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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 11:40

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE

 

 

Q. Dauphiné (Archevêché de Vienne/ Comté du Viennois / Evêché de Grenoble / Comté de Grenoble / Vicomté de Briançon)                                                                                                         terre d’empire de 1032 à 1349

 

 

 

 

2. Evêché/comté de Grenoble 

Comtes de Grenoble 

 

Maison de Bourgogne (1192 à 1282)

 

André-Guigues VI (1184 -1237), dauphin de Viennois, comte d'Albon, de Grenoble, d'Oisans et de Briançon de 1228 à 1237

Fils de Beatrix et de Hugues III, duc de Bourgogne, il succède à sa mère. C’est lui qui prend le titre de dauphin en 1192. André-Guigues épouse :

 

1) Semnoresse, fille de Aymar de Valentinois dont il n’a pas d’enfant

2) en 1202, Beatrix de Sabran de Castellar, dite de Claustral, petite fille de Guillaume V, comte de Forcalquier, d’Avignon d’Embrun et de Gap qu’il répudie en 1210 sous prétexte de parenté quoiqu’il ait une fille nommée Béatrix.

3)  Béatrix de Montferrat dont il a Guigues, le futur Guigues VII.

 

Béatrix, sa fille, étant veuve de ses deux maris lui fait cession de tout ce qui lui appartient.

 

En 1225, il acquiert de Guillaume Ier, Dauphin d’Auvergne par acte du 9 octobre, les terres de Voreppe et de Varacieu. Guigues-André meurt le 5 mars 1237.

 

.Guigues VII (1225-1269), Dauphin du Viennois, comte d’Albon, de Grenoble, d’Oisans, de Briançon, de Gap et d’Embrun de 1237 à 1269

Fils et héritier du dauphin Guigues-André ; il épouse Béatrix, fils du comte de Savoie Pierre II et d'Agnès de Faucigny. Béatrice lui apporte en dot le Faucigny.

En mars 1238, arrivent à Turin les représentants du jeune Dauphin Guigues VII, et avec eux les deux frères Jean et Aymon de Bernin, archevêques de Vienne et d’Embrun, les évêques de Grenoble et de Gap.

 

Tout d’abord, deux diplômes y sont rendus au profit du Dauphin Guigues VII, encore placé sous la tutelle de sa mère Béatrice de Montferrat : l’un confirme à Béatrice et à son fils un péage en Viennois ; l’autre reproduit les privilèges des Dauphins, jadis reconnus par Frédéric Ier Barberousse, et déclare que ces seigneurs relèvent immédiatement de l’Empereur et de ses légats en Bourgogne.

Guigues VII  prend les titres de Dauphin de Viennois, de Comte d’Albon, de Gap et d’Embrun. L’an 1243, il rend hommage pour ses comtés de Vienne et l’an 1245, il reçoit de l’empereur Frédéric II, comme roi de Bourgogne-Provence, l’investiture des comtés de Gap et d’Embrun.

L’empereur  qui souhaite regagner à sa cause Guigues VII dans sa lutte contre le pape Innovent VI lui confirme par un acte daté de juin 1247  toutes ses acquisitions dans les comtés de Gap et d’Embrun et, de plus, lui concède les alleux situés dans ces deux comtés, ainsi que dans les comtés de Vienne, d’Albon et de Grenoble, sauf  l’hommage et la fidélité que le Dauphin en doit à l’Empire. L’avantage est d’importance, si l’on considère que le Dauphin se trouve  ainsi placé dans la hiérarchie féodale, au-dessus de tous les propriétaires d’alleux, qui cessent d’être ses pairs pour devenir ses inférieurs.

 

L’empereur se rend à Verceil à l’été 1248. Son vassal Guigues VII est présent comme le comte de Savoie Amédée IV. Frédéric  accorde à cette occaasion au dauphin  une pension annuelle de trois cents onces d’or, payables par le Trésor impérial.

 

Plus tard Guigues VII  se heurte aux  prétentions de Charles d’Anjou, sur les deux comtés, qui constituaient la dot de Béatrice de Sabran-Forcalquier, première épouse de Guigues VI. Guigues VI avait répudié sa première femme et avait conservé les comtés, qu'il avait transmis à son fils, issu d'un second mariage. Evidemment, Charles d'Anjou, héritier des comtes de Forcalquier, lui demande le retour des comtés. Charles est sur le point d’en venir à une guerre ouverte avec le Dauphin. Mais même dans sa famille, Charles d’Anjou  rencontre de graves difficultés ; longtemps il doit lutter contre sa belle-mère, Béatrice de Savoie, veuve de Raymond Bérenger, qui l’accuse d’avoir lésé ses droits lors du règlement de la succession de Provence. Le roi Louis IX, gendre de Béatrice et frère de Charles, est tout naturellement désigné pour concilier ce différend : de concert avec les légats du pape Alexandre IV, il y travaille activement et réussit à y mettre fin par une sentence arbitrale que lui-même et les légats rendent à la fin de l’année 1256. La sentence, qui est ratifiée par  le roi d’Angleterre Henri III, autre gendre de Béatrice, détermine l’étendue des droits qui doivent être attribués à titre de douaire à la veuve de Raymond Bérenger.   Ce document contient une allusion à une autre querelle qui, sans la sage intervention du pape et du roi de France, risque de mettre en feu la Provence et le Dauphiné. Presque depuis le commencement du siècle les dauphins de Viennois prétendent avoir acquis le Gapençais des comtes de Forcalquier. Depuis lors, le comté de Forcalquier a été réuni à celui de Provence, et Charles d’Anjou se trouve être le représentant des anciens seigneurs du Gapençais ; à ce titre il conteste la prétention du dauphin Guigues VII. 

A la fin de l’année 1256, le conflit en arrive à une phase  aiguë ; Charles d’Anjou menace, pour se faire justice, d’attaquer les domaines du Dauphin.   Il faut tout le poids de l’autorité du pape et du roi pour l’arrêter. Alexandre IV va même jusqu’à ordonner aux archevêques d’Embrun, de Vienne et d’Aix, et aux évêques de Grenoble et de Gap, de prêter assistance à Guigues contre toute agression.

Enfin les deux parties consentent à accepter un compromis : l’affaire est remise à la décision de Barral de Baux, arbitre choisi par le comte de Provence, et de Jean de Bernin, archevêque de Vienne. Le 17 juillet 1257 les arbitres rendent leur jugement qui maintient le Gapençais au Dauphin à charge d’en faire hommage au comte de Provence, Guigues conservant la suzeraineté sur Embrun. Mais cette sentence fait naître un nouveau différent soulevé par l’Archevêque d’Embrun, qui prétend qu’il porte atteinte à ses droits. Le pape se déclare en faveur du Prélat et l’affaire n’est pas réglée avant le décès de Guigues VII  fin 1269.

 

.Jean  I, Dauphin du Viennois, Comte d’Albon, de Grenoble de Grésivaudan, de Gapençais, d’Oisans, de Briançon et d'Embrun, baron de Faucigny de 1269 à 1281

Fils du précédent ; il lui succède sous la tutelle de sa mère Béatrix de Savoie.

En 1269, il rend hommage pour ses possessions à Charles Ier, comte de Provence et roi de Sicile.Jean meurt en 1281.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 11:30

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

Q. Dauphiné (Archevêché de Vienne/ Comté du Viennois / Evêché de Grenoble / Comté de Grenoble / Vicomté de Briançon)                                                               terre d’empire de 1032 à 1349

 

2. Evêché/comté de Grenoble 

 

 

Comtes de Grenoble 

 

Maison d’Albon (1029 à 1162)

 

.Guigues Ier dit le Vieux, seigneur d’Annonay, comte d’Albon de 1029 à  vers 1075

Guigues I, dit le Vieux, est le premier Comte d’Albon. Epoux d’Adélaïde de Savoie.

Vers 1029-1030, l’archevêque de Lyon Brochard lui inféode le nord du comté  de Vienne qu’il a reçu de la reine de Bourgogne-Provence et il acquiert le Grésivaudan et l’Oisans. Puis entre 1039 et 1043, Guigues Ier reçoit de l’empereur Henri III l’investiture du Briançonnais qui a été détaché en 1033 du diocèse de Maurienne par Conrad le Salique pour être rattaché à l’évêché  d’Embrun.  Il embrasse la vie religieuse à Cluny vers l’an 1063.

La formation du Dauphiné est alors l’œuvre des comtes d’Albon, plus tard Dauphins de Viennois, qui ont l’habileté de réunir peu à peu sous leur autorité toutes les seigneuries voisines de leurs domaines. Mais  ils doivent partager le pouvoir, en particulier la justice, avec les évêques de Vienne, Embrun, Grenoble et Gap.

 

.Guigues II dit "Le Gras", comte d’Albon et de Grenoble de 1075 à 1080

Fils du précédent. Marié en première noce avec Pétronille de Royans, puis en seconde noces avec Inès de Barcelone.

 

.Guigues III, comte d’Albon et de Grenoble de 1080 à 1120

Fils de Guigues II, il lui succède jusqu'en 1120.

Son règne est marqué par la lutte continuelle qu'il livre au nouvel évêque de Grenoble,  Hugues de Châteauneuf, pour la suzeraineté des biens d'église qu'il détient, notamment en Grésivaudan.      

Ce dernier soutient que les possessions des comtes d'Albon ont été usurpées à l'Église, avec l'aide de l'évêque Mallen. Finalement, un accord entre l'évêque et le comte est signé en 1099. 

Guigues restitue les églises et dîmes qu'il s'était approprié mais Hugues reconnait le partage des pouvoirs laïques et religieux sur Grenoble et sa région. Guigues III épouse Mathilde en 1095, qui est soit la fille d'Edgar Atheling soit la fille du comte Roger Ier de Sicile avec laquelle il a  cinq enfants :

 

-Guigues IV, comte d'Albon

-Humbert, archevêque de Vienne

-Gersende, mariée à Guillaume III d'Urgel, comte de Forcalquier

-Mathilde d'Albon, mariée vers 1135 à Amédée III, comte de Savoie.

-Béatrice d'Albon,  mariée à Josserand de Die.

 

Le 13 janvier 1115, Rodolphe de La Salle contre-signe l'acte de concession des mines d'argent de La Rame (maintenant l'Argentière) par l’empereur Frédéric Barberousse au comte d'Albon.

 

.Guigues IV, comte d’Albon et de Grenoble de 1120 à 1142

Fils du précédent. Il est le premier à porter le titre de Dauphin dans un acte passé vers l’an 1140 entre lui et Hugues, l’évêque de Grenoble. Il épouse Marguerite, fille d’Etienne, Comte  palatin ou plutôt, Administrateur du comté de Bourgogne, nièce du pape Calixte II avec laquelle il a pour enfants :

.Guigues futur Guigues V.

.Béatrice, mariée à Aymar Ier de Poitiers, comte de Valentinois.

.Marquise, mariée à Guillaume VII d'Auvergne, comte d'Auvergne.

 

.Guigues V, comte d’Albon et de Grenoble de 1142 à  1162

Fils du précédent.

À la mort de son père, Guigues V est trop jeune pour gouverner, c'est pourquoi sa mère Marguerite assure la régence jusqu'en 1153.

 

À peine en âge de porter les armes, Guigues décide de venger son père en allant ravager les terres du comte de Savoie. Comme onze ans plus tôt, il met le siège devant Montmélian mais est mis en déroute par l'armée de secours du comte Humbert III de Savoie. L'évêque de Grenoble, Hugues II, intervient et une paix honorable pour les deux adversaires est conclue.

La première expédition de Frédéric II en Italie affirme la puissance de son jeune empereur.

                                                          

Le 13 janvier 1155, Guigues V  choisit, pour faire acte de soumission se rendant au camp impérial à Rivoli, non loin de Turin, pour rendre l’hommage à son suzerain l’empereur. En échange, il obtient de Frédéric la confirmation de tous les droits et privilèges que lui et ses prédécesseurs tenaient de l’Empire ; Frédéric y ajoute  la concession d’une mine d’argent à Ramas et le droit de battre monnaie à Sézanne. Lors de la cérémonie, à côté de l’empereur se tient, Berthold de Zaehringen, vicaire impérial pour le royaume de Bourgogne-Provence qui céde à Guigues tous les droits qui pouvaient lui appartenir sur la ville de Vienne, et lui promet son concours pour écarter les prétentions du comte Guillaume de Mâcon sur cette ville. Cette concession servira plus tard de fondement aux droits que réclameront les dauphins dans leur longue lutte contre les archevêques de Vienne.  En vertu de cette investiture, Il est le premier de sa maison à prendre le titre de Comte de Viennois.

Extrait du diplôme de l'empereur officialisant cette reconnaissance des possessions de Guigues :

« Au nom de la sainte et indivisible Trinité, Frédéric, par la clémence bienveillante de Dieu, roi des Romains,(…) nous faisons savoir à tous ceux qui sont fidèles au Christ et à notre règne, que nous concédons à notre fidèle Guigues dauphin, comte de Grenoble, tous les bénéfices héréditaires qu'il avait jusqu'alors possédés justement, librement et tranquillement (…) De plus, sur le conseil des princes, nous y ajoutons en bénéfice une mine d'argent qui est en notre possession à Rama, avec tout le profit qui peut en provenir (…).En outre, il a obtenu de notre majesté, le pouvoir (…) de fabriquer de la nouvelle monnaie, dans le village de Cesana, au pied du Mont-Joux, parce qu'aucune monnaie n'y était fabriquée auparavant (…)

Guigues se montre  brillant à la cour de l’empereur. Il meurt au château de Vizille en 1162, laissant encore à sa mère la régence du Dauphiné, avec le soin d’élever une fille unique Béatrix qu’il a eue de son mariage.                                                  

 

.Béatrice, dauphine du Viennois, comtesse d'Albon, de Grenoble, d'Oisans et de Briançon de 1162 à 1228,

Fille unique de Guigues V, lui succède sous la tutelle de Marguerite son aïeule. Elle épouse :

1) Albéric Taillefer, fils de Raymond V, comte de Toulouse pendant la jeunesse duquel Alphonse son oncle administra le Dauphiné.                                                                        

2) Albéric étant mort sans lignée en 1180, Beatrix se remarie l’an 1184 à Hugues III, duc de Bourgogne qui meurt en 1192.                                                             

 3) en troisièmes noces, Hugues de Coligny, sire de Revermont.

Beatrix meurt en 1228 laissant de son deuxième mariage André qui suit, avec une fille nommée Mahaut et du troisième Marguerite, femme d’Amédée III, comte de Savoie. A sa mort en 1162, Marguerite reprend la régence et transmet le pouvoir au neveu de Guigues V, Guigues VI dit André.

