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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 14:23

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EPILOGUE 1    

 

 

En 1806, Napoléon avait provoqué la fin du Saint Empire. Etrangement les Français qui revendiquent leur appartenance à l’Empire de Charlemagne et celui-ci comme empereur des Francs, continuateur de l’empire romain d’Occident au même titre qu’Othon le Grand, qualifie son empire de 1804 de Napoléonien ou d’Empire des Français alors qu’il devraient logiquement le qualifier de Deuxième Empire  comme les Allemands qualifient de Deuxième Reich, l’Empire Allemand instauré à Versailles en 1871 et de Troisième Empire et non de Second Empire, l’empire de Napoléon III instauré en 1852 comme pour les peuples Allemands et Autrichiens le Troisième Reich qu’espérait instaurer Hitler.

 

Après les guerres napoléoniennes, le Congrès de Vienne rétablit partiellement l'ordre ancien entre les puissances européennes en 1815. La restauration partielle des principautés allemandes s'accompagne de l'institutionnalisation du Deutscher Bund (Confédération allemande), censé compenser la disparition du Saint Empire romain germanique et limiter la montée du sentiment national allemand. Mais cette alliance très théorique entre les États allemands et l'Autriche provoque des tensions croissantes entre les deux grandes puissances allemandes de l'époque, l'Autriche et la Prusse, quant à la domination sur la Confédération.

L'origine de la guerre austro-prussienne tient à ces tensions, aggravées après le Zollverein des États du nord de l'Allemagne voulu par la Prusse et attisées par le premier ministre prussien Otto von Bismarck au sujet d'un conflit avec le Danemark. En effet le roi du Danemark, depuis 1806, avait obtenu des duchés de langue allemande: le Schleswig et le Holstein. L'annexion de ces duchés par le Danemark, provoque une insurrection dans le Holstein en 1848.

 

En France le 2 décembre 1852 est proclamé le Second Empire Napoléonien.

 

A la Suite puis d’une crise voulue par Bismarck en 1864, la Prusse et l'Autriche conduisent en 1864 la guerre des Duchés qui force le Danemark à les évacuer. En 1865, le Danemark doit  abandonner les deux duchés acquis 16 ans plus tôt : le Holstein revient à l'Autriche, le Schleswig à la Prusse. Mais, multipliant les incidents, la Prusse occupe le Holstein ce qui conduit l'Autriche à mobiliser  l'armée confédérale du Deutscher Bund. La Prusse se retire alors de la Confédération et déclare la guerre à l'Autriche le 19 juin 1866. La bataille décisive a lieu le 3 juillet 1866 à Sadowa. La victoire est remportée par la Prusse.

 

Malgré les batailles victorieuses à Custoza le 24 juin et de Lissa (bataille navale le 20 juillet) contre les Italiens, alliés des Prussiens, l'empereur François Joseph est contraint, suite à la défaite catastrophique de Sadowa, à la capitulation et à la remise de Venise à l'Italie. De plus, l'Autriche se retire de la Confédération germanique, dissoute de fait, et la Prusse annexe le  Schleswig  et le Holstein, le Hanovre,  le Kurhessen, le  Duché de Nassau et Francfort-sur-le-Main tout en fondant la Confédération d’Allemagne du Nord.

Alors que  les rois de France ne supportaient  pas la rivalité des Habsbourg, le  Second Empire de Napoléon III, se met  à  craindre, un peu tard, que ne se crée, sur sa frontière est, un voisin puissant et uni cette fois sous la domination de la Prusse.

 

Très vite apparait le slogan d'appel à la bataille pour empêcher la Prusse d'unir plus avant l'Allemagne. Le but est d'étouffer le mouvement d'unification allemande, ce qui aboutit à la  guerre franco-prussienne de 1870.

Rétrospectivement le refus français de soutenir l'Autriche se révèle  être un bien mauvais calcul : la Prusse est renforcée, assurée de ne pas être attaquée par la Russie, et peut se tourner tranquillement... vers la France.

 

Cette guerre commence par une déclaration de guerre du Second Empire français à la Prusse le 19 juillet 1870. Dès le 9 septembre 1870, Napoléon III  capitule à Sedan. Cela entraîne deux jours plus tard, à Paris, une révolution sans violence et la création. Le  4 septembre, la déchéance de Napoléon III est prononcée et proclamée la Troisième  République. Le 19 septembre, la Prusse envahit la France, et vient mettre le siège devant Paris. Les troupes prussiennes occupent Versailles ou le roi de Prusse Guillaume Ier et son chancelier Bismarck s’installent pour préparer la proclamation de l’Empire Allemand ou Deuxième Reich (le premier étant le Saint Empire). Le 16  décembre, une délégation du parlement  de l’Allemagne du Nord arrive à Versailles et le 20 la Confédération d’Allemagne du Nord est dissoute. 

 

 

 

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 11:33

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CH.IV         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis d’ITALIE

 

A. LA CORSE, terre d’empire de 962 à 1177

 

La Corse est intégrée en 725 au Royaume des Lombards sous le roi Liutprand. 

La capitale du Royaume est Pavie.

En 772, sous le dernier roi des Lombards Didier, Charlemagne répond à l'appel à l'aide du pape Étienne II, menacé par Didier, et intervient en Italie au printemps 773 et prend Pavie en mars 774. Le Royaume de Lombardie est intégré au Royaume des Francs. Charlemagne confirme au pape Etienne II la donation des Etats pontificaux dite patrimoine de Saint Pierre faite par son pére Pépin le Bref en 754 dont la Corse ferait  partie.

A cette époque elle se trouve sous occupation  partielle des arabes, sarrazins ou maures.

Ugo Colonna, prince originaire d’une grande famille de Rome  méne en 816 la "reconquista" de l'île sur les Maures.Son fils ainè Bianco Colonna, lui succède  et  attaque le roi maure, lui ôte la vie dans un combat, et oblige Abdel son fils à repasser en Afrique avec les débris de son armée.

En 825, le comte Bonifacio issu de la famille Obertenga (ou Obertenghi), originellement possessionnée en Lunigiana, est chargé de la défense de la Corse.

 

Après la mort du fils de Charlemagne Louis le Pieux en 840, le traité de Verdun en 843 divise l'empire. Le fils aîné survivant de Louis, Lothaire Ier devient empereur et souverain des Francs. Ses trois fils, à leur tour, se partagent le royaume au Traité de Prüm en 855 : l'Italie du Nord devient le Royaume d'Italie et le souverain en est Louis II le Jeune. Le traité de Meersen de 870 attribue la Corse à ce Royaume d'Italie; Royaume d’Italie dont Otton Ier le Grand est fait roi en 951 à Pavie. Les descendants de Bonifacio et de son fils Adalbert, marquis en Italie, conservent la fonction de défenseurs de la Corse.

 

Cette même année 951, Oberto-Opizzo, marquis de la marche de Ligurie Orientale, comte de Luni de Gênes, de Milan et des Iles  devient  vicaire d’Othon Ier le Grand pour toute l'Italie (Les historiens ont groupé ses descendants sous le nom conventionnel d'« Obertenghi »).

 

Othon est couronné empereur à Rome en 962 ; le Royaume  d’Italie (Nord) fait alors partie du Saint Empire dont font partis  les Etats donnés au pape quelques années plus tard l’empereur élève Oberto au rang de « comte du sacré palais », c'est-à-dire de représentant impérial dans tout le royaume d'Italie. ; sa fonction de « comte du sacré palais » lui permet de se constituer un patrimoine foncier énorme, depuis Arezzo jusqu'à Milan. La cité de Pavie devient sa résidence officielle. Il épouse Guilla ou Willa, fille du marquis Boniface de Spoleto, qui donne naissance à au moins trois garçons dont Oberto II (975 ca - 1014 ca), qui est à l'origine du lignage des Malaspina et d'Este, ainsi qu'Adalberto I (925 ca - 1002 ca), ancêtre des Pallavicini et des Massa-Palodi.

 

Pour assurer la tranquillité de leur commerce, Pise et Gênes combattent les bases sarrasines qui restent en Corse en 1015 une fois la reconquête de la Corse achevée. Au début du XIe siècle, probablement après la bataille de Luni de 1016, les seigneurs toscans ou génois aidés par les populations chrétiennes, chassent définitivement les musulmans de Corse.

Dans cette premiére moitié du Moyen Age, c’est l’évêque de Rome qui est archevêque pour les diocèses de Corse  (Accia, Mariana, Nebbio, Aleria, Ajaccio, Sagone. Par un traité conclu, au mois d'Avril 1020, entre l'empereur Henri II et le pape Benoît VIII, la Corse est reconnue fief du Saint Siège. En 1037, l'empereur  Conrad II Le Salique  consacre par une charte l'hérédité des fiefs sur toutes les terres de son empire. Les marquis Obertenghi de Corse  profitent également de cette décision impériale.

 

En 1076,  Mathilde, comtesse de Briey, comtesse de Toscane, la  plus jeune enfant de Béatrice de Bar et de Boniface III, marquis de Toscane , par sa mère, petite fille de Frédéric II, duc de Lorraine, fait don de ses Etats, dont la Corse, au pape Grégoire VII.

 

Cette année 1076 est celle pendant laquelle éclate la querelle des Investitures entre le pape et l’empereur Henri IV.  Mathilde soutient le pape qui oblige l’empereur à venir s’incliner devant lui dans le château de Canossa propriété de Mathilde.

C’est de cette époque que date l'implantation dans l'île des marquis de Massa une des branches  des « Obertenghi » qui possèdent alors des biens dans toute l'île, depuis le Cap  Corse jusqu'à Ajaccio, de la Plaine orientale à la côte Ouest. Très vite leur part s'étend sur tout le « Deçà-des-Monts », soit les pievi de Cauro, Tuani, Balagne, Cap Corse, Rostino, Ampugnani, Orezza, Casinca, Plaine de la Marana, Tavagna, Giussani et Caccia.

Ce n’est  donc qu’en 1077 que  le pape Grégoire VII revendique ses droits de suzeraineté sur la Corse. Dans une lettre adressée le 30 novembre 1078 à l'évêque de Pise Landolfe, le pape Grégoire VII lui délégue ses pouvoirs spirituels et temporels relatifs à la Corse, avec mission de soustraire la Corse à l'autorité des marquis Obertenghi. Il est possible qu'Alberto IV Rufo (1040 ca - av.1095), marquis de Massa  capitaine des galères du pape  soit leur premier représentant sur l'île envoyé par Grégoire VII.

Le successeur de Grégoire VII le pape Urbain II précise les pouvoirs de l’évêque de Pise par une bulle en 1091. Sur les instances de la comtesse de Toscane Mathilde, en 1092, il  nomme archevêque Daibertus évêque de Pise qui devient archevêque-suzerain des 6 diocèses corses moyennant un cens annuel et sous la condition qu'il resterait fidèle à l'Église Romaine.

En 1100, l’archevêque de Pise donne la Corse en fief à Ugo, fils d’Alberto IV Rufo né de son  mariage avec la comtesse Giulieta, qui  est le premier à porter le titre de marquis de Corse. Mais en 1133, le pape Innocent II  confie à l’archevêque de Gênes les diocèses  de Nebbio, Mariana, Accia, l’archevêque de Pise conservant Sagone, Ajaccio et Aléria. Pise est l'un des piliers du parti gibelin (impérial), pour la plus grande joie de l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen, qui lui accorde ainsi deux actes importants, l'un en 1162 et l'autre en 1166 qui garantissent qu'en dehors du contrôle du contado pisan, la cité a le privilège de commercer librement avec l'empire entier et qu'elle acquiert la côte de Civitavecchia à Portovenere, la moitié de Palerme, Messine, Salerne et Naples, Gaète, Mazzarri et Trapani. Certains de ces privilèges sont plus tard confirmés par les empereurs Henri VI, Otton IV et Frédéric II. Ceci marque l'apogée de Pise mais entraine aussi des ressentiments de la part des cités voisines, qui se voient interdire toute velléité à une expansion maritime (notamment Lucques, Massa, Volterra et Florence) mais aussi de la part de Gênes.

Gênes a alors acquis une position dominante sur les marchés du sud de la France. La guerre entre Pise et Gênes commence en 1165 sur le Rhône quand l'attaque d'un convoi pisan (peut-être destiné à la Provence, alliée de Pise) par les Génois et le comte de Toulouse leur allié, échoue. La guerre se prolonge jusqu'en 1175 sans victoire décisive. Le conflit porte aussi sur la Sicile où les deux cités avaient des privilèges garantis par l’empereur Henri VI.

En réponse aux luttes fratricides entre Guelfes (partisans du pape) et Gibelins (partisans de l’empereur), la paix de Venise de 1177 entre l’empereur Frédéric Barberousse et le pape Alexandre III consacre l'indépendance des États du pape vis-à-vis du Saint Empire (mais la Corse n’aurait jamais fait partie des Etats du pape) donnés par Pépin le Bref).

En 1192, Pise conquiert Messine, mais Gênes s'empare de Syracuse en 1204. Les comptoirs de Pise en Sicile seront d'ailleurs retirés à Pise par Innocent III (bien que ce soit lui qui retire l'excommunication de la ville prononcée par son prédécesseur Célestin III). En effet, le pape était entré dans la ligue guelfe de Toscane, dirigée par Florence. Il signe aussi un pacte avec Gênes, qui va mettre à mal la présence de Pise en Italie du Sud. L'hostilité de Gênes envers Pise est ravivée en 1220 quand l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen confirme la suprématie de Pise sur la côte tyrrhénienne. Cette initiative impériale renforce aussi la méfiance des Toscans envers Pise.

En 1238. le pape  Grégoire IX organise une alliance entre Gênes et Venise contre l'empire, et donc contre Pise. Une étape importante du combat a lieu en 1241, lorsqu'une flotte pisane et sicilienne, dirigée par Enzo le fils de l'empereur attaque un convoi génois transportant des prélats de France et du nord de l'Italie en direction de Rome où le pape doit tenir un concile anti-Empire. Ceci empêche la réunion du concile mais entraine l'excommunication de Pise (mesure qui sera levée en 1257). Pise en profite pour tenter de prendre Aléria en Corse et pour mettre le siège devant Gênes elle-même en 1243, sans succès.

 

.Sinucello Della Rocca (1221-1306 ou 1312) comte de Corse de 1245  à 1306

Issu de la famille des Hobereaux de Cinarca (descendant de Cinarco, fils d'Ugo Colonna) qui contrôle  la presque totalité du sud de la Corse.

Il s'engage dans l'armée de la République de Pise, puis est chargé de soumettre  l’ensemble de la Corse ce qu’il fait très vite et devient comte de Corse.

Mais les Génois, unis aux seigneurs du Cap-Corse et à ceux de Sant-Antonino, forcent Sinucello à lever le siège du château de la Catena, où Arrigo et Guido, fils d'Arriguccio, tenaient encore; mais Sinucello, après les avoir harcelés pendant quelque temps, saisissant une occasion favorable, les taille en pièces.

En 1268, Sinucello Della Rocca, dit Giudice Della Rocca ou de Cinarca, est maître de la Corse (sauf Cap Corse et Bonifacio)

Le déclin de Pise est brusque et retentissant puisque l'apogée de la ville se clôt le 6 août 1284 lors de la bataille de la Meloria. La flotte pisane, sous le commandement d'Albertino Morosini, pourtant en supériorité numérique, est battue grâce aux manœuvres ingénieuses de Benedetto Zaccaria, à la tête de la flotte génoise commandée par Oberto Doria. Cette défaite met fin à la puissance maritime pisane : la flotte est détruite, plus de dix mille marins pisans sont prisonniers et la Sardaigne est perdue.

Désireux de s'opposer à l'influence gênoise en Corse, le pape Boniface VIII investit le roi d'Aragon du royaume de Sardaigne et de Corse en 1297 (depuis   1068, Sanche Ier Ramirez a  reconnu son royaume l'Aragon comme étant vassal du pape et en 1204, Pierre II d'Aragon s’est fait couronner à Rome et  a rendu  l'hommage lige au pape Innocent III).

Jusque là, Sinucello Della Rocca  n'a de cessé de jurer  fidélité tantôt à Gênes, tantôt à Pise, et en 1299, irritées, les deux Républiques finissent par signer un accord stipulant son bannissement.

Sinucello meurt en 1306 laissant quatre fils qui se partagent ses domaines:

-Arriguccio Della Rocca grand-père d’Arrigo Della Rocca.

-Salnese d'Istria.

-Arrigo Strambo d'Attala. 

-Ugolino de la Punta

 

L'Aragon fait la conquête de la Sardaigne dès 1326 mais  n'intervient pas dans les affaires de la Corse avant 1346. En 1347, ayant obtenu le consentement des seigneurs et des populations, les Génois décident l'occupation entière de la Corse. En 1359, le territoire compris entre Brandu et Aleria, Corti et la mer, qui s'est libéré du joug féodal, s'allie à la commune de Gênes.

 

.Arrigo Della Rocca (1376-1401) comte de Corse de 1376 à 1401

Fils de Guglielmo, petit-fils d'Arriguccio, fils aîné de de Sinucello Della Rocca.

Arrigo Della Rocca s'oppose à la domination génoise en Corse. Il se réfugie en Aragon, puis revient dans l'île avec une petite armée aragonaise. Il se fait proclamer comte de Corse en 1376, après s'être rallié les seigneurs de Cinarca.   Il est nommé par le Roi d'Aragon, Lieutenant-Général des armées de Corse et de Sardaigne, puis finit par pactiser avec Gênes. Il reprend la lutte et finit par gouverner la quasi-totalité de l'île.

 

Sous le règne de l’empereur Charles Quint, la République de Gênes dépend toujours en droit du Royaume d’Italie, partie de l’empire même si les rois de France Louis XII, Charles VIII et François Ier tentent de faire valoir leur prétentions  patrimoniales sur cette république.

François Ier avait été contraint de signer l'humiliant traité de Madrid stipulant notamment qu'il devait restituer le duché de Bourgogne à l'empereur Charles Quint ; une fois libéré, le roi de France reprend la lutte contre l'empereur. Sa mère, Louise de Savoie, est parvenue à constituer une ligue contre l'empereur, la Ligue de Cognac, qui se concrétise le 22 mai 1526. La septième guerre d'Italie (1526-1530), également appelée guerre de la ligue de Cognac, voit s'affronter les territoires  habsbourgeois,  le royaume  d’'Espagne et l’Empire dont la République de Gênes contre les États coalisés de la ligue de Cognac, alliance comprenant la France, le pape Clément VII, la République de Venise, l'Angleterre, le duché de Milan et Florence. Les armées impériales sont commandées successivement par le connétable de Charles III de Bourbon, Georg de Frundsberg, et Philibert de Chalon. L’armée française  finit par capituler le 15 aout 1528.

