénateur en 1310. Grâce à lui, Henri VII  peut le 23  juin, accompagné par son frère l’archevêque de Trèves, son beau-frère  Amédée V et Louis II de Vaud,  être couronné  empereur par le pape dans la basilique Saint Pierre.

Après la mort d’Henri VII, le pouvoir impérial se défait en Italie et à l’exception de celle que les empereurs continuent d’exercer sur leurs vassaux, le comte de Savoie, pour les terres dont il est investi dans le royaume d’Italie (du Nord) et le duc de Milan, les empereurs auront de plus en plus de difficultés à y exercer leur autorité.

En 1320, lassé de la  guerre d'usure entre la Maison de Savoie et celle du Dauphiné à propos de la Baronnie du Faucigny, Amédée V de Savoie veut frapper un grand coup pendant la minorité de Guigues VIII. Les années suivantes les échauffourées se multiplient. Mais  Amédée V meurt en 1323.

 

.Édouard de Savoie (1284- 1329)  comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne 1323 à 1329.

Fils aîné d’Amédée V et de Sibylle de Baugé. Epoux  de Blanche de Bourgogne (1288-1348), elle-même fille de Robert II, duc de Bourgogne

Reprenant la politique d’Amédée V, Édouard, allié à Guichard le Grand, sire de Beaujeu, décide le 7 aout 1325 d'investir le château de Varey, propriété du comte de Genève Amédée III, allié du Dauphin Guigues VIII.

 

Au côté de Guigues  se trouvent notamment :

 

.Hugues de La Tour, seigneur de Faucigny, oncle du jeune Guigues, mais aussi beau-frère d'Édouard de Savoie par son mariage avec Marie de Savoie.  

 .Amédée III de Genève, héritier des comtes de Genève et aussi neveu d'Édouard.

.Hugues de Genève, capitaine belliqueux de la ligue anti-savoyarde.                             

 .Hugues de Joinville, seigneur de Gex.

 .Aymar de Poitiers, comte de Valentinois et de Diois.

.Raymond IV de Baux, prince d'Orange, cousin par alliance de Guigues.

.Jean II de Chalon-Arlay, époux en seconde noces deMarie de Genève, fille d’Amédée III de Genève.

 

Du côté d’Edouard, se trouvent :

 

.Guichard IV le Grand, sire de Beaujeu, allié de longue date de la maison de   Savoie, et intéressé au premier chef par la prise du château de Varey.    

.Jean II de Châlon, comte d'Auxerre, dont la mère est une sœur d’Édouard.

.Robert de Bourgogne, comte de Tonnerre, frère du duc régnant Eudes IV de Bourgogne.                                                                                                                        

.des vassaux suisses.

 

Edouard perd la bataille mais parvient à s’échapper tandis que Robert de Bourgogne, Jean de Châlon  et Guichard de Beaujeu sont faits prisonniers et devront payer de fortes rançons.

Trois ans plus tard, Edouard se  distingue dans l'armée de Philippe VI de Valois à la bataille de Cassel, en 1328.

Sans fils, c’est son frère Aymon qui lui succède.

 

.Aymon de Savoie (1291- 1343),  comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1329 à 1343.

Fils cadet d'Amédée V, Il épouse le 1er mai 1330, Yolande de Montferrat, fille de Théodore Ier Paléologue, marquis de Montferrat.

Aymon passe les premières années de son règne à combattre le dauphin Guigues VIII.  À la mort de ce dernier, il conclut avec le nouveau dauphin Humbert II, le traité de Chapareillan signé en 1334 dans lequel il reconnait le Rhône comme frontière entre la Savoie et le Dauphiné septentrional. 

Aymon désigne  Louis II  de Savoie  comme tuteur du jeune Amédée VI et c’est Louis II qui administre la Savoie de 1343 à 1348.

Un an avant sa mort en 1347, Charles IV de  Luxembourg, roi de Bohême, est élu empereur.

Dans cette première moitié du XIV° siècle, les tensions entre les vassaux des comtes de Savoie et les archevêques se multiplient. La ville de Moûtiers est prise en octobre-novembre 1335 et les fortifications sont démantelées[].

Durant la guerre de Cent Ans, il aide Philippe VI de Valois, roi de France, à combattre Édouard III, roi d'Angleterre et participe notamment à la guerre des Flandres.

 

.Amédée VI dit le comte vert (1334-1383), comte de Savoie, de Maurienne et d’Aoste de 1343 à 1383,  vicaire impérial pour le Royaume de Bourgogne-Provence de 1365 à 1367

 

Fils du précédent. Il épouse en 1355, Bonne de Bourbon, fille de Pierre Ier, duc de Bourbon et d'Isabelle de Valois.

 

La cession du Dauphiné, terre impériale en 1349 au fils du roi de France par le dernier dauphin, lui apparait dangereuse pour la Savoie car l’empereur Charles IV de Luxembourg  était susceptible de céder le vicariat sur le Dauphiné voire sur le Royaume de Bourgogne-Provence. Prince  avisé, Amédée VI dit le comte vert préfére la suzeraineté impériale éloignée à celle proche du roi de France sous laquelle à l’évidence le Dauphiné va passer, après le Vivarais, le Lyonnais et le Forez  40 ans plus tot. Pour lui, ce lien avec l’empire est une précieuse garantie d’indépendance vis-à-vis du royaume de France centralisateur ou le roi tend à devenir le souverain de tous  ses sujets et plus seulement comme l’empereur celui de ses vassaux directs.

                                                     

Sous son règne, les Etats de Savoie représentent une dizaine de Baillages :

 

. la Savoie propre ou Savoie ducale avec dix sept châtellenies.

. le Chablais avec le château de Chillon et ses treize châtellenies

. le Val de Suze avec Avigliana et ses trois châtellenies

. le Val d’Aoste avec Chatel-Argent-Villeneuve et ses cinq châtellenies

. le Bugey-Valromey avec Château de Rossillon-Saint Germain et ses sept châtellenies.

 .la Novalaise avec Voiron partagée en huit châtellenies.

 .la Bresse avec Bourg, les Dombes  comprenant dix châtellenies.

. la Baronnie de Gex, la Valbonne

. le Faucigny avec Chatillon/Cluses avec onze châtellenies

 

Et ce, sans compter les Etats de Vaud.

En 1361, fait historique peu connu et dont les conséquences sont difficiles à analyser, Amédée envoie un représentant auprès de l’empereur Charles IV de Luxembourg pour obtenir que ses possessions ne fassent plus partie du Royaume de Bourgogne- Provence (dont une bonne partie déjà du territoire a été annexé de fait par le royaume de France) mais soit rattachées directement à l’empire ce que l’empereur fait par un diplôme du 17 mai 1361. Pourtant Charles IV de Luxembourg, quatre ans plus tard, entend bien marquer qu’il est toujours en droit roi de Bourgognes-Provence et décide comme l’avait fait avant lui Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse de se faire couronner à Arles dans la cathédrale Saint Trophime de la couronne de Bourgogne-Provence. Amédée VI doit venir l’accueillir à Morat aux portes de ses Etats de Vaud le 4 mai 1365 ; ils sont à Chambéry le 11 mai et le 13 mai, l’empereur confère le vicariat d’empire sur le Royaume de Bourgogne-Provence à Amédée VI ; désormais, c’est lui qui recevra à la place de l’empereur l’hommage des évêques de Sion, de Tarentaise, de Maurienne, de Genève, Lausanne, Belley, Macon, Lyon, Grenoble, Ivrée, Aoste et Turin pour leur pouvoir temporel de comte. Puis Amédée VI accompagne son suzerain  jusqu’à Arles ou celui-ci se fait couronner le 4 juin.  A leur retour par Genève, ils entendent les vives protestations de l’évêque Alamand de Saint Jeoire qui proteste contre le vicariat  d’Amédée qui lui enlève son immédiateté impériale. Là comme l’avait fait avant lui son ancêtre l’empereur Henri VII, Charles IV demande à Amédée de l’accompagner à Saint Maurice sur la tombe de son ancêtre Saint Sigismond (roi des Burgondes) ou ils arrivent le 21 juin. Enfin Charles et Amédée se rendent au château de Romont ou ils se quittent. Dès son arrivée à Berne, Charles adresse une série de lettres patentes aux évêques et seigneurs qui dépendaient désormais de son nouveau vicaire ne tenant aucun compte des récriminations de certains. Mais en 1367, tenant compte de la véritable révolte que cette nomination suscite, l’empereur finit par révoquer le vicariat sur les princes ecclésiastiques ce qui n’entraine, à quelques exceptions près,  guère de changement car entretemps beaucoup s’était trouvé devant le fait accompli qui, comme chacun sait, prime le droit.

 

Quelque temps avant sa mort en 1378, Charles IV, comme l’avait sans doute appréhendé dès 1361 Amédée VI,  constitue son neveu le dauphin Charles (futur roi de France Charles VI) pour son vicaire et lieutenant dans le royaume de

de Bourgogne-Provence.

 

.Amédée VII de Savoie, dit le comte Rouge, (1360-1391), comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1383 à 1391.

Fils d'Amédée VI ; il épouse Bonne de Berry, fille de Jean de France, duc de Berry et duc d'Auvergne, et de Jeanne d'Armagnac qui était petite-fille du roi de France Jean II le Bon.                                                       

 

.Amédée VIII  ( 1391-1439) , comte de Savoie (1391-1416) duc de Savoie        ( 1416-1439)  comte de Genève ( 1424- 1439)  pape sous le nom de Félix V      ( 1439-1449)  évêque de Genève  (1449-1451)

 

Fils du précédent ; il épouse Marguerite de Bourgogne, fille du duc de Bourgogne Philippe le Hardi.

Il n’a que huit ans quand il devient comte  et a pour tutrice  sa mére  Bonne de Berry. Une lutte pour la régence intervient entre celle-ci et sa grand-mère Bonne de Bourbon. Les Bourbons l'emportent et la grand-mère d'Amédée reste régente jusqu'en 1393. La régence du comté de Savoie passe alors au duc Philippe II de Bourgogne, qui fiance immédiatement sa fille Marie au jeune Amédée.  Ce n'est qu'en 1398 que cette période de régence prend fin. Mais même après avoir quitté la régence, sa grand-mère et son beau-père conservent une influence importante sur lui. Longtemps après la mort de Philippe II, quand Philippe III devient duc de Bourgogne, Amédée fait passer huit cent de ses soldats (sous le commandement du sire de Salenove) au service de la Bourgogne, et il saisit toutes les occasions de réconcilier le duc de Bourgogne avec le roi de France.

En 1402, l'enclave du Genevois (avec Genève, puis Annecy) tombe sous sa souveraineté, suite à la mort du dernier comte.

En 1410, il envisage un pèlerinage à Jérusalem mais y renonce finalement.  En effet, des émeutes agitent alors Paris, suite à l'opposition entre les partis ennemis, Armagnacs (auquel appartient le duc de Berry, oncle maternel d'Amédée) et Bourguignons (dirigés par le duc de Bourgogne, beau-frère d'Amédée).

 

Le comte de Savoie préfère se rendre avec ses soldats dans son hôtel de Gentilly, au sud de Paris, et participe à la signature du traité de Bicêtre, qui ramène temporairement le calme dans la ville et en France.

Ses armées contrôlent le val d'Ossola, en 1411, permettant le contrôle du Simplon (perte du territoire en 1417). Et en 1413, Il obtient l'apanage définitif du marquisat de Saluces.

C’est l’empereur,  Sigismond  de Luxembourg  qui élève à Chambéry en 1416  Amédée VIII  à la couronne ducale ce qui  consacre le développement de la puissance des comtes de Savoie et l’accroissement de leur souveraineté.

 

 

 

En 1435, alors que le duc Philippe III de Bourgogne cherche à prendre ses distances avec ses alliés anglais, Amédée, son oncle, sert de médiateur entre Français, Anglais et Bourguignons, dans une conférence à laquelle participent quasiment tous les royaumes concernés par la guerre de cent ans (France et Angleterre, mais aussi Aragon, Castille, Portugal, Écosse, et même des pays d'Europe centrale et orientale, comme le saint empire romain germanique et la Pologne). Le Traité d'Arras est signé suite à cette conférence.

 


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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:32

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

M. Comté / Duché de Savoie / Grafschaft / Herzogtum Savoyen

Terre d’empire de 1032 à 1806

 

 

.Humbert III (1136-1189)   comte de Savoie de 1149 à 1189

 

Comme son père Amédée III, il doit lutter contre le dauphin Guigues V d’Albon encore à Montmélian en 1153 et participe à la troisième croisade.

Il soutient le pape Alexandre III contre son empereur Frédéric Barberousse qu’il laisse cependant passer par le Mont Cenis en 1168 quand celui-ci est chassé par les Ligues Lombardes. Humbert croit pouvoir profiter de l’absence de son empereur  pour s’émanciper ; mal lui en prend car en 1174, Frédéric le met au ban de l’empire, fait bruler Suze et déclare vassaux immédiats les évêques de Moutiers (origine des armoiries de Moutiers pratiquement identiques à celles de Genève) et de Belley avant d’aller se rendre à Arles en 1176 pour se faire couronner roi de Bourgogne-Provence en présence de ses principaux vassaux du Royaume.

 

En 1184, Frédéric Ier convoque une Diète très importante à Mayence en présence de plus de 40 000 seigneurs de tout l’empire au cours de laquelle il adoube ses fils Henri et Frédéric  les futurs Henri VI et Frédéric II.

 

Le conflit ouvert entre le comte de Savoie et l’empereur Frédéric se poursuit sous le règne de l’empereur Henri VI et aboutit à la mise au ban de l’empire du comte de Savoie en 1187.