 

 

 

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 09:26

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

 

 

Q. Dauphiné (Archevêché de Vienne/ Comté du Viennois / Evêché de Grenoble / Comté de Grenoble / Vicomté de Briançon)                                                               terre d’empire de 1032 à 1349

 

2. Evêché/comté de Grenoble 

 

Evêques :

 

.Mallen, évêque-comte de Grenoble de 1030 et 1037,

                                                          

.Hugues (1053-1132), évêque-comte de Grenoble de 1080 à 1132

 

Il est élu au concile d'Avignon de 1080, comme évêque de Grenoble, bien qu'il n'eût pas été encore ordonné. Conduit à Rome par un légat du pape, il est ordonné par Grégoire VII lui-même. Dès son retour, il se consacre à la tâche de réformer les abus dans son nouveau diocèse et d'y introduire la réforme grégorienne. Son épiscopat est marqué par le conflit avec Guigues III d'Albon sur la possession de territoires ecclésiastiques dans le Grésivaudan. Hugues soutient que le comte d'Albon a usurpé les terrains de l'évêché de Grenoble avec l'aide de l'évêque Mallen. Un accord n’est finalement trouvé entre Hugues et Guigues qu'en 1099.  Guigues accepte de céder les territoires en litige pendant qu’Hugues admet l'autorité temporelle du comte dans les alentours de Grenoble. Par un acte du 5 septembre 1116, est confirmé  l'abandon de tous les biens ecclésiastiques détenus par le comte.

En 1130, âgé de 77 ans, il trouve la force d'aller à la rencontre du pape Innocent II qui fuie l'Italie et de l'accompagner jusqu'au Puy où devait se réunir un important concile visant à faire reconnaître Innocent II par les souverains d'Europe et à prononcer l'excommunication contre l'usurpateur Anaclet II.

Il est canonisé le 22 avril 1134 par le pape Innocent II deux ans seulement après sa mort.

 

.Noel,évêque-comte de Grenoble en 1150

 

.Othmar de Sassenage, évêque-comte de Grenoble de 1150 à 1151

La famille de Sassenage serait issue des comtes de Forez : Girard, comte de Forez, fils et successeur d'Arthaud, comte de Lyon et de Forez, serait venu, vers 950, au secours de l'évêque Isarn, et aurait été récompensé de ses services par le don des terres de Sassenage et de Royans.                                                           

 

.Geoffroi, évêque-comte de Grenoble de 1151 à 1164

 

Ardent partisan de la cause impériale au vu du diplôme que lui confère Frédéric Ier Barberousse. Déposé par le pape Alexandre III et remplacé par Jean de Sassenage, il se maintient sur son siège grâce à la protection du gouvernement delphinal. En 1161, Il se fait confirmer par diplômes impériaux les biens restitués et concéder les droits régaliens, entre autres l'exploitation des mines d'or et d'argent et le droit de battre monnaie.

 

.Jean de Sassenage, évêque-comte de Grenoble de 1164 à 1220

En 1178, comme son prédécesseur, il se fait confirmer par l’empereur son pouvoir temporel obtenant comme le comte Guiges le droit de battre monnaie.

 

.Guillaume Ier, évêque-comte de Grenoble en 1220

 

.Pierre Ier, évêque-comte de Grenoble de  1221 à 1223

 

.Soffroy, évêque-comte de Grenoble de 1223 à v.1237

 

.Pierre II, évêque-comte de Grenoble de 1237 à 1250

En mai 1238, il fait partie des vassaux convoqués      à Vérone avec leurs troupes par l’empereur Frédéric II. L’archevêque d’Arles, Jean Baussan  et l’évêque de Marseille, Benoît d’Alignan, sont à Vérone dès le mois de juin. Les contingents de Grenoble, d’Embrun, du Valentinois et du Diois y rencontrent sous les drapeaux de l’Empire les troupes du comté de Savoie et aussi celles des comtés de Provence et de Toulouse, conduites par Guillaume de Savoie, l’évêque élu de Valence. Tous deux figurent comme témoins dans un acte où l’Empereur promet sa protection à la ville d’Embrun et lui assure le maintien de ses libertés et coutumes.

 

.Falcon, évêque-comte  de Grenoble  de v.1250 à 1266                                                  

 

.Guillaume II de Sassenage, évêque de Grenoble de 1266 à 1281

 

.Guillaume III de Royn, évêque-comte de Grenoble de 1281 à 1302

Profitant des divisions entre l’évêque et le Dauphin, les Grenoblois parviennent à faire adopter une charte de coutume leur garantissant un certain nombre de droits. En 1281, avec l'autorisation seigneuriale, les premiers consuls de la ville, au nombre de quatre, font leur apparition.

 

.Guillaume IV de Royn, évêque-comte de Grenoble de 1302 à 1337

 

En 1309, l’évêque Guillaume IV de Royn tente de passer outre les privilèges accordés aux Grenoblois mais une sédition éclate contre lui, les mécontents enfoncent les portes de l'évêché et maltraitent quelques-uns de ses officiers   l'obligeant à s'enfuir quelques jours. Le dauphin Jean II absent de la ville au moment des faits, annule les poursuites judiciaires que l'évêque avait entamées.

 

.Jean de Chissé, évêque-comte de Grenoble de 1337 à 1354

 

La seigneurie de Chissé est située en Savoie dans le haut Faucigny, près de Sallanches. La souche de ses premiers possesseurs se partage en deux branches, dont l'une, après l'annexion du Faucigny au Dauphiné, va s'établir à Grenoble.

Jean de Chissé, évêque de cette ville en 1337 est le conseiller intime d’Humbert II, dernier dauphin de Viennois qui sous son épiscopat cède le Dauphiné au roi de France. En théorie, le Dauphiné dont l’évêché de Grenoble et le comté de Grenoble restent des fiefs de l’empire.

 

.Rodolphe de Chissé, évêque-comte de Grenoble de  1350 à 1380,  archevêque de Tarentaise de 1380 à 1385

Frère du précèdent.  Assassiné dans son château en 1385.

 

.François de Conzié,  évêque de Grenoble de  1380 à 1388, archevêque d’Arles de 1388 à 1390 puis archevêque de Toulouse  de 1390 à 1391 et enfin archevêque de Narbonne en 1391. Patriarche de Constantinople en 1430, vicaire général du diocèse d’Avignon et Camérier du pape Clément VII,

La famille de Conzié est une des plus anciennes de Savoie ; oncle de Louis  Aleman  qui deviendra comme lui archevêque d’Arles.

 

.Aimon de Chissé, évêque de Grenoble en 1388

Neveu de Rodolphe de Chissé ; fils de Girard de Chissé, trésorier général de Savoie.

Il participe aux conférences pour l'extinction du schisme causé par la double élection d'Urbain et de Clément VII.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 09:01

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

 


 

Q. Dauphiné (Archevêché de Vienne/ Comté du Viennois / Evêché de Grenoble / Comté de Grenoble / Vicomté de Briançon)                             

 terre d’empire de 1032 à 1389

 

 

 

1. Archevêché de Vienne/Comté de Vienne

 

En 450, le pape attribue les fonctions de métropolitain à l'évêque de Vienne dans les diocèses de Valence, Tarentaise, Genève et Grenoble, tandis que les autres cités de la Viennoise et de la Narbonnaise IIe restent du domaine du métropolitain d'Arles. Un siècle plus tard, en 551, la province ecclésiastique arlésienne s'agrandit de l'évêché d'Uzès qui passe sous la métropole d'Arles.     En 794, au concile de Francfort, les limites entre les provinces ecclésiastiques d'Arles et de Vienne sont à nouveau débattues. La province ecclésiastique de Vienne perd l’évêché de Moutiers Tarentaise élevé au rang d’archevêché tandis que la province ecclésiastique d'Arles perd les évêchés d'Aix et d'Embrun, qui sont eux-aussi élevés au rang d’archevêchés. La province de Vienne conserve pour suffragants les évêchés de Genève, de Die, de Grenoble, de Moutiers. La province ecclésiastique d'Arles conserve  huit suffragants : Marseille, Toulon, Orange, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Avignon, Vaison, Cavaillon et Carpentras. L'évêché de Moûtiers-Tarentaise fait aussi partie des suffragants de Vienne jusqu'à son érection en archevêché entre 794 et 800.

Au traité de Verdun de 843, la région se trouve intégrée au royaume de Lotharingie. Cependant, à la mort de Lothaire, Charles le Chauve, roi de France, se proclame empereur en 875 et intégre la région sous son autorité.

Mais à la mort de son fils, Boson, gouverneur de Vienne, se fait proclamer roi de Bourgogne Cisjurane -Provence en 879 à Mantailles (Drome).

Ce royaume de Provence est réuni en 954 à celui de Bourgogne Transjurane crée en 888 à Saint Maurice sous le nom de Royaume de Bourgogne-Provence.

En 1011, le douaire d’Ermengarde, épouse du roi de Bourgogne, Rodolphe III, est constitué du Viennois.

 

L'intégration du royaume de Bourgogne-Provence au Saint-Empire en 1030 renforce l'autonomie de l'évêque-comte de Vienne[. Mais l'importance de Vienne diminue graduellement avec les progrès de sa rivale, Lyon. Les anciennes prétentions de Vienne subsistent dans les prérogatives de ses évêques, qui gardent le titre archiépiscopal, ainsi que celui de « primat des Gaules », qu'ils partagent avec les archevêques de Lyon.

 

Archevêques de Vienne :

 

.Burchard, archevêque de Vienne, comte du Viennois  v.1010-v.1030

Trois ans avant la mort du roi de Bourgogne-Provence, Rodolphe III, l'archevêque Bouchard dispose entre 1029 et 1030 du comté de Viennois, que l'église de Vienne a reçu en don de la reine Hermengarde, épouse de Rodolphe.

Il le partage entre son beau-frère, le comte de Savoie Humbert-aux-blanches-mains, et son neveu le sire de Vion, Guigues Ier le Vieux, déjà largement positionné en Viennois méridional. Humbert de Maurienne reçoit le Nord, future Savoie, et Guigues 1er, dit "Le Vieux", sire de Vion et comte d'Albon, reçoit le Sud, futur Dauphiné dont, au moins en théorie, Briançon, le val de Suze et Chisone (Chizone). Une incertitude règne sur la façon dont les sires de Vion ont acquis le titre de comte. Il semble que Guigues Ier le Vieux l'ait obtenu par la concession de l'archevêque Bouchard dans cet acte de donation de 1029.
Malgré cette inféodation en faveur des comtes de Savoie et d'Albon, l'archevêque Bouchard conserve la cité de Vienne avec ses tours et le château de Pipet. Le comté de Vienne est le reste du comté du Viennois limité à la seule ville de Vienne sur laquelle règne l’archevêque.

 

.Léger, archevêque de Vienne de 1030 à 1070.

C’est sous son règne que le Royaume de Bourgogne-Provence est intégré à l’empire. La mort du dernier roi de Bourgogne, Rodolphe III, en 1032, marque une date importante de l'histoire de la région. Désormais, sous la suzeraineté lointaine de l'empereur Conrad le Salique, s’accomplit le morcellement déjà commencé sous la dynastie de Bourgogne. Alors en l'espace de quelques années, se constituent les Etats des comtes d'Albon et de Savoie.

Peu après le partage du comté du Viennois entre les deux maisons de Savoie et d'Albon, celles-ci s'étendent simultanément plus à l'Est. Entre 1039 et 1043, Guigues Ier le Vieux reçoit de l'empereur Henri III l'investiture du Briançonnais, qui a été détaché en 1033 du diocèse de Maurienne par Conrad le salique pour être rattaché à la métropole d'Embrun. Cette terre, Guigues la tient en fief impérial, alors qu'en Viennois il n'est vassal que de l'archevêque de Vienne.     De son côté, Humbert-aux-blanches-main, comte de Savoie est investi, au nord du Briançonnais, de la Maurienne, terre qu'il tient lui aussi en fief d'Henri III.

 

.Armand, archevêque de Vienne de  1070 à 1076.

En 1076, l'empereur germanique Henri IV du Saint-Empire s'oppose aux pouvoirs du pape Grégoire VII au sujet de l’investiture des évêques.

 

.Warmond, archevêque de Vienne  de 1077 à 1081.

 

.Gontard, archevêque de Vienne de 1082 à 1084.

 

.Guy de Bourgogne (1050-1124) archevêque de Vienne de 1084 à 1119, pape Calixte II de 1119 à 1124

Fils du comte Guillaume Ier de Bourgogne, frère d’Hugues III de Bourgogne qui devient archevêque de Besançon ; il devient administrateur du diocèse de son frère.

 

.Pierre I, archevêque de Vienne de  1121 à 1125

 

.Étienne I, archevêque de Vienne v.1125 à v.1145

  

.Humbert d`Albon, archevêque de Vienne de 1146 à 1147

Fils de Guigues III d’Albon ; frère de Guigues IV, dauphin du Viennois.

 

.Hugues I, archevêque de Vienne v.1148 à 1155

 

.Étienne II, archevêque de Vienne v.1155 à 1163, archichancelier du Royaume de Bourgogne-Provence en 1157

En 1153, l’empereur Frédéric Ier Barberousse lui reconnait les droits régaliens  et la haute et la basse justice dans Vienne  accordés  précédemment par le roi  Rodolphe de Bourgogne et en 1157, il les lui confirme solennellement et le nomme archichancelier du Royaume de Bourgogne-Provence. Il a non seulement pour vassaux les comtes d'Albon et de Savoie mais également  presque toutes les puissantes familles du Dauphiné. Il est également abbé de Saint-Barnard de Romans et exerce sa suzeraineté au XIIIe siècle sur vingt-deux châteaux et une trentaine de fiefs dépourvus de châtellenies.

 

.Guillaume de Clermont, archevêque de Vienne de  1163 à 1166?

De la famille des Clermont-Tonnerre, originaire  du petit village de Clermont siège de la baronnie de Clermont l’une des quatre baronnies du Dauphiné ; qui deviendra vassale de l’archevêque de Vienne en 1203 et sera incorporée en 1340 au domaine des Dauphins du Viennois.

 

.Robert de La Tour du Pin, archevêque de Vienne  v.1170 à 1195

 

.Aynard de Moirans, archevêque de Vienne de  1195 à v.1205

De la famille des Barons de Moirans dépendant des Abbés de Saint Claude  dans le Comté de Bourgogne.

 

.Humbert II, archevêque de Vienne de 1206 à 1215, archichancelier du Royaume de Bourgogne-Provence à partir de 1214

A l’archevêque Humbert de Vienne, Frédéric reconnaît la qualité d’archichancelier du royaume de Bourgogne et le premier rang à sa cour.

 

L’archevêque exerce désormais, sous la suzeraineté impériale, les droits régaliens et la justice ; lorsqu’il est appelé à rendre à l’Empereur les services d’ost ou de cour, il peut demander des subsides aux bourgeois de Vienne et de Romans. En outre, Frédéric confère à l’archevêque et au chapitre un droit de péage sur toutes les marchandises qui passeront à Vienne par les routes de terre et d’eau. Il défend aux comtes, nobles et châtelains de la province de Vienne de lever de tels droits sans avoir obtenu le consentement du souverain; les transgresseurs de cette défense doivent être poursuivis et punis par l’archevêque de Vienne, chancelier du royaume de Bourgogne.