Bien que sous la domination génoise, la Corse est toujours censée être un fief du pape théoriquement partie du Saint Empire comme propriété de la République de Gênes. En 1553, Sampiero Corso, un Corse exilé en France s'empare de l'île pour le compte du roi de France mais ce dernier doit la restituer à Gênes en exécution du traité de Cateau Cambrésis de 1559 signé à la suite de la défaite subi par les troupes du roi Henri II à la bataille de Saint Quentin gagnée par le duc de Savoie Emmanuel-Philibert commandant les troupes espagnoles  du roi d'Espagne Philippe II fils de l'empereur Charles le Quint et impériales.

En Corse,la lutte contre les Génois qui dure depuis le XIII reprend périodiquement.

A nouveau en révolte contre Gênes depuis 1729, les Corses font appel à l'empereur Charles VI de Habsbourg. Le 6 août 1731 les troupes impériales commandées par le baron de Wachtendonck, embarquent à Gênes. Elles débarquent à Bastia le 10 août et entrent aussitôt en action. Plusieurs pievi se soumettent à la République.

Le 24 septembre de nouvelles troupes impériales commandées par le colonel de Vins, arrivent en Corse. Malgré ce renfort, Wachtendonck qui veut réduire les rebelles, juge insuffisantes les forces mises à sa disposition. Il tente alors d'obtenir la soumission des Corses par des voies pacifiques.

En début de l'année 1732, le colonel De Vins, avec 600 soldats d'élite, débarque à Calvi venant de Bastia. Le 14 janvier de la même année, De Vins tente d'occuper Calinzana avec ses 600 hommes, plus une centaine de la place forte génoise de Calvi et cent autres de celle d'Algajola. Il subit une lourde défaite.

 

Egalement au service de l’empereur Charles VI, Frédéric-Louis de Wurtemberg débarquent  avec ses troupes le 7 avril 1732. Il tente d'abord de parvenir à une solution négociée et propose aux révoltés une amnistie totale à condition de déposer les armes. La proposition est repoussée. Frédéric-Louis ordonne alors une large offensive. Sur ces entrefaites, les insurgés se replient dans les montagnes et se lancent dans une guérilla contre l'occupant. Entre-temps arrive la réponse de l'empereur aux doléances des Corses, qui reconnaît que les Génois ont atteint la population insulaire dans son honneur et propose un armistice et des pourparlers de capitulation. Simultanément, ordre est donné à Frédéric-Louis de rechercher un accord amiable. Les négociations se déroulent du 8 au 11 mai à Corte et permettent aux Corses d'obtenir des concessions avantageuses.

Frédéric-Louis rembarque pour Gênes avec ses troupes, où il arrive le 18 juillet 1732. Il est accueilli par le Sénat de Gênes avec une salve de canons et tous les honneurs.

 

Theodore von Neuhoff, né dans une famille de nobles westphaliens qui comprend une parenté estimable, dont son oncle le baron von Drost, commandeur de l’ordre Teutonique à Cologne ; sans doute parent du général von Wachtendonck qui a servi en Corse à la tête des troupes impériales avait rencontré en Hollande  l’ambassadeur de l’Empereur  qui l’avait envoyé à Gênes pour obtenir des renseignements sur le soulèvement corse de 1729. Suite au non-respect par les Génois de l’accord de Corte, il semble que celui-ci n’agisse plus  pour le compte de l’empereur mais comme un véritable « électron libre » qui choisit son destin et tente une aventure personnelle. Le 25 mars 1736, il débarque à Aléria avec seize personnes, de l'argent, des armes et des munitions de bouche et de guerre. Les représentants locaux, informés par Xavier Matra, seigneur d'Aleria, viennent lui rendre hommage. Théodore donne ses conditions : il ne veut, pour lui, qu'être roi. Il promet d'autres approvisionnements de ce genre et promet de n'avoir de cesse que lorsque les Génois seront chassés de Corse.Le 15 avril, à Alesani, les généraux placent sur sa tête une couronne de chêne et de laurier, et le proclament roi de la Corse, en présence d'une foule immense, accourue de toutes parts.

Ayant une formation d’officier et ayant déjà livré des combats terribles, aidé de ceux qui connaissent le terrain, il va mener une guerre contre les Génois. Ainsi, il acquiert une certaine popularité auprès du peuple. Hélas, les Corses commencent à douter, non pas de ses qualités, mais de cette aide promise et qui ne vient pas. Dépitée d’être mise en échec par cet étranger, Gênes mène une propagande calomnieuse qui nuit à son image auprès des souverains d’Europe.

Face à cette indifférence hostile ou amusée des grandes nations, face au manque de confiance de la France, de la Grande-Bretagne et de l’Espagne auxquelles il était lié, Théodore tient tête à Gênes sans remporter de succès décisifs pour autant, mais sans que la République puisse faire quoi que ce soit d'autre que de contrôler les villes portuaires. Il a le soutien de membres de sa famille comme le général Mathieu de Drost qui devient son responsable militaire. Son neveu, Friedrich von Neuhoff, présent depuis 1736 à ses côtés,  luttera jusqu’au 3 octobre 1740 avec quelques Corses fidèles mais devra s’embarquer pour Livourne lui aussi.

 

Il confie la régence du royaume aux marquis Hyacinthe Paoli, Louis Giafferi et Luc d'Ornano. Il rejoint Aleria et, contraint d’aller chercher personnellement des secours, le 10 novembre 1736 il quitte l’île à bord d’un navire français, à destination de Livourne, vêtu en abbé. Il rejoint Naples et s’embarque pour Amsterdam.

Durant son absence, que Gênes veut faire interpréter comme une fuite (sans y parvenir, puisque les corégents et les notables corses renouvellent leur confiance au roi Théodore, à plusieurs reprises, lors de consultes)  la République  fait venir des régiments suisses. Un régiment génois, envoyé par le nouveau gouverneur de Mari, va mener une action contre Aleria, en décembre 1737, et n'y trouvant que femmes et enfants, feront un affreux massacre à l'étang del Sale.

Les Corses feront payer très cher cet épisode sanglant aux troupes génoises. Gênes ne parvenant pas à se sortir de ce guêpier autrement qu'en faisant appel à un de ses deux puissants alliés, se trouve contrainte de demander de l'aide au royaume de France. En février 1738, un contingent fort de 6 bataillons débarque en Corse, sous les ordres de Louis de Fretat, Comte de Boissieu.

Après avoir fait le tour des capitales européennes et échappé, à Rome et à Paris, à des attentats à la bombe et avoir reçu le soutien de banquiers hollandais, Théodore Ier revient en Corse le 15 septembre 1738 avec trois vaisseaux contenant notamment 174 canons, 3 000 fusils, 50 000 kilos de poudre et 100 000 kilos de plomb. Il est bien accueilli par les paysans et reçu triomphalement à L'Île-Rousse, mais plusieurs personnages très importants ne croient plus en lui, comme le chanoine Erasmu Orticoni et  Giacinto Paoli, qui considèrent avoir été trompés par ses promesses non tenues et pensent que rien n’est possible contre Gênes sans l’appui d’une puissance étrangère et principalement l’Espagne et Naples.

Après quelques succès, de Boissieu est battu par les Corses à Borgo le 13 décembre 1738. Il meurt à Bastia dans la nuit du 2 au 3 février 1739 et  est remplacé par Maillebois qui lui réussit à mâter la rébellion Corse. Théodore 1er se sauve. En juillet 1739, Giacinto Paoli et 27 des siens  dont son fils cadet Pasquale embarquent et gagnent Naples.                                       

 

Si la reprise en main de l'ile par les Génois se fait dans la violence, les Français s'y montrent doucereux. Sous les conseils de Maillebois, Louis XV multiplie en effet les gestes de séduction, pour faire naître dans l'ile un courant pro-français. Pour s'attacher ce peuple guerrier, le roi décide de lever un régiment à recrutement Corse, ce qui lui permet de s'attacher la noblesse insulaire et sa clientèle. De plus cette création est la suite donnée à une proposition faite à l'arrivée des troupes françaises par des notables insulaires hostiles à Gênes.  Il montre aussi l'intérêt que porte Louis XV aux Corses. Le 10 août 1739, le régiment Royal-Corse est créé sur le papier. On espère que nombre d'insulaires vont s'engager mais la mise sur pied va exiger plus de 18 mois.

Théodore tente un nouveau retour, le 7 janvier 1743. Venant de Londres, il passe par Lisbonne, Villefranche et Livourne sur un navire (escorté par dix bâtiments anglais) avec des secours importants en armes mais il ne peut jamais débarquer, faute de pouvoir payer les commanditaires de l’expédition à qui il avait promis le règlement par les Corses. Au contact de Théodore de Neuhoff, de Giafferi et de son père, Pascal Paoli a dès son jeune âge eu un aperçu de la culture européenne qui suit l'absolutisme des rois tels que Louis XIV. C'est  en Italie, et plus particulièrement à Naples, que Pascal reçoit une partie de sa formation. Il est élève à l'École militaire de Naples et devient cadet dans les troupes corses du Royaume des Deux-Siciles. Lors de la consulte qui se réunit au couvent Saint-François de Caccia, le 20 avril 1755, il est appelé par les principaux chefs corses révoltés contre Gênes.

Aux termes du traité de Versailles, signé le 15 mai 1768, la France prête deux millions de livres à Gênes, qui donne en garantie la Corse. Ayant eu connaissance du traité, Paoli réunit une consulte le 22 mai à Corte, à l'occasion de laquelle il déclare : « Jamais peuple n'a essuyé un outrage plus sanglant.     On ne sait pas trop qui l'on doit détester le plus de celui qui nous vend ou de celui qui nous achète […] confondons les dans notre haine puisqu'ils nous traitent avec un égal mépris. » Bien décidés à défendre leur indépendance, les forces paolistes remportent plusieurs victoires face aux troupes françaises, la plus célèbre étant celle de Borgu, le 5 octobre 1768, où les armées de France doivent battre en retraite devant les régiments corses. Mais, fortes de quelque 20 000 soldats, les troupes de Louis XV remportent une victoire décisive le 9 mai 1769 à Ponte Novu. Les troupes corses mises en déroute, Paoli, contraint à l’exil, quitte la Corse. Il est successivement reçu par le grand-duc de Toscane, par l'Empereur, le stathouder des Pays-Bas, avant d'être reçu et accueilli par le roi de Grande-Bretagne le 13 juin 1769. La Corse perd du même coup son indépendance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 08:46

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

d.Abbaye de Saint Pons/ seigneurie/évêché de Nice/consulat/comté de Nice

 

A la fin de l’année 972, une expédition commandée par les comtes de Provence, Guillaume et Roubaud, fils de Boson, aidès par le comte de Turin Ardouin, permet la destruction d la base sarrasine du Freinet. La ville de Nice est alors considérée comme une terre sans maître

Odile de Nice, fille vraisemblable d’Annon de Vence, a reçu selon ses dires de Guillaume tout le territoire qui corespond grosso modo à ce que l’on appelle aujourdhui les Alpes Maritimes. Elle se marie d’abord avant 976 avec Miron d’où sont issus :

-Pons III qui deviendra évêque de Nice

-Bermond, prêtre

-Miron-Laugier de Sisteron

 

En 999 Odile fait d’importantes donations-restitutions à l’Abbaye de Saint Pons de Nice qui domine alors la cité Puis, Miron étant mort vers 1003, elle se remarie avec Laugier qui était auparavant son « Rector » de son château de Nice. Les seigneurs de Nice n’ont jamais porté le titre de vicomte, c’est à tort donc que Laugier est qualifié de vicomte de Nice.

Odile de Provence a cinq enfants de son second mariage avec Laugier :

-Rambaud de Nice ou d’Orange

-Pierre de Nice, évêque de Sisteron (1043-1059)

-Rostang de Nice, coseigneur de Vence, seigneur de Gréolières

-Jauccara de Nice, mariée à Amic de Vence-Avignon

-Gerberge de Nice, mariée au vicomte Bérenger d’Avignon.

 

 

. Seigneurs de Nice :

 

Maison d’Orange-Mévouillon

 

.Laugier de Nice (né vers 950- 1032) coseigneur de Nice, de Gréollières, de Cagnes et de Vence

 

Le délaissement de l'administration des terres par les souverains de Provence aboutit à la création des Municipes, dès l'année 1011. Il s'agit d'une sorte de fédération de plusieurs villes de Provence comme Nice, Grasse, Apt ou encore Tarascon sous un gouvernement libre.

 

.Rambaud d’Orange (vers 1006 et mort vers 1073), coseigneur de Nice, de Courthézon et de Vence de   ?   à vers 1073

Fils de  Laugier de Nice et d’Odile de Provence, fille  de Guillaume Ier de Provence ; membre de la première maison des comtes d’Orange-Nice.

 

Rambaud d’Orange est accusé de simonie pour avoir acheté l’épiscopat de Sisteron en 1043 pour son fils Pierre II de Nice âgé de 8 ans. Odile de Provence, mère de Rambaud administre elle-même les biens de l’évêque et son fils, Rambaud de Nice occupe la citadelle de Sisteron et le concile d’Avignon l’excommunie. Dans le même temps, il fait avec ses épouses de nombreux dons à l’Église et l’un de ses fils est moine après son décès.

A la fin des années 1070, le succès de la réforme grégorienne en Provence oblige les seigneurs de Nice à renoncer à leur mainmise sur le patrimoine de l'Église de Nice.

Rambaud de Nice a de nombreux enfants, dont sept fils. Le morcellement des biens niçois, limité au partage entre deux des fils d’Odile de Provence et Laugier de Nice, s’accroit dès la génération suivante, les deux frères Rambaud et Rostan ayant laissé outre dix fils, un nombre inconnu de filles.

 

.Bertrand-Rambaud ou Bertrand d’Orange (vers 1045- après 1073) coseigneur de Nice, seigneur d’Orange.

Arrière-petit-fils du comte Guillaume Ier de Provence, dit le libérateur ; Il se marie avec Gilberge, fille de Foulques Bertrand de Provence, puis veuf se remarie avec Adélaïde de Cavenez, veuve de Guillaume V Bertrand de Provence. Bertrand-Rambaud d’Orange est le beau-père d’Adélaïde de Forcalquier,  et le père de Léger d’Orange ou Laugerus, évêque d’Avignon (1124 ou 1126-1142) et du comte Rambaud II d'Orange.

 

Lorsque  qu’il décède, l'évêque Archimbaud détient alors la majorité des pouvoirs sur la ville et ses environs.

 

.Raimbaud II d'Orange (1066- 1121), comte d’Orange, vicomte de Nice de 1073  à  1121

Fils du précédent.

À partir de 1117, l'évêque de Nice Pierre Ier (1115 à 1149)  devient le premier personnage de la cité.

En s'inspirant des prospères républiques maritimes italiennes telles que Gênes et Pise, Nice devient une république indépendante en 1108 et prend le titre de Municipalité. Elle est alors dirigée par un chef militaire chargé du pouvoir exécutif et par trois consuls exerçant l'autorité administrative. Nice devient l'objet d'une lutte d'influence entre la Provence, à laquelle elle appartient, et la République de Gênes. En 1130, Gênes implante des comptoirs dans le comté de Vintimille

Raimbaud II d'Orange,  ne laisse qu'un fils mais sans postérité et une fille : Thiburge d'Orange.

 

.Thiburge d'Orange,

Vers 1144, Nice se dote d'un consulat. Quatre consuls, élus, gèrent la cité.

Thiburge d’Orange meurt en 1150, ses fils sont encore très jeunes et elle les confie à son beau-fils Bertrand des Baux.

 

.Bertrand des Baux (1137-1181/1183) prince d’Orange, vicomte de Nice

En 1153, les consuls entrent en conflit avec l'évêque Arnaud. Progressivement les évéques de Nice se voient dépouiller de leurs pouvoirs temporels par la Municipalité.

Bertrand des Baux  épouse en 1173  Thiburge II fille de la précédente.

Bertrand et Thiburge II d'Orange ont plusieurs enfants :

-Hugues IV des Baux  l'aîné, poursuit la branche aînée des Baux. Il est consul d'Arles et vicomte de Marseille, et garde la seigneurie des Baux.                                           

 -Bertrand II des Baux devient le chef de la branche de Berre (Meyrargues, Marignane et

Puyricard).                                                                                                      

-Tiburge des Baux.                                                                                                              -Guillaume Ier des Baux, prince d'Orange, devient le chef de la Maison d'Orange il est le  père de Guillaume II des Baux.Guillaume II des Baux

 

Un accord est ensuite conclu entre Nice et Gênes en 1162 et, en 1166, le comte de Provence Raymond Berenger III trouve la mort en assiégeant Nice, qui s'est révoltée. En 1171, Grasse signe un accord commercial avec Gênes, tandis que Nice, en 1176, en signe un avec le comte de Provence Alphonse Ier. Le comte confirme la libre élection et la juridiction des consuls.En 1191, les Genois obtiennent de l'empereur Frédéric Barberousse la suzeraineté de Monaco.

Après la mort d'Alphonse Ier, en 1196, la ville de Nice est divisée par deux partis, le « génois » et le « provençal ». En 1213, le parti génois l'emporte et, en 1215, la ville se donne à Gênes. Le château comtal est détruit.

Mais le comte Raymond-Berenger réimpose son autorité à la Provence orientale En 1227, il assiège Grasse et abolit le consulat. En 1229, il reprend Nice, qui perd ces franchises politiques. Une nouvelle administration est mise en place : le viguier exerce les pouvoirs détenus auparavant par les consuls. Il représente le comte qui  fait reconstruire le château détruit en 1215 et fait exiler les principaux membres du parti génois.

En 1295, Charles II d'Anjou, comte de Provence, comprend l'importance stratégique d’un site situé aux frontières de son territoire. Afin d'encourager les habitants à revenir peupler le bord de mer, il leur octroie une franchise de taxes. Le village est ainsi baptisé Villa Franca qui deviendra Villefranche.

La fin du XIIIe siècle est marquée par la réapparition du consulat. En 1324, la ville de Nice est autorisée par Robert d'Anjou à avoir un conseil permanent de 40 membres. Ce Conseil des Quarante prend de plus en plus de pouvoir. À partir de 1344-1345, il élit les syndics.

 

.Evêques : .

.Pons III, évêque et co-seigneur de Nice de 1030 à 1033 avec

Fils de Laugier de Nice, seigneur de Nice et d’Odile de Provence ; frère de Rambaud, seigneur de Nice.

.André, évêque de Nice en 1033 et 1034

.Nitard Ier, évêque de Nice de 1037 à 1040 963

.André II 1042-1051, évêque de Nice de 1042 à 1051

En 1049, l'évêque détient alors la majorité des pouvoirs sur la ville et ses environs.

