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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 14:10

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                                                                                                                               MAISON DE HABSBOURG /  HAUS   VON  HABSBURG

.ALBERT II  DE HABSBOURG / ALBRECHT  II   VON HABSBURG (1397-1439),                                                                                                                              empereur / kaiser  de 1438  à  1439

 

Fils d’Albert IV de Habsbourg et de Jeanne de  Bavière, il est duc d’Autriche de 1404 à 1439 sous le nom d’Albert V de Habsbourg. En 1421, il épouse Elisabeth de Luxembourg, fille de l’empereur Sigismond Ier de Luxembourg. Il devient roi de Bohême et de Hongrie le 9 novembre 1437, sous le nom d’Albert Ier, puis roi des Romains de 1438 à sa mort, en héritage de son beau-père.De son mariage avec Elisabeth de Luxembourg, il a 3 enfants :

 

-Ladislas Ier, roi  de Bohême et de Hongrie.

 

-Anne d’Autriche, épouse de Guillaume III, duc de Saxe et futur duc de Luxembourg.

 

-Elisabeth, épouse du roi de Pologne Casimir IV dont le fils Ladislas devient, roi de Bohême et de Hongrie.

 

 

Cette année 1438, le pape Eugène IV envoie Nicolas de Cues auprès de l'empereur byzantin Jean VIII Paléologue qui cherche du soutien pour faire face à la menace turque. Eugène IV donne son accord pour que l’Église d’Orient puisse participer à un concile œcuménique, sous réserve qu’il soit organiser sur les bords de la Mer Adriatique, afin qu’en cas d’attaque turque les orientaux puissent retourner rapidement dans leur pays. Eugène IV transfère donc le concile de Bâle à Ferrare. Le 24 janvier 1439, il y reçoit le patriarche Joseph de Constantinople. Ils essayent de refaire l’union de Rome et des Eglises d’Orient.  Une nouvelle avancée turque et la mort du patriarche Joseph de Constantinople accélèrent une rapide proclamation d’union  entre les deux Églises. L’empereur grec, Jean Paléologue II, auquel il ne reste guère plus que Constantinople, croit en vain pouvoir obtenir du secours des chrétiens. Il s’humilie jusqu’à venir dans Rome soumettre l’Église grecque au pape. Mais de retour à Constantinople, son geste apparait  si odieux à son Église pour l’avoir soumise à Rome  que son propre fils lui refuse la sépulture. 

Néanmoins l’empereur Albert IV prépare une expédition contre les Turcs qui avancent jusqu’à Semendria en Hongrie. Malheureusement il meurt au cours des préparatifs le 27 octobre 1439. La majorité des prélats comprennent le but de ce transfert à Ferrare et l’acceptent, mais quelques évêques et 300 ecclésiastiques considèrent ce geste comme un abus d’autorité de la part du pape et s’y opposent en élisant le 5 novembre 1439  un antipape, le duc Amédée VIII de Savoie alors âgé de 56 ans, sous le nom de Félix V.

 

 

.FREDERIC III  DE HABSBOURG / FRIEDRICH  III  VON HABSBURG (1415-1493),                                                                                                   

empereur / kaiser de 1440 à 1493

 

Fils du duc de Styrie Ernest Ier, Frédéric de Habsbourg. Il devient archiduc d’Autriche en 1440 et est élu roi des Romains la même année.

 

Sous son règne l’empire est confronté aux coups des Turcs, des Hussites de Bohême, de Matthias Corvin, du duc de Bourgogne Charles le Téméraire et de la Confédération suisse des Huit cantons

 

Frédéric réunit à Mayence en 1441-1442 une grande Diète au cours de laquelle l’antipape Félix V, duc de Savoie Amédée VIII accepte de démissionner.

Cette année 1442, le roi Alphonse V d'Aragon conquiert le « royaume de Naples » et réunifie l’ancien royaume de Sicile des Normands et des Hohenstaufen sous le nom de royaume des Deux-Siciles.

 

Au cours de l’année 1445, les Turcs Ottomans continuent leur progression en Europe mais Frédéric se trouve obligé d’intervenir face aux prétentions du roi de France Charles VII  dont les troupes envahissent l’Alsace et le pays Messin.

En 1447, il signe avec le pape Nicolas V un concordat dans lequel sont fixés les droits de la papauté ; y est réglementée notamment l’élection des évêques, des abbés et des prieurs avec les questions concernant leur succession foncière après leur décès. Reconnu en 1449 comme seul véritable souverain pontife, il stabilise ses rapports avec le Royaume de Naples, et garde une position de neutralité en Italie.

Frédéric, en sa qualité de tuteur du prince Ladislas, confie en 1451 au chef  hussite Geoges Podebrady l’administration du royaume de Bohême, décision entérinée par la diète.

