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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 10:21
Histoire d’Alsace : Baillage d’Haguenau / Hagenau .Décapole / Gemeine Richstette (Union de dix Villes Libres Impériales) .Mulhouse/ Mulhausen

Duché d'Alsace/ Herzogtum von Elsass

Duché de Souabe/ Herzogtum von Elsass

.Baillage d’Haguenau / Hagenau

.Principauté abbatiale de Wissembourg/ Abtei-Fürstentum Weissenburg

.Principauté abbatiale de Munster / Reich-Abtei von Munster (Hohrod, Stosswihr, Soultzeren, Luttenbach, Breitenbach, Muhlbach-sur-Munster, Metzeral et Sonder)

.Décapole / Gemeine Richstette (Union de dix Villes Libres Impériales) (Haguenau, Turckheim, Seltz, Wissembourg/ Weissenburg, Schlettstadt/Sélestat, Mülhausen/Mulhouse, Colmar, Kaysersberg, Münster, Rosheim, Oberehnheim/Obernai)

.Mulhouse/ Mulhausen

En 754 le duché d’Alsace passe sous domination franque. La dynastie carolingienne, sous l’impulsion de Charlemagne (768-814) inaugure une ère de paix et de prospérité dont profite l’Alsace, partagée en deux « Pagi », le Nordgau et le Sundgau, le Landgraben faisant frontière. Les deux évêchés sont reconstitués : l’évêché de Bâle, suffragant de l’archevêché de Besançon, étend sa juridiction non seulement sur la Suisse du Nord-ouest, mais sur tout le Haut Rhin et sur l’actuel Territoire de Belfort. Celui de Strasbourg, dépendant de l’archevêché de Mayence, comprend la Basse Alsace moins la région de Wissembourg-Lauterbourg, intégrée au diocèse de Spire, mais déborde sur une partie de la rive droite du Rhin, l’Ortenau. Louis le Germanique et Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne, se liguent contre leur frère Lothaire et scellent leur alliance à Straßburg/Strasbourg dans un document connu sous le nom de "serment de Strasbourg" en 843. Par le traité de Verdun de 843, l’Alsace est attribuée à la Francie médiane de l’empereur Lothaire mais en 870, au traité de Meerssen, Louis le Germanique reçoit tous les territoires de langue germanique, de la Lotharingie ; ainsi l’Alsace est intégrée au royaume de Francie Orientale ou Germanie. En 925, le roi de Francie orientale Henri l’Oiseleur rattache le duché d’Alsace au duché de Souabe.

Ducs de Souabe :

.Burchard II (883 ou 884-926) duc de Souabe de 917 à 926

Fils de Burchard 1er ;

En 922, Burchard marie sa fille Berthe au roi Rodolphe II de Bourgogne. En 925, Henri l'Oiseleur rattache de duché d'Alsace à celui de Souabe. Le destin de l'Alsace est désormais lié à celui des ducs de Souabe.

.Hermann Ier (-949) duc de Souabe et d’Alsace de 926 à 949

Fils de Gebhard de Lotharingie et un cousin du roi Conrad Ier de Germanie.

.Ludolphe de Souabe (930- 957) duc de Souabe et d’Alsace de 950 à 954

Fils issu du premier mariage d’Othon Ier le Grand.

.Otton Ier de Souabe (954- 982) duc de Souabe et d’Alsace et duc de Bavière de 954 à 982

Petit-fils de l'empereur Otton Ier, nommé par son oncle l’empereur Otton II.

.Conrad Ier de Souabe ( ?-997) duc de Souabe de 983 à 997.

Quand le duc Otton Ier meurt inexplicablement pendant une campagne de l'Empire en Italie de 981 à 982, il n'a aucun héritier. Afin de remplir ce poste vacant, l'Empereur Otton II le désigne en 983 comme duc de Souabe.

.Hermann II ( ?- 1003) duc de Souabe de 997 à 1003, duc d’Alsace

Fils de Conrad Ier et de Richlinde, fille de l'empereur Otton Ier.

En 1002 il est candidat à l’élection impériale; il prend d'assaut Strasbourg dont l'évêque, nommé Wizelin, s'est déclaré pour Henri III, duc de Bavière, parce qu'ils étaient tous deux rivaux. Henri sépare l'Alsace de la Souabe afin de prendre le contrôle du duché. Il se marie avec Gerberge de Bourgogne, fille du roi Conrad III de Bourgogne, avec laquelle il a une fille nommée Gisèle qui se marie par la suite avec l'empereur Conrad II. A l’époque de son règne, les Habsbourg, commencent à se signaler, principalement avec l’accession au siège épiscopal de Strasbourg vers l’an 1000 de Werner de Habsbourg.

.Hermann III ( ?-1012) duc de Souabe et duc d’Alsace de 1003 à 1012

Fils d’Hermann II.

En 1012, à la mort d'Hermann III de Souabe, le titre de duc d'Alsace est définitivement supprimé, et l’Alsace est redivisée en deux comtés (Nordgau et Sundgau) qui font partie du duché de Souabe.

.Ernest Ier ( ?-1015) duc de Souabe de 1012 à 1015.

Fils cadet de Léopold Ier, margrave d'Autriche.

En 1012, l’empereur Henri II, roi des Romains lui donne le duché de Souabe suite au décès sans héritier d’Hermann III. Dans le but de se rendre légitime le nouveau dirigeant se marie à Gisèle, la sœur ainée d’Hermann. Ernest et Gisèle ont deux enfants, Ernest II et Hermann IV.

.Ernest II (1010/1013 -1030) duc de Souabe de 1015 à 1030

Gendre de l’empereur Conrad le Salique.

En 1025, Ernest âgé d'environ une quinzaine d'années, entre en rébellion contre Conrad. Cependant, il est battu en 1026 et se rend. Il participe alors à l'expédition italienne de son beau-père de 1026 à 1027. Une fois en Italie, Conrad renvoie Ernest en Souabe. Mais lorsqu’ Ernest arrive, il se joint à nouveau à la révolte contre le roi. Mais le manque de soutien de l'aristocratie régionale le conduit une fois de plus à la défaite. Il est contraint de se rendre et est emprisonné. Gisèle, prise entre deux feux réussit à obtenir que son fils ne soit pas totalement humilié. Le titre de Dux est conservé à celui-ci. En 1028, Conrad le fils d’Henri III est couronné. À ce moment dû aux requêtes de son demi-frère Henri et de sa mère, Ernest peut être libéré, sans toutefois recouvrir l'intégralité de ses droits. À la Diète d'Empire de la Pâques 1030, Ernest se voit proposer de nouveaux droits uniquement à condition qu'il accepte de sévir contre les ennemis du roi. C'est là son ultime chance. Son refus, motivé probablement par la présence dans l'autre camp de son vieil ami Werner von Kybourg/Kyburg, signe sa déchéance. Le titre de duc lui est retiré. Peu de temps après lors d'une bataille contre l'évêque de Constance, les deux amis meurent. Le duché de Souabe passe sous la direction de son jeune frère Hermann IV.

.Hermann IV ( ?-1038) duc de Souabe de 1030 à 1038

Frère du précédent second fils d'Ernest Ier et de Gisèle.

En janvier 1037, son beau-père, l'Empereur Conrad II le marie à Adélaïde de Suse.

.Henri Ier ( ?- 1045) duc de Souabe de 1038 à 1045

Fils de l’empereur Conrad II et futur empereur Henri III en 1046.

.Otton II de Souabe ( ?-1047) comte palatin de Lorraine (1034-1045), puis duc de Souabe de 1045 à 1047

Fils d'Ezzo de Lotharingie et Mathilde, fille de l'Empereur Otton II.

.Otton III ( ?-1057) duc de Souabe de 1048 à 1057

Fils d'Henri de Schweinfurt, margrave du Nordgau, Il est l'un des plus puissants princes de la Franconie orientale et investi par l’empereur Henri III.

.Rodolphe de Rheinfelden (vers 1025 - 1080), duc de Souabe de 1057 à 1079 et antiroi des Romains de 1077 à 1080

Fils du comte Kuno de Rheinfelden.

En 1057, profitant de la minorité d'Henri IV, alors roi de Germanie, il enlève Mathilde de Franconie, la sœur du roi. Deux ans plus tard, il la demande en mariage, avec succès, et obtient également le duché de Souabe et l'administration du royaume de Bourgogne. Mathilde meurt en 1060, et Rodolphe épouse en 1067 Adélaïde de Savoie (1052-1079), fille d'Othon Ier de Savoie. Deux fois beau-frère d'Henri IV.

Maison de Hohenstaufen

.Frédéric Ier de Staufen (1050-1105) duc de Souabe de 1079 à 1105

Fils de Frédéric de Büren et le premier des Hohenstaufen investi du duché de Souabe. Frédéric de Hohenstaufen s'appuie sur son rôle d'avoué de la puissante abbaye de Wissembourg. Il possède un tiers de la forêt d’Haguenau, des biens à Sélestat, Hochfelden, Schweighouse, Marlenheim et sans doute d'une partie de l'avouerie de l'abbaye de Munster. Il reçoit enfin une aide appréciable avec la nomination par l’empereur à la tête de l’évêché de Strasbourg de son frère Otton en 1082.

.Frédéric II de Souabe dit le Borgne (1090- 1147) duc de Souabe de 1105 à 1147

Fils de Frédéric Ier de Souabe et d'Agnès de Franconie.

En 1120, Frédéric II de Souabe se marie avec Judith, fille du duc Henri IX le Noir de la puissante famille des Welfs. À la mort en 1125 de son oncle l'empereur Henri V, Frédéric devient candidat pour le titre de roi des romains. Bien qu'il bénéficie du soutien de son plus jeune frère Conrad de Souabe et de plusieurs familles, il perd cette élection au profit de Lothaire III de Supplimbourg qui devient empereur. L’empereur Lothaire III de Supplimbourg en 1125 remplace les comtés du Nordgau et du Sundgau par deux landgraviats et créé la fonction du« Landgraf » qui a pour mission d'assurer à l'empereur les terres contestataires. Il confie le landgraviat de Haute Alsace aux comtes de Habsbourg et celui de Basse Alsace à la famille d’ Hunebourg. En 1127, il s'empare de la ville d’Haguenau pour bien montrer aux Hohenstaufen qui est le maître. Les territoires Hohenstaufen à protéger se situent autour de Wissembourg et d’Haguenau, dont le château est le centre administratif. Parmi les châteaux, placés en demi-cercle dans les Basses-Vosges du Nord, il y a le Fleckenstein, le Hohenbourg, le Lutzelhardt, le Falkenstein, leWasigenstein. Un deuxième centre stauférien est Sélestat, avec le prieuré de Sainte-Foy et une partie de Kintzheim. Ses châteaux protecteurs sont le Haut-Kamigsbourg et le Ribeaupierre. Les Hohenstaufen possèdent par ailleurs le Hohenbourg (Sainte-Odile) avec Obernai et dans le Haut-Rhin, des fiefs à Munster et Mulhouse. Au début du XIIème, Haguenau devient la ville d’élection des Hohenstaufen ou Frédéric édifie un nouveau château. En 1137 l’empereur Lothaire de Supplimbourg meurt.. Aussitôt les rivalités se déchaînent. L'Alsace est dévastée lors de la lutte opposant Lothaire III de Saxe à Frédéric II de Hohenstaufen « Le Borgne », duc d'Alsace et de Souabe, tous deux prétendants au trône du Saint Empire Romain Germanique. En 1138, c’est Conrad III de Hohenstaufen, frère de Frédéric II de Hohenstaufen dit le Borgne, qui devient empereur.

.Frédéric III de Hohenstaufen dit Frédéric Barberousse (1122-1190), duc de Souabe et d’Alsace de 1147 à 1152, empereur romain germanique en 1155 sous le nom de Frédéric Ier, roi de Germanie, roi d'Italie, comte palatin de Bourgogne.

Neveu de l’empereur Conrad III et fils de Frédéric le Borgne.

A la mort de son oncle l’empereur Conrad III, Frédéric III accède au trône impérial en 1152 sous le nom de Frédéric Ier et laisse le duché de Souabe à Frédéric IV, fils de son oncle l’empereur Conrad III.

.Baillage d’Haguenau / Hagenau

En 1164, Frédéric Ier, dit Barberousse, rédige la charte d’Haguenau, qui octroie à la cité un certain nombre de droits et privilèges, et fait de la ville son lieu de résidence favori. Sous le règne de, Conrad IV de Hohenstaufen, dernier Hohenstaufen duc de Souabe, et celui du roi des Romains Guillaume de Hollande, Haguenau est faite en 1262, ville libre d’empire (Freie Reichsstadt). En 1273, à l’avènement de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, Haguenau devient le chef-lieu administratif des biens impériaux en Alsace. La ville est alors occupée par un grand-bailli qui réside au château. C'est la naissance du Grand-Bailliage d'Alsace ou Grand-Bailliage d’ Haguenau. Comme le grand-bailli y réside, Haguenau prend aussi en 1354 la tête de la Décapole, ligue de dix villes libres impériales alsaciennes. Le Grand Bailliage comprend alors la forêt d’Haguenau avec ses monastères et les villages impériaux. Ces derniers sont au nombre de cinquante environ dont Forstheim, Hegeney, Offenheim, Kriegsheim, Ohlungen, Wingersheim, Berstheim et Batzendorf. Après les traités de Westphalie qui mettent fin à la guerre de Trente Ans, Haguenau est annexée par la France mais la prise de possession effective par la couronne de France n’a lieu qu'en 1672. L’incorporation est reconnue tacitement par la paix de Nimègue (1678) et expressément par la paix de Ryswyk (1697).

.Principauté abbatiale de Wissembourg / Abtei-Fürstentum Weissenburg

Adalbert de Magdebourg est nommé abbé de Wissembourg en 966 par l'empereur Otton Ier puis comme premier évêque de Magdebourg en 968. Dès 974 l'abbaye obtient le statut de Reichsunmittelbarkeit, ou Immédiateté impériale. L'abbaye dépend alors uniquement de l'Empire. L'abbé a alors une position plus élevée que l'évêque de Spire dont il dépend. Sous son abbatiat, le 23 mai 993, l'empereur Otton III accorde à l'abbaye la libre élection de son abbé. En 1079, première mention de la ville de Wissembourg. Les Hohenstaufen sont les avoués du monastère et assurent le développement de la ville. En 1247, Wissembourg entre dans l'Union des villes Rhénanes avec Colmar, Haguenau et Schlestadt/Sélestat. En 1275, l'arbitrage de l'empereur Rodolphe de Habsbourg permet de définir les droits respectifs de l’abbé et de la ville. L'empereur accorde à la ville le droit de perception de l'"umgeld" (gabelle du vin), la libre élection du Magistrat, l'usage commun des forêts et des pâturages. En 1333, pendant l'abbatiat de Jean Ier de Frankenstein, s'élève un conflit entre la ville et l'abbaye. L'abbé et un certain nombre de moines quitte la ville et demande l'intervention de l'empereur Louis de Bavière. La sentence est prononcée en octobre 1333 par Hermann de Lichtenberg, évêque de Wurburg. Le Magistrat suivi des habitants doit accueillir le prince-abbé et faire amende honorable à genoux. En 1347, l'empereur Charles IV de Luxembourg accorde aux habitants de ne pas être donnés en engagement. Après 1350 commence le déclin financier de l'abbaye. La ville acquiert progressivement son indépendance par rapport aux abbés. Elle adhère en 1354 à la "Décapole". En 1358, l'empereur adjoint aux huit patriciens du Magistrat mais en laissant intervenir l'abbé. C'est l'abbaye qui l'emporte en 1471 à la suite d'un accord de paix avec le comte palatin. Cependant la réforme de Bursfeld y est introduite en 1482. L’empereur Sigismond délie, en 1431, les bourgeois de la ville du serment de fidélité envers l’abbé qu'ils devaient en vertu des décrets des empereurs Adolphe de Nassau et Albert Ier de Habsbourg. En 1442, l’empereur Frédéric III confirme aux bourgeois de Wissembourg leur affranchissement. En 1469 se produit la guerre de Wissembourg entre l'abbaye et l'électeur palatin Frédéric Ier qui veut y imposer une réforme. À la mort de l'abbé Philippe d'Erpach, l'abbaye est considérablement endettée. Le nouvel abbé, Jean de Bruck, essaye de la relever. Cependant le comte palatin Frédéric Ier le Victorieux, landvogt d’Haguenau, décide d'intervenir en tant que préfet de la Décapole. Il envoye dans l'abbaye des inspecteurs et des moines de la congrégation de Burckfeld. Mais l'abbé décide de se retirer au château de Drackenfels avec le prieur Antoine de Linange. Les interventions des moines remettent en cause les biens-fonds que possèdent des bourgeois de Wissembourg qui se révoltent et chassent les hommes du comte palatin. Ils demandent alors à l'abbé de revenir à Wissembourg. Les dégâts importants qui en résultent sur les biens poussent les deux partis à discuter en février 1470. Cependant l'empereur Frédéric III attise le conflit. En décembre 1471, la paix est conclue. L'abbé Jean de Bruck et son prieur restent en place, mais aussi les moines réformateurs. Ces différents conflits mènent au XV° siècle à la destruction de la ville par le comte Palatin, allié de l’abbaye. Le comte palatin décide d'assiéger la ville et de la bombarder. En 1518, l'empereur Maximilien Ier décide que la ville peut librement désigner le Magistrat sans demander l'accord de l'abbé moyennant de lui verser soixante-cinq florins d'or. Henri Motherer, curé de l'église Saint-Jean, son vicaire, Jean Merkel, Martin Bucer et Georges Kess, commencent à prêcher la Réforme en 1522. L'électeur de Trèves et l'électeur palatin mettent le siège à la ville en avril 1523 obligeant les prédicateurs à quitter la ville. L'abbaye est sécularisée en collégiale en 1524 au moment où la Réforme protestante est introduite dans la ville. Wissembourg subit l’année suivante la Guerre des paysans allemands. En 1546, l'évêque de Spire devient le prévôt du chapitre. Arrive ensuite la guerre de Trente Ans et les passages des multiples armées. A la signature des traités y mettant fin en 1648, il ne reste plus alors que 140 habitants. À la signature du deuxième traité de Westphalie en 1648, la France considère que les villes de la Décapole, dont Wissembourg, passent sous sa domination. Le traité de Münster, en effet, est ambigu et sujet à interprétation. Cependant, la Décapole n'entend nullement se soumettre aux Français, et ses villes refusent de reconnaître Louis XIV comme leur souverain. Il s'ensuit une sévère campagne militaire de mise à pied, et Wissembourg est prise, incendiée et pillée le 25 janvier 1677. Elle finit alors, avec ses consœurs de la Décapole, par se soumettre à la France en 1680.

