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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 09:34

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CH.III         LES REGIONS AYANT APPARTENU AU

 

ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de BOURGOGNE-PROVENCE  

 

R.  Comté et Marquisat de Provence (ancien Royaume de Provence)                                                                                         

 terres d’empire de 1032 à 1486

 

1. Comté de Forcalquier

 

Archevêché d’Embrun /Comté d’Embrun 

terre d’empire de 1032 à 1349

 

L’évêché d’Embrun est fondé au milieu du IV° siècle.

 

En 450,  le pape attribue les fonctions de métropolitain à l'évêque de Vienne dans les diocèses de Valence, Tarentaise, Genève et Grenoble, tandis que les autres cités de la Viennoise et de la Narbonnaise dont les évêchés d’Aix et  d’Embrun restent du domaine du métropolitain d'Arles. Un siècle plus tard, en 551, la province ecclésiastique arlésienne s'agrandit de l'évêché d'Uzès qui passe sous la métropole d'Arles.

 

En 794, au concile de Francfort, les limites entre les provinces ecclésiastiques d'Arles et de Vienne sont à nouveau débattues. La province ecclésiastique d'Arles perd les évêchés d'Aix et d'Embrun, qui sont élevés au rang d’archevêchés par le pape Léon III. L’archevêché d’Embrun devient suffragant des évêchés de Digne, de Vence, de Glandève, de Senez et de Nice.

 

Au partage de Verdun de 843, l’Embrunais est partie de la Lotharingie ou Francie Médiane ; il est ensuite transféré du Royaume d'Italie au royaume de Provence  qui devient royaume de Bourgogne-Provence ou Royaume d’Arles avant d’être intégré au Saint-Empire romain germanique en 1032.

 

 

L’archevêque-prince d'Embrun est primitivement seul maître de la ville d’Embrun.

 

 

 

Archevêques :

 

.Hismidon, archevêque d’Embrun vers 1033 à 1044,

 

.Vivemne, archevêque d’Embrun vers 1048

 

.Guinervinaire, archevêque d’Embrun vers 1050 à 1054

 

.Hugues, archevêque d’Embrun de 1054 à 1055

 

.Viminien, archevêque d’Embrun de 1055 à 1065

 

.Guillaume Ier, archevêque  d’Embrun de 1066 à 1077

 

.Pierre Ier, archevêque d’Embrun en 1077

 

.Lantelme, archevêque d’Embrun vers 1080 à 1084

 

Choisi pendant le concile d'Avignon..

 

.Benoît II, archevêque d’Embrun de 1105 à 1118

 

.Guillaume II, archevêque d’Embrun de 1120 à 1134

 

.Guillaume III de Champsaur, prince-archevêque d’Embrun de 1135 à 1169

 

L’empereur et roi de Bourgogne-Provence Conrad III lui accorde les régales, la justice, la monnaie et les péages tant sur terre que sur la Durance le faisant lui et ses successeurs  princes d'empire, comtes de Beaufort et de Guillestre.

 

En 1159, Guillaume III organise un concile  de la province ecclésiastique à Embrun au cours duquel est réglé un partage de biens entre l’évêque de Nice Arnaud et son chapitre

 

Mais à partir de 1160, le comte de Provence commence à détenir une partie du pouvoir temporel sur Embrun.

 

.Raimond Ier, évêque de Carpentras puis prince-archevêque d’Embrun de 1171 à 1176

 

Il est obligé avant sa consécration de confirmer par serment la cession que son prédécesseur avait faite malgré lui au prévôt d’Embrun mais il parvient à se délier de ce serment en recourant auprès du pape  Alexandre III en lui exposant de quelle manière Guillaume III de Bénévent avait été forcé de le faire par l’empereur Frédéric Ier Barberousse. Le pape ordonne alors aux chanoines et au prévôt de rétablir l’archevêque dans ses droits sur l’Argentière.