 

L’année suivante, il épouse l’infante Eléonore de Portugal, fille d’Edouard Ier, roi du Portugal puis quelques jours plus tard le 19 mars 1452, il est couronné empereur à Rome.

 

L’année 1453 marque la fin de la guerre de Cent ans entre les rois de France et d’Angleterre ainsi que de la chute de ce qui reste de l’empire romain d’Orient avec la prise de Constantinople par les turcs ottomans. Elle marque également le début de la fin du Moyen-Age avec la disparition progressive de l’organisation de la société féodale sur la base du contrat vassalique entre les nobles et du statut du servage pour le peuple. Cette même année 1453, la Diète de Bohême élit Ladislas roi de Bohême, mais comme le nouveau souverain n’a que 13 ans, Georges de Podebrany, poursuit sa fonction de régent et se pose comme homme de compromis malgré ses sympathies hussites entre hussites et catholiques.

En 1454, le cardinal Aeneas Silvius, futur pape Pie II, légat alors en Allemagne, demande à tous les princes de défendre la chrétienté contre les turcs ottomans; il s’adresse aux chevaliers teutoniques, et les fait se souvenir de leurs vœux; mais ceux-ci sont occupés à combattre leurs sujets de la Poméranie et de la Prusse, qui se donnent à la Pologne. 

 

Le 17 février de cette année 1454, au cours d’un banquet, le duc  de Bourgogne Philippe le Bon forme le vœu que, si le roi de France décide de prendre la croix, ou d’envoyer une armée commandée par un prince du royaume contre les Turcs, ou si un autre prince chrétien part avec une armée suffisante, et si les pays dont il a la charge ne sont pas menacés, alors il partira se battre.

En avril de la même année, Philippe quitte son duché pour assister à la Diète impériale de Ratisbonne convoquée par Frédéric III, où le Reichstag doit élaborer un plan de croisade. Mais l’empereur n’assiste pas à la Diète, ce qui choque tous les participants, et une autre Diète est décidée pour l’automne, à Francfort. Cette fois, Philippe ne pouvant faire le déplacement, envoie des ambassadeurs. À Francfort, l’empereur est représenté par l’humaniste Enea Silvio Piccolomini, ardent défenseur d’une croisade contre les Ottomans, qui raconte que les princes du Saint-Empire se plaignaient constamment de l’empereur, du pape et de la Curie .Toujours en ce début de l’année 1454, le 9 avril est signée la paix de Lodi entre Venise et Milan, dont la principale disposition est la confirmation de Francesco Ier Sforza sur le Duché de Milan.   

L’empereur ottoman Mehmet II continue sa progression dans les Balkans sans que personne ne s’oppose à lui.

Le 28 janvier 1458, Matthias Corvin est élu roi de Hongrie mais une fraction importante des nobles hongrois dénonce cette élection et va trouver Frédéric III de Habsbourg pour lui proposer la couronne de Hongrie. Les cérémonies de ce contre-couronnement ont lieu le 4 mars 1459 à Wiener Neustadt, et  Frédéric marche sur la Hongrie. Mathias repousse toutefois les armées Habsbourg et s’assure l’appui du pape Pie II en lui promettant de monter une croisade contre les Ottomans, croisade qui ne verra jamais le jour. Réconcilié avec son beau-père Georges Podebrady, Mathias peut se consacrer entièrement à l’affrontement avec Frédéric.                                                               

De son côté le pape Pie II consacre toute son activité de pontife à la préparation de la croisade contre les Turcs et réunit un congrès à Mantoue du 1er juin 1459 au 14 janvier 1460, où il convoque tous les princes. Mais le succès est mitigé. Le 18 janvier 1460, à Mantoue, il publie la bulle Execrabilis qui interdit les appels au concile et condamne le conciliarisme, comme doctrine de la supériorité du concile sur le pape.

 

À son retour à Rome, il réprime une conjuration qui s'était dressée contre le pouvoir temporel des papes. Cette même année 1460, le pape Pie II excommunie Sigismond de Habsbourg, duc d’Autriche ; plusieurs villes confédérées de Suisse se liguent alors avec des villes d’empire d’outre-Rhin comme Rottweil, Mulhouse, Buchorn et Wangen, à l’exception de Berne, et en profitent pour s’emparer  de la Thurgovie. Dès le 1er juin 1461, date de la signature de la paix avec l’Autriche qui confirme la possession des pays conquis, ceux-ci sont transformés en baillage commun des cantons suisses.

Menacés par les Ottomans, Frédéric consent en avril 1462 à traiter avec Mathias Corvin, qui de son côté doit faire face à une nouvelle révolte des barons hongrois. Moyennant des subsides de 60 000 ducats, Frédéric de Habsbourg est reconnu Roi des Romains et obtient la souveraineté sur quelques comtés de Hongrie ; Mathias, lui,  est reconnu par Frédéric comme roi de Hongrie.