 

Sous le règne des Hohenstaufen, le lien de vassalité entre l’empereur et ses vassaux s’applique dans toute sa rigueur de sorte que les comtes comme le comte de Savoie n’exercent un semblant de souveraineté qu’en raison du seul éloignement géographique de leur empereur qui peut les traduire devant sa cour de justice, leur confisquer leur fief (son comté) et les mettre au ban s’il ne remplissent pas leurs obligations à son égard.

 

.Thomas Ier (1178 -1233) comte de Savoie de  1189  à 1233, vicaire en Lombardie

 

Fils du précédent ; il commence à régner sous le règne de l’empereur Henri VI de Hohenstaufen et réussit à rentrer en grâce auprès de l’empereur grâce à l’intervention de son tuteur le marquis de Montferrat qui avait soutenu l’empereur contre son père. Il récupère le Piémont et est nommé par l’empereur vicaire en Lombardie.

 

A la mort d’Henri VI  en 1187, ce n’est pas son frère Frédéric qui lui succède immédiatement  mais c’est Othon IV Welf de Brunswick, qui  est élu.

 

Mais le roi de France Philippe Auguste  (le terme Auguste qui lui est donné est la marque des légistes français qui développent l’idée que si le roi reconnait toujours à l’extérieur de son royaume la primauté d’honneur de l’empereur, il « est empereur en son royaume » soutient Frédéric contre Othon.

 

Thomas soutient lui aussi Fréderic et fait le bon choix car Othon est battu à Bouvines en 1214 par Philippe Auguste  et c’est Frédéric II de Hohenstaufen, roi de Sicile qui devient empereur en 1211 en même temps donc que roi de Germanie, d’Italie (du Nord : ancien Royaume des Lombards) et roi de Bourgogne-Provence dont font partie les terres dont se trouvent investie la Maison de Savoie.

 

L’empereur organise le royaume d’Italie en huit vicariats et celui de Bourgogne-Provence en un  qu’il confie au Duc de Zaerhingen, famille de Souabe ce qui place celui-ci au-dessus des comtes de Savoie, de Dauphiné, de Provence  et des princes-évêques. 

En effet, le vicaire a la faculté de juger les causes en première instance, d’exercer le droit de grâce, de prescrire des règles de droit  supplantant les statuts communaux, d’imposer des taxes nouvelles. Le vicaire a également le droit de paix et de guerre. Il peut ajouter l’Aigle Imperial sur ses armoiries.

 

Le 15 mars 1232, Thomas Ier achète au seigneur de Berlion la ville de Chambéry.

 

.Amédée IV (1197-1253) comte de Savoie de 1233 à 1253, vicaire général  de l’empereur pour le royaume d’Italie en 1248

 

Fils du précédent.

 

En juillet 1245, il va présenter ses hommages à Turin à l’empereur Frédéric II et se fait promettre par l’empereur la restitution de Rivoli.

Pendant les années suivantes, les liens qui unissent le comte à l’empereur ne cessent de se resserrer ; il obtient de l’empereur les titres de comte d’Aoste et du Chablais.                                                                                                     

 

En 1247, Amédée étant devenu un chaud partisan de l’Empereur, il est convenu que Manfred, le fils de Frédéric et de Bianca Lancia, épousera Béatrice, fille du comte de Savoie : Manfred recevra immédiatement de l’empereur toute la terre qui s’étend de Pavie aux Alpes. Ce mariage est célébré l’année suivante.

 

Par voie de conquête, Amédée IV  augmente ses possessions dans le Viennois, le Lyonnais, en Piémont, en Ligurie et dans le Pays de Vaud avec le château de Moudon.

Amédée et son frère, Thomas de Savoie, comte de Flandre se trouve à la tête d’une assemblée de vassaux  qui rencontre à l’été 1248 à Verceil leur empereur

Frédéric II.

 

Thomas est alors nommé vicaire général de l’empire pour l’Italie du Nord, depuis Pavie jusqu’aux Alpes, et reçoit en outre de nombreux fiefs, parmi lesquels les villes d’Ivrée et de Turin, ainsi que plusieurs châteaux ; en outre, Thomas et Amédée sont mandatés par  Frédéric pou entamer une nouvelle négociation avec le Pape. Thomas obtient le marquisat d’Ivrée en 1248 mais ne réussit pas à prendre Turin.

Malgré néanmoins ses convictions gibelines, Amédée IV permet au pape Innocent IV en fuite de traverser ses terres.

 

L’empereur Fréderic II meurt en 1250 et sa mort  marque  la fin d’une certaine idée impériale qui avec l’affaiblissement progressif du lien vassalique va permettre aux ducs, comtes, princes-évêques, républiques  constituant  l’empire d’augmenter progressivement leur pouvoir et d’acquérir un début de souveraineté.

                                                                                                                 

  .Boniface  (1244- 1263) comte de Savoie de 1253 à 1263

Fils d’Amédée IV et de Cécile des Baux, il règne sous la tutelle de sa mère et de son oncle Thomas II, seigneur de Piémont, comte de Maurienne et comte de Flandres, qui meurt en 1259.

En 1258, sa grand-mère, Marguerite de Genève, comtesse de Flandres, en grande détresse par les divisions de ses fils, Pierre et Philippe de Savoie, demande du secours au roi Louis IX  qui envoie en Flandres, une armée sous le commandement de son frère, le comte Charles Ier d'Anjou (1227-1285).

Le comte Thomas II de Piémont et le jeune comte Boniface de Savoie se joignent à lui à Compiègne avec un corps de troupes savoyardes. La comtesse est rétablie sur son trône.

En 1263, Boniface de Savoie se décide de venger son oncle Thomas II de Piémont, tué par le parti des Guelfes triomphant à Turin. Vassal de l'Empereur, Boniface à la tête d'une armée savoyarde et de ses vassaux, dont le marquis de Saluces et Jean de Bourgogne, bat au Piémont les troupes  de Charles Ier d'Anjou à la bataille de Rivoli et met en place le siège de Turin. Mais, après quelques jours, arrivent au secours des assiégés, les troupes des Montferrains et des Astésans. Le combat est désespéré et Boniface est blessé et fait prisonnier, avec le marquis de Saluces. Il meurt cette même année en captivité, sans descendance.

 

.Pierre (1203-1268) seigneur de Vaud de 1233 à 1268, comte de Savoie,  d’Aoste et de Maurienne de 1263 à 1268                                                                                                                 

Initialement chanoine de la cathédrale de Valence et prévôt de la cathédrale d'Aoste, mais ne se sentant aucune vocation pour cet état, il demande un apanage à son frère Amédée IV et reçoit les terres, châteaux et mandements de Lompnes et de Saint-Rambert-en-Bugey, puis le château de Seyllon, celui de Coutey et toutes les terres que la maison de Savoie possède en Chablais, et dans le Pays de Vaud.

Son séjour en Angleterre auprès du roi Henri III lui permet de s’enrichir considérablement. Le 2 décembre 1241, il épouse  Agnès de Faucigny, qui lui apporte en dot, les baronnies de Faucigny, de Beaufort et plusieurs autres terres. Enfin il hérite en 1242,  de son frère Aymon, comte de Chablais. En 1250, il  oblige le comte de Genève à lui livrer tous ses châteaux depuis le Fort l'Écluse jusqu'à l’Aar. Il  oblige aussi l'évêque de Lausanne à lui remettre d'importantes seigneuries du Pays de Vaud.

En 1253, Pierre II marie sa fille Béatrix (ou Béatrice) au Dauphin Guigues VII et lui offre le Faucigny en dot.

Bien que Boniface ait des sœurs, que Thomas, son frère aîné déjà décédé ait des fils, la coutume savoyarde le fait hériter en tant que plus proche parent, la loi de primogéniture au second degré n'étant pas encore établie, il devient alors en 1263 le douzième comte de Savoie.

 

.Philippe Ier (1207-1285) , évêque de Valence de 1241 à 1267, prince-archevêque de Lyon de 1246 à 1267, puis comte de Bourgogne de 1267 à 1279 et 13e comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1268 à 1285.

Philippe épouse le 11 juillet 1267, la comtesse Alix de Bourgogne  ou Adélaïde, fille du comte Othon II de Bourgogne et de Béatrice II de Bourgogne. Par ce mariage sans enfants, il devient comte de Bourgogne, mais à la mort d'Alix, c’est Othon IV de Bourgogne (ou Othelin), né d'un premier mariage d'Adélaïde avec le comte Hugues de Bourgogne qui prend possession de la Bourgogne.

Devenu, comte de Savoie, à la mort de son frère Pierre II, il reçoit l'hommage  de Berne, de Nyon et de Morat.

 

En revanche, malgré le traité que la ville de Genève avait conclu avec le comte Thomas Ier, le chapitre de la ville et l'évêque décident de s'allier secrètement au comte de Genevois.

Philippe Ier veut récupérer le Faucigny qui est devenu une enclave dans ses états. C'est l'origine du conflit entre le Dauphiné et la Savoie qui va durer cent ans.

Après un Interrègne de 17 ans, les grands nobles se décident à élire plutôt qu’un duc puissant de Lorraine, de Souabe, de Franconie, de Saxe, de Bavière voire le roi de Bohème, un petit comte  moins puissant en pensant ainsi ne pas à devoir subir trop fortement l’autorité impériale comme sous les Hohenstaufen.         

C’est ainsi qu’ils élisent en 1273, Rodolphe  Ier de Habsbourg,  né en 1218 dans le château de Habsbourg  (dans l’actuel canton d’Argovie en Suisse) et dont l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen  est le  parrain.

Et le 24 octobre  à Aix la Chapelle, Rodolphe est couronné roi des Romains conformément à la tradition qui veut depuis Charlemagne que le futur empereur soit roi des Romains et se voit remettre par l’archevêque de Cologne les emblèmes impériaux.

 

Philippe Ier s’oppose à l’empereur Rodolphe, en Suisse et au Piémont, et parvient à conquérir Turin.

Sans enfant, Philippe Ier choisit lui-même son successeur parmi ses nombreux neveux et obtient de l'empereur Henri VII, un décret  par lequel celui-ci  investit de la souveraineté de Savoie, Amédée le futur Amédée V, fils de Thomas II de Piémont, comte de Flandre.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:21

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE

 

M. Comté / Duché de Savoie / Grafschaft / Herzogtum Savoyen

Terre d’empire de 1032 à 1806

 

 

 

Toute l’histoire de la Savoie comme celle d’autres territoires de l’Europe est déterminée par  son ancienne appartenance à l’empire romain comme partie des Provinces des Alpes Grées et des Alpes Pennines.

La Savoie est habitée sous l’empire romain par diverses tribus celtes dont la principale était celle des Allobroges, voisine de celle des Helvètes située plus au nord sur le territoire de  l’Helvétie.

 

Après que les tribus  germaniques (Francs, Burgondes, Vandales, Wisigoths   …Alamans) aient franchi les frontières du Rhin à la fin de 406 après Jésus Christ, les territoires de ce qui deviendra la Savoie comme la Suisse occidentale voient s’installer  les Burgondes qui fonderont un premier Royaume en 443 dont les capitales seront Genève et Lyon. En 443, la Savoie est une partie du Royaume Burgonde qui est  absorbé en 534 par le Royaume des Francs de Clovis.

 

Quand Charlemagne restaure l’empire d’Occident en l’an 800, la Savoie n’existe encore pas comme comté mais son territoire se trouve incorporé dans un grand comté de Bourgogne, souvenir  de l’ancien royaume Burgonde. Sous les Carolingiens, la Savoie prend forme. Charlemagne divise la Savoie en comtés dont les noms et les contours correspondent toujours aux provinces traditionnelles du Genevois, de la Savoie Propre, de la Maurienne, de la Tarentaise, du Chablais, du Faucigny, de l’Albanais et du Bugey. Lors de la préparation de l'héritage, en 811, Louis II de Germanie reçoit en lot cette Sabaudia, qui devient Saboia, la Maurienne, la Tarentaise, le Mont-Cenis et le val de Suse.

Avec le traité de Verdun de 843, les territoires de ce qui deviendra le comté puis le duché de Savoie font partie de la Francie Médiane dite Lotharingie. En 888 ces territoires sont partie du Deuxième Royaume de Bourgogne crée par Rodolphe comte d’Auxerre, puis de Bourgogne-Provence après son union avec celui de Provence en 934.

 

 

 

.Humbert Ier, (970/975-1047) comte de Maurienne, comte de Savoie de 1027 à 1047

En 1011, vingt et un ans avant sa mort, Rodolphe III avait légué le comté de Viennois à Brochard, archevêque de Vienne. Trop âgé, celui-ci le partage vers 1029  entre ses deux neveux, Humbert de Maurienne qui reçoit le Nord, future Savoie, et Guigues 1er, dit "Le Vieux", sire de Vion et comte d'Albon, qui reçoit le Sud, futur Dauphiné

A la suite de l’incorporation du royaume de Bourgogne-Provence en 1032, seul l'évêque de Maurienne refuse de rendre hommage à Conrad II le Salique.  Investi par lui en 1033 de la marche de Maurienne, Humbert aux Blanches Mains, se voit chargé de prendre la ville de Saint Jean de Maurienne d'assaut  et après un long siège, il  l'incendie afin de soumettre l'évêque rebelle.

Plus tard Humbert est fait également comte de la Tarentaise, comte du Val d'Aoste, comte de Bugey, comte de Chablais et comte de Sermorens en 1038.

