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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 09:11

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU ROYAUME DE BOURGOGNE-PROVENCE

 

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

b.Evêché  de Marseille/ Vicomté de Marseille/Abbaye de Saint Victor

 

Au Moyen-Age, Marseille comprend trois villes différentes qui sont : la cité abbatiale, la cité épiscopale et la cité vicomtale; la première soumise à la puissante abbaye de Saint-Victor de Marseille; la seconde appartenant à l'évêque, et, comme toutes les villes placées sous l'autorité ecclésiastique, flanquée de tours; la troisième, enfin, sous la dépendance des vicomtes de Marseille qui, dès le X° siècle y ont fait des constructions militaires importantes et l'ont entourée de remparts solidement établis.

 

Evêques :

 

.Honorat, évêque de Marseille de 948 à 976. 

Fils d’Arnulf, frère de Guillaume  de Marseille dit le Gros, premier vicomte de Marseille.

 

.Pons, évêque de Marseille de  977 à 1008

Fils de Guillaume ; frère de Guillaume II, vicomte de Marseille.

 

.Pons II, évêque de Marseille de 1008 ou 1014 à 1073.

Fils de Guillaume II, vicomte de Marseille et d’Accelena de Fos ; frère de Guillaume III, Geoffroy et Aicard, vicomtes de Marseille.

 

Il succède à son oncle Pons Ier comme évêque de Marseille, proba­blement dès 1008 et certainement à partir de 1014. Durant son long épis­copat, il figure dans un grand nombre de donations à l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille, ou autres, ou dans des actes divers, soit avec ses parents, soit avec ses frères ou ses sœurs.

Vers 1069 a lieu une opération qui compte dans l'histoire de Marseille : la division de la ville entre les vicomtes et l'évêque. Pons II (le troisième de la famille vicomtale), frère des vicomtes Guillaume III et Geoffroy et Aicard, occupe le siège épiscopal depuis plus de soixante ans. La papauté se dégage alors des intrigues romaines. Cinq papes successifs, Léon IX, Nicolas II et leurs successeurs prêtent l'oreille aux conseils d'un moine destiné à coiffer lui-même la tiare, Hildebrand, et manifestent leur autorité. Cluny réclame la réforme du clergé; Nicolas II l’entreprend.

Les vicomtes comprennent qu'ils ne peuvent conserver l'évêché dans leur famille. Ils se décident donc à effectuer un partage avec l'évêque leur parent, qui, par sa naissance, participe à leurs droits. Le partage se traduit par une division territoriale. La plus grande et la plus belle part échoit naturellement aux vicomtes : ils conservent tout le versant méridional des hauteurs de Marseille et la nouvelle ville de l'est. À l'évêque est attribuée toute la partie de la ville comprise à l'ouest et au nord de la place de Lenche : le château Babon, le bas-fond de la Major (l'alleu Notre-Dame), les quartiers neufs et quasi déserts qui sont devenus plus tard ceux de la Charité et de l'Observance, se joignant la butte des Carmes, comprise également dans le territoire épiscopal.

Cette division se continue  dans le terroir, en dehors des murs. La région nord (avec Château Gombert) est également attribuée à l'évêque; les vicomtes conservent les territoires situés à l'est et au sud, et notamment la vallée de l'Huveaune, dont ils vont d'ailleurs se dépouiller bientôt en partie.

. 

 

.Raimond Ier, évêque de Marseille de 1073 à 1122.

Fils de Geoffroi Ier, vicomte de Marseille.

 

Dès sa nomination, Pons de Peynier, neveu de l’évêque décédé, conteste divers droits que l’évêque possède en vertu du partage de 1069 qui a entériné la division de la ville de Marseille entre l’évêque et les vicomtes. Un accord finit cependant par être trouvé en 1119 grâce à l’arbitrage d’Atton, archevêque d’Arles, désigné par le pape Gélase  Les vicomtes conservent toute la partie sud des hauteurs de Marseille et la partie est tandis qu’à l’évêque est attribuée la partie comprise au nord et à l’ouest de la place de Lenche.  En 1121, Pons de Peynier reconnaît tenir la ville d’Aubagne de l’Église de Marseille : l’évêque est donc son suzerain. Vers 1121, après la restitution à l’évêque de la ville haute et des domaines de la ville d’Aubagne, de Saint-Marcel et du Beausset, Raimond Ier aurait absout Pons de Peynier et son épouse qui avaient été excommuniés.

 

.Raimond II de Soliers, évêque de Marseille de 1122 à 1151.

 

Le choix des chanoines d’élire Raimond II, évêque de Marseille, qui appartenait à une branche cadette des vicomtes de Marseille mais privée du titre vicomtal, témoigne d’un choix de compromis. Bien qu’homme de conciliation, le conflit avec la famille des vicomtes de Marseille se poursuit. Raymond II continue l’œuvre de son prédécesseur Raimond Ier. Pons de Peynier lui promet fidélité pour les fiefs qui le faisait son vassal. Il reconnait la seigneurie de la ville haute de Marseille et le droit absolu de l’évêque sur le château de Roquebarbe.

 

.Pierre Ie, évêque de Marseille de 1151 à 1170.

 

Peu après sa nomination, il se rend à Rome et obtient du pape Anastase IV la confirmation de ses biens par bulle du 30 décembre 1153, à savoir la ville supérieure de Marseille, le château de Roquebarbe et ses fortifications. En 1157, il fait appel à l’archevêque d’Arles Raimbaud de Reillanne et à l’évêque de Carpentras pour faire constater juridiquement la possession de Saint-Cannat par ses deux prédécesseurs.

Après une nouvelle enquête en 1164, il fait enregistrer tous les engagements de Pons de Peynier et de ses fils. Entre 1152 et 1157, il obtient du Comte de Provence Raimond-Bérenger II  l’autorisation de fortifier la ville haute. Il prend soin de faire confirmer ce droit par l’empereur Frédéric II.

Plusieurs conflits éclatent entre l’évêque et les chanoines notamment avec le prévôt qui veulent plus d’autonomie, ce qu’il obtient en 1162, pour l’administration de leurs domaines et des églises qui leur étaient attribués.

 

.Foulques de Thorame, évêque de Marseille de 1170 à 1188.

 

En 1179, il assiste au troisième concile du Latran. En 1183, il obtient du roi Alphonse II d’Aragon, la reconnaissance sur la seigneurie du château de Saint-Cannat.

 

.Rainier, évêque de Marseille de 1188 à 1214.

 

Rainier, au moment de son élection à l’épiscopat de Marseille, appartient au chapitre cathédral depuis plus de 25 ans. En 1199, le pape Innocent III lui confie le rétablissement de l’ordre dans l’abbaye de Lérins. Il se rend au concile d’Arles tenu en 1205 par le légat Pierre de Castelnau qui est assassiné le 14 janvier 1208. Il se rend à Saint-Gilles le 20 juin 1209 où le comte Raymond VI de Toulouse, accusé du meurtre du légat, est absous.

 

.Pierre de Montlaur, évêque de Marseille de 1214 à  1229.

Fils de Bernard III de Montlaur, seigneur de Vailhauques (Languedoc) ; frère d’Hugues de Montlaur, archevêque d’Aix en Provence.

 

Le règne de cet évêque se caractérise essentiellement par les nombreux conflits qu’il a avec la commune de Marseille. Marseille est alors secouée par un violent mouvement anticlérical : des églises sont attaquées, des biens de l’évêque saccagés. Trois pouvoirs se partagent alors la ville : l’évêque, maître de la ville haute, les vicomtes, seigneurs de la ville basse, et enfin la vieille et célèbre abbaye de Saint-Victor. Or, à la fin du XI° siècle et au commencement du XII°, Marseille, comme beaucoup d’autres cités, s’est dotée  d’une organisation municipale. L’influence des bourgeois s’accroit avec la prospérité commerciale et maritime de la ville ; peu à peu, dès les premières années du XIII° siècle, ils se trouvent assez riches et assez puissants pour racheter les droits féodaux que les vicomtes exercent dans la ville basse. Entre les bourgeois et le pouvoir ecclésiastique qui régne sur la ville haute, les conflits sont fréquents. En effet la ville basse, dirigée par une bourgeoisie active, riche, peu sympathique au clergé, très dévouée au comte de Toulouse, se trouve en  lutte contre l’évêque et l’ancienne aristocratie des vicomtes ;  Marseille  acclame le comte de Toulouse à son retour du Concile de Latran ; les bourgeois de la ville basse sont alors en pleine querelle avec l’évêque.

Le pape Honorius III s’élève contre ces violations dès février 1217 et son légat, le cardinal Bernard, prononce en 1218 l’excommunication des marseillais. Un accord est finalement trouvé entre la ville basse et l’évêque se traduisant par une délimitation précise entre la ville haute ou épiscopale et la ville basse approuvée le 23 janvier 1220[]. Mais, cet accord  ne suffit pas à établir une paix solide. En 1221 les marseillais de la ville basse décident de se relancer à la conquête du pouvoir communal et nomment un podestat, spécialiste de l’administration désigné pour un an et la plupart du temps d’origine italienne. Dès 1222, la lutte se ranime entre l’évêque et les bourgeois de la cité vicomtale ; bien plus, excités par l’exemple et les conseils de leurs voisins, les habitants de la ville épiscopale entreprennent d’enlever à l’Église le gouvernement temporel de leur cité. Ainsi ville haute et ville basse s’unissent contre le pouvoir du clergé. L’évêque Pierre de Montlaur ne demeure pas inactif ; dans sa détresse, fidèle aux exemples de beaucoup de prélats du royaume de Bourgogne-Provence, il s’adresse à son suzerain l’empereur.

Au mois de mai 1222, il se rend à Cosenza, près de Frédéric II, dont il obtient le renouvellement du privilège conféré en 1164 à son prédécesseur. Quelques mois plus tard, en février 1223, un diplôme impérial rendu à sa demande donne une confirmation solennelle à la transaction de 1220.

En 1223, les habitants de la ville haute soutenus par ceux de la ville basse, forment également une confrérie, nomment des consuls et s’affranchissent ainsi de la juridiction de l’évêque. Le 14 juillet 1224 Pierre de Montlaur casse les actes de la confrérie, mais à la fin de cette année 1224,  les deux villes s’unissent : l’autorité et la juridiction de l’évêque sont bafouées. Pierre de Montlaur se plaint au pape et  à l’empereur. Celui-ci  prend  la défense du prélat et se flatte de rétablir la paix sur la base des droits anciens de l’Église, modifiés et atténués par la transaction que les deux parties avaient acceptée. Aussi il charge l’archevêque d’Arles, Hugues, et Bermond, archevêque d’Aix, d’assurer à l’Église de Marseille la restitution qui lui est due.

 

Comme Bermond meurt sur ces entrefaites, c’est à Hugues qu’incombe de réaliser cette mission difficile. Tous ses efforts s’avérent inutiles ; fort de la délégation impériale, le 22 mai 1225 il est obligé de mettre au ban de l’Empire les deux villes rebelles, la cité des évêques aussi bien que celle des vicomtes. Frédéric II s’occupe de lui donner une sanction immédiate en soulevant ou en encourageant les adversaires naturels de Marseille. A cette époque en effet, les bourgeois d’Arles sont les rivaux des Marseillais : déjà la guerre fait rage entre les deux villes : par un diplôme du 22 mai 1225, Frédéric enjoint aux Arlésiens de combattre Marseille de tout leur pouvoir, de saisir là où ils le peuvent les biens des Marseillais et de provoquer partout des coalitions contre eux. Frédéric tient le même langage au jeune comte de Provence, Raymond Bérenger.

Le podestat Spino de Sorresina n’en tient aucun compte et fait reconnaître les privilèges de la ville par Raymond VII de Toulouse le 19 septembre 1225. S’engage alors  une lutte qui va désoler la Provence pendant de longues années. De leur côté les Marseillais se hâtent  de resserrer leur alliance avec la commune d’Avignon qui, comme eux, garde toutes ses sympathies au comte Raymond VII. Déjà les positions sont prises en vue de la guerre qui bientôt s’ouvrira entre les comtes de Toulouse et de Provence. Il est facile de comprendre que l’empereur Frédéric II reste dans la Méditerranée le pouvoir dominant, et que Marseille ferait acte de folie en lui résistant ouvertement. Par ce seul fait que l’empereur les traite comme ennemis, les Marseillais se trouvent en guerre avec la plupart des riverains de la Méditerranée et doivent cesser avec eux toutes relations ; leurs rivaux Italiens s’empressent de profiter des proclamations impériales pour courir sus à leurs navires et les supplanter dans leurs positions commerciales.

Quand même Frédéric n’ entend pas user dans toute leur rigueur de ses droits contre la cité rebelle, il suspend au moins tous leurs privilèges ; or, pour se rendre compte de l’importance des privilèges que pouvait obtenir à cette époque une cité commerçante, il suffit de lire le diplôme accordé par Frédéric II, quelques années plus tard, à la république de Venise : on y trouve, longuement énumérés, la sauvegarde des personnes et la liberté du commerce promises aux Vénitiens dans tout le royaume de Sicile, l’atténuation ou l’exemption totale de certains impôts sur les achats et les ventes, des tarifs de faveur en ce qui concerne les droits sur la navigation et les taxes de douane à l’exportation, la reconnaissance au profit des Vénitiens qui viendraient à mourir dans le royaume, de la faculté de transmettre librement leur succession testamentaire . Telles étaient les faveurs que l’empereur dispensait à ses amis et retirait à ses adversaires. Aussi les Marseillais sont assez avisés pour comprendre qu’ils doivent renoncer à soutenir une lutte aussi dangereuse ; ils ne tardent pas à entrer en négociations avec l’empereur.  

Deux bourgeois, Guillaume Vivand et Pierre de Saint-Jacques sont dépêchés auprès de l’empereur, qui se trouve dans le sud de l’Italie. Mais ces ambassadeurs sont jetés en prison sur les ordres de celui-ci.

En 1226 la commune dispose d’une grande autonomie mais un renversement de la situation se produit avec l’arrivée de l’armée du roi de France Louis VIII qui assiège et prend la ville d’Avignon le 12 septembre 1226. Par divers actes d’octobre 1226,  Frédéric II réinvestit  Raymond Bérenger V du comté de Provence et déclare nulles et non avenues, comme contraires à la constitution de l’Empire, les concessions de consulat et de liberté municipale qui ont pu être accordées par les comtes de Provence à leurs sujets. Raymond Bérenger devient l’ennemi de Marseille. Les Marseillais sont contraints de faire leur soumission à leur évêque  lui promettant ainsi qu’au cardinal de Saint-Ange, légat du Pape,  la réparation du préjudice qu’ils ont causé à l’Église.  Par une lettre du 24 février 1227 le pape Honorius intercède alors auprès de l’empereur pour obtenir de lui qu’il se réconcilie avec la commune et qu’il remette en liberté les deux Marseillais emprisonnés.

En 1228, l’empereur est saisi des plaintes d’Hugues de Baux, devenu vicomte de Marseille par son mariage avec la fille de Barral : comme les Marseillais entravent Hugues dans le libre exercice de ses droits, l’empereur charge Draconet de Montdragon et Blacas d’exiger de la commune les restitutions qui lui sont dues.

Quelques mois plus tard, en octobre, du consentement de l’archevêque d’Arles, Raymond Bérenger V et la commune d’Arles concluent pour trois ans un traité d’alliance dirigé contre Marseille. Bien plus, en vertu d’un acte du 23 décembre, le comte de Provence doit s’engager à ne faire ni paix ni trêve avec les Marseillais sans sauvegarder les droits qu’un autre membre de la famille de Baux, Raymond, prétend avoir contre Marseille.  

