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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 14:56

Il ne suffit pas seulement de faire « marcher la planche à billets des dollars, des livres sterlings, des yens et bientôt des euros pour relancer la machine économique mondiale comme le dit le Président de la BCE mais il faut également, comme l’ont répété comme des moutons, les participants au Forum de Davos que les gouvernements fassent des Réformes structurelles.

Il ne peut y avoir de relance économique, de retour à un minimum de croissance sans confiance. Or il ne suffira même pas de faire de telles réformes structurelles pour que cette confiance revienne.

Il faut et il suffit pour qu’une telle confiance des citoyens revienne que les citoyens retrouvent confiance d’abord dans les dirigeants des principales puissances économiques mondiales regroupés dans ces G7, G8, G20 - dont les réunions annuelles ne servent strictement à rien dans la mesure ou précisément les discussions qui y sont menées depuis près de 8 ans- ne leur ont pas permis de restaurer ce climat de confiance depuis la crise américaine des subprimes, sinon à couter très cher aux contribuables de ces pays au profit exclusif des structures qui les accueillent.

Et que l’on vienne pas nous dire que les USA et le Royaume Uni vont mieux grâce à une telle politique de la planche à billets qui, au contraire inquiète inconsciemment et sans doute à juste titre beaucoup de plus en plus de citoyens.

En effet, en dépit d’une croissance retrouvée et donc de meilleures recettes fiscales, la dette des USA qui a atteint 18 mille milliards de dollars, n’a toujours pas commencé à être remboursée alors que cela ne semble plus guère préoccuper beaucoup les participants, à cette désormais Grande Messe annuelle de Davos, ou sans complexe, on a vu un Président français d’un pays qui n’est pas davantage près à rembourser sa dette tout aussi colossale de plus de 2000 milliards d’euros quand son pays peut grâce à la politique périlleuse désormais de la totalité des grandes banques centrales, peut emprunter sur 10 ans à moins de 0.60% faire le déplacement pour leur faire un sermon légèrement surréaliste.

Les peuples ont un certain bon sens qu’ont perdu beaucoup de dirigeants imbus par leurs connaissances en Economie car oubliant simplement que la Science Economique est tout sauf une science exacte.

Si d’aventure, réformes structurelles ou pas, la confiance ne revient pas faute d’un retour de confiance des peuples dans leurs dirigeants, il est craindre que la Politique des Banques Centrales- qui ont dépensé désormais leurs « dernières cartouches » nous conduisent à un drame qui ne sera pas celui de la déflation mais de l’hyperinflation qu’a connu l’Allemagne et qui nous a mené ou l’on sait.

Alors faisant en sorte d’avoir à la tête de nos pays et de l’Union Européenne non des leaders d’Extrême gauche du Type Syriza, Podemos…..qui risquent tout autant de nous conduire au désastre puis à la guerre mais tout simplement des dirigeants compétents, courageux, indépendants « au-dessus de tout soupçon » à qui nous pourront enfin accorder une confiance non pas aveugle mais raisonnée.

En fait des Cincinnatus !

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 12:31
Histoire d’Alsace: Abbaye impériale de Munster / Reich-Abtei von Munster Abbaye impériale de Murbach / Reich-Abtei von Murbach Abbaye impériale d’Andlau / Reich Abtei von Andlau

Abbaye impériale de Munster/ Reichabtei von Munster

En 660 des moines fondent une abbaye au confluent des deux Fecht.

En 826, l'Empereur Louis le Pieux accorde au couvent l'immunité, c'est-à-dire le droit d'élire librement l'abbé, sans immixtion du pouvoir temporel. Trente années plus tard, en 856, l'empereur Lothaire II confère à l'abbé le pouvoir de justice sur les territoires et villages appartenant à l'abbaye.

En 1235, l'abbaye reçoit de l’empereur Frédéric II l'immédiateté impériale, lui permettant ainsi d'entrer dans le cercle très fermé des abbayes d'Empire (Reichsabteien), accordant également à l'abbé le droit de siéger à la Diète d'Empire. En 1287, la ville est entourée d'un mur d'enceinte dont il ne reste plus rien. Munster est le siège de la communauté d'habitants de la ville et du val de Munster regroupant, outre Munster, les communes de : Hohrod, Stosswihr, Soultzeren (dans la petite vallée) et Luttenbach, Breitenbach, Muhlbach-sur-Munster, Metzeral et Sondernach (dans la grande vallée).

En 1354 elle adhère à la Décapole.

Au XIVe siècle, l'observance monastique cède la place à un style de vie d'un chapitre noble et séculier.

En 1553, la paroisse passe à la réforme protestante mais l'abbaye reste catholique. Elle subit de graves dommages durant la guerre de Trente Ans (entre 1635-1648). Après la guerre de trente ans la ville est sous tutelle de la couronne française.

De graves conflits d'intérêts, entre les munstériens et l'autorité royale, s'en suivent.

.Abbaye impériale de Murbach / Reich-Abtei von Murbach

Fondée en 727 par Eberhard, neveu d'Odile de Hohenbourg, fondatrice de l'abbaye dite du Mont Sainte Odile, à l'aide du moine Pirmin. Le roi Thierry IV et l'évêque Widegern de Strasbourg acceptent l'implantation et le droit aux moines d'élire leur abbé. Indépendante dès sa création, l'abbaye va connaître une expansion fulgurante, grâce aux dons des seigneurs, d'abord locaux, puis européens. Charlemagne est lui-même, un temps, abbé laïc de Murbach. La première grande crise de l'abbaye se déroule en 926, lorsque les Hongrois pillent le lieu; sept moines alors en place sont tués, et prendront le statut de martyrs reconnus dans toute l'Alsace. L’abbaye de Murbach atteint son apogée aux XII ème et XIII ème siècles. A cette époque, la principauté abbatiale de Murbach est l’un des trois grands fiefs relevant de l’évêque de Bâle. Les terres de l'abbaye de Murbach sont divisées en 3 bailliages dans les vallées de la Thur et de la Laueh : baillage de Guebwiller, de Saint-Amarin et Wattviller avec Uffholtz auxquels il faut ajouter l'enclave de Hsingen, dans le Sundgau, près de Huningue.

.Hugo de Rothenbourg, prince-abbé / Fürst-Abt de Murbach de 1218 à 1239

En 1228 l'abbé Hugo de Rothenbourg prend part à la croisade de Frédéric II. L'empereur lui décerne alors le titre de prince du Saint-Empire romain germanique accompagné de privilèges fiscaux. En 1230, Hugo de Rothenbourg fait édifier le château du Hugstein qui doit être un verrou défendant l'accès à l'abbaye. L'abbaye de Murbach est une des abbayes les plus illustres de l'Empire. Son prince-abbé ne relève au spirituel que du pape et de l'empereur au temporel, et avec ceux de Fulda, de Kempten et de Wissembourg a préséance et voix dans les diètes, avant tous les autres princes-abbés. Pour être admis à Murbach, il faut faire preuve de seize quartiers de noblesse.

.Thibaud de Faucogney, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1240 à 1261

.Berchthold de Steinbrunn, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1261 à 1285

De la famille des seigneurs de Steinbrunn du nom du château éponyme du Sundgau. Avec l'avènement de l’empereur Rodolphe de Habsbourg des troubles éclatent edans la région. L'abbé Berthold de Steinbrunn fait mettre des murs d'enceinte à Guebwiller et fortifie Wattwiller et fait bâtir le château de Frieberg, et celui de Hirtzenstein, au-dessus de Wattwiller, et celui de Hohenrupf qui domine toute la vallée de Murbach. Le comte de Montbéliard, Raynaud tente à plusieurs reprises de pénétrer sur les terres de l'abbaye. Il en est empêché par Berthold qui le fait faire prisonnier au château du Hugstein.

.Berchthold III de Falkenstein, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1285 à 1298, comte de Falkenstein

Le successeur de Berthold, le comte Berthold de Falkenstein échange Lucerne contre la seigneurie d'Issenheim pour une somme de 2 000 marcs d'argent. À partir du XV siècle, Murbach connaît une nouvelle ère de prospérité, grâce notamment à la découverte de mines de fer dans la région de Saint-Amarin qui appartenait à l'abbaye. C’est l'occasion pour le pape Pie IV de réunir définitivement l'abbaye de Lure à celle de l'abbaye de Murbach, gouvernée à cette époque par Rodolphe de Stoerenboug. L’empereur Charles Quint accorde le droit à l'abbé de Murbach de battre monnaie.

.Albert II de Liebstein, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1298 à 1304

De la famille des seigneurs de Liebstein, seigneurie du comté de Ferrette.

.Conrad II Schenk de Stauffenberg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1304 à 1335

.Conrad III Wernher de Murnhard, Fürst-Abt von Murbach de 1335 à 1345

.Henri de Schawenburg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1345 à 1354

.Jean Ier Schulteiss de Guebwiller, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1354 à 1377

.Guillaume Ier Stoër de Storenburg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1377 à 1387

.Rodolphe de Watteville, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1387 à 1394

.Guillaume II de Wasselnheim, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1394 à 1428

L'abbé de Murbach est représenté par un schultheiss/ prévôt et au XV°siècle par un bailli (Vogt puis Obervogt) qui gouverne également les autres villages des alentours. Murbach contrôle alors trois bailliages qui englobent Guebwiller, Wattwiller et Saint-Amarin. Le bailliage de Guebwiller se compose de la vallée de la Lauch, avec Buhl, Lautenbach-Zell et Sengern et le versant oriental de la montagne comprenant les villages de Bergholtz et Bergholtz-Zell. Le bailliage de Wattwiller ne comprend que le village d'Uffholtz. La vallée de la Thur comprend un territoire beaucoup plus riche formé de Saint-Amarin et d'une vingtaine de villages. Murbach possède également de nombreux biens dans de nombreuses localités alsaciennes : Biltzheim, Fessenheim, Issenheim, Merxheim, Oberhergheim, Oltingue, Raedersheim, Rouffach, Sainte-Croix-en-Plaine et Wittenheim.

.Pierre d’Ostein, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1428 à 1433

.Thierry de Domont, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1433 à 1447

.Bartholomée d’Andlau-Hombourg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1447 à 1476

.Achaz de Griessen, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1476 à 1489

.Gautier de Wilsperg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1489 à 1513

A partir du XVI° siècle, la gloire de l’abbaye décline peu à peu. Le régime de la commende (abbé sans droit sur la discipline des moines) y est mal vécu et les tensions se forment avec le pape et l’empereur.

.Georges de Massmünster / Marmoutier, prince-abbé de / Fürst-Abt von Murbach de 1513 à 1542

.Jean II Rodolphe Stoër de Storenburg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1542 à 1570

En 1544, l'empereur Charles Quint accorde à l'abbaye le privilège de battre monnaie.

.Jean III Ulrich de Raitenau, prince abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1570 à 1587

La maison de Raitenau appartient à la petite noblesse autrichienne.

.Wolf Dietrich de Raitenau, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach en 1587

En 1587, à la mort de son oncle, Wolf Dietrich de Raitenau lui succède sur le siège abbatial de Murbach. Mais quelques semaines plus tard, il renonce à l'abbatiat, venant d'être élu archevêque de Salzbourg. Le couvent élit pour lui succéder Gabriel Giel de Gielsberg, mais cette élection ne trouve pas l'agrément du Pape. Les moines sont contraints d'élire comme abbé, le cardinal André d’Autriche. C'est le début de la commende qui durera jusqu'au milieu du XVIIIe siècle et sera une grande source de conflit entre le couvent, le Pape et le souverain (l'empereur puis le roi de France).

.Gabriel Giel de Gielsberg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach en 1587 (Élu, non confirmé).

.André d’Autriche (Habsbourg), prince-abbé de Murbach / Fürst-Abt von Murbach de 1587 à 1600, cardinal, gouverneur de la Flandre de 1599 à 1600

Fils du mariage morganatique de l'archiduc Ferdinand de Tyrol et de Philippine Welser. André d'Autriche est donc le petit-fils de l'empereur Ferdinand Ier et le neveu de l'empereur Maximilien II. Le roi d’Espagne Philippe II de Habsbourg le nomme en 1599 comme gouverneur de la Flandre à la place d'Albert d'Autriche. Il meurt en pèlerinage à Rome à l'occasion du jubilé de l'année 1600.

.Jean IV Georges de Kalkenriedt, prince-abbé de Murbach/ Fürst-Abt von Murbach de 1600 à 1614

.Léopold Ier d’Autriche-Tyrol (Habsbourg), prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1614 à 1626

Fils de l'archiduc Charles II d'Autriche-Styrie et de son épouse Marie-Anne de Bavière, fille du duc Albert V de Bavière ; frère puîné de l'empereur Ferdinand II.

.Léopold II Guillaume, évêque de Strasbourg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1626 à 1663

La guerre de trente ans et tous ces malheurs ruinent complètement l'abbaye et ses habitants. Mais les moines ne tardèrent pas à se remettre au travail et en peu de temps l'abbaye se releva de ses ruines. Le rattachement de Murbach au royaume de la France à partir de 1680 n'entrave en rien la puissance matérielle de l'abbaye. Bien que rattachée à la France la principauté de Murbach conserve une grande autonomie. Après le décès de l'archiduc Léopold-Guillaume d'Autriche, la France soutient la candidature de l'évêque de Strasbourg, François-Egon de Furstenberg.

.Colomban d'Andlau, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1663 à 1664

.François-Egon de Fürstenberg (1626 -1682) prince-abbé de Murbach / Fürst-Abt von Murbach de 1664 à 1682, évêque de Metz de 1658 à 1663 puis évêque de Strasbourg de 1663 à 1682

Fils du comte Egon von Fürstenberg-Heilingenberg , général de l'armée impérial de la Maison von und zu Fürstenberg ancienne famille princière de noblesse allemande, originaire de la Souabe, descendante de la Maison von Urach.

.Félix-Egon de Fürstenberg, prince-abbé de Murbach / Fürst-Abt von Murbach de 1682 à 1686

.Eberhard de Loewenstein, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1686 à 1720

.Célestin-Sébastien de Beroldingen-Gundelhart, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1720 à 1737

.Armand François II de Rohan-Soubise, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de cardinal de 1737 à 1756

.Léger de Rathsamhausen, prince-abbé /Fürts-Abt von Murbach de 1756 à 1786

Sous ce dernier prince-abbé, l'abbaye de Murbach est sécularisée par le pape Clément XIII en 1764. Le chapitre de Murbach transfère en 1759, peu de temps avant les débuts de la Révolution, son siège à Guebwiller. En 1789, des troubles éclatent sur les terres appartenant à l'abbaye de Murbach.

.Benoît d'Andlau, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de Murbach de 1786 à 1790

Dernier prince de Murbach, Benoît d'Andlau siège comme député aux États généraux puis se réfugie en Allemagne.

. Abbaye impériale d’Andlau / Reich Abtei von Andlau

L'abbaye d’Andlau est fondée en 880 par l'impératrice Richarde épouse de Charles III le Gros, béatifiée par le pape Léon IX en 1049. À Andlau, l’Abbesse est une religieuse nommée par l’empereur bénéficiant du titre de princesse d’empire à partir de 1288 avec droit de vote aux Diètes du Saint Empire germanique. L’abbesse dispose d’une cour composée d’officiers et de divers employés. La ville formée autour de l'abbaye, est donnée en fief par l'abbesse à une puissante famille d'Alsace, les" Andlau", qui y édifient un château. Plus tard, les "Andlau" héritent du château de Spesbourg. De nombreux membres de cette famille deviennent abbé ou abbesse de Murbach ou d’Andlau.

.Madeleine Ire, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 958 à 973

.Othique, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 973 à 1024

.Brigitte de Bavière, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 1024 à 1056 Sœur de l'empereur Henri II le Saint.

.Mathilde Ire de Carinthie, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1056 à 1064

Sœur de l'empereur Conrad II le Salique.

.Judith, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 1064 à 1158

.Mathilde II, princesse-abbesse d’Andlau /Reichäbstessin de 1158 à 1170

.Haïska, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1170 à 1179

.Hedwige I, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1179 à 1214

.Adélaïde II, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1214 à 1234

.Hedwige II, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1263 à 1292

C'est à son époque que Henri de Stahleck-Dicka, chanoine de Mayence puis de Strasbourg, inféode son frère Alexandre du droit d'avouerie sur l'abbaye d'Andlau (La famille de Dicka n'est pas originaire d'Alsace. Depuis le XIIème siècle, elle fournit des dignitaires aux églises cathédrales dans la haute et moyenne vallée du Rhin).

.Agnès, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1263 à 1292

.Cunégonde I, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1292 à 1309

.Mathilde III, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1309 à 1333

.Cunégonde II de Wangen de Grand-Geroldseck, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1333 à 1335

.Sophie Ire de Ribeaupierre, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1335 à 1342

.Catherine d’Andlau, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1342 à 1360

En 1353, l'empereur Charles IV adjoint à Gauthier de Dicka, avoué héréditaire de l'abbaye d’Andlau, le vidame Rodolphe d'Andlau ainsi que Pierre et Henri d'Andlau en stipulant que Gauthier est autorisé à transmettre ses droits et fiefs aux d'Andlau s'il meurt sans progéniture mâle.

.Adélaïde III de Wangen de Grand-Geroldseck, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1360 à 1368

L'empereur Charles IV déclare l'abbaye exempte de toutes charges et contributions et confirme à l'abbesse Adélaïde de Géroldseck le titre de princesse d’empire ainsi qu’à ses successeurs.

.Elisabeth Ire de Ribeaupierre, princesse-abbesse d’Andlau /Reichäbstessin de 1368 à 1377

. Elisabeth II de Wangen de Grand-Geroldseck princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1377 à 1386

En 1383, Gauthier de Dicka institue les seigneurs d'Andlau comme ses successeurs de la seigneurie de Spesbourg. En 1386, Gauthier meurt en Suisse à la bataille de Sempach sans héritier mâle. Le château de Spesbourg sert alors de résidence à des membres de la famille d'Andlau.

.Anne de Malberg de Fénétrange, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1386 à 1395

.Elisabeth III dOberkirch princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1395 à1444

En 1418, la maison d’Andlau prend possession de la seigneurie de Hombourg et prend le nom de maison d’Andlau-Hombourg.

.Sophie II d’Andlau-Hombourg, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1444 à 1479

.Suzanne d’Eptingen, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1479 à 1493

.Barbe de Knobloch, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1493 à 1494

.Adèle de Muhlhoffen, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1494 à 1537

.Cunégonde III de Reinach, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1537 à 1572

.Cordule de Krotzingen, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1572 à 1609

.Madeleine II de Rebstock, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1609 à 1638

.Marie-Ursule Reich de Reichenstein, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1638 à 1656

.Jeanne-Sabine d’Offenbourg, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1656 à 1666 L’indépendance de l’abbesse est une réalité qui se vérifie à plusieurs reprises, et notamment lorsque l’Alsace devient possession du roi de France Louis XIV : celui-ci doit reconnaitre aux chanoinesses le droit d’élire une des leurs, et même si cette dernière devenait princesse d’empire. Les grandes heures de l'abbaye prennent fin en 1789

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 12:31
Histoire d’Alsace: Abbaye impériale de Munster / Reich-Abtei von Munster Abbaye impériale de Murbach / Reich-Abtei von Murbach Abbaye impériale d’Andlau / Reich Abtei von Andlau

Abbaye impériale de Munster/ Reichabtei von Munster

En 660 des moines fondent une abbaye au confluent des deux Fecht.

En 826, l'Empereur Louis le Pieux accorde au couvent l'immunité, c'est-à-dire le droit d'élire librement l'abbé, sans immixtion du pouvoir temporel. Trente années plus tard, en 856, l'empereur Lothaire II confère à l'abbé le pouvoir de justice sur les territoires et villages appartenant à l'abbaye.

En 1235, l'abbaye reçoit de l’empereur Frédéric II l'immédiateté impériale, lui permettant ainsi d'entrer dans le cercle très fermé des abbayes d'Empire (Reichsabteien), accordant également à l'abbé le droit de siéger à la Diète d'Empire. En 1287, la ville est entourée d'un mur d'enceinte dont il ne reste plus rien. Munster est le siège de la communauté d'habitants de la ville et du val de Munster regroupant, outre Munster, les communes de : Hohrod, Stosswihr, Soultzeren (dans la petite vallée) et Luttenbach, Breitenbach, Muhlbach-sur-Munster, Metzeral et Sondernach (dans la grande vallée).

En 1354 elle adhère à la Décapole.

Au XIVe siècle, l'observance monastique cède la place à un style de vie d'un chapitre noble et séculier.

En 1553, la paroisse passe à la réforme protestante mais l'abbaye reste catholique. Elle subit de graves dommages durant la guerre de Trente Ans (entre 1635-1648). Après la guerre de trente ans la ville est sous tutelle de la couronne française.

De graves conflits d'intérêts, entre les munstériens et l'autorité royale, s'en suivent.

