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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 19:19

 

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( suite 2)

 

.FREDERIC II  /  FRIEDRICH   II  (1194-1250),                                          empereur / kaiser de  1211 à  1250                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

 

Mais on ne sait si les seigneurs du Midi exécutent cet ordre de leur souverain si ce n’est que vers la fin de l’année suivante, les Etats du comte de Toulouse fournissent un contingent qui se réunit au corps d’armée envoyé par l’empereur et que  Raymond VII prend une part à la campagne dirigée par la Cour pontificale et Frédéric contre les Romains révoltés .L’attitude du comte de Toulouse produit le résultat attendu. Dès le commencement de cette année 1234, Grégoire IX  écrit à son légat Jean de Bernin, archevêque de Vienne, et aux évêques de Provence de ne point se montrer trop sévères pour Raymond VII, fidèle aux exemples d’Innocent III, le Pape cherche  à maintenir l’action de l’Église à l’abri de l’influence des haines politiques et des passions locales.  Mais s’il se rapproche du pape, Raymond obtient en même temps de l’empereur une faveur qui déplait au Saint Siège : un diplôme du mois de septembre 1234 concède en fief au comte de Toulouse, les terres d’empire qui avaient jadis appartenu à la maison de Saint-Gilles et que l’Église détenait depuis huit ans.

                                                        

Frédéric se montre décidément favorable au but que poursuit Raymond VII : se faire restituer les domaines situés sur la rive gauche du Rhône. Or, à ce même moment, le roi de France suit une politique conforme aux vœux du comte de Toulouse. Saint Louis tient sans doute à l’exécution du traité de 1229, tandis que Raymond n’accomplit qu’à contrecœur les clauses de ce traité. Mais pourvu que les grandes lignes de cet arrangement, si favorable à la France, soit respectées, saint Louis est trop modéré et trop généreux pour n’adoucir point le sort du dernier représentant de la maison de Saint-Gilles. L’amener à accepter la situation, à se résigner aux conséquences du traité de Paris, à ne pas chercher à relever sa famille par de folles entreprises, telles devaient sont  les dispositions du saint Roi, Aussi la restitution du Comtat Venaissin répond à ses désirs. Sans compter que les domaines de Raymond  sont destinés à devenir l’héritage d’Alphonse, frère du roi de France,

 

Au mois de mars 1234, Louis IX déclare au pape qu’il ne consent plus désormais à faire garder par ses officiers la terre d’empire située de l’autre côté du Rhône ; il demande très clairement que cette terre soit rendue à son ancien seigneur  mais Grégoire IX oppose encore à cette demande des moyens dilatoires.

 

Toutefois, comme l’empereur et le roi de France reviennent à la charge, Grégoire juge, impossible de s’obstiner. Au début de l’année 1235, il commande  à l’un de ses agents, Pierre de Colmieu, de ne négliger aucun effort pour décider Louis IX et sa mère à laisser au sénéchal de Beaucaire la garde du Comtat Venaissin, qu’il a reçue de l’Église.

  

Pour faire agréer ce parti, il expose au roi les prétentions contradictoires élevées par divers seigneurs ecclésiastiques ou laïques sur les terres du Venaissin et les dangers dont à l’heure présente un changement de régime serait l’occasion. Que si le roi se montre inflexible dans ses résolutions, il faudra bien, au terme des, conventions de 1229, que l’Église reprenne cet importun dépôt ; en pareil cas le représentant du Saint-Siège consultera les prélats de la région pour savoir à qui remettre les terres ainsi abandonnées par Louis IX. Il n’était pas question de les confier à l’empereur ; Le pape s’en tient simplement à l’exécution du traité de Paris, qui annihile l’influence des comtes de Toulouse.

Il s’emploie à faire exécuter une autre clause de ce traité, celle qui stipule  le mariage de l’héritière du comte de Toulouse avec le frère de saint Louis, Alphonse de Poitiers ; par  ce mariage le pape devait porter un coup fatal aux projets chimériques que nourrissait le comte.                                                               

Quelles que fussent les dispositions de l’Église Romaine, il est évident pour tous que le Comtat Venaissin, abandonné par les officiers royaux, doit fatalement faire retour au comte de Toulouse.

