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15 août 2014 5 15 /08 /août /2014 08:46

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence) 

      terres d’empire de 1032 à 1271/1486

 

3. Comté de Provence,  terre d’empire de 1032 à 1486

 

d.Abbaye de Saint Pons/ seigneurie/évêché de Nice/consulat/comté de Nice

 

A la fin de l’année 972, une expédition commandée par les comtes de Provence, Guillaume et Roubaud, fils de Boson, aidès par le comte de Turin Ardouin, permet la destruction d la base sarrasine du Freinet. La ville de Nice est alors considérée comme une terre sans maître

Odile de Nice, fille vraisemblable d’Annon de Vence, a reçu selon ses dires de Guillaume tout le territoire qui corespond grosso modo à ce que l’on appelle aujourdhui les Alpes Maritimes. Elle se marie d’abord avant 976 avec Miron d’où sont issus :

-Pons III qui deviendra évêque de Nice

-Bermond, prêtre

-Miron-Laugier de Sisteron

 

En 999 Odile fait d’importantes donations-restitutions à l’Abbaye de Saint Pons de Nice qui domine alors la cité Puis, Miron étant mort vers 1003, elle se remarie avec Laugier qui était auparavant son « Rector » de son château de Nice. Les seigneurs de Nice n’ont jamais porté le titre de vicomte, c’est à tort donc que Laugier est qualifié de vicomte de Nice.

Odile de Provence a cinq enfants de son second mariage avec Laugier :

-Rambaud de Nice ou d’Orange

-Pierre de Nice, évêque de Sisteron (1043-1059)

-Rostang de Nice, coseigneur de Vence, seigneur de Gréolières

-Jauccara de Nice, mariée à Amic de Vence-Avignon

-Gerberge de Nice, mariée au vicomte Bérenger d’Avignon.

 

 

. Seigneurs de Nice :

 

Maison d’Orange-Mévouillon

 

.Laugier de Nice (né vers 950- 1032) coseigneur de Nice, de Gréollières, de Cagnes et de Vence

 

Le délaissement de l'administration des terres par les souverains de Provence aboutit à la création des Municipes, dès l'année 1011. Il s'agit d'une sorte de fédération de plusieurs villes de Provence comme Nice, Grasse, Apt ou encore Tarascon sous un gouvernement libre.

 

.Rambaud d’Orange (vers 1006 et mort vers 1073), coseigneur de Nice, de Courthézon et de Vence de   ?   à vers 1073

Fils de  Laugier de Nice et d’Odile de Provence, fille  de Guillaume Ier de Provence ; membre de la première maison des comtes d’Orange-Nice.

 

Rambaud d’Orange est accusé de simonie pour avoir acheté l’épiscopat de Sisteron en 1043 pour son fils Pierre II de Nice âgé de 8 ans. Odile de Provence, mère de Rambaud administre elle-même les biens de l’évêque et son fils, Rambaud de Nice occupe la citadelle de Sisteron et le concile d’Avignon l’excommunie. Dans le même temps, il fait avec ses épouses de nombreux dons à l’Église et l’un de ses fils est moine après son décès.

A la fin des années 1070, le succès de la réforme grégorienne en Provence oblige les seigneurs de Nice à renoncer à leur mainmise sur le patrimoine de l'Église de Nice.

Rambaud de Nice a de nombreux enfants, dont sept fils. Le morcellement des biens niçois, limité au partage entre deux des fils d’Odile de Provence et Laugier de Nice, s’accroit dès la génération suivante, les deux frères Rambaud et Rostan ayant laissé outre dix fils, un nombre inconnu de filles.

 

.Bertrand-Rambaud ou Bertrand d’Orange (vers 1045- après 1073) coseigneur de Nice, seigneur d’Orange.

