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5 janvier 2016 2 05 /01 /janvier /2016 09:01

D’abord partie du comté de Flandre sous la maison comtale de Baudouin Ier de Flandre, gendre de Charles le Chauve. Au IXème siècle, Arras devient la résidence privilégiée des comtes de Flandre qui y établissent une châtellenie héréditaire.

Baudouin V (1150 -1195) est comte de Hainaut de 1171 à 1195, comte de Namur (Baudouin Ier) de 1184 à 1195 et comte de Flandre (Baudouin VIII) de 1191 à 1195. Marié en 1169 à Marguerite, fille de Thierry d'Alsace, comte de Flandre. Il se rapproche de son beau-frère Philippe d'Alsace par un traité d'alliance (1177) qui le désigne comme héritier putatif de la Flandre. Philippe l'incite à donner sa fille Isabelle en mariage au roi de France Philippe Auguste, dotée somptueusement de l'Artois (1180). Isabelle de Flandre et de Hainaut, épouse donc du roi de France Philippe Auguste, le laisse en héritage à sa mort en 1190 à leur fils Louis VIII lequel l’incorpore à son royaume de France en 1223. Le comté est ensuite donné en apanage par le roi Louis IX à son frère Robert II en 1237. Robert II est tué à Courtrai en 1302. Le comté est alors disputé entre son petit-fils Robert III et sa fille Mahaut, et la Cour des pairs finit par trancher en faveur de la comtesse Mahaut. Mahaut épouse Othon IV de la Franche-Comté de Bourgogne. Elle meurt en 1329, laissant une fille Jeanne, qui, dès 1315, avait tenu le comté de Bourgogne comme héritage de son frère (Robert l'Enfant) et qui, en Artois, succéde à sa mère, à laquelle elle ne survit que de quelques mois puisqu’elle meurt en 1330. Jeanne, mariée au roi Philippe V, en a eu une fille du même nom qui, en 1318, a épousé Eudes IV, duc de Bourgogne, auquel en 1330, à la mort de sa mère, elle fait passer l'Artois et la Franche-Comté. Eudes IV meurt en 1350. Son petit-fils, Philippe de Rouvre est uni, en 1357, à Marguerite de Male, encore enfant à cette époque et qui se trouve veuve dès 1361. Huit ans plus tard, Marguerite se remarie avec Philippe le Hardi que son père, le roi Jean II, venait d'investir 6 septembre 1363) du duché de Bourgogne, vacant par le décès de Philippe de Rouvre.

En 1382, c’est Louis de Male, fils de Louis Ier de Flandre dit Louis de Dampierre et de Marguerite de France qui hérite de l'Artois qui fait ainsi retour à la maison de Flandre.

À la mort de Louis de Male en 1384, l'Artois échoit à Marguerite de Male et à son époux Philippe le Hardi, duc de Bourgogne.

Maison de Bourgogne

.Philippe II de Bourgogne dit Philippe le Hardi, comte d'Artois, comte de Flandre, comte de Bourgogne de 1383 à 1404, comte de Nevers, comte de Rethel.

.Jean Ier de Bourgogne dit Jean sans Peur, duc de Bourgogne (1404-1419), comte de Bourgogne (1405-1419), comte d'Artois de 1405 à 1419, comte de Flandre

Fils du précédent.

.Philippe III de Bourgogne dit Philippe le Bon, comte d’Artois, comte de Flandre, comte de Hainaut (Philippe Ier) duc de Bourgogne, comte de Bourgogne de 1419 à 1467, comte de Hainaut (Philippe Ier) de 1433 à 1467

Fils du précédent.

En août 1463, Louis XI rachète les villes de la Somme dont Arras, de son oncle Philippe III de Bourgogne, mais selon le Traité de Conflans de 1465 puis celui de Péronne de 1468, il doit les rendre à Charles le Téméraire,

.Charles II de Bourgogne dit Charles le Téméraire, comte d’Artois, comte de Flandre, comte de Hainaut (Charles Ier) duc de Bourgogne, comte de Bourgogne de 1467 à 1477.

Fils du précédent.

.Marie de Bourgogne, comtesse d’Artois, comtesse de Flandre, duchesse de Bourgogne, comtesse de Bourgogne de 1477 à 1482

Fille du précédent,

Maison de Hasbourg-Bourgogne

.Maximilien Ier, archiduc d'Autriche, comte d’Artois, duc de Bourgogne, comte de Bourgogne de 1477 à 1482, empereur du Saint-Empire en 1479

Époux de la précédente.