 

En ce début du XI ième siècle ce qui deviendra le comté puis duché de Savoie compte une trentaine de feudataires : au premier rang les évêques puis archevêques de Moutiers en Tarentaise, les évêques de Genève, les comtes de Genevois, les évêques de Saint Jean de Maurienne, les barons de Faucigny, les évêques de Belley et au second rang les sires de La Chambre, de Viry, de Chevron, de Miolans, de Montmayeur, de Briançon, de Chambéry, de Menthon, de la Rochette, de Compey, de Sales, de Sallenove, de Beaufort, de Lucinges et d’Allinges.

                                                              

.Amédée Ier (vers 1016-1051) comte de Maurienne et de Savoie de 1047 à 1051

 

Fils du précédent.

 

Il est présent à Vérone lors d’une Diète convoquée par son roi et empereur Henri III qui a succédé à son père Conrad II le Salique en 1039 et assiste à son couronnement à Rome à Noel 1046 par le pape Clément II. Il obtient de l’empereur la ville d’Asti.

 

.Odon  Ier (1023- 1060)    comte de  Maurienne et de Savoie 1051 à 1060

 

Frère du précédent, Il aurait épousé en premières noces Richilde, fille de l'empereur Othon Ier le Grand ; en 1045, il épouse Adélaïde de Suse, marquise (margrave) de Suse et comtesse de Turin qui lui apporte de vastes possessions en Italie du nord, avec Suze, clef du passage du Mont-Cenis, Ivrée et Pignerol et lui donne cinq enfants :

 

-Pierre Ier de Savoie : futur 4e comte de Savoie.

-Amédée II de Savoie : futur 5e comte de Savoie.

-Othon ou Odon, évêque d’Asti.

-Berthe qui épouse en 1066 Henri de Franconie, futur empereur Henri IV.

-Adélaïde, qui épouse Guigues IV d'Albon, puis en 1067 Rodolphe de Rheinfeld-Souabe, duc de Souabe.

 

.Pierre Ier (1048-1078), comte de Savoie de 1060 à 1078

 

Fils du précédent obtient de l’empereur  Henri IV l’investiture du Bugey et du marquisat d'Ivrée.

 

.Amédée II (1050-1080), comte de Savoie de 1078 à 1080

Frère du précédent. Beau-frère de l’empereur Henri IV qui a épousé sa sœur Berthe. Il épouse  en 1065  Jeanne, la fille de Gérold II comte de Genève

  

L’empereur  Henri IV fait part devant la Diète de Worms de 1069  de sa volonté de répudier  sa sœur Berthe mais la Diète refuse de même que le pape refuse de le couronner d’autant qu’il engage avec lui la « querelle des investitures »  née du fait que les empereurs estiment qu’ils leur appartient et non au pape de choisir les évêques pour les investir du pouvoir temporel de comte  mais aussi par voie de conséquence de leur  pouvoir spirituel d’évêque.

Mais le pape Grégoire VII  finit par excommunier l’empereur Henri IV qui, malgré ses velléités de divorce d’avec Berthe est accueilli à Vevey par sa belle-mère Adélaïde et son  beau-frère Amédée II  puis dans leur château d’Evian à  Noël 1076, puis à Chignin, en 1077. Amédée II reçoit le Chablais en échange du droit pour Henri de passer  par le Mont-Cenis, pour se rendre  à Canossa...

Adélaïde et Amédée II servent de médiateurs entre l’empereur et le pape. Ils aident efficacement l'empereur qui les récompense en donnant le Bugey à Amédée II et en reconnaissant les droits et l'inféodation du marquisat d'Ivrée à Adélaïde de Suse.

L'apport politique essentiel du comte Amédée II, réside dans le début de la prise de conscience par les princes de la maison de Savoie, de l'importance de leur position géographique, au carrefour du Saint-Empire, des États pontificaux, de Venise, du royaume de France, mais surtout en tant que gardiens des passages alpins.

 

.Humbert II (v.1065 -1103) comte de Savoie, comte de Maurienne de 1080 à 1103

 

Fils du précédent et de Jeanne de Genève, il épouse Gisèle de Bourgogne, fille  de Guillaume le Grand, comte de Bourgogne et de Macon.

 

Il réussit aussi à marier sa fille Adèle avec le roi Louis VI le Gros engageant ainsi la maison de Savoie dans un début d’équilibre diplomatique entre le Royaume de France et l’Empire.

À son avènement, les terres d’Humbert II sont seulement constituées de la majeure partie de la vallée de la Maurienne, de la vallée de la Tarentaise (aux mains de l'archevêque), du duché de Turin, du Val d'Aoste, du marquisat de Suze.

 

Deux prélats, sont plus riches et plus puissants que lui, l'évêque de Maurienne, dont l'évêché a été refondé en 1061, et Héraclius, archevêque de la Tarentaise ; par ailleurs il doit se battre contre des petits barons, des grandes vallées alpines, relevant directement de l'empereur, avec à leur tête le baron Émeric de Briançon et de grands seigneurs, comme Aimon de Chambéry  et Aimon Ier de Genève. Héraclius veut asservir, toutes les populations et même les petits barons de son immense diocèse. Le peuple de Moûtiers se révolte, et se range avec une grande partie des petits barons sous le commandement   d’Emeric de Briançon qui bat les troupes de l'archevêque. Ce dernier fait appel à Humbert II qui vient pacifier la vallée de la Tarentaise, mais en profite pour faire valoir ses nouveaux droits de vicaire de l’empire qu'il vient d'obtenir de son oncle l'empereur Henri IV. Le peuple de Moutier  se rallie à lui. La puissance de l'archevêque est finalement réduite à ses seuls pouvoirs spirituels et à la seule propriété de ses domaines ecclésiastiques et des serfs y vivant.

En 1085, son oncle l’empereur Henri IV le confirme dans la possession du Bugey, l’investit du Marquisat d’Ivrée et lui reconnait la possession du Vieux Chablais ; il récupère également la plus grande partie du  pouvoir temporel de l’archevêque de Moutiers et de l’évêque de Saint Jean de Maurienne et obtient l’immédiateté impériale.

 

.Amédée III (v.1095- 1149) comte de Maurienne  de 1103  à 1148, vice-roi de Bourgogne en 1111

 

Fils du précédent ; il épouse d’abord la fille du comte de Genève.

En 1123, il se remarie avec Mahaut d’Albon, la fille du Dauphin du Dauphiné.

 

Il doit lutter contre la tutelle de sa mère et de Louis le Gros.

En 1128, Amédée III agrandit son domaine en ajoutant à son gouvernement – ce qu'on appelait le «  Vieux Chablais  » – la région s'étendant de l'Arve jusqu'à la Dranse d'Abondance, formant ainsi le «  Nouveau Chablais ». Il favorise la renaissance de l'abbaye de Saint-Maurice d'Agaune, dont il est l'abbé laïc et  fonde l'abbaye de Saint-Sulpice en Bugey, l'abbaye de Tamié, l'abbaye d'Hautecombe.

Il combat les troupes du dauphin Guigues IV d’Albon lors du siège de Montmélian en 1142. Mais l'autorité impériale renaissante assure une paix durable.

 

C’est Amédée IV qui en 1143 remplace son titre de comte de Maurienne pour celui de Savoie et modifie ses armoiries en introduisant la croix blanche correspondant au drapeau de guerre de l’empire.

Il participe à la deuxième croisade et meurt à Nicosie en 1148.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:16

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

L.  Franc-Lyonnais                                                                                                        terre d’empire de 1032  à 1475

 

Le Franc-lyonnais est un territoire  ayant appartenu aux archevêques de Lyon qui faisait office de zone franche entre le Royaume de France et le duché de Savoie dans le Saint-Empire.  Situé sur une étroite bande sur la rive gauche de la Saône il était constitué de treize paroisses, formant deux parties :

. Partie méridionale, à partir du rempart nord de Lyon : la-Croix-Rousse, Cuire, Fontaines-sur-Saône, Fontaines-Saint-Martin, Rochetaillée-sur-Saône, Fleurieu-sur-Saône, Vimy qui à partir de 1665 est promue capitale et renommée Neuville, en l'honneur de Camille de Neuville de Villeroy, seigneur de la paroisse et archevêque de Lyon ,Genay, la première capitale de la province ,Bernoud ,Saint-Jean-de-Thurigneux ;

. Partie septentrionale, enclavée dans la Principauté de Dombes : Saint-Bernard-d'Anse, Saint-Didier-de-Formans, Riottier.

Après s'être placée sous la protection du comte de Savoie, en 1398, la province est réunie au royaume de France vers 1475, tout en restant une province réputée étrangère et sise en terre d'Empire,

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 18:13

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CH.  III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

K. Archevêché de Lyon / Comté de Lyon                                                                      terres impériales de 1032 à 1312 

 

Boson qui s’est fait proclamé  roi de Provence en 879, s’empare en 886 de Lyon et de Vienne en battant et tuant Bernard, comte d’Auvergne, duc d’Aquitaine et gouverneur du Lyonnais.  Le fils de Bernard, Guillaume duc d’Aquitaine reprend vers 905 le comté de Lyon dont il fait hommage au roi Charles le Simple.

Dès la mort de Guillaume d’Aquitaine en 918, Hugues d’Arles, gouverneur du royaume de Provence, s’empare de Lyon et y installe le dénommé Guillaume, premier comte de Lyon.

 

La suzeraineté sur le comté de Lyon passe d’Hugues d’Arles à Hugues le Noir  en 926 puis en 933 au roi de Bourgogne  Rodolphe II.Au Xe siècle, les comtes de Lyon sont les seigneurs suzerains de la ville de Lyon. Vers l’an 1000, l’archevêque Burchard, frère du roi Rodolphe III repousse  les limites de son  comté du Lyonnais vers Feurs et Roanne. En 1032, meurt le roi de Bourgogne-Provence Rodolphe III ; il lègue son royaume à son beau-frère Conrad le Salique, empereur romain germanique de sorte que les comtés de Lyonnais et de Forez intègrent le Saint Empire mais une de ses sœurs épouse du capétien Robert II le Pieux a eu de son premier mariage avec le comte de Blois, un fils Eudes qui s’estime l’héritier du comté du Lyonnais ; en 1035, il échoue contre les troupes impériales mais deux ans plus tard, il réussit à s’emparer de Lyon. Mais peu de temps après, il est tué en Lorraine. Le roi de France et l’empereur finissent par  s’entendre.  

Dès lors, Lyon est tiraillée par les luttes entre le comte de Forez, vassal du roi de France et l'archevêque, lié au Saint Empire. Néammoins « l'Eglise de Lyon » (archevêque et chapitre cathédral des chanoines de Saint Jean) se trouve, au XIe siècle, en état de revendiquer l'autorité sur le comté de Lyon, que lui disputait le comte de Forez.

 

 

 

 

Comtes de Lyon :

 

.Guillaume Ier de Lyon, comte de Lyon vers 902 à 926

 

.Guillaume II de Lyon, comte de Lyon vers 926 à 945

 

.Artaud Ier de Lyon, comte de Lyon de 945 à 960

Frère du précédent.

 

.Gérard Ier, comte de Lyon de  960 à 990

Fils du précédent.

 

.Artaud II de Lyon, comte de Lyon de  990 à 1011

Fils du précédent.

 

.Artaud III de Lyon, comte de Lyon de 1011 à 1014

Fils du précédent.

 

.Artaud IV, comte de Lyon de 1014 à 1017

Fils du précédent.

 

.Gérard II de Lyon, comte de Lyon de 1017 à 1050

Frère du précédent.

 

.Artaud V de Lyon, comte de Lyon de 1050 à 1079

Fils du précédent.

 

.Guillaume III de Lyon l'Ancien, comte dc Lyon de 1079 à 1097

Fils du précédent

 

.Guillaume IV de Lyon, comte de Lyon de 1097 à 1107

Fils du précédent.

 

 

Maison d'Albon

 

.Guigues Ier, comte de Lyon et de Forez de 1107 à 1138,

Fils de Guigues-Raymond de Forez (fils de Guigues II d'Albon) et de Ide-Raymonde  (fille d'Artaud, dernier comte de Lyon). Cousin du précédent. Marié à une fille Marie de Guichard III, sire de Beaujeu.

 

.Guigues II, comte de Lyon et de Forez de 1138 à 1226

Fils du précédent.

C'est avec lui que naissent  les litiges entre le comté de Forez et les sires de Beaujeu au sujet de leurs terres respectives.                                                 

 

.Guigues III, comte de Lyon et de Forez de 1226 à 1203

Fils ainé du précèdent.

Après lui, le titre de comte de Lyon appartient au chapitre de la cathédrale  St Jean de Lyon, les membres sont chanoines-comtes de Lyon.

 

 

 

Archevêques :

 

.Burchard II ( ?- 1031), comte- archevêque de Lyon  de 978 à 1033, Archichancelier du royaume  de Bourgogne-Provence.

Fils bâtard de Conrad le Pacifique et d’Aldiud. Demi-frère de Rodolphe III de Bourgogne. Neveu de Burchard Ier, archevêque de Lyon, auquel il succède après le décès d'Amblard.

Son archidiocèse a pour suffragants  deux autres diocèses situés dans le royaume de Bourgogne, ceux de Chalon et de Macon qui comme lui sont à partir de l’intégration du  royaume de Bourgogne à l’empire à cheval sur la frontière entre ce dernier et le royaume de  France. La plupart de leurs évêques sont issus de maisons  nobles  bourguignonnes devenues vassales de l’empire.

 

.Burchard III, comte- archevêque de Lyon de 1033 à 1034

 

.Odolric, comte-archevêque de Lyon de 1041 à 1046                                                        

.Halinard (vers 990 - 1052), comte- archevêque de Lyon de 1046 à 1052

 

.Humbert I, comte- archevêque de Lyon de 1052 à 1056

 

.Geoffroy de Vergy, comte-archevêque de Lyon en 1063

 

Il appartient à la seconde maison de Vergy, importante maison noble de Bourgogne issue d'Eudes et Henri, fils naturels d'Eudes-Henri Ier, duc de Bourgogne.

