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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 17:33

 

 

 L’Europe des Nations, sur la base de laquelle tente péniblement de se construire l’Union Européenne, se trouve confrontée à un danger mortel celui de la montée sur son territoire du nationalisme développé par les partis essentiellement d’Extrême Droite qui,  en pratiquant toutes les formes du populisme,  pénètrent des couches de plus en plus larges de la population.

Cela va de la Suède à 8%, à près de 40% en Pologne, Autriche, Hongrie, etc., en passant par une sorte de moyenne autour de 15 à 20%, comme c'est le cas en France, Pays-Bas, Belgique.. Et un tel phénomène touche l’ensemble de l’Europe y compris la Suisse ou dans ce pays une part croissante de la population finit par se convaincre que si elle vit relativement mieux, c’est précisément parce qu’elle ne ferait pas partie de l’Union Européenne à tel point que le parti d’extrême droite en progression l’UDC exige que la Confédération retire définitivement sa demande d’adhésion à l’Union Européenne donnant des idées à la dirigeante du Front National français.

 

Plusieurs causes  expliquent un tel développement : des causes sociales, des causes politiques, et des causes raciales et plus récemment la crise financière née d’un endettement excessif des Etats et des ménages qui met en péril l’Euro.

 

En France, le  Front National  recrute maintenant dans les milieux ouvriers de gauche souvent chez d’anciens adhérents du parti communiste en présentant pas seulement le gouvernement en place mais l’Union Européenne et sa monnaie l’euro, comme  responsable des délocalisations, de l’inflation , des mesures d’austérité , de l’immigration…. en fait de tous les maux.

 

Non seulement la gauche modérée française (le Parti Socialiste dont les dirigeants sont presque tous de hauts bourgeois se drapant dans des postures morales insupportables de « mauvaise foi » en feignant d'ignorer les vrais difficultés du peuple)   s’est révélée incapable de comprendre les classes populaires, les ouvriers et les employés, ne s'occupant en gros que des classes moyennes plutôt aisées et instruites petite-bourgeoises alors que la chute du communisme internationaliste en Europe de l’Est retirait à ces classes populaires l’espoir de voir le parti communiste capable d’imposer à cette gauche modérée la satisfaction de certaines de ses revendications, mais également  l’Union Européenne s’est montré incapable, sauf peut-être  aux yeux du monde des paysans et des agriculteurs, d’apparaitre autrement que comme une organisation bureaucratique, incapable de protéger petits employés et salariés contre toutes les formes d’insécurité. Or depuis 40 ans, y compris dans l’Union Européenne, le chômage s’est maintenu à des niveaux élevés tandis que parallèlement une très forte immigration s’installait dans tous ses Etats membres. Chômage, délocalisations,  libéralisations de pans entiers de l'économie, effondrement du petit commerce de centre-ville, etc, tous ces phénomènes ont engendré une précarisation au sein mêmes des classes moyennes, qui n'ont plus du tout l'assurance de prendre « l'ascenseur  social », et leurs enfants encore moins ; bien au contraire, on commence à assister  à une vraie paupérisation des classes moyennes , avec ce que cela engendre comme difficultés en chaîne : problème de logement, installation dans des quartiers ultra-défavorisés, perte du « statut social » aux yeux des « autres », sentiment de « honte sociale » mais aussi esprit de revanche .

 

En  outre en partie seulement du fait de la crise économique qui perdure, les émigrés  sont de moins en moins admiratifs de la société occidentale qui n’a plus la volonté et la capacité de les assimiler se réfugiant dans le  multiculturalisme qui  s’avère étre un obstacle en définitive à une bonne cohabitation avec les populations installées depuis plusieurs générations.

 

Ainsi dans les pays scandinaves, c'est plutôt la cause raciale qui domine car, après avoir longtemps cru que les nombreux immigrés généreusement accueillis n’allaient l'être qu'à titre provisoire, les Suédois, les Danois, les Norvégiens  se rendent compte que ces populations s'installent pour beaucoup définitivement et que de nouvelles générations nées sur leur sol apparaissent... Aux Pays-Bas, l’extrême droite ( Pim Fortuyn)  se nourrit essentiellement de sa lutte contre l’émigration musulmane et en Allemagne contre les Turcs musulmans.

 

En Europe Centrale et Orientale, les Etats Membres n'ont finalement pour ainsi dire jamais connu la démocratie de type occidental depuis leur naissance comme Etat-nation puisqu'ils ont connu le joug soviétique pendant 45 ans, le joug nazi durant 5 ans, et qu'avant 1939, seuls certains d'entres-eux avait eu le temps d'expérimenter la démocratie entre 1918 et le début des années 30. Ensuite  longtemps soumis par les soviétiques, ces nouveaux états nations ont développé  un sentiment nationaliste très fort qui, après le départ des soviétiques, s'est exacerbé, provocant d'ailleurs le séparatisme slovaque.