.Principauté abbatiale de Munster / Reich-Abtei von Munster (Hohrod, Stosswihr, Soultzeren, Luttenbach, Breitenbach, Muhlbach-sur-Munster, Metzeral et Sonder)

En 660 des moines fondent une abbaye au confluent des deux Fecht. En 826, l'Empereur Louis le Pieux accorde au couvent l'immunité, c'est-à-dire le droit d'élire librement l'abbé, sans immixtion du pouvoir temporel. Trente années plus tard, en 856, l'empereur Lothaire II confère à l'abbé le pouvoir de justice sur les territoires et villages appartenant à l'abbaye. 606 En 1235, l'abbaye reçoit de l’empereur Frédéric II l'immédiateté impériale, lui permettant ainsi d'entrer dans le cercle très fermé des abbayes d'Empire (Reichsabteien), accordant également à l'abbé le droit de siéger à la Diète d'Empire. En 1287, la ville est entourée d'un mur d'enceinte dont il ne reste plus rien. Munster est le siège de la communauté d'habitants de la ville et du val de Munster regroupant, outre Munster, les communes de : Hohrod, Stosswihr, Soultzeren (dans la petite vallée) et Luttenbach, Breitenbach, Muhlbach-sur-Munster, Metzeral et Sondernach (dans la grande vallée). En 1354 elle adhère à la Décapole. Au XIVe siècle, l'observance monastique cède la place à un style de vie d'un chapitre noble et séculier. En 1553, la paroisse passe à la réforme protestante mais l'abbaye reste catholique. Elle subit de graves dommages durant la guerre de Trente Ans (entre 1635-1648). Après la guerre de trente ans la ville est sous tutelle de la couronne française. De graves conflits d'intérêts, entre les munstériens et l'autorité royale, s'en suivent. Lors de la Révolution française, les munstériens y adhèrent fortement. En 1791 l'abbaye Saint-Grégoire ferme ses portes. Ses bâtiments sont confisqués en tant que Bien National.

.Décapole / Gemeine Richstette (Union de dix Villes Libres Impériales) (Haguenau, Turckheim, Seltz, Weissenburg/Wissembourg, Schlettstadt/Sélestat, Mülhausen/Mulhouse, Colmar, Kaysersberg, Münster, Rosheim, Oberehnheim/Obernai),

L’empereur Fréderic II de Hohenstauffen crée en Alsace en plus de Strasburg/Strasbourg en 1205, une série de villes libres impériales qu’il place sous sa protection directe : Schlettstadt/Sélestat en 1217, Colmar/Kolmar en 1226, Munster/Münster en 1235, Oberehnheim/Obernai en 1242. Mülhausen/Mulhouse obtient ce statut en 1251, Haguenau en 1262, Rosheim en 1303, Weissenburg/Wissembourg en 1306, Turcheim en 1312 et Kaysersberg en 1353. Ces villes se dotent progressivement de représentants élus et fondent à Sélestat en 1342 la Décapole connue sous le nom alsacien de Gemeine Richstette, dans le double but d'assistance réciproque vis-à-vis des tiers et d'arbitrage interne. Placée sous le patronage du grand bailli d'empire résidant à Haguenau, elle est reconnue, par fondation impériale de 1354, par l’empereur Charles IV de Luxembourg. En 1357, Selz/ Seltz obtient de l’empereur Charles IV le statut de ville libre impériale et dès l’année suivante en1358 rentre dans la Décapole et ce jusqu’à 1418. Toutes les villes de la Décapole bénéficient alors de l’immédiateté impériale ce qui signifie que l’empereur est leur seul seigneur. A chaque changement de régime, les bourgeois obtiennent confirmation, moyennant finances, du seigneur immédiat qu’est l’Empereur, des us, coutumes, franchises de la ville. L’empereur promet en particulier de ne pas engager une ville ou de l’aliéner de la décapole. Elle relève immédiatement de l’empereur par grand bailli résidant à Haguenau interposé. Quant au prévôt, il doit être automatiquement recruté parmi les bourgeois de la cité. En 1511, Landau remplace Mulhouse dans la Décapole. L’opposition entre les Landgraf de Basse-Alsace et le peuple amène la création du Landtag de Basse-Alsace institution imitée par les Habsbourg en Haute-Alsace mais avec des pouvoirs limités. En 1528, sous le règne de l’empereur Charles Quint, les deux Landtag se réunissent spontanément à Haguenau constituant une sorte d’Etats Généraux d’Alsace. Le protestantisme connaît un important succès. Wissembourg/Weissenburg, Munster, Colmar, Landau, Mulhouse/Mülhausen et Strasbourg/Straßburg se rallient à la Réforme avec nombre de seigneurs alsaciens (surtout au nord). La fin du XVIème siècle voit toutefois un succès franc de la Contre-Réforme notamment grâce aux Jésuites et à leurs collèges de Molsheim, Sélestat/Schlettstadt et Haguenau/Haguenau. Le 15 janvier 1552, le roi de France Henri II s’allie aux protestants d’Allemagne contre l’empereur Charles Quint ; le 18 avril, les Strasbourgeois apprennent qu’il prévoit de se présenter devant leur ville. Henri II traverse effectivement les Vosges et le 3 mai entre à Saverne /Zabern mais comme Strasbourg manifeste son intention de s’opposer à l’envahisseur, il préfère renoncer à son entreprise. En 1610, le célèbre homme de guerre Ernst von Mansfeld, suivi de 500 mercenaires, déserte le camp de l’évêque de Strasbourg pour rallier l’Union Evangélique protestante. La guerre dite de 30 ans éclate en 1618 en Bohême entre catholiques et protestants et gagne rapidement tout l’Empire. Elle atteint la vallée du Rhin en 1621. L’Alsace est ravagée en 1621-1622 par les troupes de Mansfeld soutenu et subventionné par le cardinal de Richelieu. En 1630, le roi de Suède Gustave Adolph débarque en Allemagne avec 16 000 hommes pour soutenir les protestants. Le Strasbourgeois Josias Glaser, qui a réussi à se faire nommer à la fois commissaire royal à la fois du roi de France et du roi de Suède pousse Strasbourg à signer le 7 juin 1632 une alliance avec la Suède par laquelle la ville livre le pont du Rhin le 31 août. Devant les atrocités suédoises, 4000 paysans du Sundgau se soulèvent et massacrent le chef protestant Hartmann von Erbach ; en représailles les Suédois brulent Lehmen et Botzheim, pendent les paysans au bord des routes. Le 6 novembre 1632, le roi Gustav Adolph est tué. Le duc de Saxe-Weimar, qui a choisi le camp protestant au début de la guerre de Trente Ans et est devenu général prend la tête de l’armée suédoise et combat donc les armées impériales. Les 5 et 6 septembre 1634, il est battu à Noerdlingen. Le 1er novembre 1634, deux mois après cette défaite suédoise, Richelieu se fait livrer toutes les places et tous les châteaux tenus par les Suédois en Alsace. Ecarté par les Suédois à la suite de sa défaite de Noerdlingen, Bernard de Saxe Weimar se met au service de la France, qui est entrée dans la ligue protestante. Le 19 mai 1635, Louis XIII déclare la guerre aux Habsbourg. La guerre fait rage dans toute l’Alsace dont les villes et villages sont la proie de mercenaires croates, polonais, albanais suédois, lorrains, français et allemand. En cette année 1635, Richelieu est décidé à créer une principauté française à partir du landgraviat de Haute Alsace. Bernard de Saxe Weimar délivre ou prend diverses villes, entre autres Mayence en 1635, seconde les manœuvres de Henri II de Bourbon-Condé en comté de Bourgogne en 1636, conquiert l'Alsace sur les Impériaux, les bat en 1637 à Rheinfeld et s’empare des terres habsbourgeoises du Brisgau et du Sundgau. En 1648, les Traités de Westphalie mettent fin à la guerre. L’Alsace est une des régions de l’Empire des plus dévastées. La population y a diminué de 50 à 60%. L’empereur Ferdinand III de Habsbourg la cède entièrement au roi de France. L’Alsace continue de faire en droit partie de l’empire mais est annexée de fait par le roi de France qui la tient en principe comme vassal de l’empereur mais entend bien y exercer sa pleine souveraineté. L’intendant Colbert de Croisy en 1657-1658 crée un Conseil souverain d’Alsace avec l’objectif de faire de l’Alsace une province unifiée et française dans les faits. Mais les villes de la Décapole font de la résistance. Elles refusent le serment de fidélité au roi et vont même jusqu’à refuser d’ouvrir leurs portes au duc de Mazarin, neveu du Cardinal et grand bailli d’Alsace. Ainsi Sélestat/Schlettstadt continue à ne prêter serment qu’à l’empereur tandis qu’en 1666, Colmar frappe encore sa monnaie aux armes impériales et se déclare Freistadt. Cette année-là d’ailleurs, face aux tensions de plus en plus vives, l’ambassadeur de France de Gravel réunit une Commission d’arbitrage qui décide en 1672 que le traité de Munster, l’un des traités de Westphalie, n’accorde non point la suzeraineté au roi de France mais seulement la protection des villes de la Décapole. Louis XIV furieux de cette décision d’autant plus qu’il vient de déclarer la guerre à la Hollande fait détruire dès novembre 1672 l’important pont de Kehl paralysant le commerce de Strasbourg puis décide de se rendre en Alsace avec une armée de 6 000 hommes. Cette nouvelle guerre fournit à Louis XIV l’occasion de régler le compte des opposants nombreux au roi de France. Les troupes impériales rentrent en Alsace, mais le roi de France envahit celle-ci. Les Français occupent et démantèlent Colmar, Turenne massacre la population à Turckheim,et Haguenau/Hagenau et fait tomber toutes les villes libres impériales, qui perdent de fait leur indépendance. Qualifiées désormais de « Villes libres Royales », elles gardent leurs droits particuliers, constitution, magistrat, impôts et tribunaux propres. Turenne franchit le Rhin une nouvelle fois, à Phillipsburg, le 3 juillet 1674. Il veut battre les Impériaux avant que toutes leurs forces ne soient réunies. Les résultats sont mitigés (mise en déroute de Bournonville, puis défaite de l’avant-garde française face à Dünewald). Bournonville, réfugié au nord du Main, refuse le combat. Turenne doit se résoudre à l’attente. Inquiet, il voit venir le moment où, avec 16 000 hommes, il devra affronter plus de 40 000 ennemis. Avant de se replier sur l’Alsace, il prend des dispositions pour protéger celle-ci. Turenne sait que le point faible des Impériaux est la logistique. Il prend donc la décision de ravager le Palatinat pour leur ôter toute subsistance. Il coupe ainsi aux Impériaux la route de l’Alsace. Il punit dans le même temps l’électeur palatin, Charles Ier, qui a rompu l’alliance avec la France. Il terrorise les autres princes allemands coupables de défection. Il terrorise enfin des populations qui ne cessent de harceler ses troupes. Le soldat français est particulièrement mal vu des Palatins,. La nouveauté qu’introduit Turenne, ce sont des exactions systématiques, ordonnées par le haut commandement, menées à grande échelle. Elles vont dépasser tout ce qu’il est permis d’imaginer. Turenne veut frapper les esprits. Les incendies et les pires atrocités se multiplient, entre Rhin et Neckar. La seconde quinzaine de juillet voit l’anéantissement de 32 localités. Les temples ne sont pas épargnés, ni même les églises. Ces pratiques, au lieu d’effrayer les princes vont les dresser plus encore contre la France. Turenne vainc à nouveau les troupes Impériales en Alsace à la bataille d'Entzheim en octobre 1674, mais devant la disproportion des forces, il se replie sur Saverne et Haguenau, laissant les troupes impériales prendre leurs quartiers d’hiver en Alsace. Mais Turenne n’hésite pas à attaquer en plein hiver, fond sur Belfort le 27 décembre 1674, entre dans Mulhouse le 29. Les impériaux sont basés à Turckheim. Il les surprend en attaquant par la montagne. Il arrive au-dessus de leur camp le 5 janvier 1675. Les Impériaux sont contraints de battre en retraite et de repasser le Rhin. Louis XIV donne de nouveau à Turenne le commandement de la campagne de 1675, où il se trouve de nouveau face à un vieil adversaire, Montecuccoli. Pendant deux mois, tous deux déploient leurs plus beaux dons de manœuvriers. Lors de la Bataille de Salzbach, Turenne est tué. Après la mort de Turenne et le retrait de Condé, le maréchal de Créqui reprend du service. La coalition commandée par le duc de Lorraine Charles IV lui inflige une sévère défaite le 11 aout 1675 à Consarbruck et à Philispbourg et de Créqui, réfugié à Trèves est fait prisonnier. Le traité de Nimègue de 1678 qui signe la paix entre Charles II d’Espagne (Habsbourg) et Louis XIV (également Habsbourg par sa mère Anne d’Autriche) met fin à la guerre de Hollande. Après la paix de Nimègue/ Nijmegen de 1679, il n’y a plus de frein aux visions annexionnistes de Louis XIV. Toute la noblesse d’Alsace est contrainte de prêter serment au roi. Mais Louis XIV reste contrariée dans sa souveraineté par l’existence de celle de grands seigneurs d’Empire, dont les droits quasi-régaliens sont garantis par le traité de Münster. Il tente de mette fin à cette ambiguïté en procédant entre à des « réunions » de tous les domaines souverains sur lesquels il n’exerce que la suprématie à lui transférée par l’empereur en 1648, y compris des bailliages contestés du nord de l’Alsace. Louis XIV tente d'agrandir son royaume en profitant des dispositions peu précises des traités de Westphalie de 1648 et du traité de Nimègue qui cèdent à la France des « territoires et leurs dépendances ». Grâce à la création de Chambres de réunion à Metz, à Besançon et à Breisach Louis XIV pense pouvoir mettre la main « légalement » sur l’Alsace et sur la Franche-Comté et une partie de la Lorraine. La méthode consiste à établir que les territoires étaient des fiefs du comté de Bourgogne, de l'évêché de Metz, etc. Une fois la vassalité établie, le roi demandait à ses vassaux supposés, cités à comparaître, de lui prêter foi et hommage puis de lui fournir aveu et dénombrement, sous peine de commise ou mise sous séquestre de leurs droits et de leurs biens. En Alsace en 1680, les fiefs alsaciens dépendants de la Décapole et de la préfecture impériale de Wissembourg, sont rattachés à l'Alsace. Le margrave de Bade et le duc de Deux-Ponts font partie des princes allemands dépossédés. Par un arrêt du 22 mars 1680, le conseil d'Alsace réunit au royaume de France les bailliages de Kutzenhausen, Bergzabern, Annweiler, Guttemberg, Gosserweiler, Vogelbourg, Otbourg, Cleebourg, Falkenbourg, les villages de Rechtenbach, la moitié du village de Dambach ainsi que le château et village de Riedseltz. Puis par un arrêt du 9 août 1680, il réunit au royaume les comtés de Hanau-Lichtenberg et d'Oberbrunn, la baronnie de Fleckenstein, les bailliages de Gressenstein, Wafslen, Barr, Illkirch, Marlem, Bischwiller et Reichshoffen, les bailliages de Sulz, Guebwiller, Rouffach, Marckolsheim et Marmoutiers, le comté de Dagsbourg (Linange-Dabo), la principauté de la Petite-Pierre, et Murbach, le comté d’Horbourg, la seigneurie de Riquewihr, le Ban de la Roche, les terres et seigneuries de l'évêché de Strasbourg et Saint-Hyppolite. En septembre 1681, Strasbourg est assiégée puis rattachée à la France. La même politique est appliquée en Lorraine et en Franche-Comté. Devant ces coups de force, l'Europe monarchique s'organise. La Suède, les Provinces-Unies, vite rejointes par l'Empereur Léopold Ier et son cousin le roi d'Espagne Charles II de Habsbourg, forment une alliance pour obliger Louis XIV à restituer ces « Réunions ». C’est la Ligue d’Augsbourg du 18 juin 1682. Profitant du fait que l’empire doit concentrer à l’est sa défense contre les Ottomans, en novembre 1683, Louis XIV s'empare de Courtrai et en juin 1684 de Luxembourg, mais également du comté de Vaudémont, de la ville de Sarrebourg, de la principauté de Salm, du comté de Sarrebruck, du comté de Zweibrücken, etc….A la suite de quoi l’empereur Léopold Ier se trouve contraint de signer avec lui le 15 aout 1684 la trêve de Ratisbonne par laquelle il reconnait temporairement ces acquisitions de Louis XIV et le roi d'Espagne, isolé, n'a pas d'autres choix que de signer lui aussi le 20 août, pour les acquisitions situées dans les Pays-Bas espagnols. Ces acquisitions sont conclues pour un délai de vingt ans mais la politique agressive de la France va vite exaspérer les souverains européens. Le 26 mai 1685, à la mort du dernier électeur palatin Charles II du Palatinat sans héritier, Louis XIV tire prétexte du mariage de son frère Philippe d'Orléans avec la sœur de l'électeur, la princesse palatine, pour revendiquer plusieurs territoires du Palatinat et fait envahir le Palatinat. Sans déclaration formelle de guerre, pour affirmer ses prétentions sur le Palatinat, il envahit en 1688 la rive gauche du Rhin de l'Alsace à Cologne et lance au général Sélac le fameux mot d'ordre « Brûlez le Palatinat ». Le général applique cet ordre à la lettre, transformant des villes comme Heidelberg, Worms et Spire en un monceau de ruines. Les troupes d'invasion se présentent devant Mayence. Malgré les fortifications toutes récentes de la ville, l'archevêque Anselme-François d'Ingelheim préfère capituler. C'est ainsi que Mayence tombe pour la première fois aux mains des Français. La guerre de la Ligue d’Augsbourg également appelée guerre de Neuf Ans ou guerre de Succession Palatine éclate en 1689. Cette nouvelle guerre se conclut par le traité de Ryswick pour lequel les représentants de l’empereur Léopold Ier reçoivent mission de défendre les intérêts de son neveu et filleul, le duc de Lorraine Léopold-Joseph, fils de Charles V décédé en 1690. Les vrais perdants de Ryswick sont le duc de Lorraine et l'empereur Léopold. Par ce traité, le roi de France accepte de restituer à ce dernier contre le prix de sa neutralité les duchés de Lorraine et de Bar dont il est le souverain légitime. Le duc de Lorraine doit toutefois céder au roi de France les prévôtés de Longwy et de Sarrelouis, mais ces cessions sont compensées par la cession au duc par l’empereur de la principauté de Teschen puis l’acquisition des comtés de Ligny et de Falkenstein, de la principauté de Commercy. Louis XIV doit rendre le Brisgau aux Habsbourg mais conserve l’Alsace ; la souveraineté française s’exerce sur les quatre-cinquième de l'Alsace (Strasbourg, villes de la Décapole, Basse-Alsace), Louis se contentant de restituer Rambervillers et Saint Hyppolite alors que l'accord de Ratisbonne de 1684 en avait prévu la rétrocession pour 1704. Mais il doit cependant renoncer à son projet d’imposer sa souveraineté absolue car l’article 4 du traité de Ryswick rétablit la supériorité territoriale des princes possessionnés en Alsace et en Lorraine