.Abbaye impériale de Murbach / Reich-Abtei von Murbach

Fondée en 727 par Eberhard, neveu d'Odile de Hohenbourg, fondatrice de l'abbaye dite du Mont Sainte Odile, à l'aide du moine Pirmin. Le roi Thierry IV et l'évêque Widegern de Strasbourg acceptent l'implantation et le droit aux moines d'élire leur abbé. Indépendante dès sa création, l'abbaye va connaître une expansion fulgurante, grâce aux dons des seigneurs, d'abord locaux, puis européens. Charlemagne est lui-même, un temps, abbé laïc de Murbach. La première grande crise de l'abbaye se déroule en 926, lorsque les Hongrois pillent le lieu; sept moines alors en place sont tués, et prendront le statut de martyrs reconnus dans toute l'Alsace. L’abbaye de Murbach atteint son apogée aux XII ème et XIII ème siècles. A cette époque, la principauté abbatiale de Murbach est l’un des trois grands fiefs relevant de l’évêque de Bâle. Les terres de l'abbaye de Murbach sont divisées en 3 bailliages dans les vallées de la Thur et de la Laueh : baillage de Guebwiller, de Saint-Amarin et Wattviller avec Uffholtz auxquels il faut ajouter l'enclave de Hsingen, dans le Sundgau, près de Huningue.

.Hugo de Rothenbourg, prince-abbé / Fürst-Abt de Murbach de 1218 à 1239

En 1228 l'abbé Hugo de Rothenbourg prend part à la croisade de Frédéric II. L'empereur lui décerne alors le titre de prince du Saint-Empire romain germanique accompagné de privilèges fiscaux. En 1230, Hugo de Rothenbourg fait édifier le château du Hugstein qui doit être un verrou défendant l'accès à l'abbaye. L'abbaye de Murbach est une des abbayes les plus illustres de l'Empire. Son prince-abbé ne relève au spirituel que du pape et de l'empereur au temporel, et avec ceux de Fulda, de Kempten et de Wissembourg a préséance et voix dans les diètes, avant tous les autres princes-abbés. Pour être admis à Murbach, il faut faire preuve de seize quartiers de noblesse.

.Thibaud de Faucogney, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1240 à 1261

.Berchthold de Steinbrunn, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1261 à 1285

De la famille des seigneurs de Steinbrunn du nom du château éponyme du Sundgau. Avec l'avènement de l’empereur Rodolphe de Habsbourg des troubles éclatent edans la région. L'abbé Berthold de Steinbrunn fait mettre des murs d'enceinte à Guebwiller et fortifie Wattwiller et fait bâtir le château de Frieberg, et celui de Hirtzenstein, au-dessus de Wattwiller, et celui de Hohenrupf qui domine toute la vallée de Murbach. Le comte de Montbéliard, Raynaud tente à plusieurs reprises de pénétrer sur les terres de l'abbaye. Il en est empêché par Berthold qui le fait faire prisonnier au château du Hugstein.

.Berchthold III de Falkenstein, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1285 à 1298, comte de Falkenstein

Le successeur de Berthold, le comte Berthold de Falkenstein échange Lucerne contre la seigneurie d'Issenheim pour une somme de 2 000 marcs d'argent. À partir du XV siècle, Murbach connaît une nouvelle ère de prospérité, grâce notamment à la découverte de mines de fer dans la région de Saint-Amarin qui appartenait à l'abbaye. C’est l'occasion pour le pape Pie IV de réunir définitivement l'abbaye de Lure à celle de l'abbaye de Murbach, gouvernée à cette époque par Rodolphe de Stoerenboug. L’empereur Charles Quint accorde le droit à l'abbé de Murbach de battre monnaie.

.Albert II de Liebstein, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1298 à 1304

De la famille des seigneurs de Liebstein, seigneurie du comté de Ferrette.

.Conrad II Schenk de Stauffenberg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1304 à 1335

.Conrad III Wernher de Murnhard, Fürst-Abt von Murbach de 1335 à 1345

.Henri de Schawenburg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1345 à 1354

.Jean Ier Schulteiss de Guebwiller, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1354 à 1377

.Guillaume Ier Stoër de Storenburg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1377 à 1387

.Rodolphe de Watteville, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1387 à 1394

.Guillaume II de Wasselnheim, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1394 à 1428

L'abbé de Murbach est représenté par un schultheiss/ prévôt et au XV°siècle par un bailli (Vogt puis Obervogt) qui gouverne également les autres villages des alentours. Murbach contrôle alors trois bailliages qui englobent Guebwiller, Wattwiller et Saint-Amarin. Le bailliage de Guebwiller se compose de la vallée de la Lauch, avec Buhl, Lautenbach-Zell et Sengern et le versant oriental de la montagne comprenant les villages de Bergholtz et Bergholtz-Zell. Le bailliage de Wattwiller ne comprend que le village d'Uffholtz. La vallée de la Thur comprend un territoire beaucoup plus riche formé de Saint-Amarin et d'une vingtaine de villages. Murbach possède également de nombreux biens dans de nombreuses localités alsaciennes : Biltzheim, Fessenheim, Issenheim, Merxheim, Oberhergheim, Oltingue, Raedersheim, Rouffach, Sainte-Croix-en-Plaine et Wittenheim.

.Pierre d’Ostein, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1428 à 1433

.Thierry de Domont, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1433 à 1447

.Bartholomée d’Andlau-Hombourg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1447 à 1476

.Achaz de Griessen, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1476 à 1489

.Gautier de Wilsperg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1489 à 1513

A partir du XVI° siècle, la gloire de l’abbaye décline peu à peu. Le régime de la commende (abbé sans droit sur la discipline des moines) y est mal vécu et les tensions se forment avec le pape et l’empereur.

.Georges de Massmünster / Marmoutier, prince-abbé de / Fürst-Abt von Murbach de 1513 à 1542

.Jean II Rodolphe Stoër de Storenburg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1542 à 1570

En 1544, l'empereur Charles Quint accorde à l'abbaye le privilège de battre monnaie.

.Jean III Ulrich de Raitenau, prince abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1570 à 1587

La maison de Raitenau appartient à la petite noblesse autrichienne.

.Wolf Dietrich de Raitenau, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach en 1587

En 1587, à la mort de son oncle, Wolf Dietrich de Raitenau lui succède sur le siège abbatial de Murbach. Mais quelques semaines plus tard, il renonce à l'abbatiat, venant d'être élu archevêque de Salzbourg. Le couvent élit pour lui succéder Gabriel Giel de Gielsberg, mais cette élection ne trouve pas l'agrément du Pape. Les moines sont contraints d'élire comme abbé, le cardinal André d’Autriche. C'est le début de la commende qui durera jusqu'au milieu du XVIIIe siècle et sera une grande source de conflit entre le couvent, le Pape et le souverain (l'empereur puis le roi de France).

.Gabriel Giel de Gielsberg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach en 1587 (Élu, non confirmé).

.André d’Autriche (Habsbourg), prince-abbé de Murbach / Fürst-Abt von Murbach de 1587 à 1600, cardinal, gouverneur de la Flandre de 1599 à 1600

Fils du mariage morganatique de l'archiduc Ferdinand de Tyrol et de Philippine Welser. André d'Autriche est donc le petit-fils de l'empereur Ferdinand Ier et le neveu de l'empereur Maximilien II. Le roi d’Espagne Philippe II de Habsbourg le nomme en 1599 comme gouverneur de la Flandre à la place d'Albert d'Autriche. Il meurt en pèlerinage à Rome à l'occasion du jubilé de l'année 1600.

.Jean IV Georges de Kalkenriedt, prince-abbé de Murbach/ Fürst-Abt von Murbach de 1600 à 1614

.Léopold Ier d’Autriche-Tyrol (Habsbourg), prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1614 à 1626

Fils de l'archiduc Charles II d'Autriche-Styrie et de son épouse Marie-Anne de Bavière, fille du duc Albert V de Bavière ; frère puîné de l'empereur Ferdinand II.

.Léopold II Guillaume, évêque de Strasbourg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1626 à 1663

La guerre de trente ans et tous ces malheurs ruinent complètement l'abbaye et ses habitants. Mais les moines ne tardèrent pas à se remettre au travail et en peu de temps l'abbaye se releva de ses ruines. Le rattachement de Murbach au royaume de la France à partir de 1680 n'entrave en rien la puissance matérielle de l'abbaye. Bien que rattachée à la France la principauté de Murbach conserve une grande autonomie. Après le décès de l'archiduc Léopold-Guillaume d'Autriche, la France soutient la candidature de l'évêque de Strasbourg, François-Egon de Furstenberg.

.Colomban d'Andlau, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1663 à 1664

.François-Egon de Fürstenberg (1626 -1682) prince-abbé de Murbach / Fürst-Abt von Murbach de 1664 à 1682, évêque de Metz de 1658 à 1663 puis évêque de Strasbourg de 1663 à 1682

Fils du comte Egon von Fürstenberg-Heilingenberg , général de l'armée impérial de la Maison von und zu Fürstenberg ancienne famille princière de noblesse allemande, originaire de la Souabe, descendante de la Maison von Urach.

.Félix-Egon de Fürstenberg, prince-abbé de Murbach / Fürst-Abt von Murbach de 1682 à 1686

.Eberhard de Loewenstein, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1686 à 1720

.Célestin-Sébastien de Beroldingen-Gundelhart, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1720 à 1737

.Armand François II de Rohan-Soubise, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de cardinal de 1737 à 1756

.Léger de Rathsamhausen, prince-abbé /Fürts-Abt von Murbach de 1756 à 1786

Sous ce dernier prince-abbé, l'abbaye de Murbach est sécularisée par le pape Clément XIII en 1764. Le chapitre de Murbach transfère en 1759, peu de temps avant les débuts de la Révolution, son siège à Guebwiller. En 1789, des troubles éclatent sur les terres appartenant à l'abbaye de Murbach.

.Benoît d'Andlau, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de Murbach de 1786 à 1790

Dernier prince de Murbach, Benoît d'Andlau siège comme député aux États généraux puis se réfugie en Allemagne.

. Abbaye impériale d’Andlau / Reich Abtei von Andlau

L'abbaye d’Andlau est fondée en 880 par l'impératrice Richarde épouse de Charles III le Gros, béatifiée par le pape Léon IX en 1049. À Andlau, l’Abbesse est une religieuse nommée par l’empereur bénéficiant du titre de princesse d’empire à partir de 1288 avec droit de vote aux Diètes du Saint Empire germanique. L’abbesse dispose d’une cour composée d’officiers et de divers employés. La ville formée autour de l'abbaye, est donnée en fief par l'abbesse à une puissante famille d'Alsace, les" Andlau", qui y édifient un château. Plus tard, les "Andlau" héritent du château de Spesbourg. De nombreux membres de cette famille deviennent abbé ou abbesse de Murbach ou d’Andlau.

.Madeleine Ire, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 958 à 973

.Othique, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 973 à 1024

.Brigitte de Bavière, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 1024 à 1056 Sœur de l'empereur Henri II le Saint.

.Mathilde Ire de Carinthie, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1056 à 1064

Sœur de l'empereur Conrad II le Salique.

.Judith, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 1064 à 1158

.Mathilde II, princesse-abbesse d’Andlau /Reichäbstessin de 1158 à 1170

.Haïska, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1170 à 1179

.Hedwige I, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1179 à 1214

.Adélaïde II, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1214 à 1234

.Hedwige II, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1263 à 1292

C'est à son époque que Henri de Stahleck-Dicka, chanoine de Mayence puis de Strasbourg, inféode son frère Alexandre du droit d'avouerie sur l'abbaye d'Andlau (La famille de Dicka n'est pas originaire d'Alsace. Depuis le XIIème siècle, elle fournit des dignitaires aux églises cathédrales dans la haute et moyenne vallée du Rhin).

.Agnès, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1263 à 1292

.Cunégonde I, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1292 à 1309

.Mathilde III, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1309 à 1333

.Cunégonde II de Wangen de Grand-Geroldseck, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1333 à 1335

.Sophie Ire de Ribeaupierre, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1335 à 1342

.Catherine d’Andlau, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1342 à 1360

En 1353, l'empereur Charles IV adjoint à Gauthier de Dicka, avoué héréditaire de l'abbaye d’Andlau, le vidame Rodolphe d'Andlau ainsi que Pierre et Henri d'Andlau en stipulant que Gauthier est autorisé à transmettre ses droits et fiefs aux d'Andlau s'il meurt sans progéniture mâle.

.Adélaïde III de Wangen de Grand-Geroldseck, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1360 à 1368

L'empereur Charles IV déclare l'abbaye exempte de toutes charges et contributions et confirme à l'abbesse Adélaïde de Géroldseck le titre de princesse d’empire ainsi qu’à ses successeurs.

.Elisabeth Ire de Ribeaupierre, princesse-abbesse d’Andlau /Reichäbstessin de 1368 à 1377

. Elisabeth II de Wangen de Grand-Geroldseck princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1377 à 1386

En 1383, Gauthier de Dicka institue les seigneurs d'Andlau comme ses successeurs de la seigneurie de Spesbourg. En 1386, Gauthier meurt en Suisse à la bataille de Sempach sans héritier mâle. Le château de Spesbourg sert alors de résidence à des membres de la famille d'Andlau.

.Anne de Malberg de Fénétrange, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1386 à 1395

.Elisabeth III dOberkirch princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1395 à1444

En 1418, la maison d’Andlau prend possession de la seigneurie de Hombourg et prend le nom de maison d’Andlau-Hombourg.

.Sophie II d’Andlau-Hombourg, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1444 à 1479

.Suzanne d’Eptingen, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1479 à 1493

.Barbe de Knobloch, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1493 à 1494

.Adèle de Muhlhoffen, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1494 à 1537

.Cunégonde III de Reinach, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1537 à 1572

.Cordule de Krotzingen, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1572 à 1609

.Madeleine II de Rebstock, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1609 à 1638

.Marie-Ursule Reich de Reichenstein, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1638 à 1656

.Jeanne-Sabine d’Offenbourg, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1656 à 1666 L’indépendance de l’abbesse est une réalité qui se vérifie à plusieurs reprises, et notamment lorsque l’Alsace devient possession du roi de France Louis XIV : celui-ci doit reconnaitre aux chanoinesses le droit d’élire une des leurs, et même si cette dernière devenait princesse d’empire. Les grandes heures de l'abbaye prennent fin en 1789

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 12:31
Histoire d’Alsace: Abbaye impériale de Munster / Reich-Abtei von Munster Abbaye impériale de Murbach / Reich-Abtei von Murbach Abbaye impériale d’Andlau / Reich Abtei von Andlau

Abbaye impériale de Munster/ Reichabtei von Munster

En 660 des moines fondent une abbaye au confluent des deux Fecht.

En 826, l'Empereur Louis le Pieux accorde au couvent l'immunité, c'est-à-dire le droit d'élire librement l'abbé, sans immixtion du pouvoir temporel. Trente années plus tard, en 856, l'empereur Lothaire II confère à l'abbé le pouvoir de justice sur les territoires et villages appartenant à l'abbaye.

En 1235, l'abbaye reçoit de l’empereur Frédéric II l'immédiateté impériale, lui permettant ainsi d'entrer dans le cercle très fermé des abbayes d'Empire (Reichsabteien), accordant également à l'abbé le droit de siéger à la Diète d'Empire. En 1287, la ville est entourée d'un mur d'enceinte dont il ne reste plus rien. Munster est le siège de la communauté d'habitants de la ville et du val de Munster regroupant, outre Munster, les communes de : Hohrod, Stosswihr, Soultzeren (dans la petite vallée) et Luttenbach, Breitenbach, Muhlbach-sur-Munster, Metzeral et Sondernach (dans la grande vallée).

En 1354 elle adhère à la Décapole.

Au XIVe siècle, l'observance monastique cède la place à un style de vie d'un chapitre noble et séculier.

En 1553, la paroisse passe à la réforme protestante mais l'abbaye reste catholique. Elle subit de graves dommages durant la guerre de Trente Ans (entre 1635-1648). Après la guerre de trente ans la ville est sous tutelle de la couronne française.

De graves conflits d'intérêts, entre les munstériens et l'autorité royale, s'en suivent.

.Abbaye impériale de Murbach / Reich-Abtei von Murbach

Fondée en 727 par Eberhard, neveu d'Odile de Hohenbourg, fondatrice de l'abbaye dite du Mont Sainte Odile, à l'aide du moine Pirmin. Le roi Thierry IV et l'évêque Widegern de Strasbourg acceptent l'implantation et le droit aux moines d'élire leur abbé. Indépendante dès sa création, l'abbaye va connaître une expansion fulgurante, grâce aux dons des seigneurs, d'abord locaux, puis européens. Charlemagne est lui-même, un temps, abbé laïc de Murbach. La première grande crise de l'abbaye se déroule en 926, lorsque les Hongrois pillent le lieu; sept moines alors en place sont tués, et prendront le statut de martyrs reconnus dans toute l'Alsace. L’abbaye de Murbach atteint son apogée aux XII ème et XIII ème siècles. A cette époque, la principauté abbatiale de Murbach est l’un des trois grands fiefs relevant de l’évêque de Bâle. Les terres de l'abbaye de Murbach sont divisées en 3 bailliages dans les vallées de la Thur et de la Laueh : baillage de Guebwiller, de Saint-Amarin et Wattviller avec Uffholtz auxquels il faut ajouter l'enclave de Hsingen, dans le Sundgau, près de Huningue.

.Hugo de Rothenbourg, prince-abbé / Fürst-Abt de Murbach de 1218 à 1239

En 1228 l'abbé Hugo de Rothenbourg prend part à la croisade de Frédéric II. L'empereur lui décerne alors le titre de prince du Saint-Empire romain germanique accompagné de privilèges fiscaux. En 1230, Hugo de Rothenbourg fait édifier le château du Hugstein qui doit être un verrou défendant l'accès à l'abbaye. L'abbaye de Murbach est une des abbayes les plus illustres de l'Empire. Son prince-abbé ne relève au spirituel que du pape et de l'empereur au temporel, et avec ceux de Fulda, de Kempten et de Wissembourg a préséance et voix dans les diètes, avant tous les autres princes-abbés. Pour être admis à Murbach, il faut faire preuve de seize quartiers de noblesse.

.Thibaud de Faucogney, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1240 à 1261

.Berchthold de Steinbrunn, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1261 à 1285

De la famille des seigneurs de Steinbrunn du nom du château éponyme du Sundgau. Avec l'avènement de l’empereur Rodolphe de Habsbourg des troubles éclatent edans la région. L'abbé Berthold de Steinbrunn fait mettre des murs d'enceinte à Guebwiller et fortifie Wattwiller et fait bâtir le château de Frieberg, et celui de Hirtzenstein, au-dessus de Wattwiller, et celui de Hohenrupf qui domine toute la vallée de Murbach. Le comte de Montbéliard, Raynaud tente à plusieurs reprises de pénétrer sur les terres de l'abbaye. Il en est empêché par Berthold qui le fait faire prisonnier au château du Hugstein.

.Berchthold III de Falkenstein, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1285 à 1298, comte de Falkenstein

Le successeur de Berthold, le comte Berthold de Falkenstein échange Lucerne contre la seigneurie d'Issenheim pour une somme de 2 000 marcs d'argent. À partir du XV siècle, Murbach connaît une nouvelle ère de prospérité, grâce notamment à la découverte de mines de fer dans la région de Saint-Amarin qui appartenait à l'abbaye. C’est l'occasion pour le pape Pie IV de réunir définitivement l'abbaye de Lure à celle de l'abbaye de Murbach, gouvernée à cette époque par Rodolphe de Stoerenboug. L’empereur Charles Quint accorde le droit à l'abbé de Murbach de battre monnaie.

.Albert II de Liebstein, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1298 à 1304

De la famille des seigneurs de Liebstein, seigneurie du comté de Ferrette.

.Conrad II Schenk de Stauffenberg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1304 à 1335

.Conrad III Wernher de Murnhard, Fürst-Abt von Murbach de 1335 à 1345

.Henri de Schawenburg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1345 à 1354

.Jean Ier Schulteiss de Guebwiller, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1354 à 1377

.Guillaume Ier Stoër de Storenburg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1377 à 1387

.Rodolphe de Watteville, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1387 à 1394

.Guillaume II de Wasselnheim, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1394 à 1428

L'abbé de Murbach est représenté par un schultheiss/ prévôt et au XV°siècle par un bailli (Vogt puis Obervogt) qui gouverne également les autres villages des alentours. Murbach contrôle alors trois bailliages qui englobent Guebwiller, Wattwiller et Saint-Amarin. Le bailliage de Guebwiller se compose de la vallée de la Lauch, avec Buhl, Lautenbach-Zell et Sengern et le versant oriental de la montagne comprenant les villages de Bergholtz et Bergholtz-Zell. Le bailliage de Wattwiller ne comprend que le village d'Uffholtz. La vallée de la Thur comprend un territoire beaucoup plus riche formé de Saint-Amarin et d'une vingtaine de villages. Murbach possède également de nombreux biens dans de nombreuses localités alsaciennes : Biltzheim, Fessenheim, Issenheim, Merxheim, Oberhergheim, Oltingue, Raedersheim, Rouffach, Sainte-Croix-en-Plaine et Wittenheim.