 

.Pierre II Romain, prince-archevêque d’Embrun vers 1177 à 1189

 

.Guillaume IV de Bénévent, prince-archevêque d’Embrun de 1189 à 1208

 

Sous son règne, en 1195 et 1202, les mariages des deux petites-filles du comte de Forcalquier  Guillaume IV, Garsende et Béatrice, provoquent la division du comté de Forcalquier : Apt, Sisteron et Forcalquier reviennent au comte de Provence Alphonse II, alors que le Gapençais, l'Embrunais et le Champsaur vont se trouvés rattachés au Dauphiné tout en restant sous  suzeraineté du comté de Provence.  En effet, Béatrice de Sabran, comtesse de Gap et d'Embrun, fille de Rénier Ier de Sabran, seigneur de Caylar et de Garsende d'Urgel-Forcalquier épouse André de Bourgogne, fils d Hugues III, duc de Bourgogne, et de Béatrice d'Albon, dauphine de Viennois à laquelle il succédera comme dauphin du Viennois sous le nom de Guigues VI.

 

.Raimond II Sédu de Salvaing, prince-archevêque d’Embrun  de 1208 à 1212

 

De la famille des seigneurs  de Salvaing dans le Dauphiné.

 

Sous son règne, le dauphin impose au prince-archevêque un partage du pouvoir temporel et face au donjon carré du prélat, commence l’édification de la Tour Brune, un château hors les murs de la ville.

 

.Bernard Ier de Bérard de Chabert, prince-archevêque d’Embrun de 1212 à vers 1235

 

Sous son règne, en 1230, les villes de Faucon et Drolla se mettent d’accord pour fonder une ville nouvelle, à égale distance entre les deux. Avec son accord et celui du comte de Provence Raimond-Bérenger IV de Barcelone, Barcelonnette nait en 1231.

 

.Aimar de Bernin, prince-archevêque d’Embrun de 1236 à 1245, grand Chambellan du Saint Empire

 

De la famille des seigneurs de Bernin dans le Dauphiné.

 

En mai 1238, convoqués par l’empereur Frédéric II, les contingents des évêques de Grenoble, archevêque d’Embrun, de l’évêque  du Valentinois et du Diois rencontrent  à Vérone sous les drapeaux de l’empire les troupes du comté de Savoie et aussi celles des comtés de Provence et de Toulouse, conduites par Guillaume de Savoie, l’évêque élu de Valence. L’archevêque d’Arles, Jean Baussan, et l’évêque de Marseille, Benoît d’Alignan, ont devancé Raymond Bérenger à la Cour impériale ; ils sont à Vérone dès le mois de juin. Tous deux figurent comme témoins dans un acte où l’empereur promet sa protection à la ville d’Embrun et lui assure le maintien de ses libertés et coutumes.

 

En 1244, l’archevêque devient en plus suffragant de celui de Grasse et l’année suivante 1245, Guigues VII, dauphin du Viennois  reçoit de l’empereur Frédéric II, comme roi de Bourgogne-Provence, l’investiture des comtés de Gap et d’Embrun.  Le pouvoir temporel lui est donné par diplome impérial de 1245, et  il obtient le titre de grand chambellan du Saint-Empire.

 

Les deux prélats de Gap et d’Embrun ont, comme à Vienne et à Grenoble, les comtes d'Albon pour vassaux. Ainsi, l'expansion territoriale de la maison d'Albon est gênée par la présence de princes ecclésiastiques auxquels elle doit l'hommage.

 

.Humbert, prince-archevêque d’Embrun de 1246 à 1250

 

.Henri de Suse , prince-archevêque d’Embrun de 1250 à 1261, cardinal

 

En 1251, Henri de Suse, archevêque d’Embrun, reçoit du Roi des Romains, Guillaume de Hollande plusieurs diplômes: l’un d’eux reconnait et énumère les droits de l’archevêque d’Embrun et la juridiction temporelle qui lui appartient sur des territoires sis dans les diocèses d’Embrun, de Gap et de Turin. L’empereur lui concède en outre des privilèges très étendus, qui, d’après les idées des jurisconsultes du temps, impliquent une délégation de la souveraineté : ainsi le droit d’accorder des lettres de légitimation, et celui de créer des notaires et tabellions.