.Mulhouse/ Mulhausen

Le territoire de Mulhouse est enclavé dans le Landgraviat du Sundgau. Au XI° siècle, l’évêque de Strasbourg obtient l’administration d’une grande partie de ce territoire détenu jusqu’alors par des abbayes de la région. Au siècle suivant, le territoire de Mulhouse passe aux mains de l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse. Vers 1222-1224, Mulhouse est dotée de privilèges et élevée au rang de ville. En 1261, les bourgeois se révoltent contre la domination de l’évêque de Strasbourg qui avaient repris la ville entre-temps et se placent sous l’autorité de Rodolphe de Habsbourg. En 1308, Mulhouse est élevée au rang de ville impériale ; elle est administrée par un prévôt impérial et un conseil de 12 membres dont 4 nobles et 8 patriciens. Les artisans de Mulhouse se soulèvent dès 1340 et à nouveau en 1350 et 1354 contre le conseil aristocratique. Après avoir conclu une série d’alliances avec d’autres villes, Mulhouse adhère à la Décapole en 1354. En 1446 éclate la guerre des Six deniers. Les Suisses viennent soutenir leur alliée la ville de Mulhouse contre les Habsbourg. Le conflit s'achève en août 1468. Et ce n’est qu’en 1449 que les bourgeois des corporations parviennent enfin à expulser les nobles et les patriciens qui avaient fait cause commune avec les Habsbourg lesquels avaient fait assiéger la ville par les Ecorcheurs. Le conseil de la ville se compose désormais de 12 magistrats élus : Mulhouse s’est transformée en une république bourgeoise. Mais attaquée de toute part par les partisans des Habsbourg et notamment par les nobles qui gardent la rancune de leur expulsion, Mulhouse doit conclure en 1466 une alliance avec Berne et Soleure pour obtenir des renforts de troupe. Cette alliance s’étend en 1515 aux 13 cantons formant alors la Confédération Helvétique. Le Traité de Westphalie de 1648 qui met un terme à la guerre de Trente Ans donne l’Alsace à la France mais Mulhouse reste ville indépendante alliée aux cantons suisses. L'évêque de Lydda écrit, le 17 novembre 1790, à l'Assemblée nationale: "La ville de Mulhouse, état souverain de la Confédération helvétique enclavé au centre du Sundgau, territoire de France, demande que son commerce continue à être traité à l'instar de celui du royaume." Mulhouse est alors annexée à la France.

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 14:41
Histoire d’Alsace :Comté de Nordgau/ Evêché de Strasbourg / Erzbistum von Strasburg / Ville libre Impériale de Strasbourg / Frei und reichstadt Strasburg, terres d'empire de 962 à 1681

En 754, le duché d’Alsace passe sous domination franque.

L’Alsace et les Alsaciens apparaissent dans les sources dès le VIIème siècle et l’Alsace est placée sous l’autorité des ducs. Elle a une définition géographique claire avec le Rhin et les Vosges d’ une part, les forêts du nord et du sud d’ autre part alors que la Loraine, issue du partage de l’empire carolingien, n’a aucune définition géographique, et correspond à l’ancienne province ecclésiastique de Trèves. Entre les deux régions existe une double frontière, celle des diocèses et celle des langues. En 754, le duché d’Alsace passe sous domination franque. La nouvelle dynastie, sous l’impulsion de son illustre empereur Charlemagne (768-814) inaugure une ère de paix et de prospérité dont profite l’Alsace, partagée en deux « Pagi », le Nordgau et le Sundgau, le Landgraben faisant frontière. Les deux évêchés sont reconstitués, sans doute déjà sous Pépin le Bref : l’évêché de Bâle, suffragant de l’archevêché de Besançon, étend sa juridiction non seulement sur la Suisse du Nord-ouest, mais sur tout le Haut Rhin et sur l’actuel Territoire de Belfort. Celui de Strasbourg, dépendant de l’archevêché de Mayence, comprend la Basse Alsace moins la région de Wissembourg-Lauterbourg, intégrée au diocèse de Spire, mais déborde sur une partie de la rive droite du Rhin, l’Ortenau.Les carolingiens ont la volonté de centraliser fortement leur royaume. Pour ce faire, ils "divisent pour régner" : le duché d’Alsace est supprimé mais les deux comtés : Nordgau et Sundgau subsistent.

En 843, Louis le Germanique et Charles le Chauve, petit-fils de Charlemagne, se liguent contre leur frère Lothaire et scellent leur alliance à Straßburg/Strasbourg dans un document connu sous le nom de "serment de Strasbourg". Par le traité de Verdun de 843, l’Alsace (les deux comtés) est attribuée à la Francie médiane de l’empereur Lothaire mais dès 870, au traité de Meerssen, Louis le Germanique reçoit tous les territoires de langue germanique, de la Lotharingie ; ainsi l’Alsace est intégrée au royaume de Francie Orientale ou Germanie. Le duché de Souabe est créé en 917 et dès 925, Henri l’Oiseleur y incorpore le Nordgau et le Sungau. Il est alors constitué des Gau suivants : .Hegau /Linzgau /Argengau /Alpengau /Keltenstein /Illargau / Eritgau / Folchotsbaar / Rammgau / Duria /Augstgau / Ortenau / Bertoldsbaar / Neckargau / Swiggerstal / Filsgau / Trachgau/ Alb / Ries / Breisgau /Alpgau / Augstgau / Thurgau / Zürichgau /Argau .Rheingau: Bregenz et la vallée du Rhin dans l'actuelle Vorarlberg .

Ducs de Souabe

.Burchard II (883 ou 884-926) duc de Souabe de 917 à 926

Fils de Burchard 1er ;

En 922, Burchard marie sa fille Berthe au roi Rodolphe II de Bourgogne. En 925, Henri l'Oiseleur rattache de duché d'Alsace à celui de Souabe. Le destin de l'Alsace est désormais lié à celui des ducs de Souabe.

.Hermann Ier (-949) duc de Souabe et d’Alsace de 926 à 949

Fils de Gebhard de Lotharingie et un cousin du roi Conrad Ier de Germanie.

.Ludolphe de Souabe (930- 957) duc de Souabe et d’Alsace de 950 à 954

Fils issu du premier mariage d’Othon Ier le Grand.

.Otton Ier de Souabe (954- 982) duc de Souabe et d’Alsace et duc de Bavière de 954 à 982

Petit-fils de l'empereur Otton Ier, nommé par son oncle l’empereur Otton II.

.Conrad Ier de Souabe ( ?-997) duc de Souabe de 983 à 997.

Quand le duc Otton Ier meurt inexplicablement pendant une campagne de l'Empire en Italie de 981 à 982, il n'a aucun héritier. Afin de remplir ce poste vacant, l'Empereur Otton II le désigne en 983 comme duc de Souabe.

.Hermann II ( ?- 1003) duc de Souabe de 997 à 1003, duc d’Alsace

Fils de Conrad Ier et de Richlinde, fille de l'empereur Otton Ier.

En 1002 il est candidat à l’élection impériale; il prend d'assaut Strasbourg dont l'évêque Wizelin, s'est déclaré pour Henri III, duc de Bavière, parce qu'ils étaient tous deux rivaux. Henri sépare l'Alsace de la Souabe afin de prendre le contrôle du duché. Il se marie avec Gerberge de Bourgogne, fille du roi Conrad III de Bourgogne, avec laquelle il a une fille nommée Gisèle qui se marie par la suite avec l'empereur Conrad II. A l’époque de son règne, les Habsbourg, commencent à se signaler, principalement avec l’accession au siège épiscopal de Strasbourg vers l’an 1000 de Werner de Habsbourg.

.Hermann III ( ?-1012) duc de Souabe et duc d’Alsace de 1003 à 1012

Fils d’Hermann II.

En 1012, à la mort d'Hermann III de Souabe, le titre de duc d'Alsace est définitivement supprimé, et l’Alsace est divisée en deux comtés (Nordgau et Sundgau) qui font partie du duché de Souabe.

.Ernest Ier ( ?-1015) duc de Souabe de 1012 à 1015.

Fils cadet de Léopold Ier, margrave d'Autriche.

En 1012, l’empereur Henri II, roi des Romains lui donne le duché de Souabe suite au décès sans héritier d’Hermann III. Dans le but de se rendre légitime le nouveau dirigeant se marie à Gisèle, la sœur ainée d’Hermann. Ernest et Gisèle ont deux enfants, Ernest II et Hermann IV.

.Ernest II (1010/1013 -1030) duc de Souabe de 1015 à 1030

Gendre de l’empereur Conrad le Salique.

En 1025 Ernest âgé d'environ une quinzaine d'années, entre en rébellion contre Conrad. Cependant, il est battu en 1026 et se rend. Il participe alors à l'expédition italienne de son beau-père de 1026 à 1027. Une fois en Italie, Conrad renvoie Ernest en Souabe. Mais lorsqu’ Ernest arrive, il se joint à nouveau à la révolte contre le roi. Mais le manque de soutien de l'aristocratie régionale le conduit une fois de plus à la défaite. Il est contraint de se rendre et est emprisonné. Gisèle, prise entre deux feux réussit à obtenir que son fils ne soit pas totalement humilié. Le titre de Dux est conservé à celui-ci. En 1028, Conrad le fils d’Henri III est couronné. À ce moment dû aux requêtes de son demi-frère Henri et de sa mère, Ernest peut être libéré, sans toutefois recouvrir l'intégralité de ses droits. À la Diète d'Empire de la Pâques 1030, Ernest se voit proposer de nouveaux droits uniquement à condition qu'il accepte de sévir contre les ennemis du roi. C'est là son ultime chance. Son refus, motivé probablement par la présence dans l'autre camp de son vieil ami Werner von Kybourg/Kyburg, signe sa déchéance. Le titre de duc lui est retiré. Peu de temps après lors d'une bataille contre l'évêque de Constance, les deux amis meurent. Le duché de Souabe passe sous la direction de son jeune frère Hermann IV.

.Hermann IV ( ?-1038) duc de Souabe de 1030 à 1038

Frère du précédent second fils d'Ernest Ier et de Gisèle.

En janvier 1037, son beau-père, l'Empereur Conrad II le marie à Adélaïde de Suse.

.Henri Ier ( ?- 1045) duc de Souabe de 1038 à 1045

Fils de l’empereur Conrad II et futur empereur Henri III en 1046.

.Otton II de Souabe ( ?-1047) comte palatin de Lorraine (1034-1045), puis duc de Souabe de 1045 à 1047

Fils d'Ezzo de Lotharingie et Mathilde, fille de l'Empereur Otton II.

.Otton III ( ?-1057) duc de Souabe de 1048 à 1057

Fils d'Henri de Schweinfurt, margrave du Nordgau,

Il est l'un des plus puissants princes de la Franconie orientale et investi par l’empereur Henri III.

.Rodolphe de Rheinfelden (vers 1025 - 1080), duc de Souabe de 1057 à 1079 et antiroi des Romains de 1077 à 1080

Fils du comte Kuno de Rheinfelden.

En 1057, profitant de la minorité d'Henri IV, alors roi de Germanie, il enlève Mathilde de Franconie, la sœur du roi. Deux ans plus tard, il la demande en mariage, avec succès, et obtient également le duché de Souabe et l'administration du royaume de Bourgogne. Mathilde meurt en 1060, et Rodolphe épouse en 1067 Adélaïde de Savoie (1052-1079), fille d'Othon Ier de Savoie. Deux fois beau-frère d'Henri IV.

Maison de Hohenstaufen

.Frédéric Ier de Staufen (1050-1105) duc de Souabe de 1079 à 1105

Fils de Frédéric de Büren et le premier des Hohenstaufen investi du duché de Souabe.

.Frédéric II de Souabe dit le Borgne (1090- 1147) duc de Souabe de 1105 à 1147

Fils de Frédéric Ier de Souabe et d'Agnès de Franconie.

En 1120, Frédéric II de Souabe se marie avec Judith, fille du duc Henri IX le Noir de la puissante famille des Welfs. À la mort en 1125 de son oncle l'empereur Henri V, Frédéric devient candidat pour le titre de roi des romains. Bien qu'il bénéficie du soutien de son plus jeune frère Conrad de Souabe et de plusieurs familles, il perd cette élection au profit de Lothaire III de Supplimbourg qui devient empereur. L’empereur Lothaire III de Supplimbourg en 1125 remplace les comtés du Nordgau et du Sundgau par deux landgraviats et créé la fonction du« Landgraf » qui a pour mission d'assurer à l'empereur les terres contestataires. Il confie le landgraviat de Haute Alsace aux comtes de Habsbourg et celui de Basse Alsace à la famille d’ Hunebourg. En 1127, il s'empare de la ville d’Haguenau pour bien montrer aux Hohenstaufen qui est le maître. La famille de Habsburg/Habsbourg, originaire d’Ottmarsheim, comtes de Sundgau est progressivement éclipsée par les comtes de Dabo/Dagsburg-Egisheim, maîtres du Nordgau. Les empereurs s’appuient sur les évêques, qu’ils nomment, pour régner efficacement. Les landgraves vassaux des ducs de Souabe et d’Alsace tentent de se constituer leur propre réseau de châteaux. Les Hunebourg possèdent depuis le début du XIIè leur château du même nom ; ils y ajoutent une nouvelle place forte, le Grand Arnsberg. Mais l’action des landgraves reste limitée, faute de moyen et faute de temps, car Lothaire de Supplimbourg meurt en 1137. Aussitôt les rivalités se déchaînent. L'Alsace est dévastée lors de la lutte opposant Lothaire III de Saxe à Frédéric II de Hohenstaufen « Le Borgne », duc d'Alsace et de Souabe, tous deux prétendants au trône du Saint Empire Romain Germanique. Les territoires Hohenstaufen à protéger se situent autour de Wissembourg et d’Haguenau, dont le château est le centre administratif. Parmi les châteaux, placés en demi-cercle dans les Basses-Vosges du Nord, il y a le Fleckenstein, le Hohenbourg, le Lutzelhardt, le Falkenstein, leWasigenstein. Un deuxième centre stauférien est Sélestat, avec le prieuré de Sainte-Foy et une partie de Kintzheim. Ses châteaux protecteurs sont le Haut-Kamigsbourg et le Ribeaupierre. Les Hohenstaufen possèdent par ailleurs le Hohenbourg (Sainte-Odile) avec Obernai et dans le Haut-Rhin, des fiefs à Munster et Mulhouse. Frédéric de Hohenstaufen s'appuie sur son rôle d'avoué de la puissante abbaye de Wissembourg. Il possède un tiers de la forêt d’Haguenau, des biens à Sélestat, Hochfelden, Schweighouse, Marlenheim et sans doute d'une partie de l'avouerie de l'abbaye de Munster. Il reçoit enfin une aide appréciable avec la nomination par l’empereur à la tête de l’évêché de Strasbourg de son frère Otton en 1082. Les armes sont favorables à Hugues d'Eguisheim. Mais le 4 septembre 1089, lors d'une tentative de réconciliation, Hugues IV d'Eguisheim est assassiné à Niederhaslach dans une demeure de l'évêque Otton par l'échanson épiscopal. Cet assassinat arrange bien les affaires des Hohenstaufen qui rapidement vont s’employer à affirmer leur pouvoir et à édifier à leur tour un système castral bien organisé. Au début du XIIème, les Hohenstaufen, désormais conduits par Frédéric II « Le Borgne » (duc de Souabe et d’Alsace de 1105 à 1147) construisent le château d'Estufin (Haut-Koenisburg, 1114), symbole de leur domination. Haguenau devient la ville d’élection des Hohenstaufen ou Frédéric édifie un nouveau château. Une nouvelle menace surgit en la personne du grand électeur, l'archevêque Adalbert de Mayence, qui, prisonnier des Saliens et libéré en 1113, entend faire faire payer à l'empereur ses 3 années de captivité pour s’être rallié à la cause papale. Il menace le Palatinat et l'Alsace sur deux fronts : le nord et le nord-ouest. Les Hohenstaufen se lancent donc à l'assaut de Mayence. Préalablement, ils barrent les défilés des Vosges du Nord en édifiant le Fleckenstein et le Falkenstein, érigé par leur allié, le comte de Lutzelbourg. Ajoutés aux châteaux du Palatinat voisin, ces verrous fortifiés constituent un obstacle suffisant pour contraindre l'archevêque grand électeur à revoir ses plans. L’empereur Henri V qui mise sur les Hohenstaufen pour lui succéder, ordonne en 1125 à Frédéric le Borgne de transférer les insignes de la couronne au Trifels, qui devient ainsi le château symbole de l'empire. Ces insignes rassemblent ce que l'empire possède de plus précieux : le sceptre, la couronne de Charlemagne, le manteau du couronnement et d'innombrables reliques dont la « lance de Longinus » qui perça le flanc du Christ. Cette même année 1125, Adalbert de Mayence tient sa revanche : à la mort de Henri V, dernier des Saliens, en 1125, il réussit à faire élire Lothaire de Supplimbourg et ainsi à écarter les Hohenstaufen du pouvoir. Le nouvel empereur cherche immédiatement à contrôler les régions qui lui sont défavorables : il remplace les comtés du Nordgau et du Sundgau par deux landgraviats et créé la fonction du« Landgraf » qui a pour mission d'assurer à l'empereur les terres contestataires. Il confie le landgraviat de Haute Alsace aux comtes de Habsbourg et celui de Basse Alsace à la famille de Hunebourg à cette fonction. En même temps, en 1127, il s'empare de la ville d’Haguenau pour bien montrer aux Hohenstaufen qui est le maître. Les landgraves tentent de se constituer leur propre force castrale. Les Hunebourg possèdent depuis le début du XIIè leur château du même nom ; ils y ajoutent une nouvelle place forte, le Grand Arnsberg. Les Habsbourg sont implantés en Alsace, principalement avec l’accession au siège épiscopal vers l’an 100 de Werner de Habsbourg et du côté d’Ottmarsheim. Mais l’action des landgraves reste limitée, faute de moyen et faute de temps, car Lothaire de Supplimbourg meurt en 1137. Aussitôt les rivalités se déchaînent. L'Alsace est dévastée lors de la lutte opposant Lothaire III de Saxe à Frédéric II de Hohenstaufen « Le Borgne », duc d'Alsace et de Souabe, tous deux prétendants au trône du Saint Empire Romain Germanique. Conrad III de Hohenstaufen, frère de Frédéric le Borgne, devient empereur.

