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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 15:13

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MAISON  DE LUXEMBOURG  / HAUS VON LUXEMBURG

 

.HENRI  VII / HENRICH  VII (1275-1313), comte de Luxembourg de 1288 à 1309,  empereur / kaiser de 1308 à 1313

 

Fils d'Henri VI de Luxembourg, comte de Luxembourg, et de Béatrice d'Avesnes, né vers 1275; il épouse  le 9 juin 1292 Marguerite de Brabant, fille de Jean Ier, duc de Brabant et de Marguerite de Flandre.

  

Avec son épouse, Ils ont pour enfants :

-Jean Ier l’Aveugle (1296-1346) comte de Luxembourg, élu en 1310 roi de Bohême

-Marie mariée en 1322 à Charles IV, roi de France

-Béatrice

Après l’assassinat d’Albert de Habsbourg le trône impérial demeure vacant sept mois. On compte parmi les prétendants à ce trône le frère du roi Philippe le Bel, Charles de Valois, [] comte de Valois et d'Alençon en 1285, comte de Chartres et du Perche en 1290 et la même année, comte d’Anjou et du Maine par cession de son beau-père Charles II d'Anjou également roi titulaire d'Aragon et empereur titulaire de Constantinople. Charles est un prince qui courre partout chercher des royaumes. Il a reçu la couronne d’Aragon des mains du pape Martin IV, et lui a prêté l’hommage et le serment de fidélité que les papes exigeaient des rois d’Aragon mais il n’a plus qu’un vain titre. Boniface VIII lui a promis de le faire roi des Romains.  Jusqu'alors, le Saint Empire Romain Germanique a tenu la première place dans la politique européenne et, bien qu'il soit désormais sur le déclin, Philippe le Bel s'empresse d'en revendiquer le trône. En ce début du XIV° siècle la charge d'Empereur a gardé tout son prestige. Cinq ans plus tôt, le pape Boniface VIII (en conflit avec le roi de France) a affirmé que nul souverain n'échappe à l'autorité de l'Empereur, lui-même vicaire du pape. Si "l'Empire universel" n'existe plus de facto, tant sont nombreux les royaumes dégagés de toute subordination à son égard, il conserve une existence de jure, ses lois s'appliquant partout en Occident. Philippe le Bel a songé à se porter candidat au trône impérial  mais il a craint de provoquer la coalition des monarchies occidentales et de la papauté contre un royaume de France par trop hégémonique. Discrètement, mais fermement, l'Aragon, l'Angleterre et le pape Clément V n'ont-ils pas fait connaître leur désapprobation ?

Prudent, le roi a jugé préférable d'encourager son frère puîné à se présenter à l'élection. Politiquement incompétent et financièrement dépendant,  Charles  lui semble être le candidat idéal. A la tête des domaines impériaux, qui ne génèrent plus guère de  revenus, sans administration ni armée, il restera à sa merci tout en ne paraissant pas trop menaçant aux électeurs. Fin mai, Philippe le Bel envoie trois ambassadeurs offrir cadeaux et argents aux princes  électeurs. Les archevêques de Cologne et de Mayence répondent poliment mais refusent d’engager leur vote.

  

Sollicité par Philippe le Bel, le pape Clément V qui lui est pourtant redevable, ne daigne pas d’accorder son soutien à Charles de Valois se contentant de déclarer que son candidat serait celui qui s’engagerait pour la croisade ; façon polie d’écarter un prince dont tout le monde connait le peu d’enthousiasme que lui inspire de devoir partir guerroyer en Terre Sainte.