.Pierre d’Ostein, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1428 à 1433

.Thierry de Domont, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1433 à 1447

.Bartholomée d’Andlau-Hombourg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1447 à 1476

.Achaz de Griessen, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1476 à 1489

.Gautier de Wilsperg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1489 à 1513

A partir du XVI° siècle, la gloire de l’abbaye décline peu à peu. Le régime de la commende (abbé sans droit sur la discipline des moines) y est mal vécu et les tensions se forment avec le pape et l’empereur.

.Georges de Massmünster / Marmoutier, prince-abbé de / Fürst-Abt von Murbach de 1513 à 1542

.Jean II Rodolphe Stoër de Storenburg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1542 à 1570

En 1544, l'empereur Charles Quint accorde à l'abbaye le privilège de battre monnaie.

.Jean III Ulrich de Raitenau, prince abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1570 à 1587

La maison de Raitenau appartient à la petite noblesse autrichienne.

.Wolf Dietrich de Raitenau, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach en 1587

En 1587, à la mort de son oncle, Wolf Dietrich de Raitenau lui succède sur le siège abbatial de Murbach. Mais quelques semaines plus tard, il renonce à l'abbatiat, venant d'être élu archevêque de Salzbourg. Le couvent élit pour lui succéder Gabriel Giel de Gielsberg, mais cette élection ne trouve pas l'agrément du Pape. Les moines sont contraints d'élire comme abbé, le cardinal André d’Autriche. C'est le début de la commende qui durera jusqu'au milieu du XVIIIe siècle et sera une grande source de conflit entre le couvent, le Pape et le souverain (l'empereur puis le roi de France).

.Gabriel Giel de Gielsberg, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach en 1587 (Élu, non confirmé).

.André d’Autriche (Habsbourg), prince-abbé de Murbach / Fürst-Abt von Murbach de 1587 à 1600, cardinal, gouverneur de la Flandre de 1599 à 1600

Fils du mariage morganatique de l'archiduc Ferdinand de Tyrol et de Philippine Welser. André d'Autriche est donc le petit-fils de l'empereur Ferdinand Ier et le neveu de l'empereur Maximilien II. Le roi d’Espagne Philippe II de Habsbourg le nomme en 1599 comme gouverneur de la Flandre à la place d'Albert d'Autriche. Il meurt en pèlerinage à Rome à l'occasion du jubilé de l'année 1600.

.Jean IV Georges de Kalkenriedt, prince-abbé de Murbach/ Fürst-Abt von Murbach de 1600 à 1614

.Léopold Ier d’Autriche-Tyrol (Habsbourg), prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1614 à 1626

Fils de l'archiduc Charles II d'Autriche-Styrie et de son épouse Marie-Anne de Bavière, fille du duc Albert V de Bavière ; frère puîné de l'empereur Ferdinand II.

.Léopold II Guillaume, évêque de Strasbourg, prince-abbé/ Fürst-Abt von Murbach de 1626 à 1663

La guerre de trente ans et tous ces malheurs ruinent complètement l'abbaye et ses habitants. Mais les moines ne tardèrent pas à se remettre au travail et en peu de temps l'abbaye se releva de ses ruines. Le rattachement de Murbach au royaume de la France à partir de 1680 n'entrave en rien la puissance matérielle de l'abbaye. Bien que rattachée à la France la principauté de Murbach conserve une grande autonomie. Après le décès de l'archiduc Léopold-Guillaume d'Autriche, la France soutient la candidature de l'évêque de Strasbourg, François-Egon de Furstenberg.

.Colomban d'Andlau, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1663 à 1664

.François-Egon de Fürstenberg (1626 -1682) prince-abbé de Murbach / Fürst-Abt von Murbach de 1664 à 1682, évêque de Metz de 1658 à 1663 puis évêque de Strasbourg de 1663 à 1682

Fils du comte Egon von Fürstenberg-Heilingenberg , général de l'armée impérial de la Maison von und zu Fürstenberg ancienne famille princière de noblesse allemande, originaire de la Souabe, descendante de la Maison von Urach.

.Félix-Egon de Fürstenberg, prince-abbé de Murbach / Fürst-Abt von Murbach de 1682 à 1686

.Eberhard de Loewenstein, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1686 à 1720

.Célestin-Sébastien de Beroldingen-Gundelhart, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de 1720 à 1737

.Armand François II de Rohan-Soubise, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de cardinal de 1737 à 1756

.Léger de Rathsamhausen, prince-abbé /Fürts-Abt von Murbach de 1756 à 1786

Sous ce dernier prince-abbé, l'abbaye de Murbach est sécularisée par le pape Clément XIII en 1764. Le chapitre de Murbach transfère en 1759, peu de temps avant les débuts de la Révolution, son siège à Guebwiller. En 1789, des troubles éclatent sur les terres appartenant à l'abbaye de Murbach.

.Benoît d'Andlau, prince-abbé / Fürst-Abt von Murbach de Murbach de 1786 à 1790

Dernier prince de Murbach, Benoît d'Andlau siège comme député aux États généraux puis se réfugie en Allemagne.

. Abbaye impériale d’Andlau / Reich Abtei von Andlau

L'abbaye d’Andlau est fondée en 880 par l'impératrice Richarde épouse de Charles III le Gros, béatifiée par le pape Léon IX en 1049. À Andlau, l’Abbesse est une religieuse nommée par l’empereur bénéficiant du titre de princesse d’empire à partir de 1288 avec droit de vote aux Diètes du Saint Empire germanique. L’abbesse dispose d’une cour composée d’officiers et de divers employés. La ville formée autour de l'abbaye, est donnée en fief par l'abbesse à une puissante famille d'Alsace, les" Andlau", qui y édifient un château. Plus tard, les "Andlau" héritent du château de Spesbourg. De nombreux membres de cette famille deviennent abbé ou abbesse de Murbach ou d’Andlau.

.Madeleine Ire, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 958 à 973

.Othique, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 973 à 1024

.Brigitte de Bavière, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 1024 à 1056 Sœur de l'empereur Henri II le Saint.

.Mathilde Ire de Carinthie, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1056 à 1064

Sœur de l'empereur Conrad II le Salique.

.Judith, princesse-abbesse d’Andlau/ Reichäbstessin de 1064 à 1158

.Mathilde II, princesse-abbesse d’Andlau /Reichäbstessin de 1158 à 1170

.Haïska, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1170 à 1179

.Hedwige I, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1179 à 1214

.Adélaïde II, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1214 à 1234

.Hedwige II, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1263 à 1292

C'est à son époque que Henri de Stahleck-Dicka, chanoine de Mayence puis de Strasbourg, inféode son frère Alexandre du droit d'avouerie sur l'abbaye d'Andlau (La famille de Dicka n'est pas originaire d'Alsace. Depuis le XIIème siècle, elle fournit des dignitaires aux églises cathédrales dans la haute et moyenne vallée du Rhin).

.Agnès, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1263 à 1292

.Cunégonde I, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1292 à 1309

.Mathilde III, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1309 à 1333

.Cunégonde II de Wangen de Grand-Geroldseck, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1333 à 1335

.Sophie Ire de Ribeaupierre, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1335 à 1342

.Catherine d’Andlau, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1342 à 1360

En 1353, l'empereur Charles IV adjoint à Gauthier de Dicka, avoué héréditaire de l'abbaye d’Andlau, le vidame Rodolphe d'Andlau ainsi que Pierre et Henri d'Andlau en stipulant que Gauthier est autorisé à transmettre ses droits et fiefs aux d'Andlau s'il meurt sans progéniture mâle.

.Adélaïde III de Wangen de Grand-Geroldseck, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1360 à 1368

L'empereur Charles IV déclare l'abbaye exempte de toutes charges et contributions et confirme à l'abbesse Adélaïde de Géroldseck le titre de princesse d’empire ainsi qu’à ses successeurs.

.Elisabeth Ire de Ribeaupierre, princesse-abbesse d’Andlau /Reichäbstessin de 1368 à 1377

. Elisabeth II de Wangen de Grand-Geroldseck princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1377 à 1386

En 1383, Gauthier de Dicka institue les seigneurs d'Andlau comme ses successeurs de la seigneurie de Spesbourg. En 1386, Gauthier meurt en Suisse à la bataille de Sempach sans héritier mâle. Le château de Spesbourg sert alors de résidence à des membres de la famille d'Andlau.

.Anne de Malberg de Fénétrange, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1386 à 1395

.Elisabeth III dOberkirch princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1395 à1444

En 1418, la maison d’Andlau prend possession de la seigneurie de Hombourg et prend le nom de maison d’Andlau-Hombourg.

.Sophie II d’Andlau-Hombourg, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1444 à 1479

.Suzanne d’Eptingen, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1479 à 1493

.Barbe de Knobloch, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1493 à 1494

.Adèle de Muhlhoffen, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1494 à 1537

.Cunégonde III de Reinach, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1537 à 1572

.Cordule de Krotzingen, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1572 à 1609

.Madeleine II de Rebstock, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1609 à 1638

.Marie-Ursule Reich de Reichenstein, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1638 à 1656

.Jeanne-Sabine d’Offenbourg, princesse-abbesse d’Andlau / Reichäbstessin de 1656 à 1666 L’indépendance de l’abbesse est une réalité qui se vérifie à plusieurs reprises, et notamment lorsque l’Alsace devient possession du roi de France Louis XIV : celui-ci doit reconnaitre aux chanoinesses le droit d’élire une des leurs, et même si cette dernière devenait princesse d’empire. Les grandes heures de l'abbaye prennent fin en 1789

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 10:21
Histoire d’Alsace : Baillage d’Haguenau / Hagenau .Décapole / Gemeine Richstette (Union de dix Villes Libres Impériales) .Mulhouse/ Mulhausen

Duché d'Alsace/ Herzogtum von Elsass

Duché de Souabe/ Herzogtum von Elsass

.Baillage d’Haguenau / Hagenau

.Principauté abbatiale de Wissembourg/ Abtei-Fürstentum Weissenburg

.Principauté abbatiale de Munster / Reich-Abtei von Munster (Hohrod, Stosswihr, Soultzeren, Luttenbach, Breitenbach, Muhlbach-sur-Munster, Metzeral et Sonder)

.Décapole / Gemeine Richstette (Union de dix Villes Libres Impériales) (Haguenau, Turckheim, Seltz, Wissembourg/ Weissenburg, Schlettstadt/Sélestat, Mülhausen/Mulhouse, Colmar, Kaysersberg, Münster, Rosheim, Oberehnheim/Obernai)

.Mulhouse/ Mulhausen

En 754 le duché d’Alsace passe sous domination franque. La dynastie carolingienne, sous l’impulsion de Charlemagne (768-814) inaugure une ère de paix et de prospérité dont profite l’Alsace, partagée en deux « Pagi », le Nordgau et le Sundgau, le Landgraben faisant frontière. Les deux évêchés sont reconstitués : l’évêché de Bâle, suffragant de l’archevêché de Besançon, étend sa juridiction non seulement sur la Suisse du Nord-ouest, mais sur tout le Haut Rhin et sur l’actuel Territoire de Belfort. Celui de Strasbourg, dépendant de l’archevêché de Mayence, comprend la Basse Alsace moins la région de Wissembourg-Lauterbourg, intégrée au diocèse de Spire, mais déborde sur une partie de la rive droite du Rhin, l’Ortenau. Louis le Germanique et Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne, se liguent contre leur frère Lothaire et scellent leur alliance à Straßburg/Strasbourg dans un document connu sous le nom de "serment de Strasbourg" en 843. Par le traité de Verdun de 843, l’Alsace est attribuée à la Francie médiane de l’empereur Lothaire mais en 870, au traité de Meerssen, Louis le Germanique reçoit tous les territoires de langue germanique, de la Lotharingie ; ainsi l’Alsace est intégrée au royaume de Francie Orientale ou Germanie. En 925, le roi de Francie orientale Henri l’Oiseleur rattache le duché d’Alsace au duché de Souabe.

Ducs de Souabe :

.Burchard II (883 ou 884-926) duc de Souabe de 917 à 926

Fils de Burchard 1er ;

En 922, Burchard marie sa fille Berthe au roi Rodolphe II de Bourgogne. En 925, Henri l'Oiseleur rattache de duché d'Alsace à celui de Souabe. Le destin de l'Alsace est désormais lié à celui des ducs de Souabe.

.Hermann Ier (-949) duc de Souabe et d’Alsace de 926 à 949

Fils de Gebhard de Lotharingie et un cousin du roi Conrad Ier de Germanie.

.Ludolphe de Souabe (930- 957) duc de Souabe et d’Alsace de 950 à 954

Fils issu du premier mariage d’Othon Ier le Grand.

.Otton Ier de Souabe (954- 982) duc de Souabe et d’Alsace et duc de Bavière de 954 à 982

Petit-fils de l'empereur Otton Ier, nommé par son oncle l’empereur Otton II.

.Conrad Ier de Souabe ( ?-997) duc de Souabe de 983 à 997.

Quand le duc Otton Ier meurt inexplicablement pendant une campagne de l'Empire en Italie de 981 à 982, il n'a aucun héritier. Afin de remplir ce poste vacant, l'Empereur Otton II le désigne en 983 comme duc de Souabe.

.Hermann II ( ?- 1003) duc de Souabe de 997 à 1003, duc d’Alsace

Fils de Conrad Ier et de Richlinde, fille de l'empereur Otton Ier.

En 1002 il est candidat à l’élection impériale; il prend d'assaut Strasbourg dont l'évêque, nommé Wizelin, s'est déclaré pour Henri III, duc de Bavière, parce qu'ils étaient tous deux rivaux. Henri sépare l'Alsace de la Souabe afin de prendre le contrôle du duché. Il se marie avec Gerberge de Bourgogne, fille du roi Conrad III de Bourgogne, avec laquelle il a une fille nommée Gisèle qui se marie par la suite avec l'empereur Conrad II. A l’époque de son règne, les Habsbourg, commencent à se signaler, principalement avec l’accession au siège épiscopal de Strasbourg vers l’an 1000 de Werner de Habsbourg.

.Hermann III ( ?-1012) duc de Souabe et duc d’Alsace de 1003 à 1012

Fils d’Hermann II.

En 1012, à la mort d'Hermann III de Souabe, le titre de duc d'Alsace est définitivement supprimé, et l’Alsace est redivisée en deux comtés (Nordgau et Sundgau) qui font partie du duché de Souabe.

.Ernest Ier ( ?-1015) duc de Souabe de 1012 à 1015.

Fils cadet de Léopold Ier, margrave d'Autriche.

En 1012, l’empereur Henri II, roi des Romains lui donne le duché de Souabe suite au décès sans héritier d’Hermann III. Dans le but de se rendre légitime le nouveau dirigeant se marie à Gisèle, la sœur ainée d’Hermann. Ernest et Gisèle ont deux enfants, Ernest II et Hermann IV.

.Ernest II (1010/1013 -1030) duc de Souabe de 1015 à 1030

Gendre de l’empereur Conrad le Salique.

En 1025, Ernest âgé d'environ une quinzaine d'années, entre en rébellion contre Conrad. Cependant, il est battu en 1026 et se rend. Il participe alors à l'expédition italienne de son beau-père de 1026 à 1027. Une fois en Italie, Conrad renvoie Ernest en Souabe. Mais lorsqu’ Ernest arrive, il se joint à nouveau à la révolte contre le roi. Mais le manque de soutien de l'aristocratie régionale le conduit une fois de plus à la défaite. Il est contraint de se rendre et est emprisonné. Gisèle, prise entre deux feux réussit à obtenir que son fils ne soit pas totalement humilié. Le titre de Dux est conservé à celui-ci. En 1028, Conrad le fils d’Henri III est couronné. À ce moment dû aux requêtes de son demi-frère Henri et de sa mère, Ernest peut être libéré, sans toutefois recouvrir l'intégralité de ses droits. À la Diète d'Empire de la Pâques 1030, Ernest se voit proposer de nouveaux droits uniquement à condition qu'il accepte de sévir contre les ennemis du roi. C'est là son ultime chance. Son refus, motivé probablement par la présence dans l'autre camp de son vieil ami Werner von Kybourg/Kyburg, signe sa déchéance. Le titre de duc lui est retiré. Peu de temps après lors d'une bataille contre l'évêque de Constance, les deux amis meurent. Le duché de Souabe passe sous la direction de son jeune frère Hermann IV.

.Hermann IV ( ?-1038) duc de Souabe de 1030 à 1038

Frère du précédent second fils d'Ernest Ier et de Gisèle.

En janvier 1037, son beau-père, l'Empereur Conrad II le marie à Adélaïde de Suse.

.Henri Ier ( ?- 1045) duc de Souabe de 1038 à 1045

Fils de l’empereur Conrad II et futur empereur Henri III en 1046.

.Otton II de Souabe ( ?-1047) comte palatin de Lorraine (1034-1045), puis duc de Souabe de 1045 à 1047

Fils d'Ezzo de Lotharingie et Mathilde, fille de l'Empereur Otton II.

.Otton III ( ?-1057) duc de Souabe de 1048 à 1057

Fils d'Henri de Schweinfurt, margrave du Nordgau, Il est l'un des plus puissants princes de la Franconie orientale et investi par l’empereur Henri III.

.Rodolphe de Rheinfelden (vers 1025 - 1080), duc de Souabe de 1057 à 1079 et antiroi des Romains de 1077 à 1080

Fils du comte Kuno de Rheinfelden.

En 1057, profitant de la minorité d'Henri IV, alors roi de Germanie, il enlève Mathilde de Franconie, la sœur du roi. Deux ans plus tard, il la demande en mariage, avec succès, et obtient également le duché de Souabe et l'administration du royaume de Bourgogne. Mathilde meurt en 1060, et Rodolphe épouse en 1067 Adélaïde de Savoie (1052-1079), fille d'Othon Ier de Savoie. Deux fois beau-frère d'Henri IV.

Maison de Hohenstaufen

.Frédéric Ier de Staufen (1050-1105) duc de Souabe de 1079 à 1105

Fils de Frédéric de Büren et le premier des Hohenstaufen investi du duché de Souabe. Frédéric de Hohenstaufen s'appuie sur son rôle d'avoué de la puissante abbaye de Wissembourg. Il possède un tiers de la forêt d’Haguenau, des biens à Sélestat, Hochfelden, Schweighouse, Marlenheim et sans doute d'une partie de l'avouerie de l'abbaye de Munster. Il reçoit enfin une aide appréciable avec la nomination par l’empereur à la tête de l’évêché de Strasbourg de son frère Otton en 1082.

.Frédéric II de Souabe dit le Borgne (1090- 1147) duc de Souabe de 1105 à 1147

Fils de Frédéric Ier de Souabe et d'Agnès de Franconie.

En 1120, Frédéric II de Souabe se marie avec Judith, fille du duc Henri IX le Noir de la puissante famille des Welfs. À la mort en 1125 de son oncle l'empereur Henri V, Frédéric devient candidat pour le titre de roi des romains. Bien qu'il bénéficie du soutien de son plus jeune frère Conrad de Souabe et de plusieurs familles, il perd cette élection au profit de Lothaire III de Supplimbourg qui devient empereur. L’empereur Lothaire III de Supplimbourg en 1125 remplace les comtés du Nordgau et du Sundgau par deux landgraviats et créé la fonction du« Landgraf » qui a pour mission d'assurer à l'empereur les terres contestataires. Il confie le landgraviat de Haute Alsace aux comtes de Habsbourg et celui de Basse Alsace à la famille d’ Hunebourg. En 1127, il s'empare de la ville d’Haguenau pour bien montrer aux Hohenstaufen qui est le maître. Les territoires Hohenstaufen à protéger se situent autour de Wissembourg et d’Haguenau, dont le château est le centre administratif. Parmi les châteaux, placés en demi-cercle dans les Basses-Vosges du Nord, il y a le Fleckenstein, le Hohenbourg, le Lutzelhardt, le Falkenstein, leWasigenstein. Un deuxième centre stauférien est Sélestat, avec le prieuré de Sainte-Foy et une partie de Kintzheim. Ses châteaux protecteurs sont le Haut-Kamigsbourg et le Ribeaupierre. Les Hohenstaufen possèdent par ailleurs le Hohenbourg (Sainte-Odile) avec Obernai et dans le Haut-Rhin, des fiefs à Munster et Mulhouse. Au début du XIIème, Haguenau devient la ville d’élection des Hohenstaufen ou Frédéric édifie un nouveau château. En 1137 l’empereur Lothaire de Supplimbourg meurt.. Aussitôt les rivalités se déchaînent. L'Alsace est dévastée lors de la lutte opposant Lothaire III de Saxe à Frédéric II de Hohenstaufen « Le Borgne », duc d'Alsace et de Souabe, tous deux prétendants au trône du Saint Empire Romain Germanique. En 1138, c’est Conrad III de Hohenstaufen, frère de Frédéric II de Hohenstaufen dit le Borgne, qui devient empereur.

.Frédéric III de Hohenstaufen dit Frédéric Barberousse (1122-1190), duc de Souabe et d’Alsace de 1147 à 1152, empereur romain germanique en 1155 sous le nom de Frédéric Ier, roi de Germanie, roi d'Italie, comte palatin de Bourgogne.