.Frédéric III de Hohenstaufen dit Frédéric Barberousse (1122-1190), duc de Souabe et d’Alsace de 1147 à 1152, empereur romain germanique en 1155 sous le nom de Frédéric Ier, roi de Germanie, roi d'Italie, comte palatin de Bourgogne.

Neveu de l’empereur Conrad III et fils de Frédéric le Borgne.

Frédéric accède au trône impérial en 1152 et laisse le duché de Souabe à Frédéric IV, fils de son oncle l’empereur Conrad III.

.Frédéric IV de Rothenburg, duc de Souabe de 1152 à 1167

Fils de l'empereur Conrad III.

Dès 1162, la puissante famille des Dabo-Egisheim reprend l’offensive contre les Hohenstaufen. En 1164, Frédéric Ier, dit Barberousse, rédige la charte d’Haguenau, qui octroie à la cité un certain nombre de droits et privilèges, et fait de la ville son lieu de résidence favori.

.Frédéric V de Hohentaufen, duc de Souabe de 1167 à 1171

Fils ainé de l’empereur Frédéric Barberousse et de la comtesse de Bourgogne Béatrice Ière.

En 1168 Hugues VIII de Dabo-Eguisheim détruit le château de Horbourg près de Colmar, provoquant la fureur de son père Frédéric Barberousse. En représailles, le château de Guirbaden est détruit par les troupes de l'empereur la même année. A côté des deux puissantes familles d’Alsace, apparaissent de nouveaux puissants : dans le Sundgau, les comtes de Ferrette, une branche de la puissante famille des Montbéliard sont les nouveaux maîtres de la région en leurs châteaux d’Altkirch, de Ferrette, du Liebenstein, de Morimont… En moyenne Alsace, les comtes de Frankenburg érigent un splendide château dominant le val de Villé et le val de Lièpvre : le Frankenbourg. Pour le départ en croisade, Frédéric Barberousse, c’est à Haguenau que Frédéric Barberousse donne rendez-vous dès les premiers jours d’avril 1189 à Philippe-Auguste, roi de France, et Richard Cœur-de-Lion, roi d’Angleterre. Barberousse meurt en croisade en 1190.

.Frédéric VI de Hohenstaufen (1167- 1191), duc de Souabe de 1170 à 1191

Troisième fils de Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire de Bourgogne et frère d’Henri VI. Frédéric se marie avec la princesse Constance de Hongrie, mais ils n'ont aucun descendant.

.Conrad II de Hohenstaufen (1173-1196), duc de Souabe de 1191 à 1196, duc de Rothenbourg Cinquième fils de Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire, frère du précédent et du futur Henri VI.

.Philippe de Hohenstaufen (1177-1208) duc de Souabe de 1196 à 1208, marquis de Toscane, empereur Philippe Ier en 1198

Huitième fils de Frédéric Barberousse et de la comtesse Béatrice Ire de Bourgogne. En 1197 il épouse Irène Ange de Constantinople (1172-1208), fille de l'empereur romain d’Orient Isaac II Ange, qui lui donne sept enfants dont trois meurent en bas-âge :

.Béatrice épouse en 1212 le futur empereur germanique Othon IV de Brunswick, et meurt la même année ;

.Cunégonde (1200-1248) épouse en 1224 le roi Venceslas Ier de Bohême ;

.Marie (1201-1235) épouse le duc Henri II de Brabant ;

.Élisabeth (1202-1235) épouse en 1219 le roi Ferdinand III de Castille et de Léon.

La lutte qu'il soutient pour être élu à la dignité impériale hâte la dissolution du duché de Souabe; pour acheter des appuis, il distribue presque toutes ses terres.

.Frédéric VII de Hohenstaufen (1194-1250) duc de Souabe de 1208 à 1219 puis empereur Frédéric II en 1220

Dès 1210, Frédéric fait alliance avec le duc Frédéric de Lorraine auquel il promet 4 000 marks pour son aide contre Otton de Brunswick. Cette alliance lui permet de reprendre Haguenau. Le duc de Lorraine meurt en 1213 ; son fils Thiébaut, qui vient d’épouser Gertrude, la seule héritière des Dabo-Eguisheim, âgée de 7 ans, réclame le paiement de l'importante somme promise à son père. Mais le Hohenstaufen refuse de transférer au fils la dette qu'il devait au défunt père. Las d'attendre le paiement des 4 000 marks, Thiébaud décide d’agir et ordonne en 1218 à Lambycin d'Arches de s'emparer de Rosheim, cité des Hohenstaufen donnée en gage à Frédéric de Lorraine en attendant le versement de la somme promise. Thiébaut estime donc réclamer ce qui lui est dû ! Les Lorrains pénètrent sans difficultés dans la ville et trouvent des caves regorgeant de vin. Ils s'enivrent et se font massacrer par les habitants de la ville ragaillardis. Frédéric II se met en campagne contre le duc qui est capturé et forcé de s'enrôler dans l'armée impériale. En 1219, Thiébaut est libéré. Il retourne en Lorraine et passe par ses terres alsaciennes de Saint-Hippolyte. Là, il meurt mystérieusement, sans doute empoisonné sur ordre du Hohenstaufen. Gertrude, toujours sans enfant, se retrouve veuve. L'attaque sur Rosheim conforte l'empereur dans la nécessité de renforcer son propre réseau fortifié sur le flanc ouest de l'Alsace. Il charge son bailli en Alsace, Woelfelin, d'entreprendre ces travaux. Un nouveau type de château naît : il s'agit de constructions ayant de vastes enceintes afin de pouvoir y loger des détachements relativement importants de cavaliers. Cette cavalerie pourra ainsi rayonner autour de son casernement et faire du nouveau château une arme offensive : ainsi est construit le « nouveau » Guirbaden, directement placé en avant des enceintes du vieux château des Dabo-Eguisheim ; suivent le château de Wangenburg gardant le col vers Dabo, celui de Kaysersberg, qui devra contrôler la route vers le col du Bonhomme, celui de Pflixbourg et le Haldenburg (près de Mundolsheim) qui surveillera la cité et son seigneur-évêque. A côté de ces « châteaux casernes » on construit des tours de guet comme le Kronenburg dominant le Kronthal et la route vers Dabo. Les Hohenstaufen peuvent s'estimer être les véritables maîtres de l'Alsace.

.Henri II de Hohenstaufen, duc de Souabe de 1219 à 1235

Fils du précédent ;

après sa rébellion, l’empereur Frédéric II investit son fils cadet Conrad. Le père et le fils doivent compter avec l’ambition dévorante des évêques de Strasbourg. Gertrude d’Eguisheim Dabo se remarie en 1220 avec Thiébaud IV de Champagne contre le gré de Frédéric II, mais en 1222 le divorce est prononcé sous prétexte de stérilité de l’épouse et l’année suivant Gertrude se marie avec Simon de Linange pour décéder en 1225 sans descendance au château de Herrenstein. L'évêque de Strasbourg, Berthold de Teck, revendique aussitôt l'héritage, déclenchant une longue guerre de succession entre les prétendants à l'héritage, parmi lesquels les comtes de Ferrette ne sont pas les moins puissants. Le conflit va durer 15 ans : l’évêque Berthold de Teck se fait céder par Simon de Linange le Guirbaden, rachète également les parts du Haut-Eguisheim aux margraves de Bade et en 1228 bat le comte Frédéric II de Ferrette à Blodelsheim avec l’aide d’Albert de Habsbourg, son bailli.

.Conrad III de Hohenstaufen (1228- 1254), duc de Souabe de 1235 à 1254 , roi des Romains de 1237 à 1254, roi de Sicile de 1250 à 1254, roi de Jérusalem de 1228 à 1254,

Fils de Frédéric II et de Yolande de Brienne, il épouse Élisabeth de Bavière en 1246. Ils ont un fils, Conradin (1252-1268), futur duc de Souabe Devenu roi des Romains, il transmet le duché à son fils Conrad. Dès 1245 Henri de Stahleck, nouvel évêque de Strasbourg, se proclame administrateurs des biens impériaux en Alsace et se rue sur le domaine castral des Hohenstaufen. En peu de temps, le réseau fortifié de l’évêque de Strasbourg est extrêmement puissant : Haut-Barr, Dachstein, Molsheim, Guirbaden, Bernstein, Rouffach, Kaysersberg, Ringelstein, Illwickersheim, Zellenberg, Jungholtz, Rhinau, Soultz, La Petite-Pierre, Wineck, Honack, Thann et le Kronenburg est rasé.583 .Conrad IV (1252- 1268) dit Conradin ou Conrad de Hohenstaufen, duc de Souabe de 1254 à 1268, roi de Sicile et de Jérusalem de 1254 à 1268 Cet héroïque enfant est à la fois le dernier des Hohenstaufen et le dernier duc de Souabe. Sous son règne et celui du roi des romains Guillaume de Hollande en 1262, Haguenau devient ville libre d’empire (Freie Reichsstadt). À sa mort, sans héritiers en 1268, la lignée des Hohenstaufen s'éteint et le duché de Souabe se désintègre en plusieurs comtés, villes et abbayes libres. En 1268, le duc Conrad partage l’Alsace en deux : au nord le landgraviat de Nordgau ou Basse-Alsace, est confié aux Dagsburg/Dabo-Egisheim ; au sud les Habsbourg restent investis du Sundgau. Dans tout l’empire, l’autorité impériale s’efface devant la noblesse locale. Mais ces deux landgraviats sont supplantés par les comtes de Pfirt/Ferrette au sud et de Fleckentein et Lichtenberg au nord ainsi que par l’évêque de Straßburg/Strasbourg. Le Nordgau se morcelle le plus. Les seigneurs les plus importants sont l'évêque de Strasbourg, les comtes de Hanau-Lichtenberg, la ville de Strasbourg, les villes impériales, les seigneurs de Fleckenstein et la chevalerie immédiate d'empire : Andlau, Ratsamhausen, Landsberg, Bergheim, Boecklin de Boecklinsau, Zorn, Müllenheim..

.En 1365, le comté de Nordgau passe aux princes-évêques de Strasbourg.Sous Maximilien, l’empereur possède encore directement le Grand Baillage de Haguenau en Basse Alsace (la ville et 40 villages alentour), les 10 villes impériales (Décapole).A l’est du Nordgau, enclavée dans le duché de Lorraine, l’Alsace dite « bossue » est divisée en 4 seigneuries : Sarrewerden, Diemeringen, La Petite Pierre/Lutzelstein et Asswiller.

Au XVIe siècle, de vastes régions de l’Alsace constituent des territoires ecclésiastiques catholiques. Le pouvoir de l'Évêché de Strasbourg s'étend sur la moitié du Bas-Rhin et sur certaines parties du Haut-Rhin. L'évêque de Bâle au sud, celui de Spire au nord ont aussi des possessions en Alsace. Le domaine des Habsbourg s'étend sur les deux-tiers du Haut-Rhin tandis que les possessions des ducs de Lorraine s'étendent également en Alsace Landgrafs/comtes de Nordgau Le landgraviat / comté de Nordgau comporte pour villes principales : Landau, Haguenau, Saverne, Sélestat, Strasbourg et Wissembourg.

Comté de Nordgau

Maison d’Eguisheim

.Hugues Ier d’Eguisheim, comte du Nordgau de 920 à 940, de l'Ortenau et de l'Aargau à partir de 910. Il se qualifie également comte de Hohenbourg.

Fils d'Eberhard III de Nordgau. Il augmente ses états des comtés d'Eguisheim, de Hohenberg et de Ferrette. Il épouse Hildegarde de Ferrette dont il a :

-Eberhard IV de Nordgau.

-Hugues comte d'Eguisheim.

-Alix qui épouse Régnier III, comte de Hainault.

-Gontram le Riche, souche de la maison d'Habsbourg.

.Eberhard IV d’Eghisheim (? - 972/73), comte/landgraf de Nordgau de 940 à 951, comte d’Eguisheim (Eberhard Ier) Fils aîné d'Hugues Ier de Nordgau et d'Hildegarde de Ferrette. Il succède à son pére avec son frère Hugues d'Eguisheim. En 951, il abdique en faveur de son fils. En 959, il remet à Otton-le-Grand l'abbaye de Lure. Il aurait épousé Luitgarde, fille de Wigéric de Bidgau et de Cunégonde de France, veuve d'Adalbert, comte de Metz, de laquelle il eut :

-Hugues II de Nordgau. -Aldabert d'Alsace.

-Hugues, moine. -Gérard d'Alsace.

-Adélaïde, mariée en premières noces à Henri de Franconie, dont elle aura Conrad II le Salique, empereur.

-Hedwige, mariée à Sigefroid de Luxembourg.

.Hugues II d’Eguisheim, comte/landgraf de Nordgau de 951 à 984

Fils ainé d'Eberhard IV de Nordgau. Il a trois fils :

-Eberhard V de Nordgau.

-Hugues IV de Nordgau qui succèdera à ses neveux Hugues III de Nordgau et Eberhard VI de Nordgau.

-Matfrid qui était comte.

.Eberhard V d’Eguisheim, comte/landgraf de Nordgau de 984 à 996

Fils ainé d'Hugues II de Nordgau. Il a cinq fils :

-Hugues III de Nordgau.

-Eberhard VI de Nordgau, -Gérard, comte, épouse Cunisse de Luxembourg.

-Matfried.

-Adabéron, chanoine de Toul.

.Hugues III d’Eguisheim, comte/landgraf de Nordgau de 996 à999

Fils ainé d'Eberhard V de Nordgau. Il décède sans enfants en 999.

.Eberhard VI d’Eguisheim, comte/landgraf de Nordgau de 999 à 1027

Deuxième fils d'Eberhard de Nordgau, il succède en 999 à son frère Hugues III de Nordgau. Il décède en 1027 sans laisser de postérité.

Maison d’Eguisheim-Dabo

.Hugues IV d’Eguisheim ( ?-1048), comte d’Eguisheim et de Dabo, comte/landgraf de Nordgau de vers 1027 à 1048,

Fils d'Hugues II ; cousin germain de l'empereur Conrad II le Salique, car la mère de ce souverain, Adélaïde, est la sœur de son père Hugues II de Nordgau. Il succède en 1027 à son neveu Eberhard VI dans le comté du Nordgau, mort sans postérité. Cette même année 1027, Ernest II, duc de Souabe, s'étant révolté contre son beau-père, l'empereur Conrad II le Salique, vient ravager et piller les châteaux du comte Hugues en Alsace, avant d'être contraint de se rendre et être emprisonné. Il épouse Helwige fille et héritière de Louis, comte de Dagsbourg, dont les enfants sont :

.Gérard, futur comte d'Eguisheim,

.Mathilde, mariée à Richwin, comte de Charpeigne, .Hugues, futur comte de Dachsbourg, décédé avant son père, marié à Mathilde,

.Bruno, évêque de Toul en 1026, puis couronné pape le 12 février 1049,

.Adélaïde, mariée à Adalbert, comte en Ufgau,

.Gertrude, mariée à Luidolf, margrave de Frise,mariée à Otton II de Souabe, duc de Souabe,

.Geppa abbesse de Nuitz ou Neuss ((Rhénanie-du-Nord-Westphalie)^.

.Hugues V de Dabo-Dagsburg, comte/landgraf de Sundgau de 1046 à 1049

Fils du précédent.

.Henri I de Dabo-Dagsburg, comte /landgraf de Norgau de 1049 à 1065

Fils d’Hugues.

.Gérard II de Dabo/Dagsburg, comte/ landgraf de Nordgau de 1065 à 1074

Fils du précédent.

.Hugues VI de Dabo-Dagsburg (1077-1089), comte/landgraf de Nordgau de 1087 à 1089 Fils d'Henri Ier ;

Frère du précédent.

Il se fait assassiner en 1089 lors d'une visite chez Otton, évêque de Strasbourg. Le comté passe alors à la dynastie de Metz, par le mariage de Spanehilde (ou Swanehilde), petite-fille de Hugues IV, comte de Nordgau avec Folmard III, comte de Metz.

Maison de Folmar-Metz

.Godefroi Ier, landgraf de Nordgau de 1089 à 1129 .Godefroi II, landgraf de 1129 à 1132

.Thierry Ier, landgraf de Nordgau de 1132 à 1160

.Godefroi III, landgraf de Nordgau de 1160 à 1180

Maison de Hohenstaufen

.Frédéric, comte de Nordgau de 1180 à 1192, empereur Frédéric II en 1220

Maison de Werd ou Werde

Les Werd sont issus d’une branche cadette des comtes de Saargau qui ont pour ancêtre Siegebert Ier, fidèle partisan de l’empereur Henri IV qui lui donna en fief en récompense de sa fidélité Wadgassen et ses alentours, Saarbrücken, Voelklingen, et le Warndt.