Le nouveau podestat Hugolin Domnedame est dans la nécessité de prononcer la séparation de la ville haute et de la ville basse. Par ailleurs pour régler le conflit entre la ville basse et l’abbaye de Saint-Victor au sujet des droits des vicomtes de Marseille, l’évêque d’Antibes et l’abbé du Thoronet sont nommés arbitres. Ceux-ci prononcent le 6 avril 1229 l’excommunication de la population. Il s’ensuit un nouveau mouvement anticlérical.  

 

.Benoît d’Alignan, évêque de Marseille de 1229 à 1267,

 

En arrivant à Marseille en 1229, Benoît d’Alignan trouve donc les Marseillais frappés d’excommunication et hérite d’une situation particulièrement délicate. Cependant le pape Grégoire IX inquiet des agissements de l’empereur  Frédéric II, est prêt à faire preuve d’indulgence. Les Marseillais ne sont définitivement absous et réconciliés avec l’Église qu’au mois de janvier 1230. Le 1er janvier 1230, Benoît d’Alignan reçoit la soumission de la population et lève les sentences d’excommunication et d’interdit. Un traité est signé le 9 janvier 1230 à Aix-en-Provence. Mais il faut régler également le diffèrent entre l’abbaye de Saint Victor et la commune : l’abbé Bonfils et le consul Guillaume de Roquefeuille acceptent l’arbitrage de Benoît d’Alignan qui rend  son jugement le 30 janvier 1230. Un peu plus tard, au printemps 1230, Raymond Bérenger V voulant affirmer son autorité sur la ville de Marseille, propose également comme arbitre l’évêque de Marseille qui rend une sentence reconnaissant la haute juridiction du comte de Provence Raymond Bérenger V qui reçoit les châteaux de Saint Marcel, Aubagne, Roquefort, Bréganson et Hyères. Cette année 1230, le ban impérial contre la ville est levé.

Mais Marseille se trouve dépossédée de son domaine extérieur, ce qui vaut à Benoît d’Alignan la colère des marseillais qui une fois de plus font appel au comte de Toulouse Raimond VII. L’empereur Frédéric II finit par imposer une trêve aux deux comtes, ce qui oblige les marseillais à se réconcilier avec l’évêque.

Par un diplôme de mars 1232, pour marquer publiquement sa faveur à Raymond Bérenger V, Frédéric II annule de nouveau,  toutes les concessions que le comte de Provence a pu faire pendant sa minorité à la ville de Marseille ou aux autres communes, au détriment des droits qu’il tenait de l’Empire ; il enjoint par un autre acte aux seigneurs et aux communes du comté de Provence de s’abstenir de toute conspiration ou rébellion contre le comte, sous peine de la confiscation de leurs biens. Un peu plus tard, en mai 1232, il sanctionne  une sentence rendue par l’évêque de Marseille au profit du comte Raymond Bérenger contre les syndics de la cité vicomtale. Au mois de mars 1233, les Marseillais font leur soumission à l’empereur, mais en mai, après que les élections eurent modifié la composition du conseil de la cité vicomtale, les Marseillais changent d’avis. Et c’est sous la menace du légat impérial de les mettre encore une fois au ban de l’Empire qu’ils se résignent. 

En mai 1238, convoqués par l’empereur Frédéric, les contingents des évêques de Grenoble, archevêque d’Embrun, de l’évêque  du Valentinois et du Diois rencontrent  à Vérone sous les drapeaux de l’Empire les troupes du comté de Savoie et aussi celles des comtés de Provence et de Toulouse, conduites par Guillaume de Savoie, l’évêque élu de Valence. L’archevêque d’Arles, Jean Baussan, et l’évêque de Marseille, Benoît d’Alignan, ont devancé Raymond Bérenger à la Cour impériale ; ils sont à Vérone dès le mois de juin. Tous deux figurent comme témoins dans un acte où l’empereur promet sa protection à la ville d’Embrun et lui assure le maintien de ses libertés et coutumes.

En 1245 Benoit d’Alignan doit se défendre contre les exigences de Raymond Bérenger V qui, ayant réussi à obtenir le retrait du comte de Toulouse, affaibli par sa défaite en Saintonge, veut que l’évêque lui prête serment. Ce différent se  règle car le pape Innocent IV attribue au comte la « rose d’or » à Lyon où se rend Benoît d’Alignan.

Raymond Bérenger V étant décédé le 19 août 1245 en ne laissant que des filles pour héritières, Charles d’Anjou, frère de Saint-Louis, devient le nouveau comte de Provence en épousant Béatrice de Provence, fille du comte décédé.

Benoit d’Alignan régne pendant une bonne partie du Grand Interégne.

Ce n’est qu’en 1252 que Marseille consent à se placer sous l’autorité du comte, à la condition de conserver ses franchises municipales.  Cette soumission n’est qu’apparente les Marseillais gardent au fond du cœur, avec la haine de leur nouveau maître, les souvenirs de leur ancienne indépendance. Trop faibles pour s’affranchir par leurs propres forces, ils cherchent un protecteur à l’étranger : trente ans auparavant, pour résister aux envahissements de Raymond Bérenger, ils s’étaient donnés à Raymond de Toulouse ; maintenant, ils s’adressent à Alphonse de Castille. Alphonse de Castille, avant même d’être choisi par  quelques-uns  des électeurs,  noue des relations diplomatiques avec Pise, la cité gibeline, alors serrée de près par ses ennemis, les Guelfes de Toscane. Pour poursuivre ces pourparlers le syndic de Pise, Bandino Lancea, se rend en Castille auprès d’Alphonse il en rapporte un traité d’alliance offensive et défensive entre la ville et le roi. En échange des privilèges qu’il leur confère et des secours qu’il leur promet, Alphonse est  reconnu par les Pisans comme le futur Empereur ; Une clause de ce traité oblige Alphonse à procurer à la ligue l’adhésion de Marseille, avec laquelle il a évidemment ouvert des négociations.

Si Pise est menacée parles Guelfes, Marseille doit lutter  pour sauvegarder son indépendance contre la puissance croissante de Charles d’Anjou ; non moins que les Pisans, les Marseillais ont alors besoin d’alliés et de protecteurs. Aussi se décident-ils à entrer dans la ligue formée par Pise et le roi de Castille ; ils y souscrivent à des conditions analogues à celles  acceptées par les Pisans. Trois ambassadeurs de Marseille se rendent en septembre 1256  à Ségovie, où se trouve Alphonse et déclarent solennellement nommer, demander, postuler et élire comme empereur le seigneur roi de Castille.

Le 30 août 1257,  le comte  de Provence Charles d’Anjou achête à Benoît d’Alignan tous ses droits dans la ville haute par échange contre plusieurs châteaux : Mallemort, Saint Cannat, Signes, Mérindol. Bien que cet échange soit avantageux pour l’église, quatre chanoines se plaignent auprès du pape Alexandre IV qui adresse une lettre pleine de reproches à l’évêque. Suite à de nouvelles plaintes, le pape désigne deux commissaires qui mandatent deux chapelains pour entamer une procédure contre l’évêque et prononcent une sentence d’excommunication. Il faut que Charles d’Anjou intervienne vigoureusement auprès du pape pour faire lever cette sanction.

Mais par le traité  signé par ses ambassadeurs avec Alphonse de Castille, Marseille, au moins pour ses affaires continentales, ne gagne aucun appui sérieux et  demeure isolée dans sa querelle avec Charles d’Anjou ; aussi en 1262  les Marseillais  renouvellent d’infructueux efforts.

Encore une fois ils mettent leur espoir dans un prince étranger, Pierre d’Aragon, fils du roi Jacques Ier et cousin de leur dernier comte Raymond Bérenger : le même qui un jour fera une si rude guerre à la maison d’Anjou. Grâce à lui ils espèrent retrouver « l’indépendance » ; cette même année 1262, les fortifications de Marseille sont rasées par le comte de Provence victorieux qui n’oublie pas les noms de plusieurs des ambassadeurs, qu’on  retrouve dans les listes de proscription de 1263 ; il frappe du bannissement Pierre Vetuli, l’un des ambassadeurs envoyés l’année précédente près du roi de Castille. Plus tard, les chefs de la rébellion expient sur l’échafaud l’insuccès de nouvelles tentatives : au nombre de ces victimes de la cause de la liberté figure Albert de Lavanie, le même qui avait été jadis chargé de représenter Marseille auprès d’Alphonse. Le comte de Provence triomphe. Sous le nom de Chapitres de paix, il impose aux bourgeois une convention bien plus dure que celle de 1252. C’en est fait de la République marseillaise. 

 

.Raimond de Nîmes, évêque de Marseille de 1267 à 1288.

 

Il n’approuve pas la décision de son prédécesseur Benoît d'Alignan au sujet de l’échange de la ville épiscopale ou ville haute de Marseille contre différents châteaux. L’examen de cette affaire est confié par le pape au cardinal Richard. La procédure retient Raimond  à Viterbe (Italie) pendant toute l’année 1268, mais elle ne peut aboutir car le pape décède et son remplacement n’est réalisé que trois mois après. Raimond de Nîmes retourne  alors dans son diocèse de Marseille. En 1274 il assiste au second concile général de Lyon sous le pontificat de Grégoire X.

 

.Durand de Trésémines, évêque de Marseille de 1289 à 1312.

À la mort de l’évêque Raimond de Nîmes, les chanoines de la cathédrale de la Major de Marseille élisent pour lui succéder l’abbé de Saint Victor, Raimond Lordet. Celui-ci refuse cette élection et le pape Nicolas IV qui s’était réservé la désignation de l’évêque de Marseille, nomme Durand dit de « Trésémines », qui résidait depuis quelques années à Rome dans l’entourage du cardinal Bernard de Languissel, ancien archevêque d’Arles, qui l’a recommandé au pape.

En 1309 il prête hommage au nouveau comte de Provence et  roi de Sicile, Robert Ier de Naples.

.Raimond Robaudi (ou Roubaud), évêque de Marseille de 1313 à 1319 puis archévéque d’Embrun à partir de 1319

 

Le roi Robert Ier de Naples le charge en 1314 d’obtenir un délai pour le paiement d’un tribut de 8 000 onces d’or à l’Église car les dépenses de guerre l’empêchaient de l’acquitter au terme convenu.

 

.Gasbert de Valle, de La Val ou de Laval, évêque  de Marseille de 1319 à-1323, archevêque d'Arles de 1323 à 1341,

 

À partir de 1316, il exerce diverses fonctions à la Cour pontificale d'Avignon, sous les pontificats de Jean XXII, Benoît XII et Clément VI. 

 

.Aymard Amiel, évêque de Marseille de 1323 à 1333.

 

Il est nommé par le pape Jean XXII auprès duquel il demeure  à Avignon d’où il veille sur son église. Les bulles qui le nomment évêque de Marseille sont du 26 août 1323, de la même date que celles qui nomment Gasbert de La Val archevêque d’Arles. Le roi Robert Ier de Naples reçoit son hommage le 8 mars 1324. En 1325 il achète à Bertrand de Porcelet, seigneur de Cabriès, tout ce que ce dernier possédait à Signe (Var). En 1326,  il assiste au concile de l’Abbaye de Saint-Ruf d'Avignon présidé par le camérier de Jean XXII, Gasbert de Valle, archevêque d'Arles, en présence des archevêques d'Aix-en-Provence et d'Embrun, concile qui réunit tous les évêques de Provence et où sont prises de nombreuses décisions : interdiction pour les clercs de porter des armes et de fortifier les églises sans autorisation de l’évêque.

 

.Jean Artaud ou Artaudi, évêque de Nice de 1329 à 1334, puis évêque de Marseille de 1334 à 1335.

Issu d’une famille provençale qui possédait la seigneurie de Venelles près d’Aix-en-Provence.

Jean Artaud  ne réside que très rarement dans cette ville car le pape Jean XXII lui confie une mission de médiation pour mettre un terme à la guerre entre le comte de Flandre et le duc de Brabant qui se disputent la ville de Malines. Il part le 8 mars 1334 avec l’évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux et arrive à Amiens le 14 avril 1334 où il tient conseil. Les deux nonces du pape font en sorte que la ville de Malines reste indivise entre les deux comtes.

 

.Jean Gasc ou Gasqui, évêque de Marseille de 1335 à 1344.

 

Désigné par le chapitre de la cathédrale de la Major de Marseille pour succéder à l’évêque Jean Artaud. Le pape Benoît XII accepte ce choix mais, pour le principe, casse cette élection et le désigne le 13 octobre 1335 de sa propre autorité. Il ne prête hommage que le 23 novembre 1336 au comte de Provence et roi de Sicile  En décembre 1337, il se rend au second concile qui a lieu en l’Abbaye de Saint-Ruf d'Avignon où se réunissent tous les évêques des trois provinces provençales. 

 

.Robert de Mandagout, évêque de Marseille de 1344 à 1359.

Neveu du cardinal Guillaume de Mandagout.

 

Choisi par le pape le 13 septembre 1344 pour être évêque de Marseille seulement trois jours après le décès de son prédécesseur Jean Gasc. Dès le 23 septembre 1344 il envoie son frère Hugues de Mandagout, chanoine d’Aix-en-Provence, présenter ses bulles de nomination aux chanoines de Marseille.. Il rend deux fois hommage à la reine Jeanne Iière de Naples : une première fois le 15 août 1346 à Marseille, une seconde fois le 15 juin 1351 à Aix-en-Provence car la reine Jeanne s’était remariée et avait donné le titre de roi à son second mari Louis de Tarente.

Robert de Mandagout se préoccupe de ses pouvoirs temporels de seigneur. La fin de son épiscopat est marquée par deux manifestations tumultueuses. Tout d’abord l’évêque voulant exiger la dîme à Marseille contrairement aux usages anciens, le conseil de la ville fait occuper le palais épiscopal par des troupes armées. Plus grave est la révolte des habitants de la seigneurie de Saint-Cannat qui livrent le château aux bandes armées d’Amiel des Baux. Les biens de l’évêque sont mis à sac et Robert de Mandagout ne peut en reprendre possession.

 

.Hugues d’Harpajon, évêque de Marseille de 1359 à 1361

Cousin de Robert de Mandagout et neveu du cardinal Guillaume de Mandagout,

 

Le principal évènement advenu sous son épiscopat est la reprise de la possession du château de Saint-Cannat.

 

.Pierre Fabri, évêque de Marseille en 1361.

Institué par le pape mais n’est jamais consacré car il meurt peu de temps après cette désignation.

 

.Guillaume Sudre  évêque de Marseille de 1361 à 1366, puis cardinal de 1366 à 1373.

 

Le 4 juin 1465, il assiste au couronnement de l’empereur Charles IV de Luxembourg comme roi de Bourgogne-Provence dans la cathédrale Saint Trophime d’Arles. En octobre de la même année, le pape Urbain IV vient à Marseille inaugurer les nouvelles constructions qu’il a fait réaliser à l’abbaye Saint-Victor.

Ses préoccupations spirituelles ne l’empêchent pas de s’intéresser aux questions temporelles. Ainsi fait-il réparer les murailles et fortifications  et  recrutent des capitaines chargés de leur défense. Guillaume Sudre est le premier cardinal créé par Urbain V le 18 septembre 1366 et doit donc quitter Marseille pour Avignon.

 

Philippe de Cabassolle, régent et chancelier du royaume de Naples, recteur du Comtat Venaissin, légat pontifical, évêque de Cavaillon puis évêque de Marseille, de ?   à    ? , patriarche de Jérusalem, cardinal avec le titre de cardinal-prêtre de Saints Pierre et Marcellin, puis cardinal-évêque de Sabine (1368-1372).

Issu d’une famille de hauts fonctionnaires provençaux. Remarqué à Apt par la famille de Sabran, il est recommandé à Robert d’Anjou, roi de Sicile et comte de Provence. Dès 1333, à Naples, il est chargé de diriger la chancellerie de la reine Sanche.