.Raimond, évêque de Nice de 1064 à 1074

.Bernon, évêque de Nice de 1074 à 1078

.Archimbaud, évêque et co-seigneur de Nice de 1078 à 1108

.Isnard, évêque et co-seigneur de Nice de 1108 à 1114

.Pierre, évêque et co-seigneur de Nice de 1114 à 1149

L'’autorisation des descendants de Rambaud donnée aux chanoines de Nice d’acquérir les honores de leurs hommes renforce dès 1108 le pouvoir de l’évêque Pierre.

Puis par une bulle du pape Paul II du 8 juin 1114, l’évêque Pierre se voit confirmer son pouvoir sur les biens de l’Eglise de Nice dont le monastére de Saint Pons.

Enfin en 1117, en présence du comte Raimond-Bérenger Ier et de l’évêque d’Antibes Matfré (ou Mainfroi), Jausserand-Laugier, descendant de Rostang donne à l’église de Nice, à l’évêque Pierre et à ses successeurs, et aux chanoines la moitié de tout ce qui lui appartient à Nice et reçoit en contrepartie 550 sous. Il engage à l’évêque l’autre moitié de ses biens jusqu’à ce qu’il puisse le mettre en possession de la première moitié l’ensemble de ses biens devant aller à l’évêque après sa mort.

A partir de 1117 donc, l’évêque de Nice est le premier personnage de la cité. Néammoins ses droits sur l’Abbaye de Saint Pons doivent étre réaffirmés par une nouvelle bulle du pape Honorius II 20 avril 1129 et une du pape Innocent II du 29 mars 1137. Mais au même titre qu’Arles ou Marseille, Nice vers 1144 se dote d’une administration municipale avec des consuls et un conseil de ville. Assistés par le conseil, les consuls détiennent les pouvoirs exécutifs. Les conflits avec l’Abbé de Saint Pons se poursuivant, le pape Eugéne III intervient une nouvelle fois en 1145 auprès de l’archevêque d’Embrun pour qu’il fasse respecter l’autorité de son évêque de Nice sur l’abbaye de Saint Pons.

.Arnaud, évêque et co-seigneur de Nice de 1151 à 1164

Après Pierre, l’évêque Arnaud réussit pratiquement à éliminer de leur cité les descendants d’Odile de Provence ou, tout au moins, à les soumettre à leur autorité. Alors même que l’évêque Arnaud traite encore avantageusement avec les Gréolières, un grave conflit l’oppose aux consuls de Nice dès 1153. Ceux-ci en effet veulent attribuer à leur juridiction la connaissance des causes concernant les hommes tenanciers de l’église de Nice et surtout des causes relatives à des biens disputés entre l’église et des laïcs. L’évêque Arnaud se tourne alors vers le comte Raimond-Bérenger II. Celui-ci, prenant l’église de Nice sous sa protection, confirme la pleine juridiction de l’évêque dans les matières ecclésiastiques (sans que les comtes, ses successeurs, et le consulat puissent y redire), mais aussi sur les tenanciers de son église. Quant aux querelles de propriété entre l’église et les laïcs, elles devaient être jugées comme par le passé, par l’évêque ou ses comprovinciaux assistés de deux ou trois prud’hommes de la cité. Enfin, le comte exempte l’église de Nice de toute contribution levée par le consulat. Le répit gagné par Arnaud est de courte durée ; dès 1156, les consuls reviennent à la charge en levant des taxes même sur les clercs tant pour le paiement de l’albergue comtale que pour l’édification de la nouvelle encinte de la ville. Devant les protestations, les consuls n’hésitent pas à user de la force, pillant les biens d’Eglise, forçant les églises et les maisons des chanoines. En même temps, ils remettent en question l’autre partie du privilège accordé par Raimond-Bérenger II et tentent à nouveau d’amoindrir la juridiction de l’évêque. En 1157, les deux parties aboutissent à un compromis plus favorable aux consuls que le diplôme de 1153 sur un point, puisque les procès opposant l’église à des laïcs pour des questions de biens mais aussi de dettes seraient jugés en commun par l’évêque et eux-mêmes (alors qu’ils étaient exclus de ces questions en 1153). Quelques années plus tard, en 1164, un autre compromis laisse à Arnaud le Camas, que Pierre et lui-même avaient patiemment acquis sur les Gréolières et que les consuls revendiquaient pour la commune. Les actes de 1157 et 1164 montrent donc que le consulat est devenu la première force de Nice, s’imposant à son protecteur et allié de naguère, l’évêque, et surtout n’hésitant pas à braver les décisions du comte de Provence. Celui-ci, qui soutenait l’évêque, ne pouvait apparaître que comme un obstacle à la pleine liberté de la jeune commune de Nice, bien que l’acte de 1153 eût constitué une reconnaissance implicite du consulat. 965 Une première circonstance favorise la volonté d’émancipation niçoise : la mort de Raimond-Bérenger II en 1162 à Borgo San-Dalmazzo, alors qu’il se rendait auprès de l’empereur Frédéric Barberousse. Il semble bien que, conformément aux récits des historiens provençaux, les Niçois refusèrent de prêter serment de fidélité au nouveau comte Raimond-Bérenger III.

.Raimond Laugier, évêque et co-seigneur de Nice de 1166 à 1182

De la famille Laugier de Mirabel, seigneur de Mirendol (territoire qui s'étend de nos jours du quartier Pasteur dans Nice à Saint-André de la Roche). Au début de son épiscopat, en 1166 le comte Raimond Bérenger III, voulant s’assurer de la fidélité de ses vassaux, réunit seigneurs, prélats et mandataires des villes mais Nice se dispense d’envoyer des délégués. Face à cette révolte, le comte mène une expédition punitive qui lui est fatale. Sur le trajet il est tué avant d’avoir pu réduire la ville. Son cousin de la branche aînée des comtes de Barcelone, Alphonse, devenu roi d’Aragon, reprend la Provence avant d’en déléguer la gestion deux ans plus tard à son frère cadet Raimond Bérenger IV tout en continuant d’en superviser la politique. Soucieux de développer le commerce de ses Etats en Méditerranée occidentale, il fait alliance avec Gênes contre Pise. Les deux cités rivales se livrent alors une lutte d’influence sans répit, engageant le long des côtes une guerre de course qui entrave le trafic provençal notamment au large d’Antibes.Gênes empiète alors sur la Provence. Profitant des hostilités entre Raimond V de Toulouse et Alphonse II, roi d’Aragon, successeur de Raimond-Bérenger III comme comte de Provence, elle conclut un traité fort avantageux avec le premier en août 1174. Elle s’y fait notamment promettre la moitié de Nice. Celle-ci, à peine soustraite à la domination des comtes de Provence, se trouve donc en butte aux visées génoises qui bénéficie du soutien de certaines familles, comme les Riquier. Mais le roi Alphonse II peut conclure la paix avec Raimond V en avril 1176. Sans perdre de temps, il marche sur la Provence orientale, avec ses frères Raimond-Bérenger IV, institué comte commendataire de Provence en décembre 1168, et Sanche. Là, il traite avec Nice, au mois de juin 1176. Chaque partie fait des concessions : Nice reconnait la suzeraineté d’Alphonse, en acceptant de payer une albergue de 2000 sous et de contribuer aux cavalcades qu’ordonnerait le roi d’Aragon. Mais, en contrepartie, Alphonse II reconnait à la commune une large autonomie : les Niçois éliront à leur guise leurs consuls et se gouverneront selon leurs propres coutumes et usages, le consulat aura notamment pleine juridiction civile et criminelle. 966 S’assurer la fidélité des seigneurs provençaux, dont l’évêque d’Antibes n’est pas des moindres, est donc essentiel pour le comte qui doit intervenir à plusieurs reprises dans des différends entre l’évêque et le seigneur de Grasse en 1173, puis en 1176, lorsqu’Alphonse d’Aragon, après avoir pacifié ses relations avec le comte de Toulouse, décide une nouvelle campagne contre Nice. Accompagné par son frère Raimond Bérenger IV, il obtient la reconnaissance de sa suzeraineté mais, moyennant une redevance et l’obligation de fournir cent hommes pour la contribution militaire de la cavalcade, il signe un traité de paix qui confirme les privilèges du consulat comme il l’a fait peu avant en passant à Grasse, notamment l’élection des consuls et le pouvoir de justice. Les consulats restent une force et maintiennent leur autonomie puisqu’en 1179, la ville de Grasse, qui s’affirme par son activité commerciale, signe un traité d’échanges avec les Pisans sans l’aval du comte. De même les consuls de Nice s’allient tour à tour avec les Pisans et les Génois qui ont repris aux musulmans la domination de la Méditerranée occidentale, même si épisodiquement quelques incursions atteignent encore les côtes provençales.

.Pierre II, évêque et co-seigneur de Nice de 1183 à 1191

Sous son règne, le 26 octobre 1189, Alphonse II vient à nouveau à Nice et il confirme tous les privilèges accordés en 1176, en dépit des griefs qu’il peut avoir à l’encontre des Niçois.

.Jean, évêque et co-seigneur de Nice de 1200 à 1207

.Henri, évêque de Nice de 1208 à 1236

A la mort prématurée du comte Alphonse II en 1209, son fils Raimond Bérenger V qui n’a que cinq ans est retenu en Catalogne sous la tutelle de Pierre II d’Aragon tandis que son grand-oncle Sanche prend en main les destinées de la Provence. La mort de Pierre II en 1213, à la bataille de Muret contre le roi de France, déstabilise l’Aragon et ouvre la voie à la séparation de la Provence que Raimond Bérenger V a pu regagner et où il s’affirme sous la conduite de sa mère, Garsende de Sabran, héritière du comté de Forcalquier. Profitant de la minorité de Raimond Bérenger V, les Génois consolident leur position à Monaco en construisant un château en 1215 et renforcent leur emprise sur Nice grâce à l’appui d’une faction séparatiste qui récuse l’autorité comtale. 967 Mais Raimond Bérenger V manifeste rapidement sa volonté de rétablir l’ordre dans ses Etats, se fixe à Aix et multiplie les interventions. En 1227 il met un terme au consulat de Grasse et en 1230 soumet les Niçois qui perdent leur autonomie mais obtiennent la confirmation de leurs franchises et privilèges.

.Mainfroi, évêque et co-seigneur de Nice de 1238 à 1246

.Nitard II, évêqueet co-seigneur de Nice de 1247 à 1251

.Pierre III, évêque et co-seigneur de Nice de 1257 à 1272

.Hugues, évêque et co-seigneur de Nice de 1285 à 1292

.Bernard Chabaud de Tourettes, évêque et co-seigneur de Nice de 1294 à 1302

.Raimond III, évêque et co-seigneur de Nice de 1304 à 1316

.Guillaume I, évêque et co-seigneur de Nice de 1317 à 1323

.Rostang, évêque et co-seigneur de Nice de 1323 à 1329

.Jean Artaud, évêque et co-seigneur de Nice de 1329 à 1334 puis évêque de Marseille de 1334 à 1335

Issu d’une famille provençale qui possédait la seigneurie de Venelles près d’Aix-en-Provence.

.Raimond IV, évêque et co-seigneur de Nice de 1334 à 1335

.Guillaume II, évêque et co-seigneur de Nice de 1335 à v.1348

.Pierre Sardina, évêque et co-seigneur de Nice de 1348 à 1360

.Laurent Le Peintre(Pictoris), évêque et co-seigneur de Nice de 1360 à 1367

.Roquesalve de Soliers, évêque et co-seigneur de Nice de 1371 à 1380

 

Au XIVe siècle, la ville de Nice est composée de deux agglomérations distinctes. La ville basse est celle des négociants, des artisans et des ouvriers. La ville haute abrite des clercs et des notables. Les deux villes sont entourées de remparts et communiquent par trois portes. Leurs rapports sont parfois conflictuels. La seconde moitié du XIVe siècle est une période de crise. Les grandes compagnies, des bandes de soldats qui, pendant la paix, se transforment en brigands, sont chassées de France et envahissent la Provence. Nice est isolée du reste de la Provence.

La Savoie, au même moment, mène une politique d'expansion vers le sud. Le comte de Savoie Amédée VI, le comte vert, obtient du comte de Provence Louis Ier la partie angevine du Piémont. Son successeur, Amédée VII, le comte rouge, achète, en 1385, Coni et le Val de Stura.

Après la mort en 1382 de la reine Jeanne, Nice participe à la guerre de l’Union d’Aix qui a lieu  de 1382 à 1388, entre Charles de Duras (de Naples) et Louis d'Anjou. La Provence se déclare pour Louis d'Anjou, mais la Provence orientale est divisée.

Nice prend parti contre Louis d'Anjou et pour Charles III, puis pour son successeur Ladislas Ier. Battu, ce dernier conclut un accord avec le comte de Savoie Amédée VII, auquel la ville se donne en 1388. (Traité de Saint Pons). Lors de la dédition de Nice au Duc de Savoie, Villefranche qui en constitue alors le port, est dédiée au Duché de Savoie

En novembre 1391, les syndics de Nice prêtent hommage au comte de Savoie.

Les comtes de Savoie renforcent leur autorité. Amédée VIII de Savoie réprime plusieurs troubles entre 1395 et 1400. Les seigneurs favorables à la Provence s'exilent. Le souverain de Savoie créé une nouvelle noblesse. En 1419, le comte de Provence Louis III d'Anjou renonce à revendiquer la région de Nice et reconnaît à la Savoie ses droits sur la ville.

Nice devient une division administrative des États de la Maison de Savoie. Elle prend officiellement le nom de « comté de Nice » en 1526.

À la suite de l'occupation, en 1543, de la rade  de Nice par la flotte franco-turque commandée par Khayr ad-Din Barberousse, le duc Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580) ordonne sa fortification. Le fort du mont Alban et la citadelle Saint-Elme sont ainsi construits. Cette dernière est achevée en 1557. 

Les Français occupent le comté de Nice plusieurs fois entre 1710 et 1722 et à nouveau en 1744, pendant la guerre de Succession d'Autriche, quand le prince de Conti prend d'assaut le mont Alban avec ses troupes franco-espagnoles, chassant les Savoisiens de Charles-Emmanuel III.

En 1793, les troupes françaises révolutionnaires envahissent à nouveau le comté de Nice et Villefranche passe sous administration française jusqu'en 1814 qui verra le retour à son statut particulier sous dédition et protection du Duc de Savoie.

Nice suit ensuite le sort du duché de Savoie.

 

 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 19:42

 

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

   

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

 

d.Evêché de Nice/Comté de Nice

 

.Evêques :

Un rescrit du pape Léon Ier le Grand publié après 450 et confirmé par le pape Hilaire en 465, unifie les sièges de Nice et de Cimiez. Le nouveau siège ainsi formé devient par la suite suffragant de l'archevêché d'Embrun et le reste jusqu'à la Révolution française. Avec le Concordat de 1801, le diocèse de Nice devient suffragant de l'archidiocèse d'Aix-en-Provence. Lors du retour du comté de Nice au royaume de Sardaigne en 1814, l'évêque de Nice devient suffragant de l'archevêque de Gênes. En 1860, certaines parties du comté qui deviennent  italiennes sont incorporées au diocèse de Vintimille. En 1862, le diocèse de Nice redevient suffragant de l'archevêché d'Aix-en-Provence.

 

.Pons III, évêque de Nice de 1030 à 1033

Fils de  Laugier de Nice, seigneur de Nice et d’Odile de Provence ; frère de Rambaud, seigneur de Nice.

 

.André, évêque de Nice en 1033 et 1034

.Nitard Ier, évêque  de Nice de  1037 à 1040

.André II 1042-1051, évêque de Nice de 1042 à 1051

.Raimond, évêque de Nice de  1064 à 1074

.Bernon, évêque  de Nice de 1074 à 1078

.Archimbaud, évêque de Nice de  1078 à 1108

.Isnard, évêque de Nice de  1108 à 1114

 

.Pierre, évêque de Nice de  1115 à 1149

En 1117, en présence du comte Raimond-Bérenger Ier et de l’évêque d’Antibes

Matfré (ou Mainfroi), Jausserand-Laugier donne à l’église de Nice, à l’évêque Pierre et à ses successeurs, et aux chanoines la moitié de tout ce qui lui appartient à Nice et reçoit en contrepartie 550 sous. Il engage à l’évêque l’autre moitié de ses biens jusqu’à ce qu’il puisse le mettre en possession de la première moitié l’ensemble de ses biens devant aller à l’évêque après sa mort.

A partir de 1117 donc, l’évêque de Nice est le premier personnage de la cité. Mais au même titre qu’Arles ou Marseille, Nice vers 1144 et Grasse dix ans plus tard se dote d’une administration municipale avec des consuls et un conseil de ville. Assistés par le conseil, les consuls détiennent les pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif et gèrent les intérêts de la ville.

 

.Arnaud, évêque de Nice de  1151 à 1164

 

En un peu moins d’un demi-siècle, les évêques Pierre et Arnaud  réussissent à

éliminer de leur cité les descendants d’Odile de Provence ou, tout au moins, à les soumettre à leur autorité.

Alors même que l’évêque Arnaud traite encore avantageusement avec les

Gréolières, un grave conflit l’oppose aux consuls de Nice dès 1153. Ceux-ci en effet veulent attribuer à leur juridiction la connaissance des causes concernant les hommes tenanciers de l’église de Nice et surtout des causes relatives à des biens disputés entre l’église et des laïcs.

 

L’évêque Arnaud se tourne alors  vers le comte Raimond-Bérenger II. Celui-ci, prenant l’église de Nice sous sa protection,  confirme la pleine juridiction de l’évêque dans les matières ecclésiastiques (sans que les comtes, ses successeurs, et le consulat pussenty redire), mais aussi sur les tenanciers de son église.

 

Quant aux querelles de propriété entre l’église et les laïcs, elles devaient être jugées comme par le passé, par l’évêque ou ses comprovinciaux assistés de deux ou trois prud’hommes de la cité. Enfin, le comte exempte l’église de Nice de toute contribution levée par le consulat. Le répit gagné par Arnaud est de courte durée : dès 1156, les consuls reviennent à la charge en levant des taxes même sur les clercs tant pour le paiement de l’albergue comtale que pour l’édification de la nouvelle encinte de la ville. Devant les protestations, les consuls n’hésitent pas à user de la force, pillant les biens d’Eglise, forçant les églises et les maisons des chanoines. En même temps, ils remettent en question l’autre partie du privilège accordé par Raimond-Bérenger II et tentent à nouveau d’amoindrir la juridiction de l’évêque. En 1157, les deux parties aboutissent à un compromis plus favorable aux consuls que le diplôme de 1153 sur un point, puisque les procès opposant l’église à des laïcs pour des questions de biens mais aussi de dettes seraient jugés en commun par l’évêque et eux-mêmes (alors qu’ils étaient exclus de ces questions en 1153). Quelques années plus tard, en 1164, un autre compromis laisse à Arnaud  le Camas, que Pierre et lui-même avaient patiemment acquis sur les Gréolières et que les consuls revendiquaient pour la commune.