S’adressant à Adémar de Poitiers qui, au mépris des droits des évêques, continue dans le Diois les usurpations de ses prédécesseurs, l’empereur s’exprime en ces termes : « Nous vous enjoignons de vous abstenir des extorsions illicites que vous pratiquez sous prétexte de péages ; nous vous interdisons d’élever des fortifications sur la voie publique ; nous vous ordonnons de fournir satisfaction à l’évêque pour les droits que vous avez injustement perçus, et de vous conduire de telle façon que nous n’ayons pas lieu de vous écrire une seconde fois »

 

.Bournon, archevêque de Vienne de 1216 à 1218

Au mois de juin 1218, à la suite de la sourde lutte qu’il livre aux seigneurs de son royaume de Bourgogne-Provence, notamment à Adhémar de Poitiers, l’empereur Frédéric II renouvelle à tous les seigneurs de la province de Vienne la défense d’aggraver les péages existants et d’en créer de nouveaux sans son autorisation. En février 1219, il reconnait à Adhémar  un doit de péage sur le chemin public de Valence à Monteil et le maintient en possession de tous les droits qui avaient été accordés à ses prédécesseurs par les empereurs.

 

.Jean de Bernin, archevêque de Vienne de 1218 à 1266, légat du pape

De la famille des seigneurs de Bernin. Né au château de la Veyrie à Bernin dans le Dauphiné.

Nommé légat du pape à une époque où les tensions augmentent en Provence en particulier dans la ville d’Arles.

 

La papauté, sans désavouer l'archevêque d'Arles Jean Baussan, redoute que dans l'agitation du mouvement communal, les tribunaux inquisitoriaux puissent servir les intérêts politiques de l'épiscopat local. Ainsi, le pape enlève la juridiction de l'inquisition à l’archevêque d’Arles et la confie à Jean de Bernin qui en 1235 nomme des juges issus de l'ordre des Prêcheurs pour la Provence. En juin 1235, le légat Jean de Bernin, archevêque de Vienne adresse une consultation aux juristes avignonnais au sujet des vaudois d'Arles.

Il fait également édifier le château de la Bâtie qui accueillera le trésor pontifical lors du Concile de Vienne de 1311 où sera arrêtée la dissolution de l’ordre du Temple. L’archevêque de Vienne est en effet un chef séculier depuis le rachat de la moitié des droits du comté en 1263.

 

.Guy d'Auvergne de Clermont, archevêque de Vienne  v.1268 à 1278

 

.Guillaume de Livron (ou de Valence), archevêque de Vienne de 1283 à v.1305

 

.Briand de Lavieu (Lagnieu), archevêque de Vienne de  1306 à1317

Issu d'une famille illustre du Forez, où la maison de Lavieu possède plusieurs terres sous le titre de vicomté.

Briand de Lavieu est chanoine de l'église de Lyon, quand il est élu archevêque de Vienne en 1306. Comme il est parent d'Amédée, comte de Savoie, Briand devient suspect aux Viennois. Dans la crainte qu'ils ne forment quelque tentative contre lui, il se retire pour quelque temps au château de la Bâtie, appelé aussi château de Saint-Sévère, parce qu'il se trouve situé au-dessus de l'église de ce nom.

Briand de Lagnieu est de retour de la Bâtie, après la mort d'Humbert Ier, lorsque Jean, son fils et successeur, fait hommage à l'église de Vienne, entre les mains de l'archevêque, pour le comté de Vienne et d'Albon. L'église de Vienne n'était plus alors feudataire direct de l'Empire.

L'archevêque de Vienne a ses officiers, et le chapitre les siens également. Souvent il y a des contestations entre les officiers de l'archevêque et ceux du chapitre. Ces différends font sentir la nécessité de partager la juridiction, de même qu'on avait partagé les biens. Le partage est fait en 1309. 

En 1305 Bertrand de Got est couronné pape Clément V et en 1308 il convoque un concile œcuménique à Vienne pour l'année 1311. À mesure que le terme approche, ceux qui persécutent l'église de Vienne dans ses biens, craignant qu'elle n'en porte plainte au concile, cherchent à se raccommoder avec elle. Le dauphin jean II de Vienne Jean contracte avec l'archevêque et son église, un traité d'alliance et s'oblige à secourir de toutes ses forces et en toute occasion l'archevêque et son église et à leur entretenir à ses frais cent bons soldats bien armés.

 

.Simon d'Archiac, archevêque de Vienne de  1319  à 1320, cardinal.

 

.Guillaume de Laudun, archevêque de Vienne de 1321 à 1327.

Fils de Guillaume II, seigneur de Laudun.

 

.Bertrand de La Chapelle, archevêque de Vienne de 1327 à 1352

Il a beaucoup de démêlés avec le dauphin Humbert.

En 1333, Philippe de Valois qui aspire à se rendre maître de Ste-Colombe, renouvelle à l'archevêque et au chapitre métropolitain ses prétentions sur le faubourg de Ste-Colombe.

Le chapitre soutient ses droits avec la plus grande énergie; mais Bertrand de la Chapelle accorde au roi de France tout ce qu'il lui demande, ce qui le rend odieux au clergé et au peuple de Vienne. Pour se mettre à couvert des mauvais effets de la haine publique, il quitte la ville et la médiation du pape devient nécessaire pour que les Viennois le reconnaissent de nouveau comme véritable et légitime pasteur.

Une bulle de Jean XXII de février 1334, ordonne que les partis lui envoient des députés porteurs des pièces justificatives de leurs droits, pour qu'il puisse juger en connaissance de cause de la validité des oppositions. Mais Philippe VI ne s'amuse point à suivre cette procédure; sans attendre davantage, il s'empare de Ste-Colombe. Il unit ce faubourg de Vienne à son royaume, le fortifie et fait construire à l'entrée du pont une tour carrée.

 

.Pierre Bertrand, archevêque de Vienne de  1352 à 1362.

 

.Pierre de Gratia, archevêque de Vienne de  1362 à 1363.

 

.Louis de Villars 1363-1377, archevêque de Vienne de 1363 à 1377

Fils d'Humbert, seigneur de Thoire et de Villars, et d'Éléonore de Beaujeu ; frère d’Henri de Villars, archevêque de Lyon et un neveu de Louis de Villars, archevêque de Lyon.

 

.Humbert de Montchal, archevêque de Vienne de  1377 à  1395

Famille illustre de Montchal dans le Forez. Humbert est le fils de Falques III, seigneur de Montchenu, et d'Alix Alleman.

A l’occasion d’un voyage à Paris, l'empereur Charles IV de Luxembourg, concède au dauphin, Charles II (futur roi Charles VI), fils de son neveu le roi de France Charles V, le titre de vicaire de l'empire dans le Viennois et dans les provinces du royaume d'Arles, avec la révocation de la juridiction dont l'archevêque de Vienne et son chapitre jouissent dans la ville de Vienne. Le jeune dauphin nomme comme vicaire son lieutenant Bouville, qui est déjà gouverneur. Les habitants, alarmés de la perte de leur liberté, veulent résister, mais quelques maisons brûlées et la vie qu'il en coûte à plusieurs citoyens intimident le reste et Bouville demeure le maître. On lui rend le château de Pipet.

 

.Thibaud de Rougemont, archevêque de Vienne de 1395 1405, devenu ensuite archevêque de Besançon (1405)

Famille illustre dans le comté de Bourgogne.

En 1400, un arrêt du roi-dauphin rétablit l'archevêque et son chapitre dans leurs prérogatives temporelles sur Vienne. En 1402 les archevêques de Vienne sont devenus abbés perpétuels de l’ordre de Saint-Chef et seigneurs du bourg et de ses dépendances, le château de Saint-Chef est pris et ruiné dans la guerre acharnée que se font Thibaud de Rougemont et les frères Guy et Jean de Torchefelon, ceux-ci ayant refusé de faire hommage à l’archevêque de leur château de Montcarra. Le fougueux prélat attaque brusquement ce château et le brûle. Les Torchefelon prennent et incendient celui de Saint-Chef, en font autant de celui de Seysseul et ravagent tous les environs.

 

 

 

Lorsque le gouverneur du Dauphiné intervient pour chercher à arrêter ces désordres scandaleux, Thibaud excommunie les officiers du roi. L’année suivante, les Torchefelon brûlent le château de Mantaille. Les troupes de l'archevêque incendient à leur tour le château de Torchefelon. Le pape Benoît XIII saisit avec empressement l'occasion de transférer de Rougemont à Besançon.

 

Comtes de Vienne

Charles Constantin, fils de Louis l’Aveugle est comte de Vienne de 947 à 963; son fils Patton a une fille Etiennette de Vienne qui épouse  Guillaume le Grand comte de Bourgogne auquel elle apporte le comté en dot. Le comté de Vienne se limite à la seule ville de Vienne dans lequel le pouvoir temporel est exercé au nom de l’archevêque sous l’autorité des comtes de Macon issus de la maison des comtes de Bourgogne. De 1085 à 1239, les comtes de Vienne sont également comtes de Mâcon :

.Étienne Ier de Bourgogne (1085-1102)

.Renaud III de Bourgogne (1102-1148)

.Guillaume III de Mâcon (1148-1157)

.Géraud Ier de Mâcon (1157-1184)

.Guillaume IV de Mâcon (1184-1224)

.Géraud II de Mâcon (1224)

.Alix de Mâcon (1224-1260).  En 1239, à la mort de son époux, Jean de Dreux, Alix vend le comté de Vienne et le comté de Mâcon à la Couronne de France.

 

 


 

 

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 08:28

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

P. Seigneurie -Evêché d’Uzès                                                                                      terre d’empire de 1032 à 1229

 

La seigneurie et l’évêché d’Uzès font partie du royaume de Provence  puis de Bourgogne-Provence intégré à l’empire en 1032 jusqu’au traité de Paris de 1129 qui met fin  au conflit albigeois et annexe au Royaume de France les possessions de la Maison de Saint Gilles.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:32

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

O.   Evêché  de  Viviers / Comté de Viviers (Vivarais)

     terre d’empire de 1032 à 1305-1308

 

Par le traité de Verdun de 843, l’évêché de Viviers fait partie de la Francie Médiane attribuée  à l’empereur Lothaire Ier. Ce royaume de Francie médiane (Lotharingie) est éphémère, puisque peu avant sa mort en 855, Lothaire Ier partage son empire entre ses trois fils (Traité de Prüm) : pour Charles de Provence (845 - 863), son plus jeune fils, Lothaire Ier fonde le Royaume de Provence (ou Provence-Viennois), constitué par la Provence et la Bourgogne Cisjurane (territoires issus du démantèlement du Royaume de Bourgogne), comprenant le Lyonnais, le Viennois, le Dauphiné et la Savoie ainsi que les comtés d'Uzès et de Viviers. Il a Lyon pour capitale.  

Lothaire II (835-869) hérite du Vivarais, de son frère Charles, il confirme les actes antérieurs de son père et de son frère, il prend la défense des archevêques et place sous sa sauvegarde la ville de Tournon, son château, ses églises, son territoire avec les fermes et les esclaves et tout ce que le siège illustre de Lyon possède en Vivarais.

Louis II (825 - 875), fils aîné de Lothaire Ier, déjà associé au trône, après la mort de son frère Charles de Provence en 863,  récupère une partie de son domaine, et devient aussi roi de Provence et de Bourgogne (seuls les comtés de Lyon, Vienne et Vivarais lui échappent). Lorsque l'empereur Louis II décède à son tour en 875, s'éteint la maison de Lothaire Ier qui a régné sur le Vivarais pendant plus de 40 ans. Charles II le Chauve son oncle, s'empare alors des deux royaumes d'Italie et de Provence   (le Vivarais en fait partie) et du titre d'empereur. Après avoir horriblement dévasté tout le pays environnant, il obtient la reddition de Vienne, ce qui entraîne la soumission du Dauphiné et du Vivarais dont le roi confie le gouvernement à Boson, son beau-frère.  

En 875, profitant de la mort de Louis II, fils de Louis le Germanique, Charles le Chauve s’empare de la Provence et fait de son beau-frère Boson le duc de Provence.  Charles se fait aussi sacrer empereur à Rome par le pape Jean VIII.

                                                         

L'évêque de Viviers se voit confirmer en août 877, par le nouvel empereur, dans la possession des biens et privilèges de son église (y ajoutant aux précédents biens, territoire et port de Bourg-Saint-Andéol, les églises de Saint-Just, de Saint-Marcel et de Saint-Remèze).

Le 6 octobre 877, Charles est pris d’une forte fièvre, un médecin lui fait prendre une médication soit disant empoisonnée et il meurt. Son fils Louis le Bègue lui succède sur le trône de Francie occidentale.

Deux années plus tard, en 879, Louis le Bègue à la santé fragile meurt à Compiègne. Ses successeurs, Louis III (royaume des Francs et Neustrie) et Carloman II (Aquitaine et Bourgogne) semblent incapables de lutter efficacement contre la reprise des invasions et leur succession est vivement contestée. Mais Boson, beau-frère de Charles le Chauve, avait  maneuvré habilement. En effet, celui-ci déjà seigneur du Lyonnais, du Viennois et de la vallée de la Saône, avait reçu des mains de Charles le Chauve, la Provence, lui donnant ainsi le contrôle de toute la vallée du Rhône ou presque. De plus, en 878, le pape Jean VIII était menacé par les invasions sarrasines, et c’est Boson qui a assuré sa protection en le recevant en Arles s’attirant ainsi ses faveurs. Boson, se fait proclamer roi de Provence et de la Bourgogne Cisjurane en 879 à Mantailles (Drome). En 888 cette fois à Saint Maurice (en Valais) Rodolphe III se fait proclamer roi de Bourgogne Transjurane.  Et en 934, ces deux royaumes sont réunis pour constituer le Royaume de Bourgogne-Provence ou Royaume d’Arles.

Le Vivarais,  comme le Valentinois, reste partie intégrante du duché du Lyonnais, quoique son évêque continue à dépendre, en droit, de l'archevêque d'Arles.

                                                     

 

.Thomas II, prince-évêque de Viviers vers 950            

C'est pendant le règne du roi de Bourgogne-Provence Conrad III qu’il  se signale en entreprenant de transcrire les antiques documents de la bibliothèque de l'évêché. Dans le diocèse de Viviers, un vieux seigneur fait don des terres, bois, prairies, pâturages et cours d'eau pour y fonder sur la montagne de Rompon un monastère de l'ordre de Cluny, à l'origine du prieuré conventuel de Saint-Pierre de Rompon. A Viviers, la charte de fondation du prieuré conventuel de Rompon est datée de la "quarantième année du règne de Conrad Le Pacifique" (977), roi de Bourgogne.

Pendant les dernières années du Royaume de Bourgogne-Provence, la féodalité se développe en Vivarais. Avec la terreur de l'an 1000, le besoin de sécurité dégénérant en ambition et cupidité, engage fonctionnaires de l'empire, prélats et grands propriétaires fonciers à construire des châteaux forts. Le Vivarais se couvre de châteaux. Leurs propriétaires, les seigneurs, établissent leur autorité sur des villes, des parties de ville, des étendues de terre plus ou moins grandes. Ainsi Joyeuse a trois co-seigneurs, Les Bermon d'Anduze, les Châteauneuf-Randon et les Montauban-Montdragon.

Le onzième et plus encore le douzième siècle voit se former les grandes seigneuries ecclésiastiques et laïques du Vivarais. Quelques lignages émergent, bien implantés en Vivarais. C'est le cas de la famille de Poitiers, comte de Valentinois, ou encore la famille Montlaur, des comtes de Viennois et de la puissante famille des comtes de Toulouse.