Pendant ce temps, un autre candidat marque des points : le comte Henri de Luxembourg, soutenu par son frère l’archevêque de Trèves. Henri a une même conception de l'Etat que les empereurs laquelle comme Philippe le Bel dénie toute autorité au Pape et à l'Eglise sur leurs royaumes  alors qu’à l’inverse le pape  Boniface VIII (fervent partisan de « l’Imperium Mundi », doctrine qui voit le Pape comme « empereur du monde » et roi des rois  fulmine les excommunications et les interdits. Philippe le Bel institue les Etats du Royaume  et s'appuie sur les trois ordres, donc le clergé de France contre le pape.  Le 7 septembre 1303, ses troupes  participent à la prise d'assaut du palais d'été du pape à Anagni avec pour mission de signifier au Pape son inculpation pour hérésie, voire de l'enlever. Le pape est capturé et, dit-on, giflé sur le trône de Saint Pierre. Le vieux pape meurt quelques semaines plus tard  le 11 octobre 1303 sans avoir pu tenir sa promesse vis-à-vis de Charles de Valois. Le pape Benoit XI  lui succède. Par amour de la paix, il cherche à réconcilier la papauté avec Philippe le Bel et annule les bulles lancées par son prédécesseur ; l’amnistie est accordée aux frères Jacques Colonna et Pierre Colonna sans pour autant les réintégrer au Sacré Collège. Cependant il écarte de l'amnistie les fautifs directs de l'attentat d'Anagni : Sciarra Colonna et Nogaret. Après cinq mois de présence à Rome, il décide de s'établir à Pérouse où il meurt le 7 []juillet 1304. Lui succède le pape Clément V, un français  qui veut se faire sacrer à Vienne comme son lointain prédécesseur Gui de Bourgogne qui en fut l’archevêque de 1083 à 1110 et qui régna, jusqu’en 1124, sous le nom de Calixte II. Mais Philippe le Bel lui impose Lyon et le nouveau pape obtempère. La cérémonie de couronnement  a lieu en la basilique Saint-Just le 15 novembre 1305 devant le roi de France.

Le 27 novembre 1308, Henri de Luxembourg est élu à l'unanimité au trône impérial, sous le nom d'Henri VII, grâce au soutien de son frère Baudoin, archevêque-électeur de Trêves, et à la neutralité bienveillante du pape Clément V, qui est pourtant l'allié du Capétien.

  

Henri VII est le premier empereur qui est élu par six électeurs seulement, tous six grands officiers de la couronne: les archevêques de Mayence, Trèves et Cologne, chanceliers; le comte palatin de la maison de Bavière d’aujourd’hui, grand maître de la maison; le duc de Saxe de la maison d’Ascanie, grand écuyer, le marquis de Brandebourg de la même maison d’Ascanie, grand chambellan. 

Le roi de Bohême, grand échanson, n’y assiste en effet  pas, et personne même ne le représente. Cette élection et l'échec de la candidature de son frère Charles de Valois ne sont pas pour plaire à Philippe le Bel, qui tente cependant de masquer son amertume tout en œuvrant dans la coulisse pour retarder autant que possible le couronnement impérial. Le 6 janvier 1309, Henri VII  ceint la couronne d'argent d'Allemagne.

A Rome, l’anarchie règne, les barons romains se partagent la ville, le pape Clément V décide en 1309 de s’installer au bord du Rhône  en terre d’empire  ou le comte de Provence et le Dauphin du Viennois, lui sont favorables. Mais il n’a  pas pris en compte que la pression française sur ses fiefs de la rive gauche du Rhône devient de plus en plus prégnante. Au bas de Villeneuve-lès-Avignon le roi Philippe-le-Bel a fait construire un véritable donjon contrôlant le pont Saint-Bénézet qui relie Avignon (terre d’Empire) à Villeneuve-lès-Avignon (royaume de France).

Cette même année 1309, Henri VII commence par venger l’assassinat de l’empereur Albert.   Il met l’assassin Jean, prétendu duc de Souabe, au ban de l’empire. Frédéric et Léopold d’Autriche, ses cousins, descendants comme lui de Rodolphe de Habsbourg, exécutent la sentence, et reçoivent l’investiture de ses domaines. 

Henri VII veut par ailleurs faire revivre les anciens droits de l'empire sur l'Italie et reprend  la tradition de la descente en Italie ; la plupart des villes de Lombardie, Crème, Crémone, Lodi, Brescia, lui refusent obéissance. Il les soumet par force,  puis il se fait d’abord couronner roi de Lombardie à Milan. Puis il marche  sur Rome mais Robert d’Anjou, roi de Naples, comte de Provence, en accord  avec le pape, lui ferme les portes, en faisant marcher vers Rome Jean, prince de Morée, son frère.  Plusieurs villes, comme Florence, Bologne, Lucques, se joignent secrètement à Robert. Cependant le pape écrit de Lyon à l’empereur qu’il ne souhaite rien tant que son gouvernement; Robert, le roi de Naples l’assure des mêmes sentiments, et prétend  que le prince de Morée n’est à Rome que pour y mettre l’ordre. 