.Sigebert Ier, landgraf de Nordgau de 1192 à 1228

.Henri III, landgraf de Nordgau de 1228 à 1238 .Henri-Sigebert I, landgraf de Nordgau de 1238 à 1278

.Jean Ier, landgraf de Nordgau de 1278 à 1308

.Ulrich II, landgraf de Nordgau de 1308 à 1344

.Jean II, landgraf de Norgau de 1344 à 1359 Maison d’Ottinguen

.Louis Ier, landgraf de Nordgau de 1359 à 1365

En 1365, Louis Ier vend le Landgraviat de Basse Alsace (Nordgau) à l'évêché de Strasbourg. A partir de cette date les Evêques de Strasbourg portent le titre de comte de Nordgau.

Evêchés de Strasbourg / Bistum Strasburg /Ville libre Impériale de Strasbourg / Frei und reichstadt Strasburg

Au IXe siècle, le diocèse de Strabourg/Strasburg comme celui de Spire/Speyer relève de l’archevêché de Mayence / Erzbistum Mainz ; il se compose du Nordgau actuel (à l’exception de la région de Wissembourg-Lauterbourg et du district de Marmoutier-Neuwiller), de l’Ortenau sur la rive droite du Rhin et dans le Haut-Rhin, des districts de Rouffach, Soultz et Lautenbach. L’évêque de Strasbourg est alors suffragant de l’archevêque de Mayence. Les prérogatives édictées en 982 à Salerne par l'empereur Othon II au bénéfice des comtes-évêques de Strasbourg sont : .Article 88 : « Les négociants de la ville fourniront 24 messagers à cheval pour faire les courses du comte-évêque. Les bourgeois seront tenus d'héberger et de nourrir à leurs frais les destriers de la cavalerie épiscopale et les chevaux de l'empereur et de sa suite, toutes les fois que le monarque passe à Strasbourg. .Tous les bourgeois devront cinq jours de corvée à l'évêque. » .Article 102 : « Les pelletiers seront chargés de confectionner et de réparer les fourrures dont le seigneur-évêque a besoin, à charge au maître de cette corporation de faire les achats de peaux sur les marchés de Mayence et de Cologne. .Lorsque l'évêque entre en campagne, chaque maréchal-ferrant devra lui livrer gratuitement 4 fers à cheval avec les clous nécessaires ainsi que 300 flèches d'archers et leur corporation sera tenue d'exécuter sans rémunération tous les travaux de ferronnerie dans le château épiscopal. » .Articles 108 et 109 : « Obligation sera faite aux cordonniers de fabriquer gratuitement des étuis en cuir noir et aux gantiers des étuis en peau blanche pour le transport de l'argenterie lorsque l'évêque se rend à la Cour impériale. Les selliers fourniront à cette occasion 2 selles de bât et 4 quand l'évêque part en guerre. » .Article 111 : « Les armuriers devront polir les casques, les cuirasses et fourbir les armes de guerre et de chasse à l'usage du comte-évêque et de ses hauts fonctionnaires. Les fabricants de gobelets seront appelés à livrer à leurs frais tous les objets de vaisselle des châteaux épiscopaux et des cantines de guerre. » Article 113 : « Les tonneliers de la ville seront tenus de fabriquer gratuitement à l'évêque (ainsi qu'à l'empereur et à l'impératrice de passage) les tonneaux, cuves, vannes de bains, etc... qu'on exigera d'eux. Les marchands de vin et les gourmets auront à charge l'entretien des celliers et des greniers épiscopaux. » Article 115 : « Chaque lundi de la semaine les charpentiers seront requis d'office pour les travaux de constructions épiscopales. Lors d'une visite de l'empereur, toutes les réquisitions d'objets, de denrées, et de prestations de services seront imposées de droit à tous les ressortissants de la classe laborieuse. »…

.Werner Ier d’Altenbourg ou de Habsbourg, prince-évêque de Strasbourg de 1002 à 1028

Pour les services qu’il a rendus à l’empereur Othon III, celui-ci le fait prince-évêque. A la mort d’Othon, Il collabore à la nomination d’Henri de Saxe (futur Henri le Saint) contre Hermann, duc de Souabe et d'Alsace.

.Guillaume Ier de Carinthie, prince-évêque de Strasbourg de 1028 à 1047,

Institué par l’empereur Conard II (son frère Bruno avait été pape de 996 à 999 sous le nom de Grégoire V).

.Werner de Thuringe, prince-évêque de Strasbourg de 1065 à 1079,

Institué par l’empereur Henri IV.

Lors de la diète de Worms, en 1076, il soutient Henri IV qui veut déposer le pape, cette attitude lui vaut d'être excommunié et d'être contraint à accompagner l’empereur à Canossa. La Querelle des Investitures opposant le Pape à l’Empereur fait rage. Partisans des deux camps s’affrontent aussi en Alsace, où le parti pontifical est représenté par les Dabo-Eguisheim.

.Theobald, prince-évêque de Strasbourg de 1078 à 1082

Institué par l’empereur Henri IV malgré l’opposition du chapitre de la cathédrale. .Otton de Hohenstaufen, prince-évêque de Strasbourg de 1082 à 1098, Nommé par l’empereur Henri IV ; pour plaire à son protecteur, l'empereur, il s'engage dans le schisme en se déclarant pour l'anti-pape Clément III. Après une lutte acharnée contre le comte Hugues d'Eguisheim et Dabo, il finit par se soumettre au pape Urbain II. A partir du 12ème siècle se développe la pratique de l'investiture laïque. L'évêché de Strasbourg est la seigneurie la plus puissante de la Basse Alsace ou Nordgau en s'étendant sur une centaine de villes et villages. L'administration en est assurée par des baillis sous la direction d'un vidame épiscopal. Cette seigneurie s'accroît au 12ème siècle par la captation de l'héritage des Eguisheim-Dabo.

.Brunon, comte de Lutzelbourg, prince-évêque de Strasbourg de 1123 à 1126, Chancelier de l’empereur Henri IV Du nom d’une seigneurie puis comté édifié autour de Lutzelbourg relevant à cette époque de l’évêque de Metz. Chancelier de l’empereur Henri IV, à la mort de ce dernier, il est chassé de Strasbourg.

.Conrad, prince-évêque de Strasbourg de 1126 à 1131

Déposé par le chapitre en 1126 il est rétabli par l’empereur Lothaire II puis obligé d’abdiquer en 1131.

.Gérard, prince-évêque de Strasbourg de 1131 à 1142, comte d’Urach

Premier évêque vraiment nommé par le chapitre des chanoines, il institue le premier statut municipal de la ville de Strasbourg ; ce premier statut municipal distingue deux catégories juridiques d'habitants : • les membres de la « familia episcopalis », les ministériaux ; • les bourgeois (cives ou burgenses). Parmi les officiers ministériaux, se trouvent l'avoué nommé avec l'approbation du Conseil de l'évêque, l'écoutète, juge de basse-justice, le burgrave, sorte de surintendant des bâtiments et fortifications, le tonloyer qui perçoit les taxes, le maître de la monnaie qui régit l'atelier de Strasbourg où se frappent deniers et oboles d'argent. Gérard soutient l’empereur Lothaire II contre le duc de Souabe (le duché de Souabe comprend alors l’Alsace) ; en 1138, il rallie le camp de Conrad III de Hohenstaufen.

.Burchard, prince-évêque de Strasbourg de 1142 à 1162

Élu par le chapitre. .Rodolphe de Habsbourg, prince-évêque de Strasbourg de 1163 à 1179, Élu par le chapitre en 1163 avec le soutien de l’empereur Frédéric Ier de Hohenstaufen dit Barberousse.

.Henri Ier de Hasenbourg, prince-évêque de Strasbourg de 1180 à 1190,

Particulièrement fidèle à l’empereur Frédéric Ier Barberousse ; il l’assiste au lancement, dans la cathédrale de Strasbourg de la troisième croisade.

.Conrad II, comte de Hunebourg, prince-évêque de Strasbourg de 1190 à 1202.

Les sires de Hunebourg possèdent le château de Hunebourg construit vers 1120 par Volmar de Metz-Lunéville situé à l’ouest de Neuwiller-lès-Saverne. Les comtes de Hunebourg, probablement issus des comtes de Dabo-Metz, sont cités au début du XIIe dans des documents qui signalent l'existence du château et des deux premiers comtes Théodoric et Folmar. Ils sont des avoués des abbayes de Neuwiller et de Honau. Othon, frère de l’empereur Henri VI, devenu comte de Bourgogne puis comte palatin, agit brutalement contre la puissance des féodaux. Allié à son frère Philippe, il fait tuer en 1195 le comte Anselme de Montbéliard et deux ans plus tard le comte Ulric de Ferrette. En 1196 il se porte devant le château de Hunebourg pour l’assiégier. Il est défendu par Eberhard de Hunebourg avoué de l’abbaye de Neuwiller. Au cours du combat Eberhard est tué et la forteresse détruite (Le frère d’Eberhard Othon meurt aussi en 1196, peut-être pendant le même assaut). Les frères Henri et Louis, petits-neveux des Hunebourg récupèrent alors une partie de l’héritage. Ils se font appelés de Hunebourg. Henri, l’aîné hérite de la charge d’avoué de l’abbaye de Neuwiller qu’il passe à son frère Louis puis à son fils Anselme. En 1197, à la mort d’Henri VI de Hohenstaufen, fils de Frédéric Ier de Hohenstaufen, Conrad de Hunebourg, évêque de Strasbourg et seul survivant des quatre frères de Hunebourg prend le parti du pape Innocent III qui soutient la candidature à l’élection impériale d’Otto de Brunswick contre celle du frère de Frédéric Ier de Hohenstaufen, Philippe de Hohenstaufen ; il entre en conflit avec les bourgeois de Strasbourg qui ont toujours soutenu les Hohenstaufen puis avec le duc de Souabe ; il s’allie alors avec Albert II de Dabo, comte de Metz, et adversaire du parti impérial par tradition familiale. Or Hunebourg est fief impérial. Ils choisissent pour sceller leur alliance de construire un château en territoire libre dont ils pourraient être les suzerains. C’est le château de Lichtenberg dont Albert de Dabo prend le nom. En 1198, Conrad assiste au sacre d’Otton de Brunswick qui divise l’empire. Philippe de Souabe dévaste alors l’Alsace, met le feu au château de Haldenburg (Mundolsheim), appartenant à l’évêque de Strasbourg, ravage la Robertsau et assiège Strasbourg en 1198, obligeant l'évêque à capituler. Disposant du soutien du roi de France Philippe Auguste, il réussit à se concilier le pape et est couronné empereur en 1198. Et dès 1201, en remerciement de leur fidélité, les bourgeois de Strasbourg qui ont toujours eu le soutien des empereurs Hohenstaufen obtiennent d’être administrés par un conseil municipal et quatre ans plus tard en 1205, Philippe de Hohenstaufen accorde à la ville de Strasbourg l’immédiateté impériale. A compter de cette date la ville devient Ville impériale dépendant directement de l’empereur et plus de son évêque. .Henri II, comte de Veringen, prince-évêque Strasbourg de 1202 à 1223. Issu de la maison souabe de Veringen, En 1209, Il accompagne l’empereur Otton IV à Rome pour son couronnement ; puis il adhère au parti de Frédéric II de Hohenstaufen.

.Berthold, duc de Teck, prince-évêque de Strasbourg de 1223 à 1244.

Teck est un château situé dans le Wurtemberg. Gertrude d’Eguisheim-Dabo meurt en 1225 sans descendance au château de Herrenstein. Berthold de Teck revendique aussitôt l'héritage, déclenchant une longue guerre de succession entre les prétendants à l'héritage, parmi lesquels les comtes de Ferrette. Le conflit va durer 15 ans : l’évêque Berthold de Teck se fait céder le Guibarden par Simon de Linange, rachète également les parts du Haut-Eguisheim aux margraves de Bade et en 1228 bat le comte Frédéric II de Ferrette à Blodelsheim avec l’aide d’Albert de Habsbourg, son bailli. Et en 1232, Henri de Weerde, landgrave de Basse-Alsace donne son landgraviat à l’évêché.

.Henri III de Stahleck, prince-évêque de Strasbourg de 1245 à 1260, procurateur impérial de 1255 à 1258

Le château de Stahleck est mentionné pour la première fois en 1135 comme fief des princes-électeurs de Cologne. En 1142 Hermann von Stahleck devient comte de Palatinat et prince-électeur. En 1214 le château Stahleck est transmis par mariage aux Wittelsbach. De 1246 à 1250, il entreprend avec d’autres une guerre contre les Hohenstaufen qui aboutit à la destruction des châteaux impériaux d’Alsace. En 1251, le comte Ulrich II de Ferrette finit par renoncer définitivement à la succession des Dabo-Eguisheim et se résigne à rendre hommage à l’évêque Henri III de Stahleck pour les chateaux d’Eguisheim, Thann, Hohnack et Wineck-Katzenthal.

.Gauthier de Geroldseck, prince-évêque de Strasbourg de 1260 à 1263, procurateur impérial de 1260 à 1261

Issu des seigneurs de Geroldseck qui sont au XIIe siècle avoués de l'abbaye de Marmoutier en Alsace. Jeune et ambitieux, il entend mettre à raison non seulement les bourgeois de Strasbourg, mais aussi ceux de Colmar et de Mulhouse, et rétablir ainsi une autorité absolue contre l’avis de son oncle, lui aussi membre du chapitre, Henri de Geroldseck, qui recommande la sagesse et préconise l’entente avec les bourgeois. Sitôt installé sur le trône épiscopal, Gauthier lance, en allemand, un manifeste de griefs à l'égard des bourgeois, véritable déclaration de guerre : il veut rétablir dans toute leur rigueur ses droits temporels de comte-burgrave de Strasbourg. Pour ce faire, il menace d’user de tous les moyens de contrainte que lui confère son autorité épiscopale, au premier rang desquels l’interdit et l’excommunication. Mulhouse, Colmar et Strasbourg en appellent à Rodolphe de Habsbourg. Un premier acte d'hostilité survient le lendemain de la Pentecôte 1260, lorsque les Strasbourgeois détruisent la vigie épiscopale du Haldenberg, sur la colline d'Oberhausbergen. Gauthier de Geroldseck riposte en mettant la population de la ville au ban de l'Église, enjoignant aux membres du Grand Chapitre de quitter la cité pour Dachstein, afin de priver ses habitants du secours de la religion. Les chanoines obtempèrent, à l'exception de deux : Bechtold d'Ochsenstein, un vieillard impotent et Henri de Geroldseck, le cousin savernois de l'évêque qui avait pris parti pour la population. Avec les chanoines du Chapitre, 60 nobles, commensaux de l'évêque désertent également leurs foyers, emportant avec eux le Trésor municipal. Les bourgeois strasbourgeois s'empressent de piller les maisons abandonnées et de les démolir. En 1261, Gauthier fait construire Birkenfels et Kagenfels par Beger et Kagen, ses ministériels, en plein territoire impérial de la ville d’Obernai ; Dicka de Stahleck, frère de l'évêque construit le Spesbourg et Ollwiller près de Soultz est érigé contre Rodolphe de Habsbourg. Replié à Molsheim, Gauthier mobilise ses alliés. L’évêque de Trèves envoie une armée forte de 1 700 guerriers qui cantonne aux abords de Strasbourg ; l'abbé de Saint-Gall en Suisse, celui de Murbach, le comte Rodolphe de Habsbourg, landgrave de Haute-Alsace, ainsi que tous les hommes-lige de l'évêque en Alsace arrivent en renfort dans le camp épiscopal établi à Holzheim. Après avoir investi le château de Lingolsheim, les forces coalisées des nobles ouvrent le siège de la ville en déployant leurs effectifs entre Eckbolsheim et Kœnigshoffen. Débute alors une « drôle de guerre » sans accrochage sérieux, fait de coups de mains et d’escarmouches… ainsi en juillet 1261 les bourgeois strasbourgeois enlèvent à l'évêque de Trèves un lourd convoi chargé d'armes et de munitions et capturent 60 chevaux de leurs poursuivants, laissant trois morts sur le terrain. Cette échauffourée est suivie d'un armistice pour la rentrée des récoltes. Pendant cette trêve le comte Rodolphe de Habsbourg, landgrave de Haute-Alsace, change de camp. Il entre dans la ville et jure une alliance avec les Strasbourgeois, qui le nomment Commandant suprême de la place forte, le 18 septembre 1261. En diversion, l'évêque Gauthier de Géroldseck porte alors la guerre en Haute-Alsace, attaque Kaysersberg, investit Colmar et Mulhouse et fait détruire les faubourgs de la cité assiégée. En représailles, les Strasbourgeois tombent nuitamment sur les quatre villages épiscopaux de Wolfisheim, Breuschwickersheim, Schaefelsheim (Oberschaeffolsheim) et Achenheim qu’ils incendient. Quinze soldats de la milice des bourgeois qui s'étaient attardés dans une cave de Wolfisheim pour boire, sont surpris par des cavaliers de l'évêque qui les mettent à mort après leur avoir coupé les mains et les pieds. Après deux années de cette guerre d'usure, sonne l'heure de l'ultime affrontement qui a lieu à Oberhausbergen le 8 mars 1262. Un incident mineur à Mundolsheim tourne à la bataille rangée. Trop confiant dans sa lourde cavalerie, l’évêque charge la milice à pied de la ville sans attendre son infanterie : c’est un désastre : la cavalerie épiscopale est culbutée et près de 70 nobles ne se relèvent pas. L’évêque est obligé de fuir et se retire à Molsheim, abandonnant ses prérogatives sur la cité. Il meurt l’année suivante. Les milices strasbourgeoises gagnent l’indépendance de la ville et privent l’évêque et ses successeurs de son pouvoir temporel sur la ville qui confirme dès lors son rang de ville libre impériale, comme Bâle, Cologne, Spire ou Ratisbonne. .Henri IV de Geroldseck, prince-évêque de Strasbourg de 1263 à 1273 Procurateur impérial Cousin du précédent, Il confirme le 21 avril 1263 l'indépendance complète du Conseil de Strasbourg; les prétentions de l'évêque de Strasbourg sont déclarées nulles et irrecevables ; désormais Strasbourg est une ville libre et son avenir confié à son seul Conseil. De plus, la gestion de l'œuvre Notre-Dame, chargée de la construction et de l'entretien de la cathédrale est retirée à l'évêque et confiée au grand-chapitre ; l'interdit n'est levé que le 23 juin 1265 mais, dès avant cette date, est éteinte la domination épiscopale sur la cité. Cette bataille n’est qu’une étape, car les bourgeois, force économique de la ville, veulent aussi se libérer de la tutelle insupportable de la noblesse strasbourgeoise que la victoire sur l’évêque a grisée. S’installe à la tête de Strasbourg, le « Patriarcat », terme désignant en fait les citadins les plus riches et les plus influents, dont une bonne partie de nobles qui établit d’excellentes relations avec le « pouvoir central » c'est-à-dire l’empereur. Lorsque le 30 septembre 1273 le comte Rodolphe de Habsbourg est élu roi d'Allemagne, Strasbourg est en liesse : la ville accueille le souverain dans un déploiement le luxe inégalé. .Conrad III de Lichtenberg, prince-évêque de 1273 à 1299 Membre de la famille de Lichtenberg du nom de la seigneurie éponyme dont Albert II de Dabo-Moha a pris le nom. En 1274, l’empereur Rodolphe de Habsbourg revient deux fois à Strasbourg, confirme tous les privilèges de la ville et les renouvelle dans une charte donnée à Haguenau le 8 décembre 1275 ; il y repasse avant de mourir. Strasbourg place sa statue équestre sur la façade de la nouvelle cathédrale à côté de celles de Clovis et de Dagobert. . En 1292, l’évêque Conrad III entre en guerre contre son nouvel empereur Adolphe de Nassau ; il est tué lors du siège de Fribourg en Brisgau.