Un an plus tard, le 17 août 1334, il est nommé évêque de Cavaillon et le roi Robert le désigne comme tuteur de sa petite-fille Jeanne de Naples. Le 19 janvier 1343, sur son lit de mort, le souverain lui donne la charge de Régent de son royaume.

Le 17 novembre 1362, Urbain V le  désigne comme recteur du Comtat.

Au cours de son rectorat, il a l’immense tâche de faire barrage aux mercenaires qui menacent les États pontificaux. Agissant en fin politique, le 30 novembre 1363, il signe une alliance défensive avec Foulques d’Agoult, Sénéchal de Provence, Raoul de Louppy, gouverneur du Dauphiné, et la Savoie. Alliance utile puisqu’en 1364, il doit faire face au retour des Tard-Venus, en 1365, aux menaces des Grandes Compagnies de Bertrand du Guesclin, et, en 1367, aux armées de Louis d’Anjou, conduites par le même du Guesclin, qui envahissent la Provence et menacent le Comtat. Il s’en tire chaque fois avec réussite et efficacité.

Aussi, lors de son retour à Rome (1367-1370), Urbain V le nomme Vicaire au temporel pour le Gouvernement des États d’Avignon, du Comtat Venaissin et des terres adjacentes.

Le 18 août 1361, Urbain V le nomme patriarche de Jérusalem. C’est à ce titre que, le 4 mai 1365, il préside le concile d’Apt conjointement avec les archevêques d’Arles, d’Embrun et d’Aix.

La pourpre cardinalice lui est remise lors du consistoire du 22 septembre 1368. Cardinal-prêtre. Il entre à la Curie le 4 juin 1369 et reçoit le titre de cardinal-évêque de Sabine le 31 mai 1370.

Il participe à la fin décembre 1370 au conclave qui élit Grégoire XI. Le Souverain Pontife le met tout de suite en charge d’une légation[]en Ombrie, Toscane et Campanie avec le titre de Vicaire Général de Bologne

Mais l’âge empêchant le cardinal de Sabine d’agir à sa guise, il est suppléé le 19 mai 1371 par le cardinal Pierre d’Estaing.

 

.Guillaume de La Voute, évêque de Toulon de 1364 à 1368, évêque de Marseille de 1368 à 1379 et enfin évêque de Valence et Die.

Issu d’une famille noble du Var.

 

Peu de temps après sa nomination, en 1371, il est envoyé par le pape Grégoire XI comme nonce à Naples. En effet le pape veut prévenir énergiquement Philippe II de Tarente qui revendique les principautés de Salerne et de Bari, qu’il ne souffrira de personne des atteintes au royaume de la reine Jeanne Ire de Naples. Guillaume de La Voute a ordre de l’excommunier s’il n’obéit pas.

Il revient à Marseille en 1373. En 1374 il met fin à un long conflit avec les Marseillais en exemptant à jamais du paiement des dîmes la ville de Marseille.

À la mort du pape Grégoire XI le 27 mars 1378, il se trouve en Italie et est chargé par le cardinal camerlingue d’assurer la sécurité du conclave qui est à l’origine du grand schisme d’Occident. Après l’élection de l’archevêque de Bari qui prend le nom d’Urbain VI, il veut se retirer dans le château de Saint-Ange mais est pris par des émeutiers italiens et risque d’être massacré. Il peut s’enfuir et se réfugier à Vicovero. Le nouveau pape le nomme évêque de Valence et de Die. Il a la chance d’être à nouveau élu au même poste le 1er juin 1379 par le pape Clément VII qui s’installe à Avignon.

 

.Aymar de La Voute, évêque de Grasse, évêque de Marseille de 1379 à1395.

 

En 1382,  il est conseiller de Louis Ier de Naples et le 18 juin 1385 il rend hommage à Louis II d’Anjou à Avignon entre les mains de Marie de Blois.  

À la fin de son épiscopat les rapports se tendent avec les Marseillais ; il réside à Saint-Cannat et à Avignon.

 

.Benoît II, évêque de Marseille de  1397 à 1418,

 

Dans la bulle de nomination de Benoît II au poste d’évêque de Marseille, le pape Boniface IX précise : «Il est probable que vous ne pourrez pas avoir la possession des biens de votre mense épiscopale, à cause de la puissance des schismatiques dans les domaines desquels votre église se trouve placée. C’est pourquoi, jusqu’à ce que vous ayez pu prendre possession de l’église de Marseille, ou que vous ayez été transféré à une autre église cathédrale, nous vous confions le monastère de Saint-Clément de Tivoli, dont les revenus vous aiderons à soutenir votre rang ».  

Benoît II ne vint jamais à Marseille.

 

.Paul de Sade, évêque de Marseille de 1404 à 1433.

 

Nommé par le pape d’Avignon Benoît XIII qui avait été reconnu par le comte de Provence Louis II d’Anjou et par le roi de France. Paul de Sade rend hommage à Tarascon le 7 mai 1406 entre les mains de Louis II d’Anjou. Il se rend au concile de Pise qui a lieu le 5 juin 1409 et se rallie au pape Alexandre V qui y est élu. Le 14 novembre 1410, il est élu archevêque d’Arles, mais le pape Jean XXIII qui a succédé à Alexandre V n’accepte pas ce choix et désigne le cardinal de Brogny.

C’est sous son règne qu’a lieu la prise de Marseille le 20 novembre 1423 par l’armée navale du roi Alphonse V d'Aragon.

 

.Avignon Nicolaï, évêque de Senez, évêque de Marseille, évêque d’Huesca (Espagne) et archevêque d’Aix-en-Provence.

 

Lorsque le pape de Rome Innocent VII meurt le 6 novembre 1406, Nicolaï est un des principaux agents de l’habile Benoît XIII qui veut empêcher une nouvelle élection et mettre un terme au grand schisme. Nicolaï va successivement à Florence, Rome, Sienne, Lucques etc.  Mais ces négociations ne peuvent aboutir. Pour le récompenser de son aide, Benoît XIII le nomme  évêque de Sénez le 22 juin 1408. Il assiste au concile de Perpignan convoqué par Benoît XIII, mais pas à celui de Pise où est élu le pape Alexandre V qui nomme le 9 août 1409, Jean de Seillans évêque de Sénez, mais Avignon Nicolaï garde son poste jusqu’au 13 novembre 1415 date à laquelle Benoît XIII le transfère à l’évêché d’Huesca (Espagne).

Après le concile de Constance, il reconnait Martin V qui le nomme  évêque de Marseille en 1420, mais pour une raison inconnue sa nomination n’a pas de suite. Il est nommé le 14 mars 1421 évêque de Saint-Pons. Le 3 juillet 1422 il devient archevêque d’Aix-en-Provence où il meurt le 15 juin 1443.

 

.André Boutaric, évêque de Marseille en 1433

 

Appartenant à une famille noble d’origine aixoise, nommé par le roi Louis III d'Anjou maître rational à la cour des comptes d’Aix-en-Provence. À la mort de Paul de Sade, il est élu par le chapitre, évêque de Marseille. Cette élection est confirmée par le pape Eugène IV par ses bulles du 3 mars 1433. Il meurt en août 1433 avant son ordination.

 

.Barthélemy Rocalli, évêque de Marseille de 1433 à 1445.

 

Nommé par le pape Eugène IV. De leur côté les chanoines de Marseille avait désigné Louis de Glandevès, évêque de Vence. Celui-ci va demander confirmation de sa nomination au concile de Bâle alors en conflit avec Rome. Glandevès, soutenu par la municipalité de Marseille et le gouvernement du Comté occupe le siège tandis que Barthélemy Rocalli, réfugié à Avignon, a l’appui du peuple. Lorsque Glandevès part pour le concile, des émeutes se produisent en faveur de l’évêque désigné par le pape et des partisans vont le chercher à Avignon . Il est installé sans opposition dans sa cathédrale de la Major et le calme revient.

 

.Louis de Glandevès, évéque de Vence, évêque de Marseille  en 1445.

Fils d’Élion de Glandevès, seigneur de Faucon-du-Caire.

 

En 1433 il est candidat à la succession de l’évêque de Marseille, André Boutaric qui venait de mourir. Soutenu par la municipalité et le gouvernement d’Aix-en-Provence, il occupe le siège mais le pape désigne à ce poste Barthélemy Rocalli. Louis de Glandevès se rend au concile de Bâle, mais durant son absence, Barthélemy Rocalli prend normalement possession de l’évêché. Il reprend son siège à la mort de Rocalli mais lui-même meurt la même année en 1445.

 

.Nicolas de Brancas, évêque de Marseille de 1445 à 1466.

 

En août 1448, il est ambassadeur du roi René à Rome, puis président de la cour des comptes d'Aix en 1460. 

 

.Jean Alardeau, administrateur général des finances du roi René,  évêque de Marseille de 1466 à 1496, baron d’Aubagne

Fils d’un secrétaire des comptes du roi René Ier de Naples.

 

En 1440 il entre au service de ce prince et devient son homme de confiance. Il est secrétaire du roi qu’il suit en Italie, maître rational à la cour des comptes d’Aix-en-Provence le 31 mars 1463 et devient général des finances du roi en 1446. Parallèlement il mène une carrière ecclésiastique. Il est archidiacre d’Aix-en-Provence et chanoine de Marseille en 1460. À la mort de Nicola de Brancas, il est élu évêque de Marseille le 30 avril 1466 par les chanoines qui suivent les recommandations du roi René en faveur de son protégé. Cette élection est confirmée par les bulles du pape Paul II du 20 juin 1466.

Pour le récompenser des services rendus, le roi René lui donne la riche baronnie d’Aubagne en échange des châteaux d’Alleins, Valbonnette et Saint-Cannat. Cet échange, fort avantageux pour l’église, est passé à Aix-en-Provence le 20 février 1474 dans le couvent des Carmes en présence notamment du grand sénéchal Jean Cossa. Cette baronnie est composée d’Aubagne, Cassis, Roquefort, Saint-Marcel, Cuges et Le Castellet. Cet échange entraîne deux procès :

Le premier est intenté par les chanoines de la Major qui soutiennent que l’évêque devenu seigneur de la baronnie d’Aubagne doit recevoir l’investiture du Chapitre, lui faire hommage et payer un cens annuel. Le procès est porté devant l’archevêque métropolitain d’Arles, Philippe de Lévis. Le roi René et Jean Aladeau saisissent le pape Sixte IV qui approuve l’échange et dispense l’évêque de prêter hommage au Chapitre car « il n’était point convenable que le chef d’une église restât sous la dépendance de ses inférieurs ».

Le second procès est entrepris après la mort du roi René par René de Castillon qui estime que l’indemnité de trois mille écus versée à son père ne représente pas la valeur réelle de ses droits sur la baronnie.

Jean Alardeau et René de Castillon finissent, après un procès qui dure près de dix ans, par adopter un compromis. René de Castillon reçoit la seigneurie du Castellet qui est détachée de celle d’Aubagne et renonce à tous ses droits sur cette dernière. Ce compromis est adopté par Ogier d'Anglure, abbé de Saint-Victor, délégué par le pape Alexandre VI.

 

En 1480 il est envoyé par le roi René comme ambassadeur auprès de Louis XIet, à ce titre, suit de près les évènements qui aboutissent au rattachement de la Provence à la France. Après la mort du roi René et le règne éphémère de son neveu Charles III de Provence, il passe au service de Louis XI qui le fait gouverneur de Paris et de l’Île de France.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 08:30

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

 

a.Archevêché d’Arles /Comté d’Arles/Comté de Provence

         

 

Deuxième maison d'Anjou

 

.Louis Ier d'Anjou (1339- 1384), comte de Provence de 1382 à 1384,    duc d’Anjou                                                                       

 

À la mort de la reine Jeanne, en 1382, il hérite donc du comté de Provence. Ceci entraine une période de troubles opposant les partisans de la seconde maison d'Anjou-Provence aux partisans de Charles de Durazzo, issu de la première maison d'Anjou-Provence, dont les partisans forment aussitôt l'Union d'Aix. Le 30 août 1383, Louis Ier d’Anjou est couronné roi de Naples. Il meurt le 21 septembre 1384.

 

.Louis II d'Anjou (1377- 1417), comte de Provence de 1384 à1414

Fils du précédent  marié le 2 décembre 1400 à Yolande d’Aragon.

                                                      

Il n'obtient la soumission de la Provence qu'en 1387 à la suite de la désagrégation de l'Union d'Aix. En revanche, la Provence orientale (le comté de Nice, et les vallées de Puget-Théniers, de Lantosque et de Barcelonnette, restés fidèles à Charles choisissent, en 1388, la dédition  à la Savoie), se constituant en Terres neuves de Provence. De 1389 à 1399, Raymond de Turenne, petit-neveu de Clément VI et du cardinal Hugues Roger, neveu de Grégoire XI et de Nicolas Roger de Beaufort,  capitaine des Armes du Comtat Venaissin, Capitaine pontifical en Italie, ravage la Provence en luttant contre les deux antipapes d'Avignon, Clément VII et Benoît XIII. En 1403, Louis II soutient le pape d'Avignon  avant d'adhérer à la soustraction d'obédience, puis d'assurer à Benoît XIII fugitif une relative protection. Il fait plusieurs tentatives, assez vaines, pour s'imposer à son royaume de Naples. Il meurt  le 29 avril 1417.

 

.Louis III d'Anjou (1403- 1434), comte de Provence de 1417 à 1434

Fils du précédent, marié à Marguerite de Savoie.  

 

.René Ier d'Anjou (1409- 1480),  duc de Bar (1430-1480), duc de Lorraine (1434-1453) duc d’Anjou et  comte de Provence (1434-1480), roi de Naples   (1435-1442)

Frère du précédent ; marié  le 24 octobre 1420 avec Isabelle de Lorraine  puis avec Jeanne de Laval.

 

Après la mort du duc de Lorraine Charles II le 25 janvier 1431, le droit des femmes à hériter de la couronne ducale est remis en question par le neveu du défunt Antoine de Vaudémont, soutenu par le duc de Bourgogne Philippe le Bon. Le 2 juillet 1431, René est fait prisonnier par Philippe le Bon, lors de la bataille de Bulgnéville. Mais le 24 avril 1434, l’empereur Sigismond de Luxembourg rend sa sentence dans la cathédrale de Bâle en faveur d’Isabelle comme héritière du duché et  dit que son mari René d’Anjou recevra de lui l’investiture de ce duché qui relève de l’empire au nom de sa femme.

Cette même année 1434, René d’Anjou se retrouve duc de Lorraine et comte de Provence, terres d’empire  mais également duc de Bar dans la mouvance du royaume de France même si toujours nominalement terre d’empire, duc d’Anjou, terre royale, souverains de quelques terres dans le comté de Champagne qui appartient également au royaume  et enfin roi de Naples.

Mais Il s’intéresse d’abord et avant tout à son royaume de Naples ; après avoir obtenu  d’importants subsides des états de Provence, il s’embarque à Marseille le 12 avril 1438 pour aller rejoindre son épouse Isabelle de Lorraine qui y est installée à Naples depuis octobre 1435. Il y arrive en mai 1438 alors que son royaume est assiège par Alphonse d’Aragon dont les hommes le 2 juin 1442 parviennent à pénétrer dans Naples le contraignant à renoncer à son éphémère royaume et à réembarquer sur un navire génois vers Gênes d’où il rejoint la Provence en septembre 1442. Il séjourne alors dans son duché de Lorraine de juillet 1443 à février 1445 pour une campagne contre Metz. Puis en 1447, le roi René revient en Provence où il fait restaurer son château de Tarascon. 

Après le décès à Angers de son épouse Isabelle de Lorraine le 28 février 1453, il renonce à ses duchés de Bar et de Lorraine au profit de leur fils Jean de Calabre  et se remarie le 14 septembre 1454 avec Jeanne de Laval.

 

Après un séjour dans son duché de Bar de juin 1463 à aout 1464, René appelé le Roi René réside essentiellement en Provence et s’intéresse davantage à ce comté  et à son duché d’Anjou qu’à ses possessions plus septentrionales.

