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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 14:35

 

 

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S’agissant de l’Ukraine, il convient de rappeler qu’à la différence de la quasi-totalité des Etats nations européens, elle n’a jamais constitué un royaume avec à sa tête des rois issus d’une longue dynastie mais seulement, vers le début du X° siècle,  une principauté  avec à sa tête des princes d’origine Varègue, à l’origine de la première dynastie qui allait régner sur le futur empire russe. L’année 911 marque en effet la véritable reconnaissance internationale d’un Etat kiévien slave sur lequel règne Oleg  le Sage par sa signature d’un traité avec l’empire romain d’Orient. Après sa mort, le territoire de l’Etat kiévien se fragmente rapidement. Kiev est saccagée par le prince de Vladimir 1169.  En 1238 les mongols brulent et pillent  Moscou  qui n'est encore qu'un avant-poste commercial négligeable dans la  principauté de Vladimir-Souzdal à la tête de laquelle se trouve Alexandre Nevsky  laquelle  conserve sa souveraineté ; en revanche Kiev est pillée par les Coumans puis par les Tatars en 1240 lesquels contraignent les autres principautés russes et ruthènes à  reconnaître leur souveraineté.

Durant cette période du XIII- XIV siècle,  chaque principauté ruthène mène sa propre politique; celles du Nord-Est (Tchernihiv, Pereïaslavl) se rapprochent des principautés russes telles Novgorod ou Moscou, tandis que celles du centre (Kiev et Tourov) cherchent l’alliance lituanienne.

Sur le territoire de l’Ukraine occidentale d’aujourd’hui, succède à l’Etat de Ruthénie la principauté de Galicie, la plus puissante des principautés ruthènes. C’est Daniel Ier, fils de Roman le Grand qui unit la Galicie et la Volhynie.  Il devient vite le plus puissant des princes ruthènes et étend son pouvoir en occupant Kiev. En  1245, il écrase les Polonais et les Hongrois à Jarosław, mais il est contraint de se plier devant des Mongols de la Horde d'or dont il essaie de se libérer. Il est couronné premier roi de Galicie-Volhynie en 1253. Pendant son règne, son royaume connaît un développement important. Il fonde les villes de Chełm, près de Lublin, et de Lviv. L'immigration contribue au développement économique du pays avec l'arrivée des commerçants juifs, arméniens et des artisans allemands. Des routes commerciales se développent, reliant la Mer Noire à la Pologne, au Saint-Empire et à la Mer Baltique. Daniel transfère sa capitale de Halych à Chelm. À son apogée, la principauté de Galicie-Volhynie englobe tout le sud-ouest de la Ruthénie, avec la Ruthénie rouge et la Ruthénie noire, et est suzeraine des voïvodats moldaves. Après sa mort, ses fils Chvarno et Léon (Lev) Ier lui succèdent. Léon transfère la capitale du pays à Lviv en 1272.

A cette même époque le premier souverain de la principauté de Moscou, Daniel Moskovski (1261-1303) est  le plus jeune fils d'Alexandre Nevsky. Daniel Ier  commence à élargir sa principauté en prenant Kolomna tout en s'assurant de la transmission héréditaire de  Pereslavl-Zalesski.  Daniel meurt en 1303.

Cette même année 1303, le roi de Galicie-Volhynie George Ier, fils de Léon,  obtient du patriarche de

Constantinople Athanase Ier la nomination d'un métropolite à Halytch. À sa mort, le pays est gouverné par ses fils André II et George II qui sont tués en 1323 en combattant les Mongols. Leur mort marque la fin du règne des héritiers de Roman le Grand en Galicie-Volhynie.

A cette même époque, Iouri III, fils de Daniel Moskovsky  contrôle alors l'ensemble du bassin de la rivière Moskva. Il forge  une alliance avec Özbeg de la  Horde d’or en épousant la sœur du khan, pour obtenir le droit de revendiquer le titre de Grand-duc de Vladimir-Souzdal, position qui lui permet de se confronter à la république des Novgorod. Son  successeur, Ivan Ier de Russie (1288-1340) conserve le titre de Grand-Duc, grâce à sa coopération étroite avec les Mongols. Cette relation lui permet aussi d'avoir l'ascendant sur le principal rival de Moscou à l'époque : la ville de Tver qui se révolte contre la Horde d’or en 1327, soulèvement qui est réprimé par les forces conjointes des Mongols et des Moscovites. Ivan Ier  utilise aussi sa richesse pour étendre et acquérir des terres et des principautés alentour. En 1327, le métropolite Pierre de Moscou  transfère sa résidence de Vladimir à Moscou, ce qui augmente le prestige de la principauté. En 1328, il se rend à la Horde d'or  pour y être investi et il rentre avec le titre de grand-prince de Moscou, de Vladimir et de toute la Russie, après la déposition d'Alexandre II Vladimirski de Tver.