 

.Humbert II, comte-archevêque de Lyon  de 1070 à 1076

 

En 1073,  Humbert veut établir son pouvoir temporel sur l’ensemble de son diocèse ce que n’apprécie pas Artaud III comte de Forez et de Lyon, allié d’Humbert II sire de Beaujeu. Cette rivalité se termine par la déposition de l’archevêque accusé de Simonie.

  

.Gébuin (dit Jubin, saint), comte-archevêque de Lyon de 1077 à 1082, premier primat des Gaules.

 

En 1079, il reçoit du Pape Grégoire VII, le titre de Primat des Gaules ce qui renforce son autorité.

 

.Hugues de Bourgogne ou de Romans, (vers 1040- 1106)  évêque de Die puis, de 1083 à 1106, comte- archevêque de Lyon, primat des Gaules

 

Pressenti pour devenir pape après la mort de Grégoire VII, il s'oppose à Didier, abbé du Mont-Cassin, qui est finalement élu sous le nom de Victor III.  Au concile de Bénévent en août 1087, ce dernier l'excommunie. Mais le pape Urbain II (1088-1099) le réhabilite et il retrouve ses pouvoirs de légat. Il va en particulier traiter de la question de l'adultère royal de Philippe Ier qui a enlevé Bertrade de Montfort.  En octobre 1094, c'est sous sa présidence que le concile d'Autun, réuni à sa demande, excommunie le roi de France, excommunication confirmée par le pape lui-même au concile de Clermont en 1095 ; l'interdit est jeté sur le royaume de 1096 à 1104. A partir de son règne, le titre de comte de Lyon et le pouvoir comtal appartient au Chapitre de la cathédrale Saint Jean dont les chanoines sont chanoines-comtes.

 

.Josserand, dit Gaucerand, comte-archevêque de Lyon de 1107 à 1118, primat des Gaules

 

.Humbaud, comte-archevêque de 1118 à 1125, primat des Gaules

 

En 1120, meurt Eustache, comte de Forez et de Lyon ; il a pour successeur Gui d’Albon de la famille qui domine le Dauphiné qui lui se heurte à Guichard de Beaujeu lequel dispose de nombreux vassaux au nord du comté de Forez et qui entame la conquête du comté du Lyonnais jusqu’à Chamelet. Guy qui ne reçoit pas de son suzerain l’empereur le soutien qu’il attend de lui se rapproche du roi de France Louis VII qui freine l’ardeur de son vassal Guichard. Mais Lyon devient une proie potentielle pour le royaume de France.

 

.Renaud de Semur, comte- archevêque de Lyon de 1125 à 1129, primat des Gaules

 

De la famille noble bourguignonne de Semur. Fils de Dalmace, seigneur de Semur et d’Aremberge de Vergy.

 

.Pierre I, évêque de Viviers puis comte-archevêque de Lyon de 1131 à 1139, primat des Gaules

 

.Foulque, comte-archevêque de Lyon de 1139 à 1141, primat des Gaules

 

.Amédée Ier, comte-archevêque  de Lyon de 1143 à 1147, primat des Gaules                                                         

 

.Humbert de Bugey, comte-archevêque de Lyon de 1148 à 1153, primat des Gaules

Fils d’Ulrich, seigneur de Bresse et de N.    , fille d’Amédée, comte de Savoie et de Maurienne.

 

.Héraclius de Montboissier, prince- archevêque de Lyon de 1153 à 1163, primat des Gaules 

Fils du comte Maurice de la maison de Monboissier et d’Auvergne.

 

A Arbois, le 19 octobre 1157, par une bulle d’or, l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse confère à Héraclius de Montboissier,  archevêque de Lyon l’investiture temporelle sur le comté et la ville de Lyon, la vice-royauté du royaume de Bourgogne-Provence et le titre de prince d’empire.

 

Héraclius entend bien exercer son pouvoir et allié avec Gérard, comte de Macon, Humbert III,  sire de Beaujeu, met le siège devant Izeron.  Mais ils sont surpris et battus par une coalition menée par le comte Gui II de Forez et comprenant le dauphin du Viennois, les sires de Bourbon, de Bagé (Bresse)  et de Coligny ; malgré tout, l’archevêque  obtient une partie de la seigneurie d’Izeron ;

 

En 1162, Guy II qui n’a pas accepté la main mise de l’archevêque sur le comté de Lyon, s’empare de Lyon qu’il saccage.

Heraclius meurt en 1163.

 

.Guichard de Pontigny ( ?-1181), prince-archevêque de Lyon de 1165 à 1181, primat des Gaules

Le roi de France Louis VII et le pape Alexandre III l'impose comme archevêque de Lyon en 1165 contre Dreux de Beauvoir, après deux années de lutte.

 

Par un traité en 1167, le pouvoir temporel est partagé entre Guigues II de Forez et de Lyon et l'archevêque de Lyon Guichard de Pontigny. Les péages, qu’ils soient terrestres ou fluviaux sont levés en commun. Mais très vite ce mode de gouvernance s'avère difficile à maintenir.

Par la suite, les papes accroissent leur pouvoir par rapport aux empereurs et c’est le pape qui en 1173 résout autoritairement le conflit au profit de son archevêque qui obtient définitivement le comté de Lyon, le Jarez, les Terres au-delà du Rhône et de la Saône ainsi qu’une partie du Roannais.

 

.Jean Bellesmains (vers 1120-1204 ?), prince-archevêque de Lyon de 1181 à 1193, primat des Gaules

 

Elu archevêque de Lyon, et confirmé par le pape Lucius III. Rapidement, pour se garantir contre les opposants à son pouvoir, il se rend auprès de l’empereur  Frédéric Barberousse pour qu'il lui confirme ses droits. L'empereur lui octroie cette confirmation dans la "bulle d'Or"de 1184 en tous points identique à celle de 1157. Cela réveille l'opposition entre lui et la dynastie des comtes de Forez. Pour se protéger, il édifie une enceinte autour du cloître de la cathédrale Saint-Jean.

 

.Renaud de Forez ( ?-1226), prince-archevêque de Lyon de 1193 à 1226, primat des Gaules

Fils de Guigues II, comte de Lyon et du Forez, frère de Guigues III. Il est le premier archevêque issu d'une grande famille féodale. Il conserve des liens très forts avec celle-ci, n'hésitant pas à lui porter assistance militaire et soutien financier. Vers 1193, il décide pour des raisons administratives de partager le comté en trente deux menses réparties entre les membres du chapitre cathédral, déjà titrés chanoines-comtes depuis 1184 ce qui entraine ipso facto que la justice archiépiscopale est doublée désormais par une justice capitulaire.

Dès 1195, apparaissent les premiers conflits entre lui et les bourgeois de Lyon qui entreprennent la construction d’une enceinte  pour isoler la presqu’ile et ils bloquent le pont sur le Rhône. Le Prince-Archevêque  rétablit brutalement la situation mais le pape Innocent III le lui reproche et les bourgeois obtiennent de larges franchises communales.

 

Les tensions avec les bourgeois de Lyon s'accroissent, notamment pour des raisons fiscales, et éclatent en 1208 en conflit armé. Ce dernier n'est résolu que grâce à la médiation d'Eudes III de Bourgogne, qui restaure les droits de l'archevêque.

Échaudé, Renaud II fait construire le château de Pierre Scize, et s'y installe. Agissant en seigneur féodal, il entreprend de construire tout autour de Lyon des points fortifiés, à Irigny, Dardilly, Francheville, Condrieu, Anse. Par ailleurs, en lien avec un conflit entre dynastie du Forez et des Beaujeu, il prend possession des fiefs que ces derniers possédaient en terre lyonnaise.                                                           

Il est également le tuteur de son neveu Guigues IV de Forez de 1203 à 1218 suite à la mort de son frère Guigues III de Forez, comte de Forez.

Durant le XIIIe siècle, le pouvoir temporel de l'Eglise de Lyon s'exerce sur tout le Lyonnais. Les seigneuries ecclésiastiques établies notamment dans les chapitres Saint-Jean, Saint-Just et Saint-Paul, possèdent des territoires dans la Dombes, le Bas-Dauphiné et le Forez, ainsi que d'importants revenus issus de prélèvements et taxes. Les chanoines prennent leurs rôles très au sérieux et circulent dans tout le pays lyonnais.

 

.Robert d'Auvergne, prince-archevêque de Lyon de 1227 à 1232, primat des Gaules

Fils de Robert IV ou V, comte d’Auvergne et de Mathilde de Bourgogne.

Le dauphin du Viennois lui fait hommage en 1230 pour les fiefs d’Annonay et d’Argental.                                                      

 

.Raoul I de La Roche-Aymon, prince-archevêque de Lyon de 1235 à 1236, primat des Gaules

Fils d’Eustorge de la Roche-Aymon.

 

.Aimery, ou Aimeric "de Rives", prince-archevêque de Lyon de 1236 à 1245, primat des Gaules

En 1245, il ouvre dans l’église Saint Jean de Lyon, le concile de Lyon en présence du pape Innocent IV, de cardinaux et de 140  archevêques et évêques d’Italie, d’Espagne, de France et des Iles Britanniques, abbés, de Bérenger, comte de Provence, de Raymond, comte de Toulouse, et des légats de l’empereur Frédéric II qui aboutit à l’excommunication de ce dernier.

 

.Philippe Ier de Savoie(1207-1285),  évêque de Valence de 1241 à 1267, prince-archevêque de Lyon de 1246 à 1267, primat des Gaules, puis comte de Bourgogne de 1267 à 1279 et 13e comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1268 à 1285.

8e fils de Thomas Ier, comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne, et Marguerite (ou Béatrice) de Genève.

Destiné de par son rang à l'état ecclésiastique, sans avoir été ordonné prêtre, il renonce à ses charges religieuses et se dépouille de tous ses titres en 1267, à l'approche de la fin de son frère Pierre II de Savoie, pour pouvoir lui succéder comme comte de Savoie.                                                          

Il épouse le 11 juillet 1267, la comtesse Alix de Bourgogne (1208-1277, ou Adélaïde), fille du comte Othon II de Bourgogne et de Béatrice II de Bourgogne.

Sans enfant, Philippe Ier, choisit lui-même son successeur parmi ses nombreux neveux et obtint de l'empereur Henri VII, un décret (« fief oblat ») par lequel l’empereur  investit de la souveraineté sur la Savoie, Amédée, fils de Thomas II de Piémont, comte de Flandre.

 

.Guy II de la Tour,  prince-archevêque de Lyon de 1267 à 1268, primat des Gaules

 

Dès 1267, les bourgeois se rebellent contre l'autorité ecclésiastique et parviennent même, pour un temps, à mettre en place un conseil politique constitué de cinquante magistrats.  

Lors d’une vacance archiépiscopale en 1269, se déclenche une révolte contre le chapitre et en mai les milices bourgeoises alliées du Vieux-Bourg et du Bourg-Neuf montent à l’assaut de la cité : les chanoines-comtes  doivent se réfugier au cloitre fortifié de Saint Just.  Le Conseil de la Commune bourgeoise insurrectionnelle s’adresse au roi Louis IX qui envoie un délégué de même que le légat du pape Rodolphe en désigne un ; leur sentence rendue en février 1270 rétablit le calme.

Au printemps de 1271, Philippe le Hardi  passe à Lyon, ramenant avec lui les  restes de son père mort à la croisade, les bourgeois, toujours en lutte avec le chapitre primatial, se déclarent ouvertement soumis à la juridiction du roi de France et le sollicitent de les prendre sous sa garde spéciale. Philippe accueille cette demande par un acte du 1er mai 1271 ; en échange de sa protection et de sa suzeraineté, les Lyonnais s’obligent à lui payer annuellement un impôt qui, levé par eux, devait être versé entre les mains du bailli de Macon. En vain les partisans du chapitre protestent ; l’amende qu’un arrêt du Parlement inflige, le 8 novembre 1271, à ceux d’entre eux qui ont osé maltraiter les sergents royaux, apprend  à tous combien il en coûte d’insulter le pouvoir nouveau.                                                       

.Pierre II de Tarentaise, prince-archevêque de Lyon de 1272 à 1273, primat des Gaules, pape Innocent V en 1276

Le roi de France Philippe le Hardi ne pousse pas jusqu’au bout ces premiers avantages : quand, en 1272, après une longue vacance, Pierre de Tarentaise est élu archevêque, une certaine détente s’instaure entre l’Eglise de Lyon et les bourgeois, Mais un résultat important est acquis ; pour la première fois la royauté française a pris en main la cause des bourgeois de Lyon : Philippe le Hardi, en faisant cette démarche, devant laquelle son père avait toujours reculé, prépare l’annexion  du roi Philippe le Bel. Le 21 janvier 1276, après la mort de Grégoire X, il est élu pape et prend le nom d'Innocent V.

Il meurt cinq mois plus tard. Pendant son court pontificat, il a eu le temps d'apaiser la querelle entre guelfes et gibelins en Italie. Il adopte une politique de fermeté à l'égard de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, qui ne tient pas ses promesses faites à Grégoire X de partir en croisade et de ne pas s'approprier les possessions de l'Eglise romaine en Italie. Innocent V exige le respect de ses engagements avant tout couronnement impérial à Rome.

 

.Adhémar ou Aymar de Roussillon, prince-archevêque de Lyon de 1273 à 1283, primat des Gaules

Fils d’Artaud IV, seigneur de Roussillon et parent des comtes de Savoie.

