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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 19:09

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MAISON DE HOHENSTAUFEN /   KÖNIGHAUSES  VON HOHENSTAUFEN

 

.FREDERIC II  /  FRIEDRICH   II  (1194-1250),                                                     empereur / kaiser de  1211 à  1250                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               

                                                          

Fils de l'empereur Henri VI et de Constance de Hauteville, elle-même fille de Roger II de Hauteville, premier roi normand de Sicile, élu roi des Romains en 1196, à la demande de son père. Celui-ci meurt brutalement en 1197 et l'impératrice l’année suivante alors que Frédéric n’a que trois ans. Sa succession comme roi de Sicile ne pose pas trop de difficultés, encore que le royaume étant considéré par le pape comme un fief de l’église, sa mère  doit s’engager vis-à-vis du pape Célestin III qui accepte de devenir le tuteur de son fils que celui-ci renonce à l’empire et au titre de droit des romains et ce pour s’opposer à l’intégration du royaume dans l’empire. Le pape Innocent III qui succède à la mort de Célestin III en 1198 est tout aussi opposé à une telle intégration.

En revanche, les grands nobles, soucieux d'éviter une minorité comme celle d'Henri IV, se tournent alors vers le frère du défunt : Philippe de Souabe  qui est élu en 1198 roi des Romains, en place de son neveu.

  

Le 21 juin 1208, Philippe de Souabe meurt poignardé par son allié Otton de Wittelsbach, comte palatin de Bavière, qu'il avait mortellement offensé en lui refusant la main de sa fille.

La même année, le  jour de sa majorité légale soit 14 ans selon le droit sicilien, le 26 décembre  1208, Frédéric fait prévenir le pape par son légat de Palerme qu’il exerce seul désormais des affaires du royaume de Sicile. Célestin III suscite immédiatement un concurrent à la couronne impériale, le Welf Othon IV qu’il  couronne empereur  en 1209.

Mais en dépit de ses promesses au pape, on l’a dit, Othon IV se met à envahir l’Italie du Sud. Le pape riposte en l’excommuniant le 18 novembre 1210.

 

A l’automne 1211, seule la Sicile proprement dite échappe à Othon. Le pape recherche alors contre lui l’alliance du roi de France et de certains princes allemands lesquels réunis en  une diète à Nuremberg en septembre 1211 prononcent la déposition d’Othon et proclament  Frédéric II de Hohenstaufen, empereur.

                                                                                                            

En janvier 1212, une délégation de la diète arrive à Palerme pour en informer Frédéric et l’inviter à gagner l’Allemagne le plus vite. Frédéric fait couronner son fils Henri, roi de Sicile. Puis le dimanche de Pâques 1212 , Frédéric qui a réussi à rejoindre par bateau Rome, en trompant la vigilance des marins pisans  du parti guelfe, fait acclamer son titre de roi des romains en présence du pape auquel il croit bon politiquement de prêter allégeance pour son royaume de Sicile, fief de l’Eglise.

 

Quittant Rome, Frédéric se rend par mer à Gènes puis franchit les Alpes et part vers l’Allemagne en devant tenir compte des nombreux obstacles que ne manquent pas de lui créer Othon. A cette occasion il séjourne à Haguenau en Alsace dans le magnifique palais que l’empereur Frédéric Ier Barberousse a fait édifier.

 

Othon est  convaincu qu’il ne peut venir à bout de Frédéric si celui-ci dispose de l’appui du roi de France Philippe Auguste. Il décide de fonder une grande coalition avec le comte de Flandre Ferrand, le roi d’Angleterre Jean  sans Terre.

 

 

Philippe Auguste, informé, organise une rencontre entre son  fils Louis le futur Louis VIII et Frédéric ; celui-ci s’engage à ne conclure aucun accord avec Othon ni  Jean sans Terre sans l’accord de Philippe Auguste. Frédéric en échange  reçoit vingt mille marcs d’or somme considérable à l’époque.

 

Le 5 décembre 1212 se tient la diète de Francfort ; sont présents notamment le légat du pape Bérard de Castacca, Conrad von Scharfenberg, évêque de Metz et de Spire, le roi Ottokar de Bohême, le Margrave de Moravie, le duc de Lorraine, les évêques de Mayence et de Worms bien que Guelfes prononcent la déchéance d’Othon. Quatre jours plus tard  Frédéric est couronné dans la cathédrale de Mayence le 9 décembre par l'archevêque Siegfried II d'Eppstein. Mais ce sacre n’est  qu’un simulacre car il lui manque deux conditions essentielles ; s’être déroulé à Aix la Chapelle sur le tombeau de Charlemagne et que l’archevêque de Mayence se soit servi des emblèmes impériaux et non de copies ; or Othon conservent en lieu sûr ces emblèmes : la couronne, le sceptre, et le globe en or qui ont servi en 962 au sacre d’Othon Ier.

