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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 10:11

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CH. II     LES REGIONS AYANT APPARTENU AU   ROYAUME DE LOTHARINGIE puis de FRANCIE ORIENTALE/ GERMANIE

 

 

 

 

  L.  Comté -Principauté de Salm  / Grafschaft Salm

    terre d’empire de 962 à 1793

( Senones,  La Petite-Raon,  Moussey, Ménil, Saint-Jean-du-Mont, Le Mont, Vieux-Moulins, Chatas, Le Puid, le Vermont,  Belval, Le Saulcy, Le Harcholey, Grandrupt, Saulxures ,Saint-Maurice-les-Senones, les Frénot, Allarmont, Albet, La Broque, Grandfontaine,  Framont, Fréconrupt, Vipucelles Quevelles, Plaine, Champenay, Diespach, , Bénaville et le Palais, La Petite-Raon, Paulay, Raon-sur-Plaine, Celles, Moussey, Saint-Stail,Vexaincourt).

 

Maison de  Salm-Luxembourg

.Giselbert (vers 1007-1059), premier comte de Salm connu, comte de Longwy, comte de Luxembourg,

 

Fils de Frédéric de Luxembourg


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lorsqu’il atteint sa majorité, son père lui attribue un territoire situé au nord des Ardennes. Ces terres auraient été acquises par Siegfrid vers la fin du Xe siècle contre la puissante abbaye de Stavelot qui les convoitait. Les limites du territoire touchaient non seulement ceux de la puissante abbaye de Stavelot, mais étaient également proches de la ville épiscopale de Liège (Liuk) et de la ville impériale d’Aix-la-Chapelle (Aachen). Il prend le nom de la rivière Salm et devint le fondateur d’une nouvelle dynastie, sans pour autant résider sur le territoire de son comté. Il est également comte de Longwy, et reçoit le Luxembourg à la mort de son frère Henri II, en 1047. Il transmet alors le comté de Salm à l'un de ses fils cadets, Hermann Ier de Salm. Ce dernier est considéré comme la tige de la Maison de Salm. La famille des Luxembourg–Salm représente au Xe siècle un clan dont les membres règnent bien au-delà de la Lotharingie, de Metz à Anvers, de Reims à Cologne. Les principaux membres accompagnent les empereurs à la cours comme lors de leurs expéditions militaires. Ils sont princes d’empire.

 

Hermann Ier ( ?- 1088), comte de Salm et de Luxembourg de 1047 à  1088 

Fils cadet de Giselbert. Il épouse Sophia, comtesse de Rheineck et acquiert par mariage le comté de Rheineck.
Il est aussi le neveu de l'évêque de Metz Adalbéron III (1047-1072). Vers 1080, cet évêque l’investit de la charge d'avoué épiscopal.

Hermann Ier de Salm, devint le plus puissant membre de toute l’histoire de la famille de Salm. Chef de guerre sollicité et soutenu par les saxons, des souabes et une partie du clergé, Hermann Ier est élu anti–roi de Germanie le 26 décembre 1081 à Goslar en Saxe contre le roi Henri IV de la dynastie des franconiens.

Le pays, alors plongé en pleine crise politique, voit s’affronter pour des raisons dynastiques les tenants du pouvoir, saxons contre franconiens. Le conflit éclate à nouveau violemment lorsque la papauté exigea l’indépendance unilatérale du clergé à l’égard de l’autorité temporelle (la querelle des investitures). Profitant de l’absence du roi parti à la rencontre du pape en Italie, ses ennemis en profitent pour reprendre les hostilités.                                              

Aidé par ses puissants alliés et par la famille de Luxembourg, il lutte victorieusement contre l’armée impériale une dernière fois à Bleichfeld en 1086 près de Würzburg. Mais lorsque l’empereur Henri IV revient d’Italie, Hermann perd rapidement son influence auprès de ses anciens alliés. N’étant plus en mesure d’affronter l’empereur, il n’a pas d’autres choix que de se retirer sur ses terres. Il trouve la mort en 1088 alors qu’il assiège le Château de Kochem sur les bords de la Moselle et est enseveli dans la cathédrale de Metz.

Les Salm et les Luxembourg payent momentanément leur rébellion avant de réapparaître bien vite à la cour à la suite des autres dignitaires de l’empire. Leur autorité continue de s’exercer dans le cadre de leurs fiefs respectifs mais aussi vers le plat pays Lorrain où Hermann Ier a acquis des biens, notamment autour de Metz.

 

Maison de   Salm- Lorraine

.Hermann II (1057-1111), comte de Salm de 1088 à  1111

Fils d’Hermann Ier, épouse Agnès de Langenstein, comtesse de Langenstein (Longue Pierre, dans les Vosges).