Arrière-petit-fils du comte Guillaume Ier de Provence, dit le libérateur ; Il se marie avec Gilberge, fille de Foulques Bertrand de Provence, puis veuf se remarie avec Adélaïde de Cavenez, veuve de Guillaume V Bertrand de Provence. Bertrand-Rambaud d’Orange est le beau-père d’Adélaïde de Forcalquier,  et le père de Léger d’Orange ou Laugerus, évêque d’Avignon (1124 ou 1126-1142) et du comte Rambaud II d'Orange.

 

Lorsque  qu’il décède, l'évêque Archimbaud détient alors la majorité des pouvoirs sur la ville et ses environs.

 

.Raimbaud II d'Orange (1066- 1121), comte d’Orange, vicomte de Nice de 1073  à  1121

Fils du précédent.

À partir de 1117, l'évêque de Nice Pierre Ier (1115 à 1149)  devient le premier personnage de la cité.

En s'inspirant des prospères républiques maritimes italiennes telles que Gênes et Pise, Nice devient une république indépendante en 1108 et prend le titre de Municipalité. Elle est alors dirigée par un chef militaire chargé du pouvoir exécutif et par trois consuls exerçant l'autorité administrative. Nice devient l'objet d'une lutte d'influence entre la Provence, à laquelle elle appartient, et la République de Gênes. En 1130, Gênes implante des comptoirs dans le comté de Vintimille

Raimbaud II d'Orange,  ne laisse qu'un fils mais sans postérité et une fille : Thiburge d'Orange.

 

.Thiburge d'Orange,

Vers 1144, Nice se dote d'un consulat. Quatre consuls, élus, gèrent la cité.

Thiburge d’Orange meurt en 1150, ses fils sont encore très jeunes et elle les confie à son beau-fils Bertrand des Baux.

 

.Bertrand des Baux (1137-1181/1183) prince d’Orange, vicomte de Nice

En 1153, les consuls entrent en conflit avec l'évêque Arnaud. Progressivement les évéques de Nice se voient dépouiller de leurs pouvoirs temporels par la Municipalité.

Bertrand des Baux  épouse en 1173  Thiburge II fille de la précédente.

Bertrand et Thiburge II d'Orange ont plusieurs enfants :

-Hugues IV des Baux  l'aîné, poursuit la branche aînée des Baux. Il est consul d'Arles et vicomte de Marseille, et garde la seigneurie des Baux.                                           

 -Bertrand II des Baux devient le chef de la branche de Berre (Meyrargues, Marignane et

Puyricard).                                                                                                      

-Tiburge des Baux.                                                                                                              -Guillaume Ier des Baux, prince d'Orange, devient le chef de la Maison d'Orange il est le  père de Guillaume II des Baux.Guillaume II des Baux

 

Un accord est ensuite conclu entre Nice et Gênes en 1162 et, en 1166, le comte de Provence Raymond Berenger III trouve la mort en assiégeant Nice, qui s'est révoltée. En 1171, Grasse signe un accord commercial avec Gênes, tandis que Nice, en 1176, en signe un avec le comte de Provence Alphonse Ier. Le comte confirme la libre élection et la juridiction des consuls.En 1191, les Genois obtiennent de l'empereur Frédéric Barberousse la suzeraineté de Monaco.

Après la mort d'Alphonse Ier, en 1196, la ville de Nice est divisée par deux partis, le « génois » et le « provençal ». En 1213, le parti génois l'emporte et, en 1215, la ville se donne à Gênes. Le château comtal est détruit.

Mais le comte Raymond-Berenger réimpose son autorité à la Provence orientale En 1227, il assiège Grasse et abolit le consulat. En 1229, il reprend Nice, qui perd ces franchises politiques. Une nouvelle administration est mise en place : le viguier exerce les pouvoirs détenus auparavant par les consuls. Il représente le comte qui  fait reconstruire le château détruit en 1215 et fait exiler les principaux membres du parti génois.

En 1295, Charles II d'Anjou, comte de Provence, comprend l'importance stratégique d’un site situé aux frontières de son territoire. Afin d'encourager les habitants à revenir peupler le bord de mer, il leur octroie une franchise de taxes. Le village est ainsi baptisé Villa Franca qui deviendra Villefranche.