Les actes de 1157 et 1164 montrent donc que le consulat est devenu la première force de Nice, s’imposant à son protecteur et allié de naguère, l’évêque, et surtout n’hésitant pas à braver les décisions du comte de Provence. Celui-ci, qui soutenait l’évêque, ne pouvait apparaître que comme un obstacle à la pleine liberté de la jeune commune de Nice, bien que l’acte de 1153 eût constitué une reconnaissance implicite du consulat.

 

Une première circonstance favorise la volonté d’émancipation niçoise : la mort de Raimond-Bérenger II en 1162 à Borgo San-Dalmazzo, alors qu’il se rendait auprès de l’empereur Frédéric Barberousse. Il semble bien que, conformément aux récits des historiens provençaux, les Niçois refusèrent de prêter serment de fidélité au nouveau comte Raimond-Bérenger III.

 

.Raimond Laugier, évêque de Nice de  1166 à 1182

De la famille Laugier de Mirabel, seigneur de Mirendol (territoire qui s'étend de nos jours du quartier Pasteur dans Nice à Saint-André de la Roche).

Au début de son épiscopat, en 1166 le comte Raimond Bérenger III, voulant s’assurer de la fidélité de ses vassaux, réunit seigneurs, prélats et mandataires des villes mais Nice se dispense d’envoyer des délégués.

Face à cette révolte, le comte mène une expédition punitive qui lui est fatale. Sur le trajet il est tué avant d’avoir pu réduire la ville. Son cousin de la branche aînée des comtes de Barcelone, Alphonse, devenu roi d’Aragon, reprend la Provence avant d’en déléguer la gestion deux ans plus tard à son frère cadet Raimond Bérenger IV tout en continuant d’en superviser la politique. Soucieux de développer le commerce de ses Etats en Méditerranée occidentale, il fait alliance avec Gênes contre Pise. Les deux cités rivales se livrent alors une lutte d’influence sans répit, engageant le long des côtes une guerre de course qui entrave le trafic provençal notamment au large d’Antibes.

 

Gênes empiète alors sur la Provence. Profitant  des hostilités entre Raimond V de Toulouse et Alphonse II, roi d’Aragon, successeur de Raimond-Bérenger III comme comte de Provence, elle conclut un traité fort avantageux avec le premier en août 1174. Elle s’y fait notamment promettre la moitié de Nice. Celle-ci, à peine soustraite à la domination des comtes de Provence, se trouve donc en butte aux visées génoises qui  bénéficie du soutien de certaines familles, comme les Riquier. Mais le roi Alphonse II peut conclure la paix avec Raimond V en avril 1176. Sans perdre de temps, il marche sur la Provence orientale, avec ses frères Raimond-Bérenger IV, institué comte commendataire de Provence en décembre 1168, et Sanche.

 

Là, il traite avec Nice, au mois de juin 1176.  Chaque partie  fait des concessions : Nice reconnait la suzeraineté d’Alphonse, en acceptant de payer une albergue de 2000 sous et de contribuer aux cavalcades qu’ordonnerait le roi d’Aragon.

Mais, en contrepartie, Alphonse II reconnait  à la commune une large autonomie : les Niçois éliront à leur guise leurs consuls et se gouverneront selon leurs propres coutumes et usages, le consulat aura notamment pleine juridiction civile et criminelle. 

S’assurer la fidélité des seigneurs provençaux, dont l’évêque d’Antibes n’est pas des moindres, est donc essentiel pour le comte qui doit intervenir à plusieurs reprises dans des différends entre l’évêque et le seigneur de Grasse en 1173, puis en 1176, lorsqu’Alphonse d’Aragon, après avoir pacifié ses relations avec le comte de Toulouse, décide une nouvelle campagne contre Nice. Accompagné par son frère Raimond Bérenger IV, il obtient la reconnaissance de sa suzeraineté mais, moyennant une redevance et l’obligation de fournir cent hommes pour la contribution militaire de la cavalcade, il signe un traité de paix qui confirme les privilèges du consulat comme il l’a fait peu avant en passant à Grasse, notamment l’élection des consuls et le pouvoir de justice.

Les consulats restent une force et maintiennent leur autonomie puisqu’en 1179, la ville de Grasse, qui s’affirme par son activité commerciale, signe un traité d’échanges avec les Pisans sans l’aval du comte. De même les consuls de Nice s’allient tour à tour avec les Pisans et les Génois qui ont repris aux musulmans la domination de la Méditerranée occidentale, même si épisodiquement quelques incursions atteignent encore les côtes provençales.

 

.Pierre II, évêque de Nice de 1183 à 1191

Sous son règne, le 26 octobre 1189, Alphonse II vient à nouveau à Nice et il confirme tous les privilèges accordés en 1176, en dépit des griefs qu’il peut avoir à l’encontre des Niçois.

 

.Jean, évêque de Nice de  1200 à 1207

 

.Henri, évêque de Nice de  1208 à 1236

A la mort prématurée du comte Alphonse II en 1209, son fils Raimond Bérenger V qui n’a que cinq ans est retenu en Catalogne sous la tutelle de Pierre II d’Aragon tandis que son grand-oncle Sanche prend en main les destinées de la Provence.  La mort de Pierre II en 1213, à la bataille de Muret contre le roi de France, déstabilise l’Aragon et ouvre la voie à la séparation de la Provence que Raimond Bérenger V a pu regagner et où il s’affirme sous la conduite de sa mère, Garsende de Sabran, héritière du comté de Forcalquier.

Profitant de la minorité de Raimond Bérenger V, les Génois  consolident leur position à Monaco en construisant un château en 1215 et renforcent leur emprise sur Nice grâce à l’appui d’une faction séparatiste qui récuse l’autorité comtale.

 

Mais Raimond Bérenger V manifeste rapidement sa volonté de rétablir l’ordre dans ses Etats, se fixe à Aix et multiplie les interventions. En 1227 il met un terme au consulat de Grasse et en 1230 soumet les Niçois qui perdent leur autonomie mais obtiennent la confirmation de leurs franchises et privilèges.

 

.Mainfroi, évêque de Nice de 1238 à 1246

.Nitard II, évêque de Nice de  1247 à 1251

.Pierre III, évêque de Nice de  1257 à 1272

.Hugues, évêque de Nice de  1285 à 1292

.Bernard Chabaud de Tourettes, évêque de Nice de  1294 à 1302

.Raimond III, évêque de Nice de  1304 à 1316

.Guillaume I, évêque de Nice de 1317 à 1323

.Rostang, évêque de Nice de  1323 à 1329

 

.Jean Artaud, évêque de Nice de  1329 à 1334 puis de Marseille de 1334 à 1335

Issu d’une famille provençale qui possédait la seigneurie de Venelles près d’Aix-en-Provence.

 

.Raimond IV, évêque de Nice de  1334 à 1335

.Guillaume II, évêque de Nice de  1335 à v.1348

.Pierre Sardina, évêque de Nice de  1348 à 1360

.Laurent Le Peintre(Pictoris), évêque de Nice de  1360 à 1367

.Roquesalve de Soliers, évêque de Nice de  1371 à 1380

.Nicolas, cardinal administrateur de1380 à 1382 

.Jean de Tournefort, évêque de Nice de  1382 à 1400

.Damien Zavaglia, évêque de Nice de 1385 à 1388

.François, évêque de Nice de 1403 à 1409

.Jean Burle, évêque de Nice de  1409 à 1418

.Antoine Clément, évêque de Nice de 1418 à 1422

 

.Aimon de Chissé, évêque de Nice de 1422 à 1427

Il échange le diocèse de Nice avec celui de Grenoble avec son oncle Aymon en 1427.

Aymon de Chissé est un des pères du concile de Bâle.

 

.Aimond de Chissé II, évêque de Nice de  1427 à 1428

Neveu de Rodolphe de Chissé, évêque de Grenoble et  archevêque de Moutiers Tarentaise.

 

.Louis Badat, évêque de Nice de  1428 à 1444

.Aimon Provana de Leyni, évêque de Nice de  1446 à 1460

.Henri de Albertis, évêque de Nice en  1461et 1462

.Barthélemi Chuet, évêque de Nice de  1462 à 1501

.Jean de Loriol, évêque de Nice de  1501 à 1506

.Bonifacio Ferrero, administrateur de 1501 à 1504

.Augustin Ferrero, administrateur de 1506 à 1511

.Jérôme de Capitani d'Arsago, évêque de Nice de 1511 à 1542

.Jérôme Capodiferro, évêque de Nice de  1542 à 1544, cardinal 

.Jean-Baptiste Provana de Leyni, évêque de Nice de  1544 à 1548

.François de Lambert, évêque de Nice de  1549 à 1582

.Jean Louis Pallavicini, évêque de Nice de  1583 à 1598

.François Martinengo, évêque de Nice de 1600 à 1620

.Pierre Maletti, évêque de Nice de  1622 à 1631

.Jeacquemin Marenco, évêque de Nice de  1634 à 1644

.Didier Palletis, évêque de Nice de  1644 à 1655

.Hyacinthe Solaro de Moretta, évêque de Nice de  1659 à 1663

.Diegue della Chiesa, évêque de Nice de  1665 à 1669

.Henri Provana de Leyni, évêque de Nice de  1671 à 1706

.vacance 1706-1727

.Raimond Recrosio, évêque de Nice de  1727 à 1732

.Charles Cantoni, évêque de Nice de 1741 à 1763

.Jacques Astesan, évêque de Nice de  1764 à 1778

 

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 19:29

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE

 

 

 R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

c.Archevêché d’Aix en Provence

 

C’est en 794, au concile de Francfort, que le diocèse d'Aix acquiert son autonomie et jouit de l'autorité métropolitaine. L’archidiocèse comprend d'abord les diocèses d'Apt, de Fréjus, de Gap, de Riez et de Sisteron.

Après l’intégration du Royaume de Bourgogne-Provence à l’empire en 1032, à la différence des archevêques de Vienne, d’Arles et d’Embrun, l’archevêque d’Aix en Provence ne joue pas sur le plan du pouvoir temporel un rôle important même sous le règne des empereurs Hohenstaufen.

 

Archevêques :

 

.Pierre Ier, archevêque d’Aix en Provence  1032 à vers 1050

 

.Pons II de Château-Renard, archevêque d’Aix en Provence de vers 1050 à 1056

Fils d’Eldebert, seigneur de Correns en Provence.

Sur le plan temporel, bien qu’archevêque, il doit se reconnaitre vers 1050 comme vassal de l’archevêque d’Arles.

Il préside avec l’archevêque d’Arles comme légat du Saint siège le concile de Toulouse de 1056.

 

.Rostaing de Fos, archevêque d’Aix en Provence de 1056 à 1082

Fils de Guy de Fos, petit-fils de Pons de Fos, seigneur de Fos sur mer, vicomte de Marseille.

Lui aussi doit se reconnaitre en 1056, vassal de l’archevêque d’Arles.

 

.Pierre II  Goffredi  ou Geoffroi, archevêque d’Aix en Provence de 1082 à 1099

Fils de Geoffroi ou Jeauffre Ier, vicomte de Marseille.

 

.Pierre III, archevêque d’Aix en Provence de 1099 à 1112

 

.Jérome Fouques, archevêque d’Aix en Provence de 1115 à 1131

 

.Pons III de Lubières, archevêque d’Aix en Provence de 1132 à 1157

 

.Pierre IV, archevêque d’Aix en Provence de 1162 à 1165

 

.Hugues de Montlaur, archevêque d’Aix en Provence de 1167 à 1174

De la famille des seigneurs de Montlaur en Languedoc, vassale des comtes de Toulouse. Frère cadet de Bernard III de Montlaur, seigneur de Montlaur et de Jean Ier de Montlaur, évêque de Maguelone.

Son règne se caractérise par la protection qu’il accorde aux abbayes de son diocèse qui connaissent alors un grand développement. Il y intéresse le roi d’Aragon et comte de Provenc e ainsi que le comte de Forcalquier.

Son frère ainé Bernard est alors un des seigneurs les plus importants du Languedoc qui se retrouve témoin dans un grave différent survenu en 1155 entre le comte de Montpellier et le comte de Mergueil qui occasionne la venue au château de Montlaur de Raymond des Baux et de Laugier, évêque d’Avignon également témoins dans cette affaire. 

 

.Bertrand de Rougiers de Roquevaire, archevêque d’Aix en Provence de 1178 à 1180

De la famille des seigneurs de Roquevaire en Provence; seigneur lui-même. En 1179, il siège au concile de Latran.

 

.Henri, archevêque d’Aix en Provence de 1180 à 1186

Il siège lui-aussi au concile de Latran ; peu après son retour, le roi d’Aragon, comte de Barcelone et  comte de Provence Alphonse  fait divers dons à son église. Le pape Innovent III le charge de recevoir la démission de l’évêque de Fréjus et d’en faire élire un autre.

 

.Gui de Fos, archevêque d’Aix en Provence de 1186 à 1212

Petit-neveu de Rostaing de Fos, vicomte de Marseille.

En 1188, le chapitre de la cathédrale se voit confirmer par le roi Alphonse Ier la seigneurie de la partie d’Aix qui entoure la cathédrale.

Aix en Provence  doit attendre l'année 1189 pour retrouver le lustre qui était le sien dans les premiers siècles qui suivent sa fondation. Cette année, les comtes de Provence décident en effet de faire d'Aix leur nouveau lieu de résidence, au détriment d'Arles et Avignon qu'ils habitaient jusqu'alors. Cet acte donne de facto à Aix le titre de « capitale de la Provence »

C’est Gui de Fos qui excommunie Guillaume de Sabran, comte de Forcalquier en 1212 lequel quatre ans plus tôt avait mis la main sur le comté de Forcalquier.

 

.Bermond ou Bertrand, évêque de Fréjus puis archevêque d’Aix en Provence de 1212 à 1223

Il assiste en 1214 au concile de Montpellier convoqué par le légat du pape  Pierre de Bénévent.

 

.Raymond Audibert, archevêque d’Aix en Provence de 1225 à 1246

Seigneur de Saint Jean de la Salle.

Le comte de  Provence Raymond Berenger en fait son exécuteur testamentaire avec les évêques de Riez et de Fréjus. 

 

.Jean Ier, archevêque d’Aix en Provence de 1246  à 1251

Il assiste au concile de Valence  de 1248 et met fin comme arbitre  au différent survenu entre Bertrand des Baux et Guillaume de Porcelet au sujet du Bourg neuf d’Arles.

 

.Philippe Ier, archevêque d’Aix en Provence de 1251 à 1256, chancelier de Charles d’Anjou

 

.Hugues II, archevêque d’Aix en Provence en 1256

Charles d’Anjou lui est hostile empêchant le pape Alexandre III de le confirmer.

 

.Willelm ou Guillaume, archevêque d’Aix en Provence de 1257 à 1272 , cardinal-évêque de Palestine en 1272

Issu d’une famille noble de Plaisance. Prévôt de Grasse et conseiller d’Etat de Charles d’Anjou quand il est élu archevêque. Il est le neveu du pape Grégoire X. Il est élu  lui-même pape le jour de sa mort.

 

.Grimier, archevêque d’Aix en Provence de 1272 à 1282

 

.Rostaing II de Novis, archevêque d’Aix en Provence de 1282 à 1311

 

.Guillaume de Mandagot, archevêque d’Embrun  de 1295 à 1310  puis d’Aix en Provence de 1311 à  1312, cardinal en 1312

D’une famille noble du Languedoc. Oncle de l’évêque  Robert de Mandagot, évêque de Marseille en 1346.

 

.Robert de Malvoisin ou de Mauvoisin, archevêque d’Aix en Provence de  1312 à 1318

 

.Pierre V Desprès de Montpezat, archevêque d’Aix en Provence de 1318  à 1321

Pierre V reçoit le pallium des mains du pape Jean XXII en 1320. Puis son successeur le pape Clement VI l’envoie en qualité de légat auprès du roi de France  Philippe et du roi d’Angleterre Edouard pour les exhorter à faire la paix.

 

.Pierre VI, archevêque d’Aix en Provence de 1321 à 1322

 

.Jacques de Cabriers, archevêque d’Aix en Provence de 1322 à 1329

D’une famille noble du Quercy ; nommé par le pape Jean XXII dont il était le confesseur.

 

.Arnaud de Varcey, archevêque d’Aix en Provence  en 1331

 

.Armand de Barces, archevêque d’Aix en Provence de 1331 à 1348

Chapelain du pape Jean XXII.

Il assiste en 1337 au concile des trois provinces ecclésiastique de Provence de Saint Martin de Ruf.

 

.Arnaud Bernard, archevêque d’Aix en Provence de 1348 à 1358

 

.L.Jean Piscis, archevêque d’Aix en Provence de 1358 à 1368

 

.Géraud ou Guiraud de  Posilhac, archevêque d’Aix en Provence de 1368 à 1378

 

.Jean III d’Agoult, archevêque d’Aix en Provence de 1378  à ?

Fils de Jean et d’Anne de Mérindol ; nommé et maintenu par le pape contre Guillaume Fabbri, chanoine d’Aix.

 

.Thomas de Puppio, archevêque d’Aix en Provence de ? à  1420

 

.Guillaume III Fillastre, archevêque d’Aix en Provence de 1421 à 1422

En 1421, il assiste au concile de Constance. Envoyé par le pape Clément V comme légat auprès du roi Charles VII pour s’opposer aux libertés de l’église gallicane.

 

.Aimon NicolaÏ, archevêque d’Aix en Provence de 1422  à ?

Il reste presque toujours à Naples auprès du roi Louis III d’Anjou, comte de Provence. 

 

.Robert III Roger dit  Damiani, archevêque d’Aix en Provence de ? à ?

Le pape Nicolas V lui enjoint de faire preuve de sévérité contre l’anti-pape  Félix V (le duc Amédée VIII de Savoie). Il préside le concile des trois provinces ecclésiastiques de Provence d’Avignon de 1457.

 

.Olivier de Pennart, archevêque d’Aix en Provence de ? à  1484

Le roi de Sicile René, duc d’Anjou, de Lorraine et de Bar, comte de Provence l’envoie en Ambassade  à Lyon auprès du roi Louis XI.

L’importance d’Aix  s’accroit  surtout sous René d’Anjou (1409- 1480),  duc de Bar (1430-1480), duc de Lorraine (1434-1453) duc d’Anjou et  comte de Provence (1434-1480), roi de Naples   (1435-1442)  lorsqu’il y fixe sa résidence en 1470 jusqu’à sa mort en 1480.