 

Ce mariage le met en possession de la forteresse de Pierre Percée dont dépendait un territoire étendu englobant la ville de Badonviller, puis plus tard de Blâmont jetant les bases de la branche vosgienne des Salm.

Son frère Othon (ou Otto) reçoit alors le comté de Rheineck ; ayant épousé Gertrude de Nordheim, sœur de Richenza, il est le beau-frère du roi des Romains Lothaire de Supplinbourg qui devient ensuite empereur et qui l’élève à la dignité de comte palatin.

Comme son père, Hermann II est un chef militaire qui n’hésite pas à guerroyer pour élargir ses domaines et étendre son autorité.

Dans ses efforts de domination sur son beau–père, le comte de Bar, et pour distendre ses liens d’inféodation qui le lie à l’évêque de Metz Etienne de Bar, il s’allie contre lui avec le duc de Lorraine.

Malheureusement pour lui, le duc se réconcilie en 1135 et l’évêque parvient l’année suivante à conquérir le Château de Pierre Percée après un siège de plus d’un an, au cours duquel Hermann et son fils aîné paraissent avoir perdu la vie.
Ce deuxième échec n’entrava pas la montée en puissance de la famille; de nombreux autres territoires du Saulnois entrèrent dans leur patrimoine encore dans la première moitié du XIIe siècle, acquis sans doute à la faveur du mariage d’Henri Ier, second fils d’Hermann II, avec Adélaïde, héritière des comtes de Metz. Les comtes successeurs purent, par des alliances avec les principaux nobles du pays (dont les comtes de Bar et de Dabo) conserver et élargir plus pacifiquement leur domaine.

 

.Hermann III (1095-1138), comte de Salm de 1111 à 1138

Fils d’Hermann II.

.Henri Ier  de Salm-Blamont (1105-1165), comte de Salm de 1138 à 1165

Frère du précédent. Il épouse Clémence de Dagsbourg avec laquelle il a

.Henri                                                                                                                                                           .Justine

 

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Après la séparation des domaines de Blâmont et de Salm, Henry Ier de Salm, obéré et amoindri, vend ses châteaux à l'évêque de Metz. Il  quitte alors le pays, et va guerroyer à la conquête de Naples avec son oncle le duc de Souabe, puis va mourir à Antioche. Pendant son absence et les embarras qu'elle cause à ses successeurs, Henry Ier de Blâmont avait arrondi son puissant comté.
Au lieu de s'unir à leur voisin, comme semble les y inviter leur commune origine, les comtes de Salm entreprennent contre lui et ses successeurs une lutte inégale, où ils ont toujours le dessous.

 

.Henri II (1155-1225), comte de Salm de 1170 à 1200

Petit-fils d’Hermann II, fils du précédent, il épouse Judith de Lorraine avec laquelle il a :

 

.Henri, futur Henri III de Salm 

.Frédéric, futur Frédéric Ier de Blamont

 

Il choisit de vivre dans le nouveau comté de Salm qu'il crée à la fin du XII° siècle sur les terres vosgiennes (Salm en Vosges) ; il abandonne alors le comté de Salm en Ardenne à sa sœur Élise ou Élisabeth et en 1190, il construit le château de Salm.

Devenue comtesse, Élise épouse Frédéric comte de Vianden, créant la nouvelle branche ardennaise (et luxembourgeoise) des Salm-Vianden, puis Salm-Reifferscheid, laquelle s'intitula Altgraf zu Salm (« comte ancien, ou originel, de Salm ».

                                                      

Au XIIIe siècle, le comté de Salm, se trouve  alors constitué au sud de la vallée de la Vesouze, autour du donjon de Pierre-Percée, dont l'importance va diminuant de jour en jour, d'une part par la préférence que les chefs de la famille accordent à celui de Salm, et d'autre part par l'accroissement de Badonviller qui devient petit à petit le centre des possessions des comtes et bientôt une ville fermée, capitale de ce petit pays.  Ils tiennent leur comté en tous droits prééminences et autorités régaliennes. Ils y ont droit de faire et parfaire le procès de quiconque y est appréhendé pour crime... de juger et exécuter sans appel, de faire grâce et pardon, de légitimer et affranchir tous ceux qu'il leur plaît, de battre monnaie d'or et d'argent. Ils sont seuls seigneurs justiciers, hauts, moyens et bas, sauf certains bans dont le sieur abbé de Senones a la seigneurie foncière et encore conditionnellement, et sous la puissance des comtes.                                      

