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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 08:44

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU ROYAUME DE LOTHARINGIE PUIS DE BOURGOGNE-PROVENCE 

 

 

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

       

 

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

 

 

 

b.Evêché  de Marseille/ Vicomté de Marseille

Vicomtes de Marseille

 

Maison de Fos

En dessous de Guillaume, comte d’Avignon, marquis de Provence de de Roubad, comte d’Arles, l’empereur Conrad installe deux vicomtes pour les seconder, Nivion à Cavaillon et Arlulfe à Marseille. Arlulfe est à l'origine de la dynastie vicomtale de Marseille. La participation du fils d'Arlulfe, Guillaume Ier vicomte de Marseille, à la campagne de Guillaume le Libérateur, premier comte de Provence, contre les Sarrasins installés dans le Var, fait la fortune de sa famille et est à l'origine des nombreux fiefs de la famille de Marseille dans le Var. Selon certains auteurs, un troisième fils d'Arlulfe, Pons de Fos, reçoit de Guillaume Ier la vicomté de la ville de Marseille en apanage héréditaire, sous la condition de reconnaître sa suzeraineté.

De nos jours, les historiens penchent plutôt à rattacher l'origine de Pons de Fos à la famille des Baux et ont de fortes présomptions à le reconnaître en Pons, vicomte de Marseille en 965 auprès du comte Boson. Les successeurs de Pons de Fos, étendant la juridiction et les dépendances de ce fief, possédent dans la suite un territoire d’une vaste étendue. Ils deviennent maîtres d’une cinquantaine de villes, bourgs ou villages, parmi lesquels on distinguait Toulon, Hyères, Bregançon, La Ciotat, Cassis, Trets, Peynier, Aubagne, Puilobier, Fos, Roquevaire, Auriol.

 

.Guillaume Ier, (vers 935-1004), premier vicomte de Marseille de 977 à  1004

De sa première femme, Billielis ou Belielde de Marseille, fille d’Arlulf de Marseille, il a :

-Pons Ier futur  évêque de Marseille.

-Guillaume II de Marseille futur vicomte.                                                                     -Fulco ou Foulque de Marseille, futur  vicomte. 

-Billielis.

  

.Guillaume II de Marseille (vers 952-1047), vicomte de Marseille avec son frère Fulco (vers 955-1047 ?) de  1004 à 1047

Fils du précédent.

Il se marie en 999 avec Accélena de Fos, fille de Pons de Fos  qui lui donne :


-Pons, qui devient évêque de Marseille sous le nom de Pons II.  

-Guillaume, qui succédera à son oncle Fulco  sous le nom de Guillaume III.  

 -Aicard de Marseille, vicomte d'Arles et de Marseille au décès de son frère Guillaume III.                                                                                                                           -Aimerude de Marseille mariée avec Francon de Fréjus.

-Geoffroi dit aussi Jaufre Ie.

 

Guillaume se remarie en 1019 avec Étiennette de Forcalquier, fille de Guillaume comte de Forcalquier et d’Alaris comtesse de Die avec laquelle il a :


-Étienne et Bertrand  tous deux mort jeunes. 

-Pierre dit Saumade, tige des seigneurs de Solliès. 

-Liégearde de Marseille, mariée avec Alfant Ier, vicomte de Mézoargue.

-Étiennette de Marseille, mariée avec Geoffroi Ier de Provence.

 

En 1032, lors de l’incorporation de la Provence à l’empire, les vicomtes de Marseille  sont vassaux des archevêques d’Arles.

 

.Guillaume III ( ? - 1085) vicomte de Marseille de 1065  à 1085

Fils de Guillaume II et d’Accelena de Fos. Il épouse Aldegarde qui lui donne :

-Guillaume futur Guillaume  IV.

Foulques.

-Geoffroi.

 -Aicard.

Tous quatre vicomtes  morts sans postérité. 

-Pons futur Pons II.

 

.Pons II  ( ?- ?  ) vicomte de Marseille en 1085

Après la mort sans postérité de ses frères ; il épouse Salomé de laquelle il a deux fils,  

 

.Guillaume V et Foulques, qui meurent sans enfants avant ou peu après leur père. Le vicomté de Marseille retourne alors  dans la maison de Geoffroi I, fils de Guillaume II le Gros.

.Jeauffre ou Geoffroy Ier (1015-1090)  vicomte de Marseille de 1085 à  1090

Quatrième fils de Guillaume II et d’Accelena de Fos ; père de Guillaume de Gaffridi, archevêque d’Aix en Provence. Il  laisse de Rixende, sa femme, cinq fils et une fille dont les noms suivent :

 

-Geoffroi, mort sans alliance avant son père.

-Aicard, d’abord moine de Saint Victor, puis archevêque d’Arles en 1063.

-Hugues-Geoffroi, futur vicomte de Marseille.