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 09:05

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)  

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

 

Vicomtes de Marseille

 

Maison des Baux

 

.Raymond IV (1193-1235/1237) vicomte de Marseille de  1216 à 1235/1237

Fils de Bertrand  II des Baux,  neveu d’Hugues, vicomte de Marseille et de Guillaume, prince d’Orange, les frères de son père Bertrand.

Il épouse, avant 1213, Alasacie de Marseille, fille d’Hugues-Geoffroy, vicomte de Marseille, titre dont il hérite par les droits de sa femme.

 

En 1214, les Marseillais proclament leur indépendance.  En 1224, la Commune de Marseille rachète à l’Abbaye de Saint Victor  les droits reçus de Roncellin.

Depuis quelques années, Marseille a le soutien du comte de Toulouse, Raymond VI, qui avait fait cause commune avec les Albigeois. Mais Raymond VI finit par devoir faire amende honorable et abandonner la plus grande partie de ses domaines ; les Marseillais restent, à sa mort, fidèles à son fils Raymond VII. Ils veulent l’aider à rentrer en possession de ses Etats et combattent avec lui dans le Venaissin, en compagnie des habitants d’Avignon, de Saint­ Gilles, de Beaucaire et de Tarascon. Mais Raymond VII est définitivement battu par le roi de France Louis VIII.

 

Raymond et son frère Hugues des Baux, appartenant tous deux à la famille des vicomtes, revendiquent les portions du domaine seigneurial qu’ils avaient abandonnées. En 1225, Raymond prend les armes, mais finit par traiter. Raymond confirme la cession de ses droits, mais Marseille lui paye une rente perpétuelle de 3.000 sous royaux, lui donne une maison et le reconnait comme citoyen de Marseille lui et les membres de sa famille. En garantie, Raymond donne en garantie pendant trois ans le château de Vitrolles.                   

Hugues des Baux, l’année suivante, encouragé par l’exemple de son frère, recourt à la protection de Raymond-Bérenger, comte de Provence. Celui-ci lui fait des promesses, mais manque de parole, préférant travailler pour son propre compte. Hugues fait alors appel à l’empereur Frédéric II. Celui-ci écrit aux Marseillais de rendre ses droits à Hugues.

Mais sa lettre reste sans effet le conduisant à  menacer la commune de la mettre au ban de l’empire. Cette fois les Marseillais sont effrayés ; ils essayent de fléchir Hugues, celui-ci refuse ; ils envoyent des ambassadeurs au comte de Savoie Thomas, légat de l’empereur. Celui-ci  les défend auprès de Frédéric II et ce dernier abandonne son protégé.

Raymond Bérenger, venu en Provence prendre possession de son héritage après la défaite des Albigeois, trouve son autorité contesté. Aidé des Marseillais, il la rétablit rapidement, mais, enivré de son succès, il veut s’attaquer aux villes indépendantes. Il détache Arles et Nice de l’alliance marseillaise, puis il prend  la route de Marseille, où il prêtend aussi faire reconnaître sa suzeraineté, au mépris de tous les traités. Mais ses prétentions sont repoussées et il doit s’éloigner après un siège de trois mois (1230).Sur ces entrefaites, l’empereur donne à Raymond VII de Toulouse une partie des domaines de Raymond-Bérenger. Raymond VII revient donc en Provence, ravage tout le pays et arrive à Marseille, où il signe un traité avec la commune qui lui assure la seigneurie viagère de la ville basse, tout en s’engageant à ne porter en rien atteinte aux droits et privilèges des Marseillais. Alors l’empereur reprend Raymond-Bérenger sous sa protection et invite tous les belligérants à le choisir comme arbitre, mais les Marseillais ne veulent d’abord pas souscrire à cet engagement. Menacés encore une fois d’être mis au ban de l’empire, ils cèdent et une trêve intervient Raymond-Bérenger contraint Marseille à capituler. Il profite de la trêve pour administrer ses États et rendre la tranquillité à la Provence. Il croit pouvoir faire entrer sous sa suzeraineté toutes les villes qui lui avaient résisté.

 

Il envoie donc aux Marseillais l’évêque Benoît d’Alignan qui s’efforce de leur démontrer tous les inconvénients du régime démocratique et les avantages de vivre dans la vassalité d’un prince puissant et riche.

 

Les Marseillais repoussent énergiquement les propositions de l’évêque. Irrité, en 1236, Raymond-Bérenger reprend les armes, mais son gendre, le roi de France  Louis IX intervient. Il y a une trêve. La lutte recommence cependant l’année suivante. Elle dure six ans pendant lesquels Marseille est soutenue par son allié le comte de Toulouse ; mais celui-ci ayant été obligé de se soumettre à Louis IX, le comte de Provence contraint Marseille à capituler. Il lui impose sa protection, tout en laissant aux habitants leurs institutions, leurs magistrats, la liberté dans leurs élections. Il se réserve le droit de battre la monnaie. C’est la fin de la République de Marseille.

 

. Bertran IV (1213-1266) seigneur de Meyrargues, vicomte de Marseille de 1236 à 1266

Fils du précèdent.

 

Personne ne résiste sauf Marseille, l'insoumise, qui se revolte encore en 1257 contre Charles d’Anjou, nouveau comte de Provence. Les marseillais tuent les officiers du comte qui réduit la ville par la famine. Ce dernier donne le commandement de ses troupes à Barral Ier des Baux  et l'envoye mater la rebellion.Celui-ci s'établit dans l'église de Saint-Victor et réduit toute opposition.

Marseille capitule en juin et Charles d'Anjou fait trancher la tête aux chefs de la rebellion et reste seul seigneur de la ville. Le 30 août 1257, lorsque l’évêque de Marseille, Benoît d’Alignano, abandonne à Charles d’Anjou et à son épouse Béatrice la juridiction sur la ville supérieure  et tous ses droits temporels.

  

Son fils Hughes, partisan de Marseille s’étant soulevé contre Charles d’Anjou, Bertrand fait un testament en 1266 pour le déshériter.

 

Par la suite,on entend plus guére parler  des vicomtes de Marseille.

 

Le 3 janvier 1348, la reine Jeanne, comtesse de Provence prononce l"unité de la ville haute et de la ville basse de Marseille, attendue de longue date par les Marseillais. Le 15 janvier, elle s'embarque en rade de Bagnoli. Elle débarque à Brégançon, et gagne Marseille où elle arrive le 20 janvier, et où elle est bien reçue à Marseille. Le 29 janvier, sur la place du Palais, elle jure de respecter les privilèges de la ville, et reçoit le serment de fidélité des habitants.

 

 

 

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 08:44

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU ROYAUME DE LOTHARINGIE PUIS DE BOURGOGNE-PROVENCE 

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

       

 

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

 

 

 

b.Evêché  de Marseille/ Vicomté de Marseille

Vicomtes de Marseille

 

Maison de Fos

En dessous de Guillaume, comte d’Avignon, marquis de Provence de de Roubad, comte d’Arles, l’empereur Conrad installe deux vicomtes pour les seconder, Nivion à Cavaillon et Arlulfe à Marseille. Arlulfe est à l'origine de la dynastie vicomtale de Marseille. La participation du fils d'Arlulfe, Guillaume Ier vicomte de Marseille, à la campagne de Guillaume le Libérateur, premier comte de Provence, contre les Sarrasins installés dans le Var, fait la fortune de sa famille et est à l'origine des nombreux fiefs de la famille de Marseille dans le Var. Selon certains auteurs, un troisième fils d'Arlulfe, Pons de Fos, reçoit de Guillaume Ier la vicomté de la ville de Marseille en apanage héréditaire, sous la condition de reconnaître sa suzeraineté.

De nos jours, les historiens penchent plutôt à rattacher l'origine de Pons de Fos à la famille des Baux et ont de fortes présomptions à le reconnaître en Pons, vicomte de Marseille en 965 auprès du comte Boson. Les successeurs de Pons de Fos, étendant la juridiction et les dépendances de ce fief, possédent dans la suite un territoire d’une vaste étendue. Ils deviennent maîtres d’une cinquantaine de villes, bourgs ou villages, parmi lesquels on distinguait Toulon, Hyères, Bregançon, La Ciotat, Cassis, Trets, Peynier, Aubagne, Puilobier, Fos, Roquevaire, Auriol.

 

.Guillaume Ier, (vers 935-1004), premier vicomte de Marseille de 977 à  1004

De sa première femme, Billielis ou Belielde de Marseille, fille d’Arlulf de Marseille, il a :

-Pons Ier futur  évêque de Marseille.

-Guillaume II de Marseille futur vicomte.                                                                     -Fulco ou Foulque de Marseille, futur  vicomte. 

-Billielis.

  

.Guillaume II de Marseille (vers 952-1047), vicomte de Marseille avec son frère Fulco (vers 955-1047 ?) de  1004 à 1047

Fils du précédent.

Il se marie en 999 avec Accélena de Fos, fille de Pons de Fos  qui lui donne :


-Pons, qui devient évêque de Marseille sous le nom de Pons II.  

-Guillaume, qui succédera à son oncle Fulco  sous le nom de Guillaume III.  

 -Aicard de Marseille, vicomte d'Arles et de Marseille au décès de son frère Guillaume III.                                                                                                                           -Aimerude de Marseille mariée avec Francon de Fréjus.

-Geoffroi dit aussi Jaufre Ie.

 

Guillaume se remarie en 1019 avec Étiennette de Forcalquier, fille de Guillaume comte de Forcalquier et d’Alaris comtesse de Die avec laquelle il a :


-Étienne et Bertrand  tous deux mort jeunes. 

-Pierre dit Saumade, tige des seigneurs de Solliès. 

-Liégearde de Marseille, mariée avec Alfant Ier, vicomte de Mézoargue.

-Étiennette de Marseille, mariée avec Geoffroi Ier de Provence.

 

En 1032, lors de l’incorporation de la Provence à l’empire, les vicomtes de Marseille  sont vassaux des archevêques d’Arles.

 

.Guillaume III ( ? - 1085) vicomte de Marseille de 1065  à 1085

Fils de Guillaume II et d’Accelena de Fos. Il épouse Aldegarde qui lui donne :

-Guillaume futur Guillaume  IV.

Foulques.

-Geoffroi.

 -Aicard.

Tous quatre vicomtes  morts sans postérité. 

-Pons futur Pons II.

 

.Pons II  ( ?- ?  ) vicomte de Marseille en 1085

Après la mort sans postérité de ses frères ; il épouse Salomé de laquelle il a deux fils,  

 

.Guillaume V et Foulques, qui meurent sans enfants avant ou peu après leur père. Le vicomté de Marseille retourne alors  dans la maison de Geoffroi I, fils de Guillaume II le Gros.

.Jeauffre ou Geoffroy Ier (1015-1090)  vicomte de Marseille de 1085 à  1090

Quatrième fils de Guillaume II et d’Accelena de Fos ; père de Guillaume de Gaffridi, archevêque d’Aix en Provence. Il  laisse de Rixende, sa femme, cinq fils et une fille dont les noms suivent :

 

-Geoffroi, mort sans alliance avant son père.

-Aicard, d’abord moine de Saint Victor, puis archevêque d’Arles en 1063.

-Hugues-Geoffroi, futur vicomte de Marseille.

-Raymond, évêque de Marseille.                                                                                                                    -Foulques, religieux à l’abbaye Saint Victor.

 -Pierre, religieux de Saint Benoît, ayant été élevé à la dignité archiépiscopale du siège d’Aix en 1082, il confirme tous les privilèges que ses prédécesseurs ont accordés au monastère de Saint Victor.

-Pons, seigneur de Peynier, futur vicomte de Marseille.

 

.Hugues Geoffroi  Ier (1050 -1128) vicomte de Marseille vers 1131 à 1128

Fils de Geoffroi Ier ; Neveu du précédent. Il épouse Douceline en 1094 qui lui donne pour enfants :

-Raymond-Geoffroi, futur vicomte de Marseille. 

-Hugues, futur vicomte de Marseille.

-Bertrand-Geoffroi, futur vicomte de Marseille.                                                                

-Geoffroi, futur vicomte de Marseille (Geoffroi III). .

 

.Pons III (1075- ap.1131) seigneur de Peynier, vicomte de Marseille de vers 1128  à   après 1131

Frère du précédent, frère d’Aicard, archevêque d'Arles et de Raymond, évêque de Marseille.

  

Ayant été excommunié par le pape pour retenir les biens de l’église, il est absous, après les avoir rendus, par Bertrand, évêque de Marseille, que le Saint-Père a délégué à cet effet.

En 1116, il se rapproche du comte de Provence que sa famille ignore depuis 1079, à la suite de l'affaire d’Aicard, son frère.

 

.Raymond Geoffroi Ier (1095-1156), vicomte de Marseille de 1150 à 1156 

Fils d’Hugues Geoffroi Ier, neveu du précèdent.

 

Il a de grandes contestations avec les religieux de l’abbaye de Saint Victor, auxquels il retient le lieu de Sixfours qu’Hugues Geoffroi I, son père, leur avait restitué avant son départ pour la croisade. L’affaire ayant été portée à la cour de Raymond Béranger, comte de Barcelone et de Provence, est remise à trois arbitres qui les mettent d’accord, et par charte de l’an 1156, le vicomte de Marseille restitue le lieu de Sixfours.

 

Raymond Geoffroi Ier a de Pontia, sa femme, les enfants dont les noms suivent :

 

-Hugues Geoffroi, futur vicomte de Marseille Hugues Geoffroi II.

-Bertrand, futur vicomte de Marseille.

-Geoffroi, futur vicomte de Marseille Geoffroi III.

 

.Hugues Geoffroi II (1105-1170), vicomte de Marseille de 1156 à 1170 conjointement avec Bertrand, son frère, et Geoffroi son neveu fils de Geoffroi III,

 

Il fait en 1165 une transaction avec Pierre, évêque de Marseille.

 

Hugues Geoffroi II laisse  cinq fils qui partagent la vicomté de Marseille savoir :

.Hugues Geoffroi  III (1140- 1193), vicomte de Marseille de 1166  à 1193 seigneur de Trets, Toulon et Aubagne,

Avec Sybille, sa femme, il a:

 

-Rostang d’Agoult, mort le 16 septembre 1261, sans laisser de postérité.

-Raymond Geoffroy qui laisse deux fils Isnard d’Entrevenes et Reforciat, qui font un échange, au mois de décembre 1262, avec Charles d’Anjou, comte de Provence, et Béatrix son épouse, de ce qu’ils possédent dans la ville de Toulon, provenant de la succession de Rostang leur oncle.

-Geoffroie dit Gaufridet, qui épouse Guillemette de Blacas, fille de Blacas II, seigneur d’Aulps, de Vérignon, de Carros, de Beaudinar, et de Huguette sa femme, qui lui apporte  en dot la somme de 15.000 sols royaux couronnes et la moitié de la terre d’Aulps. Ils n’ont qu’une fille Sybille, dame de Toulon, de Trets, de Castellane, et de la moitié de la terre d’Aulps, qu’elle avait recueillie de l’héritage de sa mère, mariée : 1° avec Gilbert des Baux, son cousin, fils de Hugues des Baux et de Barrale, vicomtesse de Marseille ; 2° avec Boniface V de Castellane, seigneur de Castellane et de Riez, avec l’autorisation duquel elle accorde en 1252 quelques privilèges à la ville de Toulon. Boniface est décapité à Marseille en 1247, pour avoir porté les habitants de cette ville à se soulever contre Charles Ier d’Anjou, comte de Provence. Sybille meurt sans enfants, et par son testament de l’an 1261, elle veut être inhumée dans le cimetière de la grande église de Toulon, institué pour son héritier Charles d’Anjou, comte de Provence, et fait plusieurs legs à Bertrand et à Boniface de Blacas, ainsi qu’à Hugues des Baux, ses cousins.

-Adalais ou Alix, femme de Raymond des Baux, auquel elle apporte la portion que son père a  dans la vicomté de Marseille, qu’ils vendent ensuite aux habitants de cette ville pour la somme de 80.000 sols royaux couronnés.

 

.Guillaume VI surnommé le gros ( ?-1188       ), vicomte de Marseille ?  à  1188

 

Il laisse une fille nommée Mabile mariée à Gérard Adhémar, seigneur de Montélimar. Ils vendent eux-aussi leur portion aux Marseillais pour la somme de 50.000 sols royaux et une pension perpétuelle de 100 livres.

 

.Barral ( ?-1192), vicomte de Marseille de ? à 1192, gouverneur de Provence sous Alphonse I roi d’Aragon comte de Barcelone et de Provence,                      

 

Il épouse : 1° Adelaïde de Roquemartine ; 2° Marie de Montpellier, fille de Guillaume, seigneur de Montpellier, et d’Eudoxie, fille d’Emmanuel empereur de Constantinople, qui épouse en secondes noces, par contrat de l’année 1197, dans lequel elle se qualifie veuve de Barral, Bertrand comte de Comminge. Ce mariage ayant été annulé par l’église, elle se remarie en 1204 avec Pierre II, roi d’Aragon, et meurt à Rome en 1219.

 

Elle a de son premier mariage avec Barral :


Barrale, mariée à Hugues des Baux, fils de Bertrand des Baux et de Thiburge d’Orange, et frère de Guillaume, prince d’Orange. Les habitants de Marseille leur  prêtent de grandes sommes qui leur servent à racheter la part qu’ils avaient sur la vicomté, et dont ils retirent encore quarante six mille sols royaux et trois mille de pension perpétuelle. Ils ont un fils, Gilbert des Baux, seigneur d’Aubagne, du Castelet et du Revest, marié à Sybille, dame de Toulon, fille de Geoffroi, vicomte de Marseille et de Guillemette de Blacas.

 

.Raymond Geoffroi II ( ?-1192), vicomte de Marseille de    à  1192 seigneur de Trets et d’Ollières

 

En 1188, Il est le premier vicomte de Marseille qui prête  hommage à l’archevêque d’Arles pour les biens que les vicomtes reconnaissent depuis 1155 tenir de lui en fiefs. En 1191 il décharge, en faveur de l’abbaye de Saint Victor, le château de Cereste de plusieurs droits.

 

De Marquise Ixmille, sa femme, il a deux fils :

 

-Geoffroi surnommé Reforciat, qui ne laisse qu’une fille Sybille, qui n’ayant pas d’enfants de son mari nommé Cassian, gentilhomme provençal, lègue en 1261 par son testament tous ses biens à Charles Ier d’Anjou, comte de Provence.