Le dernier souverain de la principauté de Galicie-Volhynie est Boleslas, le neveu de Léon et le fils de Trojden Ier de Czersk qui  est empoisonné en 1340.  De 1349 à 1352, le roi de Pologne Casimir III le Grand et le grand-duc de Lituanie Gediminas s'affrontent pour s'emparer de la principauté de Galicie-Volhynie. En 1352, la Pologne et la Lituanie concluent un accord sur le partage de la Galicie-Volhynie. Casimir III le Grand obtient la Galicie, la Podolie et un morceau de la Volhynie. Le reste de la Volhynie et la Podlachie deviennent lituaniennes. Dans le même temps, les Polonais et les Lituaniens combattent les Mongols et finalement toute l’Ukraine septentrionale passe sous l’autorité de la Pologne et de la Lituanie, qui annexe Kiev en 1362.

De leur côté,  les successeurs d'Ivan Ier continuent à rassembler les terres russes et entrent rapidement en conflit d'intérêt avec le  Grand-duché de Lituanie. Le Grand-Duc de Lituanie, Olgierd s'allie par mariage avec  Tver et entreprend  trois expéditions contre Moscou en 1367, 1368, en 1370.

Dimitri IV de Russie a neuf ans quand ses parents décèdent et que le titre de Grand-Duc glisse entre les mains de son parent éloigné, Dimitri III Constantinovitch.  Dimitri IV se montre le champion de l'orthodoxie en réunissant les principautés de la Russie dans sa lutte contre la Horde d'or. Il défait l'autorité du khan et bat son commandant à  la bataille de Koulikovo en 1380, même si cependant  Moscou  est encore envahie quelques années plus tard.

À la suite de l’union entre la Pologne et la Lituanie, conclue en 1385, une intense politique de repeuplement a lieu en Ukraine occidentale: des Polonais, des Moldaves, des Allemands, des Arméniens et des Juifs immigrent dans le pays. La noblesse d’Ukraine occidentale est souvent « polonisée ».

En 1389, Dimitri IV de Russie  passe le trône à son fils Vassili Ier de Russie, sans se soucier d'obtenir l'accord du khan.

Vassili Ier (1371 - 1425) poursuit la politique de son père et  ne rend pas hommage au khan, mais il est contraint, après le raid d'Edigu en 1408, de mener une politique plus conciliante avec la Horde. Il est marié à la fille unique du Grand-Duc de Lituanie, Vytautas le Grand, ce qui lui permait d'éviter les conflits ouverts avec son puissant beau-père, malgré l'annexion, par celui-ci, de Smolensk. Ces années de paix sont marquées par l'expansion continue de la principauté, à l'est par l'annexion de la république de Nijni Novgorod et de la principauté de Souzdal en 1392 et au nord par l'annexion de Vologda, Veliki Oustioug et du bassin de la Vytchegda en 1398.

La législation polonaise est introduite en Ukraine occidentale en 1434. Si la Pologne mène une politique relativement tolérante vis-à-vis de l’orthodoxie, le catholicisme progresse dans les territoires sous sa domination. C’est durant cette domination lituano-polonaise, à partir du XV°  siècle, que se forment les Cosaques, des paysans  ruthènes orthodoxes qui refusent la servitude et l’assimilation aux Polonais catholiques. Le royaume de Pologne les tolère et les utilise contre les Tatars. Cette l’influence polonaise pénètre plus lentement dans les territoires relevant du grand-duché de Lituanie. L’orthodoxie y garde sa prédominance.