La fin du XIIIe siècle est marquée par la réapparition du consulat. En 1324, la ville de Nice est autorisée par Robert d'Anjou à avoir un conseil permanent de 40 membres. Ce Conseil des Quarante prend de plus en plus de pouvoir. À partir de 1344-1345, il élit les syndics.

 

.Evêques : .

.Pons III, évêque et co-seigneur de Nice de 1030 à 1033 avec

Fils de Laugier de Nice, seigneur de Nice et d’Odile de Provence ; frère de Rambaud, seigneur de Nice.

.André, évêque de Nice en 1033 et 1034

.Nitard Ier, évêque de Nice de 1037 à 1040 963

.André II 1042-1051, évêque de Nice de 1042 à 1051

En 1049, l'évêque détient alors la majorité des pouvoirs sur la ville et ses environs.

.Raimond, évêque de Nice de 1064 à 1074

.Bernon, évêque de Nice de 1074 à 1078

.Archimbaud, évêque et co-seigneur de Nice de 1078 à 1108

.Isnard, évêque et co-seigneur de Nice de 1108 à 1114

.Pierre, évêque et co-seigneur de Nice de 1114 à 1149

L'’autorisation des descendants de Rambaud donnée aux chanoines de Nice d’acquérir les honores de leurs hommes renforce dès 1108 le pouvoir de l’évêque Pierre.

Puis par une bulle du pape Paul II du 8 juin 1114, l’évêque Pierre se voit confirmer son pouvoir sur les biens de l’Eglise de Nice dont le monastére de Saint Pons.

Enfin en 1117, en présence du comte Raimond-Bérenger Ier et de l’évêque d’Antibes Matfré (ou Mainfroi), Jausserand-Laugier, descendant de Rostang donne à l’église de Nice, à l’évêque Pierre et à ses successeurs, et aux chanoines la moitié de tout ce qui lui appartient à Nice et reçoit en contrepartie 550 sous. Il engage à l’évêque l’autre moitié de ses biens jusqu’à ce qu’il puisse le mettre en possession de la première moitié l’ensemble de ses biens devant aller à l’évêque après sa mort.

A partir de 1117 donc, l’évêque de Nice est le premier personnage de la cité. Néammoins ses droits sur l’Abbaye de Saint Pons doivent étre réaffirmés par une nouvelle bulle du pape Honorius II 20 avril 1129 et une du pape Innocent II du 29 mars 1137. Mais au même titre qu’Arles ou Marseille, Nice vers 1144 se dote d’une administration municipale avec des consuls et un conseil de ville. Assistés par le conseil, les consuls détiennent les pouvoirs exécutifs. Les conflits avec l’Abbé de Saint Pons se poursuivant, le pape Eugéne III intervient une nouvelle fois en 1145 auprès de l’archevêque d’Embrun pour qu’il fasse respecter l’autorité de son évêque de Nice sur l’abbaye de Saint Pons.