A la mort en 1477 de Charles le Téméraire, l’Artois devient avec la Flandre possession de sa fille Marie épouse de Maximilien de Habsbourg. Louis, furieux de ce mariage, décide ne plus miser que sur la guerre et il envoye son armée conquérir le Hainaut. Parallèlement, il décide alors de mettre le droit de son côté en entamant une procédure pour lèse-majesté qui conduisait à la confiscation, sanction de la félonie. Parmi les crimes du défunt duc, on retient en premier la violation par le duc de Bourgogne du sauf-conduit qu’il avait donné à Louis XI avant l’entrevue de Péronne. Le Parlement de Paris déclare Charles félon et comme tel déchu de ses fiefs.Louis interrompt sa campagne de Hainaut et prend le commandement d’une armée destinée à soumettre la Flandre. Cependant, le 8 septembre 1477, il conclue une trêve avec Maximilien. À l’expiration de la trêve conclue pour un an avec Maximilien en juillet 1479, Louis XI de la renouveler et la guerre reprend en Artois. Maximilien assiége Thérouanne et la bataille de Guinegatte, le 7 août 1479 est une victoire pour ce dernier même s’il ne peut l’exploiter : il a perdu autant sinon plus d’hommes que le vaincu et ne peut occuper Arras ou Thérouanne. Louis XI entreprend alors un blocus contre les Pays-Bas qui a des conséquences économiques désastreuses pour les États de Marie. Maximilien et la duchesse douairière espérent le soutien militaire et économique du roi d’Angleterre, Édouard IV, mais celui-ci n’est pas en mesure de l’apporter et l'argent français ainsi que l'espoir de marier sa fille au dauphin le dissuadent de rien entreprendre contre Louis XI. Celui-ci fait alors des ouvertures et projete de marier le dauphin à la fille de Marie et Maximilien, Marguerite de Bourgogne, née 10 janvier 1480. Le 21 août 1480, une nouvelle trêve est conclue. Celle-ci dure jusqu’en juin 1482. Des négociations s’engagent à Arras. Marie de Bourgogne meurt d’une chute de cheval le 27 mars 1482. Affaibli politiquement et affectivement par cette mort, Maximilien qui n'a pas de légitimité propre dans les Pays-Bas est sommé en avril par les États de Flandre, Hainaut, Brabant et Hollande de négocier. Les États de Flandre sont soucieux de réduire l’autorité de Maximilien et prêts à abandonner l’Artois au roi. Le 28 juillet 1482, à la suite de la chute d’Aire, le roi de France s’empare à nouveau de la totalité de l’Artois. Maximilien accepte finalement que le duché de Bourgogne, le comté de Boulogne et les villes de la Somme (la Picardie) ne soient pas mentionnés dans le traité. Il accepte également que l’accord ne mentionne pas le droit des femmes. Le traité d'Arras est signé le 23 décembre 1482 et juré par le roi en janvier 1483 au Plessis. Louis et Maximilien se partagent l’héritage de Marie de Bourgogne. Le printemps de 1483 consacre la victoire de Louis XI. Le dauphin épouserait Marguerite et celle-ci serait élevée en France. Elle apporte une dot qui dépasse de loin les usages et qui correspond à l'ensemble des terres bourguignonnes occupées par la France. Passent ainsi officiellement et immédiatement sous administration française : le comté d'Artois ; le comté d'Auxerre ; le comté de Charolais ; le comté de Mâcon ; la châtellenie de châtellenie de Bar-sur-Seine ; les seigneuries de Château-Chinon, de Chaussin, de Laperrière, de Noyers et de Salins. Le reste des Flandres, duchés de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg, comtés de Flandre, de Hainaut, de Namur, de Hollande et de Zélande, sont garantis à l'archiduc Philippe, à condition toutefois que ce dernier fasse hommage au roi de France pour le comté de Flandre, mouvant de la couronne. Le roi rappelle enfin son droit à racheter la Flandre gallicante (villes et châtellenies de Lille, Douai et Orchies, ainsi que le Tournaisis), en vertu d'actes contestables datant du mariage de Philippe le Hardi. Si toutefois le mariage devait être annulé avant la majorité des époux par la France, ou si le couple devait rester sans enfants, il est prévu que la dot de Marguerite ferait retour à son frère Philippe ou à ses descendants, sous réserve, encore une fois, de l'hommage au roi de France pour les terres mouvantes de la couronne. Inversement, si le frère de Marguerite, Philippe le Beau mourrait, l'ensemble des Pays-Bas passeraient à la souveraineté française. Apprenant que Maximilien d'Autriche a l'intention d'épouser Anne de Bretagne, une manœuvre politique dirigée directement contre lui, le roi Charles VIII le devance et renvoie son ancienne fiancée Marguerite d'Autriche, remise à la cour de France alors qu'elle avait deux ans. Selon le traité d'Arras, Maximilien devait recouvrer, au nom de son fils l'archiduc Philippe, encore mineur, l'ensemble de la dot de Marguerite. Le traité de Senlis est conclu le 23 mai 1493 pour tirer les conséquences du renvoi de Marguerite. Celle-ci est renvoyée à son père mais avec une dot amputée mais elle conserve l'Artois.