A Lyon, sous le règne de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, l’action de la royauté française ne cesse point de se faire sentir bien que confrontée à de nombreux obstacles : tout en témoignant parfois une certaine bienveillance à l’Église, les agents du roi de France saisissent toutes les occasions d’exercer la juridiction au nom de leur maître.  Dès le dernier tiers du XIIIe siècle, le roi est maître, de fait, du Lyonnais. Il règle à sa fantaisie tout ce qui concerne ce pays, sans s’inquiéter, pour ainsi dire, de ses maîtres légitimes.

 

.Raoul de la Tourette ou  Rodoplhe, ( ?-1288), prince-archevêque de Lyon de 1283 à 1289, primat des Gaules

Raoul de la Tourette est à l’origine de la signature d’un nouveau traité sur sa juridiction et sa souveraineté,  contre le gré des bourgeois de Lyon. Il tient un concile à Mâcon pour la réformation des mœurs.

De 1288 à 1289, si complet est l’assujettissement des Lyonnais à la royauté française que le chapitre de la primatiale, se résigne à recevoir dans son sein les candidats qui lui sont recommandés par le roi de France.

                                                         

.Béraud de Goth, prince-archevêque de Lyon de 1289 à 1294, primat des Gaules

 

Fils de Béraud, seigneur de Villandrault ; frère de Bertrand, pape sous le nom de Clément V.

 

Forts de la protection du roi de France Philippe le Bel, les bourgeois  se soulèvent à nouveau en 1292 ; le roi s’empresse alors de prononcer la mise sous garde royale de la ville.  Encouragés, les bourgeois de Lyon exagèrent à tel point que l’archevêque Béraud de Goth lance l’interdit sur Lyon en 1293. L’année suivante, les deux premiers conseillers de la Commune sont nommés gardiateurs des libertés de la ville ainsi que des intérêts royaux du roi Philippe IV le Bel.

 

.Henri Ier de Villars, prince-archevêque de Lyon de 1296  à 1301, primat des Gaules

Fils d’Étienne II, sire de Thoire et de Villars-en-Bresse, et de Béatrix de Faucigny.

Sous son règne, le roi Philippe IV le Bel, sur la demande des habitants de Lyon, ordonne à son bailly de Mâcon de protéger les bourgeois de Lyon. Le bailli de Mâcon établit alors les officiers du roi au palais de Roanne. L’église de Lyon voit alors décroître son autorité. Elle doit lutter non-seulement contre les habitants de Lyon, mais encore contre ses puissants voisins, le comte de Forez, le sire de Beaujeu et le comte de Savoie, qui empiètent chaque jour sur ses domaines.

Henri de Villars se montre encore plus intolérant que ses prédécesseurs ; prenant parti pour le pape Boniface VIII contre Philippe-le-Bel, il défend aux Lyonnais les appels au baillage de Macon, et sur leur refus d’obéir, jette un interdit sur la ville; mais ne se croyant pas en sûreté à Lyon, il se retire à Rome auprès du pape, où il meurt en 1301.

 

.Louis de Villars, prince-archevêque de Lyon de 1301 à 1308, primat des Gaules

Fils de Humbert IV, sire de Thoire et de Villars, et de Béatrix de Bourgogne.

Louis de Villars succède à son grand-oncle Henri Ier de Villars comme prince-évêque de Lyon en 1301. Il obtient du roi Philippe IV  le Bel, la confirmation du comté de Lyon aux archevêques et au chapitre.

Dévoué à Boniface VIII, il se fait l'approbateur de la fameuse bulle du pontife, Ausculta fili, adressée à Philippe le Bel. Ce dernier fait élire alors comme pape le frère de l'archevêque Bérard de Got, Bertrand, qui est couronné Clément V à Lyon en 1305.Alors que l'église de Lyon  se reconnaissait vassale de l'empereur pour le comté de Lyon, Clément V intervient pour amener le roi de France  et l'archevêque de Lyon à un traité, qui a lieu en 1307.

Philippe le Bel donne ses deux édits connus sous le nom de Philippines. Par le premier, il érige en comté-baronnie toutes les terres que possèdent l'archevêque et le chapitre. Il abandonne toute prétention temporelle sur ledit comté-baronnie.

 

Par le second édit, le roi se réserve le droit d'appel en justice, celui de suzeraineté, ainsi que la faculté d'établir ses officiers de justice à Lyon. Ce second édit laisse subsister un grief contre lequel les citoyens de Lyon s'élèvent depuis longtemps et qu'ils doivent à l'archevêque Renaud II de Forez. Celui-ci avait établi deux justices différentes, l'une pour le chapitre, l'autre pour l'archevêque. Ils réclament donc contre l'édit de Philippe le Bel. Ce traité comporte surtout  une clause bien masquée qui reconnait la suzeraineté du roi au lieu et place de l’empereur (alors que les bourgeois ne veulent plus aucune souveraineté).                                                                                                                                 

 

.Pierre de Savoie, prince-archevêque de Lyon de 1308 à 1332, primat des Gaules

Fils de Thomas III de Piémont, neveu du comte Amédée V de Savoie,

Il se considère comme toute la famille de Savoie comme un vassal de l’empereur et entre en conflit avec le chapitre et les bourgeois de Lyon, qui bénéficient du soutien du roi Philippe IV le Bel lequel envoie son fils Louis le Hutin avec une armée à Lyon. La guerre se termine grâce à l’intervention de son oncle le comte Amédée V de Savoie. Un traité est signé le 10 avril 1312 aux termes duquel Pierre perd la justice de Lyon au profit de la justice royale et doit consentir le rattachement de Lyon au royaume de France. Le roi Philippe le Bel fait chasser l’archevêque de Saint Just car celui-ci refuse de lui prêter serment ; il fait détruire les forteresses épiscopales et emprisonner l’archevêque. L’archevêque est finalement contraint d’admettre l’intégration du Lyonnais au domaine royal par un acte signé à Vienne le 10 avril 1312. Le roi, en absorbant Lyon et le comté dans le royaume,  reconnait à l'Eglise de Lyon, et notamment aux chanoines, le titre de comte. En 1320, Philippe le Bel revient en force en reprenant la complète autorité sur la ville. Cependant, à la demande de Pierre de Savoie et devant le mécontentement des Lyonnais, un traité définitif avec le nouveau roi Philippe le Long du 4 avril 1320 redonne à l'archevêque la juridiction de la ville. Néanmoins par une charte du 21 juin 1320, signée par l’archevêque et les chanoines, ceux-ci reconnaissent  les droits des Bourgeois placés sous la protection du roi de France.Les habitants de Lyon reçoivent plusieurs franchises, comme le droit d'établir de taxes pour le service de la ville.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 17:59

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

                                                                                                               

J.Comté de Forez                                                                                                             terre impériale de 1032 à 1531 

Lors du traité de Verdun en 843 entre les trois petits fils de Charlemagne le Lyonnais et le Forez, ne font pas partie du royaume de Charles le Chauve (la Francie occidentale). En effet  les archevêques de Lyon se rangent aux côtés de l’empereur Lothaire.                                                


Après Lothaire, le Lyonnais passe aux mains de son fils Charles, roi de Provence puis de Lothaire II, roi de Lorraine. En 870, Charles le Chauve, toujours chasse Gérard (ou Girard) de Roussillon à qui Lothaire Ier avait confié l'administration du territoire et nomme à sa place le comte Boson. Ce dernier, deux ans après la mort de Charles le Chauve, en 879,  se fait sacrer roi. Son royaume, connu sous le nom de Royaume de Provence (avec Vienne pour capitale) s'étend de Marseille au Jura, des Alpes aux Cévennes. Le Forez en fait partie.

                                                   
Boson rend l'âme en 887.  Son épouse Ermengard et son fils Louis l'aveugle lui succédent ; Louis est proclamé roi à Valence.  Puis Hugues de Vienne (ou d'Arles) céde le territoire au roi de Bourgogne Rodolphe II. Ce territoire est alors connu sous les noms de Royaume de Bourgogne.  A ce dernier succède Rodolphe III.

                                                                
A la fin du Xème siècle, le Forez se trouve d'abord dans le giron lyonnais (comitatus Lugdunensis) puis d'une manière plus autonome.
Deux personnages en effet gouvernent le Lyonnais et le Forez au profit des rois de Bourgogne-Provence. Il s'agit de l'archevêque de Lyon, qui durant près d'un siècle sera issu d'une même famille, celle des Burchards, et du comte de Lyon et de Forez, un officier nommé et révocable. L'un d'entre eux parvient à obtenir  l'hérédité de sa charge. C'est la naissance de la première maison des comtes de Forez qui sont encore comtes de Lyon et de Forez. C'est le début de la très longue lutte qui va opposer les comtes de Forez aux archevêques de Lyon. Les comtes de Lyon et de Forez en effet souhaitent se placer sous l'autorité des rois de France. L'autre aspect du conflit vient du fait que le comte de Forez possède des domaines à Lyon et vice-versa.

Première maison de Forez

.Artaud II, comte de Forez de 990 à 1007

 Fils de Géraud Ier et de Grimberge.

.Géraud II (995-1049), comte de Forez de 1007 à 1049

En 1032, le royaume de Bourgogne est intégré à l’empire romain germanique de l'empereur  Conrad III le Salique auquel l'archevêque de Lyon prête hommage. Dès lors, le Forez passe sous la suzeraineté de l'Empire.

.Artaud III ou  IV (1030-1078)  comte de Forez de 1049 à 1078

Fils du précédent.

C’est lui qui réunit sous son autorité le comté de Forez et le Lyonnais. Il entre en armes dans Lyon et en chasse l'archevêque avant de conclure avec lui un traité lui reconnaissant quelques droits sur la capitale des Gaules en échanges de terres épiscopales sises dans le comté de Forez. En 1062, il doit céder Lyon. En 1064 il épouse Ide. Il meurt en 1078.

 

Maison d’Albon

.Ide-Raymonde de Forez (1065-1110), comtesse de Lyon et du Forez de  1078  à 1107

Fille d’Artaud III, comte de Forez et d’Ide

Elle épouseGuigues  Raymond d'Albon, fils de Guigues II d'Albon, comte en Grésivaudan et en Briançonnais de 1070 à 1079 et d’Inès de Barcelone, fille de Raymond-Bérenger Ier, comte de Barcelone.

.Guigues Ier (1100 -1138), comte de Lyon et du Forez  de 1107 à 1138.

Fils de Guigues-Raymond d'Albon et de Ide-Raymonde de Lyon et du Forez.          Il succéde  à son cousin Guillaume en 1107.Marié à une fille (prénommée Alix ou Marie) de Guichard III, sire de Beaujeu.

                                                                                       

.Guigues II (1126 -1206), comte de  Lyon et de Forez de  1138  à 1198

Fils de Guigues Ier, comte de Lyon et de Forez et de Marie de Beaujeu.

Un conflit éclate vers 1150 pour la possession du comté de Lyon entre le comte de Forez Guigues II et l’archevêque de Lyon Heraclius de Montboissier. Guigues entre dans Lyon, l’archevêque  fait appel à son suzerain l’empereur Frédéric Ier Barberousse qui en 1157 concède le comté de Lyon à l’Archevêque ; Guigues est chassé et voit ses terres du Forez envahies à leur tour. Il sollicite alors l’intervention du roi de France Louis VII et lui prête hommage en 1167 pour ses châteaux de Montbrison, Monsupt, Montarchet, la Tour-en-Jarez  et Chamousset. En 1173 est conclue la « permutatio » traité qui met fin aux guerres et qui est ratifié par le roi de France et le pape aux termes duquel, le comte de Forez renonce à toutes ses prétentions sur toute la rive gauche de la Saône donc au comté de Lyon.

Il a trois enfants :

-Guigues III, à qui il abandonne le comté de Forez peu de temps avant de mourir.

-Renaud, archevêque de Lyon (1193-1226).

-Humbert, chanoine de Lyon.

.Guigues III, comte de Lyon et de Forez (1198-1202).

Fils du précédent, il lui succède bien avant sa mort et meurt avant lui en terre sainte.

 

 Il a cinq enfants:

-Guigues IV.

-Guigonne de Forez, comtesse de Vienne, mariée à Géraud II de Mâcon, comte de Mâcon et de Vienne.                                                                                                           

 -Eléonore de Forez, mariée à Guillaume VIII d'Auvergne.

-Renaud de Forez, chanoine de l'église de Lyon.

.Guigues IV (1190-1241), comte de Forez de 1203   à 1241

Fils du précédent.

.Guigues V ( ? 1259), comte de Forez  de 1241 à 1259.

Fils du précédent.

.Renaud de Forez (1226 - 1270), comte de Forez de 1259 à 1270, seigneur de Beaujeu

de 1265  à 1270

Frère du précédent ; son grand-oncle archevêque de Lyon  fut le tuteur de son père. Il épouse en 1247 Isabelle de Beaujeu, fille d'Humbert V de Beaujeu.                                                          

Il devient seigneur de Beaujeu en 1265 suite au décès de Guichard V de Beaujeu, fils d'Humbert et se rend la même année  auprès du roi de France, Louis XI pour prêter foi et hommage pour sa terre de Beaujeu.

Il fait alliance avec les chanoines-comtes de Lyon pendant la guerre qui sévit dans le comté lyonnais et se porte caution pour eux lors d'une trêve signée en 1269 par les différentes parties et pour laquelle Saint-Louis était un des médiateurs.

De son union avec Isabelle de Beaujeu sont nés:

-Guigues VI de Forez, comte de Forez

-Louis I de Beaujeu, seigneur de Beaujeu et Dombes et époux en 1270  d’Eléonore de Savoie, fille de Thomas II de Savoie, comte de Piémont.                              