Neveu de l’empereur Conrad III et fils de Frédéric le Borgne.

A la mort de son oncle l’empereur Conrad III, Frédéric III accède au trône impérial en 1152 sous le nom de Frédéric Ier et laisse le duché de Souabe à Frédéric IV, fils de son oncle l’empereur Conrad III.

.Baillage d’Haguenau / Hagenau

En 1164, Frédéric Ier, dit Barberousse, rédige la charte d’Haguenau, qui octroie à la cité un certain nombre de droits et privilèges, et fait de la ville son lieu de résidence favori. Sous le règne de, Conrad IV de Hohenstaufen, dernier Hohenstaufen duc de Souabe, et celui du roi des Romains Guillaume de Hollande, Haguenau est faite en 1262, ville libre d’empire (Freie Reichsstadt). En 1273, à l’avènement de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, Haguenau devient le chef-lieu administratif des biens impériaux en Alsace. La ville est alors occupée par un grand-bailli qui réside au château. C'est la naissance du Grand-Bailliage d'Alsace ou Grand-Bailliage d’ Haguenau. Comme le grand-bailli y réside, Haguenau prend aussi en 1354 la tête de la Décapole, ligue de dix villes libres impériales alsaciennes. Le Grand Bailliage comprend alors la forêt d’Haguenau avec ses monastères et les villages impériaux. Ces derniers sont au nombre de cinquante environ dont Forstheim, Hegeney, Offenheim, Kriegsheim, Ohlungen, Wingersheim, Berstheim et Batzendorf. Après les traités de Westphalie qui mettent fin à la guerre de Trente Ans, Haguenau est annexée par la France mais la prise de possession effective par la couronne de France n’a lieu qu'en 1672. L’incorporation est reconnue tacitement par la paix de Nimègue (1678) et expressément par la paix de Ryswyk (1697).

.Principauté abbatiale de Wissembourg / Abtei-Fürstentum Weissenburg

Adalbert de Magdebourg est nommé abbé de Wissembourg en 966 par l'empereur Otton Ier puis comme premier évêque de Magdebourg en 968. Dès 974 l'abbaye obtient le statut de Reichsunmittelbarkeit, ou Immédiateté impériale. L'abbaye dépend alors uniquement de l'Empire. L'abbé a alors une position plus élevée que l'évêque de Spire dont il dépend. Sous son abbatiat, le 23 mai 993, l'empereur Otton III accorde à l'abbaye la libre élection de son abbé. En 1079, première mention de la ville de Wissembourg. Les Hohenstaufen sont les avoués du monastère et assurent le développement de la ville. En 1247, Wissembourg entre dans l'Union des villes Rhénanes avec Colmar, Haguenau et Schlestadt/Sélestat. En 1275, l'arbitrage de l'empereur Rodolphe de Habsbourg permet de définir les droits respectifs de l’abbé et de la ville. L'empereur accorde à la ville le droit de perception de l'"umgeld" (gabelle du vin), la libre élection du Magistrat, l'usage commun des forêts et des pâturages. En 1333, pendant l'abbatiat de Jean Ier de Frankenstein, s'élève un conflit entre la ville et l'abbaye. L'abbé et un certain nombre de moines quitte la ville et demande l'intervention de l'empereur Louis de Bavière. La sentence est prononcée en octobre 1333 par Hermann de Lichtenberg, évêque de Wurburg. Le Magistrat suivi des habitants doit accueillir le prince-abbé et faire amende honorable à genoux. En 1347, l'empereur Charles IV de Luxembourg accorde aux habitants de ne pas être donnés en engagement. Après 1350 commence le déclin financier de l'abbaye. La ville acquiert progressivement son indépendance par rapport aux abbés. Elle adhère en 1354 à la "Décapole". En 1358, l'empereur adjoint aux huit patriciens du Magistrat mais en laissant intervenir l'abbé. C'est l'abbaye qui l'emporte en 1471 à la suite d'un accord de paix avec le comte palatin. Cependant la réforme de Bursfeld y est introduite en 1482. L’empereur Sigismond délie, en 1431, les bourgeois de la ville du serment de fidélité envers l’abbé qu'ils devaient en vertu des décrets des empereurs Adolphe de Nassau et Albert Ier de Habsbourg. En 1442, l’empereur Frédéric III confirme aux bourgeois de Wissembourg leur affranchissement. En 1469 se produit la guerre de Wissembourg entre l'abbaye et l'électeur palatin Frédéric Ier qui veut y imposer une réforme. À la mort de l'abbé Philippe d'Erpach, l'abbaye est considérablement endettée. Le nouvel abbé, Jean de Bruck, essaye de la relever. Cependant le comte palatin Frédéric Ier le Victorieux, landvogt d’Haguenau, décide d'intervenir en tant que préfet de la Décapole. Il envoye dans l'abbaye des inspecteurs et des moines de la congrégation de Burckfeld. Mais l'abbé décide de se retirer au château de Drackenfels avec le prieur Antoine de Linange. Les interventions des moines remettent en cause les biens-fonds que possèdent des bourgeois de Wissembourg qui se révoltent et chassent les hommes du comte palatin. Ils demandent alors à l'abbé de revenir à Wissembourg. Les dégâts importants qui en résultent sur les biens poussent les deux partis à discuter en février 1470. Cependant l'empereur Frédéric III attise le conflit. En décembre 1471, la paix est conclue. L'abbé Jean de Bruck et son prieur restent en place, mais aussi les moines réformateurs. Ces différents conflits mènent au XV° siècle à la destruction de la ville par le comte Palatin, allié de l’abbaye. Le comte palatin décide d'assiéger la ville et de la bombarder. En 1518, l'empereur Maximilien Ier décide que la ville peut librement désigner le Magistrat sans demander l'accord de l'abbé moyennant de lui verser soixante-cinq florins d'or. Henri Motherer, curé de l'église Saint-Jean, son vicaire, Jean Merkel, Martin Bucer et Georges Kess, commencent à prêcher la Réforme en 1522. L'électeur de Trèves et l'électeur palatin mettent le siège à la ville en avril 1523 obligeant les prédicateurs à quitter la ville. L'abbaye est sécularisée en collégiale en 1524 au moment où la Réforme protestante est introduite dans la ville. Wissembourg subit l’année suivante la Guerre des paysans allemands. En 1546, l'évêque de Spire devient le prévôt du chapitre. Arrive ensuite la guerre de Trente Ans et les passages des multiples armées. A la signature des traités y mettant fin en 1648, il ne reste plus alors que 140 habitants. À la signature du deuxième traité de Westphalie en 1648, la France considère que les villes de la Décapole, dont Wissembourg, passent sous sa domination. Le traité de Münster, en effet, est ambigu et sujet à interprétation. Cependant, la Décapole n'entend nullement se soumettre aux Français, et ses villes refusent de reconnaître Louis XIV comme leur souverain. Il s'ensuit une sévère campagne militaire de mise à pied, et Wissembourg est prise, incendiée et pillée le 25 janvier 1677. Elle finit alors, avec ses consœurs de la Décapole, par se soumettre à la France en 1680.

.Principauté abbatiale de Munster / Reich-Abtei von Munster (Hohrod, Stosswihr, Soultzeren, Luttenbach, Breitenbach, Muhlbach-sur-Munster, Metzeral et Sonder)

En 660 des moines fondent une abbaye au confluent des deux Fecht. En 826, l'Empereur Louis le Pieux accorde au couvent l'immunité, c'est-à-dire le droit d'élire librement l'abbé, sans immixtion du pouvoir temporel. Trente années plus tard, en 856, l'empereur Lothaire II confère à l'abbé le pouvoir de justice sur les territoires et villages appartenant à l'abbaye. 606 En 1235, l'abbaye reçoit de l’empereur Frédéric II l'immédiateté impériale, lui permettant ainsi d'entrer dans le cercle très fermé des abbayes d'Empire (Reichsabteien), accordant également à l'abbé le droit de siéger à la Diète d'Empire. En 1287, la ville est entourée d'un mur d'enceinte dont il ne reste plus rien. Munster est le siège de la communauté d'habitants de la ville et du val de Munster regroupant, outre Munster, les communes de : Hohrod, Stosswihr, Soultzeren (dans la petite vallée) et Luttenbach, Breitenbach, Muhlbach-sur-Munster, Metzeral et Sondernach (dans la grande vallée). En 1354 elle adhère à la Décapole. Au XIVe siècle, l'observance monastique cède la place à un style de vie d'un chapitre noble et séculier. En 1553, la paroisse passe à la réforme protestante mais l'abbaye reste catholique. Elle subit de graves dommages durant la guerre de Trente Ans (entre 1635-1648). Après la guerre de trente ans la ville est sous tutelle de la couronne française. De graves conflits d'intérêts, entre les munstériens et l'autorité royale, s'en suivent. Lors de la Révolution française, les munstériens y adhèrent fortement. En 1791 l'abbaye Saint-Grégoire ferme ses portes. Ses bâtiments sont confisqués en tant que Bien National.

.Décapole / Gemeine Richstette (Union de dix Villes Libres Impériales) (Haguenau, Turckheim, Seltz, Weissenburg/Wissembourg, Schlettstadt/Sélestat, Mülhausen/Mulhouse, Colmar, Kaysersberg, Münster, Rosheim, Oberehnheim/Obernai),

L’empereur Fréderic II de Hohenstauffen crée en Alsace en plus de Strasburg/Strasbourg en 1205, une série de villes libres impériales qu’il place sous sa protection directe : Schlettstadt/Sélestat en 1217, Colmar/Kolmar en 1226, Munster/Münster en 1235, Oberehnheim/Obernai en 1242. Mülhausen/Mulhouse obtient ce statut en 1251, Haguenau en 1262, Rosheim en 1303, Weissenburg/Wissembourg en 1306, Turcheim en 1312 et Kaysersberg en 1353. Ces villes se dotent progressivement de représentants élus et fondent à Sélestat en 1342 la Décapole connue sous le nom alsacien de Gemeine Richstette, dans le double but d'assistance réciproque vis-à-vis des tiers et d'arbitrage interne. Placée sous le patronage du grand bailli d'empire résidant à Haguenau, elle est reconnue, par fondation impériale de 1354, par l’empereur Charles IV de Luxembourg. En 1357, Selz/ Seltz obtient de l’empereur Charles IV le statut de ville libre impériale et dès l’année suivante en1358 rentre dans la Décapole et ce jusqu’à 1418. Toutes les villes de la Décapole bénéficient alors de l’immédiateté impériale ce qui signifie que l’empereur est leur seul seigneur. A chaque changement de régime, les bourgeois obtiennent confirmation, moyennant finances, du seigneur immédiat qu’est l’Empereur, des us, coutumes, franchises de la ville. L’empereur promet en particulier de ne pas engager une ville ou de l’aliéner de la décapole. Elle relève immédiatement de l’empereur par grand bailli résidant à Haguenau interposé. Quant au prévôt, il doit être automatiquement recruté parmi les bourgeois de la cité. En 1511, Landau remplace Mulhouse dans la Décapole. L’opposition entre les Landgraf de Basse-Alsace et le peuple amène la création du Landtag de Basse-Alsace institution imitée par les Habsbourg en Haute-Alsace mais avec des pouvoirs limités. En 1528, sous le règne de l’empereur Charles Quint, les deux Landtag se réunissent spontanément à Haguenau constituant une sorte d’Etats Généraux d’Alsace. Le protestantisme connaît un important succès. Wissembourg/Weissenburg, Munster, Colmar, Landau, Mulhouse/Mülhausen et Strasbourg/Straßburg se rallient à la Réforme avec nombre de seigneurs alsaciens (surtout au nord). La fin du XVIème siècle voit toutefois un succès franc de la Contre-Réforme notamment grâce aux Jésuites et à leurs collèges de Molsheim, Sélestat/Schlettstadt et Haguenau/Haguenau. Le 15 janvier 1552, le roi de France Henri II s’allie aux protestants d’Allemagne contre l’empereur Charles Quint ; le 18 avril, les Strasbourgeois apprennent qu’il prévoit de se présenter devant leur ville. Henri II traverse effectivement les Vosges et le 3 mai entre à Saverne /Zabern mais comme Strasbourg manifeste son intention de s’opposer à l’envahisseur, il préfère renoncer à son entreprise. En 1610, le célèbre homme de guerre Ernst von Mansfeld, suivi de 500 mercenaires, déserte le camp de l’évêque de Strasbourg pour rallier l’Union Evangélique protestante. La guerre dite de 30 ans éclate en 1618 en Bohême entre catholiques et protestants et gagne rapidement tout l’Empire. Elle atteint la vallée du Rhin en 1621. L’Alsace est ravagée en 1621-1622 par les troupes de Mansfeld soutenu et subventionné par le cardinal de Richelieu. En 1630, le roi de Suède Gustave Adolph débarque en Allemagne avec 16 000 hommes pour soutenir les protestants. Le Strasbourgeois Josias Glaser, qui a réussi à se faire nommer à la fois commissaire royal à la fois du roi de France et du roi de Suède pousse Strasbourg à signer le 7 juin 1632 une alliance avec la Suède par laquelle la ville livre le pont du Rhin le 31 août. Devant les atrocités suédoises, 4000 paysans du Sundgau se soulèvent et massacrent le chef protestant Hartmann von Erbach ; en représailles les Suédois brulent Lehmen et Botzheim, pendent les paysans au bord des routes. Le 6 novembre 1632, le roi Gustav Adolph est tué. Le duc de Saxe-Weimar, qui a choisi le camp protestant au début de la guerre de Trente Ans et est devenu général prend la tête de l’armée suédoise et combat donc les armées impériales. Les 5 et 6 septembre 1634, il est battu à Noerdlingen. Le 1er novembre 1634, deux mois après cette défaite suédoise, Richelieu se fait livrer toutes les places et tous les châteaux tenus par les Suédois en Alsace. Ecarté par les Suédois à la suite de sa défaite de Noerdlingen, Bernard de Saxe Weimar se met au service de la France, qui est entrée dans la ligue protestante. Le 19 mai 1635, Louis XIII déclare la guerre aux Habsbourg. La guerre fait rage dans toute l’Alsace dont les villes et villages sont la proie de mercenaires croates, polonais, albanais suédois, lorrains, français et allemand. En cette année 1635, Richelieu est décidé à créer une principauté française à partir du landgraviat de Haute Alsace. Bernard de Saxe Weimar délivre ou prend diverses villes, entre autres Mayence en 1635, seconde les manœuvres de Henri II de Bourbon-Condé en comté de Bourgogne en 1636, conquiert l'Alsace sur les Impériaux, les bat en 1637 à Rheinfeld et s’empare des terres habsbourgeoises du Brisgau et du Sundgau. En 1648, les Traités de Westphalie mettent fin à la guerre. L’Alsace est une des régions de l’Empire des plus dévastées. La population y a diminué de 50 à 60%. L’empereur Ferdinand III de Habsbourg la cède entièrement au roi de France. L’Alsace continue de faire en droit partie de l’empire mais est annexée de fait par le roi de France qui la tient en principe comme vassal de l’empereur mais entend bien y exercer sa pleine souveraineté. L’intendant Colbert de Croisy en 1657-1658 crée un Conseil souverain d’Alsace avec l’objectif de faire de l’Alsace une province unifiée et française dans les faits. Mais les villes de la Décapole font de la résistance. Elles refusent le serment de fidélité au roi et vont même jusqu’à refuser d’ouvrir leurs portes au duc de Mazarin, neveu du Cardinal et grand bailli d’Alsace. Ainsi Sélestat/Schlettstadt continue à ne prêter serment qu’à l’empereur tandis qu’en 1666, Colmar frappe encore sa monnaie aux armes impériales et se déclare Freistadt. Cette année-là d’ailleurs, face aux tensions de plus en plus vives, l’ambassadeur de France de Gravel réunit une Commission d’arbitrage qui décide en 1672 que le traité de Munster, l’un des traités de Westphalie, n’accorde non point la suzeraineté au roi de France mais seulement la protection des villes de la Décapole. Louis XIV furieux de cette décision d’autant plus qu’il vient de déclarer la guerre à la Hollande fait détruire dès novembre 1672 l’important pont de Kehl paralysant le commerce de Strasbourg puis décide de se rendre en Alsace avec une armée de 6 000 hommes. Cette nouvelle guerre fournit à Louis XIV l’occasion de régler le compte des opposants nombreux au roi de France. Les troupes impériales rentrent en Alsace, mais le roi de France envahit celle-ci. Les Français occupent et démantèlent Colmar, Turenne massacre la population à Turckheim,et Haguenau/Hagenau et fait tomber toutes les villes libres impériales, qui perdent de fait leur indépendance. Qualifiées désormais de « Villes libres Royales », elles gardent leurs droits particuliers, constitution, magistrat, impôts et tribunaux propres. Turenne franchit le Rhin une nouvelle fois, à Phillipsburg, le 3 juillet 1674. Il veut battre les Impériaux avant que toutes leurs forces ne soient réunies. Les résultats sont mitigés (mise en déroute de Bournonville, puis défaite de l’avant-garde française face à Dünewald). Bournonville, réfugié au nord du Main, refuse le combat. Turenne doit se résoudre à l’attente. Inquiet, il voit venir le moment où, avec 16 000 hommes, il devra affronter plus de 40 000 ennemis. Avant de se replier sur l’Alsace, il prend des dispositions pour protéger celle-ci. Turenne sait que le point faible des Impériaux est la logistique. Il prend donc la décision de ravager le Palatinat pour leur ôter toute subsistance. Il coupe ainsi aux Impériaux la route de l’Alsace. Il punit dans le même temps l’électeur palatin, Charles Ier, qui a rompu l’alliance avec la France. Il terrorise les autres princes allemands coupables de défection. Il terrorise enfin des populations qui ne cessent de harceler ses troupes. Le soldat français est particulièrement mal vu des Palatins,. La nouveauté qu’introduit Turenne, ce sont des exactions systématiques, ordonnées par le haut commandement, menées à grande échelle. Elles vont dépasser tout ce qu’il est permis d’imaginer. Turenne veut frapper les esprits. Les incendies et les pires atrocités se multiplient, entre Rhin et Neckar. La seconde quinzaine de juillet voit l’anéantissement de 32 localités. Les temples ne sont pas épargnés, ni même les églises. Ces pratiques, au lieu d’effrayer les princes vont les dresser plus encore contre la France. Turenne vainc à nouveau les troupes Impériales en Alsace à la bataille d'Entzheim en octobre 1674, mais devant la disproportion des forces, il se replie sur Saverne et Haguenau, laissant les troupes impériales prendre leurs quartiers d’hiver en Alsace. Mais Turenne n’hésite pas à attaquer en plein hiver, fond sur Belfort le 27 décembre 1674, entre dans Mulhouse le 29. Les impériaux sont basés à Turckheim. Il les surprend en attaquant par la montagne. Il arrive au-dessus de leur camp le 5 janvier 1675. Les Impériaux sont contraints de battre en retraite et de repasser le Rhin. Louis XIV donne de nouveau à Turenne le commandement de la campagne de 1675, où il se trouve de nouveau face à un vieil adversaire, Montecuccoli. Pendant deux mois, tous deux déploient leurs plus beaux dons de manœuvriers. Lors de la Bataille de Salzbach, Turenne est tué. Après la mort de Turenne et le retrait de Condé, le maréchal de Créqui reprend du service. La coalition commandée par le duc de Lorraine Charles IV lui inflige une sévère défaite le 11 aout 1675 à Consarbruck et à Philispbourg et de Créqui, réfugié à Trèves est fait prisonnier. Le traité de Nimègue de 1678 qui signe la paix entre Charles II d’Espagne (Habsbourg) et Louis XIV (également Habsbourg par sa mère Anne d’Autriche) met fin à la guerre de Hollande. Après la paix de Nimègue/ Nijmegen de 1679, il n’y a plus de frein aux visions annexionnistes de Louis XIV. Toute la noblesse d’Alsace est contrainte de prêter serment au roi. Mais Louis XIV reste contrariée dans sa souveraineté par l’existence de celle de grands seigneurs d’Empire, dont les droits quasi-régaliens sont garantis par le traité de Münster. Il tente de mette fin à cette ambiguïté en procédant entre à des « réunions » de tous les domaines souverains sur lesquels il n’exerce que la suprématie à lui transférée par l’empereur en 1648, y compris des bailliages contestés du nord de l’Alsace. Louis XIV tente d'agrandir son royaume en profitant des dispositions peu précises des traités de Westphalie de 1648 et du traité de Nimègue qui cèdent à la France des « territoires et leurs dépendances ». Grâce à la création de Chambres de réunion à Metz, à Besançon et à Breisach Louis XIV pense pouvoir mettre la main « légalement » sur l’Alsace et sur la Franche-Comté et une partie de la Lorraine. La méthode consiste à établir que les territoires étaient des fiefs du comté de Bourgogne, de l'évêché de Metz, etc. Une fois la vassalité établie, le roi demandait à ses vassaux supposés, cités à comparaître, de lui prêter foi et hommage puis de lui fournir aveu et dénombrement, sous peine de commise ou mise sous séquestre de leurs droits et de leurs biens. En Alsace en 1680, les fiefs alsaciens dépendants de la Décapole et de la préfecture impériale de Wissembourg, sont rattachés à l'Alsace. Le margrave de Bade et le duc de Deux-Ponts font partie des princes allemands dépossédés. Par un arrêt du 22 mars 1680, le conseil d'Alsace réunit au royaume de France les bailliages de Kutzenhausen, Bergzabern, Annweiler, Guttemberg, Gosserweiler, Vogelbourg, Otbourg, Cleebourg, Falkenbourg, les villages de Rechtenbach, la moitié du village de Dambach ainsi que le château et village de Riedseltz. Puis par un arrêt du 9 août 1680, il réunit au royaume les comtés de Hanau-Lichtenberg et d'Oberbrunn, la baronnie de Fleckenstein, les bailliages de Gressenstein, Wafslen, Barr, Illkirch, Marlem, Bischwiller et Reichshoffen, les bailliages de Sulz, Guebwiller, Rouffach, Marckolsheim et Marmoutiers, le comté de Dagsbourg (Linange-Dabo), la principauté de la Petite-Pierre, et Murbach, le comté d’Horbourg, la seigneurie de Riquewihr, le Ban de la Roche, les terres et seigneuries de l'évêché de Strasbourg et Saint-Hyppolite. En septembre 1681, Strasbourg est assiégée puis rattachée à la France. La même politique est appliquée en Lorraine et en Franche-Comté. Devant ces coups de force, l'Europe monarchique s'organise. La Suède, les Provinces-Unies, vite rejointes par l'Empereur Léopold Ier et son cousin le roi d'Espagne Charles II de Habsbourg, forment une alliance pour obliger Louis XIV à restituer ces « Réunions ». C’est la Ligue d’Augsbourg du 18 juin 1682. Profitant du fait que l’empire doit concentrer à l’est sa défense contre les Ottomans, en novembre 1683, Louis XIV s'empare de Courtrai et en juin 1684 de Luxembourg, mais également du comté de Vaudémont, de la ville de Sarrebourg, de la principauté de Salm, du comté de Sarrebruck, du comté de Zweibrücken, etc….A la suite de quoi l’empereur Léopold Ier se trouve contraint de signer avec lui le 15 aout 1684 la trêve de Ratisbonne par laquelle il reconnait temporairement ces acquisitions de Louis XIV et le roi d'Espagne, isolé, n'a pas d'autres choix que de signer lui aussi le 20 août, pour les acquisitions situées dans les Pays-Bas espagnols. Ces acquisitions sont conclues pour un délai de vingt ans mais la politique agressive de la France va vite exaspérer les souverains européens. Le 26 mai 1685, à la mort du dernier électeur palatin Charles II du Palatinat sans héritier, Louis XIV tire prétexte du mariage de son frère Philippe d'Orléans avec la sœur de l'électeur, la princesse palatine, pour revendiquer plusieurs territoires du Palatinat et fait envahir le Palatinat. Sans déclaration formelle de guerre, pour affirmer ses prétentions sur le Palatinat, il envahit en 1688 la rive gauche du Rhin de l'Alsace à Cologne et lance au général Sélac le fameux mot d'ordre « Brûlez le Palatinat ». Le général applique cet ordre à la lettre, transformant des villes comme Heidelberg, Worms et Spire en un monceau de ruines. Les troupes d'invasion se présentent devant Mayence. Malgré les fortifications toutes récentes de la ville, l'archevêque Anselme-François d'Ingelheim préfère capituler. C'est ainsi que Mayence tombe pour la première fois aux mains des Français. La guerre de la Ligue d’Augsbourg également appelée guerre de Neuf Ans ou guerre de Succession Palatine éclate en 1689. Cette nouvelle guerre se conclut par le traité de Ryswick pour lequel les représentants de l’empereur Léopold Ier reçoivent mission de défendre les intérêts de son neveu et filleul, le duc de Lorraine Léopold-Joseph, fils de Charles V décédé en 1690. Les vrais perdants de Ryswick sont le duc de Lorraine et l'empereur Léopold. Par ce traité, le roi de France accepte de restituer à ce dernier contre le prix de sa neutralité les duchés de Lorraine et de Bar dont il est le souverain légitime. Le duc de Lorraine doit toutefois céder au roi de France les prévôtés de Longwy et de Sarrelouis, mais ces cessions sont compensées par la cession au duc par l’empereur de la principauté de Teschen puis l’acquisition des comtés de Ligny et de Falkenstein, de la principauté de Commercy. Louis XIV doit rendre le Brisgau aux Habsbourg mais conserve l’Alsace ; la souveraineté française s’exerce sur les quatre-cinquième de l'Alsace (Strasbourg, villes de la Décapole, Basse-Alsace), Louis se contentant de restituer Rambervillers et Saint Hyppolite alors que l'accord de Ratisbonne de 1684 en avait prévu la rétrocession pour 1704. Mais il doit cependant renoncer à son projet d’imposer sa souveraineté absolue car l’article 4 du traité de Ryswick rétablit la supériorité territoriale des princes possessionnés en Alsace et en Lorraine