Il s’installe définitivement en Provence en 1470 où il passe les dix dernières années de sa vie et y introduit des tendances centralisatrices qui préparent la future annexion du comté au royaume de France.

Le 24 juillet 1474, il fait son testament par lequel il lègue son comté à son neveu Charles, comte du Maine.

Il meurt à Aix en Provence le 10 juillet 1480.

 

.Charles III d’Anjou (1436-1481),comte de Provence de 1480 à 1481, comte Charles V du Maine,

Neveu du précédent, fils de Charles IV d'Anjou, comte du Maine et d'Isabelle de Luxembourg,                                                                                                  

Juste après la mort de René Ier, Charles III réunit les états de Provence et reçoit leur serment de fidélité. Mais dans l’été 1481, René II, duc de Lorraine, petit-fils de René Ier qui s’estime l’héritier légitime du comté fait entrer une troupe de mercenaires en Provence laquelle occupe une zone comprise entre Apt et Forcalquier et quelques troubles surviennent dans le sud qui amène Louis XI à intervenir au secours de Charles lequel le 10 décembre 1481, Charles fait alors un  testament  en faveur de Louis XI, et meurt le lendemain. La Provence est aussitôt annexée au royaume de France. Son autonomie administrative, judiciaire et politique du comté est censée être maintenue.

Le 15 janvier 1482, Palamède de Forbin, chargé par le roi Louis XI de l'union de la Provence au royaume de France, établit un statut de l'Union devant les États qui sont réunis à Aix.En principe le roi n’est reconnu comme souverain non comme roi mais comme comte de Provence.

Louis XI meurt le 30 aout  1481 réveillant les ambitions du Duc de Lorraine René II mais la régente Anne de Beaujeu préfère temporiser en attendant une sentence arbitrale.

 

Mais le 20 octobre 1483, Palamède de Forbin, suite à l'avènement de Charles VIII, est privé de ses charges de lieutenant général gouverneur (fonctions alors unifiées) et de grand sénéchal.

Finalement  en aout 1486 les états de Provence prennent l’initiative de demander au roi Charles VIII  de proclamer définitive et éternelle l’union de la Provence à la couronne de France. Après cette incorporation de la Provence au royaume de France, le Royaume de Bourgogne-Provence se réduit pratiquement au seul comté de Bourgogne si l’on admet que depuis 1362 la Savoie est rattachée directement à l’empire.

Enfin le 7 août 1491, le gouverneur de Provence, Louis II marquis de Saluces, est remplacé par François de Luxembourg, vicomte de Martigues. Le sénéchal est alors Aymar de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier. Entre ces deux derniers  s'engage une lutte féroce qui se termine par la destitution simultanée de ces deux personnages et leur remplacement sous une seule et même tête, à savoir Philippe de Hochberg, marquis de Rothelin, le 1er mai 1493.

Charles VIII puis Louis XII et François Ier s’engagent dans leur rêve italien  et commencent les guerres d’Italie dans lesquelles le comté de Provence a un rôle stratégique et notamment Marseille ou Louis XII implante un arsenal.

Le 1er octobre 1498, César Borgia, alors allié des Français, débarque à Marseille.

En 1501 est créé le Parlement d'Aix.  

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 08:32

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

       terres d’empire de 1032 à 1271/1486

Maison d’Anjou

 

Première Maison d'Anjou (1246-1382)

 

.Charles (1246 -1285) comte de Provence de 1246 à 1285, comte d’Anjou, roi de Naples 

Il épouse le 31 janvier 1246 Béatrix, fille de Raymond-Bérenger IV ou V.

Il règne alors sur le comté de Provence et procède à I’ annexion territoriale : au Nord, de Grignan et de Sault; à l'Est, de terres dans la région de Gap; au Sud, du comté de Vintimille.

En 1266, Il est investi en 1266 du royaume de Naples.

Charles Ier d'Anjou meurt  le 7 janvier 1285.

 

.Charles II de Naples (1254- 1309), comte de Provence (1285-1309) comte d'Anjou, roi de Naples,

Fils des précédents,                                                                                                         

Sous son règne a lieu en 1286, la première réunion connue des Etats de Provence. En 1291, Charles II annexe Avignon, jusque-là possession indivise avec le roi de France.                                                          

Charles II meurt le 16 novembre 1325.

 

.Robert le Sage (1277 -1343), comte de Provence de 1309 à1343,  roi de Naples,

Fils du précédent ; marié (1297) en premières noces à Yolande d'Aragon
marié en secondes noces avec Sancie de Majorque.                                       

Sous son règne, les institutions comtales progressent. En 1330, Robert fait prêter aux seigneurs et aux communautés de Provence serment à sa petite- fille Jeanne. Il meurt en 1343.Sa petite-fille Jeanne Ier lui succède.

 

.Jeanne Ire de Naples (1326-1382),reine de Naples et comtesse de Provence dite la reine Jeanne,

Fille de Charles, duc de Calabre (1298- 1328) fils de Robert Ier et de Yolande d'Aragon) et de Marie de Valois.

Jeanne se marie quatre fois :

mariée en 1333 avec André de Hongrie
mariée en 1346 avec Louis de Tarente
mariée en 1363 avec Jacques IV de Majorque

Le 4 Juin 1365 dans la cathédrale Saint Trophime d’Arles l’empereur Charles IV de Luxembourg se fait couronner roi de Bourgogne-Provence  par l’archevêque d’Arles en présence de son vassal le comte Amédée VI de Savoie dit le comte vert qui est venu l’accueillir à l’entrée de ses états de Vaud à Morat et l’a accompagné jusqu’à Arles ; sont présents le duc de Bourbon, le sénéchal de Provence  Raymond d’Agout  qui représente Jeanne, comtesse de Provence. Jeanne obtient à cette occasion de Charles IV des lettres de non préjudice par lesquelles il est expressément déclaré que ce couronnement ne porte pas à ses droits sur son comté.

Le 16 octobre 1367, le pape Urbain V quitte Avignon pour Rome.

De 1368 à 1369 : du Guesclin ravage la Provence.

Jeanne se marie pour la quatrième fois en 1376 avec Othon de Brunswick (1320-1399).

Le 17 janvier 1377, la papauté se réinstalle à Rome et quitte définitivement Avignon.

Le 29 juin 1380, Jeanne adopte Louis d'Anjou  lequel est marié depuis le 9 juillet 1960 avec Marie de Blois, fille de Charles de Blois. Il lui succède en Provence en 1382. Celui-ci ne pourra hériter que de la Provence.

 


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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 09:25

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

a.Archevêché d’Arles /Comté d’Arles/Comté de Provence

Seconde branche de Provence                                          

 

.Alphonse II (1180-1209)  comte de Provence de 1196 à 1209

Fils du précédent et de Sancie de Castille.

                                       
En juillet 1193, son père et le comte de Forcalquier Guillaume IV avaient conclu le traité d'Aix par lequel Alphonse II devait épouser Gersende de Sabran, petite-fille et héritière du comte de Forcalquier. De leur mariage nait Raimond Bérenger  en  1198.

 

A la mort de son époux en 1209, Gersende gouverne au nom de son fils mineur Raimond Bérenger qui a pour tuteur son oncle Pierre II d’Aragon. Gersende meurt en 1242.

 

.Raymond Bérenger IV ou V (1198-1245) comte de Provence de 1209 à 1245

Fils du précédent et de Gersande de Sabran, marié en 1220 à Béatrice de Savoie.

 

En 1222, la position de Raimond Bérenger est solidement assurée, et sa mère Garsende de Forcalquier lui cède le comté de Forcalquier pour se retirer au monastère. Il réunit ces deux comtés séparés par les partages successoraux survenus après la disparition de la 1re dynastie provençale. Il restaure l'autorité comtale ; en butte aux menées de Raymond VI, comte de Toulouse, il obtient pourtant la soumission de Brignoles, Tarascon, Arles et Nice ; il participe avec le roi Louis VIII à la prise d’Avignon en 1226 et en 1243 il parvient à s’assurer la souveraineté nominale sur Marseille qui s’est pourtant soumise au comte de Toulouse. Il crée une ville nouvelle, Barcelonnette.

Avec Béatrice de Savoie, il a quatre filles :

-Marguerite de Provence qui épouse le roi de France Louis IX.

-Eleonore de Provence qui épouse le roi d’Angleterre Richard III. 

-Sancie de Provence qui épouse le roi des romains Richard de Cornouailles, fils du roi d’Angleterre Jean sans Terre.                                                                                     -Béatrice de Provence qui épouse Charles d’Anjou, frère de Louis IX.

 

 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 09:37

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

a.Archevêché d’Arles /Comté d’Arles

 

 

Maison des comtes de Barcelone

 

.Ramon Berenguer/Raimond Bérenger Ier (vers 1082-1131), comte de Barcelone (Ramon-Berenguer III), épouse  en 1112, Douce,   héritière du comté de Provence, comme fille de Gilbert,  dernier de la maison des Bosons et de Gerberge,  reçoit en 1113 le comté de Provence.

 

 

 

Après une guerre contre Alphonse Jourdain, comte de Toulouse, il signe le 16 septembre 1125 le traité de partage du comté : tout le pays au nord de la Basse Durance et sur la rive droite du Rhône, les châteaux de Beaucaire et de Valabrègue, l'Argence sont dévolus au comte de Toulouse  c’est le marquisat de Provence.

La partie comprise entre le Rhône, la Durance, les Alpes et la mer reste la part du comte de Barcelone. Avignon, Pont de Sorgues, Caumont et le Thor restent indivis. La partie nord-est de la Provence forme alors le comté de Forcalquier qui devient autonome au début du XIIe siècle.

Avec Douce, Il a  sept enfants  dont :

. Raimond-Bérenger IV, comte de Barcelone, époux de Pétronille  d’Aragon, fille du roi Ramire d’Aragon et d’Agnès de Poitiers.                                                                                     . Bérenger-Raimond, comte de Provence                                                                                      . Bérengère  mariée  à  Alphonse VII, roi de Castille et de Léon.

.Bérenger Raimond (1114-1144), comte de Provence de 1130 à1144

Fils des précédents.

Malgré le partage de 1125, la guerre reprend rapidement entre Alphonse Jourdain  et Raimond-Bérenger. La mort de Douce en 1130 et celle de Raimond-Berenger en 1131 font resurgir les problèmes de succession latents du comté de Provence. Dès 1131, les seigneurs des Baux, désormais soutenus par le comte de Toulouse, font donc valoir leurs droits auprès de l'empereur Conrad.

Sous son règne en 1142 débutent les Guerres Baussenques entre les comtes de Provence et les seigneurs des Baux. En effet Douce a une sœur cadette, Etiennette, qui, à la mort de son aînée peut revendiquer l'héritage de Gerberge, si l'on maintient la succession en ligne directe. En revanche, Si l'on accepte le transfert des biens par alliance, c'est au mari de Douce que revient le comté de Provence.

Tant que Raimond Béranger vit, Etiennette n'a pas de revendication. Dès sa mort en 1144 il n'en est pas de même quand les biens de sa mère reviennent à ses propres neveux et qu'à la suite d'un partage la Provence échoit à l'un d'eux.

 

912

 

Etiennette a épousé Raimond des Baux qui ne se fait pas faute de soutenir les droits que sa femme tient de sa mère Gerberge. Du coup le Midi se divise en deux clans  d'une part, celui du neveu d'Etiennette, cadet de la maison de Barcelone, soutenu par son frère aîné, ainsi que par les vicomtes de Carcassonne, de Béziers et de Nîmes.

.Raymond-Bérenger II ou III (1140-1166), comte de Provence de 1144 à 1166

Fils de Bérenger-Raimond ; il règne jusqu’à sa majorité en 1144 sous la régence de son oncle jusqu’en 1161. Son père est tué lors d'un affrontement contre la république de Gênes, et son oncle Raimond-Bérenger IV, comte de Barcelone, prend  la régence du comté de Provence pour le défendre. C'est ainsi que l'oncle est parfois désigné comme Raimond-Bérenger II, comte de Provence, et le neveu comme Raimond-Bérenger III.

Dès le début de 1147 la maison de Barcelone, à nouveau en guerre avec Raimond des Baux, emporte un succès décisif. Son impuissance convainc Raimond de composer et l'incite à négocier avec Barcelone : il fait sa soumission et meurt avant que les conditions de paix ­soient arrêtées. Etiennette, et ses quatre fils : Hugues, Guillaume, Bertrand et Gilbert n'ont d'autres ressources que de renoncer à leurs droits sur le comté de Provence. Le traité mettant fin à ce premier épisode est signé à Arles en 1150. La trêve ne dure guère. Après cinq années d'attente Etiennette et ses fils relancent les hostilités. Allié au comte de Toulouse, Hugues obtient un premier succès d'ordre diplomatique, et reçoit cette fois de la part de son empereur, Frédéric Barberousse, confirmation des titres de sa maison. Mais la situation une fois encore tourne à la confusion.  La maison des Baux doit s'avouer battue et s'engager à ouvrir le château de Castillon et diverses places fortes à première réquisition. Le château des Baux et quelques-unes de ses défenses avancées sont toutefois exclus de cette humiliante condition. En août 1161, Raimon-Berenger se rend avec son oncle à Turin pour obtenir de l'empereur Frédéric Barberousse la confirmation de la possession du comté de Provence, lequel est en droit fief du Saint-Empire. En 1162, troisième et dernière tentative, d'un règlement par les armes : les catalans s’assurent définitivement de leurs adversaires. Le château des Baux est rasé et le territoire avoisinant ravagé.

 

 

913

 

La maison de Barcelone veut alors faire reconnaître sa victoire militaire par les chancelleries. Hugues des Baux, s'empresse de contrarier cette démarche, fait état auprès de Frédéric Barberousse des deux diplômes pourvus et de la bulle d'or impériale, émanant l'un de Conrad, l'autre de Frédéric Barberousse lui-même. C’est peine perdue. L’empereur  Frédéric Barberousse  fait valoir que le nom de la Provence ne figurait pas dans les actes précités et se garde bien de donner raison au vaincu et  cette même année1162, Raymond Bérenger II  est confirmé dans ses droits par l’empereur Barberousse ; Frédéric l’investit officiellement de son fief en 1163. La guerre se poursuit.

.Alphonse II (1157- 1196) roi d'Aragon et comte de Barcelone et comte de Provence de 1166 à 1167

Fils de Raimond Bérenger II ou III, comte de Barcelone et de Pétronille

Il recouvre la Provence à la fin de la guerre en 1166 et, cette même année, le comte Raymond Bérenger II ou III est tué durant le siège de Nice. Raymond V de Toulouse se remarie avec Richilde de Pologne la nièce de l’empereur Frédéric Barberousse, veuve de Raymond-Bérenger ce qui renforce ses liens avec l’empire.                                                  

Les fils de Raymond des Baux, perdants, remettent l'épée au fourreau et reconnaissent  la souveraineté du comte de Provence. Ils bénéficient quand même d’un titre, celui de vicomte de Marseille.

Après la paix de Jarnégue du 26 janvier 1190 entre les maisons de Toulouse et de Barcelone, le comte de Toulouse se désintéresse de la Provence.

Raymond Bérenger IV meurt assassiné en 1181. En 1190, la paix de Jarnégues confirme le partage de la Provence de 1125.  

En 1193, Alphonse épouse Gersande, avec laquelle  il a :

.Raimond Bérenger IV (1198-1245), comte de Provence et de Forcalquier       .Garsende, mariée à Guillaume II de Moncade, vicomte de Béarn.

 

 

 

914

 

Seconde branche de Provence                                          

 

.Alphonse II (1180-1209)  comte de Provence de 1196 à 1209

Fils du précédent et de Sancie de Castille.