-Raymond, évêque de Marseille.                                                                                                                    -Foulques, religieux à l’abbaye Saint Victor.

 -Pierre, religieux de Saint Benoît, ayant été élevé à la dignité archiépiscopale du siège d’Aix en 1082, il confirme tous les privilèges que ses prédécesseurs ont accordés au monastère de Saint Victor.

-Pons, seigneur de Peynier, futur vicomte de Marseille.

 

.Hugues Geoffroi  Ier (1050 -1128) vicomte de Marseille vers 1131 à 1128

Fils de Geoffroi Ier ; Neveu du précédent. Il épouse Douceline en 1094 qui lui donne pour enfants :

-Raymond-Geoffroi, futur vicomte de Marseille. 

-Hugues, futur vicomte de Marseille.

-Bertrand-Geoffroi, futur vicomte de Marseille.                                                                

-Geoffroi, futur vicomte de Marseille (Geoffroi III). .

 

.Pons III (1075- ap.1131) seigneur de Peynier, vicomte de Marseille de vers 1128  à   après 1131

Frère du précédent, frère d’Aicard, archevêque d'Arles et de Raymond, évêque de Marseille.

  

Ayant été excommunié par le pape pour retenir les biens de l’église, il est absous, après les avoir rendus, par Bertrand, évêque de Marseille, que le Saint-Père a délégué à cet effet.

En 1116, il se rapproche du comte de Provence que sa famille ignore depuis 1079, à la suite de l'affaire d’Aicard, son frère.

 

.Raymond Geoffroi Ier (1095-1156), vicomte de Marseille de 1150 à 1156 

Fils d’Hugues Geoffroi Ier, neveu du précèdent.

 

Il a de grandes contestations avec les religieux de l’abbaye de Saint Victor, auxquels il retient le lieu de Sixfours qu’Hugues Geoffroi I, son père, leur avait restitué avant son départ pour la croisade. L’affaire ayant été portée à la cour de Raymond Béranger, comte de Barcelone et de Provence, est remise à trois arbitres qui les mettent d’accord, et par charte de l’an 1156, le vicomte de Marseille restitue le lieu de Sixfours.

 

Raymond Geoffroi Ier a de Pontia, sa femme, les enfants dont les noms suivent :

 

-Hugues Geoffroi, futur vicomte de Marseille Hugues Geoffroi II.

-Bertrand, futur vicomte de Marseille.

-Geoffroi, futur vicomte de Marseille Geoffroi III.

 

.Hugues Geoffroi II (1105-1170), vicomte de Marseille de 1156 à 1170 conjointement avec Bertrand, son frère, et Geoffroi son neveu fils de Geoffroi III,

 

Il fait en 1165 une transaction avec Pierre, évêque de Marseille.

 

Hugues Geoffroi II laisse  cinq fils qui partagent la vicomté de Marseille savoir :

.Hugues Geoffroi  III (1140- 1193), vicomte de Marseille de 1166  à 1193 seigneur de Trets, Toulon et Aubagne,

Avec Sybille, sa femme, il a:

 

-Rostang d’Agoult, mort le 16 septembre 1261, sans laisser de postérité.

-Raymond Geoffroy qui laisse deux fils Isnard d’Entrevenes et Reforciat, qui font un échange, au mois de décembre 1262, avec Charles d’Anjou, comte de Provence, et Béatrix son épouse, de ce qu’ils possédent dans la ville de Toulon, provenant de la succession de Rostang leur oncle.

-Geoffroie dit Gaufridet, qui épouse Guillemette de Blacas, fille de Blacas II, seigneur d’Aulps, de Vérignon, de Carros, de Beaudinar, et de Huguette sa femme, qui lui apporte  en dot la somme de 15.000 sols royaux couronnes et la moitié de la terre d’Aulps. Ils n’ont qu’une fille Sybille, dame de Toulon, de Trets, de Castellane, et de la moitié de la terre d’Aulps, qu’elle avait recueillie de l’héritage de sa mère, mariée : 1° avec Gilbert des Baux, son cousin, fils de Hugues des Baux et de Barrale, vicomtesse de Marseille ; 2° avec Boniface V de Castellane, seigneur de Castellane et de Riez, avec l’autorisation duquel elle accorde en 1252 quelques privilèges à la ville de Toulon. Boniface est décapité à Marseille en 1247, pour avoir porté les habitants de cette ville à se soulever contre Charles Ier d’Anjou, comte de Provence. Sybille meurt sans enfants, et par son testament de l’an 1261, elle veut être inhumée dans le cimetière de la grande église de Toulon, institué pour son héritier Charles d’Anjou, comte de Provence, et fait plusieurs legs à Bertrand et à Boniface de Blacas, ainsi qu’à Hugues des Baux, ses cousins.

-Adalais ou Alix, femme de Raymond des Baux, auquel elle apporte la portion que son père a  dans la vicomté de Marseille, qu’ils vendent ensuite aux habitants de cette ville pour la somme de 80.000 sols royaux couronnés.