La Hongrie qui détient actuellement la Présidence  de l’Union  montre les signes les plus inquiétants d’un nationalisme exacerbé  (parti Jobbik) dont on ne voit pas comment l’Union cherche à le contrer.

Mais l’Autriche ( parti FPO) elle-même qui ne s’est pourtant pas trouvée, depuis l’éclatement de l’empire austro-hongrois, dans la situation de ses voisins connait depuis des années un fort développement de son extrême droite nationaliste.

 

En Italie, la Droite Nationaliste est forte  dans le Nord avec la Ligue du Nord ultra-xénophobe (Ligurie, Vénétie, Piémont et Lombardie) car  l'Italie n'est réunifiée que depuis  1871 et son Nord industrialisé supporte de moins en moins d’avoir à payer pour un Sud encore largement sous-développé. 

 

Pour la Belgique, la raison est très voisine avec la naissance du « Vlamsblok » (Front Flamand) d’extrême droite tourné contre  la Wallonie francophone devenue moins riche et  à l’égard de laquelle  les flamands ne veulent plus étre solidaires. …..

  

Troisième grande raison : Autrefois en Europe, la classe dominante dominait, mais au moins restait au contact du peuple et des classes moyennes.  La religion lui imposait un minimum de morale sociale. Aujourd’hui  même si certains membres de la classe dirigeante sont issus des  classes populaires, elle n’est absolument pas gênée par le fait que l’écart entre le salaire minimum et le  maximum autrefois de l’ordre de 1 à 20 soit passé de 1 à 500 sans que la gauche modérée ne dénonce fortement une telle injustice  quand dans le même temps les classes populaires n’arrivent plus à « joindre les deux bouts ». En outre son impunité en cas de comportements coupables devient insupportable aux yeux d'une fraction grandissante de la population en « déchéance sociale ». 

 

Dernière raison  la crise financière née de l’imitation irréfléchie par l’Europe du modèle libéral anglo-saxon après l’effondrement du socialisme à l’Est du continent rendu totalement incontrôlable depuis l’abolition unilatérale par les Etats Unis d’Amérique du système monétaire de Bretton-Woods le 15 aout 1971 qui a permis un surendettement généralisée à quelques exceptions prés de l’Occident.

 

Ainsi dernièrement en Finlande le dimanche 17 avril 2011, le parti d’Extrême droite  « les Vrais Finlandais » a récolté les voix de  18% des électeurs et son porte-parole s’est empressé de dire que son parti était contre l’aide que l’ Europe allait apporter au Portugal.

 

Or , alors que les gouvernements de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal, de l’Espagne et de l’Italie, de la France  notamment  ont voulu adopter l’euro, ils ont de manière totalement irresponsable, profité de la baisse historique des taux d’intérêts ( devenus des taux allemands) pour  s’endetter et laisser s’endetter les ménages  sans profiter d’un tel atout pour effecteur les réformes intérieures dont ils avaient besoin. La crise financière partie des banques anglo-saxonnes les contraint aujourd’hui de mettre à la  « diète » non seulement les classes moyennes mais également les classes populaires qui,  après l’euphorie de l’adhésion de leur  pays à l’Union et à l’Euro, commencent  à rendre cette adhésion responsable de leurs malheurs ouvrant le renouveau d’un nationalisme dangereux.

 

L’Union Européenne se doit de réagir au plus vite en  montrant qu’elle seule peut garantir dans le cadre de ses frontières la sécurité générale de ses citoyens par une maitrise efficace de l’émigration, la remise en cause de la mondialisation  et le développement d’une politique énergétique et d’approvisionnement en matières premières avec les pays producteurs par le biais d’une augmentation négociée des prix  permettant à ces pays de créer massivement des emplois susceptibles de retenir leur jeunesse sur place.  Elle a déjà trop laissé ses citoyens commencer de penser que seul le repli dans les frontières nationales est la solution à leurs difficultés alors qu’une telle option serait tout simplement suicidaire.

 

Ayons simplement à l’esprit que si le pétrole était plus cher encore, le cout des transports dans  le prix de nombreux produits importés  augmenterait sensiblement  et serait moins intéressant y compris celui de ceux provenant de délocalisations alors qu’un développement massif des transports publics serait de nature dans l’Union à compenser au moins pour le plus grand nombre les couts de déplacement domicile-travail tout en économisant un  pétrole en voie d’épuisement et dont la hausse du prix est inéluctable.

 

 

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