 

Après la retraite du roi de France, les représentants du Saint-Siège n’auraient pu trouver aucun seigneur assez puissant pour détenir les terres d’Empire à l’encontre des volontés de l’Empereur et des sympathies du Roi. Pierre de Colmieu n’a d’autre ressource que de confier la garde du marquisat à l’évêque de Carpentras.

En 1234, intervient un événement qui va déterminer l’avenir du comté de Provence, le roi de France Louis IX demande en mariage au  comte  de Provence Raymond-Bérenger IV, sa fille ainée Marguerite de Provence. Deux ans après Éléonore de Provence, seconde fille du comte de Provence fixe son choix sur le  roi Henri III d'Angleterre .Pour sa troisième fille Sancie de Provence, Raymond Bérenger veut pour gendre le comte Raymond VII de Toulouse dont il veut faire casser son second mariage ce qu'il peut sans doute obtenir sans beaucoup de peine, car le pape Innocent IV accorde alors son amitié à Raymond VII à qui il vient de restituer le Comtat Venaissin.

Frédéric II doit revenir en Germanie pour faire face en mai 1235 à la rébellion de son fils Henri qu'il emprisonne. A la fin de 1235,  l’empereur  passe l’hiver à Haguenau où le rencontrent les principaux seigneurs de son  royaume de Bourgogne-Provence ; sont présents  le  comte de Toulouse, le comte de Provence,  le comte Adémar de Valentinois et l’évêque de Viviers.

 

La guerre s’étant rallumée entre le comte de Provence, d’une part, et, d’autre part, Marseille et le comte de Toulouse ; le comte de Provence Raymond Bérenger étant acquis à la cause de l’Église, l’empereur n’hésite pas à jeter tout le poids de son influence du côté de Raymond VII, l’ancien ennemi du clergé. Tandis que le comte de Provence n’obtient que le vain honneur d’être armé chevalier par Frédéric II, l’empereur renouvelle en faveur de son rival l’inféodation du marquisat et lui concède en outre la suzeraineté sur les seigneurs de Lisle en Provence, sur la ville de Carpentras et sur un certain nombre de châteaux du Venaissin. En même temps, comme pour mieux marquer ses tendances hostiles à l’Église, en dépit de sept actes rendus soit par lui-même, soit par son prédécesseur, il déclare nulle l’aliénation de Pertuis, consentie jadis au profit de l’abbaye de Montmajour, et ordonne la restitution de cette ville à Guillaume de Sabran.                                                             

 

Raymond VII, encouragé par les diplômes d’inféodation qu’il a reçus de Frédéric II s’empare de force du marquisat de Provence. Ses troupes sont dirigées par Barral de Baux, son allié et son sénéchal en Venaissin ; Barral est secondé par un gibelin Italien, Torello de Strada, serviteur dévoué de l’empereur et son nonce dans le royaume de Bourgogne-Provence.

 

Face à cette agression, l’Église ne manque pas de se défendre par les armes spirituelles : le 3 janvier 1236, au moment même où Raymond VII se trouve à Haguenau, Jean de Bernin, archevêque de Vienne et légat du Saint-Siège, assisté de nombreux évêques de Provence et du Languedoc, frappe d’excommunication les deux chefs de l’expédition ; les lieux qu’ils détiennent sont soumis à l’interdit.

Peu après  par une bulle datée de Viterbe du 28 avril 1236, Grégoire IX ordonne à l’archevêque de Vienne de sommer le comte de Toulouse de partir pour la Terre Sainte, ainsi qu’il s’y est obligé ; s’il diffère encore d’accomplir ce devoir, le comte est menacé des plus redoutables sentences.

Néanmoins  les années suivantes, le comte exerce librement son pouvoir sur les terres conquises. L’empereur a visiblement pris parti pour l’un des belligérants ; de son côté, Louis IX juge le moment favorable pour offrir de nouveau sa médiation. Tout ce que peut obtenir son ambassadeur, Pierre de Rossay, c’est une trêve de la Trinité au 8 novembre 1236 ; en cas d’infraction à cette trêve, les deux partis acceptent à l’avance comme arbitres l’Empereur et le roi de France.