.Mulhouse/ Mulhausen

Le territoire de Mulhouse est enclavé dans le Landgraviat du Sundgau. Au XI° siècle, l’évêque de Strasbourg obtient l’administration d’une grande partie de ce territoire détenu jusqu’alors par des abbayes de la région. Au siècle suivant, le territoire de Mulhouse passe aux mains de l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse. Vers 1222-1224, Mulhouse est dotée de privilèges et élevée au rang de ville. En 1261, les bourgeois se révoltent contre la domination de l’évêque de Strasbourg qui avaient repris la ville entre-temps et se placent sous l’autorité de Rodolphe de Habsbourg. En 1308, Mulhouse est élevée au rang de ville impériale ; elle est administrée par un prévôt impérial et un conseil de 12 membres dont 4 nobles et 8 patriciens. Les artisans de Mulhouse se soulèvent dès 1340 et à nouveau en 1350 et 1354 contre le conseil aristocratique. Après avoir conclu une série d’alliances avec d’autres villes, Mulhouse adhère à la Décapole en 1354. En 1446 éclate la guerre des Six deniers. Les Suisses viennent soutenir leur alliée la ville de Mulhouse contre les Habsbourg. Le conflit s'achève en août 1468. Et ce n’est qu’en 1449 que les bourgeois des corporations parviennent enfin à expulser les nobles et les patriciens qui avaient fait cause commune avec les Habsbourg lesquels avaient fait assiéger la ville par les Ecorcheurs. Le conseil de la ville se compose désormais de 12 magistrats élus : Mulhouse s’est transformée en une république bourgeoise. Mais attaquée de toute part par les partisans des Habsbourg et notamment par les nobles qui gardent la rancune de leur expulsion, Mulhouse doit conclure en 1466 une alliance avec Berne et Soleure pour obtenir des renforts de troupe. Cette alliance s’étend en 1515 aux 13 cantons formant alors la Confédération Helvétique. Le Traité de Westphalie de 1648 qui met un terme à la guerre de Trente Ans donne l’Alsace à la France mais Mulhouse reste ville indépendante alliée aux cantons suisses. L'évêque de Lydda écrit, le 17 novembre 1790, à l'Assemblée nationale: "La ville de Mulhouse, état souverain de la Confédération helvétique enclavé au centre du Sundgau, territoire de France, demande que son commerce continue à être traité à l'instar de celui du royaume." Mulhouse est alors annexée à la France.

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 14:41

 

L’Alsace et les Alsaciens apparaissent dans les sources dès le VIIème siècle et l’Alsace est placée sous l’autorité des ducs. Elle a une définition géographique claire avec le Rhin et les Vosges d’ une part, les forêts du nord et du sud d’ autre part alors que la Loraine, issue du partage de l’empire carolingien, n’a aucune définition géographique, et correspond à l’ancienne province ecclésiastique de Trèves. Entre les deux régions existe une double frontière, celle des diocèses et celle des langues. En 754, le duché d’Alsace passe sous domination franque. La nouvelle dynastie, sous l’impulsion de son illustre empereur Charlemagne (768-814) inaugure une ère de paix et de prospérité dont profite l’Alsace, partagée en deux « Pagi », le Nordgau et le Sundgau, le Landgraben faisant frontière. Les deux évêchés sont reconstitués, sans doute déjà sous Pépin le Bref : l’évêché de Bâle, suffragant de l’archevêché de Besançon, étend sa juridiction non seulement sur la Suisse du Nord-ouest, mais sur tout le Haut Rhin et sur l’actuel Territoire de Belfort. Celui de Strasbourg, dépendant de l’archevêché de Mayence, comprend la Basse Alsace moins la région de Wissembourg-Lauterbourg, intégrée au diocèse de Spire, mais déborde sur une partie de la rive droite du Rhin, l’Ortenau.Les carolingiens ont la volonté de centraliser fortement leur royaume. Pour ce faire, ils "divisent pour régner" : le duché d’Alsace est supprimé mais les deux comtés : Nordgau et Sundgau subsistent.

Au IXe siècle, le diocèse de Strabourg/Strasburg comme celui de Spire/Speyer relève de l’archevêché de Mayence / Erzbistum Mainz ; il se compose du Nordgau actuel (à l’exception de la région de Wissembourg-Lauterbourg et du district de Marmoutier-Neuwiller), de l’Ortenau sur la rive droite du Rhin et dans le Haut-Rhin, des districts de Rouffach, Soultz et Lautenbach. L’évêque de Strasbourg est alors suffragant de l’archevêque de Mayence.

En 843, Louis le Germanique et Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne, se liguent contre leur frère Lothaire et scellent leur alliance à Straßburg/Strasbourg dans un document connu sous le nom de "serment de Strasbourg". Par le traité de Verdun de 843, l’Alsace (les deux comtés) est attribuée à la Francie médiane de l’empereur Lothaire mais dès 870, au traité de Meerssen, Louis le Germanique reçoit tous les territoires de langue germanique, de la Lotharingie ; ainsi l’Alsace est intégrée au royaume de Francie Orientale ou Germanie. Le duché de Souabe est créé en 917 et dès 925, Henri l’Oiseleur y incorpore le Nordgau et le Sungau. Il est alors constitué des Gau suivants : .Hegau /Linzgau /Argengau /Alpengau /Keltenstein /Illargau / Eritgau / Folchotsbaar / Rammgau / Duria /Augstgau / Ortenau / Bertoldsbaar / Neckargau / Swiggerstal / Filsgau / Trachgau/ Alb / Ries / Breisgau /Alpgau / Augstgau / Thurgau / Zürichgau /Argau .Rheingau: Bregenz et la vallée du Rhin dans l'actuelle Vorarlberg .

 

.Burchard Ier (vers 855-911) duc de Souabe de 909 à 911

.Erchangar (830-915) duc de Souabe de 911 à 915

.Conrad Ier (vers 881-vers 918) duc de Franconie, roi de Francie Orientale (Germanie de 911 à 918

.Burchard II (883 ou 884-926) duc de Souabe de 917 à 926

Fils de Burchard 1er ;

En 922, Burchard marie sa fille Berthe au roi Rodolphe II de Bourgogne. En 925, Henri l'Oiseleur rattache de duché d'Alsace à celui de Souabe. Le destin de l'Alsace est désormais lié à celui des ducs de Souabe.

 .Henri Ier de Saxe dit l'Oiseleur (876-936) duc de Saxe , roi de Francie Orientale (Germanie) de 919 à 936

.Hugues Ier d’Eguisheim, comte du Nordgau de 920 à 940, de l'Ortenau et de l'Aargau à partir de 910. Il se qualifie également comte de Hohenbourg.

Fils d'Eberhard III de Nordgau. Il augmente ses états des comtés d'Eguisheim, de Hohenberg et de Ferrette. Il épouse Hildegarde de Ferrette dont il a :

-Eberhard IV de Nordgau.

-Hugues comte d'Eguisheim.

-Alix qui épouse Régnier III, comte de Hainault.

-Gontram le Riche, souche de la maison d'Habsbourg.

.Othon Ier (912-973) duc de Saxe en 936, roi de Francie Orientale de 936 à 961, roi d’Italie en 951,empereur romain germanique de 962 à 973 

Fils du roi de Francie Orientale Henri Ier dit l'Oiseleur.

.Hermann Ier (-949) duc de Souabe et d’Alsace de 926 à 949

Fils de Gebhard de Lotharingie et un cousin du roi Conrad Ier de Germanie.

.Ludolphe de Souabe (930- 957) duc de Souabe et d’Alsace de 950 à 954

Fils issu du premier mariage d’Othon Ier le Grand.

.Eberhard IV d’Eghisheim (? - 972/73), comte/landgraf de Nordgau de 940 à 951, comte d’Eguisheim (Eberhard Ier)

Fils aîné d'Hugues Ier de Nordgau et d'Hildegarde de Ferrette. Il succède à son pére avec son frère Hugues d'Eguisheim. En 951, il abdique en faveur de son fils. En 959, il remet à Otton-le-Grand l'abbaye de Lure. Il aurait épousé Luitgarde, fille de Wigéric de Bidgau et de Cunégonde de France, veuve d'Adalbert, comte de Metz, de laquelle il eut :

-Hugues II de Nordgau.

-Aldabert d'Alsace.

-Hugues, moine.

-Gérard d'Alsace.

-Adélaïde, mariée en premières noces à Henri de Franconie, dont elle aura Conrad II le Salique, empereur.

-Hedwige, mariée à Sigefroid de Luxembourg.

.Othon II (955-983) ,roi de Francie Orientale de 961 à 983, roi d’Italie en 980, empereur romain germanique en 973 à 983

Fils d’Othon Ier.

.Otton Ier de Souabe (954- 982) duc de Souabe et d’Alsace et duc de Bavière de 954 à 982

Petit-fils de l'empereur Otton Ier, nommé par son oncle l’empereur Otton II.

.Hugues II d’Eguisheim, comte/landgraf de Nordgau de 951 à 984

Fils ainé d'Eberhard IV de Nordgau. Il a trois fils :

-Eberhard V de Nordgau.

-Hugues IV de Nordgau qui succèdera à ses neveux Hugues III de Nordgau et Eberhard VI de Nordgau.

-Matfrid qui était comte.

.Eberhard V d’Eguisheim, comte/landgraf de Nordgau de 984 à 996

Fils ainé d'Hugues II de Nordgau. Il a cinq fils :

-Hugues III de Nordgau.

-Eberhard VI de Nordgau, -Gérard, comte, épouse Cunisse de Luxembourg.

-Matfried.

-Adabéron, chanoine de Toul.

.Erchenbald, évêque de Strasbourg de 965 à 991

Les prérogatives édictées en 982 à Salerne par l'empereur Othon II au bénéfice des comtes-évêques de Strasbourg sont : .Article 88 : « Les négociants de la ville fourniront 24 messagers à cheval pour faire les courses du comte-évêque. Les bourgeois seront tenus d'héberger et de nourrir à leurs frais les destriers de la cavalerie épiscopale et les chevaux de l'empereur et de sa suite, toutes les fois que le monarque passe à Strasbourg. .Tous les bourgeois devront cinq jours de corvée à l'évêque. » .Article 102 : « Les pelletiers seront chargés de confectionner et de réparer les fourrures dont le seigneur-évêque a besoin, à charge au maître de cette corporation de faire les achats de peaux sur les marchés de Mayence et de Cologne. .Lorsque l'évêque entre en campagne, chaque maréchal-ferrant devra lui livrer gratuitement 4 fers à cheval avec les clous nécessaires ainsi que 300 flèches d'archers et leur corporation sera tenue d'exécuter sans rémunération tous les travaux de ferronnerie dans le château épiscopal. » .Articles 108 et 109 : « Obligation sera faite aux cordonniers de fabriquer gratuitement des étuis en cuir noir et aux gantiers des étuis en peau blanche pour le transport de l'argenterie lorsque l'évêque se rend à la Cour impériale. Les selliers fourniront à cette occasion 2 selles de bât et 4 quand l'évêque part en guerre. » .Article 111 : « Les armuriers devront polir les casques, les cuirasses et fourbir les armes de guerre et de chasse à l'usage du comte-évêque et de ses hauts fonctionnaires. Les fabricants de gobelets seront appelés à livrer à leurs frais tous les objets de vaisselle des châteaux épiscopaux et des cantines de guerre. » Article 113 : « Les tonneliers de la ville seront tenus de fabriquer gratuitement à l'évêque (ainsi qu'à l'empereur et à l'impératrice de passage) les tonneaux, cuves, vannes de bains, etc... qu'on exigera d'eux. Les marchands de vin et les gourmets auront à charge l'entretien des celliers et des greniers épiscopaux. » Article 115 : « Chaque lundi de la semaine les charpentiers seront requis d'office pour les travaux de constructions épiscopales. Lors d'une visite de l'empereur, toutes les réquisitions d'objets, de denrées, et de prestations de services seront imposées de droit à tous les ressortissants de la classe laborieuse. »…

.Conrad Ier de Souabe ( ?-997) duc de Souabe de 983 à 997.

Quand le duc Otton Ier meurt inexplicablement pendant une campagne de l'Empire en Italie de 981 à 982, il n'a aucun héritier. Afin de remplir ce poste vacant, l'Empereur Otton II le désigne en 983 comme duc de Souabe.

.Hugues III d’Eguisheim, comte/landgraf de Nordgau de 996 à 999

Fils ainé d'Eberhard V de Nordgau. Il décède sans enfants en 999.

.Eberhard VI d’Eguisheim, comte/landgraf de Nordgau de 999 à 1027

Deuxième fils d'Eberhard de Nordgau, il succède en 999 à son frère Hugues III de Nordgau. Il décède en 1027 sans laisser de postérité

.Othon III (980-1002),roi de Francie Orientale de 983 à 1002, roi d’Italie en 996, empereur romain germanique de 996 à 1002

Fils d’Othon II

.Hermann II ( ?- 1003) duc de Souabe de 997 à 1003, duc d’Alsace

Fils de Conrad Ier et de Richlinde, fille de l'empereur Otton Ier.

En 1002 il est candidat à l’élection impériale; il prend d'assaut Strasbourg dont l'évêque Wizelin, s'est déclaré pour Henri III, duc de Bavière, parce qu'ils étaient tous deux rivaux. Henri sépare l'Alsace de la Souabe afin de prendre le contrôle du duché. Il se marie avec Gerberge de Bourgogne, fille du roi Conrad III de Bourgogne, avec laquelle il a une fille nommée Gisèle qui se marie par la suite avec l'empereur Conrad II. A l’époque de son règne, les Habsbourg, commencent à se signaler, principalement avec l’accession au siège épiscopal de Strasbourg vers l’an 1000 de Werner de Habsbourg.

Werner Ier d’Altenbourg ou de Habsbourg, prince-évêque de Strasbourg de 1002 à 1028

Pour les services qu’il a rendus à l’empereur Othon III, celui-ci le fait prince-évêque. A la mort d’Othon, Il collabore à la nomination d’Henri de Saxe (futur Henri le Saint) contre Hermann, duc de Souabe et d'Alsace.

.Henri II dit le Saint (973-1024), roi de Francie Orientale de 1002 à 1024, roi d’Italie en 1004, empereur romain germanique en 1002 à 1024

Fils d’Othon III.

.Hermann III ( ?-1012) duc de Souabe et duc d’Alsace de 1003 à 1012

Fils d’Hermann II.

En 1012, à la mort d'Hermann III de Souabe, le titre de duc d'Alsace est définitivement supprimé, et l’Alsace est divisée en deux comtés (Nordgau et Sundgau) qui font partie du duché de Souabe.

.Ernest Ier ( ?-1015) duc de Souabe de 1012 à 1015.

Fils cadet de Léopold Ier, margrave d'Autriche.

En 1012, l’empereur Henri II, roi des Romains lui donne le duché de Souabe suite au décès sans héritier d’Hermann III. Dans le but de se rendre légitime le nouveau dirigeant se marie à Gisèle, la sœur ainée d’Hermann. Ernest et Gisèle ont deux enfants, Ernest II et Hermann IV.

.Ernest II (1010/1013 -1030) duc de Souabe de 1015 à 1030

Gendre de l’empereur Conrad le Salique.

En 1025 Ernest âgé d'environ une quinzaine d'années, entre en rébellion contre Conrad. Cependant, il est battu en 1026 et se rend. Il participe alors à l'expédition italienne de son beau-père de 1026 à 1027. Une fois en Italie, Conrad renvoie Ernest en Souabe. Mais lorsqu’ Ernest arrive, il se joint à nouveau à la révolte contre le roi. Mais le manque de soutien de l'aristocratie régionale le conduit une fois de plus à la défaite. Il est contraint de se rendre et est emprisonné. Gisèle, prise entre deux feux réussit à obtenir que son fils ne soit pas totalement humilié. Le titre de Dux est conservé à celui-ci. En 1028, Conrad le fils d’Henri III est couronné. À ce moment dû aux requêtes de son demi-frère Henri et de sa mère, Ernest peut être libéré, sans toutefois recouvrir l'intégralité de ses droits. À la Diète d'Empire de la Pâques 1030, Ernest se voit proposer de nouveaux droits uniquement à condition qu'il accepte de sévir contre les ennemis du roi. C'est là son ultime chance. Son refus, motivé probablement par la présence dans l'autre camp de son vieil ami Werner von Kybourg/Kyburg, signe sa déchéance. Le titre de duc lui est retiré. Peu de temps après lors d'une bataille contre l'évêque de Constance, les deux amis meurent. Le duché de Souabe passe sous la direction de son jeune frère Hermann IV.