 

En 1125, la Provence est partagée entre le comte de Barcelone Raimond Bérenger, et le comte de Toulouse Alphonse-Jourdain :


- le premier reçoit le comté entre Rhône, Durance, Alpes et la mer
- le second le marquisat au Nord de la Durance.

 

La période de 1125 à 1173 marque la formation sous la suzeraineté  du Saint-Empire, des seigneuries temporelles des archevêques de Lyon et de Vienne, des évêques de Valence et de Viviers.

 

.Arman II, évêque de Viviers de 1014 à 1041

 

.Gérard, évêque de Viviers de 1042 à 1070

 

.Jean II, évêque de Viviers de 1073 à 1095

 

.Leodegarius, évêque de Viviers de 1096  à 1119

 

.Atton, évêque de Viviers de 1118 à 1124

 

.Pierre II, évêque de Viviers de 1125 à 1131

 

.Josserand de Montaigu, évêque de Viviers de 1133 à 1146

 

.Guillaume Ier de Franconie, évêque de Viviers de 1147 à 1155

Cousin de l’empereur Conrad de Franconie qui lui confirme ses droits sur le Vivarais.

 

.Raymond  d’Uzès, évêque de Viviers de 1157 à 1170

L'évêque de Viviers, étend sa domination temporelle sur des terres que convoite le comte de Toulouse. Vers 1169, Hugues d'Ucel lui donne une partie des mines de Largentière, de Chassiers et de Tauriers. Les seigneurs d'Ucel criblés de dettes cherchent un protecteur.   Le comte de Toulouse s'offre et en 1170 le même Hugues d'Ucel fait hommage à Raimond V, comte de Toulouse pour ses châteaux d'Ucel, de Saint-Laurent et de Rochecolombe. C'est ainsi que le comte de Toulouse s'installe dans le Vivarais. En laissant le comte de Toulouse prendre pied au centre même de son diocèse, l'évêque Raimond commet une faute irréparable.

Au-dessus de tous ces comtes et prélats, les agents des rois de France font sentir de plus en plus leur action centralisatrice.

Raymond VI de Toulouse, soupçonné d'une coupable indulgence vis-à-vis de l'hérésie cathare,  est excommunié par le pape Innocent III. Forts de l'appui des évêques du Puy et de Mende, comme aussi de la fidélité immuable de leurs puissants vassaux, les Montlaur, les Bermond d'Anduze, les Tournon, etc… les rois Capétiens introduisent  leur autorité dans les différentes zones du Vivarais.

Dès 1188 ce mouvement commence par l'hommage du sire Odon de Tournon - d'une famille encore modeste - à Philippe Auguste, et se poursuit  tout au long du XIIIe siècle avec l'intervention de plus en plus fréquente des rois de France en terre vivaroise.                                                          

.Robert de La Tour du Pin, évêque de Viviers de 1171 à 1173

 

.Nicolas, évêque de Viviers de 1174 à 1206, prince-évêque à partir de 1177

L’évêque de Viviers est lui aussi fait prince d’empire par l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen par un diplôme du 16 mars 1177.

A cette occasion, il obtient de l’empereur la confirmation des droits donnés aux évêques de Viviers par l’empereur Conrad dont  le droit de battre monnaie.

En 1198, Adhémar de Poitiers et Bermond d'Anduze, ligués avec le comte de Toulouse, obtiennent par la force, de l'évêque Nicolas, d'entrer en partage des mines de Ségalières, de Chanier et de Taurier. D'après ces conventions nouvelles, les comtes de Toulouse en obtiennent la moitié, Adhémar et Bermond chacun un tiers de l'autre moitié, et l'évêque de Viviers  l'autre tiers  de cette moitié, c'est-à-dire le sixième. 

 

.Bernon de Brabant, prince-évêque de Viviers de 1206 à 1220

Frère de l’évêque de Die,  Didier.

Bernon de Brabant, profite de la guerre des Albigeois pour revenir sur le partage de 1198 des mines de Ségalièrese. Simon de Montfort reçoit en fief la moitié de tous les droits et revenus attachés au château de Fanjau et à la terre de Largentière; Bernon s'en réserve l'autre moitié.  

Après la mort du vainqueur des Albigeois et de son fils Amaury, l'évêque redevient entièrement propriétaire de la baronnie de Largentière.

En 1214, son frère Didier, évêque de Valence, présent à Bâle, obtient de l’empereur Frédéric II Didier la confirmation des privilèges de son siège.                                                          

En 1215, le concile de Latran déchoit le comte de Toulouse  Raymond VI de ses droits sur son comté au profit de Simon de Montfort, mais le pape Innocent III préserve le marquisat de Provence (dans lequel figure le Vivarais) au profit de son fils, le futur Raymond VII. Raymond VI de Toulouse, voit ses biens du pays de Largentière, avec ses riches mines confisquées au profit de l’évêque de Viviers Bernon de Brabant. Le Vivarais devient une terre d’empire  soumise à plusieurs autorités d’importance variable dans le temps. Les Archevêques  de Vienne et évêques de Valence perdent vite toute influence réelle tandis que l’archevêché  de Viviers reste la puissance dominante des deux-tiers méridionaux du territoire. Emergent aussi des seigneuries laïques (sires de Tournon, d’Annonay, comtes de Valentinois) qui vont se ranger se rangent petit à petit sous la bannière des rois de France.

 

.Guillaume II, prince-évêque de Viviers de 1220 à 1222

 

.Bermond d’Anduze, prince- évêque de Viviers  de  1222 à  1244.

Dès son avènement en 1222, le jeune Raymond VII veut récupérer les fiefs de son père ; les comtes de Toulouse prétendent s’appuyer sur  des chartes dont ils sont les auteurs dans lesquelles ils se qualifient de seigneurs et comtes de Viviers. Ils citent même un acte de donation de Bertrand de Toulouse à son épouse Hélène, dans lequel Bertrand lui donne Viviers et ses dépendances comme cadeau de noces. Les évêques de Viviers s'appuient sur une charte de donation de la suzeraineté du Vivarais, faite par l'empereur Conrad à son cousin  Guillaume de Franconie, évêque de Franconie, charte  confirmée, on l’a déjà dit en 1177 par l’empereur Frédéric Barberousse, accordant  à l'évêque de Viviers le droit de battre monnaie.

Après un échec fin 1222, Raymond VII revient en forces en juillet suivant et s’empare de la ville. Bermond en appelle au pape Honorius III qui invite le comte de Toulouse à restituer les biens de l’Église de Viviers ; s’il refuse d’obéir, il court le risque de ne jamais obtenir l’absolution qu’il sollicite.

 

Raymond VII maintient ses troupes et le 26 février 1225, un ultimatum du pape demeure sans effet. C’est alors que, sur la demande d’Honorius III, le roi Louis VIII de France se met en marche vers le Languedoc avec une armée de 100 000 hommes en 1226 et récupère Largentière.                                                    

Signé le 12 avril 1229, le traité de de Meaux (dit également premier traité de Paris) met fin à la croisade des albigeois contre les cathares. Il est imposé à Raymond VII comte de Toulouse, par la régente Blanche de Castille ; aux termes de ce traité, il cède les anciennes vicomtés Trencavel au roi de France et accorde Jeanne, sa fille et unique héritière, à Alphonse de Poitiers, frère du roi Louis IX. Cette soumission instaure une véritable dépendance à la Couronne, son gendre devient comte de Toulouse. À la suite de ce traité, le sénéchal de Beaucaire somme immédiatement l’évêque de Viviers de se reconnaître vassal du roi Louis IX. Bermond proteste et le sénéchal saisit le temporel de son diocèse et ses biens propres. Bermond d’Anduze se plaint à l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen mais n’en reçoit pas d’aide. En 1230, Bernard d'Anduze doit se résoudre à rendre hommage à Louis IX pour 21 localités dont Joyeuse.

Mais en 1235, il se met donc en route pour l’Allemagne, rejoint l’empereur Frédéric II  à Haguenau et obtient de lui, en janvier 1236, une bulle confirmant tous les biens et tous les privilèges de son église.

 

.Arnaud de Vogüé, prince-évêque de Viviers de 1244 à 1254

En 1244, l’empereur Frédéric II, qui a quelques bonnes raisons d’en vouloir au clergé, révoque tous les péages que les empereurs avaient jadis accordés à l’évêché de Viviers.

 

.Aimon de Genève, prince-évêque de Viviers de 1255 à 1263

Fils du comte Guillaume II de Genève et d'Alice de La Tour du Pin. Trois de ses frères deviennent évêques : Guigue à Langres, Amédée à Die et Robert à Genève. Par sa tante paternelle Béatrix, il est cousin des comtes de Savoie, Pierre et Philippe.

 

.Hugues de La Tour du Pin, prince-évêque de Viviers de 1263 à 1291

Sous son règne, bien qu’il ne soit pas contesté que Viviers soit une terre d’empire, sans respect pour les anciens diplômes, les fonctionnaires de l’administration royale française la traitent  comme si elle eût été française.   Ainsi le pape Clément IV croit-il nécessaire d’écrire le 9 novembre 1265 au roi de France Louis IX : « Quoique, suivant leurs prétentions, ils ne soient soumis qu’à l’Empire, les habitants de Viviers et du diocèse sont cités par vos officiers... S’ils se refusent à comparaître devant eux, ils sont frappés d’amendes et leurs biens sont saisis ; on prononce des sentences contre eux en matière civile et criminelle. » Or Clément IV, en sa qualité d’ancien enquêteur de saint Louis, connaît bien l’état du royaume ; il est allé jadis à Viviers, et il a examiné les privilèges contenus dans les archives de l’évêque et du chapitre : tous émanent des empereurs ; on n’en trouve pas un qui vienne du roi de France ; bien plus, il y a vu les étendards impériaux dont les évêques de Viviers se sont servis jadis.  Les réclamations du pape sont entendues, et, au moins pendant les dernières années du règne de saint Louis, les officiers royaux s’abstiennent de toutes nouvelles  entreprises.

Cet incident permet néanmoins d’évaluer le discrédit dans lequel est tombé le pouvoir impérial pendant le Grand Intérègne. Aucun des prétendants à l’Empire n’a souci de protester contre les agissements de l’administration royale française ; il faut qu’un pape, lui-même ancien membre de cette administration, prenne la défense de l’Église de Viviers contre ses collègues d’autrefois.

Dès 1271, à la mort d’Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse, la partie du Vivarais propriété des comtes de Toulouse, bien que terre d’empire comme tout le territoire de l’évêché, se trouve rattachée de fait à la couronne de France.

Un pas décisif est franchi en 1284. Les moines de Mazan, seigneurs du château de Berg, avec l'aide du roi de France, fondent la bastide de Villeneuve-de-Berg, pour en faire le siège de leur juridiction ce qui implante solidement le roi en Bas-Vivarais, 

A la même époque, le sénéchal de Beaucaire, représentant du roi de France en Languedoc, est en conflit avec le chapitre de Viviers; des usurpations incessantes sont commises. Le temporel de l’évêque est saisi ; ses vassaux sont obligés de rendre hommage au roi.

En 1284, l’empereur Rodolphe peut écrire en ces termes à Philippe le Bel :

« Les plaintes presque unanimes des grands du royaume d’Arles nous sont parvenues et nous ont appris les persécutions diverses dont est broyée, sans doute à votre insu, par le fait de vos agents et de vos serviteurs, l’insigne Église de Viviers, noble membre de notre Empire, sous la domination duquel elle repose en paix depuis un temps immémorial. Comme sous l’inspiration de la miséricorde divine, nous nous sommes imposés cette loi salutaire de ne point ambitionner le domaine d’autrui et de nous contenter de nos frontières ; ... nous prions de tout cœur votre sérénité de détourner, à l’exemple de votre illustre père Louis, de vénérée mémoire, vos officiers et agents de troubler et de persécuter la dite Église de Viviers. Car, cela est connu de tous dans l’Empire et vous ne l’ignorez pas, nos très saints pères Grégoire et Clément ont jadis représenté à votre père l’état de cette Église ; sur leurs instances, ce roi pacifique et ami de la justice, a reconnu les liens de sujétion qui rattachent ladite Église à l’Empire, et a empêché ses serviteurs de lui porter préjudice».

 

Mais Philippe le Hardi, surpris par la mort en 1285  ne peut lui-même régler cette affaire. Son fils Philippe le Bel lui succède.

 

Le 7 novembre 1291, Gérenton, seigneur de St Romain Valmordane, fait hommage à Philippe le Bel de son château de St Romain moyennant le montant d'une année de revenus de tous ses biens compris dans cet hommage. Par ce même contrat pour la construction d'une ville qui sera le siège d'une Cour Royale de Justice (balliage) pour tout le Haut Vivarais. Les moines de Mazan, avec l'aide du roi de France, fondent Boucieu-le-Roi, en Haut-Vivarais. En 1294 Philippe le Bel octroie à la «villa nova de Boceio» une charte de franchise par laquelle ses habitants sont exempts de tous les impôts d'alors (péage-taille) sauf la gabelle (impôt sur le sel) milice etc... 

Ensuite Philippe IV le Bel  intègre le Bas-Vivarais au domaine royal.

                                                         

 

.Guillaume III de Falguières, prince-évêque de Viviers de 1292 à 1296

Dès le début de son règne, Philippe le Bel répond à la réclamation faite à son père par  l’empereur Rodolphe par un fait plus éloquent que toutes les lettres. Grâce  aux mesures de rigueur qu’il maintient en dépit des excommunications, il contraint le nouvel évêque de Viviers,  Guillaume, à se soumettre et à prendre l’engagement « d’ester à droit devant le Roi sur les articles auxquels il était tenu de droit et de coutume. » Les officiers du roi ne s’en contentent pas, « ils le poursuivirent sans relâche et en obtiennent une complète reconnaissance de la suzeraineté de la France».

 

.Aldebert de Peyre, prince-évêque de Viviers de 1297 à 1306

Peu à peu, les multiples pouvoirs locaux sont rongés par la monarchie capétienne. Puis lorsqu’ en 1304, Guidon II de Tournon, d’une vieille famille du Haut Vivarais adhère à l’appel de Philippe le Bel, pourtant excommunié par le pape Boniface VIII, c’est une page de l’histoire de Tournon et du Vivarais qui se tourne. Un an plus tard,  Aldebert de Peyre reconnaît en 1305, la suzeraineté du roi de France Philippe le Bel sur son diocèse c'est-à-dire le sud du Vivarais entérinant définitivement le lent glissement des terres vivaroises de l'Empire au royaume de France. Cet accord confirmé par Philippe le Bel le 2 janvier 1306.

 

.Louis de Poitiers (?-1327), prince-évêque de Viviers de 1306 à 1318.

Fils de Aymar IV de Poitiers, comte de Valentinois et de Diois, et d’Hippolyte de Bourgogne.

Sous son épiscopat, à partir de 1308, le semis de fleurs de lys de Philippe Le Bel (1268-1285-1314) remplace l'aigle germanique.

                                                                                                                   

.Guillaume de Flavacourt ( ? -1359) prince-évêque de Viviers de 1319  à 1322

Sous son règne, vers1320 apparaît le baillage royal du Vivarais avec à sa tête Villeneuve-de-Berg et Boucieu-le-Roi.