.Arnaud, évêque et co-seigneur de Nice de 1151 à 1164

Après Pierre, l’évêque Arnaud réussit pratiquement à éliminer de leur cité les descendants d’Odile de Provence ou, tout au moins, à les soumettre à leur autorité. Alors même que l’évêque Arnaud traite encore avantageusement avec les Gréolières, un grave conflit l’oppose aux consuls de Nice dès 1153. Ceux-ci en effet veulent attribuer à leur juridiction la connaissance des causes concernant les hommes tenanciers de l’église de Nice et surtout des causes relatives à des biens disputés entre l’église et des laïcs. L’évêque Arnaud se tourne alors vers le comte Raimond-Bérenger II. Celui-ci, prenant l’église de Nice sous sa protection, confirme la pleine juridiction de l’évêque dans les matières ecclésiastiques (sans que les comtes, ses successeurs, et le consulat puissent y redire), mais aussi sur les tenanciers de son église. Quant aux querelles de propriété entre l’église et les laïcs, elles devaient être jugées comme par le passé, par l’évêque ou ses comprovinciaux assistés de deux ou trois prud’hommes de la cité. Enfin, le comte exempte l’église de Nice de toute contribution levée par le consulat. Le répit gagné par Arnaud est de courte durée ; dès 1156, les consuls reviennent à la charge en levant des taxes même sur les clercs tant pour le paiement de l’albergue comtale que pour l’édification de la nouvelle encinte de la ville. Devant les protestations, les consuls n’hésitent pas à user de la force, pillant les biens d’Eglise, forçant les églises et les maisons des chanoines. En même temps, ils remettent en question l’autre partie du privilège accordé par Raimond-Bérenger II et tentent à nouveau d’amoindrir la juridiction de l’évêque. En 1157, les deux parties aboutissent à un compromis plus favorable aux consuls que le diplôme de 1153 sur un point, puisque les procès opposant l’église à des laïcs pour des questions de biens mais aussi de dettes seraient jugés en commun par l’évêque et eux-mêmes (alors qu’ils étaient exclus de ces questions en 1153). Quelques années plus tard, en 1164, un autre compromis laisse à Arnaud le Camas, que Pierre et lui-même avaient patiemment acquis sur les Gréolières et que les consuls revendiquaient pour la commune. Les actes de 1157 et 1164 montrent donc que le consulat est devenu la première force de Nice, s’imposant à son protecteur et allié de naguère, l’évêque, et surtout n’hésitant pas à braver les décisions du comte de Provence. Celui-ci, qui soutenait l’évêque, ne pouvait apparaître que comme un obstacle à la pleine liberté de la jeune commune de Nice, bien que l’acte de 1153 eût constitué une reconnaissance implicite du consulat. 965 Une première circonstance favorise la volonté d’émancipation niçoise : la mort de Raimond-Bérenger II en 1162 à Borgo San-Dalmazzo, alors qu’il se rendait auprès de l’empereur Frédéric Barberousse. Il semble bien que, conformément aux récits des historiens provençaux, les Niçois refusèrent de prêter serment de fidélité au nouveau comte Raimond-Bérenger III.