.Guillaume Ier de Carinthie, prince-évêque de Strasbourg de 1028 à 1047,

Institué par l’empereur Conard II (son frère Bruno avait été pape de 996 à 999 sous le nom de Grégoire V).

.Hugues IV d’Eguisheim ( ?-1048), comte d’Eguisheim et de Dabo, comte/landgraf de Nordgau de vers 1027 à 1048,

Fils d'Hugues II ; cousin germain de l'empereur Conrad II le Salique, car la mère de ce souverain, Adélaïde, est la sœur de son père Hugues II de Nordgau. Il succède en 1027 à son neveu Eberhard VI dans le comté du Nordgau, mort sans postérité. Cette même année 1027, Ernest II, duc de Souabe, s'étant révolté contre son beau-père, l'empereur Conrad II le Salique, vient ravager et piller les châteaux du comte Hugues en Alsace, avant d'être contraint de se rendre et être emprisonné. Il épouse Helwige fille et héritière de Louis, comte de Dagsbourg, dont les enfants sont :

.Gérard, futur comte d'Eguisheim,

.Mathilde, mariée à Richwin, comte de Charpeigne, .Hugues, futur comte de Dachsbourg, décédé avant son père, marié à Mathilde,

.Bruno, évêque de Toul en 1026, puis couronné pape le 12 février 1049,

.Adélaïde, mariée à Adalbert, comte en Ufgau,

.Gertrude, mariée à Luidolf, margrave de Frise,mariée à Otton II de Souabe, duc de Souabe,

.Geppa abbesse de Nuitz ou Neuss ((Rhénanie-du-Nord-Westphalie)^.

.Conrad II dit le Salique (990-1039), roi de Francie Orientale de 1024 à 1038, roi d’Italie en 1026, empereur romain germanique de 1027 à 1039, roi de Bourgogne de 1032 à 1039

Fils d’Henri II.

.Hermann IV ( ?-1038) duc de Souabe de 1030 à 1038

Frère du précédent second fils d'Ernest Ier et de Gisèle.

En janvier 1037, son beau-père, l'Empereur Conrad II le marie à Adélaïde de Suse.

.Henri III dit le Noir (1017-1056) duc de Souabe de 1038 à 1045 (Henri Ier)  roi de Francie Orientale de 1038 à 1056, roi de Bourgogne de 1038 à 1056, roi d’Italie de 1039 à 1056, empereur de 1046 à 1056

Fils de  l'empereur Conrad II.

.Otton II de Souabe ( ?-1047) comte palatin de Lorraine (1034-1045), puis duc de Souabe de 1045 à 1047

Fils d'Ezzo de Lotharingie et Mathilde, fille de l'Empereur Otton II.

.Hugues V de Dabo-Dagsburg, comte/landgraf de Sundgau de 1046 à 1049

Fils du précédent.

.Otton III ( ?-1057) duc de Souabe de 1048 à 1057

Fils d'Henri de Schweinfurt, margrave du Nordgau,

Il est l'un des plus puissants princes de la Franconie orientale et investi par l’empereur Henri III.

.Henri I de Dabo-Dagsburg, comte /landgraf de Norgau de 1049 à 1065

Fils d’Hugues.

.Gérard II de Dabo/Dagsburg, comte/ landgraf de Nordgau de 1065 à 1074

Fils du précédent.

.Henri IV (1050-1106) roi de Francie Orientale (Germanie) de 1056 à 1099, roi de Bourgogne en 1056, roi d’Italie en 1080, empereur de 1084 à 1105,

Fils d’Henri III.

Henri III décède en 1056, ne laissant qu'un héritier de six ans. Profitant de la minorité d'Henri IV le pape Nicolas II  décide en 1059   de réserver l'élection du pape aux seuls cardinaux. Le pape n'est donc plus l'homme de l'empereur. Elu en 1073 , le pape Grégoire VII Henri IV va  entrer en conflit avec le pape pour la question de la désignation des évêques qui détiennent outre leur pouvoir spirituel sur leur évêchés mais des pouvoirs comtaux sur leur ville et une partie du territoire de leurs évêchés. Elu en 1073, le pape Grégoire VII publie  un décret interdisant aux laïcs de choisir et d'investir les évêques. C'est la première fois que l'Église prend position sur la question des investitures laïques (C'est l'origine de la Querelle dite des Investitures qui va opposer l'empire à la papauté de 1075 à 1122).

En janvier 1076, un synode d'évêques germanique,  reproche au pape son ingérence dans les affaires épiscopales. Il le déclare indigne de ses fonctions et lui refuse obéissance. En réaction à la lettre qui le conviait avec une grande brutalité à renoncer à sa charge, Grégoire VII  fait déposer Henri IV  par un autre synode  en février 1076 . L'empereur, dont les sujets sont déliés de leur serment de fidélité, est finalement excommunié tout comme l archevêque de Mayence . Très vite, des prélats germaniques déclarent leur soumission au pape ; les ducs de Souabe, Carinthie et Bavière  se déclarent contre Henri IV, avec l'appui des Saxons, qui reprennent les armes. Le 16 octobre 1076, les princes décident qu'un nouveau monarque sera élu si la sentence papale n'est pas levée dans un an et demandent au pape de venir juger le souverain déchu Ils font bloquer les passages des Alpes pour empêcher Henri IV de rencontrer Grégoire VII.

À l'idée de voir se révolter une noblesse trop heureuse de contester le pouvoir impérial, Henri IV recule. Il quitte Spire  en cachette avec une garde réduite, passe le col du Mont-Cenis  par un froid intense et chevauche à la rencontre de Grégoire VII à Canossa , au nord de l'Italie . Le souverain pontife, qui se rendait à Augsbourg pour assister à une assemblée impériale, s'est réfugié dans cette ville car il se croit menacé. Henri IV attend trois jours, en habit de pénitent, que le pape daigne le recevoir, puis il s'agenouille devant lui pour implorer son pardon. En réalité, les trois jours se passent en négociations au cours desquelles Mathilde de Toscane et l'abbé de Cluny Hugues , parrain d'Henri IV, jouent un rôle fondamental. Le pape finit par lever l'excommunication . Grégoire VII  fait cependant savoir que si le pécheur a reçu l'absolution, il ne lui a pas pour autant restitué son pouvoir. Par sa pénitence à Canossa, Henri IV est parvenu à écarter le danger d'une entente entre le pape et l'opposition des princes germaniques, mais le pape a pu s'ériger en juge des princes, droit que Grégoire VII juge naturel. Cependant la réhabilitation d'Henri IV n'empêche pas l'élection d'un nouvel empereur, Rodolphe de Rheinfelden , par les princes révoltés en 1077.

À la mort du pape  Grégoire VII  en 1085, aucun pape n'est élu pendant deux ans. Ensuite, le faible Victor III règne pendant dix mois. Henri IV commence à penser que la victoire va revenir dans son camp. Il n'est cependant pas au bout de ses difficultés. Il s'oppose à Urbain II , le successeur de Victor III et  Il doit faire face à un soulèvement de la Bavière en 1086 et, à l'instigation de la comtesse Mathilde de Toscane, allièe du pape, à une première révolte de son fils Conrad, duc de Lorraine qui se fait élire roi de Germanie en 1087.. Entre 1093 et 1097, son fils Conrad lui interdit tout retour en Germanie en occupant les cols des Alpes.

 

.Hugues VI de Dabo-Dagsburg (1077-1089), comte/landgraf de Nordgau de 1087 à 1089 Fils d'Henri Ier ;

Frère du précédent.

Il se fait assassiner en 1089 lors d'une visite chez Otton, évêque de Strasbourg. Le comté passe alors à la dynastie de Metz, par le mariage de Spanehilde (ou Swanehilde), petite-fille de Hugues IV, comte de Nordgau avec Folmard III, comte de Metz.

.Theobald, prince-évêque de Strasbourg de 1078 à 1082

Institué par l’empereur Henri IV malgré l’opposition du chapitre de la cathédrale.

.Otton de Hohenstaufen, prince-évêque de Strasbourg de 1082 à 1098,

Nommé par l’empereur Henri IV ; pour plaire à son protecteur, l'empereur, il s'engage dans le schisme en se déclarant pour l'anti-pape Clément III. Après une lutte acharnée contre le comte Hugues d'Eguisheim et Dabo, il finit par se soumettre au pape Urbain II. A partir du 12ème siècle se développe la pratique de l'investiture laïque. L'évêché de Strasbourg est la seigneurie la plus puissante de la Basse Alsace ou Nordgau en s'étendant sur une centaine de villes et villages. L'administration en est assurée par des baillis sous la direction d'un vidame épiscopal. Cette seigneurie s'accroît au 12ème siècle par la captation de l'héritage des Eguisheim-Dabo.

.Rodolphe de Rheinfelden (vers 1025 -1080), duc de Souabe de 1057 à 1079 et antiroi des Romains de 1077 à 1080 

Fils du comte Kuno de Rheinfelden.

En 1057, profitant de la minorité d'Henri IV, alors roi de Germanie, il enlève Mathilde de Franconie, la sœur du roi. Deux ans plus tard, il la demande en mariage, avec succès, et obtient également le duché de Souabe et l'administration du royaume de Bourgogne. Mathilde meurt en 1060, et Rodolphe épouse en 1067 Adélaïde de Savoie (1052-1079), fille d'Othon Ier de Savoie. Deux fois beau-frère d'Henri IV.

.Werner de Thuringe, prince-évêque de Strasbourg de 1065 à 1079,

Institué par l’empereur Henri IV.

Lors de la diète de Worms, en 1076, il soutient Henri IV qui veut déposer le pape, cette attitude lui vaut d'être excommunié et d'être contraint à accompagner l’empereur à Canossa. La Querelle des Investitures opposant le Pape à l’Empereur fait rage. Partisans des deux camps s’affrontent aussi en Alsace, où le parti pontifical est représenté par les Dabo-Eguisheim.

.Henri V  de Hohenstaufen (1086–1125), roi de Francie Orientale (Germanie) de 1099 à 1125, roi d’Italie en 1098 , roi de Bourgogne-Provence de 1056 à 1125 , empereur en 1111

Fils d’Henri IV.

Henri V s'était appuyé sur les partisans de la réforme grégorienne pour affermir son pouvoir face à son père, mais, dès que son autorité est solidement assise, il s'oppose au pouvoir pontifical en se mêlant comme son père des nominations d'évêques. Il estime que, vu la symbiose entre l'Église et l'Empire, il était dangereux de trop desserrer les liens. Le pape Pascal II , qui a renouvelé l'interdiction des investitures laïques, pense pouvoir négocier. En effet, Henri V veut être couronné empereur par le pape. Le souverain se rend en Italie pour négocier directement avec le pape. Le pape propose une solution radicale qui vise à rompre définitivement les liens entre l'épiscopat et l'Empire. Les deux hommes signent le concordat de Sutri en février 1111. L'empereur renonce alors aux investitures laïques. En échange, les évêques renoncent aux regalia  c'est-à-dire aux villes, duchés, marquisats, péages, monnaies, marchés qu'ils tenaient de leurs fonctions administratives dans l'Empire. En contrepartie, les églises sont libres avec toutes leurs possessions propres. L'accord est ratifié par le roi sous réserve de l'adhésion des évêques germaniques. Les concessions accordées par Pascal II suscitent une vive opposition de la part de la Curie romaine  et des évêques germaniques. Le 12 février 1111, lors de la cérémonie du couronnement, devant la protestation bruyante des évêques, Henri V déclare l'accord inapplicable  Le pape refuse donc de le couronner. Pascal II est emprisonné. Il est obligé de couronner Henri V et de signer l'accord du Ponte Mummolo le 11 avril 1111. Ce nouvel accord permet à l'empereur de donner les investitures à sa guise. Le camp impérial semble triompher. Mais le concile de Latran de 1112 revient sur toutes les concessions faites pendant la captivité du pape. De plus, Henri V doit faire face à un mécontentement général en Germanie. À l'est les Saxons se révoltent. Les troupes impériales sont battues à deux reprises. Henri V est excommunié en 1114 et le clergé germanique se range cette fois du côté du pape. Deux évêques réformateurs sont même nommés à Metz et à Magdebourg .  Pascal II meurt en 1118. Le nouveau pape Gélase II  refuse de rencontrer Henri V de peur d'être emprisonné et quitte Rome à l'arrivée de ce dernier. Comme son père précédemment, l'empereur fait élire un antipape, Grégoire VIII.  

Gélase II meurt en exil à Cluny en janvier 1119. Les prélats germaniques, las du conflit, espèrent une solution qui satisfera les deux partis. Le nouveau pape Caliste II entame, en 1119, des négociations avec l'empereur, qui n'aboutissent pas. Alors que l'armée impériale et les rebelles venus de Saxe sont prêts à s'affronter, les princes germaniques, réunis à l'initiative de l'archevêque de Trèves, enjoignent à Henri V de se soumettre au pape si celui-ci préserve « l'honneur de l'Empire » Une année de difficiles négociations commence. Lambert d'Ostie, légat du pape Calixte II, sait ménager l'empereur. Henri V, excommunié, est absous sans faire acte de pénitence. Un accord est trouvé en 1122. Il est connu sous le nom de concordat de Worms. L'empereur renonce à l'investiture par la crosse et l'anneau. Il accepte la libre élection des évêques par le chapitre canonial de la cathédrale. En cas de conflit lors de cette désignation, il peut arbitrer en faveur du candidat le plus digne. Il donne ensuite l'investiture temporelle sous la forme d'un sceptre pour les biens fonciers et les fonctions régaliennes de l'évêque. Ce dernier a l'obligation de s'acquitter des tâches que lui imposent les terres concédées par l'empereur. Mais ce droit de regard sur l'élection épiscopale ne s'exerce que sur les possessions germaniques de l'empereur. Il perd donc son influence sur la nomination des évêques de Bourgogne-Provence et en Italie.

 

.Frédéric Ier de Staufen (1050-1105) duc de Souabe de 1079 à 1105

Fils de Frédéric de Büren et le premier des Hohenstaufen investi du duché de Souabe.

.Godefroi Ier de Folmar Metz, landgraf de Nordgau de 1089 à 1129 .Godefroi II, landgraf de 1129 à 1132 

.Frédéric II de Souabe dit le Borgne (1090- 1147) duc de Souabe de 1105 à 1147

Fils de Frédéric Ier de Souabe et d'Agnès de Franconie.

En 1120, Frédéric II de Souabe se marie avec Judith, fille du duc Henri IX le Noir de la puissante famille des Welfs. À la mort en 1125 de son oncle l'empereur Henri V, Frédéric devient candidat pour le titre de roi des romains. Bien qu'il bénéficie du soutien de son plus jeune frère Conrad de Souabe et de plusieurs familles, il perd cette élection au profit de Lothaire III de Supplimbourg qui devient empereur. L’empereur Lothaire III de Supplimbourg en 1125 remplace les comtés du Nordgau et du Sundgau par deux landgraviats et créé la fonction du« Landgraf » qui a pour mission d'assurer à l'empereur les terres contestataires. Il confie le landgraviat de Haute Alsace aux comtes de Habsbourg et celui de Basse Alsace à la famille d’ Hunebourg. En 1127, il s'empare de la ville d’Haguenau pour bien montrer aux Hohenstaufen qui est le maître. La famille de Habsburg/Habsbourg, originaire d’Ottmarsheim, comtes de Sundgau est progressivement éclipsée par les comtes de Dabo/Dagsburg-Egisheim, maîtres du Nordgau. Les empereurs s’appuient sur les évêques, qu’ils nomment, pour régner efficacement. Les landgraves vassaux des ducs de Souabe et d’Alsace tentent de se constituer leur propre réseau de châteaux. Les Hunebourg possèdent depuis le début du XIIè leur château du même nom ; ils y ajoutent une nouvelle place forte, le Grand Arnsberg. Mais l’action des landgraves reste limitée, faute de moyen et faute de temps, car Lothaire de Supplimbourg meurt en 1137. Aussitôt les rivalités se déchaînent.

.Thierry Ier de Folmar-Metz, landgraf de Nordgau de 1132 à 1160 

.Brunon, comte de Lutzelbourg, prince-évêque de Strasbourg de 1123 à 1126, Chancelier de l’empereur Henri V

Du nom d’une seigneurie puis comté édifié autour de Lutzelbourg relevant à cette époque de l’évêque de Metz. Chancelier de l’empereur Henri IV, à la mort de ce dernier, il est chassé de Strasbourg.

.Conrad, prince-évêque de Strasbourg de 1126 à 1131

Déposé par le chapitre en 1126 il est rétabli par l’empereur Lothaire III puis obligé d’abdiquer en 1131.

.Lothaire III de Supplinbourg (1075-1137)  roi de Francie Orientale (Germanie) de 1125 à 1137,  empereur romain germanique de 1133 à 1137

L'Alsace est dévastée lors de la lutte opposant Lothaire III de Saxe à Frédéric II de Hohenstaufen « Le Borgne », duc d'Alsace et de Souabe, tous deux prétendants au trône du Saint Empire Romain Germanique. Les territoires Hohenstaufen à protéger se situent autour de Wissembourg et d’Haguenau, dont le château est le centre administratif. Parmi les châteaux, placés en demi-cercle dans les Basses-Vosges du Nord, il y a le Fleckenstein, le Hohenbourg, le Lutzelhardt, le Falkenstein, leWasigenstein. Un deuxième centre stauférien est Sélestat, avec le prieuré de Sainte-Foy et une partie de Kintzheim. Ses châteaux protecteurs sont le Haut-Kamigsbourg et le Ribeaupierre. Les Hohenstaufen possèdent par ailleurs le Hohenbourg (Sainte-Odile) avec Obernai et dans le Haut-Rhin, des fiefs à Munster et Mulhouse. Frédéric de Hohenstaufen s'appuie sur son rôle d'avoué de la puissante abbaye de Wissembourg. Il possède un tiers de la forêt d’Haguenau, des biens à Sélestat, Hochfelden, Schweighouse, Marlenheim et sans doute d'une partie de l'avouerie de l'abbaye de Munster. Il reçoit enfin une aide appréciable avec la nomination par l’empereur à la tête de l’évêché de Strasbourg de son frère Otton en 1082. Les armes sont favorables à Hugues d'Eguisheim. Mais le 4 septembre 1089, lors d'une tentative de réconciliation, Hugues IV d'Eguisheim est assassiné à Niederhaslach dans une demeure de l'évêque Otton par l'échanson épiscopal. Cet assassinat arrange bien les affaires des Hohenstaufen qui rapidement vont s’employer à affirmer leur pouvoir et à édifier à leur tour un système castral bien organisé. Au début du XIIème, les Hohenstaufen, désormais conduits par Frédéric II « Le Borgne » (duc de Souabe et d’Alsace de 1105 à 1147) construisent le château d'Estufin (Haut-Koenisburg, 1114), symbole de leur domination. Haguenau devient la ville d’élection des Hohenstaufen ou Frédéric édifie un nouveau château. Une nouvelle menace surgit en la personne du grand électeur, l'archevêque Adalbert de Mayence, qui, prisonnier des Saliens et libéré en 1113, entend faire faire payer à l'empereur ses 3 années de captivité pour s’être rallié à la cause papale. Il menace le Palatinat et l'Alsace sur deux fronts : le nord et le nord-ouest. Les Hohenstaufen se lancent donc à l'assaut de Mayence. Préalablement, ils barrent les défilés des Vosges du Nord en édifiant le Fleckenstein et le Falkenstein, érigé par leur allié, le comte de Lutzelbourg. Ajoutés aux châteaux du Palatinat voisin, ces verrous fortifiés constituent un obstacle suffisant pour contraindre l'archevêque grand électeur à revoir ses plans. L’empereur Henri V qui mise sur les Hohenstaufen pour lui succéder, ordonne en 1125 à Frédéric le Borgne de transférer les insignes de la couronne au Trifels, qui devient ainsi le château symbole de l'empire. Ces insignes rassemblent ce que l'empire possède de plus précieux : le sceptre, la couronne de Charlemagne, le manteau du couronnement et d'innombrables reliques dont la « lance de Longinus » qui perça le flanc du Christ. Cette même année 1125, Adalbert de Mayence tient sa revanche : à la mort de Henri V, dernier des Saliens, en 1125, il réussit à faire élire Lothaire de Supplimbourg et ainsi à écarter les Hohenstaufen du pouvoir. Le nouvel empereur cherche immédiatement à contrôler les régions qui lui sont défavorables : il remplace les comtés du Nordgau et du Sundgau par deux landgraviats et créé la fonction du« Landgraf » qui a pour mission d'assurer à l'empereur les terres contestataires. Il confie le landgraviat de Haute Alsace aux comtes de Habsbourg et celui de Basse Alsace à la famille de Hunebourg à cette fonction. En même temps, en 1127, il s'empare de la ville d’Haguenau pour bien montrer aux Hohenstaufen qui est le maître. Les landgraves tentent de se constituer leur propre force castrale. Les Hunebourg possèdent depuis le début du XIIè leur château du même nom ; ils y ajoutent une nouvelle place forte, le Grand Arnsberg. Les Habsbourg sont implantés en Alsace, principalement avec l’accession au siège épiscopal vers l’an 100 de Werner de Habsbourg et du côté d’Ottmarsheim. Mais l’action des landgraves reste limitée, faute de moyen et faute de temps, car Lothaire de Supplimbourg meurt en 1137. Aussitôt les rivalités se déchaînent. L'Alsace est dévastée lors de la lutte opposant Lothaire III de Saxe à Frédéric II de Hohenstaufen « Le Borgne », duc d'Alsace et de Souabe, tous deux prétendants au trône du Saint Empire Romain Germanique. Conrad III de Hohenstaufen, frère de Frédéric le Borgne, devient empereur.