                                       
En juillet 1193, son père et le comte de Forcalquier Guillaume IV avaient conclu le traité d'Aix par lequel Alphonse II devait épouser Gersende de Sabran, petite-fille et héritière du comte de Forcalquier. De leur mariage nait Raimond Bérenger  en  1198.

A la mort de son époux en 1209, Gersende gouverne au nom de son fils mineur Raimond Bérenger qui a pour tuteur son oncle Pierre II d’Aragon.  Gersende meurt en 1242.

 

.Raymond Bérenger IV ou V (1198-1245) comte de Provence de 1209 à 1245

Fils du précédent et de Gersande de Sabran, marié en 1220 à Béatrice de Savoie.

 

En 1222, la position de Raimond Bérenger est solidement assurée, et sa mère Garsende de Forcalquier lui cède le comté de Forcalquier pour se retirer au monastère. Il réunit ces deux comtés séparés par les partages successoraux survenus après la disparition de la 1re dynastie provençale. Il restaure l'autorité comtale ; en butte aux menées de Raymond VI, comte de Toulouse, il obtient pourtant la soumission de Brignoles, Tarascon, Arles et Nice ; il participe avec le roi Louis VIII à la prise d’Avignon en 1226 et en 1243 il parvient à s’assurer la souveraineté nominale sur Marseille qui s’est pourtant soumise au comte de Toulouse. Il crée une ville nouvelle, Barcelonnette.

Avec Béatrice de Savoie, il a quatre filles :


-Marguerite de Provence qui épouse le roi de France Louis IX.

 -Eleonore de Provence qui épouse le roi d’Angleterre Richard III.

-Sancie de Provence qui épouse le roi des romains Richard de Cornouailles, fils du roi d’Angleterre Jean sans Terre.                                                                                     -Béatrice de Provence qui épouse Charles d’Anjou, frère de Louis IX.

 

 

 

 

 

 

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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 09:15

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE   

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

 

a.Archevêché d’Arles /Comté d’Arles ( Comté de Provence)

 

 

 

 

 

 

 

 

Maison de Millau-Gévaudan

 

.Gerberge (1060-1115), comtesse de Provence avec son époux Gilbert, comte de Givaudan jusqu’en 1109  puis seule  jusqu’à son décès en 1115

Sœur de Bertrand II, fille de Geoffroi Ier,  épouse  de Gilbert Ier, comte de Gévaudan  avec lequel elle a  deux filles :


-Douce née en 1090 qui épouse en 1112 à Raimond Bérenger III, comte de Barcelone.                                                                                                                                                                   . -Etiennette  mariée à Raymond, seigneur des Baux. Leur fils émettra des prétentions sur le comté de Provence, débutant ainsi les Guerres Baussenques. Les droits sur le comté sont donc transférés, par mariage, aux comtes de Toulouse (1019) et aux comtes de Barcelone (1112). Les maisons des deux comtés entrent en conflit pour la possession de la Provence.                                                          

 

Les conflits d’intérêt entre ces familles ne permettent pas de maintenir l’indivision sur le comté à l’issue des guerres baussenques. Les descendances de Guillaume le Libérateur et de son frère Robold, avec leurs partages successoraux, structurent les terres de Provence autour de trois grandes maisons :

 

- celle de Toulouse, est présente depuis que Guillaume III Taillefer, comte de Toulouse, a épousé Emma de Venasque, en 990. Cette famille possède le marquisat de Provence, futur Comtat Venaissin.

 

- celle de Forcalquier, par Adélaïde, descendante d’Emma de Venasque. Elle possède le comté de Forcalquier qui s’étend d’Apt à Embrun.

 

 -celle de Barcelone, depuis le mariage de 1112 entre Douce, descendante de Guillaume, et Raymond Bérenger III, comte de Barcelone. Elle possède le comté de Provence au sud de la Durance.

 

 

Dès 1119, commence une guerre de succession entre les Maisons de Toulouse (marquisat de Provence) et de Barcelone (comté de Provence), qui aboutit, en 1125, à un partage :

 

- le marquisat de Provence passe à Alphonse Jourdain (Toulouse) qui reçoit la partie située entre l’Isère et la Durance,  

 

- le comté de Provence passe à Raymond Béranger Ier (Barcelone) qui occupe les terres du sud de la Durance, jusqu’au Rhône à l’ouest et  à Nice à l’est.

 

- le comté de Forcalquier reste indépendant.

 

 

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 16:18

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

 

b.premiers comtes :

 

.Guillaume Ier dit le Libérateur, comte d’Arles  puis comte de Provence

 

 

.Guillaume II, ( ?-1018)  comte  d’Arles de 993 à 1018

Fils du précèdent.

 

Vers 1002, il épouse Gerberge de Bourgogne, fille d'Othon Guillaume, comte de Bourgogne et d'Ermentrude de Roucy, comtesse de Macon et de Besançon.

En 1008, à la mort de son oncle Rotboald, Guillaume étant trop jeune pour exercer avec autorité la fonction comtale, l'aristocratie met le pouvoir comtal en cause dans une révolte qui n'est que la première d'une longue série. La nouvelle génération nobiliaire conteste avec violence les donations pieuses accordées par le marquis et son entourage.

Ce n'est qu'en 1009 que la comtesse Adelaïde réussit avec difficulté à rétablir la paix. Vers 1014, le pape Benoît VIII s'adresse à Guillaume II et à Adélaïde, qui gouverne avec lui, pour les engager à réprimer les brigandages des seigneurs qui envahissent les biens de l'abbaye de Saint-Gilles. Les violences avec la maison de Fos reprennent un peu après. Dans le passé la forteresse de Fos, a été confiée à un vicomte, Pons. Or, celui-ci refuse l'hommage et la restitution au comte en 1018. Avec l'aide du vicomte de Marseille Fulco et d'autres grands, Guillaume II de Provence part en guerre contre Pons de Fos, mais est tué dans les combats, en 1018. Le comté de Provence est partagé (en indivision) entre ses trois fils :


-Guillaume III, comte de Provence. Sans postérité.

-Foulques Bertrand, comte de Provence. Sa part devint ensuite le comté de Forcalquier.

-Geoffroi, comte de Provence

 

.Guillaume III dit Guillaume-Bertrand (av 1013- 1030), comte de Provence  avec son frère Geoffroi de  1018  à 1030

Fils de Guillaume II, comte de Provence, et de Gerberge de Bourgogne.

Guillaume-Bertrand et Geoffroi profitent de la faiblesse du roi Rodolphe III pour renforcer leur pouvoir comtal.

 

.Fouques-Bertrand dit Bertrand Ier (vers 1014- après 1081), comte de Provence de 1030  à 1051

Fils de Guillaume III Taillefer, comte de Toulouse, et de Gerberge de Bourgogne.

Il épouse Hildegarde, et a :


-Guillaume V Bertrand, comte de Provence. 

-Geoffroi II, comte de Provence.  

-Gilberge, femme de Bertrand-Rambaud d’Orange.

 

.Geoffroi Ier (vers 1013-1063), comte de Provence de 1018 à 1063 avec ses neveux  Geoffroi II  et Guillaume IV

Fils de Guillaume II, comte de Provence, et de Gerberge de Bourgogne.

Resté seul au pouvoir en 1053 à la mort de son frère Guillaume III, il associe au pouvoir ses deux neveux Geffroi II et Guillaume IV.

Il épouse Étiennette, peut-être fille du vicomte Guillaume II de Marseille et d'Étiennette des Baux, avec laquelle il a :


 -Bertrand.                                                                                                                                                                            -Gerberge.

 

.Guillaume V Bertrand, ( ?- 1063 / 1067), comte de Provence de 1063  à 1063/1067. 

Fils de Foulques Bertrand, comte de Provence.

Avec son frère Geoffroi (Geoffroi II), il succède en 1051 à son père et devient donc comte de Provence en indivision avec son oncle Geoffroi et sa cousine Emma, veuve du comte Guillaume III de Toulouse, et possède en propre le château de Forcalquier.

Geoffroy meurt vers 1065 sans laisser d'enfants de son épouse Emengarde. Guillaume Bertrand meurt peu après. Il avait épousé en premières noces Thérèse d'Aragon, fille de Ramire Ier, roi d'Aragon et de Gilberge de Cousserans. Il se remarie avec Adélaïde de Cavenez et a :

 

-Adélaïde, mariée à Armengol IV, comte d’Urgell.

 

Elle n'est pas encore mariée à la mort de son père, et donc non dotée, et peut ainsi lui succéder comme comtesse de Provence, en indivision avec ses cousins Bertrand Ier de Toulouse et Bertrand II. Après sa mort, c’est elle qui lui succède et  renonce au titre de comtesse de Provence pour prendre celui de comtesse de Forcalquier.

 

.Bertrand II ( ?- 1093), comte puis marquis de Provence  de 1063  à 1093

Fils de Geoffroi Ier, comte de Provence, et d'Etiennette.

Dès son accession, le nouveau comte de Provence est affaibli : il transfère la résidence comtale d'Arles à Tarascon en 1063 et, incapable d'assurer la paix, demande en 1065 aux puissantes familles arlésiennes d'assurer la protection des biens de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille. De même, il semble avoir de la difficulté à exercer la justice comtale.                                                              

À la fin des années 1070, dans le cadre de la Querelle des Investitures qui oppose le pape Grégoire VII à l’empereur  Henri IV, Bertrand s’oppose à l’archevêque d’Arles Aicard d’abord à propos de la nomination controversée de Bermond comme abbé de Montmajour ensuite parce qu'Aicard s'est rapproché dès 1076 du comte de Toulouse, excommunié par le pape et rival du comte de Provence, enfin et surtout parce qu'il redoute la puissance de la famille de l'archevêque, celle des vicomtes de Marseille.

En 1078, il recherche donc l'appui du pape en accusant l'archevêque de simonie, puis en 1081, en se plaçant sous la suzeraineté papale, reniant ses liens de vassalité avec l'empereur  Henri IV. Il s’aliène alors la ville d’Arles et son archevêque soutenu par le peuple, le clergé, les familles des Baux et des Porcelet et le comte de Toulouse, Raimon IV. L'archevêque d'Arles bénéficie aussi du soutien de sa famille les vicomtes de Marseille qui à partir de 1079 désertent l'entourage du comte Bertrand.

Il meurt en 1093. Avec lui la famille comtale de Provence s’éteint en 1093.

Sa fille étant déjà mariée et dotée, le comté de Provence passe à sa sœur Gerberge, tandis que le titre de marquis de Provence est repris par Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse et issu de la branche aînée des comtes de Provence.

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 09:33

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

       terres d’empire de 1032 à 1271/1486

3. Comté de Provence,terre d’empire de 1032 à 1486

 

a.Archevêché d’Arles /Comté d’Arles

En 450, le pape attribue les fonctions de métropolitain à l'évêque de Vienne dans les diocèses de Valence, Tarentaise, Genève et Grenoble, tandis que les autres cités de la Viennoise et de la Narbonnaise IIe restent du domaine du métropolitain d'Arles. Un siècle plus tard, en 551, la province ecclésiastique arlésienne s'agrandit de l'évêché d'Uzès qui passe sous la métropole d'Arles.

En 794, au concile de Francfort, les limites entre les provinces ecclésiastiques d'Arles et de Vienne sont à nouveau débattues. La province ecclésiastique d'Arles perd les archevêchés d'Aix et d'Embrun, qui sont élevés au rang de métropoles. La province ecclésiastique d'Arles conserve cependant huit suffragants : Marseille, Toulon, Orange, Saint-Paul-Trois-Châteaux, Avignon, Vaison, Cavaillon et Carpentras.

 

 

Archevêques :

 

.Raimbaud de Reillanne, prince-archevêque d’Arles de 1030 à 1069

Famille tenant son nom de Reillanne, village relevant de l’abbaye de Montmajour et futur siège d’un vicomté.

Sous son règne, le Royaume de Bourgogne-Provence est intégré à l’empire.  II affirme  la primauté de son siège sur les autres diocèses provençaux.

En 1046, Raimbaud participe au synode de Sutri et assiste à Rome, au couronnement de l'empereur Henri III qu'il rencontre personnellement.

  

.Aicard d'Arles, prince- archevêque d’Arles de 1070 à 1080

De la famille des vicomtes de Marseille. Fils  de Geoffroi, vicomte de Marseille ; frère d’Hugues Geoffroi et de Pons de Peynier, vicomtes de Marseille.

Dans les démêlés de l’empereur Henri IV avec le pape Grégoire VII, il prend parti pour l’empereur, pour se soustraire à l’autorité du comte Bertrand, qu’il chasse de sa capitale, et fait prendre à son père le titre de vicomte d’Arles. Aicard de Marseille usurpe l'archevêché d'Arles entre 1080 et 1098, puis après un intermède, entre 1108 et 1113.

 

.Gibelin de Sabran, prince- archevêque d’Arles, officiellement de 1080 à 1107 effectivement  à partir de 1098 après le départ à la croisade d'Aicard

De la famille célébre de Sabran.

Au concile d’Avignon de 1080 auquel assiste l’archevêque d’Arles Aicard, Gibelin de Sabran est nommé officiellement archevêque d’Arles et Aicard destitué. Gibelin est consacré par le Pape. Mais le clergé et le peuple d’Arles souhaitent conserver leur archevêque de la famille des vicomtes de Marseille qui a pris parti pour l’empereur Henri IV contre le pape Grégoire VII. C’est pourquoi, Gibelin de Sabran, malgré l’appui du comte Bertrand II de Provence  ne peut prendre possession de son diocèse.

Menacé par les arlésiens lors de son entrée en ville, il doit renoncer et se contenter pendant de nombreuses années de l’évêché d’Avignon où il se replie à partir de 1094.

Vers1098-1099, profitant d'un voyage d'Aicard en Palestine, il se fait relever par une Bulle du Pape Urbain II des serments (renoncement à l’archevêché d’Arles) qu’il avait prononcés en 1080 sous la menace des Arlésiens. En 1105, Raymond de Toulouse comte de Saint-Gilles, dans son testament, ordonne à ses héritiers de lui restituer tout ce qu’il lui avait usurpé à l’évêché d’Arles, Argence, Fourques, au Baron (Albaron) et à Fos.

                                                         

Vacance du siège archiépiscopal  entre décembre 1107 et octobre 1115.

 

 .Atton de Bruniquel, prince-archevêque  d’Arles de 1115 à 1129

De la famille des seigneurs de Bruniquel descendants des comtes de Toulouse. Dans le conflit opposant les maisons de Toulouse et de Barcelone, Atton prend lui aussi le parti du pape, c’est-à-dire des comtes de Barcelone. Ce conflit (1121-1123)  va entraîner de vives tensions entre la maison des Baux, qui soutient Alphonse Jourdain, et l’archevêque Atton. Le 3 février 1120, le pape Calixte II lui demande  de réprimer les déprédations de Guilhem Porcelet, seigneur arlésien allié des Baux. Ce même pape, le 22 avril 1122, l’informe de l’excommunication d’Alphonse Jourdain, comte de Toulouse.

 

.Bernard Garin, prince-archevêque d’Arles de 1129 à 1138, légat du pape

 

.Guillaume Monge, prince-archevêque d’Arles de 1138 à 1142, seigneur de Salon de Provence en 1142,  légat du pape

Après avoir reçu la seigneurie de Salon-de-Provence en 1142, il fait de Salon  la résidence principale des archevêques d’Arles. La ville et son château sont ainsi liés pendant sept siècles à la temporalité de l'Église d'Arles.

 

.Raimon de Montredon, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence  de 1142 à 1160

De la famille noble du nom de la baronnie de Montredon.