                                                                                                               

En 1213, le pape Innocent III dépose Jean sans Terre et déclare une croisade contre lui qu’il confie  le commandement au roi de France Philippe Auguste.        Ce dernier somme Ferrand comte de Flandre d’y participer lequel réclame des compensations qui lui sont refusées.

                                                                                                                    

S’étant laissé entrainer par  le roi d’Angleterre Jean sans Terre et Ferrand contre le roi de France Philippe Auguste, Othon est battu par celui-ci à Bouvines le 27 juillet 1214. Sur le champ de bataille, Philippe Auguste ramasse les emblèmes impériaux qu’Othon a emportés avec lui «  pour empêcher qu’oncques ne profitât de son absence pour se faire couronner à sa place »  et les envoie à Frédéric pour bien montrer qu’il le considère comme le seul empereur légitime. Cette victoire sur un empereur romain germanique renforce l’idée du  roi de France  qui s’est vu attribuer le titre d’ « Auguste » depuis 1204 de mettre fin à la subordination devenue théorique des rois de Francie occidentale qui s’appelle désormais France à l’empereur.  L’héritier des Hohenstaufen, étant à la fois protégé de  Philippe Auguste et du pape Innocent III qui se considère  trompé  par Otton, le triomphe de Frédéric II  est  assuré. Quand en novembre 1214 Frédéric II vient tenir une diète à Bâle, les prélats du royaume de Bourgogne-Provence sont tous présents ou représentés : Didier, évêque de Die, et Geoffroy, évêque de Saint-Paul-trois-Châteaux.

 

En Provence, le prince d’Orange, Guillaume de Baux  occupe  dès 1214  tout le marquisat de Provence et s’en  approprie les revenus, feignant d’exécuter ainsi un ordre spécial du Siège apostolique.

 

Très rapidement les sièges métropolitains de Vienne et d’Arles attirent naturellement la bienveillance du nouvel empereur Frédéric qui confirme par diplômes leurs droits et privilèges temporels.

 

Le Pape enjoint au prince d’Orange, Guillaume des Baux, dès le commencement de l’année 1215, de restituer le marquisat de Provence au légat Pierre de Bénévent, afin que le futur Concile la puisse librement attribuer à qui il jugerait bon ; Innocent III déclare d’ailleurs ne vouloir porter aucun préjudice à la suzeraineté impériale sur  le marquisat, que nul ne met en question. Au lieu d’obéir, le prince d’Orange se rend à Rome afin d’y appuyer de ses conseils et de son influence les prélats et les barons qui demandent la ruine complète des Raymond ;  aussi est-il être étrangement déçu lorsque le Concile réserve le marquisat au jeune comte de Toulouse. Il accueille cependant Raymond VI à Orange, quand ce seigneur revient d’Italie en Provence.

                                       

Depuis le commencement de la guerre contre les Albigeois, Lyon et les rives du Rhône  servent maintes fois de passage aux Croisés de France. Au printemps de l’année 1215, les Lyonnais voient arriver au milieu d’eux le plus illustre des chevaliers qui a pris la croix : Louis, fils de Philippe-Auguste. Ce voyage de l’héritier présomptif du royaume de France à travers les pays d’Empire, contribue largement  à y développer l’influence française.

                                                            

Le 25 juillet 1215  enfin Frédéric II est valablement couronné empereur à Aix la Chapelle par l’évêque de Mayence qui lui remet les emblèmes impériaux. L'élection est reconnue le pape  Innocent III au quatrième concile qui se réunit au Latran à la fin de l’année 1215.

Réfugié dans un château du Harz, Othon IV de Brunswick  s’éteint le 19 mai 1218.

. 

                                             

Le 23 avril 1220,  Frédéric II réunit une diète à Francfort et fait élire son fils Henri, Roi des Romains lui assurant ainsi la succession dans la dignité impériale puis quelques jours plus tard il fait part au pape  Honorius III de son intention de venir à Rome pour s’y faire sacrer empereur et au mois d’aout quitte Augsbourg et se dirige vers le sud.

 

 

Le 21 novembre 1220, il fait son entrée solennelle à Rome et le lendemain, revêtu des emblèmes impériaux , il est sacré empereur  dans la basilique Saint Pierre par le pape Honorius III qui commence par lui poser une mitre épiscopale sur la tête  puis lui retire et la remplace par la couronne de Charlemagne que Frédéric a amené avec lui d’Aix la Chapelle puis lui remet le sceptre et le globe d’or et l’épée de la foi.