 

Or presque depuis le commencement du siècle les dauphins de Viennois prétendent avoir acquis le Gapençais des comtes de Forcalquier, comté de Forcalquier  réuni à celui de Provence depuis 1222, et Charles d’Anjou se trouve être le représentant des anciens seigneurs du Gapençais ; à ce titre il conteste la prétention du dauphin Guigues VII. A la fin de l’année 1256, le conflit en est arrivé à une période aiguë ; Charles d’Anjou menace, pour se faire justice, d’attaquer les domaines du Dauphin. Il faut tout le poids de l’autorité du pape et du roi des romains pour l’arrêter : Alexandre IV jusqu’à ordonner aux archevêques d’Embrun, de Vienne et d’Aix, et aux évêques de Grenoble et de Gap, de prêter assistance à Guigues contre toute agression. Enfin les deux parties consentent à accepter un compromis : l’affaire est remise à la décision de Barral de Baux, arbitre choisi par le comte de Provence, et de Jean de Bernin, archevêque de Vienne. Le 17 juillet 1257 les arbitres rendent leur jugement qui maintient le Gapençais au Dauphin à charge d’en faire hommage au comte de Provence mais cette sentence fait naître un nouveau différent soulevé par l’Archevêque d’Embrun, qui prétend qu’il porte atteinte à ses droits.

 

Après sa mort, de 1261 à 1267, le siège reste vacant pendant six ans.

 

.Melchior, prince-archevêque d’Embrun de 1267 à 1275

 

Sous son règne, le comté de Provence passe à la Maison d’Anjou.

 

.Jacques II Sérène, prince-archevêque d’Embrun, chambellan de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, et conseiller à la Cour impériale  de 1275 à 1286

 

En  octobre 1275, se trouvent réunis à Lausanne autour du pape et de l’empereur Rodolphe de Habsbourg, les principaux seigneurs ecclésiastiques du royaume de Bourgogne-Provence, parmi lesquels  les archevêques de Lyon et d’Embrun, les évêques de Genève, de Valence, de Sisteron et de Marseille. L’archevêque Jacques d’Embrun, partisan dévoué du pape et de l’empereur peu de temps après  cette entrevue de Lausanne, se voit renouveler par l’empereur  ses privilèges en même temps  que nommer  chambellan de l’Empereur,  prince du Saint Empire et  conseiller à la Cour impériale.

 

.Guillaume V, prince-archevêque d’Embrun de 1286 à 1289

 

.Raimond III de Médullion,  évêque de Gap de 1282 à 1286, prince-archevêque d’Embrun de 1289 à 1294

 

Raymond est de la maison souveraine de la baronnie dont le Buis est capitale ; baronnie passée au Dauphin en 1317.

 

Les comtés d’Embrun et de Gap ayant été démembrés de celui de Fortcalquier, l’investiture donnée par  l’empereur  au dauphin  Guigues VII  a besoin d’être munie du consentement de Charles d’Anjou II, comte de Provence. Celui-ci l’accorde par lettres du 31 décembre 1293 dans un voyage qu’il fait à Nice.      Le jeune Dauphin, en vertu de l’hommage qu’il a fait au comte de Provence, se croit alors dispensé de toute subordination féodale envers l’Archevêque d’Embrun mais celui-ci ne l’entend pas ainsi et prétend que l’hommage rendu pour ce domaine au comte de Provence ne préjudicie pas à celui qu’il doit à son Eglise.

 

 

.Guillaume VI de Mandagot, prince-archevêque d’Embrun de 1295 à 1310,

De la famille noble du Languedoc de Mandagot.

Charles II d’Anjou, comte de Provence appuie la prétention de l’archevêque d’Embrun, et, par lettres datées de Viterbe du 14 février 1297, considérant que deux hommages pour la même terre à deux différentes personnes ne sont pas incompatibles, il demande au dauphin père et à son fils de rendre également l’hommage  que l’archevêque d’Embrun exige de lui.

En 1305, Guillaume de Mandagot est nommé recteur du Comtat Venaissin en 1305 et transféré à l'archidiocèse d'Aix-en-Provence en 1311.