Profitant d'une période favorable de paix entre les États d'Europe, le 22 octobre 1463, le pape  Pie II déclare la guerre aux Ottomans et le 18 juin 1464, il se dirige vers Ancône,  où il attend les Vénitiens et le duc Philippe de Bourgogne mais il meurt d'épuisement le 15 août et l'entreprise est abandonnée. En 1465, le pape Paul II, successeur de Pie II excommunie le roi hussite George Podebrady, faisant aux princes un devoir sacré de le déposer.

 

A la mort de son père en 1467, le duc de Bourgogne Philippe le Bon, Charles dit le Téméraire devient duc. Charles se trouve à la tête d’une véritable principauté et rêve de restaurer  pas tant un royaume de Bourgogne-Provence mais plus un royaume de Bourgogne-Lorraine comprenant pour l’essentiel le Duché de Bourgogne, terre dépendant du royaume de France et les Duché de Lorraine dans son ancienne plus grande extension, Duché de Luxembourg et Comté de Bourgogne ( Besançon) fief d’empire qui déborde sur la Suisse Occidentale  région ou les ducs de Savoie possèdent les Etats de Vaud depuis 1250, la Belgique, les  Pays-Bas, le Luxembourg et une partie de l’Alsace.

 

 

Battu par ses vassaux confédérés suisses, le duc d'Autriche Sigismond de Habsbourg est contraint de signer la paix avec eux et accepte par le traité de Walshut de 1468 de leur verser une indemnité de guerre de 10 000 florins en donnant en garantie Walshut et la Forêt- Noire. Et pour trouver cette somme il s’adresse à Louis XI qui sournoisement alors refuse de lui prêter cette somme lui conseillant de s’adresser à « son cher cousin de Bourgogne », le duc Charles.

 

Cette même année, le 31 mai, Matthias Corvin envahit la Bohême.

 

Par le traité de Saint Omer de 1469, Charles le Téméraire, sollicité par Sigismond, accepte de lui prêter mais avec comme garantie non seulement les terres engagées au profit des Confédérés suisses mais en plus les villes de Laufenbourg, Rheinfelden, Seckingen et Brisach avec le landgraviat de Haute Alsace et le comté de Ferrette et une alliance contre les Confédérés.

 

Toujours cette année 1469, anticipant une alliance contre lui entre le roi Georges et l’empereur Frédéric III, Mathias Corvin conclut prudemment la paix le 27 février et le 3 mai les catholiques du pays l’élisent roi de Bohême ce qui contrecarre les vues du pape et de l’empereur Frédéric III qui préféraient une partition du royaume. Georges Podebrady devance les projets de tous ses ennemis en déshéritant de lui-même son propre fils en faveur de Ladislas, le fils ainé du roi Casimir IV de Pologne, s’assurant astucieusement l’appui de la Pologne.

 

A l’ouest de l’Europe, pour  le roi de France Louis XI la signature du traité de Saint Omer est l’occasion rêvée de sonner l’alarme chez les Confédérés des huit cantons suisses qui s’empressent dès le 13 aout 1470 de signer avec lui un accord de neutralité prévoyant notamment que « les deux parties ne pourraient point donner comme l’ennemi des deux Etats aucune aide ni secours au préjudice de l’autre ».

A l’est, la mort soudaine de Georges Podebrady en mars 1471 entraine de sérieuses complications. En novembre 1471, Charles le Téméraire se déclare affranchi de la suzeraineté du roi de France.

                                                                            

En juillet 1473, à la mort du duc Nicolas de Lorraine, le duc de Lorraine René II lui succède ; il a une réelle admiration pour Charles le Téméraire ; en outre il ne peut guère s’appuyer sur Louis XI qui a conclu une trêve avec le Duc de Bourgogne et surtout occupé son duché de Bar pour mieux contrôler les liaisons entre la Bourgogne et les Flandres.

Il conclut à Trèves avec Charles le Téméraire le 15 octobre 1473 un traité par lequel ils s’engagent à ne pas entrer dans une alliance avec Louis XI  et à autoriser le passage de leurs troupes sur leurs territoires.                               