.Raimond Laugier, évêque et co-seigneur de Nice de 1166 à 1182

De la famille Laugier de Mirabel, seigneur de Mirendol (territoire qui s'étend de nos jours du quartier Pasteur dans Nice à Saint-André de la Roche). Au début de son épiscopat, en 1166 le comte Raimond Bérenger III, voulant s’assurer de la fidélité de ses vassaux, réunit seigneurs, prélats et mandataires des villes mais Nice se dispense d’envoyer des délégués. Face à cette révolte, le comte mène une expédition punitive qui lui est fatale. Sur le trajet il est tué avant d’avoir pu réduire la ville. Son cousin de la branche aînée des comtes de Barcelone, Alphonse, devenu roi d’Aragon, reprend la Provence avant d’en déléguer la gestion deux ans plus tard à son frère cadet Raimond Bérenger IV tout en continuant d’en superviser la politique. Soucieux de développer le commerce de ses Etats en Méditerranée occidentale, il fait alliance avec Gênes contre Pise. Les deux cités rivales se livrent alors une lutte d’influence sans répit, engageant le long des côtes une guerre de course qui entrave le trafic provençal notamment au large d’Antibes.Gênes empiète alors sur la Provence. Profitant des hostilités entre Raimond V de Toulouse et Alphonse II, roi d’Aragon, successeur de Raimond-Bérenger III comme comte de Provence, elle conclut un traité fort avantageux avec le premier en août 1174. Elle s’y fait notamment promettre la moitié de Nice. Celle-ci, à peine soustraite à la domination des comtes de Provence, se trouve donc en butte aux visées génoises qui bénéficie du soutien de certaines familles, comme les Riquier. Mais le roi Alphonse II peut conclure la paix avec Raimond V en avril 1176. Sans perdre de temps, il marche sur la Provence orientale, avec ses frères Raimond-Bérenger IV, institué comte commendataire de Provence en décembre 1168, et Sanche. Là, il traite avec Nice, au mois de juin 1176. Chaque partie fait des concessions : Nice reconnait la suzeraineté d’Alphonse, en acceptant de payer une albergue de 2000 sous et de contribuer aux cavalcades qu’ordonnerait le roi d’Aragon. Mais, en contrepartie, Alphonse II reconnait à la commune une large autonomie : les Niçois éliront à leur guise leurs consuls et se gouverneront selon leurs propres coutumes et usages, le consulat aura notamment pleine juridiction civile et criminelle. 966 S’assurer la fidélité des seigneurs provençaux, dont l’évêque d’Antibes n’est pas des moindres, est donc essentiel pour le comte qui doit intervenir à plusieurs reprises dans des différends entre l’évêque et le seigneur de Grasse en 1173, puis en 1176, lorsqu’Alphonse d’Aragon, après avoir pacifié ses relations avec le comte de Toulouse, décide une nouvelle campagne contre Nice. Accompagné par son frère Raimond Bérenger IV, il obtient la reconnaissance de sa suzeraineté mais, moyennant une redevance et l’obligation de fournir cent hommes pour la contribution militaire de la cavalcade, il signe un traité de paix qui confirme les privilèges du consulat comme il l’a fait peu avant en passant à Grasse, notamment l’élection des consuls et le pouvoir de justice. Les consulats restent une force et maintiennent leur autonomie puisqu’en 1179, la ville de Grasse, qui s’affirme par son activité commerciale, signe un traité d’échanges avec les Pisans sans l’aval du comte. De même les consuls de Nice s’allient tour à tour avec les Pisans et les Génois qui ont repris aux musulmans la domination de la Méditerranée occidentale, même si épisodiquement quelques incursions atteignent encore les côtes provençales.

.Pierre II, évêque et co-seigneur de Nice de 1183 à 1191

Sous son règne, le 26 octobre 1189, Alphonse II vient à nouveau à Nice et il confirme tous les privilèges accordés en 1176, en dépit des griefs qu’il peut avoir à l’encontre des Niçois.

.Jean, évêque et co-seigneur de Nice de 1200 à 1207

.Henri, évêque de Nice de 1208 à 1236

A la mort prématurée du comte Alphonse II en 1209, son fils Raimond Bérenger V qui n’a que cinq ans est retenu en Catalogne sous la tutelle de Pierre II d’Aragon tandis que son grand-oncle Sanche prend en main les destinées de la Provence. La mort de Pierre II en 1213, à la bataille de Muret contre le roi de France, déstabilise l’Aragon et ouvre la voie à la séparation de la Provence que Raimond Bérenger V a pu regagner et où il s’affirme sous la conduite de sa mère, Garsende de Sabran, héritière du comté de Forcalquier. Profitant de la minorité de Raimond Bérenger V, les Génois consolident leur position à Monaco en construisant un château en 1215 et renforcent leur emprise sur Nice grâce à l’appui d’une faction séparatiste qui récuse l’autorité comtale. 967 Mais Raimond Bérenger V manifeste rapidement sa volonté de rétablir l’ordre dans ses Etats, se fixe à Aix et multiplie les interventions. En 1227 il met un terme au consulat de Grasse et en 1230 soumet les Niçois qui perdent leur autonomie mais obtiennent la confirmation de leurs franchises et privilèges.

.Mainfroi, évêque et co-seigneur de Nice de 1238 à 1246

.Nitard II, évêqueet co-seigneur de Nice de 1247 à 1251

.Pierre III, évêque et co-seigneur de Nice de 1257 à 1272

.Hugues, évêque et co-seigneur de Nice de 1285 à 1292

.Bernard Chabaud de Tourettes, évêque et co-seigneur de Nice de 1294 à 1302

.Raimond III, évêque et co-seigneur de Nice de 1304 à 1316

.Guillaume I, évêque et co-seigneur de Nice de 1317 à 1323

.Rostang, évêque et co-seigneur de Nice de 1323 à 1329

.Jean Artaud, évêque et co-seigneur de Nice de 1329 à 1334 puis évêque de Marseille de 1334 à 1335

Issu d’une famille provençale qui possédait la seigneurie de Venelles près d’Aix-en-Provence.