En ce   XV° siècle, , en dehors des territoires annexés par le royaume de Pologne ou le Grand-Duché de Lituanie, si plusieurs princes revendiquent encore leur autonomie ou leur indépendance, Ivan III de Russie (1440-1505) les contraint  à reconnaître son autorité militaire, judiciaire, et diplomatique. La principauté annexe la  république de Novgorod en 1478 et le Grand-Duché de  Tver en 1485 et par héritage Ivan III  acquiert la principauté de Riazan, alors que les princes de Rostov, Veliki et Iaroslav lui rendent hommage. La Grande-Principauté de Moscou a ainsi acquis la pleine souveraineté sur une partie significative des terres russes en 1480, lorsque la domination de la Horde d'or prend fin. Mais Ivan III  reste confronté au  Grand-duché de Lituanie, avec qui il a des conflits frontalier pour le contrôle du bassin du Dniepr et du Donets. Après une guerre longue conclue en 1503 contre la Lituanie, Ivan III étend sa principauté vers l'ouest, dans l'ouest de l'ancienne Rus de Kiev. `

Ivan IV Vassiliévitch  dit Ivan le Terrible,  grand-prince de Vladimir et Moscou devient  le premier tsar de Russie  en 1547.

En Ukraine occidentale les rapports de force au sein de l’État polono-lituanien tournent à l’avantage des Polonais. L’Union de  Lublin en janvier 1569 consacre le triomphe de la Pologne. La Lituanie perd la plus grande partie de ses possessions ukrainiennes (Podlachie, Volhynie, Podolie, région de Bratslav et de Kiev). La noblesse de ces régions se polonise et se convertit au catholicisme. Le haut-clergé orthodoxe est tenté par le rapprochement avec Rome.

Ivan IV de Russie meurt en 1584.

Au  XVI° siècle, plusieurs soulèvements cosaques ont lieu contre la noblesse polonaise dont le plus célèbre est mené par l`Hetman cosaque Severyn Nalyvaïko en 1594.

Le métropolite de Kiev et une partie du haut-clergé, en réaction contre les interventions réformatrices du patriarche de Constantinople, se rallie à Rome lors du concile de Brest-Litovsk en 1596. L'Union de l’Eglise de la Rus’ de Kiev avec Rome forme l'Eglise grecque-catholique ukrainienne uniate.

En 1648, l’hetman Bohdan Khmelnytskyi se soulève à son tour contre la Pologne. Le 16 mai allié aux Tatares de Crimée et aux Russes de Moscou, il bat les Polonais à Jovti Vody et le 26 mai à Korsoun. C’est  le début de la guerre de libération qui ébranle les fondations et la stabilité de l’union lituano-polonaise. Ce soulèvement  aboutit  à la naissance d’un territoire Cosaque autonome appelé « Ukraine » (« Confint  ou Marche », en ukrainien) dans le bassin du Dniepr, entre la Pologne et la Russie. L’Ukraine de la Rive Gauche est intégrée à la Russie en tant qu’Hetmanat cosaque par le traité de Pereïaslav en 1654 et la guerre russo-polonaise qui s’en est suivie.

En 1708, l’hetman Ivan Mazzepa  fait reconnaître l’indépendance par  le roi Charles XII de Suède mais dès 1709,  le tsar  Pierre Ier bat Ivan Mazeppa et les Suédois à  Poltava. Les Cosaques deviennent vassaux de la Russie, qui les utilise dans son expansion contre l’Empire Ottoman et la Pologne

Le 2 novembre 1721, Pierre prend le titre d'« Empereur de toutes les Russies », en plus du traditionnel titre de Tsar qui lui était jusque-là accordé. Catherine II de Russie (1762-1796), autocrate éclairée, achève la conquête des steppes situées au bord de la mer Noire après avoir défait l'empire ottoman et le khanat de Crimée et repousse vers l'ouest les frontières de l'empire russe grâce au partage de la Pologne. La Petite Russie (Ukraine) et la Russie blanche (Biélorussie) sont désormais entièrement en territoire russe.

Quant au sud de l’Ukraine, il reste sous le contrôle de l’empire Ottoman. En 1772, lors du 1er partage de la Pologne, la Galicie (Ukraine de l’ouest) devient  autrichienne. En  1793, lors du 2e partage, Catherine la Grande, impératrice de Russie, supprime l’autonomie des Cosaques, et étend l’Empire russe jusqu’à la mer Noire. Les trois quarts de l’actuelle Ukraine sont dès lors russes.Buccovine et Bessarabie sont encore moldaves, tandis que le comté de  Maramtie, l’actuelle Ruthénie transcarpatique est encore hongrois.