 

Autour de Pierre-Percée se groupe le gros du comté, c'est-à-dire Badonviller, encore simple village, Fenneviller, Pexonne, Sainte-Pôle, et une partie de Montigny. Les seigneurs de Salm sont maitres incontestés comme ils le sont aussi à Ancerviller et à Couvray sous  réserve des droits de  l'abbé de Senones qui a la seigneurie foncière et la justice.  D'autre part, les héritiers d'Agnes de Langstein, lors de leur établissement dans le pays, y ont trouvé des terres franches, des alleus occupés par des seigneurs indépendants. Mais lorsque, par la force des choses, ces chevaliers indépendants acceptent le vasselage des seigneurs plus puissants qu'eux, ce n’est pas des comtes  de Salm qu'ils deviennent vassaux mais des comtes de Blâmont  qui, aux mains des descendants de Ferry III, deviennent de jour en jour l'un des états féodaux les plus importants de la Lorraine.

 

Maison de Salm en Vosges/Obersalm

.Henri III de Salm-Obersalm  ( ?- 1246), comte de Salm de 1200  à 1246

Petit-fils d’Hermann, fils d’Henri II,

Déjà propriétaire des Châteaux de Blâmont, Deneuvre, Viviers, Morhange et de Pierre Percée, il élève entre 1205 et 1225 un nouveau Château  de Salm dans la vallée de la Bruche sur les terres de l’abbaye de Senones. Par cette construction, il affermit  son autorité et se place au premier rang des principales familles nobles de Lorraine. Ses terres sont appelées dès lors Salm en Vosges[]/ Obersalm, par opposition au Salm originel en Ardenne, ou Niedersalm. Ce territoire relève du Saint-Empire.

.Henri IV ( ?  -1292), comte de Salm de 1246  à 1292

Fils du précédent.

Vers 1240, Ferry, frère d’Henri III lui dispute l’héritage de son comté et vers 1247 le comté est partagé ; Blamont à Ferry et Salm à Henri. Ferry décède en 1248.Henri IV devenu adulte se heurte à l’énergique et redoutable évêque Jacques de Metz bien décidé à réduire la puissance de la noblesse de son évêché. Profitant de la mauvaise situation financière du comte, Jacques de Metz l’oblige à lui vendre ses châteaux de Salm et de Pierre Percée entre 1250 et 1258. Henri est alors obligé de se reconnaitre homme lige de l’évêque pour les deux forteresses avant de les reprendre en fief. 

.Jean  I de Salm-Obersalm (vers 1260-vers 1330)  comte de Salm de 1292 à vers 1330

Fils du précédent.

 .Simon Ier de Salm-Obersalm (1327- 1346) comte de Salm de 1330 à 1346

Fils du précédent.

.Jean II  de Salm-Obersalm (vers 1330- 1386 ou 1400) comte de Salm de 1346 à ?, comte de Chiny de 1358 à  1365

Fils du précédent.

.Jean III ( ?   )  comte de Salm de 1365  à  1368

Jean III acquiert le 23 novembre 1366 pour 12.000 florins d’or les possessions bruchoises de l’évêque de Strasbourg, Jean de Luxembourg-Ligny. La revente par lots de ses biens à des propriétaires différents, provoque le déplacement et le recentrement de la politique des Salm dans le pays Lorrain et accélèrent ainsi le déclin du rôle administratif et militaire de la place forte.

.Simon II ( ?- 1397) comte de Salm de ? à  1397

Fils du précédent.

.Simon III ( ?- 1459)  comte de Salm de 1397 à 1459

Fils du précédent.

En 1410, les quarts des Châteaux de Salm et de Pierre Percée sont engagés par Jean V en faveur de Philippe de Norroy pour le remboursement d’une dette. Ce dernier cède l’engagère en 1416 à Henri seigneur de Blâmont et lointain cousin des comtes de Salm.

 

 

 

 

 

 

 

.Jacques ( ?- 1475) comte de Salm de 1459 à  1475

A sa mort en 1475, sa sœur Jeannette et son frère Jean se partagent le pouvoir sur le comté qui reste indivis.

.Jeannette et  Jean  IV (1431-1485), comtes de Salm de 1475  à 1485

Fille du précédent.

En 1459, Jeannette de Salm, fille du comte Simon III, épouse Jean V (1436-1495), Wild- et Rhingrave à Daun et Kyrburg, originaire du Palatinat.