Cette tentative de pacification ne produit aucun résultat ; à l’expiration de la trêve, les hostilités recommencent de plus belle en Provence : Marseille resserre son alliance avec le comte de Toulouse qui, de son côté, fait expulser l’évêque de Vaison par un de ses officiers, et pour subvenir aux frais de la guerre, rétablit dans le Venaissin ces péages et ces taxes sur le sel contre lesquels avaient si souvent protesté et protestaient encore les papes et les conciles.

 

L’archevêque de Vienne, dont les doléances répétées ne sont pas écoutées de Raymond VII, adresse ses plaintes à Grégoire IX, qui sollicite immédiatement l’appui du roi de France contre son vassal. En même temps, il envoie une sévère réprimande au comte de Toulouse ; il l’invite  une fois de plus à se rendre en Terre Sainte, comme il l’avait autrefois promis. L’action de la Papauté n’est pas inutile ; la guerre cesse pour quelque temps entre les deux comtes ; vis-à-vis du Pape, Raymond VII témoigne d’un repentir auquel, à bon droit, l’archevêque de Vienne semble avoir ajouté fort peu de confiance.

 

La victoire de Frédéric à Cortenuova, où l’armée lombarde est entièrement défaite, encourage les partisans de l’empire. Au commencement de 1238, tandis que Raymond VII détient encore, en dépit des protestations du Pape, des biens appartenant à l’Église d’Arles, par exemple le château de Mornas, ses amis les habitants d’Avignon se mettent entre les mains de l’Empereur auquel ils confient le soin de choisir leur podestat. L’empereur désigne pour cette fonction l’un de ses serviteurs, Génois,  Percival Doria, qui  a déjà rempli cette charge en 1233.  Ce fait marque une recrudescence de l’influence impériale.

 

Dès les années 1237-1238, l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen suit de près les affaires en Provence en nommant un vice-roi en Arles.

 

Dès le mois de février 1238, l’Empereur se rapproche du Piémont ; il vient tenir sa cour à Turin et prépare, de concert avec le comte de Savoie Amédée IV et les grands du royaume de Bourgogne, une expédition qui doit définitivement écraser la résistance des villes lombardes. Bon gré mal gré, les seigneurs ecclésiastiques ou laïques affluent auprès de lui, et en échange de leurs hommages et de leur concours, reçoivent la confirmation de leurs privilèges. Déjà en février, Barral de Baux se fait reconnaître le droit de posséder un péage à Trinquetaille. En mars, arrivent à Turin les représentants du jeune Dauphin Guigues VII, et avec eux les deux frères Jean et Aymon de Bernin, archevêques de Vienne et d’Embrun, les évêques de Grenoble et de Gap. Tout d’abord, deux diplômes sont rendus au profit du Dauphin Guigues VII, encore placé sous la tutelle de sa mère Béatrice de Montferrat : l’un confirme à Béatrice et à son fils un péage en Viennois ; l’autre reproduit les privilèges des Dauphins, jadis reconnus par Barberousse, et déclare que ces seigneurs relèvent immédiatement de l’empereur et de ses légats en Bourgogne. L’empereur accorde également aux prélats les marques de sa faveur mais les actes de l’empereur diffèrent profondément des chartes de ses prédécesseurs et des diplômes précédemment conférés par lui-même.