La Première Guerre mondiale et la Révolution russe détruisent les Empires russe et autrichien, les Ukrainiens déclarent leur indépendance. Le 20 novembre, la Rada centrale proclame la République populaire ukrainienne, reconnue par la France et la Grande-Bretagne en janvier 1918, et déclare son indépendance le 22 janvier 1918. Cependant, l’offensive des Bolchéviks contraint le gouvernement à quitter Kiev en février 1918. En mars 1918, par l’armistice de Brest-Litovsk, Lénine livre l’Ukraine aux occupants allemands, qui permettent le retour du gouvernement à Kiev. Mais une période de terribles troubles s’ensuit : corps francs allemands, troupes russes débandées, anarchistes de Nestor Makhno, différentes factions ukrainiennes (pro-alliées, pro-allemandes ou pro-bolchéviques) s’affrontent, pillant villes et villages. Le 29 avril, Mikhaïlo Hrouchevsky est réélu président, mais un coup d’État conservateur proclame Pavlo Skoropadsky hetman de l’État d'Ukraine. En même temps et à la suite de la chute de l’Empire austro-hongrois, la petite Ukraine transcarpatique, jadis hongroise et brièvement indépendante en novembre 1918, vote son rattachement à la Tchécoslovaquie et quant à la Bucovine, sa minorité ukrainienne se résigne à son rattachement à la Roumanie.  Un gouvernement ukrainien prend  le pouvoir en Galicie et proclame une République populaire d'Ukraine occidentale (ZUNR) 9 novembre à Lviv. Il en a été  de même  trois jours plus tôt, le 6 novembre 1918 dans le nord-ouest de la Bukovine et le 19 novembre 1918 en Transcarpathie, ainsi qu’autour de Lemko en Galicie occidentale. Mais les polonais de Galicie et les roumains de Bucovine proclament simultanément leurs ralliements respectivement à la Pologne renaissante et au royaume de Roumanie, de sorte que le gouvernement de la ZUNR doit s’établir à Ternopil ; les gouvernements ukrainiens de Lemko, de Bukovine et Trancarpathie ont des existences encore plus brèves, et l’année suivante, Polonais et Roumains sont admis à faire valoir leurs revendications à la Conférence de paix de Paris, alors que ce droit est refusé aux Ukrainiens. Pourtant, en dépit de la guerre polono-ukrainienne de Galicie, et de sa non-reconnaissance par les puissances occidentales, le gouvernement de la ZUNR réussit à maintenir son autorité autour de Ternopil, une région de Galicie où il n’y avait que très peu de Polonais. Le 1er décembre 1918, le secrétariat d’État de la République populaire d’Ukraine occidentale conclut un accord préliminaire avec le Directoire de la République populaire ukrainienne, portant sur l'union des deux états ukrainiens. L'accord est approuvé par la Rada de la ZUNR le 3 janvier 1919 et par le Directoire le 22 janvier 1919, date à laquelle l'union est officiellement proclamée. Dès lors, la ZUNR prend le nom de province de l'ouest de la République populaire ukrainienne. Mais l’union n’est pas pleinement établie : les organismes gouvernementaux de la ZUNR continuent de fonctionner séparément à Ternopil.

Le 22 janvier 1919, UNR et ZUNR s’unissent, mais en même temps, les Allemands se retirent, et dans le vide ainsi créé se déclenche une confuse guerre de harcèlement de type "chacun contre tous les autres" entre troupes russes blanches (dirigées par le général Dénikine et soutenues par les armées Alliées franco-britanniques), l’Armée rouge des Bolchéviks, l’armée nationaliste ukrainienne de Simon Petlioura et l’armée anarchiste. À part les deux dernières, principalement composées d’Ukrainiens, toutes ces troupes vivent sur le pays et affament les villageois ukrainiens à coups de réquisitions répétées. Au cours de cet affrontement généralisé, les Français et les Britanniques occupent Odessa, Sébastopol et d’autres ports, mais l’intervention tourne court à cause du manque de moyens engagés, des mutineries de la mer Noire et de l’hostilité de la population exaspérée par les réquisitions (mars-avril 1919). Vers la fin de 1919 et la première moitié de 1920, les Bolcheviks finissent par l’emporter sur les autres belligérants, et la partie ex-russe de l’Ukraine, avec Kiev pour capitale, est intégrée à l’URSS créée en 1922, tandis que la partie ex-autrichienne, avec Lviv pour ville principale, est intégrée la Pologne dès 1921. . 

