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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 19:27
Syrie- Daech- France-Russie-USA-Coalition- Porte avion Charles de Gaulle-Bombardements-Intervention troupes au sol-Limites- Rafales-Munitions- Dotation- Armée Syrienne- Bachar Al Assad-Royaume Uni-Russie-Commandement commun-Etat Major-

La France doit se rendre à l’évidence qu’une participation terrestre au sol en Syrie, autre que symbolique, de son armée n’est pas actuellement possible quand on sait qu’une telle intervention suppose de pouvoir disposer de troupes d’infanterie importantes alors que sur la vingtaine de régiments d’infanterie qui lui restent, la quasi-totalité est utilisée actuellement pour les opérations extérieures. En outre, elle ne veut pas compter sur l’armée syrienne et ne peut pas compter sur les forces rebelles « fréquentables » beaucoup trop peu nombreuses ni même, pas davantage que les américains, sur les troupes kurdes qui n’ont strictement aucune raison d’aller se battre en territoire de peuplement arabe donc au-delà des zones à reconquérir historiquement peuplées de Kurdes.

Or elle sait, mieux que les américains, semble-t-il, que l’on ne vaincra pas Daech sans intervention massive au sol.

En outre, elle va vite se rendre compte que si les destructions des infrastructures et des moyens logistiques requièrent des bombardements massifs, ce dont ont les moyens les Américains et sans doute les Russes, elle ne dispose pas elle de stocks de bombes suffisamment importants pré positionnées aux Emirats Arabes Unis ou en Jordanie ou embarqués sur le porte-avion Charles de Gaulle voire même en stock en France ; en outre son porte-avion ne peut pas être relevé d’ici quelques mois par un deuxième porte-avions faute d’en avoir construit un deuxième même si l’utilisation d’une base aérienne anglaise à Chypre peut être envisagée.

En supposant des bombardements au rythme maximum quotidiens par 10 avions Rafales ou Mirage 2000 sur la trentaine disponible à 6 AASM tirés par avions par jour soit 60 par jours et 600 en dix jours et 6000 en 100 jours, ou 1 à 2 SCALP-EG par jour soit 100 à 200 en 100 jours, très rapidement les dotations en bombes capables d’être larguées ou tirées emmenées par les Rafale et les Mirage 2000 seront consommées. Or les Américains bombardent depuis plus d’une année sans résultats tangibles à ce jour et les Russes depuis 2 mois et demi sans davantage de succès apparents à ce jour.

Que feront la France, les Russes et les Américains si, à l’issue des 6 mois à venir, la situation comme on peut le craindre n’a pas sensiblement évolué ?

Il faudra bien qu’ils mettent des troupes au sol au côté de celles du gouvernement légitime de Syrie comme l’envisage sans doute la Russie et, pour la France si elle ne veut pas faire de la figuration, d’envoyer au minimum une brigade d’infanterie ( 6 000 hommes) pouvant être relevée par une deuxième en distrayant toutes les troupes de l’armée de terre affectées de manière ridicule aux plans Vigipirate et Sentinelle dont l’exécution ne devrait relever que des forces de police et de gendarmerie et de leurs réserves en attendant le rétablissement rapide d’un Service militaire court de 4 mois et en en retirant des Opérations en Afrique ce qui suppose qu’elle puisse y être relevée par d’autres au nom de la solidarité des Etats de l’Union Européenne (allemands, belges espagnols, italiens, néerlandais, polonais, portugais.. notamment s’ils ne veulent pas intervenir en Syrie) en espérant que, membre permanent du Conseil de Sécurité, le Royaume Uni finira par assumer ses responsabilités en envoyant en Syrie lui-aussi l’équivalant d’une brigade à ses côtés (avec la capacité de la relever). Et ce même si les Américains maintiennent leur refus d'intervention au sol.

Préalablement et rapidement, le principe de l’intangibilité des frontières de la Syrie et de l’Irak étant devenu utopique, un pré-accord secret sur la partition future de ses deux Etats doit être trouvé prévoyant, une fois détruit l’Etat Islamique, un Etat arabe sunnite sur le territoire qu’il occupe actuellement à cheval entre les deux Etats actuels et des plans coordonnés doivent être d'ores et déjà préparés pour l’attaque au sol concomitante sur 3 fronts contre l’Etat Islamique : un Front Nord tenus par les Kurdes, à défaut d’intervention de la Turquie, avec pour objectif la seule reconquête des territoires de peuplement majoritairement kurde avec la reprise de Mossoul, un Front Ouest tenu par une alliance claire avec la Russie, de la France et du Royaume Uni au côté de l’armée Syrienne d’Assad avec un Etat-Major commun sous Commandement Russe à créer avec comme objectif premier la reprise de Raqqa et un Front Sud tenu par l’armée Irakienne et l’armée Iranienne avec pour objectif la seule reprise de Fallouja.

Une fois l'Etat Islamique vaincu, une grande conférence de Vienne devra redessiner la carte des futurs Etats de la Région sur la base du pré-accord secret préalable aux opérations.

Outre l'Etat Sunnite Syro-Irakien démilitarisé à créer dans les frontières sus-décrites, il faudra bien admettre la création :

. d'un Etat Alaouite- Druze-Chrétien-Chiite, Syro-Libanais placé sous protection conjointe russo-franco-britannique

. d'un Etat indépendant Kurde d'Irak partiellement démilitarisé sous contrôle de l'ONU étendu aux territoires directement frontaliers syriens de populations kurdes susceptibles de continuité territoriale.

. d'un Etat chiite indépendant d'Irak sous le protectorat de fait de l'Iran.

Compte tenu de la position ambigu de la Turquie dont les ennemis principaux sont les Kurdes, son intervention militaire en Syrie n'est pas souhaitable d'autant que l'Union Européenne a besoin d'un accord avec elle sur les émigrés qui ne saurait être obtenue à n'importe quelle conditions susceptibles de limiter la totale liberté d'action sur le plan militaire. En revanche, pour lui faire admettre les modifications territoriales de la région les zones de peuplement turkmènes du nord de la Syrie seront rattachées à la Turquie.

Faute de le faire, on sera en droit de se demander si après avoir la responsabilité du chaos actuel en Libye, le Royaume Uni et la France pourront longtemps encore conserver leur statut de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU et le droit de veto dont ils disposent avec les USA, la Chine et la Russie.

L’heure a sonné pour tous les apprentis sorciers, grands défenseurs de l’instauration d’un modèle occidental de démocratie rejeté par la majorité dans de nombreux pays musulmans qui détestent les valeurs de l’Occident d’admettre que le jour où ils finiront par les trouver supérieures aux leurs de se battre seuls contre leurs dictateurs pour les renverser sans compter sur le soutien des Occidentaux qui n’auraient jamais dû créer le chaos en supprimant Kadhafi, Saddam Hussein ou Bachar El Assad ou en continuant de manière sélective d’ailleurs de vouloir supprimer tous les dictateurs de la planète. Ce n’est pas eux qui iront mourir pour cette cause mais de jeunes militaires français volontaires pour défendre des valeurs dont ne veulent pas, mis à part une certaine élite très minoritaire, les populations musulmanes même modérées, comme il suffit de constater la réislamisation massive de la Turquie depuis que l’armée turque a cessé d’exercer son contrôle sur le gouvernement islamique de Tayyip Erdogan.

La France révolutionnaire n’a pas compté sur l’aide des étrangers mais a du même se battre contre eux pour gagner la démocratie.

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Published by Parti imperial romain europeen
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