 

.Guillaume VI surnommé le gros ( ?-1188       ), vicomte de Marseille ?  à  1188

 

Il laisse une fille nommée Mabile mariée à Gérard Adhémar, seigneur de Montélimar. Ils vendent eux-aussi leur portion aux Marseillais pour la somme de 50.000 sols royaux et une pension perpétuelle de 100 livres.

 

.Barral ( ?-1192), vicomte de Marseille de ? à 1192, gouverneur de Provence sous Alphonse I roi d’Aragon comte de Barcelone et de Provence,                      

 

Il épouse : 1° Adelaïde de Roquemartine ; 2° Marie de Montpellier, fille de Guillaume, seigneur de Montpellier, et d’Eudoxie, fille d’Emmanuel empereur de Constantinople, qui épouse en secondes noces, par contrat de l’année 1197, dans lequel elle se qualifie veuve de Barral, Bertrand comte de Comminge. Ce mariage ayant été annulé par l’église, elle se remarie en 1204 avec Pierre II, roi d’Aragon, et meurt à Rome en 1219.

 

Elle a de son premier mariage avec Barral :


Barrale, mariée à Hugues des Baux, fils de Bertrand des Baux et de Thiburge d’Orange, et frère de Guillaume, prince d’Orange. Les habitants de Marseille leur  prêtent de grandes sommes qui leur servent à racheter la part qu’ils avaient sur la vicomté, et dont ils retirent encore quarante six mille sols royaux et trois mille de pension perpétuelle. Ils ont un fils, Gilbert des Baux, seigneur d’Aubagne, du Castelet et du Revest, marié à Sybille, dame de Toulon, fille de Geoffroi, vicomte de Marseille et de Guillemette de Blacas.

 

.Raymond Geoffroi II ( ?-1192), vicomte de Marseille de    à  1192 seigneur de Trets et d’Ollières

 

En 1188, Il est le premier vicomte de Marseille qui prête  hommage à l’archevêque d’Arles pour les biens que les vicomtes reconnaissent depuis 1155 tenir de lui en fiefs. En 1191 il décharge, en faveur de l’abbaye de Saint Victor, le château de Cereste de plusieurs droits.

 

De Marquise Ixmille, sa femme, il a deux fils :

 

-Geoffroi surnommé Reforciat, qui ne laisse qu’une fille Sybille, qui n’ayant pas d’enfants de son mari nommé Cassian, gentilhomme provençal, lègue en 1261 par son testament tous ses biens à Charles Ier d’Anjou, comte de Provence.

-Burgondion I, seigneur de Trets et d’Ollières,

 

.Roncellin ( ?-1216) dernier vicomte de Marseille de 1193  à 1211

Après avoir contracté une grande quantité de dettes, il prend  l'habit de Saint-Benoît à l'abbaye de Saint-Victor de Marseille.

Le décès sans héritier mâle en 1192 de Barral produit un véritable imbroglio politico-religieux. Barral laisse une seule fille Barrale  mariée à Hugues des Baux. Ce dernier, appuyé par le comte de Provence, Alphonse II roi d’Aragon    (comte de Provence Alphonse Ier), revendique la seigneurie vicomtale de Marseille.

Les Marseillais craignant probablement que la maison des Baux ne soit trop favorable à Arles, investissent en 1193 l'abbaye de Saint-Victor  et en extraient  Roncelin pour le nommer vicomte de Marseille.Roncelin se marie, situation  qui ne semble tout d'abord gêner personne puisque Roncelin assiste à différentes réunions en tant que vicomte de Marseille.

 

Par la suite, en septembre 1209,  le pape Innocent III l’excommunie et il se soumet en 1211, répudie sa femme et retourne à l'abbaye qui le 22 juillet 1212 reçoit la totalité du patrimoine de Roncellin. Les années qui suivent la mort de Roncelin en 1215 voient reprendre les conflits et la révolte de la ville contre le comte et l'évêque, le ralliement à Raymond VI, comte de Toulouse, suspect de complicité d'assassinat du légat du pape en 1208. Il s'ensuit l'excommunication de la ville en 1218. Après moult vicissitudes, les conflits se calment peu à peu, l'évêque reconnaît l'existence de la commune en 1220, ses privilèges et droits étant confirmés par les deux souverains rivaux, Raymond VII de Toulouse et Raymond Béranger IV, le nouveau comte de Provence, en 1225. Enfin, c'est l'abbaye qui trouve un accord avec la commune qui lui reconnaît ses droits et obtient leur rétrocession pour 6 ans moyennant une rente annuelle. Les trois pouvoirs sont désormais la commune, l'abbé et l'évêque. Mais tout au long du XIIIe siècle, les conflits se succèdent, avec le transfert progressif à la commune de l'ensemble des droits seigneuriaux que conservait l'abbaye.

 

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Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
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