Puis Charles le Téméraire se met à négocier avec l’empereur Frédéric III de Habsbourg la couronne de Bourgogne-Provence en vue pourquoi pas de recueillir la dignité impériale élective. Dans cette perspective, il promet à l’empereur Frédéric III de Habsbourg de marier son fils Maximilien de Habsbourg à sa fille unique Marie de Bourgogne. Charles devant succéder à Frédéric et Maximilien son futur gendre à Charles.  Charles est à la tête de l'État bourguignon composé du Duché et du comté de Bourgogne (Franche Comté) du comté de Flandre, du Boulonnais, du duché de Brabant, du comté de Limbourg, de celui de  Namur, de celui de Hainaut, de Hollande, de Zélande et del a Frise, de la Picardie, des duchés de  Luxembourg et de Gueldre.  L'empereur accepte de faire entrer dans la souveraineté de ce royaume de Bourgogne le duché de Lorraine, le duché de Savoie (qui inclue alors le Piémont, la Bresse, le Bugey, l'ouest de l'actuelle Suisse, avec Genève et Lausanne), le duché de Clèves, les évêchés d'Utrecht, Liège, Toul et Verdun[], les ducs de Savoie, de Lorraine, ducs de Clèves et les quatre évêques  devenant  les vassaux du roi de Bourgogne.  Charles exige également la souveraineté de la Bourgogne sur les cantons suisses. Charles renonce à être nommé roi des romains et donc à succéder à Frédéric III dans la dignité impériale mais doit être nommé à la tête  d’un royaume à créer ou recréer (la couronne du royaume de Bourgogne-Provence est déjà pratiquement tombée en désuétude). Mais l'empereur rompt les pourparlers la veille même du couronnement  et s'enfuit nuitamment à cheval puis en barque sur la Moselle avec son fils Maximilien qui, dans le cadre de l'accord, doit épouser Marie de Bourgogne. Mais dans la nuit du 24 au 25 novembre 1473, Frédéric s’enfuit de Trèves renonçant à céder à Charles. Celui-ci furieux décide de défier l’empereur Frédéric III en réinstallant le Prince-évêque de Cologne, un des grands électeurs, chassé de sa ville par son peuple ; puis le 16 décembre 1473, il fait une entrée fracassante à Nancy à côté du duc de Lorraine René II.  Et en janvier 1474, de retour à Dijon, Charles  informe une assemblée de nobles et de prélats de son intention de restaurer le royaume de Bourgogne en s’exprimant comme suit, faisant référence au royaume burgonde de Gondebaud et au deuxième royaume de Bourgogne-Provence des Rodolphiens :

 « L’ancien royaume de Bourgogne que ceux de France ont longtemps usurpé et d’icelui fait un duché, ce que tous les sujets doivent bien avoir à regret »

 

Le 10 janvier 1474 à Paris, le traité de 1470 entre le roi de France et les Confédérés se transforme en véritable traité d’alliance offensive contre Charles. Pour que la plus grande tragédie du XV° siècle dont Louis XI le roi le plus retors de France est à l’origine, il ne reste plus qu’à concilier les inconciliables en établissant la paix entre le Duc d’Autriche Sigismond et ses vassaux confédérés. Dès le 21 janvier 1474, la Diète suisse assemblée à Lucerne apprend que les offres de médiation de Louis XI sont favorablement accueillies par Sigismond.

En Alsace, le bailli de Charles, Pierre de Hagenbach, instaure plusieurs mesures commerciales et économiques qui inquiètent les villes rhénanes. En effet, Hagenbach interdit le commerce de grains avec elles, ce qui force Bâle et Strasbourg à solliciter l’aide de Berne, qui possède alors une grande puissance militaire. Berne est l’alliée à Mulhouse, qui endure elle aussi des troubles de la part du bailli bourguignon. Une ligue appelée « Ligue Alémanique  » se forme entre les quatre villes suivantes : Berne, Bâle, Strasbourg, et Mulhouse.

Cependant, Sigismond, insatisfait du Téméraire (son allié), car il refuse de  déclarer pour son compte la guerre à ses vassaux Confédérés se résigne donc à négocier la paix avec ces derniers, le 30 mars 1474 à Constance. 

Habilement manœuvrées par Louis XI, grâce aux bons offices de son autre conseiller Nicolas de Diesbach, avoyer de Berne, les villes de Basse Union d’Alsace, Strasbourg, Bâle, et leurs évêques ainsi que Colmar et Sélestat signent donc le 31 mars le « traité de Basse Union avec Soleure et les Confédérés suisses des huit cantons. Les Confédérés libérés de tous soucis à l’Est vont pouvoir se retourner contre le puissant duc Charles dont ils convoitent la Franche-Comté dispensant Louis XI de mettre fin par les armes à l’indépendance de son vassal  (pour le duché de Bourgogne).  En même temps que le « traité de Basse-Union », Sigismond, les villes alsaciennes ainsi que les Confédérés, préparent durant les mois de mars et avril 1474 un projet de « Paix perpétuelle ».

C’est ainsi qu’une ligue se met en place, menée par Lucerne, Bâle, Strasbourg et Berne, et prépare la guerre contre Charles le Téméraire.