Après l’invasion de la Pologne en septembre 1939 par les troupes allemandes puis soviétiques, l'Union soviétique annexe les régions polonaises à forte minorité ukrainienne ; les régions à minorité ukrainienne de Roumanie suivent en juin 1940. Tous ces gains territoriaux sont incorporés à la République socialiste soviétique d'Ukraine en août 1940.

L’Ukraine agrandit ainsi son territoire, mais le régime stalinien est si répressif, que lorsque l’Allemagne nazie envahit l’URSS en 1941, certains Ukrainiens (essentiellement dans l'ouest du pays) accueillent la Wehrmacht en libératrice. Un certain nombre d’Ukrainiens s’engagent notamment dans les forces de police, l’Armée de libération de l'Ukraine, les Hiwis, et la  14° division de la Waffen SS. Plusieurs milliers d’Ukrainiens rejoignent, eux, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), réseau de Résistance nationaliste. Le 22 juin 1941, l’organisation des nationalistes ukrainiens proclame l’indépendance de l’Ukraine à Lviv. L’armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA) continue  son combat contre l’armée rouge ( jusqu’à son anéantissement en 1954). En 1944, l’Armée rouge "libère" l’Ukraine. Les Ukrainiens qui avaient servi les Allemands, et également les membres de l’UPA, sont en 1945, pour la plupart internés au Goulag comme traîtres (la majorité d'entre eux vont être amnistiés et libérés par Khroutchev après la mort de Staline). À la fin de la guerre, les pertes ukrainiennes s’élèvent à 8 millions de personnes dont 1,377 million de militaires soviétiques de nationalité ukrainienne (15,9 % des pertes totales de l’armée rouge) En 1945, pour souligner son rôle dans la défaite des nazis, l’ONU fait de l’Ukraine, en même temps que de l’URSS et de la Biélorussie, l’un des membres fondateurs de cette organisation. L’URSS y disposera ainsi de 3 voix au lieu d’une.

En 1945, Staline enlève à la Tchécoslovaquie la Ruthénie transcarpatique jadis hongroise (jusqu’en 1918) et la rattache à la République socialiste soviétique d'Ukraine. Enfin, en 1954, son successeur Nikita Khrouchtchev, qui avait été élevé en Ukraine, pour marquer le 300e anniversaire du traité de Pereïaslav, transfère la Crimée à la RSS d’Ukraine, dont l’unité territoriale est ainsi parachevée

Ce n’est qu’en 1989 que la libéralisation du régime soviétique et la libération de tous les détenus politiques permet aux Ukrainiens de s’organiser pour défendre leurs droits. En 1989, le Mouvement populaire d'Ukraine est créé. Lors des élections de mars 1990, les partis ukrainiens du bloc démocratique obtiennent environ 25 % des sièges au Parlement. Sous l’influence des députés démocrates, le Parlement adopte, le 16 juillet 1990, la Déclaration sur la souveraineté politique de l’Ukraine et l’indépendance complète de l’Ukraine est proclamée le 24 août 1991. La semaine suivante, l’URSS cesse d’exister à la suite de la dissolution décidée lors de la réunion à Minsk des dirigeants russe, ukrainien et biélorusse.

 

En conclusion, force est de constater que l’on ne peut parler d’une nation ukrainienne mais de différents peuples ukrainiens qui ont rarement partagé une histoire commune et qui ne s’imaginent  pas de ce fait, au-delà des divisions linguistiques et religieuses, un avenir commun ; la partie occidentale  rêvé d’abord de l’Occident et du modèle américain à travers une demande d’association  et même d’intégration irréaliste à  l’Union Européenne tandis  que les parties orientales et sud continuent de concevoir leur avenir du côté de la Russie à travers la CEI et une Union Eurasienne.

Dans une telle situation soit l’Ukraine doit se doter d’une constitution fédérale prônée par la Russie avec le risque à terme de partition soit elle ne conservera son unité qu’au prix de son intégration dans l’Union Eurasienne mais à condition qu’un accord historique de partenariat soit conclu entre celle-ci et l’Union Européenne programmant à long terme une unification des deux zones pour un projet d’Europe de 2050 de  Brest (ou plutôt de Caherciven  en Irlande)   Vladivostok.


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