.Frédéric Ier de Lichtenberg, prince-évêque de 1299 à 1305

De la même famille que le précèdent.

.Jean Ier de Dirpheim, seigneur de Molsheim, évêque d’Eischstett, prince-évêque de Strasbourg de 1306 à 1328, chancelier d’Albert de Habsbourg Il est chancelier d’Albert de Habsbourg.

.Berthold II, Comte de Buchneck, évêque de Spire, prince évêque de Strasbourg de 1328 à 1353, Commandeur de l’ordre des chevaliers teutoniques pour le baillage de Souabe-Alsace-Bourgogne.

En 1328, l'empereur Louis de Bavière confirme les anciens privilèges et le nouveau statut de la ville : Strasbourg ne dépend que du pouvoir de l'Empereur. Le 11 décembre 1328, l’évêque Berthold II fait son entrée dans la ville, avec six cents chevaliers teutoniques. En vue de rétablir la discipline ecclésiastique, il combat énergiquement l’esprit du monde, dans le clergé. Il convoque un synode diocésain, et décrète que tous les clercs bénéficiaires doivent se faire ordonner, avant d’exercer leur ministère. Cette mesure lui vaut l’opposition farouche du Grand-Chapitre, dont un de ses membres, Conrad de Kirkel, qui le fait enlever. Berthold est ainsi emprisonné durant seize semaines, d’abord au château de Waldeck, proche de Sarreguemines, possession des seigneurs de Kirkel-Saarwerden, puis dans celui de Kirkel, proche de Deux-Ponts, dans le Palatinat. Il n’est libéré que contre rançon. Il soutient le pape Jean XXII contre l’empereur Louis de Bavière contre lequel il entre en guerre en 1334. Le pape doit intervenir pour casser la capitulation que le Grand Chapitre lui a imposée. L’évêque Berthold meurt à Molsheim, le 24 novembre 1353, peu après avoir reçu la visite de l’empereur Charles IV de Luxembourg.

.Jean II de Lichtenberg, prince-évêque de Strasbourg de 1353 à 1365, landgraf de Nordgau en 1365.

Membre de la famille de Lichtenberg dont Albert II de Dabo-Moha a pris le nom ; secrétaire de l’empereur Charles IV de Luxembourg. En 1358, l'empereur Charles IV qualifie Strasbourg de « freie Stadt », mettant en relief sa situation exceptionnelle par rapport aux villes alsaciennes de la Décapole ; elle est proche, par ses franchises, de Cologne, de Mayence ou de Spire. En 1365, Louis Ier d’Oltingen, comte de Nordgau vend le Landgraviat de Basse Alsace (Nordgau) à l'évêché de Strasbourg. En 1365 donc le prince-évêque Jean II devient landgraf du Nordgau et acquiert le château de Haut-Koenigsbourg. A partir de cette date les Evêques de Strasbourg portent le titre de comte de Nordgau

.Jean III, duc de Luxembourg, prince-évêque de Strasbourg et landgraf du Nordgau de 1366 à 1371.

Cousin de l’empereur Wenceslas de Luxembourg, il devient prince-électeur comme prince-évêque de Mayence.

.Lambert de Buren, évêque de Spire puis prince-évêque de Strasbourg et landgraf du Nordgau de 1371 à 1375. Chancelier de l’empereur Charles IV de Luxembourg ; en 1375, il devient évêque de Bamberg.

Affranchie du pouvoir épiscopal, Strasbourg est proclamée ville libre impériale par l’empereur Charles IV.

.Frédéric II de Blankenheim, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1375 à 1393

De la famille des seigneurs de Blankenheim en Rhénanie-Palatinat. Il entre en guerre contre le doyen du chapitre cathédral de Bâle et devient administrateur de l’évêché de Bâle. De 1392 à 1293, il entre en guerre contre la ville de Strasbourg ; il est nommé archevêque d’Utrecht en 1393. .Louis Ier, comte de Thierstein, prince-évêque de Strasbourg et landgraf du Nordgau en 1393 Au début du Moyen-Age, les Thierstein sont une puissante famille apparentée aux comtes de Habsbourg. Le château de Neu Thierstein date probablement du 12ème siècle. En 1309, la famille se divise en deux branches : les Pfeffingen et les Farnsburg. Louis meurt l’année de sa nomination.

.Burchard II, comte de Petite-Pierre/Lutzelstein, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1393 à 1394 ;

Son élection n’est pas confirmée par le pape ; en 1394, pour le prix de sa renonciation au siège épiscopal, il fonde la seigneurie de Chateaunois-Frankenbourg au détriment du domaine épiscopal.

.Guillaume II de Diest, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1394 à 1439.

Il entre en guerre avec son clergé puis avec ses vassaux épiscopaux et la ville de Strasbourg. En 1414, les bourgeois de Strasbourg se libèrent du pouvoir de leur évêque qui s’en va résider à Saverne.

.Conrad IV de Busnang, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1439 à 1440.

.Robert de Simmern, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1440 à 1478.

Apparenté aux comtes palatins, il doit soutenir d’abord la guerre contre les armagnacs « die armen Gecken » (pauvres gueux) ou « Schender » (écorcheurs) commandés par le dauphin, le futur roi de France Louis XI qui envahissent l’Alsace de 1434 à 1444 puis contre le duc de Bourgogne Charles le Téméraire.

.Albert de Deux-Ponts-Veldenz, comte palatin, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1478 à 1506

Il doit affronter la révolte des paysans du Bundschuh.

.Guillaume III de Honstein, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1506 à 1541

Il règne sous le règne des empereurs Maximilien de Habsbourg et de son fils Charles Quint. L’arrivée du protestantisme sous le règne de l’empereur Charles Quint ainsi que de lourdes taxes sur les produits agricoles mettent le monde rural en effervescence. Le lundi de Pâques 1525 se produit un soulèvement général d’environ 40000 paysans menés par Erasme Gerber. Les villes et monastères sont attaqués et tombent un à un. Prétextant la défense de son titre de co-seigneur de l’abbaye de Marmoutier/Maursmünster, le duc Antoine de Lorraine envahit l’Alsace et massacre 18000 paysans à Saverne/Zabern et Lupstein et 5000 à Scherviller.

.Erasme de Limbourg, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1541 à 1568 ;

Il règne également sous le règne de l’empereur Charles Quint de Habsbourg. Le 15 janvier 1552, le roi de France Henri II s’allie aux protestants d’Allemagne contre Charles Quint ; le 18 avril, les Strasbourgeois apprennent qu’il prévoit de se présenter devant leur ville. Henri II traverse effectivement les Vosges et le 3 mai entre à Saverne /Zabern mais comme Strasbourg manifeste son intention de s’opposer à l’envahisseur, il préfère renoncer à son entreprise.

.Jean IV de Manderscheid-Blankenheim, prince-évêque Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1569 à 1592 ;

Il règne sous le règne de l’empereur Ferdinand de Habsbourg. Après la mort de Ferdinand Ier en 1564, la branche autrichienne des Habsbourg se divise en plusieurs branches, l'aînée conservant la couronne impériale, la cadette recevant les Pays antérieurs et le Tyrol. Ferdinand II (mort en 1595), son neveu Maximilien III (mort en 1618) ne résident pas en Alsace.

.Jean-Georges, margrave de Brandebourg, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1592 à 1604

Il est élu par les chanoines protestants.

.Charles de Lorraine (1567-1607), évêque de Metz en 1578, cardinal en 1589, prince-évêque de Strasbourg et landgraf de Nordgau de 1604 à 1607

Fils cadet de Charles III, duc de Lorraine et de Claude de France.

Il est élu en 1604 par les chanoines catholiques alors que le siège épiscopal est occupé par Jean-Georges de Brandebourg, un prince protestant, l’administrateur protestant du diocèse contre lequel il doit entrer en guerre.

.Léopold V de Habsbourg (1586-1632), administrateur laïc et landgraf de Nordgau de 1607 à 1626

Frère puîné de l'empereur Ferdinand II.

En 1610, le célèbre homme de guerre Ernst von Mansfeld, suivi de 500 mercenaires, déserte le camp de l’évêque de Strasbourg pour rallier l’Union Evangélique protestante. La guerre dite de 30 ans éclate en 1618 en Bohême entre catholiques et protestants et gagne rapidement tout l’Empire. Elle atteint la vallée du Rhin en 1621. L’Alsace est ravagée en 1621-1622 par les troupes de Mansfeld soutenu et subventionné par le cardinal de Richelieu. En 1626, Léopold renonce à ses dignités ecclésiastiques et se marie avec Claudia de Médicis.

.Léopold-Guillaume II de Habsbourg (1614 - 1662) gouverneur général des Pays-Bas espagnols, Grand-Maître des Chevaliers teutoniques, évêque de Halberstadt, de Magdebourg, d'Olmütz, Passau, Breslau et de Strasbourg de 1626 à 1662

Dernier fils de Ferdinand II de Habsbourg et de Marie-Anne de Bavière, frère cadet de l’empereur Ferdinand III ; donc neveu du précédent.

En 1630, le roi de Suède Gustave Adolph débarque en Allemagne avec 16 000 hommes pour soutenir les protestants. Le Strasbourgeois Josias Glaser, qui a réussi à se faire nommer à la fois commissaire royal à la fois du roi de France et du roi de Suède pousse Strasbourg à signer le 7 juin 1632 une alliance avec la Suède par laquelle la ville livre le pont du Rhin le 31 août. Au cours de cette année 1632, l’Alsace est à nouveau ravagée par les Suédois du roi Gustave Adolphe puis les armées du duc de Lorraine et celles du roi de France, entretenant le conflit afin de profiter de l’anarchie générale pour s’imposer. On assiste alors à la conquête méthodique des pays habsbourgeois, conquête qui culmine en décembre 1638 par la chute de Brisach et du Landskron devant les troupes de Bernard de Saxe-Weimar que Louis XIII reconnait comme Landgrave d’Alsace mais il meurt peu après. Léopold-Guillaume passe la plus grande partie de sa vie à faire la guerre notamment contre la France. En 1640, il réussit à chasser les Suédois de Bohême mais ils le battent à Breitenfeld en 1642. En 1645 il défait à la bataille de Brigittenau une avant-garde de Suédois, de sorte que ceux-ci renoncent à attaquer Vienne. En tant que gouverneur général des Pays-Bas espagnols, il conclut, par le Traité de Münster (1648), une paix avec les Provinces-Unies et combat aussi la France.

.François-Egon de Furstenberg (1626-1682) évêque de Metz puis évêque de Strasbourg de 1663 à 1682.

Fils du comte Egon von Fürstenberg-Heilingenberg, général de l'armée impériale qui participe notamment en 1629 à la guerre de Succession de Mantoue.

En 1681, avec une armée de 30 000 hommes, Louvois et Montclar encerclent par surprise Strasbourg laquelle n’a d’autre choix que de capituler le 30 septembre 1681.

.Guillaume-Egon de Furstenberg (1629-1704), évêque de Metz puis évêque de Strasbourg de 1682 à 1704

Frère du précédent.

En 1672, lui et son frère François obtiennent la signature d'un traité d'alliance entre la France et le prince-archevêque de Cologne en vue de la guerre de Hollande. Enlevé au monastère Saint-Pantaléon de Cologne le 14 février 1674, il est emprisonné à Vienne par l'empereur Léopold Ier. Une intervention du nonce apostolique empêche son exécution. Il est libéré en mai 1679, après la signature du traité de Nimègue. Le 8 juin 1682 il est nommé évêque de Strasbourg, puis confirmé dans ses fonctions par le pape le 11 janvier 1683.

Par le traité de Ryswick/ Rijswik de 1697 qui met fin à la guerre de la ligue d’Augsbourg, Louis XIV doit rendre le Brisgau aux Habsbourg mais conserve l’Alsace ; la souveraineté française s’exerce sur les quatre-cinquième de l'Alsace (Strasbourg, villes de la Décapole, Basse-Alsace), C’est alors que Fénelon, archevêque de Cambrai envoie une lettre courageuse à Louis XIV pour lui reprocher ses crimes : « On fit entreprendre à votre majesté la guerre de Hollande. Elle a été la source de toutes les autres. Elle n’a eu pour fondement qu’un motif de gloire et de vengeance, ce qui ne peut jamais rendre une guerre juste ; d’où il s’ensuit que toutes les frontières que vous avez étendues par cette guerre sont injustement acquises dans l’origine. Il est vrai, sire, que les traités subséquents semblent couvrir et réparer cette injustice, puisqu’ils vous ont donné les places conquises ; mais cette guerre injuste n’en est pas moins injuste pour être heureuse. Les traités signés avec les vaincus ne sont point signés librement. On signe le couteau sous la gorge; on signe malgré soi pour éviter de plus grandes pertes ; on signe comme on donne sa bourse, quand il faut la donner ou mourir. En pleine paix, vous avez fait la guerre….. Vous avez cherché dans les traités de Westphalie, des termes équivoques pour surprendre Strasburg. Jamais aucun de vos ministres n’avait osé depuis tant d’années alléguer ces termes dans une négociation pour montrer que vous eussiez la moindre prétention sur cette ville… Vous ne connaissez point Dieu, vous ne l’aimez point, vous ne le priez point du cœur et vous ne faites rien pour le connaitre… »

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22 janvier 2015 4 22 /01 /janvier /2015 09:41

Face aux actes de guerre des Islamistes portés sur le territoire de l’Union Européenne en réponse à la guerre qui leur est faite sur les territoires du Proche et Moyen Orient et en Afrique, la France d’abord, mais également toute l’Union Européenne, ne disposent certes pas de moyens de renseignements suffisants pour tenter de les prévenir mais également aussi pas suffisamment d’hommes pour, à la fois assurer une présence dissuasive de manière durable soit fixe devant tous les points sensibles ou l’on peut craindre de nouvelles attaques meurtrières contre les populations soit mobile sous forme de patrouilles sur toutes les voies publiques ou dans les lieux publiques très fréquentés.

Mais la défense des citoyens pourraient encore moins être assurée si des insurrections venaient à se multiplier, suscitées sous des prétextes divers par les Islamistes dans des quartiers de banlieues sensibles voire carrément en plein centre des grandes villes.

Or si les Services de Renseignement venaient à voir leurs moyens suffisamment augmenter, du fait que par nature leur action ne se voit pas, cela ne suffirait pas à rassurer la population contre la menace qui ne fera que s’accroitre ; outre le fait que le renseignement ne garantit pas à 100% la prévention des actes terroristes.

Seule une présence massive très visible de militaires armés peut être de nature à rassurer les citoyens et à dissuader les terroristes d’agir. Or ce n’est pas 10 000 hommes mobilisés à l’échelle de la France qui vont avoir un impact significatif si l’on sait par exemple qu’au niveau d’un département comme la Haute Savoie qui compte environ 750 000 habitants, répartis en une dizaine de villes, une centaine de militaires seulement vont venir renforcer les effectifs sur place dont très peu affectés à des gardes fixes ou à des patrouilles.

Dès lors que, hors les escadrons mobiles de gendarmerie, il ne serait pas raisonnable d’affecter à ces gardes et patrouilles des militaires qui peuvent devoir être amenés à relever ou à renforcer leurs collègues sur les divers champs de bataille actuels hors de France, les effectifs pour effectuer ces missions de surveillance du territoire national sont ridicules; et ce même en ajoutant les compagnies de CRS (qui ne sont pas militaires) et une très faible fraction de la Police Nationale disponible pour de telles missions de surveillance sous forme de garde ou de patrouille.

La France serait donc bien inspirée non seulement de donner l’exemple aux autres Etats membres de l’Union Européenne en arrêtant carrément le processus de désarmement et de diminution des effectifs des Armées, alors que le reste du monde ne cesse de s’armer, mais aussi et surtout en rétablissant une véritable Défense Opérationnelle du Territoire encadrée par la Gendarmerie Mobile ou une Garde nationale constituée pour une bonne partie de ses effectifs par des militaires issus du contingent après rétablissement d’un service militaire court de 4 mois.