.Gérard, prince-évêque de Strasbourg de 1131 à 1142, comte d’Urach

Premier évêque vraiment nommé par le chapitre des chanoines, il institue le premier statut municipal de la ville de Strasbourg ; ce premier statut municipal distingue deux catégories juridiques d'habitants : • les membres de la « familia episcopalis », les ministériaux ; • les bourgeois (cives ou burgenses). Parmi les officiers ministériaux, se trouvent l'avoué nommé avec l'approbation du Conseil de l'évêque, l'écoutète, juge de basse-justice, le burgrave, sorte de surintendant des bâtiments et fortifications, le tonloyer qui perçoit les taxes, le maître de la monnaie qui régit l'atelier de Strasbourg où se frappent deniers et oboles d'argent. Gérard soutient l’empereur Lothaire II contre le duc de Souabe (le duché de Souabe comprend alors l’Alsace) ; en 1138, il rallie le camp de Conrad III de Hohenstaufen.

.Burchard, prince-évêque de Strasbourg de 1142 à 1162

Élu par le chapitre.

.Frédéric III de Hohenstaufen dit Frédéric Barberousse (1122-1190), duc de Souabe et d’Alsace de 1147 à 1152, empereur romain germanique en 1155 ( Frédéric Ier) roi de Francie Orientale (Germanie) de 1147 à 1152 , roi d'Italie, comte palatin de Bourgogne.

Neveu de l’empereur Conrad III et fils de Frédéric le Borgne.

Frédéric accède au trône impérial en 1152 et laisse le duché de Souabe à Frédéric IV, fils de son oncle l’empereur Conrad III

.Frédéric IV de Rothenburg, duc de Souabe de 1152 à 1167

Fils de l'empereur Conrad III.

Dès 1162, la puissante famille des Dabo-Egisheim reprend l’offensive contre les Hohenstaufen. En 1164, Frédéric Ier, dit Barberousse, rédige la charte d’Haguenau, qui octroie à la cité un certain nombre de droits et privilèges, et fait de la ville son lieu de résidence favori..

.Godefroi III de Folmar-Metz, landgraf de Nordgau de 1160 à 1180 

 

 

.Henri II de Hohenstaufen (1211-1242) duc de Souabe de 1216 à 1235, roi de Francie Orientale  (Germanie) de 1220 à 1235, roi de Sicile de 1212 à 1217

Fils de l'empereur Frédéric II

.Berthold, duc de Teck, prince-évêque de Strasbourg de 1223 à 1244.

Teck est un château situé dans le Wurtemberg. Gertrude d’Eguisheim-Dabo meurt en 1225 sans descendance au château de Herrenstein. Berthold de Teck revendique aussitôt l'héritage.

Gertrude d’Eguisheim-Dabo meurt en 1225 sans descendance au château de Herrenstein. Berthold de Teck revendique aussitôt l'héritage, déclenchant une longue guerre de succession entre les prétendants à l'héritage, parmi lesquels les comtes de Ferrette. Le conflit va durer 15 ans : l’évêque Berthold de Teck se fait céder le Guibarden par Simon de Linange, rachète également les parts du Haut-Eguisheim aux margraves de Bade et en 1228 bat le comte Frédéric II de Ferrette à Blodelsheim avec l’aide d’Albert de Habsbourg, son bailli. Et en 1232, Henri de Weerde, landgrave de Basse-Alsace donne son landgraviat à l’évêché.

.Conrad III de Hohenstaufen (1228-1254) duc de Souabe de 1235 à 1254, roi de Francie Orientale (Germanie) (Conrad IV) de 1235 à 1254 

Frère d'Henri II.

.Conradin de Hohenstaufen (1252-1268) duc de Souabe de 1254 à 1268, roi des Romains en 1237

Après sa mort, le duché de Souabe est supprimé,

.Henri III de Stahleck, prince-évêque de Strasbourg de 1245 à 1260, procurateur impériale de 1255 à 1258 

Le château de Stahleck est mentionné pour la première fois en 1135 comme fief des princes-électeurs de Cologne. En 1142 Hermann von Stahleck devient comte de Palatinat et prince-électeur. En 1214 le château Stahleck est transmis par mariage aux Wittelsbach.

De 1246 à 1250,  il entreprend avec d’autres une  guerre contre les Hohenstaufen  qui aboutit à la  destruction des châteaux impériaux d’Alsace.       

En 1251, le comte Ulrich II de Ferrette finit par renoncer définitivement à la succession des Dabo-Eguisheim et se résigne à rendre  hommage à l’évêque Henri III de Stahleck pour les chateaux d’Eguisheim, Thann, Hohnack et Wineck-Katzenthal.

.Grand Interrègne de 1256 à 1273

.Guillaume Ier de Hollande, anti-roi de Francie Orientale de 1254 à 1256 (contre Frédéric II et Conrad IV)

.Richard Ier de Cornouailles, roi de Francie Orientale de 1257 à 1272

.Alphonse de Castille anti-roi de Francie Orientale de 1257 à 1272 (contre Richard Ier)

 

.Gauthier de Geroldseck, prince-évêque de Strasbourg de 1260 à 1263, procurateur impérial de 1260 à 1261

Issu des seigneurs  de Geroldseck qui sont au XIIe siècle  avoués de l'abbaye de Marmoutier en Alsace. Jeune et ambitieux, il entend mettre à raison non seulement les bourgeois de Strasbourg, mais aussi ceux de Colmar et de Mulhouse, et rétablir ainsi une autorité absolue contre l’avis de son oncle, lui aussi membre du chapitre, Henri de Geroldseck, qui recommande la sagesse et préconise l’entente avec les bourgeois.

Sitôt installé sur le trône épiscopal, Gauthier lance, en allemand, un manifeste de griefs à l'égard des bourgeois, véritable déclaration de guerre : il veut rétablir dans toute leur rigueur ses droits temporels de comte-burgrave de Strasbourg. Pour ce faire, il menace d’user de tous les moyens de contrainte que lui confère son autorité épiscopale, au premier rang desquels l’interdit et l’excommunication.

Mulhouse, Colmar et Strasbourg en appellent à Rodolphe de Habsbourg.

Un premier acte d'hostilité survient le lendemain de la Pentecôte 1260, lorsque les Strasbourgeois détruisent la vigie épiscopale du Haldenberg, sur la colline d'Oberhausbergen. Gauthier de Geroldseck riposte en mettant la population de la ville au ban de l'Église, enjoignant aux membres du Grand Chapitre de quitter la cité pour Dachstein, afin de priver ses habitants du secours de la religion.  Les chanoines obtempèrent, à l'exception de deux : Bechtold d'Ochsenstein, un vieillard impotent et Henri de Geroldseck, le cousin savernois de l'évêque qui avait pris parti pour la population. Avec les chanoines du Chapitre, 60 nobles, commensaux de l'évêque désertent également leurs foyers, emportant avec eux le Trésor municipal. Les bourgeois strasbourgeois s'empressent de piller les maisons abandonnées et de les démolir.

En 1261, Gauthier  fait construire Birkenfels et Kagenfels par Beger et Kagen, ses ministériels, en plein territoire impérial de la ville d’Obernai ; Dicka de Stahleck, frère de l'évêque construit le Spesbourg et Ollwiller près de Soultz est érigé contre Rodolphe de Habsbourg. Replié à Molsheim, Gauthier  mobilise ses alliés. L’évêque de Trèves envoie une armée forte de 1 700 guerriers qui cantonne aux abords de Strasbourg ; l'abbé de Saint-Gall en Suisse, celui de Murbach, le comte Rodolphe de Habsbourg, landgrave de Haute-Alsace, ainsi que tous les hommes-lige de l'évêque en Alsace arrivent en renfort dans le camp épiscopal établi à Holzheim. Après avoir investi le château de Lingolsheim, les forces coalisées des nobles ouvrent le siège de la ville en déployant leurs effectifs entre Eckbolsheim et Kœnigshoffen. Débute alors une « drôle de guerre » sans accrochage sérieux, fait de coups de mains et d’escarmouches… ainsi en juillet 1261 les bourgeois strasbourgeois enlèvent à l'évêque de Trèves un lourd convoi chargé d'armes et de munitions et capturent 60 chevaux de leurs poursuivants, laissant trois morts sur le terrain. Cette échauffourée est suivie d'un armistice pour la rentrée des récoltes. 

Pendant cette trêve le comte Rodolphe de Habsbourg, landgrave de Haute-Alsace, change de camp. Il entre dans la ville et jure une alliance avec les Strasbourgeois, qui le nomment Commandant suprême de la place forte, le 18 septembre 1261.

En diversion, l'évêque Gauthier de Géroldseck porte alors la guerre en Haute-Alsace, attaque Kaysersberg, investit Colmar et Mulhouse et fait détruire les faubourgs de la cité assiégée. En représailles, les Strasbourgeois tombent nuitamment sur les quatre villages épiscopaux de Wolfisheim, Breuschwickersheim, Schaefelsheim (Oberschaeffolsheim) et Achenheim qu’ils incendient.

Quinze soldats de la milice des bourgeois qui s'étaient attardés dans une cave de Wolfisheim pour boire, sont surpris par des cavaliers de l'évêque qui les mettent à mort après leur avoir coupé les mains et les pieds. Après deux années de cette guerre d'usure, sonne l'heure de l'ultime affrontement qui a lieu à Oberhausbergen le 8 mars 1262. Un incident mineur à Mundolsheim tourne à la bataille rangée. Trop confiant dans sa lourde cavalerie, l’évêque charge la milice à pied de la ville sans attendre son infanterie : c’est un désastre : la cavalerie épiscopale est culbutée et près de 70 nobles ne se relèvent pas. L’évêque est obligé de fuir et se retire à Molsheim, abandonnant ses prérogatives sur la cité. Il meurt l’année suivante.

Les milices strasbourgeoises gagnent l’indépendance de la ville et privent l’évêque et ses successeurs de son pouvoir temporel sur la ville qui confirme  dès lors son rang de ville libre impériale, comme Bâle, Cologne, Spire ou Ratisbonne.

.Henri IV de Geroldseck, prince-évêque de Strasbourg de 1263 à 1273
Procurateur impérial

Cousin du précédent,

Il confirme le 21 avril 1263 l'indépendance complète du Conseil  de Strasbourg; les prétentions  de l'évêque de Strasbourg sont déclarées nulles et irrecevables ; désormais Strasbourg est une ville libre et son avenir confié à son seul Conseil. De plus, la gestion de l'œuvre Notre-Dame, chargée de la construction et de l'entretien de la cathédrale est retirée à l'évêque et confiée au grand-chapitre ; l'interdit n'est levé que le 23 juin 1265 mais, dès avant cette date, est éteinte la domination épiscopale sur la cité.

Cette bataille n’est qu’une étape, car les bourgeois, force économique de la ville, veulent aussi se libérer de la tutelle insupportable de la noblesse strasbourgeoise que la victoire sur l’évêque a grisée.

S’installe à la tête de Strasbourg, le « Patriarcat », terme désignant en fait les citadins les plus riches et les plus influents, dont une bonne partie de nobles qui établit d’excellentes relations avec le « pouvoir central » c'est-à-dire l’empereur. Lorsque le 30 septembre 1273 le comte Rodolphe de Habsbourg est élu roi d'Allemagne, Strasbourg est en liesse : la ville accueille le souverain dans un déploiement le luxe inégalé.

.Rodolphe Ier de Habsbourg (1218-1291), roi de Francie Orientale, roi des Romains (empereur) en 1273 roi de Bourgogne-Provence de 1273 à 1291, Landgraf de Haute Alsace

.Conrad III de Lichtenberg, prince-évêque de Strasbourg  de 1273 à 1299 

Membre de la famille de Lichtenberg du nom de la seigneurie éponyme dont Albert II de Dabo-Moha a pris le nom.

En 1274, l’empereur Rodolphe de Habsbourg revient deux fois à Strasbourg, confirme tous les privilèges de la ville et les renouvelle dans une charte donnée à Haguenau le 8 décembre 1275 ; il y repasse avant de mourir. Strasbourg place sa statue équestre sur la façade de la nouvelle cathédrale à côté de celles de Clovis et de Dagobert.                                                                             .                                                                                                                          
En 1292, l’évêque Conrad III entre en guerre contre son  nouvel empereur Adolphe de Nassau ; il est tué lors du siège de Fribourg en Brisgau.   

.Adolphe de Nassau, (avant 1250- 1298) roi de Francie Orientale de 1292 à 1298, empereur de 1292 à 1298

.Albert Ier de Habsbourg, (1255-1308), roi de Francie Orientale de 1298 à 1308, empereur de 1298 à 1308

Fils de Rodolphe Ier.                                                

.Frédéric Ier de Lichtenberg, prince-évêque de Strasbourg de 1299 à 1305

De la même famille que le précèdent.

.Jean Ier de Dirpheim, seigneur de Molsheim, évêque d’Eischstett, prince-évêque de Strasbourg de 1306 à 1328, chancelier d’Albert de Habsbourg

Il est chancelier d’Albert de Habsbourg. 

.Ulrich II, landgraf de Nordgau de 1308 à 1344

.Henri VII de Luxembourg (vers 1275-1313), roi de Francie Orientale (Germanie) de 1308 à 1313 , roi d’Italie de 1311 à 1313, roi de Bourgogne-Provence de 1311 à 1313 empereur de 1311 à 1313

.Louis IV de Bavière (1282-1347),roi de Francie Orientale de 1314 à 1347, roi des Romains en 1314 puis empereur de 1328 à 1347, roi d'Italie de 1328 à 1347  

.Berthold II, Comte de Buchneck, évêque de Spire, prince évêque de Strasbourg de 1328 à 1353, Commandeur de l’ordre des chevaliers teutoniques pour le baillage de Souabe-Alsace-Bourgogne.

En 1328, l'empereur Louis de Bavière confirme les anciens privilèges et le nouveau statut de la ville : Strasbourg ne dépend que du pouvoir de l'Empereur.

Le 11 décembre 1328, l’évêque Berthold II  fait son entrée dans la ville, avec six cents chevaliers teutoniques. En vue de rétablir la discipline ecclésiastique, il combat énergiquement l’esprit du monde, dans le clergé. Il convoque un synode diocésain, et décrète que tous les clercs bénéficiaires doivent se faire ordonner, avant d’exercer leur ministère. Cette mesure lui vaut l’opposition farouche du Grand-Chapitre, dont un de ses membres, Conrad de Kirkel, qui le fait enlever. Berthold est ainsi emprisonné durant seize semaines, d’abord au château de Waldeck, proche de Sarreguemines, possession des seigneurs de Kirkel-Saarwerden, puis dans celui de Kirkel, proche de Deux-Ponts, dans le Palatinat. Il n’est libéré que contre rançon. Il soutient le pape Jean XXII contre l’empereur Louis de Bavière contre lequel il entre en guerre en 1334. Le pape doit intervenir pour casser la capitulation que le Grand Chapitre lui a imposée. L’évêque Berthold meurt  à Molsheim, le 24 novembre 1353, peu après avoir reçu la visite de l’empereur Charles IV de Luxembourg

.Jean II, landgraf de Norgau de 1344 à 1359  

.Charles IV de Luxembourg(1316-1378), roi de Francie Orientale (Germanie) de 1347 à 1378, comte de Luxembourg de 1347 à 1352, roi de Bohême de 1347 à 1378 , roi d’Italie de 1355 à 1378. roi de Bourgogne-Provence de1365 à 1378, empereur (Charles IV) de 1355 à 1378                                                   

.Jean II de Lichtenberg, prince-évêque de Strasbourg de 1353 à 1365, landgraf de Nordgau en 1365.

Membre de la famille de Lichtenberg dont Albert II de Dabo-Moha a pris le nom ; secrétaire de l’empereur Charles IV de Luxembourg.

En 1358, l'empereur Charles IV qualifie Strasbourg de « freie Stadt », mettant en relief sa situation exceptionnelle par rapport aux villes alsaciennes de la Décapole ; elle est proche, par ses franchises, de Cologne, de Mayence ou de Spire.

.Louis Ier, landgraf de Nordgau de 1359 à 1365

En 1365, Louis Ier  d’Oltingen, comte de Nordgau vend le Landgraviat de Basse Alsace (Nordgau) à l'évêché de Strasbourg. En 1365 donc  le prince-évêque Jean II devient landgraf du  Nordgau et acquiert le château de Haut-Koenigsbourg.   A partir de cette date les Evêques de Strasbourg portent le titre de comte de Nordgau

.Jean III, duc de Luxembourg, prince-évêque de Strasbourg et  landgraf du Nordgau de 1366 à 1371.

Cousin de l’empereur Wenceslas de  Luxembourg, il devient prince-électeur comme prince-évêque de Mayence.

.Lambert de Buren, évêque de Spire puis prince-évêque de Strasbourg et landgraf du Nordgau de 1371 à 1375.

Chancelier de l’empereur Charles IV de Luxembourg ; en 1375, il devient évêque de Bamberg. Affranchie du pouvoir épiscopal, Strasbourg est proclamée ville libre impériale par  l’empereur Charles IV.

.Frédéric II  de Blankenheim, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1375 à 1393 

De la famille des seigneurs de Blankenheim en Rhénanie-Palatinat.

Il entre en guerre contre le doyen du chapitre cathédral de Bâle et devient administrateur de l’évêché de Bâle. De 1392 à 1293, il entre en guerre contre la ville de Strasbourg ; il est  nommé archevêque d’Utrecht en 1393.

.Venceslas II (1361-1419), duc de Luxembourg de 1383 à 1388 empereur (Venceslas Ier) de 1378 à 1400,

Fils de l’empereur Charles IV.

.Louis Ier, comte de Thierstein, prince-évêque de Strasbourg et landgraf du Nordgau  en 1393 

Au début du Moyen-Age, les Thierstein sont une puissante famille apparentée aux comtes de Habsbourg. Le château de Neu Thierstein  date  probablement du 12ème siècle.

En 1309, la famille se divise en deux branches : les Pfeffingen et les Farnsburg.

Louis meurt l’année de sa nomination.                                                      

.Burchard II, comte de Petite-Pierre/Lutzelstein, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1393 à 1394 ;

Son élection n’est pas confirmée par le pape ; en 1394, pour le prix de sa renonciation au siège épiscopal, il fonde la seigneurie de Chateaunois-Frankenbourg au détriment du domaine épiscopal.    

.Robert Ier de Bavière (1352-1410) comte palatin du Rhin (Rupert III de Palatinat) roi de Francie Orientale (Germanie) de 1401 à 1410, empereur de 1401 à 1410.

.Sigismond de Luxembourg (1368-1437) roi de Hongrie de 1387 à 1437 , roi de Francie Orientale (Germanie) de 1411 à 1437 , duc de Luxembourg de 1419 à 1433, roi de Bohême de 1419 à  1437, empereur des Romains de 1433 à 1437                                               

.Guillaume II de Diest, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1394 à 1439. 

Il entre en guerre avec son clergé puis avec ses vassaux épiscopaux et la ville de Strasbourg. En 1414, les bourgeois de Strasbourg se libèrent  du pouvoir de leur évêque qui s’en va résider à Saverne.    

.Albert II de Habsbourg (1397-1439) duc d'Autriche de 1404 à 1439(Albert V) roi de Francie Orientale (Germanie) de 1438 à 1439, roi des Romains de 1438 à 1439 , roi de Bohême  de 1437 à 1439, de Hongrie et de Croatie  de 1437 à 1439

.Conrad IV de Busnang, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1439 à 1440.

.Frédéric III de Habsbourg (1415-1493) duc d’Autriche (Frédéric V) de 1457 à 1493,roi de Francie Orientale (Germanie) de 1440 à 1486 roi des Romains en 1440 puis empereur de 1452 à 1493, roi d’Italie de 1452 à 1493                                                   

.Robert de Simmern, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1440 à 1478.  