 -Guichard de Forez, filleul de Guichard V de Beaujeu

-Eléonore de Forez.

.Guigues VI de Forez (1247-1278) comte de Forez de 1270  à 1278

Fils de Renaud Ier comte de Forez et d’Isabelle de Beaujeu ; Il revendique la seigneurie de Beaujeu mais la cède à son frère.

.Jean Ier de Forez (1275-1333) comte de Forez de 1278 à 1333

Fils du précédent.

.Guigues VII (1299-1358)  comte de Forez de 1333  à 1358

Fils de Jean de Forez  et d’Alix de la Tour du Pin, dame de Viennois ; il épouse en 1318  Jeanne de Bourbon, fille de Louis Ier de Bourbon.                                                    

Maison de Bourbon

Robert de Clermont, fils du roi Louis IX épouse Béatrice, fille unique d’Agnès de Bourbon et de Jean de Bourgogne, seigneur de Charolais ; par ce mariage, il devient seigneur de Bourbon. La seigneurie est érigée en duché en 1327 pour Louis Ier de Bourbon. A cette époque, les ducs de Bourbon sont vassaux du roi de France pour leur duché du Bourbonnais mais de l’empereur pour leur principauté des Dombes.

Pendant la  guerre de Cent Ans, la maison se divise en trois branches : la branche ducale, celle des aînés, à la tête des duchés de Bourbon, les comtes de Clermont-en Beauvaisis, la branche de  Vendôme qui posséde le comté de Vendôme.  

.Jeanne de Forez (1337 -1373), comtesse de Forez de 1358  à 1373

Fille de Guigues VII, comte de Forez, et de Jeanne  de Bourbon[].

Elle se marie en juin 1371 à Béraud II, comte de Clermont et dauphin d'Auvergne.

 Jeanne apporte à son mari le comté de Forez.

.Anne de Forez (1358 - 1417), comtesse de Forez de 1373  à 1417           

Fille de la précédente ; elle épouse de Louis II de Bourbon (v. 1336 - 1410), duc de Bourbon auquel en  1400, son neveu Édouard II de Beaujeu  lègue le Beaujolais que convoite aussi Philippe de Bourgogne. Ils ont  pour enfants :

-Catherine.                                                                                                                     

 -Jean Ier, duc de Bourbon.                                                                                                   –Isabelle.                                                                                                                               

 -Louis, seigneur de Beaujeu.

Le Forez passe donc sous la coupe des Ducs de Bourbon dont la capitale est Moulins. Anne décède  en 1417.

.Jean Ier de Bourbon (1381-1434), comte de Forez, prince des Dombes, duc de Bourbon  de 1417 à 1434

Fils de la précédente.

.Charles Ier de Bourbon (1401-1456), duc de Bourbon, comte de Forez, prince des Dombes, duc de Bourbon de 1434 à 1456

Fils du précédent.

C’est lui qui retire le titre de capitale du comté  à la ville de Feurs, le 6 mai 1441,  et l’accorde à la ville de Montbrison.

.Jean II de Bourbon (1427-1488), comte de Forez, prince des Dombes, duc de Bourbon  de 1456-1488

Fils du précédent.

.Charles II de Bourbon (1433-1488), duc de Bourbon, comte de Forez en 1488   et archevêque de Lyon 

Frère du précédent.

.Pierre II de Bourbon (1438-1503), duc de Bourbon, comte de Forez

Frère du précédent.

.Charles III de Bourbon (1490-1527), duc de Bourbon par son mariage avec Suzanne de Bourbon, fille de Pierre II de Bourbon, comte de Forez  de 1505 à 1521

Après la défection du connétable Charles III de Bourbon en  1523, le Forez est confisqué. En 1531, le Forez est réuni à la couronne de France à la mort de Louise de Savoie, mère de François Ier.  François Ier meurt en 1547.

Parmi les descendants de la branche aînée des Bourbon, Antoine (1518-1562), épouse en 1548 Jeanne d'Albret, reine de Navarre, mère du roi Henri IV fondateur de la Maison capétienne de Bourbon. 

 

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:10

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CH.III    LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

                                                                                                               

I. Principauté de Dombes  (Trévoux)                                                                                           

 terre d’empire de 1032 à 1531

 

Attribuées au royaume de Lothaire en 843 ; en 888, les Dombes appartiennent au royaume de Bourgogne lequel est intégré à l’empire en 1032.

 

Maison de Beaujeu

 

Les Dombes sont acquises vers le Xième siècle par les seigneurs de Beaujeu, vassaux des rois de France pour le Beaujolais ; Les seigneurs de Beaujeu se retrouvent de ce fait vassaux de l’empereur  tout en restant vassaux du roi de France pour leurs terres du Beaujolais.

À la fin du XIIe siècle, les sires de Bagé et de Villars se partagent la région de la Dombes.

 

Le 15 juillet 1218, Marguerite, fille du sire de Baugé épouse Humbert V de Beaujeu auquel elle apporte la seigneurie de Miribel et des Dombes. Par la suite les seigneurs de Beaujeu acquièrent peu-à-peu  tout ce que  possédaient les sires de Baugé et une partie de ce que les sires de Thoire-Villars possédaient. Ils avaient d’abord leur conseil souverain à Villefranche en Beaujolais, où ils faisaient leur séjour ; mais ayant fait bâtir en Dombes la ville de Beauregard,  ils y transportent le siège de leur conseil souverain.

                                                                                                               

.Humbert Ier (Humbert V de Beaujeu), premier prince des Dombes de 1218 à 1250, seigneur de Beaujeu

Il engage de nombreux conflits armés contre les comtes de Forez. Guy IV met fin à ces guerres. Son fils Renaud épouse Isabeau, fille d’Humbert. A plusieurs reprises il porte secours aux armées du roi de France, Louis VIII. Au décès de ce dernier, il soutient, avec vigueur, le parti et les intérêts de Saint Louis (Louis IX). Ceci lui vaut d’être promu connétable de France. Il accompagne le roi lors de la croisade de 1248. Il meurt en Palestine, en 1250.                           

 

.Guichard Ier, prince des Dombes de 1250 à 1265, seigneur de Beaujeu

Fils d’Humbert Ier.

Il consacre sa vie au service du roi Saint Louis. Il se distingue sur tous les champs de batailles. Le roi de France le fait connétable de France. Il épouse Blanche de Châlon. Il décède sans descendant, en 1265.

 

.Renaud, prince des Dombes de 1265 à 1272          

Beau-frère de Guichard et époux d’Isabeau de Beaujeu.

Il hérite de toutes les terres de cette Maison. Il doit  lutter contre les comtes de Savoie qui accroissent leur puissance et se font redoutables à l’égard de leurs voisins.

 

Maison de Forez

 

.Louis Ier de Forez ( ?-1295), prince des Dombes, comte de Forez, seigneur de Beaujeu, seigneur de Bugey et de Valromey de 1272  à 1295

Fils de Renaud Ier, comte de Forez  et d’Isabelle de Beaujeu ; frère de Guigues VI.

Il connaît dès le début de sa souveraineté des conflits avec Henry de Varax.  Il doit demander l’aide de Philippe, comte de Savoie, pour avoir la paix.  Les archevêques de Lyon lui font également la guerre. Il fait appel à l’un de ses sujets, Guy Chabeu, de "Saint Trivier en Dombes", qui construit le château de Beauregard pour leur faire barrage. En 1286, Louis Ier, son épouse, Eléonor de Savoie et Amédée V, comte de Savoie, accompagné de son épouse, Sybille de Bagé, se réunissent au château de "Saint Trivier en Dombes". Là, ils transigent jusqu’à réduire les prétentions d’Eléonor sur les biens de Béatrix de Fièsque, sa mère, et de Boniface de Savoie, son frère. Louis Ier rend de nombreux services au royaume de France. En reconnaissance, le roi le fait Connétable de France. Il meurt à Beaujeu, en 1295, sans postérité.

 

.Guichard II le Grand, prince des Dombes de 1295  à 1316

Frère de Louis 1er, homme d’armes valeureux.

A la bataille de Mont-Cassel, Guichard combat Guigues V, dauphin du Viennois. Il joint ses troupes, lors de la bataille de Varey, en Bugey, à celles du comte de Savoie. Ce dernier est défait. Le Sire de Beaujeu est fait prisonnier. Pour sa libération, il cède ses seigneuries de Miribel et les châteaux et les seigneuries de Meximieux et de Bourg Saint Christophe, ainsi que des droits concernant Villars, Loyes. Malheureusement, des services rendus aux comtes de Savoie, il n’a jamais été récompensé.

 

.Edouard Ier, prince des Dombes de 1316 à 1351, seigneur de Beaujeu

Il s’attache au service du roi de France et reçoit le bâton de maréchal de France, des mains de Philippe de Valois, après la bataille de Crécy. Les démêlés, entre Amédée V de Savoie et lui, se terminent par un traité. Edouard exécute, en 1337, celui signé par son père Guichard le Grand et le comte de Savoie. Ainsi, il entre en possession de Coligny, de Buenc en Bresse. Edouard est tué lors d’une bataille contre les Anglais.  

 

.Antoine, prince des Dombes, seigneur de Beaujeu de 1351 à 1374,

Fils d’Edouard Ier. 

Le comte de Savoie Amédée VI dit le comte Vert le fait chevalier de l’Ordre de Savoie. A la bataille de Cocherel, il est avec Bertrand du Guesclin contre les "Anglois et les Navarrois". Ces derniers sont défaits. Antoine meurt à Montpellier, en 1374, à son retour d’Espagne où il avait participé à la conquête de la Castille pour Louis le Bâtard. De son union avec Jeanne de Chalons, il n’a pas d‘enfant.

 

.Edouard II, prince des Dombes, seigneur de Beaujeu de 1374 à 1402,

Cousin germain d’Antoine.

Sous son règne, le comte de Savoie cherche à annexer  la Dombes. Edouard doit demander l’aide du roi Charles VI, des ducs de Bourgogne et de Bourbon.

A la mort du comte de Savoie, Edouard et la Dombes retrouvent la paix Le sire de Beaujeu  s’éprend alors de la fille d’un bourgeois de Villefranche et l’enlève. Le père, pour récupérer sa fille, envoie un huissier. Edouard accueille l’auxiliaire de justice en son château de Perreux. Pris d’une folle colère, Edouard oblige l’huissier à mâcher les documents officiels et à avaler les sceaux et le défenestre. A la suite de quoi,  Il est conduit dans les geôles parisiennes. Il fait intervenir le duc de Bourbon qui obtient sa libération. En récompense, Edouard fait donation de ses biens à Louis II de Bourbon. En 1401 Odon de Thoire-Villars vend  à Humbert VII ses terres du Haut Bugey ainsi que le comté de Genève ;  et au duc de Bourgogne Louis II de Bourbon moyennant 30 000 francs or, les seigneuries en Dombes, de Trévoux, Ambérieu et du Châtelard (il avait obtenu le Beaujolais du dernier sir de Beaujeu en 1400 et pouvaient ainsi agrandir ses terres vers l'est) La seigneurie des Dombes est alors érigée par les Bourbons  en principauté ; Louis de Bourbon deuxième du nom, prince de Dombes, transfère son conseil à Moulins

Comme, par ailleurs, en 1402, Humbert VII de Thoire-Villars, sans descendance, vend ses châtellenies dombistes au duc de Bourbon, la Principauté de Dombes occupe alors son territoire définitif, sous la férule des Bourbon, princes souverains de Dombes.

                                                       

 

Maison de Bourbon

 

Les ducs de Bourbon  se retrouvent avec le même statut que les seigneurs de Beaujeu, c'est-à-dire propriétaires de terres relevant du royaume de France et de terres relevant de l’empire. A la différence des seigneurs de Beaujeu qui se comporteront pratiquement exclusivement comme vassaux du roi de France, cela est moins vrai pour tous les ducs de Bourbon.

 

.Louis II, prince des Dombes de 1402 à 1410, duc de Bourbon

Fils de Pierre Ier de Bourbon, petit-fils de Robert de Clermont et arrière-petit-fils de saint Louis.

A la conclusion du traité de Brétigny, en 1360, signé par le roi de France, Jean et le roi d’Angleterre, Edouard III, Louis sert d’otage. Pendant la minorité du roi, il est nommé tuteur de Charles VI, son neveu.                                                           

 

.Jean Ier, prince des Dombes, duc de Bourbon, comte de Forez  de 1410 à 1433

Fils de Louis II.

Il s’attache à servir le roi de France. Il participe avec Charles VI au siège de Compiègne et d’Arras. A la bataille d’Azincourt, il est fait prisonnier et conduit en Angleterre. Il y reste 19 ans et y meurt.

 

.Charles Ier, prince des Dombes, duc de Bourbon, comte de Forez  de 1433 à 1456

Fils de Jean.

Il participe à la bataille de Baugé en Anjou et défait les Anglais. Il fait face aux assauts guerriers du duc de Bourgogne. Il défend ses droits de souveraineté et de monnayage devant les plaintes formulées par le duc de Savoie. Des assemblées se tiennent à "Saint-Trivier-en-Dombes" et Mâcon. Il engage le royal dauphin à quitter la Cour qui devient incertaine pour sa sécurité et l’emmène sur ses terres de Bourbonnais. Il meurt en son château de Moulins.   

 

.Jean II, prince des Dombes  de 1456 à 1482

Fils de Charles.