                                                                                                                                                                                                      

Le duc d’Autriche Sigismond de Habsbourg signent ce traité de Basse-Union  à Constance le 6 avril 1474 :les villes avancent 76 000 florins au duc, que celui-ci doit rembourser à Charles lui permettant d’exiger la restitution des villes et  territoires de la Haute-Alsace, hypothéquées au profit du duc de Bourgogne et  Sigismond  accepte de mettre un terme à la vassalité de la Confédération par rapport à son duché d’Autriche (mais elle reste toutefois partie de l’empire avec l’immédiateté).

 

Charles ne restituant pas à Sigismond ses villes et territoires, les villes de la Basse Union d’Alsace lui déclarent la guerre.

Sans qu'il y ait de rapport de cause à effet, le 11 avril 1474, Pierre de Hagenbach  est arrêté à Brisach et exécuté le 9 mai par les alliés des Confédérés (les alliés rhénans), à la suite de révoltes parmi ses troupes.Cet événement marque le début des guerres dites de Bourgognes qui vont opposer de 1474 à 1477 essentiellement sur le territoire de l’empire (raison pour laquelle les manuels d’histoire de France en parlent très peu) qui vont embraser pendant trois ans les territoires de l’empire relevant non seulement du Royaume de Bourgogne-Provence (  Franche-Comté et toute la Suisse Occidentale avec les territoires relevant de la Savoie, Genève, Vaud mais aussi le Valais, Fribourg, Neuchâtel, Berne, Soleure, Bâle  ….) mais également ceux relevant de l’ancien Royaume de Lotharingie avec l’Alsace, la Lorraine, le Luxembourg, le Palatinat…  le Duc de Bourgogne Charles le Téméraire et son allié la Duchesse de Savoie Yolande aux Confédérés suisses, aux Valaisans, et leurs alliés les villes de la Basse Union d’Alsace, puis au Duc de Lorraine René II, et également à l’empereur Frédéric III, au duc d’Autriche Sigismond et au roi Louis XI.

Cette même année 1474, l’empereur Frédéric III doit faire face à l’armée de Mattias Corvin qui attaque les armées impériales.

Charles le Téméraire de son côté ne décide pas  aussitôt de mater les villes de Basse Alsace  mais engage le 31 juillet 1474 le siège de Neuss dans l’optique de conquérir Cologne avec l’aide pour moitié de troupes que lui a fournie le duc de Milan  Galazeo-Maria Sforza , et son autre alliée  la duchesse Yolande de Savoie (pourtant sœur de Louis XI) qui parient sur Charles plutôt que sur Louis  ( un commerce intense s’est développé entre le Nord de l’Italie et les Flandres  et les banquiers Lombards se sont installés dans toutes les villes commerçantes situées entre ces deux régions).

                                                        

A la mi-novembre 1474, les Confédérés suisses, qui ont envahi la Franche-Comté, infligent à Héricourt une défaite sévère au comte de Savoie-Romont et au Maréchal de Bourgogne. En  fin d’année, l’empereur Frédéric III est attaqué en Rhénanie par Charles le Téméraire mais la pluie et la maladie décime les troupes bourguignonnes.

 

Berne qui veut empêcher Charles de recevoir  des renforts du  duc de Milan  dans les Etats de Vaud savoyards passe une alliance avec le prince-évêque  du Valais Walter Superxaso.  Le roi de France Louis XI voit avec joie son rival s'enliser dans l'imbroglio allemand ; il signe un traité d'alliance avec le duc René de Lorraine et les Suisses qui, les uns et les autres, se sentent menacés ; il ne ménage ni son or, ni sa peine.

Les trêves entre la France et la Bourgogne expirent le ler mai 1475 ;  début mai 1475, le roi Louis XI envahit le duché de Bourgogne, la Picardie, le comté de Nevers et  les confédérés suisses retraversent le Jura pour envahir le comté de Bourgogne (Franche-Comté). Le Duc de Lorraine René II change de camp et   attaque le Luxembourg.                                                          

Charles le Téméraire qui s'obstine  au siège de Neuss, envoie à ses officiers ducaux, affolés, le comte de Campobasso, son condottière.                 

A la mi-juin les troupes anglaises débarquent à Calais ce qui oblige Louis XI à maintenir d’importantes troupes dans le nord de la Normandie. Et déshonorant sa promesse d’envoyer une armée de 20 000 hommes en Rhénanie, il préfère contre-attaquer  plutôt en Picardie  et en Artois.