 

Vis-à-vis du Royaume de France, quelques mois seulement après son élection, Henri VII  a chargé le comte Jean de Namur, fils du comte de Flandre Gui de Dampierre, et le duc de Brabant d'assurer Philippe le Bel de ses bonnes dispositions à l'égard de la monarchie capétienne. Ses émissaires sont reçus par deux diplomates désignés par le roi : Louis de Clermont, petit-fils de Saint Louis, tout dévoué à son royal cousin, et le légiste Pierre de Latilly, défenseur intransigeant des intérêts du Capétien. Au printemps 1310 s'ouvrent des négociations visant à procéder au règlement des litiges qui subsistent entre le royaume de France et l’empire. Signé le 26 juin 1310, le traité de Paris règle la question la plus urgente, celle du comté de Bourgogne, fief impérial échu à Philippe de Poitiers, le futur Philippe V le Long, deuxième fils du Capétien. Henri VII reconnaît Philippe de Poitiers comme comte de Bourgogne tandis que Philippe le Bel reconnaît le comté comme terre d'Empire et accepte de faire hommage au roi des Romains, lequel hommage est différé jusqu'après le voyage que le comte Philippe doit effectuer en compagnie de l'Empereur. Bien que pressé par Clément V, Philippe le Bel ne ratifie pas le traité de Paris. Alors qu'il multiplie les interventions dans les régions frontalières sous autorité impériale, il se plaint que des péages ont été établis sur le Rhône conformément aux instructions d'Henri VII. De son côté, ce dernier proteste contre l'ingérence française, en particulier à Lyon, ville impériale, où le prince Louis de Navarre, le futur Louis X le Hutin, a conduit une armée afin de contraindre le nouvel archevêque, Pierre de Savoie, à se soumettre à l'accord de pariage (prévoyant des droits égaux pour le roi et l'archevêque) conclu avec son prédécesseur. D'une manière générale, l'Empereur considère qu'il est de son devoir de contrebalancer la supériorité du Capétien et de limiter l'expansion française, préoccupation que partage le pape. Dès la fin de l'année 1310, les relations entre les deux souverains sont au plus bas.

De son côté, Philippe le Bel exerce sur le pape Clément V qui se trouve à Avignon une forte pression pour qu’il réunisse un concile à Vienne condamnant les Templiers. Le pape se résigne à le convoquer en 1311 ; et le 13 avril 1312 se résigne à promulguer la bulle qui supprime l’ordre du Temple.

Henri VII avec l’aide des Gibelins, les partisans de l’empire,  doit soutenir une longue et sanglante lutte contre Robert, le roi de Naples et le parti guelfe; enfin  il se présente à la porte de la villa Léonine, qui renferme l’église de Saint-Pierre mais il faut qu’il l’assiège pour y entrer. Il est battu au lieu d’être couronné.     

 

Il négocie avec l’autre partie de la ville, et demande qu’on le couronne dans l’église de Saint-Jean de Latran. Les cardinaux s’y opposent, et disent que cela ne se peut sans la permission du pape. Il est finalement sacré empereur par les cardinaux mandés par le pape à Saint Jean de Latran le 29 juin 1312.

Henri parvient néanmoins à restaurer le pouvoir impérial dans certaines régions d'Italie du nord, face à la résistance de la commune de Florence. Cependant, il entre en conflit avec les Guelfes, notamment dans les cités libres de Toscane, et ses manières autoritaires suscitent l'inquiétude du Roi de Naples Robert d'Anjou et du Pape Clément V. Robert étant son vassal, Henri cherche à le punir en s’alliant avec Frédéric de Sicile mais meurt de malaria en allant à sa rencontre. Après sa mort, le pouvoir impérial se défait en Italie.

La mort l'arrête à Sienne au milieu de cette guerre en 1313.

 

 

 

MAISON  DE BAVIERE /  HAUS  VON  BAYERN

 

.LOUIS IV / LUDWIG IV (1282-1347),                                                                empereur / kaiser de 1314 à 1347

 

 

 

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