Deux branches hermanienne et des rhingraves portent dès lors le titre de comte de Salm.                                                         

Déjà seigneur de Morhange et de Puttelange, le Rhingrave Jean IV  reçoit en outre par son mariage en 1478 avec Jeanne de Moers-Sarrewerden  les comtés de Moers et de Sarrewerden, assortis d'une partie des droits sur la baronnie de Fénétrange  et de la totalité de Diemeringen.

Fénétrange reste administrée pour partie par les ducs de Lorraine, tandis que Diemeringen fut ensuite partagée entre les différentes branches des Rhingraves.

Pour sa part, le comte de Salm de la branche hermanienne reçoit du duc de Lorraine Antoine une autre partie des droits sur la baronnie de Fénétrange au début du XVI° siècle.

Le comté de Salm fait partie du Cercle du Haut Rhin à partir de 1521.

.Jean  V (1452-1505)  de Salm-Badenweiler (branche des Rhingrave)  règne d’abord avec  Jean  IX (branche Hermanienne)    comtes   de Salm      

.Jean IX  règne ensuite avec  Frédéric Ier, le fils de Jean V (1495-1548)

Vers 1540, la famille des Rhingraves se convertit à la Réforme luthérienne. Contrairement à l'usage de l'époque, il ne semble pas qu'ils aient voulu imposer cette nouvelle foi à leurs sujets ; Ils restent les avoués de l'abbaye de Senones. Vers 1550, les comtes des deux branches cousines prennent la décision de ne plus payer les redevances de location à l'abbaye de Senones dont ils ne sont toujours juridiquement que les avoués, manifestant ainsi leur droit de propriété. Avec l'occupation française des Trois-Évêchés en 1552, l'évêché de Metz leur abandonne  ses droits sur les châteaux de Pierre-Percée et Salm, émancipant ainsi les comtes de leur longue vassalité.

Le 29 septembre 1571, Jean IX, comte de Salm, protecteur de l'abbaye de Senones, descendant direct de Hermann II, s'associe à son cousin et beau-frère, Frédéric, rhingrave et descendant de Jean V, pour réaliser un véritable coup d'État. Ils se font reconnaître par la population et devant huissiers comme les seuls seigneurs de la région, aux dépens de l'abbaye.

En 1598, ils  signent entre eux un acte de partage.

.Jean IX reçoit : Moussey, la Petite Raon, Belval, Vieux-Moulin, une moitié de Senones, de Ménil, de Saint Stail

.Frédéric reçoit : Le Puid, Le Vermont, Le Saulcy, Le Mont, lune moitié des maisons de Senones, de Ménil, de Saint Stail

 

 

En revanche, Châtas, les fermes de Ménil, Saint Siméon, La Forain et les autres biens de l'abbaye restent sous la souveraineté des deux seigneurs.
Jean IX est  sénéchal de Lorraine.

 

Il meurt en 1600  sans héritier de sorte qu’avec lui s’éteint la première dynastie des Salm-Vosges. C'est sa nièce Christine de Salm qui hérite des droits de la branche d’Hermann. Elle a épousé François de Lorraine, comte de Vaudémont puis duc de Lorraine. Le comté toujours indivis devient alors partiellement possession des ducs de Lorraine, et un partage a lieu. Les villages sont attribués à la Lorraine (François de Vaudémont) ou à Salm (le rhingrave), sans continuité territoriale, un partage de ce territoire rural ne permettant pas de faire deux parts d'égale valeur. Certains gros bourgs par contre, comme Senones, Badonviller, Celles-sur-Plaine, connaissent un double statut : la moitié des foyers dépendent des ducs, et l'autre des comtes (les rhingraves).

Frédéric lui donne naissance à deux lignées de Salm. :

 

 

.La première par son mariage avec Françoise Comtesse de Salm donne naissance à Philippe Othon, premier Prince de Salm.

.Par un second mariage, Frédéric donne naissance à une lignée dont Nicolas Léopold sera descendant.

.Philippe Othon/Philip Otto (1575-1634),   comte sauvage du Rhin, prince de Salm de 1623 à 1634

Fils de Frédéric.

En 1623, le Rhingrave luthérien Philippe Othon, ligne de Dhaun, branche deNeuviller ou Neufville), se convertit au catholicisme, et est fait  prince d'Empire par l'Empereur  Ferdinand II qui lutte contre la Réforme. Les droits des Rhingraves sur Salm forment alors une première principauté de Salm avec Badonviller pour capitale. La principauté de Salm forme un territoire morcelé, imbriqué dans les territoires du comté de Salm incorporés au duché de Lorraine ; en 1647, le comté d’Anholt en Westphalie/Westfalen entre dans les possessions familiales par le mariage de Léopold Philipp Carl de Salm avec Anna–Maria, l’héritière du comte d’Anholt.