-Burgondion I, seigneur de Trets et d’Ollières,

 

.Roncellin ( ?-1216) dernier vicomte de Marseille de 1193  à 1211

Après avoir contracté une grande quantité de dettes, il prend  l'habit de Saint-Benoît à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille.

Le décès sans héritier mâle en 1192 de Barral produit un véritable imbroglio politico-religieux. Barral laisse une seule fille Barrale  mariée à Hugues des Baux. Ce dernier, appuyé par le comte de Provence, Alphonse II roi d’Aragon    (comte de Provence Alphonse Ier), revendique la seigneurie vicomtale de Marseille.

Les Marseillais craignant probablement que la maison des Baux ne soit trop favorable à Arles, investissent en 1193 l'abbaye de Saint-Victor  et en extraient  Roncelin pour le nommer vicomte de Marseille.Roncelin se marie, situation  qui ne semble tout d'abord gêner personne puisque Roncelin assiste à différentes réunions en tant que vicomte de Marseille.

 

Par la suite, en septembre 1209,  le pape Innocent III l’excommunie et il se soumet en 1211, répudie sa femme et retourne à l'abbaye qui le 22 juillet 1212 reçoit la totalité du patrimoine de Roncellin. Les années qui suivent la mort de Roncelin en 1215 voient reprendre les conflits et la révolte de la ville contre le comte et l'évêque, le ralliement à Raymond VI, comte de Toulouse, suspect de complicité d'assassinat du légat du pape en 1208. Il s'ensuit l'excommunication de la ville en 1218. Après moult vicissitudes, les conflits se calment peu à peu, l'évêque reconnaît l'existence de la commune en 1220, ses privilèges et droits étant confirmés par les deux souverains rivaux, Raymond VII de Toulouse et Raymond Béranger IV, le nouveau comte de Provence, en 1225. Enfin, c'est l'abbaye qui trouve un accord avec la commune qui lui reconnaît ses droits et obtient leur rétrocession pour 6 ans moyennant une rente annuelle. Les trois pouvoirs sont désormais la commune, l'abbé et l'évêque. Mais tout au long du XIIIe siècle, les conflits se succèdent, avec le transfert progressif à la commune de l'ensemble des droits seigneuriaux que conservait l'abbaye.

 

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7 août 2014 4 07 /08 /août /2014 09:11

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU ROYAUME DE BOURGOGNE-PROVENCE

 

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

b.Evêché  de Marseille/ Vicomté de Marseille/Abbaye de Saint Victor

 

Au Moyen-Age, Marseille comprend trois villes différentes qui sont : la cité abbatiale, la cité épiscopale et la cité vicomtale; la première soumise à la puissante abbaye de Saint-Victor de Marseille; la seconde appartenant à l'évêque, et, comme toutes les villes placées sous l'autorité ecclésiastique, flanquée de tours; la troisième, enfin, sous la dépendance des vicomtes de Marseille qui, dès le X° siècle y ont fait des constructions militaires importantes et l'ont entourée de remparts solidement établis.

 

Evêques :

 

.Honorat, évêque de Marseille de 948 à 976. 

Fils d’Arnulf, frère de Guillaume  de Marseille dit le Gros, premier vicomte de Marseille.

 

.Pons, évêque de Marseille de  977 à 1008

Fils de Guillaume ; frère de Guillaume II, vicomte de Marseille.

 

.Pons II, évêque de Marseille de 1008 ou 1014 à 1073.

Fils de Guillaume II, vicomte de Marseille et d’Accelena de Fos ; frère de Guillaume III, Geoffroy et Aicard, vicomtes de Marseille.

 

Il succède à son oncle Pons Ier comme évêque de Marseille, proba­blement dès 1008 et certainement à partir de 1014. Durant son long épis­copat, il figure dans un grand nombre de donations à l'Abbaye de Saint-Victor de Marseille, ou autres, ou dans des actes divers, soit avec ses parents, soit avec ses frères ou ses sœurs.

Vers 1069 a lieu une opération qui compte dans l'histoire de Marseille : la division de la ville entre les vicomtes et l'évêque. Pons II (le troisième de la famille vicomtale), frère des vicomtes Guillaume III et Geoffroy et Aicard, occupe le siège épiscopal depuis plus de soixante ans. La papauté se dégage alors des intrigues romaines. Cinq papes successifs, Léon IX, Nicolas II et leurs successeurs prêtent l'oreille aux conseils d'un moine destiné à coiffer lui-même la tiare, Hildebrand, et manifestent leur autorité. Cluny réclame la réforme du clergé; Nicolas II l’entreprend.

Les vicomtes comprennent qu'ils ne peuvent conserver l'évêché dans leur famille. Ils se décident donc à effectuer un partage avec l'évêque leur parent, qui, par sa naissance, participe à leurs droits. Le partage se traduit par une division territoriale. La plus grande et la plus belle part échoit naturellement aux vicomtes : ils conservent tout le versant méridional des hauteurs de Marseille et la nouvelle ville de l'est. À l'évêque est attribuée toute la partie de la ville comprise à l'ouest et au nord de la place de Lenche : le château Babon, le bas-fond de la Major (l'alleu Notre-Dame), les quartiers neufs et quasi déserts qui sont devenus plus tard ceux de la Charité et de l'Observance, se joignant la butte des Carmes, comprise également dans le territoire épiscopal.

Cette division se continue  dans le terroir, en dehors des murs. La région nord (avec Château Gombert) est également attribuée à l'évêque; les vicomtes conservent les territoires situés à l'est et au sud, et notamment la vallée de l'Huveaune, dont ils vont d'ailleurs se dépouiller bientôt en partie.

. 

 

.Raimond Ier, évêque de Marseille de 1073 à 1122.

Fils de Geoffroi Ier, vicomte de Marseille.

 

Dès sa nomination, Pons de Peynier, neveu de l’évêque décédé, conteste divers droits que l’évêque possède en vertu du partage de 1069 qui a entériné la division de la ville de Marseille entre l’évêque et les vicomtes. Un accord finit cependant par être trouvé en 1119 grâce à l’arbitrage d’Atton, archevêque d’Arles, désigné par le pape Gélase  Les vicomtes conservent toute la partie sud des hauteurs de Marseille et la partie est tandis qu’à l’évêque est attribuée la partie comprise au nord et à l’ouest de la place de Lenche.  En 1121, Pons de Peynier reconnaît tenir la ville d’Aubagne de l’Église de Marseille : l’évêque est donc son suzerain. Vers 1121, après la restitution à l’évêque de la ville haute et des domaines de la ville d’Aubagne, de Saint-Marcel et du Beausset, Raimond Ier aurait absout Pons de Peynier et son épouse qui avaient été excommuniés.

 

.Raimond II de Soliers, évêque de Marseille de 1122 à 1151.

 

Le choix des chanoines d’élire Raimond II, évêque de Marseille, qui appartenait à une branche cadette des vicomtes de Marseille mais privée du titre vicomtal, témoigne d’un choix de compromis. Bien qu’homme de conciliation, le conflit avec la famille des vicomtes de Marseille se poursuit. Raymond II continue l’œuvre de son prédécesseur Raimond Ier. Pons de Peynier lui promet fidélité pour les fiefs qui le faisait son vassal. Il reconnait la seigneurie de la ville haute de Marseille et le droit absolu de l’évêque sur le château de Roquebarbe.

 

.Pierre Ie, évêque de Marseille de 1151 à 1170.

 

Peu après sa nomination, il se rend à Rome et obtient du pape Anastase IV la confirmation de ses biens par bulle du 30 décembre 1153, à savoir la ville supérieure de Marseille, le château de Roquebarbe et ses fortifications. En 1157, il fait appel à l’archevêque d’Arles Raimbaud de Reillanne et à l’évêque de Carpentras pour faire constater juridiquement la possession de Saint-Cannat par ses deux prédécesseurs.

Après une nouvelle enquête en 1164, il fait enregistrer tous les engagements de Pons de Peynier et de ses fils. Entre 1152 et 1157, il obtient du Comte de Provence Raimond-Bérenger II  l’autorisation de fortifier la ville haute. Il prend soin de faire confirmer ce droit par l’empereur Frédéric II.

Plusieurs conflits éclatent entre l’évêque et les chanoines notamment avec le prévôt qui veulent plus d’autonomie, ce qu’il obtient en 1162, pour l’administration de leurs domaines et des églises qui leur étaient attribués.

 

.Foulques de Thorame, évêque de Marseille de 1170 à 1188.

 

En 1179, il assiste au troisième concile du Latran. En 1183, il obtient du roi Alphonse II d’Aragon, la reconnaissance sur la seigneurie du château de Saint-Cannat.

 

.Rainier, évêque de Marseille de 1188 à 1214.

 

Rainier, au moment de son élection à l’épiscopat de Marseille, appartient au chapitre cathédral depuis plus de 25 ans. En 1199, le pape Innocent III lui confie le rétablissement de l’ordre dans l’abbaye de Lérins. Il se rend au concile d’Arles tenu en 1205 par le légat Pierre de Castelnau qui est assassiné le 14 janvier 1208. Il se rend à Saint-Gilles le 20 juin 1209 où le comte Raymond VI de Toulouse, accusé du meurtre du légat, est absous.

 

.Pierre de Montlaur, évêque de Marseille de 1214 à  1229.

Fils de Bernard III de Montlaur, seigneur de Vailhauques (Languedoc) ; frère d’Hugues de Montlaur, archevêque d’Aix en Provence.

 

Le règne de cet évêque se caractérise essentiellement par les nombreux conflits qu’il a avec la commune de Marseille. Marseille est alors secouée par un violent mouvement anticlérical : des églises sont attaquées, des biens de l’évêque saccagés. Trois pouvoirs se partagent alors la ville : l’évêque, maître de la ville haute, les vicomtes, seigneurs de la ville basse, et enfin la vieille et célèbre abbaye de Saint-Victor. Or, à la fin du XI° siècle et au commencement du XII°, Marseille, comme beaucoup d’autres cités, s’est dotée  d’une organisation municipale. L’influence des bourgeois s’accroit avec la prospérité commerciale et maritime de la ville ; peu à peu, dès les premières années du XIII° siècle, ils se trouvent assez riches et assez puissants pour racheter les droits féodaux que les vicomtes exercent dans la ville basse. Entre les bourgeois et le pouvoir ecclésiastique qui régne sur la ville haute, les conflits sont fréquents. En effet la ville basse, dirigée par une bourgeoisie active, riche, peu sympathique au clergé, très dévouée au comte de Toulouse, se trouve en  lutte contre l’évêque et l’ancienne aristocratie des vicomtes ;  Marseille  acclame le comte de Toulouse à son retour du Concile de Latran ; les bourgeois de la ville basse sont alors en pleine querelle avec l’évêque.

Le pape Honorius III s’élève contre ces violations dès février 1217 et son légat, le cardinal Bernard, prononce en 1218 l’excommunication des marseillais. Un accord est finalement trouvé entre la ville basse et l’évêque se traduisant par une délimitation précise entre la ville haute ou épiscopale et la ville basse approuvée le 23 janvier 1220[]. Mais, cet accord  ne suffit pas à établir une paix solide. En 1221 les marseillais de la ville basse décident de se relancer à la conquête du pouvoir communal et nomment un podestat, spécialiste de l’administration désigné pour un an et la plupart du temps d’origine italienne. Dès 1222, la lutte se ranime entre l’évêque et les bourgeois de la cité vicomtale ; bien plus, excités par l’exemple et les conseils de leurs voisins, les habitants de la ville épiscopale entreprennent d’enlever à l’Église le gouvernement temporel de leur cité. Ainsi ville haute et ville basse s’unissent contre le pouvoir du clergé. L’évêque Pierre de Montlaur ne demeure pas inactif ; dans sa détresse, fidèle aux exemples de beaucoup de prélats du royaume de Bourgogne-Provence, il s’adresse à son suzerain l’empereur.

Au mois de mai 1222, il se rend à Cosenza, près de Frédéric II, dont il obtient le renouvellement du privilège conféré en 1164 à son prédécesseur. Quelques mois plus tard, en février 1223, un diplôme impérial rendu à sa demande donne une confirmation solennelle à la transaction de 1220.

En 1223, les habitants de la ville haute soutenus par ceux de la ville basse, forment également une confrérie, nomment des consuls et s’affranchissent ainsi de la juridiction de l’évêque. Le 14 juillet 1224 Pierre de Montlaur casse les actes de la confrérie, mais à la fin de cette année 1224,  les deux villes s’unissent : l’autorité et la juridiction de l’évêque sont bafouées. Pierre de Montlaur se plaint au pape et  à l’empereur. Celui-ci  prend  la défense du prélat et se flatte de rétablir la paix sur la base des droits anciens de l’Église, modifiés et atténués par la transaction que les deux parties avaient acceptée. Aussi il charge l’archevêque d’Arles, Hugues, et Bermond, archevêque d’Aix, d’assurer à l’Église de Marseille la restitution qui lui est due.

 

Comme Bermond meurt sur ces entrefaites, c’est à Hugues qu’incombe de réaliser cette mission difficile. Tous ses efforts s’avérent inutiles ; fort de la délégation impériale, le 22 mai 1225 il est obligé de mettre au ban de l’Empire les deux villes rebelles, la cité des évêques aussi bien que celle des vicomtes. Frédéric II s’occupe de lui donner une sanction immédiate en soulevant ou en encourageant les adversaires naturels de Marseille. A cette époque en effet, les bourgeois d’Arles sont les rivaux des Marseillais : déjà la guerre fait rage entre les deux villes : par un diplôme du 22 mai 1225, Frédéric enjoint aux Arlésiens de combattre Marseille de tout leur pouvoir, de saisir là où ils le peuvent les biens des Marseillais et de provoquer partout des coalitions contre eux. Frédéric tient le même langage au jeune comte de Provence, Raymond Bérenger.

Le podestat Spino de Sorresina n’en tient aucun compte et fait reconnaître les privilèges de la ville par Raymond VII de Toulouse le 19 septembre 1225. S’engage alors  une lutte qui va désoler la Provence pendant de longues années. De leur côté les Marseillais se hâtent  de resserrer leur alliance avec la commune d’Avignon qui, comme eux, garde toutes ses sympathies au comte Raymond VII. Déjà les positions sont prises en vue de la guerre qui bientôt s’ouvrira entre les comtes de Toulouse et de Provence. Il est facile de comprendre que l’empereur Frédéric II reste dans la Méditerranée le pouvoir dominant, et que Marseille ferait acte de folie en lui résistant ouvertement. Par ce seul fait que l’empereur les traite comme ennemis, les Marseillais se trouvent en guerre avec la plupart des riverains de la Méditerranée et doivent cesser avec eux toutes relations ; leurs rivaux Italiens s’empressent de profiter des proclamations impériales pour courir sus à leurs navires et les supplanter dans leurs positions commerciales.

Quand même Frédéric n’ entend pas user dans toute leur rigueur de ses droits contre la cité rebelle, il suspend au moins tous leurs privilèges ; or, pour se rendre compte de l’importance des privilèges que pouvait obtenir à cette époque une cité commerçante, il suffit de lire le diplôme accordé par Frédéric II, quelques années plus tard, à la république de Venise : on y trouve, longuement énumérés, la sauvegarde des personnes et la liberté du commerce promises aux Vénitiens dans tout le royaume de Sicile, l’atténuation ou l’exemption totale de certains impôts sur les achats et les ventes, des tarifs de faveur en ce qui concerne les droits sur la navigation et les taxes de douane à l’exportation, la reconnaissance au profit des Vénitiens qui viendraient à mourir dans le royaume, de la faculté de transmettre librement leur succession testamentaire . Telles étaient les faveurs que l’empereur dispensait à ses amis et retirait à ses adversaires. Aussi les Marseillais sont assez avisés pour comprendre qu’ils doivent renoncer à soutenir une lutte aussi dangereuse ; ils ne tardent pas à entrer en négociations avec l’empereur.  

Deux bourgeois, Guillaume Vivand et Pierre de Saint-Jacques sont dépêchés auprès de l’empereur, qui se trouve dans le sud de l’Italie. Mais ces ambassadeurs sont jetés en prison sur les ordres de celui-ci.

En 1226 la commune dispose d’une grande autonomie mais un renversement de la situation se produit avec l’arrivée de l’armée du roi de France Louis VIII qui assiège et prend la ville d’Avignon le 12 septembre 1226. Par divers actes d’octobre 1226,  Frédéric II réinvestit  Raymond Bérenger V du comté de Provence et déclare nulles et non avenues, comme contraires à la constitution de l’Empire, les concessions de consulat et de liberté municipale qui ont pu être accordées par les comtes de Provence à leurs sujets. Raymond Bérenger devient l’ennemi de Marseille. Les Marseillais sont contraints de faire leur soumission à leur évêque  lui promettant ainsi qu’au cardinal de Saint-Ange, légat du Pape,  la réparation du préjudice qu’ils ont causé à l’Église.  Par une lettre du 24 février 1227 le pape Honorius intercède alors auprès de l’empereur pour obtenir de lui qu’il se réconcilie avec la commune et qu’il remette en liberté les deux Marseillais emprisonnés.

En 1228, l’empereur est saisi des plaintes d’Hugues de Baux, devenu vicomte de Marseille par son mariage avec la fille de Barral : comme les Marseillais entravent Hugues dans le libre exercice de ses droits, l’empereur charge Draconet de Montdragon et Blacas d’exiger de la commune les restitutions qui lui sont dues.

Quelques mois plus tard, en octobre, du consentement de l’archevêque d’Arles, Raymond Bérenger V et la commune d’Arles concluent pour trois ans un traité d’alliance dirigé contre Marseille. Bien plus, en vertu d’un acte du 23 décembre, le comte de Provence doit s’engager à ne faire ni paix ni trêve avec les Marseillais sans sauvegarder les droits qu’un autre membre de la famille de Baux, Raymond, prétend avoir contre Marseille.  

Le nouveau podestat Hugolin Domnedame est dans la nécessité de prononcer la séparation de la ville haute et de la ville basse. Par ailleurs pour régler le conflit entre la ville basse et l’abbaye de Saint-Victor au sujet des droits des vicomtes de Marseille, l’évêque d’Antibes et l’abbé du Thoronet sont nommés arbitres. Ceux-ci prononcent le 6 avril 1229 l’excommunication de la population. Il s’ensuit un nouveau mouvement anticlérical.  

