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11 juin 2020 4 11 /06 /juin /2020 18:18

 

Compte tenu de la situation générale de la France depuis des années, de la crise sanitaire du Covid 19 et de la crise économique qu’elle va engendrer, il est fort probable qu’à la fin de l’été, la France connaitra une crise sociale grave dont il serait étonnant qu’elle ne se traduise pas par des grèves sauvages, des manifestations brutales, assorties d’inévitables destructions et de pillages.

Alors que jusqu’à présent le gouvernement français a eu la chance que les banlieues n’aient pas profité de la crise des gilets jaunes pour s’enflammer elles-aussi, il y a fort à craindre qu’il n’y en sera pas ainsi cette fois. 

Or non seulement les forces de polices sont épuisées physiquement et moralement par l’hostilité distillée contre elle par une partie de la population et par l’absence de soutien de leurs chefs et de la Justice mais elles ne disposent pas d’effectifs suffisants entre forces de police, CRS, Compagnies de gendarmerie mobile pour contenir en même temps et dans la durée des manifestions massives dans les plus grandes villes de France  et maitriser des situations insurrectionnelles  dans leurs banlieues dont elles ont abandonné le contrôle depuis longtemps. 

Dans ses conditions, le président de la République française pourrait avoir à  recourir à l’article 16 de la constitution de la Vème République qui dispose . 

 « Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu, le Président de la République prend les mesures exigées par ces circonstances, après consultation officielle du Premier ministre, des Présidents des Assemblées ainsi que du Conseil constitutionnel.

Il en informe la Nation par un message.

Ces mesures doivent être inspirées par la volonté d'assurer aux pouvoirs publics constitutionnels, dans les moindres délais, les moyens d'accomplir leur mission. Le Conseil constitutionnel est consulté à leur sujet.

Le Parlement se réunit de plein droit.

L'Assemblée nationale ne peut être dissoute pendant l'exercice des pouvoirs exceptionnels.

Après trente jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat, soixante députés ou soixante sénateurs, aux fins d'examiner si les conditions énoncées au premier alinéa demeurent réunies. Il se prononce dans les délais les plus brefs par un avis public. Il procède de plein droit à cet examen et se prononce dans les mêmes conditions au terme de soixante jours d'exercice des pouvoirs exceptionnels et à tout moment au-delà de cette durée. »

En aurait-il le courage, que cet instrument juridique risque de ne pas lui être d’un très grand secours s’il ne disposait pas alors du soutien sans faille de la police, de la gendarmerie alors qu’il ne pourrait guère compter sur  la possibilité de recourir à l’armée, non seulement parce que ce n’est pas sa mission et qu’elle n’est pas équipée pour le maintien de l’ordre, mais surtout parce que considérablement réduite depuis la fin de la conscription, elle ne  dispose pas d’effectifs disponibles pour une telle mission. On n’est plus en 1968, année où le général de Gaulle pouvait éventuellement compter sur elle !

Le pire n’est jamais sûr mais en période de crise aigüe, il est certain que la démocratie constitue un frein au retour de l’Ordre et de la Sécurité des Citoyens.

Pensons alors à prendre exemple sur nos ancêtres les Romains, et comme le Sénat de la République Romaine  l’a jugé nécessaire à plusieurs reprises en période de crise, le moment va  certainement venir  de confier  momentanément les pleins pouvoirs à un nouveau Cincinnatus pour autant que la République française parvienne à en trouver un et qu’il dispose de suffisamment de moyens militaires et policiers pour pouvoir assurer le fonctionnement du pays.

Le grand malheur de la France en effet aujourd’hui, c’est qu’elle risque de manquer cette fois du Grand Homme dont elle a périodiquement besoin ayant suffisamment de charisme pour assumer ce rôle et tenter de stopper  le déclin dans lequel elle s’est installée depuis un siècle par la médiocrité de sa classe politique et de ses gouvernants.

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