 Apparenté  aux comtes palatins, il doit soutenir d'abord la guerre contre les Armagnacs "die armen Gecken"  (pauvres grueux) ou " Schender" (écorcheurs) commandé par le dauphin de France, le futur roi Louis XI qui envahissent l'Alsace de 1434 à 1444 puis contre le duc de Bourgogne Charles le Téméraire .                                      

.Albert de Deux-Ponts-Veldenz, comte palatin, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau  de  1478   à 1506

Il doit affronter la révolte des paysans du Bundschuh.

.Maximilien Ier de Habsbourg (1459-1519) archiduc d’Autriche, roi de Francie Orientale (Germanie) de 1486 à 1519, duc de Bourgogne de 1477 à 1482, empereur de 1505 à 1519

Fils de l’empereur Frédéric III

.Charles V de Habsbourg, dit Charles Quint,(1500 -1558)  roi de Germanie de 1519 à 1556, roi d’Espagne de 1516 à 1556, roi d’Italie de 1530 à 1556, roi de Sicile de 1516 à 1556, couronné roi de Bourgogne-Provence en  1536, empereur de 1519 à 1558

Petit-fils de Maximilien.

.Guillaume III de Honstein, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1506 à 1541

Il règne sous le règne des empereurs Maximilien de Habsbourg et de son fils Charles Quint.

L’arrivée du protestantisme sous le règne de l’empereur Charles Quint ainsi que de lourdes taxes sur les produits agricoles mettent le monde rural en effervescence.

Le lundi de Pâques 1525 se produit un soulèvement général d’environ 40000 paysans menés par Erasme Gerber. Les villes et monastères sont attaqués et tombent un à un. Prétextant la défense de son titre de co-seigneur de l’abbaye de Marmoutier/Maursmünster, le duc Antoine de Lorraine envahit l’Alsace et massacre 18000 paysans à Saverne/Zabern et Lupstein et 5000 à Scherviller. 

.Erasme de Limbourg, prince-évêque de  Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1541 à 1568 ;

Il règne également sous le règne de l’empereur Charles Quint de Habsbourg.

Le 15 janvier 1552, le roi de France Henri II s’allie aux protestants d’Allemagne contre l’empereur Charles Quint ; le 18 avril, les Strasbourgeois apprennent qu’il prévoit de se présenter devant leur ville. Henri II traverse effectivement les Vosges et le 3 mai entre à Saverne /Zabern mais comme Strasbourg manifeste son intention de s’opposer à l’envahisseur, il préfère renoncer à son entreprise.

.Ferdinand Ier de Habsbourg (1503-1564)  archiduc d’Autriche, roi de Germanie de 1531 à 1564 ,roi de Bohême de 1526 à 1564,empereur de 1558 à 1564   

Fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle, reine de Castille puis d'Aragon  et frère cadet de Charles Quint.

.Jean IV de Manderscheid-Blankenheim, prince-évêque Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1569 à 1592 ;

Il règne sous le règne de l’empereur Ferdinand de Habsbourg.

Après la mort de Ferdinand Ier en 1564, la branche autrichienne des Habsbourg se divise en plusieurs branches, l'aînée conservant la couronne impériale, la cadette recevant les Pays antérieurs et le Tyrol. Ferdinand II (mort en 1595), son neveu Maximilien III (mort en 1618) ne résident pas en Alsace. 

.Maximilien II de Habsbourg (1527-15769 , archiduc d’Autriche, roi de Germanie de 1564 à 1576, roi des Romains le 30 novembre 1562. roi de Bohême, de 1564 à 1576, roi de Hongrie de 1564 à 1576, empereur de 1564 à 1576

Fils aîné de Ferdinand Ier de Habsbourg et d'Anne de Bohême. 

.Rodolphe II de Habsbourg (1552-1612)  archiduc d’Autriche, roi de Germanie de 1576 à 1612,  empereur de 1576  à 1612, roi de Hongrie et de Croatie de 1608 à 1612, roi de Bohême. de 1576 à 1612, roi des Romains (empereur) de 1575 à 1612

Fils de Maximilien II et de Marie d’Autriche, fille de Charles Quint.                                             

.Jean-Georges, margrave de Brandebourg, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1592 à 1604

Il est élu par les chanoines protestants.

.Charles de Lorraine (1567-1607), évêque de Metz en 1578, cardinal en 1589, prince-évêque de Strasbourg  et landgraf de Nordgau de 1604 à 1607 

Fils cadet de Charles III, duc de Lorraine et de Claude de France. Il est élu en 1604 par les chanoines catholiques alors que le siège épiscopal est occupé par Jean-Georges de Brandebourg, un prince protestant, l’administrateur protestant du diocèse contre lequel il doit entrer en guerre.

.Matthias Ier de Habsbourg,(1557-1619) archiduc d’Autriche,  roi de Germanie de 1612 à 1619, empereur de 1612 à 1619 ,roi de Bohême de 1611 à 1619,roi de Hongrie et de Croatie de 1608 à 1619, empereur de 1612 à 1619

Cinquième enfant de l’empereur Maximilien II 

.Léopold V de Habsbourg (1586-1632), administrateur laïc  et landgraf de Nordgau de 1607  à 1626

Frère puîné de l'empereur Ferdinand II.

En 1610, le célèbre homme de guerre Ernst von Mansfeld, suivi de 500 mercenaires, déserte le camp de l’évêque de Strasbourg pour rallier l’Union Evangélique protestante. La guerre dite de 30 ans éclate en 1618 en Bohême entre catholiques et protestants et gagne rapidement tout l’Empire. Elle atteint la vallée du Rhin en 1621. L’Alsace est ravagée en 1621-1622 par les troupes de Mansfeld soutenu et  subventionné par le cardinal de Richelieu.

En 1626, Léopold  renonce à ses dignités ecclésiastiques et se marie avec Claudia de Médicis.

.Ferdinand II de Habsbourg (1578- 1637) archiduc d'Autriche, roi de Germanie de 1619 à 1637,roi de Bohême de 1617 à 1619 et de Hongrie de 1618 à 1626 ,empereur de 1619 à 1637.

.Léopold-Guillaume II de Habsbourg (1614 - 1662)  gouverneur général des Pays-Bas espagnols, Grand-Maître des Chevaliers teutoniques, évêque de Halberstadt, de Magdebourg, d'Olmütz, Passau, Breslau  et de Strasbourg de 1626 à 1662

Dernier fils de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière, frère cadet  de l’empereur Ferdinand III ; donc neveu du précédent.

En 1630, le roi de Suède Gustave Adolph débarque en Allemagne avec 16 000 hommes pour soutenir les protestants. Le Strasbourgeois Josias Glaser, qui a réussi à se faire nommer à la fois commissaire royal à la fois du roi de France et du roi de Suède pousse Strasbourg à signer le 7 juin 1632  une alliance  avec la Suède par laquelle la ville livre le pont du Rhin le 31 août. Au cours de cette année 1632,  l’Alsace est à nouveau ravagée par  les Suédois du roi Gustave Adolphe puis les armées du duc de Lorraine et celles du roi de France, entretenant le conflit afin de profiter de l’anarchie générale pour s’imposer. On assiste alors à la conquête méthodique des pays habsbourgeois, conquête qui culmine en décembre 1638 par la chute de Brisach et du Landskron devant les troupes de Bernard de Saxe-Weimar que Louis XIII reconnait comme Landgrave d’Alsace mais il meurt peu après. Léopold-Guillaume  passe la plus grande partie de sa vie à faire la guerre notamment contre la France. En 1640, il réussit à chasser les Suédois de Bohême mais ils le battent à Breitenfeld en 1642. En 1645 il défait à la bataille de Brigittenau une avant-garde de Suédois, de sorte que ceux-ci renoncent à attaquer Vienne. En tant que gouverneur général des Pays-Bas espagnols, il conclut, par le Traité de Münster (1648), une paix avec les Provinces-Unies et combat aussi la France.

.Ferdinand III de Habsbourg (1608-1657), archiduc d’Autriche ,roi de Germanie de 1637 à 1657, roi de Hongrie, de Bohême, empereur de 1637 à 1657

.Léopold Ier de Habsbourg (1640-1705) archiduc d’Autriche, roi de Germanie de 1657 à 1705, roi de Hongrie et roi de Bohême,  ,empereur de 1658 à 1705 

.François-Egon de Furstenberg (1626-1682) évêque de Metz puis évêque de Strasbourg de 1663 à 1682.

Fils du comte Egon von Fürstenberg-Heilingenberg, général de l'armée impériale qui  participe notamment en 1629 à la guerre de Succession de Mantoue.

En 1681, avec une armée de 30 000 hommes, Louvois et Montclar encerclent par surprise Strasbourg laquelle n’a d’autre choix que de capituler le 30 septembre 1681.    

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 09:41

Face aux actes de guerre des Islamistes portés sur le territoire de l’Union Européenne en réponse à la guerre qui leur est faite sur les territoires du Proche et Moyen Orient et en Afrique, la France d’abord, mais également toute l’Union Européenne, ne disposent certes pas de moyens de renseignements suffisants pour tenter de les prévenir mais également aussi pas suffisamment d’hommes pour, à la fois assurer une présence dissuasive de manière durable soit fixe devant tous les points sensibles ou l’on peut craindre de nouvelles attaques meurtrières contre les populations soit mobile sous forme de patrouilles sur toutes les voies publiques ou dans les lieux publiques très fréquentés.

Mais la défense des citoyens pourraient encore moins être assurée si des insurrections venaient à se multiplier, suscitées sous des prétextes divers par les Islamistes dans des quartiers de banlieues sensibles voire carrément en plein centre des grandes villes.

Or si les Services de Renseignement venaient à voir leurs moyens suffisamment augmenter, du fait que par nature leur action ne se voit pas, cela ne suffirait pas à rassurer la population contre la menace qui ne fera que s’accroitre ; outre le fait que le renseignement ne garantit pas à 100% la prévention des actes terroristes.

Seule une présence massive très visible de militaires armés peut être de nature à rassurer les citoyens et à dissuader les terroristes d’agir. Or ce n’est pas 10 000 hommes mobilisés à l’échelle de la France qui vont avoir un impact significatif si l’on sait par exemple qu’au niveau d’un département comme la Haute Savoie qui compte environ 750 000 habitants, répartis en une dizaine de villes, une centaine de militaires seulement vont venir renforcer les effectifs sur place dont très peu affectés à des gardes fixes ou à des patrouilles.

Dès lors que, hors les escadrons mobiles de gendarmerie, il ne serait pas raisonnable d’affecter à ces gardes et patrouilles des militaires qui peuvent devoir être amenés à relever ou à renforcer leurs collègues sur les divers champs de bataille actuels hors de France, les effectifs pour effectuer ces missions de surveillance du territoire national sont ridicules; et ce même en ajoutant les compagnies de CRS (qui ne sont pas militaires) et une très faible fraction de la Police Nationale disponible pour de telles missions de surveillance sous forme de garde ou de patrouille.

La France serait donc bien inspirée non seulement de donner l’exemple aux autres Etats membres de l’Union Européenne en arrêtant carrément le processus de désarmement et de diminution des effectifs des Armées, alors que le reste du monde ne cesse de s’armer, mais aussi et surtout en rétablissant une véritable Défense Opérationnelle du Territoire encadrée par la Gendarmerie Mobile ou une Garde nationale constituée pour une bonne partie de ses effectifs par des militaires issus du contingent après rétablissement d’un service militaire court de 4 mois.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 14:49

 

La décision de la Banque Nationale Suisse de ne plus soutenir le court plancher de 1.20 CHF pour 1 € montre les limites de l’indépendance réelle sur le plan externe d’une Banque Centrale réputée indépendante sur le plan interne et plus largement celle de la souveraineté monétaire et économique d’un Etat. En effet si pendant 3 ans la BNS a pu, dans des conditions somme toute acceptables mais de plus en plus risquées, appliquer sa politique de soutien de l’euro par rapport au franc, le simple bon sens était d’admettre que celle-ci n’était plus possible raisonnablement dès le moment ou la Banque Centrale Européenne avait pris elle la décision contraire de faire diminuer la valeur de l’euro. En effet la taille des masses monétaires en jeu entre l’euro d’une part et le franc d’autre part, rendait une telle politique de plus en plus risquée. Tandis que la BCE a affiché sa volonté de porter à 3000 milliards le total de son bilan alors que le PIB de la Zone euro est de 2400 milliards et que celui de la BNS atteint déjà près de 500 milliards soit pratiquement l’équivalent de son PIB, après l’achat de bientôt près de 300 milliards d’euro, la poursuite de sa politique de soutien de l’euro l’aurait conduite à devoir acquérir presque seule parmi les autres Banques Centrales de monnaies importantes, de nouvelles quantités massives d’euros au risque de voir son bilan dépasser, ce qui ne s’est jamais vu historiquement, la taille de son PIB d’une part, comme souhaite le faire de manière dangereuse la BCE, et de subir d’autre part des pertes considérables en cas de poursuite de la baisse de l’euro malgré son action. Le combat entre la BNS soutenant l’Euro et la BCE voulant le faire descendre pouvait apparaitre comme celui de David contre Goliath sauf que David ne dispose pas de la fronde et de la pierre (ou de l’arbalète et de la flèche) capable de vaincre Goliath. Comme quoi la souveraineté économique d’un Etat est très difficile à conserver face à une mondialisation qui se développe alors que l’on a abandonné rapidement, après le 15 aout 1971, l’idée de réformer le système monétaire international en laissant flotter les monnaies au gré des marchés. Comme quoi aussi le récent référendum, perdu par ses initiants, sur l’obligation pour la BNS de détenir 20% d’or aurait dû avoir du bon car, plutôt que de faire monter le franc par rapport à l’euro, il aurait dû raisonnablement le faire baisser quand les marchés auraient réalisé qu’une perspective de retour un jour à l’étalon or n’était pas si improbable et impossible et que la couverture du franc en or est actuellement inférieure celle de l’euro. Au lieu de cela, la BNS a cru pouvoir imiter bizarrement les anglo-saxonnes Réserve Fédérale des USA et BeO du Royaume Uni en jouant les quasi faux-monnayeurs en faisant marcher la planche à billet pour un résultat plus que passager dès lors que la BCE semble se décider à suivre elle-aussi une telle politique.

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 20:52

L’Occident et les fanatiques musulmans se font la guerre en Afrique, au Proche et Moyen Orient. Les fanatiques musulmans affrontent dans un nombre croissant de régions des militaires qui en sont originaires largement soutenus par ceux de l’Occident qu’ils combattent.

Il est donc logique pour eux de porter la guerre sur le territoire même des Etats Occidentaux qui, en raison de leurs règles démocratiques ne peuvent les y affronter militairement.

L’Occident se trouve ainsi en permanence confronté à un combat asymétrique tant qu’il refuse sur ses territoires, au nom des « droits de l’homme » de mettre en œuvre les moyens juridiques et judiciaires applicables au temps de guerre conférant des pouvoirs exceptionnels non seulement à la Police, à la Gendarmerie et à la Justice.

En supposant que les Etats occidentaux finissent par se décider à mettre en œuvre les instruments adéquates lorsqu’est constaté l’Etat de Guerre, force est de reconnaitre qu’ils vont rapidement se trouver confrontés à une absence de moyens policiers et militaires pour faire face sérieusement à la menace.

En effet les effectifs mobilisables pour la mise en œuvre au plus haut niveau, en France par exemple du plan Vigipirate, restent ridicules. On peut s’étonner d’ailleurs que la Gendarmerie Mobile qui est en charge de la Défense Opérationnelle du Territoire français et doit lui fournir l’essentiel des effectif ne mobilise pas, à l’occasion d’actes de guerre caractérisés sur le territoire national, la totalité de ses réserves mobilisables alors que l’Armée, dont ce n’est pas le rôle premier, ne dispose pratiquement plus de réserves pour ses opérations extérieures.

En outre, il serait grand temps que la France et les autres Etats occidentaux réfléchissent sérieusement rapidement au rétablissement du service militaire encadré par la gendarmerie ou tout équivalent pour assurer la défense armée de leur territoire que ne peut plus assurer leurs armées de métiers excessivement réduites.

Le temps de l’ « angélisme » est révolu celui de la guerre est venu !

Les gouvernements qui se montreront incapables de garantir correctement la défense des citoyens en ne prenant pas l’exacte mesure du danger qui les menace seront responsables non seulement devant les familles des victimes mais l’ensemble de leurs concitoyens.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 15:45

Le 1er janvier 2015, Lyon devient Métropole de Lyon : une nouvelle collectivité territoriale au statut unique en France. Cette Métropole de Lyon exercera alors l'ensemble des compétences cumulées du Grand Lyon et du Conseil Général du Rhône sur le territoire géographique de la communauté urbaine :

.Compétences issues du Grand Lyon :

Aménagement urbain ; Habitat et logement ; Développement durable et énergie ; Planification territoriale ; Transports et mobilité ; Développement économique ; Relations internationales ; Propreté (nettoyage et gestion des déchets) ; Eau et assainissement ; Voirie ; Tourisme ; Agriculture.

.Compétences issues du département du Rhône :

Insertion ; Personnes âgées ; Personnes en situation de handicap ; Logement et développement urbain ; Mobilité ; Famille ; Éducation (collèges) ; Enfance ; Culture et sport ; Aménagement du territoire ; Voiries ; Tourisme ; Agriculture. .

Autres compétences prévues par la loi :

Création et gestions d'équipements culturels ; Construction et entretien des réseaux de chaud et froid ; Construction et entretien des réseaux très haut débit ; Concession de distribution d'électricité et de gaz ; Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations ; Prévention de la délinquance et accès aux droits ; Participation à la gouvernance des gares ; Co-pilotage des pôles de compétitivité ; Logement ; Création et entretien des services pour les véhicules électriques ; Hygiène et santé.

L’objectif est de mettre la Métropole de Lyon au niveau des grandes métropoles de l’Union Européenne.

Mais en fait la logique voudrait que l’on parvienne à terme au statut de Ville-Etat comme celui d’ Hambourg, de Berlin ou de Brême en Allemagne Fédérale ce qui implique que la ville métropole de Lyon puisse également reprendre non seulement certaine compétence des régions françaises actuelles, de la Région Rhône-Alpes et demain Rhône-Alpes-Auvergne mais également de l’Etat français.

En République Fédérale d’Allemagne, les trois Länder de Berlin, de Brême et de Hambourg sont des « Stadtstaat » dans lesquels les institutions étatiques et municipales sont couplées. D'une certaine manière, la Région Bruxelles-Capitale constitue également une sorte de Ville-Etat au vu des compétences et des pouvoirs exercés par son gouvernement.

Rappelons qu’actuellement ces régions françaises sont compétentes en matière de :

.Aménagement et développement durable du territoire ; Protection de la biodiversité - Climat, qualité de l'air, énergie ; Développement économique ; Soutien à l'innovation ; Internationalisation des entreprises ; Intermodalité et complémentarité entre les modes de transports ; Soutien à l'enseignement supérieur et à la recherche ; formation professionnelle.

Mais si une telle logique doit être appliquée, elle conduit à se poser la question de savoir si une telle Métropole devenue Ville-Etat peut rester la capitale d’une Région dont elle ne ferait plus partie dans la mesure où elle n’aurait plus guère de compétences à partager avec la Région qui l’entoure. En fait on en revient peu ou prou à la situation des Villes Impériales Libres du Saint Empire dont sont héritières les Villes-Etats d'Allemagne dont le pouvoir temporel n’était pas détenu par les mêmes autorités que celles l’exerçant sur la principauté, le duché ou le comté au milieu duquel elle se trouvait. Ainsi dans une telle configuration, on devrait se rappeler utilement que Strasbourg n’était pas sous le Saint Empire, jusqu’à son annexion par la France en 1681, la capitale de l’Alsace, et trouver complétement aberrant qu’appelée à devenir une future Métropole comme Lyon, Strasbourg puisse être érigée demain comme capitale d’une Région Champagne-Lorraine-Alsace avec laquelle elle n’aurait plus guère de problèmes communs.

Mais alors si l’on revient à la future Région Rhône-Alpes-Auvergne, quelle pourrait en être la future capitale : Clermont-Ferrand, Saint Etienne, Grenoble, Bourg-en-Bresse, Chambéry, Annecy…… Certainement pas Grenoble appelée à devenir comme Strasbourg une Métropole sur le modèle de Lyon !

A terme, le département croupion du Rhône diminué de la Métropole de Lyon, puis celui de l’Isère diminuée de la Métropole future de Grenoble sont condamnés à disparaitre comme pour les Bouches du Rhône ou des Alpes Maritimes lorsque Marseille ou Nice seront devenues des Métropoles comme Lyon pour rejoindre un autre département voisin si l’idée des départements ruraux doit logiquement être retenus.

Alors ne serait-il pas plus intelligent, plutôt que de reproduire au niveau régional le système critiquable de la centralisation nationale sur Paris de répartir comme cela se fait dans les Etats qui ont une longue pratique du Fédéralisme, les différentes compétences des Régions nouveaux modèles entre les différentes Communautés urbaines en faisant partie ?

Il serait temps que les élus français cessent de faire des réformes en faisant soi-disant référence à une Allemagne Fédérale dont ils n’ont jamais fait vraiment l’effort de connaitre l’organisation en profondeur !

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