Comme par la suite ses successeurs, il se préoccupe de renforcer son pouvoir temporel. Ainsi en 1142, Peire de Lambesc qui reçoit en fief de l'archevêque Raimon,en contrepartie de l'abandon de ses droits sur Salon, les châteaux de Vernègues et d'Avallon, doit prêter un serment de fidélité qui l'oblige explicitement à l'hommage, à une albergue de vingt chevaliers et à devoir rendre les deux castra sur simple requête de l'archevêque Raimon de Montredon . En 1142, celui-ci  fait du château de l’Empéri de Salon la résidence principale des princes-archévêques d’Arles.

Cependant les grands seigneurs comme ceux des Baux ou de Marseille, échappent à ce traitement et bénéficient de la poursuite des relations traditionnelles, plus égalitaires.

 

En ce qui concerne les Baux, Raimon de Montredon comprend en effet rapidement l'intérêt à s'entendre avec ces seigneurs qui disposent en outre d'une certaine influence sur le comte de Toulouse, Alphonse Jourdain  avec lequel le siège d'Arles est en délicatesse à propos des terres d'Argence l’Argence,  petit territoire entre Beaucaire et Saint-Gilles depuis le début du XII° siècle.

Le 2 septembre 1143, Raimon de Montredon qui manifeste toujours une neutralité bienveillante vis-à-vis d’Alphonse Jourdain dans le conflit qui oppose les maisons d’Aragon et de Toulouse à Fourques, donne  Argence en fief à Alphonse Jourdain.

Pour des raisons que l’on ignore, la ville d’Arles semble s’opposer  à son autorité vers 1150, à la suite de quoi il doit lui concéder une charte de consulat.

 

Raimon de Montredon s'efforce également de maintenir de bonnes relations avec les empereurs, qui sont les suzerains des archevêques, initialement d’abord avec Conrad III[], puis avec  Frédéric Ier Barberousse, dont il obtient à Worms, en juin 1152 (ou 1153 ?) la confirmation des privilèges de l’Église d’Arles

.

.Raimon de Bollène, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1163 à 1182

 

Originaire du Comtat.

 

Il arrive sur le siège archiépiscopal d'Arles à la fin des guerres baussenques, période de tension entre les maisons de Toulouse et de Barcelone. En 1166, à la mort du comte de Provence, Raimond-Bérenger II, le comte de Toulouse Raymond V épouse sa veuve Richilde et s’empresse de s’emparer de la Provence. Mais dès le 16 avril 1166, le comte Alphonse II d'Aragon (Alphonse Ier de Provence) se trouve en Provence pour défendre le domaine familial et les combats entre les deux prétendants ravagent une fois de plus l'Argence et la Camargue. Le comte dispose de l'appui de Raimon de Bollène, qui lui cède les places fortes d'Albaron et de Fos, points stratégiques importants pour la défense de la Camargue. Raimon intervient et grâce à sa médiation, un traité de paix est signé entre les deux princes le 18 avril 1176 à Tarascon. Il bénéficie alors des faveurs du nouveau comte Raimond-Bérenger III avec qui en août 1177, il partage des droits de l'atelier monétaire d'Arles. 

 

Une des conséquences de ce conflit est le regain d’intérêt de l’empereur Frédéric Ier Barberousse, suzerain des comtes de Provence et prince-évêque d’Arles pour son royaume de Bourgogne-Provence. []Le 31 juillet 1178, c’est Raymond de Bolléne[] qui le couronne roi de Bourgogne-Provences (ou d’Arles) dans la basilique Saint-Trophime  en présence de tous les grands du royaume à l'exception toutefois du comte de Provence. Ce couronnement marque l’apogée de la puissance des archevêques d’Arles.

 

Dans la continuité de la réforme grégorienne, Raimon de Bollène s’attache à féodaliser les liens qui unit l’archevêque et ses vassaux. Toutefois, cette féodalisation est encore limitée et semble s’accompagner d'augmentation de fief. En 1178 ou 1179, Raimon de Bollène donne Mornas et Mondragon en augmentation de fief à Raymond V pour obtenir son hommage pour la terre d'Argence.

 

  

 

.Pierre Isnard, prince-archevêque, seigneur de Salon de Provence de 1183 à 1190

 

Dans cette seconde moitié du XII°siècle, les archevêques d'Arles sont choisis au sein du chapitre par la cooptation des chanoines. À partir de 1180, l'importance de l'archevêché d'Arles passe progressivement au second rang, derrière celle d'Aix où les comtes de Provence viennent d'établir leur résidence comtale. La fin du siècle est agitée dans la cité, notamment sur le plan religieux. En revanche, Pierre Isnard  renforce son pouvoir temporel  en doublant le nombre de ses vassaux.

 

 

.Imbert d’Eyguières, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence  de 1191 à 1202

 

Issu de la famille provençale des seigneurs d’Eyguières.

 

À l'époque de son élection, Arles est la proie d’une violence urbaine entre différents partis dont l'archevêché elle-même seigneur féodal d'une partie de la ville.

 

Ainsi lorsqu’en novembre 1191, le pape Célestin III remet à Imbert d’Eyguières qui s’était rendu à Rome pour être sacré des mains du souverain pontife, une bulle lui accordant les pleins pouvoirs pour extirper le mal et lui permet d’user à sa convenance de l’excommunication.

 

Les grandes familles aristocratiques ou de chevaliers lui prêtent hommage.

 

En 1191, il reçoit celui d’Uc V des Baux, puis en janvier 1192, celui de Guilhem Porcelet. Il confie cette même année à Rostaing de Fos la garde des châteaux de Salon, Saint-Chamas, ainsi que la défense du cloître de Saint-Trophime d'Arles. En 1192, Rostaing de Fos lui rend hommage pour les pêcheries du pont Saint Genies qu’il reconnait tenir comme vassal.[]

 

En dépit des exigences de Rome, Imbert entretient des relations cordiales avec la  famille des Baux. Comme son prédécesseur Pierre Isnard, il féodalise les relations entre l’archevêché et cette puissante famille aristocratique au prix d’un doublement des domaines inféodés à cette lignée.

 

Il côtoie Gervais de Tilbury installé à Arles depuis 1189, juriste de l'archevêché et proche du futur empereur Otton IV, qui épouse une de ses parentes. Il négocie des accords au nom de la ville.

 

 

 

Avec Uc des Baux, Guilhem Porcelet et les consuls d'Arles, il passe un traité de Paix avec l'envoyé du podestat de Gênes, en mars 1201 ou 1202.

 

Face à une situation politique tendue opposant les habitants de la Cité et ceux du Bourg qui se disputent le quartier du Méjan, l'archevêque joue de cette rivalité pour imposer en 1202 sa médiation et l'union des deux consultats, rétablissant ainsi l'unité de la ville et privant les Porcelet et les Baux, les seigneurs du Bourg, de toute initiative.

 

 

.Michel de Morèse ou de Mouriès, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence  de 1202 à 1217

 

En janvier 1208, l’attitude anti-épiscopale de l’aristocratie et du comte se traduit par le meurtre de Peire de Castelnau assassiné par un proche du comte de Toulouse et des Porcelet aux portes d'Arles.

 

À la suite de cet incident et de l'opportunité offerte par le décès du comte de Provence, Alphonse II, le 2 février 1209 à Palerme, le conflit va désormais s'étendre avec la croisade des albigeois entreprise dès la fin du mois de juin 1209. L’église d’Arles profite de cette situation. Arrivée dans la cité vers le 15 juillet, l’armée des croisés impose sa loi et le parti anticlérical arlésien est alors sévèrement châtié : le château des Porcelet érigé est par exemple démantelé. Ainsi, à la veille de la bataille de Muret du 12 septembre 1213,  Michel de Morèse parvient à rétablir sa domination complète sur la cité.

 

En 1214, l’empereur  Frédéric II de Hohenstaufen adresse à l’archevêque Michel un diplôme où sont explicitement reconnus ses droits et prérogatives et où sont énumérées ses possessions. La comparaison  de ce  diplôme avec celui délivré à l’archevêque de Vienne montre que les droits de l’archevêque d’Arles sont moins étendus que ceux du métropolitain de Vienne. Déjà, en effet, se développe à Arles un pouvoir rival de celui de l’archevêque, celui de  la commune, à la tête de laquelle se trouvent les consuls ; déjà des conflits s’étaient produits entre l’archevêque et les bourgeois : quelques années avant la Diète de Bâle de 1214, le pape  Innocent III avait dû s’adresser aux chefs de la Commune pour leur enjoindre de respecter les droits de l’archevêque. 

 

 

Si peu enclin qu’il soit à favoriser les communes, l’empereur Frédéric ne croit pas pouvoir sanctionner les privilèges des archevêques d’Arles, sans garantir par un acte solennel l’organisation municipale de cette ville, qu’il savait avoir été autrefois confirmée par son grand-père Barberousse. Aussi lui reconnait-il le droit d’être régie par des consuls investis chaque année de la juridiction, sous la suzeraineté de l’archevêque qui les nomme ou au moins participe à leur désignation. Le 20 avril 1215, Frédéric informe le comte de Provence, les seigneurs de Baux et tous les barons et châtelains du royaume d’Arles qu’il a pris en sa garde spéciale l’archevêque d’Arles et il les invite à s’unir à lui pour assurer à ce prélat une protection efficace.

 

 

.Hugues Ier, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence en 1217

 

 

.Hugues Béroard, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1218 à 1232

 

En 1217, il se trouve à Rome lorsque lui parvient sa nomination à l’archidiocèse d’Arles. Il est alors consacré par le pape Honorius III le 27 mars 1218. Cette même année 1218, l’empereur Frédéric II rend un diplôme en faveur d’Hugues Béroard. Prolongeant son séjour dans la ville éternelle, il ne prend officiellement possession de son siège qu’au début 1219. Cette absence prolongée de la cité arlésienne à une époque de fortes tensions entre l’archevêché et le patriarcat local va avoir pour conséquence l’effritement du pouvoir d’Hugues Béroard avec la création dès 1220, à l’instar des villes italiennes, d’un nouveau système de gouvernement, la podestarie qui remet en cause la mainmise de l’archevêque sur la nomination des consuls de la ville. Il participe ainsi le 6 février à la réunion qui décide l'installation d'un podestat pour mettre fin aux troubles domestiques. Ce mode d'administration se traduit par le fait de confier la conduite de la ville à un personnage appelé podestat, véritable gouverneur de la cité. Il s'agit généralement d'un étranger, plus précisément d'un Italien, non lié aux factions arlésiennes, recruté et renouvelé chaque année pour assurer un gouvernement neutre ; il est muni de pouvoirs temporaires mais toutefois très étendus.Sur le plan politique, Hugues Béroard soutient le comte  Raimond Bérenger IV de Provence, pour mettre un terme aux hostilités qui désolent la Provence. Il engage le comte de Toulouse à renoncer à ses alliances en deçà du Rhône et à ne fournir désormais aucun secours aux Marseillais ni aux Tarasconnais.

 

 

 

En 1230, les événements amènent  Hugues Béroard, à la Cour impériale. Il y obtient encore une fois la confirmation des droits et privilèges de son siège. De plus, Hugues présente à l’empereur la triste situation à laquelle les guerres et l’avidité de voisins tels que les Baux et le comte de Toulouse, ont réduit son Église ; Frédéric  II prolonge alors jusqu’au terme de la vie de Hugues la concession du péage de Salon, et lui permet de lever un autre péage à Arles. Enfin, pour trancher toutes les difficultés que pourraient soulever les seigneurs et les communes, il reconnait à l’Église d’Arles la liberté absolue d’acquérir, à titre gratuit ou onéreux, malgré les prescriptions contraires des statuts locaux. Hugues séjourne à la Cour assez longtemps pour assister, en septembre 1232, à l’entrevue d’Anagni, où a lieu la réconciliation de l’Empereur avec Grégoire IX. Quand il revient d’Italie, il est visiblement affermi dans la faveur impériale et investi derechef de la mission difficile de rétablir la paix, si profondément troublée par les différends du comte de Provence avec la commune de Marseille et son allié le comte de Toulouse.                                                        

 

.Jean Baussan, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1233 à 1258

 

Il entre en en lutte avec la confrérie des bailes, confrérie d’origine essentiellement aristocratique constituée de quelques bourgeois enrichis, dirigée par Bertrand et Raymond Porcelet. Celle-ci est profondément anticléricale, le patriciat redoutant la richesse croissante des ordres religieux et réagissant aux règles très contraignantes adoptées lors du concile de juillet 1234 présidé par Jean Baussan. En dépit des prescriptions du Concile, l’opposition se manifeste sous la forme d’associations illicites qui portent le nom de confréries ; bientôt leurs chefs se rendent maîtres de la cité. Aux excommunications, les révoltés répondent par une de ces interdictions de l’eau et du feu si fréquemment employées contre les clercs à cette époque du moyen âge : il est défendu de vendre des aliments aux membres du clergé ; l’usage des moulins, des fours publics et des fontaines leur est refusé. Aussi les clercs sont-ils réduits à quitter la ville rebelle : l’archevêque Jean Baussan, dont le palais est occupé par ses ennemis, a grand-peine à se réfugier à Salon. Arles demeure aux mains des adversaires du clergé ; le culte y est suspendu, les sacrements n’y sont plus administrés, et, comme il n’y a plus de curés, quelques-uns s’enhardissent jusqu’à contracter mariage en présence des laïques, au mépris des prohibitions formelles de l’Église. Ce mouvement est extrêmement violent avec des assassinats, le sac du palais de l’archevêque qui doit s’exiler, l’usurpation de biens ecclésiastiques et la suppression des sacrements ecclésiastiques.

 

 

 

La papauté, sans désavouer l'archevêque d'Arles, prend également ses distances. Elle redoute en particulier que dans l'agitation du mouvement communal, les tribunaux inquisitoriaux puissent servir les intérêts politiques de l'épiscopat local. Ainsi, le pape Grégoire IX lui enlève la juridiction de l'inquisition et en 1235, le légat Jean de Bernin, archevêque de vienne nomme des juges issus de l'ordre des prêcheurs pour la Provence. Les dominicains contrôlent désormais l'inquisition du comté, jusqu'en 1249 où elle passe aux mains des franciscains. Bien que les anathèmes contre les confréries aient été renouvelés dans un concile de 1236, l’archevêque cherche un rapprochement : une transaction, intervient en 1236, qui  tout en sauvegardant les apparences extérieures du pouvoir ecclésiastique, confère des avantages importants au parti représenté par les chefs de la confrérie.

 

 

 

Dans une lettre adressée le 8 août 1237, à Henri de Revello, vicaire impérial, le pape Grégoire IX  reproche à l’empereur de s’associer, pour persécuter l’archevêque, à des hommes qui ne respectent point Dieu ; en même temps il invite les bourgeois d’Arles et le comte de Provence à venir en aide à Jean Baussan.

 

 

 

En mai 1238, convoqués par l’empereur Frédéric, les contingents des évêques de Grenoble, archevêque d’Embrun, de l’évêque du Valentinois et du Diois rencontrent  à Vérone sous les drapeaux de l’Empire les troupes du comté de Savoie et aussi celles des comtés de Provence et de Toulouse, conduites par Guillaume de Savoie, évêque élu de Valence. L’archevêque d’Arles, Jean Baussan, et l’évêque de Marseille, Benoît d’Alignan, ont devancé Raymond Bérenger à la Cour impériale ; ils sont à Vérone dès le mois de juin.

 

 

 

Tous deux figurent comme témoins dans un acte où l’Empereur promet sa protection à la ville d’Embrun et lui assure le maintien de ses libertés et coutumes. Jean Baussan  profite de son séjour au camp impérial pour faire renouveler ses privilèges qui ne sont reconnus qu’avec la formule restrictive employée quelques mois auparavant dans le diplôme conféré à l’archevêque de Vienne. Cet acte de pure forme ne désarme pas les adversaires de Jean Baussan ; les troubles provoqués par la Confrérie agitent de nouveau la ville d’Arles.