 

.Benoît d’Alignan, évêque de Marseille de 1229 à 1267,

 

En arrivant à Marseille en 1229, Benoît d’Alignan trouve donc les Marseillais frappés d’excommunication et hérite d’une situation particulièrement délicate. Cependant le pape Grégoire IX inquiet des agissements de l’empereur  Frédéric II, est prêt à faire preuve d’indulgence. Les Marseillais ne sont définitivement absous et réconciliés avec l’Église qu’au mois de janvier 1230. Le 1er janvier 1230, Benoît d’Alignan reçoit la soumission de la population et lève les sentences d’excommunication et d’interdit. Un traité est signé le 9 janvier 1230 à Aix-en-Provence. Mais il faut régler également le diffèrent entre l’abbaye de Saint Victor et la commune : l’abbé Bonfils et le consul Guillaume de Roquefeuille acceptent l’arbitrage de Benoît d’Alignan qui rend  son jugement le 30 janvier 1230. Un peu plus tard, au printemps 1230, Raymond Bérenger V voulant affirmer son autorité sur la ville de Marseille, propose également comme arbitre l’évêque de Marseille qui rend une sentence reconnaissant la haute juridiction du comte de Provence Raymond Bérenger V qui reçoit les châteaux de Saint Marcel, Aubagne, Roquefort, Bréganson et Hyères. Cette année 1230, le ban impérial contre la ville est levé.

Mais Marseille se trouve dépossédée de son domaine extérieur, ce qui vaut à Benoît d’Alignan la colère des marseillais qui une fois de plus font appel au comte de Toulouse Raimond VII. L’empereur Frédéric II finit par imposer une trêve aux deux comtes, ce qui oblige les marseillais à se réconcilier avec l’évêque.

Par un diplôme de mars 1232, pour marquer publiquement sa faveur à Raymond Bérenger V, Frédéric II annule de nouveau,  toutes les concessions que le comte de Provence a pu faire pendant sa minorité à la ville de Marseille ou aux autres communes, au détriment des droits qu’il tenait de l’Empire ; il enjoint par un autre acte aux seigneurs et aux communes du comté de Provence de s’abstenir de toute conspiration ou rébellion contre le comte, sous peine de la confiscation de leurs biens. Un peu plus tard, en mai 1232, il sanctionne  une sentence rendue par l’évêque de Marseille au profit du comte Raymond Bérenger contre les syndics de la cité vicomtale. Au mois de mars 1233, les Marseillais font leur soumission à l’empereur, mais en mai, après que les élections eurent modifié la composition du conseil de la cité vicomtale, les Marseillais changent d’avis. Et c’est sous la menace du légat impérial de les mettre encore une fois au ban de l’Empire qu’ils se résignent. 

En mai 1238, convoqués par l’empereur Frédéric, les contingents des évêques de Grenoble, archevêque d’Embrun, de l’évêque  du Valentinois et du Diois rencontrent  à Vérone sous les drapeaux de l’Empire les troupes du comté de Savoie et aussi celles des comtés de Provence et de Toulouse, conduites par Guillaume de Savoie, l’évêque élu de Valence. L’archevêque d’Arles, Jean Baussan, et l’évêque de Marseille, Benoît d’Alignan, ont devancé Raymond Bérenger à la Cour impériale ; ils sont à Vérone dès le mois de juin. Tous deux figurent comme témoins dans un acte où l’empereur promet sa protection à la ville d’Embrun et lui assure le maintien de ses libertés et coutumes.

En 1245 Benoit d’Alignan doit se défendre contre les exigences de Raymond Bérenger V qui, ayant réussi à obtenir le retrait du comte de Toulouse, affaibli par sa défaite en Saintonge, veut que l’évêque lui prête serment. Ce différent se  règle car le pape Innocent IV attribue au comte la « rose d’or » à Lyon où se rend Benoît d’Alignan.

Raymond Bérenger V étant décédé le 19 août 1245 en ne laissant que des filles pour héritières, Charles d’Anjou, frère de Saint-Louis, devient le nouveau comte de Provence en épousant Béatrice de Provence, fille du comte décédé.

Benoit d’Alignan régne pendant une bonne partie du Grand Interégne.

Ce n’est qu’en 1252 que Marseille consent à se placer sous l’autorité du comte, à la condition de conserver ses franchises municipales.  Cette soumission n’est qu’apparente les Marseillais gardent au fond du cœur, avec la haine de leur nouveau maître, les souvenirs de leur ancienne indépendance. Trop faibles pour s’affranchir par leurs propres forces, ils cherchent un protecteur à l’étranger : trente ans auparavant, pour résister aux envahissements de Raymond Bérenger, ils s’étaient donnés à Raymond de Toulouse ; maintenant, ils s’adressent à Alphonse de Castille. Alphonse de Castille, avant même d’être choisi par  quelques-uns  des électeurs,  noue des relations diplomatiques avec Pise, la cité gibeline, alors serrée de près par ses ennemis, les Guelfes de Toscane. Pour poursuivre ces pourparlers le syndic de Pise, Bandino Lancea, se rend en Castille auprès d’Alphonse il en rapporte un traité d’alliance offensive et défensive entre la ville et le roi. En échange des privilèges qu’il leur confère et des secours qu’il leur promet, Alphonse est  reconnu par les Pisans comme le futur Empereur ; Une clause de ce traité oblige Alphonse à procurer à la ligue l’adhésion de Marseille, avec laquelle il a évidemment ouvert des négociations.

Si Pise est menacée parles Guelfes, Marseille doit lutter  pour sauvegarder son indépendance contre la puissance croissante de Charles d’Anjou ; non moins que les Pisans, les Marseillais ont alors besoin d’alliés et de protecteurs. Aussi se décident-ils à entrer dans la ligue formée par Pise et le roi de Castille ; ils y souscrivent à des conditions analogues à celles  acceptées par les Pisans. Trois ambassadeurs de Marseille se rendent en septembre 1256  à Ségovie, où se trouve Alphonse et déclarent solennellement nommer, demander, postuler et élire comme empereur le seigneur roi de Castille.

Le 30 août 1257,  le comte  de Provence Charles d’Anjou achête à Benoît d’Alignan tous ses droits dans la ville haute par échange contre plusieurs châteaux : Mallemort, Saint Cannat, Signes, Mérindol. Bien que cet échange soit avantageux pour l’église, quatre chanoines se plaignent auprès du pape Alexandre IV qui adresse une lettre pleine de reproches à l’évêque. Suite à de nouvelles plaintes, le pape désigne deux commissaires qui mandatent deux chapelains pour entamer une procédure contre l’évêque et prononcent une sentence d’excommunication. Il faut que Charles d’Anjou intervienne vigoureusement auprès du pape pour faire lever cette sanction.

Mais par le traité  signé par ses ambassadeurs avec Alphonse de Castille, Marseille, au moins pour ses affaires continentales, ne gagne aucun appui sérieux et  demeure isolée dans sa querelle avec Charles d’Anjou ; aussi en 1262  les Marseillais  renouvellent d’infructueux efforts.

Encore une fois ils mettent leur espoir dans un prince étranger, Pierre d’Aragon, fils du roi Jacques Ier et cousin de leur dernier comte Raymond Bérenger : le même qui un jour fera une si rude guerre à la maison d’Anjou. Grâce à lui ils espèrent retrouver « l’indépendance » ; cette même année 1262, les fortifications de Marseille sont rasées par le comte de Provence victorieux qui n’oublie pas les noms de plusieurs des ambassadeurs, qu’on  retrouve dans les listes de proscription de 1263 ; il frappe du bannissement Pierre Vetuli, l’un des ambassadeurs envoyés l’année précédente près du roi de Castille. Plus tard, les chefs de la rébellion expient sur l’échafaud l’insuccès de nouvelles tentatives : au nombre de ces victimes de la cause de la liberté figure Albert de Lavanie, le même qui avait été jadis chargé de représenter Marseille auprès d’Alphonse. Le comte de Provence triomphe. Sous le nom de Chapitres de paix, il impose aux bourgeois une convention bien plus dure que celle de 1252. C’en est fait de la République marseillaise. 

 

.Raimond de Nîmes, évêque de Marseille de 1267 à 1288.

 

Il n’approuve pas la décision de son prédécesseur Benoît d'Alignan au sujet de l’échange de la ville épiscopale ou ville haute de Marseille contre différents châteaux. L’examen de cette affaire est confié par le pape au cardinal Richard. La procédure retient Raimond  à Viterbe (Italie) pendant toute l’année 1268, mais elle ne peut aboutir car le pape décède et son remplacement n’est réalisé que trois mois après. Raimond de Nîmes retourne  alors dans son diocèse de Marseille. En 1274 il assiste au second concile général de Lyon sous le pontificat de Grégoire X.

 

.Durand de Trésémines, évêque de Marseille de 1289 à 1312.

À la mort de l’évêque Raimond de Nîmes, les chanoines de la cathédrale de la Major de Marseille élisent pour lui succéder l’abbé de Saint Victor, Raimond Lordet. Celui-ci refuse cette élection et le pape Nicolas IV qui s’était réservé la désignation de l’évêque de Marseille, nomme Durand dit de « Trésémines », qui résidait depuis quelques années à Rome dans l’entourage du cardinal Bernard de Languissel, ancien archevêque d’Arles, qui l’a recommandé au pape.

En 1309 il prête hommage au nouveau comte de Provence et  roi de Sicile, Robert Ier de Naples.

.Raimond Robaudi (ou Roubaud), évêque de Marseille de 1313 à 1319 puis archévéque d’Embrun à partir de 1319

 

Le roi Robert Ier de Naples le charge en 1314 d’obtenir un délai pour le paiement d’un tribut de 8 000 onces d’or à l’Église car les dépenses de guerre l’empêchaient de l’acquitter au terme convenu.

 

.Gasbert de Valle, de La Val ou de Laval, évêque  de Marseille de 1319 à-1323, archevêque d'Arles de 1323 à 1341,

 

À partir de 1316, il exerce diverses fonctions à la Cour pontificale d'Avignon, sous les pontificats de Jean XXII, Benoît XII et Clément VI. 

 

.Aymard Amiel, évêque de Marseille de 1323 à 1333.

 

Il est nommé par le pape Jean XXII auprès duquel il demeure  à Avignon d’où il veille sur son église. Les bulles qui le nomment évêque de Marseille sont du 26 août 1323, de la même date que celles qui nomment Gasbert de La Val archevêque d’Arles. Le roi Robert Ier de Naples reçoit son hommage le 8 mars 1324. En 1325 il achète à Bertrand de Porcelet, seigneur de Cabriès, tout ce que ce dernier possédait à Signe (Var). En 1326,  il assiste au concile de l’Abbaye de Saint-Ruf d'Avignon présidé par le camérier de Jean XXII, Gasbert de Valle, archevêque d'Arles, en présence des archevêques d'Aix-en-Provence et d'Embrun, concile qui réunit tous les évêques de Provence et où sont prises de nombreuses décisions : interdiction pour les clercs de porter des armes et de fortifier les églises sans autorisation de l’évêque.

 

.Jean Artaud ou Artaudi, évêque de Nice de 1329 à 1334, puis évêque de Marseille de 1334 à 1335.

Issu d’une famille provençale qui possédait la seigneurie de Venelles près d’Aix-en-Provence.

Jean Artaud  ne réside que très rarement dans cette ville car le pape Jean XXII lui confie une mission de médiation pour mettre un terme à la guerre entre le comte de Flandre et le duc de Brabant qui se disputent la ville de Malines. Il part le 8 mars 1334 avec l’évêque de Saint-Paul-Trois-Châteaux et arrive à Amiens le 14 avril 1334 où il tient conseil. Les deux nonces du pape font en sorte que la ville de Malines reste indivise entre les deux comtes.

 

.Jean Gasc ou Gasqui, évêque de Marseille de 1335 à 1344.

 

Désigné par le chapitre de la cathédrale de la Major de Marseille pour succéder à l’évêque Jean Artaud. Le pape Benoît XII accepte ce choix mais, pour le principe, casse cette élection et le désigne le 13 octobre 1335 de sa propre autorité. Il ne prête hommage que le 23 novembre 1336 au comte de Provence et roi de Sicile  En décembre 1337, il se rend au second concile qui a lieu en l’Abbaye de Saint-Ruf d'Avignon où se réunissent tous les évêques des trois provinces provençales. 

 

.Robert de Mandagout, évêque de Marseille de 1344 à 1359.

Neveu du cardinal Guillaume de Mandagout.

 

Choisi par le pape le 13 septembre 1344 pour être évêque de Marseille seulement trois jours après le décès de son prédécesseur Jean Gasc. Dès le 23 septembre 1344 il envoie son frère Hugues de Mandagout, chanoine d’Aix-en-Provence, présenter ses bulles de nomination aux chanoines de Marseille.. Il rend deux fois hommage à la reine Jeanne Iière de Naples : une première fois le 15 août 1346 à Marseille, une seconde fois le 15 juin 1351 à Aix-en-Provence car la reine Jeanne s’était remariée et avait donné le titre de roi à son second mari Louis de Tarente.

Robert de Mandagout se préoccupe de ses pouvoirs temporels de seigneur. La fin de son épiscopat est marquée par deux manifestations tumultueuses. Tout d’abord l’évêque voulant exiger la dîme à Marseille contrairement aux usages anciens, le conseil de la ville fait occuper le palais épiscopal par des troupes armées. Plus grave est la révolte des habitants de la seigneurie de Saint-Cannat qui livrent le château aux bandes armées d’Amiel des Baux. Les biens de l’évêque sont mis à sac et Robert de Mandagout ne peut en reprendre possession.

 

.Hugues d’Harpajon, évêque de Marseille de 1359 à 1361

Cousin de Robert de Mandagout et neveu du cardinal Guillaume de Mandagout,

 

Le principal évènement advenu sous son épiscopat est la reprise de la possession du château de Saint-Cannat.

 

.Pierre Fabri, évêque de Marseille en 1361.

Institué par le pape mais n’est jamais consacré car il meurt peu de temps après cette désignation.

 

.Guillaume Sudre  évêque de Marseille de 1361 à 1366, puis cardinal de 1366 à 1373.

 

Le 4 juin 1465, il assiste au couronnement de l’empereur Charles IV de Luxembourg comme roi de Bourgogne-Provence dans la cathédrale Saint Trophime d’Arles. En octobre de la même année, le pape Urbain IV vient à Marseille inaugurer les nouvelles constructions qu’il a fait réaliser à l’abbaye Saint-Victor.

Ses préoccupations spirituelles ne l’empêchent pas de s’intéresser aux questions temporelles. Ainsi fait-il réparer les murailles et fortifications  et  recrutent des capitaines chargés de leur défense. Guillaume Sudre est le premier cardinal créé par Urbain V le 18 septembre 1366 et doit donc quitter Marseille pour Avignon.

 

Philippe de Cabassolle, régent et chancelier du royaume de Naples, recteur du Comtat Venaissin, légat pontifical, évêque de Cavaillon puis évêque de Marseille, de ?   à    ? , patriarche de Jérusalem, cardinal avec le titre de cardinal-prêtre de Saints Pierre et Marcellin, puis cardinal-évêque de Sabine (1368-1372).

Issu d’une famille de hauts fonctionnaires provençaux. Remarqué à Apt par la famille de Sabran, il est recommandé à Robert d’Anjou, roi de Sicile et comte de Provence. Dès 1333, à Naples, il est chargé de diriger la chancellerie de la reine Sanche.

Un an plus tard, le 17 août 1334, il est nommé évêque de Cavaillon et le roi Robert le désigne comme tuteur de sa petite-fille Jeanne de Naples. Le 19 janvier 1343, sur son lit de mort, le souverain lui donne la charge de Régent de son royaume.

Le 17 novembre 1362, Urbain V le  désigne comme recteur du Comtat.

Au cours de son rectorat, il a l’immense tâche de faire barrage aux mercenaires qui menacent les États pontificaux. Agissant en fin politique, le 30 novembre 1363, il signe une alliance défensive avec Foulques d’Agoult, Sénéchal de Provence, Raoul de Louppy, gouverneur du Dauphiné, et la Savoie. Alliance utile puisqu’en 1364, il doit faire face au retour des Tard-Venus, en 1365, aux menaces des Grandes Compagnies de Bertrand du Guesclin, et, en 1367, aux armées de Louis d’Anjou, conduites par le même du Guesclin, qui envahissent la Provence et menacent le Comtat. Il s’en tire chaque fois avec réussite et efficacité.

Aussi, lors de son retour à Rome (1367-1370), Urbain V le nomme Vicaire au temporel pour le Gouvernement des États d’Avignon, du Comtat Venaissin et des terres adjacentes.

Le 18 août 1361, Urbain V le nomme patriarche de Jérusalem. C’est à ce titre que, le 4 mai 1365, il préside le concile d’Apt conjointement avec les archevêques d’Arles, d’Embrun et d’Aix.

La pourpre cardinalice lui est remise lors du consistoire du 22 septembre 1368. Cardinal-prêtre. Il entre à la Curie le 4 juin 1369 et reçoit le titre de cardinal-évêque de Sabine le 31 mai 1370.

Il participe à la fin décembre 1370 au conclave qui élit Grégoire XI. Le Souverain Pontife le met tout de suite en charge d’une légation[]en Ombrie, Toscane et Campanie avec le titre de Vicaire Général de Bologne

Mais l’âge empêchant le cardinal de Sabine d’agir à sa guise, il est suppléé le 19 mai 1371 par le cardinal Pierre d’Estaing.

 

.Guillaume de La Voute, évêque de Toulon de 1364 à 1368, évêque de Marseille de 1368 à 1379 et enfin évêque de Valence et Die.

Issu d’une famille noble du Var.

 

Peu de temps après sa nomination, en 1371, il est envoyé par le pape Grégoire XI comme nonce à Naples. En effet le pape veut prévenir énergiquement Philippe II de Tarente qui revendique les principautés de Salerne et de Bari, qu’il ne souffrira de personne des atteintes au royaume de la reine Jeanne Ire de Naples. Guillaume de La Voute a ordre de l’excommunier s’il n’obéit pas.

Il revient à Marseille en 1373. En 1374 il met fin à un long conflit avec les Marseillais en exemptant à jamais du paiement des dîmes la ville de Marseille.

À la mort du pape Grégoire XI le 27 mars 1378, il se trouve en Italie et est chargé par le cardinal camerlingue d’assurer la sécurité du conclave qui est à l’origine du grand schisme d’Occident. Après l’élection de l’archevêque de Bari qui prend le nom d’Urbain VI, il veut se retirer dans le château de Saint-Ange mais est pris par des émeutiers italiens et risque d’être massacré. Il peut s’enfuir et se réfugier à Vicovero. Le nouveau pape le nomme évêque de Valence et de Die. Il a la chance d’être à nouveau élu au même poste le 1er juin 1379 par le pape Clément VII qui s’installe à Avignon.

 

.Aymar de La Voute, évêque de Grasse, évêque de Marseille de 1379 à1395.

 

En 1382,  il est conseiller de Louis Ier de Naples et le 18 juin 1385 il rend hommage à Louis II d’Anjou à Avignon entre les mains de Marie de Blois.  