Simultanément, il exhorte le duc d’Autriche Sigismond, la ville de Strasbourg et les cantons suisses à faire la paix entre eux. Le duc Sigismond, avec l’aide des Suisses reprend par la force le comté de Ferrette au sud de l’Alsace qu’il avait dû donner en gage à Charles le Téméraire.  Celui-ci, après un an de siège infructueux finit par lever le 27 juin 1475 le siège de Neuss pour faire face en Picardie aux Français après s’être résigné à signer une trêve avec l’empereur Frédéric.                                                                                                                                                                      

Charles le Téméraire signe ensuite avec son beau-frère le roi Edouard IV d’Angleterre qui maintient ses prétentions sur la couronne de France un traité le 25 juillet 1475 par lequel Charles le reconnait roi de France sans le duché de Bourgogne, la Picardie et la Flandre.                                                                                                                

En pleine campagne contre les Anglais, Louis XI cherche à négocier avec Edouard IV d’Angleterre un  traité dès la mi-août 1475 ce qui rend furieux Charles venu le rejoindre à son camp ; malgré les insultes  de Charles, Edouard signe avec Louis à Picquigny le 29 aout 1475 un traité  au terme duquel il achète à prix d’or le départ des anglais et dès le 4 septembre les troupes anglaises repassent la Manche.

 

Puis Louis XI persuade les Suisses qu’ils ne peuvent éviter le conflit avec Charles. Au terme d’un nouveau traité du 26 octobre 1475  il s’engage à leur régler une pension annuelle de 2000 écus s’ils déclarent la guerre à Charles sans s’engager lui à intervenir sauf extrême nécessité.  Les Suisses déclarent immédiatement la guerre. En octobre 1475, les Bernois envahissent les Etats de Vaud savoyards tandis que le prince-évêque du Valais Walter Supersaxo avec ses troupes des Sept dizains du Haut Valais pénètrent elles-aussi  sur le territoire de Conthey près de Sion qui appartient également à la Savoie. Yolande, la régente de Savoie pendant la minorité du petit duc Philibert, appelle à l’aide le duc de Milan et le prince-évêque de Genève Louis de Savoie accoure avec des troupes et se réfugie dans le château de Conthey.

 

Pierre de Gingins lève ses vassaux et Jean de Gingins, nommé par Yolande, capitaine général de Savoie marche à leur secours. Il chasse devant lui 4 000 Haut Valaisans qui tentent de défendre Martigny puis met le siège devant Sion. Mais 3 à 4 000 Bernois et Soleurois débouchent à l’improviste par le col du Sanetch le prennent à revers et le défont le 13 novembre 1475 et repoussent ses hommes jusqu’au défilé de Saint Maurice.

                                                                                                                                                          

Ce même 13 Novembre 1475, les confédérés battent les troupes bourguignonnes venues au secours d’Héricourt que les confédérés sont venus assiéger.

 

Charles a rejoint pendant ce temps son armée dans le Luxembourg et depuis là envahit la Lorraine dont la capitale Nancy est prise le 24 novembre 1475. Charles s’y fait proclamer duc de Lorraine.    Dès le 4 janvier, Charles quitte Nancy pour aller s’opposer aux Confédérés ; il  arrive à Besançon le 22 janvier 1476 tandis que Berne et les Confédérés s’occupent de rassembler en hâte de nouvelles troupes.

           

 Le 12 février 1476, Charles  franchit le Jura et établit son quartier général à Orbe dans les Etats de Vaud savoyards et trois jours plus tard il prend le château de Grandson dont il fait exécuter la garnison puis il poursuit son avance face aux confédérés mais ceux-ci par une manœuvre de surprise mettent en déroute les troupes bourguignonnes qui fuient en direction de Genève ou du Jura.

 

Charles reprend le chemin de la Franche Comté. Louis XI  se met aussitôt en route avec ses troupes pour Lyon, alors porte de la Savoie et adresse aussitôt ses félicitations à l’avoyer de Berne qui ne s’en contente pas et réclame à Louis de prendre part à leur lutte.  Celui-ci leur répond que n’ayant pas réussi à pousser plus avant en territoire savoyard (Etats de Vaud), il n’a pas eu la capacité d’envoyer ses troupes les rejoindre mais promet de le faire s’ils poursuivent leur lutte et de verser à leurs chefs des pensions.

 

Dans le même temps la duchesse de Savoie Yolande, le duc de Milan Galazzeo-Maria Sforza, et le duc de Lorraine René, troublés par la victoire des Suisses, reprennent contact avec Louis. René consent rapidement à rompre ses liens avec le Téméraire en échange d’une généreuse pension.

 

Onze jours après sa défaite, Charles repasse le Jura pour établir son camp à Lausanne en territoire savoyard ; le 27 mai, il quitte Lausanne en direction de la place forte bernoise de Morat et le 18 juin il parvient à ouvrir une brèche dans les fortifications du château. Mais les confédérés alliés désormais au Duc de Lorraine René II arrivent et remportent une nouvelle victoire le 20 juin 1476  forçant Charles à se retirer sur Morge puis à Gex.