 

 

 

En décembre 1238, le vicaire de l’empire, Bérard de Lorette, vient à Arles pour y demander au nom de l’Empereur le serment des habitants ; Jean Baussan craignant qu’un tel serment prêté directement à l’empereur n’amoindrisse les droits de son Église, n’hésite pas à s’opposer aux prétentions du vicaire impérial. Bérard est obligé d’accepter une transaction proposée par l’archevêque : les Arlésiens prêtent serment à l’empire « sauf  les droits de l’Église d’Arles, la liberté et les franchises des gentilshommes et des bourgeois de cette ville. »

 

 

 

Au début de l’année 1239, le pape prononce l’excommunication de Frédéric II.

 

Au début de l’été de 1239, les habitants d’Arles voient arriver dans leur cité Raymond Bérenger.  Le comte de Provence est bien reçu, même par le vicaire impérial, qui alors réside à Arles et qui dans toute cette affaire semble avoir joué un rôle de dupe. Raymond peut librement, d’accord avec ses partisans, préparer son plan, si bien qu’un jour le vicaire impérial est purement et simplement expulsé ; la cité se retrouve sous l’influence, plus puissante que jamais, de l’habile comte de Provence.

 

 

 

Raymond Bérenger, promet de sauvegarder les droits de l’Église d’Arles, se faisant attribuer, sa vie durant, la juridiction sur la cité, et prête à l’archevêque un serment à peu près analogue à celui des podestats. L’empereur réagit vivement et ordonne au comte de Provence et aux bourgeois d’Arles de rétablir aussitôt son vicaire dans tous ses droits ; il se plaint amèrement à Louis IX de la conduite de son beau-père le comte de Provence Raymond-Bérenger. Mais cette démarche reste inefficace: Arles est alors perdue pour la coalition des Impériaux et des adversaires du clergé.

 

 

 

A l’été 1248, Frédéric II retrouve meilleure fortune dans  son royaume de Bourgogne-Provence. Inquiétées par l’avènement de Charles d’Anjou, dominées par des factions hostiles aux croyances catholiques et à l’influence française, les grandes communes de Provence, Arles, Avignon et Marseille, s’unissent  dans une confédération nouvelle. Un mouvement très violent se produit à Arles, où les adversaires du clergé reprennent  le dessus : les principaux partisans de l’Église sont emprisonnés ; les factieux se saisissent des domaines des Églises et ravagent ceux du comte de Provence ; l’archevêque Jean Baussan est l’objet de grossières menaces.

 

 

 

Au mois de novembre 1248, les prélats des provinces de Vienne, d’Arles, d’Aix et de Narbonne, décident de tenir à Valence un Concile présidé par deux cardinaux légats du Saint-Siège, Pierre d’Albano et Hugues de Sainte Sabine.  

 

 

 

Ce concile condamnent  ceux qui ne respectent pas les excommunications, ceux qui méprisent l’autorité des inquisiteurs, ceux qui interdisent aux ecclésiastiques le feu et l’eau, les fours et les moulins ; ceux qui assassinent les clercs, s’emparent des biens de l’Église, et ceux qui refusent de jurer la paix et de renouveler ce serment de trois ans en trois ans.  Sont frappés des sentences les plus sévères les meneurs qui ont appelé le secours de Frédéric, dont l’excommunication est de nouveau solennellement publiée, ceux qui ont recours à son intervention et font accueil à ses envoyés.

 

 

 

Mais la voix du Concile n’est guère écoutée  à Arles ;  la faction provençale et française est toujours cruellement maltraitée ; non contents de refuser au clergé les dîmes qui lui sont dues, les rebelles frappent les ecclésiastiques de lourdes taxes.

 

 

 

Mais entre 1245 et 1250, Jean Baussan  doit solliciter une aide non désintéressée du comte de Provence Charles Ier d'Anjou qui a succédé au comte Raymond-Bérenger  IV;   il perd après ces conflits, ses prérogatives temporelles sur la ville.

 

Avec la fin du règne des grands empereurs Hohenstaufen et le début d’un Interrègne de 23 ans, l’arrivée de la Maison d’Anjou, l’influence impériale dans le comté de Provence va considérablement diminuer.

 

En effet, en 1251, la ville d’Arles se soumet à Charles d’Anjou.

 

 

.Bertran Malferrat, prince-archevêque d’Arles,  seigneur de Salon de Provence de 1258 à 1262

 

Il vend le château de Beaucaire au roi de France Louis IX.

 

 

.Florent, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1262 à 1266

 

Le 7  juin 1266, peu de temps avant sa mort, il reçoit à Salon l’hommage de son vassal Bertrand des Baux.

 

 

.Bertran de Saint-Martin, évêque de Fréjus de 1248 à 1264, évêque d’Avignon  de 1264 à 1266, prince-archevêque d'Arles, seigneur de Salon de Provence  de 1266 à 1273, cardinal.

 

Comme évêque d'Avignon, il se montre attaché aux intérêts de la maison d'Anjou, et Charles d'Anjou, comte de Provence, l’apprécie.

 

La première année de son règne, il fait hommage à Barral de Baux, pour la terre de Mouriès, que son Eglise tient en fief de ce seigneur. L’année suivante, le 10 juin, il se rend à Tarascon recevoir à son tour l'hommage de Bertrand de Baux, fils de feu Guillaume de Baux, seigneur de Berre, pour différents fiefs, entre autres pour les terres de la Crau.

 

 

 

Au début juin 1273, il est nommé cardinal-évêque de Sainte-Sabine par le pape Grégoire X devenant le  premier des archevêques d'Arles promu à cette haute dignité.

 

 

.Bernard de Languissel, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1274 à 1281

 

Issu d’une famille noble du comté de Toulouse

 

 

.Bertrand Amalric, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1281 à 1286.

 

 

.Rostaing de la Capre, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1286 à 1303

 

En résidant à Avignon et en se réservant le gouvernement de l'Église de ce diocèse, les papes d'Avignon deviennent des évêques suffragants de l’archevêque d’Arles et affaiblissent donc son autorité de métropolitain.

 

 

.Peire de Ferrières, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1304 à 1307.

 

Chancelier du roi Charles II  de Sicile.

 

 

.Arnaud de Faugères, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1307 à 1310, cardinal.

 

Il appartient à la famille des seigneurs de Faugères, seigneurie vassale du comté de Toulouse dont  Guisalfred de Faugères a fait hommage au roi de France Philippe le Bel en 1285.

 

Il devient archevêque d’Arles avec l’appui du comte de Provence et roi de Sicile, Robert d’Anjou. Il intervient à la demande du pape Clément V auprès de Philippe le Bel et, en récompense, est nommé cardinal-évêque de Sabine le 19 décembre 1310.

 

 

 

.Gaillard de Faugères, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1310 à 1317,

 

Frère du précédent.

 

 

.Gaillard de Saumate, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1318 à 1323.

 

 

.Gasbert de Valle, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1323 à 1341

 

 

.Jean de Cardonne, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1341 à 1348

 

 

.Étienne Aldebrand, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1348 à 1350

 

 

.Etienne de la Garde prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1351 à 1361

 

 

.Guillaume de la Garde, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1361 à 1374

 

Neveu du précédent.

 

 

.Pierre de Cros, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1374 à 1388, cardinal.

 

 

.François de Conzié, évêque de Grenoble de 1380 à 1388, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1388 à 1390

 

La famille de Conzié est une des plus anciennes de Savoie.

 

 

.Jean de Rochechouart, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1390 à 1398, cardinal 

 

À la fin du siècle, au début du Grand Schisme (1378-1418), où deux papes rivaux (et bientôt trois) prétendent régner sur la chrétienté, l’un installé à Rome et l’autre à Avignon, les comtes de Provence profitent de la situation pour usurper des droits de l'Église d'Arles.

 

 

 

Après la mort de Jean de Rochechouart le siège archiépiscopal d'Arles demeure vacant de 1398 à 1405, période pendant laquelle Pedro de Luna, anti-pape sous le nom de Benoit XIII, nomme successivement plusieurs administrateurs pour le spirituel, se réservant les revenus de l'archevêché.

 

 

.Paul de Sade, évêque de Marseilles, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence en 1410

 

Élu le 13 novembre 1410 par le chapitre d'Arles; son élection n'est pas validée par le pape ou plutôt l'antipape Jean XXIII qui impose Jean Allarmet de Brogny.

 

 

.Jean Allarmet de Brogny, prince-archevêque d’Arles, seigneur de Salon de Provence de 1410 à 1423

 

Il préside le concile de Constance de 1414 à 1418 qui met fin au Grand Schisme.

 

 

.Louis Aleman, prince-archevêque d’Arles de 1423 à 1440, puis de 1449 à 1450, seigneur de Salon de Provence, cardinal 

 

Neveu de François de Conzié.

 

La deuxième session du Concile de Bâle se tient le 15 février 1432.

 

Le 16 mai 1439, Louis Aleman, archevêque d'Arles qui préside la trente-troisième session du concile de Bâle, soutenu par les archevêques de Tours et de Lyon, et par le docteur parisien Thomas de Courcelles, fait publier trois décrets déjà minutés dans les congrégations précédentes.                                               

 

C’est l'évêque de Marseille, Louis de Glandève qui les prononçe. Ils sont conçus en ces termes:                                                                                                      

 Premier décret - C'est une vérité de la Foi catholique, déclarée par le concile de Constance, et par le présent de Bâle, que la puissance du concile général, est supérieure au pape.       

 Deuxième décret - C'est une vérité de la Foi catholique que le pape ne peut en aucune façon dissoudre, transférer ni proroger le concile général représentant l'Eglise universelle, à moins que le concile n'y consente.                                         

 Troisième décret - On doit regarder comme hérétique quiconque contredit les deux vérités précédentes.

 

 

 

Louis Aleman, lors du concile de Bâle, en 1439, participe activement à la déposition du pape Eugène IV et à l'élection d'Amédée VIII, duc de Savoie, connu dans l'histoire comme l'antipape Felix V. En 1440, il est excommunié par le pape.

 

 

.Robert Damiani,

 

En 1440, après l'excommunication de Louis Aleman, Arles est sans archevêque. Partisan zélé du roi René, évêque de Tibériade puis à partir de 1447 archevêque d'Aix, il remplit alors les fonctions épiscopales dans ce diocèse, jusqu'au retour en grâces de Louis en 1449.

 

 

.Pierre de Foix (1386-1464) prince-archevêque d'Arles, seigneur de Salon de Provence de 1450 à 1462, cardinal 

 

 

.Philippe de Lévis, prince-archevêque d’Arles de 1462 à 1475, seigneur de Salon de Provence, cardinal.

 

En 1472, lorsque le pape Sixte IV nomme Urbain de Fiesque, évêque de Fréjus, le roi essaye sans succès pendant plus de quatre ans de s'opposer à ce choix.

 

 

 

A la mort de Philippe de Lévis, le pape Sixte IV réduit le diocèse d’Arles : il détache le diocèse d'Avignon attribué en 1474 à son neveu Julien de la Rovere, le futur pape Jules II, de la province d'Arles, l'érige en archevêché et lui attribue comme suffragants les évêchés comtadins de Carpentras, Cavaillon et Vaison.

 

 

.Eustache de Lévis, prince-archevêque d’Arles de 1475 à 1489, seigneur de Salon de Provence, cardinal 

 

Frère de Philippe.

 

Avec le rattachement de la Provence au Royaume de France, Il perd le droit de battre monnaie.

 

 

 

 


 

 

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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 09:13

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

2. Marquisat de Provence

 

c. Comtat Venaissin/Evêchés et papes d’Avignon

 

Le Comtat  Venaissin est une partie  du Marquisat de Provence.

Au début du XI° siècle, soit lors de l’intégration à l’empire du Royaume de Bourgogne-Provence, le vicomte  et l’évêque d’Avignon s’installent à chacune  des extrémités du rocher. Le pouvoir du vicomte et celui de l’évêque s’affaiblissent. Le pouvoir dans le comté de Provence appartient alors à trois familles, celle des comtes de Toulouse, marquis de Provence, celle des comtes de Forcalquier et celle des comtes de Provence proprement dit. Avignon se trouvant à l’intersection des possessions de chacune, reste indivise. En 1129, Guillaume III, comte  de Forcalquier, remet avant de mourir à l’évêque d’Avignon «  pouvoir, juridiction et seigneurie ». En 1161, l’empereur Frédéric Barberousse confirme à l’évêque ses droits.

La croisade contre les Albigeois et le Traité de Meaux (mars / avril 1229)  vont accélérer le processus de séparation entre Avignon et le marquisat de Provence. Par le traité de Meaux/Paris de 1229 que lui impose  le roi de France, Raymond VII de Toulouse rend hommage à saint Louis et promet sa fille à l'un des frères du roi, Alphonse de Poitiers, destinant son comté de Toulouse, faute d'héritier mâle, à devenir l'un des apanages de la couronne de France. Il renonce en outre à tous ses " autres pays et domaines situés en-deçà du Rhône dans le royaume de France " et précise " quant aux pays et domaines que j'ai au-delà du Rhône dans l'Empire (marquisat de Provence venaissin), je les cède à perpétuité à l'Eglise romaine entre les mains du légat. "

Mais par bulle signée à Montefiascone du 8 septembre 1237, l’empereur Frédéric II restitue à Raymond VII le Comtat venaissin qui est reconquis à main armée, en 1236, par Raymond de Toulouse.

En 1238,  l’évêque d’Avignon,  qui a répondu comme vassal à la demande de l’empereur Frédéric II d’envoie de troupes à son camp de Vérone,  reçoit de ce dernier un diplôme confirmant celui délivré à son prédécesseur en 1157.

Un diplôme de l’année 1239, rendu en faveur de la ville d’Avignon, montre que l’empereur Frédéric II est fidèle à sa volonté de s’allier la Commune contre  l’évêque ; en effet si l’évêque est bien le président de la Commune, l’autorité appartient aux huit consuls (4 à l’origine), 4 chevaliers et 4 prudhommes élus pour un an.

Avignon est alors une des villes les plus importantes du Marquisat de Provence.

C’est dans cette ville que le vicaire impérial Bérard, chassé d’Arles en 1239 trouve refuge mais son inexpérience politique soulève contre lui là aussi les ennemis de l’Empereur; il s’en faut de peu qu’Avignon ne passe au clergé et au comte de Provence. C’est l’arrivée du comte de Toulouse et marquis de Provence  Raymond VII qui sauve la situation : à la demande du conseil général et du Parlement d’Avignon, il prend la charge de podestat, et Bérard   impuissant accepte cette désignation.  

.Zoen Tencarari, évêque d’Avignon de 1240/1242  à  1261/1263 

La lutte se poursuit entre l’Église et l’Empire. Zoen Tencarari, évêque d’Avignon et légat apostolique[  lance, dans son diocèse d’Avignon, un édit frappant de la peine de la confiscation des fiefs quiconque porterait aide ou assistance à l’empereur  Frédéric II. L’évêque travaille de tout son pouvoir à enlever définitivement à l’empereur ses appuis dans le royaume de Bourgogne-Provence, Raymond VII et les Avignonnais. Sous son règne, la commune d’Avignon  se rallie à la cause de l’évêque et du comte de Provence Raymond Bérenger.

Après ses succès militaires en Italie, l’empereur Frédéric n’a plus envie de ménager les Avignonnais.

Par un diplôme rendu par lui à Pise, au mois d’août 1244, il exprime enfin, contre les Avignonnais, les sentiments de colère que, par prudence sans doute et pour éviter de compromettre des chances de réconciliation, il contient depuis plus d’un an. Pour les punir de la guerre détestable qu’ils font à l’Empire, et aussi  « au comte de Toulouse», il leur enlève les droits que le comte Raymond leur avait jadis concédés sur les fiefs des Amic (descendants de Giraud II Amic de Sabran Forcalquier). Désormais, Giraud et Pierre d’Amic relèveront directement du comte de Toulouse ; la seigneurie d’Avignon est supprimée.  