.Raimond IV, évêque et co-seigneur de Nice de 1334 à 1335

.Guillaume II, évêque et co-seigneur de Nice de 1335 à v.1348

.Pierre Sardina, évêque et co-seigneur de Nice de 1348 à 1360

.Laurent Le Peintre(Pictoris), évêque et co-seigneur de Nice de 1360 à 1367

.Roquesalve de Soliers, évêque et co-seigneur de Nice de 1371 à 1380

 

Au XIVe siècle, la ville de Nice est composée de deux agglomérations distinctes. La ville basse est celle des négociants, des artisans et des ouvriers. La ville haute abrite des clercs et des notables. Les deux villes sont entourées de remparts et communiquent par trois portes. Leurs rapports sont parfois conflictuels. La seconde moitié du XIVe siècle est une période de crise. Les grandes compagnies, des bandes de soldats qui, pendant la paix, se transforment en brigands, sont chassées de France et envahissent la Provence. Nice est isolée du reste de la Provence.

La Savoie, au même moment, mène une politique d'expansion vers le sud. Le comte de Savoie Amédée VI, le comte vert, obtient du comte de Provence Louis Ier la partie angevine du Piémont. Son successeur, Amédée VII, le comte rouge, achète, en 1385, Coni et le Val de Stura.

Après la mort en 1382 de la reine Jeanne, Nice participe à la guerre de l’Union d’Aix qui a lieu  de 1382 à 1388, entre Charles de Duras (de Naples) et Louis d'Anjou. La Provence se déclare pour Louis d'Anjou, mais la Provence orientale est divisée.

Nice prend parti contre Louis d'Anjou et pour Charles III, puis pour son successeur Ladislas Ier. Battu, ce dernier conclut un accord avec le comte de Savoie Amédée VII, auquel la ville se donne en 1388. (Traité de Saint Pons). Lors de la dédition de Nice au Duc de Savoie, Villefranche qui en constitue alors le port, est dédiée au Duché de Savoie

En novembre 1391, les syndics de Nice prêtent hommage au comte de Savoie.

Les comtes de Savoie renforcent leur autorité. Amédée VIII de Savoie réprime plusieurs troubles entre 1395 et 1400. Les seigneurs favorables à la Provence s'exilent. Le souverain de Savoie créé une nouvelle noblesse. En 1419, le comte de Provence Louis III d'Anjou renonce à revendiquer la région de Nice et reconnaît à la Savoie ses droits sur la ville.

Nice devient une division administrative des États de la Maison de Savoie. Elle prend officiellement le nom de « comté de Nice » en 1526.

À la suite de l'occupation, en 1543, de la rade  de Nice par la flotte franco-turque commandée par Khayr ad-Din Barberousse, le duc Emmanuel-Philibert de Savoie (1528-1580) ordonne sa fortification. Le fort du mont Alban et la citadelle Saint-Elme sont ainsi construits. Cette dernière est achevée en 1557. 

Les Français occupent le comté de Nice plusieurs fois entre 1710 et 1722 et à nouveau en 1744, pendant la guerre de Succession d'Autriche, quand le prince de Conti prend d'assaut le mont Alban avec ses troupes franco-espagnoles, chassant les Savoisiens de Charles-Emmanuel III.

En 1793, les troupes françaises révolutionnaires envahissent à nouveau le comté de Nice et Villefranche passe sous administration française jusqu'en 1814 qui verra le retour à son statut particulier sous dédition et protection du Duc de Savoie.

Nice suit ensuite le sort du duché de Savoie.

 

 

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