En 1450, lors de la bataille de Fourmigny, en Normandie, il taille en pièces l’armée anglaise de 5. 000 hommes et fait 1. 400 prisonniers. Après ce glorieux fait d’armes, il est fait chevalier. En 1453, il participe à la prise Caen et de Cherbourg. En Guyenne, à deux reprises, il chasse les Anglais. Son prestige se ternit lorsqu’il jette les fondements de la Ligue du Bien Public contre le roi, avec le duc de Bourgogne. Cependant, habile, il rend de nombreux services à Louis XI, et le roi lui donne le gouvernement du Languedoc. Et Charles VIII le fait Connétable de France. Jean doit faire face à plusieurs différends avec les ducs de Savoie. Vers  l’an 1460, une guerre éclate entre le duc de Savoie  Amédée VIII et  Jean II, duc de Bourbon souverain des Dombes ; les soldats du duc de Savoie dévastent  les communes de  Lent, Dompierre, Chalamont ; les garnisons de Bourg, Bagé, Pont de Veyle  et Pont de Vaux  se répandent dans les Dombes jusqu’à Trévoux. Le roi de France Charles VII s’interpose et la paix est conclue après huit à dix ans d’hostilités.

Il meurt en 1482 sans  descendant.

 

.Pierre II, prince des Dombes de 1482 à 1503

Frère de Jean II, il épouse en 1473 Anne de Beaujeu, fille de Louis XI.             

Le contrat de mariage stipule qu’en cas de décès de Pierre, sans postérité, ses biens reviendraient à la couronne de France. Les limites de la Bresse et de la Dombes sont contestées par le duc de Savoie. En 1489,  un accord est signé. Se sentant mourir, Louis XI nomme Pierre régent du royaume, durant la minorité du futur Charles VIII. Ce dernier, une fois sur le trône, accorde pleine confiance à Pierre. La clause de retour à la Couronne de France des possessions du souverain de Dombes, en cas de décès sans postérité, est abrogée. Pierre, durant le règne de Charles VIII, lorsque ce dernier part à la conquête du royaume de Naples, est nommé représentant de la personne du roi, dans tout le royaume. Pierre meurt dans son château de Moulins. L’épouse du souverain de Dombes, Anne de France, de Bourbon, de Beaujeu a élevé Charles VIII son frère, en même temps que sa cousine Louise de Savoie et Charles de Bourbon, son futur gendre.

 

.Suzanne, princesse  des Dombes de 1503 à 1521

Fille de Pierre II.

Elle est soutenue par sa mère Anne de Beaujeu qui l’épaule et la conseille. Elle épouse  en 1505 Charles III de Bourbon-Montpensier. Elle donne naissance à un garçon qui ne vit que deux ans et à deux jumeaux, morts peu après la naissance. Elle ne se remet pas de ses couches et décède en 1521.

Maison de Bourbon-Montpensier

 

.Charles III de Bourbon (1490-1557)  comte de Montpensier, de Clermont et dauphin d’Auvergne de 1501 à 1523  puis duc de Bourbon, comte de Forez, de la Marche et sire de Beaujeu de 1505 à 1521.Connétable  de 1515 à 1521

Pierre II décédé, sa veuve Anne, fille du roi  Louis XI et ancienne  Régente de France pendant la minorité de son frère Charles VIII, espérait que le duché échapperait par le mariage de leur fille avec Charles de Bourbon aux menées de Louise de Savoie, mère de François Ier, qui voulait mettre la main sur les riches terres des Bourbon.

Suzanne de Bourbon à peine enterrée, Louise de Savoie se lance dans les chicanes judiciaires afin de s'approprier son héritage. Elle réclame que les biens que la défunte tenait de son père, Pierre de Beaujeu, duc de Bourbon, dont elle était la nièce. En janvier 1522, elle cite l'époux de Suzanne, le connétable Charles de Bourbon devant le Parlement de Paris. Celui-ci pense avoir le droit pour lui. Sa filiation, son contrat de mariage et le testament de sa femme, rédigé en sa faveur à Montluçon, en 1519, devraient lui permettre de conserver l'immense fortune des Bourbons. Certes, mais la demanderesse est la mère du roi. De son côté, François 1er revendique au nom de la Couronne les terres apanagées de l'héritage. Le Parlement, plutôt embarrassé, prend son temps. François 1er ne semble guère se préoccuper de ce dossier qui l'oppose à son connétable. Ce qui ne fait pas l'affaire de Louise de Savoie, pressée de conclure et de gagner.

Les affronts envers le connétable se multiplient, si bien que sa position devient rapidement intenable. Le connétable engage des négociations avec Charles Quint.

Risquant  par ce mauvais procès d'être dépouillé de l'héritage de sa femme par François 1er et sa mère, Charles, dont une partie des possessions avaient dépendu de l’empire et dont la principauté des Dombes en dépendait encore, décide de demander le soutien et la protection de Charles Quint, parvient à s’enfuir, signe avec lui le 18 juillet 1523, un pacte d'alliance s'engageant à prendre les armes contre la France comme lieutenant général des armées impériales. Les biens de Charles, soit le dernier grand fief médiéval, couvrant tout le nord du Massif Central, sont confisqués pour trahison.

Lors de la bataille de Pavie en 1525, il fait prisonnier François Ier.

Charles Quint, refusant de sacrifier la paix aux ambitions de son encombrant général, le déçoit également. Le connétable exigeait en effet, en plus de la restitution de ses biens et de ceux de sa femme, une dispense d'hommage vis-à-vis du roi de France, l'érection de la Provence en principauté souveraine et un mariage avec l'une des sœurs de l'empereur. Dépité, il retourne en Italie avec peut-être l'espoir de s'y tailler une principauté. Incapable de tenir l'armée impériale qui n'était plus payée depuis des mois, malgré la mise en gage de sa vaisselle et de ses bijoux, il met le siège devant Rome, mais il meurt pendant l'assaut en 1527. Quatre ans plus tard, l’ensemble de ses biens, sauf la principauté des Dombes, est rattaché directement au domaine royal.                                                 

 

.François Ier  gouverne de 1531 à 1547

Il laisse à la Principauté de Dombes tous les droits et privilèges dont elle jouissait du temps des souverains précédents. Le Grand Conseil des ducs de Bourbon-Montpensier siégeant à Moulins est transformé en Parlement. Son siège devient Trévoux. Aucun édifice, en cette ville n’est digne de recevoir le monde de Justice. Les séances se tiennent en l’hôtel de Roanne, à Lyon, en territoire d’emprunt. Les décisions prises seront lues à Trévoux, dans la salle du bailliage de Dombes. Les parlementaires ont obligation de demeurer en la capitale de la principauté et de siéger à chaque séance. Ils font construire des hôtels résidentiels dignes de leur rang.

 

.Henri II, gouverne de 1547 à 1559

 

.François II, gouverne  de 1559 à 1560     

  

.Louis II, prince des Dombes de 1560 à 1582

Il restitue la Principauté de Dombes à Louis II de Bourbon-Montpensier, successeur et héritier du Connétable, Charles III.

Louis prend part à de nombreuses guerres contre Charles Quint. Il combat au siège de St Quentin et est fait prisonnier. Les guerres de religion révèlent son caractère opportuniste. Il est, dans un premier temps, favorable aux protestants puis il change d’alliance pour servir ses intérêts et ses ambitions. Après le décès de son épouse Jacqueline, il se marie, en 1570, avec Catherine de Lorraine, sœur d’Henri le Balafré, duc de Guise et de Charles II, duc de Mayenne. Il approuve le massacre de la Saint Barthélemy.                                                   

 

.François II  gouverne de 1582 à 1592

Il participe à de nombreuses batailles et commande les armées royales au décès de Charles IX. Lorsqu’en Flandres il accompagne le duc d’Anjou, son attitude lors de la reddition d’Anvers, est telle que lui et ses troupes ne sont l’objet d’aucune insulte. Il est envoyé en Angleterre pour arrêter les conventions de mariage entre le duc d’Anjou et la reine Elisabeth. Il combat avec force et détermination la Ligue formée par le duc de Guise. Il est le premier à reconnaître la légitimité successorale d’Henri IV au trône de France. Il meurt à Lisieux.

 

.Henri, prince des Dombes de 1592 à 1608

Il se distingue, très tôt, aux yeux du roi. En 1588, il est nommé gouverneur du Dauphiné. Il remet, dans l’obéissance du roi Henri IV, la Bretagne, après s’être rendu maître de grandes villes de ce pays et s’être assuré de la fidélité des autres. Le roi lui donne le gouvernement de Normandie. Avant la mort de son père François, il combat les Ligueurs et particulièrement le duc de Mercoeur. Henri est nommé gouverneur de Normandie et entreprend de reconquérir cette province pour le roi. En 1593, il est grièvement blessé au siège de Dreux.

Il est très pieux. Il en donne des marques en rétablissant le service divin dans plusieurs églises de ses terres où les troubles l’avaient fait cesser. Il fonde les Minimes de Montmerle et leur donne son château pour établir leur monastère.

 

Il confirme les privilèges de la Principauté. Il obtient du roi Henri IV plusieurs déclarations en faveur des droits et exemptions applicables en Dombes. En 1598, il crée une charge de conseiller-clerc dans son Parlement. Il unit cette charge et l’affecte à la dignité de doyen de la Collégiale de Trévoux. En Artois, il combat les Espagnols avec le roi. En 1600, il participe à la campagne de Savoie. Il meurt à Paris.                                                     

 

.Marie,  princesse des Dombes de 1608 à 1627

Elle vient d’avoir trois ans et la voilà fiancée au duc d’Orléans, second fils d’Henri IV, encore plus jeune. Un contrat de mariage est rédigé qui stipule que Marie fait donation de tous ses biens à son enfant, son héritier ou à son époux, en cas de décès sans postérité. Durant sa minorité, elle est placée sous la tutelle de sa mère, puis sous celle du cardinal de Joyeuse, son grand-oncle. Le mariage a lieu. Le jeune duc meurt peu après. Le 6 août 1626, elle épouse Gaston d’Orléans, troisième fils d’Henri IV. Le 4 juin 1627, elle met au monde une fille, Anne-Marie-Louise.

 

.Anne-Marie-Louise, princesse des Dombes de 1627 à 1693

Dans un premier temps, Gaston assure la souveraineté, en tant qu’usufruitier, de 1627 à 1650. Anne-Marie-Louise est la fille de Marie de Bourbon-Montpensier et de Gaston d’Orléans, frère du roi Louis XIII. Ainsi, elle est cousine germaine de Louis XIV. L’immensité de sa fortune lui vaut d’être, des cours d’Europe, le plus beau parti. Chacun de ses parents a régné sur La Dombes. Avec son père, elle participe à la Fronde. De la Bastille, elle fait tonner les canons contre les troupes de son royal cousin, commandées par le Grand Condé. Cela lui vaut une disgrâce. Avec elle, s’éteint la lignée de cette Maison. En effet, par un chantage organisé par Mme de Montespan, favorite de Louis XIV, Anne- Marie-Louise, cède la Dombes à Louis-Auguste, duc du Maine. La princesse souveraine de Dombes accède à cette demande pour faire libérer des geôles de Pignerol son futur mari, le Duc de Lauzun. Un testament dûment rédigé et enregistré authentifie la décision prise. Elle meurt le 5 avril 1693.

 

Maison de Bourbon-Orléans

 

.Louis-Auguste Ier, prince des Dombes  1693 à 1736

Premier fils légitimé,  du roi de France et de madame de Montespan, Louis Auguste duc du Maine, premier de ce nom.

Il permet à la Principauté de rayonner, dans le monde. Il met fin au siège, en territoire d’emprunt, du Parlement de Dombes. En effet, la Justice dombiste est rendue à Lyon dans un hôtel situé à l’emplacement de la Cour d’Appel (hôtel de Roanne), sur les quais de la Saône.                                                                                                                 

 

.Louis-Auguste II, prince des Dombes de 1736 à 1755

Second fils du duc du Maine.

Il sert dans l’armée du Prince Eugène de Savoie Carignan, contre les Turcs. Il prend part à la Guerre de Succession de Pologne et à celle d’Autriche. Il accède au grade de colonel général des Cent-Suisses et Grisons, en reconnaissance envers son père, puis à titre personnel. En 1751, sa mère, Anne-Louise, Bénédicte de Bourbon-Condé lui fait donation de la principauté d’Anet et du comté de Dreux. Louis-Auguste est mû par deux préoccupations. La première est de ne pas se faire remarquer par le roi. Ceci explique qu’il ne fréquente que très peu la Cour et qu’aucun fait marquant, concernant la Principauté de Dombes, ne survienne. La seconde consiste en l’accroissement de ses possessions. En 1755, lors d’un duel en forêt de Fontainebleau, il perd la vie.

 

.Louis Charles, prince  de 1755 à 1762

Benjamin des fils du duc du Maine, il hérite de tous les biens de son frère, Louis-Auguste. Il ne se marie pas et n’a pas de postérité. Il est Grand maître de l’artillerie, puis Colonel Général des Suisses et Grisons. En 1762, il cède sa Principauté au roi de France.

 

 

 

 

 

 

 

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:04

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4. Seigneurie / Baronnie de Gex,

 

Le Pays de Gex appelé pagus equestris dépend alors de l'archevêché de Besançon. La seigneurie de Gex s'étend elle  du pont de Bargen sur l'Aar (canton de Berne) à Chatillon en Michaille. Elle comprend une dizaine de châteaux : Gex, Divonne, La Bâtie, Horimont (Gex), Flies, Pouilly, St Jean de Gonville, Pougny, Ecorans, Pierre, la Cluse de Gex (Collonges), répartis sur la frontière et sur le chemin du pied du Jura. Le Comte de Genève devient maître de la baronnie de Gex entre 1124 et 1137.