En 1648, la principauté comme le duché de       Lorraine réussit à conserver son indépendance après les traités de Westphalie qui attribuent au roi de France les possessions habsbourgeoises d’Alsace mais pas Mulhouse ni Strasbourg, ni les comtés de Montbéliard et de Sarrewerden.

 

.Louis (1618-1636), prince de Salm  de 1634 à 1636

.Léopold Philippe Charles (1620-1663), prince de Salm de 1636 à 1663

Il est admis au banc des princes à la Diète d'Empire en 1654.

.Charles Théodore Othon (1645-1710), prince de Salm de 1663 à 1710

Il obtient l'immédiateté du "comté princier de Salm" en 1668 ; il hérite par sa femme un neuvième des droits sur l'ancienne Principauté d'Arches.

.Louis Othon (1674-1738) prince de Salm de 1710 à 1738

Louis Othon a pour seule héritière sa fille aînée Dorothée, laquelle épouse en 1719 son cousin Nicolas-Léopold, du rameau collatéral des ducs de Hoogstraten. À la mort du prince en 1738, le rameau de Hoogstraten recueille alors la dignité princière, et Nicolas-Léopold prend le titre de prince de Salm-Salm pour signifier cette réunion.

 

Maison de Hoogstraten

.Nicolas-Léopold de Hoogstraten (1701-1770), prince de Salm de 1738 à 1770

Sous son règne, le territoire de la principauté reste partagé avec le comté de Salm relevant du duché de Lorraine. Le duché de Lorraine ayant été donné en viager au duc Stanislas, Nicolas-Léopold signe le 21 décembre 1751, après de longues négociations, avec le roi Louis XV, une convention établissant un nouveau partage entre le territoire du comté de Salm et la principauté de Salm crée deux aires géographiquement distinctes. La Lorraine acquiert l’ouest du territoire avec Badonvillers pour capitale et le prince abandonne ses droits sur la baronnie de Fénétrange. En revanche, l’essentiel de l’ancien comté, sur la rive droite de la Plaine, est attribué en pleine propriété à sa maison comprenant une trentaine de localités ayant Senones pour capitale ; Ménil et Saint Maurice les Senones, Vieux-Moulin et les Frénot, Allarmont, Albet, la Broque, Grandfontaine, les forges de Framont, Fréconrupt, Vipucelles et Quevelles, Plaine, Champenay, Diespach, Saulxures, Bénaville et le Palais, La Petite-Raon, Paulay, Raon-sur-Plaine, Celles, Moussey, Belval, SaintStrail, Grandrupt, LeVermont et Vexaincourt. Dans cette nouvelle capitale de Senones, les princes se font construire un premier château en 1754 et un second en 1758.

.Louis-Charles Othon (1721-1778), prince de Salm de 1770 à 1778

.Constantin Alexandre (1762-1828), prince de Salm de 1778 à 1792

Scrutant avec inquiétude les bouleversements provoqués par la Révolution française, il prend la sage précaution de se retirer définitivement de Senones le 15 aout 1791 et gagne son château d’Anholt en Westphalie qu’il avait acquis par le mariage du prince Léopold Philip Carl de Salm avec Anna-Maria, héritière du comte d’Anholt.

La convention passée le 29 avril 1792 entre le roi et le prince de Salm-Salm prescrit que l’indemnité due à M. le prince de Salm-Salm, à raison des droits seigneuriaux et féodaux, ainsi que des dimes inféodées dont il jouissait dans la ci-devant province de Lorraine et dans la ci-devant principauté d'Arches et Charleville qui lui appartient pour un neuvième, lui sera payée d'après l'évaluation qui sera faite de leur produit au taux du denier 30.                                                   

La Convention Nationale interdit la sortie des denrées du territoire national français en temps de guerre et établit un blocus économique de la principauté y provoquant une crise alimentaire. Les pourparlers engagés depuis Anholt par le prince Constantin n’aboutissent point ouvrant la voie à une procédure d’annexion par les partisans de la République.                                                                                                                 

Le conseil municipal de Senones vote le 21 février 1793 le rattachement à la République française .Il est ratifié par la Convention Nationale le 2 mars 1793 qui précise que la Convention accepte ; « le vœu librement émis par le peuple de la ci-devant principauté de Salm… »

Le décret du 2 mars 1793 porte: "ART. I: La ci-devant principauté de Salm est réunie au territoire de la république." Ce texte comporte bien l'idée d'une terre étrangère réunie.

Sous l’égide du conventionnel Couthon, l’ancien territoire de la principauté est incorporé au département des Vosges.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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