Finalement, sous le règne du roi Charles V, de 1364 à 1380, tout le pays est administré par un Bailly Royal du Vivarais et du Valentinois. Les États ou assemblées du Vivarais, qui votent entre autres attributions les impôts dûs au roi, sont alors formés pour la noblesse de douze barons: ceux de Crussol, de Montlaur, de la Voulte, de Tournon, de Largentière, de Boulogne, de Joyeuse, de Chalençon, de la Tourette, de Saint-Remèze, d'Annonay, de Voguë et d’Aubenas. Ils siègent ensuite après le XIV° aux Etats du Languedoc.

 

Les évêques prennent dès le XV°, le titre de comte de Viviers, princes de Donzère et de Chateaubeuf mais au lieu du titre impérial de prince d’empire, ils doivent se résigner à n’être plus que prince de Donzère, un humble bourg qu’ils possèdent de l’autre côté du Rhône dans le Bas-Dauphiné.

 

 

 

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:17

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

N.Archevêché de Moutiers,  comté de Tarentaise 

    terre d’empire de 1032 à 1792

 

 

         

En 714, l'évêque est élevé au rang d’archevêque par le pape Léon III.

 

En 843, le territoire de ce qui deviendra le comté puis duché de  Savoie entre dans le domaine de Lothaire. Rodolphe III roi de Bourgogne-Transjuranne, ne parvient pas à s'imposer face aux grands propriétaires laïcs de son royaume : il accorde le titre de comte aux évêques qui exercent des droits fiscaux et judiciaires (fin du Xe - début du XIe siècle). Cependant, le bassin d'Aigueblanche, Salins et la Haute-Tarentaise appartiennent aux comtes de Savoie.

 

.Amizo (Aymon), comte-archevêque de Tarantaise de 990 à 996

 

A la fin du X° siècle, l’évêque de Tarentaise voit sa puissance grandir. Il est fait   comte en 996 par le roi de Bourgogne-Provence Rodolphe III ce qui signifit qu’il obtient le pouvoir temporel sur l'ensemble de la vallée de la Tarentaise. Cependant les deux juridictions temporelle et ecclésiatique ne se superposent pas. Ainsi l'archevêché est définit entre le village de Savoie (situé dans la Combe de Savoie) à Laval de Tignes (aujourd'hui Val d'Isère), et de Marthod (à l'aval de Ugine) à Pralognan tandis que le comté s'étend sur la vallée de l'Isère, du castrum de Conflans à l'étroit du Siaix, sur les vallées débouchant sur Moûtiers (Vallée des Belleville et vallée de Bozel), ainsi que sur le Beaufortain. Ainsi toute la haute-Tarentaise échappe cette juridiction, et se trouve sous le contrôle d'une grande famille les Briançons, de même que les enclaves des seigneuries d'Aigueblanche et de Salins. Les Briançons portent le titre de vicomte de Tarentaise, qui leur aurait été donné par les comtes de Savoie ou par l'Empereur Henri IV, depuis Aymon Ier de Briançon, fils de Richard II. Les seigneurs de Briançons sont perçus comme une menace par les archevêques.

 

.Cuno, comte-archevêque de Moutiers Tarentaise de 996 à 1006

 

.Baldophe, comte-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1006 à ?                                                        

.Luzo, Luzon, comte-archevêque de Moutiers Tarentaise vers 1020

 

.Amizo (Aymon Ier), comte-archevêque de Moutiers-Tarentaise de vers 1025 à vers 1057 

En 1032, avec  l’intégration de ce royaume dans l’empire romain germanique, il devient comte  du Saint Empire d’où les armoiries ci-dessus pratiquement identiques à celles du prince-évêque de Genève.

 

.Ebbon, comte-archevêque de Moutiers Tarentaise vers 1057

 

.Annuzio II, Annuzon, comte-archevêque de Moutiers Tarentaise vers 1077

 

.Héraclius, comte-archevêque de Moutiers Tarentaise vers 1080

Il doit faire appel  à son suzerain l'empereur Henri IV pour régler la situation qui l’oppose au Vicomte de Tarentaise Aimery de Briançon.

Envoyé par l’empereur régler le conflit, le comte de Savoie Humbert II bat Aimery.

 

.Bozon / Boson, comte-archevêque de Moutiers Tarentaise vers 1096 à 1099

 

.Pierre  Ier, comte-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1124 à 1140

 

.Isdrael, Isdrahel, comte-archevêque de Moutiers Tarentaise vers 1140/1141 à 1142

 

.Pierre II de Tarentaise, comte-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1142 à 1174

Durant le schisme provoqué par Frédéric Barberousse, il soutient le pape légitime Alexandre III.

 

.Aymon Ier  de Briançon, comte-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1174 à 1186 puis prince-archevêque de 1186 à 1210

 

En 1186, l’archevêque-comte Aymon  reçoit de l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen le privilège lui conférant toute autorité en matière d’acquisition foncière dans son diocèse. Il devient prince du Saint Empire avec l’immédiateté impériale ce qui comme vassal le place au-dessus du comte de Savoie Humbert III qui lorgne sur ses terres et contre lequel l’empereur a un certain ressentiment pour lui avoir refusé le passage par le Col du Mont Cenis lors de son retour d’Italie. Le 5 aôut 1196, l'empereur Henri VI, confirme la concession du château de Briançon à Aymon  par bulle donnée à Turin.

 

.Bernard de Chignin, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1121 à 1122

Issu d’une vieille famille noble de Savoie propre.

 

.Jean II, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1222 à 1224

 

.Herluin de Chignin, prince-archevêque de Moutier Tarentaise de 1224 à 1248

De la même famille que Bernard.

 

.Rodolphe Ier Grossi du Chastelar ou Châtelard, prince-archevêque de Moutier Tarentaise de 1249 à 1271

Ancien évêque d'Aoste, Rodolphe Grossi prend le nom de Grossi du Châtelard par la construction d'une maison forte en ce lieu du Châtelard en la Valdigne. Lors de l'extinction de la branche aînée des Briançon, en 1254, les seigneurs     d’Aigueblanche-Briançon, Gontier et Aymeric, s'emparent de la forteresse du Pas de Briançon  qui contrôle le défilé très resserré entre la montagne et la rivière de l'Isère et donc la route qui mène à Aigueblanche, puis à Moûtiers.  Par leur acte, ils remettent en cause le fait que Aymeric IV, de la branche aînée des Briançon, avait reconnu, la suzeraineté de l'archevêque-comte de Tarentaise, son frère Aymon Ier de Briançon, puis de Bernard de Chignin. Ils remettent surtout en cause la capacité du représentant de l'empereur à pouvoir défendre les terres des dits seigneurs, dans la mesure où le siège impérial est vacant.   Le 9 février 1254, Rodolphe Ier proteste et menace d'excommunication les deux seigneurs. Cependant il renonce quatre ans plus tard en échange d'un paiement de 1 700 livres viennoises.

 

.Pierre III Grossi, prince-archevêque de Moutier Tarentaise de 1271 à 1283

Fils du noble Guillaume de Grossi, neveu de Rodolphe Grossi du Châtelard.

À la mort de l'archevêque Grossi du Châtelard, le comte Philippe Ier de Savoie, devient garant des terres du comté. En 1276, un bailli de Savoie, par ordres du comte de Savoie Philippe Ier enquête sur les revenus et droit appartenant à la famille de Aigueblanche-Briançon, et notamment sur le droit de péage de Briançon. Le 12 mars 1276, il est décidé que le château de Briançon et le droit sur la vicomté reviennent au comte de Savoie.  Le 15 avril 1279, le représentant de la famille Jean d’Aigueblanche, doyen du chapitre d'Hereford, et Aimeri, chancelier d’Hereford, son frère, consente à l'achat de leurs droits par le comte de Savoie. Les Briançon perdent le titre de « vicomte ». Le comté de Tarentaise tombe entièrement sous la sphère d'influence de la maison de Savoie.

 

.Aymon III de Bruissons, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1283 à 1297

En 1287, l'archevêque ayant perdu son titre de coseigneur de Conflans se retire dans son château de La Bâthie et concentre son action sur Moûtiers, zone de rivalités entre le comte Aymon de Savoie et le vicomte de Briançon.

 

.Bertrand Ier de Bertrand, prinnce-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1297 à 1334

 

.Jacques II de Salins ou de Salino, prince-archevêque de Moutiers Traentaise 1334 à 1341

Au XIV° siècle, les tensions entre les vassaux des comtes de Savoie et les archevêques se multiplient. En octobre 1335, Moutiers est prise par le comte de Savoie et ses fortifications démantelées. Désormais les comtes de Savoie interviennent dans la nomination des archevêques. Au cours des siècles suivant, le pouvoir temporel  de l'archevêque va se réduire encore face aux possessions des comtes de Briançon-Cœur ou des seigneurs de la Val d’Isère....                                                              

 

.Bertrand II de Novo Domno, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1341 à 1342

 

.Jean III de Bertrandis ou Bertrand, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1342 à 1365

Fils de Jean, seigneur de Brussol.

En 1358, Monseigneur Jean de Bertrand négocie avec Amédée VI le maintien de ses possessions : Moûtiers, la paroisse autour du château Saint-Jacques, le Val de Bozel, la vallée des Belleville et la Basse Tarentaise.

 

.Jean IV de Betton, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1365 à 1368

 

.Jean V de Rotariis, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1369 à 1378

 

.Humbert II de Villette, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1378 à 1379

 

.Rodolphe II de Chissey ou Chissé, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1380 à 1385

Il appartient à une famille noble originaire de Polinges en Genevois ; frère de Jean de Chissé, évêque de Grenoble. Rodolphe succède à son frère ou oncle Jean de Chissé, comme évêque de Grenoble en 1350 puis devient prince-archevêque de Moutiers Tarentaise en 1380. Il est l’oncle d’Aymon Ier de Chissé, évêque de Grenoble de 1388 à 1424  puis de Nice en 1427-1428. En 1385, le comte de Savoie Amédée VII semble avoir commandité son meurtre afin de placer des membres de sa famille ou des conseillers sur le trône de Moutiers.

 

.Adalbert, Azo, Édouard de Savoie-Achaïe, évêque de Belley puis évêque de Sion  puis prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1386 à 1395

Fils de Philippe I, comte de Piémont.

 

. Pierre IV de Collomb, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1395 à 1396

 

.Aymon IV de Séchal, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1397 à 1404

 

.Antoine de Challant, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1404 à 1418, cardinal

Fils d’Aymon II de Challant, seigneurs d'Ussel et de Fénis, frère de Guillaume de Challant,  évêque de Lausanne  de 1406 à 1431.

Le pape Clément VII le fait venir de Chambéry, où il est chancelier de Savoie, à Avignon, puis le fait nommer le 9 mai 1404 « administrateur apostolique de l'Église de Tarentaise et le 3 août, il devient archevêque.[

 

.Jean V de Bertrand, comte-évêque de Genève de 1408 à 1418, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1419 à 1432

Fils de Pierre, seigneur de La Pérouse et Chamousset.

  

 .Laurent Marc de Condolmeris, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1433 à 1438

 

.Jean VI de l’Arces (d'Arcy), prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1438 à 1454, cardinal

 

.Pierre de Savoie, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1454 à 1456

Septième enfant du duc Louis Ier de Savoie et d'Anne de Lusignan ; par ailleurs évêque de Genève. Thomas de Sur, archevêque de Tarse, administre le diocèse du fait du jeune âge de Pierre.

 

.Jean-Louis de Savoie, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1456 à 1459

Treizième enfant du duc Louis Ier de Savoie et d'Anne de Lusignan ; par ailleurs évêque de Genève. Thomas de Sur, archevêque de Tarse, poursuit son administration du diocèse en compagnie de l'évêque Hébron.

 

.Thomas de Sur, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1460 à 1472

 

.Christophe de La Rovère, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1472 à 1479, cardinal

 

.Dominique de La Rovère, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1479 à 1482, cardinal

Frère du précédent.

 

.Urbain de Chevron Villette, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise  en 1483,

Fils de Rodolphe de Villette, seigneur de Chevron.  

 

.Jean de Compey, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1484 à 1492

Ancien abbé de Sixt et de Chézery, conseiller ducal et chancelier de Savoie entre 1462 et 1464, puis évêque de Turin de 1469 à 1482 avant de devenir évêque de Genève. Suite aux remous causés par la succession de Genève, avec François de Savoie, il est excommunié par le pape, puis on lui offre  l'archevêché de Moûtiers-Tarentaise[].

 

.Corin de Plosasque, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1492 à 1497

 

.Claude de Château-Vieux, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1497 à 1516

.Jean-Philippe de Groslée, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1516 à 1559

.Jérôme de Valpergua, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1560 à 1573

.Joseph Parpaglia, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1573 à 1598                                                         

.Jean-François Berliet, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1598 à 1608

Conseiller, puis premier président de la Chambre des comptes de Savoie avant de devenir archevêque, suite à la mort de son épouse. Seigneur de Chiloup et de La Roche, il est fait baron du Bourget en 1589 par achat du titre. Il est l'ambassadeur du duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie auprès de Henri IV après la signature du traité de Paris, en 1600

.

.Anastase Germonio, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1608 à 1627.

.Benoît-Théophile de Chevron Villette, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1632 à 1658.

 

.François-Amédée Milliet de Challes et d’Arvillars, prince archevêque de Mouitiers Tarentaise de 1659 à 1703

Siège vacant de 1703-1727.

 

.François-Amédée Milliet d’Arvillars, prince-archevêque, de 1727 à 1744

 

.Claude-Humbert de Rolland, prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1749 à 1770 et dernier comte.

 

.Gaspard-Augustin Laurent de Sainte-Agnès, dernier prince-archevêque de Moutiers Tarentaise de 1772 à 1783

C'est sous son règne que la souveraineté temporelle de l'archevêque est abandonnée.

                                                       

.Joseph de Montfalcon du Cengle, archevêque de Moutiers Tarentaise de 1785 à 1793

Siège vacant de 1793 à 1803.

 

.André-Marie de Maistre (1757-1818), nommé vicaire capitulaire de Tarentaise.

Fils du comte François-Xavier de Maistre.

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 15:02

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

 

M. Comté / Duché de Savoie / Grafschaft / Herzogtum Savoyen

 

Terre d’empire de 1032 à 1806

 

 

 


.Charles-Emmanuel Ier de Savoie (1580- 1630), duc de Savoie de 1580 à 1630

Fils d’Emmanuel-Philibert.

 

Un peu étrangement par rapport à ce qui vient d’être dit, Il conserve le vieux rêve de reconstituer à son profit le Royaume de Bourgogne-Provence ; mais son espoir s’avère vain. Allié à l'Espagne par son mariage, il profite des guerres de religion pour s'emparer  en 1588 du marquisat de Saluces  et reçoit en 1590 des Ligueurs le titre de comte de Provence. Il envahit de nombreuses fois le Dauphiné et pousse même jusqu’à Fréjus en 1590, s’emparant de Draguignan et d’Aix[], mais il est battu le 17 septembre 1591 à Pontcharra par Lesdiguières.   Il attaque à nouveau les possessions françaises, et prend le fort d'Exilles en 1593.