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 14:49

 

La décision de la Banque Nationale Suisse de ne plus soutenir le court plancher de 1.20 CHF pour 1 € montre les limites de l’indépendance réelle sur le plan externe d’une Banque Centrale réputée indépendante sur le plan interne et plus largement celle de la souveraineté monétaire et économique d’un Etat. En effet si pendant 3 ans la BNS a pu, dans des conditions somme toute acceptables mais de plus en plus risquées, appliquer sa politique de soutien de l’euro par rapport au franc, le simple bon sens était d’admettre que celle-ci n’était plus possible raisonnablement dès le moment ou la Banque Centrale Européenne avait pris elle la décision contraire de faire diminuer la valeur de l’euro. En effet la taille des masses monétaires en jeu entre l’euro d’une part et le franc d’autre part, rendait une telle politique de plus en plus risquée. Tandis que la BCE a affiché sa volonté de porter à 3000 milliards le total de son bilan alors que le PIB de la Zone euro est de 2400 milliards et que celui de la BNS atteint déjà près de 500 milliards soit pratiquement l’équivalent de son PIB, après l’achat de bientôt près de 300 milliards d’euro, la poursuite de sa politique de soutien de l’euro l’aurait conduite à devoir acquérir presque seule parmi les autres Banques Centrales de monnaies importantes, de nouvelles quantités massives d’euros au risque de voir son bilan dépasser, ce qui ne s’est jamais vu historiquement, la taille de son PIB d’une part, comme souhaite le faire de manière dangereuse la BCE, et de subir d’autre part des pertes considérables en cas de poursuite de la baisse de l’euro malgré son action. Le combat entre la BNS soutenant l’Euro et la BCE voulant le faire descendre pouvait apparaitre comme celui de David contre Goliath sauf que David ne dispose pas de la fronde et de la pierre (ou de l’arbalète et de la flèche) capable de vaincre Goliath. Comme quoi la souveraineté économique d’un Etat est très difficile à conserver face à une mondialisation qui se développe alors que l’on a abandonné rapidement, après le 15 aout 1971, l’idée de réformer le système monétaire international en laissant flotter les monnaies au gré des marchés. Comme quoi aussi le récent référendum, perdu par ses initiants, sur l’obligation pour la BNS de détenir 20% d’or aurait dû avoir du bon car, plutôt que de faire monter le franc par rapport à l’euro, il aurait dû raisonnablement le faire baisser quand les marchés auraient réalisé qu’une perspective de retour un jour à l’étalon or n’était pas si improbable et impossible et que la couverture du franc en or est actuellement inférieure celle de l’euro. Au lieu de cela, la BNS a cru pouvoir imiter bizarrement les anglo-saxonnes Réserve Fédérale des USA et BeO du Royaume Uni en jouant les quasi faux-monnayeurs en faisant marcher la planche à billet pour un résultat plus que passager dès lors que la BCE semble se décider à suivre elle-aussi une telle politique.

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 20:52

L’Occident et les fanatiques musulmans se font la guerre en Afrique, au Proche et Moyen Orient. Les fanatiques musulmans affrontent dans un nombre croissant de régions des militaires qui en sont originaires largement soutenus par ceux de l’Occident qu’ils combattent.

Il est donc logique pour eux de porter la guerre sur le territoire même des Etats Occidentaux qui, en raison de leurs règles démocratiques ne peuvent les y affronter militairement.

L’Occident se trouve ainsi en permanence confronté à un combat asymétrique tant qu’il refuse sur ses territoires, au nom des « droits de l’homme » de mettre en œuvre les moyens juridiques et judiciaires applicables au temps de guerre conférant des pouvoirs exceptionnels non seulement à la Police, à la Gendarmerie et à la Justice.

En supposant que les Etats occidentaux finissent par se décider à mettre en œuvre les instruments adéquates lorsqu’est constaté l’Etat de Guerre, force est de reconnaitre qu’ils vont rapidement se trouver confrontés à une absence de moyens policiers et militaires pour faire face sérieusement à la menace.

En effet les effectifs mobilisables pour la mise en œuvre au plus haut niveau, en France par exemple du plan Vigipirate, restent ridicules. On peut s’étonner d’ailleurs que la Gendarmerie Mobile qui est en charge de la Défense Opérationnelle du Territoire français et doit lui fournir l’essentiel des effectif ne mobilise pas, à l’occasion d’actes de guerre caractérisés sur le territoire national, la totalité de ses réserves mobilisables alors que l’Armée, dont ce n’est pas le rôle premier, ne dispose pratiquement plus de réserves pour ses opérations extérieures.

En outre, il serait grand temps que la France et les autres Etats occidentaux réfléchissent sérieusement rapidement au rétablissement du service militaire encadré par la gendarmerie ou tout équivalent pour assurer la défense armée de leur territoire que ne peut plus assurer leurs armées de métiers excessivement réduites.

Le temps de l’ « angélisme » est révolu celui de la guerre est venu !

Les gouvernements qui se montreront incapables de garantir correctement la défense des citoyens en ne prenant pas l’exacte mesure du danger qui les menace seront responsables non seulement devant les familles des victimes mais l’ensemble de leurs concitoyens.

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 15:45

Le 1er janvier 2015, Lyon devient Métropole de Lyon : une nouvelle collectivité territoriale au statut unique en France. Cette Métropole de Lyon exercera alors l'ensemble des compétences cumulées du Grand Lyon et du Conseil Général du Rhône sur le territoire géographique de la communauté urbaine :

.Compétences issues du Grand Lyon :

Aménagement urbain ; Habitat et logement ; Développement durable et énergie ; Planification territoriale ; Transports et mobilité ; Développement économique ; Relations internationales ; Propreté (nettoyage et gestion des déchets) ; Eau et assainissement ; Voirie ; Tourisme ; Agriculture.

.Compétences issues du département du Rhône :

Insertion ; Personnes âgées ; Personnes en situation de handicap ; Logement et développement urbain ; Mobilité ; Famille ; Éducation (collèges) ; Enfance ; Culture et sport ; Aménagement du territoire ; Voiries ; Tourisme ; Agriculture. .

Autres compétences prévues par la loi :

Création et gestions d'équipements culturels ; Construction et entretien des réseaux de chaud et froid ; Construction et entretien des réseaux très haut débit ; Concession de distribution d'électricité et de gaz ; Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations ; Prévention de la délinquance et accès aux droits ; Participation à la gouvernance des gares ; Co-pilotage des pôles de compétitivité ; Logement ; Création et entretien des services pour les véhicules électriques ; Hygiène et santé.

L’objectif est de mettre la Métropole de Lyon au niveau des grandes métropoles de l’Union Européenne.

Mais en fait la logique voudrait que l’on parvienne à terme au statut de Ville-Etat comme celui d’ Hambourg, de Berlin ou de Brême en Allemagne Fédérale ce qui implique que la ville métropole de Lyon puisse également reprendre non seulement certaine compétence des régions françaises actuelles, de la Région Rhône-Alpes et demain Rhône-Alpes-Auvergne mais également de l’Etat français.

En République Fédérale d’Allemagne, les trois Länder de Berlin, de Brême et de Hambourg sont des « Stadtstaat » dans lesquels les institutions étatiques et municipales sont couplées. D'une certaine manière, la Région Bruxelles-Capitale constitue également une sorte de Ville-Etat au vu des compétences et des pouvoirs exercés par son gouvernement.

Rappelons qu’actuellement ces régions françaises sont compétentes en matière de :

.Aménagement et développement durable du territoire ; Protection de la biodiversité - Climat, qualité de l'air, énergie ; Développement économique ; Soutien à l'innovation ; Internationalisation des entreprises ; Intermodalité et complémentarité entre les modes de transports ; Soutien à l'enseignement supérieur et à la recherche ; formation professionnelle.

Mais si une telle logique doit être appliquée, elle conduit à se poser la question de savoir si une telle Métropole devenue Ville-Etat peut rester la capitale d’une Région dont elle ne ferait plus partie dans la mesure où elle n’aurait plus guère de compétences à partager avec la Région qui l’entoure. En fait on en revient peu ou prou à la situation des Villes Impériales Libres du Saint Empire dont sont héritières les Villes-Etats d'Allemagne dont le pouvoir temporel n’était pas détenu par les mêmes autorités que celles l’exerçant sur la principauté, le duché ou le comté au milieu duquel elle se trouvait. Ainsi dans une telle configuration, on devrait se rappeler utilement que Strasbourg n’était pas sous le Saint Empire, jusqu’à son annexion par la France en 1681, la capitale de l’Alsace, et trouver complétement aberrant qu’appelée à devenir une future Métropole comme Lyon, Strasbourg puisse être érigée demain comme capitale d’une Région Champagne-Lorraine-Alsace avec laquelle elle n’aurait plus guère de problèmes communs.

Mais alors si l’on revient à la future Région Rhône-Alpes-Auvergne, quelle pourrait en être la future capitale : Clermont-Ferrand, Saint Etienne, Grenoble, Bourg-en-Bresse, Chambéry, Annecy…… Certainement pas Grenoble appelée à devenir comme Strasbourg une Métropole sur le modèle de Lyon !

A terme, le département croupion du Rhône diminué de la Métropole de Lyon, puis celui de l’Isère diminuée de la Métropole future de Grenoble sont condamnés à disparaitre comme pour les Bouches du Rhône ou des Alpes Maritimes lorsque Marseille ou Nice seront devenues des Métropoles comme Lyon pour rejoindre un autre département voisin si l’idée des départements ruraux doit logiquement être retenus.

Alors ne serait-il pas plus intelligent, plutôt que de reproduire au niveau régional le système critiquable de la centralisation nationale sur Paris de répartir comme cela se fait dans les Etats qui ont une longue pratique du Fédéralisme, les différentes compétences des Régions nouveaux modèles entre les différentes Communautés urbaines en faisant partie ?

Il serait temps que les élus français cessent de faire des réformes en faisant soi-disant référence à une Allemagne Fédérale dont ils n’ont jamais fait vraiment l’effort de connaitre l’organisation en profondeur !

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 16:36

Le Figaro a interviewé Christopher Caldwell, journaliste américain, dont le livre « Une révolution sous nos yeux ; Comment l'islam va changer la France et l'Europe»qui vient de sortir en France. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Quelques extraits. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > « L'immigration, quelles que soient les circonstances historiques, > > > > > > > > > > > > > > produit toujours des conflits économiques, sociaux ou culturels. > > > > > > > > > > > > > > La diversité n'est pas une richesse comme le proclament certains politiques > > > > > > > > > > > > > > de gauche comme de droite lorsqu'elle est subie. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > « Aux États-Unis, nous connaissons aussi le phénomène de l'immigration. > > > > > > > > > > > > > > La grande vague migratoire, au cours des dernières décennies, a surgi du Mexique, d'Amérique centrale ou d'Amérique du Sud. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Or cette culture n'est pas étrangère aux États-Unis, pays qui compte depuis l'origine une forte minorité catholique. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Les gens qui viennent d'Amérique du Sud sont très pauvres, mais leurs références et leurs façons de vivre sont à peu près similaires à celles des Siciliens, dont descendent la grande majorité des citoyens italo-américains. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Avec nos immigrés, nous n'avons donc pas un problème culturel comme vous, car ce sont des judéo-chrétiens et nous aussi. L'islam est une culture religieuse qui veut structurer la société. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Est-ce compatible avec la tradition européenne ? > > > > > > > > > > > > > > Non. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > La France va imploser dans 15 ou 20 ans dans le sang et les larmes. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > C'est maintenant irréversible. sauf.... > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Tous vos dirigeants, hormis De Gaulle, n'ont pas été responsables et visionnaires. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Aujourd'hui, ceux qui gouvernent la France n'ont pas la capacité à réagir face à ce drame programmé. > > > > > > > > > > > > > > D'autres demain vont se plier aux exigences des islamiques et vont collaborer. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Vous subirez la Charia. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > « Vous me demandez en quoi l'immigration en Europe concerne les Américains. Ce n'est pas pour en tirer des leçons pour les États-Unis, > > > > > > > > > > > > > > car la situation est très différente. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > En fait, les Américains s'y intéressent pour des raisons géostratégiques : leur interrogation porte sur les populations non assimilées de l'Europe, vues comme des sources potentielles de terrorisme ou d'antiaméricanisme.. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > « Dans une démocratie, il faut partager des règles. > > > > > > > > > > > > > > Or deux cultures incarnant des visions différentes du monde ont du mal à s'accorder sur de telles règles. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Cela ne veut pas dire qu'il est impossible d'y parvenir, mais que c'est difficile > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Verrons-nous un jour un féminisme musulman ? Je ne sais pas. Ce que je sais, aujourd'hui, c'est que la conception occidentale de la femme ne s'accorde pas avec la conception arabo-musulmane de la femme. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Ce sont les mêmes problèmes qui reviennent d'une manière ou d'une autre (partout en Europe). > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Pour commencer, l'intégration des immigrés s'apparente globalement à un échec. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Et les mêmes questions sont posées partout : les taux de chômage et de délinquance supérieurs à la moyenne dans les quartiers peuplés de migrants, les revendications concernant les prescriptions alimentaires islamiques, les demandes de séparation des sexes à l'hôpital ou dans les activités sportives, la recherche d'interlocuteurs musulmans modérés. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Quand on voyage d'un pays européen à l'autre, comme je l'ai fait pendant plusieurs années, on entend les mêmes préoccupations, les mêmes mots, > > > > > > > > > > > > > > et jusqu'aux mêmes blagues... > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Quand vous allez vous réveiller il sera trop tard > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Si l'on cherche une différence entre pays européens quant au traitement de l'immigration, elle est précisément là : en France, la parole est verrouillée, contrairement à la Grande-Bretagne , l'Italie ou l'Allemagne. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Pierre-André Taguieff a raison quand il évoque l'idéologie de l'« immigrationnisme ». > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Chez vous, il est presque illégal d'avoir une réflexion négative sur un phénomène qui, comme tout fait de société, ne devrait pas échapper > > > > > > > > > > > > > > à l'esprit critique. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > La France va payer très cher son "politiquement correct". > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Ce qui m'inquiète pour vous, c'est que la situation européenne commence à ressembler auproblème racial qui a longtemps empoisonné la vie américaine. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Cela ne veut pas dire qu'il n'existe aucune solution pour l'Europe, ni que deux groupes ethniques ne peuvent pas travailler ensemble pour bâtir quelque chose qui soit mutuellement satisfaisant. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Mais il faut avoir conscience que l'Europe fait désormais face à un problème durable. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Chez nous, il a duré trois cent cinquante ans. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Je pense que les enjeux de ce problème sont encore plus grands que ne le pensent les Européens. » > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Une culture religieuse forte et un système contractuel basé sur la tolérance sont difficiles à concilierparce que, dans une telle rencontre, c'est toujours le côté qui ne veut pas négocier qui a l'avantage.. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Une religion qui ne doute pas de soi et qui prétend structurer toute l'organisation sociale mondiale, comme l'islam, n'est pas prête à transiger. » > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > En Belgique, la communauté belgo-marocaine, relativement bien intégrée, affiche un indicateur conjoncturel de fécondité deux fois et demie plus élevé que celui des Belges autochtones. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > A Bruxelles, où le quart des habitants sont des citoyens étrangers et où plus de la moitié des enfants nés en 2006 étaient nés de musulmans (56 %), les sept prénoms de garçons les plus courants parmi ces nouveau-nés étaient Mohamed, Adam, Rayan, Ayoub, Mehdi, Amine et Hamza. » > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Boumédienne avait bien dit en 1974 à la tribune de l'ONU que : > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > "Les ventres des femmes musulmanes remplaceront les fusils et les canons pour conquérir l'Europe". > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Le problème fondamental de l'Europe avec l'islam, et avec l'immigration en général, c'est qu'en Europe, les communautés les plus fortes ne sont, culturellement parlant, pas du tout européennes. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Malgré la grande variété de mesures prises pour le résoudre : > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > - multiculturalisme en Hollande, > > > > > > > > > > > > > > - laïcité en France, > > > > > > > > > > > > > > - laisser-faire en Grande-Bretagne, > > > > > > > > > > > > > > - pointillisme constitutionnel en Allemagne, > > > > > > > > > > > > > > ce problème existe dans tous les pays européens. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > C'est avec l'islam et l'immigration que l'Europe a un problème et non avec l'usage impropre de certains moyens mis en place pour le traiter. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Il est sûr que l'Europe sortira changée de sa confrontation avec l'islam. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Il est bien moins sûr que ce dernier se révèle assimilable. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Pour l'heure, l'islam est en meilleure position pour l'emporter à la fois démographiquement, c'est une évidence, et philosophiquement, > > > > > > > > > > > > > > même si cet avantage paraît moins net. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Quand une culture peu sûre d'elle, malléable et relativiste, rencontre une culture ancrée, confiante et renforcée par des doctrines communes et surtout religieuses, c'est généralement la première qui change pour s'adapter à la seconde car elle a perdu les moyens de réagir. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Il n'y que le nationalisme qui pourra vous sauver ; la guerre en ex-Yougoslavie en est un exemple. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Les musulmans, craintifs et soumis lorsque qu'une autorité les domine, n'imposeront pas leur manière de > > > > > > > > > > > > > > vivre à celle-ci, à l'instar de chez vous. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > Allez visiter la Croatie, la Serbie ou bien, plus près de chez vous, la Corse. Pourtant dans cette île, ils représentent 10% de la population autochtone et n'inquiètent pas outre mesure les Corses. > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > N'oubliez pas que ces trois peuples, comme par hasard, était les seuls en Europe à se libérer du joug nazi sans l'aide de personne. Il en est ou sera de même avec l'occupation musulmane car le patriotisme est leur ciment . > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > > On dit bien chez vous "on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs ?"

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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 13:28

Plutôt que de supprimer en juin 2014 le 110ième RI, dernier régiment de la brigade franco-allemande qui stationnait à Donaueschingen dans le Bade Wurtemberg pour des raisons d’économie sans concertation préalable avec les autorités allemandes et le remplacer par le 1er RI de Sarrebourg, n’aurait-il pas été plus intelligent de la part du gouvernement français de poursuivre l’œuvre engagée avec l’implantation en Alsace du Jägerbataillon 291 en proposant au gouvernement allemand de faire venir à Sarrebourg également le Jägerbataillon 292 stationné à Donaueschingen au lieu et place du 1er RI qui lui serait parti y remplacer le 110 ième Ri dissous en juin 1994, de même que de proposer le transfert du 3ième Régiment de Hussard de Metz à Emmindingen et de le remplacer à Metz par l’ Artilleriebataillon 295 d’ Immendingen et de Sigmaringen, et la Panzerpionierkompanie 550 d’Immendingen ?