.Philippe IV de Habsbourg dit Philippe le Beau, comte d’Artois de 1482 à 1506

Fils du précèdent et de Marie de Bourgogne. Il épouse Jeanne Ière de Castille, fille du roi Ferdinand II d’Aragon et d’Isabelle Ière de Castille.

.Charles II de Habsbourg dit Charles Quint, comte d’Artois de 1506 à 1556, empereur en 1519

Fils des précédents. Il épouse Isabelle du Portugal.

Le traité de Madrid de 1526 avec François Ier établit la suzeraineté de l'empereur sur l'Artois ; dès cette date l'administration impériale marque son empreinte sur la structure provinciale. L'Artois devient une province des Pays-Bas bourguignons .

-Les États d'Artois sont reconnus ; ils sont composés de représentants du clergé, de la noblesse et des villes ; ils siègent a Arras et assurent l'administration de la Province.

-Un Conseil d'Artois est créé (1530); il exerce les fonctions de " Cour d'Appel " de toutes les juridictions.

-Un nouveau système fiscal est mis en place (1536).

En 1537, François 1er envahit à nouveau l'Artois. La conquête est facile et les villes et châteaux d'Hesdin, de Saint-Pol, de Saint-Venant tombent en peu de jours au pouvoir du Roi de France. Ses troupes se répandent par tout le pays qu'elles ravagent. Les habitants des villages ravagés adressent à leurs gouvernants des suppliques où ils leur exposent leur misère et l'impossibilité d'acquitter leur impôt. Henri II, successeur de François 1er continue la guerre contre Charles Quint. En fait il faut attendre 1559 et le Traité du Cateau-Cambrésis pour que cessent les guerres ravageuses (1553 : Destruction de Thérouanne et Hesdin).

.Philippe II d’Espagne (Habsbourg), comte d’Artois de 1556 à 1598, roi d’Espagne de 1556 à 1598

Fils de Charles Quint et d’Isabelle du Portugal. Il épouse en quatrième noce Anne d’Autriche (Habsbourg) fille de l’empereur Maximilien II.

Le traité de Vervins de 1598 confirme la domination des Habsbourg d’Espagne en Artois.

.Philippe III d’Espagne (Habsbourg), roi d’Espagne, comte d’Artois de 1598 à 1621,

Fils de Philippe II et d’Anne d’Autriche. Il épouse sa cousine Marguerite d’Autriche-Styrie (Habsbourg) sœur de l’empereur Ferdinand II.

.Philippe IV d’Espagne (Habsbourg), roi d’Espagne, comte d’Artois de 1621 à 1665

Sous son règne, ce n'est qu'en 1645, que les Français se rendent maîtres de Béthune, Lens, Lillers et Saint-Venant. En 1648, le prince de Condé remporte sur les Espagnols dans les plaines entre Lens et Grenay une victoire qui conduit au traité de Westphalie. Puis, à la suite de la bataille des Dunes en 1658 gagnée par Turenne, suivie du Traité des Pyrénées en 1659, l’Artois retourne au royaume de France sauf Aire-sur-la-Lys et Saint Omer (l’Artois réservé) qui ne lui revient qu’en 1678.

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Published by Parti imperial romain europeen
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