 

Deux jours plus tard, Louis XI  dépêche des troupes sur la frontière de Savoie pour montrer à sa sœur la duchesse de Savoie Yolande qu’il est prêt à la défendre si besoin contre les appétits des Bernois pour le cas où ils viendraient à envahir ses états de Vaud. 

 

Charles,  craignant que la duchesse de Savoie le lâche, prend en garantie son fils Philibert le petit duc de Savoie qui parvient à s’échapper ; Yolande est alors mise en résidence surveillée avec ses autres enfants. Le duc de Milan lâche lui aussi Charles ce que Louis s’empresse de faire savoir.  Désormais l’empereur Frédéric III et ses vassaux les Confédérés suisses, les Alsaciens de Basse Union,  apportent leur soutien militaire au Duc René II de Lorraine et le 1er février 1477 marchent sur Nancy défendue par une armée découragée. Charles le Téméraire meurt dans la bataille le 5 janvier 1477. Il laisse en héritage à sa fille unique Marie toutes les possessions accumulées par les ducs de Bourgogne depuis Philippe le Hardi. Mais Louis XI n’entend pas  laisser Marie conserver tout cet  héritage.

 

Cette année 1477, Frédéric III, lâché par le duc de Bavière, finit par perdre tous ses fiefs de Hongrie, et est contraint de courir le pays en demandant l'hospitalité aux monastères qu'il trouve sur sa route. Il n'a plus d'autre choix que de concéder à Matthias Corvin un armistice sans conditions. Au terme des derniers pourparlers, l'empereur doit verser une indemnité de guerre énorme, reconnaître définitivement son adversaire comme roi légitime de Hongrie à condition que la couronne revienne aux Habsbourg s'il n'a pas de descendant mâle. L'oubli de ces promesses par l'empereur pousse Matthias Corvin à lui déclarer pour la troisième fois la guerre en 1481. Le roi de Hongrie s'empare bientôt de toutes les forteresses du domaine héréditaire d'Autriche. Finalement, le Ier juin 1485, à la tête de 8 000 soldats expérimentés, il entre en triomphe dans Vienne, qui devient désormais sa capitale. Puis la Styrie, la Carinthie et la Carniole  tombent l'une après l'autre ; Trieste n'est sauvée que par l'intervention d'un corps expéditionnaire vénitien.

 

Quelques temps avant sa mort, Charles le Téméraire,  a renouvelé sa promesse de marier sa fille unique et seule héritière Marie de Bourgogne à Maximilien de Habsbourg , fils de l’empereur romain germanique Frédéric III,  ce qu’elle fait devenant la grand-mère du futur empereur Charles Quint dont on oublie trop  souvent qu’il est donc l’arrière-petit-fils du Duc de Bourgogne lequel s’estimera toute sa vie héritier légitime non seulement des terres bourguignonnes situées dans l’empire telle le comté de Bourgogne  ( Besançon), le Luxembourg, la Belgique et les Pays Bas,  mais également du Duché de Bourgogne (Dijon), de la Picardie et de la Flandre ;  Duché terre royale dont lui refusera l’investiture son concurrent à l’empire, le roi François Ier au même titre que Charles Quint refusera de lui donner l’investiture du duché de Milan, terre du royaume d’Italie et donc d’empire  dont François Ier s’estime l’héritier par sa tante Valentine Visconti, de la famille des ducs de  Milan ayant repris leur duché aux Sforza

Ce qui en fera un des mobiles des guerres d’Italie.

 

Louis XI en cette deuxième moitié du XV° siècle qui marque la fin du Moyen Age et l’affaiblissement du droit féodal s’oppose à la succession notamment du Duché de Bourgogne, terre du royaume donnée en 1362 en apanage à Philippe le Hardi, fils du roi Jean II le Bon à la différence du Comté de Bourgogne, terre d’empire.

 

L’origine juridique de ce grave contentieux entre rois de France et empereurs germaniques tient à la transformation progressive depuis le milieu du XIX° siècle de la notion de fief, sorte de concession faite par un seigneur suzerain à son vassal dont la transmission successorale est subordonnée à l’investiture du suzerain et à l’hommage rendu à lui par son vassal, qui tend à devenir une partie pure et simple du patrimoine de ce dernier qu’il estime avoir la capacité de transmettre sans condition, c'est-à-dire, sans intervention sous une forme ou une autre du suzerain à ses héritiers. Pour parer à ce risque, notamment pour les apanages constituant un démembrement du royaume, les juristes français ont alors posé certaines règles censées garantir dans certain cas le retour au domaine royal notamment celle distinguant les fiefs féminins des fiefs masculins qui va être à l’origine de la spoliation pour les Habsbourg du Duché de Bourgogne à laquelle échappera bizarrement sur le plan juridique le comté de Charolais pourtant partie du duché de Bourgogne que les Habsbourg parviendront à conserver encore pendant près de deux siècles.