Mais le roi de France Henri IV, après avoir envahi la Savoie et le Piémont (deuxième occupation) se fait céder le Bugey, le Valromey et le pays de Gex par le traité de Lyon en 1601 mais en échange, le marquisat de Saluces devient définitivement une possession de la Maison de Savoie.

Suit la tentative de décembre 1602 de reprendre Genève qui aboutit au Traité de Saint Julien de 1603 par lequel la Savoie renonce définitivement à cette ville; deux traités qui ne font qu’accentuer le glissement de la destinée vers l’Italie de la Maison de Savoie.

Charles Emmanuel  est ensuite le jouet entre les politiques de Richelieu et  d’Olivares, ministres des rois des Habsbourg d’Espagne qui sont possessionnés dans le nord de l’Italie.

 

Alors qu’il a des prétentions sur le marquisat de Montferrat à la mort du marquis en 1627, il se rend compte que Richelieu soutient les droits de Gonzague de Nevers, instrument du roi de France contre les Habsbourg.

Charles Emmanuel se tourne alors vers eux et  déclare la guerre au roi Louis XIII ;  l’empereur occupe le marquisat  mais  les armées royales fondent sur Suze en mars 1629 obligeant le duc à signer un armistice, la Paix de Suze. L’année suivante Charles Emmanuel rompt l’armistice soutenu par l’empire mais Louis XIII occupe toute la Savoie  (c’est la troisième occupation par la France) et s’emparent en Piémont de Pignerol, Suze, Saluces, Briguéras….

 

Charles Emmanuel meurt cette année 1630.                                                          

 

.Victor-Amédée Ier de Savoie (1587- 1637), duc de Savoie de 1630 à 1637

 

Fils du précédent, il doit signer le Traité de Cherasco le 6 avril 1631; au bout de 9 années, le roi de France Louis XIII rend la Savoie à son souverain sans la forteresse de Pignerol. Bien qu’aimant la paix  Victor-Amédée est entrainé  par Louis XIII et la Hollande dans la guerre de Trente Ans commencée en 1618 dans laquelle  Louis XIII, époux d’Anne d’ Autriche (de Habsbourg) s’est trouvé lui-même entrainé à partir de 1635 contre l’empire (Habsbourg d’Autriche) et contre l’ Espagne (Habsbourg d’Espagne) ; c’est en marchant sur Milan qu’il meurt en 1637.

 

.François-Yacinthe de Savoie  (1632 -1638), duc de Savoie de 1637 à 1638

 

Fils du précédent, Il ne règne que quelques mois.

 

.Charles-Emmanuel II de Savoie (1634-1675) duc de Savoie de 1638 à 1675

 

Il succède à l'âge de quatre ans à son frère François-Hyacinthe et sous  la régence de sa mère Christine de France, fille d’Henri IV,  et donc sœur de Louis XIII, qui exerce la régence dans la même situation qu’avait connue avant elle Yolande de Savoie, sœur de Louis XI.

 

Mettant fin à la guerre dite de Trente Ans, les traités de Westphalie  signés en 1648 amènent  l’empire à la création de l’Electeur de Hanovre  comme Huitième  Electeur et accordent l’indépendance de l’empire aux Pays Bas (future Belgique, Luxembourg et  Pays Bas) et à la Confédération Suisse  mais  pas à la  Savoie que le duc Charles Emmanuel II ne demande d’ailleurs pas. Peut être parce que l’article VIII de l’un des deux  traités place désormais sur un pied d’égalité à l’intérieur de l’empire, les princes, les villes libres et l’Empereur.  

 

Preuve du maintien de la Savoie dans le Saint Empire, Charles est présent  au côté notamment des évêques de Worms, de Spire, Strasbourg et de Bâle, du prince de Salm et de la ville libre de Francfort dans le matricule impériale de 1654 pour l’investiture par l’empereur Ferdinand III de Habsbourg de son duché, du Piémont et de quelques autres fiefs du Montferrat même s’il ne reconnait plus l’autorité de la Chambre impériale et ne paye plus le Mois Romain.                                                              

 

.Victor-Amédée II de Savoie (1666-1732) duc de Savoie et Prince de Piémont de 1675 à 1732,roi de Sicile de 1713 à 1720, puis roi de Sardaigne de 1720 à 1730.

Fils de Charles-Emmanuel II, duc de Savoie et prince de Piémont, et de Marie Jeanne Baptiste de Savoie, duchesse de Genève et d'Aumale.

Devenu majeur en 1684, c’est lui qui règne en Savoie ; la même année, il épouse sa cousine Anne d’Orléans  fille de Philippe d’Orléans (frère de Louis XIV) et d’Henriette d’Angleterre (nièce de Christine de France).

Il se montre tout d’abord très docile à la politique française puis décide d’entrer dans la ligue d’Augsbourg qui oppose Louis XIV  (allié aux turcs comme l’avait fait avant lui François Ier) à l’empire (Habsbourg d’Autriche), à l’Espagne (Habsbourg d’Espagne) à l’Angleterre et à la Hollande.

En 1690, il déclare la guerre à la France ce qui vaut à la Savoie une nouvelle occupation  (la quatrième) par la France ; ses troupes et celles de son cousin le Prince Eugène de Savoie-Carignan,  attaquent en 1692  le Dauphiné mais elles sont battues le 4 octobre 1693 à La Marsaille, année ou le Prince-Eugène est nommé par l’empereur à la tête des armées impériales.

Victor-Amédée passe sans complexe dans le camp de la France sans attendre la fin de cette guerre.

Le traité de Turin de 1696 met fin aux opérations et à l’occupation de la Savoie et permet à la Savoie de récupérer la forteresse de Pignerol. Cette guerre dite de neuf ans  ou de la Ligue d’Augsbourg se termine  par le traité de Ryswick de septembre-octobre 1697 par lequel Louis XIV annexe définitivement Strasbourg et toute la Basse-Alsace (les 4/5 de l'Alsace). Louis XIV accepte de mettre fin à l'occupation militaire du duché de Lorraine, mais Sarrelouis est définitivement cédée à la France.

 

Les violences des armées françaises dans le Palatinat qui se  retrouve totalement dévasté et ses populations décimées font néanmoins perdre à Louis XIV  tous les espoirs formés par Mazarin quarante plus tôt d’une élection à la dignité impériale.

Le 1er novembre 1700, meurt sans successeur le roi d’Espagne Charles II de Habsbourg. Les deux principales familles régnantes d'Europe, celle de France  et celle d'Autriche, toutes deux très apparentées à Charles II, revendiquent alors le trône.

                                                            

Charles II a légué sa couronne par testament à Philippe, duc d'Anjou, petit-fils du roi de France Louis XIV (Bourbon  mais également Habsbourg  par sa mère Anne d'Autriche, petit-fils du roi Philippe III d'Espagne, donc cousin germain de Charles II). Philippe, âgé de 17 ans, va à Madrid où il est couronné sous le nom de Philippe V.

Toute l'Europe se sent menacée par l'alliance dynastique de la France et de l'Espagne, d’autant plus forte que, par lettres patentes du 1er février 1701, Louis XIV reconnaît le droit de Philippe V à succéder à la couronne de France. C’est la cause d’une nouvelle guerre dite de Succession d’Espagne. Victor-Amédée II la commence au côté de Louis XIV mais celui-ci qui connait sa facilité à changer de camp,  prend la précaution en septembre 1702 de faire  désarmer ses troupes. Victor-Amédée revient alors dans le camp de l’empire et  obtient en 1703 le  marquisat de Montferrat.  Mais  Louis XIV fait occuper une nouvelle fois (la cinquième) la Savoie et s’empare les unes après les autres de ses places fortes ; ce n’est que grâce à l’intervention du Prince Eugène que le 7 aout 1707  Turin assiégé est sauvé.                                                                      

Au congrès d'Utrecht, qui réunit les belligérants depuis janvier 1712, chacun essaie de trouver une sortie honorable. Philippe V conserve le trône d'Espagne, toutefois il doit renoncer, pour lui et pour sa descendance, au trône de France même dans le cas où les autres princes de sang français disparaîtraient. De la même manière, la France conserve toutes les conquêtes de Louis XIV (Flandre française, Roussillon, Lille, Artois, Franche-Comté, Alsace). Les combats cessent définitivement en 1713, après une campagne militaire en Allemagne victorieuse pour Louis XIV.

 

L’électeur de Brandebourg reçoit la couronne de Prusse tandis que le Duc de Savoie Victor-Amédé II, avec le soutien du Prince Eugène de Savoie-Carignan gagne, les provinces italiennes  d'Alexandria  et de Valesia, non pas la couronne du Royaume des Lombards (Italie du Nord) mais celle  de Sicile  et  se fait couronner dans la cathédrale de Palerme ou s’était fait couronner l’empereur  Frédéric II de Hohenstaufen  (qui y a son tombeau).

Le 6 mars 1714 est signé le Traité de Rastatt  qui  marque pour les Habsbourg d’Autriche un agrandissement de leurs États héréditaires mais au détriment de la puissance impériale.                                                          

Cinq ans après le  traité d’Utrecht de 1713, le  traité de Londres de 1718 prévoit qu’en 1720, Victor Amédée II  roi de Sicile doit échanger sa couronne de Sicile  contre celle de Sardaigne avec l’empereur Charles VI de Habsbourg : la Sardaigne, le Piémont  et la Savoie constituent  alors ce qu’on appelle les Etats Sardes et non pas l’Etat Sarde. 

 

Chacun de ces Etats sardes a  un statut international différent dans la mesure ou le duché de Savoie continue d’appartenir au Saint Empire Romain Germanique  et le roi, comme duc, participe toujours aux Diètes Impériales  de Ratisbonne     (ou se tiennent toutes les Diètes d’empire après 1648) comme ancien territoire ayant appartenu au Royaume de Bourgogne-Provence.

 

En revanche, le Piémont donné en apanage par l’empereur Sigismond de Luxembourg en 1416 à Amédée VIII lors de son élévation à la couronne ducale  relève lui du Royaume d’Italie (du Nord) dont l’existence  réelle sinon nominale comme celui de Bourgogne-Provence  a pratiquement cessé et dont plus aucun territoire n’est représenté aux Diètes impériales depuis la dernière Diète impériale de Lindau  de 1496  ( pour ce Piémont, les membres de la maison de Savoie portent le titre de Prince) enfin le Royaume de Sardaigne devenu propriété des Habsbourg depuis Charles Quint  ne faisait pas partie de l’empire.

 

En  fait il s’agit de trois Etats ayant un souverain en commun comme cela s’était déjà produit souvent dans le passé  et comme cela  le cas par exemple de Georges Ier, Electeur de Hanovre et roi d’Angleterre à la même époque (une même personne se retrouvant souverain de plusieurs Etats distincts).

 

Le roi Victor Amédée II  a le souci d’établir son pouvoir souverain à l’intérieur de ses Etats. Sous son règne, triomphe l’absolutisme qui a peu ou prou pour modèle celui du roi Louis XIV. En 1730, il décide d’abdiquer au profit de son fils Charles-Emmanuel  III.   

 

 

.Charles-Emmanuel  III de Savoie (1701-1773), duc de Savoie, roi de Sardaigne, de Chypre et de Jérusalem de 1730 à 1773.

Fils de Victor Amédée II, duc de Savoie,

 

Celui-ci voit son règne marqué par deux conflits :

                                                                     
.celui de la guerre de succession de Pologne ou en 1733, il  est dans le camp de  l’Espagne et de la France contre l’empire  allant jusqu’à promettre à Louis XV de lui céder la Savoie si les conquêtes sur les Habsbourg s’avèrent suffisantes pour lui accorder des compensations en Italie.Il fait la conquête du Milanais,  prend Pavie, bat les troupes impériales à Guastalla mais n’obtient par la paix de Vienne en 1738 que les pays de Tortone et de Novare et quelques fiefs d’empire. Entretemps néanmoins il épouse Élisabeth-Thérèse de Lorraine, belle-sœur de Marie-Thérèse, fille et héritière de l'empereur Charles VI  laquelle avait épousé le duc de Lorraine et de Bar  François III   deux ans auparavant ; duché de Lorraine, terre d’empire  que les rois de France comptaient depuis longue date pouvoir annexer comme ils s’étaient déjà rendus suzerains pour le duché de Bar. Louis XV ne peut donc pas accepter que, comme cela avait été le cas de la Franche Comté de 1477 à 1678, ces duchés  Lorraine et de Bar  puissent être des possessions directes de la famille impériale des Habsbourg.

 

.celui de la guerre de succession d’Autriche qui commence à la mort de l’empereur  Charles VI en 1740 en raison de sa décision de léguer à sa fille Marie-Thérèse les Etats Héréditaires de la Maison des Habsbourg avec le risque comme cela vient d’être dit que son époux depuis 1736 le duc de Lorraine  François III ne devienne empereur ce qui était intolérable pour le roi de France.

Un accord est donc conclu entre  l'empereur Charles VI  et le roi Louis XV  par lequel le duc François III abandonne la Lorraine à la France pour devenir grand-duc de Toscane ; en compensation, la France accepte la Pragmatique Sanction de l'Empereur qui fait de Marie-Thérèse son héritière (conjointement avec son futur époux, François)¨.

 

Mais Charles-Albert, l’Electeur de Bavière ou Frédéric-Auguste II, l’Electeur de Saxe et Roi de Pologne aspirent à l’élection impériale.

Frédéric II, tout nouveau roi de Prusse, sans déclaration de guerre préalable, engage contre l’empire les hostilités et  fait envahir la Silésie dès décembre 1740.                                                                                                                           

Louis XV soutient les prétentions de l'Électeur de Bavière. Le 11 décembre 1740, il envoie le maréchal Belle-Isle, assister comme son ambassadeur à l'élection du Bavarois à Francfort. Le 5 juin 1741, Frédéric II signe  avec le maréchal de Belle-Isle un traité d’alliance avec la France. Par ce traité, la France s'engage à soutenir militairement l'Électeur de Bavière, et à reconnaître les conquêtes prussiennes en Silésie. En contrepartie, Frédéric ne consent que des promesses. Ses autres alliés sont l'Espagne et la Bavière.

Marie-Thérèse est soutenue elle par Georges de Hanovre, Electeur de Hanovre et Roi de Grande-Bretagne et par les Provinces-Unies, traditionnels opposants à l'hégémonie de la France, ainsi que par la Saxe et le roi de Piémont-Sardaigne qui,  à la mort du père de Marie-Thérèse lui a fait valoir ses prétentions sur le Milanais qu’il n’a pu obtenir par le traité de Vienne deux ans plus tôt. Faute de l’obtenir, il s’est satisfait des promesses de celle-ci d’une augmentation de ses territoires en Italie contre son retour dans le camp de l’empire ; mais Il perd 5 000 hommes contre la France à Coni en 1744.

 

Finallement, en 1745, Marie-Thérèse fait élire son époux le duc François Lorraine sur le trône impérial et devient  alors impératrice consort des Romains.

 

Le roi de Sardaigne Charles-Emmanuel III signe en 1746, à Turin, la paix avec la France mais c’est le traité d’Aix la Chapelle de 1748 qui  met fin à la guerre de succession. Par ce traité, Louis XV restitue à l'Autriche les territoires conquis aux Pays-Bas ainsi que la Savoie et le comté de Nice et reconnaît au mari de Marie-Thérèse de Habsbourg le droit à la couronne impériale.