 

Frédéric dégaine alors la lame, l’élève et l’abaisse trois fois pour signifier que chacun de ses actes s’accomplira désormais au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. 

                                                       

De concert avec l’Église, l’empereur Frédéric II cherche rapidement à introduire une certaine régularité dans le désordre de la féodalité en Provence. Les légistes impériaux  et l’Eglise considèrent  comme illégitimes tous les péages qui ne peuvent être justifiés par des concessions des empereurs ou de rois de Bourgogne-Provence, ou par une possession immémoriale. Frédéric II applique ce principe : tandis qu’il détermine minutieusement le tarif des péages réguliers,  ne se faisant pas faute de proscrire les péages illégitimes.

 

Par une bulle signée à Catane en 1224, Frédéric II, plus intéressé par l'action politique que religieuse de l’ordre, octroye au Grand Maître de l'Ordre des Chevaliers Teutoniques tous les privilèges d'un prince d’Empire, dont le droit de souveraineté sur les territoires  conquis.

 

La Prusse, la Livonie et plusieurs provinces voisines sont déclarées Reichsfreie.

 

Ce décret soumet les provinces susmentionnées directement à l'autorité de l'empereur et à l'Église. En outre, par la Bulle d'or impériale de Rimini de 1226 et la Bulle d'or papale de Rieti de 1234, la Prusse devient possession officielle de l’Ordre.                                                                                                             

L’empereur détenant directement les couronnes de Germanie, d’Italie et de Bourgogne-Provence,  seul  le roi de Bohême lorsqu’il ne l’est pas également reste donc son vassal  au même titre que les ducs, comtes, princes-évêques et abbés.

 

Après  la mort de Simon de Montfort,  le rejeton de la maison de Saint-Gilles, Raymond VII,  recouvre les domaines de sa famille et  essaye de rentrer en grâce auprès de la puissance ecclésiastique.

 

En 1224, lors du Concile de Montpellier, le comte de Toulouse et marquis de Provence  fait preuve de  bonnes  dispositions à l’égard du clergé sur ses terres  du marquisat mais aussitôt voulant lui rappeler qu’il les tient comme fief d’empire, par un diplôme rendu à Foggia en mai 1225, Frédéric lui interdit  d’aliéner aucune de ces terres.

 

L’année suivante, la pacification dans le Midi ne progressant pas, le roi de France, reprenant pour son compte la querelle de la Croisade, descend lui-même dans le Midi. C’est à Lyon que se rassemble l’armée d’invasion pour se diriger ensuite vers Avignon par la vallée du Rhône. Personne dans le Midi ne peut alors  méconnaître la gravité de la situation : pour la première fois, le roi de France apparait comme l’héritier de la Croisade, A la nouvelle de son approche, un grand nombre de villes et de seigneurs font leur soumission.... Le clergé se met à la tête des populations pour solliciter l’arrivée du roi de France.

 

Le comte de Provence Raymond Bérenger, fidèle à sa vieille hostilité contre le comte de Toulouse Raymond VII, ne tarde pas à se tourner vers le roi de France avec lequel il conclut un traité d’amitié.  Le comte de Toulouse ne se mêle point personnellement à la lutte ; il se retire après avoir engagé à la commune d’Avignon, en sûreté des avances qu’elle lui avait consenties, le Comtat Venaissin et toute la rive gauche du Rhône. Cependant les Croisés s’avancent ; dès le 8 juin 1226, ils mettent le siège devant Avignon. Les nobles français qui  sentent bien qu’une pareille expédition constitue  une violation  de la souveraineté de l’Empire sur la rive gauche du Rhône envoient à Frédéric II leurs explications et leurs excuses.

 

Les évêques de Beauvais et de Cambrai et l’abbé de Saint-Denis sont chargés d’exposer à l’Empereur comment l’Église et les Avignonnais eux-mêmes ont sollicité cette expédition : comment, au mépris de tout droit, les Avignonnais, oublieux de leurs promesses, ont rompu leurs ponts plutôt que d’y laisser passer le roi de France et les Croisés ; comment, enfin, à la demande de toute l’armée, Louis VIII a dû se résigner à assiéger Avignon, repaire des hérétiques et de leurs complices. D’ailleurs, les barons ajoutent qu’ils sont disposés à respecter les droits souverains de l’Empire dans les contrées envahies. Après un long siège, Avignon tombe entre les mains des Croisés.

 

 

 

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