En outre ce stationnement de la quasi-totalité des effectifs allemands de la Brigade sur territoire français et des effectifs français sur territoire allemand aurait favorisé l’apprentissage du français pour les premiers et de l’allemand pour les seconds et la mise en œuvre du bilinguisme dans la Brigade franco-allemande en remplacement de l’anglais langue de travail incongrue indépendamment de l’appartenance des deux pays à l’Otan.

Le symbole serait resté fort !

Et on aurait fait un nouveau progrès vers une future armée fédérale dont la brigade franco-allemande se voulait l’embryon.

Mais pouvait-on attendre d’un gouvernement composé de petites gens peu intéressés par les questions de défense et d’intégration européenne qu’il ait de grandes idées ?

Union Européenne- Allemagne-France- Europe de la Défense- Armée Française- Deutsche Bundeswehr-Brigade franco-allemande- Stationnement des Unités-1er RI et 110ième RI- Jägerbataillon 292- Artilleriebataillon 295 -Panzerpionierkompanie 550-Villes de Garnison-Alsace-Lorraine- Metz-Sarrebourg-Bade-Wurtemberg-Immendingen-Donaueschingen
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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 13:52

Les musulmans vivant dans l'Union Européenne se sentent discriminés. Pourtant comme tous les citoyens, ils y ont les mêmes droits que les autres citoyens de religion chrétienne ou juive.

Se posent-ils la question de savoir s'il en est de même dans les pays musulmans qui discriminent de plus en plus les chrétiens, ou les juifs ?

Que font ils sérieusement pour condamner le comportement de certains de ces pays musulmans, qui tout en allant soutenir financièrement les islamistes radicaux qui massacrent ou oppriment les chrétiens originaires de pays oû les musulmans imposent leur loi au motif qu'ils y sont devenus majoritaires tout en feignant d'être les alliés des Occidentaux ?

Que font les gouvernements occidentaux pour exiger de ces pays qu'ils respectent le simple principe de réciprocité ? Rien parce qu'ils ont besoin de leur argent et acceptent toutes les compromissions au nom souvent bien galvaudé du respect des droits de l'Homme .!

Résultat, les peuples européens même en voie de déchristianisation accélérée, se rebellent car pour eux l'enjeu devient culturel face à un Islam qui se croit, du fait de cette déchristianisation, capable désormais d'islamiser l'Europe entière comme il avait pu l'espérer au VIII° siècle bien avant que du fait de leur occupation des lieux saints communs aux grandes religions du livre, ne soit entrepris la première croisade.

Aujourdhui, inutile de se cacher la vérité, c'est une nouvelle guerre de civilisation qui commence faute par les musulmans modérés de passer leur temps à gémir plutôt qu'agir pour éradiquer chez eux les racines du mal.

PEGIDA

Patriotische Europäer Gegen die Islamisierung des Abendlandes

Veröffentlicht am 10. Dezember 2014

POSITIONSPAPIER der PEGIDA

1. PEGIDA ist FÜR die Aufnahme von Kriegsflüchtlingen und politisch oder religiös Verfolgten. Das ist Menschenpflicht!

2. PEGIDA ist FÜR die Aufnahme des Rechtes auf und die Pflicht zur Integration ins Grundgesetz der Bundesrepublik Deutschland (bis jetzt ist da nur ein Recht auf Asyl verankert)!

3. PEGIDA ist FÜR dezentrale Unterbringung der Kriegsflüchtlinge und Verfolgten, anstatt in teilweise menschenunwürdigen Heimen!

4. PEGIDA ist FÜR einen gesamteuropäischen Verteilungsschlüssel für Flüchtlinge und eine gerechte Verteilung auf die Schultern aller EU-Mitgliedsstaaten! (Zentrale Erfassungsbehörde für Flüchtlinge, welche dann ähnlich dem innerdeutschen, Königsteiner Schlüssel die Flüchtlinge auf die EU-Mitgliedsstaaten verteilt) und für dessen konsequente Umsetzung!

5. PEGIDA ist FÜR eine Senkung des Betreuungsschlüssels für Asylsuchende (Anzahl Flüchtlinge je Sozialarbeiter/Betreuer – derzeit ca.200:1, faktisch keine Betreuung der teils traumatisierten Menschen)

6. PEGIDA ist FÜR ein Asylantragsverfahren in Anlehnung an das holländische bzw. Schweizer Modell und bis zur Einführung dessen, FÜR eine Aufstockung der Mittel für das BAMF (Bundesamt für Migration und Flüchtlinge) um die Verfahrensdauer der Antragstellung und Bearbeitung massiv zu kürzen und eine schnellere Integration zu ermöglichen!

7. PEGIDA ist FÜR die Aufstockung der Mittel für die Polizei und GEGEN den Stellenabbau bei selbiger!

8. PEGIDA ist FÜR die Ausschöpfung und Umsetzung der vorhandenen Gesetze zum Thema Asyl und Abschiebung!

9. PEGIDA ist FÜR eine Null-Toleranz-Politik gegenüber straffällig gewordenen Asylbewerbern und Migranten!

10. PEGIDA ist FÜR den Widerstand gegen eine frauenfeindliche, gewaltbetonte politische Ideologie aber nicht gegen hier lebende, sich integrierende Muslime!

11. PEGIDA ist FÜR eine Zuwanderung nach dem Vorbild der Schweiz, Australiens, Kanadas oder Südafrikas!

12. PEGIDA ist FÜR sexuelle Selbstbestimmung!

13. PEGIDA ist FÜR die Erhaltung und den Schutz unserer christlich-jüdisch geprägten Abendlandkultur!

14. PEGIDA ist FÜR die Einführung von Bürgerentscheidungen nach dem Vorbild der Schweiz!

15. PEGIDA ist GEGEN Waffenlieferungen an verfassungsfeindliche, verbotene Organisationen wie z.B. PKK

16. PEGIDA ist GEGEN das Zulassen von Parallelgesellschaften/Parallelgerichte in unserer Mitte, wie Sharia-Gerichte, Sharia-Polizei, Friedensrichter usw.

17. PEGIDA ist GEGEN dieses wahnwitzige “Gender Mainstreaming”, auch oft “Genderisierung” genannt, die nahezu schon zwanghafte, politisch korrekte Geschlechtsneutralisierung unserer Sprache!

18. PEGIDA ist GEGEN Radikalismus egal ob religiös oder politisch motiviert!

19. PEGIDA ist GEGEN Hassprediger, egal welcher Religion zugehörig!

Allemagne- Musulman- Integrisme- Patriotische Europäer Gegen die Islamisierung des Abendlandes (PEGIDA) (Européens patriotes contre l'islamisation) Kaiserreich partei-Parti Imperial europeen
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 10:44

Sous Louis XIV, de 1677 à 1697, soit pendant 20 ans, la France a occupé la ville de Fribourg en Brisgau et à la même époque après la Révocation de l’Edit de Nantes en 1685, 40 000 Huguenots ont émigré pour certaines régions d’Allemagne dont 20 000 pour le seul Etat de Brandebourg (Berlin),

De 1789 à 1815, soit pendant 25 ans, 140 000 nobles français ont émigrés pour une bonne partie en Allemagne spécialement à Hambourg, Cologne et surtout dans l’Electorat de Trèves, et de nombreux civils et militaires sous le Consulat et le Premier Empire Napoléonien avec la création des 4 départements français sur le territoire de la Sarre, de la Rhénanie Palatinat de 1797 à 1814 :

.le Mont-Tonnerre avec chef-lieu Mayence et ses sous-préfectures Spire, Kaiserslautern et Deux-Ponts,

.le Rhin-et-Moselle avec chef-lieu Coblence, et les deux sous-préfectures Bonn et Simmern.

.la Roer avec chef-lieu Aix-la-Chapelle et les sous-préfectures Clèves, Cologne et Crevelt (territoire correspondant aujourd'hui à la partie du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie,

.la Sarre avec chef-lieu Trèves et ses sous-préfectures Birkenfeld, Prüm et Sarrebruck (territoire correspondant à une partie du Land de la Sarre d'aujourd’hui et d’une partie de la Rhénanie-Palatinat).

Après la Première guerre mondiale, par application du traité de Versailles, 210 000 Français ont occupé la Rive gauche du Rhin puis la Ruhr de Duisbourg à Dortmund pendant 10 ans de 1920 à 1930.

Enfin de 1945 à aujourd’hui, plusieurs centaines de milliers de militaires ont séjourné en Rhénanie-Palatinat, Bade-Wurtemberg et à Berlin dans environ une centaine de villes de garnison essentiellement en Sarre, en Rhénanie-Palatinat et au Bade Wurtemberg ou à Berlin : Achern - Althausen - Alzey - Andernach - Aulendorf - Bad Bergzabern - Bad Ems - Bad Godesberg - Bad Kreuznach - Bad Lauterberg - Bad Neuenach - Baden Baden - Balingen -Baumholden - Bendorf - Bergzabern - Berlin - Baumgarten - Bernkastel - Bingen - Birkenfeld - Bitburg - Boppart - Breihulen - Bühl - Calw - Coblence - Cochern – Constance - Dachau -Daun -Diez - Donaueschingen - Ebingen - Edenkoben - Ehingen - Emmendingen -Erzingen -Falkau - Finthen - Frankenthal - Frankfurt - Freiburg - Freudenstadt - Friedrichshafen - Friesenheim - Fritzlach -Fürth am wald - Germersheim - Giessen - Goslar - Gottmadingen - Grünstadt - Hachenburg - Hasborn - Hassloch - Hechingen - Hermerskeil - Herrenalb - Homburg - Horb - Homberg - Idar Oberstein - Iffezheim - Immendingen - Immenstadt - Ingelheim - Kaiserslautern - Kandel - Kappelrodeck - Karlsruhe - Kehl - Kenzingen - Kirchen - Kirchheimbolanden - Kirn - Konz - Kusel - Kyllburg - Lachen speyerdorf - Lahr - Lambrecht - Landau - Landstuhl - Langenargen - Laufenburg - Lindau - Linx - Ludwigshafen - Lörrach – Marburg - Mayen - Mayence - Meersburg - Mengen - Merzig - Messkirch - Metzingen - Montabaur - Murnau - Mülheim - Münsingen - Neunkirchen - Neustadt - Neustadt/Titisee - Neuwied - Niedermendig - Oberkirch - Oberlahnstein - Oberndorf - Oberwinter - Ochasenhausen - Offenburg - Oppenheim - Ottweiler - Pforzheim - Pfullendorf/Stetten - Pirmasens - Radolfzell - Ramstein - Rastatt - Ravensburg - Reichenbach - Renchen - Reutlingen -Rheinbischofsheim - Rheinfelden - Riedlingen - Rockenhausen - Rotenburg - Rotenfels - Rottweil - Saarbrucken - Saaburg - Sackingen - Sarrelouis - Salgau - Schopfheim - Sigmaringen - Simmer - Speyer - St Goar - St Goarshausen - St Ingert - Stetten - Stockach - Sulzbach - Tenningen - Tettnang - Traben/Trabach -Treves - Tübingen - Überlingen - Unterhausen - Vallendar - Vieux/Brisach - Villingen - Volklingen - Waldshut - Wangen - Weil am Rhein - Weingarten - Wengenrohr - Wetzlach - Wildbad - Wittlich - Wolfach -Worms -Zweibrücken -

dont 50000 à Baden-Baden et jusqu’à 13 000 hommes à Trèves ou ils représentaient dans chacune de ces deux villes environ 10 % de la population.

Alors que des milliers de civils et de militaires français ont ainsi séjourné plusieurs mois voire plusieurs années en Allemagne plus particulièrement en Rhénanie-Palatinat, au Bade-Wurtemberg et à Berlin et que la langue française est devenue la langue majoritairement apprise par les étrangers instruits en Allemagne pendant 250 ans de Louis XIV à la Première guerre mondiale et plus largement celle de la noblesse et de la grande bourgeoisie européenne, que reste-t-il de la langue française en Allemagne et de la langue allemande en France et quel est le niveau des échanges culturels en dépit des efforts de l’Office Franco-Allemand ?

S’agissant de la langue française et de l’influence culturelle de la France dans la Rive gauche du Rhin le Bade-Wurtemberg et même Berlin, il n’en reste guère de trace; seule exception la Sarre qui vient d’introduire courageusement le bilinguisme.

S’agissant de l’Allemand et de l’influence culturelle allemande en France, un constat aussi affligeant doit être fait.

A tel point que lors de la création de la Brigade franco-allemande en 1989, les autorités militaires ne trouveront rien de mieux que de choisir comme langue de travail l’anglais plutôt que de pratiquer le bilinguisme.

Non seulement les autorités militaires françaises en Allemagne n’ont rien fait pour inciter tous les jeunes Français qui sont encore vivants qui ont effectué leur service militaire en Allemagne jusqu’à la fin de la conscription en 1994 à apprendre l’Allemand alors pourtant que la France et l’Allemagne étaient depuis 35 ans membres fondateurs de l’Union Européenne et n’ont guère fait davantage après, avec les militaires français de carrière restés stationnés en Allemagne.

Bien au contraire, en France les autorités civiles ont tout fait en Alsace et dans la partie de la Lorraine germanophone depuis 100 ans, pour limiter non seulement l’usage mais l’enseignement de l’Allemand après la réintégration à la France de l’Alsace-Lorraine.

Pourtant il est évident que pour favoriser la libre circulation des personnes et des travailleurs mais également la cohésion de l’Union Européenne, la France aurait eu tout à gagner à l’instauration du bilinguisme en Alsace-Lorraine comme vient de le faire la Sarre et l’a toujours fait le Luxembourg, et les Länder de Rhénanie Palatinat et du Bade-Wurtemberg à privilégier l’enseignement du Français comme premier langue étrangère.

Il n’est pas normal que la proportion de Polonais qui parlent aujourd’hui l’allemand en Pologne soit très supérieure à celle des Français. En effet 26 % des Polonais savent parler allemand et seulement 25 % l’anglais (le nouveau président de l’Union Européenne Donald Tusk ne sait pas l’anglais et seulement ).

S’il serait normal que l’anglais, qui est la langue maternelle d’environ 13 % de citoyens européens de deux Etats européens, le Royaume Uni et l’Irlande, soit traité à égalité avec le Français langue maternelle de 13 % également de citoyens de trois Etats membres, au niveau des institutions européennes, quoique rentrés beaucoup plus tard dans l’Europe et si ce n’est l’inconvénient qu’il véhicule non plus comme il y a encore 40 ans la culture du Royaume Uni mais celle désormais des Etats Unis d’Amérique, qui nuit manifestement à la création de l’Unité Européenne, en revanche il est parfaitement anormal que l’allemand qui est la langue maternelle de deux Etats européens représentant environ 16 % des citoyens de l’Union soit réduit à la portion congrue comme tend à y être réduit le français.

La France qui s’est toujours voulue comme le moteur de l’Union Européenne porte une lourde responsabilité et notamment son armée qui disposait d’un facteur puissant d’intégration européenne qu’elle a négligé du fait de son aspiration chronique critiquable à réintégrer l’Otan.

Pourtant si les hommes politiques européens prenaient un peu la peine d’apprendre l’histoire de la Suisse et de l’observer comme un espèce de laboratoire de l’Union, ils sauraient qu’un débat virulent y est actuellement mené en Suisse latine et romande notamment contre la volonté des cantons de langues allemandes, à l’exception de ceux comme Berne ou Bâle situés sur la frontière linguistique, de privilégier l’enseignement de l’anglais comme première langue étrangère au détriment du français alors que les cantons romands continuent de vouloir privilégier l’allemand. En effet si en Suisse le français n’est la langue maternelle que d’un peu plus de 20 % des Suisses et l’allemand (à l’écrit, le dialecte à l’oral) celle de 70 %, l’enseignement comme première langue étrangère d’une des langues nationales a toujours fait consensus au niveau de la protection de la cohésion nationale, les Suisses ne pouvant qu’être épouvantés de la situation actuelle de la Belgique. A tel point que, bien que, comme les Lander allemands, l’enseignement relève de la compétence des cantons, il est de plus en plus sérieusement question d’inscrire dans la Constitution Fédérale le principe de l’enseignement obligatoire en premier langue étrangère nationale soit le français ou l’italien pour les alémaniques, le français ou l’allemand pour les italophones, et l’allemand ou l’italien pour les francophones. En outre comme la Sarre, les cantons situés sur la frontière linguistique français-allemand songent de plus en plus à y développer le bilinguisme sans pour autant que l’anglais du fait de sa plus grande facilité et son attractivité surtout culturelle soit prétérité par sa « relégation » comme deuxième langue étrangère enseignée car n’ayant pas vocation, aucun canton n’étant anglophone à devenir comme une cinquième langue nationale derrière l’allemand, le français, l’italien ou le romanche.

L’avenir pour les hommes politiques, les hommes d’affaires, les ingénieurs ….. est au trilinguisme et non au monolinguisme ce dont viennent de se rendre compte même les anglais qui découvrent le fait que la méconnaissance des langues étrangères nuit au commerce et dont le Premier Ministre a cru intelligent avec son sens de la provocation anti-européenne d’estimer qu’il fallait privilégier l’enseignement du chinois puisque la Chine est le principal marché mondial.

Félicitation encore au Lander de Sarre pour l’introduction du bilinguisme franco-allemand qui ne nuira pas pour autant à l’enseignement de l’anglais mais constitue un bel exemple pour l’osmose des populations sur les frontières linguistiques internes de l’Union.

~~Union Européenne-Allemagne-France-Allemand-Français- Langue-Culture-Huguenots- Nobles émigrés- Armées Françaises-Forces Françaises en Allemagne- Sarre- Rhénanie-Palatinat-Bade-Wurtemberg-Rive Gauche du Rhin- Ruhr-Berlin-Alsace-Lorraine-Frontières linguistiques- Bilinguisme-Suisse
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