Mais Raymond VII meurt le 22 septembre 1249 à la suite d’un accès de fièvre. Alors qu’à la mort de Raymond-Bérenger c’est Charles d’Anjou, qui est devenu  comte de Provence, c’est un autre frère du roi de France et gendre du comte de Toulouse Raymond VII, Alphonse de Poitiers, qui hérite du comté de Toulouse et du marquisat de Provence.

Dès 1251, Avignon, reconnait la souveraineté indivise des deux comtes de Provence et  de Toulouse.

Le légat Pierre d’Albano, au nom de l’Église romaine, se rend alors dans le Venaissin pour recouvrer cette terre : les représentants d’Alphonse y envoient, de leur côté, le seigneur de Lunel qui peut y servir utilement les intérêts de son maître ; en dépit des prétentions de l’Église, Alphonse conserve le titre de marquis de Provence et garde jusqu’à sa mort la seigneurie d’Avignon. Alphonse gère lui-même ses fiefs, à partir de différentes demeures au sud-est de Paris. Il communique par chevaucheurs avec les sénéchaux de son domaine (sept au total).

 

Celui-ci comprend le comté de Poitiers, la Saintonge, l’Auvergne (sans Clermont), le comté de Toulouse, le Quercy, le Rouergue, l’Agenais ; il est suzerain de la Marche, de Comminges et de l’Armagnac ; il possède désormais en outre le titre de marquis de Provence, quelques fiefs autour d’Orange, et la co-suzeraineté sur Avignon. []Ses sénéchaux sont ceux de Poitou-Saintonge, le connétable d’Auvergne, le sénéchal de Toulouse, de Quercy-Agenais, de Rouergue, du Comtat Venaissin.

.Bertran de Saint-Martin, évêque d’Avignon de 1264 à 1266

Nommé évêque d’Avignon par le pape Urbain IV,il se montre attaché aux intérêts de la maison d'Anjou ; Charles d'Anjou, comte de Provence, sait apprécier ses services.

Sous le pontificat de Clément IV, Bertran de Saint-Martin joue un rôle important en Italie.

.Raymond II, évêque d’Avignon en 1271 jusque vers 1272

A la mort du comte de Toulouse et marquis de Provence Alphonse II en 1271,  c’est le roi Philippe le Hardi, fils de Louis IX, dit Saint Louis, roi de France, et de Marguerite de Provence, fille de Raymond-Bérenger IV, comte de Provence  et de Béatrice de Savoie, qui hérite du Comtat Venaissin.

.Robert II, évêque d’Avignon de 1272 à 1279

Le roi de France cède ses droits au pape le 19 février 1274 ; dès le 27 avril 1274, pour affirmer ses droits, le pape Grégoire X nomme en 1274  le premier recteur du Comtat Venaissin en la personne  de Guillaume de Villaret.         

Pierre Rostaing, évêque de Carpentras, est le premier à rendre hommage au représentant du pape.

En 1275, le recteur convoque les trois évêques du Comtat, Avignon, Carpentras et Vaison   ainsi que les nobles du Venaissin à une assemblée afin d’adopter des nouveaux statuts. En 1277, alors qu'il porte toujours la charge de recteur, Guillaume de Villaret devient conseiller de Charles Ier d'Anjou, qui, entre autres titres, est roi de Sicile. En 1290, Charles d’Anjou devient comte de Provence. 

Le roi Philippe IV le Bel ayant besoin d’argent décide de lever, en 1295, un impôt exceptionnel sur le clergé, la « décime ». Le pape Boniface VIII, qui tire d'abondants revenus de France, répond par la bulle de 1296 dans laquelle, il dit, à l'intention des souverains, que le clergé ne peut être soumis à aucun impôt sans l'accord du Saint-Siège.

Les évêques sont tenus de suivre les recommandations du Saint-Siège sous peine d'excommunication. En rétorsion, Philippe Le Bel interdit toute exportation de valeurs hors du royaume de France, ce qui a pour effet de priver le pape d'une part importante de ses ressources. Les rapports avec Rome se tendent et, en 1302, par la bulle Unam Sanctam, Boniface VIII affirme la supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel et, de ce fait, la supériorité du pape sur les rois. Philippe le Bel réunit alors un concile des évêques de France pour condamner le pape qui menace de l'excommunier  et de jeter l'interdit sur le royaume de France.

Fort du soutien de la population et des ecclésiastiques, le roi de France envoie son garde des sceaux, le chevalier Guillaume de Nogaret avec une petite escorte armée vers l'Italie afin d'arrêter le pape et de le faire juger par un concile. Nogaret est bientôt rejoint par un ennemi personnel de Boniface VIII, Sciarra Colonna, qui lui fait savoir que le pape s'est réfugié à Anagni. Le 8 septembre 1303, lors d'un entretien tumultueux, le pape Boniface VIII est menacé par Guillaume de Nogaret. Il meurt quelques semaines plus tard. Son successeur Benoît XI est élu le 22 octobre 1303. Il annule la plupart des mesures de nature à vexer le puissant roi de France avant de mourir lui-même le 7 juillet 1304.

Pendant onze mois, de pénibles tractations se déroulent entre le parti français, conduit par la famille romaine des Colonna, et le parti du défunt Boniface VIII, emmené par les Caetani. On décide finalement de choisir le pape à l'extérieur du Sacré Collège des cardinaux et l'unanimité ou presque se fait sur le nom de Bertrand de Got, prélat diplomate et juriste éminent, resté neutre dans la querelle entre le roi Philippe le Bel et le pape Boniface VIII. Le 5 juin 1305, les cardinaux, réunis en conclave à Pérouse, portent à la tête de l'Église Bertrand de Got qui choisit le nom de Clément V. Le nouveau pape renonce à se rendre à Rome par crainte des intrigues locales et des risques liés au conflit des guelfes et des gibelins: Il choisit en définitive de se faire couronner à Lyon, encore en terre d'Empire, le 1er novembre 1305. Clément V fait son possible pour se concilier les bonnes grâces du puissant Philippe le Bel, mais repousse sa demande d'ouvrir un procès posthume contre Boniface VIII.  

En 1307, il a un entretien avec le roi  où il est question en particulier du sort des Templiers. Philippe le Bel veut supprimer cet influent et riche ordre de moines-chevaliers. C'est chose faite le vendredi 13 octobre 1307 sans que le pape n’ait pu s'y opposer.

Le concile de Vienne, qu'il a convoqué pour juger l'Ordre du Temple, nécessite qu'il se rapproche de cette ville. Il rejoint donc le Comtat Venaissin, terre pontificale[]. Si son choix se porte aussi sur la ville d'Avignon, c’est que sa situation sur la rive droite du fleuve le met en relation avec le nord de l'Europe, par l'axe Rhône/Saône[] et dans cette vallée du Rhône, frontière commune entre la France et l’Empire.

Clément V n'arrive à Avignon que le 9 mars 1309. Sous son pontificat, Avignon devient, sous la haute surveillance du roi de France Philippe le Bel, la résidence officielle d'une partie du Sacré Collège des cardinaux, tandis que le pape préfère résider dès 1310 à Carpentras, Malaucène ou Monteux, cités comtadines. Le rôle de l’évêque d’Avignon devient marginal.

.Jacques Duéze, évêque de Fréjus en 1300, d’Avignon en 1310 puis pape sous le nom de Jean XXII de 1316 à 1334

Il est appelé par Charles II d'Anjou roi de Naples, comte de Provence comme chancelier de Provence en 1308[]. Il est nommé évêque d’Avignon le 18 mars 1310.

À la mort de Clément V, et suite à une élection difficile, Jacques Duèze est élu  pape à Lyon le 7 août 1316. Couronné le 5 septembre, il choisit le nom de Jean XXII.

À 72 ans, il n'a qu'un rôle politique effacé jusqu'alors. Or, dès le 9 août, il fait part de son intention de rouvrir l'Audience de la Contredite à Avignon, le 1er octobre suivant Il signifie ainsi sa volonté de fixer la papauté dans la ville dont il avait été l'évêque depuis le 18 mars 1310.La logique aurait voulu que Carpentras soit le séjour transalpin de la papauté. Mais la plus grande ville du Comtat Venaissin restait entachée par le coup de force des Gascons lors du conclave qui avait suivi la mort de Clément V. De plus, l'ancien évêque d'Avignon, préférait, à l'évidence, sa cité épiscopale qui lui était familière et qui avait l'avantage de se situer au carrefour des grandes routes du monde occidental grâce à son fleuve et à son pont. 

Sous son règne, le recteur du Comtat Venaissin Arnaud de Trian se met à résider à Carpentras qui devient la capitale du comtat.

Les relations  de Jean XXII avec l'empire se tendent quand le 8 octobre 1323, il déclare en plein consistoire que le nouvel empereur Louis IV de Bavière est un usurpateur et un ennemi de l'Église. Convoqué à Avignon pour se justifier de son soutien aux Visconti, il ne se présente pas et est excommunié le 23 mars 1324. En représailles Louis IV de Bavière descend en Italie avec son armée pour se faire couronner à Rome et fait élire un antipape en la personne de Nicolas V qui destitue Jean XXII.

.Benoît XII, pape de 1335 à 1342

Le 4 décembre 1334, à l'aube, Jean XXII meut à 90 ans. C’est Jacques Fournier, dit le cardinal blanc, qui lui succède. Après avoir choisi le nom de Benoît XII en l’honneur du patron de l’Ordre des cisterciens dont il est issu, le nouveau pape est couronné, en l’église des dominicains d’Avignon, le 8 janvier 1335, par le cardinal Napoléon Orsini, qui avait déjà couronné les deux papes précédents.

L'idée première de ce pontife est de remettre de l'ordre dans l'Église et de ramener le Saint-Siège à Rome. À peine élu, il fait annuler les commandites de son prédécesseur et renvoyé dans leur diocèse ou abbaye tous les prélats et abbés de la cour[].

Le 6 juillet 1335, quand arrivent à Avignon des envoyés de Rome, il leur fait la promesse de revenir sur les bords du Tibre mais sans préciser de date[]. Mais la révolte de la cité de Bologne et les protestations des cardinaux mettent un terme à ses désirs et le convainquent de rester sur les rives du Rhône.

Le 10 novembre 1337, commence la Guerre de Cent ans. Benoît XII, par ses légats, sollicite une trêve qui est acceptée par les deux parties. Ce n’est pourtant pas ce conflit franco-anglais qui l’incite à se faire édifier un palais fortifié mais, dès son élection, la crainte de l’empereur Louis de Bavière. Même si Benoît XII se montre plus conciliant que son prédécesseur, Avignon, se trouve en terre d'empire,  tout en étant infiniment plus sûre que toute autre ville d'Italie.

.Clément VI, pape de 1342  à 1352

Homme de confiance du roi Philippe VI qui le fait entrer au Conseil royal. En 1330, il est chancelier de France et en 1332, il dirige l'ambassade française.

Devenu pape, Clément VI,  attentif à la question dauphinoise, écrit à Philippe VI, le 11 avril 1344, pour lui proposer que le fils aîné du roi de France porte le titre de Dauphin[]. Le pape envisage ensuite de lever l’excommunication du dauphin Humbert II, qui a fini de rembourser jusqu’au dernier florin à la Révérente Chambre Apostolique, mais il y met une condition. Il doit lui céder le fief de Visan.

L’accord passé, le 31 juillet, Clément VI reçoit Humbert dans son palais de Villeneuve-lès-Avignon. Le Dauphin du Viennois rend hommage et le pape lève les sentences.

André de Hongrie, époux de la Reine Jeanne, comtesse de Provence est assassiné le 18 septembre 1345 ; la reine Jeanne fuit dans son comté de Provence. En mai 1347, Louis Ier de Hongrie, qui veut venger la mort de son frère André passe à l’offensive et s’avance jusqu’à Aquila avec ses Magyars. Arrivé à Bénévent, à trois jours de marche de Naples, il fait tenir le 11 janvier 1348 un message menaçant à la reine. Peu rassurée, Jeanne préfère fuir la colère de son ex beau-frère et cousin de Hongrie. Elle quitte Naples pour Marseille. Le 27 février, la comtesse-reine se rend à Châteaurenard où elle attend que le pape lui accorde  audience. Clément VI la reçoit le 15 mars.

Jeanne a deux objectifs. Tout d’abord se faire absoudre d’un crime dont beaucoup pensent que si elle n’en était pas responsable, elle y a pour le moins consenti. Le second, non moins important, est de demander au pape de renflouer ses finances. Il lui faut beaucoup d’or pour lever des troupes capables de s’opposer à celles de son cousin de Hongrie. Sur les deux points, le Souverain Pontife fait preuve d’une rare compréhension. Il pardonne publiquement à Jeanne sa conduite légère et la lave de tout soupçon dans l’assassinat de son premier époux en la déclarant absoute. Enfin il lui offre 80 000 florins pour l’achat de sa ville d’Avignon. C’est Estienne Aldebrandy, archevêque d’Arles, qui passe le contrat de vente d’Avignon, avec toutes ses dépendances.

Avignon relevant toujours de l’empire, l’acte est fait en présence des plénipotentiaires de l’empereur Charles IV de Luxembourg qui enregistrent la cession par lettres datées du 9 juin.

La ville devient alors indépendante de la Provence et propriété pontificale comme le Comtat Venaissin. Lorsqu'en 1352, Clément VI décède, les réserves financières du Siège apostolique sont au plus bas.

.Innocent VI, pape de 1352 à 1362

En 1355, Innocent VI fait élever de nouveaux remparts.

.Urbain V, pape de 1362 à 1370

Le 6 novembre 1362, dans la chapelle du palais vieux, Guillaume de Grimoard est couronné pape par Étienne-Audouin Aubert, cardinal d’Ostie et neveu du pontife défunt. Il prend le nom d'Urbain V.

Le 23 mai 1365, l’empereur  Charles de Luxembourg, à la tête d’un somptueux cortège et d’une imposante armée, accompagné de son vassal le comte de Savoie Amédée VI descend la vallée du Rhône. Il vient en Provence pour se faire sacrer roi de Bourgogne-Provence. Il  arrive  à Avignon le lendemain de l’Ascension. L’empereur s’installe avec sa suite dans Tour Campane.

Le lendemain de la Pentecôte, couronne en tête et sceptre en main, l’empereur assiste à la messe pontificale. Le jour suivant, le 2 juin, il quitte la cité papale  pour Arles où il est couronné roi pour la vigile de saint Boniface. L’empereur revient à Avignon le 6 juin et en repart trois jours plus tard après avoir obtenu du pape, suite à la mort de Ludovic de la Torre, patriarche d’Aquilée, la nomination comme nouveau patriarche du souabe Marquand de Randeck, évêque d’Augsbourg, homme possédant une grande expérience des armes.

.Grégoire XI, pape de 1370  à   1378

Grégoire XI  ramène la papauté à Rome où il décède en 1378.

En 1411, Jean XXIII nomme François de Conzié, déjà camérier et Vicaire Général d'Avignon, gouverneur des États pontificaux. Ce pape, incapable de régler à Pise les problèmes du royaume de Naples et désirant s'installer à Avignon, lui adresse  des instructions le 31 décembre 1412, notamment pour les réparations nécessaires au palais des papes.  

François de Conzié fait restaurer tous les édifices endommagés pendant la « guerre des Catalans », dont le pont d'Avignon, la cathédrale et les remparts. Le 21 décembre 1415, il reçoit l’empereur Sigismond de Luxembourg venu spécialement à Avignon pour passer les fêtes de Noël. En 1418, quand l’élection de Martin V par le concile de Constance met un terme au Grand Schisme, Pierre d'Ailly est nommé légat à Avignon par le nouveau pontife. Il meurt toutefois peu de temps après et n'est pas remplacé, François de Conzié continuant à gouverner seul.

 

 

 

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 18:11

 

   

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