 

Charles-Emmanuel III  recherche alors, à toutes fins utiles, une alliance dans l’autre camp et fait épouser à son fils en 1750 une infante d'Espagne de la Maison de Bourbon, belle-sœur du Dauphin Louis-Ferdinand.

Il meurt en 1773.

 

.Victor-Amédée III de Savoie (1726-1796)duc de Savoie, prince de Piémont, roi de Sardaigne, de Chypre et de Jérusalem de 1773 à 1796.

Fils du précédent.

En 1789,  Il est très vite hostile à la révolution et accueille à Turin des princes émigrés. De leur côté, en octobre 1792, un certain nombre de roturiers prennent l’initiative de constituer une Assemblée nationale des Allobroges, réunion de délégués de toutes les communes du duché qui siège à Chambéry sur le modèle de l’Assemblée nationale française ; en huit jours, elle met à bas tout l’édifice politique, administratif et social de l’ancien régime en Savoie ; la déchéance du roi est prononcée.Le principal artisan de cette révolution est un prêtre. Philibert Simond, originaire de Rumilly, député du Bas-Rhin. Puis cette assemblée nationale fait une demande d’annexion à la France. D’abord hésitante (plusieurs membres de la Convention étant favorable à la création d’une république sœur qui aurait regroupé Genève et la Savoie) l’Assemblée nationale française vote le 27 novembre 1792 l’incorporation du duché à la République Française et sa transformation en un seul département du Mont Blanc avec 6 députés pour le représenter à l’Assemblée Nationale Française.

L’empire romain germanique proteste contre l’abolition par la Constituante des droits seigneuriaux des princes allemands possessionnés en Alsace. La République française se garde de son côté de déclarer la guerre au Saint Empire  se limitant à la déclarer à son chef en sa seule qualité de roi de Bohême et de Hongrie mais après l’invasion par les armées révolutionnaires des Pays-Bas et de la Rhénanie, l’empire est contraint le 23 mars 1793 de déclarer la guerre à la République. C’est désormais l’armée des Cercles de l’Empire dont la Savoie fait partie qui combat  les armées de la révolution.                                                                    

Profitant du développement dans le duché des mouvements contre-révolutionnaires, les armées impériales et du royaume de Piémont-Sardaigne parviennent à y pénétrer jusqu’à Annecy ou le drapeau du royaume flotte le 21 aout 1793 mais une riposte de Kellermann les oblige à repasser les Alpes.

Le 5  avril 1795 par  la paix de Bâle entre la Prusse et la France, cette dernière acquière la rive gauche du Rhin objectif des rois de France notamment depuis  Louis XIV.

 

.Charles-Emmanuel IV de Savoie (1751-1819),duc de Savoie, prince de Piémont et roi de Sardaigne de 1796 à 1802.

Après la défaite de Montenotte lors de la campagne d'Italie de Bonaparte en 1796, Charles-Emmanuel IV de Savoie, qui a succédé à son père Victor-Amédée III, signe l'armistice de Cherasco qui reconnait la perte de Nice et de la Savoie et doit se réfugier en Sardaigne.

Le Piémont est alors découpé en six départements et les quatre Electorats rhénans deviennent quatre départements français, la Prusse obtenant elle en compensation la sécularisation d’un certain nombre de principautés ecclésiastiques.

 

Le département du Mont-Blanc est amputé lui une première fois par la loi du 25 août 1798 de sa partie nord (Thonon-les-Bains, Bonneville, Cluses) pour créer le département du Léman avec le district de Carouge et le Pays de Gex dont Genève qui vient d’être annexée devient la préfecture et une deuxième fois le 17 février 1800,  par le détachement des cantons de Chamonix, de Saint-Gervais, de Megève, de Flumet et de Sallanches et leur rattachement au département du Léman qui est alors divisé en trois arrondissements, celui de Genève qui reste la préfecture et ceux de Bonneville et Thonon qui deviennent  sous-préfectures.

Enfin en 1801, le traité de Lunéville confirme définitivement le rattachement de la Rive gauche du Rhin à la République française et précise que c’est par le biais de sécularisation et de médiatisation que les princes allemands lésés seront indemnisés. C’est à la Diète d’Empire qu’il incombe de les indemniser. Ainsi en juillet 1802 l’empereur François II est conduit à convoquer  une députation d’empire (Reichsdeputation) à laquelle est soumis un projet de Bonaparte qui a reçu l’assentiment du tsar sur la base duquel est élaboré un recès.

 

Cette même année, Charles-Emmanuel IV abdique laissant le peu de pouvoir qu’il conserve à son frère Victor-Emmanuel Ier.

 

Le 2 décembre  1804,  Bonaparte se  fait couronner empereur selon la tradition romaine d’origine en marquant bien la suprématie de l’empereur sur le pape      (il se met la couronne lui-même que lui remet le pape) et puis il transforme la République cisalpine en royaume d'Italie, se nommant roi d'Italie le 17 mars 1805. Le couronnement a lieu le 26 mai 1805 dans le Dôme de Milan. Ce Royaume d'Italie est un État pré-unitaire italien qui comprend l'Italie centre orientale et une bonne partie du nord avec pour capitale Milan.   

Un an plus tard, jour pour jour, le 2 décembre 1805, Napoléon remporte la bataille d’Austerlitz contre l’empereur romain germanique François II et celui de Russie Alexandre Ier. Puis début 1806, Napoléon fait pression pour que  des ducs Bavière et de Wurtemberg se voient accéder à la couronne royale ayant obtenu de lui en récompense de leur soutien militaire le rattachement de  plusieurs territoires à leurs duchés. Ces couronnements accentuent la désintégration de l’empire romain germanique même si l’empereur François II obtient la confirmation de l’appartenance de leurs royaumes au Saint Empire. Le coup de grâce est donné le 12 juillet 1806 quand seize des princes d’empire, dont ces deux nouveaux rois de Bavière et de Wurtemberg,  constituent une confédération sous protectorat de l’empire napoléonien. En effet la constitution de cette Confédération du Rhin indique dans son article 1 que la Confédération fait sécession de l’empire. Le lien entre la Savoie et l’Empire est définitivement rompu.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:51

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

M. Comté / Duché de Savoie / Grafschaft / Herzogtum Savoyen

 

Terre d’empire de 1032 à 1806

 

 

 

 

 

 

 

.Louis Ier de Savoie (1413- 1465),  duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne de 1439 à 1465.

Fils d'Amédée VIII et de Marie de Bourgogne. Il épouse en 1433, Anne de Lusignan, (1419 -1462), fille de Janus, roi de Chypre et roi titulaire de Jérusalem, et de Charlotte de Bourbon. Le mariage est célébré par l'archevêque de Tarentaise et les réjouissances se déroulent au château de Chambéry.

Parmi les invités présents, ses meilleurs amis et proches parents, le duc Philippe III de Bourgogne, le duc René Ier de Bar, le comte de Nevers et le comte de Clèves, son père le duc Amédée VIII, sa sœur, Marguerite de Savoie, le prince d'Orange, l'ambassadeur du roi de France, Christophe d'Harcourt. 

Les douze provinces, possessions de la maison de Savoie sont représentées ainsi que le royaume de Chypre par des délégations, ainsi que les Ordres chevaleresques de la Toison d'or pour la Savoie, la Bourgogne et l'Autriche.

Après son veuvage, son père a abandonné ses fonctions ducales pour se tourner vers la religion. Dès 1434, Amédée IX administre les États de son père sous le titre de prince de Piémont. Il doit subir les intrigues de l’entourage chypriote de son épouse mais aussi les ambitions de ses voisins français et milanais. Il doit ainsi renoncer au Valentinois et ne peut s'emparer du duché de Milan à la mort du dernier Visconti.

Frédéric III de  Habsbourg succède à Sigismond comme empereur  en  1437.

Son père Amédée VIII est élu (anti)pape en 1439 et  abdique alors du duché en sa faveur.                                                                                                                      

.Amédée IX de Savoie (1435-1472), duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne de 1465 à 1472.

Fils de Louis Ier et d'Anne de Lusignan. Epoux de Yolande de France, fille du roi Charles VII et donc sœur du  roi Louis XI.

Épileptique, peu capable de régner, l'autorité est exercée par sa femme Yolande de France et par son frère Philippe, comte de Bresse.

 

.Yolande  (1434-1478)  duchesse de Savoie de 1465 à 1478

Elle soutient le duc de Bourgogne, Charles le Téméraire, qui projette de recueillir la couronne de  Bourgogne-Provence en vue pourquoi pas de recueillir la dignité  impériale  élective. Elle est son alliée malheureuse pendant les guerres de Bourgogne de 1475-1477. Ce soutien lui fait perdre en 1477 une partie du Vieux-Chablais en amont de Massongex-Saint Maurice que les Valaisans en profitent pour s’emparer.

                                                       

 

.Philibert II le Beau (1480 -1504) duc de Savoie de  1478  à 1504

 

Maximilien de Habsbourg succède comme empereur à son père en 1499.

Cette même année 1499, l’empereur remarie pour la troisième fois sa fille Marguerite d’Autriche avec Philibert  lequel meurt  brutalement à  24 ans en 1504 (et  en souvenir  duquel elle fait édifier le  Monastère  à Bourg en Bresse  ou  se trouvent leurs  gisants).

 

Après l’échec de la tentative de son grand-père Charles le Téméraire,  cette alliance entre  Habsbourg-Bourgogne et Savoie aurait peut-être pu permettre s’il  n’était pas mort aussi jeune au duc Philibert  d’obtenir  la couronne du Royaume de Bourgogne-Provence qui comprenait encore le comté de Bourgogne ( Franche-Comté avec le Pays de Vaud savoyard ),  le  Pays de Gex, le  Chablais, le Genevois, le Faucigny, la Bresse, le Bugey, le Valromey, la Savoie propre, la Maurienne et la Tarentaise .

 

 

 

Après sa mort, la Maison de Savoie prend vraisemblablement conscience qu’elle n’obtiendra jamais cette couronne royale de Bourgogne- Provence et reporte son ambition légitime vers l’Italie ou  à partir de ses possessions dans le Royaume d’Italie (du Nord)  elle dispose  de plus de chances de succès.

 

. Charles III dit le Bon (1504- 1553), duc de Savoie de 1504 à 1553 

 

Il succède à son frère Philibert comme  duc de Savoie. Il doit commencer son règne par s'imposer face aux exigences, de sa demi-sœur Louise de Savoie  qui veut hériter le duché, de son frère bâtard René qui demande des fiefs, et de son frère Philippe qui soutient Louise et René.

                                                         

Lorsque son neveu  François Ier, fils de Louise de Savoie, devient roi de France en 1515, il hésite à prendre partie entre lui et son empereur Maximilien et ne cherche pas comme les Confédérés suisses à s’opposer  au passage des troupes de François  Ier  vers l’Italie ou celui-ci veut s’emparer du Duché de Milan qu’il estime avoir hérité.      

 

François Ier  gagne la bataille de Marignan en 1515 contre les armées  de l’empereur  Maximilien de Habsbourg et celles du pape.  Mais en 1519, c’est Charles d’Espagne qui est élu empereur sous le nom de Charles Quint et non François.

Sans armée et sans grands moyens, le duc  Charles III  change  régulièrement d'alliance, entre  François Ier et Charles Quint.

En 1525  Charles Quint  bat avec ses armées impériales François Ier à Pavie  et l’emmène prisonnier à Madrid ou ils signent en 1526 le traité de Madrid : pour sa libération François Ier doit payer une colossale rançon réunie par sa mère Louise de Savoie, renonce au Duché de Milan et accepte que Charles Quint reçoivent le Duché de Bourgogne.

Mais rentré en France, François renie sa signature et  en 1536, Il engage la 9 iéme guerre d’Italie pour reconquérir le duché de Milan et décide avec ses alliés de fait, Berne, Fribourg et Valais, l’occupation des territoires savoyards sans rencontrer aucune résistance,  (cantons qui se  considèrent toujours pourtant en droit comme sujets de l’empereur). Dans le pays de Vaud et le Genevois, l'autorité du duc est mise à mal. La cité de Genève se révolte et Charles III lui impose un blocus; pour s'en dégager, la cité fait appel aux Bernois, qui après quelques tergiversations passent à l'attaque, et conquièrent le Pays de Vaud. Charles III, incapable de réagir, brandit la menace de faire intervenir  Charles-Quint dont il est le vassal, mais ce dernier est bloqué à Naples.


Profitant de la situation,  François Ier  réclame l'héritage de sa mère, Louise de Savoie, sur la Bresse et le Faucigny. Il franchit la frontière ouest et ses troupes prennent les capitales, Chambéry, puis Turin.

Charles III se trouve privé  de la plupart de ses États, ne conservant que le comté de Nice et la Vallée d'Aoste et finit par se réfugier à Verceil/Vercelli.

                                                         

Pendant  cette occupation de la Savoie, le roi François Ier, par un édit royal du 6 janvier 1539, crée un Parlement de Savoie ce qui constitue un acte de souveraineté dans la mesure ou il devient la juridiction de dernier recours dans les possessions de la  Maison de Savoie  ( ce qui ne signifie pas pour autant que les ducs de Savoie dans leur litige avec d’autres maisons possessionnées de l’empire  ou vis-à-vis de l’empire ne continuent pas de relever eux de la justice impériale à la différence des litiges par exemple entre les 13 cantons de la Confédération suisse).

 

Charles Quint, trop occupé en Italie,  n’a pu aider militairement Charles III mais a néanmoins, à la Diète de Spire de 1545,  enjoint sans succès aux Bernois, aux Fribourgeois confédérés, qui restent ses sujets, de même qu’à l’évêque de Sion, de lui restituer ses territoires.

 

Charles III reste réfugié à Vercelli jusqu’à sa mort en 1553.

                                                             

.Emmanuel-Philibert (1528- 1580), duc de Savoie de 1553 à 1580, gouverneur des Pays-Bas de 1555 à 1580

A dix-sept ans, en mai 1545, il part rejoindre l'empereur qui s'apprête à combattre la ligue de Smalkalde. C'est le début d'une longue aventure militaire. Charles Quint lui donne sa chance et, à la bataille de Muhlberg, le 13 avril 1547, Emmanuel-Philibert commande l'arrière-garde de l'armée impériale. En 1553, Charles Quint le nomme, à vingt-cinq ans, capitaine général de l'armée des Pays-Bas. Après la mort de son père, survenue le 16 septembre 1553, il est officiellement investi du duché de Savoie par Charles Quint le 15 juillet 1554. Le 27 octobre 1555, Philippe II le nomme gouverneur des Pays-Bas.

Ferdinand Ier de Habsbourg, ainé de Charles Quint lui succède après l’abdication de ce dernier en 1556. Charles Quint partage alors ses possessions entre son frère Ferdinand et son fils Philippe II qui devient roi d’Espagne mais reçoit également l’héritage bourguignon qui continue de relever de l’empire.

 

L’année suivante le 10 aout 1557, Emmanuel-Philibert, Général des armées impériales au service du neveu de l’empereur Ferdinand, le roi d’Espagne Philippe  II, bat à Saint Quentin les troupes du roi de France Henri II qui a succédé à  François Ier.