                                                           

Par sa fille Marie, Charles le Téméraire transmet aux Habsbourg  le fameux ordre de chevalerie de la Toison d’Or, fondé par son père Philippe III le Bon, duc de Bourgogne, le 10 janvier 1430, le jour de son mariage à Bruges avec l’infante Isabelle de Portugal. En effet la souveraineté de l’ordre, propriété héréditaire de la maison de Bourgogne, était, à défaut d’héritier mâle, destiné à l’époux de l’héritière jusqu’à la majorité du fils de celle-ci. La grande maîtrise passe donc à la maison d’Autriche par mariage, en 1477, de Marie, fille de Charles le Téméraire, dernier duc de Bourgogne, avec l’archiduc (ultérieurement empereur) Maximilien d’Autriche.

Cette même année 1477, Frédéric III, lâché par les ducs de Bavière, finit par perdre tous ses fiefs de Hongrie, et est contraint de courir le pays en demandant l'hospitalité aux monastères qu'il trouve sur sa route. Il n'a plus d'autre choix que de concéder à Matthias Corvin un armistice sans conditions. Au terme des derniers pourparlers, l'empereur doit verser une indemnité de guerre énorme, reconnaître définitivement son adversaire comme roi légitime de Hongrie à condition que la couronne revienne aux Habsbourg s'il n'a pas de descendant mâle (ce qui paraît fort peu probable à l'époque, Matthias ayant épousé sa troisième femme Béatrice le 15 décembre 1476). 

L’oubli de ces promesses par l’empereur pousse Mathias Corvin à lui déclarer pour la troisième fois la guerre. Le roi de Hongrie s'empare bientôt de toutes les forteresses du domaine héréditaire d'Autriche. Finalement, le 1er juin 1485, à la tête de 8 000 soldats, il entre en triomphe dans Vienne, qui devient désormais sa capitale. Puis la Styrie, la Carinthie et la Carniole tombent l'une après l'autre ; Trieste n'est sauvée que par l'intervention d'un corps expéditionnaire vénitien.

Or, dès 1485, le duc Albert IV de Bavière s’adjoint les fiefs des seigneurs d'Abensberg dont la lignée était éteinte.

                                                                                                                   

Frédéric III en fuite, Matthias consolide ses positions par des alliances conclues avec les ennemis du prince Habsbourg, les ducs de Saxe et les Wittelsbach de Bavière, les cantons confédérés de Suisse et l'archevêque de Salzbourg, formant ainsi le principal bloc politique en Europe centrale.

Le 9 avril 1486, Frédéric fait couronner à Aix la Chapelle par le pape Innocent VIII son fils Maximilien comme roi des Romains.

1486 est l’année ou Albert IV  annexe à son duché la ville d'Empire de Ratisbonne ; puis l’année suivante, il épouse Cunégonde d'Autriche, la fille de Frédéric III et finalement hérite de son cousin Simon le Riche toute la Souabe Habsbourgeoise (Haute-Autriche) de sorte que sa puissance devient énorme.

 

Enfin le neveu de Frédéric III, Sigismond d'Autriche, met en gage le comté de Tyrol auprès du duc de Bavière et lui vend en 1487 l'Autriche antérieure à l'exception du Vorarlberg.

                                                        

Frédéric III fait alors placer le duc d’Autriche Sigismond sous tutelle et expulser tous les nobles apparentés aux Wittelsbach sur leurs terres. La montée inexorable des ducs de Bavière inquiète désormais non seulement l’empereur mais également les seigneurs de Souabe et des états de Staubing, ainsi que la bourgeoisie des villes d’empire d’Allemagne méridionale. Celles-ci, la confrérie des chevaliers de Saint George, le comte de Wurtemberg, les Etats de Sigismond, l’Autriche antérieure et le Tyrol constituent en 1488 la Ligue de Souabe. Les cantons confédérés suisses ne la rallient pas mais constituent des alliés potentiels. De son côté, l’empereur met au ban de l’empire Albert IV de Bavière et la ville de Ratisbonne. Albert finit sous cette pression par restituer tous ses héritages et la paix est signée à Augsbourg en 1492.

1492 est également l’année de la mort du pape Innocent VIII et celle de l’élection comme successeur de Rodrigo Borgia sous le nom d’Alexandre VI.

 

L’empereur Frédéric III décède  à Linz le 19 aout 1493.

 

 


 

 

    .MAXIMILIEN Ier DE HABSBOURG / MAXIMILIAN  I  VON HABSBURG   (1459 - 1519),                                                                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                      

              

 

 

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