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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 09:34

 

 

 

Comme dans toute l’Union Européenne, les partis nationalistes sont en progression constante contraignant les partis traditionnels à reprendre à leur compte un nombre croissant de revendications populistes .

Alors qu’il est pourtant évident qu’il n’y a pas de solutions nationales aux nombreux  problèmes internationaux qui ont des répercutions intérieures auxquels se trouvent confrontés les Etats nationaux , les partis nationalistes essayent pourtant de faire croire à leur électorat potentiel que le repli national, le retour à une pleine souveraineté utopique , est susceptible de résoudre à la fois les questions de pouvoir d’achat, de chômage,  d’immigration, d’approvisionnement en énergie et matière première, de sécurité  etc…etc..

Ainsi faute par l’Union Européenne d’avoir été jusqu’à présent capable de s’intéresser concrètement aux  préoccupations du citoyen de base, celui-ci  est prêt à croire les leaders populistes  qui, de bonne ou de mauvaise foi, prétendent  que seul l’Etat National en récupérant ses droits souverains et en les exerçant dans le cadre de ses frontières restaurées  peut  lui  redonner la stabilité générale qu’il a perdue depuis près de 40 ans.

 

Pourtant comment ce citoyen inquiet peut-il sérieusement croire qu’en se retirant non seulement de la zone Euro mais plus de l’Union Européenne, l’ Etat national  restauré auquel il aspire, pourra  régler mieux les problèmes qu’il affronte sans la solidarité des autres états ses problèmes alors que toutes les économies sont devenues interdépendantes ?

 

Simplement parce que les partis nationalistes croient pouvoir s’appuyer sur des exemples tel celui d’Etat  comme la Suisse qui, vu d’assez loin, semble prospérer, au milieu d’une Europe en crise, apparaissant aux autres comme ayant fait le bon choix de rester un Etat apparemment pleinement souverain refusant haut et fort, et même de plus en plus fort, d’adhérer non seulement à l’Union Européenne mais même seulement à l’Espace Economique Européen. Or en réalité si ce pays a pu effectivement  traverser sans trop de dommages les 40 dernières années c’est sans doute car les Suisses, se souvenant inconsciemment que leurs pays était encore pauvre il y a  moins de 150 ans, ont eu la sagesse de limiter l’endettement de la Confédération et des Etats qui la composent alors pourtant que leurs banques, grâce notamment au secret bancaire et à l’afflux de capitaux qu’il  leur a assuré, leur permettaient d’emprunter à des taux très bas mais surtout parce qu’ils ont instinctivement une propension naturelle à ne prendre dans les accords internationaux qu’ils acceptent de signer que ce qui est susceptible de leur rapporter . Or ce que manifestement n’ont pas compris ou ne veulent pas comprendre les nationalistes populistes admirateurs des idées du parti d’extrême droite suisse UDC en pleine croissance, c’est  que  la souveraineté de la Suisse dans ses rapports avec l’Union Européenne se trouve néanmoins déjà fortement limitée par  130 accords bilatéraux qui lui ont largement profité  et dont la non-prorogation réclamée par l’UDC  ou  qui pourrait fort bien étre décidée par l’Union Européenne qui n’y trouverait plus un intérêt suffisant, risquerait fort de mettre fin au statut d’Ile prospère de la Suisse au milieu de l’Europe en cas de retour à la plus grande souveraineté réclamée par son extrême droite.. .

Mais, en supposant que finalement la Suisse décide de son plein gré de renoncer à tous les accords signés avec l’Europe qui restreignent sa souveraineté, que pourra-t-elle faire, par exemple  seule, si elle se trouve confrontée à une baisse très forte simultanée possible du dollar et de l’euro qui n’a rien d’une hypothèse d’école ?  En effet face à la masse monétaire en dollar et en euro détenue par des non résidents , celle en francs suisses est quantitativement très faible ; or les vendeurs massifs de dollar et d’euros ne trouveraient pratiquement à acheter aujourd’hui, faute d’attrait évident pour la livre sterling ou le yen, que la quantité comparativement assez restreinte  de francs suisses portant  la monnaie helvétique à des niveaux très vite insupportables ; or la politique d’intérêt négatif sur les dépôts tentée après le 15 aout 1971 s’étant avérée inefficace, on ne voit pas bien comment la Suisse pourrait interdire l’achat de sa monnaie. Seule alors une solution internationale impliquant une très forte diminution de sa souveraineté  lui permettrait alors de sortir d’une telle crise gravissime par  appel à la solidarité des autres Etats.

 

Or le retour à un monnaie nationale apparait pourtant aux yeux des nationalistes comme le remède miracle pour  régler tout à la fois les problèmes de croissance insuffisante, de protection du pouvoir d’achat, d’endettement   etc……alors  que la crise monétaire du dollar, de l’euro et de la livre sterling qui  risque de s’aggraver à tout moment de manière dramatique n’est que la conséquence d’une absence de réforme du système monétaire international depuis le 15 aout 1971.

 

Contrairement à ce que veulent faire croire les leaders populistes européens et désormais tous les  néo- nationalistes qui leur emboitent le pas, le problème n’est pas qu’il y a « Trop d’Europe » mais bien au contraire qu’il faut « Plus d’Europe ».

 

En dépit de la part de souveraineté conservée par les Etats Membres de l’Union Européenne dont la France,  il est clair , quels qu’ont été les gouvernements en place depuis 40 ans  que ceux-ci se sont révélés incapables de régler les problèmes de chômage massif, notamment de la jeunesse, d’immigration, d’endettement  etc…..

 

Seule une Europe Fédérale disposant d’un véritable gouvernement aurait été en mesure de le faire  si dès les années 80 et surtout depuis l’avènement de l’euro, les Etats qui en sont membres avaient consenti à lui déléguer une part accrue de souveraineté lui permettant de disposer d’une véritable gouvernance économique. Plutôt qu’un Haut Représentant censé incarner une politique étrangère de l’Europe plus que balbutiante, il aurait certainement été plus cohérent de créer en même temps que la Banque Centrale Européenne, un  véritable Ministre de la Coordination Economique d’un Marché Unique  doté d’une Monnaie Unique.

 

Or l’histoire a montré que le nationalisme se transforme vite en National-Socialisme  alors que la deuxième guerre civile européenne que le National Socialisme a engendré a relégué tous les Etats Membres de l’Union Européenne, y compris les ex puissances de France et de Royaume Uni au rang  d’ Etats incapables d’assumer seuls ne seraient ce que leur défense.

 

Il est donc urgent que face aux candidatures de plus en plus nationalistes  qui se développent dans l’Union Européenne, des candidats  citoyens européens convaincus avant de se considérer comme national de leur pays  se présentent aux principales élections pour affirmer leur foi dans la construction européenne comme seule et unique possibilité de résoudre les probléme des Etats membres en apportant la contradiction aux démagogues nationaliste.

 

A commencer pour les Elections Présidentielles françaises de 2012 !

 

 

 

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Published by Parti imperial romain europeen - dans empireromaineuropeen
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