 

 

Maison de  Genève

 

.Amédée Ier (décédé en 1211) seigneur de Gex de ?   à  1211

Fils du comte de Genève Amédée Ier. Il est l’époux de Poncia, fille d’Humbert de Thoire-Villars ; lui succède son fils Etienne, seigneur de Gex de 1211 à 1235.

 

.Etienne ( ?- 1235) seigneur de Gex de 1211 à 1235 

Fils du précédent.

 

.Amédée II ( ?-1247), seigneur de Gex de 1235 à 1247

Frère du précédent ; deuxième fils d’Amédée Ier. Il épouse Béatrice fille d’Ulrich IV  de Bagé.                                                          

 

.Léonète ( ?-1302), baronne  de Gex de 1247 à  1302

A la mort d'Amédée II de Gex, sa fille aînée Léonète hérite de la baronnie et  épouse Simon II de Joinville, fils de Simon de Joinville et de Béatrice ou Béatrix d’Auxonne, dame de Marnay.

Simon II est le beau-frère de Pierre de Savoie. A la mort de celui-ci dont la fille Béatrice de Faucigny a épousé Guigue Dauphin de Viennois, les Joinville se trouvent dans un inextricable jeu d'alliances

 

Maison de Joinville

 

.Guillaume de Joinville (? - 1310), baron de Gex de 1302 à 1310

Fils des précédents ; marié à Jeanne, fille de Louis Ier de Savoie baron de Vaud et fils de Thomas II de Piémont, de qui il a :

 

.Hugues de Joinville (? - mai 1347/48), baron de Gex de 1310 à 1347/1348

Marié à Jeanne fille d'Henri de Montfaucon ; n'ayant pas eu d'enfant, sa succession revient à sa sœur Éléonore, mariée à Hugues de Genève.

 

.Hugues de Genève, dernier baron de Gex de 1347/1348 à 1353

Fils d'Amédée II de Genève, marié à Éléonore de Joinville (? - 1360), par qui lui échoit le titre de baron.

 

En 1353 la ville de Gex est prise par les Savoyards, et le pays de Gex est incorporé pendant près de deux siècles aux Etats de Savoie ; cette annexion est entérinée par le traité de Paris de 1355.

En 1535, Bourg en Bresse est pris par les Français et repris par le duc Philibert  Emmanuel de Savoie qui la transforme en place forte. A la mort du duc de Milan, duché sur lequel François Ier maintient ses prétentions, celui-ci commence la Huitième guerre d’Italie ( 1536-1538) et au début janvier 1536 avant de se rendre combattre en Italie occupe avec 40 000 Hommes la Bresse, le Bugey, le Valromey , le Faucigny ,une partie du Genevois, la Savoie propre, la Tarentaise et la Maurienne tandis que ses alliés de fait les Bernois envahissent les Etats de Vaud, le Pays de Gex, la partie du Genevois autour de Saint Julien en Genevois et le Chablais de Genève à la  Dranse de Thonon  tandis que les  Valaisans occupent le Chablais de la Dranse jusqu’à Saint Maurice avec les vallées d’Abondance et d’Aulps. Le 30 janvier 1536, les armées bernoises investissent  Divonne et Gex. Au printemps Berne est maîtresse du pays de Gex.Son administration est confiée à un bailli nommé pour six années et responsable devant le Grand Conseil de Berne. Six baillis se succédèrent de 1536 à 1567, tous appartiennent à de grandes familles bernoises. Ils conservent les structures judiciaires et administratives, confirmant dans leurs droits les seigneurs locaux ; seule la seigneurie de Fernex, bien ecclésiastique, est vendue à Hugues bâtard de Gingins.

                                                                                                                                                                                                              

 La onzième et dernière guerre d’Italie de 1556 à 1559  se termine à la suite de la victoire de Saint Quentin par le duc de Savoie Emmanuel Philibert, général des armées impériales de l’empereur et de Philippe II roi d’Espagne qui contraint le roi de France Henri II de signer le traité de Cateau-Cambrésis par lequel il doit restituer au duc de Savoie les territoires occupés par la France dont la Bresse et le Bugey. En 1560, François II rend leurs possessions aux ducs de Bourbon qui récupérèrent également leurs possessions de Dombes. L'empereur n'ayant pas eu l'ambition de contrer le roi de France lorsqu'il avait confisqué ce territoire relevant pourtant de sa juridiction, les ducs de Bourbon érigent la Dombes en petite souveraineté indépendante dont Trévoux devint, suite logique à l'ampleur prise par la ville à la fin du Moyen Âge, la capitale. 

Le duc de Savoie engage les hostilités contre Genève dans l'été de 1585.

 

.Charles-Emmanuel Ier de Savoie (1580- 1630)

Fils d’ Emmanuel-Philibert, il conserve le vieux rêve de reconstituer à son profit le Royaume de Bourgogne-Provence ; mais son espoir s’avère vain.

Henri IV  envahit le pays, détruit un grand nombre de Châteaux ; Bourg en Bresse tombe mais sa citadelle une des plus imprenables résistent six mois.  Henri IV occupe la Savoie en 1600 (deuxième occupation par la France).  Pris, repris, le Pays de Gex est systématiquement pillé par les troupes ducales et genevoises. Celles-ci, avec l'appui d’Henri IV occupent finalement le pays. Charles Emmanuel Ier doit signer le 17 janvier 1601 le Traité de Lyon  par lequel il cède au royaume de France la Bresse, le Bugey, le Valromey et le Pays de Gex qui sont rattachées alors au duché de Bourgogne. Seul le  «  Chemin des Espagnols » (Vallée de la Valserine) reste au Duché de Savoie (par ce chemin  commençant à Gênes, et  passant par la commune de Clarafond, le pont de Grésin, la vallée de la Valserine et la Franche-Comté, les troupes espagnoles pouvaient aller, grâce à l’alliance avec les Ducs de Savoie et les Ducs de Lorraine, de la Méditerranée au Pays-Bas sans toucher les territoires français).

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 08:40

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CH.III      LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

(appelé également ROYAUME DE VIENNE ET D’ARLES)

 

 

 

3. Evêché de Belley / Seigneurie du Bugey,                                        

Humbert Ier de Savoie apparait, en 1003, pour une concession faite par son parent l'évêque de Belley. Il semble que l'on se serve de cet événement pour donner le titre de comte du Bugey à la Maison de Savoie, confirmé (?) lors de la signature du concile d'Anse en 1025. En 1077, le comte Amédée II de Savoie reçoit de l'empereur Henri IV du Saint-Empire la confirmation de ses droits sur la seigneurie du Bugey.

Vers 1086 apparaissent sur les bords de l’Ain, les seigneurs de Thoire qui étendent leurs fiefs sur une grande partie du Haut Bugey en s’opposant violemment aux prieurs de l’Abbaye de Nantua fondée au VII°.

L’évêché de Belley dépend alors de l’archevêché de Besançon (comme ceux  de Lausanne et de Bâle). Dans le Bas Bugey, les évêques de Belley possèdent maints territoires et villages. Au XIIe siècle, le peuplement du Bugey s'accélère et la densité de population devient forte. Constitué autour de l'évêché de Belley, le Bugey s'étend au fur et à mesure des conquêtes de la Maison de Savoie, à tous les pays situés entre le Rhône et l'Ain, y compris le Valromey, la Michaille.
Au 13e siècle les évêques de Belley et les abbés du voisinage possèdent la majeure partie du Bugey. Mais ils sont peu à peu contraints de passer sous la mouvance des comtes de Savoie.

 

.Aimon, comte-évêque de Belley vers 1034 à 1044

 

.Gauceran, comte-évêque de Belley vers 1070

En 1077, Amédée II de Savoie est investi de la seigneurie du Bugey par l’empereur Henri IV.

 

.Ponce I, comte-évêque de Belley de 1091 à 1116

 

.Amicon, comte-évêque de Belley de vers 1118 à 1121                                                 

 

.Ponce de Balmey, comte-évêque de Belley de vers 1124 à 1129

De la famille des seigneurs du Balmey dans le Bugey .

 

.Berlion de la Tour, comte-évêque de Belley vers 1134

De la famille de la Tour du Pin en Dauphiné.

 

.Bernard de Portes, comte-évêque de Belley de 1134 à 1140

 

.Guillaume I, comte-évêque de belley de 1141 à 1160

 

.Ponce de Thoire, comte-évêque de Belley vers 1162

De la famille de Thoire.

 

.Anthelme, comte-évêque de Belley, de 1163 à 1178, prince-évêque à partir de 1175

Né en 1107 au château de Chignin en Savoie.

Nommé évêque, il attend un ordre du pape Alexandre III contre lequel l’empereur a désigné comme anti-pape Victor IV pour accepter sa nomination.

Il doit défendre ses terres du Bugey  contre les prétentions du  comte de Savoie Humbert III. Mécontent de l’attitude de son vassal  le comte de Savoie Humbert III qui lui a refusé le passage par le col du Mont Cenis à son retour d’Italie et malgré le fait qu’Anthelme soutienne le pape Alexandre III, l’empereur  Frédéric Ier de Hohenstaufen le fait prince du Saint Empire en l’investissant de tous les pouvoirs temporels sur la ville et ses dépendances.

Il meurt en 1178.

 

.Renaud, prince-évêque de Belley de 1178 à 1184

 

.Arthaud, prince-évêque de Belley de 1188 à 1190

 

.Eudes II, prince-évêque de Belley en 1190

 

.Bernard II, prince-évêque de Belley de 1198 à 1207

Au 13e siècle les évêques de Belley et les abbés du voisinage possèdent la majeure partie du Bugey. Mais ils sont peu à peu contraints d'associer les comtes de Savoie.

.

 Benoit de Langres, prince-évêque de Belley vers 1208

 

.Bernard de Thoire-Villars, prince-évêque de Belley de 1211 à 1212

 

.Boniface de Thoire-Villars, prince-évêque de Belley vers 1213

 

.Jean de Rotoire, prince-évêque de Belley

 

.Pierre de Saint-Cassin, prince-évêque de Belley                                                         

 

.Boniface de Savoie ( ? -1270), prince-évêque de Belley de 1232 à 1240, archevêque de Canterbury et primat d’Angleterre en 1241, évêque de Durham,

Fils du comte de Savoie Thomas Ier.

 

.Bernard IV, prince-évêque de Belley en 1244

 

.Pierre II, prince-évêque de Belley de 1244 à 1248

 

.Thomas de Thorimbert, prince-évêque de Belley en 1250

 

.Jean de Plaisance, prince-évêque de Belley de 1255 à 1269

 

.Bernard V, prince-évêque de Belley vers 1272

 

.Berlion d'Amisin, prince-évêque de Belley  de vers 1280 à 1282

 

.Guillaume, prince-évêque de Belley de 1282 à 1287

 

.Pierre de La Baume, prince-évêque de Belley de 1287 à 1298

Il ne reste plus aucune trace aujourd’hui du château que l’on appelait de la Baume en Bugey. La Maison de Baume, seigneur de Ratte est originaire du Bugey et compte parmi les plus anciennes familles nobles de la province de Bresse.

 

.Jean de La Baume, prince-évêque de Belley

En 1300, le Bas-Bugey est le théâtre d’une guerre entre le Dauphin et le comte de Savoie ; le château d’Ambérieu est pris par le dauphin.

 

.Thomas II, prince-évêque de Belley en 1309

 

.Jacques de Saint-André, prince-évêque de Belley en 1325

 

.Amédée, prince-évêque de Belley en 1345

 

.Guillaume de Martel, prince-évêque de Belley de 1356 à 1368

 

. Edouard de Savoie-Achaïe, prince-évêque de Belley de 1370 à 1373 puis évêque de Sion avant de devenir archevêque de Tarentaise 1386 - 1395.

Fils du comte de Piémont Philippe Ier de Savoie.

 

.Nicolas de Bignes, prince-évêque de Belley de 1374 à 1394

 

.Rodolphe de Bonet, prince-évêque de Belley vers 1401 à 1413    

Le 29 janvier 1401, l'évêque de Belley, Rodolphe de Bonet, accepte de signer un acte d'alliance  avec le comte de Savoie (le pape sanctionne  en 1408 par une bulle la validité de cet accord).                                                        

 

.Guillaume Didier, prince-évêque de Belley de 1430 à 1437

 

.Perceval de La Baume, prince-évêque de Belley

 

.Aimeric Segaud, prince-évêque de Belley

 

.Pierre de Bolomier, prince-évêque de Belley vers 1458

De la famille des Fabius de Rome  ayant pris le nom de Bolomier avec le fils de Gérard, Guillaume de Bolomier, ambassadeur à Rome  du Duc de Savoie près du pape Martin V. 

 

.Guillaume de Varax, prince-évêque de Belley de vers 1461 à 1467

La seigneurie de Varax est dans la première moitié du XIIIe siècle, sous la suzeraineté des comtes de Savoie. Cette seigneurie passe ensuite à une famille qui en porte le nom et dont le représentant connu le plus ancien est Ulrich de Varax, chevalier et seigneur de Romans, vivant dans les années 1250-1272. Georges de Varax est conseiller et Chambellan du duc Louis Ier de Savoie (1461-1465)

 

.Jean de Varax, prince-évêque de Belley de 1467 à 1505

 

.Claude d’Estavayer, prince-évêque de Belley en 1507

 

.Philippe de la Chambre prince-évêque de Belley vers 1530

Il appartient à la Maison de la Chambre, importante famille de la Maurienne en Savoie.

 

.Antoine de La Chambre, prince-évêque de Belley de 1536 à 1575

 

.Jean-Godefroi Ginod, prince-évêque de Belley de 1576 à 1604

Sous son règne, les terres de l’évêché comme celles du Bugey appartenant à la maison de Savoie sont rattachées au Royaume de France.

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