 

Par le Traité de Cateau-Cambrésis de 1559, la France doit évacuer la partie des territoires savoyards qu’elle occupe depuis 1536. Par le Traité de Lausanne de 1564 avec les Bernois, ceux-ci  restituent  Pays de Gex, partie du Genevois et du Chablais qu’ils occupent depuis 1536 mais conservent les Etats de Vaud que, sans doute pour les raisons sus-exposées ou par crainte de  la puissante grandissante de Berne alliée à Genève passée à la Réforme, Emmanuel-Philibert ne se bat  pas pour conserver alors pourtant qu’ils avaient servi de base de développement depuis trois siècles à la Maison de Savoie  (depuis le château de Chillon).

 

Enfin cinq ans plus tard, par le Traité de Thonon  de 1569, la Savoie  récupère le reste du Chablais sauf la partie qui deviendra Bernoise puis Vaudoise  (au nord du Rhône de Chillon à Saint Maurice) et celle qui sera conservée par le Valais (au sud du Rhône de Saint  Gingolph – Chatel à Saint-Maurice).

 

 

Profondément attaché à l’appartenance de la Savoie à l’Empire romain germanique, mais ne croyant plus à la pérennité de son Royaume de Bourgogne-Provence (dont l’empereur Charles Quint avait pourtant tenu à se faire couronner à Aix en Provence en 1536)  qui subit ces nouvelles amputations au profit des Confédérés,  Emmanuel- Philibert décide de transférer  sa capitale de Chambéry à Turin. Sous son règne on assiste au début de la centralisation sur cette ville de l’administration des Etats savoyards.

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 08:38

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

M. Comté / Duché de Savoie / Grafschaft / Herzogtum Savoyen

 

 Terre d’empire de 1032 à 1806

 

 

.Amédée V (1249-1323)    comte de Savoie de 1282 à 1323

 

Fils de Thomas II de Piémont.

 

En 1308, c’est un membre de la famille de Luxembourg, Henri VII  de Luxembourg qui devient empereur.

 

Trois ans plus tôt,  le comte Amedé V, son beau-frère, s’est rendu à Avignon demander au pape Clément V de reconnaitre Henri comme roi des romains  et  lui proposer de faire élire son neveu Louis II de Savoie, sire de Vaud comme sénateur  de  Rome (en souvenir des deux consuls de l’ancienne Rome on élisait deux sénateurs mais depuis 1192 on n’en élisait plus qu’un, lequel nommé pour

6 mois à 5 ans, avait pouvoir d’administrer Rome, de battre monnaie ; il habitait au capitole et s’il était reconnu intègre avait le droit d’ajouter à ses armoiries le sigle du Senat Romain S.P.Q.R) ; souverain de Rome, il était sous suzeraineté commune du pape et de l’empereur et venait immédiatement après eux en rang et  dignité).

 

Henri estdonc élu Roi des Romains en 1308 et de  retour d’un pèlerinage en 1309 à Saint Maurice d’Agaune sur la tombe de son ancêtre  Sigismond, il est accueilli au château d’Evian par son vassal le comte Amédée V de Savoie.

 

Louis II est  élu sénateur en 1310. Grâce à lui, Henri VII  peut le 23  juin, accompagné par son frère l’archevêque de Trèves, son beau-frère  Amédée V et Louis II de Vaud,  être couronné  empereur par le pape dans la basilique Saint Pierre.

Après la mort d’Henri VII, le pouvoir impérial se défait en Italie et à l’exception de celle que les empereurs continuent d’exercer sur leurs vassaux, le comte de Savoie, pour les terres dont il est investi dans le royaume d’Italie (du Nord) et le duc de Milan, les empereurs auront de plus en plus de difficultés à y exercer leur autorité.

En 1320, lassé de la  guerre d'usure entre la Maison de Savoie et celle du Dauphiné à propos de la Baronnie du Faucigny, Amédée V de Savoie veut frapper un grand coup pendant la minorité de Guigues VIII. Les années suivantes les échauffourées se multiplient. Mais  Amédée V meurt en 1323.

 

.Édouard de Savoie (1284- 1329)  comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne 1323 à 1329.

Fils aîné d’Amédée V et de Sibylle de Baugé. Epoux  de Blanche de Bourgogne (1288-1348), elle-même fille de Robert II, duc de Bourgogne

Reprenant la politique d’Amédée V, Édouard, allié à Guichard le Grand, sire de Beaujeu, décide le 7 aout 1325 d'investir le château de Varey, propriété du comte de Genève Amédée III, allié du Dauphin Guigues VIII.

 

Au côté de Guigues  se trouvent notamment :

 

.Hugues de La Tour, seigneur de Faucigny, oncle du jeune Guigues, mais aussi beau-frère d'Édouard de Savoie par son mariage avec Marie de Savoie.  

 .Amédée III de Genève, héritier des comtes de Genève et aussi neveu d'Édouard.

.Hugues de Genève, capitaine belliqueux de la ligue anti-savoyarde.                             

 .Hugues de Joinville, seigneur de Gex.

 .Aymar de Poitiers, comte de Valentinois et de Diois.

.Raymond IV de Baux, prince d'Orange, cousin par alliance de Guigues.

.Jean II de Chalon-Arlay, époux en seconde noces deMarie de Genève, fille d’Amédée III de Genève.

 

Du côté d’Edouard, se trouvent :

 

.Guichard IV le Grand, sire de Beaujeu, allié de longue date de la maison de   Savoie, et intéressé au premier chef par la prise du château de Varey.    

.Jean II de Châlon, comte d'Auxerre, dont la mère est une sœur d’Édouard.

.Robert de Bourgogne, comte de Tonnerre, frère du duc régnant Eudes IV de Bourgogne.                                                                                                                        

.des vassaux suisses.

 

Edouard perd la bataille mais parvient à s’échapper tandis que Robert de Bourgogne, Jean de Châlon  et Guichard de Beaujeu sont faits prisonniers et devront payer de fortes rançons.

Trois ans plus tard, Edouard se  distingue dans l'armée de Philippe VI de Valois à la bataille de Cassel, en 1328.

Sans fils, c’est son frère Aymon qui lui succède.

 

.Aymon de Savoie (1291- 1343),  comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1329 à 1343.

Fils cadet d'Amédée V, Il épouse le 1er mai 1330, Yolande de Montferrat, fille de Théodore Ier Paléologue, marquis de Montferrat.

Aymon passe les premières années de son règne à combattre le dauphin Guigues VIII.  À la mort de ce dernier, il conclut avec le nouveau dauphin Humbert II, le traité de Chapareillan signé en 1334 dans lequel il reconnait le Rhône comme frontière entre la Savoie et le Dauphiné septentrional. 

Aymon désigne  Louis II  de Savoie  comme tuteur du jeune Amédée VI et c’est Louis II qui administre la Savoie de 1343 à 1348.

Un an avant sa mort en 1347, Charles IV de  Luxembourg, roi de Bohême, est élu empereur.

Dans cette première moitié du XIV° siècle, les tensions entre les vassaux des comtes de Savoie et les archevêques se multiplient. La ville de Moûtiers est prise en octobre-novembre 1335 et les fortifications sont démantelées[].

Durant la guerre de Cent Ans, il aide Philippe VI de Valois, roi de France, à combattre Édouard III, roi d'Angleterre et participe notamment à la guerre des Flandres.

 

.Amédée VI dit le comte vert (1334-1383), comte de Savoie, de Maurienne et d’Aoste de 1343 à 1383,  vicaire impérial pour le Royaume de Bourgogne-Provence de 1365 à 1367

 

Fils du précédent. Il épouse en 1355, Bonne de Bourbon, fille de Pierre Ier, duc de Bourbon et d'Isabelle de Valois.

 

La cession du Dauphiné, terre impériale en 1349 au fils du roi de France par le dernier dauphin, lui apparait dangereuse pour la Savoie car l’empereur Charles IV de Luxembourg  était susceptible de céder le vicariat sur le Dauphiné voire sur le Royaume de Bourgogne-Provence. Prince  avisé, Amédée VI dit le comte vert préfére la suzeraineté impériale éloignée à celle proche du roi de France sous laquelle à l’évidence le Dauphiné va passer, après le Vivarais, le Lyonnais et le Forez  40 ans plus tot. Pour lui, ce lien avec l’empire est une précieuse garantie d’indépendance vis-à-vis du royaume de France centralisateur ou le roi tend à devenir le souverain de tous  ses sujets et plus seulement comme l’empereur celui de ses vassaux directs.

                                                     

Sous son règne, les Etats de Savoie représentent une dizaine de Baillages :

 

. la Savoie propre ou Savoie ducale avec dix sept châtellenies.

. le Chablais avec le château de Chillon et ses treize châtellenies

. le Val de Suze avec Avigliana et ses trois châtellenies

. le Val d’Aoste avec Chatel-Argent-Villeneuve et ses cinq châtellenies

. le Bugey-Valromey avec Château de Rossillon-Saint Germain et ses sept châtellenies.

 .la Novalaise avec Voiron partagée en huit châtellenies.

 .la Bresse avec Bourg, les Dombes  comprenant dix châtellenies.

. la Baronnie de Gex, la Valbonne

. le Faucigny avec Chatillon/Cluses avec onze châtellenies

 

Et ce, sans compter les Etats de Vaud.

En 1361, fait historique peu connu et dont les conséquences sont difficiles à analyser, Amédée envoie un représentant auprès de l’empereur Charles IV de Luxembourg pour obtenir que ses possessions ne fassent plus partie du Royaume de Bourgogne- Provence (dont une bonne partie déjà du territoire a été annexé de fait par le royaume de France) mais soit rattachées directement à l’empire ce que l’empereur fait par un diplôme du 17 mai 1361. Pourtant Charles IV de Luxembourg, quatre ans plus tard, entend bien marquer qu’il est toujours en droit roi de Bourgognes-Provence et décide comme l’avait fait avant lui Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse de se faire couronner à Arles dans la cathédrale Saint Trophime de la couronne de Bourgogne-Provence. Amédée VI doit venir l’accueillir à Morat aux portes de ses Etats de Vaud le 4 mai 1365 ; ils sont à Chambéry le 11 mai et le 13 mai, l’empereur confère le vicariat d’empire sur le Royaume de Bourgogne-Provence à Amédée VI ; désormais, c’est lui qui recevra à la place de l’empereur l’hommage des évêques de Sion, de Tarentaise, de Maurienne, de Genève, Lausanne, Belley, Macon, Lyon, Grenoble, Ivrée, Aoste et Turin pour leur pouvoir temporel de comte. Puis Amédée VI accompagne son suzerain  jusqu’à Arles ou celui-ci se fait couronner le 4 juin.  A leur retour par Genève, ils entendent les vives protestations de l’évêque Alamand de Saint Jeoire qui proteste contre le vicariat  d’Amédée qui lui enlève son immédiateté impériale. Là comme l’avait fait avant lui son ancêtre l’empereur Henri VII, Charles IV demande à Amédée de l’accompagner à Saint Maurice sur la tombe de son ancêtre Saint Sigismond (roi des Burgondes) ou ils arrivent le 21 juin. Enfin Charles et Amédée se rendent au château de Romont ou ils se quittent. Dès son arrivée à Berne, Charles adresse une série de lettres patentes aux évêques et seigneurs qui dépendaient désormais de son nouveau vicaire ne tenant aucun compte des récriminations de certains. Mais en 1367, tenant compte de la véritable révolte que cette nomination suscite, l’empereur finit par révoquer le vicariat sur les princes ecclésiastiques ce qui n’entraine, à quelques exceptions près,  guère de changement car entretemps beaucoup s’était trouvé devant le fait accompli qui, comme chacun sait, prime le droit.

 

Quelque temps avant sa mort en 1378, Charles IV, comme l’avait sans doute appréhendé dès 1361 Amédée VI,  constitue son neveu le dauphin Charles (futur roi de France Charles VI) pour son vicaire et lieutenant dans le royaume de

de Bourgogne-Provence.

 

.Amédée VII de Savoie, dit le comte Rouge, (1360-1391), comte de Savoie, d'Aoste et de Maurienne de 1383 à 1391.

Fils d'Amédée VI ; il épouse Bonne de Berry, fille de Jean de France, duc de Berry et duc d'Auvergne, et de Jeanne d'Armagnac qui était petite-fille du roi de France Jean II le Bon.                                                       

 

.Amédée VIII  ( 1391-1439) , comte de Savoie (1391-1416) duc de Savoie        ( 1416-1439)  comte de Genève ( 1424- 1439)  pape sous le nom de Félix V      ( 1439-1449)  évêque de Genève  (1449-1451)

 

Fils du précédent ; il épouse Marguerite de Bourgogne, fille du duc de Bourgogne Philippe le Hardi.

Il n’a que huit ans quand il devient comte  et a pour tutrice  sa mére  Bonne de Berry. Une lutte pour la régence intervient entre celle-ci et sa grand-mère Bonne de Bourbon. Les Bourbons l'emportent et la grand-mère d'Amédée reste régente jusqu'en 1393. La régence du comté de Savoie passe alors au duc Philippe II de Bourgogne, qui fiance immédiatement sa fille Marie au jeune Amédée.  Ce n'est qu'en 1398 que cette période de régence prend fin. Mais même après avoir quitté la régence, sa grand-mère et son beau-père conservent une influence importante sur lui. Longtemps après la mort de Philippe II, quand Philippe III devient duc de Bourgogne, Amédée fait passer huit cent de ses soldats (sous le commandement du sire de Salenove) au service de la Bourgogne, et il saisit toutes les occasions de réconcilier le duc de Bourgogne avec le roi de France.

En 1402, l'enclave du Genevois (avec Genève, puis Annecy) tombe sous sa souveraineté, suite à la mort du dernier comte.

En 1410, il envisage un pèlerinage à Jérusalem mais y renonce finalement.  En effet, des émeutes agitent alors Paris, suite à l'opposition entre les partis ennemis, Armagnacs (auquel appartient le duc de Berry, oncle maternel d'Amédée) et Bourguignons (dirigés par le duc de Bourgogne, beau-frère d'Amédée).

 

Le comte de Savoie préfère se rendre avec ses soldats dans son hôtel de Gentilly, au sud de Paris, et participe à la signature du traité de Bicêtre, qui ramène temporairement le calme dans la ville et en France.

Ses armées contrôlent le val d'Ossola, en 1411, permettant le contrôle du Simplon (perte du territoire en 1417). Et en 1413, Il obtient l'apanage définitif du marquisat de Saluces.

C’est l’empereur,  Sigismond  de Luxembourg  qui élève à Chambéry en 1416  Amédée VIII  à la couronne ducale ce qui  consacre le développement de la puissance des comtes de Savoie et l’accroissement de leur souveraineté.

 

 

 

En 1435, alors que le duc Philippe III de Bourgogne cherche à prendre ses distances avec ses alliés anglais, Amédée, son oncle, sert de médiateur entre Français, Anglais et Bourguignons, dans une conférence à laquelle participent quasiment tous les royaumes concernés par la guerre de cent ans (France et Angleterre, mais aussi Aragon, Castille, Portugal, Écosse, et même des pays d'Europe centrale et orientale, comme le saint empire romain germanique et la Pologne). Le Traité d'Arras est signé suite à cette conférence.

 


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