C’est ainsi qu’il déclare les Dauphins soumis immédiatement à l’empereur et à ses lieutenants ; sous cette phrase, d’apparence inoffensive, est cachée la négation des droits de suzeraineté de l’archevêque de Vienne, auquel cependant le père du Dauphin actuel avait jadis rendu hommage. Quand Frédéric investit par le sceptre l’archevêque de Vienne, Jean de Bernin, il ajoute ces mots, qui ne se retrouvent pas dans les privilèges antérieurs : « Ne vous avisez point de tenter jamais de soustraire ces domaines à l’Empire ».  Barons et prélats rendent leurs hommages à leur suzerain ; mais l’empereur n’est plus, cette fois, disposé à se contenter de vaines formules d’hommages.  Il leur enjoint de venir à lui avec leurs troupes, afin de l’accompagner en Lombardie et de se retrouver  à Vérone pour le mois de mai. Le comte de Savoie prend  les armes pour l’Empereur ; l’évêque Pierre de Grenoble est chargé de conduire les forces de son diocèse : le Dauphin, le comte Guillaume de Genève. Raymond Bérenger, sommé d’envoyer son contingent à l’armée impériale, ne s’exécute que d’assez mauvaise grâce. Le comte de Provence commence par s’excuser, sous le prétexte que la convocation lui est parvenue trop tard pour qu’il lui soit possible de se trouver à Vérone au commencement de mai : l’empereur, retardant d’un mois la date du rendez-vous, répond à ces excuses par une lettre assez ironique, où il s’étonne de la lenteur des messagers du comte : il suppose charitablement que le zèle de Raymond pour les intérêts de l’Empire réparera les conséquences fâcheuses de ce retard. Le comte avait demandé quel nombre de soldats l’empereur attendait de lui ; Frédéric se garde bien de déterminer un chiffre, « pensant, ajoute-t-il, qu’un homme de si grande valeur et d’une foi si excellente, attaché à notre service par une affection spéciale, et porté par les désirs ardents de son cœur à défendre les intérêts de l’Empire ….n’est pas de ceux à qui nous devons fixer les bornes d’une escorte raisonnable. Votre fidélité, continue l’Empereur, me donne l’assurance que, pour avoir part à la gloire de la campagne qui terminera, cet été, la guerre Lombarde, vous viendrez sans hésiter..., oubliant le malheur des temps ... » Il lui cite l’exemple de Pierre de Savoie, son beau-frère, et du marquis de Montferrat qui ont mis toutes leurs forces à la disposition de l’Empire. Enfin, il termine par ce trait : « Nous ne voulons pas vous laisser ignorer que nous attendons des secours considérables de nombreux royaumes des diverses parties du monde.

Nous tenons en effet à ce que la réputation, de nous bien connue, de la maison de Provence, soit justifiée aux yeux de tous ; apparaissez ainsi comme notre favori, objet de l’admiration universelle, fier de votre personne et de vos titres ... Votre messager, à son retour, pourra vous apprendre l’heureux état de nos entreprises, dont vous ne manquerez pas de vous sentir très heureux.»

 

A cette sommation d’une impertinence raffinée, dont le style sarcastique décèle la main de Frédéric II, Raymond Bérenger croit devoir obéir : il vient avec cent chevaliers au camp impérial et prend  part au siège de Brescia.

 

Nulle puissance dans le Midi, ni de l’un ni de l’autre côté des Alpes, ne parait capable de résister à la puissance impériale. De tous côtés les troupes affluent en Lombardie : pour la première fois, cédant aux injonctions du maître et aux efforts du vicaire impérial Spinola, les contingents de Grenoble, d’Embrun, du Valentinois et du Diois rencontrent  sous les drapeaux de l’Empire les troupes du comté de Savoie et aussi celles des comtés de Provence et de Toulouse, conduites par Guillaume de Savoie, l’évêque élu de Valence.

L’archevêque d’Arles, Jean Baussan, et l’évêque de Marseille, Benoît d’Alignan, ont devancé Raymond Bérenger à la Cour impériale ; ils sont à Vérone dès le mois de juin. Tous deux figurent comme témoins dans un acte où l’empereur promet sa protection à la ville d’Embrun et lui assure le maintien de ses libertés et coutumes.

 

L’empereur se montre de plus en plus hostile à Grégoire IX qui  vient de charger d’une légation en Provence le cardinal Jacques de Préneste qui jadis avait soulevé les ennemis de l’Empire à Plaisance. Frédéric refuse le passage au légat. Sans doute il se déclare prêt à prendre toutes les mesures nécessaires pour déraciner l’hérésie dans cette région, qui appartient à l’Empire mais il n’y veut pas d’un envoyé qui viendrait, non pour apporter la paix, mais pour aiguiser les épées contre les fidèles de l’Empire. Au surplus, si l’empereur combat ouvertement l’Église romaine, il affecte partout de se montrer catholique ; Frédéric renouvelle ses terribles édits d’autrefois contre les sectes hérétiques qui pullulent dans le midi de la France et dans le nord de l’Italie ; par des lettres datées de Vérone, il les promulgue spécialement pour le royaume de Bourgogne-Provence  et donne aux prélats et aux Frères Prêcheurs la charge de veiller à la conservation de la vraie foi.