À la fin de son épiscopat les rapports se tendent avec les Marseillais ; il réside à Saint-Cannat et à Avignon.

 

.Benoît II, évêque de Marseille de  1397 à 1418,

 

Dans la bulle de nomination de Benoît II au poste d’évêque de Marseille, le pape Boniface IX précise : «Il est probable que vous ne pourrez pas avoir la possession des biens de votre mense épiscopale, à cause de la puissance des schismatiques dans les domaines desquels votre église se trouve placée. C’est pourquoi, jusqu’à ce que vous ayez pu prendre possession de l’église de Marseille, ou que vous ayez été transféré à une autre église cathédrale, nous vous confions le monastère de Saint-Clément de Tivoli, dont les revenus vous aiderons à soutenir votre rang ».  

Benoît II ne vint jamais à Marseille.

 

.Paul de Sade, évêque de Marseille de 1404 à 1433.

 

Nommé par le pape d’Avignon Benoît XIII qui avait été reconnu par le comte de Provence Louis II d’Anjou et par le roi de France. Paul de Sade rend hommage à Tarascon le 7 mai 1406 entre les mains de Louis II d’Anjou. Il se rend au concile de Pise qui a lieu le 5 juin 1409 et se rallie au pape Alexandre V qui y est élu. Le 14 novembre 1410, il est élu archevêque d’Arles, mais le pape Jean XXIII qui a succédé à Alexandre V n’accepte pas ce choix et désigne le cardinal de Brogny.

C’est sous son règne qu’a lieu la prise de Marseille le 20 novembre 1423 par l’armée navale du roi Alphonse V d'Aragon.

 

.Avignon Nicolaï, évêque de Senez, évêque de Marseille, évêque d’Huesca (Espagne) et archevêque d’Aix-en-Provence.

 

Lorsque le pape de Rome Innocent VII meurt le 6 novembre 1406, Nicolaï est un des principaux agents de l’habile Benoît XIII qui veut empêcher une nouvelle élection et mettre un terme au grand schisme. Nicolaï va successivement à Florence, Rome, Sienne, Lucques etc.  Mais ces négociations ne peuvent aboutir. Pour le récompenser de son aide, Benoît XIII le nomme  évêque de Sénez le 22 juin 1408. Il assiste au concile de Perpignan convoqué par Benoît XIII, mais pas à celui de Pise où est élu le pape Alexandre V qui nomme le 9 août 1409, Jean de Seillans évêque de Sénez, mais Avignon Nicolaï garde son poste jusqu’au 13 novembre 1415 date à laquelle Benoît XIII le transfère à l’évêché d’Huesca (Espagne).

Après le concile de Constance, il reconnait Martin V qui le nomme  évêque de Marseille en 1420, mais pour une raison inconnue sa nomination n’a pas de suite. Il est nommé le 14 mars 1421 évêque de Saint-Pons. Le 3 juillet 1422 il devient archevêque d’Aix-en-Provence où il meurt le 15 juin 1443.

 

.André Boutaric, évêque de Marseille en 1433

 

Appartenant à une famille noble d’origine aixoise, nommé par le roi Louis III d'Anjou maître rational à la cour des comptes d’Aix-en-Provence. À la mort de Paul de Sade, il est élu par le chapitre, évêque de Marseille. Cette élection est confirmée par le pape Eugène IV par ses bulles du 3 mars 1433. Il meurt en août 1433 avant son ordination.

 

.Barthélemy Rocalli, évêque de Marseille de 1433 à 1445.

 

Nommé par le pape Eugène IV. De leur côté les chanoines de Marseille avait désigné Louis de Glandevès, évêque de Vence. Celui-ci va demander confirmation de sa nomination au concile de Bâle alors en conflit avec Rome. Glandevès, soutenu par la municipalité de Marseille et le gouvernement du Comté occupe le siège tandis que Barthélemy Rocalli, réfugié à Avignon, a l’appui du peuple. Lorsque Glandevès part pour le concile, des émeutes se produisent en faveur de l’évêque désigné par le pape et des partisans vont le chercher à Avignon . Il est installé sans opposition dans sa cathédrale de la Major et le calme revient.

 

.Louis de Glandevès, évéque de Vence, évêque de Marseille  en 1445.

Fils d’Élion de Glandevès, seigneur de Faucon-du-Caire.

 

En 1433 il est candidat à la succession de l’évêque de Marseille, André Boutaric qui venait de mourir. Soutenu par la municipalité et le gouvernement d’Aix-en-Provence, il occupe le siège mais le pape désigne à ce poste Barthélemy Rocalli. Louis de Glandevès se rend au concile de Bâle, mais durant son absence, Barthélemy Rocalli prend normalement possession de l’évêché. Il reprend son siège à la mort de Rocalli mais lui-même meurt la même année en 1445.

 

.Nicolas de Brancas, évêque de Marseille de 1445 à 1466.

 

En août 1448, il est ambassadeur du roi René à Rome, puis président de la cour des comptes d'Aix en 1460. 

 

.Jean Alardeau, administrateur général des finances du roi René,  évêque de Marseille de 1466 à 1496, baron d’Aubagne

Fils d’un secrétaire des comptes du roi René Ier de Naples.

 

En 1440 il entre au service de ce prince et devient son homme de confiance. Il est secrétaire du roi qu’il suit en Italie, maître rational à la cour des comptes d’Aix-en-Provence le 31 mars 1463 et devient général des finances du roi en 1446. Parallèlement il mène une carrière ecclésiastique. Il est archidiacre d’Aix-en-Provence et chanoine de Marseille en 1460. À la mort de Nicola de Brancas, il est élu évêque de Marseille le 30 avril 1466 par les chanoines qui suivent les recommandations du roi René en faveur de son protégé. Cette élection est confirmée par les bulles du pape Paul II du 20 juin 1466.

Pour le récompenser des services rendus, le roi René lui donne la riche baronnie d’Aubagne en échange des châteaux d’Alleins, Valbonnette et Saint-Cannat. Cet échange, fort avantageux pour l’église, est passé à Aix-en-Provence le 20 février 1474 dans le couvent des Carmes en présence notamment du grand sénéchal Jean Cossa. Cette baronnie est composée d’Aubagne, Cassis, Roquefort, Saint-Marcel, Cuges et Le Castellet. Cet échange entraîne deux procès :

Le premier est intenté par les chanoines de la Major qui soutiennent que l’évêque devenu seigneur de la baronnie d’Aubagne doit recevoir l’investiture du Chapitre, lui faire hommage et payer un cens annuel. Le procès est porté devant l’archevêque métropolitain d’Arles, Philippe de Lévis. Le roi René et Jean Aladeau saisissent le pape Sixte IV qui approuve l’échange et dispense l’évêque de prêter hommage au Chapitre car « il n’était point convenable que le chef d’une église restât sous la dépendance de ses inférieurs ».

Le second procès est entrepris après la mort du roi René par René de Castillon qui estime que l’indemnité de trois mille écus versée à son père ne représente pas la valeur réelle de ses droits sur la baronnie.

Jean Alardeau et René de Castillon finissent, après un procès qui dure près de dix ans, par adopter un compromis. René de Castillon reçoit la seigneurie du Castellet qui est détachée de celle d’Aubagne et renonce à tous ses droits sur cette dernière. Ce compromis est adopté par Ogier d'Anglure, abbé de Saint-Victor, délégué par le pape Alexandre VI.

 

En 1480 il est envoyé par le roi René comme ambassadeur auprès de Louis XIet, à ce titre, suit de près les évènements qui aboutissent au rattachement de la Provence à la France. Après la mort du roi René et le règne éphémère de son neveu Charles III de Provence, il passe au service de Louis XI qui le fait gouverneur de Paris et de l’Île de France.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 08:30

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

 

a.Archevêché d’Arles /Comté d’Arles/Comté de Provence

         

 

Deuxième maison d'Anjou

 

.Louis Ier d'Anjou (1339- 1384), comte de Provence de 1382 à 1384,    duc d’Anjou                                                                       

 

À la mort de la reine Jeanne, en 1382, il hérite donc du comté de Provence. Ceci entraine une période de troubles opposant les partisans de la seconde maison d'Anjou-Provence aux partisans de Charles de Durazzo, issu de la première maison d'Anjou-Provence, dont les partisans forment aussitôt l'Union d'Aix. Le 30 août 1383, Louis Ier d’Anjou est couronné roi de Naples. Il meurt le 21 septembre 1384.

 

.Louis II d'Anjou (1377- 1417), comte de Provence de 1384 à1414

Fils du précédent  marié le 2 décembre 1400 à Yolande d’Aragon.

                                                      

Il n'obtient la soumission de la Provence qu'en 1387 à la suite de la désagrégation de l'Union d'Aix. En revanche, la Provence orientale (le comté de Nice, et les vallées de Puget-Théniers, de Lantosque et de Barcelonnette, restés fidèles à Charles choisissent, en 1388, la dédition  à la Savoie), se constituant en Terres neuves de Provence. De 1389 à 1399, Raymond de Turenne, petit-neveu de Clément VI et du cardinal Hugues Roger, neveu de Grégoire XI et de Nicolas Roger de Beaufort,  capitaine des Armes du Comtat Venaissin, Capitaine pontifical en Italie, ravage la Provence en luttant contre les deux antipapes d'Avignon, Clément VII et Benoît XIII. En 1403, Louis II soutient le pape d'Avignon  avant d'adhérer à la soustraction d'obédience, puis d'assurer à Benoît XIII fugitif une relative protection. Il fait plusieurs tentatives, assez vaines, pour s'imposer à son royaume de Naples. Il meurt  le 29 avril 1417.

 

.Louis III d'Anjou (1403- 1434), comte de Provence de 1417 à 1434

Fils du précédent, marié à Marguerite de Savoie.  

 

.René Ier d'Anjou (1409- 1480),  duc de Bar (1430-1480), duc de Lorraine (1434-1453) duc d’Anjou et  comte de Provence (1434-1480), roi de Naples   (1435-1442)

Frère du précédent ; marié  le 24 octobre 1420 avec Isabelle de Lorraine  puis avec Jeanne de Laval.

 

Après la mort du duc de Lorraine Charles II le 25 janvier 1431, le droit des femmes à hériter de la couronne ducale est remis en question par le neveu du défunt Antoine de Vaudémont, soutenu par le duc de Bourgogne Philippe le Bon. Le 2 juillet 1431, René est fait prisonnier par Philippe le Bon, lors de la bataille de Bulgnéville. Mais le 24 avril 1434, l’empereur Sigismond de Luxembourg rend sa sentence dans la cathédrale de Bâle en faveur d’Isabelle comme héritière du duché et  dit que son mari René d’Anjou recevra de lui l’investiture de ce duché qui relève de l’empire au nom de sa femme.

Cette même année 1434, René d’Anjou se retrouve duc de Lorraine et comte de Provence, terres d’empire  mais également duc de Bar dans la mouvance du royaume de France même si toujours nominalement terre d’empire, duc d’Anjou, terre royale, souverains de quelques terres dans le comté de Champagne qui appartient également au royaume  et enfin roi de Naples.

Mais Il s’intéresse d’abord et avant tout à son royaume de Naples ; après avoir obtenu  d’importants subsides des états de Provence, il s’embarque à Marseille le 12 avril 1438 pour aller rejoindre son épouse Isabelle de Lorraine qui y est installée à Naples depuis octobre 1435. Il y arrive en mai 1438 alors que son royaume est assiège par Alphonse d’Aragon dont les hommes le 2 juin 1442 parviennent à pénétrer dans Naples le contraignant à renoncer à son éphémère royaume et à réembarquer sur un navire génois vers Gênes d’où il rejoint la Provence en septembre 1442. Il séjourne alors dans son duché de Lorraine de juillet 1443 à février 1445 pour une campagne contre Metz. Puis en 1447, le roi René revient en Provence où il fait restaurer son château de Tarascon. 

Après le décès à Angers de son épouse Isabelle de Lorraine le 28 février 1453, il renonce à ses duchés de Bar et de Lorraine au profit de leur fils Jean de Calabre  et se remarie le 14 septembre 1454 avec Jeanne de Laval.

 

Après un séjour dans son duché de Bar de juin 1463 à aout 1464, René appelé le Roi René réside essentiellement en Provence et s’intéresse davantage à ce comté  et à son duché d’Anjou qu’à ses possessions plus septentrionales.

Il s’installe définitivement en Provence en 1470 où il passe les dix dernières années de sa vie et y introduit des tendances centralisatrices qui préparent la future annexion du comté au royaume de France.

Le 24 juillet 1474, il fait son testament par lequel il lègue son comté à son neveu Charles, comte du Maine.

Il meurt à Aix en Provence le 10 juillet 1480.

 

.Charles III d’Anjou (1436-1481),comte de Provence de 1480 à 1481, comte Charles V du Maine,

Neveu du précédent, fils de Charles IV d'Anjou, comte du Maine et d'Isabelle de Luxembourg,                                                                                                  

Juste après la mort de René Ier, Charles III réunit les états de Provence et reçoit leur serment de fidélité. Mais dans l’été 1481, René II, duc de Lorraine, petit-fils de René Ier qui s’estime l’héritier légitime du comté fait entrer une troupe de mercenaires en Provence laquelle occupe une zone comprise entre Apt et Forcalquier et quelques troubles surviennent dans le sud qui amène Louis XI à intervenir au secours de Charles lequel le 10 décembre 1481, Charles fait alors un  testament  en faveur de Louis XI, et meurt le lendemain. La Provence est aussitôt annexée au royaume de France. Son autonomie administrative, judiciaire et politique du comté est censée être maintenue.

Le 15 janvier 1482, Palamède de Forbin, chargé par le roi Louis XI de l'union de la Provence au royaume de France, établit un statut de l'Union devant les États qui sont réunis à Aix.En principe le roi n’est reconnu comme souverain non comme roi mais comme comte de Provence.

Louis XI meurt le 30 aout  1481 réveillant les ambitions du Duc de Lorraine René II mais la régente Anne de Beaujeu préfère temporiser en attendant une sentence arbitrale.

 

Mais le 20 octobre 1483, Palamède de Forbin, suite à l'avènement de Charles VIII, est privé de ses charges de lieutenant général gouverneur (fonctions alors unifiées) et de grand sénéchal.

Finalement  en aout 1486 les états de Provence prennent l’initiative de demander au roi Charles VIII  de proclamer définitive et éternelle l’union de la Provence à la couronne de France. Après cette incorporation de la Provence au royaume de France, le Royaume de Bourgogne-Provence se réduit pratiquement au seul comté de Bourgogne si l’on admet que depuis 1362 la Savoie est rattachée directement à l’empire.

Enfin le 7 août 1491, le gouverneur de Provence, Louis II marquis de Saluces, est remplacé par François de Luxembourg, vicomte de Martigues. Le sénéchal est alors Aymar de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier. Entre ces deux derniers  s'engage une lutte féroce qui se termine par la destitution simultanée de ces deux personnages et leur remplacement sous une seule et même tête, à savoir Philippe de Hochberg, marquis de Rothelin, le 1er mai 1493.

Charles VIII puis Louis XII et François Ier s’engagent dans leur rêve italien  et commencent les guerres d’Italie dans lesquelles le comté de Provence a un rôle stratégique et notamment Marseille ou Louis XII implante un arsenal.

Le 1er octobre 1498, César Borgia, alors allié des Français, débarque à Marseille.

En 1501 est créé le Parlement d'Aix.  

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5 août 2014 2 05 /08 /août /2014 08:32

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

       terres d’empire de 1032 à 1271/1486

Maison d’Anjou

 

Première Maison d'Anjou (1246-1382)

 

.Charles (1246 -1285) comte de Provence de 1246 à 1285, comte d’Anjou, roi de Naples 

Il épouse le 31 janvier 1246 Béatrix, fille de Raymond-Bérenger IV ou V.

Il règne alors sur le comté de Provence et procède à I’ annexion territoriale : au Nord, de Grignan et de Sault; à l'Est, de terres dans la région de Gap; au Sud, du comté de Vintimille.

En 1266, Il est investi en 1266 du royaume de Naples.

Charles Ier d'Anjou meurt  le 7 janvier 1285.

 

.Charles II de Naples (1254- 1309), comte de Provence (1285-1309) comte d'Anjou, roi de Naples,

Fils des précédents,                                                                                                         

Sous son règne a lieu en 1286, la première réunion connue des Etats de Provence. En 1291, Charles II annexe Avignon, jusque-là possession indivise avec le roi de France.                                                          

Charles II meurt le 16 novembre 1325.

 

.Robert le Sage (1277 -1343), comte de Provence de 1309 à1343,  roi de Naples,

Fils du précédent ; marié (1297) en premières noces à Yolande d'Aragon
marié en secondes noces avec Sancie de Majorque.                                       

Sous son règne, les institutions comtales progressent. En 1330, Robert fait prêter aux seigneurs et aux communautés de Provence serment à sa petite- fille Jeanne. Il meurt en 1343.Sa petite-fille Jeanne Ier lui succède.

 

.Jeanne Ire de Naples (1326-1382),reine de Naples et comtesse de Provence dite la reine Jeanne,

Fille de Charles, duc de Calabre (1298- 1328) fils de Robert Ier et de Yolande d'Aragon) et de Marie de Valois.

Jeanne se marie quatre fois :

mariée en 1333 avec André de Hongrie
mariée en 1346 avec Louis de Tarente
mariée en 1363 avec Jacques IV de Majorque

Le 4 Juin 1365 dans la cathédrale Saint Trophime d’Arles l’empereur Charles IV de Luxembourg se fait couronner roi de Bourgogne-Provence  par l’archevêque d’Arles en présence de son vassal le comte Amédée VI de Savoie dit le comte vert qui est venu l’accueillir à l’entrée de ses états de Vaud à Morat et l’a accompagné jusqu’à Arles ; sont présents le duc de Bourbon, le sénéchal de Provence  Raymond d’Agout  qui représente Jeanne, comtesse de Provence. Jeanne obtient à cette occasion de Charles IV des lettres de non préjudice par lesquelles il est expressément déclaré que ce couronnement ne porte pas à ses droits sur son comté.

Le 16 octobre 1367, le pape Urbain V quitte Avignon pour Rome.

De 1368 à 1369 : du Guesclin ravage la Provence.

Jeanne se marie pour la quatrième fois en 1376 avec Othon de Brunswick (1320-1399).

Le 17 janvier 1377, la papauté se réinstalle à Rome et quitte définitivement Avignon.

Le 29 juin 1380, Jeanne adopte Louis d'Anjou  lequel est marié depuis le 9 juillet 1960 avec Marie de Blois, fille de Charles de Blois. Il lui succède en Provence en 1382. Celui-ci ne pourra hériter que de la Provence.

 


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