 

.Jean Ier du Puy, prince-archevêque d’Embrun de 1311 à 1317

 

.Raimond IV Robaud, prince-archevêque d’Embrun de 1319 à 1323

 

.Bertrand Ier de Deaux, prince-archevêque d’Embrun de 1323 à 1338, cardinal en 1338

Issu d’une famille noble d’Uzès.

 

.Pasteur de Sarrats, prince-archevêque d’Embrun de 1338 à 1350, cardinal le 17 décembre 1350.

Jusqu’à son règne, tous les dauphins avaient du prêter hommage aux archevêques d’Embrun pour les terres qu’ils possédaient d’eux en fief. Le Dauphiné ayant été cédé au roi de France, l’empereur Charles IV de Luxembourg accepte d’abandonner sa suzeraineté au roi sur ces terres moyennant paiement de la somme de 300 marcs d’argent.

En revanche  les archevêques d’Embrun continueront de prêter hommage à l’empereur jusqu’à l’archevêque Jacques Gelu qui prêtera encore hommage à l’empereur Sigismond de Luxembourg en 1442.

 

 

Comtes d’Embrun :

 

.Bertrand IIème de Forcalquier (1135-1207) comte de Forcalquier, comte d’Embrun de 1150 à 1207 avec son  frère 

 

.Guillaume IVème de Forcalquier (1137-1209), comte de Forcalquier, comte d’Embrun de 1150 à 1209  

Ils succèdent à leur père. Durant leur règne, ils doivent lutter contre le roi Alphonse II d'Aragon, également comte de Provence, qui cherche à s'étendre vers le nord. En 1193, ils sont obligés de se soumettre et de signer le traité d'Aix-en-Provence par lequel Garsende de Sabran, petite-fille de Guillaume, hérite du comté et épouse le fils d'Alphonse. Ce mariage d'Alphonse II de Provence avec Gersande de Forcalquier permet l'unification du comté de Provence et de celui de Forcalquier. Profitant de la mort d'Alphonse II et de la jeunesse de son successeur, Guillaume reprend les hostilités, ravage le pays d'Aix et s'allie au dauphin du Viennois, en lui faisant épouser sa petite-fille.

 

Guillaume reprend le Gapençais et l'Embrunnais pour les donner à son autre petite fille Béatrix de Sabran, ce qui entraine une guerre entre les Forcalquier et les Aragon.Mais les deux frères sont à nouveau battus par les Catalans et doivent se soumettre. À la mort de Guillaume, en 1209, le comte de Provence occupe Sisteron mais ne réussit pas à prendre, par siège, Forcalquier. Le comté de Forcalquier est partagé entre le comte de Provence (sud du comté) et nord (Gapençais et Embrunnais).

 

.Béatrice de Sabran (1182- ap.1248), comtesse de Gap et d'Embrun de  1208           à  1248

Fille de Garsende de Sabran, fille de Rénier Ier de Sabran, seigneur de Caylar, et de Garsende d'Urgel, elle-même fille de Guillaume mariée à Alphonse II d'Aragon, comte de Provence. Elle épouse en 1202  André  de Bourgogne, futur dauphin Guigues  VI.

.Guigues VII de Bourgogne  (1225-1269), comte de Gap et d’Embrun de 1237 à 1269, dauphin de Viennois, comte d'Albon, de Grenoble, d'Oisans, de Briançon,

Fils de la précédente.

Les comtés de Gap et d’Embrun constituaient la dote de Béatrice de Sabran de Forcalquier premiére épouse de Guigues VI. Guigues VI l’avait répudiée mais avait conservé les comtés, qu'il avait transmis à son fils, issu d'un second mariage. Et évidemment, Charles d'Anjou, héritier des comtes de Forcalquier, lui demande le retour des comtés. Ils finissent par conclure un arrangement, Charles obtenant Gap et Guigues conservant Embrun

 

.Jean Ier de Bourgogne (1264- 1282)  comte d’Embrun de 1269 à 1282, dauphin de Viennois, comte d’Albon, de Grenoble, d’Oisans, de Briançon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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