Malheureusement pour le prestige de l’empereur, le 9 octobre 1238, il doit lever  le siège de Brescia à la grande satisfaction des récalcitrants. Toutefois la chancellerie de l’empereur continue de délivrer des diplômes en faveur d’habitants du royaume de Bourgogne-Provence ; ceux qui sont venus en Italie tiennent à se faire payer de leurs peines. L’empereur concède sa protection aux bourgeois d’Apt ; il confirme le diplôme de Henri VI qui inféodait à Etienne de Villars les péages d’Ambronay et de Trévoux ; il en fait autant pour les péages d’un seigneur de Viennois, Aymard de Groslée, seigneur de Bressieu et de Mont Revel ; il confirme en faveur de Guillaume, élu de Valence, tous les droits et la juridiction de son Église, et révoque les aliénations faites au détriment de cette Église sans le consentement de l’Empereur.

                                                              

Mais le prestige est profondément atteint. Aussi, vers la fin de l’année 1238, le comte de Toulouse donne  satisfaction au Pape. Dès lors, aussi, le Dauphin se rapproche du comte de Provence : des promesses de mariage sont même échangées entre lui et Sanche, qui, plus tard, devient la femme de Richard de Cornouailles. Toutefois, l’empereur n’abandonne point la poursuite de ses desseins : un diplôme de l’année 1239, rendu en faveur de la ville d’Avignon, nous le montre fidèle à sa résolution de chercher contre le clergé des alliés dans les communes. En même temps, il ne cesse point d’entretenir des représentants dans le royaume : Supramonte Lupo, l’ancien podestat d’Arles, qui en novembre était investi des fonctions de vicaire impérial, succède en décembre au comte Bérard de Lorette, originaire de la Marche d’Ancône, qui se paraît du titre de vicaire général du Saint Empire dans le royaume d’Arles et de Vienne.

 

L’une de ses préoccupations les plus graves est d’aider les prélats à recouvrer les subsides qu’ils sont autorisés à prélever sur leurs sujets afin de faire face aux dépenses des contingents envoyés l’année précédente au secours de l’Empereur : il est obligé de menacer de la colère impériale les bourgeois de Grenoble et d’Embrun, qui se refusent obstinément à s’acquitter de leurs obligations envers leurs évêques.

 

Au début de l’année 1239, le pape se  décide de son côté à frapper un grand coup : en mars, il prononce solennellement l’excommunication de Frédéric II. L’autorité de l’empereur vis-à-vis de ses vassaux de Provence va s’en ressentir vivement notamment à Arles. La hiérarchie ecclésiastique travaille avec zèle à donner effet à cette sentence. Au mois de mai, les archevêques et évêques du royaume d’Arles reçoivent du Pape l’ordre de faire publier dans tous leurs diocèses l’excommunication dont est  frappé l’empereur. Le 16 septembre, une lettre de Grégoire IX déclare au comte Amédée IV de Savoie qu’il doit se considérer comme délié de tous devoirs de fidélité envers Frédéric II.

 

Cependant, le légat Jacques de Préneste, que Frédéric a refusé de laisser entrer en Provence, a réussi à y pénétrer, et y prêche la croisade contre l’empereur. Le 10 novembre il est à Aix où, au nom du Saint-Siège, il conclue  un traité d’alliance avec Raymond Bérenger. Le comte s’engage à faire campagne à ses frais pour le pape en Italie. Ce traité prévoit l’éventualité d’une attaque dirigées par  les Impériaux et les Avignonnais contre la Provence ; en pareil cas, Raymond Bérenger est dispensé d’aller de sa personne en Italie, et le contingent qu’il doit fournir au Pape sera réduit.  

 

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